Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La voix de l'Est, 2016-10-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" GRANBY INC.15 PORTRAITS D\u2019ENTREPRENEURS INSPIRANTS CAHIER SPÉCIAL 19 OCTOBRE 2016 GRANBY INC.C\u2019est avec fierté que Desjardins s\u2019associe à l\u2019initiative de La Voix de l\u2019Est par l\u2019entremise de ce cahier spécial.Une base entrepreneuriale solide et diversifiée est essentielle à un milieu de vie prospère.Au Québec, la majorité des emplois est créée par les petites et moyennes entreprises, moteurs importants pour nos communautés.Chez Desjardins Entreprises Haut-Richelieu-Yamaska, avec plus de 13 000 membres et clients, nous constatons quotidiennement la vigueur et la qualité des entrepreneurs environnants actifs.Plusieurs entreprises granbyennes et des environs sont de calibre mondial et se frottent avantageusement aux concurrents étrangers.Nous sentons, chez les entrepreneurs granbyens, une solidarité et un désir de se concerter pour mieux affronter la concurrence, peu importe d\u2019où elle provient, ce qui n\u2019est habituellement pas coutume dans une ville de sa dimension.Chez Desjardins, nous pensons qu\u2019il est primordial de promouvoir une culture en- trepreneuriale, entre autres chez les jeunes, non seulement pour aider à stimuler la création de nouvelles entreprises, mais aussi pour mieux faire face à l\u2019enjeu de relève dans nos entreprises existantes.Cinquante-et-un pour cent des démarrages d\u2019entreprises se font avant 35 ans.De plus, le potentiel entrepreneurial est plus important chez les jeunes (37%) en comparaison au reste de la population (19%).Nous avons, entre autres, mis en place le programme CréAvenir pour soutenir l\u2019entrepreneuriat jeunesse et le programme FondsC pour appuyer les innovations, le développement de futurs leaders et les exportations.Le centre Desjardins Entreprises Haut- Richelieu-Yamaska dispose d\u2019une équipe de 80 spécialistes.Nos experts chevronnés accompagnent et soutiennent les entrepreneurs dans la réalisation de leur rêve, qu\u2019il s\u2019agisse de croissance, d\u2019acquisition, de transfert, d\u2019expansion ou de projets d\u2019innovation.Desjardins est un réseau financier solide qui accompagne les entrepreneurs et leur entreprise bien au-delà des produits et services financiers.Notre priorité est d\u2019offrir une expérience client de grande qualité et d\u2019être premier dans le cœur des gens et des entrepreneurs.DANIEL TURGEON, directeur général Desjardins Entreprises Haut-Richelieu-Yamaska Un gage de prospérité La réputation entrepreneuriale et l\u2019histoire industrielle de Granby datent de 1882 ce qui a fait d\u2019elle, en 2015, la première ville industrielle au Québec avec 24,4% de sa population active travaillant dans le secteur manufacturier.La ville a vu naître plusieurs visions et ambitions d\u2019individus qui ont investi dans leur futur et celui de la collectivité.La Ville de Granby est fière de présenter son dynamisme économique par l\u2019entremise de ces entrepreneurs, pionniers de son succès.Des hommes et des femmes qui ont choisi Granby pour son écosystème diversifié, son réseau de sous- traitance, sa main-d\u2019œuvre compétente, ses centres de formation, ses organismes et infrastructures dédiés au soutien entrepreneurial, ses services professionnels afférents et plus encore.Ce qui nous distingue également, c\u2019est notre qualité de vie exceptionnelle.Nos espaces verts, nos infrastructures (sports, loisirs et culture), nos commerces et lieux touristiques sont autant d\u2019attraits qui nous différencient.Le slogan de notre campagne d\u2019attraction de talents est d\u2019ailleurs Trouve ton emploi, vis tes passions! , comme vous pouvez le constater au granby- profitez.com.Granby est aussi tournée vers l\u2019avenir.Nous souhaitons créer de la richesse par l\u2019innovation.Notre incubateur industriel, le CITIG, offre aux entreprises innovan- tes des locaux à prix avantageux et de l\u2019encadrement professionnel.Il soutient l\u2019entrepreneuriat local et le démarrage d\u2019entreprises technologiques.Nous voulons aussi développer une nouvelle économie environnementale.Récemment créé, le Carrefour d\u2019Innovations en Technologies Écologiques, (CITÉ), dirigé par l\u2019Université de Sherbrooke, offre aux entreprises un centre de recherche pour les appuyer dans leurs projets de R et D afin d\u2019améliorer leur empreinte écologique.Granby industriel, organisme local de développement économique, travaille également sur un projet qui dotera le parc industriel d\u2019une certification en développement durable.Une première au Québec! Granby connaît une croissance soutenue.Son centre-ville sera bonifié et métamorphosé.La construction d\u2019un Institut technologique relié au Cégep de Granby en plein centre-ville en fera partie.Merci aux bâtisseurs, qui croient en l\u2019avenir de Granby, et qui la font prospérer tout en profitant de ce qu\u2019elle a à offrir! PASCAL BONIN, maire de Granby Moteur de croissance! L\u2019économie granbyenne se porte bien, les bonnes nouvelles se succèdent.L\u2019effervescence que connaît la ville repose en bonne partie sur les solides assises du secteur industriel qui ne cesse d\u2019étonner et de se réinventer.Cet élan est le fruit du travail acharné, de la détermination, de la créativité et de la passion d\u2019hommes et de femmes d\u2019affaires qui ont choisi cette ville pour y développer leur vision, pour se réaliser en tant qu\u2019entrepreneurs.Au fil des pages du cahier Granby inc., réalisé par l\u2019équipe de rédaction du quotidien La Voix de l\u2019Est, vous apprendrez, entre autres, à connaître 15 entrepreneurs granbyens.Occupant diverses fonctions au sein d\u2019autant d\u2019entreprises qui sont des fleurons de l\u2019économie industrielle de la ville, ils nous entretiennent tantôt de leur parcours professionnel et entrepreneurial, tantôt des passions qui les animent.Comme les entreprises qu\u2019ils ont façonnées, les entrepreneurs dont nos journalistes dépeignent le portrait sont à différentes étapes de leur vie entre- preneuriale.Certains sont des bâtisseurs.D\u2019autres sont légataires d\u2019une entreprise établie dont le plus grand défi est de la faire évoluer.D\u2019autres, enfin, en sont à leurs premiers pas sur la longue et sinueuse route de l\u2019entre- preneuriat, occupés à bâtir l\u2019avenir et à réaliser leur rêve en y injectant temps, argent et énergie.Pour les lecteurs de notre région, ce cahier présente des acteurs importants de la vie économique régionale sous un jour nouveau.Pour les lecteurs de l\u2019ensemble du Groupe Capitales Médias, il permet de découvrir une ville en pleine croissance où les partenariats industriels foisonnent.Choisir 15 portraits n\u2019a d\u2019ailleurs pas été chose facile tant les entreprises et les entrepreneurs aux histoires inspirantes sont nombreux à Granby.Enfin, pour La Voix de l\u2019Est, participer à l\u2019élaboration d\u2019un tel cahier permet de réaffirmer que le quotidien est non seulement un témoin du développement économique de la grande région de Granby, mais également l\u2019un de ses partenaires.Bonne lecture! LOUISE BOISVERT, présidente et éditrice de La Voix de l\u2019Est Des parcours inspirants Granby et sa région se démarquent par leur dynamisme en matière de développement économique et d\u2019entrepreneuriat.Plus que jamais, tous les acteurs locaux doivent se concerter pour assurer la vitalité économique et sociale d\u2019une région.C\u2019est pourquoi l\u2019Université de Sherbrooke n\u2019a pas hésité à s\u2019associer au cahier Granby inc.Cela fait partie de ses valeurs et de ses engagements envers la région.C\u2019est, en outre, par une culture parte- nariale que nous pouvons collectivement soutenir nos entrepreneurs.L\u2019Université de Sherbrooke est au cœur d\u2019un des trois pôles majeurs de recherche du Québec et est reconnue comme l\u2019une des universités les plus actives dans le domaine au Canada.Elle souhaite aller encore plus loin pour propulser l\u2019innovation, décupler les partenariats et intensifier l\u2019entrepreneuriat.L\u2019Université de Sherbrooke a déjà commencé à lancer une série d\u2019atouts clés pour convertir en projets entrepreneu- riaux et en partenariats certaines des meilleures idées issues des travaux de ses étudiants et de ses chercheurs.Cette stratégie lui permettra de se rapprocher encore davantage des entreprises qui souhaiteront accéder à ses infrastructures de recherche.Elle tissera également des liens encore plus serrés avec les organisations de développement économique.Merci à La Voix de l\u2019Est pour la publication de ce cahier spécial qui valorise l\u2019entrepreneuriat à Granby.PROFESSEURE LUCE SAMOISETTE, rectrice de l\u2019Université de Sherbrooke L\u2019entrepreneuriat à l\u2019honneur E2 MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 laVoixdel\u2019Est \u2022 Secteur d\u2019activités?: Fabricant de mobilier de bureau \u2022 Année de fondation?: 1980 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 275 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: près de 100 M$ \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 85% MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Scénario peu banal dans le monde des affaires: la croissance du fabricant de mobilier de bureau Artopex repose en partie sur la passion de son président, Daniel Pelletier, pour le pilotage d\u2019hélicoptère.L\u2019appareil est même devenu un des «outils» privilégiés de l\u2019entreprise, affirme-t-il.Le jour où La Voix de l\u2019Est a rencontré Daniel Pelletier, il s\u2019apprêtait à se rendre à ses installations de Sherbrooke par la voie des airs aux commandes de l\u2019appareil identifié aux couleurs de l\u2019entreprise.Un déplacement d\u2019une quinzaine de minutes à peine, a-t-il relevé.Quand M.Pelletier va à son usine de Laval, il doit prévoir une vingtaine de minutes, tandis que 2 h 50 de vol sont nécessaires lorsque ses affaires l\u2019amènent à l\u2019une des salles de montre de l\u2019entreprise, située à Toronto.Les déplacements en hélicoptère sont loin d\u2019être une simple lubie de l\u2019entrepreneur.Ils lui permettent de gagner un temps fou et, par conséquent, d\u2019être plus efficace.« Ça a grandement contribué au développement de l\u2019entreprise.Quand tu es capable d\u2019aller chercher tes clients américains à l\u2019aéroport et de faire le tour des usines dans la même journée, c\u2019est assez productif, en plus d\u2019être assez particulier », fait-il valoir.POUR LE DÉVELOPPEMENT Des héliports ont été aménagés aux différentes installations de l\u2019entreprise et les autorisations nécessaires ont été obtenues pour atterrir sur place.Le siège social d\u2019Artopex étant à Granby, il n\u2019est pas rare que d\u2019autres membres de la direction se joignent à Daniel Pelletier dans l\u2019hélicoptère pour aller œuvrer à Laval, Sherbrooke ou ailleurs.Le président de l\u2019entreprise tient d\u2019ailleurs à ce que l\u2019hélicoptère ne soit pas perçu par les employés comme l\u2019appareil du « boss », mais bien comme un « outil pour le développement de l\u2019entreprise ».Lors des journées des employés, Daniel Pelletier dit régulièrement prendre quelques heures pour leur offrir des balades, si bien que 90 % du personnel a grimpé dans l\u2019hélico, note-t-il.Daniel Pelletier a eu quatre hélicoptères depuis 1993.Anecdote : l\u2019un des appareils a appartenu à Nick Mason, le batteur du groupe Pink Floyd.Il a d\u2019ailleurs fait des tests de vol avec lui en Angleterre lorsqu\u2019il l\u2019a acheté.ACQUISITIONS Si l\u2019hélicoptère a contribué à la croissance d\u2019Artopex, l\u2019entreprise est aussi devenue ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui grâce à une série d\u2019acquisitions.« À date, on a acheté une douzaine d\u2019entreprises pour avoir des produits complémentaires », note Daniel Pelletier.L\u2019entreprise qu\u2019il a fondée en 1980, Pro-Meubles, était à l\u2019origine spécialisée dans la fabrication de bureaux de mélamine.Ses frères Maurice et André se sont par la suite joints à lui.C\u2019est en 1993 que le trio a fait l\u2019acquisition d\u2019Artopex et a décidé d\u2019en conserver la raison sociale.Les autres acquisitions de l\u2019entreprise ont permis d\u2019ajouter des chaises, des classeurs, du mobilier de bois et autres tables de conférence au portefeuille de produits.Le dernier ajout à la liste : des cloisons amovibles en verre et en métal d\u2019allure très contemporaine.Artopex est, selon son président, le troisième plus gros joueur canadien dans le domaine à offrir autant de produits, ce qui lui permet d\u2019être bien positionné pour compétitionner les manufacturiers américains.L\u2019entreprise est encore en mode acquisitions, mais afin d\u2019aller chercher de nouvelles parts de marché plutôt que d\u2019ajouter de nouveaux produits.C\u2019est, entre autres ce que l\u2019achat de Logiflex, à Sherbrooke, en 2015 lui a permis.RELÈVE Maurice et André Pelletier se sont retirés des activités d\u2019Ar- topex, mais les fi ls du président, Martin et Francis, sont aujourd\u2019hui engagés dans un processus de relève qui doit s\u2019étirer sur dix ans.Un scénario qui plaît à leur paternel.« On ne peut pas demander mieux.C\u2019est fantastique de ne pas être obligé de mettre une pancarte en avant pour vendre l\u2019entreprise », dit-il.Daniel Pelletier dit, par ailleurs, être convaincu que ses fils n\u2019ont pas seulement la volonté de prendre la relève, mais « ils ont aussi la capacité de le faire », croit-il.La seule chose que tous ignorent pour le moment est de savoir qui, de Francis ou de Martin Pelletier, prendra la relève de leur père aux commandes de l\u2019hélicoptère.Quand une passion donne des ailes à une entreprise La passion du président d\u2019Artopex, Daniel Pelletier, pour le pilotage d\u2019hélicoptère a contribué à la croissance de son entreprise, spécialisée dans la fabrication de mobilier de bureau.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION Daniel Pelletier en quelques mots Artopex en bref \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Un inventeur?».\u2022 Mon leitmotiv?: «?On ne lâche pas (il y a toujours une solution).» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Marcel Dutil.» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?L\u2019Amour, le Respect, le Travail d\u2019équipe, avoir des Objectifs, la Persévérance, l\u2019Engagement, une équipe eXtraordinaire (ARTOPEX).» \u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Proche des gens (sympathique et simple).» GRANBY INC.ARTOPEX E3 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 C\u2019était écrit dans le ciel: passionné de spectacles aériens depuis son enfance, Serge Audet est aujourd\u2019hui directeur général des deux usines d\u2019Atlas Aeronautik.Et dans ses temps libres, il fabrique et pilote des modèles réduits d\u2019avions.« Ce qui est le plus intéressant, c\u2019est de construire l\u2019avion, l\u2019optimiser et le faire voler.Quand tu vas dans le champ d\u2019aviation, que tu fais un beau vol et que tu ramènes ton avion sans l\u2019avoir écrasé, c\u2019est une satisfaction.Ça fait vraiment décrocher.C\u2019est un plaisir! », lance Serge Audet.Un plaisir qu\u2019il a toutefois dû mettre en veilleuse ces derniers temps, car le travail lui a réservé son lot de défis.M.Audet a été embauché en 2012 pour gérer l\u2019usine d\u2019Aviation Lemex à Saint-Hubert, qui se trouvait aussi dans le giron d\u2019Atlas Aero- nautik.Mais cette usine a été vendue et Serge Audet assume, depuis février 2016, la direction générale des deux autres installations de l\u2019entreprise à Granby.« On a refait notre stratégie.On avait trois usines qui travaillaient dans trois domaines différents de l\u2019aéronautique et c\u2019est quand même très difficile de supporter trois marchés.(.) On a pris la décision de laisser aller la division d\u2019aérostructures (usine de Saint-Hubert) et de se concentrer sur les pièces mécaniques et les pièces de moteurs d\u2019avion », explique le directeur général.Atlas Aeronautik est donc maintenant composée des usines de Air Terre Équipement et de Sido, toutes deux à Granby et qui emploient 140 personnes.L\u2019usine de Sido a été désignée Centre d\u2019excellence de Pratt & Whitney pour une certaine catégorie de pièces.Un investissement de 5,5 millions $ y a été réalisé.« C\u2019est un gros projet.On devait intégrer beaucoup de nouvelles pièces dans l\u2019usine tout en effectuant un gros changement technologique.Le fait de laisser aller l\u2019usine de Saint-Hubert nous a permis de nous concentrer sur ce projet-là », fait valoir Serge Audet.NOUVELLE STRATÉGIE La direction d\u2019Atlas Aeronautik, propriété du groupe Coradin, a été forcée de revoir sa stratégie de développement, car le marché aéronautique a beaucoup évolué au cours des trois dernières années, remarque M.Audet.« On a fait beaucoup de restructuration.On est revenu à une base plus solide et on veut passer à l\u2019offensive.On a un plan stratégique pour les cinq prochaines années.On veut devenir les experts au niveau des pièces mécaniques complexes », affirme-t-il.Car la compétition internationale est forte.« Il y a des pièces qu\u2019on fabriquait ici depuis 20 ans, mais les donneurs d\u2019ordre viennent nous voir pour nous dire qu\u2019ils ont quelqu\u2019un en Asie qui le fait à tel prix et ils nous demandent si on peut revoir nos coûts.C\u2019est pour ça que notre stratégie est de travailler sur des pièces à haute valeur ajoutée, où le savoir technique et la complexité font qu\u2019il y a un « know how » qui se développe.Nous, on se spécialise dans les engrenages », dit le dg de 47 ans.S i , c o m m e p o u r p l u s i e u r s autres entreprises, le recrutement demeure un enjeu, Serge Audet dit néanmoins aimer le « dynamisme » de Granby, marqué par « l\u2019implication des écoles, de l\u2019organisme Granby Industriel et l\u2019entraide ».La période de turbulences étant derrière lui, Serge Audet croit bien avoir le temps de se remettre éventuellement à l\u2019aéromo- délisme.Le père de deux enfants se promet d\u2019ailleurs d\u2019aller tester un de ces jours un de ses bolides aux installations du Club d\u2019avions modèles de Granby, situées dans le parc industriel.Se repositionner pour mieux décoller ATLAS AERONAUTIK Le directeur général d\u2019Atlas Aeronautik, Serge Audet, affirme que l\u2019entreprise veut se concentrer sur les pièces à haute valeur ajoutée, où le savoir technique et la complexité font qu\u2019il y a un «know how» qui se développe.\u2014 PHOTO JANICK MAROIS Atlas Aeronautik en bref \u2022 Secteur d\u2019activités?: Manufacturier (Aéronautique) \u2022 Année de fondation?: Atlas Aeronautik en 2010, ses centres d\u2019excellence existent depuis ?ans \u2022 Nombre d\u2019employés?: 140 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: 20 millions$ \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 10% (sans compter sa filiale de Saint-Hubert vendue en décembre ?).Serge Audet en quelques mots \u2022 Mon leitmotiv: «Fais toujours de ton mieux et personne ne pourra te le reprocher.» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus: «Personne en particulier.Les personnes authentiques qui partagent des expériences, qui nous mobilisent à nous dépasser.» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés: «Respect, intégrité, persévérance.» \u2022 Un trait de caractère marquant: «Je suis quelqu\u2019un de passionné dans ce que je fais.» 76 rue Dufferin, Granby, J?G ?L?lavoixdelest.ca Téléphone : ?-?Courriel : redaction@lavoixdelest.ca PRÉSIDENTE ET ÉDITRICE Louise Boisvert RÉDACTEUR EN CHEF Maurice Cloutier DIRECTEUR PRINCIPAL, VENTES Sylvain Denault DIRECTEUR PRINCIPAL, MARKETING Christian Malo DIRECTEUR, VENTES ET PROMOTION Sophie Thibaudeau DIRECTEUR, VENTES ET CAHIERS SPÉCIAUX Alain LeClerc COORDINATION Marc Gendron, directeur de l\u2019information COORDINATION RÉDACTIONNELLE Isabelle Gaboriault TEXTES : Marie-France Létourneau, Isabel Authier, Pascal Faucher, Karine Blanchard, Michel Laliberté, Jean-François Guillet et Marie-Ève Martel COUVERTURE ET MISE EN PAGES Véronique Tremblay COORDINATION PUBLICITAIRE Christian Malo PUBLICITÉ Équipe des ventes de La Voix de l\u2019Est GRANBY INC.Un cahier spécial de E4 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Du plus loin qu\u2019il se souvienne, Richard Normandin n\u2019a jamais pensé faire autre chose qu\u2019être à la barre de sa propre entreprise.L\u2019album de finissants de ses études secondaires en témoigne: à l\u2019époque, ses amis lui souhaitaient déjà bonne chance dans sa carrière d\u2019entrepreneur, raconte-t-il.C\u2019est en 2001 qu\u2019il a démarré Cartons Northrich, grâce à un prêt de 60 000 $ de son père et le soutien financier de Desjardins.Richard Normandin aurait bien pu implanter son entreprise à Saint-Césaire, sa ville natale, mais c\u2019est à Granby qu\u2019il a choisi de le faire parce qu\u2019il a trouvé une bâtisse industrielle assez grande pour y installer les équipements utilisés dans la fabrication de ses produits : des tubes, mandrins et autres cornières de cartons destinés à différents secteurs d\u2019activités.Sa première pièce d\u2019équipement, il l\u2019a d\u2019ailleurs fait fabriquer sur mesure parce qu\u2019i l n\u2019avait pas les liquidités nécessaires pour acquérir la machinerie européenne qu\u2019il convoitait.Mais Cartons Northrich a fait beaucoup de chemin depuis cette époque.L\u2019entreprise de 80 employés a le vent en poupe.Elle a enregistré une croissance annuelle d\u2019environ 25 % depuis les cinq dernières années, souligne son président.C\u2019est d\u2019ailleurs parce que la PME est à l\u2019étroit dans les trois entrepôts qu\u2019elle loue et les deux usines qu\u2019elle opère que Richard Normandin a fait l\u2019acquisition, au cours des derniers mois, des installations de l\u2019entreprise Circuit Foil, à Granby.Un des objectifs avoués de l\u2019opération est d\u2019y regrouper, dans un premier temps, tout l\u2019espace d\u2019entreposage de Cartons Northrich.L\u2019homme d\u2019affaires nourrit cependant d\u2019autres plans pour son nouveau bâtiment, mais il ne peut en dire plus pour le moment.POSITIONNEMENT STRATÉGIQUE À Granby, Cartons Northrich opère deux unités de production, l\u2019une rue Saint-Urbain, l\u2019autre à même les installations de Cascades situées boulevard Industriel.« On est connectés à ses opérations pour fabriquer de petits rouleaux de papier de toilette », explique M.Normandin.Dans les prochains mois, l\u2019entreprise devrait par ailleurs démarrer deux nouvelles unités de production aux États-Unis pour des partenaires.« Ce n\u2019est pas un transfert de production, mais l\u2019ajout de nouvelles unités de solutions.Granby a toujours été notre éprouvette pour développer nos solutions (aux besoins des clients).Aujourd\u2019hui, on va déployer notre stratégie dans de nouveaux territoires (.) On se positionne stratégiquement aux États-Unis », se réjouit l\u2019entrepreneur.Pour l\u2019heure, environ 60 % des ventes sont effectuées au Canada, tandis que 40 % le sont au sud de la frontière.L\u2019an prochain, cette proportion devrait cependant être inversée, estime Richard Normandin.ACTIF Ce dernier croit que « l\u2019avantage concurrentiel » de Cartons Northrich repose entre autres sur la technologie développée à l\u2019intérieur de l\u2019entreprise.Celle-ci a créé une PME conjointe avec la firme d\u2019ingénierie Inogec de Sherbrooke « pour continuer à avancer », dit-il.Un système élaboré de traçabilité, de l\u2019entrée des matières premières jusqu\u2019à la livraison des produits finis a, entre autres, été mis en place.Le travail occupe une place prépondérante dans la vie de Richard Normandin, père de deux garçons.Mais cela ne l\u2019empêche pas de réunir chaque année une équipe de cyclistes avec ses amis entrepreneurs pour prendre part au Grand défi Pierre Lavoie.« La cause est tellement belle.Et ça me touche ce que Pierre a réussi à bâtir au Québec autour de la santé », dit-il.C\u2019est d\u2019ailleurs en effectuant des cubes d\u2019énergie avec l\u2019un de ses fils que l\u2019homme d\u2019affaires s\u2019est remis au vélo, un sport qu\u2019il affectionnait dans sa jeunesse.D\u2019un défi à l\u2019autre Du plus loin qu\u2019il se souvienne, Richard Normandin de Cartons Northrich n\u2019a jamais souhaité faire autre chose qu\u2019être entrepreneur.\u2014 PHOTO ALAIN DION Richard Normandin en quelques mots CARTONS NORTHRICH \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu: «Un entrepreneur! Il n\u2019y a aucun autre métier au monde qui m\u2019intéressait plus.J\u2019aurais pu faire autre chose, mais j\u2019aurais toujours été un entrepreneur.» \u2022 Mon leitmotiv.«Identifier une problématique et créer une solution gagnante pour les parties.» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus: «Steve Job.Non pas pour sa façon de faire les choses, mais pour le résultat obtenu.Il a su réinventer la façon dont pensent les gens.» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés: «Le respect à l\u2019égard de nos employés, de nos clients, de nos partenaires et même de notre environnement.C\u2019est ma valeur fondamentale et celle de notre organisation.» \u2022 Un trait de caractère marquant: «La persévérance.» \u2022 Secteur d\u2019activités?: Transformation de papier et de carton \u2022 Année de fondation?: 2001 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 80 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: Confidentiel \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 25% par année depuis 2011 Cartons Northrich en bref E5 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Le président de Du- rabac a toujours eu la bosse des affaires.Patrick Charbonneau a fondé sa première entreprise à 15 ans et a récidivé à 17, alors qu\u2019il était encore étudiant.«J\u2019ai été un entrepreneur sans savoir ce que c\u2019était.À ce moment-là, j\u2019avais une idée, je l\u2019imaginais et, go, on partait», lance-t-il.C\u2019est guidé par ce même « désir de participer à construire quelque chose » que Patrick Charbonneau a fait l\u2019acquisition, en 1996 \u2014 après un passage de quelques années à Montréal en gestion immobilière \u2014 des Contenants CMQ.« Même si l\u2019entreprise avait un chiffre d\u2019affaires correct qui me permettait d\u2019élever ma famille et d\u2019être très présent, j\u2019avais besoin d\u2019ajouter autre chose.Plutôt que de partir d\u2019autres entreprises, on a ajouté des divisions et développé des produits connexes à l\u2019industrie de l\u2019environnement.(.) On a concentré nos efforts sur ce qu\u2019on a appris à connaître », note l\u2019homme d\u2019affaires, père de quatre enfants.Durabac se définit aujourd\u2019hui comme un chef de file dans l\u2019industrie du développement durable, spécialisé, entre autres dans la fabrication de contenants à déchets, de recyclage et de récupération ainsi que de bennes auto-basculantes.Quatre acquisitions importantes ont cependant permis à la PME d\u2019accélérer sa croissance.Les actifs de Chagnon, un important fabricant de camions de collecte, ont notamment été acquis à la suite d\u2019une faillite.« On a fait une réingénierie des produits.On s\u2019est repositionné avec la même marque de commerce pour cette gamme de produits.Les produits Chagnon existent toujours, mais fabriqués par Durabac.Cette divi- sion-là représente maintenant plus de 50 % de nos ventes.Ça a été un move important », dit Patrick Charbonneau.EXPANSION Le produit phare de Dura- b a c d e m e u r e c e p e n d a n t l e c o n t e n e u r u t i l i s é d a n s l e s e c t e u r d e l a c o n st r u c t i o n .« En 1 9 9 6 , o n en fabr iqua it 100 par année.Aujourd\u2019hui, c\u2019est 100 par mois », souligne le président.Durabac emploie 115 personnes et compte trois usines, dont deux sur le site de ses installations actuelles, chemin Milton, et une autre à Roxton Pond, où sont fabriqués des produits de plastique.Un nouvel agrandissement chemin Milton est d\u2019ailleurs dans la mire de la direction à court terme, laisse savoir Patrick Charbon- neau.Des terrains ont été acquis pour permettre l\u2019ajout de 20 000 à 25 000 pieds carrés additionnels d\u2019ici les dix prochains mois.À plus long terme, Durabac mise, entre autres sur son sens de l\u2019innovation et le camion cylindrique en aluminium, racheté de la faillite d\u2019InPak, pour l\u2019amener ailleurs.L\u2019ingénierie du produit a été améliorée au cours des dernières années.« C\u2019est une autre belle acquisition qui va sûrement nous donner, dans le futur, un positionnement important au niveau international », croit Patrick Charbonneau.Comme plusieurs autres entrepreneurs, il affirme remettre ses idées en place lorsqu\u2019il chausse ses souliers de course.Son dada à lui, c\u2019est la course en sentier.« Tu prends une trail, tu cours et tout apparaît », assure-t-il.C\u2019est d\u2019ailleurs en nature qu\u2019il dit préparer ses « pitchs de vente ».À une époque, Patrick Charbon- neau a même trouvé le temps d\u2019être conseiller municipal à Bromont.Mais il ne se considère pas comme un « workaholic ».Au contraire, il a plutôt un petit côté « paresseux » qu\u2019il utilise à bon escient.« Je me demande toujours comment faire plus en faisant le moins d\u2019effort », glisse-t-il dans un sourire.Une stratégie qui l\u2019a bien servie à ce jour.Durabac a enregistré une croissance moyenne de 8 % par année depuis sa fondation, affirme l\u2019entrepreneur.Un sens inné des affaires DURABAC L\u2019entrepreneuriat fait partie de l\u2019ADN de Patrick Charbonneau, président de Durabac.Il a fondé sa première entreprise à 15 ans.\u2014 JANICK MAROIS \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Malheureux! Non, blague à part, j\u2019aurais aimé être architecte pour le côté création, ou professeur pour le côté communication.Mais j\u2019aurais fini par m\u2019ennuyer de l\u2019action.» \u2022 Mon leitmotiv?: «?La motivation vient de la satisfaction, la satisfaction vient de l\u2019émotion.» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Barack Obama.» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants?: «?L\u2019équilibre entre le travail, la famille et les loisirs.Et à mes employés?: faire plus et mieux sans travailler plus, pour qu\u2019ils trouvent aussi un équilibre.» Patrick Charbonneau en quelques mots \u2022 Secteur d\u2019activités?: Fabriquant d\u2019équipements de gestion et de transport destinés au secteur environnemental \u2022 Année de fondation?: 1996 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 115 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: 20 millions$ \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 8% par année Durabac en bref GRANBY INC.E6 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5062112 160, rue Principale, bureau 202, Granby 450 361-6069 Moteur de développement commercial et touristique Pour du soutien à l\u2019implantation ou à la relocalisation de votre commerce, contactez-nous : granby inc.E7 mercredi 19 octobre 2016 laVoixdel\u2019Est 5102311 L\u2019EXPERTISE A UNE ADRESSE PRÈS DE CHEZ VOUS Partenaire incontournable de la croissance des entreprises d\u2019ici, le centre Desjardins Entreprises Haut-Richelieu\u2013Yamaska vous donne accès à une solide équipe d\u2019experts et à une gamme complète de produits et services financiers.Notre expertise est grande.Faites appel à un directeur de comptes qui saura vous accompagner dans la réussite de vos projets d\u2019entreprise.450 770-7033 ou 1 866 377-7033 ENTREPRENDRE LE CHEMIN DE LA RÉUSSITE MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Benoit Déragon a fait l\u2019acquisition l\u2019an dernier de La fabrique de matelas avec l\u2019intention de propulser l\u2019entreprise à un autre niveau.Rien pour effrayer cet entrepreneur-né, nouvel adepte de triathlon, qui carbure aux défis.« Je ne veux pas faire comme les autres.J\u2019ai toujours trouvé ça plate de faire comme les autres.On essaye de se réinventer, même si c\u2019est un milieu très conservateur », fait-il valoir.L\u2019entreprise de 22 employés, connue jusqu\u2019à tout récemment sous le nom de Matelas Therape- dic ou de Literie Giddings, est dans le paysage granbyen depuis 1888.Mais cela ne l\u2019empêche pas d\u2019être bien ancrée dans le présent.Lentement, mais sûrement, Benoit Déra- gon a entrepris de modeler la PME à son image et de la moderniser.Entre autres changements : la raison sociale a été simplifiée.L\u2019entreprise porte maintenant le nom de « La fabrique de matelas ».« The- rapedic, ce n\u2019était pas clair.Moi, j\u2019aime quand c\u2019est clair, net et simple », fait-il valoir.La PME, qui vend en usine, profitera par ailleurs d\u2019un nouveau site web transactionnel cet automne.L\u2019objectif : multiplier les ventes directes dans différents créneaux, dont aux particuliers, mais aussi aux hôtels et aux résidences pour personnes âgées.« On fait de plus en plus de matelas pour les hôpitaux, les CLSC et les résidences.Ce sont des matelas spécialisés.On va chercher de plus en plus de contrats gouvernementaux par le biais d\u2019offres de services.L\u2019hiver passé, on a fait plus d\u2019un millier de matelas pour les réfugiés syriens », souligne l\u2019entrepreneur.« On essaye vraiment de développer des niches autres que le magasin traditionnel, parce qu\u2019il y a déjà beaucoup de monde.», ajoute-t-il.RÉINVENTER LE PRODUIT Se qualifiant lui-même « d\u2019en- trepreneur-inventeur », Benoit Déragon a, en outre, entrepris de développer, avec des partenaires européens, une nouvelle façon de faire des matelas.Au cœur de son travail : un nouveau design des mousses utilisées dans la fabrication de matelas afin qu\u2019ils s\u2019adaptent mieux aux courbes du corps.« C\u2019est un milieu hyper traditionnel.Est-ce que ça va marcher ?Je ne le sais pas », dit-il.Mais qui ne risque rien n\u2019a rien, dit un proverbe.Chemin faisant, Benoit Déragon souhaite par ailleurs revoir l\u2019image du matelas, qui se décline souvent dans des tons pâles, avec des tissus fleuris ou des signes ostentatoires, comme des lys.Il aimerait introduire plus de tissus unis.Même si les matelas sont destinés à être recouverts, le visuel du produit n\u2019en est pas moins important lors de l\u2019achat, fait-il valoir.Pourquoi alors ne pas le mettre au goût du jour ?, soulève-t-il.Une série de nouveautés devrait ainsi accompagner la mise en ligne du nouveau site Internet.Chose certaine, cela devrait permettre à La fabrique de matelas de « se différencier de la compétition », croit son président et unique actionnaire.Benoit Déragon qui, à une autre époque, a démarré l\u2019entreprise Pavnat, reconnaît ne pas craindre les défis.C\u2019est la même chose dans sa vie personnelle, alors qu\u2019il a couru son premier marathon en octobre 2015 et complété son premier Ironman (3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course) dix mois plus tard, en août 2016.Dans l\u2019intervalle, au printemps, il a fait l\u2019ascension, à vélo, du mont Ventoux à trois reprises en 24 heures.« Je veux montrer à mes enfants qu\u2019il est possible d\u2019atteindre un objectif si on se donne les moyens pour y parvenir », dit ce père de deux filles.Propulser le matelas à un autre niveau Avec La fabrique de matelas, Benoit Déragon souhaite réinventer l\u2019industrie de la fabrication de matelas.\u2014 PHOTO ALAIN DION \u2022 Secteur d\u2019activités?: Fabrication et vente de matelas \u2022 Année de fondation?: 1888 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 22 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: Confidentiel \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: Non disponible La fabrique de matelas en bref LA FABRIQUE DE MATELAS Benoit Déragon en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Cuisinier ou dans le monde du vin?!?» \u2022 Mon leitmotiv?: «?Si on est capable d\u2019envoyer quelqu\u2019un sur la Lune, on devrait pouvoir le faire (lorsqu\u2019il y a une situation difficile).» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?J\u2019ai plus d\u2019admiration que d\u2019inspiration.J\u2019admire les gens qui sont partis de rien et qui ont fait leur propre chemin?: Alain Bouchard (Couche-Tard) et Pierre Lavoie (Le Grand défi).Sinon pour l\u2019inspiration?: ma copine!?» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?L\u2019importance d\u2019avoir des rêves et des objectifs, mais encore plus d\u2019avoir un plan pour les atteindre et de le suivre.» \u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Tenace.» GRANBY INC.E8 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5067904 GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Passionné des grands espaces, le président de Laser AMP, André Moïse, croit qu\u2019il aurait bien pu être explorateur dans une autre vie.Ce n\u2019est peut-être pas un hasard s\u2019il est devenu entrepreneur.«En affaires, il faut avoir le courage d\u2019explorer.Je pense que c\u2019est lié», dit-il.C\u2019est d\u2019ailleurs lors d\u2019un voyage au Népal le sac au dos en 1993 qu\u2019André Moïse affirme avoir compris qu\u2019il allait être s o n p r o p r e p a t r o n e t q u \u2019 i l al lait contribuer à bâtir une entreprise.Mais il était loin de se douter que la vie allait aussi mettre à l\u2019épreuve sa capacité de résilience.Laser AMP s\u2019est installée dans ses locaux actuels de la rue Georges-Cros à la fin 2008 et au début 2009, en « pleine crise économique », se rap- pelle-t-il.En l\u2019espace de trois mois, l\u2019entreprise a cependant perdu 60 % de son chiffre d\u2019affaires à la suite de la fermeture inopinée ou du déménagement d\u2019importants clients.« Il y a eu des bouts très difficiles, se souvient le chef d\u2019entreprise.On ne savait pas si on allait passer au travers, mais on a réussi ».Fondée en 1995, Laser AMP est spécialisée dans la fabrication de pièces métalliques par la découpe au laser, le pliage et la soudure.Outre André Moïse, les principaux actionnaires de la PME sont Marc Norris et Donald Beauregard.L\u2019entreprise, dont les revenus atteignent 17 millions $ a connu, au fil des ans, une croissance par paliers, assure son cofondateur.Aujourd\u2019hui, el le emploie un peu plus de 9 0 p e rs o n n e s e t f o n c t i o n n e 24 heures sur 24.« On est passé, au fil du temps, d\u2019un service de découpe laser à un manufacturier de produits métalliques.On doit consolider ce virage-là et agrandir notre équipe d\u2019ouvriers spécialisés, dont des soudeurs », estime l\u2019entrepreneur, père de cinq enfants.EXPÉRIENCE Pour maintenir sa position, l\u2019entreprise investit ainsi entre 500 000 $ et 2 millions $ annuellement en immobil isat ions, souligne André Moïse.« La technologie évolue.On n\u2019a pas le choix de se moderniser tout le temps », dit-il.M.Moïse a eu la chance de démarrer sa PME à l\u2019intérieur de l\u2019entreprise qu\u2019il a repris de son père, Les Trempes de l\u2019Estrie.« Ça a servi de levier pour démarrer Laser AMP, qui a pris beaucoup d\u2019expansion, plus rapidement », fait valoir l\u2019entrepreneur de 47 ans qui dit avoir, à l\u2019époque, élaboré son plan d\u2019affaires dans un cahier Canada.Mais celui-ci met aujourd\u2019hui son expérience à profit d\u2019autres entrepreneurs, puisqu\u2019il est un des associés de Scholer Indus- t r ie l , u n ate l i e r d\u2019u si nag e à Magog, ainsi que de Peinture A3 M de Granby, dont l\u2019actionnaire principal est l\u2019actuel directeur des ventes de Laser AMP.BÉNÉVOLE Parce qu\u2019André Moïse croit que « la société repose sur des bénévoles pour plein de choses », il n\u2019a d\u2019ailleurs pas hésité à s\u2019engager auprès de divers organismes, dont la Chambre de commerce locale, l\u2019événement Vision 2015 et le conseil d\u2019administration du Centre de prévention du suicide.« Il y a plein d\u2019affaires qui ne marcheraient pas s\u2019il n\u2019y avait pas des gens qui s\u2019impliquent volontairement », croit-il.Son parcours de bénévole l\u2019a mené, au fil des ans, jusqu\u2019à la présidence du conseil d\u2019administration de la Caisse Desjardins Granby-Haute-Yamaska, une fonction qu\u2019il occupe depuis le printemps dernier.Lorsque ses obligations professionnelles lui laissent un répit, André Moïse peut toujours partir à l\u2019aventure sur l\u2019un des deux grands terrains qu\u2019il possède ou bien dans le nord du Québec, où il aime aller chasser.« Ça me ventile l\u2019esprit », confie-t-il.L\u2019entrepreneur explorateur LASER AMP «En affaires, il faut avoir le courage d\u2019explorer», estime le président de Laser AMP, André Moïse.\u2014 PHOTO JANICK MAROIS André Moïse en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu: «Voyageur/ aide humanitaire.» \u2022 Mon leitmotiv: «On ne possède rien.On est ici pour apprendre et/ou s\u2019amuser.» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus: «Il y en a plein! Richard Bach (par ses livres).» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés: «Le respect de soi.» \u2022 Un trait de caractère marquant: «Humain.» Laser AMP en bref \u2022 Secteur d\u2019activités?: Transformation métallique, sous-traitance \u2022 Année de fondation?: 1995 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 92 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: 17 M$ \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: Stable E9 MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 laVoixdel\u2019Est 5067911 Pour soumission ou information 450 378-2022 GRANBY INC.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca GRANBY\u2014 Lors de son embauche chez Machinage Gagné, en 1998, Francis Boag ignorait que six ans plus tard, on lui offrirait l\u2019opportunité d\u2019en devenir propriétaire.Depuis qu\u2019il a repris le flambeau de l\u2019entreprise, le Granbyen travaille sans relâche pour poursuivre la croissance entreprise par ses prédécesseurs.Francis Boag voue un grand attachement à l\u2019atelier d\u2019usinage dont il s\u2019est porté acquéreur, une entreprise familiale fondée à Granby en 1939.« Ce que j\u2019aime de ce métier, c\u2019est que de jour en jour, on ne fait jamais la même chose.Ici, on fait du sur-mesu- re et des prototypes, on répond aux demandes des clients », affirme-t-il.En 2014, la compagnie achète l\u2019ancienne usine de NSE Automatech, boulevard Industriel, et devient enfin propriétaire de ses propres installations.La superficie est doublée, les équipements renouvelés, les services diversifiés et on espère alors doubler le chiffre d\u2019affaires en plus de grossir les rangs de l\u2019équipe.« On est à mi- chemin , concède M.Boag, avec un sourire.Rome ne s\u2019est pas bâtie en un jour, mais on est bien positionnés pour être en croissance.» Et comme les technologies évoluent à vitesse grand V, des investissements ont toujours lieu.Trois soumissions, d\u2019un montant total de 1,6 million $, attendaient paisiblement sur son bureau lors de l\u2019entretien.VISION À LONG TERME L\u2019homme d\u2019affaires est un penseur.Il analyse et fait des choix stratégiques.D\u2019ailleurs, c\u2019est pour cette raison qu\u2019il a délaissé la production pour se concentrer sur la gestion de l\u2019entreprise.« C\u2019est important d\u2019investir et de voir à long terme, poursuit M.Boag.On ne peut pas construire quelque chose sans avoir de fondations solides.» L\u2019homme d\u2019affaires compare le style de bon nombre de gestionnaires à un jeu d\u2019échecs, où les coups sont joués en fonction du meilleur rendement fiscal.« C\u2019est plus facile déplacer de l\u2019argent pour qu\u2019il rapporte davantage que de l\u2019investir pour créer quelque chose.Pourtant, investir localement permet à l\u2019entreprise de grossir et tout le monde en bénéficie », allègue-t-il, soulignant que la création d\u2019emplois génère elle aussi des retombées indirectes sur l\u2019économie locale.RÉGION ET ÉQUITÉ La région a d\u2019ailleurs beaucoup d\u2019importance pour Francis Boag.D\u2019origine irlandaise, il a grandi à Chambly, mais ce sont les étés mémorables de son enfance passés chez sa marraine, à Dunham, qui lui ont donné envie de venir s\u2019établir par ici.« La grande région de Granby est reconnue pour ses excellents ateliers d\u2019usinage, souligne M.Boag.Machinage Gagné est un des piliers du secteur industriel à Granby.Beaucoup d\u2019anciennes usines ont été lancées par Rosario Gagné (le fondateur).» Au travail comme dans la vie, l\u2019équité est une valeur bien ancrée chez Francis Boag.L\u2019injustice et le sexisme, entre autres, le dérangent profondément.« Je peux être dur, mais je suis juste.Il faut traiter tout le monde également, dit- il.Comme personne, on a un rôle à jouer dans la société.On peut changer les choses si on en a la volonté.Comme employeur, je suis dans une position pour aider les autres.» LE REGARD TOURNÉ VERS L\u2019AVENIR À l\u2019instar d\u2019autres entreprises dans l\u2019industrie de l\u2019usinage, le principal défi auquel Machinage Gagné devra faire face sera de recruter une main-d\u2019œuvre qualifiée alors qu\u2019il y a pénurie.« Quand tu trouves quelqu\u2019un qui fait l\u2019affaire, tu t\u2019arranges pour le garder avec toi!», note celui qui n\u2019a pas hésité à investir, au cours de la dernière décennie, pour offrir à ses employés des conditions et un milieu de travail concurrentiels.Heureusement, l\u2019arrivée prochaine d\u2019un programme en génie mécanique au Cégep de Granby devrait donner un sérieux coup de pouce à M.Boag.« On espère que ça va nous permettre de garder les talents locaux par ici » Malgré ce manque de main- d\u2019œuvre, M.Boag affirme pouvoir compter sur une équipe compétente et fidèle, composée à la fois de « têtes grises et de relève ».Après 12 ans à la barre de l\u2019entreprise, Francis Boag a le regard tourné vers l\u2019avenir.Déjà, il pense au 80e, puis au 100e anniversaire de la compagnie.Et il pense à son futur à lui.« J\u2019aurai 50 ans l\u2019an prochain.C\u2019est le temps de préparer certaines choses.» confie-t-il.Voir à long terme Francis Boag en quelques mots En 1998, Francis Boag est embauché chez Machinage Gagné, une entreprise familiale fondée à Granby en 1939.Six ans plus tard, l\u2019opportunité d\u2019acheter l\u2019entreprise lui est présentée; il n\u2019hésitera pas à la saisir.\u2014 PHOTO ALAIN DION \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu\u2026 «?Un homme rose?!?» \u2022 Mon leitmotiv\u2026 «?Nous sommes aussi forts que notre maillon le plus faible.Go big or go home.» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus\u2026 «?Ma mère et ma marraine.?» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés\u2026 «?La persévérance.?» \u2022 Un trait de caractère marquant\u2026 «?Déterminé.?» \u2022 Secteur d\u2019activités?: Atelier d\u2019usinage \u2022 Année de fondation?: 1939 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 19 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: En progression depuis 15 ans Machinage Gagné en bref MACHINAGE GAGNÉ E10 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5059577 ENTREPRENDRE DES ÉTUDES OU UNE CARRIÈRE AU CÉGEP DE GRANBY C\u2019EST STIMULANT, C\u2019EST ENRICHISSANT, C\u2019EST PASSIONNANT www.cegepgranby.qc.ca GRANBY INC.ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Chimiste un jour, chimiste toujours?Pas tout à fait dans le cas de Valérie Caron.La directrice générale de l\u2019entreprise Maid Labs de Granby a vu sa trajectoire professionnelle dévier considérablement il y a une dizaine d\u2019années.Mais vous ne l\u2019entendrez jamais s\u2019en plaindre.Détentrice d\u2019un baccalauréat et d\u2019une maîtrise en chimie, elle travaillait dans l\u2019industrie des arômes alimentaires lorsque sa carrière a lentement changé de voie.« J\u2019étais investisseure dans Maid Labs et je donnais un coup de main au fondateur Benoit Beaudoin durant un de mes congés de maternité.Mais je m\u2019engageais de plus en plus, alors le choix s\u2019est imposé de lui-même.J\u2019ai pris la direction générale de l\u2019entreprise », raconte-t-elle.Maid Labs conçoit à Granby différents produits pour les stations de pompage des eaux usées, ainsi que des enregistreurs de débordement à l\u2019intention des municipalités.Ses clients sont situés au Canada et aux États-Unis.Au début, tout le monde travaillait à partir de son domicile.Le meilleur des deux mondes pour cette maman de trois enfants, qui a pourtant décidé un jour que le moment était venu de centraliser les activités de Maid Labs dans sa ville natale, Granby.« Comme mère, c\u2019était important pour moi de travailler ici.J\u2019avais aussi besoin de rassembler l\u2019équipe.C\u2019est important d\u2019avoir une adresse.Je me sentais en confiance avec les gens du CLD de l\u2019époque, en particulier Mario Limoges et Marie Panneton, qui m\u2019ont beaucoup aidée.Notre entreprise est alors devenue la première locataire officielle de l\u2019incubateur industriel qu\u2019est le Centre d\u2019innovation et de technologies industrielles de Granby (CITIG).On y est restés trois ans avant d\u2019emménager dans nos locaux actuels en 2013.» Les installations de la rue André- Liné sont parfaites, croit-elle, pour supporter la croissance de Maid Labs.Un poste de directeur des ventes est dans les plans, sans compter le lancement officiel, cet automne, de Volucalc, un appareil de calcul du débit en temps réel pour les stations de pompage d\u2019eaux usées.« Un appareil aussi sophistiqué n\u2019existe pas encore en Amérique du Nord », assure-t-elle.SOIF D\u2019APPRENDRE Valérie Caron possède une belle franchise.Elle ne cache pas avoir acquis énormément de connaissances au cours des dix dernières années.« Je ne me suis pas levée un matin en voulant me lancer en affaires.Ça s\u2019est fait graduellement.J\u2019ai compris l\u2019importance de se bâtir un bon réseau et je n\u2019ai pas peur d\u2019aller chercher du support ou un deuxième avis, au besoin.On est une petite équipe et je ne suis pas très hiérarchique.Chacun apporte son opinion.On tire profit d\u2019une bonne communication.» « Je crois que rien n\u2019arrive pour rien, poursuit-elle.Je me suis rendu compte que mes études en chimie m\u2019ont donné une méthode de travail et préparée à mon poste actuel.Mon intérêt scientifique me permet également de bien comprendre ce qu\u2019on fait chez Maid Labs.J\u2019avais en moi du leadership.Je n\u2019ai pas peur de relever de nouveaux défis.» EN AVANT LA MUSIQUE Les affaires, c\u2019est bien.Mais côté personnel, Valérie Caron n\u2019est pas en reste.Ancrée à sa famille, la dame de 42 ans consacre aussi beaucoup de temps à la musique.Fille d\u2019un musicien, elle chante depuis l\u2019enfance.C\u2019est Jean-Luc Hébert, devenu un bon ami depuis, qui l\u2019a convaincue de participer à la comédie musicale locale Notre-Dame-de-Paris, il y a quelques années.Les grands spectacles printaniers au profit de la Fondation du CHG se sont ensuite enchaînés.Son goût de chanter plus souvent l\u2019a également incitée à se produire au sein des Jazzeries de Bromont, puis de former le trio jazz Sunshine.Aujourd\u2019hui, elle accompagne régulièrement le duo composé d\u2019Hélène Bienvenue et de Benoit Chabot à titre de choriste.« Chanter, c\u2019est une soupape, c\u2019est mon équilibre et mon activité personnelle à moi.J\u2019aime beaucoup faire des spectacles », dit-elle.« Je suis une personne équilibrée dans la vie.Je fais aussi du sport \u2014 du vélo tous les matins, de la marche, de la course, du ski.C\u2019est un tout.» Quand tout arrive à point MAID LABS Maid Labs en bref Valérie Caron en quelques mots \u2022 Si je ne faisais pas ce métier, je serais?: «?Je serais en gestion, c\u2019est certain.Je suis à ma place.?» \u2022 Une phrase que j\u2019utilise souvent?: «?Rien n\u2019arrive pour rien.J\u2019ai confiance en la vie.?» \u2022 Une personne qui m\u2019inspire?: «?Mon conjoint, Paul Gosselin.Il a un bon esprit d\u2019analyse.C\u2019est mon mentor personnel?!?» \u2022 Les valeurs qui me sont chères?: «?Toujours rester positive et regarder vers l\u2019avant.?» \u2022 Ses traits de caractère marquants?: «?Je suis une personne organisée dans tout.?» \u2022 Année de fondation?: 2013 sous le nom Maid Labs (le nom a changé depuis ?) \u2022 Secteur d\u2019activités?: Gestion de l\u2019assainissement des eaux usées municipales \u2022 Nombre d\u2019employés?: 5 \u2022Chiffre d\u2019affaires?: + de 460 000$ Valérie Caron est directrice générale de Maid Labs.Dans son entreprise, une grande place est accordée à la communication.«Chacun apporte son opinion», insiste-t-elle.\u2014 PHOTO ALAIN DION E11 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5067900 .com Pour un lookqui se démarque GRANBY INC.JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca Du plus loin qu\u2019il se souvienne, le président de Mecan-Hydro, Philippe Dufresne, voulait devenir médecin afin de suivre les traces de son père chirurgien.Un événement marquant le fera toutefois bifurquer vers l\u2019ingénierie.« J\u2019avais un oncle ingénieur qui travaillait sur le projet du Stade olympique.Il m\u2019a fait visiter le site durant la construction.J\u2019avais seulement sept ans, mais ça m\u2019a marqué, se remémore-t- il.À ce moment, j\u2019ai su que c\u2019est ce que je ferais dans la vie.» Un choix qui s\u2019est avéré gagnant puisque sa PME surfe sur la croissance depuis plusieurs années déjà.Pour l\u2019ingénieur de formation, l\u2019aventure en tant qu\u2019entrepreneur a commencé en 1994 sur la Rive-Nord de Montréal.Il était alors à la tête d\u2019Hydro-Innova- tion, une compagnie spécialisée dans l\u2019ingénierie et la distribution d\u2019équipements destinés à l\u2019industrie de l\u2019hydroélectricité.Mecan-Hydro, qui œuvrait dans une branche connexe, naissait au même moment à Granby, devenant sous-traitante pour l\u2019entreprise de Philippe Dufresne quelques années plus tard.Croissance oblige, la fusion des deux firmes est survenue au tournant du nouveau millénaire.« Après avoir acheté Mecan-Hydro, il fallait décider dans quelle ville on allait continuer en affaires.C\u2019est finalement Granby qui l\u2019a emporté parce qu\u2019il y avait énormément d\u2019avantages.C\u2019est une région industrielle où l\u2019acier est bien présent.Il y a un bon bassin de main-d\u2019œuvre dans ce créneau.La situation géographique a aussi pesé dans la balance, concède-t-il.C\u2019est près des grands axes routiers, à proximité des États- Unis et pas trop loin de Montréal.Et comme je suis un gars du Sague- nay, je voulais également me rapprocher de la nature.» La compagnie a rapidement fait sa marque, décrochant des contrats aux quatre coins de la province.Philippe Dufresne ne voulait toutefois pas gravir les échelons trop vite.« Se lancer en affaires, ça donne souvent le vertige.Avoir du succès, c\u2019est une chose, mais gérer la croissance, c\u2019est une autre paire de manches.Si tu brûles des étapes, tout peut s\u2019écrouler en peu de temps, image-t-il.Me retrouver à la case départ, après avoir mis tant d\u2019efforts à bâtir les fondations de l\u2019entreprise, ce n\u2019était pas une option.» SAVOIR REBONDIR Jusqu\u2019à 2005, Mecan-Hydro concentrait principalement ses opérations au Québec.L\u2019arrivée d\u2019une série de moratoires sur les projets de minicentra- les hydroélectriques a néanmoins forcé Philippe Dufresne et ses partenaires à repenser leur modèle d\u2019affaires.« Comme entrepreneur, j\u2019ai vu le mur arriver avec les moratoires.Plutôt que de reculer, on s\u2019est dit \u2018\u2018ça passe ou ça casse\u2019\u2019.On devait rebondir.Alors, on a mis la pédale au fond en développant de nouveaux marchés et en ajoutant beaucoup de produits à notre gamme.» D\u2019ailleurs, les investissements massifs réalisés par la compagnie en recherche et développement n\u2019ont pas tardé à porter leurs fruits.« Quand je regarde en arrière, je constate qu\u2019on a gagné notre pari », indique l\u2019homme d\u2019affaires.Ainsi, Mecan- Hydro développe, fabrique et installe tous les équipements auxiliaires des centrales hydroélectriques ainsi que ceux destinés à la gestion des eaux : des vannes, des grilles et des treuils, pour n\u2019en nommer que quelques-uns.La PME a par ailleurs vu ses effectifs quintupler depuis 1994, comptant aujourd\u2019hui une cinquantaine d\u2019employés.NOUVELLES CIBLES Mecan-Hydro évolue dans une niche où les marchés québécois et européen sont « saturés », fait valoir Philippe Dufresne.Pour poursuivre sur sa lancée, la compagnie se tourne donc vers l\u2019Amérique du Sud.Un défi de taille qui pourrait toutefois déboucher sur d\u2019importants contrats.« La demande pour nos produits est en croissance là-bas.Une fois que notre nom circulera, les choses pourraient débouler assez vite.Le potentiel est grand, mais il faut s\u2019acclimater aux us et coutumes.C\u2019est le genre de challenge qui me plaît.» De plus, la PME granbyenne a déjà réalisé quelques projets au pays de l\u2019Oncle Sam.L\u2019entreprise veut par ailleurs ouvrir une succursale chez nos voisins du Sud.« Ça fait déjà quelques années qu\u2019on songe à s\u2019établir aux États-Unis, mentionne Philippe Dufresne.On pourrait acheter une entreprise existante ou partir de zéro.On est rendu à cette étape dans notre développement, alors ça devrait se faire en 2017.» Parmi tous ces défis à venir, l\u2019entrepreneur troquera volontiers l\u2019ordinateur pour la planche de surf.« C\u2019est devenu une passion.En famille, entre amis, c\u2019est toujours agréable de se retrouver sur l\u2019eau.Dans la vie, il faut toujours rester en avant de la vague.» Demeurer en avant de la vague Philippe Dufresne est président de Mecan-Hydro.\u2014 PHOTO CHRISTOPHE BOISSEAU-DION MECAN-HYDRO Philippe Dufresne en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Médecin.» \u2022 Mon leitmotiv?: «?Tout ce qui traîne se salit.» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Elon Musk?», l\u2019homme à la tête de Tesla.\u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?Être fier de ce que tu fais et, surtout, prendre le temps de bien faire les choses.» \u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Je suis très patient.» Mecan-Hydro en bref \u2022 Secteur d\u2019activités?: Ingénierie, fabrication et installation d\u2019équipements auxiliaires de centrales hydroélectriques et de gestion des eaux \u2022 Année de fondation?: 1994 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 48 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: 9 M$ \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 25% par an E12 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est GRANBY INC.JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca Stéphane Dumaine aime les défis.Quand il s\u2019investit dans un projet, il ne laisse rien au hasard.Tant dans sa vie personnelle que professionnelle.Avide de connaissances et féru d\u2019histoire, l\u2019insatiable collectionneur de voitures anciennes se tourne résolument vers l\u2019avenir pour faire progresser sa florissante entreprise.Stéphane Dumaine se décrit comme un « Granbyen pure laine ».Et pas question de se déraciner « pour tout l\u2019or du monde ».« On me donnerait dix fois ce que je gagne demain matin pour que je m\u2019installe à Montréal et je n\u2019irais pas, dit-il.J\u2019adore ma ville, sa nature, son dynamisme, sa situation géographique.Tout.» Pour l\u2019authentique homme d\u2019affaires, l\u2019aventure a commencé en 1989.Son plan de carrière a alors pris un virage à 180 degrés.« Je travaillais chez Desjardins à l\u2019époque, racon- te-t-il.George Métivier, un débosse- leur, avait un garage sur la rue Boivin à Granby depuis 1959.Il offrait aussi le service de gaz comprimés et tout ce qui touchait la métallurgie.Je ne connaissais rien là-dedans.Mais, il n\u2019avait pas de relève et je me suis dit qu\u2019il y avait un bon filon à développer dans ce créneau.Après huit mois de négociations, j\u2019ai réussi à le convaincre de me vendre son entreprise.» Sans filet, celui qui a la bosse des affaires a plongé dans l\u2019inconnu, épaulé par ses parents.« J\u2019ai toujours su que j\u2019ai ce qu\u2019il faut pour réussir comme entrepreneur.(.) Je suis le genre de personne qui voit le verre à moitié plein, mais ça n\u2019a pas été rose tous les jours au début.J\u2019ai appris à nager en tombant dans le lac », image-t-il.DIVERSIFICATION Gravissant les échelons, la micro- entreprise spécialisée dans la vente de matériel de soudage est devenue une PME, passant de quatre à 40 employés au fil des ans.« Au-delà du prix, le secret pour connaître du succès dans un créneau comme le nôtre, c\u2019est de donner un service exceptionnel.Et pour ça, il faut apprendre à bien s\u2019entourer.On ne peut pas être bon dans tout ! », laisse tomber le directeur général d\u2019Oxygène Granby.Bien qu\u2019il ait concentré ses activités dans le secteur industriel, Stéphane Dumaine a rapidement flairé de nouvelles opportunités pour faire croître son entreprise.D\u2019ailleurs, trois autres succursales se sont ajoutées au fil des ans : Saint-Jean-sur-Richelieu, Baie- Comeau et Rouyn-Noranda.Ainsi, en plus d\u2019être fournisseur de gaz médicaux pour les hôpitaux de la région (Granby et Cowansville), la compagnie connaît un franc succès avec sa division spécialisée dans le diagnostic et le traitement de l\u2019apnée du sommeil.« L\u2019idée d\u2019un volet médical a pris naissance il y a une vingtaine d\u2019années, se remémore l\u2019homme d\u2019affaires.Un médecin de la région m\u2019avait envoyé un patient qui sortait de l\u2019hôpital Royal Victoria à Montréal.Il avait besoin d\u2019un appareil CPAP (continuous positive airway pressure).C\u2019était extrêmement rare à l\u2019époque.Mais j\u2019ai fait mes recherches et j\u2019ai trouvé exactement ce dont il avait besoin.Et ça a fonctionné.Alors je me suis dit qu\u2019il y avait certainement d\u2019autres personnes qui avaient besoin de ce type d\u2019équipement.Et j\u2019ai foncé.» Oxygène Granby compte maintenant plusieurs inhalothéra- peutes et techniciennes œuvrant dans une clinique dédiée à cette pathologie respiratoire.D\u2019ailleurs, l\u2019ajout de nouvelles succursales dans ce domaine est au programme.« Côté médical, je veux développer de nouveaux marchés au Québec.J\u2019attends le moment opportun.» Un agrandissement du bâtiment industriel d\u2019environ 10 000 pieds carrés, rue Robinson, est aussi dans les cartons.MORCEAU D\u2019HISTOIRE Dès qu\u2019il passe la porte de son bureau, Stéphane Dumaine décroche complètement.Sa passion en dehors du boulot : les bagnoles.Mais pas n\u2019importe lesquelles.Il a un faible pour les automobiles qui sortent du lot.Qu\u2019elles soient allemandes, américaines, anglaises, françaises ou japonaises, peu importe.Sa collection inusitée compte une trentaine de protégées.On parle notamment de Volkswagen Beetle (1964 à 1979), une Karmann Ghia 1964, deux Porsche 1955 (356 Speedster et 550 Spyder), trois Corvette (1954 à 1965), plusieurs roadsters anglais, dont la pièce de résistance est une Jaguar E-Type1969, pour ne nommer que celles-là.« Une voiture, c\u2019est un morceau d\u2019histoire, de progrès technologiques.Les autos d\u2019époque ont beaucoup de personnalité, dit-il.Ce sont des œuvres d\u2019art sur quatre roues.» Tourné vers le futur OXYGÈNE GRANBY Stéphane Dumaine, directeur général d\u2019Oxygène Granby.\u2014 PHOTO ALAIN DION Oxygène Granby en bref \u2022 Secteur d\u2019activités?: Équipements de soudage, gaz industriels et médicaux (apnée du sommeil) \u2022 Année de fondation?: 1959 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 40 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: non divulgué \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 10% à 15% par an Stéphane Dumaine en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Fermier.?» \u2022 Mon leitmotiv?: «?Il y a toujours une solution.?» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Il y en a trop?! Plusieurs hommes d\u2019affaires de Granby m\u2019inspirent.?» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?Avoir confiance en soi, peu importe les circonstances.?» \u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Je suis très perspicace.?» E13 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5059584 GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Chez les Nadeau, l\u2019en- trepreneuriat est une affaire de famille.Avec un père et des frères en affaires, Martin Nadeau a toujours su qu\u2019il allait suivre cette voie.Une passion qu\u2019il a également transmise à ses propres fils, intéressés à prendre la relève de l\u2019entreprise, Plastiques Nadco, qu\u2019il a fondée il y a tout près de 25 ans.« Quand j\u2019étais jeune, les conversations du souper tournaient toujours autour de la business.Mes oreilles ont toujours entendu les expressions et les discussions portant sur la clientèle, les fournisseurs et tout.Je fais la même chose avec mes enfants aujourd\u2019hui.Dans nos soupers, on jase toujours d\u2019affaires.J\u2019aime bien parler de ça! C\u2019est une passion », dit ce père de deux garçons de 26 et 23 ans.L\u2019un de ses fils travaille déjà depuis trois ans dans l\u2019entreprise de la rue Cowie, spécialisée dans la fabrication de pièces de plastique moulées par injection.L\u2019autre termine ses études universitaires en ingénierie et joindra l\u2019équipe l\u2019an prochain.Un plan qui réjouit Martin Nadeau et qui l\u2019incite à regarder l\u2019avenir avec optimisme.« Parce que j\u2019ai de la relève et que les affaires sont bonnes, on investit chaque année et on est en mode expansion.Ça fait quelques années que c\u2019est comme ça et on va encore être en expansion l\u2019année prochaine.On parle d\u2019ajout de machineries, de capacité de production, d\u2019automatisation, d\u2019augmentation du chiffre d\u2019affaires et de la clientèle », souligne le président de l\u2019entreprise qui emploie une quarantaine de personnes.En 2016, Martin Nadeau prévoit même enregistrer une croissance quasi record de 22 %.Une performance qu\u2019il attribue à la crédibilité acquise par l\u2019entreprise.« On n\u2019a même pas de vendeurs.C\u2019est juste du bouche à oreille.Les gens nous connaissent après 25 ans », fait-il valoir.LIMITÉE Les difficultés de recrutement limitent néanmoins la progression de l\u2019entreprise, note l\u2019homme d\u2019affaires.Une situation qu\u2019il a du mal à s\u2019expliquer alors que les salaires et les conditions de travail (usine climatisée, gym pour les employés, etc.) y sont avantageux.Malgré tout, il affirme qu\u2019il n\u2019a jamais songé à établir son entreprise ailleurs qu\u2019à Granby.« Il y a plusieurs compagnies de plastiques ici.Il y a plein de sous- traitants.Il y a aussi beaucoup d\u2019entraide et de camaraderie », dit-il.Les produits de Plastiques Nadco sont peu visibles, car ils ne sont jamais dûment identifiés, mais ils entrent dans la fabrication d\u2019une flopée de produits de différents secteurs, comme la construction, les transports et la santé.« Une entreprise de Magog fabrique des lève-personnes, autant sur rails que sur roues, pour les hôpitaux.On fabrique des composantes de plastique pour ça.En ayant beaucoup de créneaux, on est capable d\u2019avoir du travail à l\u2019année.Et s\u2019il y a en un plus tranquille, il y en a toujours un autre plus occupé.On réussit comme ça à prendre de l\u2019expansion et à augmenter les ventes chaque année », dit-il.Martin Nadeau affirme ne pas ressentir le besoin de « décrocher » de son travail.Même s\u2019il est à l\u2019étranger, cela ne l\u2019empêche pas de garder un œil sur ses affaires.Mais cela ne signifie pas qu\u2019il ne sait pas prendre de pauses.Au moins une fois par année, avec sa conjointe, il planifie un voyage qui lui permet de s\u2019adonner à une autre de ses passions : la gastronomie.« On bâtit nos voyages en fonction des restos où on veut aller.On arrive de la France et on voulait essayer certains restaurants de chefs connus », dit-il.Sur place, il a ainsi goûté à la cuisine de Anne-Sophie Pic, à Valence, qui a obtenu trois étoiles Michelin, et à celle de Gordon Ramsay, à Bordeaux.Sinon, Martin Nadeau s\u2019adonne aussi au vélo, au golf et au hockey par plaisir.Mais les affaires ne sont jamais bien loin.Et c\u2019est très bien ainsi.« J\u2019aime ça, c\u2019est ma façon de vivre », conclut-il.L\u2019entrepreneuriat dans le sang En 2016, le président de Plastiques Nadco, Martin Nadeau, prévoit enregistrer une croissance quasi record de près de 22%.\u2014 PHOTO ALAIN DION PLASTIQUES NADCO Martin Nadeau en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Capitaine de bateau.?» \u2022 Mon leitmotiv?: «?Il n\u2019y a pas de problèmes, il n\u2019y a que des solutions.?» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Les actions et gestes de plusieurs m\u2019inspirent.?» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?Autonomie, polyvalence, avoir le goût de foncer.?» \u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Positif, généreux, résilient.?» Plastiques Nadco en bref \u2022 Secteur d\u2019activités?: Moulage de plastiques par injection \u2022 Année de fondation?: 1991 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 40 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: Confidentiel \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 20% juste l\u2019an dernier E14 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5094717 E N T R EPRISE FAMIL I A L E F A B R IQUÉ AU QUÉ B E C DE GRANBY VERS L\u2019AMÉRIQUE DU NORD GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Le vice-président aux opérations chez Prinoth, Stéphane Provencher, est depuis longtemps convaincu des bienfaits de l\u2019activité physique, autant dans sa vie professionnelle que personnelle.Et sa passion tend à être contagieuse parmi ses collègues.Depuis l\u2019an dernier, des employés de l\u2019entreprise sont aussi sur la ligne de départ de divers événe- ments à caractère sportif, comme le Demi-marathon de Granby.«Je dis toujours que le plein air est ma pilule miracle.J\u2019y place toutes mes idées.Quand je finis une journée de travail et que je pars jogger, ça a des bienfaits physique et mental.C\u2019est là que j\u2019ai trouvé mes meilleures idées, mes meilleures solutions.La recette marche depuis longtemps.Le sport, c\u2019est ma pilule d\u2019équilibre», dit-il.Un équilibre qui lui a certainement permis de gravir, au fil des ans, les divers échelons de l\u2019entreprise, spécialisée dans la fabrication de dameuses à neige et de véhicules utilitaires à chenilles.Stéphane Provencher a débuté son parcours en 1995 comme magasinier.L\u2019entreprise granbyen- ne était alors la propriété de Bombardier.Au fil des ans, il a tour à tour occupé les fonctions de chef de groupe, de superviseur de magasins, de superviseur des départements de soudure et de peinture ainsi que de chef de services, production.Stéphane Provencher a été nommé directeur des opérations lorsque l\u2019usine est devenue la propriété de Camoplast, en 2004.Cinq ans plus tard, les installations de Camoplast ont à nouveau changé de mains, passant cette fois-ci sous le giron de l\u2019entreprise italienne Prinoth.Jusqu\u2019à tout récemment, un représentant italien de l\u2019entreprise veillait sur place aux opérations quotidiennes, mais il a récemment quitté, si bien que Stéphane Provencher a été nommé vice-président aux opérations.Une ascension que le principal intéressé attribue à la somme de «beaucoup d\u2019efforts» et à la confiance de ses supérieurs qui ont su déceler son potentiel.MARCHÉS À DÉVELOPPER P r i n o t h , q u i p r o d u i t h u i t modèles de véhicules, compte 240 employés en Amérique du Nord, dont 180 oeuvrent à l\u2019usine de Granby.Si certaines entreprises du parc industriel sont aux prises avec des problèmes de recrutement, ce n\u2019est pas le cas de Prinoth.Les salaires y sont concurrentiels et le travail d\u2019équipe, voire «l\u2019esprit de famille», y est valorisé, note Stéphane Provencher.«La hiérarchie n\u2019existe pas.Ma porte de bureau est toujours ouverte.N\u2019importe qui peut venir me voir, n\u2019importe quand.Les directeurs sont tous accessibles.Il n\u2019y a pas un gros roulement d\u2019employés.Plusieurs sont là depuis 15, 20 ans», dit-il.Prinoth doit toutefois composer avec une forte compétition qui vient principalement du Japon et de l\u2019Allemagne.Selon M.Proven- cher, d\u2019importants efforts ont été consacrés au cours de la dernière année pour revoir le système informatique et l\u2019uniformiser avec les autres membres du groupe Leitner, dont Prinoth fait partie.L\u2019organisation physique de l\u2019usine, qui utilise les systèmes Lean et Kanban, a aussi été revue.«On est prêts à accueillir de la nouvelle business», dit le gestionnaire.À moyen et long terme, Prinoth vise à développer davantage le marché des véhicules utilitaires.Le Mexique, entre autres, est dans sa mire.Mais comme l\u2019entreprise exporte déjà ses véhicules alpins en Europe, elle aimerait aussi y raffermir la présence de ses autres produits, souligne le vice-président aux opérations.Mais ce sont les efforts conjugués de chacun qui permettront à Prinoth d\u2019atteindre ses objectifs.«Si tu veux aller vite, vas-y seul; si tu veux aller loin, vas-y en équipe», est-il d\u2019ailleurs inscrit sur les murs de la cafétéria de l\u2019usine de la rue J.-A.Bombardier.Une ascension au pas de course PRINOTH Vice-président aux opérations chez Prinoth, Stéphane Provencher croit beaucoup au pouvoir du travail d\u2019équipe.\u2014 PHOTO ALAIN DION Prinoth en bref \u2022 Secteur d\u2019activités : Véhicules sur chenilles \u2022 Année de fondation : 1962 \u2022 Nombre d\u2019employés : 180 à Granby et 60 aux États Unis \u2022 Chiffre d\u2019affaires : Confidentiel \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années : Confidentiel Stéphane Provencher en quelques mots \u2022 Les personnes qui m\u2019inspirent le plus : «Pierre Lavoie et Mylène Paquette.Le premier pour sa persévérance et la deuxième pour son courage d\u2019affronter sa peur».\u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés : «Persévérance et respect».\u2022 Un trait de caractère marquant: «Un très bon sens de l\u2019humour».E15 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5079616 La seule grande entreprise de yogourt entièrement propriété canadienne.Toute la recherche et le développement, la production, et le marketing de ses produits sont pensés ici, réalisés par des gens d\u2019ici. GRANBY INC.ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Jeune, elle rêvait d\u2019être agronome.Aujourd\u2019hui, à 42 ans, Julie Gagné gère les opérations au sein de l\u2019entreprise familiale Gestion Sani-Éco de Granby.«Je n\u2019en suis pas bien loin.Je touche directement à l\u2019environnement», fait remarquer celle qui évolue maintenant dans le domaine de la récupération des matières résiduelles.Intégrée au sein de l\u2019équipe à tout juste 16 ans, elle a ensuit e p o u r s u i v i s e s é t u d e s e n travaillant.Avec, au final, un diplôme d\u2019études collégiales en finances \u2014 « Il faut une base pour gérer une entreprise », dit- elle \u2014 et un autre en production industrielle \u2014 « Parce que je ne suis pas une fille de chiffres ; j\u2019aime être sur le plancher.Il faut que ça bouge! » Q u a n d o n l u i d e ma n d e c e q u i l \u2019a n i m e e n c o r e après toutes ces années, elle réfléchit un instant, avant de lancer : « Pas mal tout ! » « Cet été, je suis embarquée sur le plancher durant six semaines et j\u2019ai adoré.J\u2019aime l\u2019idée qu\u2019on soit une équipe, pas juste des individus.J\u2019aime écouter mon monde, m\u2019intéresser à ce qu\u2019ils vivent », laisse entendre la dame, copropriétaire avec ses parents, ses trois frères et une autre actionnaire de longue date.Elle ne refuse pas non plus les demandes de conférences de temps à autre et les rencontres avec des clients.Ca r, a u f i l d u t e m p s, Ju l i e Gagné est devenue une référence en matière de dévelop- p e m e n t d u r a b l e .E l l e o f f r e notamment des solutions aux industries, commerces et institutions qui souhaitent disposer convenablement de leurs déchets et réduire leur empreinte écologique.Malgré tout, elle constate qu\u2019il y a encore du chemin à faire pour les femmes en affaires.« Pour nous, c\u2019est beaucoup plus difficile que pour les hommes.Encore aujourd\u2019hui, on doit faire face à des préjugés persistants », déplore- t-elle, avec moult exemples à l\u2019appui.Plus jeune, elle a aussi dû se départir d\u2019une étiquette qui lui a longtemps collé à la peau.« Pour beaucoup de gens, j\u2019étais la \u2018\u2018fille de\u2019\u2019, \u2018\u2018la sœur de\u2019\u2019.Je devais insister en leur disant \u2018\u2018 Moi, c\u2019est Julie ! \u2019\u2019 ».EXPANSION Aujourd\u2019hui, Sani-Éco assure la collecte, le tri et le traitement de matières recyclables, ainsi que la transformation du plastique.En pleine croissance, elle compte une compagnie-sœur, Sani-Estrie de Sherbrooke, également dans le domaine de l\u2019environnement.Depuis un an et demi, elle propose aussi Sani Lave-Bac, un service de lavage de bacs roulants à domicile.Ces idées expansionnistes ne semblent pas près de se tarir.« On aimerait agrandir nos tentacules ailleurs au Québec, et dans d\u2019autres spécialités », indique celle qui compte participer personnellement à cet essor.« Je suis encore ici pour un bon moment ! », assure- t-elle en rappelant que les enfants Gagné ont travaillé très fort pour arriver à ces résultats, mais que rien n\u2019aurait été possible sans l\u2019aide de leurs parents.« Je ne sais pas si je vais un jour être capable d\u2019en faire autant qu\u2019eux.» AU CŒUR DE L\u2019ACTION Julie Gagné est la preuve qu\u2019on peut à la fois être une entrepre- neure passionnée et mener une vie riche à l\u2019extérieur du bureau.Maman de quatre enfants de 14 à 21 ans, elle saute sur toutes les occasions qui se présentent pour s\u2019activer, souvent avec sa marmaille.Randonnée, ski, raquette, vélo, golf, la dame a la bougeotte.« La nature, pour moi, est un milieu d e r e s s o u r c e m e n t incroyable.» À travers ses activités personnelles et professionnelles, elle trouve également le temps de voyager, d\u2019entretenir un solide réseau social et de faire du bénévolat depuis 20 ans.De nombreux organismes, institutions scolaires et hôpitaux de la région ont profité de son engagement.Au point de la mener très haut, très loin.En 2010, pour une bonne cause et par défi, elle s\u2019est lancée dans l\u2019ascension du Kili- mandjaro.Au moment de notre rencontre, elle se préparait à gravir l\u2019Acotango de Bolivie, un sommet encore plus élevé, au profit de la Fondation du CHG.« Je veux être sur la Terre pour faire une différence ! » Le cœur avant tout Au fil des ans, Julie Gagné a su faire sa place au sein de l\u2019entreprise familiale.\u2014 PHOTO JANICK MAROIS Julie Gagné en quelques mots Année de fondation: 1990 Secteur d\u2019activités: Gestion des matières résiduelles Nombre d\u2019employés: + de 250 Chiffre d\u2019affaires: ND Croissance au cours des cinq dernières années: 20% \u2022 Si je ne faisais pas ce métier, je serais?: «?Ça toucherait sûrement la nature, le plein air.?» \u2022 Une citation qui m\u2019a marquée?: «?La vie, ce n\u2019est pas d\u2019attendre que la tempête passe, c\u2019est d\u2019apprendre à danser sous la pluie.?» \u2022 Une personne qui m\u2019inspire?: «?Mes parents.?» \u2022 Les valeurs qui me sont chères?: «?L\u2019authenticité, le sens du travail et le respect (avant de juger une personne, il faut d\u2019abord savoir ce qu\u2019elle vit).?» \u2022 Ses traits de caractère marquants?: ses enfants la qualifient de laborieuse, audacieuse, persévérante et inspirante?! Gestion Sani-Éco en bref GESTION SANI-ÉCO L\u2019entrepreneure ne manque pas une occasion de se ressourcer en nature.souvent avec ses enfants.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR JULIE GAGNÉ E16 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est granby inc.E17 mercredi 19 octobre 2016 laVoixdel\u2019Est 5102312 GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Il y a un petit peu de Granby à chacun des Jeux olympiques d\u2019hiver depuis 20 ans.Les chandails des équipes de hockey qui s\u2019affrontent pour la médaille d\u2019or sont fabriqués par l\u2019entreprise Vêtements SP.Et les Jeux de 2018, en Corée du Sud, n\u2019y feront pas exception.L\u2019industrie du textile n\u2019est pas facile en Amérique du Nord, mais à ce jour, le président de l\u2019entreprise, Serge Bérard, a réussi à tirer son épingle du jeu.Sous-traitant pour les géants Nike, CCM et autre Adidas, Vêtements SP a aussi l\u2019avantage de pouvoir compter sur ses propres griffes : SP et SSP.Ces dernières représentent d\u2019ailleurs environ 70 % du chiffre d\u2019affaires de la PME qui emploie quelque 90 personnes.L\u2019entreprise est très connue dans le domaine du hockey, mais elle fabrique aussi des uniformes pour la ringuette, le hockey-balle, le baseball, le football, le basketball et le soccer.« On fabrique pour des équipes professionnelles, mais aussi pour les ligues de garage.(.) Environ 70 % des équipes universitaires américaines utilisent des produits fabriqués à Granby sous diverses marques », souligne l\u2019entrepreneur.DÉFIS Si son carnet de commandes est actuellement bien rempli, Vêtements SP doit néanmoins toujours être à l\u2019affût.« Le plus gros problème qu\u2019on a depuis deux ans, c\u2019est qu\u2019on doit faire face aux importations de la Chine, de l\u2019Indonésie et de l\u2019Inde.On doit donc trouver des moyens de réduire les coûts pour être capable de compétitionner.C\u2019est très difficile, cette compéti- tion-là », laisse tomber M.Bérard.En 2016, la PME a ainsi investi 750 000 $ pour faire l\u2019acquisition d\u2019équipements qui lui permettent de produire davantage, à plus faible coût, note-t-il.Vêtements SP a aussi entrepris de diversifier ses produits.Sacs de hockey et manteaux font désormais partie de son catalogue.L\u2019entreprise, qui compte quatre dessinateurs, mise en outre sur un service de personnalisation pour se démarquer.Selon le président, environ 37 % des ventes sont effectuées au Canada, 3 % en Europe, tandis que le reste est acheminé aux États-Unis.ACTION Se qualifiant lui-même d\u2019homme d\u2019action, ce grand-père de six petits-enfants dit fréquenter un gym deux fois par semaine.Il aime faire du ski alpin, de la construction, de la moto.Bref, « je ne reste pas souvent assis!», laisse tomber Serge Bérard en souriant.S o n p a r c o u r s d \u2019e n t r e p r e - neur a été à cette image.Il a fait « 56 métiers », dit-il, avant de fonder sa propre entreprise au début de 1990 dans le domaine du textile.Il avait auparavant été 14 ans à l\u2019emploi de CCM.Sa nouvelle PME a connu une croissance fulgurante.Après six mois, les commandes d\u2019un client, Canstar, accaparaient sa capacité de production.Il a dû alors doubler sa superficie.Ce faisant, il a vendu, d\u2019abord en partie, puis en totalité, des actions à Canstar, qui est par la suite devenue Bauer.En 1999, Serge Bérard a toutefois racheté l\u2019entreprise qu\u2019il avait fondée.Mais il ne savait pas qu\u2019il devrait affronter une tempête quelques mois plus tard alors qu\u2019un important client, sur qui reposait 60 % du chiffre d\u2019affaires, a fait faillite.« Je suis passé de 150 à 35 employés.Ça a été une période très sombre.Mais on s\u2019est relevé les manches », dit celui qui affirme avoir beaucoup appris de cette expérience.Âgé de 67 ans, Serge Bérard commence à penser à la retraite.Mais il n\u2019est pas inquiet pour l\u2019avenir.Manon Bourget, une employée de longue date, est actionnaire de l\u2019entreprise depuis quelques années et représente la relève.Le fils de M.Bérard, Steve, a aussi commencé à œuvrer chez Vêtements SP.Il devrait éventuellement avoir des parts.Mais pas question de ralentir le rythme pour le fondateur.Il réfléchit déjà à quelques idées de sidelines.De Granby aux Jeux olympiques VÊTEMENTS SP Le président fondateur de Vêtements SP, Serge Bérard, a su tirer son épingle du jeu, même si la compétition est forte.\u2014 PHOTO ALAIN DION Vêtements SP en bref Serge Bérard en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Directeur général, VP production et développement.» \u2022 Mon leitmotiv?: «?Trouver de nouvelles façons de faire les choses (Amélioration continue tout en gardant l\u2019acquis).» \u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Mon ex-patron Denis Coté.» \u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?Toujours être soi-même et dire ce que l\u2019on pense de façon polie et honnête.» \u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Persévérant, fonceur ou fonceur persévérant.» \u2022 Secteur d\u2019activités?: Conception et fabrication d\u2019uniformes sportifs \u2022 Année de fondation?: 1990 \u2022 Nombre d\u2019employés?: 90 \u2022 Chiffre d\u2019affaires?: Confidentiel \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années?: 10% E18 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5096429 Plus de 60 % des entreprises mentorées franchissent le cap des 5 ans Et encore plus connaissent une augmentation de leur chiffre d\u2019affaires! Pourquoi le mentorat?\u2022 Favoriser votre croissance \u2022 Bénéficier d\u2019un accompagnement libre \u2022 Améliorer vos compétences en gestion \u2022 Briser l\u2019isolement \u2022 Amener un nouveau regard sur votre entreprise Pourquoi avoir recours à un mentor?\u2022 Vous aurez des pistes de réflexion qui vous permettront de poser les bonnes actions.\u2022 Vous aurez un important confident.\u2022 Vous apprendrez à mieux vous connaître.Informez-vous! Danie Hallé, coordonnatrice au mentorat 450 378-2294 ou d.halle@caehyr.com www.caehyr.com 450 378-2294 Visitez l\u2019onglet Mentorat au www.caehyr.com GRANBY INC.MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Louis Ménard prend sa retraite très au sérieux.Le président de Topring s\u2019y prépare depuis déjà cinq ans.Signe que lui et ses releveurs sont au diapason, ils ont investi trois millions$ en 2014 pour construire une nouvelle usine à la fine pointe de la technologie.« Ce sont eux qui ont mené le projet de A à Z », affirme M.Ménard au sujet de ses trois associés appelés à prendre sa relève.Deux d\u2019entre eux , Anne-Catherine et Alexandre Ménard, sont ses enfants.Frédéric Théroux, à l\u2019emploi de l\u2019entreprise depuis 2004, complète le trio.« On a doublé l\u2019espace.On était un peu à l\u2019étroit et c\u2019était compliqué agrandir où on était.Dans la nouvelle usine, on a fait une redisposition complète des opérations qui nous permet d\u2019être plus efficace.On a aussi plus d\u2019espace d\u2019entreposage.Ça a accéléré la croissance », se réjouit Louis Ménard.Les ventes de l\u2019entreprise spécialisée dans la fabrication et la distribution d\u2019accessoires et de réseaux d\u2019air comprimé sont principalement concentrées au Canada, où il y a encore beaucoup de potentiel de croissance, selon l\u2019entrepreneur.Le développement de Topring est cependant ralenti par les difficultés de recrutement, déplore Louis Ménard.De plus en plus de candidatures sont soumises par le biais de sites web, mais cela n\u2019est pas forcément plus facile.« Les sites web, c\u2019est vite.Les gens pèsent sur un piton.Il n\u2019y a pas de lettres d\u2019accompagnement.On ne sait pas qui ils sont, d\u2019où ils viennent », relève le dirigeant.Au moment de l\u2019entrevue, l\u2019entreprise, qui emploie 48 personnes, avait de quatre à cinq postes à combler.CROISSANCE Malgré tout, Louis Ménard n\u2019a jamais songé sérieusement à déménager son entreprise, ne serait-ce que pour ne pas perdre ses employés actuels.Granby demeure un emplacement de choix, selon lui.La nouvelle usine de Topring a d\u2019ailleurs été construite à 500 mètres de ses anciennes installations dans le parc industriel.À moyen et long terme, l\u2019entrepreneur souhaite que la PME continue de croître de façon « saine », pas « débridée », c\u2019est-à-dire à un rythme d\u2019augmentation de 10 à 15 % par année.Topring est aussi à l\u2019affût d\u2019opportunités d\u2019acquisition.« Mais on n\u2019a pas trouvé chaussure à notre pied pour l\u2019instant.C\u2019est quand même un domaine assez spécialisé.Les opportunités ne sont pas nombreuses », glisse Louis Ménard.Celui-ci roule sa bosse dans le milieu de l\u2019entrepreneuriat depuis 1977.À l\u2019époque, il a joint l\u2019entreprise familiale dans laquelle son père et ses oncles œuvraient : Les fournitures industrielles de Granby.La raison sociale a, par la suite, été revue pour Excel.À une période, Louis Ménard était même directeur général d\u2019Excel et de Topring, une entreprise italienne acquise par Excel.Ce double mandat s\u2019est étiré jusqu\u2019à la vente d\u2019Excel, en 2008.Aujourd\u2019hui, l\u2019homme d\u2019affaires a commencé à ralentir ses activités, bien qu\u2019il continue à œuvrer de 35 à 40 heures par semaine chez Topring.« Ce qui n\u2019est pas beaucoup comparé à avant! J\u2019ai compris, avec le temps, que c\u2019est important d\u2019être équilibré.Il n\u2019y a pas que le travail, il y a d\u2019autres choses d\u2019importantes dans la vie », dit-il.Louis Ménard consacre ainsi plus de temps au vélo (il fait 5000 km par an), aux voyages et au ski, notamment.Membre du Groupement des chefs d\u2019entreprise depuis une quinzaine d\u2019années, Louis Ménard affirme avoir eu de « bons mentors » au fil du temps.Un rôle qu\u2019il assume maintenant auprès de ses jeunes associés appelés à lui succéder.Et le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est que l\u2019entrepreneuriat est une affaire de famille chez les Ménard.Une autre fille de Louis Ménard, Marie-Chris- tine, a aussi joint l\u2019équipe de Topring l\u2019an dernier et devrait éventuellement devenir aussi actionnaire de l\u2019entreprise.L\u2019art de préparer sa retraite TOPRING Il y a deux ans, Topring a investi trois millions$ dans une nouvelle usine, ce qui lui a permis d\u2019accélérer sa croissance, selon le président Louis Ménard.\u2014 PHOTO ALAIN DION Louis Ménard en quelques mots \u2022 Si je n\u2019avais pas été entrepreneur, je serais devenu?: «?Je ne peux penser à autre chose.Je serais devenu entrepreneur?».\u2022 Mon leitmotiv?: «?Tout ce qui mérite d\u2019être fait, mérite d\u2019être bien fait?».\u2022 La personne qui m\u2019inspire le plus?: «?Mon père?».\u2022 Les valeurs que je souhaite léguer à mes enfants et mes employés?: «?Excellence, intégrité, respect, persévérance?».\u2022 Un trait de caractère marquant?: «?Déterminé?».Topring en bref \u2022 Secteur d\u2019activités : Fabrication et distribution de composants pour l\u2019air comprimé \u2022 Année de fondation : 1979 \u2022 Nombre d\u2019employés : 48 \u2022 Chiffre d\u2019affaires : Confidentiel \u2022 Croissance des revenus depuis les cinq dernières années : Soutenue E19 MERCREDI ?OCTOBRE ?laVoixdel\u2019Est 5098408 Vous voici fin prête à contribuer à rendre le monde plus sécuritaire dans le transport de matières liquides et gazeuses.C\u2019est une responsabilité que nous prenons au sérieux.ü Programmeur-analyste (delphi) ü Technicien en gestion des opérations Nous avons 2 postes à combler ! EZEFLOW fabrique des raccords de tuyaux industriels en acier principalement pour la production (terre/mer), le transport (pipeline/gazoduc), la transformation (raffinerie) d\u2019énergie fossile ainsi que pour les centrales thermiques et nucléaires.Notre façon de faire nous permet de garantir les propriétés métallurgiques de nos produits conformes aux rigoureuses normes de sécurité applicables chez ces industries.www.ezeflow.com GRANBY INC.MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Démarrer une entreprise n\u2019est pas une mince affaire.Parfois, un petit coup de pouce peut faire une grande différence.Le Centre d\u2019innovation et de technologies industrielles de Granby (CITIG) s\u2019est donné pour mission de propulser les entrepreneurs.L\u2019idée de doter Granby d\u2019un incubateur industriel est née d\u2019un groupe de personnalités d\u2019affaires qui souhaitait favoriser l\u2019émergence et le démarrage d\u2019entreprises dans la région.Un groupe qui rêvait d\u2019un lieu à vocation industrielle servant aussi de guichet unique de services pour ses occupants, souligne Patrick St-Laurent, directeur général de Granby Industriel, qui chapeaute le CITIG.« On voulait améliorer l\u2019attrait et la rétention des entrepreneurs, tout en contribuant à leur succès », précise-t-il.Une initiative qui a tôt fait de porter ses fruits.Déjà, à son ouverture officielle, le 1 e r j a nv i e r 2 0 1 0 , t o u s l e s locaux avaient trouvé preneur.Depuis, une quinzaine d\u2019entreprises ont pris leur essor à Granby, certaines ayant été primées et remarquées.SERVICES SUR MESURE Incubateur industriel soutenant l\u2019entrepreneuriat local, le CITIG offre bien plus que de simples bureaux aux gens d\u2019affaires qui choisissent de s\u2019y installer.« On souhaite être un point de convergence de services sur mesure pour les entrepreneurs », explique M.St-Laurent.Outre un espace de travail doté d\u2019espaces industriels avec quai et accès-camion, de salles polyvalentes, d\u2019une cafétéria et d\u2019une réception centralisée, les occupants du CITIG peuvent aussi compter sur un accompagnement personnalisé par des gens d\u2019affaires bénévoles d\u2019expérience dans plusieurs domaines, afin de faire passer le plan d\u2019affaires du rêve à la réalité.« En effet, l\u2019entrepreneur a le privilège d\u2019être supporté par un comité d\u2019accompagnement composé de professionnels et d\u2019industriels expérimentés qui acceptent de « donner au suivant», de partager leur savoir afin d\u2019améliorer le succès et accélérer la croissance d\u2019entreprises innovantes.Ces bénévoles font bénéficier aux jeunes entrepreneurs, qui sont la relève de demain, de leurs expertises, expériences, habiletés et réseaux de contacts », note-t-on sur le site Internet du centre.On offre aussi du soutien aux résidents dans la quête de financement tout en créant des liens entre les différentes entreprises, les centres techniques, les universités et les centres de recherche, de même qu\u2019avec les réseaux régionaux et nationaux de gens d\u2019affaires et d\u2019intervenants économiques.En outre, les technologies vertes sont à l\u2019honneur dans les bâtiments mêmes du centre, conçu dans le plus grand respect de l\u2019environnement.Géothermie, panneaux solaires et gestion environnementale de l\u2019eau, des déchets et du recyclage font partie des avantages qu\u2019on y retrouve.LE SECTEUR MANUFACTURIER D\u2019ABORD Po u r ê t re a d m i s s i b l e s à une résidence au CITIG, les entreprises doivent être en démarrage ou en démarrage de production.Elles doivent présenter un potentiel intéressant de création d\u2019emplois e n p l u s d e c o m p o r t e r u n aspect innovateur ou technologique potentiel.Si tous les secteurs industriels sont bienvenus, une attention particulière est toutefois portée aux entreprises œuvrant dans les secteurs technologiques et environnementaux.« On a précisé le type de projet qu\u2019on recherche, même si on ne fait pas la fine bouche.Aujourd\u2019hui, avec la fabrication de volume, on s\u2019entend, c\u2019est difficile de faire sa place au niveau national et encore plus à l\u2019international.La valeur ajoutée est assez minime, et on souhaite miser sur le caractère technologique et innovateur de l\u2019entreprise, explique M.St-Laurent.On souhaite aussi que l\u2019entreprise ait un bon potentiel de création d\u2019emplois, puisqu\u2019on vise la croissance de celle-ci.» CONSERVER LES TALENTS ET LES RETOMBÉES EN RÉGION Les entreprises qui s\u2019installent au CITIG signent un bail de trois ans avec la possibilité d\u2019une année supplémentaire.En quittant l\u2019incubateur, elles doivent cependant s\u2019engager à demeurer en activité à Granby pour une période au moins équivalente à leur séjour, nous explique-t-on.« C\u2019est une de nos conditions, sinon les avantages pécuniaires obtenus pendant l\u2019 incubation devront être remboursés », spécifie M.St-Laurent, qui rappelle que des entrepreneurs de la région comme de l\u2019extérieur viennent s\u2019arrimer au CITIG.Même si les impacts économiques générés par les entreprises sont difficiles à calculer une fois leur incubation terminée, il n\u2019en demeure pas moins que celles qui sont demeurées par ici \u2014 une seule ne l\u2019a pas fait, en fait \u2014 contribuent grandement à l\u2019économie régionale par la création d\u2019emplois.« Aujourd\u2019hui, un entrepreneur est très mobile, poursuit le directeur général.Notre objectif, c\u2019est de permettre à nos entreprises de bénéficier de plusieurs avantages en choisissant de s\u2019établir à Granby, mais on souhaite qu\u2019elles y demeurent après pour permettre à la région de profiter de cette croissance.» CENTRE D\u2019INNOVATION ET DE TECHNOLOGIES INDUSTRIELLES DE GRANBY Propulser les entrepreneurs Un jour, ils ont eu une idée géniale.Ils ont pris leur courage à deux mains et se sont jetés à l\u2019eau.Ils ont fait leurs classes et aujourd\u2019hui, la réussite leur sourit.Quelques résidents et anciens occupants du CITIG ont accepté de témoigner de leur passage au centre.«Ce que j\u2019ai aimé, c\u2019est qu\u2019on a été rapidement mis en contact avec les bonnes personnes et la recherche de subventions a été facilitée.La plus grande leçon que je retiens du CITIG, c\u2019est de savoir s\u2019entourer de personnes compétentes.C\u2019est vraiment là que j\u2019ai appris à être une entrepreneure, car je n\u2019avais aucune connaissance en affaires quand j\u2019ai débuté mon projet.On m\u2019a aidée à comprendre les structures, les ressources et les branches gouvernementales; ça m\u2019a ouvert des portes pour avoir encore plus d\u2019aide.Et puis, c\u2019était le fun d\u2019être avec d\u2019autres entrepreneurs qui commencent et qui vivent la même chose au même moment!» - Lyse-Anne Roy, fondatrice de Dr Patch, de passage au CITIG de 2010 à 2012 \u2014 PHOTO JANICK MAROIS, ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST «L\u2019accompagnement reçu au CITIG m\u2019a fait éviter bien des erreurs.De plus, la polyvalence au niveau des locaux, des salles de conférence et de la réception a donné une certaine prestance à mon entreprise naissante.Le fait d\u2019être en compagnie d\u2019autres entreprises a aussi été très formateur: ça m\u2019a permis de cotôyer d\u2019autres entrepreneurs et d\u2019échanger sur nos succès!» - Mathilde Gosselin, présidente et fondatrice de Materium Innovations, de passage au CITIG entre 2010 et 2015 \u2014 PHOTO ALAIN DION «Le CITIG s\u2019est avéré un bon intermédiaire favorisant l\u2019émergence de l\u2019entreprise en rendant les bouchées plus raisonnables au départ.Ça encourage les entrepreneurs à faire le saut.De plus, l\u2019incubateur, par son infrastructure et l\u2019accompagnement offert, autant de choses pour lesquelles on n\u2019a pas besoin d\u2019investir, nous permet de nous concentrer sur nos produits et services.Enfin, on aurait pu aller ailleurs, mais par son positionnement géographique et la qualité du bâtiment, le CITIG a une bonne longueur d\u2019avance sur les autres incubateurs.» - François Simard, président de Protec-Style, de passage au CITIG entre 2012 et 2015 \u2014 PHOTO JANICK MAROIS, ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST E20 MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 laVoixdel\u2019Est GRANBY INC.MICHEL LALIBERTÉ michel.laliberté@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Pour espérer survivre et prospérer, les entreprises doivent connaître parfaitement leur industrie, leurs concurrents, les besoins de leurs clients, ceux des consommateurs et voir venir les tendances.Plus que jamais, la quête d\u2019information se trouve au cœur de leur destinée.« C\u2019est le nerf de la guerre », soutient d\u2019emblée Alexis Lacombe.« Tout ce que les entreprises peuvent obtenir comme information sur ce qui se passe dans leur industrie peut leur servir.Elles doivent en savoir le plus possible si elles tiennent à rester concurrentielles, si elles veulent améliorer leur fonctionnement et leurs produits », explique ce professeur d\u2019économie au Cégep de Granby.La beauté de la chose, souligne l\u2019économiste, est que de précieuses informations sont déjà à portée de main des PME.Les données sur leurs clients sont riches d\u2019information lorsqu\u2019analysées et comparées, dit-il.Quels produits ou services se procu- rent-ils ?Quelles quantités ?À quelle fréquence ?À quel temps de l\u2019année ?« Les entreprises n\u2019ont pas à dépenser des fortunes ou à embaucher plein de monde pour analyser tout ça.Ça prend un ou deux bons analystes d\u2019algorithmes », dit-il.Les façons de faire de la recherche et le développement ont changé, indique M.Lacombe.Il importe maintenant de parler d\u2019intelligence d\u2019affaires, dit-il.Le but : « entrer dans la tête du client pour identifier ce dont il aura besoin avant qu\u2019il ne le sache lui-même.» Cette philosophie est bien ancrée, par exemple, dans l\u2019équipe de recherche et de développement des Aliments Ultima.Le producteur de produits laitiers compte sur une équipe de 26 p ersonnes, dont trois en Colombie-Britannique, pour l\u2019aider à se démarquer de la concurrence afin de lancer de nouveaux produits ou en améliorer d\u2019autres.Tout débute par une recherche serrée des informations disponibles, indique Émilie Laurin, directrice recherche et développement de l\u2019entreprise.« Il faut avoir une bonne lecture de ce qui se passe dans notre industrie pour reconnaître les occasions d\u2019affaires », dit-elle.Les équipes de recherche des Aliments Ultima épluchent le web à la recherche des dernières nouvelles.Elles fouillent pour connaître les nouvelles lois et règlements dans les secteurs de la santé et de l\u2019agroalimentaire des pays où leurs produits sont vendus, pour en apprendre plus sur les recherches de scientifiques, sur de récents brevets et avancées technologiques, pour découvrir les nouveaux produits sur les marchés étrangers, comme en Europe et aux États-Unis.« On fait un 360 degrés pour voir comment on peut se préparer pour être dans le coup », illustre-t-elle.Effectuer de telles recherches est plus facile aujourd\u2019hui que dans le temps, dit la jeune femme.C\u2019était plus ardu pour son père, se rappelle-t-elle, un ancien doyen de la faculté d\u2019enseignement de l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières.« Il devait consulter des périodiques spécialisés, faire sortir des microfilms pour lire des textes de recherche et des reportages.C\u2019était pas mal compliqué, mais il réussissait.On l\u2019a pas mal plus facile de nos jours », affirme- t-elle, admirative de la détermination et de la débrouillardise qui habitaient son père.FER DE LANCE Chez Cadens Imagerie, le traitement de l\u2019information est son fer de lance.L\u2019entreprise conçoit des logiciels pour analyser des informations provenant d\u2019appareils médicaux tels de radiologie et de gastro-entérologie.Les informations obtenues aident les médecins à poser des diagnostics d\u2019une grande précision et à élaborer des traitements adaptés à leurs patients, explique Pierre Parent, président et directeur général de la PME qui emploie une quinzaine de personnes.La boîte, qui a pignon sur la rue Principale à Granby, compte parmi sa clientèle des hôpitaux, des universités et des centres de recherche au Canada, en Europe et en Asie, notamment au Japon et en Chine.La prospection de clients aux États-Unis progresse, assure M.Parent.L\u2019entreprise veut miser sur l\u2019excellence de son équipe de recherche pour poursuivre sur sa lancée, dit-il.La direction de Cadens veut en effet convaincre ses clients et partenaires de lui confier des mandats de recherche.« On est rendu au point où on a fait nos preuves.On est prêt à partager notre expertise pour aider nos partenaires à développer leurs produits.Notre équipe de recherche est en mesure de le faire.» D \u2019 ici deux ans, est ime son PDG, Cadens Imagerie comptera une équipe d\u2019une trentaine de chercheurs.Nous sommes dans une ère d\u2019information, soutient le professeur Lacombe.« Une entreprise qui n\u2019investit pas dans ses capacités pour obtenir des informations pour ensuite baser ses recherches sur celles-ci, risque de mourir dans l\u2019anonymat.» Primordiale, la quête d\u2019information Les équipes de recherche des Aliments Ultima épluchent tout ce qui leur tombent sous la main pour bien comprendre ce qui se passe dans l\u2019industrie des produits laitiers.«On fait un 360 degrés pour voir comment on peut se préparer pour être dans le coup», illustre Émilie Laurin, directrice recherche et développement de l\u2019entreprise.\u2014 PHOTO JANICK MAROIS E21 MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 laVoixdel\u2019Est 5046743 Fier d\u2019accompagner les entreprises d\u2019ici et de favoriser leur développement de compétences! W W W.S O F I E .Q C .C A 201-2, RUE LAVAL SUD, GRANBY | 450 770-8088 | 1 866 733-8822 Sylvie Beauregard Directrice générale KARINE BLANCHARD karine.blanchard@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Travailler en misant sur le partenariat n\u2019est pas un service, mais plutôt une philosophie adoptée par l\u2019Université de Sherbrooke, notamment en matière de recherche et de développement.Cette culture a d\u2019ailleurs donné naissance au Carrefour d\u2019innovations en technologies écologiques (CITÉ) à Granby et au Centre de collaboration MiQro innovation à Bromont.« C\u2019est plus une culture, une façon de faire », précise d\u2019entrée de jeu Jacques Beauvais, directeur à la recherche, à l\u2019 innovation et à l\u2019entrepreneuriat à l\u2019Université de Sherbrooke.Un régime coopératif est en place depuis 50 ans à l\u2019établissement d\u2019enseignement.Une cinquantaine de programmes distincts permettent aux étudiants d\u2019alterner entre le travail et les études.Pas moins de 4300 stages rémunérés sont offerts aux étudiants de diverses facultés.« Quand vous devez trouver 4300 stages rémunérés, il faut que vous soyez à l\u2019écoute de vos partenaires, affirme M.Beauvais.Cette culture d\u2019écoute, ça a influencé l\u2019enseignement et on le voit dans les programmes qu\u2019on donne.Ça a aussi influencé nos projets de recherche, puisque ce sont nos professeurs qui les mènent.» Ces partenaires sont issus du monde industriel, institutionnel et même d\u2019organismes sans but lucratif.Être à leur écoute se traduit notamment par la mise en place de mesures particulières.Le parc de l\u2019innovation à l\u2019Université de Sherbrooke en est un exemple.Le premier centre de recherche a été construit en 2008, en collaboration avec Bombardier Produits Récréatifs (BRP).Les étudiants, enseignants et chercheurs y abordent diverses problématiques amenées par le partenaire industriel en lien avec les véhicules récréatifs et électriques, entre autres.Entre 20 et 25 étudiants inscrits en maîtrise et au doctorat y travaillent.« Ils y répondent aux besoins des entreprises, mais dans un contexte de recherche.Dans un contexte de formation universitaire », précise Jacques Beauvais.« Dans un même bâtiment, on a réuni des chercheurs, des professeurs et des étudiants qui travaillent en collaboration.Ça permet d\u2019avoir une formation à la fine pointe de ce qui se passe au niveau industriel et ça raffermit les relations entre l\u2019université et ses partenaires.C\u2019est un modèle unique au Québec », affirme Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales à l\u2019Université de Sherbrooke.DES CENTRES À GRANBY ET BROMONT L\u2019université ne se limite pas q u \u2019à s o n s i t e s h e r b r o o k o i s.L e C e n t re d e c o l l a b o ra t i o n MiQro innovation de Bromont e s t l e d e u x i è m e a av o i r é t é construit.Il se trouve au cœur du parc industriel bromontois.La philosophie du?partenariat PASCAL FAUCHER pascal.faucher@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 «Y\u2019a pas que le travail dans la vie!» Venant du directeur général de Granby industriel, la phrase étonne.Pourtant, elle illustre bien la stratégie de l\u2019organisme chargé d\u2019attirer de nouvelles entreprises et de soutenir celles qui existent déjà.Faire la cour aux gens d\u2019affaires n\u2019implique plus que de pouvoir offrir un bon emplacement, des terrains libres ainsi qu\u2019un bassin de main-d\u2019œuvre et de fournisseurs comme c\u2019est le cas à Granby, explique Patrick St-Laurent.Le facteur émotion entre aussi en jeu.« La qualité de vie importe, insiste l\u2019ex-banquier de 53 ans.Ça prend une valeur ajoutée.» Il donne l\u2019exemple d\u2019une entreprise française qui doit bientôt venir s\u2019installer et dont le propriétaire est un grand amateur de vélo et de course.Son intérêt a décuplé quand M.St-Laurent lui a parlé de pistes cyclables, de marathons et de paysages à couper le souffle.« Ici, en 15 minutes, t\u2019es partout, dit le dg.Beaucoup de gens recherchent ça.» C \u2019e s t av e c c e s a r g u m e n t s que Granby industriel tente de séduire les entreprises.« Il faut attirer l\u2019attention, susciter un intérêt, puis un désir, et ensuite l\u2019achat, énumère-t-il.Un humain, c\u2019est un être d\u2019émotion.Tout est dans l\u2019approche.Ça prend une étincelle.» CRÉNEAUX Depuis que Granby industriel a pris le relais de l\u2019ancien CIME (Capital et innovation de la Montestrie économique) il y a quatre ans, l\u2019organisme indépendant a précisé le type d\u2019industrie qu\u2019il souhaite attirer : en priorité l\u2019aéronautique (pièces) et les véhicules spéciaux, ce qu\u2019elle appelle « ses créneaux d\u2019excellence ».« D e n o m b r e u x a v i o n s devront être changés au cours des prochaines années », dit M.St-Laurent.Du côté des véhicules spéciaux, il rappelle que les dameuses utilisées aux Jeux olympiques de Sotchi venaient de Granby.La transformation alimentaire et l\u2019ingénierie hydroélectrique occupent, quant à eux, le troisième et quatrième rang à titre de « forces régionales».Granby industriel héberge présentement trois entreprises débutantes dans ses locaux du CITIG.À ce jour, 14 compagnies y sont nées.Onze existent toujours.Patrick St-Laurent ne s\u2019en cache pas, le secteur manufacturier classique est en déclin.« Aujourd\u2019hui, huit promoteurs sur dix sont dans les services et la technologie », dit-il.ESSENTIEL Financé à 70 % par la Ville, Granby industriel, qui emploie huit personnes, puise ses autres sources de revenus dans les contrats qu\u2019elle décroche avec la MRC de la Haute-Yamas- ka et les différents paliers de gouvernement.« Notre travail est essentiel dans une ville qui est l\u2019une des plus industrielles au Québec », dit le dg.L\u2019organisme offre aussi le volet Entrepreneuriat Haute- Yamaska.« Granby est ce qu\u2019elle est grâce à l\u2019entrepreneuriat.Il faut créer chez les jeunes le désir de partir en affaires.» L\u2019an dernier seulement, Granby industriel a aidé huit entreprises à démarrer.Depuis quatre ans, elle a permis d\u2019en accueillir de cinq à huit autres de l\u2019extérieur, ainsi qu\u2019une d\u2019outre-mer.Une première: ses représentants ont récemment fait valoir les attraits de Granby aux salons d\u2019entreprises du Bourget, en France, ainsi qu\u2019à Farnborou- gh, au Royaume-Uni.Accompagnés de cinq entreprises, M.St-Laurent et son collègue Éric Tessier, directeur du développement industriel, se rendront bientôt au salon de Toulouse.M a i s l e s prosp e c t s e t l e s « incubés » ne sont pas les seuls à mériter l\u2019attention de Granby industriel.Les entreprises locales peuvent aussi compter sur l\u2019organisme comme guichet unique pour du soutien ou un coup de main pour aller chercher une aide gouvernemantale.« On fait entre trois et quatre visites d\u2019entreprises par mois, dit M.St-Laurent.Si tu ne les c o n n a i s p a s, c o m m e n t l e s aider ?» Neuf projets d\u2019agrandissement et de relocalisa- tion sont dans les plans et de nouveaux terrains sont disponibles à l\u2019ouest du boulevard David-Bouchard.« Quand on amène une entreprise à Granby, on a un bon taux de succès, mais c\u2019est beaucoup de prospection et de promotion.On veut devenir un incontournable dans le développement économique.» Miser sur l\u2019émotion «Un humain, c\u2019est un être d\u2019émotion, dit le directeur général de Granby industriel, Patrick St-Laurent.Il faut aller chercher l\u2019émotion.Tout est dans l\u2019approche.» \u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Le directeur à la recherche, à l\u2019innovation et à l\u2019entrepreunariat à l\u2019Université de Sherbrooke, Jacques Beauvais.E22 MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 laVoixdel\u2019Est MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Les coopératives sont un vecteur économique qui permet à bon nombre de travailleurs d\u2019améliorer leur sort tout en étant des créateurs de richesse.À l\u2019occasion de la Semaine de la coopération, qui se déroule jusqu\u2019au 21 octobre, gros plan sur des coops d\u2019ici qui voient grand.Selon le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM), on compte plus de 3300 entreprises coopératives et mutuelles dans la province.Ensemble, elles regroupent 8,8 millions de membres particuliers ou corporatifs, fournissent du travai l à près de 100 000 personnes et génèrent plus de 33,4 milliards $ en retombées économiques.On prévoit que d\u2019ici 2020, 20 000 autres emplois seront créés aux quatre coins du Québec.On retrouve des coopératives dans presque tous les secteurs économiques, que ce soit l\u2019habitation, l\u2019agroalimentaire, les services financiers, le secteur manufacturier ou le commerce de détail.Des statistiques du ministère de l\u2019Économie de la Science et de l\u2019Innovation révèlent que sur une période allant de 5 à 15 ans, les coopératives ont une croissance soutenue.Les actifs totaux de celles-ci auraient plus que doublé depuis le tournant du millénaire, alors que le nombre d\u2019emplois a crû de 87 % depuis une vingtaine d\u2019années, avant de se stabiliser en 2005.« Les coopératives sont donc, en moyenne, de plus grande taille et plus performantes », allègue-t- on au ministère.DESJARDINS Le mouvement des caisses populaires est sans doute l\u2019une des coopératives les plus connues au Québec, et celle de Granby- Ha u t e -Ya m a s k a n \u2019 y f a i t p a s exception.D\u2019ailleurs, elle compte 64 000 membres, dont 8000 entreprises, en faisant l\u2019une des caisses les plus populeuses, résultat de la fusion de huit institutions.La première a été fondée en 1941.« On est une des caisses les plus performantes du réseau en plus d\u2019être parmi celles qui gèrent le plus d\u2019actifs », relève le directeur général de l\u2019établissement, Serge Laflamme.La caisse populaire de Granby- Haute-Yamaska gère un portefeuille d\u2019une valeur de cinq milliards de dollars et 200 millions d\u2019avoirs en plus d\u2019avoir remis, en 2015, une ristourne de 2,86 millions $.Au cours de la dernière décennie, la caisse a remis à ses membres un cumulatif de plus de 30 millions $.C\u2019est sans compter le demi-mil- lion qu\u2019elle offre en dons chaque année et les impacts collatéraux de ses nombreuses activités, incluant ses quelque 500 employés.« Notre caisse génère un impact économique annuel et récurrent de plus de 35 millions $ en salaires, achats et taxes », énumère M.Laflamme.TERREAU FERTILE S e l o n l \u2019 h o m m e d \u2019a f f a i r e s , Granby est un terreau fertile pour les coopératives.« C\u2019est un berceau de coops.Juste Agropur ; elle s\u2019est battue avec des géants à l\u2019époque, et aujourd\u2019hui, elle en fait partie », illustre-t-il.Selon lui, l\u2019expérience positive vécue auprès d\u2019une coopérative crée un effet d\u2019entraînement : du coup, la région est devenue un milieu favorable à l\u2019émergence de coops.« La coopération, c\u2019est fort.C\u2019est prouvé que les économies dans lesquelles il y a une population de coops ont une résilience beaucoup plus grande durant les crises », allègue M.Laflamme.De plus, ajoute-t-il, une coopérative bâtit de la richesse à partir de richesses.« La valeur de la coop appartient aux membres.Quand ceux-ci l\u2019utilisent, il y a une richesse qui se crée et cette dernière reste au cœur de la coop.L\u2019avantage, c\u2019est que les ressources et la richesse demeurent dans la région, souligne-t-il.Une coop, ça ne se vend pas.Les richesses ne s\u2019exportent pas au profit d\u2019un siège social à l\u2019extérieur.C\u2019est contraire à son essence.» Rappelons qu\u2019en plus d\u2019Agropur et Desjardins, la région compte d\u2019autres coopératives, comme la radio M105 et la Coopérative agricole des Montérégiennes.IMPLIQUÉE DANS SA COMMUNAUTÉ La force d\u2019une coopérative réside aussi dans le fait que la solidarité supplante la compétitivité dans le modèle d\u2019affaires, note M.Laflamme.« Pour notre part, on appuie l\u2019émergence d\u2019autres coops, on appuie des entreprises sans but lucratif, mais surtout, on s\u2019implique dans notre communauté », affirme le dirigeant.Force est d\u2019admettre que la caisse populaire semble omniprésente et de toutes les initiatives de la région.Un montant variant entre 350 000 et 450 000 $ est pour sa part investi annuellement dans le Fonds d\u2019aide au développement du milieu, qui sert à soutenir les initiatives porteuses dans la région, tant en santé qu\u2019en sports, en éducation ou en culture.La Caisse procédera bientôt à une refonte de ce fonds pour tenir compte du souci de ses membres pour l\u2019environnement.« Il reste à voir de quelle manière on va accompagner ces projets pour passer de l\u2019intention à l\u2019action, précise M.Laflamme.Je crois qu\u2019en matière d\u2019environnement, on pourrait être stimulants.On favorise l\u2019action collective.Plus on est sensibilisés, plus on est portés à l\u2019action.» « Une coop permet une meilleure adéquation entre l\u2019offre de services et les besoins de la population, ajoute-t-il enfin.Dans d\u2019autres types d\u2019institutions, les actionnaires visent le profit, c\u2019est là la grande différence.Nous, notre clientèle, ce sont nos propriétaires.C\u2019est notre devoir de bien les servir.» La force des coopératives La philosophie du?partenariat D e u x p a r t e n a i r e s é t a i e n t i m p l i q u é s d a n s l e p r o j e t l o r s d e s o n l a n c e m e n t e n 2012.« Aujourd\u2019hui, ce sont une centaine d\u2019entreprises qui travaillent dans, autour ou en collaboration avec le centre », dit M.Beauvais.Le dernier-né, à Granby, est le Carrefour d\u2019innovations en technologies écologiques, qui a vu le jour en collaboration avec Protec-Style, une entreprise qui a développé des produits textiles à base de fibres d\u2019asclépiade.Les professeurs qui travail lent avec ce partenaire industriel, la Ville de Granby et Granby industriel ont interpellé l\u2019Université de Sherbrooke pour conclure une collaboration.« O n s\u2019e s t r e n d u c o m p t e rapidement qu\u2019il fallait, si on voulait aller plus loin dans ce domaine, construire une infrastructure physique en réponse à ces besoins d\u2019enseignement et, surtout, de recherche, explique M.Webster.C\u2019est aussi un pari technologique qu\u2019on espère gagnant pour que cette région se développe à travers ces stratégies d\u2019innovation.C\u2019est un atout supplémentaire significatif pour contribuer au développement économique de l\u2019ensemble de la région.» « L\u2019idée est de travailler sur des problématiques importantes pour l\u2019industrie, tout en menant notre principale mission : celle de former des étudiants et de développer des connaissances.Mais pour former les étudiants le mieux possible, pour vraiment développer de nouvelles connaissances pertinentes, on juge important de travailler en partenariat avec les entreprises », renchérit Jacques Beauvais.La mission de l\u2019université n\u2019en est toutefois pas une de développement économique, précise M.Webster.« On n\u2019est pas des commissaires industriels.Ce n\u2019est pas notre mandat.L\u2019idée est de travailler avec l\u2019ensemble de ces partenaires à l\u2019échelle locale, à l\u2019échelle régionale et à l\u2019échelle nationale, dit-il.On accorde une attention particulière à la région de l\u2019Estrie et de la Montérégie, mais ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on s\u2019y limite.» La recherche en partenariat représente plus du quart des activités de l\u2019 Université de Sherbrooke en terme de financement.L\u2019établissement dispose d\u2019une enveloppe d\u2019environ 126 millions $ de financement destinée à la recherche.« C\u2019est une proportion élevée par rapport aux universités canadiennes.L\u2019Université de Sherbrooke est parmi les 15 premières à l\u2019échelle canadienne.En toute proportion, on est l\u2019une des universités qui accordent le plus d\u2019importance à l\u2019alliage avec les partenaires », précise Alain Webster.Le vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales à l\u2019Université de Sherbrooke, Alain Webster.\u2014 PHOTOS FOURNIES PAR L\u2019UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Serge Laflamme \u2014 PHOTO ALAIN DION E23 MERCREDI 19 OCTOBRE 2016 laVoixdel\u2019Est granby inc.E24 mercredi 19 octobre 2016 laVoixdel\u2019Est 5102309 ZONE INDUSTRIELLE L\u2019historique industriel à Granby remonte à 1882.Aujourd\u2019hui, le secteur manufacturier à Granby c\u2019est : 270 entreprises, plus de 9 000 employés, 21 filiales étrangères, des créneaux d\u2019excellence soutenus par une base industrielle très diversifiée, des grappes industrielles solides et un réseau complet de sous-traitants.DESTINATION DE CHOIX POUR SON DYNAMISME INDUSTRIEL ET SA QUALITÉ DE VIE, EN PLEINE NATURE ! ON CHOISIT D\u2019INVESTIR À GRANBY POUR : \u2022 Sa position géographique stratégique (à mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke et à moins d\u2019une heure du marché Nord-Est des États-Unis) \u2022 Ses incitatifs financiers : crédit de taxes foncières jusqu\u2019à 100 % pendant 5 ans \u2022 Ses terrains industriels disponibles : 6,5 millions pi2 à partir de 0,75 $/pi2 \u2022 Ses créneaux d\u2019excellence en aéronautique et véhicules spéciaux \u2022 Ses forces régionales en transformation alimentaire et ingénierie hydroélectrique \u2022 Son réseau complet de sous-traitants industriels et de services aux industries \u2022 Son réseau de partenaires financiers et gouvernementaux efficaces \u2022 Sa main-d\u2019œuvre qualifiée : grande alliance entre les centres de formation, le Cégep de Granby et les manufacturiers \u2022 Son incubateur industriel : le Centre d\u2019innovation et de technologies industrielles de Granby (CITIG) \u2022 Ses espaces de co-working \u2022 Son Carrefour d\u2019innovations en technologies écologiques (CITÉ) qui héberge le centre de recherches appliquées de la Faculté de Génie de l\u2019Université de Sherbrooke \u2022 L\u2019accompagnement personnalisé offert par Granby Industriel lors de l\u2019implantation de votre entreprise à Granby ET JE VIS À J\u2019INVESTIS GRANBY! ONYENCOURAGE L\u2019ENTREPRENEURIAT, L\u2019INNOVATION ET LA FORMATION.SON INDUSTRIE REFLÈTE LE DYNAMISME, LA DIVERSITÉ ET LE SAVOIR-FAIRE AINSI QUE LA SYNERGIE ET LA CONCERTATION.1300 boul.Industriel \u2022 450 777-2707 \u2022 info@granby-industriel.com granby-industriel.com \u2022 granby-profitez.com "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.