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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-12-02, Collections de BAnQ.

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[" r Etude des promesses électorales de Justin Trudeau.A qui profiteront les nouvelles mesures fiscales ?Page B1 Ottawa et Québec minimisent le risque d\u2019un ressac populaire alors que les réfugiés S3niens sont attendus le 10 décembre Page a 3 ^ www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C VI 2 7 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 DECEMBRE 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 L\u2019aide à mourir devra attendre Mines Beaucoup de revenus, peu de redevances ALEXANDRE SHIELDS Pour la première fois dans l\u2019histoire du Québec, le gouvernement a rendu publique mardi la valeur des redevances versées au cours d\u2019une année par chacune des mines qui exploite les ressources du sous-sol québécois.Selon les données très techniques publiées dan^ le cadre de cet exercice de «transparence», l\u2019État a touché des droits miniers d\u2019environ 120 millions de dollars en 2014, pour une valeur brute qui totaliserait plus de 7,4 milliards.En clair, les chiffres divulgués en fin de journée indiquent que malgré deux réformes du régime de redevances millions Redevances mipières versées à l\u2019État québécois en 2014 ^\tminières au cours des I\t9Ë\tfl\tdernières années, le I\tI I\tgouvernement conti- mm\tV/\tnue de percevoir une très faible portion de la valeur du minerai extrait année après année dans la province.En tenant compte de la valeur brute inscrite dans les données de l\u2019Institut de la statistique du Québec, soit la valeur des ressources sur le marché, le taux de redevances minières pour l\u2019année 2014 varie entre 1,5% et 1,7%.Ce dernier est difficile à chiffrer précisément, en raison du taux de change.Il faut savoir que certaines minières versent leurs redevapces en dollars américains.Or, le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles n\u2019a pas précisé mardi quel taux devrait être utilisé pour convertir ce montant, qui se chiffre à 60,3 millions pour 2014.La part versée en dollars canadiens atteint pour sa part 54 millions.Reste que le taux de redevances par rapport à la valeur brute n\u2019a pour ainsi dire pas évolué depuis le rapport particulièrement sévère publié en 2009 par le vérificateur général du Québec.Celui-ci soulignait que pour la période VOIR PAGE A 10 : MINES Québec portera en appel la décision de la Cour supérieure qui suspend l\u2019application de la loi % % HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Québec n\u2019entend pas baisser les bras.Il portera en appel la décision de la Cour supérieure du Québec qui l\u2019oblige à mettre sur la glace sa loi sur l\u2019aide médicale à mourir au moins jusqu\u2019en février prochain, voire plus tard.Lui qui s\u2019estime le leader canadien en la matière ne digère pas de se retrouver à la remorque d\u2019Ottawa.«Je trouve ça malheureux, a indiqué le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette.Ça vient à l\u2019encontre de la volonté de la population du Québec, qui s\u2019est clairement exprimée par un consensus de l\u2019Assemblée nationale.» Sa collègue à la Justice, Stéphanie Vallée, a indiqué qu\u2019elle porterait la décision en appel.Elle «souhaite» que le litige se règle d\u2019ici le 10 décem- AGURU/GETTY IMAGES bre, date qui était prévue pour l\u2019entrée en vigueur de la loi québécoise autorisant les médecins à mettre fin aux jours des malades en fin de vie le demandant.La cause en question était pilotée par le médecin Paul J.Saba et une femme atteinte de paralysie cérébrale, Lisa D\u2019Amico.Les deux demandaient à Québec de surseoir l\u2019en- VOIR PAGE A 10 : MOURIR Aujourd\u2019hui Actualités > Conférence de Paris sur le climat.Les négociateurs s\u2019activent et le plus difficile est à venir.Page A 4 H TOUS ENSEMBLE co»31.goui Ir #C0P21 Actualités > Découverte scientifique.La langue maternelle laisse une empreinte cérébrale chez les enfants adoptés.Page A 7 Le Monde > Libye.L\u2019expansion du groupe El est ralentie.Page B 7 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.A7 B6 B4 B4 B6 B5 Cinéma Le film qui devait être L\u2019artiste visuel Karl Lemieux termine le tournage de son premier long métrage FRANÇOIS LEVESQUE L undi soir, quelque part sur la rue Amherst à Montréal.Dans un salon enfumé à la glace sèche, une équipe réduite s\u2019affaire à tourner une scène de fête privée lors de laquelle un jeune homme au visage contusionné se fait éconduire par une jolie convive.On observe l\u2019action sur un moniteur, en retrait dans une autre pièce en compagnie du cinéaste Karl Lemieux.Le titre de travail est Maudite poutine, c\u2019est tourné en noir et blanc, sur pellicule 16 mm, et ça s\u2019annonce fichtrement prometteur.On se trouve là à l\u2019invitation exclusive du producteur Sylvain Corbeil, de Metafilms, boîte d\u2019où sont entre autres sortis Mommy, de Xavier Dolan, Félix et Meira, de Maxim Giroux (représentant du Canada dans la course à l\u2019Oscar en langue étrangère), et Les êtres chers, d\u2019Anne Émond, présentement à l\u2019affiche.«Toi! Peux-tu faire de la figuration?» demande une assistante à la réalisation lorsqu\u2019on se pointe sur le plateau, qui se trouve en l\u2019occurrence être l\u2019appartement de la directrice de production.«C\u2019est un film comme ça, résume Sylvain Corbeil après avoir éclairci l\u2019imbroglio.On n\u2019a vraiment pas beaucoup d\u2019argent.Des chums de chums sont venus; tout le monde donne un coup de main.Karl est un ami.On voulait collabo- VOIR PAGE A 10 : CINÉMA A YANNICK GRANDMONT Chantre de l\u2019expérimentation formelle dans une pléthore de courts métrages primés, Karl Lemieux est en plein tournage de Maudite poutine.I m VOYEZ LA FIN DE L\u2019ITINERANCE Avec votre aide, nous pouvons envisager un avenir dans lequel chaque citoyen a un chez-soi.DONNEZ.H\t-'-b' \u2018 ^ - SMISSION125.CA 125 MSSIÜJ-'^'^ViOUXBREWERY FONDATIO 77831303444849 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2015 ACTUALITES FAMILLE TRUDEAU Des nounous payées par l\u2019État HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La famille Trudeau ne s\u2019excuse pas de faire payer par les contribuables le salaire des deux nounous qui s\u2019occupent de sa progéniture.La pratique, fait-on valoir, est courante.Les partis d\u2019opposition estiment qu\u2019à la lumière du discours tenu par Justin Trudeau en campagne électorale à propos des familles riches, le premier ministre devrait payer de sa poche ces frais de garde.Le réseau CBC a révélé que le conseil des ministres avait autorisé la rémunération par le gouvernement des deux personnes embauchées par M.Trudeau et son épouse, Sophie Grégoire, pour s\u2019occuper de leurs trois jeunes enfants, Xavier, Ella-Grace et Hadrien.Les deux femmes sont rémunérées selon une échelle allant de 15$ à 20$ de l\u2019heure le jour et de 11$ à 13$ la nuit.«Toutes les familles de premier ministre ont recours à un petit nombre d\u2019employés.Etant donné les responsabilités du premier ministre et de sa jeune famille, les Trudeau emploient deux employés de maison qui, en plus d\u2019accomplir des tâches ménagères, aident à prendre soin des trois enfants», a fait valoir par courriel Olivier Duchesneau, le directeur des communications adjoint du premier ministre.Ni le bureau du premier ministre ni le Conseil privé n\u2019ont voulu dire à combien ces deux nounous portent le nombre total d\u2019employés travaillant pour la famille Trudeau.La Loi sur les résidences officielles prescrit que le gouvernement «peut nommer le personnel, y compris le régisseur ou maître d\u2019hôtel, qu\u2019il estime 1 SEAN KILPATRICK LAPRESSE CANADIENNE Le conseil des ministres avait autorisé la rémunération par le gouvernement des deux personnes embauchées par M.Trudeau et son épouse, Sophie Grégoire, pour s\u2019occuper de leurs trois enfants.nécessaire à la gestion de la résidence du premier ministre et fixer le barème de leur rémunération ».La Loi ne fixe pas de plafond.On ignore donc si ces deux personnes viennent grossir les rangs du personnel habituel ou si elles remplacent des employés d\u2019ordinaire destinés à d\u2019autres tâches.Le bureau du chef conservateur par intérim a pour sa part refusé de dire si Stephen Harper a lui aussi eu recours à des nounous pendant son séjour au 24, Sussex.Ses enfants.Ben et Rachel, étaient âgés de dix et six ans à son arrivée au pouvoir.Si les partis d\u2019opposition ont tempéré leurs critiques, ils ont reproché à M.Trudeau son incohérence, lui qui en campagne électorale a promis de restructurer les allocations versées aux parents de manière à ce qu\u2019elles soient inversement proportionnelles aux revenus familiaux au motif que les millionnaires, ou les familles comme la sienne, n\u2019avaient pas besoin de la Prestation universelle pour la garde d\u2019enfants (PUGE).«Je pense que c\u2019est devenu un enjeu politique parce que M.Trudeau, pendant la campagne électorale, a dit à plusieurs reprises que sa famille était riche et qu\u2019elle n\u2019avait pas besoin de la PUGE et qu\u2019il avait redonné cet argent à des œuvres de charité, a rappelé la chef conservatrice par intérim, Rona Ambrose.Je pense que la bonne chose à faire serait que sa famille paye pour la garde de ses enfants.» Même discours du côté du NPD.«Le premier ministre a déjà des cuisiniers, un chauffeur, des gens qui font l\u2019entretien ménager, et c\u2019est tout à fait normal», reconnaît le député Alexandre Boulerice.«On ne nie pas le fait que les enfants du premier ministre pourraient avoir un traitement qui soit particulier parce que c\u2019est une situation particulière.Dans ce cas-ci, ça devient ironique à cause des positions qu\u2019il a prises en campagne électorale.» Pierre Elliott Trudeau s\u2019était fait critiquer pour avoir eu des nounous à son service pendant son règne.Son successeur.Brian Mulroney, avait promis en mai 1984 qu\u2019il ne l\u2019imiterait pas même s\u2019il était lui aussi jeune père de famille.Quelques mois plus tard, son porte-parole Ered Doucet avait nié qu\u2019une des employées était affectée à la garde d\u2019enfants, parlant plutôt d\u2019une «domestique» qui «est en liaison avec les enfants d\u2019une manière habituelle».Le Devoir CHIRURGIES REPORTEES «C\u2019està\u2019\" \\\u2019 de faire les choix », répond Gaétan Barrette JESSICA NADEAU Malgré les demandes de patients, de l\u2019administration de l\u2019Hôpital général juif et du médecin responsable du programme d\u2019implantation de sphincters artificiels, le ministre Barrette n\u2019a pas l\u2019intention de venir en aide à l\u2019hôpital pour lui permettre de reprendre les chirurgies annulées et reportées aux années prochaines en raison d\u2019un manque d\u2019argent.«Ils [les gestionnaires de l\u2019Hôpital général juif] ont des choix à faire et c\u2019est à eux de gérer leur situation à l\u2019interne», affirme le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, questionné mardi à l\u2019entrée du caucus des libéraux à Québec.Il réagissait à l\u2019article du Devoir, publié samedi dernier, qui révélait que l\u2019Hôpital général juif de Montréal était dans l\u2019obligation d\u2019annuler des chirurgies visant à implanter des sphincters artificiels à des hommes qui ont développé une incontinence urinaire sévère au terme de traitements pour un cancer de la prostate.Le médecin qui procède à ces opérations ultras-pécialisées, l\u2019un des rares à offrir ce traitement au Québec, avait écrit à ses patients pour les inciter à se plaindre en haut lieu.La direction du centre intégré universitaire de santé et services sociaux (ÇIUSSS) du Cen-tre-Ouest-de-l\u2019Ile-de-Montréal confirmait qu\u2019elle avait dû suspendre ce programme «pour des raisons budgétaires».On affirmait travailler «étroitement» avec le ministère pour «trouver une solution».Mais le ministre de la Santé répète que c\u2019est à l\u2019hôpital de faire les choix qui s\u2019imposent et refuse le lien avec les compressions imposées au réseau.«Je n\u2019accepterai pas qu\u2019on prenne les réformes qui sont en train d\u2019être mises en place et le retour à l\u2019équilibre budgétaire pour faire en sorte que lliôpital, qui a des arbitrages à faire, ne les fasse pas.Il y a toujours eu des arbitrages à faire dans un hôpital, il y en a encore aujourd\u2019hui et il y en aura encore dans le futur.Alors j\u2019invite la direction de ce CIUSSS à faire ses arbitrages.» Le ministre critique la sortie du médecin, qui a osé prendre la parole publiquement pour dénoncer une situation qu\u2019il jugeait inacceptable.«Je trouve cela déplorable, à la limite déplacé, qu\u2019on prenne la voie des médias pour régler une problématique interne à l\u2019hôpital.» Gaétan Barrette soutient que le budget de l\u2019établissement est évalué sur une base historique et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une nouvelle technologie pour laquelle on n\u2019avait pas prévu de budget au départ et qui devra être «évaluée».Pour Paul Brunet, du Conseil pour la protection des malades, c\u2019est une preuve de plus que les réductions de budgets dans les hôpitaux ne touchent plus juste les services administratifs, mais les services à la population.«En santé, tout le monde s\u2019entend pour dire qu\u2019on est rendu à couper dans les services.Même le ministre ne peut pas dire le contraire, il n\u2019est pas menteur à ce point-là.» Le Devoir VOYEZ LA FIN DE L\u2019ITINERANCE CAMPAGNE MAJEURE DE FINANCEMENT2014-2020 55,5 M$ AU PROFIT DE LA MISSION OLD BREWERY La Fondation Mission Old Brewery tient à souligner l'exceptionnel engagement des membres du cabinet de campagne sous la présidence de monsieur Louis Audet, président et chef de la direction de Cogeco inc.« Ensemble, nous pouvons envisager un avenir dans lequel chaque citoyen a un chez-soi et peut améliorer sa qualité de vie.» LOUISAUDET Président et chef de la direction Cogeco inc.% ^ j m STEPHEN MACCULLOCH Vice-président du conseil Services bancaires d'investissement mondiaux Banque Scotia LJACQUES MENARD Président du conseil d'administration BMO Nesbitt Burns et Président BMO Groupe financier Québec ANDREW MOLSON Président du conseil Groupe conseil RES PUBLICA JOHN RAE Vice-président exécutif Power Corporation JEAN RAYMOND Vice-président du conseil et directeur général, Chef Banque aux grandes sociétés, Québec Marchés mondiauxCIBC inc.MICHAEL SABIA Président et chef de la direction Caisse de dépôt et placement du Québec MARTIN THIBODEAU Président, Direction du Québec RBCBanque Royale ERICMALDOFF Président du conseil d'administration de la Mission lym RICKLECKNER Président du conseil d'administration de la Fondation ÿ» 'irs 'f MATTHEW PEARCE Président et chef de la direction Mission MARIE CLAIRE MORIN Directrice générale Fondation MICHEL BOUCHER Trésorier du conseil d'administration de la Fondation CORINNE CADOU Directrice, Dons majeurs et Campagne majeure de financement Fondation 26 M$ PROVENANT DE SOURCES PRIVEES Grâce à nos donateurs, la Mission se transforme.Nous leur en sommes profondément reconnaissants.BATISSEUR 1 M$ ET PLUS FON DATION J.A.DESÈVE JEAN COUTU LEADER 500 000 $ - 999 999 $ CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC COGECO DENIS BARCLAY FONDATION LISEWATIER LE GROUPE BANQUETD KEURIG CANADA POWER CORPORATION AMBASSADEUR 100 000 $ - 499 999 $ BANQUE SCOTIA CIBC FONDATION MOLSON FONDATION ROASTERS HYDRO-QUÉBEC LETKO BROSSEAU & ASSOCIÉS INC.MOLSON COORS CANADA QUÉBÉCOR RBC TRANSFORCE CAMPAGNE FAMILLE DE LA MISSION ET DE LA FONDATION PARTENAIRE 25 000 $ - 99 999 $ HOCKEY AIDE LES SANS-ABRI INDUSTRIES LASSONDE INC.MERCI! MISSION125.CA 125 ANS MISSIBN OLD BREWERY FONDATION ^ LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 DECEMBRE 2015 A 3 ACTUALITES Jeux de chiffres Manon CORNELLIER à Ottawa On ne s'en sort pas.Peu importe le gouvernement au pouvoir, il trouve toujours son compte dans les données budgétaires qu'il présente à la population, même quand les nouvelles ne sont pas toujours roses.Les libéraux, par exemple, ont promis un budget équilibré pour 2019-2020, la Mise à jour économique et budgétaire du 20 novembre dernier nous en prédit un.Sans tenir compte des engagements libéraux, faut-il préciser.Dans cette mise à jour, le ministère des Finances indiquait que le budget fédéral serait déficitaire pendant quatre ans et non pas excédentaire comme le montrait le budget conservateur au printemps.Ce n'était pas une bonne nouvelle pour les libéraux, qui se retrouvent obligés de choisir entre leur promesse de maintenir le déficit sous la barre des 10 milliards et celle de respecter les engagements, coûteux ou pas, inscrits dans leur plateforme.Ils savaient pourtant à quoi s'attendre, du moins en partie.Le directeur parlementaire du budget (DPB) avait déjà prédit en avril que le gouvernement serait en déficit pour la durée du prochain mandat.Les soldes négatifs qu'il avait prévus et soumis au comité des finances étaient moins importants que ceux qu'il anticipe maintenant, mais ils étaient négatifs, y compris pour 2019-2020.Après avoir examiné la dernière mise à jour, il reste sur ses positions.Quoi qu'en dise le ministère des Finances, Ottawa en a encore pour au moins cinq ans à écrire ses budgets à l'encre rouge et il s'agit d'un scénario de statu quo.Dans un rapport publié mardi, le DPB convient que le nouveau gouvernement a rétabli certaines mesures de prudence que les conservateurs avaient réduites, ce qui avait gonflé du même coup leurs prévisions de revenus et permis d'afficher un excédent.Mais les libéraux ne sont pas allés au bout de l'exercice.Ils n'ont pas tiré les conclusions qui s'imposaient de cette correction.Comme je l'expliquais récemment, le gouvernement s'appuie sur les prévisions d'économistes du secteur privé pour élaborer son budget.Ces derniers soumettent entre autres une estimation du produit intérieur brut (PIB) qui sert ensuite de base aux prévisions de revenus du gouvernement.Par prudence, le gouvernement réduit la valeur de cette prévision d'à peu près 1%, ce qui diminue d'environ 3 milliards ses prévisions de revenus.Le printemps dernier, le gouvernement a décidé de limiter la réduction du PIB à 7 milliards, ce qui a permis d'accroître les prévisions de revenus d'environ 2 milliards.Les libéraux ont renoué avec un ajustement de 20 milliards.Cela a évidemment eu un effet à la baisse sur les revenus anticipés et, par ricochet, sur le solde budgétaire, d'où les déficits annoncés.Cet ajustement de 20 milliards pourrait toutefois être insuffisant, explique Mostafa Askari, le DPB adjoint, car les estimations du secteur privé seraient, selon lui, trop optimistes.Les ajustements apportés par le gouvernement ne compenseraient que le risque posé par un prix du pétrole plus faible et non le risque d'une croissance moins vigoureuse que prévu.Tout cela a un impact sur les revenus.Mais ce n'est pas tout.Bien qu'on ait revu à la baisse la croissance du PIB, on n'a pas réduit d'autant les prévisions de revenus, relève M.Askari, ce qui explique l'essentiel de la différence entre les conclusions du DPB et celles du gouvernement.Cette façon de triturer les chiffres, délibérée ou non, crée une certaine confusion et ne sert personne, à part ceux qui voudraient préserver le vernis d'un engagement politique.Les prévisions économiques et budgétaires sont les pierres angulaires du cadre de planification à court et moyen terme d'un gouvernement.Avec tout ce que les libéraux ont promis et tout ce qu'ils annoncent depuis moins d'un mois, non seulement le public, mais les parlementaires et le gouvernement ont tout intérêt à avoir l'heure juste.Pour juger de l'ampleur des efforts à faire pour mettre en place ces politiques, il faut connaître les moyens dont le gouvernement dispose.S'il doit emprunter pour arriver à ses fins, il a l'obligation de le faire avec le plus de transparence possible.Ce sont justement les surprises de fin d'année, ces fameux déficits ou surplus plus plantureux que prévu, qui ont poussé f opposition à exiger, sous les règnes de Jean Chrétien et de Paul Martin, la création d'un bureau du directeur parlementaire du budget.Les libéraux ont résisté à fépoque, mais les conservateurs font promis et, une fois élus, font heureusement fait.On peut les en remercier, même s'ils n'ont que rarement apprécié son travail et ont souvent attaqué sa crédibilité.Le DPB a tenu bon et est devenu la référence pour voir à travers un certain brouillard trop souvent politique.Le travail n'est toutefois pas terminé.Les libéraux doivent maintenant faire leur bout de chemin.Ils ont promis «une autonomie pleine et entière» au DPB, un budget suffisant et le pouvoir, en campagne électorale, de vérifier les cadres financiers des partis.Le plus important à court terme reste cependant faccès aux documents dont il a besoin, ce à quoi a souvent résisté le dernier gouvernement malgré ce qu'exigeait la loi.mcornellier@ledevoir.com REFUGIES SYRIENS Ottawa et Québec sont conscients de la fragilité de l\u2019appui populaire MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Les ministres de fimmigration sont bien conscients que félan de solidarité de la population à fégard des,réfugiés syriens pourrait facilement basculer.A Ottawa, on veut s'assurer que les Canadiens ne croient pas que les réfugiés sont trop choyés, au détriment des citoyens les plus pauvres.A Québec, on admet que les attentats de Paris ont refroidi la volonté de certains de recevoir des Syriens, mais on assure que ce recul est déjà chose du passé.Les ministres John McCallum et Kathleen Weil étaient de passage à Rideau Hall, mardi, pour participer à une rencontre organisée par le gouverneur général sur f accueil des réfugiés syriens attendus au Canada au fil des prochains mois.Le plus grand défi, selon le ministre fédéral McCallum, sera de communiquer convenablement avec les Canadiens pour les rassurer.«Les Canadiens se cherchent eux-mêmes des emplois, dans certains cas ils attendent d'obtenir un logement social.Il est possible qu'il y ait une réaction négative à l'endroit des réfugiés, si les Canadiens perçoivent qu'ils sont trop choyés», a noté M.McCallum.Il faudra donc prendre soin de bien expliquer le plan d'accueil de ces 25 000 réfugiés, a-t-il fait valoir.«On ne veut pas que les Canadiens croient qu'on donne tout aux réfugiés et qu'on ne répond pas aux besoins de nos citoyens.» Au Québec, ils seront moins nombreux à se retrouver dans des logements sociaux, a expliqué la ministre Kathleen Weil, notamment car la province comptera beaucoup de parrainages privés et que ces familles s'assureront de trouver un toit à leurs proches ayant fui la Syrie.Et parce qu'un accueil dès le départ dans un loge- Les premiers vols arriveraient à Montréal le 10 décembre Ottawa \u2014 Les premiers avions transportant des réfugiés syriens installés dans des camps outremer devraient atterrir dans deux des aéroports les plus achalandés du pays, à Toronto et Montréal, vers la fin de la semaine prochaine.Un document fédéral de demande de propositions, publié lundi, indique la date du 10 décembre pour le moment prévu du débarquement en sol canadien des premiers vols devant amener des réfugiés des camps en Jordanie et en Turquie.Le premier groupe sera largement constitué de réfugiés parrainés au privé, plusieurs dossiers étant en cours de procédures depuis des ment privé et permanent sera privilégié puisqu'il bonifiera leur intégration, a fait valoir le maire de Québec, Régis Labeaume.S'il anticipe lui aussi un ressentiment d'une part de la population, il juge cette réaction carrément injustifiable.«Je trouve ça drôle qu'on pense que les réfugiés sont privilégiés, quand même.Après tout ce qu'ils ont traversé dans les derniers mois, je trouve ça bête.Bête à manger du foin!» a reproché le maire de Québec, à sa sortie de Rideau Hall.«Quand tu décides d'accueillir un réfugié, tu ne te demandes pas s'il est privilégié.Il est surtout dans la merde jusqu'aux oreilles depuis des mois.» La solidarité de retour La ministre Weil a de son côté évoqué, dans son discours à Rideau Hall, les «débats houleux» des dernières années au Québec sur les accommodements raisonnables et la diversité reli- mois alors que des églises et d'autres groupes communautaires ont pris les devants pour aider certaines des personnes les plus vulnérables fuyant la guerre civile en Syrie.Le plan est d'amener ces réfugiés au Canada à bord de vols commerciaux, tandis que des appareils militaires seraient disponibles pour prendre le relais toutes les 48 heures si nécessaire.Le document fédéral de demande de propositions appelle les transporteurs aériens intéressés à entrer en contact avec le gouvernement avant la fin de la semaine.La Presse canadienne gieuse.«Et à la suite des attaques à Paris, fai senti \u2014 on a tous senti, je pense \u2014 [.] que ça a affecté l'opinion publique, a-t-elle avoué.Mais je sens que le mouvement de solidarité revient.» Ottawa a depuis expliqué plus à fond les modalités de l'accueil \u2014 qui sera étalé sur plusieurs mois, avec l'arrivée de 10 000 réfugiés d'ici janvier puis de 15 000 autres d'ici mars \u2014 et l'étendue des vérifications de santé et de sécurité qui seront menées à l'étranger.«Cette crise humanitaire appelle à quelque chose de très profond, pour tout le monde», a affirmé Mme ^\trencontre.Son ministère est maintenant «inondé de demandes» de citoyens qui veulent apporter leur contribution, a-t-elle rapporté, rassurée de constater que les inquiétudes des Québécois sont maintenant dissipées.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans les rues pour celles qui sont derrière les barreaux Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Montréal mardi pour exiger de meilleures conditions de détention pour les femmes incarcérées à la Maison Tanguay.L'insalubrité, l'absence de suivis médicaux, la surpopulation et la détérioration des conditions de travail des agents correctionnels ont tour à tour été dénoncées.La FSSS veut 10 autres jours de grève Martin Coiteux veut des compromis sur la retraite Pendant que des syndicats de la CSN dans le domaine de la santé veulent se doter d'un mandat de 10 autres jours de grève, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, prévient fensemble des syndicats que pour qu'il se montre plus généreux dans ses offres sur les salaires, ils devront jeter du lest du côté de la retraite.La Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN a annoncé mardi qu'elle sollicitait auprès de ses membres un mandat pour tenir 10 autres journées de grève, en plus des trois journées qu'il reste déjà au mandat de tous les syndicats membres du Front commun \u2014 dont elle fait partie.La FSSS représente quelque 110 000 membres dans le secteur public de la santé et des services sociaux.Le Front commun intersyndical a déjà annoncé la tenue d'une autre journée de grève le 9 décembre si les négociations ne sont pas jugées suffisamment fructueuses avec le gouvernement du Québec.Il détenait déjà un mandat de sbc journées de grève et en a tenu trois, à ce jour, selon un mode de grèves tournantes par région.Au cours d'une entrevue mardi, le président de la FSSS, Jeff Begley, a expliqué qu'il se devait de prévoir les prochaines étapes.«En sachant l'état des négociations.C'est un gros paquebot, on ne peut pas laisser ça à la dernière minute.Il faut prévoir les coups, et c'est ça qu'on a fait», a justifié M.Begley.La FSSS a même déjà reçu un premier vote favorable à ce mandat provenant d'un syndicat dans la région du Bas-Saint-Laurent, a signalé M.Begley.Cela prendra plusieurs jours avant qu'elle reçoive l'ensemble des résultats de ses syndicats.A Québec, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, n'a pas été impressionné par ce mandat de 10 jours qui est maintenant sollicité.«Ça fait partie du jeu de la négociation», a-t-il répondu.Pendant ce temps, les négociations se poursuivent de façon intensive entre des syndicats et le gouvernement du Québec.Le ministre Barrette l'a d'ailleurs confirmé.«Aujourd'hui, ce sera la énième fois que je vous dis que les choses vont bien.J'ai l'impression que nous voyons très bien toute la piste d'atterrissage, y compris le numéro de la piste», s'est-il exclamé.Et selon le ministre Barrette, les négociations portent sur des clauses importantes.«On est dans la phase où les points qui feront ou ne feront pas une entente sont en train d'être discutés», a-t-il résumé.La Presse canadienne Un ex-bloquiste et un ex-conservateur à la CAQ Mathieu Noël, ex-responsable des réseaux sociaux au Bloc québécois, estime avoir «tout à gagner» à la Coalition avenir Québec, où il occupe désormais le poste de responsable des communications et du marketing numérique.«C'est un premier converti», s'est réjoui un membre de la garde rapprochée du chef de la CAQ, François Legault.Il a joint l'équipe de la CAQ après que M.Legault eut dévoilé son «nouveau projet nationaliste».M.Noël a notamment emboîté le pas à Yan Plante.L'ex-directeur de cabinet du ministre conservateur Denis Lebel a été désigné il y a quelques jours directeur des opérations et des projets spéciaux à l'aile parlementaire caquiste.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2015 SOMMET DE PARIS LOÏC VENANCE AGENCE ERANCE-PRESSE Plusieurs pays africains ont joint leur voix à ceux qui réclament un accord ambitieux.Le continent le plus pauvre de la planète génère à peine 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.Le plus difficile est à venir Les négociations risquent de se conclure à la dernière minute, comme par le passé ALEXANDRE SHIELDS Après les appels à agir résolument contre les changements climatiques, les négociateurs présents à Paris sont entrés dans le vif du sujet mardi, alors que débutent les difficiles tractations en vue de parvenir à accord sans précédent pour lutter contre une crise environnementale qui ne peut que s\u2019aggraver en cas d\u2019échec ou d\u2019entente timorée.« Tout est ouvert, tout est possible, le pire comme le meilleur, résumait à juste titre mardi une porte-parole du Climate Action Network, qui regroupe pas moins de 900 organisations non gouvernementales.Les discours ont créé une dynamique intéressante, mais il va falloir beaucoup de travail pour parvenir à un accord à la hauteur des enjeux.» Le plus difficile est en effet à vpnir, après le défilé de chefs d\u2019Etat venus répéter lundi l\u2019urgence d\u2019agir pour éviter un réchauffement du climat qui dépasserait les 2 °C d\u2019ici 2100.Et le temps presse déjà, puisque les négociateurs doivent remettre lundi le texte qui fera l\u2019objet des discussions entre ministres des différents pays présents à la table.Preuve de l\u2019ampleur de la tâche entamée mardi : la version actuelle du texte de négociation comporte plus de 200 options et plus de 1200 expressions ou phrases «entre crochets», soumises à discussion.Un seul exemple avec l\u2019article 2, option 1 : le but de l\u2019accord est «de limiter la hausse de la température globale moyenne [au-dessous de 2°C] [au-dessous de 1,5 ° C] [bien La version actuelle du texte de négociation comporte plus de 1200 expressions ou phrases «entre crochets», soumises à discussion au-dessous de 2 ° C] [au-dessous de 2°C ou 1,5°C] [au-dessous de 1,5°C ou 2°C] [aussi loin de 2°C que possible] ».Et à 34 reprises dans l\u2019ensemble du texte, les négociateurs doivent encore choisir entre «devrait» {should) ou «doit» {shall).La méthode choisie est de tenir une réunion permanente : une table carrée avec autour environ 80 chefs de délégation du monde entier, a expliqué à l\u2019Agence Erance-Presse une source proche de la présidence française de la COP21.Et mandat est donné aux experts de chaque délégation de tenir des miniréunions sur chaque point et de dire «si c\u2019est résolu.Ou pas».Urgence et intérêts À ce jeu, «chacun veut garder ses cartes pour l\u2019emporter à la dernière minute», a rappelé la négociatrice japonaise Aya Yoshida, citée par l\u2019AEP.«Et c\u2019est de pire en pire depuis plusieurs années», renchérit un négociateur européen qui a requis l\u2019anonymat, «mais c\u2019est une posture dangereuse».À Copenhague, en 2009, elle a mené à l\u2019impasse totale.La complexité tient aussi au fait que les politiques climatiques concernent tous les secteurs de l\u2019économie, toutes les questions sociales.«C\u2019estpour ça qu\u2019il est si difficile de trouver des compromis», souligne le négociateur européen.Selon le niveau de dépendance aux énergies fossiles, le stade de développement et les ressources des pays, les positions des négociateurs sont Arthur Quentin parfois très éloignées.Les Etats insulaires, déjà en «état d\u2019urgence climatique » face à la montée des eaux, exigent des mesures fortes et rapides.Les pays pétroliers, comme les monarchies du Golfe, ou charbonniers, comme l\u2019Australie, sont en revanche réticents à engager une transition contraire à leurs intérêts.Mardi, plusieurs pays africains ont toutefois joint leur voix à ceux qui réclament un accord ambitieux.Le continent le plus pauvre de la planète génère à peine 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.Parmi les «calamités» qui s\u2019abattent sur elle, l\u2019Afrique connaît une sécheresse sans précédent depuis des décennies.Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a en outre souligné la «liaison étroite entre l\u2019assèchement du lac Tchad et le terrorisme dans la région » où sévit la secte islamiste Boko Haram.Mentionnant le «cortège de réfugiés et de déplacés» lié à ces deux fléaux, il a appelé à agir «vite, vite, avant qu\u2019il ne soit trop tard».Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 Entrepreneurs Pensez ProgrammeUP2.com (450) 447-0462 Te PLUS t>£ PLMStg \u2022 BUCÙtë t>es PLAtUVES \u2022 Te oue Mepegia Pegsùuue ue fAiTt>e sutvts.Il Y A 70SVE Mût àOI MME! Laisse PAies, je vais le faim! \u2022 C\u2018ESr LA PMTE PE PEPSÙUUE JE SOPPÙSE.\u2022 ÙN MITTiyOJÙOPS LES MEMES EMJEU6S JE PASSE MÙM TEMPS À éTElUPgE PES PEUX CLIMAT Quelles « contraintes pour un accord ?» 4 TOUS ENSEMBLE POUR LE CLIMAT (op21.goHf.rr #{0P21 ALEXANDRE SHIELDS L> accord sur le climat qui ' doit être conclu à Paris devra, selon plusieurs, être «contraignant» pour permettre de lutter concrètement contre les bouleversements climatiques.Reste à voir si cet objectif sera atteint, mais aussi à quoi pourraient ressembler les contraintes inscrites dans le texte final.Avant même le début de la 21® Conférence des parties (COP21), la Prance et les Etats-Unis se sont lancés dans une petite guerre de mots sur le caractère contraignant, donc obligatoire, de l\u2019accqrd à signer par 195 Etats.L\u2019accord attendu pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C sera «contraignant ou il n\u2019y aura pas d\u2019accord», soulignait alors le président français, Françpis Hollande.Le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, affirmait pour sa part que l\u2019entente finale «ne sera certainement pas un traité».«Il n\u2019y aura pas d\u2019objectifs de réduction [des émissions de gaz à effet de serre] juridiquement contraignants, comme cela avait été le cas à Kyoto », a-t-il insisté.Pour l\u2019administration Obama, il serait en effet impossible de faire ratifier un tel traité ou protocole par le Congrès américain, contrôlé par les républicains.La ministre canadienne de l\u2019Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a d\u2019ailleurs reconnu cet obstacle pour Washington, dimanche, tout en plaidant à son tour pour un accord «juridiquement contraignant», mais pas dans son ensemble.Révision à venir Au final, il se pourrait très bien que certains aspects de l\u2019accord à signer d\u2019ici la fin de la COP21 soient effectivement obligatoires, même si celui-ci ne contiendra certainement pas de «clauses de pénalités en cas de non-respect», explique le spécialiste des négociations climatiques Hugo Séguin., Selon lui, il est exclu que les Etats soient «contraints» de respecter les cibles de réduction des gaz à effet de serre qu\u2019ils ont annoncées de façon «volontaire» en prévision du sommet de Paris.Ces cibles ne seront pas inscrites dans l\u2019accord, mais seront plutôt ajoutées «en annexe», rappelle M.Séguin.11 est toutefois très probable que l\u2019entente prévoie une clause de «révision» des objectifs qui permettrait de «bonifier le niveau d\u2019ambition des Etats», de façon à réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre pour respecter l\u2019objectif des 2 °C.«Les pays pourraient, dans le cadre de rencontres, décider d\u2019évaluer si les efforts sont suffisants.Si la réponse est non, ils seraient alors contraints d\u2019aller plus loin dans les objectifs de réduction de gaz à effet de serre et dans le financement aux pays en développement pour l\u2019adaptation», résume M.Séguin, qui participe cette année à sa 12® COP.Reste à voir quand serait prévue la première révision des objectifs.Le président Hollande a dit mardi que la date devrait être «la plus proche possible de maintenant».(Jhose certaine, celle-ci sera nécessaire, puisque les engagements actuellement sur la table placent la planète sur une trajectoire de réchauffement d\u2019environ 3 ° C d\u2019ici 2100, très loin de l\u2019objectif jugé sécuritaire par la science climatique.Le Devoir Le Congrès américain vote contre le plan anti-C02 de Barack Obama Washington \u2014 Le Congrès américain, à majorité républicaine, a voté mardi pour annuler les nouvelles réglementations anti-carbone de l\u2019administration de Barack Obama, un vote qui restera symbolique en raison du veto promis par le président.Le vote avait été planifié pour coïïicider avec la conférence internationale sur le climat de Paris.La Chambre des représentants a voté par 242 voix contre 180 pour annuler le « Projet pour une énergie propre » de Barack Obama, qui pour la première fois impose des limites sur les émissions de dioxyde de carbone par les centrales thermiques américaines existantes.Le « Clean Power Plan» de l\u2019administration Obama, finalisé en août, vise à réduire les émissions américaines de 32% d\u2019ici 2030 par rapport à 2005, en laissant aux Etats fédérés de la flexibilité pour y parvenir.Jusqu\u2019à présent, l\u2019EPA ne réglementait pas les émissions de COg.Un second vote, par 235 contre 188, a ensuite eu lieu pour annuler une autre réglementation concernant les émissions de COg des futures centrales.Ces réglementations «sont un poignard dans le cœur de l\u2019industrie du charbon», a déclaré le représentant républicain Mike Bost.Le Sénat avait déjà adopté le 17 novembre ces résolutions de désapprobation, qui partent maintenant vers la Maison- Ces réglementations « sont un poignard dans le cœur de l\u2019industrie du charbon», a déclaré le représentant républicain Mike Bost Blanche, où le président mettra un veto insurmontable, les républicains ne disposant pas des deux tiers des voix qui seraient nécessaires pour faire passer ces textes.La majorité républicaine tenait à organiser ce vote pendant la COP21, «afin que le monde sache qu\u2019aux Etats-Unis, un désaccord existe concernant l\u2019abus de pouvoir extrême du président », a expliqué le républicain Ed Whitfield, élu du Kentucky, l\u2019un des Etats où des mines de charbon sont encore exploitées.Les républicains contestent, sinon le rôle des activités humaines dans le changement climatique, le coût économique de ces mesures environnementales.Ils promettent, en cas de victoire à la présidentielle de novembre 2016, de revenir sur les mesures pro-climat de l\u2019ère Obama.«Plus de la moitié des Etats ont porté plainte contre le projet du président, a déclaré Mitch McConnell, chef de la majorité sénatoriale.Et le prochain président pourrait tout simplement l\u2019annuler.» Les démocrates soutiennent majoritairement le programme environnemental de Barack Obama.«Ils n\u2019ont pas de solutions, ils ne sont que dans le déni, s\u2019est moqué le représentant démocrate Jim McGovern.Leur programme consiste à dire non à tout, c\u2019est la garantie d\u2019une catastrophe.» Agence France-Presse Lire aussi > Rattraper son retard.L\u2019éditorial de Bernard Descôteaux.Posture indienne.L\u2019éditorial de Guy Taillefer.Page A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI DECEMBRE 2015 A 5 ACTUALITES VILLE DE MONTREAL La colère gronde chez les syndicats JEANNE CORRIVEAU Le mécontentement des employés de la Ville de Montréal ne s\u2019apaise pas.Alors que les cols blancs entendent débrayer la semaine prochaine, le syndicat des professionnels s\u2019apprête à déposer un grief contre l\u2019employeur en lien avec l\u2019embauche d\u2019un consultant payé 1800$ par jour pour l\u2019accueil des réfugiés syriens.Accusant l\u2019employeur de vouloir confier à des firmes externes une partie des services municipaux et dénonçant les compressions qui leur sont imposées, les 8000 cols blancs comptent exercer une demi-journée de grève le mercredi 9 décembre prochain alors qu\u2019aura lieu, à l\u2019hôtel de ville, une assemblée du conseil municipal pour l\u2019adoption du budget 2016 de la Ville.«Le maire Coderre est peut-être populaire dans la population, mais il ne l\u2019est pas auprès de ses employés.Pendant que le maire embauche ses chums, nous, on subit le programme de réduction de main-d\u2019œuvre», a affirmé le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Alain Fu-gère, en faisant référence au contrat accordé à l\u2019ex-sous-minis-tre fédéral Michel Dorais pour coordonner l\u2019accueil des réfugiés à Montréal.M.Dorais recevra un salaire de 1800$ par jour pendant trois mois.Sans contrat de travail depuis 2012, les cols blancs n\u2019ont pas rompu les négociations, mais la colère gronde, soutient M.Fu-gère : «La Ville se magasine un conflit de travail en 2016 si elle ne change pas d\u2019attitude», dit-il.Un grief De son côté, le Syndicat des professionnels compte déposer un grief ce mercredi afin de contester l\u2019embauche de Michel Dorais.La présidente du syndicat, Linda Gamache, estime que compte tenu de la description des tâches accomplies par M.Dorais, le travail aurait dû être confié à un membre de son syndicat.De plus, dit-elle, une clause de la convention collective interdit aux professionnels d\u2019être subordonnés à un consultant extérieur.«Les relations de travail n\u2019ont jamais été aussi mauvaises que depuis l\u2019arrivée de M.Coderre et d\u2019Alain Marcoux [directeur général de la Ville] », a souligné M\u201c® Gamache.Mardi, l\u2019Association des pompiers de Montréal a joint sa voix à celle des autres syndicats.Le président Ronald Martin a dénoncé l\u2019abolition de 11 postes au Service de sécurité incendie, qualifiant au passage de «scandaleuse, voire incestueuse» l\u2019embauche de Michel Dorais.Le Devoir HÔPITAL POUR ENFANTS Montréal écarte l\u2019idée d\u2019un stade de baseball JEANNE CORRIVEAU Montréal n\u2019a pas l\u2019intention de sacrifier un parc et des rues pour permettre la construction d\u2019un stade de baseball sur le site de l\u2019ancien Hôpital de Montréal pour enfants.C\u2019est ce que Richard Bergeron, responsable de la stratégie du centre-ville au sein de l\u2019administration Coderre, a indiqué mardi matin à l\u2019émission Gravel le matin, sur les ondes de Radio-Canada.Lundi, le promoteur Luc Poirier, qui a remporté l\u2019appel d\u2019offres lancé par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) pour l\u2019achat de l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants, avait évoqué l\u2019idée de construire un stade de baseball sur le site.Selon Richard Bergeron, il est peu probable que la Ville de Montréal considère cette option.«Ça a été étudié par le groupe Baseball Montréal.Le seul moyen de mettre un stade de baseball là, c\u2019est d\u2019englober le square Cabot et les rues avoisinantes, a souligné M.Bergeron.Mais depuis lors, on a réaménagé le square Cabot.E est absolument magnifique! Alors, c\u2019est bien de valeur, mais il est trop tard.De toute façon, ce n\u2019est pas le premier choix du groupe Baseball Montréal.» «Malheureusement, la réponse va probablement être non de la part de la Ville de Montréal, a-t-il poursuivi.On ne cédera pas un square, nos rues et les espaces publics maintenant qu\u2019on a mis cet argent et que les Montréalais ont découvert le nouveau square.» D\u2019autres options Tout en rappelant que d\u2019autres sites étaient envisagés pour un stade de baseball à Montréal, dont le bassin Peel, M.Bergeron a indiqué qu\u2019une autre option avait aussi été évoquée à l\u2019Hôtel de Ville, soit la partie ouest du stationnement de Radio-Canada.La transaction entre le CUSM et Placements Luc Poirier devrait être officialisée au printemps, au terme de la vérification diligente entreprise par le CUSM.Situé sur la rue Tupper, l\u2019Hôpital de Montréal pour enfants est inoccupé depuis le transfert de ses activités au site Glen en mai dernier.Le promoteur, qui a soulevé l\u2019idée d\u2019y construire un stade de baseball, pourrait aussi soumettre un projet mixte comportant des appartements, des commerces et des espaces de bureaux.Il devra toutefois obtenir de la Ville un changement de zonage puisque, à l\u2019heure actuelle, seuls les usages d\u2019équipements collectifs et institutionnels sont autorisés sur ce site.Le Devoir Lac-Mégantic: cause reportée à avril La cause des trois hommes accusés de négligence criminelle ayant causé la mort, à la suite de la tragédie de Lac-Mé-gantic en 2013, a été reportée à avril 2016.Le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales a indiqué mardi que les avocats des accusés s\u2019étaient entendus pour déposer leurs requêtes d\u2019ici le 1®\"' mars 2016.Le défunt transporteur Montreal, Maine and Atlantic, le chef de train Torn Harding, le contrôleur de trafic ferroviaire Richard Labrie et le directeur des activités ferroviaires de la MMA, Jean Demaître, ont tous plaidé non coupables aux 47 chefs d\u2019accusation de négligence criminelle ayant causé la mort.Ils ont choisi de subir leur procès devant jurés.Le déraillement, les explosions et le gigantesque incendie du 6 juillet 2013 ont coûté la vie à 47 personnes.La Presse canadienne Éducation: le réseau mobilisé Des chaînes humaines ont entouré à nouveau près d\u2019une centaine d\u2019écoles primaires et secondaires du Québec, mardi matin.Le mouvement «Je protège mon école publique» veut marquer symboliquement une protection contre les compressions en éducation.Composé principalement de parenjs, il exhorte le ministre de l\u2019Éducation, François Blais, à réinvestir en éducation.L\u2019injection de 20 millions de dollars puis de 80 millions en 2016-2017, annoncée la semaine dernière, a été dénoncée par le groupe comme un «simulacre», qui ne couvre pas les coupes de cette année en éducation.Lundi, c\u2019était au tour du milieu universitaire de se mobiliser afin de décrier les effets des compressions.Durant une pause symbolique, chargés de cours, professeurs, employés et étudiants ont accusé le gouvernement d\u2019appauvrir les universités.Le Devoir Des chercheurs s\u2019inquiètent pour la santé du lac SainbPierre JEANNE CORRIVEAU A longueur d\u2019année, le niveau de pollution du fleuve Saint-Laurent demeure élevé à la hauteur de Sorel, ont constaté les chercheurs qui ont analysé la qualité de l\u2019eau lors du déversement d\u2019eaux usées par la Ville de Montréal en novembre dernier.Ceux-ci s\u2019inquiètent particulièrement pour la santé écologique du lac Saint-Pierre, désigné Réserve mondiale de la biosphère par les Nations unies en 2000.Dans le cadre d\u2019une étude menée avec la participation financière de Radio-Canada Mauri-cie-Centre-du-Québec, l\u2019équipe de Gilbert Cabana, professeur au Département des sciences de l\u2019environnement de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, a analysé les échantillons d\u2019eau recueillis à 19 endroits dans le fleuve entre Montréal et Bécan-cour avant, pendant et après le grand déversement.Sans surprise, les chercheurs ont observé une augmentation importante du taux de conformes fécaux à proximité de Montréal, taux qui est passé de 20 à quelque 5000 unités par 100 ml d\u2019eau après le déversement.Dans le cas des îles de Sorel, ils ont constaté que les taux étaient élevés, peu importe à quel moment les échantillons ont été pris.Lac en danger?Puis, à la hauteur de Trois-Rivières, les taux mesurés baissent de façon notable.D\u2019ailleurs, aucune variation du taux de coli-formes fécaux n\u2019a été observée pendant et après le déversement de Montréal.Pour Gilbert Cabana, ces données démontrent le travail de filtration effectué par le lac Saint-Pierre.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR « C\u2019est près de la réalité de dire que le lac Saint-Pierre joue le rôle de zone de traitement tertiaire des rejets de Montréal», selon le professeur Gilbert Cabana.«Ça peut sembler un peu cynique, mais c\u2019est près de la réalité de dire que le lac Saint-Pierre joue le rôle de zone de traitement tertiaire des rejets de Montréal, indique M.Cabana.C\u2019est inquiétant parce qu\u2019il y a plein de substances qui n\u2019existaient pas il y a quinze ans et qui sont maintenant rejetées et c\u2019est difficile de savoir quel en est l\u2019effet.Mais nous, en tant que chercheurs en écologie, ça nous inquiète beaucoup parce qu\u2019on craint que le lac se dégrade.» Plus de 90% du territoire du lac Saint-Pierre est toujours à l\u2019état naturel et plusieurs secteurs sont protégés.Quelque 800 000 oiseaux migrateurs s\u2019y arrêtent chaque printemps et 288 espèces d\u2019oiseaux y ont été observées, ainsi que 80 espèces de poissons.Gilbert Cabana note d\u2019ailleurs que depuis quelques années, la perte de plantes aqua- tiques a été observée dans certaines zones du lac de façon récurrente sans que la cause exacte ait été identifiée.Nouveaux contaminants Le ministère du Développement durable avait déjà mesuré que les taux de coliformes ont doublé depuis les années 1990 dans le secteur de Tracy, précise le chercheur.Sans compter que de nouveaux contaminants, tels que les médicaments, les hormones de synthèse ou les retardateurs de flammes, sont désormais présents dans le fleuve, et on connaît mal leur impact réel sur les écosystèmes.Les contaminants issus de l\u2019agriculture s\u2019ajoutent aussi à ce «cocktail complexe», ajoute le chercheur.Le système d\u2019ozonation dont la Ville de Montréal compte se doter en 2018 au coût de plus de 250 millions devrait soulager le fleuve.«C\u2019est de l\u2019argent bien placé», croit M.Cabana.La Ville prévoit que ce système devrait permettre de réduire de 95% la quantité de bactéries présentes dans l\u2019eau des égouts et de 75% celle des substances pharmacologiques qui s\u2019y trouvent, en plus d\u2019éliminer une bonne part des virus.Le déversement de près de cinq milliards d\u2019eaux usées dans le fleuve avait suscité de vives réactions dans la population.M.Cabana espère que cet événement aura conscientisé les citoyens et les politiciens aux enjeux liés à la qualité de l\u2019eau du fleuve et à la nécessité de régler le problème de déversements qui surviennent régulièrement lors de pluies abondantes.En 2013, quelque 45 000 déversements de cette nature ont été répertoriés au Québec.Le Devoir PAR GRAND FROID, ON RÉPARTIT SA CONSOMMATION D'ÉLECTRICITÉ Dans les moments de pointe, soit le matin entre 6 h et 9 h et le soir entre 16 h et 20 h, il est important de répartir sa consommation d'électricité.Par exemple, reporter l'utilisation d'appareils énergivores est une action concrète qui permet d'optimiser la distribution d'électricité à travers tout le réseau lorsque la demande énergétique est considérable.Pour en savoir plus, visitez hydroquebec.com/grandfroid.MIEUX CONSOMMER a\" Hydro < Québec A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 2 DECEMBRE 2015 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OEFRES PLAN TRIENNAL D'IMMOBILISATIONS 2016-2018 DE LA VILLE DE MONTRÉAL Adopté au conseil municipal du 17 novembre 2015 et au conseil d'agglomération du 19 novembre 2015 MESSAGE DU MAIRE ET DU PRÉSIDENT DU COMITÉ EXÉCUTIF Mesdames, Messieurs, Montréal vit une ère de renouveau et cela se traduit par une augmentation massive de nos investissements dans nos infrastructures.Des investissements qui sont nécessaires au bon fonctionnement de la ville et au mieux-être de nos citoyens, mais qui ont également un impact économique majeur.En effet, les investissements en infrastructures contribuent à rendre la ville plus attrayante pour les entreprises, les chercheurs de renommée mondiale et les travailleurs qualifiés qui voudraient s'y établir.Ces investissements soutiennent également l'émergence de toute une industrie culturelle, créative et touristique qui fait notre réputation sur la scène internationale.Le Programme triennal d'immobilisations (PTI) 2016-2018 regroupe l'ensemble des projets et programmes d'investissement que la Ville de Montréal compte réaliser ou entreprendre au cours des trois prochaines années.Il découle d'une vision beaucoup plus large, élaborée l'an dernier, qui fixe les priorités de notre Administration jusqu'en 2024 afin de combler le retard accumulé dans la réfection de nos infrastructures.Le PTI 2016-2018 s'appuie en effet sur les grandes orientations du Programme montréalais d'immobilisations (PMI) 2015-2024, mis en place en 2014.Ce PMI propose une planification sur 10 ans qui permettra l'accélération des investissements dans le but de combler le plus rapidement possible les besoins de la Ville, particulièrement en ce qui concerne nos infrastructures vieillissantes.Ces besoins sont évalués à 2,1 G$ par année.Le plan est donc d'accroître les montants annuels du PTI pour atteindre la somme de 2,1 G$ en 2024.Cette accélération des investissements s'accompagne de mesures budgétaires rigoureuses, comme l'accroissement des sommes consacrées au paiement au comptant des immobilisations de 120 M$ en 2016, puis de 80 M$ par année de manière récurrente jusqu'en 2024.Cela nous évite d'augmenter de manière démesurée le fardeau de la dette et d'en reporter la responsabilité sur les générations futures.Suivant cette vision, le PTI 2016-2018 prévoit des investissements totaux de 5,24 G$ sur trois ans, une augmentation de plus de 678 M$ comparativement à la somme prévue au PTI de 2015-2017.La majeure partie de ce montant, soit un peu plus de 4 G$ (76,5 %), est consacrée à la protection et à la réhabilitation d'actifs existants.Ce qui laisse environ 1,2 G$ (23,5 %) pour le développement de nouveaux projets d'infrastructures.Conséquemment, le PTI 2016-2018 est la concrétisation de plusieurs projets importants et structurants annoncés par notre Administration au cours des derniers mois.Des projets qui auront pour principale conséquence d'accroître la qualité de vie de nos citoyens, tout en permettant à Montréal de remplir ses promesses, notamment sur le plan du développement durable.Ainsi, les investissements dans la construction de nouveaux centres de biométhanisation et de compostage, dans la désinfection par traitement à l'ozone des eaux usées et dans la réalisation de bassins de rétention, dans la conversion aux diodes électroluminescentes (DEL) de plus de 110 000 lampadaires, dans l'expansion de notre réseau cyclable et dans la croissance de la forêt urbaine contribueront à solidifier la position de Montréal comme ville verte, soucieuse de son empreinte écologique et leader dans l'adoption de nouvelles technologies environnementales.En plus des sommes colossales investies dans nos infrastructures routières et souterraines (plus de la moitié du montant total), le PTI 2016-2018 prévoit également des investissements accrus dans les domaines des sports et loisirs, des parcs et des espaces verts, de la culture et de la ville intelligente, pour ne nommer que ceux-là.Enfin, en prévision des célébrations du 375\" anniversaire de Montréal qui auront lieu en 2017, le PTI 2016-2018 consacre un important budget d'investissement à de nombreux projets rassembleurs, qui seront autant de legs matériels pour les citoyens montréalais d'aujourd'hui et de demain.En combinant un programme d'investissement audacieux à une grande rigueur budgétaire, à une gestion responsable de notre dette et à un contrôle serré des dépenses municipales, notre Administration relève le défi de faire de Montréal une métropole moderne et durable, une métropole dont chaque citoyen pourra être fier.Le maire de Montréal, FAITS SAILLANTS Investissements par catégories d'actifs Ameublement et équipements de bureau 256 M$ 4,9 % Véhiculés 115 M$-2,2 % Terrains 59 M$ 1,1 % Bâtiments 1 097 M$ 20,9 % Parcs, espaces vertset terrains de jeux 662 M$ 12 6% Autres éléments de l'actif 75 M$ 1,5 % Machinerie, outillage specialise et équipements 26 M$ 0,5% Infrastructures routières 1 457 M$ 27,8 % Environnement et infrastructures souterraines 1 493 M$ 28,5 % PORTRAIT GLOBAL PTI 2016-2018-5 240 M$ Augmentation de 678 M$ (-1-15 %) par rapport au PTI 2015-2017 Modes de financement Emprunt selon la programmation 3 046 M$ - 58,1 % Denis Coderre Le président du comité exécutif, Pierre Desrocher Le Programme triennal d'immobilisations (PTI) regroupe un ensemble de projets et programmes d'investissement que la Ville de Montréal compte réaliser ou entreprendre au cours des trois prochaines années.Le PTI 2016-2018 s'appuie sur les grandes orientations du Programme montréalais d'immobilisations (PMI) 2015-2024, mis en place au courant de l'année 2014.Ce PMI propose une planification sur 10 ans qui permettra l'accélération des investissements dans le but de combler le plus rapidement possible les besoins de la Ville en investissements, particulièrement dans ses infrastructures vieillissantes.Cette accélération des investissements est rendue possible grâce à la poursuite de l'application des mesures mises en place dans le précédent PTI, c'est-à-dire : \u2022\tune croissance récurrente du montant affecté au paiement comptant des immobilisations (PCI) au cours des 10 prochaines années; \u2022\tun montant annuel décroissant d'emprunt supplémentaire, non récurrent à compter de la 6' année.Le réalignement majeur du PTI, amorcé dans le cadre du précédent exercice triennal, continue dans le présent PTI, puisque l'Investissement prévu de 5 240 M$ croît de plus de 678 M$ (15 %), comparativement à l'investissement de 4 562 M$ prévu au PTI 2015-2017.Le PTI 2016-2018 prévoit des investissements totaux de 5 240 M$, soit : \u2022\t1 590 M$ en 2016; \u2022\t1 725 M$ en 2017; \u2022\t1 925 M$ en 2018.Ces investissements se répartissent ainsi : \u2022\tprotection et réhabilitation des éléments d'actifs existants : 4 009 M$ (76,5 %); \u2022\tdéveloppement des infrastructures : 1 231 M$ (23,5 %).L'augmentation des investissements pour le PTI 2016-2018 s'explique principalement par une hausse des investissements consacrés à la protection et à la réhabilitation des éléments d'actifs existants (4 009 M$, comparativement à 3 323 M$ pour le PTI 2015-2017).Le PTI 2016-2018 marque également une croissance importante découlant de la stratégie d'accroissement du PCI, une hausse de l'ordre de 440 M$ par rapport au précédent PTI.Le montant de 720 M$ prévu au présent exercice est réparti\tcomme suit : \u2022\t160\tM$\tpour\t2016; \u2022\t240\tM$\tpour\t2017; \u2022\t320\tM$\tpour\t2018.L'ensemble du paiement comptant des immobilisations au PTI 2016-2018 est en croissance de 55 % en comparaison avec le précédent exercice triennal.Plus de 56 % des investissements sont reliés aux infrastructures routières et souterraines.Investissements dédiés aux arrondissements Les investissements dédiés aux arrondissements passent de 374 M$ pour le PTI précédent à 459 M$ pour le PTI 2016-2018, soit une augmentation de 23 %.Dans le cadre des budgets corporatifs du PTI 2016-2018, des projets et programmes d'appui aux arrondissements sont prévus à hauteur de 682 M$, ce qui porte les investissements dédiés aux arrondissements à un total de 1 141 M$, incluant un montant de 74,7 M$ pour le volet agglomération de l'arrondissement de Ville-Marie.PRINCIPAUX PROGRAMMES ET PROJETS \u2022\tRéfection des artères, pour 258 M$ \u2022\tRéfection du réseau routier local, en complément des efforts des arrondissements, pour 180 M$ \u2022\tProgramme complémentaire de planage-revêtement visant à rapidement améliorer la qualité du réseau routier, pour 170 M$ \u2022\tRéfection des structures routières, afin d'assurer leur sécurité et leur pérennité, pour 61,9 M$ \u2022\tMise à niveau de l'éclairage des rues, pour 50 M$ \u2022\tDéveloppement du réseau cyclable, visant une réalisation annuelle de 50 km d'aménagement cyclable, pour 45 M$ \u2022\tTravaux de réaménagement d'artères routières : -\tréaménagement lié au développement du complexe Turcot, pour 30,9 M$ -\tréaménagement de la Plaza St-Hubert, pour 25,8 M$ -\tréaménagement de l'avenue Papineau, entre de Louvain Est et Crémazie, pour 25,7 M$ -\traccordement du boulevard Cavendish, pour 13,5 M$ -\tréaménagement du secteur Sherbrooke Est, pour 4,5 M$ \u2022\tInvestissements consacrés aux infrastructures de l'eau, pour un total de 1 247,3 M$, notamment : -\t463 M$ pour le programme de renouvellement du réseau secondaire d'aqueduc et d'égout -\t166,3 M$ pour le projet de désinfection par l'ozone des eaux usées -\t119,7 M$ pour les projets de modernisation des six usines de production d'eau potable (Atwater, Des Baillets, Dorval, Lachine, Pierrefonds et Pointe-Claire) -\t75 M$ pour les réservoirs et stations de pompage de Rosemont et de Dollard-Des Ormeaux Subventions gouvernementales 963 M$ 18,4% Activités commerciales de la CSEM {- 181 M$ 3,5 % \u2014 Dépôts de promoteurs et autres 59 M$ 1,1 % Paiements comptant 991 M$ 18,9 % Sources de financement externes 1 203 M$ Programmation deposee 5 240 M$ -\t71,7 M$ pour les travaux sur les ouvrages de rétention Rockfield, William, Lavigne, Leduc et Marc-Aurèle-Fortin -\t67,8 M$ pour des interventions sur le réseau de conduites primaires d'aqueduc \u2022\tPoursuite des travaux d'infrastructures visant à favoriser les investissements privés et la requalification urbaine de plusieurs quartiers : -\tle soutien à la réalisation du projet du Campus Outremont et de ses abords, projet qui comprendra un quartier universitaire et renforcera le rôle de Montréal comme ville de savoir, pour 74,5 M$ -\tla consolidation des efforts déployés dans le secteur de Griffintown, pour 46,5 M$ -\tla requalification urbaine du secteur Namur-Jean-Talon Ouest, pour 30,4 M$ \u2022\tMise à niveau des cours de services des arrondissements en vue d'uniformiser les services sur l'ensemble du territoire et d'améliorer les services aux citoyens, pour 155,7 M$ \u2022\tConception et construction de cinq infrastructures de traitement des matières résiduelles (deux centres de traitement par biométhanisation, deux centres de compostage et un centre pilote de prétraitement) qui entreront en service de 2019 à 2024, pour 126,9 M$ \u2022\tProtection et reconstruction des actifs immobiliers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et du Service de sécurité incendie de Montréal (SSIM), pour 97,3 M$ \u2022\tTravaux de mise aux normes des arénas municipaux, en soutien aux arrondissements, pour 77,3 M$ \u2022\tMise en œuvre de la Stratégie Montréal, ville intelligente et numérique, pour 48,6 M$ D'autres investissements sont prévus pour la ville intelligente : -\t7,6 M$ pour le programme de systèmes de transport utilisant les nouvelles technologies -\t3,3 M$ pour la mise en place du jalonnement dynamique des stationnements, permettant une optimisation des principaux stationnements souterrains \u2022\tAchèvement de la dernière phase du Quartier des spectacles, menant à l'aménagement de l'esplanade Clark, pour 46,9 M$ \u2022\tPoursuite des projets et programmes liés au Plan d'intervention aquatique de Montréal 2013-2025, pour 30,2 M$ \u2022\tPoursuite du réaménagement du square Dorchester et de la place du Canada, pour 25,2 M$ \u2022\tMise en place d'un programme de réfection des terrains de balle de Montréal qui vise à réaliser, en collaboration avec les arrondissements, des projets de mise aux normes et d'amélioration fonctionnelle des terrains de balle, pour 13 M$ \u2022\tPoursuite des efforts en vue de favoriser la création de logements sociaux et communautaires, principalement par des investissements en infrastructures, pour 8 M$ Legs du 375^ anniversaire de Montréal Dans la perspective des célébrations du 375e anniversaire de la fondation de Montréal, en 2017, un budget d'investissement de 329 M$ est prévu au PTI 2016-2018 pour la réalisation de nombreux projets rassembleurs qui laisseront des legs matériels aux citoyens montréalais.\u2022\tAménagement du parc Jean-Drapeau en parc urbain unique, tout en renforçant sa vocation de destination récréotouristique d'envergure internationale, pour 66,6 M$ \u2022\tRéaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest, de Mansfield à De Bleury, pour 48,5 M$ \u2022\tAménagement de promenades urbaines fleuve-montagne, pour 35,8 M$ \u2022\tRéaménagement de l'autoroute Bonaventure, visant à doter le centre-ville d'une entrée prestigieuse et conviviale, pour 33,3 M$ \u2022\tRequalification des abords de l'autoroute Ville-Marie (création d'un lieu public identitaire aux abords de la station de métro Champ-de-Mars) et réaménagement de la place Vauquelin, pour 30,5 M$ \u2022\tAménagement d'une partie d'un parc urbain au complexe environnemental de Saint-Michel (dont les 153 hectares seront entièrement accessibles à la population d'ici 10 ans), pour 29,2 M$ \u2022\tRéaménagement du square Viger, visant à redonner accès au premier square public de Montréal pour tous les Montréalais, pour 28 M$ \u2022\tRenouvellement de l'expérience du Biodôme, pour 18,7 M$ \u2022\tExpansion du musée Pointe-à-Callière (phase 2 de la Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal - mise en valeur des vestiges du fort de Ville-Marie et du château de Callière), pour 17,9 M$ \u2022\tActivités dédiées aux arrondissements pour le 375® anniversaire de Montréal, pour 7,5 M$ \u2022\tRéaménagement du carrefour Pie-IX-Sherbrooke (création d'un nouveau parc qui accueillera l'œuvre d'art offerte par la ville de Québec pour souligner le 375' anniversaire de Montréal), pour 6,9 M$ \u2022\tMise en place du parcours Escales découverte du mont Royal, pour 5,5 M$ Montréal LE DEVOIR, LE MERCREDI 2 DECEMBRE 2015 A 7 ACTUALITES ETUDE La langue maternelle laisse une empreinte cérébrale Les enfants adoptés sont stimulés par l\u2019écoute de leur langue natale, même s\u2019ils ont cessé d\u2019y être exposés PAULINE GRAVEL Le cerveau des enfants chinois ayant été adoptés par des familles francophones analyse les sonorités de la langue française différemment de celui des unilingues francophones de souche, mais de façon similaire à celui des bilingues en chinois et français.Cette découverte réalisée par des chercheurs de l\u2019Université McGill et qui est publiée dans la revue Nature Communications démontre que l\u2019exposition à sa langue maternelle après la naissance laisse des traces indélébiles dans le cerveau, et ce, même si cette langue n\u2019a été entendue que quelques mois avant de disparaître complètement de l\u2019environnement de l\u2019enfant.«Durant la première année de vie, le cerveau de l\u2019enfant est prédisposé à accumuler et entreposer des informations de base sur les sons de la langue qu\u2019il entend autour de lui.Cela permet aux bébés d\u2019apprendre à reconnaître les sons qui sont importants dans leur langue maternelle», explique Lara Pierce, doctorante à l\u2019Université McGill et première auteure de l\u2019article.Durant cette première étape du développement du langage, des représentations neuronales de ces sons sont établies dans le cerveau.Les chercheurs de McGill ont démontré dans une étude antérieure que ces représentations persistent dans le cerveau même si les enfants délaissent leur langue maternelle pour en apprendre une autre.Ils ont en effet observé que le cerveau des enfants chinois ayant été adoptés par des familles francophones réagissait de la même façon que celui d\u2019enfants chinois parlant également le français quand ils entendaient des sons chinois.«L\u2019écoute de ces sons induisait l\u2019activation de la circonvolution temporale supérieure gauche qui est impliquée dans le traitement des langues tonales, comme le chinois», précise M\u201c® Pierce.MANU FERNANDEZ ARCHIVES ASSOCIATED PRESS «Nos résultats ne permettent pas d\u2019affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un avantage [pour les adoptés] qui faciliterait l\u2019apprentissage d\u2019une autre langue », nuance la chercheuse Laura Pierce.Cette fois, les chercheurs ont voulu savoir si l\u2019exposition à sa langue maternelle, si brève soit-elle, influençait aussi la façon dont le cerveau traitait les sons d\u2019une autre langue apprise plus tard dans la vie.Pour ce faire, ils ont fait appel à l\u2019imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour examiner l\u2019activité du cerveau de trois groupes d\u2019enfants âgés de 10 à 17 ans.Les sujets du premier groupe étaient nés et avaient grandi dans des familles unilingues francophones.Ceux du deuxième groupe avaient été adoptés de Chine dans une famille francophone avant l\u2019âge de trois ans, et ensuite n\u2019avaient entendu et parlé que le français.Les adolescents du troisième groupe appartenaient â des familles chinoises, ils avaient appris le français au même moment que les sujets adoptés et ils continuaient â parler les deux langues.Activité cérébrale Pendant qu\u2019on enregistrait l\u2019activité de leur cerveau, les participants devaient reconnaître des sons (deux syllabes) de la langue française.Tous les participants ont très bien réussi la tâche, mais c\u2019est l\u2019activité cé- PROCES GUY TURCOTTE Pas de verdict après le deuxième jour des délibérations STEPHANIE MARIN à Saint-Jérôme Le jury a poursuivi ses délibérations et a posé sa première question au juge mardi au procès de Guy Turcotte, accusé du meurtre prémédité de ses deux jeunes enfants, Olivier et Anne-Sophie.Les 11 jurés ont entamé cette étape ultime du procès lundi après-midi après avoir reçu les instructions du juge André Vincent, qui préside le procès.Ils ont été immédiatement placés en confinement.Ils dorment â l\u2019hôtel et n\u2019auront aucun contact avec l\u2019extérieur jusqu\u2019à ce qu\u2019ils rendent un verdict pour ce double meurtre commis le 20 février 2009.Mardi, les jurés ont formulé une première demande au juge.Ils souhaitaient obtenir copie de deux articles du Code criminel, celui qui porte sur le meurtre et l\u2019article 16, qui définit la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux et énumère les critères juridiques.Le juge Vincent, de la Cour supérieure, a accédé â leur demande pour l\u2019article 16, mais pas pour celui du meurtre qui prévoit l\u2019imposition des peines, ce qui ne relève pas du jury.Quatre verdicts possibles Le juge leur avait expliqué lundi qu\u2019ils ont le choix entre quatre verdicts : non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, meurtre au premier degré (prémédité) , meurtre au second degré (non prémédité) et homicide involontaire.Le jury peut poser des questions au juge tout au long des délibérations et lui demander de clarifier ses directives.L\u2019ex-cardiologue de 43 ans a plaidé non coupable aux deux accusations de meurtre.Il a présenté une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.Si Guy Turcotte est reconnu non criminellement responsable, il prendra le chemin de l\u2019Institut psychiatrique Philippe-Pinel.Dans les autres cas, il se retrouvera derrière les barreaux: le meurtre au premier ou au deuxième degré entraîne une peine de prison â vie.Il ne peut être libéré avant 25 ans s\u2019il est condamné pour meurtre prémédité, et peut-être un peu plus tôt dans le cas d\u2019un meurtre non prémédité, puisque le juge bénéficie d\u2019une certaine discrétion.Dix à quinze ans Dans ces deux cas, le temps déjà purgé par l\u2019accusé doit être déduit de la peine.Ici, il s\u2019agit de 27 mois.Le Code criminel ne prescrit pas de peine minimale ni maximale pour l\u2019homicide involontaire, mais il s\u2019agit souvent d\u2019une peine de prison de dix â quinze ans.Guy Turcotte attendait son verdict mardi au palais de justice de Saint-Jérôme.Son exconjointe et mère des deux enfants, Isabelle Gaston, y a aussi été aperçue mardi matin.Elle n\u2019a autrement pas assisté au procès, sauf lorsqu\u2019elle a témoigné, et aussi pour entendre la plaidoirie de la Couronne.Le jury a fait savoir qu\u2019il allait délibérer tous les jours de 9 h 30 â 17 h.Le verdict peut tomber â tout moment.La Presse canadienne rébrale générée qui a différé entre les groupes.Chez les unilingues francophones qui n\u2019avaient jamais été exposés au chinois, toutes les régions cérébrales impliquées dans le traitement des sons associés au langage étaient activées, soit la circonvolution frontale inférieure gauche et l\u2019insula antérieure.Chez les adolescents bilingues (français et chinois), de même que chez les adoptés uni- lingues francophones qui n\u2019avaient plus été exposés â leur langue maternelle chinoise depuis leur adoption, l\u2019activation de ces mêmes régions cérébrales était nettement moindre, mais elle s\u2019accompagnait de celle de régions habituellement associées â des tâches de mémoire non verbale, â l\u2019attention et au contrôle cognitif.Ces résultats suggèrent donc que «les adolescents ayant été exposés au chinois durant leur petite enfance traitent le français d\u2019une façon différente des unilingues francophones depuis leur naissance, et qu\u2019ils font appel à des systèmes neuronaux différents pour atteindre le même niveau de performance», explique M\u201c® Pierce.Des bénéfices?«Ils fournissent ainsi des signes évidents que des représentations neuronales acquises durant les tout premiers stades de développement de l\u2019enfant sont maintenues au cours du temps, et ce, même en l\u2019absence d\u2019une exposition continue à la source d\u2019information.Et que ces patrons neuronaux ont un impact sur le traitement des sons d\u2019une autre langue apprise ultérieurement», expliquent les auteurs de l\u2019article.«Nos résultats ne permettent pas d\u2019affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un avantage [pour les adoptés] qui faciliterait l\u2019apprentissage d\u2019une autre langue.Mais il y a plusieurs études visant à identifier les bénéfices qu\u2019apporte le fait d\u2019être bilingue qui ont mis en évidence certains avantages de ce genre.Mais il nous faut effectuer d\u2019autres études pour le confirmer», prévient la jeune chercheuse.Le Devoir Attentats à Boston; l\u2019avocat de Tsarnaev demande un nouveau procès Boston \u2014 Les avocats de l\u2019un des auteurs des attentats au marathon de Boston en 2013 demandent â un juge la tenue d\u2019un nouveau procès.Dzhokhar Tsarnaev a été reconnu coupable et condamné â la peine de mort pour son rôle dans les attaques qui ont causé la mort de trois personnes.Les avocats de Tsarnaev ont plaidé devant un juge, mardi, qu\u2019un récent jugement de la Cour suprême remettait en question 15 des 30 chefs d\u2019accusation qui pesaient contre lui.La défense argue que les jurés ont tenu compte de ces chefs lorsqu\u2019ils ont rendu leur verdict sur la peine de mort.Selon eux, Tsarnaev devrait donc subir un nouveau procès et un nouveau processus de détermination de la peine.Les avocats de la défense admettaient que Tsarnaev avait commis le crime avec son frère, Tamerlan, mais ils soutenaient que son aîné avait tout orchestré et que le cadet ne devrait pas écoper de la peine capitale.Tsarnaev n\u2019était pas en cour, mardi.Le juge George O\u2019Toole fils n\u2019a pas immédiatement rendu sa décision.Associated Press AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 26 novembre 2015, a adopté les règlements suivants : RCG 15-082 Règlement\tsur\tles subventions relatives à la revitalisation des rues commerçantes (Programme Réussir@Montréal - commerce) et abrogeant le Règlement sur les subventions relatives à la revitalisation des secteurs commerciaux (Programme Réussir@Montréal - commerce) (RCG 07-028) RCG 15-083 Règlement\tsur\tles subventions relatives à la revitalisation des secteurs commerciaux faisant l'objet de travaux majeurs d'infrastructure (Programme Réussir@Montréal - artère en chantier) RCG 06-053-2 Règlement modifiant le Règlement sur le traitement des membres du conseil d'agglomération et des membres des commissions du conseil d'agglomération (RCG 06-053) L'objet du règlement est porter de 100 $ à 250 $ le montant de la pénalité pour absence sans motif et de prévoir de nouvelles circonstances où l'absence du membre du conseil ne doit pas être pénalisée.RCG 15-084 Règlement intérieur du conseil d'agglomération sur la délégation de pouvoirs du conseil d'agglomération au comité exécutif en matière d'aménagement et d'urbanisme Ce règlement délègue l'examen de la conformité des règlements au schéma d'aménagement et de développement ainsi que les demandes de prolongation de délai en vertu de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.Il abroge aussi le règlement 02-080 pour ce qui relève de la compétence du conseil d'agglomération.Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 29 octobre 2015, a adopté le règlement suivant : RCG 13-004-1 Règlement modifiant le Règlement du conseil d'agglomération sur les délégations relatives au Règlement sur la mesure de la consommation de l'eau dans les bâtiments utilisés en partie ou en totalité à des fins non résidentielles (RCG 07-031) (RCG 13-004) L'objet est de remplacer les grilles tarifaires par un renvoi au Règlement concernant la quote-part tarifaire pour la fourniture de compteurs et la réalisation des activités déléguées afférentes (RCG 13-005).Ce règlement prend effet le 1er janvier 2016.Tous les règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ces règlements sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, à compter de la date de leur entrée en vigueur, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements.Montréal, le 2 décembre 2015 Le greffier de la Ville, M\" Yves Saindon AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE lOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.iedevoir.com/senrices-et-annonces/appeis-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com La suite des avis se trouve en page A 6 Appels d'offres Montréal Direction générale adjointe -Services institutionnels Service de l'approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d'offres : 15-14935 Descriptif : A54 - Eourniture et livraison de bollards de protection, en fonte ductile noir Date d'ouverture : 6 janvier 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Chèque visé) Renseignements : Eddy Dutelly, agent d'approvisionnement : 514 872-5253 Appel d'offres : 15-14851 Descriptif : A57 - Eourniture et installation de quatre (4) grues-tarières et de quatre (4) carrosseries de service sur des châssis fournis par la Ville Date d'ouverture : 11 janvier 2016 Dépôt de garantie : 5 % (Cautionnement et/ou chèque visé) toute forme de garantie accepté Renseignements : Julie Leblanc, agente d'approvisionnement: 514 872-1040 Appel d'offres : 15-14951 Descriptif : SIM - Caméra à imagerie thermique Date d'ouverture : 21 décembre 2015 Dépôt de garantie : 10000 $, Cautionnement et/ou chèque visé Renseignements : Roxana D.Racasan Oancea, agente d'approvisionnement : 514 872-6717 Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 15-14810 Descriptif : Services professionnels spécialisés en technologies de l'information pour le projet Cour municipale numérique Date d'ouverture : 11 janvier 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Claude Eloule, agent d'approvisionnement : 514 872-52828 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter de 30 novembre 2015 Appel d'offres : 15-14731 Descri ptif : S ervices professionnels en surveillance des travaux et en contrôle qualitatif des matériaux Date d'ouverture : 6 janvier 2016 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Pierre L'Allier, agent d'approvisionnement : 514 872-5359 Appel d'offres : 15-14887 Descriptif : Services professionnels spécialisés en solution bureautique et de collaboration pour le projet bureau de demain Date d'ouverture : 11 janvier 2016 Dépôt de garantie : Aucun Appel d'offres : 15-14889 Descriptif : Services professionnels spécialisés en solution Oracle pour le projet Approvisionnement III Date d'ouverture : 11 janvier 2016 Dépôt de garantie : Aucun Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 2 décembre 2015 Les personnes et les entreprises intéressées parce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l'Elôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 2 décembre 2015 Le greffier de la Ville M'Yves Saindon Avis est par les présentes donné que, suite au décès de Claude DESLIÈRES en son vivant domicilié au 306-390, rue du Bord-de-l'eau, Longueuil (Québec) J4H 3Z4, survenu le 3 août 2015, un inventaire des biens a été fait par le liquidateur, le 30 novembre 2015, devant Charles LEROUX, notaire conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté en l'étude du notaire susdit, au 65, rue Rabastalière Ouest, Saint-Bruno-de-Montarville, (Québec), J3V 1Y7, pendant les heures normales d'ouverture.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04-024607-152 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) JACQUES MERCIER, Demandeur 0.CLAIRE CHENIER, Défenderesse ISABELLE MERCIER, Et L'AGENCE DE REVENU DU QUÉBEC Et PRQCUREUR GÉNÉRAL DU QUÉBEC Mis-en cause ASSIGNATIQN (139 C.p.c.) Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Longueuil une requête introductive d'instance en modification des mesures accessoires au divorce (annulation de la pension alimentaire, annulation des arrérages de pensions alimentaires et ordonnance de sauvegarde).Une copie de cette requête et de l'avis du défendeur ont été laissés à l'intention de la partie défenderesse, au greffe du Tribunal, au Palais de justice de Longueuil situé au 1111, boul.Jacques-Cartier Est.Soyez avisé que la requête introductive d'instance sera présentée pour décision devant le Tribunal le 12 janvier 2015, à 9 heures, en la salle 1.17 du Palais de justice de Longueuil.Longueuil, ce 25/11/2015 Julie Catalord GREFFIER AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NQM Prenez avis que Julia Violet Gobby dont l'adresse du domicile est le 9334, Olivier-Maurault, Montréal, Québec, FI2M2FI5, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Julia Violet De Riggi.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 15 octobre 2015 par Julia Gobby Julia Gobby Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Xavier Duthoit dont l'adresse du domicile est le 4915, avenue Glencairn, Montréal, Québec, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Xavier Èlisseeff.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 27/11/15, par Xavier Duthoit.Xavier Duthoit La pauvreté ne disparaîtra pas d\u2019elle-même.Faites un don 1-877-488-4222 www.ArmeeduSalut.ca Un don d\u2019espoir pour la vie AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Pour soutenir l'effort quotidien des persdNies 3 dystrophie musculair beaucoup que de IL FAUT UNE ACTION, UNE ACTION MUSCLÉE ! AM Dystrophie musculaireCanada uns action musc^ 1.800.567.2236 www.mLscle.ca L'ENGAGEMENT À LONG TERME VOUS FAIT PEUR?Soyez famiiie d'accueil! La Société pour la Prévention contre la Cruauté envers les Animaux (SPCA) recherche des familles d'accueil pour héberger à court terme chiens, chats, lapins et autres animaux sympathiques jusqu'à ce qu\u2019ils puissent être placés pour l\u2019adoption.Le service de soins vétérinaires est disponible en échange d'une contribution minime.La nourriture et l'équipement peuvent également être fournis.L\u2019hébergement peut durer quelques jours ou plusieurs mois.Pour en savoir plus sur le programme des familles d\u2019accueil de la SPCA, visitez wwnupeamontrealxom ou téléphonez au 514.735.2711, poste 2237.Allô prof : des services GRATUITS d'aide aux devoirs offerts à la grandeur du Québec! Montreal (514) 527-3726 A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2015 EDITORIAL COP21 ET LE CANADA Rattraper son retard Le premier ministre Trudeau a fait belle figure à l\u2019ouverture du sommet de la C0P21.Ayant annoncé que le Canada est de retour pour apporter sa contribution à la lutte contre les changements climatiques, il lui reste le plus dur à faire.Adopter un plan de réduction des GES pour le Canada s\u2019avérera tout aussi difficile qu\u2019à l\u2019échelle planétaire.L Bernard Descôteaux e Canada s\u2019est présenté à Paris non avec un engagement ferme, mais avec la simple promesse de faire plus et mieux qu\u2019il n\u2019a fait jusqu\u2019ici en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).Une promesse bien reçue qu\u2019il entend concrétiser avec le concours des provinces au cours des trois prochains mois.Pour accoucher d\u2019un plan d\u2019action, plusieurs difficultés sont à surmonter.Le premier obstacle est le retard pris en raison de l\u2019inaction du gouvernement Harper.Les cibles qu\u2019il avait fixées pour la réduction de GES étaient plus que modestes: 17% pour 2020, objectif qui, cela est certain, ne sera pas atteint; et 30% d\u2019ici l\u2019année 2030.En apparence, ces cibles correspondaient à celles adoptées par plusieurs autres pays développés, mais l\u2019effort était loin d\u2019être aussi grand qu\u2019il y semblait puisque l\u2019année de référence choisie pour la réduction proposée était 2005 plutôt que 1990, qui est le point de départ convenu.La réalité est que la cible de 30% pour 2030 correspondait à une réduction de 14% des émissions de GES, ce qui, selon les mots du premier ministre Trudeau, constitue une cible « plancher » qu\u2019il est possible de bonifier.Il n\u2019a jamais voulu préciser toutefois ce qui serait à ses yeux une cible ambitieuse.Pour un pays comme le Canada, qui dis-t ^ ^ pose de ressources que bien d\u2019autres pays n\u2019ont pas, ce serait se dérober à ses responsabilités A \u2014, que de ne pas chercher à atteindre un vrai 30%.^ deuxième difficulté sera d\u2019arriver à conci-\u2014y.i* ijgj.igg stratégies déployées par les provinces, qui sont loin d\u2019être toutes au diapason.Devant le laisser-faire du gouvernement fédéral, certaines ont adopté des politiques ambitieuses, comme le Québec, qui entend réduire ses émissions de GES de 37,5% d\u2019ici 2030 sous le niveau de 1990.D\u2019autres ont croisé les bras, telles la Saskatchewan et l\u2019Alberta, qui attendaient qu\u2019Ottawa agisse.Les déclarations faites à Paris par les premiers ministres de la Saskatchewan et du Québec nous donnent la mesure du défi que représentera l\u2019adoption d\u2019un plan d\u2019action commun aux provinces et au gouvernement fédéral.Le premier.Brad Wall, ne cache pas sa crainte que «les engagements du Canada mettent à genoux l\u2019économie de l\u2019Ouest».Sa province est la plus grande émettrice de GES et son économie est très dépendante des énergies fossiles.Le deuxième, Philippe Couillard, craint à l\u2019inverse qu\u2019on en demande plus à sa province, qui a déjà fait beaucoup.Aux provinces les plus polluantes de faire leur effort.Le retard pris par le Canada est le résultat de la volonté du gouvernement Harper de ne pas mettre à genoux l\u2019économie canadienne.Qn ne peut ignorer totalement l\u2019argument économique, et le gouvernement Trudeau y est sensible, comme le montre son appui à la construction de pipelines qui permettront à la Saskatchewan et à l\u2019Alberta de continuer à développer les sables bitumineux et donc à produire davantage de GES.Personne ne veut sacrifier la croissance économique, mais il est certain qu\u2019il y aura des sacrifices à faire.Certains devront mettre les bouchées doubles.Il faudra trouver le juste équilibre entre l\u2019ancienne et la nouvelle économie.À Paris, Justin Trudeau invitait les leaders du monde à «surmonter les anciennes divergences pour conclure un accord ambitieux et significatif».Si les mots ont un sens, c\u2019est ce qu\u2019il cherchera à faire à l\u2019échelle canadienne en ne laissant pas sa volonté se diluer devant les résistances des uns et des autres.COP21 Posture indienne Guy Taillefer es pays riches ont l\u2019obligation légale d\u2019aider les pays en développement à juguler le réchauffement climatique, stipule la Convention-cadre des Nations unies adoptée à Rio en.1992.Il se trouve, près de 25 ans plus tard, que cette question demeure l\u2019un des principaux obstacles à la conclusion d\u2019une entente internationale sur le climat qui soit véritablement porteuse de progrès.En ce sens, le premier ministre de l\u2019Inde, Narendra Modi, qui s\u2019est présenté à Paris en champion des pays pauvres, a raison de se montrer d\u2019entrée de jeu intraitable sur cette question, vu les responsabilités historiques du monde industrialisé dans la calamité climatique en devenir, et de défendre, par conséquent, le droit des pays du Sud de se développer économiquement en continuant d\u2019avoir recours aux énergies fossiles.Le fait est que le Ponds vert pour le climat créé à Copenhague en 2009 prévoyait un montant de 100 milliards pour aider les pays en développement à faire la transition vers des énergies plus propres et faire face aux impacts du réchauffement climatique.À ce jour, ce fonds n\u2019a été approvisionné qu\u2019aux deux tiers.Il coule de soiuce que les pays riches doivent en faire beaucoup plus poiu accompagner le développement durable du Sud.Cela dit, M.Modi a beau jeu de bomber le torse sur la scène internationale, comme il plaît toujours à l\u2019opinion publique indienne, à droite comme à gauche, de voir l\u2019Inde tenir tête aux Etats-Unis et à l\u2019Europe, par vieux réflexes antioccidentaux.Il faut préciser ensuite que le droit au développement que soutient M.Modi revient, poiu ainsi dire, à défendre celui de développer l\u2019Inde n\u2019importe comment.L\u2019homme est un néolibéral bon teint dont le projet politique se résume pour l\u2019essentiel à enrichir une minorité en comptant que la croissance du PIB créera des emplois et rejaillira par ruissellement siu les classes moyennes.Il est loin de défendre l\u2019idée d\u2019une économie soucieuse de redistribuer la richesse.Il était donc agaçant de le voir à Paris défendre l\u2019intérêt national au nom des centaines de millions d\u2019indiens qui vivent dans la pauvreté, alors qu\u2019ils sont en vérité laissés de côté par son approche économique.Non plus que M.Modi ait manifesté une sensibilité environnementale très aiguisée depuis qu\u2019il a été élu en mai 2014.Le tout à la croissance capitaliste qui anime les élites fait que l\u2019air de Delhi est devenu plus irrespirable que celui de Pékin.Mieux gérés seraient les besoins en charbon si l\u2019État faisait un effort pour rénover le système complètement désuet de distribution de l\u2019électricité.Qù est sa volonté politique de rebâtir les réseaux d\u2019aqueduc et dépolluer les rivières?Vrai que l\u2019Qccident a ses responsabilités.M.Modi a aussi les siennes.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET RCnAuD UCWANCf.^ ^RoŸoÇ pu iNtiRECTS - VERHEMînT B-AiVVcTTf LETTRES La conscience solidaire ! Cher modèle qnébécois ! Messieurs Coderre et Dorais, En tant que citoyen de Montréal, je partage pleinement la décision d\u2019accueillir des réfugiés.Au même titre, je suis profondément indigné de l\u2019indécence dont vous faites preuve l\u2019un et l\u2019autre quant à la rému-nération offerte à monsieur Dorais.1800 dollars par jour! Au nom de quoi pouvez-vous justifier une telle somme ?Certes l\u2019expérience de ce dernier est indéniable, mais elle ne peut servir de prétexte à un tel excès, quels que soiqnt les arguments ajoutés pour l\u2019expliquer.A titre de comparaison, laissez-moi vous dire que l\u2019expérience des gens qui oeuvrent dans le communautaire et qui interviennent chaque jour auprès des nouveaux arrivants est tout aussi pertinente que celle de monsieur Dorais.Mais pour celles et ceux qui s\u2019y dévouent le salaire maximum se situe autour de 15dollars l\u2019heure! Venez donc, l\u2019un et l\u2019autre, passer une journée avec ces gens-là.Peut-être prendrez-vous la mesure du manque de respect dont vous faites preuve à leur égard.J\u2019ajouterai qu\u2019en ce qui vous concerne, monsieiu Dorais, vous qui bénéficiez d\u2019une retraite aisée, votre manque de conscience solidaire n\u2019est pas à votre honneur et discrédite votre engagement.Vous auriez pu, à tout le moins, refuser un tel cadeau.[.]! Jacques Pasquet Le 30 novembre 2015 Lorsque nos intellos si dogmatiques du gouvernement québécois actuel ont coupé le budget du parc linéaire Le P\u2019tit Train du Nord, ils n\u2019ont pas coupé 10 ou 15%, ils en ont coupé 100%.Cela, peu importe l\u2019importance stratégique de cette infrastructure pour l\u2019ensemble de l\u2019industrie touristique des Laurentides et sans égard pour le risque de voir se transformer en perte les énormes investissements passés.Quels économistes, ces libéraux! De là ma proposition d\u2019approcher l\u2019entreprise privée pour mettre pleinement en va-leiu cette infrastructure unique de plus de 225 kilomètres où l\u2019on pourrait lancer plusieurs compétitions uniques au monde.Tim Hortons et McDonald\u2019s trouveraient sûrement mieux à faire avec ces gares, qui constituent souvent le centre de ces villages et qui pourraient simultanément remplir plus d\u2019une vingtaine de fonctions et services dont ces villages sont souvent dépourvus.Qn changerait un mal pour un bien! Mais quelle horreiu ; faire appel à l\u2019entreprise privée ! Jamais, une telle approche serait contraire à notre cher modèle québécois! Nos glorieux élus locaux ont préféré fixer à quelque 100 dollars par personne l\u2019accès au parc linéaire Le P\u2019tit Train du Nord.[.] Pierre Gingras Prévost, le 30 novembre 2015 René et PET, Justin et Péladeau Le prénom et le nom.Ils ont aujourd\u2019hui une importance différente.René incarnait l\u2019aspiration à l\u2019autonomie du peuple québécois, PET, sa répression.Aujourd\u2019hui, Justin et Péladeau s\u2019équivalent.Ils sont aussi inconsistants l\u2019un que l\u2019autre.Et vogue le Canada sur son erre d\u2019aller.Et sombre le Québec dans sa pitoyable aliénation.Autre temps, autre réalité ! PET et René s\u2019affrontaient sur les problèmes majeurs des avenirs du Canada et du Québec dans et hors de la Eédération.Justin et Péladeau se concurrencent dans l\u2019orgie ad nauseam des selfies et autres pages Pacebook.Ils encombrent ainsi le présent, pour mieux noyer le passé et se déresponsabiliser de l\u2019avenir.Bref, aujourd\u2019hui comme hier, le peuple demeure le grand absent des joutes politiques.Paute d\u2019être mobilisé pour mener une lutte libératrice de ses dépendances nationale et sociale, il se laisse séduire par le flamboyant Justin, en attendant sans impatience que Péladeau ait mangé ses croûtes.Andrée Ferretti Ecrivaine Brigham, le 30 novembre 2015 LIBRE OPINION Occident-Arabie Saoudite : flirts dangereux KARIM AKOUCHE Écrivain «Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres» \u2014 Antonio Gramsci «Quand il s\u2019agit d\u2019argent, tout le monde est de la même religion.» Cette citation de Voltaire résume parfaitement les paradoxes qui tourmentent notre époque.Pourra-t-elle expliquer la relation contre nature qu\u2019ont les démocraties occidentales avec les monarchies du Golfe?Les premières n\u2019ont rien à voir avec les secondes.Du moins, en apparence.Car, en termes de valeurs, elles n\u2019ont pas grand-chose en commun.L\u2019Allemagne est dirigée par une femme ; or les femmes saoudiennes n\u2019ont même pas le droit de conduire.A Amsterdam, on célèbre le mariage des homosexuels ; à Djeddah, on les lapide.Les Européens sont libres de croire ou de ne pas croire, tandis qu\u2019en Arabie Saoudite, ceux qui osent renoncer à l\u2019islam sont jetés en prison ou carrément exécutés.Paris a exclu Dieu des affaires de la cité, tandis qu\u2019Allah niche dans les moindres recoins du royaume wahhabite.En Décident, on célèbre la rai- son, alors que dans ces monarchies on étouffe l\u2019esprit critique.L\u2019Histoire nous apprend qu\u2019un pacte, baptisé Quincy, a été signé en 1945 entre Eranklin Roosevelt et Ibn Saoud, lequel pacte a été renouvelé par George W.Bush en 2005.Pour des intérêts géostratégiques et bassement économiques, les Américains s\u2019allient avec la famille Saoud et lui garantissent, en échange, la protection contre l\u2019Iran et les menaces extérieures.Les démocraties libérales et les monarchies du Golfe partagent une dangereuse passion : l\u2019amour infini du dieu Argent.La civilisation est avant tout un ensemble de valeurs telles que la liberté, la justice sociale, l\u2019égalité homme-femme, l\u2019éducation.En mettant l\u2019argent au-dessus de ces valeurs, les démocraties libérales font perdre leur âme aux peuples qui les composent et les vident de leur identité singulière.Le libéralisme déteste les frontières.Il produit des êtres creux et artificiels qui flottent au gré des vents capitalistes.Il se fout des langues, des coutumes, des pays, des hommes.bref, de l\u2019humain.Son seul but : faire un maximum de profits.La mondialisation a donné naissance à deux capitalismes : le capitalisme sec et le capitalisme vert.Le premier est le libéra- lisme de Wall Street.Il souhaite remplacer le citoyen par un consommateur carnassier et cynique.Le second est vert (mais pas écologique).Il est dopé à coups de pétrodollars par des enturbannés arriérés et obscènes.Le citoyen n\u2019y a pas droit de cité.H est écrasé par le croyant.En un mot, le capitalisme sec et le capitalisme vert se liguent contre le citoyen libre.Parrainés par les États-Unis et leurs alliés, l\u2019Arabie Saoudite et le Qatar propagent sans complexe le salafisme à travers les sociétés occidentales.Leurs séides infiltrent les institutions internationales, financent des centres islamiques et des chaires de recherche dans les grandes universités, corrompent les dirigeants occidentaux, achètent le silence des élites politiques et médiatiques.Le capitalisme sauvage exacerbe l\u2019individualisme en Qccident.L\u2019individualisme, quant à lui, crée des solitudes.Les solitudes engendrent de grandes misères, lesquelles profitent aux islamistes qui n\u2019hésitent pas à recruter les marginaux et les déshérités dans le but de bâtir leur califat mondial.En bout de course, l\u2019Qccident perdra ses valeurs.Sa cupidité détruira sa civilisation.Le dieu Argent sera chassé par le Dieu de l\u2019islamisme. LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2015 A 9 IDEES L JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gaétan Barrette réduit la productivité des médecins à la simple multiplication des actes, peu importe leur qualité, lem* pertinence ou leur répartition géographique.Médecins debout ! Vous n\u2019êtes pas des divas ! Sinon, c\u2019est clair : la médecine au Québec va redevenir une « business » HELENE LECLERE Médecin enseignant retraitée, Université Laval aétan Barrette et Philippe GCouillard tiennent en très haute estime les médecins, surtout les médecins spécialistes.Pour eux, ce sont des divas, de sorte qu\u2019ils n\u2019ont pas de prix! Pourtant, tous les médecins que je connais ne se prennent pas pour des di-vas, et même, ils s\u2019estiment encore privilégiés d\u2019exercer ce beau métier.Privilégiés d\u2019avoir été admis en médecine, alors que d\u2019autres, aussi bons qu\u2019eux, ne l\u2019ont pas été.Privilégiés d\u2019avoir fait des études passionnantes.Privilégiés d\u2019avoir fait leur formation clinique en milieu réel de soins, et très correctement rémunérés ; aucune autre formation professionnelle n\u2019offre de telles conditions de formation pratique.Privilégiés d\u2019avoir une garantie d\u2019emploi à la fin de leurs études.Privilégiés, particulièrement les spécialistes, d\u2019avoir accès à des appareillages dispendieux dans les établissements de soins.Enfin, privilégiés d\u2019exercer leur profession comme entrepreneurs indépendants, mais sans risque, avec une clientèle captive, assurée, peu critique et reconnaissante.Comme si ce n\u2019était pas assez, vous avez le délicat privilège de gérer en partie la demande d\u2019actes, et en totalité l\u2019offre de soins.Pensez-y ! Enfin, du point de vue fiscal, vous pouvez réduire votre taux d\u2019imposition en vous incorporant, comme le font d\u2019autres professionnels d\u2019ailleurs, de planifier le moment et la du^'ée de vos vacances.À propos des 416 milbons de dollars de dépassement des coûts non budgétisés, M.Barrette clame haut et fort que cette augmentation de la rémunération reflète une augmentation de leur productivité.Ce faisant, il réduit la productivité des médecins à la simple multiplication des actes, peu importe leur qua-bté, leur pertinence ou leur répartition géographique.De plus, personne n\u2019évoque les coûts encore plus importants que ces actes génèrent inévitablement dans le système de soins, en termes de personnel et d\u2019investigation.Cette approche est tout à fait conforme avec l\u2019idéologie du gouvernement actuel.C\u2019est d\u2019ailleurs ce même genre d\u2019arguments que notre premier ministre et son ineffable ministre de la Santé ont utibsé pour glorifier un collègue député ministre qui, dans ses temps libres d\u2019élu, avait inscrit sur sa liste plus de mille nouveaux patients.Cette productivité, M.Barrette, est suspecte; on peut J\u2019ai du chagrin de vous voir porter le fardeau de ce cadeau empoisonné que ces messieurs ont mis sur vos épaules voir les propriétaires de cliniques privées se frotter les mains! «Non, non, Docteru! Ne gaspillez pas de temps au téléphone poru donner le résultat des tests ! faites plutôt revenir le patient! » Allô, productivité.Chers collègues, voulez-vous vraiment embarquer dans cette galère ?Bien que retraitée, je me sens concernée, et j\u2019ai du chagrin de vous voir porter le fardeau de ce cadeau empoisonné que ces messieurs ont mis sur vos épaules.Je sais que bon nombre d\u2019entre vous sont encore ahuris de voir la manne qui est tombée dans leur poche depuis les négociations Barrette, président de la EMSQ.Vous avez laissé faire, car la tentation est grande de se taire, quand le groupe sert de paravent.Mais vous n\u2019avez pas vu venir l\u2019opprobre et la transformation insidieuse de notre profession que cela laissait présager.Maintenant, c\u2019est clair.La médecine au Québec va redevenir une « business », et je ne crois pas que vous serez heureux d\u2019exercer dans ce contexte, en laissant sur le bord du chemin les plus mal pris.De grâce, debout, et reprenez les rênes de votre vie professionnelle comme vous l\u2019avez rêvée en choisissant la médecine, en symbiose avec la population.PKP, l\u2019indépendance et les frontières Soyons ouverts à d\u2019éventuelles négociations Une véritable négociation se fait sans a priori PIERRE LINCOURT Montréal n a fait grand cas de l\u2019hésitation de Pierre Karl Péladeau à reprendre devant les journalistes le mantra de l\u2019indivisibilité du territoire québécois au dernier Conseil national du Parti québécois lorsqu\u2019il a été interrogé au sujet de l\u2019issue possible de négociations territoriales avec les Autochtones advenant l\u2019indépendance du Québec.Si l\u2019ouverture dont M.Péladeau a alors fait preuve s\u2019appuie sur une démarche sérieuse et des convictions fermes et qu\u2019elle concerne l\u2019ensemble du mouvement indépendantiste québécois, elle aura une portée historique, bien plus grande que sa prétendue gaffe devant quelques journalistes à la recherche de la petite bête noire.En effet, la question autochtone a toujours été une épine dans le pied des indépendantistes.Qr, c\u2019est la première fois qu\u2019une ouverture aussi grande est faite ; vu les répercussions qu\u2019elle pourrait avoir sur le processus d\u2019accession à l\u2019indépendance na-tiqnale et la reconnaissance internationale de l\u2019État du Québec, notamment par les pays de l\u2019Union européenne, elle permet d\u2019espérer un déblocage important.Mais revenons aux commentaires de M.Péladeau.Au moment d\u2019ouvrir la porte à des négociations d\u2019égal à égal, convenait-il d\u2019affirmer tout de go la position que défendent invariablement tous les gouvernements quant à la protection de leui;s frontières nationales?Je ne le pense pas.À mon avis, une véritable négociation se fait sans a priori : la question des frontières est abordée au moment oû elle se pose, le cas échéant, en fonction des intérêts de toutes les nations qui peuplent le territoire québécois.N\u2019adoptons pas une attitude paternaliste envers les Autochtones et évitons de leur JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ouverture affichée par le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, pourrait être historique.imposer un cadre du type Canada de 1982; on nous a fait le coup et nous n\u2019allons certainement pas le refaire.Abordons courageusement la question avant que des forces hostiles à notre cause s\u2019en chargent.De plus, négociation n\u2019est pas synonjune de capitulation.Cessons donc, au moins pour un temps, de nous cramponner à la question des frontières, mais uniquement dans le cadre de nos relations avec les Premières Nations de notre territoire, occupé par leurs ancêtres bien avant l\u2019arrivée des nôtres.Ên ce qui concerne les tiers, comme on disait à Pompéi, c\u2019est Cave canem (Gare au chien).Si les négociations ne laissent aucune question de côté et nous permettent de faire un bilan exhaustif de nos relations depuis les premiers contacts entre nos nations, dans une optique de réconciliation, rien n\u2019empêche que des albances nouvelles soient conclues et qu\u2019elles soient aussi solides que les anciennes.Poru y arriver, nous devons à la fois nous inspirer des réalisations de l\u2019Amérique française dans ce domaine et inventer des solutions qui feront de notre nation un modèle dont voudront s\u2019inspirer nos futurs partenaires de l\u2019QNU qui comptent des Autochtones sur leur territoire.L'Âge des humains TOUS ENSEMBLE POUR LE (LIMAT u«.lr #C0P21 Francine Pelletier ous, simples humains, avons réussi l\u2019impensable.Comme ces dieux malcommodes de la mythologie grecque, nous avons, en un clin d\u2019œil géologique, changé les conditions de vie sur terre.«C\u2019est comme si nous modifiions la rotation de la Terre autour du Soleil, dit le philosophe et économiste australien Clive Hamilton.Nous avons changé l\u2019évolution géologique de cette planète.Cela aura des effets pendant des centaines de milliers d\u2019années.Il ne s\u2019est rien produit de comparable dans l\u2019histoire humaine.» Les changements sont à ce point profonds que des scientifiques ont baptisé l\u2019ère géologique actuelle « anthropocène », ce qui signifie âge des humains.Le terme souligne «la perturbation que les humains causent dans ce système dynamique complètement intégré» qu\u2019est la Terre.Ce chambardement total, inusité, débute avec la révolution industrielle, se déploie dans les années 70 et devient carrément déchaîné au début des années 2000.Tous les graphiques sur le CQ2, les niveaux de la mer, la température ambiante et les désastres naturels le montrent : il y a une montée vertigineuse de chacun de ces fléaux depuis 10-15 ans.Quoi qu\u2019on fasse, incluant ne pas dépasser une augmentation de 2 degrés Celsius comme le veut la conférence de Paris, il est impossible de défaire l\u2019empreinte carbonique qui se retrouve aujourd\u2019hui dans la chaîne alimentaire, dans nos corps (12% du carbone qu\u2019on retrouve dans le corps humain est en fait de la pollution) et jusqu\u2019aux tréfonds de la Terre.Due à l\u2019utilisation d\u2019énergies fossiles, la carbonisation de la planète est telle, dit le professeur américain de sciences naturelles Curt Stager, que la prochaine ère de glace est tout compte fait annulée.L\u2019alternance de périodes chaudes et froides qui se produit naturellement sur la Terre, en d\u2019autres mots, ne se produira pas comme prévu.Le chambardement est déjà inscrit dans la croûte terrestre, est déjà trop profond.Ça donne une petite idée de la tâche qui nous attend.Alors quoi espérer de la CQP21 ?Malgré les beaux discours, ni les dirigeants politiques ni les habitants de cette planète ne sont prêts à voir l\u2019environnement non seulement comme une question de vie et de mort, mais comme la préoccupation morale de l\u2019heure.Après tout, on s\u2019en est tenu à du bricolage jusqu\u2019à maintenant pour ce qui est de l\u2019adoption de mesures écologiques.Malgré des statistiques et des informations à faire pleurer, les gens mènent leur vie sensiblement de la même façon aujourd\u2019hui qu\u2019il y a 30-40 ans, alors que les problèmes demeuraient largement inconnus.Qn recycle toujours bien un peu, mais sans même savoir si ça se rend à bon port.Qn parle d\u2019électrification des transports plus qu\u2019on n\u2019en voit.Qn continue à faire tourner nos moteurs même immobilisés, à laver nos trottoirs à grande eau, à jeter des tonnes de nourriture comestible.La nature a pris un coup dans la gueule inimaginable depuis 150 ans, la planète a tourné un coin, mais à ce jour, nous, humains, n\u2019avons pas fait un virage équivalent.Ce n\u2019est pas seulement que nous sommes attachés au confort de la vie moderne, comme l\u2019indiquent les derniers sondages.C\u2019est aussi que rien ne nous prépare à mener nos vies en pensant des centaines, voire des milliers d\u2019années devant.Ça aussi, c\u2019est du jamais vu dans l\u2019histoire humaine.L\u2019évolution de l\u2019humanité s\u2019est faite en mettant un pied devant l\u2019autre, en se félicitant à chaque fois du progrès accompli.Rien ne nous prU pare à vouloir corriger notre comportement.À cette difficulté s\u2019ajoute celle de devoir agir globalement.Mais rien ne nous prépare, là non plus, à vouloir céder les intérêts nationaux à un Parlement unique, celui de l\u2019humanité.L\u2019écologiste David Suzuki comparait récemment les défenseurs des sables bitumineux aux esclavagistes du XIX® siècle.Si la référence a choqué, elle indique bien le virage politique, économique et moral qui nous pend au bout du nez.Du XV® au XIX® siècle, une bonne partie de l\u2019économie mondiale reposait sur la traite des Noirs, de la même façon qu\u2019une bonne partie de l\u2019économie repose aujourd\u2019hui sur l\u2019exploitation des énergies fossiles.Si l\u2019esclavage a finalement été aboli, ce n\u2019est pas parce que la pratique ne rapportait plus, mais bien parce que l\u2019opprobre rattaché à la vente d\u2019êtres humains était trop fort.La question morale, dit Suzuki, l\u2019a emporté sur la question économique.Si « sauver la planète » est pour finalement vouloir dire quelque chose, c\u2019est ce qui doit se passer aujourd\u2019hui face à l\u2019environnement.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l\u2019information), Antome Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Ohvier Zuida (recher-chistesphotos), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Lisa-Marie Gervais (education), PA'SXBnAr& Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion\tJessica Nadeau, Philippe Orfah et Karl Rettino-Parazelh (reporters), information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David (chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cirmo et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Juhe Carpentier (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), François Levesque et Carohne MontpetitÇre/îorfersJ, Benoît Munger et Philippe Papineauinformation économique : Gerard Berube (chef de division), François Desjardms et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre), information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferrans et Corahe Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant , soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Mehsande Sunard (adjointe par interim), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais (coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Monn et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon et Kevin McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par interim) A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2015 ACTUALITES MOUEIE SUITE DE LA PAGE 1 trée en vigueur de sa loi.Comme Le Devoir l\u2019a révélé la semaine dernière, le gouvernement de Justin Trudeau s\u2019était joint à cette demande d\u2019injonction.Le «pire scénario» Ottawa a fait valoir que les dispositions du Code criminel interdisant à quiconque d\u2019aider une autre personne à se tuer sont encore en vigueur.Certes, ces dispositions ont été invalidées par la Cour suprême du Canada en début d\u2019année, mais les juges ont suspendu leur jugement un an, soit jusqu\u2019au 6 février prochain.Ottawa estime donc que d\u2019ici là, il reste criminel pour un médecin québécois de faire une injection mortelle.Québec rétorquait qu\u2019au contraire, ces dispositions étaient sur le «respirateur artificiel».Le juge Michel Pinsonnault a retenu l\u2019analyse d\u2019Ottawa et a donc accordé l\u2019injonction réclamée.«A Ventrée en vigueur de la Loi concernant les soins de fin de vie le 10 décembre prochain, les articles de cette loi concernant l\u2019aide médicale à mourir seront en conflit avec les articles 14 et 241 b) du Code criminel», écrit le juge.L\u2019article 14 du Code criminel stipule que «nul n\u2019a le droit de consentir à ce que la mort lui soit infligée».L\u2019article 241b), quant à lui, indique que quiconque «aide quelqu\u2019un à se donner la mort» est passible d\u2019une peine de 14 ans de prison.Le juge Pinsonnault conclut donc que la loi québécoise, du moins ses portions traitant d\u2019aide médicale à mourir, doit rester inactive «jusqu\u2019à la prise d\u2019effet d\u2019invalidité des articles 14 et 241b) ».Or, Ottawa songe à demander à la Cour suprême une extension de délais pour avoir ainsi le temps de concocter sa propre loi.Si le plus haut tribunal du pays accorde cette extension, et de facto maintient la validité des articles du Code criminel contestés au-delà de février 2016, alors la loi québécoise restera inopérante pour encore longtemps.L\u2019ancienne ministre péquiste ayant piloté ce projet de loi, Véronique Hivon, était outrée de la décision.«Alors, ça nous amène à quand, ça ?Un six mois ?Un autre six mois ?Une autre année?Alors, évidemment, c\u2019est très, très important que notre loi puisse entrer en vigueur, d\u2019où l\u2019importance de l\u2019appel.» Elle estime qu\u2019il est «absolument inacceptable» que le Québec doive «céder le pas et attendre, alors qu\u2019on est le mo-dèlç de référence».À l\u2019Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité, ce revers juridique, c\u2019est «le pire scénario» pour les patients en fin de vie, soupire la fondatrice et porte-parole, Hélène Bolduc.«On nie un droit qui est reconnu et on joue avec les émotions des gens dans un domaine sensible comme ça.Pour ceux qui souffrent déjà, je ne dis pas qu\u2019ils sont des centaines à attendre ça, mais on vient de leur enlever l\u2019espoir.Sur le plan humain, c\u2019est grave.» Elle déplore les motivations religieuses «d\u2019arrière-garde» qui animent les gens comme le 0\u201c^ Saba.Le député de Québec solidaire Amir Khadir est allé jusqu\u2019à inviter les médecins à faire fi de l\u2019injonction.«On n\u2019a pas le droit de refuser à des patients qui le demandent en toute connaissance de cause la fin de leurs souffrances, un allégement de leurs souffrances.Ça, on n\u2019a pas le droit de faire ça.C\u2019est dans les meilleures pratiques médicales », a-t-il insisté.11 estime qu\u2019il «n\u2019y a aucune démonstration » que l\u2019aide médicale à mourir québécoise est criminelle.Médecins criminels?Dans sa décision d\u2019une trentaine de pages, le juge Pinsonnault a au contraire indiqué que son injonction est dans l\u2019intérêt des médecins québécois.Selon lui, ils s\u2019exposent à des poursuites au criminel s\u2019ils aidaient, même dans le respect de la loi québécoise, un patient à mourir alors que les articles litigieux du Code criminel sont encore en vigueur.Québec avait jusqu\u2019à présent réfuté cette thèse, faisant valoir qu\u2019il ne les ferait plus appliquer sur son territoire.« Quelles assurances réelles, rétorque le juge, la procureure générale du Québec (PGQ) peut-elle vraiment donner à cet égard au médecin Saba et aux autres médecins du Québec qui accepteront de poser les gestes reliés à l\u2019aide médicale à mourir à partir du 10 décembre 2015 ?Le Directeur des poursuites criminelles et pénales n\u2019est-il pas indépendant de la PGQ et du gouvernement du Québec dans la prise de décisions des accusations à porter ou non ?Qu\u2019arriverait-il si une plainte privée était portée ?» La ministre Vallée déplore d\u2019ailleurs que le jugement de mardi n\u2019en ait que pour le Code criminel.Selon elle, le juge a commis une erreur en faisant «un parallèle beaucoup trop étroit avec l\u2019euthanasie.L\u2019aide médicale à mourir, c\u2019est un soin de santé.Ça s\u2019inscrit dans un continuum de soins.» Le juge a en effet qualifié A\u2019 « euphémisme » le vocable «aide médicale à mourir» pour désigner ce qu\u2019il considère être de l\u2019aide au suicide ou de l\u2019euthanasie.Depuis le début de cette saga, Québec espère faire l\u2019économie d\u2019une bataille de juridictions avec Qttawa en plaidant que l\u2019aide à mourir relève de la pratique médicale \u2014 domaine provincial \u2014 et non du Code criminel \u2014 domaine fédéral.En soirée, la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a fait savoir qu\u2019elle reconnaissait le «leadership dont a fait preuve le Québec» dans le dossier.Mais elle justifie son intervention par le fait que les «médecins du Québec pourraient être placés dans une situation problématique » d\u2019ici le 6 février et que «toute lacune dans la législation préoccupe le gouvernement».Elle entend donc «poursuivre [sa] conversation » avec la ministre Vallée.«Je déplore complètement l\u2019intervention du gouvernement fédéral», a indiqué Véronique Hivon.Elle estime que beaucoup de Québécois «doivent se çentir excessivement trahis de ce qui se passe».A Qttawa, le Bloc québécois a demandé au gouvernement fédéral de se retirer du processus judiciaire.Avec Marco Bélair-Cirino, Jessica Nadeau et Marie Vastel Le Devoir MINES SUITE DE LA PAGE 1 2002-2008, les mines qui avaient payé des redevances avaient versé l\u2019équivalent de «1,5 % de la valeur brute de production annuelle».Le rapport précisait aussi que 14 entreprises n\u2019avaient pas versé un sou de redevances pour cette période.«À la tête du puits» En vertu du nouveau régime d\u2019impôt minier, aucune mine en exploitation au Québec ne devrait échapper au versement de redevances.Mais le calcul ne se base pas sur la valeur brute.Le gouvernement tient plutôt compte de la «valeur de la production à la tête du puits», un mécanisme complexe et inédit qui permet la déduction des frais d\u2019exploitation, mais aussi d\u2019autres éléments inscrits dans le régime d\u2019impôt minier.Qui plus est, les éléments du calcul sont basés sur les données «déclarées» par les exploitants des mines en vertu de la législation.Selon cette architecture comptable, la valeur de production «à la tête du puits» avoisinait les 3,1 milliards de dollars pour 2014.Un chiffre lui aussi sujet aux variations, selon le taux de change.C\u2019est de ce montant que découlent les redevances avoisinant les 120 millions de dollars.Les chiffres sont par ailleurs détaillés mine par mine.Qu apprend par exemple que les données «déclarées» pour la mine à ciel ouvert Canadian GERALDINE WOESSNER AGENCE ERANCE-PRESSE La mine à ciel ouvert d\u2019ArcelorMittal Mines à Ferment Malartic font état d\u2019une valeur de 446,5 millions de dollars pour l\u2019exploitation d\u2019or et d\u2019argent.11 est toutefois impossible de connaître la valeur brute de l\u2019or et de l\u2019argent extraits de la mine de Malartic, en Abitibi, dont l\u2019exploitation a nécessité le déplacement d\u2019une partie de la vill,e.Le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles a d\u2019ailleurs fait valoir que ces données «ne sont pas disponibles», dans une réponse transmise par courriel.Seules sont indiquées les quantités « vendues».11 est donc impossible de connaître le montant ob- tenu par la compagnie lors de la vente de ces minerais.Globalement, les données de l\u2019Institut de la statistique du Québec révèlent néanmoins que la valeur brute totale extraite entre 2010 et 2014 avoisine les 40 milliards de dollars, pour une moyenne variant entre sept et huit milliards annuellement.Le taux de redevances perçues au Québec est par ailleurs nettement inférieur à la moyenne canadienne.Cette moyenne avoisine les 4,5%, selon des données du dernier rapport du ENTRANS Policy Research Group.Eait à noter, l\u2019Association minière canadienne a cessé après 2013 de publier ces données comparatives.Données incomplètes L\u2019Association minière du Québec (AMQ) a salué mardi la publication des données en soulignant que les 120 millions versés démontrent que l\u2019industrie «contribue de façon substantielle au trésor public québécois et donc, à la qualité des services publics».Pour l\u2019organisation, «cette première publication par le gouvernement des droits versés par mine démontre clairement que le Qué- bec n\u2019a pas les moyens de se priver de l\u2019activité minière sur son territoire».L\u2019AMQ s\u2019oppose d\u2019ailleurs à une révision du régime de redevances.Elle a inscrit un mandat de lobbying qui consiste à «inciter le gouvernement à ne pas augmenter ni changer la base de calcul des droits miniers exigibles car, en rendant moins concurrentiel le régime fiscal québécois, cela affecterait la pérennité de l\u2019industrie minière à long terme et mettrait en péril de nombreux emplois bien rémunérés».La Coalition Québec meilleure mine a pour sa part af- firmé que les données rendues publiques sont «incomplètes » et qu\u2019elles démontrent que les redevances sont toujours «insuffisantes».«Les droits miniers sont présentés en fonction de la valeur à la tête du puits, un concept flou qui s\u2019apparente à la valeur nette, mais permet aux compagnies minières de soustraire à leur guise près de cinq milliards de dollars à l\u2019impôt minier, a calculé son porte-parole Ugo La-pointe.Il est donc urgent de présenter la valeur brute, mine par mine, et d\u2019imposer les minières sur cette base.» Le gouvernement Couil-lard a déjà fermé la porte à un nouveau débat sur le régime de redevances minières.Le ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette, a d\u2019ailleurs réitéré mardi l\u2019intention du gouvernement de «maintenir» le cadre adopté en 2013, «car nous voulions un cadre connu, clair et stable pour l\u2019industrie minière».Les libéraux entendent investir 22 milliards de dollars de fonds publics d\u2019ici deux décennies pour le développement du Plan Nord.Parallèlement aux sommes perçues q travers les redevances, l\u2019État québécois doit payer pour la décontamination et la restauration de plus de 700 sites miniers abandonnés au fil des décennies.La facture pour cet héritage toxique a déjà été évaluée à 1,2 milliard de dollars.Qui plus est, au moins deux autres sites miniers exploités au cours des dernières années pourraient venir alourdir la facture.Le Devoir CINEMA SUITE DE LA PAGE 1 rer depuis longtemps, mais on attendait le bon projet.C\u2019en est un très beau.C\u2019est ce qu\u2019on veut continuer de privilégier: des auteurs qui possèdent une voix forte.» Pour l\u2019anecdote, Metafilms vient de compléter la production des très attendus Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, et Boris sans Béatrice, de Denis Côté.Campé en bonne partie à Kingsey Palis, d\u2019où est originaire Karl Lemieux, et dans ses alentours boisés.Maudite poutine conte le retour au bercail forcé de Vincent, un musicien contraint de quitter Montréal après s\u2019être retrouvé dans le collimateur d\u2019un trafiquant de drogues pas commode.Dans le village de son enfance, Vincent renoue avec des proches et des accointances, mais surtout avec son frère aîné Michel, un être torturé qui représente tout ce qu\u2019il a cherché à fuir.«Le scénario est en développement depuis des années.C\u2019est basé sur plein d\u2019histoires dont j\u2019ai été témoin ou avec lesquelles j\u2019ai grandi », confie le cinéaste, dont il s\u2019agit du premier long métrage.Chantre de l\u2019expérimentation formelle dans une pléthore de courts métrages primés comme Passage, Grand Prix du jury à Prends ça court! en 2008, Karl Lemieux est en outre a.Le tournage au complet a été comme ça.une suite de chances pas possibles yy Karl Lemieux un artiste visuel accompli.Admirateur avoué du cinéma d\u2019Andreï Tarkovski et de Philippe Grandrieux, il a déjà derrière lui une oeuvre cohérente, caractérisée notamment par une manipulation directe de la pellicule, comme en témoigne par exemple son récent Ondes et silence, bientôt distribué par l\u2019QNE L\u2019acteur spectateur «Vincent est un personnage qui est davantage dans l\u2019écoute, explique de son côté le comédien Jean-Simon Leduc (Corbo), qui est de chaque scène.C\u2019est un rôle de réaction plus que d\u2019action, ce qui représente toujours un défi.Je ne l\u2019ai pas réalisé tout de suite en lisant le scénario.A la base, c\u2019est le récit qui m\u2019a interpellé.Fort.» «C\u2019est le rôle principal, et c\u2019est le seul pour lequel on a fait passer des auditions, précise Karl Lemieux.Avec le scénario, j\u2019avais inclus un cahier de références visuelles assez radicales.Personne n\u2019y a fait allusion.Jean-Simon n\u2019est pas juste arrivé avec une passion évidente pour le projet: il m\u2019a posé plein de questions par rapport à l\u2019intrigue ET par rapport aux partis pris artistiques.En plus, il s\u2019est avéré qu\u2019il est musicien.C\u2019est d\u2019ailleurs comme ça que Francis La Haye [En terrains connus] s\u2019est retrouvé de la distribution.» «Je joue avec Francis dans le groupe Cartel Pigeon », précise Jean-Simon Leduc, qui, au générique, est en excellente compagnie, puisqu\u2019ou-tre son complice musical, Martin Dubreuil {Félix et Meira), Marie Brassard {Les signes vitaux), ainsi que Robin Aubert {Autrui) lui donnent la réplique.«Je ne voyais que Martin dans le rôle de Michel, dixit le réalisateur.Il voulait le faire, puis il a eu un conflit d\u2019horaire et a dû se retirer, mais finalement, l\u2019autre truc est tombé et il a pu revenir.J\u2019étais tellement content.Marie, c\u2019est une amie de longue date; on a souvent collaboré et je l\u2019aime beaucoup.Quant à Robin, non seulement il est incroyablement doué, mais il a grandi à Kingsey Falls, comme moi, et il est très respecté là-bas.Comme je voulais intégrer des non-professionnels, le fait d\u2019avoir quelqu\u2019un comme lui avec eux, ça permettait d\u2019emblée de les amener plus loin, de rehausser le niveau.» «Avec ces comédiens-là, avec leur vérité, je me suis un peu retrouvé dans la même position que mon personnage, à observer.J\u2019ai appris pas à peu près en les regardant travailler », estime Jeqn-Simon Leduc.À Kingsey Ealls, Karl Lemieux et son équipe ont reçu un soutien indéfectible.«Lorsqu\u2019une voiture louée par la production s\u2019est avérée inutilisable, un gars de la place est arrivé avec un vieux modèle restauré.C\u2019était encore mieux», se rappelle-t-il.«On aurait dit que le tournage était béni, là-bas, de renchérir Jean-Simon Leduc.On a eu besoin de pluie une journée: il a plu.On espérait du soleil une journée, puis des nuages le lendemain, on en avait.Dans une shot, même les oies dans le champ se sont envolées au bon moment.» L\u2019usine Cascades a ouvert ses portes au tournage, un garagiste du cru a prêté son commerce pendant deux jours malgré la saison haute pour les changements de pneus, des gens du coin se sont improvisés acteurs.«J\u2019avais choisi un petit groupe de gars de l\u2019endroit pour jouer avec Robin dans ses scènes.Quand je lui ai donné leurs noms.Robin n\u2019en revenait pas, parce que c\u2019étaient tous des amis d\u2019enfance.Ça s\u2019invente pas.Le tournage au complet a été comme ça.une suite de chances pas possibles.Il nous reste une journée de tournage, une séquence de concert, mais déjà, je sais que j\u2019ai mon film.Il est là», se réjouit Karl Lemieux.Comme quoi même si la production d\u2019un film n\u2019est jamais facile, on dirait que parfois \u2014 pas souvent mais parfois \u2014, certains hlms devaient exister.Comme le disait Sylvain Corbeil : Maudite poutine est «un film comme ça».Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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