Le quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean, 5 octobre 1977, Cahier 4
[" ; i ES pe RU HR Am i pa rs FEES EEE TT oe.CAHIER D LE QUESTIDIEN DU SAGUENAY- LAC-ST- JEAN Mercredi 5 octobre 1977 Labrador City et Wabush Deux compagnies font vivr par J.-R.Dupuis, de La Presse Canadienne LABRADOR CITY, T.-N.(PC) \u2014 Comme on peut s'y attendre dans une ville ou la prospérité a été créée par une compagnie unique, le besoin se fait sentir d'industries secondaires dans ce centre minier du Labrador.Dans les villes jumelles de Labrador City et Wa- bush, situées l'une en face de l'autre de chaque côté du petit lac Wabush, on commence à faire des efforts en vue de promouvoir un secteur plus important des industries de service, pour contrebalancer la domination des deux compagnies de minerai de fer.Même les compagnies - Iron Ore of Canada Ltd.(10C) et Wabush Mines Ltd.- admettent que ces deux petites villes ont éte baties uniquement pour promouvoir leurs intérêts.Un des grands sujets de mécontentement, ici, c'est que ces deux localités, qui, à elles deux, ont une population combinée de 15,000 habitants, n'ont pas de conseils élus.Labrador City est la plus grande de ces localités, avec une population d'un peu plus de 12,000 habitants.Elles sont gouvernées par une commission nommée par le gouvernement provincial.Comme presque tout l'effectif ouvrier est employé par les compagnies de mines, il s'ensuit que la majorité des membres de la commission travaillent soit pour 10C, soit pour Wabush Mines.Salaires plus bas Il'y a une autre raison qui explique ce mecontente- ment, et le désir non seulement d'agrandir le secteur des services de façon à mieux équilibrer la composition de la commission, mais aussi d'améliorer le sort de ceux qui travaillent dans les magasins, restaurants, tavernes et autres industries de soutien: ces gens, en général, ont des salaires plus bas et doivent payer davantage pour se loger, que les employés des compagnies.Environ 1,200 personnes travaillent aux industries de service, dans les deux villes.IOC emploie environ 3,000 travailleurs, et Wa- bush Mines en emploie environ 800.Cela signifie que pour chaque personne employée par les compagnies de mines, une seule environ travaille dans une industrie de service.Traditionnellement, la théorie veut que pour chaque nouvel emploi créé dans une industrie principale, il y ait deux à dix emplois créés dans le secteur des services.\u201cOu sont-ils, ces emplois?, se lamente Kevin Campbell, courtier en immeubles qui vit depuis longtemps à Labrador City.lls sont à Sept-lles, Québec.\u201d En effet, le siege social d'lOC est a Sept-lles.\u2018Vous rendez-vous compte que personne ici, à Labrador City, parmi ceux qui dépendent d'IOC, n'a l'autorité d'acheter ne fut- ce qu'un timbre?La réquisition doit passer par le département des achats, et ça se comprend.Les grandes compagnies doivent effectuer un controle.Mais ou sont les bureaux d'achats\u201d?lls ne sont pas au Labrador.lls sont a Sept-lles.\u201d Camions réparés ailleurs M.Campbell se plaint également du fait qu'aucun moteur diesel n'a été remis à neuf à IOC depuis 1963.La compagnie acommence l'exploitation de la mine ici en 1962.\u2018Tous ces ca- Mmions qui transportent le minerai sont à moteur diesel.Quand vient le temps de les remettre à neuf, on les envoie à Sept-lles ou à Montréal.\u201d Il n'y a pas longtemps, cependant.lorsque le personnel de sécurité d'IOC a eu besoin d'un système d'ordinateur plus moderne, la compagnie l\u2019a acheté à St.John's.M.Mike Martin, le gérant de la ville, responsable auprès de la commission, admet que l'industrie secondaire est minime ici parce que \u2018toute notre activité commerciale est à Sept-lles\u201d.\u2018A cause de cela, nous sommes très, tres dépendants de ce qui se passe à IOC.\u201d Il dit que ceux qui travaillent dans le secteur des services sont dans une situation défavorisée parce qu'ils n'ont pas d'allocation de vie chère, d'allocation reliée à la vie dans le Nord, et tous les autres avantages dont bénéficient les employés d'IOC.M.Martin dit que 10C a commencé à encourager plus de compagnies à venir s'établir ici, et à faire leurs affaires ici plutôt que de Sept-lles ou de Montréal.\u201cJe suppose que s'ils sont sincères, ils vont aussi faciliter les choses aux in- ' dividus qui veulent acheter une usine ou construire une maison, sans avoir à passer par la compagnie.\u201d Une manufacture de pelles M.W.B.McCullogh, directeur adjoint d'IOC, dit que la compagnie ne cherche pas ouvertement à promouvoir l'industrie secondaire, mais encourage les compagnies qui seraient utiles à IOC à s'éta- blirici.\u2018Ainsi, parexemple, les gens qui fabriquent les pelles que nous utilisons.Nous aimerions beaucoup qu'ils s'établissent ici, et qu'ils ouvrent un centre de service dans la ville.Nous aurions ainsi un bien meilleur service.\u201d Pourquoi ces compagnies ne se sont-elles pas établies ici en plus grand nombre?\u201cEh bien, dit Mc- Cullogh, c'est difficile a croire, mais il n'y avait pas d'espace pour leur installation.Ici a Labrador City, en quelque sorte, il n'y a pas beaucoup de terrains vacants.\u201d Le territoire est parsemé de lacs et de gisements de minerai, ce qui ne laisse que des terrains très éloignés les uns des autres, et ce qui signifie qu'il serait très coûteux d'y installer les services usuels.\u2018Si nous décidions par exemple de construire 300 maisons additionnelles, il faudrait faire bien des calculs pour déterminer où sont les terrains.\u201d A Wabush, M.Malcoim Moss, président du conseil d'administration de la ville, dit que les deux localités auraient pu avoir une population de 30,000 a 40,000 habitants, si les industries de service avaient suivi les principaux producteurs, comme cela se produit la plupart du temps.Pourquoi ces industries ne sont-elles pas venues ici?Terrains rares \u201cJe ne pense pas que les compagnies minières aient été très empressées à céder les terrains, a répondu M.Moss, un contremaitre a Wabush Mines.Vous comprenez, les terrains sont un actif, et quand vous empruntez environ $400 millions pour batir une vilie comme Wabush Mines l\u2019a fait, les terrains sont un des actifs qui garantissent l'emprunt.Par conséquent, chaque fois qu'ils vendent un terrain, ils n'obtiennent pas la valeur marchande.\u201d Une autre raison, a-t-il ajouté, c'est qu'il en coûte aux compagnies beaucoup d'argent pour financer ceux du secteur des services.Ainsi, par exemple, les écoles de la région sont lourdement subventionnées par les compagnies.\u201cPar conséquent, chaque famille qui s'installe ici coûte à Wabush Mines environ $1,500, pour chaque enfant qui fréquente l'école.Plus il y a des gens qui viennent, plus cher ça coûte à la compagnie; alors ils ne sont pas pressés de vendre des terrains.\u201d Les salaires des enseignants sont également subventionnés par les compagnies, ce qui signifie que ces localités attirent de bons professeurs, à cause des salaires élevés.Les écoles reçoivent environ $5 millions par année des compagnies, ce qui représente environ 40 pour cent des salaires payés aux enseignants.De bons professeurs Non seulement y a-t-il des enseignants de première qualité dans la région, déclare l'abbé Charles Deharveng, prêtre catholique à Wabush, mais les écoles sont en mesure d'attirer deux fois plus de professeurs que ce à quoi ils auraient droit en vertu des règlements provinciaux.A Labrador City, 37 pour cent des écoliers ont des parents qui ne travaillent pas pour les compagnies de mines.Le courtier en immeubles Campbell dit que ni les compagnies, ni le gouvernement provincial n'ont fait quoi que ce soit pourencourager l'industrie secondaire.II dit que c'est parce que les compagnies, de cette façon, n'ont pas à soutenir de concurrence ouverte pour la main- d'oeuvre.Quoi qu'il en soit, les plans sont achevés en vue de construire un parc industriel de 80 acres à Wa- bush, et les autorités espèrent que cela attirera des industries secondaires importantes.C'EST LA COMPAGNIE QUI PAIE TOUT \u2014 L'an dernier, le budget de Labrador City était de $5,801,000, ce qui incluait toutes les dépenses municipales, plus remboursement de dette et intérêt.De cette somme, la compagnie Iron Ore of Canada Ltd.a payé $4,420,000 en taxes, subventions et bourses.De plus, IOC a payé une somme de $220,000 en taxe a bo 3 boîte am on ux Vi foncière, et lasomme de $70,000 pour les services d'eau et d'ordures.La les compagnie a fourni environ 85 cents sur chaque $1 dépensé par Labra- 'dor City.Cette photo représente l'installation IOC à Labrador City.ra votre chat que am Sauf bien sûr, si vous te e coupon votre épicier, et vous en obtenez une \u2018amper/ bus ries viande, p poisson ou poulet - éritable.La pro e fois que vous voudrez aler votre chat, choisissez Pamper.| Votre chat Vous en sera reconnaissant\u2026 «SE api Le Compagnie Quaker te coupon pour ia valeur d'une bolle gratuite (jusqu'd 304) plus 5¢ de *, EUX termes de cette frais de manutention, pe e Toute autre utilisation constitue une fraude., Des factures attestant l'achat de\u2018stocks suffisants (au cours des 90 jours pré : éTadents) pour justifier le nombre de coupons présentés aux fins de fetndoursement devront être fourmes sur demande.Les coupons présentés pour remboursement, par l'entremise d'agences extérieures, de courtiers ou autres qui ne sont pas distributeurs de nos produits au détail, ne seront - \u201cpas acceptés et seront nuts à moins d'autorisation expresse Tous les \u2018Coupons présentés aux fins de remboursement deviennent la propriété de la\u201d.: Compagnre Quaker Oats du Canada Limitée Veuillez poster à: La Compagnie pr ae na , C.P 3000, Sarmt John, N.-B.Un coupon est r chaque boîte gratuite.Cette offre prend fin ie 15 juin 1978.Osts du Canada Lemrtée vous remboursera urvu que vous et votre chent vous soyez comformés (Photo PC) \u201c D 2 \u2014 LE QUOTIDIEN, mercredi 5 octobre 1977 ne \u2018ville de compagnie\u201d n'a pas de déficit par J.-R.Dupuis, de La Presse Canadienne LABRADOR CITY, T.-N.(PC) \u2014 Si on pouvait faire une comparaison, on pourrait dire que ce qui fait la différence entre une \u2018ville de compagnie\" et une autre gouvernée par un conseil municipal élu, c'est son budget bien équilibré.Les villes jumelles de Labrador City et Wabush sont des villes de compagnie par excellence.Plus de 60 pour cent de leur budget provient des compagnies, Iron Ore of Canada Ltd.ici et Wabush Mines Ltd.à Wabush.Si ces localités subissent un déficit, les compagnies fournissent les fonds pour compenser, de sorte que \u2014 toujours \u2014 les budgets sont équilibrés.L'an dernier, le budget de Labrador City était de $5.8 millions, ce qui incluait tous les frais d'administration, plus le remboursement de la dette et l'intérêt.De cette somme, IOC a versé $4.4 millions en taxes, subsides et bourses.De plus, IOC a payé une taxe foncière de $220,000, et des frais d'eau et d'ordures d' environ $70,000.Subventions aux écoles A Wabush, le budget de la localité, l'an dernier, était d'environ $1.2 million.Près de $700,000 provenaient de Wa- bush Mines.Dans les deux villes, les compagnies dépensent de larges sommes - plus de .$100,000 de la part d'IOC uniquement - pour planter des arbres et pour aménager des espaces verts.IOC a bâti le club de ski, qui compte 1,200 membres, ainsi qu'un terrain de golf de neuf trous.À Wabush, la compagnie de mines a bâti le centre de loisirs et l'arena.Les écoles de la région reçoivent environ $5 millions par année en subsides versés par les compagnies minières.IOC a bâti pour ses employés 2,600 habitations, qu'elle leur loue ou leur vend, habituellement à prix inférieurs aux prix courants.Par conséquent, il n'est pas difficile de trouver des gens, y compris M.Charles Devine, qui fut le premier député indépendant du Labrador à l'Assemblée législative, pour déclarer que les deux localités sont bien administrées.\u201cBien administrées, certainement\u2019, dit M.Devine, qui publie l'hebdomadaire Aurora.Ce dont il se plaint, à l'instar de plusieurs marchands, hommes politiques et simples citoyens locaux, c'est du fait que la région est encore gouvernée par une commission dont les membres n'ont pas à être élus.La prospérité \u2018Savez-vous que le président du conseil d'administration (Karl Hiscock) est là depuis 16 ans et n\u2019a jamais été élu ?demande Devine.A mon avis, cela n'est pas correct.\u201d M.André Ménard, contremai- tre a 10C, dit que plusieurs de ceux qui se plaignent de l\u2019influence des compagnies semble oublier qu\u2019\u2018avant qu'elles s'établissent ici, ils mangeaient du baloney.Maintenant, ils mangent des steaks\u2019.M.Ménard faisait allusion aux salaires, qui sont parmi les plus élevés de tout le Canada.\u2018Ces villes sont prospères et modernes\u2019, dit à son tour l'abbé Charlie Deharveng, curé de Wa- bush.Les capitaux investis par les compagnies dans ces localités n'étaient certainement pas uniquement pour faire des profits.\u201cIl y avait certainement un côté humain l'affaire, dit-il, faisant allusion spécifiquement aux loyers des maisons.Nulle partailleurs on ne pourrait louer une maison pour $75 par mois.\u201d M.Devine est d'accord.\u201cN'importe qui peut entrer dans une maison avec à peu près rien comme paiement initial, s'il travaille pour la compagnie.ll a un des meilleurs systèmes d'enseignement de la province.Le salaire moyen à la compagnie est maintenant de plus de $21,000 par année.Voici donc un employé, âgé de 24 ou 25 ans, marié, avec peut-être deux enfants.Il a une nouvelle maison.En 60 jours, il a un départ dans la vie pour lequel les gens, ailleurs, devraient attendre 10 ans.\u201d Pourtant, dit M.Blake McCul- logh, directeur adjoint d'IOC, il n'est pas facile pour la compagnie d'éviter l'image du \u2018\u2018Big Daddy\".\u2018Nous ne voulons pas régimenter les gens, même s'ils croient le contraire.Mais nous aimons que les choses soient faites correctement.\u2018 Les compagnies ont besoin de personnel bien formé et qualifié, et ce type de personnel n'est pas intéressé à venir ici pour y vivre dans des conditions peu intéressantes.C'est pour cette raison que les compagnies dépen- sent beaucoup d'argent pour assurer à leurs employés tous les agréments et tout le confort possibles.GERANT DE LA VILLE \u2014 Les villes jumelles de Labrador City et Wabush sont administrées par un conseil nommé par le gouvernement de Terre- Neuve.Mike Martin, le gérant de la ville responsable au conseil, dit que la compagnie Iron Ore of Canada Ltd.a entrepris d'encourager plus de compagnies à s'établir dans larégion, plutôt que d'assurer leurs services à distance, depuis Sept-lles ou Montréal.> (Photo PC) des vins français mis en bouteilles par des petits viticulteurs.meilleurs.De véritables L.bons vins français qui séduisent les connaisseurs sont loin d\u2019être toujours les marques les plus connues.Le sage qui aime et connait vraiment les meilleurs crus, préfère le plus souvent Ces vins sont élevés avec le plus grand soin par des artisans qui y mettent tout le Ne, temps quiil faut.Cest souvent ™°\" plus long.Mais c'est plus vrai, | En voici quatre, et des trouvailles.Et, chose curieuse, Labrador City Pourtant, le fait que les citoyens n'ont pas un mot à dire sur les gens qui les gouvernent continue d'en mécontenter plusieurs.Presque tous, y compris les porte-parole des compagnies, disent qu'ils sont en faveur d'un gouvernement élu.Mais très peu s'attendent à ce que la situation change rapidement.Peu de changement Interrogé sur les mérites d'une ville \u2018de compagnie\u2019 par rapport à une ville pourvue d'un conseil municipal élu, M.Mike Martin, gérant municipal de Labrador City, a déclaré: \u2018En tant qu'administrateur, je dirais que nous sommes privilégiés, parce que si nous crevons notre budget, Oncle IOC va nous tirer d'affaire.Mais en tant que citoyen, qui croit dans les principes de la démocratie, c'est une abomination que nous soyons aussi étroitement contrôlés par une corporation.Il doit y avoir un moyen terme quelque part.\u201d M.Malcolm Moss, président de la commission de district de Wabush, dit que rien ne changerait vraiment, méme avec un conseil élu, parce que les compagnies voudraient quand même assurer de fortes subventions pour protéger leurs propres intérêts en s'assurant que les localités seront attrayantes pour leurs employés.Cependant, il a laissé entendre que si on tenait un référendum aujourd'hui même, 90 pour cent des citoyens de Wabush rejetteraient l'idée d'un conseil élu.MONTREAL DRAPERIES FAITES FAIRE VOS TENTURES SUR MESURES: N\u2019IMPORTE QUEL TISSU-GRANDEUR- PRIN DOUBLEES OU NON ITE GONFEGTION GRATUITE! 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terroriste.\u201cCette accusation était totalement absurde\u201d, a-t-il déclaré par le truchement d'un interprète, au cours d'une récente interview, alors qu'il se trouvait dans cette petite La sclérose en plaques ville suédoise pour la deuxième assemblée du conseil.Il dit qu\u2019il savait qu'il pouvait être arrêté pour avoir assisté à l'assemblée de Port Alberni, parce que les autorités boliviennes craignent que le conseil n'aide les Indiens de ce pays d'Amérique du Sud à s'organi; ser.Les Indiens forment une majorité de la population bolivienne, mais M.Lima dit qu'ils sont opprimés par le gouvernement.On l'a gardé en prison pendant 10 mois.Il dit que les gardiens lui ont brisé les dents et trois côtes, et lui ont écrasé les genoux avec une.barre de fer recouverte de caoutchouc.À un moment donné, on l'a emmené en voiture et on lui a offert la liberté.\u201cJ'ai compris qu'ils tireraient sur moi sous prétexte que je m'étais évadé, et je suis revenu dans la voiture.\u201d Il vit au Canada Le conseil mondial réussit à faire libérer M.Lima, et les autorités boli- viennes décidèrent de l'exiler au Canada.ll vit maintenant a Port Al- berni, où des Indiens s'accupent de lui.Sa femme, de même qu'une petite fille et trois autres filles d'un ma- rage précédent, furent également amenées au Canada par des groupes indiens.La femme de M.Lima est retournée en Bolivie avec la plus jeune des filles.M.Lima, qui a été incarcéré aussi en 1952 et 1972, déclare qu'il est incapable de travailler à cause d'une récente intervention chirurgicale pourenlever des éclats d'os dans un de ses genoux.Son autre genou nécessitera également une intervention.Des cours sont mis sur pied pour démystifier MONCTON, N.-B.(PC) \u2014 Le grand public ignore à peu près tout de la sclérose en plaques, cette maladie mystérieuse qui s'attaque surtout aux jeunes adultes.Pourtant, on estime à environ 35,000 le nombre de Canadiens affectés directement, et à 200,000 les gens de leur entourage immédiat qui doivent supporter ce fardeau financier.La grande majorité des patients atteints de sclérose en plaques pourraient occuper des emplois rémunérés, si on consentait à les engager.Un grand nombre d'entre eux dissimulent leur état, pour éviter la discrimination.Dans un effort pour remédier à l'ignorance qui entoure cette maladie, la succursale de Moncton de la Société de sclérose en plaques au Canada présente un cours de six causeries sur cette maladie et sur la façon dont il faut en traiter les victimes.Ce cours, conçu sur le modèle d'un cours présenté aux Etats-Unis l'an dernier, est le premier du genre au Canada.La sclérose en plaques s'attaque habituellement aux hommes et aux femmes entre 20 et 40 ans, juste au moment où ils s'apprêtent à faire carrière et à élever leur famille.\u201cIl existe quantité de mythes au sujet de la sclérose en plaques, entre autres celui qui veut que cette maladie ait un rapport avec l'arriération mentale, dit Clair Smith, de Moncton, directeur administratif de la division Atlantique.Tout ce que La CLI détruit le pays GRANDE - PRAIRIE (PC) \u2014 Le vice-président - exécutif du Congrès du Travail du Canada, Mme Shirley Carr, croit que le programme fédéral de lutte contre l'inflation est \u2018la pire menace que le Canada ait jamais eu à surmonter\u201d.pays.Mme Carr, qui prononçait samedi une allocution groupe de délégués syndicaux, a précisé que les contrôles sur les prix et les salaires, s'ils sont maintenus, détruiront le nous pouvons faire, c'est espérer que ces cours, joints aux autres efforts de la Société de sclérose en plaques, viendront à bout de ces mythes éventuellement.\u201d La sclérose en plaques attaque la myéline, qui forme la gaine des fibres du système nerveux cérébro- spinal, et la détruit par plaques, lesquelles sont remplacées par des tissus Cicatrisés qui interrompent et déforment le courant des impulsions nerveuses.Les symptômes qui en résultent varient.Selon l'endroit où le système nerveux a été endommagé, ils peuvent causer la paralysie, l'engourdissement, le dédoublement de la vision, des troubles moteurs, des problemes d'intestins ou de vessie, la perte de I'équilibre, une faiblesse extréme, des picotements, un manque de coordination, des tremblements de mains et des difficultés d'ouïe et de parole.Il se produit souvent au cours de I'évolution de la maladie des périodes de rémission spontanée, pendant lesquelles les symptômes diminuent ou se stabilisent.Cette rémission peut durer quelques mois ou quelques années.Capables de travailler Par conséquent, ces malades peuvent tenir un emploi, mais les préjugés des employeurs les en empêchent la plupart du temps, dit M.Smith.Une étude effectuée récemment aux Etats-Unis a permis de conclure que jusqu'à 80 pour cent des victimes de la sclérose en plaques peuvent occuper des emplois rémunérateurs, pourvu qu'on leur en donne la chance.Afin d'échapper à la discrimination, beaucoup de patients cachent leur état avec soin.M.Smith dit qu'un grand nombre disent à leurs employeurs qu\u2019ils sont arthritiques, puisque cette maladie est acceptée socialement.Un patient a même été jusqu'à se joindre à l'Association canadienne de l'arthrite, pour donner le change.En dépit des rémissions, la sclérose en plaques est habituellement progressive, et consiste en une série d'attaques imprévisibles dont chacune aggrave encore l'incapacité, ce qui, finalement, rend les patients complètement dépendants de leur famille.Souvent, les membres de la famille doivent placer le malade dans des maisons de convalescents, ce qui amène de nouveaux problèmes économiques et émotionnels.Le cours dont nous avons parlé plus haut comporte des conférences sur la façon dont la sclérose en plaques affecte l'organisme; sur les aspects socio-psychologiques de la maladie; sur la nutrition du patient; sur les soins aux victimes de sclérose en plaques et enfin sur les activités de la vie quotidienne, y compris les programmes de thérapie et les possibilités d'emploi.La dernière conférence a trait à la vie sexuelle du patient.Tout en se remettant de ces opérations, il écrit et raconte la vie des indiens en Bolivie.11 essaie également d'organiser des rencontres avec les autorités canadiennes, afin d'obtenir si possible leur appui contre ce qu'il appelle les atrocités qui existent en Amérique du Sud.\u201cLe gouvernement bolivien n'a rien, officiellement, contre les Indiens.Ils nous appellent leurs frères paysans.\u201cMais en pratique, ils tuent les Indiens tout comme les autres gouvernements\u2019\u2019 sud-américans.LE QUOTIDIEN, mercredi 5 octobre 1977 \u2014 D 3 Défendre ses droits fait subir la torture Des massacres M.Lima, âgé de 43 ans, a raconté qu'à deux reprises un total de 2,200 à 2,700 Indiens ont été massacrés dans des villages boliviens, par des soldats armés de mitraillettes.\u201cVous pouvez vous imaginer ce que c'est dans la jungle.\u201d Les délégués à l'assemblée de Ki- runa ont exprimé leur inquiétude sur le sort qui attend les collègues de M.Lima qui ont assisté à l'assemblée et qui sont rentrés dans leur pays.M.Lima dit qu'il espère qu'ils ne seront pas inquiétés, parce qu'ils n'ont rien fait de répréhensibles aux yeux du gouvernement bo- livien.\u201clls n'ont rien dit ici.Moi, j'ai tout raconte, alors je suis responsable.\u201d M.Lima n'a pas encore décidé s'il restera définitivement au Canada.Il a l'intention, certainement, d'y rester un certain temps, pour aider le président du conseil, George Manuel, qui habite près de chez lui.\u2018Les Canadiens ont beaucoup fait pour moi, dit-il.J'ai presque honte.\u201d INDIEN EN EXIL \u2014 Constantino Lima, un Indien de Bolivie exilé au Canada, cette année, déclare que son appartenance au Conseil mondial des peuples indigènes lui a coûté sa liberté, et lui a infligé des souffrances physiques graves.Lima a été arrêté dans son domicile de La Pas, quatre mois après être revenu de l'assemblée de fondation du conseil à Port Alberni, C.-B., en 1975.Il aété gardé en prison pendant 10 mois, et il dit que les gardiens lui ont brisé les dents et trois côtés, en plus de lui bro fer recouverte de caoutchouc.yer les genoux avec une barre de (Photo PC) devant un En collaboration avec à ROBERT | TOUS LES JEUDI léphone.| NOM: ADRESSE: TEL.: i Découper et retourner à: Poste CJMT D place du royaume Coupon de participation pour sélection par té- i Emission \u2018Feu Vert\u201d | i L 365, Racine est, Chicoutimi ec (VOT ANMATEURS CIMT142 : 13H30 © EN DIRECT DU MAIL Plusieurs savoureuses pommes de terre du Québec se sont fait une beauté.Juste pour vous, Grâce à un nouveau processus de lavage, les producteurs de chez nous peuvent sélectionner pour vous des succulentes pommes de terre sans meurtrissures et de grosseur uniforme.Les pommes de terre lavées du Québec, on peut presque les prendre avec des gants blancs.Elles sont si belles et si appétissantes.Ce sont les pommes de terre des vrais amateurs de pommes de terre.Recherchez les pommes de terre lavées du Québec, elles ont vraiment un bien beau corps de patate, pomme de terre lavée du Québec Producteurs de pommes de terre lavées du Québec D 4 \u2014 LE QUOTIDIEN, mercredi 5 octobre 1977 FROMAGE TOUS LES D ALIMENTATION EN rnb ees STEINBERG PQT DE 1 LB SERONT FERMÉS LUNDI, 10 OCTOBRE FÊTE DE L'ACTION DE GRÂCES.TOUS LES PRIX ANNONCÉS DANS NOTRE CIRCULAIRE DU 28 SEPTEMBRE SONT ENCORE VALABLES JUSQU'AU 8 OCTOBRE.PAPIERS KLEENEX COULEURS AU CHOIX ; 2 EPAISSEURS & BTE DE 200 KETCHUP HEINZ BOUT.DE 20 OZ LIQ.# MOUCHOIRS PEPSI-COLA BOUT.CONSIGNEE DE 26 OZ LIQ.§ TOUT USAGE CHASE & SANBORN SAC DE 1 LB PRÉPARATION À GÂTEAU COCKTAIL DE FRUITS CANADA DE FANTAISIE STE we CE ET RITES 3 STEINBERG SAVEURS AU CHOIX PQT DE 19 OZ ORCHARD KING BTE DE 28 OZ LIQ.EAU MINÉPALE poupINes PRÉPARATION gumme Su 09 BOULANGERIE STEINBERG ¢ AU CHOIX ¢ POULET ET NOUILLES ¢ AUX CERISES | BOUT DE 30 0Z LIQ.NESTLÉ LIPTON ED SMITH TOUS NOS PRODUITS DE BTE DE 15 02 PQT DE 2 ENV.BTE DE 19 OZ LIQ.© BOULANGERIE SON] FAITS TARTE 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CATÉGORIE \u201cA\u201d 5A14LB LA LB A it 3 Lo A EI EAN A Va ne AN Loue Sean ia ES noe ¢ & R O U S I AUX OEUFS WONG WING PQT DE 12 SUGAR PLUM DE SWIFT QUART OU DEMI LA LB $ Les prix indiqués dans ces pages sont valables, jusqu'à la fermeture des magasins mardi prochain 16 hres.Nous nous réservons : le droit de limiter les quantités.Pas de ventes aux marchands.Si un article en réclame cette semaine venait à manquer en rayon, demandez un bon de garantie de prix au comptoir d'information.TOURTIÈRE VE d hy i } SURGELEE LA BELLE FERMIERE 16 OZ ) \\ | | Plus d'un million de Québécoises économisent chaque semaine chez Steinberg.| if D 6 \u2014 LE QUOTIDIEN, mercredi 5 octobre 1977 BANDES ILLUSTRÉES \u2018ate Cate 7 / BIEN SUR ! : T=: y VOUS VOULIEZ | * M QU'EST.CE QUE C'EST QUE CES| [(ILS SERVENT Æ SE GRAT- varie PATRON DI- C'EST UNE i.UNE RENCONTRE | OH PEUT DIRE QUE TRUCS DURS ET POINTUS ?TER QUAND ÇA DÉMANGE | RIGE UNE EXCELLEN: Lo fi of | AU SOMMET, COR-| _ 2 1 PEUT DIRE QUE 3 : =3 GALERIE DE \\TEcouver.ALB #17 À RIAN.EH BIEN, re _, LA PLAGE, TABLEAUX, .I Fra 7, ) At ; L = CALL Ex À JE LIVRE MES TABLEAUX, AVEC ant LE FILM CACHÉ ET Dif Mile FLINT LES EX.7-27 PÉDIE OUTRE-MER SANS ÉVEILLER \\ DE SOUPÇON.1227 LUC BRADEFER ÊTES AVEC UNE FEMME AUSSI ADO- a+ JE SUIS SÉRIEUX, V2} VOUS VOUS TROMPEZ LAYNE.JE NE PENSE Ÿ COMPLETEMENT ! { |PAS QUE MA PRESENCE} SANS VOUS, IL N'Y { |PUISSE AIDER CETTE, AURA PAS DE MISSION | .EOC.?JE PENSAIS QUE NOUS ALLIONS E FE TE DON: = AVOIR UNE SOIR wget NE PARLONS PLUS TRA.ÉRCANVÊTÉS BIEN AGRÉABLE ! TN VAIL.PARLONS TOUT BAS LORSQUE TU INDE CHOSES DOUCES.POURQUOI CROYEZ-VOUS QUE SUIS PAS SE.SAURAS ME ( SOULEVER NOUS AMUSER ! = REVEILLE-TOI' \u2014 TR ( ED) \u2014.AW v = rai TU CHANTES EN DORMANT ! Ae A MON TALENT SE MANIFES-S!\"\" TE VINGT-QUATRE HEURES SUR VINGT-QUATRE ! 7 opera \u2018mundi\u2019 pi ; \"ait Disney Productions SN vs World Rights Reserved C'EST BIEN LA DERNIERE FOIS QUE TU ME DONNES UNE LEÇON ! LA PROCHAINE FOIS, JE N'OUBLIERAI PAS MON CHAPEAU ! résumé Freddy était titulaire d'une licence selon laquelle il devait fermer à 21h00.II ne fermait qu'à quatre heures du matin.Le gouverneur, les missionnaires et Ia police y avaient leur table et attendaient vainement leur facture.(36) Le Capitaine MES PROVISIONS DE SURPRISES Un jour, Freddy me présenta 3 un monsieur pâle et gras, accroché au bras d'une sorte d'otarie luisante.C'était le directeur de l'hôpital, le docteur Szezintzky () et son épouse, Gudrun.Ils avaient un canot à vendre, et me le céderaient pour la somme de cinq livres.Oui, il était en parfait état, il me serait livré le lendemain matin, sur le quai, devant Khac-Chung.Je donnai mes cinq livres.Le lendemain, je n\u2018eus pas le temps d'aller le réceptionner.Mais, le soir, je m'échappai au beau milieu de la fiesta, vers minuit, et courus jusqu'au quai.Le canot était là.Long de six mètres, large de quarante centimètres, un flotteur presque de la même longueur y était couple, h quatre barres transversales ligaturées avec une espèce d'osier.Le coeur gonflé de joie, je poussai mon bateau à l'eau, sautai dedans, et pagayai dans le noir, vers les îlots au centre de la grande baie.Je n'en étais plus bien loin, quand se leva soudain un vent violent qui me déporta sur bâbord, tandis que d'énormes vagues se formaient.Je luttai pour tâcher d'atteindre l'île la plus proche, mais la côte tombait à pic en eau très profonde, et le retour des vagues me faisait courir un danger dont je m'\u2019écartai, à force de pagaie, en direction de l'autre ile, à quelque deux cents mètres plus loin.Ce fut le moment que le canot choisit pour se disloquer.Le flotteur partit à la dérive, et je me retrouvai dans l'eau.Le canot, creusé dans un seul bloc de bois, ne pouvait couler; mais, trop étroit, il était couché sur le côté.Alors me revint en mémoire tout ce que j'avais entendu à ce propos; ne jamais se baigner dans l'obscurité en eau profonde, surtout autour des Îles, où requins et crocodiles chassent la nuit, et où les serpents de mer cherchent à se reposer.Ballotté, par de grosses vagues noires, martelé par une lourde pluie, aveuglé par les éclairs, je parvins tout de même à retrouver le flotteur.Agrippé des deux mains, je poussai le tout en battant des pieds avec rage pour aider le courant qui me portait vers le rivage, attendant à chaque seconde la morsure fatale.Le tonnerre de l'orage était assourdissant, j'étais crevé.Cela dura trois heures.Les nuages semblaient descendre de plus en plus bas, les - rouleaux des vagues étaient de plus en plus lourds, quand, brusquement, je heurtai le fond.Horreur! Au lieu des belles plages du Matu- pit que j'espérais, c'étaient des marais de vase, encombrés de palétuviers, refuge préféré des crocodiles! C\u2019est là qu'ils enterrent leurs proies pour les laisser moisir à leur goût! Le désespoir m'électrisa.Avec l'ongle du pouce, je réussis à détacher des rubans d'écorce, dont je me servis pour attacher tant bien que mal le flotteur aux barres.Puis je me hissai dans mon canot, pagayai jusque chez moi.A demi inconscient, je bus deux bouteilles de bière et m'endormis, trempé, dans mon fauteuil.J'appris le lendemain que la faune aquatique fuit la tempête en restant dans les profondeurs.Mon second canot me fut offert par un client, ami de Stan.Réfugié des hautes sphères du Tout- Londres, cet aristocrate devint notre meilleur ami.Apprenant mon goût pour les bateaux, il me promit d'en faire construire un à la plantation.Rien au monde ne pouvait m'inciter à prendre cette promesse au sérieux, faite comme elle l'avait été vers les 3 heures du matin, au Monte-Carlo, après avoir ingurgité de quoi noyer une famille hollandaise au complet.Pourtant, un beau matin, un boy vint m'annoncer qu'un immense canot était arrivé par le ''Pilo-Tili\".Je sautai sur mon vélo et pédalai à toutes jambes.Le canot était magnifique.Long de neuf mètres, il avait plus d'un mètre de large.Parfaitement symétrique, sa finition était remarquable.I! y avait deux pagaies de trois mètres pour avancer, et une de quatre pour gouverner.Je remerciai le bon Chinois de capitaine qui me l'avait amené: il n'y avait rien à payer, merci, non, ça n'avait dérangé personne, mais il fallait vite peindre un oeil à l'avant, oui, oui, car sans oeil, comment voir la route?Le canot fut descendu à la mer.Je sautai dedans et pagayai jusqu'à la plage, provoquant l'admiration des indigènes qui n'avaient jamais vu le pareil, car mon ami avait choisi, parmi ses quatre cents boys, des homm originaires d'une île lointaine, putés pour la perfection de leur travail.Courant jusque chez moi, je cousai ensemble deux draps de lit et en fabriquai une voile carrée, soutenue par un mât de bambou.Le soir même, je naviguais sur l'eau calme dans mon espèce de galère, afin d'étudier le gréement qui lui conviendrait.Sans balancier, j'étais à la merci d'un coup de vent qui m\u2019eûÂt sans doute chaviré, mais je voulais voir comment se comporterait cette grande coque, avant de décider les aménagements nécessaires.Finalement, je pontai complètement mon ancien canot de six mètres, qui me fournit un sérieux balancier, et le fixai au grand canot par quatre liteaux de cing centimètres.Je pontai l'avant et l'arrière du grand canot et allai m'ancrer devant le bureau du maître de port, le captain MacCloud.Il m'avait commandé son portrait, auquel je venais travailler chaque matin, et je me doutais bien qu'il serait plus généreux en fournitures provenant des magasins de la Marine qu'avec son propre argent.Le canot étant là, sous ses fenêtres, nous aurions tout loisir d'en discuter l'armement et, le moment venu, je pourrais y parachuter tout ce que l'on voudrait bien me donner.Sosie de Pierre Dac, et Don Juan très à la retraite, MacCloud n'en continuait pas moins à jouer le rôle héroïque de l'officier de Sa Très Gracieuse Majesté au passé glorieux, doublé d\u2019un martyr de ces dames \u2014 lesquelles le laissaient bien tranquille, collé qu'il était avec une vieille fille fonctionnaire, dont la principale occupation était d'essayer de maintenir une distance respectable entre les bouteilles et lui.Fanatique des règles immuables dont l'establishment avait farci la très honorable carrière qu'il avait embrassée, le captain ne commençait à boire qu'au coucher du soleil, donc à 18 heures.Aussi, dans la pose qu'il avait choisie pour son portrait, restait-il raide, le poing sur la hanche, l'oeil belliqueux et rivé au flanc des bouteilles aux étiquettes pimpantes, alignées sur l'étagère en face de lui.Sa langue sortait sans arrêt pour humecter ses lèvres desséchées, cependant que sa pomme d'Adam était agitée d'un va-et-vient continuel.La dernière séance eut lieu un lundi après-midi, mon jour de sortie.L'aiguille du chronomètre s'approchant de l'heure fatidique, tous les tics imaginables se mirent à danser sur la figure de MacCloud.Au premier coup des 18 heures, tel un diable sortant d'une boîte, il sauta de son fauteuil et versa moitié whisky moitié gin dans deux énormes verres.Sans désemparer, il engloutit le sien à une allure de pompe électrique.À peine avais-je eu le temps d'absorber le mien qu'il en servait déjà deux autres, puis encore deux.Ayant tout avalé, il me regarda fixement, d\u2018un air comateux, et finit par articuler avec difficulté: \u2014 Je vous donne de l'argent, ou bien préférez-vous des fournitures pour armer votre canot?\u2014 Fournitures, merci.\u2014 Venez, on va vous donner ça.Boy! Boy! .Le captain était heureux de s'en tirer à si bon compte.Combien d'argent représentait un portrait en pied comme celui-là, en grand uniforme, avec toutes les décorations minutieusement reproduites?L'alcool décuplant son euphorie, le captain désignait voiles, mât, avirons, cordages, peinture, coffres étanches, poulies, gouvernail, tout l'accastillage d'une baleinière, qui alla s'entasser dans le grand canot.A mes protestations, il répondait: \u2014 Vous croyez que je ne suis pas capable de reconnaître le talent, moi, officier de marine?Ah, vous croyez ¢a, hein! Se servant un autre verre, il l'avala d'un trait.Et ce fut le tour du matériel de pêche, d'un matelas gonflable, et enfin d'une boussole et d'un sextant, que j'acceptai avec effroi, sachant que ces instruments valaient plus que plusieurs portraits.Après un dernier verre, je m'engouffrai comme je pus dans l'entassement de mes richesses, et m'éloignai en hâte, tirant sur les avirons.J'avais l'air d\u2019un voleur et me sentais-coupable, mais ce sentiment ne donnait que plus de valeur À mes richesses, que j'aurais défendues jusqu'à l'assassinat.Je jetai l'ancre devant chez \u2018 moi, traversai le jardin de mes voisins qui habitaient sur la mer, et allai chercher les outils et le bois nécessaires pour me mettre au travail sans attendre.Au matin, voile, foc et gouvernail étaient prêts à fonctionner, ainsi que les avirons.J'allai alors chercher du contre-plaqué de marine, et le vissai en dos d'âne sur six montants, à l'arrière du mât; j'avais ainsi une cabine de trois mètres de long, fermée sur les quatre côtés par la belle toile huilée du captain, que je roulai vers le haut pour l'accrocher au roof.Deux cables couraient à travers des poulies, tout le long du bord intérieur; fixés en \u2018T\u2019\u2019 au gouvernail, ils me permettraient de piloter de n'importe quel point de l'embarcation.Les coffres en cuivre avaient trouvé leur place sous les pontons avant et arrière: j'y mettrais provisions et matériel de cuisine.Bientôt, tout fut prêt: le canot était peint en blanc, et rien, de la dérive aux feux de position en passant par les pompes de cale, ne manquait.Les provisions et le matériel entassés, je n'avais plus qu'à attendre l'occasion\u2019.Je décidai de ne plus rentrer chez moi, et de coucher à bord, tout en continuant à travailler le jour.Dès que je pouvais m'échapper de chez Freddy, je courais à mon canot, hissais les voiles et me dirigeais vers l'horizon.Il y avait des nuits claires et féeriques et des nuits noires et mystérieuses.Celles où le vent me poussait à vive allure, celles où j'avançais à peine, pris entre le dôme étoilé d'un ciel qui avait l'air soutenu par les volcans et la masse liquide où grouillaient d'innombrables menaces.- À SUIVRE - LE BONHEUR EST DE L'AUTRE COTE de Salvador Palet est publié aux Editions Latfont.prochain épisode L'avertissement h Re a ea agate ery A Teed pl AI Certains sièges Trav-L-Guard n'ont pas résisté à des tests effectués par la firme Calspan.(Photo de la PC) Controverse autour des tests subis par les sièges de bébés Trav-L-Guard OTTAWA (PC) \u2014 Deux tests effectués à un intervalle de quelques mois dans un même laboratoire et par le même ingénieur, sur un siège de bébé pour voiture automobile, ont donné des résultats contradictoires.Il s'agit du siège connu sous le nom de Trav-L- Guard, modèle 085, fabriqué à Montréal par la société Dorel Co.Ltd.Il est en vente au Canada depuis février 1975, après avoir reçu le feu vert du département de la sécurité du ministère fédéral de la Consommation.Ce département, en effet, avait estimé que le produit répondait à toutes les normes de sécurité requises.Depuis février 1975, près de 285,000 sièges de ce.modèle ont été vendus au Canada, soit 85 p.c.du marché.Parmi les six modèles de sièges de bébés dont la vente est autorisée au Canada, le Trav-L-Guard est le seul qui soit de fabrication canadienne, les cing autres étant importés «des Etats-Unis.Au début de l'année, l'association américaine \"Consumers Union\u201d, qui publie le périodique Consumer Report, avait confié aux laboratoires de la Calspan Corporation, de Buffalo, le soin d'effectuer des tests sur un certain nombre de modèles, dont le Trav-L-Guard.Résultats contradictoires Les résultats de ces tests furent publiés dans le numéro de juin du Consumer Report.Le laboratoire précisait, pour le modèle Trav-L-Guard, que le cadre du siège avait cédé au cours d'accidents simulés.Le mannequin qui y avait été installé à la place du bébé, a glissé sous les bretelles et le fond du siège a été fortement endommagé.Sur la foi de ce rapport, l'Association des consommateurs du Canada - ACC - demandait au gouvernement fédéral de réviser les normes qui avaient permis de vendre au Canada le siège fabriqué par la société Dorel.Les autorités fédérales ont répondu en juillet qu'elles n'en feraient rien avant d'avoir effectué elles-mêmes d'autres tests.C'est ainsi que le ministère fédéral de la Consommation commandait en août des tests aux mêmes laboratoires de la société Calspan, de Buffalo.M.Mike Walsh, l'ingénieur de la Calspan, qui avait effectué les tests, a déclaré que les spécimens remis par le gouvernement fédéral avaient été soumis aux mêmes épreuves de résistance que celles effectuées quelques mois plus tôt pour le compte de Consumers Union.Cependant, dit-il, cette fois on n'a pas enregistré de dégâts sérieux.Causes possibles Cette contradiction dans les résultats laisse les autorités d'Ottawa perplexes.Pour M.Walsh, elle pourrait s'expliquer par un contrôle insuffisant de la qualité de la part du fabricant.Cette thèse est rejetée avec véhémence par M.Leo Schwartz, président de Dorel, qui passe actuellement des vacances en Floride.Interrogé au téléphone, il a déclaré: \u201cLe gouvernement a fait faire des tests sur dix sièges et il n'y a pas eu de dégâts.Ces sièges ont déjà été soumis à des tests par moi-même et par le gouvernement.Comment donc se fait-il que ce soit ces associations de consommateurs qui réussissent à les endommager?\" M.Schwartz a fait savoir qu'il envisageait de poursuivre l'ACC en dommages-intérêts, car plusieurs grands magasins ont retiré ces sièges de la vente dès que le Consumer Report a publié les résultats négatifs obtenus de ses tests.Mme Joy Moon, présidente du comité de recherche sur la sécurité routière des enfants de l'ACC, a refusé de commenter les récents résultats avant d'avoir pris connaissance du contenu du rapport des laboratoires.À son avis, les résultats peuvent varier selon les méthodes appliquées.Quoi qu'il en soit, Mme Moon demeure convaincue que les règlements fédéraux sont insuffisants.Ces règlements ont été introduits pour la première fois en 1972, puis révisés en 1975.Elle a précisé que le siège fabriqué par Dorel a été testé à trois reprises par l'ACC et la Consumers Union et, à trois reprises, les résultats ont été négatifs.Accord sur un point M.Schwartz, Mme Moon et le ministère fédéral de la Consommation sont cependant d'accord sur un point au Moins: souvent les sièges sont mal installés et cela peut être dangereux pour l'enfant.\u201cSi vous ne l'installez pas comme il se doit, ce serait dommage de dépenser de l'argent pour l'acheter\", a dit M.Schwartz.Dites:\"Portez à men compte\u201d Téléviseur portatif 12\" B/W AC/DC Adapteur inclus pour briquet à cigarettes.UHF/VHF.Garantie 1 an, sur les pièces.90 jours service et main-d'oeuvre.Gi Ch.Téléviseur Sanyo 20\u201d couleur Tube Black Matrix.Donne une image plus claire et plus brillante.Châssis 100% transistorisé.Image et son 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responsable de ce projet de deux ans réalisé en vertu d'un contrat de $44,000 du gouvernement fédéral, M.P.H.Southwell, a calculé la quantité totale d'énergie requise pour la production de chaque denrée au niveau de la ferme.L'étude tient compte non seulement de la consommation en carburant des machines utilisées pour la production, la récolte et l'entreposage des cultures, mais considère aussi la quantité d'énergie requise pour la fabrication de l'acier, la machinerie, le ciment, les bâtiments, les engrais, les pesticides et autres produits an- tiparasitaires.Elle ne tient cependant pas compte de la transformation et de la cuisson des aliments.La production du boeuf exige moins d'énergie que celle du poulet à griller.En effet, si l'on considère que le fumier a une valeur énergétique comme engrais, pour 100 unités d'énergie nécessaires à la production on en obtient 115 avec le boeuf contre seulement 25 avec le poulet.Pour ce qui est des oeufs, du porc et du lait, ce rapport s'établit respectivement à 50, 60 et 94 unités produites par 100 unités consommées.Par ailleurs, beaucoup de végétaux de grande culture produisent de l'énergie en quantité.Ainsi, le soja de l'Ontario rapporte 540 unités d'énergie et les carottes 380 par 100 unités affectées à leur production.Par contre, les asperges et les concombres ne donnent respectivement, suivant le même rapport, que 7 et 76 unités d'énergie.Pour ce qui est des fruits, soulignons que les pêches produisent autant d'unités d'énergie qu'en exige leur production, tandis que les pommes en produisent 207; la framboise présente le rapport le plus faible, soit 34/100.Prenant les pêches comme exemple, M.Southwell a également calculé le coût en énergie des aliments importés par rapport & celui des aliments produits en Ontario.lia ainsi pu constater que les péches fraiches importées des Etats-Unis par camions coltaient trois fois plus cher en énergie consommée que celles produites en Ontario.Cette année, M.Southwell et son équipe s'appliquent à déterminer les coûts en énergie du transport des denrées agricoles en Ontario; ils s'intéressent notamment à la consommation d'énergie liée au transport, pour ce qui est des céréales fourragères et des veaux importés de l'Ouest, et aux systèmes de commercialisation actuels.Il s'agirait, croit-on, de la première étude ayant jamais porté sur les coûts en énergie du système de transport dont dépend l'agriculture et des envois d'aliments du bétail et de bestiaux au Canada.L'ensilage du maïs va bon train dans la plupart des régions du Québec.Le défoncement des sols à cuirasse Dans les provinces de l'Atlantique, une couche de terre durcie s'étend sous la surface du sol sur des millions d'acres, réduisant ainsi considérablement la production agricole.Causée par plusieurs facteurs, cette couche dense empêche l'écoulement des eaux du printemps et durant les fortes averses de l'ète.Elle ralentit également la croissance des racines dans certaines cultures.Des essais récents ont montré que le rendement fourrager des sols présentant cette cuirasse accuse une perte de 30% comparativement aux sols normaux.M.Gulshan Saini, pédologue à la Station fédérale de recherches de Fredericton (N.-B.) a étudié divers moyens de résoudre ce problème.Selon lui, il y a trois sortes de cuirasses: le fragipan, sol dont les particules d'argile se sont agglomérées par compactage; le ortstein, un sol qui a subi l'action du fer: et les moraines de fond, mélanges très compacts d'argile et de roches.Cette couche souterraine s'étend sur une surface d'environ 100,000 acres dans l'île du Prince-Edouard, alors qu'en Nouvelle-Ecosse, elle atteint près d'un million d'acres, constituées surtout de sol fragipan.Au Nouveau-Brunswick, les moraines de fond prédominent sur plus de six millions d'acres.Quelle que soit l'origine de la cuirasse, le probleme demeure le même.La couche.qui peut se situer de deux à trois pieds sous la surface et mesurer plusieurs pieds d'épaisseur, empêche l'écoulement des eaux de ruissellement, ce qui retarde les semis et provoque parfois l'engorgement du soi durant les étés pluvieux.On observe également un ralentissement de la croissance des plantes à système radiculaire développé comme la luzerne, car les racines ne peuvent percer la couche durcie.Une expérience récente a montré que la luzerne cultivée sur un sol meuble produit 125% plus de matière sèche que celle cultivée sur un sol à cuirasse.Aux dires du chercheur, le sous- solage est la solution recommandée actuellement.Mais cette solution est très coûteuse, car il faut un tracteur très puissant pour tirer la sous-soleuse qui défonce le sol à une profondeur d'environ trois pieds.Cherchant un moyen économique de tirer le meilleur parti de cette méthode, M.Saini a donc tenté de déterminer la distance limite acceptable entre les sous-solages afin d'en réduire le nombre, tout en ne diminuant pas leur efficacité.Selon lui, les sous-solages doivent être aussi éloignés que possible.Des essais ont été effectués sur des distances variant de trois à douze pieds et, au moment du défoncement, on a aussi ajouté de la chaux ou des matières organiques au sol pour le rendre plus poreux.Certains fermiers creusent déjà des puits dans les cuirasses inférieures à la couche de labour qui se forment au passage de la machinerie lourde sur les terres.Ces puits facilitent le drainage de la région avoisinante.Mais, on ne fait rien pour favoriser la pénétration des racines.M.Saini excompte bien que le résultat des travaux en cours offre diverses possibilités de résoudre ce problème.Les gagnants du concours provincial de labour 77 QUEBEC \u2014 Le 23e concours provincial de labour, qui a eu lieu du 13 au 16 septembre, sur les terrains de la Station de recherche de Sainte-Anne-de-la- Pocatière, a connu un vif succès.Malgré une première journee de compétition qui se déroule sous une pluie torrentielle, ce concours, organisé par le ministère de l'Agriculture du Quebec en collaboration avec l'Association provinciale des laboureurs du Québec et le collège MacDonald, n'a pas manqué d'attirer de nombreux visiteurs.La présence de M.Jean-Charles Marcil, champion canadien et provincial de l'an dernier et de Nicole Bouchard, championne junior de l'an dernieret seule femme inscrite au concours, a suscité l'intérêt d'un public averti.Les gagnants du concours D'une cinquantaine de laboureurs inscrits dans les six classes de la compétition, trois d'entre eux s'illustrent en ente- vant les honneurs d'une première place de l'une des classes.Un etudiant de l'Institut de technologie agricole (ITA) de Saint-Hyacinthe, Marcel Lanoie, se distingue particulièrement en remportant le premier prix des classes \u2018intercollégiale\u2019\u201d, \u2018visiteur novice\u2019 et \u2018Junior provincial\u201d.En plus d'une bourse de $500 pour sa victoire dans la classe \u2018intercollégiale\u2019\u2019 réservée aux étudiants frequentant les institutions d'enseignement agricole du Québec, Marcel Lanoie se mérite le trophée François Pilote.Ce trophée, comme son nom l'indique, veut rappeler l'oeuvre de ce pionnier qui a fondé à La Pocatière, la première école d'agriculture au Québec, il y a déjà cent ans.Nicole Bouchard a pour sa part terminé au deuxième rang derrière le jeune Lanoie.au championnat junior et dans la classe visiteur novice\u2019, réservée aux laboureurs qui ont moins de trois ans d'expérience dans ce genre de concours.Dans la classe \u2018senior provinciale\", M.Jean-Charles Marcil de Carignan, dans le comté de Chambly, a conservé son titre de champion provincial: il l'a emporté également dans la classe \u2018visiteur avancé\u2019\u2019.Dans cette classe, réservée aux laboureurs qui ont plus de trois ans d'expérience de ce genre de compétition, et au championnat senior, M.Marcil a triomphé de deux anciens champions, MM.Rolland Bouchard de Saint-Augustin et Herbert Winget de Sherbrooke.Enfin, M.Armand Pelletier, un employé de la Station de recherche de La Pocatière, a remporté les honneurs de la classe \u2018Utilité\u2019, réservée aux laboureurs .qui n'ont aucune expérience dans ce genre de concours.Une victoire bien méritée, puisque M.Pelletier a labouré sous une pluie diluvienne et avec de la machinerie qu'il s'est procurée à peine deux heures avant le concours.Pour l'emporter, les participants doivent réussir le mieux possible toutes les étapes d'un bon labour: l'enfouissement des herbes, la profondeur du sillon, etc.Des juges évaluent ensuite la performance des laboureurs, selon un système de pointage.Les autres activités de cet événement En plus de la populaire compétition, une exposition de machinerie agricole accompagnée de démonstrations, des activités féminines, une visite de l'ITA de La Pocatière et les fameuses cliniques de labour figuraient au programme de cet événement annuel.Les cliniques, qui se sont déroulées la première journée du \u2018concours, visaient l'acquisition par les agriculteurs de bonnes techniques de labour.Organisée cette année par une firme privée, Exposition agricole Inc, l'exposition de machinerie agricole accompagnée de démonstrations, a permis aux visiteurs de voir et d'apprécier les nouveaux modèles de tracteur et de machinerie agricole des principaux fabricants.LAQUELLE DES NOUVELLES BOISSONS GAZEUSES BASSES EN CALORIES A LE MEILLEUR GOUT ?.Ce bon vous vaut 10e de rabais à l'achat d'un 7UP ou d'un DIET 7UP de 750 ml.Un seul bon par achat, Cette offre prend fin le 31 décembre 1977, 8 minut, AU MARCHAND: Contre l'échange de ce bon la compagnie Seven-Up Canada Limited vous remboursera sa valeur marchande en argent plus 56 de manutention et ce tusqu'à la fin de 1977.à condition que vous ayez reçu le bon de votre chent conformément aux termes de la présente offre Toute autre utilisation constitue une fraude.À défaut de fournir à Seven-Up I Q) Canada Limited sur demande.les pieces attestant que vous vous êtes conformé aux termes de l'entente.le bon sera réputé non valide.Tous les bons rachetés en - argent comptant deviennent la propriété de Seven Up Canada Limited Pour obtemr remboursement, écrire à Seven-Up Canada Limited, Case postale 3000.Sarnt Jean, Nouveau Brunswick E2L 4L3.(00087271 ] Bien deviné! Vous obtenez donc ce bon de 10\u20ac, même si vous avez jeté un coup d'oeil à l'étiquette ci-dessus avant de répondre.Quand on y regarde de plus près, l'étiquette Diet 7UP veut dire beaucoup de choses.elle annonce une boisson gazeuse d'un goût léger qui rafraiîchit et désaltère, qui ne renferme que la moitié des calories des boissons ordinaires.et qui ne contient pas de saccharine.* Si vous découpez ce bon et que vous l'apportez à n'importe quel endroit OÙ vous en trouverez de semblables, vous verrez à quel point vous avez bien deviné \u2026et à quel point nous faisons honneur à notre nom.*Contient du sucre.Diet 7UP n'est pas recommendé pour les régimes sans sucre.Seven-Up et l'incola sont des marques déposées idenfifiant des produits de The Seven-Up Company.is oc any Ê 4 ame pepe gt an "]
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