Le Quartier latin, 20 novembre 1919, jeudi 20 novembre 1919
[" ni nt lon aid m tre es: nie ille 1C J Tai rren que és.mi Nr A un 8 qu un qu\u2019 qu\u2019 trad « le hon lo fo ong y Fo né pré uit mot Po jue ] | à et & Hous Unit illen exe IRE PRIX: 5 SOUS .Direction et Administration: ADELARD DUPUIS HORMISDAS PARE Rédacteur en Chef: FERNAND LONGPRE MEDECINE KT COURS CLASSIQUES Cours classiques, vous éveillez tout un passé de jeunesse, vous secouez toute une génération naissante, vous soulevez des cendres encore, mais aussi vous hantez plusieurs esprits.Vous êtes l\u2019énigme universitaire, on vous méprise, on vous bafoue, on vous relègue au dernier plan.Heureusement ceux qui vous déchirent ne connaissent pas ln fermeté de votre chair ni la multitude de vos armées.S\u2019attaquer au cours classique, mes amis, c\u2019est brûler notre berceau.Il en est encore qui se demandent si le cours classique est important, si le.cours classique est préférable aux examens subis devant la faculté pour l\u2019admission à l\u2019étude?On se demande encore si le cours classique est très utile à l\u2019étude de la médecine, enfin si le cours compte pour beaucoup dans la vie d\u2019un homme?C\u2019est vraiment extraordinaire de souffler si longtemps sur des braises, sans se brûler les yeux ce qui veut dire en d\u2019autres termes, s\u2019aveugler.Il est temps mes amis que l'autorité gronde, qu\u2019elle se prononce, qu\u2019elle s'affirme.1 est vrai que quelqu\u2019un s\u2019est déjà exprimé clairement en un style souple et bien cadencé, ce qui d\u2019ailleurs lui est commun.On ne vient pas ici jeter des fleurs à personne, mais nous voulons bien rappeler.aux lecteurs que quelqu\u2019un portant bien son titre, celui-là a dit quelque chose il y a environ un mois, vilant la peine d'être compris et étudié.On a parlé de l\u2019importance du Cours classique pour le futur 1.édecin et c\u2019est juste.; ; i Veut-on dominer comme professionnels, instruisons-nous.La France mène le monde, non par la multitude de ses ar- mièes, ni.pér ia richesse\u2019 dé.son\u2019 gouvernément, ni pai\u2018le patrio-' tisme de son peuple, mais bien par les rayons de soleil qui jaillissent de son cerveau pour instruire de sa science le reste du globe.On a voulu déjà dans ce pays diminuer la somme des études classiques, mais l\u2019on s\u2019est ravisé.Il faut admettre que le médecin doit être non seulement c\u2018ompétent comme tel mais il doit pouvoir encore apprécier un volume littéraire quelconque qui viendra un jour orner sa bi- v'iothéque.; On ne discute pas ici les huit années du cours classique, on veut tout simplement établir une marge énorme entre le bachelier et le breveté, on veut savoir pourquoi l\u2019étudiant bachelier entame une discussion quelconque et se voit interloqué par un confrère syntaxiste.;( Lu On veut tout simplement encore savoir comment se fait-il qu\u2019il y ait un abîme aussi profond entre un brevet et un baccalauréat, quand les études professionnelles subséquentes sont les mêmes., Vous nous direz: le cours classique est trop long, qu\u2019on l'abrège; nous vous répondons que le brevet est une farce; qu'on l\u2019amplifie ou qu\u2019on le supprime._.Ce n\u2019est pas, nous croyons, une opinion nouvelle que nous énonçons et nous avons certainement plusieurs adeptes parmi vous chers lecteurs.LL ee a La polémique sur le sujet pourrait déja se qualifier d\u2019antique si l'on se rappelle bien qu\u2019il y a longtemps que l'on court après ce papillon.i Ou est donc le Kaiser à main de fer qui paralyse toutes les énergies, qui efface tous les flots d'encre versés, qui, sarcastique, se rit de toutes les opinions adverses à la sienne?Quel est donc ce Sphinx inébranlable, sourd et muet qui n'entend pas les cris de toute une jeunesse demandant justice et protection et qui ne répond pas: oui, nous changerons le programme.| 2, ; Nous entendons de toutes parts les objections enfantines que l\u2019on nous posera.Mais prétendez-vous, nous dira-ton que pour être bon médecin, par exemple, il faudrait avoir un cours classique dans le ciboulot ?.; Non, pas précisément, mais pour pouvoir écrire une lettre en bon français et être capable d'en comprendre et d'en appré- cer d'autres que vous recevrez, oui.TI y a encore celle-ci qui est très bonne, à la mode, mais qui Æ 7\u20ac vaut rien.AU Croyez-vous que tout le monde est assez riche pour passer fl huit années au classique.; .er, À Non, nous sommes avec vous, c\u2019est parfait ; mais croyez- waitdl vous aussi que le talent le plus extraordinaire, le plus puissant u: ton WI ai Non, c\u2019est ridicule et c\u2019est trop pr 4M ût-il, puisse apprendre en deux ans ce qu\u2019un autre aura appris ÿ =\u201d huit ans?- .umer de Uintelligence humaine pour admettre un tel argument \u2018qui s\u2019écroule de lui- même.; .Nous voudrions que le brevet de médecine soit adéquat au cours classique complet, sinon retranchons-le.(Suite a la page 4) ORGANE OFFICIEL DE LA FEDERATION UNIVERSITE DE MONTREAL LES HEURES La lampe est basse; on ne voit, Prèsque pas les choses environnantes, Ce qui permêt .de: mieux.voir les choses intimes, les choses qui se sont passées dans la réalité enfuie et dopt le souvenir persiste au fond de l\u2019âme.[ Je regarde en moi.\u2026.oh! les chers fantômes al passent!.C\u2019est l\u2019heure claire d\u2019un rêve d\u2019enfant, rêve d\u2019apostolat qui voulait convaincre tont là monde de l\u2019existence du bonheur:à cause de ma félicité continuelle alors; c\u2019est, plus tard, l\u2019heure orguvilleuse des succès d\u2019étude, à cet âge: où les jouimances intellectuelles sofit exemptes de Val- lilnée du sentiment; puis.c'est l\u2019heure bleue, inéertaine, du ppoeur qui s\u2019éveille sang Avoir eu co ce qu\u2019il dormait Pheure où les hommes et les choses changent d\u2019as- Pect parce que noûs changeons, nous ; enfin c\u2019èst l'heure radieuse où l\u2019on sc sent réellement \u201cfemme\u201d, l\u2019heure des joies profondes et si douces, où \u2018les sourires sont.presque des larmes \u2018à cause de cette émotion qui.vous \u2018étreint toute et.gui vous fait pleurer eu plein bonheur! C\u2019est que \u201cPheure d'aimerigusouné,.\u2026 j'an- tends encore en mon coeur comme le dernier carillon qui s\u2019égrenne, carillon de voix qui me grisent et me font tendre les bras vers tout ce cher passé qui s\u2019enfuit, tandis que mes lèvres murmurent : \u201cEncore.\u201d Mais Pheure disparait pen à pen pour faire place à d'autres fantômes: cest \u201clhoure d'action\u201d, celle qui ne doit jamais cesser de tinter au cadran de chaque vie; Pheure où reparait plus intense cette soif d\u2019agir, après l\u2019ivresse de Pheure précédente; wet cette heure doucement m'entraîne vers Pheure présente, très douce aussi, faite des souvenirs de toutes les heures passées et de toutes les ambitions des heures futures.La lampe est basse; on ne voit plus du tout les choses environnantes, ce qui permet de mieux voir Jes choses intimes qui se sont passées dans la réalité enfuie et les heures &ä venir qu\u2019on espère toujours radieuses ! Marie MADBLEINE.PARFUMS ET SOUVENIRS A Mademoizelle B.J\u2019ai fermé les yeux pour y retenir un moment l\u2019image de ton joli boudoir tout baigné de lueura roses, à l\u2019heure où les contours s\u2019estomptent dans l\u2019ombre qui grandit ,et que le foyer s\u2019allume mettant aux choses des reflets soyeux.J'ai revu la haute lampe à large abat-jour rose qui colorait si doucement le coin de marbre blanc où tu mettais des livres, des photos.et les fleurs que pendant le jour nous avions cueillies ensemble.J'ai demandé à mes souvenirs de me faire en un instant revivre cette veillée si charmante et si tiède où nous étions tous quatre penchés sur des.feuillets d\u2019album, alors qu\u2019une musique donce nous chantait des romances.Ah! je sais bien qu\u2019alors inclinés sur les mêmes feuillets, tu ne voyais que \u201clui\u201d et qu\u201d)?ne voyait que toi! Et que plus haut que fout, tu ien- | cises nu milieu des grands pins, que la nature se fnisait complice des > Ils se sont rencontrés comme par hasard, et depuis ce temps il l'aime.Ces choses arrivent tout simplement : une présentation banale, des yeux brillants, des lèvres frémissantes es- quiussant un sourire ému, \u2018une pression de main Étop-thaudes trop) longée pour être ordinaire; puis, des riens qu\u2019on se dit et que lon goûte mieux qu\u2019un nectar: l'être entier est saisi, dtreint, captive.Elle était encore de bouton de rose qui attend Ja caresse d\u2019un zéphyr pour sortir de sa torpeur amoureuse.la cocur palpitant, il auivait avec espoir Jes phases d\u2019un bel épanouissement.Un soir, que les étoiles brillnient, que Pair étnit plus tiède, que des jardins montait uno senteur plus subtile.que les brises erraient indé- charmantes confidences; un soir, qu\u2019il sentait son âme baignée de tendresses infinies, il dit à son amie les mots d'amour qu\u2019avait.pétris son coeur et reçut on échange ceux que son coeur désirait.lls s\u2019aimèrent ainsi un temps, lui, puisant dans cet amour une force: nouvelle de poursuivre ses projets d\u2019avenir; ele, attendant.quoi?Elle n\u2019aurait pu le dire.Jôlle vivait un rêve.Deux ans se sont écoulés depuis leur première rencontre.T/amour a pris fortement racines dans le coeur de notre ami.Déjà il prévoit le jour où il ira À sa mie pour Vunir à son sort.Pauvre enfant ! la vie lui réserve un de ces coups dont on ne saurait prévoir la rigueur.Une kermesse survient.T/ami Montréal, Jeudi 20 Novembre 1919 AUX LAIDES O laides! je vous plains, car au siècle\u201coù nous.somes\u201d - ; Ce La Beauté seule nous attire, nous les homies! ~~\" *' vi VF Vous êtes, à vingt ans, un réservoir d\u2019affronts Et jamais un- amant se penche sur vos fronts.\u2014Oh! pouvoir vous donner la pureté des ligies Et la blancheur du col maniéré des cygnes ; Afin que vous soyez Reines i votre tour, Vous qu\u2019un destin injuste éloigna de l\u2019amour.\u2026.Le talent ne saurait remplacer un visage Qu\u2019on exige toujours du plus pur modelage, Dont'l'ensemble doit être un orchestre parfait Ne laissant échapper aucun eon en fauseet.Je rêve, pour ma part, d\u2019une femme si belle Que chacun, la voyant, la voudrait immortelle ! Vol.II \u2014 No 2 Poul: GERNAL | 0 temps.Vous savez ce que \u20ac\u2019 mois d'été, chaoum.prend: In: dieth-! A tion d\u2019un lieu de villi voir, enfini Ble passe, le A le sulue, et disparait! Tami est là, dans la foule, foula grâce d\u2019un sourire.était au bras d\u2019un nouvel lle semblait heureuse.oublié celui qui passe et qui la salue .discrètement.peut les arracher.le mien pleure en silénce l\u2019iMusion d\u2019un beau soir.,Ç Ainai vont les chobes Il faut prendre parti amertumes de la vie, être philosophe ! Mais méfiez-vous du proyerbe : \u201cSouvent s\u2019y rend sachant qu\u2019elle y serait, Ils -\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\" entendais chanter ton coeur, alors que \u201clui\u201d, bereé des voix des Farras et des Galli-Gurci, ne rêvait que de ta voix aimée.Tout à l\u2019heure, le parfum d\u2019un délicieux \u201cMoka\u201d a fait accourir une foule d\u2019autres souvenirs.Ceux de nos heures de causerie intime, lorsque devant une tasse fumante et des pyramides de petits gâteaux nous échangions nos plus grandes confidences.Depuis les jours ont passé rapides sur nos rêves d\u2019alors, ct ceux- ci ont vieilli sans se réaliser tous.T/cbecarité n\u2019est faite complète das ton joli boudoir ; \u201cta Vas quitté femme varie.| PIERROT., toi-même, les fleurs #y sont fänées,: la musique #\u2019y est tue, © ID jours et font durer le charme.seulette je songe avec mélancolie que comme des fleurs, que les joies.&u coeur n\u2019ont souvent que Ja .duréé\u2019 sana laisser de traces, core aux corolles flétries a le charme pénétrant de tout \u2018ée- rappelle Jes rêves hepreux des, qui ne sont plus.PAU ne s'étaient pes vus depuis losg- if pas depuis log | féré; lon-se désire davantage; ou.À Poulti e\u2019infiltre dans les coeurs.IBe4 |?l'epaiçoit} s'approche, \u201cHodreix dé 11 droyé.Son Âme s\u2019est couverte d\u2019un ||} voile: une tempête s\u2019est élevée on | lui qui emporte les sentiments dang Ji une rafale d\u2019idécs ot les idées dane [RE un tourbillon de sentiments.Ele .l\u2019a vu, et son regard est resté indif- féront; olle ne lui a pas môme fait ; i ; Ainsi fut broyle cette fleur da- : 1l£ mour épanouie dans son cocur.Mais | les racines sont profondes: i) ne | Pendant qu\u2019elle : s\u2019en va en compagnie du nouvel ami, | fleuve de la vie charrie indiffé- .remment fleurs et cyprès; joies et souffrances vont se mêler dans l\u2019o- : clan des heures.Co qui ost au : passé doit être au passé.On rouf- : fre parfois du présent; mais l\u2019ave- ; | nir est là qui tamis le mal par lo ii; bien, la douleur par des bonheurs.i || Seuls mes souvenirs chantent tou-: : He - nos plus heureux moments passent : ÿ d\u2019une romance ct que les illusions, s\u2019envolent comme des notes 1egdrés\u2019 | Mais l\u2019âcre parfum qui reste \u2018éin- om \u2014 TC > PORTES Tt Pa revue dans ln suite.Ele i amant \u2018 dont les propositions l\u2019avait séduite.Pile a i artes oman Te : nu i i} || Vg i i Ck | 4 \u2018A 3 \u20183 x gi \"1 mignons soient-ils! ?1 Ï à REE ve \u2018 : $ Hi Lod to.LE QUARTIER LATIN =\u2018 JEUDI, 20 NOVEMBRE 1919 = , Pour se faire aimer d\u2019une femme il faut bien des précautions, et une grande dose de.sagesse; c'est presqu\u2019un art; et ceux- là doivent considérer la chose comme telle, que le dieu de la beauté.et de la fortune n'a pas favorisés.{;- curieux, bizarre ; elle a des caprices que souvent nous ne savons {j* pas comprendre; son âme ressemble un peu à une forêt où se !: rencontrent des fleurs de tout genre, des plantes de toutes es- ti Pèces, où règne enfin une poésie, un mystère, un calme indes- La femme est un être ; Pour se faire aimer d\u2019une femme, un homme doit avant : tout Ja connaître à fond: c\u2019est déjà une moitié de la conquête.Puis il doit étudier ses goûts, chercher la nature de ses plaisirs, fermer les yeux sur ses innombrables fantaisies, oublier ses : eaprices; surtout il ne fera jamais mentlon de ses défauts, si ) Avec quelque peu d\u2019habileté, il pourra fi- .Mement louer ses qualités, tout en lui prétant celles qu\u2019elle n\u2019a : \u2018point.Enfin, en sa présence, il serait de mauvais goût qu\u2019il fit \u2018\u2026 l'éloge des autres femmes.Parfois, il est pratique, aussi, - de manifester une certaine jalousie de l\u2019amoureux qui a précédé ou de celui qui suivra.! Si la jeune fille est vive, enjouée, : rieuse, il faudra causer chiffon, ébaucher mille sujets disparates autant que possible; est-elle rêveuse, mélancolique, roma- i nesque, lui dire à l'oreille de jolis vers, lui raconter des peines d'amour, toutes fabriquées d\u2019avance; enfin si elle est sérieuse, ; posée, l\u2019on aura une conversation \u201c suasive, agrémentée d'un badinage rave, \u201cphilosopnante\u201d, per- dlicat: on a souvent besoin _ du sérieux, en, amour pour persuader; en'y ajoutant une note badine, l'on plaît: ce qui est peut-être beaucoup plus avantageux.È 1 En dernier lieu, un jeune homme ne doit jamais avoir mine \u201cde quémander un.baiser; ni se mettre aux genoux de son amie: car, cette attitude, quoique prouvant du respect, peut mettre à même d\u2019en manquer, .! Malheureusement, i] arrive que tout ce manège en réussit point: alors, il-faut prendre la partie contraire et laisser croire à la femme qu\u2019on.ne la connaît.pas: car \u201cil est possible qu\u2019une femme s\u2019imagine que l'on ne puisse en même temps.\"1 i+ Par ailleurs, l'on peut la.bien\u2019 connaitre et I'aimer, s'assurer de l\u2019affection d\u2019une femme .par certaines manifestations extérieures telles que: reproches \u2018à l\u2019arrivée de l\u2019amoureux en retard, regards d'affection, soupirs : vonant des profondeurs intimes ;' élimination \u2018de-cettaines con- \u2018recul \u2018prémédité des aiguilles de l\u2019Horloge, presséments \u2018de mains y AU départ./- \"Enfin -qüand la-femime enr-viendra- à \"se-Vongér |' son ami por, avoir flirté avec unc rivale, en lui meprtrissant figure, de sès ongles rosés\u201det éffilés, de diagnostic sera\u2019 com- râle pour moi\u201d.4 pet ét le jeune homme pourra 's\u2019éerier:\" \u201cEle\u201d est mienné, elle 6 ra Rete ES olty Jouve fille ?Lee ow vt akin.von Ae 4 C0 PATRICUEN 5k ; ç .Le =! ; 4 Lass rey min gl + ur : = \"4e A bo MA CIGARETTE ~ Jiaime ma cigurette et sa fine fumée Qui lentement s'envole en l'air caracolant.\u2018Lorsque j'en suis des yeux la spirale embaumée, 4% - ber, .- «237 a RUE A dri , .- an > ved Je rêve à ton amour comme elle vacillant.Dans les nuages bleus que fait ma cigarette, Ta beauté m'\u2019apparaît ct je crois la saisir.Mais c\u2019est une chimère, et comme toi coquette Elle fuit me laissant seul avec mon désir.Or, quand pour attiser le feu qui se consume, J'aspire sa chaleur, c'est un baiser de toi Que je crois recevoir.Voilà pourquoi je fume.De t\u2019embrasser de loin, c\u2019est ma manière à moi.Baron A.WETTENNORT.A \u2019 % RR LANGUE .À l'école dentaire Ekiervé par une vision béatifique, M, -Qourad N.hésite.péroro.geaticule.cb enfin, sous l\u2019inspiration du moment, brandit un mouf- fle bien haut cn s\u2019écriant: \u201cLe tempe, mossieurs, est le plus smortel eunomi de ceux qui no font rien.\u201d .Pauvre Maurice, ne te fiche pas contre le chroniqueur, car tu sais mon cher, ne fut-co que pour être toléré il faut 8tre tolérant.ea + o Btupéfaction à l\u2019extraction.\u201cLe démonstrateur: Quel Age à i t: Sept ane, docteur, ea EE .1, , dl moluire de 6 ans eat poussée.Te démonstrateur: Non, elle a douzu ans, sa canine commence.à sortir.l'étudiant: Je suis positif qu\u2019elle 2 six ans.a, démonstratour, onnuyé: Quel Âgo ns-tu mon enfant?L'enfant: Tluit ans, docteur.Lo démonstrateur: Qui to l\u2019a dit?T\u2019enfunt: C\u2019est maman.Lo.démonstratour, furioux: Tu lui diras qu\u2019ello a m.* + Tit-Koun, en vue de se spécialiser dans PArthodontie, fera en septom- bre prochain un Post-Graduate A l\u2019école dentaire de Montréal.e + 8 Do l\u2019action libéralo Le professeur do chimie démontre au Inboratoire lu préparation du pre- toxyde d\u2019azote.Souvent Léo s\u2019oublie.et un gaz insolite so répand dans la pièce.Un naïf studioux, (Gaspard) obdissant à sa grande passion de connaissances, demande au professeur si ce sont les vapeurs du protoxyde d\u2019azote qui appesantissent l\u2019atmosphère de % sallo et né- pandont une odeur bitumeuse.Le professeur de répondre: \u201cLe gaz que vous sentez n\u2019est peut-être que le gax que vous exhalez vous-même car lo protoxyde d\u2019asote est inodore.\u201d I Dupuis, secondé ~ Il est temps de montrer votre reconnaissance à celui qui se dévoue pour la survivance de .votre \u201cQuartier Latin\u201d l\u2019organe des étudiants.Votez en BLOC pour HORMISDAS PARE comme TRESORIER.SUR JULIETTE .Et j'eus tout-à-coup, la révélation, vibrante comme un appel de tout l\u2019amour du monde, épandu et caché dans le coeur des hommes.C\u2019était aux feux de lu rampe, parmi l\u2019attente de l\u2019émotion exacerbée, on jouait Roméo et Juliette, histoire si vieille, d\u2019hier ct d\u2019aujourd\u2019hui.Le héros proscrit devait s\u2019enfuir à l\u2019aube ct son épouse d\u2019une nuit, éperdueé ot désespérée, essuyait de retenir, au déhors, au milieu de baisers et de sapglots, la Jumicre matutinale qui déjà souriait dans les plis des rideaux.Puis soudain, brutal comme le'tranchiant d\u2019un give, le soleil fit irruption, .dorant sa pâleur ardente, et dans le elair matin d\u2019Italie, Palonette chrantait le glas de la der- dière étoilo.- C\u2019est alors qu\u2019édata le cri de sur- \u2018humaine passion.Non, ce n\u2019est pas pe jour.24 - + Non; çe n\u2019est- pus Falonette.Cest un pile \u201creflet dn bel astre des \u201cmirîts.cet, si déchirant que d'amour -attendri.dut bitir Jd.son autel \u2018et lui-quî sé pourrit des pleurs de Plo, .se- délecfer, cruel et blasé, À Pospoir qu\u2019il lui restait encore plusieurs siècles pour faire jaillir de nos lèvres, dos supplidiles semblables, de \u2018désespoir ct de fibWre.* rv Do + 7 ORCHIDEE.J di Lx Condoléances _ À une session dd Conseil de médecine, il ost proposé par M.Adélard par M.André Ducharme, tous deux E.EM.,, qu'- une motion de condoléances, soit envoyée au confrère Magnan, à Pocea- sion de la mort desson père, le Doct.Magnan, et que cppie de la résolution figure à In feuille universitaire.Hervé LACHARITE, E.EM., ) Secrétaire.201 AUX E,.E.M.Lorsque, samedi prochain, vous irez déposet votre vote dans l\u2019urne impénétrable, souvenez- vous, messieurs, que le poste de secrétaire n\u2019est dû qu\u2019à celui qui à su agir dans le passé et-non à colui qui s\u2019étant reposé sur les lauriers de ses confrères, essaye faire croire quil\u2019 est l'homme qualifé.A6 \u201c Croyant pouvoir remplir avec honneur le mandat que vous me confierez, je me souscris, Votre dévoué confrère, ARTHUR LEFEBVRE, E.E.M.Candidat au Secrétariat.AUX E.E.M.Votez pour R.BOURGEON, le choix du TRIO, ¢omme candidat de conseiller de 2ème année.\u201cPEP\u201d ET FEVES AU LARD Jean: Lins étudiants étaient peu là, mercredi soir.Paul: Comment so fait-il que les étudiants ont «ant de \u201cpep\u201d?Jean: Les fèws au lard 'du Ritz- un \u201cLe Quartier Latin\u201d \"est imnrimé par la Cie d'Imprimerie.fadin.Li- mitfe, 19.rue Notre-Dwve Eat, Montréal Ta ation Unirerai.de venir, par ses'promesses, vous | Gagmon sont {og meilienres.| / \u201c Latin\u201d sera en vente tous des jeudis, eux endroits suivants: Ritz-Gagnon.Mailloux, rue Saint-Denis, près Sherbrooke.: Méthot, coin Ontario et St-Denis.Moulin Rouge, coin Ste-Catherine et Ambherts.6 Laval News Stand\u2014\u201cPhilip\u201d.Librairie St-Louis.Milloy's, 241, Ste-Catherine, Ouest.A VENDRE Cour de Procédure Civile \u201cMathieu\u201d.Encore quelques exemplaires a vendre a $1.00.S\u2019adresser a G.A., Chambre 62, Edifice \u201cLa Sauvegarde\u201d, Montréal.Votez pour le vrai Carabin, le protecteur, l\u2019ami de TOUS les étudiants.M.A.GELINAS, Candidat au poste de Conseiller de 2ème Année.AUX CARABINS EN MEDECINE - Votez pour M.À.DEROME, 1ére Année.ol AUX VRAIS CARABINS Vote pour HENRI DEROME, le candidat par excellence -com- me conseiller de 1ère Année.' AUX CARABINS Votez pour PAUL LETON- DAL, l\u2019ami de TOUS les étu- chapelle.oo Son passé est une preuve de ce qu\u2019il peut faire._ Comment voulez-vous que.la charge de conseiller de 1re année soit une chose de famille.Votez pour DELORME et éloignez les étudiants qui cherchent des sinécures.\u2018 SR ELECTEURS!!} Votez pour Le YVES, LEFEBVRE , Cena a Marguerite.\u2014C\u2019est mon droit.Paul.\u2014Dites: votre vengeance! .Marguerite.\u2014Peub-étre.ce .Paul.\u2014En ce cas, permettez- moi de vous féliciter: c\u2019est joliment exécuté.Ah! vous étes une artiste admirable! il n\u2019y a pas à dire.vous êtes d\u2019une jolie \u2018force.:- Marguerite.\u2014 Vous.raillez à votre tour.; +.Paul \u2014Pourquoi agissez-vous uinsi ?| Marguerite.\u2014 Parce que c\u2019est plus raisonnable, Vous me trouvez changée?Oui, j'ai changée, beaucoup.Et c\u2019est vous qui en êtes la cause et je vous en re- Mercie: vous m'avez ouvert les yeux.Vous avez cessé de m'\u2019ai- Mer parce que je n'avais plus au- qun intérêt pour vous.Et je n\u2019avais plus d'intérét pour vous Parce quo je m'étais laissée trop facilement embrasser, parce que LOE ee » » ST , .: I En AE I JI ÉE-QUARTIER LATIN 1 JN A Bf ip A = or ren céapocprat-qrorirniriqtes aie offrait, vas ue met \u201cSanease so, thd CEE hal adi LELPAR HENRY \u2018MAX SCENE PREMIERE sez, mon arñi, je ne\u2019suis pas une petite folle, une petite naive; je vous connais très bien.Paul \u2014Trop bien! _ Marcelle.\u2014 Vous êtes venue ici un soir, il y a tellement longtemps qu 0 | plus.Depuis cette.date, vous n\u2019avez pas donné signe de vie: je ne aavais que penser.Les raisons de ne pas croire, c\u2019est vous-même qui me les avez fournies, J\u2019en \u2018ai beaucoup appris sur votre comp- Marguerite.\u2014Non.laissez-moi !| te ue je ne:m\u2019en rappelle Paul.\u2014Je m'en doute! ;Ç Marcelle, \u2014 Oh! vous seriez étonné si vous pouviez savoir ce que je sais.Paul \u2014Rien ne m'étonne.Marcelle.\u2014 Vous plastronnez ! .Au fond, vous mourez d'envie de tout savoir, JPaul.\u2014Je vous avoue gue non.Marcelle \u2014Eh bien, vous avez tort.Paul.\u2014Je m\u2019en moque! Toutes ces phrases qu\u2019on vous a dites unt contribué à vous former une opinion et cette opinion est à base de préjugés.Marcelle.\u2014De préjugés ou non, vous justifiez parfaitement les nistoires que l\u2019on raconte.Paul \u2014Alors ?Marcelle \u2014Alors, je ne peux pus vous croire À quoi bon?Me er.yez-vous assez naïve.(La petite femme de chambre à qui on a bien recommandé d\u2019ê- tre exacte paraît au fond.) La petite femme de chambre.\u2014 Mademoiselle, le chocolat est servi.Marcelle.\u2014 (se levant, à Paul) Venez 1 .SCENE III vey da WY can Sabet Vea à Chez Paul Mérinot, le lendemain.Pädl, séül.(Pau! est en smoking, piongé dans un fauteuil modern-style).Paul \u2014Ah! \u201cça, les jeunes filles ont donc pris une dose de sagesse en mon absence.enfantin de supposer qu\u2019elles se soient donné le mot pour me faire la leçon, mais sacrebleu! ça m'en a tout l\u2019air!.devenues sages ! lorsque je ne suis pas là-que les malheurs arrivent.Il est Elles sont C\u2019est toujours (11 marche un peu, comme un homme dans l'incertitude, puis, il s'arrête brusquement devant le téléphone el s'empare de l\u2019appa- j'avais été une victoire trop fa- reil.) cile.Trois mois ont suffi à me .\u2018donner cette philosophie, cette] Allô!.uptown 110.Allô! sse.[ Oui, pas ml.soir?.ma.rencontrer dans une demie- hii ii (Elle va au piano et joue un air d\u2019une main.) i} Paul.\u2014 (brusquement) Ne fai- 8 pas de musique.Vous m\u2019aga- ; Marguerite.\u2014Je jouerai si ca hop \u2026 Paul \u2014Comme vous - voudrez.Seulement je n\u2019aurai pas le plai- six de vous écouter.; Marguerite.Vous partez ?Paul.\u2014 A l'instant, Donnez- moi la main, jeune fille sage!.\u2026.SCENE II -Ghez Marcelle, le lendemain soir, vers la même \u2018heure.|! - (Paul, furieux de son dernier Échec, n\u2019en demeure pas moins persuadé qu\u2019il peut reprendre les amours qu\u2019il a laissées.) «Marcelle \u2014 Mais non, je ne Vous crois pas.Paul.\u2014 (rectifiant) Vous ne voulez pas me crvire ?: &% Marcelle.\u2014Non.Paul.\u2014Tenez, vous êtes incapable \u2018d\u2019aucune, tendrèsse, vous n\u2019a- .Antoinette?.C'est Paul.Tu es libre, ce oui?.Veux-tu venir 'e au coin Avenue du Parc et Ste-Catherinc ?\u2026.Nous irons où ça te plaira.A tout à l\u2019heure.a raccroche l\u2019appareil.Puis il A tn moment de mélancolie) Antoinette n\u2019est pas tout ce qu'il y'a de plus distingué.Mais elle est ai amusante et puis elle ne fait pas de scènes.(Se dirigeant vers sa chambre:) Est-ce bien ma faute si je \\Ais rencontrer Antoinette ce sol?Suis-je bien le vrai coupa- \u2018le ou n'est-ce pas l'excès de sa- gosse \u201c de Marcelle rite et de Margue- (I commence à enlever lente-| la mont son smoking, et dit:) Pro- ré! Henry MAX.SN à ES ETUDIANTS Votez pour los candidats qui por- tont de bérût.Ce sont de vrais cara- Vez pas de coeur, vous n'avez que| bins, : de la réflexion.Si co bérôt sort du grand maga- Rg \u2014 Pou voi ¢ œ pa fn de Desjardins, eoyez -certaine 11, Farce que.Je-nésiste àlqu'ils soront de bons adminiafra- déclarations ?Mais réfiéchis- | tours, : ivi plus haut.Ac 5 LE BAL:DU- - 30 OCTOBRE Il est passé ce bal comme passent les plustbelles choses de ce monde; il a duré l\u2019espace d\u2019une nuit.Mais quelle nuit! pleine de «gra y\u2014 vertige, Avec des nuits comme celle-là, j'en connais qui se pag seraient des jours.Le fait est qu\u2019on y voit aussi clair, plus clair même., \u2018 Lorsqu\u2019on Passe devant les vitrines de la \u2018rue Ste-Catherine, on s'arrête ébahi à la vue des belles toilettes qui y sont étalées, on ne peut en détacher ses yeux.Eh bien! croït-on que ces toilettes sont moins belles, lorsqu'elles sont portées par des êtres animés et raisonnables, très animés mêmes?Qu'on: s'imagine un beau lac dont chaque vague, étincelante de diaffants, de rubis et d\u2019émeraudes, couverte de fleurs, ferait miroiter sous les rayons du soleil les couleurs les plus riches, les plus variéés.Ce serait beau, n\u2019est-ce pas?Eh bien! donnez la vie à cette vague, donnez-lui un coeur, une âme, des yeux, des oreilles, des \u2019lèvres roses, des joues vermeilles, des épaules et une chevelure ondoyante, faites- la parler, rire et danser, animez- la de ce souffle divin qui créa l\u2019homme, et vous aurez une idée du spectacle magnifique que la salle du \u201cWindsor\u201d offrait le trente octobre au soir.a \u2014Y avait-il beaucoup de jolies femmes ?oo Toutes les femmes sont jolies dans ces.circonstances-là; et comment ne le seraient-elles pas, | Morsqu\u2019elles emploient tout leur esprit et leur.coeur à l\u2019être, ouf du moins faire croire qu\u2019elles le sont, à force d\u2019être aimäbles ?\u2014Quelle était la plus belle femme?Cg Ah! en voilà une question épineuse, .Sa 1 o£, eo., À part certain type extraordinaire qui se trouve trés rave- ment à reunir fous les suffrages, il est difficile de décerner la couronne de là beauté en pareille occasion.a C'est\u2019 si vrai, que, durant la soirée, j'ai entendu dire d\u2019au moins quinze , femmes :-c\u2019est la nine de la soirée.Il y a tant de variété.tant de nuances dans la beauté! Et les goûts sont si différents ! Il y à la beauté blanche et froide comme le marbre, aux yeux 2leus, à la chevelure dorée, re marquable par-la pureté et la délicatesse des lignes, la beauté sévère et monumentale qui produit l'admiration et le frisson.Il y a Ja beauté brune aux yeux et aux cheveux d\u2019ébène, vive, animée, au sang chaud, au coeur ardent, pétillante de verve et d\u2019esprit qui réchauffe, rejouit et charme.Il y a la personne qu\u2019on suit du regard, qu'on\u2019 observe constamment avec un sentiment de muette admiration, et dont on se tient éloigné.Et il y a la femme qu'on oublie de regarder et d'admirer tant elle est aimable et charmante Maintenant, ces qualités se combinent à l\u2019infini ; celle-ci l\u2019emporte d\u2019une manière et celle-là de l\u2019autre.Comment faire un choix, tin jugement juste et im al?D'ailleurs dans ces questions comme dans toutes les autres, il y a des préférences inspirées par l\u2019amour-propre et l'intérêt, par sympathie qui nous fait pencher du côté de ce qui nous ressemble ou ressemble aux nôtres.Ainsi, les Anglaises étaient généralement mieux mises, à ce grand bal donné en l\u2019'honneur de notre hôte royal, elles étaient plus grandes, puls belles, disons le mot; les Canadiennes étaient plus jolies, plus aimables et plus gales.Mais inutile de revenir sur la distinction que j'ai faite 20 2000 1398 \u2014 §EUDI}'# NOVEMBRE \u20181919 © Mate Ardem as clarté, d\u2019éblouissements et \u2018de © + .2 tr DOC mes MEQECINE-ET COURS CLASSIQUES | ; (Suite de la première page) .Nous voulons justice et protection, nous voulons égalit mentale, car il y a des étudiants confrères qui ne \u2018Se \u2018comprens nent pas et ne se comprendrot jamais, car il y a trop d\u2019espace littéraire ou philosophie qui les sépare.] Comment voulez-vous avoir une solidarité professionnelle quand vous laissez persister souvent un abime entre étudian Le mot est fort si vous voulez mais on pourrait le justifier par des exemples qu\u2019il ne serait cependant pas gentil -ni*délicat de publier ici.LE - La profession n\u2019est pas la chose de tout le: monde mais si l\u2019on\u2019 continue à tolérer, à temporiser, l'encombrement se fera, i est déjà commencé, c\u2019est connu.Pourquoi retarde-t-on ?; Va-t-on nous faire croire que quelques chapitres de César: quelques vers de Virgile et trois ou quatre périodes d\u2019histoire universelle valent un baccalauréat de lettres ?\u2026 Va-t-on encore nous affirmer que quelques équations d'\u2019algèbre puis une vingtaine de théorèmes géométriques, le tout agrémenté de quelques thèses philosophiques correspondent à: baccalauréat de sciences., Vous avez dû constater vous-mêmes, chers lecteurs, que des hommes quelquefois haut placés, souvent des professionnels; vous font parfois des gaffes énormes concernant l\u2019histoire, la littérature, etc.Eh bien! ceux-là, ne vous trompez pas, ce sont des amateurs de brevet en six mis et de cours classiques en trois La ans; ce sont ceux que.l\u2019on-peut appaler les châtrés de l\u2019ins-But truction., in Remarquez bien que nous ne voulons pas mentionner ici des \"i professionnels de vingt et trente années de pratique, qui sou- vet après un début plutôt obscur, ont acquis une certaine éru- Fe dition ayant profité de lectures soutenues.Jur Il est moins rare de rencontrer un homme renseigné a cin\" ° quante ans qu'à trente, c\u2019est entendu, mais pourquoi ne pas l\u2019êtée JF¢ \u2018 à cet âge?pm] La France encore là-dessus nous donne un bel exemple.J! C'est un pays où le cours supérieur est en honneur.© Quand on veut être quelqu\u2019un là-bas il faut d\u2019abord avoir! passé par la Sorbonne; c\u2019est entendu, cela veut dire quelque M°\"' chose sans doute, « A _ On répondra: nous ne sommes pas èn.Europé; c\u2019est.vrai, MT ça paräît aussi avéc tous les ignorants que nous possédons et J\" qué nous hébergeons dans notre université.Laissons entrer: \" n\u2019importe qui comme étudiant en médecine et nous aurons aussi MT n\u2019importe qui comme médecin.han Qu'on cèssé dé tergiverser unë fois, que Von en vienne à E une décision juste, honnête, pratique pour notre société profes- §™ sionnelle et l\u2019honneur de notre race française qui se souvient, he \u2018 : Ct u ARSENE LUPIN.bille \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LES EAUX GRISES A lire ainsi \u201cLes Eaux Crises\u201d d*Hermas Bastien, notre poéte-con-§ our frère, j'ai senti un peu de confusion, un peu de gêne, de regrets, monte jis en moi; j'ai vu les heures de travail, de labeur, les études, les sepsa- *MFSEC tions, les moments pensifs qu'uvait pussées le jeunc homme do notre \u2018ie, JC le confrère qui avait fait les mêmes études que moi et le poète, le \u2018Jabo- para rieux qui nous jetait son.ouvrage à la face.E Déjà depuis trois ans, nous avons vu passer \u201cLes Figurines\u201d et éôu-\u201c-B - ler sur \u201cLes Cnilloux\u201d \u201cIes Enux Grises\u201d de notre ami Bastien.Nous 2 pide avons vu grandir le travail des compagnons\u2019 d\u2019armes, nous avons même : pri ussisté à leurs veillées, mais nous n\u2019avons rien fait, et comme tant d\u2019au- JPY tres j'ai senti la paresse qui nous hante autant que j\u2019ai compris le recul #P\"* de nos forces, le retard apporté à notre accroissement.0 \u201cLes Enux Grises\u201d sont de loin le triplicata des Figurines et des J! Cailloux, comme teneur, ensemble, disposition, titre et genre de vers, ME!\" Elles en sont même le résumé et ont en plus un coin de régionalisme, de 3 lan \u201cvox soli\u201d, de profession de fui craintive mais sincère qui rappelle un HY! cauchemar, aux adversaires de \u201clheure des vaches\u201d, de ln \u201cCroix du : chemin\u201d ou du \u201cpaysage blanc\u201d.Comme dans les Figurines on y lit des pet vers sur la poussiéreuse nonchalance des \u2018habitués du pavé, du bitume de # he Ia ville, mais avec plus de renicment, moins de vérité et moins de force J.° sauf dans la morale, car comme le dit lui-même l\u2019auteur, \u201cje suis un 3 cs amant sans maîtresse\u201d.EE Semblable aux Cailloux c'est plutôt un hommage à la Mère Alma.; ve responsable de ces modestes vers, un hommage filial aux.caresses et, aux 5 à souvenirs du jeune âge, un.conseil aux amants du devoir, une nouvelle.M4\" voix qui sort de terre.LE Ce sont donc des vers, de très jolis vers comme ceux, de VIntimité, Jr parus duns le \u201cQuartier Latin\u201d de Pan dernier sous la signature ano- 4\" nyme de Rocand, que le journal reproduit encore une fois aujourd\u2019hur J) pour rappeler la beauté des derniers vers.on E \u2018Amoureusement seuls dane la douce inaction À la [Nous causerons, pendant que la nuit s\u2019égoutte x2 Effacera les pas que j'ai faits sur la route.4 le Ce sont des pidces comme le Cygne.3 a est une plage sereine xT Qu\u2019enrobent des sables mous, ay On n\u2019erre nulle carène, He Et qu\u2019humecte un lent remous.Q À bin où l\u2019Orgueil perce avec humilité, car Bastien semble un poète ascète; es\u201d \u201c clave de la Beauté plutôt que de l\u2019Orgueil.chevalier du devoir, assez J ] craintif de ses premiers essais mais audacieux quand même pour pouvoir À >.dire que .sn.1 Mes plus beaux vers d\u2019amour sont ceux que jimprovise, 3 tin Me les dire tout bas me trapsporte et me grise.: À T1 garde en son coeur un espoir peut-être fragile des lendemains, ile mais il conserve en on Ame solitaire un principe sacré qui fait penser.i a aux nouvelles idées de Lozeau.S°il débute par ses dernidres faibleeses, if % il finira, je l\u2019eapère, par.ses premiers suceds.| _- j que Disciples de Art, nous autres, les supposés travailleurs de demain, Ç mi nous devrions lutter avec plus de force.nous préparer par un plus long Le travail et laisser moins d\u2019empriee à l\u2019apathie qui nous ronge.Poète, ; y malgré les rares défauts de ton livre que j\u2019admire, je salue en tof; Yoen- : vre dont tu t'es fait l'un'des-rares et nobles partisans.8.tes à me oT Sidoine APOLLINAIRE.51 Avon .rod "]
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