Vol. ..., 13 novembre 1974, mercredi 13 novembre 1974
[" Volume 57 Vol.57 du Quartier latin, No 10, 13 novembre 1974 \\ i I) çe 1 3 A) ' 2} i : id tés, Te at SE fF 3 hen Phen nnn PS LL NAA EN \u20ac M > \\ # Tn é ses «+ \" \u201cL | : TC OUD 3 5 ih DRT a: ha A fy L ( _ Les coupurés de.pape dans I\u2019 éducation.6 et 7 Sa es syndicats étudiants.coche Fp: us igs eagey or EOC de sstas p.4-et 5 - mot asusseus api SK ps 12 Le droit ad'avortementann jé sees an agsesns Ie GE] Lock-dut 4 au CEGEP P Valleyffe Ce - or A y a wocsnsniiocb.3 - Dans le bottin distribué à la rentrée figurait parmi les services offerts par Services-Campus, celui du centre de documentation.Pour ceux qui ne l\u2019auraient que feuilleté rapidement, rappellons que le centre de doc.tente de rassembler le maximum d\u2019informations, d\u2019analyses et de documents concernant principalement le mouvement étudiant au Québec.De l\u2019époque du syndicalisme étudiant (AGEUM, UGEQ) a celle des comités de lutte sur différents campus, le centre offre a la consul- tation une série de journaux et documents qui sont autant de témoignages de l'existence et de l\u2019évolution de ce mouvement depuis les années \u201960.Bien que dans _ Une plus faible mesure, le centre possède encore des documents et journaux issus du mouvement \u2018\u2018progressiste\u2019\u201d\u2019 (F.L.P., F.R.A.P.) de cette même période.Il faut rappeler que la dissolution de l'AGEUM a entraîné la fermeture du centre de documentation qui existait alors.Ce n\u2019est que depuis un an et demi que Services- Campus décida de remettre sur pied le centre et de le rendre accessible à tous ceux qui y sont intéressés.Mais si ce dernier a survécu à ce long \u2018\u2018hibernement\u2019\u2019, les documents, eux, n\u2019y ont guère afflué pendant ces années.Compte tenu du nombre imposant de documents présentement rassemblés au centre et de l'importance que se perpétue une \u2018\u2018mémoire\u201d\u2019 du mouvement étudiant québécois, il nous apparaît urgent de combler les lacunes qui subsistent concernant les années \u201969 à \u201972.C\u2019est pourquoi nous faisons un large appel à tous ceux qui disposent de journaux, documents, tracts relatant des évènements importants de ces années, tant à l\u2019intérieur du milieu scolaire qu\u2019à l\u2019extérieur.Ainsi, si vous vous proposez de jeter enfin.ces boîtes de documents qui vous em- barassent depuis un bout de temps pensant qu\u2019ils ne peuvent plus servir, n\u2019hésitez pas à communiquer avec nous, nous nous empresse- Nes cest banque provi Parler de mieux-vivre, c\u2019est bien.S'impliquer, mieux.LA BANQUE DU MIEUX-VIVRE .2/ Vol.57, no 10, 13 novembre 1974 \u2019 se rons d'aller recueillir ce qui était destiné à encombrer vos poubelles.Pour ceux qui ont des \u201cmanies d\u2019archivistes\u2019\u201d\u2019 et hésitent à s\u2019en départir, nous les invitons à faire une sélection des textes les plus importants que nous pourrons reproduire.Toute contribution, -même minime, sera appréciée.Donc, avant que vos documents menacent de disparaître sous la poussière ou, plutôt que de les laisser en- .fouis dans votre armoire, apportez-les au centre TEQUILA SAUZA Margarita SAUZA 14 0z de TEQUILA SAUZA % 02 de Triple Sec 1 oz de jus de lime ou de citron Ajouter des glaçons concassés et agiter le tout.Humecter le pourtour du verre avec l'écorce du citron ou de la lime et enrober de sel.Siroter votre Margarita SAUZA, effleurant % de vos lèvres la bordure salée.au Canada y Mexico: de doc.De cette façon, ils pourront profiter à beaucoup de monde et, plus encore, cet apport contribuera à étendre la connaissance du mouvement étudiant et \u201cprogressiste\u2019\u2019 québécois afin que les expériences passées puissent servir les luttes présentes et à venir! Étudiants de Psycho et de Sciences Humaines, faites faire votre analyse de données de thèses et de mémoires par ordinateur.Efficace et garanti.Tarif réduit.Yvon Ratté 731-1252 et 388-9846.\u2018 BA \u201cdrink\u201d.Tu fais un bon \u2018party\u2019.Tu es \u201cel numero uno\u201d Cegep de Valleyfield: lock-out Le Cegep de Valleyfield n°est plus occupé: par la \u201c\u2018force\u2019, il est maintenant \u2018\u2018lock-outé\u201d\u2019 depuis mardi le 5 novembre.BREF RAPPEL.On se souvient que le 16 octobre, les étudiants réunis en Assemblée Générale envoyaient un ultimatum en 11 points à l\u2019administration et exigeaient une réponse avant le lundi suivant.Pour toute réponse, l\u2019administration reste sur ses positions.Ce mème lundi, 21 octohre, l\u2019occupation est votée à 84% (cf.Vol.57, no.8, 30 oct.*74).ET ENSUITE.Environ une semaine et demie après le début de l\u2019occupation, les négociations qui avaient repris entre l\u2019AGECV (Association Générale des Étudiants du Cegep de Valleyfield) et le Collège suite aux propositions des professeurs (toujours cf.le même Vol.57) sont rompues une première fois.Nouvelles propositions des profs, elles reprennent, sont rompues à nouveau; encore nouvelles propositions des profs, à nouveau reprise, re-rupture.Cette fois c\u2019est la bonne!.Avant cette Xième rupture, un des trois observateurs présents - (Syndicat des professeurs, syndicat des employés de soutien et association des professionnels) aux négociations, soit la dite \u2018\u2018Association des professionnels\u201d\u2019 (psychologues et autres des services) intervient au moyen d\u2019un tract dénonçant la \u2018\u2018mauvaise foi\u2019 des étudiants et demandant à l\u2019administration de \u2018\u201c\u201csévir\u2019\u2019 sans plus a attendre.des représentant des étudiants.Les étudiants considèrent cette intervention des \u2018\u2018dits\u2019\u2019 professionneles comme nuisant au bon climat des négociations et rompent immédiatement celles- ci; ils demandent aussi que les professionnels soient expulsés de la table de négociation.Les professeurs, qui depuis le début du conflit apportent un soutien réel aux étudiants, cette fois encore manifestent leur appui à cette revendication.L'administration pour sa part, refuse.pouvait- on s\u2019attendre a moins.Pour faire suite au fameux tract des professionnels, l\u2019administration se réunit mardi le 6 novembre.Elle décide donc de prendre \u2018\u2018tous les moyens\u2019 pour faire cesser l\u2019occupation, autrement dit pour sortir les occupants et décide aussi de fermer le Cegep pour une période de temps \u2018\u2018indéterminée\u2019\u2019.Aussitôt dit, aussitot fait.les boss sont rapides quand vient le temps de \u201c\u201csévir\u2019\u2019! Dans la nuit de mardi a mercredi, les flics en apparat \u2018\u2018d\u2019anti-émeute\u2019\u2019 (des costumes encore neufs.) font leur apparition\u2026 délogent doucement (!) les étudiants, et prennent leur place.Le Cegep est maintenant sous l\u2019oeil vigilant des flics.Mercredi matin, quand les professeurs s\u2019amènent pour donner leurs cours, ils sont reçus par les policiers.Un accueil pour le moins surprenant.surtout quand on ne s\u2019y attend pas! Ils décident alors de tenir une réunion sur cette question.Réunion a laquelle ils adoptent quatre propositions.La premiere disant que le conflit entre I\u2019AGECY et le College ne sera réglé que par une entente négociée et non une entente \u201cimposée®\u2019.Par la deu- xieme, ils dénoncent l\u2019intervention des policiers et exhortent l\u2019administration à les renvoyer immédiatement.Dans la troisième, ils définissent les conditions de reprise des négociations: 1) réouverture du Cegep et reprise des cours jeudi matin; 2) exclusion des professionnels de la table de négociation; 3) que l\u2019administration respecte l\u2019ordre des priorités tel qu\u2019accepté dans les négociations; 4) qu'il n\u2019y ait aucune représailles de part et d\u2019autre.Enfin, dans la quatrième les profs décident d\u2019entreprendre un processus d\u2019injonction pour faire réouvrir le Cegep si rien ne change.Le soir même, le directeur général, le directeur des Services pédagogiques et le secrétaire général rencontrent l\u2019exécutif du syndicat des professeurs.Résultat: l\u2019administration refuse la proposition concernant les conditions de reprise des négociations sur les points 2 et 4.L'administration veut \u2018\u2018pouvoir\u2019\u2019 sévir si bon lui semble car elle prétend que les étudiants en ont profité pour fouiller dans les documents et dossiers et.on connait le reste.Donc pas d\u2019entente de ce coté-la.Jeudi matin, la situation est inchangée; les cours- n\u2019ont pas repris; tout le monde est dehors! L'Assemblée générale des étudiants qui compte de plus en plus de monde vote à 99.9% l\u2019injonction contre l\u2019administration pour faire ouvrir le Collège.L\u2019après-midi de çe même jeudi, les professeurs se réunis- | sent à nouveau et discutent trois propositions dont deux sont acceptées et une refusée.Celle-ci proposait que les deux professeurs qui siègent au Conseil d\u2019administration du Cegep soient invités à démissionner.Dommage que ça été battu.La deuxième proposait la mise en demeure par lettre d\u2019avocat pour la reprise des cours.La dernière donnait un appui aux \u2018étudiants pour la demande d\u2019injonction.Deux autres propositions sont déposées et reportées à une réunion ultérieure qui devrait se tenir lundi le 11 dans après-midi, si l\u2019administration n\u2019a pas, avant lundi midi, rappelé les professeurs à rentrer au travail mardi matin.Ces deux propositions sont: 1) la mise en tutelle des professionnels; 2) les profs donneront des cours parallèles qui devront être validés par le Cegep.Pendant ce temps, l\u2019administration propose aux étudiants de négocier à \u2018\u2018huis-clos\u2019\u2019; elle propose aussi, par la même occasion de discuter l\u2019entente et une fois que celle-ci sera signée on parlera des représailles possibles.Les étudiants refusent; l\u2019A.G.exige que les négociations soient publiques et même que la presse soit présente.CONCLUSION.L'administration a les deux pieds dans les plats! Depuis le début du conflit, sa stratégie a été de tenter d\u2019isoler l\u2019AGECV et de faire en sorte que la masse des étudiants se retourne contre les occupants.Elle a d\u2019abord Lite EY .face aux x boss du Collège.perturbé les cours en enlevant les services auxiliaires; ensuite, elle a coupé le chauffage probablement pour essayer de \u2018\u2018geler\u201d\u2019\u2019 les étudiants, pensant qu\u2019ainsi elle pourrait faire évacuer le Cegep; elle a enfin, aider (?!?) par les professionnels ou vice-versa, fait fermer le Cegep.Les étudiants, pour leur part, ont le rapport de force en leur faveur.En aucun moment, ils n\u2019ont tenté d\u2019empécher de quelque façon que ce soit, le Cegep de fonctionner; ils ont à tout moment, incité les étudiants à suivre les cours, les profs à les donner, les employés de soutien à ne pas quitter le travail.Ils ont en un mot prouvé à l\u2019administration que le Cegep peut fonctionner sans elle.Ca fait pas beaucoup plaisir a ces chers administrateurs.Finalement, l\u2019administration s\u2019est mis tout le monde à dos, y compris les parents des étudiants qui craignent l\u2019annulation de la session.Pour les rassurer, les administrateurs ont été amenés à dire sur les ondes de la radio que la session n\u2019est pas \u2018\u2018irrémédiablement\u2019\u2019 compromise.C\u2019est le cas de dire que l\u2019administration a bel et bien perdu la face! Une histoire qui ne semble pas près de finir, et qui à une certaine importance dans l\u2019histoire des luttes étudiantes.re .F Assemblée solidarité savec les ouvriers de Gypsum, United Aircraft, Québec Carton, Les Engrais,.etc.MERCREDI 20 NOVEMBRE 2.19.30 bre ae «St: Louis de France ~~.EC) rue Roy est < © irésence a cette assemblée ; oo constitue un appui.réel aux tra-\u2026 vailleüra et montre \u2018qu\u2019 on est $0- dele de leurs, Juttes./ Vol.57, no Ao, as novembre-197à 3 Le syndicat étudiant en science politique.et les autres.Dans le dernier numéro de Volume 57 paraissait un article qui annoncait \u2014 avec enthousiasme \u2014 la création d'un syndicat en science politique à l'U.de M.Cet article comportait deux aspects essentiels: 1\u2014Il mettait de I'avant la nécessité pour les étudiants de se regrouper et de bâtir leur propre organisation pour défendre\u2019 leurs intérêts contre \u2018les brimades du département\u2018*, \u2018\u2019l\u2019arbitraire de l\u2019Université\u201d\u2019 et \u2018les attaques du gouvernement\u201d.2\u2014II faisait une analyse de la situation actuelle selon laquelle depuis la dissolution de l'AGEUM (Association générale des étudiants de l\u2019U.de M.) en 69 le manque d'organisation des étudiants engendrerait le \u2018calme plat en apparence'\u2019 et l'absence de résistance organisée.Se rappeler les débats de 69 Ces deux affirmations soulèvent une fois de plus la question du syndicalisme étudiant.Puisque cette question n\u2019est pas nouvelle et que ce type de débat est présent sur le campus depuis déjà plusieurs années, il n'est certainement pas inutile de faire un rapide retour en arrière et d'aller voir.justement, ce qui a pu se dire au moment (1969) de cette fameuse dissolution de cette non moins fameuse AGEUM! Tous se souviennent sans doute \u2014 et sinon il est bon de le rappeler \u2014 que la profonde remise en question de cette digne association, alors vieille de.47 ans, est venue principalement du vaste mouvement de 68 dans les CEGEPS et universités.Au cours de ce mouvement, l'exécutif de l'AGEUM.placé devant des prises de positions politiques divergeantes et mème contradictoires de la part des étudiants, avait refusé de trancher unilatéralement et avait déclaré: \u2018\u2018L'exécutif de l'AGEUM n\u2019a rien à ajouter à ce qui a été dit; l'AGEUM c'est vous autres\u2019\u2019 en s\u2019adres- 4/- Vol.§7, no 10, 13 novembre 1974 res reprenne da a more pre CC TOUS Te \u2014 T LE SYNDICAT, ETUDIANT h AGEN 2 Al ès \u201cL\u2019'AGEUM, une expérience à ne pas renouveler.\u2018 20CQ0=S sant aux étudiants assemblés.Octobre 68 avait donc soulevé des problèmes suffisamment fondamentaux pour que les étudiants adoptent face à cela des positions fortement divergeantes les unes des autres et qu\u2019ils se révèlent ainsi défendre souvent des intérêts tout à fait différents: \u201cLes groupes d'étudiants se différencient plus nettement à partir de cette période.Pour certains, octobre est l\u2019occa- .sion de remettre en question le pouvoir qui s\u2019exerce à l\u2019Université, de contester l\u2019unilatéralité des décisions qui sont prises, des programmes qui sont imposés, des méthodes pédagogiques qui sont utilisées.D\u2019autres, par ailleurs, refusent d\u2019entrer dans un mouvement de contestation, de remettre en question leur situation de privilégiés et décident de poursuivre comme avant la vie d'étudiant passif et soumis, simplement désireux de recevoir des connaissances et un diplôme qui leur est attaché, avec les privilèges qui leur sont ainsi accordés\u201d.(Quartier Latin, Février 1969, p.5) À partir de cette expérience de nombreux étudiants sur le campus, et en particulier l'exécutif de l'AGEUM lui- même, prirent position en faveur de la dissolution de cet organisme.Pourquoi?La \u201c\u2018représentativité\u2019\u2019: une illusion \u201c\u201cUn syndicat n\u2019est-il pas là pour représenter ses membres, revendiquer et négocier pour eux auprès de la direction?C\u2019est l'orientation que prenait le syndicalisme étudiant au début des années 60.L\u2019AGEUM se proclamait alors représentative, donc, interlocuteur valable.Mais l\u2019exécutif l\u2019a-t-il déjà été?Et qu\u2019est-ce que cela veut dire être représentatif?\u201d (Q.L.28 janvier 69 p.3) C'était alors \u2014 et c\u2019est toujours \u2014 la question fondamentale.Qu'est-ce que cela veut dire \u2018\u2018représenter les étudiants et défendre leurs intérêts?\u201d\u2019 partir du moment où l\u2019on constate, dans les faits, et surtout dans les luttes, que les étudiants.ne défendent pas tous les mêmes intérêts, qu\u2019ils n\u2019ont pas tous la même position, ni la même destination sociale, ni les mêmes objectifs, qu\u2019au sein de la \u2018\u2018communauté étudiante\u2019\u2019 on retrouve ~ = pere + meng les mémes affrontements entre des positions politiques que partout ailleurs dans la société, à partir du moment où cela devient très clair, alors comment peut-on \u2018\u2018représenter\u2019 les étudiants comme tels?Comment définit-on ce que sont \u2018leurs intérêts\u2019?Aldei Darveau, en février 69, décrivait ainsi la situation absurbe de 'AGEUM: \u201cElle doit coordonner l\u2019action et l\u2019inaction de ceux qui contestent, réforment ou se conforment; unifier l\u2019incohérence d\u2019un milieu disparate et contradictoire; représenter adéquatement ces aspirations latentes, opposées et absentes.\u201d (Q.L.11! février 69, p.16) Les seuls \u2018\u2018intérêts étudiants\u201d* que l\u2019on peut alors définir comme tel.les seuls qui soient communs à tous \u2018\u2019ceux qui étudient\u2019, les seuls que l\u2019AGEUM pouvait, comme telle, défendre, sont donc ceux qui concernent les horaires de cours ou d\u2019examens, les prix des cafétérias et autres \u201cconditions d'apprentissage\u2018 des étudiants: \u201c\u201cA ce titre (interlocuteur des étudiants) elle siégait à l\u2019Assemblée universitaire, au Conseil de l\u2019Université, sur des commissions d\u2019étude et encore au Comité conjoint central: là elle discutait de la grandeur des affiches sur les \u201c babillards, du prix de location des locaux, elle aurait pu ou dû participer à l\u2019élaboration d\u2019un code d\u2019éthique disciplinaire, elle a même marchandé la cotisation contre des excuses pour certaines phrases parues dans le Quartier Latin.\u201d (Q.L.28 janvier 69, .p.3) Une remise en question plus fondamentale Or ceux qui à l\u2019epoque ont mis de l\u2019avant la dissolution de l\u2019AGEUM l'ont fait parce qu'ils considéraient que*ces problèmes n\u2019étaient pas les vrais problèmes; que s\u2019il s'agissait de se limiter à défendre ces \u2018\u2018intérêts étudiants\u2019\u2019 - là ce n\u2019était pas là peine; que les étudiants avaient beaucoup plus que leurs simples conditions de travail à remettre en question et que cela, ils ne pouvaient le faire à travers une association générale officiellement \u2018\u2018représentative\u2019\": *\u201c.Cela est une action politique qui se joue tant dans le cadre de l\u2019Université que de la société.Elle implique des options de base fondamentales, partagées de tous les étudiants.Or ce n\u2019est pas le cas et c\u2019est la raison primordiale de la dissolution de l\u2019AGEUM et ce pour qu\u2019une réelle action s\u2019entreprenne sur le campus.\u201d (Q.L.28 janvier 69 p.3) Il fallait, croyaient-ils, poser le problème fondamental: \u201c\u201cH faut que les vrais proble- mes surgissent, que des étudiants y travaillent.Le plus grand, selon moi, c\u2019est que la majorité des étudiants à l\u2019U.de M.vivent sans regarder quelle sorte de société ils contribuent à bâtir avec leur digne diplôme!\u201d (Q.L.Janvier 69, p.3) Que signifiait alors cette vaste remise en question à l\u2019U.de M.en 1969?Simple\" ment que de plus en plus d'étudiants constataient jus- remettre fondamentalement en question ce rôle lui-même plutôt que de revendiquer des horaires plus souples et des cours plus vivants.Bien sûr cette remise en Gzestion présentait souvent des aspects confus, elle se cherchait, elle ne savait pas toujours très bien vers où se diriger; mais elle savait en tout cas que défendre ses propres intérêts d'étudiant ne menait à rien de bien important ni de bien fondamental, et que, de plus, la soi-disant *\u2018participation\u2019 des étudiants à la gestion de l'Université ou les soi-disant \u2018\u2018négociations\u2019\u2019 avec l'administration ce n'était que du bluff.C\u2019est l'époque, on s\u2019en souvient, du fameux \u2018\u2018dialoguer c'est se faire fourrer!*: \u201cOn ne peut que constater qu\u2019on se leurre en appelant participation le fait qu\u2019une infime minorité d\u2019étudiants siègeaient minoritairement sur des comités et organismes non décisionnels.\u201d\u2019 (Q.L.28 janvier 69, p.3) Le \u2018\u2018calme plat\u201d>?.\u2026.Or que s'est-il passé depuis cette célèbre dissolution?Est-ce bien, comme le dit I'article, le **calme plat\u201d al\u2019U.de M?Et que fait-on du soutien D Lo amma Ceo.ez à .\u201cdernier congrès de 'AGEUM en mars 69\" frais de scolarité, de la résistance aux mesures visant à restreindre le droit d'affichage et de diffusion, et plus récemment de la pluie d'oeufs qui s'est abattue sur les bouncers de l'U.de M.?Dans tous ces cas des étudiants se sont organisés pour lutter et n'ont pas attendu un En 1969 les étudiants avaient aussi compris que cette défense de leurs propres intérêts dans une association \u2018\u2019représentative\u2019\u2019 faisait bien l'affaire de l'administration elle-même, dans la mesure où c\u2019est toujours relativement acceptable de faire certains petits réaménagements dans EA } tifs d\u2019étudiants.\u201d\u2019 (Discours de Noél 1968 de Gaudry aux professeurs de I'U.de M.Q.L.21 janvier 69, p.12) Et si l\u2019on veut parler plus spécifiquement du cas de science politique, certains étudiants de ce département tement quel rôle on voulait leur faire jouer dans la société à la\u2019 suite de leurs études et que, face-à cela, ils jugeaient beaucoup \u2018plus important de étudiant à la grève des employés de soutien en 71, de l\u2019occupation du CICC en 72, de la grève en Anthropologie la même année, de la grève des quelconque exécutif mandaté pour le faire! Dans bien des cas aussi la polarisation constatée en 68 s'est manifestée encore plus clairement: Quelle position une Association générale d'étudiants aurait-elle pu tenir pendant la grève des employés en 71, quand on sait qu\u2019il y avait clairement parmi les étudiants trois positions: ceux qui soutenaient activement et concrètement la grève, ceux qui restaient chez eux et ceux qui voulait à tout prix avoir leurs cours.C\u2019étaient quoi à ce moment-là les intérêts étudiants?En toute logique c'était d\u2019avoir des cours, bien sûr.Est-ce cela qu'on aurait alors voulu défendre?Et sur la question de la sélection, quels sont les \u2018\u2018intérêts étudiants\u2019'?Au cours des débats à l\u2019automne 73 sur le N.R.P.(nouveau régime pédagogique) à l'U.de M.certains se souviennent avoir entendu les étudiants dire que \u2018tle NRP c\u2019est une bonne chose, car, enfin, il ne faut pas qu\u2019on soit trop nombreux a_ pouvoir avoir des diplomes universitaires sinon ceux-ci vont se dévaluer considérablement!\"\".les conditions de travail des étudiants, pourvu que cela n'affecte pas le fondement même de l'institution.Ainsi ils avaient prévu que l'administration \u2018*ne priserait sûrement pas\u201d la dissolution de lAsso- ciation générale: \u201cElle tient à avoir un interto- cuteur officiel et \u2018\u2018représentatif\u201d\u2019 avec lequel elle finit par réaliser un concubinage subtil, et elle craint comme la peste de se retrouver devant une masse étudiante inorganisée où les revendications et les pressions surgissent à gauche et à droite de groupes spontanés ou de cellules militantes\u2019\u2019.(Q.L.14 janvier 69, p.8) Et d\u2019ailleurs, l\u2019administration n\u2019a jamais cessé d'exhorter subtilement (?) et par toutes sortes de moyens les étudiants à s'organiser \u2018\u2018sérieusement\u2018 dans une association \u2018vraiment représentative\u201d: \u201cLa direction n\u2019hésitera pas à appuyer toute remise en question valable (sic) des programmes et des structures qui peut être formulée par des groupes vraiment représenta- se souviendront sans doute d'une lettre apportée par quelques professeurs sur les lignes de piquetage pendant la grève des frais de scolarité.lettre qui suggérait avec insistance aux étudiants de s'organiser officiellement pour pouvoir \u2018négocier avec l\u2019administration et dialoguer avec les professeurs.La question qui se posait en 69 se pose donc à nouveau: Est-ce qu'on préfère s\u2019organiser formellement dans une très belle et très officielle association étudiante pour défendre ses \u2018\u2018intérêts étudiants\u2019\u2019 ou est-ce qu\u2019on n\u2019a pas des questions plus fondamentales que ça à poser sur IU.de M., son rôle et ce qu'on y fait?.Comme nous l'avons dit dans le précédent numéro, l'équipe du Volume serait très intéressée à recevoir les avis des premiers concernés par le syndicat en science politique, soient les étudiants de ce département, sur toute ceîte question.L'équipe n\u2019hésitera\u2019 pas à publier tout texte pertinent à ce débat.\"Vol.57, no 10, 13 novembre 1974 /5 Le dossier qui suit vise a montrer que depuis 1960 il y a une certaine *\u2018rationalisation\u201d dans l'enseignement.Nous allons esseyer de faire un bref historique et nous pourrons comprendre dans quel sens la On assista pendant cette décennie à une augmentation énorme de la population étudiante à tous les niveaux du système d\u2019éducation, à un accroissement des dépenses publiques dans ce domaine.Pourtant à la fin des années \u201960, il ne faisait plus de doute rationalisation se fait.Après la deuxième guerre mondiale, le Québec comme le reste du monde capitaliste connu un taux de croissance économique élevé qui, en transformant la structure de la production, modifia les besoins de l\u2019industrie en main-d'oeuvre.Alors que le pourcentage de population active travaillant dans le secteur primaire (agriculture, mines.) diminuait, passant de 26.54% a 8.4% de '41 a \u201965 et que le nombre d\u2019emplois du secteur industriel stagnait autour de 30%, le secteur tertiaire (les services) voyait ses effectifs doubler pendant le meme laps de temps.L\u2019écart entre le systeme scolaire et les besoins de l\u2019industrialisation fut donc la cause fondamentale de la \u2018\u201cRévolution tranquille\u2019.L'adaptation de l\u2019éducation, sa modernisation passait nécessairement par une réforme de l\u2019appareil d\u2019État.On créa au début de 1961, la commission Parent qui avait pour but la modification du systeme scolaire pour qu\u2019il puisse contribuer au développement du Québec: \u2018\u2019Une des caractéristiques de la nouvelle société industrielle consiste précisément dans le fait que l'éducation, qui a été considérée comme bien de consommation devient de plus en plus, un bien d'investissement\u201d.(Rapport Parent).La commission proposa l\u2019unification du cours général et du cours professionnel de l\u2019élémentaire à l\u2019université.Cela impliquait la disparition des deux réseaux parallèles publique et classique en faveur de la mise sur pied de polyvalentes, de CEGEPS et finalement de l\u2019Université du Québec.D'autre part, en 1964, disparaissait le Département de l\u2019instruction publique pour être remplacé par le ministère de l\u2019Éducation.Le gouvernement du Québec consacra alors une partie importante de son budget global à l\u2019éducation.Ainsi, la partie défrayée par l'Etat provincial | dans les dépenses totales passa de 37.9% à 56% de °50 à *70, le reste étant financé dans les proportions suivantes: 1950 1970 Fédéral.so0veuse6%.12.2% + Municipal .44.5%.23.6% : Frais de scolarité.11.6% .8.2% apres \u2014\u20141de ntm 8/ Vol: 57, no 10, 13 novembre 1974 que pour la petite bourgeoisie technocratique, la \u2018\u201cRévolution tranquille\u2019 n\u2019avait pas atteint ses buts.L\u2019expansion attendue n\u2019avait pas eu lieu, la structure économique était tout aussi déséquilibrée.En effet, l\u2019économie québécoise ne se base essentiellement que sur le secteur public et para-public et sur les secteurs de l\u2019extraction et de la cohstruction, aussi le passage des capitaux privés d\u2019un secteur conjoncturellement non- rentable à un autre se fait sentir de façon désastreuse sur l\u2019emploi (fermeture temporaire ou permanente d\u2019usine).Il fallait donc que l\u2019État diminue ses dépenses sociaux-éducatives pour les réorienter en fonction de son intervention économique: l\u2019appui à l\u2019entreprise privée.En un mot, il fallait rentabiliser DÉPENSES CONSACRÉES À L'ÉDUCATION 20 DEPENSES TOTALES 10 (MILLIARDS DE DOLLARS) - ECHELLE RELATIVE: LES % REPRÉSENTENT LES TAUX DE CROISSANCE ANNUELS PENDANT LES PÉRIODES INDIQUÉES.EN % DU PNB tout ce qui n\u2019était pas directement générateur de profit.Dans le secteur social, le premier pas vers la rentabilisation fut la création d\u2019un minis- tere centralisant toutes les politiques sociales: le ministère des Affaires sociales.Dans le domaine de l\u2019éducation, le gouvernement commença dès *71 a diminuer le taux de croissance annuel des dépenses totales, celui-ci passant de 16.1% à 7.7% (voir le graphique): D'ailleurs, le Conseil du patronat proposa au gouvernement pour l\u2019année financière 72-73 \u2018\u2018une diminution des dépenses affectées à l\u2019éducation, à la santé et au bien-être\u201d pour qu\u2019il augmente son aide à l\u2019entreprise privée.Le C.P.Q.demanda aussi une augmentation de la norme professeur- étudiant pour le cours général conduisant à l\u2019université, et \u2018diminution de cette même norme pour le professionnel.Il encouragea le ministère, ce que ce dernier accepta de fait, à diviser organiquement le cours professionnel et général.Quand au Conseil des Universités, voici ses propositions pour une bonne rentabilisation de l\u2019éducation: 1\u2014Restriction à l\u2019entrée à l\u2019université pour diminuer le nombre d\u2019étudiants à la charge de la société.2\u2014Rationaliser les programmes en fonction de la demande.3\u2014L\u2019amélioration de la productivité par une utilisation maximum des installations socio-éducatives.4\u2014Appels a d\u2019autres sources de financement c\u2019est-a-dire augmentation des frais de scolarité.5\u2014Réduction de la qualité de l\u2019enseignement.Il n\u2019est pas difficile de se rendre compte combien le ministère a suivi à la lettre les recommandations de ces organismes.À tous les niveaux la \u2018\u201ccondition\u2019\u2019 de l\u2019enseignement s\u2019est dégradée, au primaire et secondaire le gouvernement à mit en disponibilité 2700 enseignants, en maintenant et parfois en augmentant la tâche des autres; au collégial, de °68 à ?73 le nombre des étudiants est passé de 38.6% à 48% ce qui représente une augmentation de 35% de la tâche des professeurs.Si les coupures de budget se font sentir principalement au général, c\u2019est que l\u2019enseignement est orienté pour répondre aux besoins de l\u2019industrie.Quant aux mesures de sélection, elles se font de plus en plus dures.L\u2019introduction des TAEU en 71 n\u2019avait d\u2019autre but que de restreindre encore plus l\u2019entrée à l\u2019université en venant s\u2019ajouter au NRP et au dossier académique.On ne peut s\u2019empècher de remarquer aussi le fait que après la centralisation régionale, on assiste = oo DANS L\u2019ÉDUCATION_ - POURQUOI DES COUPURES DE BUDGETS?A Yq 2 \u201cTLE s Le Ù \u2014 C sy A\u201d [ (4 ' | LES I \u2019 ; : RT 1 : 4 : © ; oka à J De plus en plus de sélection du secondaire au CEGEP.-\u2014 - - ous + PET ee présentement a la spécialisation des CEGEPS.Entre le rapport Parent et les propositions du Conseil du patronat, il y a toute une différence, celle d\u2019une économie en expansion et celle d\u2019une économie en crise.ROSEMONT AINSI QUE D\u2019AUTRES CEGEPS ONT DES ENNUIS A OBTENIR LEURS BUDGETS.Au début de aout 1974, le ministère annonce qu\u2019il coupe le projet initial d\u2019expansion ($7 millions), de $4 millions, ce qui implique que le CEGEP doit se contenter d\u2019une subvention de $3 millions et que du CEGEP de Rosemont l\u2019essentiel du projet est directement menacé.\u2018 Le projet visait la construction d\u2019un centre d\u2019éducation physique.La demande du CEGEP était raisonnable et même M.Bourassa dira que dans le cas de Rosemont, les subventions n\u2019étaient pas un luxe.Peu de temps après, le ministère accordera l\u2019octroi.La mobilisation des étudiants a permis un changement de position du ministère.Au nord de Montréal, le CEGEP Ahuntsic se voit retarder une partie de la phase II de ses constructions.Le projet de treize millions se verra amputé de deux ou trois millions qui étaient destinés à l\u2019équipement sportif! À Sainte-Anne de la Poca- tière, toute construction a été écartée pour les prochains cinq ans car les cinq millions et demi accordés en subvention sont retirés.; Il semble que le gouvernement coupe les subventions qui étaient accordées surtout pour des installations d\u2019éducation physique et pour l\u2019achat de bien immobilier! AUSSI, IL Y A LA RÉFORME DESPRÉS L\u2019an dernier, le gouvernement nommait Robert Després au poste de président de l\u2019Université du Québec.À son arrivée, il mit de l\u2019avant une réforme, la réforme Després qui a détruit les dernières apparences \u2018\u2018d\u2019université participante\u2019\u2019 a l\u2019UduQ.Tous les pouvoirs sont concentrés èntre les mains de quelques gestionnaires, surtout ceux de planification de l\u2019enseignement.(cf.Vol.57, No 5) Pour coordonner et planifier le tout, il crée un \u2018\u2018comité du Président\u2019 qui regroupe les recteurs de toutes les constituantes, le vice-président et la totalité du pouvoir exécutif dans l\u2019université.Cette concentration des pouvoirs intervient afin de mieux contrôler la formation des futurs cadres, administrateurs et spécialistes.Ces positions visent une rationalisation permettant aux entreprises de s'approvisionner en main- x .Le Des eg en tel IS MH WIS TRE Sees $0 o - mi, - - pa Un avenir tout tracé.d\u2019oeuvre spécialisée et bien intégrée.Une citation du Conseil du Patronat le montre: \u201cSi le directeur général est présent aux réunions du conseil et y a droit de parole, sans en être membre, son statut sera clairement défini, il sera à la fois le responsable, auprès du conseil, de tous les employés du collège et le premier exécutant des décisions du conseil d\u2019administration, et non pas de ses propres décisions.\u201d (le patronat) .La réforme Després est un exemple de rationalisation du système d'éducation; le but visé est la formation de cadres né- _ cessaires à l\u2019économie.i, 3 De plus, la centralisation des mesures permet des économies car clle diminue les frais d\u2019administration.EN SERVICE SOCIAL À SHERBROOKE Le conseil d\u2019administration de l\u2019Université de Sherbrooke a décidé, le 11 octobre \u201974 de fermer le département de service social et de couper les budgets de la faculté de médecine.Il est reconnu que le département de service social disparaît malgré le fait que le directeur général du Centre de services sociaux du Montréal métropolitain estime qu\u2019il doit combler 50 postes et que quatre travailleurs sociaux ont postulé pour obtenir ces emplois.Des coupures du budget de la faculté de médecine ont aussi été \u2018approuvés.À Sherbrooke l\u2019administration a coupé les budgets et les départements de Service social et de Médecine ont été les plus touchés.La fermeture du département de service social et les coupures de budget en médecine visaient une rationalisation du système d\u2019enseignement.CONCLUSION On a vu que les coupures de budget dans l\u2019éducation correspondaient à un besoin de capitaux de l\u2019industrie québécoise; que le réaménagement du système d\u2019éducation en faveur du secteur professionnel n\u2019est en fait qu\u2019une réponse au besoin en main-d'oeuvre de l\u2019entreprise privée.Mais dans quelle mesure cette rentabilisation et cette centralisation sont-elles indispensables à l'heure actuelle?On a qu\u2019à regarder la situation économique pour se rendre compte que si c\u2019est urgent à moyen terme, à court terme le ministère possède une assez grande marge de manoeuvre.Clest ce qui explique les dernieres déclarations de CLOUTIER a propos du département de Service social a Sherbrooke, et l\u2019abandon du TAEU par le ministere.Il y a encore deux raisons a cette manoeuvre: 1\u2014Le ministère n\u2019a pas encore de plan d\u2019ensemble bien établi, bien qu\u2019il sache dans quelle direction ira fa \u2018\u2018réforme\u2019: la rentabilisation.2\u2014Le gouvernement veut éviter à tout prix un affrontement généralisé avec le \u2018\u201ccomplexe étudiant\u2019 et préfére s\u2019attaquer à des points isolés.Cette tendance est renforcée par des événements étrangers au monde de l\u2019Éducation: les lut- Va 100 100% C\u2019est pas encore ==] tes ouvrieres.assez?3% y \\ oz ce apes qe - Entrée à L'ÉLÉMENTAIRE dea oe.Vb ihe wat on ARE em ut i 0 ra Entrée au CEGEP D'URIVERSITE Diplômes J ~ orion St Ee than, LIA cata Me + et it ode Adi à DUE dati alibi.\u2018xem Vol.57, no«10, 13 novembre 1974 /7 De la colline universitaire Les patates sont collées dans le chaudron Lundi, le 4 novembre, un groupe d'étudiants militants et sympathisants du CAR (comité anti- -répression) a présenté une pétition anti- répression à l'Assemblée Universitaire, se déroulant dans un somptueux local de l'immeuble Principal.Cette pétition, faut-il le rappeller, a circulé sur le campus il y a quelques temps pour de mander la démission des chefs S.S.(Service de Sécurité), i.e.Gouin et Turgeon.Près de 3,200 signatures ont été recueillies et les membres du CAR ont essayé de remettre à l'administration ce message de dégoût des étudiants, travailleurs et professeurs de l'U de M.Comme l'administration s'est refusée à rencontrer les étudiants, ces derniers se virent dans l'obligation de se présenter devant l\u2019'Assembiée Universitaire pour remettre la pétition et fournir quelques explications aux 43 membres présents de cette assemblée au sujet de la répression sur le campus.Les étudiants ont pu constater jusqu'à quel point ~~ le président de I'Assemblée (le recteur Gaudry en personne) pouvait exercer un contrôle aussi important hon seulement sur l'intervention du représentant des étudiants mais aussi sur les interventions des membres attitrés de cette assemblée qui, men- tionnons-le, souhaite la \u201cparticipation des étudiants\u201d.En effet, dès que le représentant des étudiants eut prononcé quelques mots, le recteur de l'Université lui interdit (d'une façon radicale) de parler sous prétexte qu'il ne pouvait le faire que si I'Assemblée lui en donnait le droit par le vote d'une majorité à deux-tiers, règlement régi par le code Morin.Après une demi-heure ou plus de discussions inutiles auxquelles les étudiants ne pouvaient participer, on passa au vote dont le résultat fut de 26 pour que les étudiants puissent s'exprimer, 13 contre et 4 abstentions.La partie était gagnée, est-ce possible! Non, puisque selon le code Morin, la majorité doit être affirmative, les absten- tions compteraient donc pour la minorité.On comprend que la soi- disant participation des étudiants est un mythe qu'a construit l'Université pour dorer son image sans cesse ternie(frais de scolarité, bouncers, etc).De toute façon, la participation des étudiants à une telle assemblée ne servi- SEMAINE DU SKI AU MAGASIN SKIS ALPINS SKIS DE FOND RAQUE Du 18 au 22 Novembre.10 hres à 7 hres - VESTIAIRE DU 3ième étage ~ CENTRE COMMUNAUTAIRE - arr me ome eee 1 \u2014 Cin: mie LAN an sa 8/ Vol.57, no 10, 13 novembre 1974 UF ES Toa His Ld A Aa wd ra se rait qu'à jouer le jeu des administrateurs étant donné que cette assemblée n'a aucun pouvoir décisionnel.L'aspect théâtral a pour rôle de cacher l'origine des décisions concernant la gestion et l'orientation de l'Université ainsi que sa fonction.Ainsi, lorsque les étudiants essaient de débattre une question aussi importante que la répression sur le campus, le rôle du président d'assemblée est d'empêcher la diffusion de l'information à travers l'Assemblée, information qui péurrait' peut-être faire comprendre aux membres leur rôle de pantins et leur inutilité.L'attittude méprisante et répressive du président d'assemblée semble avoir impressionné les membres de celle-ci car l'un d\u2019entre eux (appelons-le M.Humpty Dumpty), dans le but évident de soutenir la lutte des étudiants contre la répression affirma que \u201csi les parents sont parois dérangés au salon par les enfants, c'est peut-être pour les avertir que les patates sont en train de coller au fond du chaudron\u201d Si la répression n'est pas toujours évidente à l'U.de M.le paternalisme, lui, est flagrant.Après une heure de conneries sur les règlements du code Morin, le droit de se faire entendre leur étant dénié, les étudiants se sont retirés avec la ferme intention de poursuivre la lutte contre la répression sous toute ses formes, à.I'U de M, comme ailleurs.Les évènements de ces dernières semaines ont prouvé que les étudiants ne se laissent plus intimider ni par la répression ni par l'attitude paternaliste de nos boss.La disparition des \u2018bouncers\u2019 du campus ne pourra être le résultat que de longs efforts de la part des étudiants et des travailleurs car l'U de M ne peut se passer de jardiniers-bouncers pour protéger ses champs de patates universitaires d'où doivent émerger les grosses légumes de la société québécoise de demain.L'incola > Soiréesltldu MAURER LES GRANDS BALLETS CANADIENS La compagnie qui eut tant de succès avec \"TOMMY\" présente UN SPECTACLE ÉBLOUISSANT JQUATRE TEMPÉRAMENTS LA LOTERIE TAM TI DELAM Hindemith/Balanchine Stravinsky/Macdonald/Barbeau Vigneault/Macdonald/Laplante les 14, 15, 16 novembre - 20h30 Billets: $3.50, $4, $5, $6, $7.La présente donne droit aux étudiants de l'Université de Montréal à un rabais de UN DOLLAR sur le prix des billets.Découpez cette annonce et présentez-là aux guichets de la Place des Arts.La carte d'identité étudiante sera requise à l'entrée.CL ST gy Le thé âtre solidaire Le théâtre solidaire cherche des gens pour élargir ses rangs, afin de mieux accomplir son travail et, ainsi, de pouvoir réaliser ses objectifs.Le T.S.est un groupe socialiste de théâtre et musique, qui présente des spectacles pour soutenir les luttes ouvrières et populaires.Le groupe, composé de travailleurs et de militants, est non- professionnel et indépendant.On a déjà présenté des spectacles pour le syndicat de Coléco, les travailleurs de Gypsum, le comité de solidarité aux luttes ouvrières, pour les groupes de St-Henri, pour les grévistes de l'Hôpital Notre-Dame et .plusieurs autres.Le T.S.a un répertoire de plusieurs sketches et chansons qui traitent de divers aspects de la lutte pour le socialisme au Québec tels l'Impérialisme Américain, la solidarité entre travailleurs et ménagères, la réponse des regroupements ouvriers et populaires face à la répression de l'Etat, ainsi que certaines luttes spécifiques contre le ca- pitalisnre.Finalemeat il faut noter qu'une partie importante des activités du groupe est la formation politique et théâtrale des membres.Donc, on invite tous ceux qui voudraient participer au travail, que ce soit dans le domaine théâtral ou musical ou © les deux, a nous rejoindre aux numéros suivants; Lorraine ou Marcel; 766-9271; Laser; 523- 2901 \u201cETUDIANTE DEMANDEE POUR FAIRE SOUPER ET LEGER TRAVAUX.FINS DE SEMAINE LIBRES.FAMILLE DE 5 ADULTES (2 parents et 3 étudiants d\u2019Université).FOYER À WESTMOUNT, ATMOSPHERE AGREABLE, GRANDE CHAMBRE PERSONNELLE.SALAIRE $30.00 SEMAINE.\u201d?ou plus exactement cherchons étudiante pauvre pour faire à manger pour étudiants riches P.S.La traduction est de Vol.57.D\u2019autres étudiants ont comme nous remarqué cette petite annonce pour le moins \u201c\u2018inqualifiable\u201d sur à peu près tous les babillards à travers l\u2019université.Certains ont même passé des commentaires notamment en qualifiant l'employeur d\u2019\u201cexploiteur\u201d\u2019.À surveiller d\u2019autres petites annonces \u2018\u201canodines\u2019\u201d\u2019 du même genre! Coton 46 une grève comme une autre WT i Mr, iF t } ' > ü 4 + er \\ er 1 g re TX +, or Re Je - J Par -.iE SE EE a oR C\u2019est le titre d\u2019une pièce de théâtre compo- Marque deposee es AS M Tt Coke.le vrai de vrai >) | sée et montée par une troupe de théâtre \u2018\u2018les Clandestins\u201d\u2019.Cette pièce, qui se situe dans le cadre du travail de soutien aux ouvriers des ENGRAID DU ST-LAURENT (en grève depuis 7 mois), fait le lien avec une grève qu\u2019il y a eu à la MONTREAL COTTONS (usine de textile) en '46 a Valleyfield.Comme le dit explicitement \u2018\u2018Le Clandestin\u201d\u2019 vol.1, no.1 (organe de la troupe Les Clandestins de Valleyfield) \u2018Plus nous cherchons, plus nous nous apercevons que c\u2019est du pareil au même.Quelle que soit l\u2019époque le travailleur a dû et doit se battre pour vivre.Lors de la grève du coton, les travailleurs se sont tenus debout et ontenregistré une victoire et aujourd\u2019hui les gars des Engrais ont décidé à leur tour de tenir leur bout et ils ne lâcheront pas.\u201d ; Soyons présents et nombreux aux premières représentations les \u2018 16 ét17 Novembre prochains à 20.30 hre à l\u2019Ecole Jésus-Marie à Valleyfield L - * Prix d'entrée: 250 | iF VGik 57, nogt0, 13 novembre 1974- /9 \u2018 La première fin de semaine de Novembre a été marquée \u2014 On s\u2019en sou- \u2018viendra sans doute -\u2014 par la grève générale des pompiers de la Ville de Montréal.Durant cette fin de semaine aussi, de nombreux incendies (dont on ignore la cause.) ont dévasté des blocs entiers de maisons dans le Centre- Sud et l'Est de la Ville, faisant perdre à plus de deux cent familles leurs logements.LE CONFLIT Le conflit entre les pompiers et la Ville remonte à Juillet 73 et s\u2019est depuis lors envenimé.Les principales revendications portent sur l\u2019augmentation des salaires à laquelle ces syndiqués ont droit.En 73, une sentence arbitrale, prononcée par le Juge Lance- lette fixe à 4.3% le taux maximum d\u2019augmentation des salaires.Or, les pompiers jugeant ce taux trop bas et la Ville ne voulant pas le dépasser, un représentant du Ministre du Travail et médiateur spécial est nommé: Yvon Dansereau.Celui-ci recommande à la Ville d'accorder un montant forfaitaire de $750 pour 74 afin de compenser la perte du pouvoir d\u2019achat due à la hausse du coût de la vie.Face à cette recommandation \u2014 qui bien qu\u2019endossée par Cournoyer lui- même a \u201cbrûlé\u2018 Dansereau et l'a forcé à se retirer - la Ville, après maintes hésitations aurait ensuite accepté le montant forfaitaire pour 74 seulement à condition que les pompiers négocient tout de suite les - RLES:ROMRIERS Ey L'E\"DROITJDE conventions pour 75.Quant aux syndiqués, cette condition est hors de question.Ils considèrent en effet que les $750 ne doivent pas être un montant forfaitaire pour 74, mais bien une augmentation de salaire et que les négociations pour 75 viendront ensuite.LES MOYENS DE PRESSION DES POMPIERS Les pompiers, depuis que le conflit dure, ont utilisé divers moyens de pression.ll y a d\u2019abord eu de nombreux véhicules de pompiers endommagés (on n\u2019a jamais su par qui.) ce qui _a entraine la fermeture de certaines casernes et la mise a pied temporaire 10/ Vol.57, no 10, 13 novembre 1974 gas nn 48 d'une cinquantaine de pompiers.Le 27 Octobre dernier, 415 pompiers se sont fait porter \u201cmalades\u201d, jours de maladie que la Ville refuse de payer d\u2019ailleurs.Deux pétitions ont aussi circulé dans les casernes de la Ville demandant d\u2019une part la démission du Directeur des Incendies M.René Plaisance et d\u2019autre part à M.Choquette de mener enquête sur les mesures de harcèlement de leur Etat- Major.Des manifestations ont eu lieu dans le quartier des affaires où les pompiers en habit \u201cdu dimanche\u201d ont défilé portant ballons et pancartes marquées du 4.3%.Mais, après ces mesures \u2018\u201c\u201clégales\u2019\u2019, les pompiers voyant les négociations bloquées ont décidé le 31 Octobre dernier de débrayer et de se rendre tous au centre Paul-Sauvé.A la suite de ce débrayage collectif (et dans le climat électoral qui régnait) plusieurs \u201ctêtes\u2019\u2019 se sont prononcées et ont exhorté les pompiers à retourner au travail: le R.C.M., Robert Burns autant que le président de l'Association des pompiers (A.P.M) M.L'abbé.Dans la soirée, l'assemblée générale a lancé à l'exécutif un ultimatum: obtenir du cabinet Bourassa lui-méme des propositions raisonnables avant minuit.L'ultimatum ayant été rejetté par Bourassa, la gréve éclate a minuit le 31 Octobre.Ce n'est que dans la nuit du samedi au dimanche 3 Novembre, qu\u2019un compromis, à la suite des discussions entre Bourassa, Cournoyer, Drapeau et l'Abbé, à fait renter les pompiers.LE DROIT DE GREVE, Durant cette fin de semaine, :beaucoup:ont prêté GREVE ES pa main forte aux \u2018\u201c\u2018sinistrés\u2019 autant les voisins que les ambulanciers de la Saint- Jean qui ont mis à la disposition des familles leurs camionnettes pour les déménagements.On a su aussi que l\u2019anti-émeute et les policiers étaient là.mais ils ne faisaient que maintenir l'ordre.Les camions des flics et les \u201cforces\u201d de l\u2019ordre auraient pour une fois pu servir à quelque chose d'utile.Quant aux sinistrés, ils se- ront dédommagés, c'est Drapeau qui l\u2019a dit.?La presse écrite et parlée comme à chaque fois que se produit une grève dans les secteurs publics et parapublics, a saisi cette occasion pour discréditer les grévistes, faire du \u2018\u201c\u2018pathos\u201d autour des \u2018\u2018pauvres citoyens qui paient toujours la note\u2019\u2019, jouant par là- même.le jeu patronal.En blâmant les pompiers pour leur non-intervention, les médias d\u2019information ont bien joué leur rôle: propager l\u2019idée selon laquelle le recours à la grève dans le secteur public est \u2018\u201cmoralement\u2019 odieux et qu\u2019il devrait être interdit.Le blâme revient plutôt au côté patronal qui, laissant traîner et pourrir les conflits pousse les syndiqués des secteurs publics et parapublics (et des secteurs essentiels) à prendre le recours de la grève.Pour les travailleurs, quels qu'ils soient, la grève est le seul moyen de pression efficace qu'ils peuvent utiliser, que la grève soit illégale ou pas.Jouer de la corde sensible, faire du tragique mielleux et sucré avec photos à l\u2019appui, alors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une lutte de travailleurs, c\u2019est jouer un jeu particulie- rement dégueulasse: celui , des boss.La grève est l\u2019arme des travailleurs et il suffit déjà de voir l\u2019empressement qu'ont l'état et les boss pour faire intervenir leur police ou des lois spéciales pour refuser de jouer ce jeu-là.Les travailleurs défendent leurs droits par la grève.Les boss et ceux qui les servent jouent du violon pour faire brailler le monde au lieu de règler les conflits.P.S.: On a su que des plans d'habitations sont prévus depuis un certain temps à l\u2019endroit où les incendies ont eu lieu.On s'en doutait et on verra bientôt s\u2019élever des beaux gros blocs appartements sur ces lieux \u201csinistrés\u201d.Vol 57 du Quartier Latin, no 10, 13 novembre 1974 - COORDINATION TECHNIQUE Elisabeth Pelletier COLLABORATEURS Danièle Bourassa Maryse Turcotte Roger Hobden Marie Pluteau Roch Breton Sylvain Meunier Pierre Paquette Ronald Cameron Annick Correk Ronald Bouvier Daniel Verdi _.Martine Jourde Onnig Beylerian Richard Lalonde Avec la participation spéciale de Joan Shields du Mc GILL DAILY Les nouveaux -collaborateurs et dessinateurs sont toujours bienvenus au Volume.Les réunions se tiennent le mercredi de chaque semaine à 17h.au C-6526 du Centre Social.La critique et discussion des articles tous les dimanches au même endroit à 14h.Dépot légal: Bibliothèque Nationale Composition \u2018et montage: D.S.C.Inc.Imprimé par: Imprimerie Payette et Simms. La mer se divise entre les deux grands requins A la troisième conférence sur les droits de la mer (de Juin à Août 1974) se sont opposés pour la première fois, au sujet de la limite des eaux territoriales et la juridiction de la zone internationale d\u2019une part, les grandes puissances maritimes et d\u2019autre part, les pays du Tiers Monde.Jusqu\u2019alors, la plupart des pays sous- développés, n\u2019étant pas encore indépendants, n\u2019avaient pu se faire entendre et les Etats-Unis et l\u2019URSS, depuis les première et deuxième conférences de 1958 et 1960, imposaient une zone d\u2019eaux territoriales (i.e.sous la souveraineté du pays riverain) d\u2019au plus douze milles et une zone internationale élargie (\u2018\u2018patrimoine de l\u2019humanité\u2019\u2019) ouverte en toute liberté à la navigation, la pèche, l\u2019exploitation économique et aux installations militaires.On ne peut comprendre l'opposition des pays sous-développés qu\u2019en voyant le pourquoi de cette politique des grandes puissances impérialistes en ce qui concerne les matières premières, la pêche, et la stratégie militaire Les matières premières.La mer, depuis vingt-cinq ans, a acqui, en plus de son rôle traditionnel de communication, un nouvel intérêt celui d'être un réservoir de richesses naturelles considérables.Cet intérêt n\u2019a fait que croître avec les problèmes de coût et d\u2019indépendance d\u2019approvisionnement en matières premières que connaissent de plus en plus les pays industrialisés.Si on considère que le pétrole sous- marin représentait 18% de la production pétrolière mondiale en 1974 et en représentera 30% en 1980, que la mer recèle plus de 1600 milliards de tonnes de cuivre, nickel, cobalt, etc, 4 milliards de tonnes d\u2019uranium, 10 millions de tonnes d\u2019or, sans compter le sable et les graviers en demande croissante, il y a de quoi faire rèver les pays assez développés technologiquement pour en profiter pleinement.URSS Mais, petit problème, ces ressources sont situées en grande partie sur les plateaux continentaux immergés près des cé- tes des pays riverains, donc d\u2019autant plus dans leur zono d\u2019eaux territoriales que celle-ci est large.Probleme vite réglé par les Etats-Unis et l\u2019URSS jusqu\u2019en 1974, par les fameux accords \u2018imposés\u2019\u2019 de 1958, prônant la grande \u2018liberté de Ja haute mer\u2019\u2019.Que signifie cette grande liberté d\u2019exploitation pour des pays qui n\u2019en ont pas les moyens technologiques?En réalité, ce charitable principe, cher au capitalisme, a servi de prétexte à un pillage systématique des zones les plus proches des zones riveraines par les grandes puissances impérialiste et socio-impérialiste.Or les fonds sous-marins sont le prolongement naturel du territoire des pays riverains et leurs ressources naturelles font légitimement partie des ressources de ces pays.De plus, défendre leurs limites d\u2019eaux territoriales c\u2019est défendre des ressources nécessaires à la promotion et à la protection de leur développement économique.C\u2019est pourquoi, à cette troisième conférence, plus de 80 pays sur les 130 présents ont appuyé la \u2018revendication d\u2019une zone économique de 200 milles sur laquelle l\u2019état riverain exercerait une juridiction fonctionnelle préservant cependant le droit de naviguation libre pour le commerce.La zone internationale serait alors mise sous la tutelle d\u2019une autorité internationale chargée d'exploiter directement les matières premières des fonds marins, au grand mécontentement des grandes puissances qui souhaitaient une structure \u2018\u2018plus souple\u2019\u2019 ne nuisant pas à \u201c\u2018l\u2019efficacité économique\u2019\u2019 de chaque pays.Ces deux revendications permettent aussi aux pays sous- développés de combler les effets de leur inégalité technologique par rapport aux pays industrialisés.Les droits de pêche.Quand on regarde le marché mondial du poisson, on s\u2019aperçoit que ce sont des pays comme les Etats-Unis ou le Canada qui ont le pourcentage le plus élevé à la fois pour les prises et les bénéfices.Or, où sont faites ces prises?Pour la plupart, près des côtes des pays riverains.Par exemple, l\u2019URSS fait 86% de ses prises pres de zones co- tières étrangères comme celle du Sénégal.Quant aux Etats- Unis ils envoient même leurs superchalutiers dans les eaux territoriales du Pérou et de l\u2019Équateur; ceux-ci, pour la première fois en 1952, capture- rent ces chalutiers et impose- rent une amende.On voit donc l\u2019avantage d\u2019une zone d\u2019eaux territoriales restreinte pour les pays impérialistes et social- impérialiste: la possibilité d\u2019exploiter encore davantage les ressources naturelles appartenant géographiquement aux pays riverains.Le probleme est d\u2019autant plus aigu que ces derniers doivent à la pêche et aux industries qui lui sont liées le gros de leur balance économique.Par exemple, l\u2019Islande, le Congo et le Japon doivent respectivement 80%, 72%, 58% de leurs devises étrangères à l\u2019exportation de leurs prises.Les pays du Tiers-Monde ont donc réclamé le droit de se réserver, chaque année, dans les zones de hautes mers contiguês à leurs mers territoriales une part des poissons que leurs chalutiers auront pu pêcher.Face à ces besoins, la seule argumentation présentée par les Etats- Unis et l\u2019URSS pour camoufler leurs véritables intérêts de profits, fut cette déclaration d\u2019une générosité simpliste: \u2018\u2018Les poissons ne connaissent pas de frontieres™.La stratégie militaire.Ce qui toucha de plus pres encore les pays impérialistes et social-impérialiste fut, sans nul doute, la question de la militarisation des océans.En effet, la mer détient au point de vue stratégique un avantage important sur l\u2019espace: celui de la dissimulation.Cet avantage est capital, par exemple, pour la non-détection de missiles placés près des côtes de \u2018\u201cl\u2019ennemi potentiel*°.: Jusqu\u2019en 1967, les précédents accords de 1958 laissaient toute liberté à l\u2019établissement d\u2019installations militaires sur les fonds marins de la zone internationale.Ce n\u2019est qu\u2019en 1967 que les pays sous-développés, devenus indépendants, purent alarmer le monde du danger de la militarisation croissante des océans qui ne profitait qu\u2019aux pays puissants, pour les espionner et (es dominer.Semblant céder en 1969, le bloc Etats-Unis -URSS imposa en 1970 son plan dit de \u2018démilitarisation\u2019\u2019 de la zone internationale qui ne limite en fait que les armes de destruction massive (bactériologiques, radiologiques) et non les installations et bâtiments\\militaires, ceci sous un contrôle de \u2018\u2018coopération\u2019\u2019 de \u201c\u2018consultation\u2019\u2019 et de \u201cbonne volonté\u201d\u2019.En 1974, les pays du Tiers- Monde ont, de nouveau, exigé une démilitarisation totale et sous contrôle international strict, et dénoncé ce que cache le beau principe de liberté de naviguation et d\u2019exploration proné par l\u2019URSS: le contrôle\u2019 stratégique des océans.Quand l\u2019URSS accuse les États-Unis d'atteinte à la liberté lorsque ceux-ci équipent Diego Garcia (une île stratégi- qué dans l\u2019océan Indien).de nouveau matériel militaire na- valet aérien, ce n\u2019est en fait que parce que cela menace directement son contrôle de l\u2019océan Indien que sillonnnent en tout.30 à 40 navires de sa flotte.Quand L\u2019Egypte parla de réouvrir le Canal de Suez (début 1974) il n\u2019y eut pas plus courtoise à son égard que l\u2019URSS car la réouverture de ce canal raccourcissait le trajet de sa flotte de la Mer Noire à l\u2019océan Indien ct lui permettait ainsi une présence militaire accrue et plus rapide.La question des détroits fut d\u2019ailleurs le point le plus épineux de la conférence, car depuis les accords \u2018\u2018imposés\u201d\u2019 de 1958, la liberté totale était lais- séc aux navires de tous genres pour franchir les détroits, bien que ceux-ci soient situés en zones d\u2019eaux territoriales.La volonté des pays du Tiers-Monde de placer les détroits sous la même juridiction que le reste de leurs eaux territoriales, pour protéger leur souveraineté politique contre l\u2019espionnage des superpuissances, atteint celles-ci au coeur même de leur stratégie car, mis à part les bateaux commerciaux qui auront libre passage, tous les navires militaires devront demander une autorisation de passage en s\u2019identifiant et les sous-marins devront faire surface: finie la politique de secret militaire si chère aux impérialistes et social-impérialiste.Les pays du Tiers-Monde, en s\u2019opposant au bloc U.S.A.\u2018U.R.S.S.ont fait davantage qu\u2019alimenter un débat philosophique sur \u2018\u2018la tension dialectique entre l\u2019appropriation nationale et l\u2019appropriation internationale\u2019\u2019.Ils ont dénoncé ce que cache le noble principe de la \u2018\u2018liberté de la haute mer\u2019: le pillage de leurs ressources naturelles, la fausse démilitarisation des océans.Ils ont réclamé un code des droits de ta mer non plus basé sur une vieille pratique colonialiste mais sur le respect des petits pays., Vol: 57, nor10,413 novembre -1974 /11 - .ve 13 novembre 1973: le Dr «Henri Morgentaler est acquitté de l\u2019accusation d\u2019avoir pratiqué plusieurs avortements \u201c\u2018illégaux\u201d, par un jury composé de 11 hommes et une femme.Ce jugement a été renversé en cour d\u2019appel le 25 avril 1974.Cette cause est maintenant devant la Cour Suprême du Canada.Depuis quelques années le nombre d\u2019avortements \u201c\u2018thérapeutiques\u2019\u2019 croit de façon continue au Québec.En 1970: 580 avortements dits thérapeutiques i.e.provoqués lorsque, selon la loi canadienne, \u2018\u2018la continuation de la grossesse .met ou mettrait probablement en danger la vie ou la santé de la mere\u201d.(1) En 1971, 1903 avortements thérapeutiques étaient pratiqués et 2919 en 1972.Malheureusement, les comités de l\u2019avortement thérapeutique formés d\u2019au muins trois membres qui sont tous des médecins, nommés par le conseil de l\u2019hôpital, semblent \u2018interpréter de façon restrictive l\u2019article 251, paragraphe 4c du Code criminel.Les hôpitaux francophones surtout n\u2019accepteraient l\u2019avortement que pour des raisons médicales évidentes et pour des raisons sociales ex- trémement sévères (une fille de 12 ans enceinte, etc).D\u2019après Statistiques Canada, pour les 6 premiers mois de 1972, on relève 18,817 avortements thérapeutiques prati- ; qués au Canada, dont 1,386 1 + :- seulement pratiqués au Québec.Mème au Québec, les ho- pitaux anglophones sont plus .libéraux quant à la politique d\u2019avortements thérapeutiques ; que les hôpitaux francophones.\u20183 Les chiffres pour l\u2019année 1972 ;: furent: 1+ Jewish General.548 \" Catherine Booth.Montreal General.1078 710 avec à l\u2019avant-garde des hôpi- * taux francophones: - Notre-Dame .\u2026.\u2026.8 Maisonneuve .\u2026.29 Pour dire mieux, les institutions hospitalières québécoises ne répondent pas aux besoins de leur clientèle.Le Champlain Valley Physicians Hospital de Plattsburgh reçoit à lui seul - plus de québécoises pour l\u2019avortement que les 200 hôpitaux çanadiens-français réunis.(2) Selon deux journaux : montréalais (La Presse et le : Journal de Montréal) environ : 85 femmes par fin de semaine = iraient se faire avorter à New- « York pour le prix de $110, ceci sm les honoraires du PTS VISE kr ESET EL 12/ Val.57, no+10; 13 novembre+i974 Le 8e médecin, déboursés auxquels il faut ajouter le coût du transport par autobus ou automobile.A Montréal, le Centre des femmes tente d\u2019aider ces femmes méprisées par le législateur canadien.Le Centre vient de mettre sur pied un Comité de lutte pour l\u2019avortement et la contraception libres et gratuits.Les motifs invoqués pour supprimer toute mention de l\u2019avortement dans le code pénal sont que: a) De toutes façons, le nombre d\u2019avortements clandestins est considérable.En 1970, entre 100,000 et 150,000 avortements clandestins auraient été pratiqués au Canada.b) De ce nombre, 15% ou 25% auraient entraîné de sérieux troubles post-opératoires (mortalité importante).c) Le problème de l\u2019avortement est intimement lié à la séparation de la société en deux classes, une étant défavorisée, l\u2019autre étant, bien entendu, favorisée.L\u2019avortement n\u2019est pas et n\u2019a jamais été un problème pour la classe bourgeoise; la fonction sociale chez les bourgeois n\u2019étant pas de se reproduire en quantité toujours plus importante comme c\u2019est le cas dans la classe ouvrière.Ainsi, la société met en action des moyens A pour faciliter l\u2019acces à l\u2019avortement dans la classe bourgeoise (argent, proximité du monde médical, information et surtout éducation) et en interdire l\u2019accès dans la classe ouvrière (prix exorbitants, éloignement des médecins, absence d\u2019information et surtout le tabou socio-culturel engendrant la peur et le sentiment de culpabilité).Les membres du Centre des femmes connaissent l\u2019attitude de certains membres de la société à l\u2019égard de l\u2019avortement.Par exemple, l\u2019Église catholique.Cette protectrice du \u201c\u201cdroit à la vie\u201d a pourtant pris bien du temps à admettre que les femmes ont une âme.Par ailleurs, elle a admis que le foetus avait une âme, en d\u2019autres termes elle a-interdit l\u2019avortement, à partir de 1869, à une époque où les patrons avaient besoin de travailleurs et l\u2019État de chair à canon pour ses guerres impérialistes.De plus, rappelons-nous Pie XII bénissant Hitler et Franco en 1939, et le cardinal Spellman bénissant des avions chargés de bombes en partance pour le Viet-Nam.(3) Ou encore l\u2019État.Selon M.P.E: Trudeau, \u2018\u2018Je foetus appartient à la société\u201d.Cependant, il semble qu\u2019à sa naissance, l\u2019enfant n\u2019appartienne qu\u2019à sa mère puisqu\u2019on refuse de subventionner les garderies populaires, laissant ainsi à la femme seule l\u2019obligation de veiller au soutien et- à l\u2019éducation de celui-ci.À ces deux oppositions devant l\u2019avortement libre et gra- \u201d tuit, les membres du Centre des femmes répondent que les premières concernées par ce problème sont les femmes et qu\u2019il leur appartient de se prononcer à ce sujet.ce propos, on peut rappeler que le droit à l\u2019avortement a été reconnu par la Cour suprême des États- Unis.Celle-ci, après deux mois de délibération, a laissé à la femme intéressée et à son médecin la responsabilité de décider d\u2019une éventuelle interruption de la grossesse pendant les six premiers mois.En annon- - çant ces mesures, le juge Harry Blackmun a souligné que la Cour voulait ainsi \u2018\u2018respecter le principe de la vie privée des femmes\u2019\u2019.Il a ajouté que l\u2019avortement est maintenant moins dangereux que l\u2019accouchement.Enfin et surtout, il a .déclaré que les juges avaient rejeté la thèse des adversaires de - cette opération qui considé- _raient le foetus comme un indi-.- \u2014 vidu qui selon les termes de Ia constitution, devrait bénéficier de la protection de I\u2019Etat: \u201cIl ne nous appartient pas de résoudre la difficile question de savoir quand commence la vie, a-t-il dit.Alors que les spécialistes de la médecine, de la philosophie et de la théologie sont incapables d\u2019arriver a un consensus, ce n\u2019est pas au pouvoir judiciaire de spéculer sur la réponse qu\u2019il convient de donner.\u201d\u2019 (4) Cette question est .d\u2019ailleurs en partie réglée par la liberté laissée aux États d\u2019interdire l\u2019avortement après le sixième mois de la grossesse, moment où la médecine consi- \u2026 dère que le foetus devient viable, et surtout que l\u2019avorte- *- ment devient dangereux.Cependant, il est certain que - l\u2019avortement demeure un recours exceptionnel.Les mécanismes à établir afin d\u2019éviter : pareille solution sont de rensei- : gner les gens au sujet des \u2018 moyens contraceptifs.C\u2019est .dans ce but que des cours sont : \u201cofferts au Centre des femmes.Pendant ces cours, les femmes peuvent à partir de leur cas personnel étudier les divers moyens contraceptifs; le processus de la grossesse et de l\u2019accouchement, ainsi que les conditions de vie réservées à la femme dans notre monde contemporain.Ce travail entrepris par le Centre des femmes est d\u2019une grande importance en regard du fait que les moyens contraceptifs et l\u2019avortement forment un bloc social indiscociable.En effet, plus nous nous dirigeons vers les classes les plus défavorisées, plus l\u2019avortement devient une solution difficile voire impossible et moins les moyens contraceptifs sont utilisés, d\u2019où le nombre de fille-mères beau- : coup plus important dans les classes défavorisées et dans un même rapport, un plus grand nombre de cas d\u2019altération de la santé pour avortement clandestin.~ 1.Code criminel, article 251, 4c: .2.Ces renseignements sont tirés d\u2019un Dossier sur l\u2019avortement rédigé par le Conseil des Affaires sociales et de la Famille publié par l\u2019Éditeur officiel du Québec.3.cf.Journal Québécoises de- boutte! Vol.1.no.7, juillet- août 1973.4.Dossier sur -d\u2019ayortement, op.cit.P.41.SIE, TER CEE A SOE I As A OE ARE mr we mr FEAT el 04 SE \u20ac © ."]
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