Le devoir, 23 décembre 2015, Cahier A
[" Les trousses festives de Jean Aubry Page A 4 Québec fait fi de Tavis du BAPE et autorise la mine d'Arianne Phosphate Page A 3 Montréal 76 cadres «mis en disponibilité » reçoivent leur plein salaire Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C VI N° 2 9 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 23 DECEMBRE 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 2015, ANNÉE DE l\u2019exil ARMEND NIMANI AGENCE FRANCE-PRESSE Des pays européens ont commencé à stopper les migrants en érigeant des clôtures, comme celle-ci, à la frontière de la Grèce et de la Macédoine.Un million de migrants sont entrés en Europe La crise migratoire est la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale MICHEL HENRY Le million.Au 21 décembre, 1 005 504 migrants et réfugiés étaient entrés en Europe (3% par terre et 97% par mer) depuis le début de l\u2019année, un nombre record, la plupart (816 752) débarquant sur les côtes grecques, selon l\u2019Organisation internationale pour les migrations (OIM).Ces arrivées, également effec- tuées par l\u2019Italie (150 000), la Malte, la Bulgarie, l\u2019Espagne et Chypre, représentent un nombre quatre fois plus élevé qu\u2019en 2014.«Cest le plus gros afflux depuis la Seconde Guerre mondiale», note rOIM.La moitié est composée de Syriens fuyant la guerre, 20% sont afghans, 7% irakiens, selon rOIM et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).Cette année.déjà 3692 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée, soit plus de dix par jour \u2014 et 400 de plus par rapport à toute l\u2019année 2014.Mardi, 11 sont morts lors d\u2019un naufrage en mer Egée.«On ne peut pas se contenter de compter le nombre d\u2019arrivants ou les près de 4000 disparus ou noyés, a indiqué ce mardi le VOIR page a 8 : MILLION Noël autrement Apprivoiser la fête des autres SARAH R.CHAMPAGNE De grands boulevards, un centre commercial, un autre, puis un stationnement aussi grand que le supermarché qu\u2019il ceinture.Une petite allée entre deux parterres qui attendent la neige.Des appartements en rangées brutes et carrées, dont le blanc des murs intérieurs n\u2019est que rarement interrompu par des couronnes de Noël.A l\u2019extrémité du corridor, les odeurs de la cuisine des Al-Hiatat se font déjà sentir, un mélange d\u2019épices, de viandes et de douceurs qui remplit l\u2019air.Ces Irakiens arrivés en tant que réfugiés en 2000 ne fêtent pas Noël, mais ils profitent de la période des Eêtes \u2014 et des congés généralisés \u2014 pour se retrouver en famille ou entre amis.Aucune décoration saisonnière clinquante ou brillante, mis à part les fioritures de mise dans une maison moyen-orientale: épaisses tentures et tapis, service de thé fleuri, tableaux dorés de JACQUES NADEAU LE DEVOIR Hussein al-Khatat montre ici une de ses œuvres de calligraphie, qui présente 99 façons de dire «dieu».Son épouse, Mena, a préparé un festin: riz à l\u2019aneth, poulet au citron, agneau haché en sauce.calligraphie, quelques meu-blqs en bois.A l\u2019instar des autres enfants québécois, les jeunes Al-Khatat avaient retenu davantage la fi- gure du père Noël que celle de Jésus avant leur premier Noël au Canada.«J\u2019avais une dizaine d\u2019années, je croyais au père Noël et fêtais très excité à Vidée que f allais trouver des cadeaux au matin.Mais le lendemain, il n\u2019y avait rien!» relate VOIR page a 8: NOËL La loi sur l\u2019aide à mourir a le champ libre La Cour d\u2019appel annule l\u2019injonction qui suspendait des articles clés MARCO EORTIER Un nouvel obstacle qui se dressait devant la loi québécoise sur l\u2019aide médicale à mourir a été levé : la Cour d\u2019appel a annulé mardi un jugement qui suspendait certains articles de la Loi concernant les soins de fin de vie.Plus rien ne s\u2019oppose à l\u2019application intégrale de la loi, entrée en vigueur le 10 décembre, qui autorise un patient mourant à demander l\u2019aide d\u2019un médecin pour mettre fin à ses jours.La Cour d\u2019appel a annulé une décision rendue le décembre par la Cour supérieure.Le juge Michel Pinsonnault avait déclaré que des articles de la loi québécoise étaient incompatibles avec le Code criminel, qui relève d\u2019Ottawa.Il avait soutenu qu\u2019en cas de conflit, la loi fédérale a priorité sur la loi provinciale.La Cour d\u2019appel a statué que la loi provinciale doit être en conflit avec une loi fédérale «valide» pour que cette doctrine de la «prépondérance» s\u2019applique.Or, la Cour suprême du Canada a invalidé en février dernier les articles du Code criminel qui interdisaient l\u2019aide médicale à mourir, dont l\u2019article 14, qui prévoit que «nul n\u2019a le droit de consentir à ce que la mort lui soit infligée».Le tribunal a suspendu l\u2019application de son jugement pendant un an, le temps de laisser le Parlement fédéral baliser l\u2019aide médicale à mourir.Les élections fédérales ont retardé le processus d\u2019actualisation du Code criminel.Le gouvernement Trudeau a demandé six mois supplémentaires pour faire ses devoirs.«Les dispositions invalides du Code criminel qui prohibent l\u2019aide médicale à mourir ne peuvent à elles seules empêcher l\u2019entrée en vigueur et VOIR page a 8: AIDE Aujourd\u2019hui J Le Devoir fait recette > Le frozen pudding 6e Joséphine pour expliquer la dent sucrée au sirop d\u2019érable des Québécois.Page A 4 Actualités > Le Barreau exprime son désaccord quant à Tune des recommandations de la commission Charbonneau, qui permettrait aux citoyens de poursuivre les fraudeurs.Page A 5 7\t.w.\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 A5 A5 B6 B3 77831303444852 La veille, le jour de Noël et le lendemain, la veille, le Jour de l'an et le lendemain, comme chaque jour, des milliers de médecins spécialistes seront au travail, à l'hôpital ou de garde.Je serai du groupe.Fêtes, pas fêtes, nous veillerons à soigner les patients puisque la maladie, le cancer, les urgences, les accouchements ne prennent jamais de vacances.Et puisque les médias s'intéressent beaucoup aux médecins, nous avons pris la résolution, dès janvier, d'inviter des journalistes, des chroniqueurs et des éditorialistes à accompagner des médecins spécialistes « sur le terrain » pour vivre ce défi du quotidien qui ne fait pas les manchettes.De vrais patients à soigner et de vrais médecins à pied d'oeuvre pour les traiter.Évidemment, nous préférons vous savoir en santé et c'est ce que nous vous souhaitons pour 2016 ! Diane Francœur Obstétricienne gynécologue Présidente Fédération DES MÉDECINS SPÉCIALISTES DU Québec fmsq.org A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 23 DECEMBRE 2015 ACTUALITES AUSTRALIE Feu vert à un projet qui menacerait la Grande Barrière de corail ALEXANDRE SHIELDS Malgré les risques que le projet représente pour la Grande Barrière de corail, l\u2019Australie a autorisé mardi un imposant projet d\u2019expansion portuaire qui servira à exporter des dizaines de millions de tonnes de charbon chaque année.Après des années de débats, le gouvernement australien a finalement autorisé l\u2019agrandissement des infrastructures portuaires dans le secteur d\u2019Abbot Point, situé au nord-est du pays.Grâce au feu vert de Canberra, le port permettra à terme l\u2019exportation de 120 millions de tonnes de charbon chaque année.Le projet va de pair avec le gigantesque projet minier Carmichael Coal Mine, de la multinationale indienne Adani.Plus de 60 millions de tonnes de charbon doivent être tirées du sol chaque année, et ce, sur une période de près d\u2019un siècle.La mine servira surtout à répondre à la demande croissante de l\u2019Inde.Quant au port, son approbation survient après des débats sur les impacts redoutés sur la Grande Barrière de corail, un site naturel unique au monde.Contrairement à ce qui était prévu au départ, l\u2019Australie a ainsi décidé de ne pas autoriser le promoteur à draguer les fonds marins pour ensuite relarguer la matière tout près du parc marin protégeant en théorie la Grande Barrière des risques de dommages environnementaux.Lors de la construction du port, qui sera situé à 20 kilomètres du récif, les fonds marins dragués devront être retirés de l\u2019eau et envoyés dans un site situé sur la terre ferme.Selon le gouvernement australien, cela permettra d\u2019éviter les risques pour la Grande Barrière de corail.Pour les écologistes, le feu vert est toutefois une très mauvaise nouvelle.Il s\u2019agit en fait d\u2019une décision «irresponsable pour le récif, illogique et non nécessaire», selon Greenpeace.Qui plus est, le groupe estime que la filière du charbon est condamnée au recul, au fur et à mesure que les politiques de ASSOCIATED PRESS L\u2019état de santé de la Grande Barrière ne cesse de se détériorer.lutte contre les changements climatiques se mettront en place.Selon la WWF - Australie, les eaux d\u2019Abbot Point abritent par ailleurs des espèces fragiles, comme des dugongs, des tortues de mer ou des dauphins, tandis que les marais avoisinants sont utilisés par les oiseaux migrateurs.Selon le groupe, le dragage des fonds marins représente en soi une menace sérieuse pour la Grande Barrière de corail.Coraux en péril L\u2019état de santé de la Grande Barrière ne cesse de se détériorer.Selon les résultats d\u2019une étude américaine publiée en 2013, elle a perdu la moitié de ses coraux en à peine trois décennies.Les écosystèmes du récif présentent «une tendance à la dégradation de leur état en raison d\u2019une qualité de Veau qui reste mauvaise et des effets cumulatifs du changement climatique et d\u2019une augmentation, en fréquence et en intensité, des événements [météorologiques] extrêmes», selon un rapport publié par Canberra.D\u2019autres menaces risquent fort de nuire au retour des coraux.Toute la zone maritime souffre de plus en plus des impacts de l\u2019acidification des océans, un phénomène directement lié à l\u2019accroissement constant des émissions mondiales de gaz à effet de serre.Une situation que le charbon contribue d\u2019ailleurs à aggraver.La Grande Barrière abrite une très grande biodiversité.Celle-ci couvre une superficie de 348 000 kilomètres carrés, au nord-est de la côte australienne.Inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1981, elle abrite 400 espèces de coraux, 1500 espèces de poissons et 4000 espèces de mollusques.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir CHANGEMENTS COMATIQUES Trudeau aura beaucoup de pain sur la planche en 2016 EANNIE OLIVIER à Ottawa Après les beaux discours, le temps de passer à l\u2019action.Fraîchement revenu de la conférence sur le climat à Paris, le gouvernement de Justin Trudeau doit désormais se retrousser les manches et poser des gestes tangibles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au pays.La chose nécessitera une bonne dose de doigté et le sens du compromis, car les intérêts des provinces sont souvent en contradiction sur cet enjeu.L\u2019année 2015 aura été marquée par un virage à 180 degrés sur la façon dont Ottawa aborde la question des changements climatiques.Au pouvoir depuis près de dix ans, les conservateurs de Stephen Harper s\u2019étaient faits les ardents promoteurs des sables bitumineux de l\u2019Ouest.Au cours de leurs mandats, les lois sur la protection de l\u2019environnement se sont progressivement affaiblies et peu a été fait concrètement pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays.Le gouvernement conservateur est sorti de son inertie en la matière au mois de mai pour proposer une cible de réduction des GES de 30% d\u2019ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.Les partis d\u2019opposition d\u2019alors \u2014 Parti libéral compris \u2014 avaient dénoncé cet objectif jugé bien peu ambitieux.Des mois plus tard, c\u2019est toutefois cette cible que les libéraux au pouvoir ont présentée au monde entier à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.L\u2019une des questions en suspens pour 2016 est de savoir si les libéraux fixeront un nouvel objectif de réduction des GES.La ministre de l\u2019Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, a déjà indiqué que la cible des conservateurs était un «plancher» et non un plafond.Mais en entrevue, le premier ministre Justin Trudeau a semblé frileux à se montrer plus ambitieux, plaidant qu\u2019au fond, le plan est bien plus important que la cible.«Depuis 20 ans, les conversations politiques ont toujours été concentrées sur les cibles, a dit M.Trudeau à La Presse canadienne.On a un jeu où les gens mettent des cibles et ne font rien pour les atteindre.Je refuse de jouer à ce jeu-là.parce que c\u2019est justement le jeu qui a fait [en sorte] qu\u2019on n\u2019a rien fait quasiment depuis 20 ans là-dessus», a-t-il déploré.Le premier ministre libéral a promis de tenir une rencontre fédérale-provinciale sur la lutte contre les changements climatiques dans les 90 jours suivant la conférence de Paris.Il reste donc un peu moins de trois mois à Mme McKenna pour faire le travail de débroussaillage.«Je planifie une rencontre avec mes homologues, les ministres de l\u2019Environnement, aussitôt que possible, quelque part à la fin janvier, idéalement», a-t-elle indiqué à la sortie d\u2019une réunion du cabinet avant les Fêtes, la semaine dernière.Prix sur le carbone A l\u2019ordre du jour devraient figurer des discussions sur les façons de fixer un prix national sur le carbone \u2014 une chose que les libéraux se sont engagés à faire.Avec l\u2019Alberta, qui a promis une taxe sur le carbone semblable à celle de la Colombie-Britannique, et le système de plafonnement et d\u2019échange des droits d\u2019émission du Québec, qui s\u2019étendra à l\u2019Ontario et au Manitoba, le chemin est bien pavé par les provinces.La Saskatchewan de Brad Wall se montre la plus récalcitrante, mais les libéraux semblent déterminés à aller de l\u2019avant.«Je vois difficilement comment ils pourraient ne pas le faire, peu importent les protestations de Brad Wall», a soutenu le directeur principal d\u2019Equiterre, Steven Guilbeault.Les libéraux devront par ailleurs s\u2019affairer à concrétiser leurs promesses électorales, comme des investissements massifs pour les infrastructures vertes et les transports collectifs.Pour Pierre-Olivier Pineau, professeur spécialisé sur les questions énergétiques à HEC Montréal, il va de soi que les cibles actuelles de réduction des GES ne pourront être atteintes sans mettre en oeuvre un plan.«On ne peut pas atteindre nos cibles avec les balbutiements de plans que nous avons.Il va falloir être bien plus agressijs dans nos politiques en transport et en bâtiment, notamment, pour pouvoir les atteindre», a-t-il signalé en entrevue.Dans ce contexte, ça ne servirait à rien d\u2019établir une cible plus élevée, à son avis.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI 23 DECEMBRE 2015 A 3 ACTUALITES DEVELOPPEMENT DURABLE Des projets de recherche sont attendus à Montréal L\u2019installation de Future Earth pourrait favoriser les collaborations internationales CAROLINE MONTPETIT Montréal continue d\u2019assurer un certain leadership dans le domaine de la recherche sur le climat, notamment en abritant le secrétariat de l\u2019organisation Future Earth, qui regroupe quelque 60 000 scientifiques réseau-tés à travers cinq ^andes villes du monde.Au cours des prochains mois, des projets de recherche devraient y émerger autour des changements climatiques et du développement durable, assortis d\u2019applications possibles.Depuis que Montréal a été choisie pour abriter le secrétariat en février dernier, des directeurs régionaux de l\u2019organisme ont été nommés à Paris, à Tokyo, au Colorado et à Stockholm.À Montréal, c\u2019est le chercheur Paul Shri-vastava, de l\u2019Université Concordia, qui assure la présidence de l\u2019organisme, tandis que la Française Hélène Prieur en est la directrice générale.L\u2019organisation est d\u2019ailleurs installée dans des locaux prêtés par l\u2019Université Concordia au centre-ville de Montréal.Selon Rémi Quirion, le scientifique en chef du Québec, la candidature de Montréal s\u2019est démarquée parce que les scientifiques de ses universités y travaillent davantage en réseau avec différentes disciplines.«Nous, on finance des programmes qui impliquent des chercheurs de différents milieux», ditM.Quirion.L\u2019objectif de Future Earth est en effet de travailler en «coconstruction», en alliant non seulement des chercheurs de différentes disciplines, mais également des représentants des gouvernements et des communautés.Alors que la ville de Stockholm abrite un réseau de chercheurs très performants par exemple, elle n\u2019offrait pas cette multidisciplinarité du milieu montréalais.«A la différence d\u2019autres organismes, Future Earth veut vraiment se mettre à la coconception de projets, où des chercheurs vont s\u2019asseoir avec des membres des gouvernements et des communautés locales», ditM.Quirion.Quant au financement des projets de recherche, il devrait largement provenir de fonds publics, ce qui diminue le risque de conflits d\u2019intérêts.M.Quirion précise que l\u2019organisme souhaite aller chercher du financement à hauteur de quelque 100 millions de dollars par année, dont «une bonne partie devrait venir du Belmont Forum, un regroupement d\u2019organismes subventionnaires ».Future Earth est en fait né de la fusion de quatre grands organismes internationaux dont les recherches portaient entre autres sur les changements climatiques et l\u2019acidification des océans.Il est probable que les projets qui prendront naissance à Future Earth soient très orientés vers le développement durable des villes, soit l\u2019économie d\u2019énergie et le transport électrique.Par ailleurs, l\u2019établissement à Montréal du secrétariat de l\u2019organisation pourrait permettre de plus grands partenariats entre des chercheurs de différents pays.M.Quirion évoque la possibilité de faire des études nordiques comparatives, par exemple avec la Scandinavie ou avec la Russie, ou des travaux sur la biodiversité en collaboration avec l\u2019Amazonie.Le Devoir Cure de jeunesse au parc La Fontaine Montréal compte réaménager le parc La Fontaine, mais elle souhaite d\u2019abord entendre l\u2019opinion des Montréalais à ce sujet.Mercredi matin, le comité exécutif prévoit octroyer un contrat de 135 593$ à la firme Rayside Labossière pour réaliser une «démarche de planification participative» qui mènera à l\u2019élaboration d\u2019un plan directeur pour l\u2019emblématique parc.Trois soumissionnaires ont participé à l\u2019appel, mais un seul a été jugé conforme.D\u2019importants travaux de mise aux normes du parc sont nécessaires et certains sont rugents, souligne-t-on.Au corus des dernières années, le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Fer-randez, a maintes fois exprimé le souhait de réduire les surfaces asphaltées du parc, mais le dossier relève de l\u2019administration centrale.Le Devoir Oui aux planches à roulettes sur les pistes cyclables Les planchistes pourront bientôt rouler sur les pistes cyclables du réseau montréalais.Le comité exécutif doit se prononcer mercredi sur une modification de la réglementation afin d\u2019autoriser les planches à roulettes au même titre que les vélos, les patins à roues alignées et les quadriporteurs sur les pistes cyclables.Cette décision fait suite au dépôt en mai dernier d\u2019une motion de Projet Montréal pour reconnaître la planche à roulettes comme mode de transport actif.Les planchistes seront autorisés sur les pistes cyclables séparées physiquement des voies de circulation routière, mais pas sur les bandes cyclables puisque le Code de la sécurité routière les interdit sur la chaussée.Le Devoir \u2022-.T\" \"*¦\tiXi'iK ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR En naviguant sur le Saguenay, les navires qui chargeront le minerai traverseront le seul parc marin de la province, soit le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent Ils navigueront notamment en plein cœur de l\u2019habitat essentiel du béluga, une espèce en voie de disparition.SAGUENAY Québec autorise un projet minier sans évaluer le port qui sera construit ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Couillard vient d\u2019approuver le projet minier Arianne Phosphate sans tenir compte de l\u2019avis du BAPE, qui jugeait que le projet ne devait pas être autorisé avant que le port qui sera construit pour exporter le minerai soit soumis à une évaluation environnementale québécoise.La future mine fera augmenter le trafic maritime dans le seul parc marin du Québec.Par la voie d\u2019un simple communiqué publié ce mardi 22 décembre, le gouvernement a annoncé la mise en place du «décret environnemental» qui ouvre la voie au projet de mine d\u2019apatite du lac à Paul d\u2019Arianne Phosphate.«Le territoire québécois regorge de richesses et offre un potentiel immense en matière d\u2019exploitation des ressources naturelles, et nous privilégions les projets qui s\u2019engagent à respecter les milieux d\u2019accueil et les principes de développement durable.Ce décret environnemental pour la mine est une première étape importante vers la concrétisation du projet d\u2019Arianne Phosphate, qui présente un potentiel de retombées économiques important pour le Québec», a fait valoir le premier ministre, Philippe Couillard, dans le communiqué.Selon les informations diffusées par le gouvernement, le projet de mine d\u2019apatite du lac à Paul prévoit 375 emplois directs pendant la phase d\u2019exploitation et 475 lors de la phase de construction.Québec a injecté des fonds publics dans le projet, par l\u2019entremise d\u2019investissement Québec.Silence sur le port Le feu vert donné par Québec signifie que le gouvernement Couillard a décidé de faire fi du jugement du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) concernant le port qui sera construit pour permettre d\u2019exporter le concentré d\u2019apatite.Dans son rapport publié en octobre par le ministre de l\u2019Environnement, le BAPE concluait en effet que l\u2019autorisation du projet minier Arianne Phosphate «devrait être conditionnelle à un examen environnemental public du projet de terminal maritime à Sainte-Rose-du-Nord, à la satisfaction du gouvernement du Québec, qui aurait alors toutes les informations écologiques, sociales et économiques nécessaires à sa prise de décision».Les commissaires du BAPE qui ont étudié ce projet de mine à ciel ouvert estiment en effet que «les trois composantes du projet, soit le site minier, le tracé choisi pour le transport du concentré et le terminal maritime, forment un tout indissociable pour la prise de décision gouvernementale ».Sur le Saguenay Qr, le port qui sera construit pour exporter la production de concentré d\u2019apatite a été exclu de l\u2019étude d\u2019impact soumise au gouvernement du Québec, en prévision du BAPE.«En l\u2019absence de cet important élément du projet minier auquel s\u2019ajoute le fait que le promoteur a surtout considéré les aspects économiques dans le choix des scénarios de transport, l\u2019analyse de la commission d\u2019enquête se trouve limitée», déploraient les commissaires.Le projet de port fait l\u2019objet d\u2019une évaluation environnementale par l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale, à laquelle le Québec participe.Le promoteur de la mine considère que le port est de compétence fédérale.Le port nécessaire au développement du projet minier doit être construit à Sainte-Rose-du-Nord.Il doit permettre de charger trois millions de tonnes de concentré d\u2019apatite chaque année, soit près de trois fois la production du projet Mine Arnaud, à Sept-Iles.Les navires qui chargeront le minerai, à raison d\u2019un tous les cinq jours, auront une capacité de 40 000 tonnes.En naviguant sur le Saguenay, ils traverseront le seul parc marin de la province, soit le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.Ils navigueront notamment en plein cœur de l\u2019habitat essentiel du béluga, une espèce en voie de disparition.La mine serait à proximité du lac à Paul, à 200 kilomètres au nord de la ville de Saguenay.La fosse d\u2019extraction à ciel ouvert aurait une largeur de 600 mètres, une longueur de 2300 mètres et une profondeur d\u2019environ 450 mètres.L\u2019exploitation de la mine devrait durer 26 ans.La minière se dit optimiste de trouver preneur pour son concentré d\u2019apatite, malgré les difficultés rencontrées par le projet Mine Arnaud.La Banque mondiale entrevoit néanmoins des années difficiles pour le marché du phosphate (l\u2019apatite est composée de phosphate).Par voie de communiqué, la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine a déploré «l\u2019autorisation hâtive» du projet Arianne Phosphate.«Le promoteur a tronqué le projet en vue d\u2019en faciliter l\u2019acceptation.Cela crée un dangereux précédent, qui vient affaiblir la portée de l\u2019évaluation environnementale des projets et les audiences publiques qui y sont associées», a fait valoir Dominique Bernier, coordonnatrice et co-porte-parole de la Coalition.La Coalition et ses partenaires examinent la possibilité de recours judiciaires.Le Devoir MONTREAU Le « Club Med » de la Ville encore garni JEANNE CORRIVEAU Le «Club Med» (poru «employés mis en disponibilité») de la Ville de Montréal compte encore un nombre élevé de cadres qui n\u2019occupent pas des fonctions correspondant à leur rémunération, a constaté Projet Montréal, qui reproche à l\u2019administration Coderre de ne pas avoir réussi à endiguer le problème.Selon des données obtenues auprès de la Ville par l\u2019opposition grâce à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, 76 cadres étaient considérés «en disponibilité» le 3 juillet dernier, contre 65 en 2013 et 83 en 2014.Comme ils gagnent en moyenne 108 000$ par année.Projet Montréal estime que les Montréalais paient 8,2 millions pour des employés dont les capacités ne sont pas exploitées à leur pleine mesure.Certains d\u2019entre eux touchent un salaire pouvant aller jusqu\u2019à 136 000$ ou 168 000$ annuellement, note Projet Montréal.Postes permanents De 76 cadres en disponibilité, 48 le sont depuis trois ans, souligne la conseillère Laurence Lavigne La-londe.Certains ont peu de tâches à effectuer en attendant d\u2019être réaffectés, alors que d\u2019autres sont mis sur des mandats, dit-elle.«Quand le maire Coderre avait été élu, il disait qu\u2019il y avait trop de monde à la Ville.B a voulu régler a.Quand le maire Coderre avait été élu, il disait qu\u2019il y avait trop de monde à la Ville.Il a voulu régler ça avec son Plan quinquennal de la main-d\u2019œuvre, mais la réalité l\u2019a rattrapé car il y a des conventions collectives et des planchers d\u2019emploi dans certains cas.}} La conseillère Laurence Lavigne Lalonde ça avec son Plan quinquennal de la main-d\u2019œuvre, mais la réalité l\u2019a rattrapé, car il y a des conventions collectives et des planchers d\u2019emploi dans certains cas», a commenté la conseillère.Selon elle, l\u2019administration Coderre devra mettre davantage d\u2019efforts pour réintégrer ces cadres dans d\u2019autres fonctions : « Ces employés ne sont sûrement pas contents de se retrouver dans ce Club Med.» Et l\u2019administration devrait faire appel à eux avant d\u2019embaucher des ressources externes comme le consultant payé à 1800$ par jour pour l\u2019accueil des réfugiés, ajoute M\u201c® Lavigne Lalonde.Précisons que certains des cadres de la Ville embauchés avant 2002 bénéficient d\u2019une sécurité d\u2019emploi, car ils ont un poste permanent, alors que les autres ne profitent pas d\u2019une telle protection.Tout le monde travaille Le président du comité exécutif.Pierre Desrochers, soutient que les données obtenues par l\u2019opposition ne reflètent pas tout à fait la réalité, car elles tiennent compte de cadres en invalidité ou qui écoulent leur banque de vacances.Il insiste pour dire que l\u2019administration n\u2019a pas ménagé ses efforts pour remédier à la situation.«C\u2019est l\u2019un des premiers projets sur lesquels on s\u2019est penchés.On a demandé que l\u2019administration apporte les correctijs requis», explique-t-il.Entre le V\u2019\u2019 janvier et le 18 décembre 2015, l\u2019administration a réduit de 44% les effectifs d\u2019employés (cadres et sjmdiqués) en disponibilité, faisant passer leur nombre de 233 à 131, signale-t-il.Il reste néanmoins 72 cadres en disponibilité, admet-il: «Mais ce sont tous des cadres qui sont occupés.Bs sont au travail, sur des projets spéciaux, ou ils sont réaffectés selon leurs compétences, mais il n\u2019y a personne qui, au moment où on se parle, est à la maison à ne rien faire.» Le talent L\u2019administration souhaite réduire de 25% le nombre d\u2019employés en disponibilité au cours de la prochaine année.La Ville dispose d\u2019un «cadre de gestion» afin de replacer les employés selon leurs compétences, soutient M.Desrochers.«A une certaine époque, les gens mis en disponibilité étaient presque stigmatisés, mais ce n\u2019est plus le cas.Les gens ont des compétences.Parfois, ils sont victimes d\u2019une réorganisation, mais il y a encore du talent.B faut utiliser ce talent-là», avance-t-il.Selon M.Desrochers, il est inévitable que la Ville compte des employés en disponibilité.« Une ville, ça bouge, c\u2019est organique», dit-il, tout en précisant que les cadres bénéficiant de postes permanents seront de moins en moins nombreux à mesure que le temps avance.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 23 DECEMBRE 2015 ACTUALITES Le Devoir fait recette Le frozen pudding de Joséphine Alors que se préparent les fêtes de fin d\u2019année, nous avons fait appel à nos lecteurs pour qu\u2019ils fouillent leurs cartons à la recherche d\u2019une recette léguée de génération en génération.Nous poursuivons cette série gourmande, dans laquelle vous trouverez une recette, le contexte familial qui l\u2019a fait naître et la touche d\u2019un expert des traditions culinaires inspiré par la recette pour raconter un pan d\u2019histoire de la gastronomie.MARTINE DUMONT V oici une recette de grand-maman Joséphine Pain-chaud, transmise à maman Madeleine Boucher de Grosbois, et héritée par moi.Une recette qui a voyagé d\u2019Outre-mont à Amos à Montréal, d\u2019un siècle à l\u2019autre.Le 18 septembre 1972, maman Madeleine m\u2019a expédié un carnet où elle avait recopié ses trésors de bouffe: j\u2019étais alors étudiante à la fac de droit de l\u2019Université de Montréal, un brin nostalgique de ces odeurs d\u2019enfance, et presque prête à prendre la relève.Comme les congélos étaient très rares dans les années 1930, ma mère racontait que ce dessert était donc placé à l\u2019extérieur, dans du sel, quelques jours avapt Noël, pour bien geler.À Amos (Abitibi), dans les années 1960, parce que la partie « congélateur » du frigo était comble, Madeleine mettait certaines provisions (dont le fameux frozen pudding) dans une boîte en bois fabriquée par mon père Jacques : le tout déposé sur la galerie extérieure, à l\u2019arrière de la maison.Notons que le froid était toujours présent à cette époque.Le mot de l\u2019historienne CATHERINE EERLAND Saviez-vous qu\u2019il existe plus d\u2019une centaine d\u2019espèces d\u2019érable dans le monde?C\u2019est en Amérique du Nord-Est et particulièrement au Québec que l\u2019on trouve le plus d\u2019érables à sucre {Acer saccha-rum), la meilleure variété pour la production sucrière.Certains spécimens vivent jusqu\u2019à 250 ans : cet érable au tronc énorme que vous avez vu à Sorel, à Plessisville, à Donnacona ou à Saint-Georges de Beauce a possiblement été contemporain de vos trisaïeuls ! 11 y a longtemps que le Québec a la «dent sucrée».Les Amérindiens avaient l\u2019habitude de récolter l\u2019eau d\u2019érable: les hommes se chargeaient d\u2019entailler et de récolter, tandis que les femmes s\u2019occupaient de l\u2019évaporation de la sève.Qn appelait «lune de sucre» le mois durant lequel on collectait le précieux liquide.Les Français ne connaissaient pas l\u2019érable à sucre avant d\u2019arriver ici.En 1557, un compagnon de voyage de Jacques Cartier note que ce suc «fut trouvé d\u2019autant bon goust, & délicat que le bon vin d\u2019Orléans ou de Beaune.» Les Européens étaient à l\u2019affût de nouvelles sources de sucre, car ce produit était rare et cher dans l\u2019Ancien Monde : on porte donc beaucoup d\u2019attention au potentiel sucrant de l\u2019érable.Le sucre du pays acquiert rapidement ses lettres de noblesse dans notre grammaire culinaire.Au début des années 1700, une «femme d\u2019affaires» canadienne, Agathe Legardeur de Repentigny, confectionne et envoie de petites dragées d\u2019érable à la Cour de France.Qn raconte que le roi Louis XIV, friand de sucreries, les a beaucoup appréciées ! Pendant plusieurs générations, l\u2019érable demeure la principale «petite douceur» des habitants de la vallée du Saint-Laurent.Qn consomme du sirop, mais surtout du sucre, conservé en «pain» dont on fait des réserves pour en casser des morceaux à mesure.Bien entendu, on l\u2019intègre volontiers aux desserts cuisinés.Si les installations pour produire du sucre demeurent longtemps rudimentaires, elles se modernisent au milieu du XIX® siècle.Des techniques et des instruments plus efficaces font leur apparition et, en même temps ou presque, les érablières se découvrent une nouvelle vocation: celle d\u2019accueillir les citadins nos- talgiques de la vie à la campagne ! C\u2019est ainsi que les cabanes commencent à accueillir des «parties de sucre» dès les années 1860.Et n\u2019ont jamais cessé de le faire depuis.Pour finir, une bonne nouvelle : il semble que les produits de l\u2019érable aient moins d\u2019incidence sur le taux de sucre sanguin que le sucre blanc ou le sirop de maïs.Ils pourraient même avoir des propriétés médicinales: l\u2019Encyclopédie de Diderot et d\u2019Alembert nous apprend qu\u2019il était considéré en 1751 «comme beaucoup plus sain que le sucre ordinaire, & l\u2019on en vante l\u2019usage pour les rhumes & pour les maladies de la poitrine.» Intéressant, quand l\u2019on sait qu\u2019en 2011, une molécule aux propriétés antioxydantes, baptisée que-becol, a été isolée dans le sirop d\u2019érable par des chercheurs.Un dossier à suivre.En attendant, sucrons-nous gaiement le bec pour les Fêtes ! Les ingrédients 1 chopine de crème à fouetter 1 œuf 1 tasse de sirop d\u2019érable 1/2 livre de macarons écrasés (Après bien des recherches, je ne trouve pas la recette des macarons : Madeleine est décédée, sa sœur Hélène itou.donc plus personne pour m\u2019éclairer sur le sujet.J\u2019utilise donc les biscuits Amaretti que l\u2019on trouve facilement dans le commerce.) La préparation 1.\tFouetter la crème avec le blanc d\u2019œuf, jusqu\u2019à formation de pics fermes 2.\tMettre le jaune d\u2019œuf dans une tasse à mesurer et remplir de sirop d\u2019érable 3.\tVerser ce mélange dans la crème fouettée et continuer de battre 4.\tAjouter les biscuits écrasés et mélanger dé-li-ca-te-ment à la main 5.\tVerser dans un joli moule et faire prendre au froid.Collaboration spéciale Le Devoir BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUEBEC, P68, P173.DOMAINE PUBLIC Femme conduisant un traîneau pour la récolte de l\u2019eau d\u2019érable, vers 1910.Trousses festives de dernière minute Jean Aubry «Buvons à nos amours sorcières, à leurs beaux yeux si attirants, et que, dans son éclat brillant, la Beauté coule dans nos verres!» Ces vers cités au VllL siècle par le poète iranien Abû-Nuwâs* lors d\u2019agapes à vous donner des réflexes nerveux parasympathiques dans la région mitoyenne du bas du corps en plus d\u2019avoir le cœur qui bat la chamade, mais dans la partie haute du corps cette fois, suffiraient à eux seuls à distiller quelques millilitres d\u2019humanité à une époque où le mot «amour» étouffe, irrémédiablement coincé qu\u2019il est à la page 74 du Petit Robert de l\u2019édition de juin 1996 et toujours en circulation.Du moins chez moi.Un mot que le poète bachique décoincerait illico aujourd\u2019hui s\u2019il était parmi nous.Car aux climatosceptiques de ce monde encore et toujours malmené par ces sceptiques qui le nient sans vergogne se greffent aussi ces vinosceptiques incapables de concevoir que l\u2019échange pacifiste et fraternel entre deux hommes dégustant un simple verre de vin puisse être une arme d\u2019agitation festive au cœur même des Hommes de ce monde.Alors buvons-le, ce verre de vin, et libérons à notre tour l\u2019humanité des mots! En attendant que «la Beauté coule dans nos verres!» Trousse festive à moins de 51 $ Mousseux.Conde de Haro Brut Vintage 2011, Cava, Muga, Espagne (19,95$ - 12396794) : C\u2019est sur un sauté de veau légèrement crémé aux champignons que ce cava s\u2019est senti merveilleusement accompagné, en raison de sa prestance, de sa personnalité affirmée ainsi que par la vinosité profonde de l\u2019ensemble.Une bulle qui ne batifole pas, mais qui est sérieuse et ne manque ni de race ni de panache.(5) ?Blanc.Chardonnay 2014, Giuseppe Campa-gnola, Italie (13,85$ - 12382851) : Certains Italiens ont compris que l\u2019on pouvait à la fois pratiquer des volumes substantiels tout en livrant un produit de qualité, à prix d\u2019ami.Voilà un vin qui vous attrape au détour par le collet pour mieux faire jouer sa joyeuse acidité au côté d\u2019un fruité de pomme et de pêche mûres des plus séduisants.C\u2019est sec, léger et pas boisé.Un régal.(5) ?1/2 Rouge.Madiran 2012, Domaine Labranche Laffont, France (16,85$ - 919100) : J\u2019aime le vin de Christine Dupuy, car elle sait faire jaillir du tannat ses qualités fruitées tout en mettant la pédale douce sur la rusticité qui ferait ici office de défaut.La robe est d\u2019encre et la sève fine, fraîche et biçn serrée sous ses ourlets tanniques matelassés.À ce prix, même la toiutière toiunera de l\u2019œil ! (5 +) ?© Trousse festive à moins de 132$ Mousseux.Les Vignes de Montgueux Blanc de Blancs Extra Brut, Jacques Lassaigne, Champagne, France (56$ - 12061311) : Ces Vignes de Montgueux ont incontestablement du cœur au ventre et un véritable terroir qui le puise plus encore.Le chardonnay y est si singulier que l\u2019on a l\u2019impression d\u2019être en face d\u2019un grand blanc sec du Jura avec ses airs de poire pochée, d\u2019épices et de miel fin.Un champagne de repas, ample, bien sec, offrant plénitude et longueur.(5 +) ?Blanc.Chardonnay 2013 «minéralité», Ba-çhelder, Niagara, Canada (23,25$ - 12610025) : À l\u2019aération apparaît une touche qui évoque le savagnin jurassien puis, au détour, l\u2019esprit imperturbable du chenin blanc.La bouche, elle, chardonne sous tension, habillée de fraîcheiu et de lumière.(5) ?© Rouge.Crozes-Hermitages 2014, Combier, Rhône, France (27,15$ - 11895065) : Que cette sjuah sait s\u2019enlacer au palais sans lasser ! Une affaire de textures qui devient rapidement un véritable complot gourmand tant la sève qui lie le tout se gonfle au passage d\u2019un fruité tout ce qu\u2019il y a de fabuleux.Agilité, salinité, souplesse qui n\u2019est pas sans évoquer le terroir.(5 +) ?© Moelleux.Cidre de Feu, Union Libre, Québec (24,95$ - 12118559) : Qui, du pouding chômeur ou de la tarte aux pommes, a suscité une union libre à mettre ici le feu au cidre ?Ce concentré de pomme liquide doté d\u2019une étonnante acidité ne les a pas en tout cas roulés dans la farine avec ses quelque 100 grammes de sucre décadents au compteur ! (5 +) ?Trousse festive à moins de 173$ Mousseux.Champagne Bol Roger Brut, France (61,25$ - 051953) : Pol Roger est synonyme de classique.Pas un poil ne dépassç.C\u2019est ordonné, discipliné, manucuré.À l\u2019époque des rois, on aurait dit de lui qu\u2019il est JEAN AUBRY précieux.Une distinction assumée certes, mais où le grain de folie perce, roule et illumine, offrant aux yeux des dames ces diamants que ces messieurs ne peuvent hélas leur offrir.Mais heureusement, Pol Roger est là ! (5) ?Blanc.Vouvray Sec 2014, Vincent Carême, Loire, France (26,10$ - 11633612) : Ahhh! Que ce chenin vous fouille les entrailles minérales jusqu\u2019à plus soif! Très sec, intense, claquant mais aussi croquant, avec ce fruité fin de poire et de coing qui trace en hauteur comme en longueur.A l\u2019apéro, sur certaines huîtres bien salines.(5 +) ?1/2 Rouge.Mas La Plana 2010, 40® Anniversaire, Penedès, Espagne (59,75$ - 12663282) : retenons simplement que ce grand monsieur, né d\u2019un vignoble de 29 hectares, non seulement a aujourd\u2019hui quarante balais, mais les porte avec une indiscutable dignité de ton.Un cabernet sauvignon racé, au style élégant, jamais appuyé, ruisselant sous une impulsion minérale fine, d\u2019une longueur digne des meilleurs crus de Bordeaux (ou d\u2019ailleurs).(10 +) ?© Banyuls Rimage 2014, Domaine La Tour Vieille, Banjmls, France (25,20$ - 884908) : 11 y a encore dans ce jeune vin muté \u2014 vin qui adore le dessert au chocolat pour le dire simplement \u2014 une fougue de jeunesse que des tanins adolescents érigent encore à rebrousse-poil.Mais il est gentil, l\u2019adolescent, un rien naïf, oui, mais désarmant de bonne volonté.Fruité de cerise noire bien net, bouche structurée, tanins très frais et finale consistante, de bonne longueur.(10 +) ?1/2 Autres possibilités: Mousseux.Clos des Demoiselles 2013, Li-moux, France (23,90$ - 10498973) ; Roederer Estate Brut, Californie (36$ - 294181 - (5) ?1/2) ; Champagne Lallier Grand Cru Rosé Brut, Champagne, France (49,75$ -12560881 - (5) ?) ; Champagne De Sousa & Fils Caudalies 2006, France (279,50$ -12795306 - (5) ?) Blancs.Gaba do Xil 2014, Espagne (18,10$ -11896113 - (5) ?) ; Causse Marines «Les Greilles» 2014, Gaillac, France (22,40$ -869387 - (5) ?) ; Chablis 1®® Cru Montée de Tonnerre, Château de Maligny, France (36,50$ -895110- (5+) ?1/2©) Rouges.Domaine La Croix D\u2019Aline 2014, Saint-Chinian, France (18,45$ - 896308 - (5) ?1/2 ©) ; Château de Cazeneuve, Les Calcaires 2013, France (21,15$ - 881656 - (5 +) ?©) ; Vistorta 2010, Friuli, Italie (26,65$ -10272763 - (5 +) ?1/2 ©) ; Ninquén Mon-tain Vineyard, Colchagua, Chili (28,95$ -928853 - (5 +) ?©) ; /Vndrew Will «Two Bondes Vineyard» 2009, Etats-Unis (69,25$ -12008333 - (10 +) ?©) Moelleux.Fino en Rama 2008, Alvear, Espagne (13,65$ - 12717869 - (5) ?1/2) ; Banyuls Re serva.Domaine de la Tour Vieille, France (28,75$ - 884916 - (10 +) ?1/2) ; Porto Late Bottle Vintage 2002, Smith Woodhouse, Portugal (35,75$ - 743781 - (5 +) ?1/2) *Tirés du Dictionnaire chic du vin cl,u savoureux auteur Léon Mazzella aux éditions Ecriture Légende (5) à boire d\u2019ici cinq ans (5+) se conserve plus de cinq ans (10+) se conserve dix ans ou plus © devrait séjourner en carafe ?appréciation en cinq étoiles OSSIER L\u2019ENFANCE TEND LA MAIN À L\u2019ITINÉRANCE Le phénomène de l\u2019itinérance expliqué aux enfants ?Geneviève Poirier a décidé d\u2019en faire une aventure concrète en invitant petits et grands à préparer une centaine de boîtes à lunch de Noël pour les distribuer ensuite à des sans-abri de Montréal.A LIRE JEUDI UN DOSSIER DE SARAH R.CHAMPAGNE ET JACQUES NADEAU.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE LE DEVOIR LE DEVOIR, LE MERCREDI 23 DECEMBRE 2015 A 5 ACTUALITES QUEBEC L\u2019annexion de la paroisse Saint-Dominique crée des remous ISABELLE PORTER à Québec Le sort de l\u2019église Saint-Dominique à Québec a donné lieu à de vifs échanges, ces derniers mois, entre le curé Pierre Gingras et des laïcs sié-gant au conseil de fabrique.La situation s\u2019est envenimée au point où les initiateurs d\u2019une pétition ont été qualifiés de «couillons» ou «d\u2019hypocrites» par le curé dans un courriel.La pétition réclame la tenue d\u2019une rencontre de paroissiens sur la situation financière de la paroisse qui doit être annexée à Saint-Jean-Baptiste.Une centaine de personnes l\u2019ont signée lors des messes de^ 7 et 8 novembre.A compter du UQanvier, Saint-Dominique, Saints-Martyrs-Canadiens et Saint-J ean-Baptiste appartiendront à une seule et même paroisse, celle de Saint-Jean-Baptiste.Même si elles sont gérées par une seule entité, des messes continueront d\u2019être prononcées dans deux églises (Saint-Dominique et les Saints-Martyrs).Le curé Pierre Gingras était absent à la messe où la pétition a circulé.Informé par courriel, il a réagi avec colère à l\u2019initiative.« Quel mépris de ce que je suis! Et un dimanche où je n\u2019y étais pas! J\u2019hésite entre couillons et hypocrites», a-t-il écrit au marguillier qui la lui a transmise, André Juneau.Les marguiUiers sont les laïcs qui administrent la paroisse au sein du conseil de fabrique.M.Juneau interpelle le diocèse depuis des mois sur le comportement du curé dans son rôle de président de ce conseil.Dans une pile de documents classés soigneusement, il a consigné les comportements du prêtre: «avoir omis de convoquer des membres», avoir «semoncé verbalement» l\u2019un d\u2019eux, avoir mis dehors la secrétaire sans raison suffisante, etc.«La place des laïcs est sérieusement mise à mal».Au diocèse, on souligne que la décision d\u2019annexer la paroisse a été très mal acceptée fait-il valoir dans un document remis au Devoir.Il reproche au diocèse de «nier la réalité».Une décision déjà prise Au diocèse, on souligne que la décision d\u2019annexer la paroisse a été très mal acceptée.«On comprend que c\u2019est difficile de vivre ce passage-là.[.] Ça crée des tensions», soutient le vicaire général, Marc Pelchat.Or il juge inutile d\u2019organiser une rencontre pour en reparler, comme le réclame la pétition.«Ils veulent peser le pour et le contre de l\u2019annexion.Or l\u2019archevêque a déjà adopté un décret pour procéder.» Seulement «une partie des marguiUiers» font de la résistance, poursuit-il en soulignant que le plan de l\u2019archevêque de Québec pour réduire le nombre de paroisses est «bien connu».Quant au comportement de l\u2019abbé, le vicaire admet que certains propos écrits du curé sont «inacceptables», mais qu\u2019ils traduisent «une certaine exaspération».Le principal intéressé, l\u2019abbé Gingras, répète qu\u2019il ne «comprend pas» ceux qui le critiquent.«fai été 15 ans curé à Vanier et quand je suis parti, il y a eu pétition par-dessus pétition pour demander à l\u2019archevêque de me garder là, alors je ne dois pas être si mauvais.» Concernant sa réaction à la pétition, il rétorque que le contenu du courriel «étaitprivé» et «aurait dû le rester».H dit par contre ne pas regretter ses propos.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est prêtre qu\u2019il faut tout subir.» L\u2019abbé Gingras souligne qu\u2019en refusant de fusionner, l\u2019église s\u2019exposait à bien pire, avec un risque de fermeture.A l\u2019heure actuelle, la paroisse n\u2019est pas en déficit Grâce à un don majeur, le budget affiche un surplus de 120 000$.Or le vicaire général souli^e qu\u2019il suffirait d\u2019une «réparation importante pour que ça fonde d\u2019un seul coup».Le Devoir C E D R I K A PROVENCHER La SQ cesse les recherches La Sûreté du Québec (SQ) a annoncé mardi qu\u2019elle avait terminé ses recherches dans le secteur de Saint-Maurice, en Mauricie, où avaient été découverts les ossements de la petite Cédrika Provencher.Les restes de la fillette de neuf ans avaient été retrouvés par des chasseurs le 11 décembre dernier et dès le lendemain, la SQ était à pied d\u2019œuvre pour fouiller le site à la recherche d\u2019autres indices relativement à sa disparition, qui remontait au 31 juillet 2007.Dans un communiqué publié en après-midi, le corps policier a dit être «satisfait» du travail accompli.Il n\u2019écarte pas la possibilité de reprendre les recherches au printemps s\u2019il le juge nécessaire.Dans les dix derniers jours, la SQ a dépêché sur le terrain plus de 200 policiers à certains moments et ses enquêteurs ont dû traiter des centaines d\u2019informations.La SQ n\u2019a pas voulu accorder d\u2019entrevue pour ne pas nuire à l\u2019enquête.Aucune arrestation n\u2019a encore été effectuée en lien avec l\u2019enlèvement et le décès de la fillette.La Presse canadienne Radiation recommandée pour « Monsienr TPS » Le syndic de l\u2019Ordre des ingénieurs a recommandé à son comité de discipline mardi une radiation temporaire de cinq ans à l\u2019endroit de l\u2019ex-ingénieur de la Ville de Montréal Gilles Surprenant.Celui que l\u2019on a surnommé « Monsieur TPS » lors de la commission Charbonneau a déjà plaidé coupable, devant le comité, à sept chefs d\u2019accusations liés à des pots-de-vin de plus de 700 000$ q.u\u2019il aurait reçus de la part de divers entrepreneurs, entre 2000 et 2009.L\u2019Ordre a indiqué avoir pris en compte une série de facteurs aggravants (manque à l\u2019intégrité et à l\u2019honnêteté, procédés malhonnêtes ou douteux, manque de loyauté) et de facteurs atténuants (coopération aux travaux de la commission Charbonneau, aux enquêtes du syndic et à d\u2019autres organismes, remords et repenti).Le comité de discipline doit rendre sa décision au début du mois de janvier.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 Le Barreau rejette une recommandation du rapport de la commission Charbonneau MARIE-MICHÈLE SIOUI Le Barreau du Québec a réagi mardi au rapport de la commission Charbonneau en rejetant l\u2019une de ses recommandations et en pressant le gouvernement de regrouper l\u2019ensemble des lois et des mesures de lutte contre la collusion et la corruption.L\u2019ordre professionnel a ainsi exprimé qu\u2019il «ne serait pas souhaitable» de mettre en œuvre la recommandation 50 du rapport de la Commission sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC).Celle-ci suggère l\u2019adoption d\u2019une loi permettant aux citoyens de poursuivrç les fraudeurs au nom de l\u2019Etat, un peu à la manière du Ealse Claims Act américain.La loi en vigueur aux Etats-Unis permet aux lanceurs d\u2019alerte d\u2019obtenir un pourcentage de l\u2019argent recouvré par l\u2019Etat, si ce dernier parvient à gagner les recours judiciaires initiés sur la base des révélations du dénonciateur.Une action civique «Le Barreau juge que dénoncer des actes de collusion et de corruption constitue une responsabilité collective.Le geste de dénonciation doit être réalisé dans cette optique d\u2019action civique et non dans celle d\u2019obtenir un gain personnel», lit-on dans la lettre que l\u2019ordre professionnel a adressée au premier ministre, Philippe Couillard, et à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.de Ici construction Québec C1C3 C3 E3 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L\u2019ordre professionnel, qui estime qu\u2019il est important de donner suite aux travaux de la CEIC, a insisté sur la nécessité, à son avis, de revoir la Loi sur les commissions d\u2019enquête.Le Barreau, qui s\u2019attarde particulièrement à la protection des lanceurs d\u2019alerte dans sa réaction, suggère plutôt la mise sur pied d\u2019un organisme indépendant.Ce dernier serait chargé de l\u2019enquête et des protections offertes au dénonciateur éthique, d\u2019une part, et du recouvrement des sommes dont l\u2019État s\u2019est vu priver par la collusion et la corruption, d\u2019autre part.Regrouper les lois A propos de la législation entourant la prévention et la lutte contre la collusion et la corruption, le Barreau dit craindre «une adoption trop hâtive du projet de loi 87», qui vise à faciliter la divulgation d\u2019actes répréhensibles dans les organismes publics et à protéger les dénonciateurs contre les représailles.Le Barreau indique aussi qu\u2019il faut éviter de multiplier les lois et les organismes de lutte contre la corruption, à la faveur d\u2019une plus grande limpidité.«Si trois lois différentes sont interprétées de trois façons différentes, par exemple, alors on se retrouve avec des zones grises.Pourtant, les objectifs de ces lois sont les mêmes», a illustré la bâton-nière Claudia P.Prémont, en entrevue au Devoir.Pour éviter les dissensions L\u2019ordre professionnel, qui estime qu\u2019il est important de donner suite aux travaux de la CEIC «en dépit de la dissidence qui a marqué son dépôt public», a aussi insisté sur la nécessité, à son avis, de revoir la Loi sur les commissions d\u2019enquête.«Le Barreau du Québec croit qu\u2019il n\u2019est pas souhaitable qu\u2019une commission puisse siéger [avec] deux commissaires, [et] ce, justement afin d\u2019éviter une dissidence sur un point important», peut-on lire dans son analyseAes conclusions de la CEIC.A cet effet, le Barreau recommande de s\u2019inspirer de l\u2019article 327 du nouveau Code de procédure civile afin qu\u2019un commissaire puisse être remplacé en cours de mandat sans que les procédures judiciaires aient à être reprises du début.En vertu de cet article, un juge a accès à la note sténographique du procès pour lequel il est appelé à relever un confrère.«Il est donc à même de continuer où c\u2019en est, ou carrément, de rendre un jugement [basé sur la lecture des notes sténographiques] », a expliqué M® Prémont.Le Devoir NÉGOCIATIONS La FIQ conclut une entente de principe MARIE-MICHELE SIOUI La Eédération interprofessionnelle de la santé du Québec (EIQ) a accepté mardi la dernière offre gouvernementale concernant les salaires de ses 65 000 membres.«Après plus d\u2019un an de dures négociations, nous y sommes arrivés.Cette entente, combinée avec celle que nous avons conclue à la table sectorielle, permettra aux professionnelles en soins d\u2019augmenter adéquatement leurs revenus», s\u2019est réjoui la présidente de la EIQ, Régine Laurent.Ni la fédération ni sa présidente n\u2019ont voulu dévoiler les détails de l\u2019entente de principe.Mais selon Radio-Canada, celle-ci prévoit des hausses salariales de 9 à 10% sur cinq ans.«Nous avons brisé le cycle d\u2019appauvrissement dans lequel le gouvernement voulait nous plonger, a commenté M™® Laurent.Ce n\u2019est pas la panacée, mais nous pourrons maintenant nous tourner vers l\u2019avenir et continuer notre lutte pour offrir à la population québécoise des soins plus sécuritaires et de meilleure qualité.» Le syndicat compte recommander à ses déléguées d\u2019appuyer l\u2019entente, qui devra ensuite être soumise aux membres de la EIQ.Un pas vers la fin des négociations Au début du mois, la EIQ a conclu une entente sur les conditions de travail de ses membres.Cet accord prévoyait notamment une augmentation du nombre de postes à temps complet pour les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes.Il mettait aussi la table pour une réorganisation du travail des profes-siopnels de la santé.A ce moment, Régine Laurent avait déclaré espérer en arriver à des augmentations de salaire pouvant atteindre jusqu\u2019à 12%.Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s\u2019était quant à lui dit satisfait de l\u2019entente.La conclusion d\u2019une entente de principe à la EIQ est survenue au lendemain du dévoilement des détails de l\u2019entente de principe conclue entre le gouvernement et le Eront commun, qui représente 400 000 employés de la fonction publique.Parmi les grands syndicats, seule la Eédération autonome de l\u2019enseignement (EAE) n\u2019a pas encore conclu d\u2019entente.Le Devoir MOTS CROISÉS 8 9 10 11 12 Val d\u2019Or Lever du soleil 7h32 Coucher du soleil 16h15 Saguenay 2/0 Québec Trois-Rivières 6/5 aa ^ Gatineau Sept-lies Baie-Comeau rbrooke Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-hul 9 Nuageu percees de soleil Québec Aujourd-4 Nuageux percees de soleil Auj.\tDemain Le Monde Nua\t-12/-16 Var\t-14/-21\tLondres Var\t2/1\tPlu\t11/8\tLos Angeles Var\t4/3\tPlu\t11/9\tMexico Ave\t11/9\tAve\t15/3\tNew York Plu\t5/2\tMel\t4/1\tPans Nei\t-5/-12\tVar\t-11/-15\tTokyo ©MeteoMedia 2015 Auj.\tDemain Sol 13/10 Ave 12/7 Sol 18/10 Sol 16/9 Nua 21/8 Sol 23/9 Plu 16/16 Plu 21/15 Var 12/9 Ave 13/7 Plu 10/8 Ave 15/10 Ce soir\tDemain 7\t17/5 Averses, pdp 30% Ce soir Averses isolées, pdp 40% Demain 3\t14M\t5/-2 Vendredi, |7/-1 Passages nuageux Vendredi Pluie pdp 40% Gatineau Aujourd4^^ Ce solr^^^^^_^ Averses, pdp 40% Averses, pdp 40% Averses, pdp 70% Demain 17/4 Nn Averses isolées, Ciel variable Vendredi 6/-1 Samedi Averses^^ pluie ou de neige pdp 40% Samedi^^j^ 2/-2 Quelques flo cons, pdp 40% Samedi _ 4/0 Ciel variable pdp 40% Averses^e * pluie ou de neige pdp 40% Pour que le pique-nique ne tombe pas à l\u2019eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉclair sur votre téléphone intelligent.Météo Média HORIZONTALEMENT 1.\tQui occupent complètement.2.\tUn endroit où le sucre ne manque pas.3.\tAgence centrale de renseignements -Courbé - Arme de chasse.4.\tEngourdissement du bout des doigts -Exprimer un sentiment par des gestes.5.\tGrimace - Profits.6.\tLutter pour une cause -Vieille note.7.\tLicencieux - Rayées d'une liste.8.\tIndique l'origine -Excepté - Actionnés.9.\tCompliqué - Couleur rouge vermillon.10.\tNigaudes - .d'oeil.11.\tIourte - Surveillées.12.\tConcentré - Fromage.VERTICALEMENT 1.\tConciliante.2.\tExigences inutiles.3.\tTransformé en caillot -Marque la manière.4.\tActinium - Monnaies de Roumanie - Succession.5.\tPrêtre de l'Église orthodoxe slave -Opération de classement - A cours à Kyoto.6.\tObligation de fidélité.7.\tMusique algérienne -Grise foncée.8.\tCoup de main - Coule en Suisse.9.\tNéon - Foncier - Amant de Galatée.10.\tMoyens de transport -Aussitôt (D'.).11.\tÉtat de l'Europe occidentale - Il prête de l'argent 12.\tConfidentiel - Intelligent.1 23456789 1011 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 E\tS\tc\tA\tM\tO\tT\tM\t|b\tL\tE\tS M\t1\tL\tL\t1\tE\tR\t\tL\tE\tN\tT O\tR\tE\t\t\tT\tA\t\tA\ts\tc\tO U\tL\tM\t\t[m\tU\tc\tO\tN\tT\tA\tR S\t1\tE\tG\t¥]\t\t[e\t\t[ç\tE\tD\tE Tl\t\tN\tO\tc\t\t\t\t[h1\t\t\t 1\t77]\t[t\tR\tœ\ts\t\t\tE\tnT\t\t L\tE\t\t\t\t[si\t\tE\tN\tO\t\t[T L\tU\tm\t\tM\t\tR\tR\tE\tU\ts\tE E\tT\tA\tN\tf¥|\t\t[e\tT\t1\tR\tE\tR E\tR\tR\tN\tT\tT7\tM\t\tG\t1\tT\tE S\tE\tS\t\tE\tT\tA\t\tE\tR\tE\ts SOLUTION DU DERNIER A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 23 DECEMBRE 2015 EDITORIAL TRUDEAU, PERSONNALITE DE L\u2019ANNEE Le PM en vogue L\u2019improbable victoire du 19 octobre a été suivie par une lune de miel qui s\u2019annonce longue.Justin Trudeau mérite son titre de personnalité de l\u2019année et manœuvre mieux qu\u2019on aurait pu le croire.Sa politique du spectacle et de l\u2019égoportrait ainsi que son statut de star l\u2019aident pour l\u2019instant.Il ne faudrait pas que cela fasse illusion cependant.S r Antoine ROBIiaiLLE i l\u2019élection des libéraux majoritaires, le 19 octobre, fut une surprise de taille, celle de Justin Trudeau à titre de «personnalité de l\u2019année» par les journalistes, lundi, l\u2019est beaucoup moins.Parti en troisième place, sous-estimé, moqué, J.Trudeau aura finalement remporté une victoire historique.Depuis son accession au pouvoir, il a acquis le statut de star et fait parler en bien du Canada partout dans le monde.Petites nations périphériques presque maladivement sensibles à ce qu\u2019on dit d\u2019elles à l\u2019étranger, le Québec et le ROC exultent.De plus, le nouveau PM a pris une série de décisions qui, bien qu\u2019attendues, ont marqué un changement d\u2019esprit bienvenu : cabinet paritaire, compétent; réouverture à la science, environne-mentalisme affirmé, enquête sur les femmes autochtones, accueil des réfugiés, etc.M.Trudeau a su incarner avec un panache ce que n\u2019auraient pas renié ses parents (il est Trudeau, certes, mais il a beaucoup de Sinclair, non?), une sorte d\u2019idéal canadien.Cet art de la mise en scène que son équipe et lui maîtrisent bien s\u2019accompagne pour l\u2019instant d\u2019un certain courage.On a beau dire, mais pour un politicien, donner une entrevue comme il l\u2019a fait à Radio-Canada, dans le métro, sur la rue, prenant au hasard des questions de quidams, prenait du front.On fera valoir avec raison que comme premier ministre débutant, il n\u2019a pas encore dû prendre de ces décisions qui clivent une société et suscitent de durables détestations.Tout de même, jouer ainsi sans filet.Evidemment, ses réponses étaient souvent évasives.Y aura-t-il un référendum sur un éventuel changement de mode de scrutin ?En Chambre, il y a deux semaines, ses propos avaient été choquants: puisqu\u2019il n\u2019y a pas eu de référendum sur la «ra-patriation » (sic !) de 1982, il était possible de faire de grands changements sans impliquer le peuple.Non seulement, sur le plan factuel, c\u2019était faux (depuis le vote sur Charlottetown de 1992, une convention constitutionnelle a été établie), mais en plus, elle rappelait à nombre de Québécois qu\u2019on leur avait imposé (comme en 1840 et en 1867.) un contrat fondamental en se foutant de leur avis.Vendredi, lorsque Patrice Roy lui a reposé la question, M.Trudeau s\u2019est montré plus prudent, se contentant d\u2019un «on verra».L\u2019homme semble vouloir montrer qu\u2019il peut évoluer.Même sur la délicate question du voile (et du projet de loi 62 du gouvernement Couillard), il sembla ouvert à avoir une «conversation ».Doté d\u2019un charisme indéniable, M.Trudeau sait exploiter à fond, jusque dans Vogue, la vogue de l\u2019égoportrait (qui remplace l\u2019antique autographe) et de l\u2019authenticité, du grand déballage.L\u2019ère où Charles de Gaulle écrivait «le prestige ne peut aller sans mystère, car on vénère peu ce que Von connaît trop bien et il n\u2019y a pas de grand homme pour ses domestiques» semble bel et bien révolue.Mais peut-être pas.Surtout qu\u2019il n\u2019y a parfois rien de moins authentique que l\u2019authenticité ostentatoire.Chose certaine, pour leurs intérêts, les Québécois, face à ce type de pouvoir charismatique, ont avantage à ne pas perdre leur sens critique.Que ce soit sur les institutions \u2014 le Sénat et la Constitution en général \u2014 ou la laïcité, M.Trudeau a jusqu\u2019à maintenant opposé une fin de non-recevoir à leurs légitimes positions et leurs demandes de réparation les plus fondées, fl ne faudrait pas que les belles images fassent écran.LE DEVOIR Merci, chers lecteurs ! ous avons, amis et lecteurs, fait appel à votre soutien en 2015.Vous avez été au rendez-vous avec générosité.Vous nous avez donné plus de 350 000$ pour nous aider à traverser une période rendue difficile par le déplacement de la publicité des médias traditionnels vers les médias numériques.Ce phénomène n\u2019est pas récent.Ces quatre dernières années, les investissements publicitaires dans la presse écrite au Québec ont chuté de 39%.Au Devoir, la baisse a été de 37%.Elle n\u2019a pu être compensée par les revenus tirés de la publicité numérique, qui, bien qu\u2019ils soient en croissance presque exponentielle, profitent peu aux quotidiens en raison de la multiplicité des nouvelles plateformes.Et bien sûr, les compressions de dépenses auxquelles les employés ont consenti ont une limite.,\t^ .\tOn le comprendra, c\u2019est toute l\u2019économie des médias écrits qui est bouleversée.À la différence des autres quotidiens du Québec, Le Devoir ne peut compter pour traverser la pré-sente période de changements sur de grands Bernard mécènes ou sur un conglomérat.Nos mé-Descôteaux cènes, nous les trouvons chez nos lecteurs.Depuis les tout premiers débuts de notre histoire, nous nous tournons spontanément vers vous, sachant que vous partagez notre volonté d\u2019assurer la pérennité de cette institution qu\u2019est Le Devoir.La période actuelle en est une de transition au cours de laquelle il nous faudra adapter nos produits, revoir nos dépenses et envisager de nouveaux modes de financement.C\u2019est pour nous donner les moyens de réussir cette transition que l\u2019association Les Amis du Devoir, qui nous accompagne depuis déjà plus de cent ans, a lancé l\u2019hiver dernier le Eonds des Grands Amis du Devoir, auquel ont adhéré plus de 200 personnes en versant une contribution de 1000$, que nombre d\u2019entre elles se sont engagées à renouveler ces deux prochaines années.Plusieurs lecteurs se sont joints à ces contributeurs en versant des dons du montant qu\u2019ils souhaitaient offrir.Cet automne, nous lancions une deuxième campagne nommée «Je soutiens Le Devoir», qui a permis de recueillir plus de 100 000$ en dons de la part de plus de 350 personnes.Par ailleurs, près de 600 autres nous ont appuyées en s\u2019abonnant ou en abonnant un proche.Nous pourrons ainsi poursuivre nos investissements dans le développement du journal et limiter nos pertes.L\u2019appui que vous nous avez accordé est inestimable, fl témoigne de la forte conviction que vous avez de la valeur du Devoir et de votre attachement à cette institution.Cette manifestation de solidarité nous touche beaucoup.Que vous dire, sinon un très sincère merci! Recevez aussi nos meilleurs vœux de Noël et du jour de l\u2019An ! LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints NELLIE BRIÉRE, PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET MowTPÉAl : PEÇ PuLiCÎCRÇ HASB-iéî £
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