Vol. ..., 25 janvier 1972, mardi 25 janvier 1972
[" LE GRIEF COLLECTIF AU S.E.U.M.Le conflit entre le S.EU.M.(Syndicat des employés de l'U.de M., local 1244 S.C.F.P.) et l'administration de l\u2019Université de Montréal ne s\u2019est pas terminé avec la grève.L\u2019un des enjeux majeurs de la lutte, les clauses salariales, n\u2019est toujours pas acquis.Quelques semaines après la rentrée, les employés ont eu la surprise de constater, en recevant leur premier chèque de paye, que celui-ci n\u2019était pas aussi élevé qu\u2019on s\u2019y attendait.Il y a mésentente entre le S.E.U.M.et l\u2019administration sur une des clauses de la nouvelle convention collective: le mécanisme d'intégration des employés à lu nouvelle échelle salariale.Mésentente sur quelques lignes de lu convention mais mésentente qui touche quelque 600 employés et implique une somme se situant entre $120,000 et $140,000 ($525,000: augmentation totale et prévue de la masse salariale).Cette mésentente signifie pratiquement que pour un grand nombre d'employés, l'augmentation de salaire, acquise après quatre semaines de grève, ne dépasse pas l\u2019augmentation annuelle normale.Le syndicat a décidé de mener la bataille en utilisant les En philo, un petit remise en question société capitaliste.structuré.À suivre.PERSPECTIVES D'ACTION EN PHILO groupe d'action après la longue interruption des examens.Il totale de Dans cet élan, il dira comment il voit un nouveau type de formation philosophique.Avant d'en dire plus, il préfère attendre d\u2019avoir quelque chose de bien reprend le travail, prépare une sein de la l'Université au COMITE LARGE EN HISTOIRE Le comité \u201clarge\u201d s'est réuni régulièrement Le comité \u201clarge\u201d s'est réuni régulièrement jusqu'au mi- lleu décembre, au rythme de deux fois la semaine.On a continué l'étude du contenu des cours et on a réalisé une enquête auprès des étudiants de première année.Cette enquête, en autres choses, permettra de connaître l'appréciation que les étudiants font des cours.Les examens ont ralenti le rythme de travail.Une assemblée générale doit avoir lieu incessament.annonces / 2, 6 arts-spectacles / 8 votre médecin / 7 naissances / 4 éditorial / 4, 5 mot-mystères / 3 les courses / 3 Météo: nuageux avec périodes ensoleillées, froid persistant Min.150 Max, 200 0 Détails - page 6 a cL COGESTION EN ETUDES FRANCAISES Au débuc décembre 1971, les étudiants du département d'études françaises, réunis en assemblée générale, ont élus six représentants au Comité conjoint du département.Ce comité regroupe, également, trois professeurs et le directeur du département.Il faut noter, aussi, qu'un tel contité existait l\u2019an dernier.Le comité conjoint, s'est réuni une première fois en décembre.Il adopta le programme de cours pour l\u2019année académique 1972-73, Le programme avait été conçu par l'équipe des professeurs.Une deuxième rencontre doit avoir lieu dans la semaine du 15 janvier 72, mais au moment où nous mettons sous presse il est impossible de faire un compte rendu de cette réunion.On doit faire l'étude d'un rapport sur la participation des étudiants à l\u2019assemblée départementale.Ce document fut préparé l'an dernier, par le comité conjoint.CONVENTIONS COLLECTIVES À S-C, P.3 mécanismes légaux, lu présentation d'un grief collectif.Ce grief est actucllement en arbitrage, l'audition de la cause aura lieu le 9 février et l'arbitre devrait rendre su sentence quelques semaines plus tard.L'arbitre choisi, après entente entre les parties, est Louis-Marie Tremblay, professeur à l'Université Laval et spécialiste des conflits ouvriers-patrons.Le S.E.U.Ma consulté neuf aviseurs légaux (cinq du S.C.F.P.et quatre de l\u2019extérieur) et tous sont unanimes à donner raison au syndicat.L'université n'aurait tout simplement pas respecté son contrat de travail.La plus petite galette bimensuelle d'Amérique.Ce grief, selon l'interprétu- tion du syndicat, dépasse les cadres de l'Université de Montréal.ll semble, que la convention une fois signée, l'administration se soit rendue compte des implications de cette clause, En fait, si Ja sentence de Darbitre favorise la partie syndicale, cela signifie que les employés défonceront les normes de la politique salariale du gouvernement.Ce précédent créé il peut impliquer que le gouvernement aura à verser un surplus de 5 à 8 millions sur ses prévisions lors des prochaines négociations dans le secteur public et para-public.Montréal, mardi 25 janvier 1971, 54ième année, 8 pages, 1 cahier.D'autre part, il demeure que les termes de la clause en question sont ambigues, impossibles à juger pour un simple profane.Purmi les employés l'atmosphère est peu enthousiaste, beaucoup de dé- ceplions, amères el agressives chez les uns, apathiques chez les autres.En fait, on attend sans trop croire à une victoire.Cette situation risque de créer des tensions à l'intérieur du syndicat, si tel est le cas l'administration a joué une carte joker.Mais qu\u2019on ne se méprenne pas, la partie n'est pas terminée, DERNIERE EDITION SNEUM ; négociations bloquées Rien ne va plus dans les négociations entre l'Université et le Syndicat national des employés de l\u2019Université de Montréal (SNEUM), affilié a la CSN et regroupant les employés du Centre Social et ceux des bibliothèques.Le syndicat a demandé la conciliation, et celle-ci prend effet à partir de la fin décembre 1971 pour se terminer à la fin de février (lorsqu'une convention collective a déjà été signée, la conciliation est de 60 jours).Qu'est-ce qui ne va pas dans les négociations?Il y a d\u2019abord la question (très importante, par les temps qui courent) de la sécurité d'emploi.Alors que le local 1244 du SCFP a obtenu, après sa grève du mois d'octobre, la sécurité d'emploi au bout d\u2019un an, l\u2019Université refuse d'accorder cet avantage à une autre catégorie de ses employés.Et de un! Il y a la question des vacances.Selon la convention collective en vigueur, il faut attendre 10 ans pour avoir droit à un mois de vacances.Considérant que la longueur des vacances n\u2019est pas une question d\u2019un gallon de plus ou de moins, les employés réclament un mois pour tout le monde, puisque tout le monde est à peu près également fatigué au bout d\u2019un an de travail.Comme l'Université est assez coriace, on comprend qu'elle ait refusé ce point.Et de deux! De plus, l'Université n\u2019a pas encore remis de contre-propositions salariales.Dans de telles conditions, on comprend que la négociation ait des difficultés à se poursuivre.Et de trois! Mais la question des salaires est liée à la question de la définition des postes.Depuis: la signature de la dernière convention collective, des transformations importantes sont survenues dans l\u2019organisation du travail, notamment dans le secteur des bibliothèques.Ainsi, une personne ayant six subordonnés n\u2019aurait plus droit d'être représentée par le syndicat, aux termes de l'actuelle convention, et serait considérée comme cadre, même sil n\u2019en est rien en pratique.On comprend que l'Université soit tatillonne sur ce point, puisqu'il a des implications salariales évidentes.Toutefois, cette question est formellement en dehors des cadres de la convention, ect le syndicat serait prêt à poursuivre des discussions avec l\u2019administration à ce sujet.Mais l\u2019administration ne veut pas en entendre parler.Elle sait que le conciliateur va demander aux parties: de se débrouiller entre elles sur ce point, et elle voudrait faire traîner les choses jusqu\u2019en juin.Pourquoi jusqu\u2019en juin?Parce qu'à partir de ce mo- ment-là, les négociations vont se faire entre l\u2019ensemble des syndicats représentant les employés d\u2019universités et le gouvernement.Ne voulant pas prendre ses responsabilités, l\u2019Université refile la question au Ministère.: Dans son numéro du 14 janvier 1972, Forum en tant que rapporteur-officiel de l'U de M a publié, dans le genre Carrières et Professions du Devoir, une demande \u2018\u201cd\u2019étudiants\u201d\u201d.L'U de M demande én effet les services de 3 étudiants (et pour plus \u2018\u201cd\u2019objectivité\u201d un du ler cycle, Les niaiseries de forum un du 2e cycle et un du 3e cycle) afin de siéger, dans le plus pur style de cogestion, donc à titre consultatif seulement, avec 3 professeurs et le représentant du recteur sur un comité chargé d\u2019étudier tous les aspects de la réglementation de la discipline universitaire s\u2019appliquant au personnel enseignant (chercheurs inclus) et aux étudiants.Aussi l\u2019U de M demande les services de 2 \u2018étudiants de recherche\u201d pour siéger avec \u2018le vice- recteur à la recherche, le président de la sous-commission des grades supérieurs, 6 professeurs de carrière, le di- SUITE P.2 Marque deposee Coke.le vrai de vrai 2 / VOL 54, NO 8, 25 JANVIER 1972 VERMONT JAY - PEAK Chalet pour groupes 15-20 personnes 678-5633 suite de la p.1 recteur du service de la recherche à titre de membre observateur\u201d, de siéger donc sur un comité chargé d'étudier tous les aspects relatifs à la recherche (planification, coordination du développement de la recherche, répartition du budget de recherche non-sub- ventionnée, etc.), Ces 2 comités sont subordonnés à l'Assemblée Universitaire.Décidément l'U de M depuis 1968 ne manque pas une occasion de stimuler ou de favoriser la participation des étudiants à la vie universitaire.D'une part, ça cautionne ses décisions en ce sens que l\u2019université a tenu compte de l\u2019avis des étudiants; d'autre part, ça permet aux étudiants qui siègent sur ces comités de préparer leur ascension vertigineuse vers les hautes sphères administratives et a- cudémiques de l'université.Vol.54 toujours prêt à démystifier les tentatives hautement récupératrices de l\u2019université propose donc aux étudiants à qui cette annonce est adressée: - de s'abstenir dans le cas où ils ont autre chose à faire de plus intéressant - de soumettre leur candidature dans le cas où ils auraient envie d'avoir du fun.Claude Martin, de l'équipe de Vol.54, et Jean-Marie Du- mont de Sigma (qui ont lous deux siégé à la Commission des Services aux étudiants, autre organisme de consultation) vous donneront des trucs pour avoir encore plus de fun aux réunions de ces comités.Vous pouvez rejoindre Claude Martin à 733-5393 et J.-M.Dumont à 739-1341.du Soirées || du Maurier Les Grands Ballets Canadiens PRÉSENTE Hommage à STRAVINSKY 4-5-6 Février à 20h30 TROIS BALLETS SUR MUSIQUE DU GRAND COMPOSITEUR IGOR STRAVINSKY JEU DE CARTES chorégraphie: BRIAN MACDONALD SYMPHONIE DE PSAUMES chorégraphie: FERNAND NAULT L'OISEAU DE FEU chorégraphie: MAURICE BÉJART BILLETS : En vente dès maintenant à la Place des Arts, 5415 chemin Reine Marie et Montreal Trust, Place Ville Marie à: $2.00-$3.00-$4.00-$5.00-56.00 ETUDIANTS % prix pour étudiants et enfants surles billets de $5.00 et $6.00.OFFRE VALABLE jusqu'au 29 janvier inclus.P.S.Les détenteurs de billets à demi-prix devront présenter leur carte d'étudiant à l\u2018entrée lors du spectacle.D- M Seal} oo Optométriste - spécialiste de la vue e Examen de la vue e Verres de contact e Lunettes médicales 374 ouest, Sainte-Catherine 861-3761 NUMERO 8 25 JANVIER L\u2019EQUIPE SERGE ROY RAYMONDX CLAUDE MARTIN NICOLE LACELLE HELENE OSTIGUY CELINE LAMONTAGNE GUY SARRAZIN Correspondance: a/s de la REDACTION (Centre social) Local 5517, 733-5393 2332 Edouard-Montpetit Publié par Service-Campus Publicité: M.Georges Lefèbvre Local 5527, 733-5393 Lithographié par Journal Ottset Inc.8) 254 Benjamin-Hudon, Ville St-Laurent 07 1}! Réunions: Le comité de contrôle, composé de représentants des différents mouvements populaires sur le Campus, ainsi que des étudiants intéressés se réunit chaque jeudi au B-2419 du Centre Social.Téléphoner pour plus de détails. CONVENTIONS COLLECTIVES ACCEPTEES A L\u2019UNANIMITE Les employés de Service-Campus ont signé en décembre dernier leur première convention collective.On se souvient, peut-être, qu'à l'occasion de l'assemblée générale de Service-Campus en mars dernier, certaines personnes souhaitaient que le conseil d'administration revise sa politique salariale et établisse une échelle de salaires plus équitable.La revision de la politique salariale s'intégrait parfaitement dans l'ensemble de la réévaluation des orientations et des priorités de À L'EXAMEN DES PROFESSEURS : UN SYNDICAT GÉNÉRAL C\u2019est sous le signe de l\u2019inquiétude des uns et de la prudence des autres (comme dirait Jean-Mare Poliquin) qui se tenait, avant Noël, une assemblée générale des professeurs de l\u2019UdeM en vue de leur syndicalisation prochaine.Convoquée par le Comité conjoint APUM-SPUM mis sur pied le printemps dernier pour préparer un syndicat général, l\u2019Assemblée, regroupant quelques deux cent professeurs de toutes les facultés, avait pour objet principal la discussion ouverte sur la constitution d\u2019un syndicat des professeurs et l\u2019é\u2018\u201d lection d\u2019un comité d\u2019organisation.Un panel composé de MM.Beugnot de Lettres, Brody de Relations industrielles, Pagé de Biologie et Rocher de Sociologie a tenté de faire ressortir les problèmes les plus importants qu\u2019aurait à affronter un syndicat général: la centralisation \u2018\u2019excessive\u201d du gouvernement québécois face aux universités, la non-participation des professeurs aux décisions capitales de l'UdeM, les conditions de travail à la recherche et à l\u2019enseignement, les politiques de promotion et l\u2019échelle des salaires.L\u2019Assemblée a aussi soulevé la question de l\u2019affiliation de son syndicat et de la règlementa- tion du travail des professeurs, voyant planer le spectre de l\u201d\u201cassimilation\u201d à une grande centrale syndicale et le cauchemar du punch-clock.Toujours est-il que l'agenda de janvier-février (recrutement, remaniement du projet de statuts, mise sur pied des section locales, élaboration des programmes) a été adopté et un comité d\u2019organisation \u2018\u201cmultidisciplinaire\u201d élu.Au moment d'aller sous presse, plus de 300 cartes sur une possibilité de 1,000 étaient signées et l\u2019organisation allait bon train.Des questions fondamentales restent en suspens le syndicat y reviendra, VOL 54 aussi.Maison meublée - 4 pièces - chauffage compris - $100 par mois, libre 1er avril - heure de Montréal lac privé - situé à St-Félix de Valois près de Joliette autoroute de Trois-Riviè- res.Service-Campus, réévaluation amorçée au Pième semestre l'an dernier.Paral- lélement à cette tendance les employés s'organisaient en syndicat.Les premières séances de négociations eurent lieu l'été dernier.Les employés se sont regroupé au sein de deux unités syndicales.Les employés du Café-Campus (exception des employés à la cuisine) forment le local 120 de l'Union des employés de cabarets, tavernes et restaurants licenciés.Ce syndicat, quoique bien connu par ailleurs, se manifeste peu dans le débat politique au Québec.Cette union est une section ré gionale d'un syndicat américain.M.Don Salcito, secrétaire-trésorier de la section régionale, est secrétaire-trésorier de chacune des unités locales, alors que M.Marcel Longpré, Ex-membre de la police provinciale portier au Cate exerce la présidence locale.Les autres employés se regroupent au local 1345 du Syndicat Canadien de la Fonction Publique (F.T.Q.), Un patron, Service-Campus, une cin- ÿ quantaine d'employés, deux unités syndicales, deux conventions collectives fort différentes.La convention de l'Union (local 120) est un peu bizarre! || semble pourtant que ce soit la meilleure convention collective du Québec dans le milieu.Dans la convention on ne fait aucunement mention de sécurité d'emploi, de fonds de pension, d'assurance groupe, entre autres points.Service-Campus offre cependant une as- surance-groupe.Au chapitre de l'ancienneté, on retrouve des expressions telles que: \u2018Dans le cas de promotion d'avancement d'employés, l'adresse, l\u2019habileté, le mérite et l'efficacité de l'employé sera le facteur déterminant; ceux-ci étant égaux, l'ancienneté dans le département ou le groupe visé sera le facteur déterminant\u201d (Article XXX) Heureux patrons! Les autres parties de la convention sont assez standard.Les mésententes et conflits sont réglés par la procédure des griefs et peuvent être entendus en arbitrage.Les vacances sont de deux semaines après un an de service, trois semaines après deux ans et de un mois après huit ans de service.Question salaire, les gains ne sont pas extraordinaires.Service-Campus a maintenu le pourboire.Un garçon de table de soir est payé $1.35 durant la première année de l'actuelle convention, $1.40 la deuxième année et $1.45 la troisième année.C'est le plus bas salaire.Le salaire des caissiers et des portiers dépassent sensiblement ce taux ($3.55, $3.75, et $3.75, et $3.95: salaire-horaire d'un portier.Le contrôleur de salle et le garçon de table ont droit à des primes.Le temps supplémentaire est rénuméré: temps et demi, les journées de congés, temps double.Cette convention couvre la période allait du 23 juin 1971 au 22 juin 1972.Tous les bénifices marginaux et augmentations de salaire sont rétroactifs.Le local 1345, est affilié au très vaste Syndicat Canadien de la Fonction publique.|| est évident, que les négociations de ce local n'ont aucun impact pour les futures négociations du secteur public et para-public, ni méme dans tout autre négociations des travailleurs à l'Université de Montréal.C'est dommage puisque la convention présente des aspects interes- sants particulièrement au plan des clauses salariales et de la sécurité d'emploi.Le contrat de travail va du 1er octobre \u201870 au 31 décembre \u201872.Les augmentations de salaires sont réparties sur trois périodes: 1er octobre '70 au 30 septembre \u201871, 1er octobre \u201871 au 31 décembre \u201871, Ter janvier \u201872 au 31 décembre \u201872.La plus grande partie des augmentations est accordée durant la première période.On a diminué les écarts entre les différents salaires pour l'ensemble des employés et on a fait disparaître les marges existant, dans certains cas, pour une mé- me catégorie d'employés.(Deux secrétaires engagées au même service: l\u2019une avait un salaire de $80., l'autre de $90.) Dans l'ancienne échelle, les salaires se situaient entre $55.et $132.50 alors qu'actuellement, l'écart est de $55.($93.au laveur de vaisselle et $148.au mécanicien \u201cA\") Les préposés aux distributrices gagnent $128.la semaine, les secrétaires $103., le cuisinier $128.La masse salariale subit une augmentation de 22.4%, c'est-à-dire $39,300.On évaluait à $175,200.la somme totale versée en salaires avant la négociation.La convention collective, n\u2018accorde pas de sécurité d'emploi mais prévoit des indemnités en cas de mises-à-pied.La compagnie s'engage à ce que la convention soit respectée s'il y a changement d'administration: elle s'engage aussi à faire les démarches pour que les employés soient intégrés au personnel de l'U de M s'il s'avérait que Services-Cam- pus ne puisse plus opérer sur le campus.L'ancienneté est ici le facteur déterminant dans les cas de promotion et de mise-à-pied.Le temps supplémentaire est ordinairement payé \u2018temps et demi\u201d mais \u2018temps double\u201d les dimanches et \u201ctemps triple\u201d lors des congés fériés.Après douze mois de service, tout employé a droit à trois semaines de vacances et un mois après huit ans de service.Pour la majorité des employés, la semaine de travail compte trente-sept heures et demi mais les employés de bureau sont astreints à trente-deux heures et demi.L'ensemble des augmentations de salaires et des bénéfices marginaux sont aussi rétroactifs.Difficile d'analyser la vie politique ou syndicale de ces deux groupes.En ce qui concerne l'Union, local 120, il semble assez évident que l'intérêt prioritaire soit de retirer la cotisation syndicale.La vie syndicale, au local de la FTQ, est assez calme: ce syndicat est peu nombreux, isolé des autres syndicats de l'U de M.C'est la situation des employés de sous- traitants.Il est plutôt complexe de dégager les implications politiques de ces négociations.!| serait absurde et bête de croire que les employés se sont affrontés à de gros méchants capitalistes et que la bataille entre les parties fut dure et agressive.Les employés ont négocié avec une compagnie qui ne poursuit pas le profit comme fin et objectif mais qui, d'autre part, doit faire une certaine marge de profit pour maintenir son roulement, rétablir la situation financière (les dettes des années antérieures) et créer des services pour que Services-Campus soit utile à autre chose qu'à nous faire bouffer de bonnes sandwiches aux oeufs.Les employés demeurent lésés dans la mesure ou par le profit, quel qu'il soit, les travailleurs ne retirent qu'une partie de la valeur marchande produit par leur travail et où leur contrôle sur la partie réinvestie demeure assez faible (par le biais de leur représentation au Conseil d'administration de Service-Campus).Cette négociation pose également question au type de gestion coopérative.Un conseil d'administration, quel qu'il soit, élu par l'assemblée générale des membres et des employés, se situe malgré tout comme patron lors d'une négociation avec ses employés.De plus, les intérêts de la compagnie, justifiables ou non, sont toujours confrontés dans un budget avec la masse salariale des employés.Finalement, le rapport patron-travailleurs reste inchangé malgré les acquis de la négociation.VOL 54, NO 8, 25 JANVIER 1972 / 3 Des militants étudiants (à l'UQAM) du Cap St- Edouard et du Cap Papineau ont publié dans le numéro du 8 novembre 1971 du Bulletin de Liaison du FRAP un texte intitulé: L\u2019organisation en milieu étudiant et les tentatives à l'UQAM.Ce débat étant également amorcé et ré-amorcé à des degrés divers selon les facultés et les départements à l'Université de Montréal, il nous a semblé intéressant de reproduire de très larges extraits de ce fexte.À.L'organisation en milieu étudiant Le milieu etudiant québécois est, o toutes fins pratiques, totalement inor- gonise.Or, un milieu étudiant inorganisé foit nécessairement le jeu du pouvoir établi: celui-ci a alors les mains libres pour mettre sur pieds tout un systeme d'éducation ou seul profit et selon les seuls intérêts de lo classe dominante.C'est ainsi qu'on assiste présentement à un développement sans précédent des facultés d'administration, de commerce, de gestion d'entreprises, etc.facultés qui visent explicitement @ assurer une plus gronde exploitation des travailleurs.C'est ainsi que l\u2019on assiste également 0 une dis crimination envers les facultés qui ne répondent pos (ou qui répondent peu) aux besoins directs du capitalisme.Ne pas s'organiser revient, pour les etudionts, a n\u2018opposer aucune résistance aux politiques d'enseignement de lo classe possédonte\u2026 Lo lutte des classes et les rapports de classes passent donc, par les maisons d'enseignement.De plus, les intéréts objectifs des étudiants (face au chômage presqu'assuré, à la déqualification généralisée des diplômes, aux conditions de travail souvent inacceptables, etc.) tracent le champ d'une lutte conséquente des étu- dionts qui, si elle est menée judicieusement, est appelée à rejoindre néces- soirement la lutte des travailleurs.Car les intérêts véritables des étudiants, intérêts présents et futurs, ne peuvent être garontis que por un pouvoir ou service de lo majorité de lo population, ie.un pouvoir exercé par la closse ouvrière, Le mouvement étudiant doit donc être amené, finalement, à constituer un apport positif o la lutte des travailleurs, apres qu'aura éte démontré pratiquement à l'ensemble des étudiants que c\u2019est là le vrai sens de leurs intérêts.Mais pour que cette organisation étudiante soit réelle et effective, pour qu'elle cit un poids véritable, elle doit reposer sur le regroupement le plus lorge possible.Le point de départ de l'action doit toujours être constitué par les intérêts bafoués les plus concrets, les plus immédiats aux yeux des étudiants, de ceux qu'ils ressentent quotidiennement: dans tous les milieux, c\u2019est la lo seule façon d'engager le combat politique.Le mouvement étudiant progressera si, o lo suite des expériences acquises pratiquement, les prochoines luttes concretes partent des nouvelles propositions (ou droits acquis) arra- chees oux organes de l'Etat ou à l'Etat lui-même.B.Les étudiants pendant la grève des profs l'essentiel de l'action des etudiants (lors de la gréve des professeurs de l'UQAM) a consisté a créer les conditions pour un regroupement lorge en vue d'une lutte organisée des étudiants autour de leurs intérêts communs.D'ailleurs, un des motifs de l'appui oux profs o été la reconnaissance de la communauté de certains intérêts communs entre professeurs et étudiants.C'est, donc, vers une lutte permanente, que permettrait une organisation étudionte viable et continue, que se dirige le mouvement amorcé chez les étudiants ou cours de la grève.Progressivement dans un grand nombre de modules, s'est élaborée, et s'élabore toujours, une série de griefs au sujet de Nous avons reçu le communiqué suivant: AGE ou Conseil étudiant Messieurs, Je tiens à vous informer que les 29 et 30 janvier 1972 il y aura au CEGEP de Trois-Rivières au congrès pour établir les objectifs ct les structures d'un \u2018front commun étudiant\".La nécessité d'un \u2018front commun étudiant\u201d tient des faits suivants el de plusieurs autres: 1) Remise en question de la valeur des cours dispensés dans les institutions.(Malaise que l\u2019on remarque de plus en plus au Québec).2) Remise en question du Bill 21.3) Problèmes de l'étudiant face à l'administration d'un collège ou CEGEP, donc face à la DIGEC.dete.Avec la formation d'un organisme étudiant provincial, tous les étudiants parleraient sur un pied d'égalité avec la Digec.Il ne s'agirait plus d'un seul conseil étudiant pour affronter la \u201cDirection générale de l\u2019enscignement collégial\u201d; mais de l'affrontement de deux organismes provinciaux.Bien sûr il ne s\u2019agit là que d\u2019un exemple, étant donné que le niveau universitaire scra aussi 4 / VOL 54, NO 8, 25 JANVIER 1972 représenté et qu'il a des problèmes propres.J'aimerais que vous veniez augmenter le nombre des collèges et universités présents et cela dans votre bien aussi bien que dans le nôtre.À bientot à Trois-Rivières.Richard Côté coord.relat, externes AGE de Rosemont PS.1) Chaque CEGEP, collège ou université sera représenté par deux (2) delégués officiels.Les ob- servaieurs sont aussi les bienvenus, ils auront droit de parole mais pas de vote.2) Veuillez me faire parvenir avant le 10 janvier 1972, a) Les noms et les deux numéros de téléphone (personnel ct au college) où on peut rejoindre les deux délégués officicls.b) Le nombre d'observateurs qui viendront.Tout cela dans le but de nous faciliter le travail pour vous prouver de quoi pour coucher ct pour manger.Aidez nous à faire quelque chose de bien, vous n'y perdrez rien.Merci, salut! Nous vous en donnerons des nou-\u2018 velles bientôt.: l'ensemble des conditions de travail au sein de l'UQAM, qu'il s'agisse des conditions motérielles (pos de caféterio, ventilation inadequate, pas de salle permanente de rencontre, etc.) en passant par le probleme des débouchés sur le marché du trovail et de lo gratuité scolaire, ou que ce soit les conditions liées ou codre pédagogique géneral sur lequel les étudiants n'ont aucune espèce de contrôle.; En même temps que ces griefs commencent 0 rassembler les étudiants, la question se pose de sovoir quelle orientation doit appuyer la démarche des étudiants vers une organisation.Il est cloir à priori que le regroupement ne se fait pos au niveau du portoge commun de certaines idées marxistes, mois ou niveau de la prise de conscience d'une situation commune et de lo nécessité d'y remédier.ll n\u2019y o pour nous, qu'une façon de concilier l'idée d'une orgonisation large où se retrouveraient-forcément-des individus de tous les horizons politiques et idéologiques, ovec celle de lier-à plus ou moins long terme-l'oction des étudiants aux luttes de la classe ouvrière.Ce moyen, c'est de mener des luttes a partir des problèmes immediats qui se posent dans le milieu etudiant et, à l'occasion de ces luttes, en même temps que se renforce le regroupement étudiant, d'élargir toujours davantage l'effort de deblayage idéologique et de clarification politique.Il faut que chocun soit en mesure de faire son propre cheminement; or, lo reconnaissonce por les étudiants du partage commun de certains intérêts concrets, et les luttes amorcees pour promouvoir et défendre ces intérêts, constitue l'étape fondamentale pour laquelle doit passer le milieu étudiant si l'on veut vraiment qu'il se regroupe un jour outour d'un même étendard révolutionnaire contre l'Etat capitaliste.II est primordial que les etudionts militants plus avancés, tout en :rs+uil- lont o lo consolidation du regroupement large, parviennent o chaque etope, 9 une compréhension claire de l'évolution du mouvement et traduisent en propositions concrètes les objectifs de rodicalisation qu'ils poursuivent.C'est pourquoi sous la forme de C.A.P., por exemple, l'existence d'une tendance orgonisée s'avère nécessaire au sein du regroupement général.A l'heure actuelle, à l'UQAM, les efforts entrepris demeurent tres fragile; un effort de coordination au niveau général dé l\u2019université s'est concrétisé par un début d'échanges et de lioison, entre les différents modules.Mais le travail fondamental, le travail le plus important, celui qui consiste a associer le plus d'étudiants possible ou mouvement d'organisation, n'est entrepris que dans quelques modules.PAR ailleurs, voici la position d'un autre groupe étudiant de l'LUOUAM, en désaccord avec le premier.PLAN DU TEXTE 1.comment peut-on expliquer la tendance actuelle à reconstruire les organisations syndicales étudiantes?a) rappel de l'UGOE b) offensive actuelle du gouvernement dans l'appareil scolaire c) pourquoi dans les universités, pourquoi à l'UQAM?2.notre objectif général de lutte à l'université.Sur quel terrain devons- nous ammorcer |e combat (terrain prioritaire) a) structure du pouvoir b) critique du contenu des cours c) lutte contre les rapports pédagogiques et la sélection 3.taches et perspectives organisationnelles a) analyser l'université.connaître la situation concrète de tous les groupes étudiants b) constituer un groupe identifie de dénonciation du rôle de l'université s'articulant autour d'une propagande effective c) encourager la naissance et travailler à l'organisation de comités de lutte contre l'université.comités de lutte qui alimentent le groupe de propagande, d'anlayses concrètes et tenter de mobiliser les étudiants sur le problème précis de sélection, d'examens, séminaires.ce texte doit être considéré comme une base première de travail et donc non définitive; et pour ce soumis à la critique.1.le renouveau syndical La grève dos professeurs à l'UQUAM, l\u2019uppei des professeurs a la solidarité et à l\u2019organisation étudiante a déclenché un mouvement chez certains étudiants (groupes) qui semble vouloir aboutir à la constitution d'une organisation corporatistes de type \u201csyndical\u201d étudiant.Ce mouvement semble être le fait de deux groupes d'étudiants participant à la structure modulaire et d'autres ayant travaillé dans des organisations de type cap.Pour les premiers le présent mouvement d'organisation s'inscrit dans une suite logieue: d'une part p.c.q.le module, structure élective, a imposé depuis le début de l'UQUAM la forme d'organisation corporatiste des étudiants; d'autre part p.c.q.le pouvoir du module et des étudiants qui le contrôlent s'est vite buté au pouvoir du département et des diverses structures administratives.Ainsi la \u201cparticipation\u201d a eut tôt fait de se transformer en luttes revendicatives.La limite principale de ces luttes tient à l'isolement du module, d'où la volonté de construire une organisation intermodulaire.L'autre groupe qui prône l'organisation syndicale des étudiants le fait selon une argimtentation politique articulée.L'analyse critique de cette argumentation est à faire.Indiquons simplement ici, à la lumière de la proposition adoptée en assemblée générale à l'effet de constituer une organisation autonome des étudiants pour défendre l'autonomie départementale, que cette argumentation semble trouver sa formulation dans une certaine appréciation du rapport de force actuel dans l'appareil scolaire et des \u2018intérêts des étudiants\u201d.Op, doit ajouler à la présentation de ces deux groupes un sentiment assez généralisé chez les étudiants de leur isolement à l'intérieur du cloisonnement très poussé à L'UQUAM.Ce sentiment est difficile à mesurer mais il est certain qu'il se manifeste de façon assez aigue dans le présent conflit ne serait- ce que pcq les étudiants n'ont aucun canal d'information autre que les médias d'info.sur le présent conflit.De toute façon nous ne pouvons ramener l'appréciation du présent mouvement d'organisation corporatistes à de simples facteurs circonstanciels.Il ost essentiel de prendre position face à ce mvt et pour ce faire on doit pouvoir en expliquer l\u2019origine.Il n'est peut-être pas inutile de rappeler le cadre dans lequel est né le syndicalisme étudiant au Québec (en 60 a I'U.de M., en 64 à l'UCEO).Ce cadre c'est la réforme scolaire, l'intervention massive de l'Etat dans l'Appareil scolaire encore contrôlé par une fraction libérale et éléments de la p.b.L'UGEQ à l'époque a été le chien de garde de la réforme scolaire: le déten- seur des \u2018intérêts étudiants\u201d ou plutôt d'une fraction montante de la p.b.La défense des intérêts étudiants était avant tout le adéfense de l'appareil scolaire, de son développement.Aujourd'hui le rapport des forces n\u2019est plus le même.C'était alors l'Etat qui avait l'initiative du développement de l'appareil scolaire et ce contre des couches de la p.b.qui n'avaient aucun intérêt à l'élargissement du système scolaire.Aujourd'hui, l'Etat s'attaque à ces nouvelles couches p.b.dont il a contribué par la réforme scolaire à raffermir le contrôle sur l'appareil scolaire.La réforme scolaire a élargi le contrôle de l'appareil scolaire et l'a étendu à de nouvelles couches de la p.b., mais n'a pas fondamentalement remis en cause l'autonomie de l'université face à l'Etat.Aujourd'hui, c'est à cette autonomie que s'attaque l'Etat.La main mise de l'université sur le mo- \u2014_\u2014 ns dule et le département (regl.19), l'assujettissement total de l'université a l'Etat par le biais de la planification et de la rationalisation capitaliste, le transfert des ressources des appareils idéologiques aux appareils répressifs de l'Etat sont les données essentielles de l'offensive de la bourgeoisie contre la p.b.et son contrôle sur l'appareil scolaire.Cette offensive n'est d'ailleurs pas seulement politique et idéologique, elle est également économique: dégradation des conditions de travail et d'emploi.Nous assistons donc véritablement à un procès de prolétarisation de couches importantes de la p.b.; certes ce procés ne signifie pas la disparition de la p.b.La syndicalisation de couches importantes de celle-ci (par ex.des profs d'université, catégorie jusqu'à maintenant priviligiée particulièrement) implique un rapprochement vers le mvt ouvrier.Mais la p.b.amêne avec elle son idéologie; de plus sa fonction sociale n'est pas altérée bien qu'elle soit de plus en plus contrôlée par l'Etat.On voit évidemment par ceci le caractére ambigu de la lutte syndicale des profs.En un sens progressiste puisqu'elle coincide avec les revendications ouvrières de lutte contre l'Etat, mais dans un autre sens réactionnaire puisqu'elle vise la défense de privilèges.Mais qu'en est-il des étudiants et surtout des étudiants universitaires dans ce contexte?Qu'en est-il des intérêts propres des étudiants et de l'organisation qui veut les défendre?Premièrement, il est clair qu'étant donné l'hétérogénéité du milieu étudiant les \u201cintérêts\u201d propres des étudiants constituent une ambiguité.Même au niveau universitaire, alors que les étudiants ont déjà été sélectionnés, ont déjà une origine de lasse déterminée, ils n'ont pas tous le même avenir objectif ni la même condition de vie.La sélection est encore très présente à l'université et dans des formes souvent très répressives.On retrouve même à l\u2019université de uturs ouvriers ou employés subalternes principalement constitués par ceux qui ne termineront pas leurs cours universitaires.En fait les étudiants n'ont pas d'intérêts propres, ils ont sans doute de façon prioritaire les intérêts de la traction de la p.b.qui contrôle l'appareil scolaire, mais aussi de par leurs conditions matérielles ou par les perspectives de chômage et de sélection qui s'offrent à eux ils peuvent avoir les intérêts de la classe ouvrié-e.N'ayant pas de fonction dans la production\u2019 n'étant ni ouvriers, ni réellement petit-bourgeois les intérêts des étudiants sont pour beaucoup déterminés par l'emprise idéologique d'une classe ou l'autre.- Deuxièmement il est clair que l'organisation corporatiste des étudiants ne peut défendre que les intérêts p.b.des étudiants.Ceci pcq les revendications d'une telle organisation peut défendre, ce sont les étudiants en tant qu\u2019ils sont définis par l'appareil scolaire.Défendre les intérêts des étudiants c'est défendre en quelque sorte la fonction d'étudiant comme défendre les profs c'est défendre la fonction du prof.Si la tendance à l'organisation corporatiste réapparait aujourd'hui ce n'est pas par hasard; c'est pcq l'offensive de l'Etat pour le raffermissement du pouvoir de la bourgeoisie dans l'appareil scolaire est mené contre les profs, contre l'administration scolaire elle-même dans certains cas mais aussi contre les étudiants en ce qu'ils se définissent par rapport à l'appareil scolaire.L'apparition du renouveau syndical correspond au développement d'un rapport de force ou s'affrontent les grosses machines syndicales et le gouvernement (sur le plan économique: la politique salariale, négociation dans la fonction publique; et sur le plan politique et idéologique: planification dans les universités, règlement 19, faculté des Arts et des Sciences, dans les cegeps, disparition de la commission pédagogique).L'enjeu de la lutte qui s'engage c'est finalement un peu la défense de l'appareil scolaire (défense de la qualité de l'enseignement.de l'autonomie départementale, un contrôle exercé par la p.b.sur celui-ci) et du pouvoir de la petite-bourgeoisie sur celui-ci.Au niveau étudiant.à la fois le thème des luttes (défense des intérêts des étudiants) et le type d'organisation proposée (organisation syndicale) correspond à ce mouvement.Si on a bien là le cadre général qui permet de situer le \u2018renouveau syndical\u201d il reste à expliquer pourquoi ce mouvement apparait d'abord à l\u2018université et en particulier à l'UQUAM.D'abod il apparait que l'emprise de la p.b.n'est pas la même à tous les niveaux de l'appareil scolaire et même que ce sont des couches diverses de la p.b.qui travaîllent à ces différents niveaux.Arrétons-nous au premier point: la structure du pouvoir à l'université, au cegep au secondaire et à l'élémentaire varie sensiblement.Plus on va vers les premiers niveaux de scolarisation, plus on voit que le professeur, l'institution a de moins en moins de contrôle sur son travail et plus celui-ci est contrôlé par l'administration scolaire.De tous les niveaux d'enseignement le niveau universitaire est celui ou l'ingérence de l'Etat se manifeste de la façon la moins directe.C'est donc à l'université que la lutte pour le contrôle de l'appareil scolaire est la plus vive.Ailleurs, au cegep par exemple la lutte ne peut avoir le méme caractère dans la mesure où la structure du pouvoir est simple i.e.polarisée de façon simple: d'un côté l'Etat (la digec) et le Conseil d'administration.de l'autre les étudiants, les profs et les cadres administratifs subalternes.La lutte étudiante dans les cegeps et particulièrement au collège Edouard-Montpetit a eut jusqu'à maintenant pour thème majeur la dénonciation de la structure du pouvoir.Et si on regarde l'évolution récente de ces luttes on voit que celles-ci débordent la seule structure du pouvoir pour s'attaquer à l'enseignement et à l'appareil scolaire comme tel.Si le syndicalisme étudiant n'est pas réapparu (du moins comme mouvement de masse) dans les cegeps c'est pcq les étudiants ont la perception de plus en plus claire qu'ils ne peuvent revendiquer de pouvoir étudiant, de cogestion ou autogestion.Le style de travail (mobilisation générale d'une part, propagande de l'autre), les thèmes abordés (dénonciation du caractère de classe du pouvoir et de l'enseignement).la structure d'organisation (comités d'action sans structure pyramidale et représentativé), tout ceci est très éloigné de l'action syndicale, mais.possibilité de pouvoir réel hors des structures lié à un nouveau savoir.Ce qu'il faut retenir c'est le fait que les luttes menées sont des luttes idéologiques, que la lutte contre la structure du pouvoir n'a pas pour objectif une victoire politique i.e.un réaménagement du pouvoir dans les cegeps, mais constitue un objectif stratégique de lutte idéologique contre l'appareil scolaire, lutte idéologique qui tend de plus en plus à déborder la seule dénonciation de la structure du pouvoir pour rejoindre la critique de la fonction sociale de l'Ecole.C'est donc seulement à l'université que peut se développer avec une réelle vigueur un mouvement d'organisationsyndicale des étudiants étant donné la structure du pouvoir à l'université.Finalement pourquoi ce mouvement appa- rait-il d'abord à l'UQUAM?|| faut probablement en chercher la réponse en interrogeant les structures mêmes de l'université.Or ces structures c'est d'abord un isolement trés grand à l'intérieur d'une diversité de modules lesquels modules fournissent par surcroit une base organisationnelle de type corporatif vla la représentation des étudiants au module.Le contexte particulier de l'UQUAM formait donc dés le départ un terrain plus favorable qu'ait- leurs pour l'apparition d'un mouvement d'organisation syndicale chez les étudiants.Il Notre objectif général de lutte à l'université.Sur quel terrain devons-nous amorcer le combat prioritairement.Dans ce qu'il a de général notre objectif de lutte à l'université semble assez clairement dégagé.Cette lutte à l'un se situe dans la perspective d'une description de l'appareil scolaire, étant entendu que sa Jestruction effective passe par la prise du pouvoir d'Etat par ia classe ouvrière, étant entendu par ailleurs que cette destruction finale fait suite à un travail soutenu de lutte idéologique à l'intérieur même de l'appareil scolaire dans le but d'en entraver le fonctionnement et d'ean démontrer tous les rouages.|! semble également assez clair que l'université qui est un des foyers de \u2018\u2019inculcation et de la systématisation du savoir bourgeois est aussi le lieu de reproduction d'un certain nombre de rapports sociaux, de rapports de classe s'appuyant sur la division du travail dont l'Université est un des outils.Il appert donc que les rapports pédagogiques.les rapports de sélection et de répression sont les données essentielles qui constituent l'appareil scolaire comme appareil idéologique d'Etat au service de la bourgeoisie.|! faut ajouter cependant que si ces rapports pédagogiques fondent l'Université en tant qu'institution le contrôle de cette institution par l'état selon une certaine structure du pouvoir en assure l'assujettissements à la politique de la classe dominante.Le contrôle direct de l'appareil scolaire par l'Etat et la présence de représentants au sein même de la direction scolaire devient d'autant plus nécessaire à la classe dominante que les luttes de certaines couches de la petite bourgecisie et des étudiants tendent à se rapprocher de la classe ouvrière.Par ailleurs outre la division du travail et la reproduction d'un certain nombre de rapports sociaux capitalistes, l'enjeu de l'appareil scolaire concerne la consolidation du Savoir bourgeois et de l'idéologie dominante principalement dans ses formes théoriques.Sous ces formes cette idéologie, même si elle a une diffusion assez large, notamment par les médias d'information vise surtout ceux qui sont touchés directement par l'appareil scolaire: les étudiants et les couches de la petite bourgeoisie (\u201cles professionnels\u201d) qui sont diplômés.Finalement ces idéologies atteignent le mouvement ouvrier lui-même surtout lorsque se développa comme maintenant un mouvement important de \u2018marxisme légal\u201d.À la suite de ces remarques il semble donc justifié de dégager trois pôles, principaux de lutte à l'université: - lutte contre les rapports pédagogiques et la sélection - critique du contenu des cours - lutte de dénonciation de la structure du pouvoir On serait peut-être en droit de fixer à la lutte contre les rapports pédagogiques et la sélection la priorité dans la mesure où ceux-ci fondent l'institution scolaire et en garantissent le caractère de classe.La destruction de l'appareil scolaire c'est d'abord la destruction de ces rapports et donc la disparition de l'école en tant que telle.En droit nous devons fixer la priorité à cette lutte contre les rapports pédagogiques et de sélection, priorité mais non l'exclusivité puisque les trois types de lutte citées précédamment sont complémentaires en ce sens qu'ils doivent constituer les trois aspects indissociables de l'explication et de la lutte contre l'Université.Par ailleurs dans un milieu donné, dans une conjoncture donnée, la priorité peut de fait se déplacer.Ainsi on l'a vu précédemment la contradiction la plus \u201cpétante\u201d au cegep pendant les deux dernières années touchait la structure du pouvoir.l'affaire Servant au C.E.M.montre que l'importance des autres aspects de la lutte en milieu étudiant commencent à être perçue et développée.Présentement à l'université et particulièrement à l'UQUAM la lutte contre la structure du pouvoir est probablement celle qui offre le moins de chance.de déboucher; non parce que la contradiction ne soit pas présente mais bien parce que dans le rapport de force actuel elle mène à l'impasse corporatiste./II est essentiel de bien tenir compte du développement de cette contradiction et de l'action étudiante qui s'appuie sur elle présentement à l'UQUAM:; non parce que l\u2019on a à se situer face à la ligne politique qui sous-tend cette action mais aussi parce que cetle- ci peut être révélatrice de la situation idéologique des étudiants à l'UQUAM.A l'UQ A l'Ugam on pourrait probablement affirmer que la lutte contre les rapports pédagogiques et de sélection est | front à développer de façon prioritaire.Ceci d'une part parce que ces rapports sont souvent très répressifs et généralisés même sous des formes diverses; d'autre part parce que la résistance idéologique des étudiants risque d'être moins forte sur ce terrain et que celui-ci peut constituer présentement la façon la plus efficace de contrer la tendance à l'organisation corporatiste en autant que la lutte s'engage dès le départ sur les bases requises.Nous entendons par \u201cbases requises\u201d: objectifs de luttes clairements établis (ce qui est fort différent de l'obscur \u2018instinct des étudiants\u201d) et perspectives organisation elles claires établies en tenant compte de tous les niveaux d'organisation et pouvant constituer une alternative organisationnelie a la structure corporatiste.Finalement la critique du contenu des cours, lutte trés importante pour arracher un tant soit peu les étudiants à l'influence des idéolgies véhiculées par l'Université est un front de luttes où, sauf à certains endroits très précis, la résistance idéologique est encore très forte.La critique du contenu des cours est une lutte qui s'amorce lorsque l'on est en situation de force, lorsque l'enjeu politique apparaît clairement aux étudiants.En ce sens, ces luttes ne sont probablement prioritaires à l'UQUAM.II) Tâches et perspectives organisationnelles a) Analyser l'Université, connaître la situation concrète de tous les groupes étudiants.La réalité concrète de l'Université et de ses diverses fonctions et contradictions ne se perçoit pas de prime abord comme une chose évidente.Elle est d'autant plus difficile à percevoir que l'Université et en particulier l'UQAM est supercloisonné; cloisonnée dans ses structures mais aussi géographiquement et idéologiquement surtout.Par conséquent il devient impérieux de faire ce que l'on pourrait appeler l'analyse différentielle des groupes à l'Université.En fait il est impossible de rejoindre les contradictions réelles de I'Université que d\u2019un seul pôle de celui-ci.Plus précisément qu'elle est la place de cette tâche d'analyse par rapport à notre objectif prioritaire de lutte à l'UQUAM: luttes contre les rapports pédagogiques et de sélection.Cette tâche d'analyse il faut la comprendre à l'intérieur de la caractéristique générale de notre travail en milleu étudiant qui en est un de lutte idéologique.L'analyse de l'Université c'est d'une part la connaissance des contradictions concrètes par l'enquête et d'autre part leur explication.La lutte idéologique c'est d\u2019unc part l'analyse et d'autre part la diffusion de ces analyses et l'organisation de luttes concrètes s\u2019y inscrivant.L'enquête, l'analyse, la diffusion et la lutte (aftfrontements) ne doivent pas é- tre conçus comme des étapes chronologiquement ordonnées.Penser plus avant ces tâches, c'est penser leur organisation ce qui nous impose du même coup à tenir compte des distinctions organisationnelles.b) Constituer un groupe identitié de dénonciation du rôle de l'Université s'articulant sur une pratique effective de propagande.Les remarques suivantes s'imposent: Premièrement ce groupe est identitié i.e.que son action s'insère dans une orientation clairement définie et sur des positions minimales dûment identi- fieés.Deuxiémement ce groupe a une pratique effective de propagande.Ceci implique plusieurs choses: - que les positions qui définissentce groupe orientent le contenu de cette propagande en spécifiant des priorités au niveau de l'analyse concrète (bien que les priorités sont principalement dictées par la situation concrète dont on fait l'analyse) mais surtout en spécitiant le type d'explication fournie - que ce groupe soit en mesure de déterminer !ss priorités de diffusion en fonction de la connaissance du milieu et de ses réactions.- Qu'il soit en position d'orienter effectivement les discussions et les luttes et d'offrir des alternatives idéologiques et organisationnelles par rapport à d'autre organisations étudiantes.- qu'il permette le dialogue avec d'autres groupes étudiants et tente de la sorte d'éclairer l'enjeu des divers types de lutte étudiante.Troisiément il est nécessaire que la diffusion ne soit pas restreinte a quelques modules ou à une famille, que le langage et l'explication tienne compte de la division idéologique actuelle des divers groupes étudiants, que les analyses concrétes portent sur les diverses situations des divers groupes étudiants dans le but de populariser leur lutte, de divulguer à l'ensemble de l'Université les situations particulières qui sont l'expression concrète des contradictions fondamentales de l'Université; en somme il est nécessaire de fournir une tribune a toute parcelle si minime soit-elle de résistance des étudiants diverses fonctions de l'appareil scolaire et d'insérer les rapports de ces luttes, de ces résistances dans une explication patiente de leur sens véritable.c) encourager la naissance et travailler à l'organisation de comités de luttes contre l'Université: comités de lutte qui alimentent le groupe de propagande d'analyses concrètes et tendent de mobiliser les étudiants sur des problèmes précis de sélection.d'examens, de séminaires etc.ll est clair qu'un groupe de diffusion n'est pas suffisant et ne peut fonctionner seul.{lI est clair que son action ne correspond qu'à un niveau de lutte idéologique en milieu étudiant (propagande).ll est clair finalement que son action ne correspond qu'à un seul des niveaux organisationnel (celui des organisations larges: celui où se situe le \u2018c.a.p.\u201d dans un milieu étudiant où la lutte est développée a tous ses niveaux) |! nous faut par conséquent penser le troisième dans la distinction des niveaux organisationnels et les formes con- crêtes qu'il peut prendre à l'UQUAM: Niveau des organisations de \u2018\u2019mase\u201d, organisations de luttes à la base.Dans un milieu comme le cegep I'organisation de masse c'est habituellement l'assemblée génerale (c'est là où se manifeste le mouvement de masse, c'est de là que s'engage la lutte de masse); par analogie on peut imaginer que l'organisation large (cf.le groupe défini en b) \"groupe pour la critique de l'école\u201d) a été effectivement le cap à E.M.l\u2019année dernière; finalement au dernier niveau organisationnel celui des groupes politiques organisés où rallié autour d\u2019une même tendance idéologique (à ce niveau qu Québec on devrait surtout parler de groupuscules) on doit considérer qu'ils se disputent (\u201cs'entendent\u201d) autour d'une direction de cette organisation de masse.Le problème qui se pose maintenant est ie suivant.Comment peut-on penser les formes concrètes d'une organisation de masse (de lutte de masse) à l'UQUAM.|f est clair d'après l'argumentation précédent que nous rejettons l\u2019organisation de type syndical dont par ailleuks il n'est pas difficile de prédire qu'il est ou qu'il sera rapidement coupé des masses étudiantes qu'il est supposé encadrer.il est peut-être envisageable de considérer à l'UQAM le développement de sorte de comités de luttes.Ces comités de luttes seront certes dans un premier temps - comme c'est le cas de toute organisation qui se construit: même une organisation de masse - coupés des étudiants qu'il veulent rejoindre et dont ils cherchent à développer les luttes.Il est pourtant nécessaire d'en envisager la création dans la mesure où l'organisationlarge doit reposer sur des comités de base qui lui fournissent des analyses concrètes et qui puissent permettre de mesurer l'impact de la diffusion (propagande).L'embryon de ces comités de luttes peut dans certains cas exister présentement: || s'agit des \"7 noms jetés sur une feuille de papier\u201d dans une série de modules de sciences humaines.Il faudra penser comment il est possible de provoquer la naissance de tels embryons allleurs (en sciences particulièrement).On peut sans doutz se demander ce qui distingue les comités de luttes des \u2018\u2019cap\u201d existants.On doit d'abord dire qu'ils ne situent pas au même niveau organisationnel et ensuite par vole de conséquence qu\u2019ils devront orienter leur travail vers l'encadrement des luttes de la majorité des étudiants de leur module.Finalement la différence c'est que les \u201ccaps\u201d ne sont plus seuls, leur statut est complètement redéfini tandis que leurs luttes s'appuient et appuient une organisation large définie sur une orientation politique précise et perçant la muraille du cioisonnement.A l'heure présente la mise sur pied du \u201cgroupe pour la critique de l'Ecole\u201d devrait être une priorité politique.La mise sur pied d'une telle organisation qui se veut une organisation large implique un certain nombre de choses: - d'abord une clarification de notre part des idées avz7.5es ici et la production d'un texte qui en contienne l'explication.- ensuite le contact avec des groupes existants avec lesquels nous croyons possible d'arriver à un accord pour leur présenter le texte et en discuter.- proposer aux groupes avec lesquels un accord est intervenu de préciser plus avant la constitution de ce \u2018groupe pour la critique de l'Ecole\u201d et ses premières interventions.- leur proposer en même temps un travail d'enquête nous permettant d'évaluer plus précisément l'état actuel du milieu étudiant à l'UQAM et en particulier l'emprise de l'idée d\u2019une organisation syndicale.* Lexique: P.B.petite bourgeoisie VOL 54, NO 8, 25 JANVIER 1972 /5 Des carrières en actuariat pour les diplômés en mathématiques Sur le campus même, VOUS pourrez parler d'avenir avec la Sun Life du Canada.Aujourd'hui, l'assurance-vie offre aux personnes possédant des qualités d'administrateurs Un avenir intéressant et prometteur.Prenez rendez-vous immédiatement à votre bureau de placement pour rencontrer le représentant de la Sun Life le 27 jan.Notre brochure décrivant les avantages de l'Actuariat est disponible au bureau de placement.SUN LIFE DU CANADA.COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE SIÈGE SOCIAL: MONTRÉAL 4 La Commission de Contrôle des Permis d'Alcool étudie présentement lo demonde de renouvellement du permis d\u2018alcoo! du Café Campus; le jugement devrait é- tre rendu d'ici quelques jours.Mais ce qui sembloit audébut n\u2019ê- tre qu'une simple procédure administrative devient maintenant un problème assez épineux.lors de lo dissolution de l\u2019A- GEUM, le Café Campus est passe sous la juridiction de Services- Campus; le Caté ne chongait pas de propriétaires (ce sont toujours les étudiants de l'U.de M.) mais l'entité juridique recouvrant les etudionts chongeait.En janvier 1970, lors de lo demande annuelle de renouvellement du permis, Services-Campus demandait de modifier le permis pour tenir compte du changement du nom du pro- prietaire.Le 24 mars 70, le Re- gie des Alcool, décidait qu'il n'y avoit pos lieu d'intervenir pour le moment.le 8 decembre 70, Services Campus demandait o nouveau l'emission des permis ou nom du nouveau propriétaire et cette demande devait etre entendue le 17 novembre 1971.A cette date, le seul probleme qui se posait etait celui du zonage et Sevices-Cam- pus venait confirmer le fait que le zonage ovait éte changé de fa- con a ne plus causer de proble- me au Cafe Campus.Mais lors de l'audience, quelques témoignages furent présentés en opposition a la demande de renouvellement des permis du Café sier qui sembloit demontrer que oo Lo police déposa un dos- Tu Pas ou tu Fas Tu Pas! pas Ceux qui Font boivent de la 50 Partout au Canada, Labatt, y a rien qui la batie! Brassée au Québec par La Brasserie Labatt Limitée 6 / VOL 54, NO 8, 25 JANVIER 1972 le Café Campus était un établis- Frappier, Morel) présenterent sement mal tenu et cause d'infrac- leur point de vue; il en fut de mé- tions multiples à la loi soit de la me pour les représentants des part de la direction, soit de la syndicats, des professeurs, des os part de lo clientele: dépassement sociations d'etudiants, des fournis- de la limite du nombre de person- seurs; une contre-pétition fut aus nes admises, bruits causés par si apportée en preuve.les clients en sortont, drogue, Le memoire refutait l'importan- mineurs, etc; par ailleurs, le Ser- ce des infractions à lo loi obser- vice de Santé de lo Ville de Mon- vées par la police et démontrait treal déposoit un rapport cons: que les normes du Service de San- titue somme toute de faits mi- tes etaient intégralement respec- neurs; finalement, une pétition tees.Il établissoit de plus que la venant d'une conciergerie avoi- discotheque est absolument neces- sinonte fut présentee: les signa- saire au Cofé car elle permet de toires y prétendent que le Cafe combler le déficit du restaurant est une source de bruits et de alors que celui-ci degage les co- desagrements divers pour eux.fererias surchargées de I'U.de M.Devant ces temoignages-surpri- A l'audience du 17 janvier, le ses, la Commission demanda o proprietaire et les concierges des Services-Campus de presenter un edifices residentiels voisins du mémoire ofin de completer so Cofe vinrent témoigner a l'effet preuve et l'audience fut fixee ou que le Cofé leur couse de multi- 17 janvier 71.ples ennuis porce que les clients la mémoire presente repondit qui en sortent sont bruyants et aux diverses oppositions apportees mal elevés.La courone sugge- et completa la preuve en eto- ro de démenager le Cote; il fut blissant \u2018l\u2019utilite publique\u201d du Co- aussi question de limiter l'admis- fe (une exigence de la loi) et en sion ou les heures d'ouvertures précisant pourquoi Services-Cam- du Cafe.pus avait besoin de tous les per- Un second document a eté pre- mis demandes (salle a manger, bar pore pour réfuter ces propositions et cabaret) pour continuer a ope- en en demontrant soit l'impossi- rer.Le mémoire se completait de ble soit les consequences finan- temoignages ou de lettres de di- cieres desastreuses pour le Co- verses composantes de l'Univer: fe.En ce moment, la Commission site sur l\u2019utilite du Cafe et sa examine tous les documents et bonne tenue; à cet effet, des re- les témoignages et le sort du Ca- présentants de l\u2019U.de M.(MM.fe sera regle dans quelques Lacoste, Y.Therrien, Souvageou, jours.Difficultés au café Campus ~\\ 7 H [+ eof Tne hous 9 DREN 4 LE YOGA QUOTIDIEN COMME MOYEN DE PAIX DANS LE MONDE SWAMI VISHNU-DEVANANDA Le plus grand maitre au monde en Hatha Yoga et Raja Yoga donnera: une conférence - une démonstration - 84 postures - Dimanche le 30 Janvier, 1972, 8 p.m.OTEL WINDSOR vos dons seront acceptés a Centre Sivananda Yoga V 5178 Boul.St.Laurent cours 7 jours la semaine postures physiques, méditation et philosophie renseignement - 279-3545 maintenant en The Mo SHOW BAR respiration, Jan.24 - Jan.30 dern Jazz le meilleur jazz que vous pouvez entendre débutant lundi 31 janvier.Herbie Hancock TY TAR la porte endanta détente, a vedette QUARTET é .1 # dimanche matinée 3 P.M. Le Bangla Desh sera-t-il libre ?Il n'est certes pas facile d'analyser la situation du Bangla Desh.C'est peut-être une des situations les plus complexes pouvant donner lieu à une analyse politique aujourd'hui.C'est la question du Bangla Desh se trouve au centre d\u2019un ensemble de problèmes qui en constituent la toile de fond, tout en étant les problèmes fondamentaux de notre époque.Nons aussi que pour beaucoup de gens de gauche, la position de la Chine a contribué à embrouiller encore davantage la situation.Ils ont alors hésité devant l'analyse, à cause d\u2019une image toute faite qui s\u2019imposait à eux et les empéchait de penser.D'autres, les macistes inconditionnels et dévôts, se sont lancés dans des analyses fausses où ils déformaient et idéalisaient la soi- disant position juste qu\u2019ils essayaient de défendre: cas patent de mystification idéologique.C'est pourquoi on ne prendra pas ici pour acquise la définition que la Chine donne officiellement d\u2019elle-méême: un pays révolutionnaire où se construit le socialisme sous la dictature du prolétariat; il ne faut pas juger une réalité sociale à partir de son discours idéologique, mais à partir de sa pratique.Bien sûr, personne n\u2019est obligé d'accepter cette analyse, et tous ceux qui auraient des points de vue différents à faire valoir sont invités à nous les envoyer.Origine et création du Pakistan Bangla Desh signifie Bengalle libre.Ce nouvel Etat vient de proclamer son indépendance par rapport au Pakistan dont il constituait la partie orientale.Avant de faire partie du Pakistan, il constituait la partie est de la province du Bengale au sein de l'Empire britannique des Indes (la partie ouest du Bengale fut rattachée à l'Inde après la partition).Vous voyez déjà que ça commence à faire un beau petit jeu de bloc.Pour comprendre la question du Bangla Desh, il faut done remonter à la partition de l'Empire indien, et à l'origine de cette partition.Une bonne partie des problèmes actuels dans cette partie du monde est due à une politique traditionnelle du colonialisme britannique, qui consistait à utiliser toutes les différences possibles (des races, de religions et de langues) pour diviser ses sujets et assurer par là son règne (politique bien connue utilisée par tous les exploiteurs).Or le sous-continent indien se caractérise précisément par une grande variété de langues et de religions.Les contradictions religieuses, notamment entre hindous et musulmans, ont été utilisées au maximum.Notons de plus, pour simplifier le tableau, que l'Inde était divisée en 560 principautés.Ce décor idéal à souhait étant posé, reportez-vous en imagination en l'an 1906: l'Aga Khan demande au vice-roi des Indes de diviser l'Inde en deux collèges électoraux: un pour les musulmans et un pour les hindous.Il faut valoir que c'est le seul moyen pour les musulmans de ne pas être submergés par la majorité hindoue.C'était la naissance de la Ligue Musulmane, formée pour protéger les intérêts d\u2019une bourgevise musulmane qui avait perdu son pouvoir avec la conquête britannique 150 ans plus tôt.Elle avait été définitivement mâtée lors de la défaite des Cipayes à Lucknow en 1857.Les Britanniques avaient plutôt favorisé l'émergence d'une bourgeoisie hindoue, sans doute pour s'attacher la majorité de la population.La bourgeoisie musulmane s'était alors mise à végéter.On comprend que le second souffle qu\u2019elle se donnait avec la création de la Ligue ait été mal accepté par le parti hindou du Congrès.Tout parut s'arranger en 1916 avec l'initiative de Mohammed Ali Jinna, qui en faisait l'ambassadeur de l'unité indo-musulmane (paradoxalement, il allait devenir le fondateur du Pakistan).Mais en 1935, le parti du Congrès avait le contrôle de sept provinces.La concurrence entre les deux bourgeoisies et le fanatisme religieux qui en constituait la forme allaient dès lors provoquer la rupture.En 1937, des émeutes éclatent, et l'idée d\u2019un Etat pakistanais prenait corps dans le peuple.Sa création comme pays distinct est décidée à Lahore le 3 mars 1940.Mais jusqu\u2019en 1946, Ali espère que les deux formations politiques s'entendront pour éviter la.partition.Il fait cependant valoir que l'autonomie des provinces est nécessaire pour protéger les musulmans.Nehru refuse, car il veut un gouvernement central fort pouvant intervenir en cas de crise.Il faut alors fixer les frontières.Les Musulmans se retrouvent à l'Est (Bengale) et à l'Ouest (Sind, Belouchistan, Pendjab et Cachemire).La Ligue demande que ces Etats soient appelés à se prononcer sur le rattachement du Pakistan.Comme le Pendjab et le Bengale ont de fortes minorités hindoues, le partage se fait par districts.On assiste alors au demantèle- ment de ces provinces qui constituaient des unités économiques fort prospères jusqu'alors.Ayant de la difficulté à maintenir l\u2019ordre, les Britanniques précipitent leur départ, ne voulant pas intervenir dans le drame que va engendrer la partition, refusant même de rester pour permettre l\u2019organisation des transferts de population.Leur départ est marqué par des émeutes faisant 700,000 morts (massacrés ou épuisés par l'exode) et 12,000,000 de réfugiés.Ce départ prématuré (août 1947) aura des répercussions sur toute l'histoire des relations indo-pakistanaises.Histoire du Pakistan Le Bengale oriental était peuplé de paysans musulmans exploités par des propriétaires hindous.Cette situation avait été mise à profit par la bourgeoisie musulmane pour amener la population à choisir le rattachement au Pakistan.Mais cette classe dominante s\u2019est concentrée dans les provinces occidentales, notamment à Karachi, qui allait constituer la base du développément capitaliste pakistanais.Quant à la bourgeoisie hindoue du Bengale oriental, elle s\u2019en alla aux Indes.Cette situation constitue la base de la domination d'un conglomérat du Pakistan occidental sur la paysannerie qui se vit ainsi recolonisée.D'où un conflit perpétuel et la nécessité d\u2019un gouvernement militaire pour mâter la population révoltée.La partie orientale du pays, séparée de la partie occidentale par 2000 kilomètres de territoire indien, était et se sentait colonisée.Cette domination prenait aussi une forme linguistique, la partie occidentale voulant imposer sa langue, l'ourdou, à la partie orientale parlant le bengali.Le Bengale était autrefois la province la plus riche du sous-continent.Sa partie orientale, agricole, produit encore 75\u2018.du jute mondial; dans sa partie occidentale, l'industrie était développée à Calcutta; l'est fournissait aussi le poisson et le riz pour l\u2019ouest.La partition .provoqua une crise économique dans les deux parties.La partie occidentale, indienne, voyait ses usines privées de matières premières: d\u2019où le chômage et les réfugiés autour des villes (l'Inde n'a jamais pu reprendre les choses en mains depuis ce temps).À l'est, la domination Médecine: le CAP définit un type En Médecine, le CAP vient de pondre un texte concernant l\u2019organisation du milieu universitaire, tenant compte des situations spécifiques -dans les différentes facultés, et essayant de définir les caractéristiques d'une organisation politique dans le milieu.Le CAP favorise l'implantation de comités dans les différentes facultés, sur la base d'une alliance avec la classe ouvrière et en vue d'une action dépassant le cadre strict de l'université.En vue de déconstruire lentement l\u2019université et son rôle actuel, il pense que la ligne idéologique doit toujours tenir compte des caractéristiques de chaque milieu.Ce qui ne I'empéche pas de préconiser un comité de coordination pouvant définir des mots d'ordre d'end \u2018organisation semble.Mais tant que le mode de production sera le méme, le CAP pense que l'Université aura toujours le même rôle.C\u2019est pourquoi il estime qu'une véritable remise en question de l\u2019université passe par la recherche d'une implantation dans des lieux de travail, ce que fait le CAP lui-même dans le secteur des hôpitaux.C'est là d'après lui une étape essentielle dons lo construction d'une organisation politique des travailleurs.Il estime d\u2019'au- \u2018tre part que le comité de coordination ne devrait pas se contenter de regrouper les comités existants mais devrait aussi prendre l'initiative d'établir des contacts dans les facultés ou départements où il ne se passe rien.du conglomérat des 22 familles du Pakistan occidental allait créer au Bengale oriental une situation de sous-développement industriel, les capitalistes réinvestissant à l'Ouest l'argent qu\u2019ils avaient gagné à l'Est.De plus, à la suite du conflit du Cachemire, le Bengale oriental devait acheter son charbon à la Chine et à la Pologne, cing fois plus cher qu\u2019en Inde; il se voyait couper l'accès aux ressources énergétiques et minières de l'Inde et devait vendre son jute à la Chine pour un prix deux fois inférieur à celui autrefois payé par l'Inde.Deux autres points chauds entre l'Inde et le Pakistan: le Cachemire et Pendjab.À 75\u201c musulman, le Cachemire devait être rattaché au Pakistan.Mais le maharadjah hindou ne décidait rien, malgré la pression populaire.En octobre 1947, des irréguliers pakistanais s\u2019infiltrent pour aider leurs coreligionnaires.Le maharadjah fait appel à New-Delhi, qui exige de lui l'adhésion à l'Union indienne.Le conflit se poursuit jusqu'au début 1949.Cessez-le-feu sous l'égide de l'ONU.L'Inde promet un référendum qui n\u2019a jamais eu lieu: son alliée l'URSS y met toujours son veto.1965: deuxième guerre du Cachemire.L'URSS joue alors les médiateurs à la conférence de Tachkent qui consacre le statu quo.En plus de ses richesses naturelles, le Cachemire a une importante stratégique: au contact de la Chine et de l'URSS, il ouvre l'accès au Pakistan et à l'Inde.Quant au Pendjab, c\u2019est la région du coton, seule industrie de l'Inde.Après la partition, 40%, des champs se trouvent au Pakistan et 380 filatures sur 394 restent en Inde: comme le commerce normal n\u2019est pas possible, le Pakistan cherche de nouveaux marchés et l'Inde promet la culture du coton.Le Pendjab était aussi le grenier traditionnel de l'Inde; celle-ci manque ensuite de blé, tandis que le Pakistan en a un surplus.C'est dans cette région que l'Inde a fait porter ensuite son effort de développement agricole.On voit par ces exemples l'absurdité économique et le caractère réactionnaire de la partition.On pressent déjà que la situation intérieure d'ensemble au Pakistan, notamment son histoire politique, est indisssociable de cet ensemble de rapports constitués, d\u2019une part entre la classe dominante occidentale et la paysannerie et la petite bourgeoisie indienne.On comprend donc pourquoi le pouvoir, dans ce pays, a souvent pris la forme d'un pouvoir militaire.Après la proclamation de la république islamique du Pakistan (1956) des
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