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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier I
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2015-11-14, Collections de BAnQ.

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[" EDUCATION MAÎTRISES, MBA, DOCTORATS CAHIER THEMATIQUE I DEVOIR, LES SAMED D I M A N C 5 NOVEMBRE 2015 J UQAM : un diplôme qui s\u2019adapte au monde des affaires Page 13 %, I Université ' de Montréai : du renouveau j en cinéma Page 16 } m SOURCE CEGEP ANDRE LAURENDEAU Aux yeux de l\u2019ADESAQ, les futurs étudiants doivent démontrer entre autres leur rigueur scientifique, leur intégrité, leur regard critique et leur aptitude à communiquer afin d\u2019obtenir leur diplôme.ETUDES SUPERIEURES Des compétences communes pour tous Pour la toute première fois, les facultés et les écoles d\u2019études supérieures du Québec se dotent d\u2019un référentiel de compétences commun.Qu\u2019est-ce que cela signifie exactement?MARIE LAMBERT-CHAN Il s'agit d'un ensemble de compétences que les étudiants à la maîtrise et au doctorat doivent posséder au terme de leur formation et qu'ils seront en mesure d'utiliser sur le marché du travail, peu importe leur domaine de discipline ou leur université», explique Marie Audette, vice-rec-trice adjointe à la recherche et à la création de rUniversité Laval.Elle a piloté les travaux d\u2019un sous-comité de l\u2019Association des doyens des études supérieures au Québec (ADE-SAQ) qui a développé ledit référentiel.En s\u2019appuyant sur des référentiels du même genre produits dans des universités aux quatre coins du monde, l\u2019ADESAQ a défini quatre compétences essentielles pour obtenir le diplôme.Elles sont déclinées différemment selon que l\u2019étudiant est à la maîtrise professionnelle, à la maîtrise de recherche et au doctorat.Il y a d\u2019abord ce que l\u2019ADESAQ appelle la «production professionnelle et scientifique».«L'étudiant doit démontrer qu'il est capable de mener avec rigueur \u2014 et autonomie, dans le cas des doctorants \u2014 les étapes d'une étude ou d'un projet de recherche», détaille Marie Audette.Puis il y a les «connaissances et le regard critique».L\u2019étudiant doit, entre autres, bien connaître les progrès dans son domaine, assurer la confidentialité des données qu\u2019îl recueille et vérifier la fiabilité de ses sources.«Savoir séparer le bon grain de l'ivraie n'a jamais été aussi important, car on vit dans un monde où on a parfois affaire à de la pseudo-science», signale M\u201c® Audette.Enfin, l\u2019étudiant doit bien communiquer son savoir et faire preuve d\u2019intégrité dans son travail scientifique.Les facultés et les écoles d\u2019études supérieures ont déjà approuvé et adopté le référentiel qu\u2019elles pourront, si elles le désirent, adapter en fonction de leur réalité.«Ce n'est pas un code contraignant.Insiste la vlce-rectrlce adjointe.On le voit plutôt comme un couteau suisse: vous pouvez travailler sans lui, mais c'est toujours utile de l'avoir sous la main.» Hier, l\u2019ADESAQ déposait le référentiel au Bureau de coopération universitaire (BCI) \u2014 anciennement la CREPUQ.«On a assez bon espoir que le BCI lui fera un bon accueil, affirme Marie Audette.Le référentiel peut être un outil très précieux pour soutenir l'élaboration de nouveaux programmes aux cycles supérieurs, ce dont est responsable le BCI.» Une mmtrise trop longue Selon Marie Audette, un référentiel de compétences commun s\u2019imposait à la lumière de Marie Audette l\u2019évolution des études supérieures.Ce qui se trame dans les programmes de maîtrise de recherche est un bel exemple.«Force est de constater que la maîtrise au Québec dure significativement plus longtemps que la maîtrise dans les autres provinces canadiennes, remarque Marie Audette.Il n'est pas question ici des étudiants qui ont du mal à concilier les études, le travail et la famille, mais bien de mémoires de maîtrise qui prennent une telle ampleur qu'ils ressemblent à des mini-thèses de doctorat.» Il fallait tracer une ligne.«Mais comment définir une durée d'études raisonnable sans compromettre la qualité du travail des étudiants?» demande la vice-rectrice adjointe.Le référentiel apporte certaines réponses en départageant les compétences requises entre les étudiants à la maîtrise et ceux au doctorat.Il agit un peu comme un rempart contre les débordements observés à la maîtrise de recherche.«Cela devrait aussi faciliter le recrutement au doctorat, car un étudiant qui a passé trois ans et demi à la maîtrise [la durée normale est de deux ans] ne sera pas toujours enclin à poursuivre ses études s'il a l'impression que le doctorat lui prendra dix ans [la durée minimale est de 4 ans] », signale M™® Audette.En plus des compétences essentielles.«Force est de constater que la maîtrise au Québec dure signifîcativement plus longtemps que la maîtrise dans les autres provinces canadiennes» l\u2019ADESAQ a cru bon d\u2019ajouter une cinquième compétence «complémentaire» qui concerne le développement professionnel et personnel.Au cours de sa formation, l\u2019étudiant devrait chercher à consolider son réseau professionnel, à établir son plan de carrière, à rechercher des ressources de perfectionnement, etc.Tout cela pour améliorer son employabilité.Bien que non obligatoires, ces habiletés sont de plus en plus requises chez les diplômés qui, pour la plupart, ne travailleront pas en milieu universitaire.«Cela relève d'un heureux hasard si l'étudiant manifeste ce type de compétence, qui ne s'enseigne pas en classe.C'est souvent le cas des diplômés ayant un parcours particulièrement réussi», note Marie Audette.Il est donc du ressort de l\u2019étudiant de perfectionner son développement personnel et professionnel.Marie Audette croit que la diffusion du référentiel offrira des points de repère aux étudiants soucieux de leur employabilité.Cependant, elle estime qu\u2019il est du devoir des établissements universitaires de fournir des moyens et des services pour soutenir l\u2019épanouissement de leurs étudiants dans ce domaine.Collaboratrice Le Devoir I 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015 EDUCATION COLLEGES DOCTORAUX Offrir notre expertise aux étudiants du Sud CLAUDE LAFLEUR Il y a 55 ans, l\u2019Agence universitaire de la Francophonie (AUF) était créée afin de favoriser l\u2019épanouissement d\u2019un espace scientifique francophone.L\u2019AUF regroupe à présent 812 universités, grandes écoles, réseaux universitaires et centres de recherche scientifique dans 104 pays qui ont le français en partage.Basée à Montréal, l\u2019agence applique les résolutions adoptées par les chefs d\u2019Etat et de gouvernement dans le cadre des sommets de la Francophonie.Comme le relate Khalef Boulkroune, coordonnateur du pôle Accompagnement des projets régionaux et des réseaux universitaires de l\u2019AUF, l\u2019un des mandats de l\u2019organisme est de favoriser l\u2019enseignement universitaire et la recherche scientifique dans les pays du Sud, «ce qui est une tâche délicate», dit-il./ Eviter la «fuite des cerveaux» Il raconte ainsi qu\u2019à un moment donné l\u2019AUF s\u2019est fait reprocher de favoriser la fuite des cerveaux du Sud vers le Nord! Il faut dire qu\u2019à l\u2019époque, croyant bien faire, elle offrait des «bourses de mobilité» permettant à de jeunes universitaires du Sud de venir se former en Europe ou au Canada.«Or, dans la plupart des cas, ces étudiants étaient par la suite recrutés sur place, indique M.Boulkroune.Du coup, la portée de ce que nous voulions faire \u2014 aider les universités du Sud à se doter de professeurs-chercheurs \u2014 n\u2019était pas atteinte.» En conséquence, en 2010, l\u2019AUF a mis en œuvre un nouveau programme : les collèges doctoraux.Cette fois, au lieu de faire venir les étudiants-chercheurs «dans le Nord», ce sont des professeurs de France, de Belgique et du Québec qui vont à leur rencontre, parrainant ainsi de petits groupes de doctorants.Ces collèges doctoraux offrent un encadrement scientifique de haut calibre, soutenant les étudiants dans leur parcours universitaire.C\u2019est ainsi que, durant trois ou quatre ans, un professeur «du Nord» accompagne un groupe d\u2019étudiants dans la conduite de leurs travaux, les conseille pour la rédaction et la soutenance de leur thèse, etc.De plus, ces doctorants reçoivent des cours de méthodologie et de méthodes de recherche, de recherche documentaire Web 2.0, de communication scientifique orale, d\u2019entrepreneuriat, etc.«Les doctorants choisis pour constituer une cohorte étudient dans un domaine particulier et ils sont destinés à devenir des professeurs-chercheurs, précise M.Boulkroune.Nous constituons ainsi des cohortes d\u2019une vingtaine de personnes dans une région donnée.» Véritables accélérateurs «Supposons qu\u2019on constitue un collège doctoral au Maghreb, région qui comprend l\u2019Algérie, le Maroc et la Tunisie, donne en exemple le responsable du programme.On recrute donc une cohorte dans ces trois pays selon deux critères: la qualité des candidats, bien sûr, mais on cherche aussi à obtenir un certain équilibre entre les étudiants des trois pays.» Par la suite, les rencontres de cette cohorte avec le professeur titulaire se tiennent en alternance dans l\u2019un ou l\u2019autre de ces trois pays.De temps à autre, le professeur rencontre donc sa cohorte d\u2019étudiants,, durant une semaine environ.A cette occasion, en plus des formations données, chaque doctorant présente l\u2019état d\u2019avancement de ses travaux.«On fait le suivi de chaque doctorant, ajoute M.Boulkroune, de sorte qu\u2019à la rencontre suivante chacun relate ce qu\u2019il a fait depuis la dernière fois, où il en est dans son parcours.» Depuis la création des collèges doctoraux en 2010, deux cohortes ont complété le programme (alors que plusieurs autres sont en cours de parcours).«Au départ, on ne savait pas trop à quoi s\u2019attendre, indique le coordonnateur du pôle Accompagnement de l\u2019AUF On s\u2019est dit que si on arrivait à faire en sorte que 50% des étudiants d\u2019une cohorte soutiennent leur thèse, là, on serait gagnants ! » La première cohorte regroupait 33 doctorants du Maghreb étudiant en sciences économiques et de gestion.«De ce nombre, 22 ont fait leur soutenance de thèse», indique avec grande satisfaction M.Boulkroune.La deuxième cohorte était constituée de 33 doctorants d\u2019Afrique de l\u2019Ouest s\u2019intéressant aux sciences de l\u2019eau.Encore là, 23 ont fait leur soutenance de thèse.«Nous constatons donc que les collèges doctoraux sont de véritables accélérateurs de soutenance de thèse», remarque le titulaire du programme, en ajoutant que ces doctorants deviennent pour la plupart des professeurs et cher- UQÀM VOYEZ L\u2019AVENIR SOUS UN AUTRE ANGLE.DÉPOSEZ UNE DEMANDE D\u2019ADMISSION AUX CYCLES SUPÉRIEURS DATE LIMITE: 1^\u201d MARS 2016 ' \\ l ' i ' r -% V qo ® «_ ^ c> A %\" W % L /* osi '%,ni T J cheurs universitaires dans leur pays.Contribution québécoise Seule ombre au tableau, relate Khalef Boulkroune : la participation de professeurs-chercheurs québécois.En effet, il est plus difficile de recruter des collaborateurs d\u2019ici, notamment parce que notre «philosophie universitaire» diffère de celle de l\u2019Europe, explique le coordonnateur du programme.«En France, les universités sont entièrement subventionnées par l\u2019Etat, alors qu\u2019au Canada un professeur doit rapporter des fonds de recherche», dit-il.Or, les collaborateurs recrutés pour les collèges doctoraux ne sont pas rémunérés, ils donnent leur temps et leur expertise bénévolement.Il s\u2019agit donc d\u2019un engagement personnel de leur part qui ne s\u2019inscrit pas dans le cadre d\u2019ententes entre l\u2019Agence universitaire de la Francophonie et les universités.«Bien sûr, nous prenons en charge les billets d\u2019avion, le séjour et tout le reste, indique Khalef Boulkroune, mais les professeurs participants donnent leur temps.» Cependant, l\u2019idée des collèges doctoraux étant d\u2019aider les doctorants des pays du Sud, M.Boulkroune a bon espoir de constituer à l\u2019avenir des cohortes d\u2019étudiants provenant des Caraïbes, d\u2019Amérique centrale ou d\u2019Amérique du Sud.« Voilà qui pourrait aussi intéresser des universitaires québécois et faciliter leur vie», souhaite-t-il.Collaborateur Le Devoir Agence universitâii^e de la Francophonie Association mondiale d^un^ersltes employant la langue française.continents 68 'idplantatio Uftî' floppement Nous constatons donc que les collèges doctoraux sont de véritables accélérateurs de soutenance de thèse Khalef Boulkroune, coordonnateur du pôle Accompagnement des projets régionaux et des réseaux universitaires de i\u2019AUF UNIVERSITE CONCORDIA De nouveaux programmes pour répondre aux besoins de la société Forte d\u2019une solide réputation acquise au fil des ans, l\u2019Université Concordia, par l\u2019intermé- / diaire de l\u2019Ecole de gestion John-Molson, offre à ses étudiants des 2® et 3® cycles toute une gamme de programmes qui répondent aux besoins du milieu des affaires d\u2019aujourd\u2019hui.L\u2019université montréalaise a ainsi procédé à une refonte majeure de ses programmes, notamment de son diplôme d\u2019études supérieures en administration des affaires (Graduate Diploma in Business Administration \u2014 GDBA).Entrevue avec Sandra Betton, directrice du programme de MBA.ALEXANDRE LAMPRON Selon M™® Betton, la révision allait de pair avec les objectifs de l\u2019Université Concordia, qui désire demeurer le chef de file dans l\u2019acquisition de connaissances dans le milieu des affaires, non seulement à Montréal, mais au Canada en général.«Nous sommes voués à l\u2019excellence dans la recherche et l\u2019enseignement, et nous avons aussi acquis, au fil des années, une solide réputation comme unité d\u2019enseignement et de recherche», explique-t-elle.Pour les passionnés des affaires Le diplôme d\u2019études supérieures en administration des affaires (GDBA) se concentre sur les domaines fonctionnels des organisations et leurs interrelations dans la société.«Le programme est conçu pour les personnes ayant un diplôme universitaire dans une discipline qui n\u2019est pas liée au domaine des affaires ou à la recherche d\u2019une base en affaires afin de les aider à devenir des gestionnaires et des administrateurs plus efficaces», explique la directrice du programme de MBA.L\u2019Université Concordia est reconnue au Canada pour ses liens serrés qu\u2019elle a tissés avec la communauté d\u2019affaires, notamment dans les secteurs des produits pharmaceutiques, de l\u2019aérospatiale, des services bancaires d\u2019investissement, de la biotechnologie ainsi que de la haute technologie.« Ces liens nous permettent d\u2019offrir à nos étudiants des ouvertures pour créer des connexions avec l\u2019industrie locale, nationale et internationale, et avec ses dirigeants», ajoute aussi Sandra Betton.Le diplôme d\u2019études supérieures en administration des affaires se distingue entre autres par le fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un programme flexible.En effet, les étudiants à temps plein ont la possibilité de compléter leur diplôme en aussi peu qu\u2019une année scolaire alors que les étudiants à temps partiel peuvent le terminer en trois ans.VOIR PAGE I 3 : SOCIÉTÉ 4^ à ROBERT LACROIX.UOU,s MAH^ LES GRANDE UNIVERSITES de RECHERCHI^ Institutions un environnetnen \t\t\t\t Ul\\{\\ erNwo de Montreal de |'Universiw« Aux PUM, tous nos livres numériques sont à 50 % du prix papier.PUM Le savoir est ici www.pum.umontreal.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015 I 3 EDUCATION UQAM Un diplôme qui s\u2019adapte au monde des affaires LAURIE VANHOORNE Avec un marché comme celui des affaires qui ne cesse d\u2019évoluer, les écoles de gestion n\u2019ont pas le choix de se renouveler et d\u2019être à l\u2019affût des tendances.Ç\u2019est notamment ce que fait l\u2019École de gestion de rUniversité du Québec à Montréal (ESC), qui accueillera sa première cohorte à la maîtrise en sciences comptables en janvier prochain.Avec ce nouveau programme, l\u2019ESG espère parfaire la formation des comptables.«On veut des candidats qui ont réussi leurs examens et sont sur le point d\u2019obtenir leur titre de CPA [comptable professionnel agréé], indique Antonello Cal-limaci, comptable de formation et vice-doyen aux études de l\u2019ESG depuis plus d\u2019un an.Aujourd\u2019hui, la profession les amène de plus en plus à prendre des décisions.La maîtrise en sciences comptables leur permettra d\u2019apprendre à prendre ces décisions dans des contextes de gestion de projet, de résolution de problème.Le savoir, ils l\u2019ont déjà; l\u2019idée avec cette maîtrise, c\u2019est de simuler des situations.» Une quarantaine de personnes devrait former les premières troupes de ce programme pour lequel la demande se faisait de plus en plus insistante, non seulement de la part des jeunes professionnels, mais aussi de celle des employeurs.Dans un marché comme celui du Québec, une telle formation trouve toute son utilité.«Il y a au Québec énormément de petites et moyennes entreprises, elles représentent le moteur économique de la province, souligne M.Callimaci.Et dans une PME, le comptable est amené à jouer plusieurs rôles: au niveau financier, bien sûr, mais également de la gestion, et il a de plus en plus besoin d\u2019être formé aux technologies de l\u2019information.» Les futurs étudiants à la maîtrise en sciences comptables suivront des cours magistraux avant de s\u2019immerger dans des cas concrets, de se frotter à la résolution de problème et de se prêter à des jeux de rôle.«Toutes les pédagogies sont possibles, commente le détenteur d\u2019un doctorat de l\u2019Université de Elo-ride.Ils sont capables, avec la rétroaction, l\u2019autocritique, de vivre la matière, de mettre à profit leurs connaissances à même ces expériences-là.» Afin de permettre à ces étudiants de poursuivre leur carrière, l\u2019ESG leur proposera une formule intensive de cours concentrés les vendredis, samedis et dimanches, toutes les trois semaines.«Ce sera une immersion totale, sans contrainte de temps.Sur une très courte période, ils seront en mesure d\u2019être initiés à une problématique, de travailler en équipe, d\u2019exposer ce qu\u2019ils pensent et de confronter leurs idées au regard de leur professeur.» Au cœur de ces problématiques auxquelles ils seront soumis, la notion de leadership : comment l\u2019exprimer, comment gérer une équipe.Renouveler son offre L\u2019ESG, qui travaille en partenariat avec des universités dans 125 pays, doit constamment adapter son offre en fonction du marché des affaires, lui-même en constante évolution.Ainsi, lorsque l\u2019Ordre des comptables agréés, l\u2019Ordre des comptables gêné- r EMILIE TOURNEVACHE UQAM Antonello Callimaci, comptable de formation et vice-doyen aux études de l\u2019ESG raux accrédités et l\u2019Ordre des comptables en management accrédités ont fusionné pour devenir l\u2019Ordre des CPA, elle a dû revoir l\u2019ensemble de ses programmes.Si ceux du premier cycle ont tendance à rester stables, les programmes du deuxième cycle sont amenés à changer régulièrement : des cours sont créés, d\u2019autres sont modifiés, quand ils ne sont pas amputés.«On fait ce qu\u2019on appelle dans le monde automobile du fine tuning», résume M.Callimaci.Des professeurs, des chargés de cours, des étudiants, des membres socioéconomiques et des représen- tants d\u2019entreprises participent à ce chantier perpétuel en tant que membres des comités de programme de l\u2019Ecole de ges-üon de l\u2019UQAM: ils soulignent ce qui marche, ce qui ne marche pas.L\u2019ESG offre à ce titre, depuis quelques années, une passerelle MBA-MGP: elle permet à des étudiants qui ont terminé une maitrise en administration des affaires de combler leur formation avec le bagage d\u2019une maitrise en gestion de projet \u2014 et vice versa \u2014 pour qu\u2019ils développent un portefeuille de compétences plus large.Et déjà, le tout frais programme de maitrise en sciences comptables va subir des modifications avant même de voir ses premiers diplômés, l\u2019ESG souhaitant dorénavant le rendre accessible à de jeunes professionnels qui suivent un programme national pour devenir CPA, en planifiant pour eux un cheminement particulier.Être à récoute du marché Le marché évolue-t-il aujourd\u2019hui plus vite qu\u2019avant?«Oui, répond M.Callimaci sans ambages, et \u2014 désolé du cliché \u2014 c\u2019est beaucoup dû à la mondialisation.Avant, on pouvait être gestionnaire sans avoir à se soucier du taux de change, mais maintenant, les entreprises qui n\u2019importent ou n\u2019exportent pas sont rares.De plus en plus, elles sont internationales dès leur démarrage, alors qu\u2019il y a cinquante ans, elles le devenaient lorsqu\u2019elles étaient déjà matures et bien établies localement.De nos jours, elles visent dès le départ non seulement le marché local, mais aussi celui des Etats-Unis, de l\u2019Amérique du Sud.» L\u2019éthique et la responsabilité sociale prennent également une nouvelle dimension dans le contexte d\u2019un marché mondialisé.Alors que ces concepts faisaient l\u2019objet d\u2019un cours particulier il y a encore vingt ans, ils sont désormais omniprésents dans tous les cours.Autre souci tout contemporain au cœur des préoccupations des entrepreneurs: la créativité.«On n\u2019est plus vraiment dans une économie manufacturière, explique le vice-doyen aux études.On est beaucoup plus dans une économie de création, de services, d\u2019information.On voit de plus en plus d\u2019entreprises dont la viabilité dépend de la créativité.» Une créativité qui s\u2019exprime dans la conception de produits innovateurs, dans la compréhension des besoins de ses clients.et de ses employés.«Aujourd\u2019hui, le capital le plus important, ce n\u2019est ni l\u2019argent ni la machinerie: c\u2019est le capital humain, souligne M.Callimaci, qui note qu\u2019au sein des entreprises les ressources humaines sont plus importantes que jamais.Il faut savoir tenir compte des personnalités.» Collaboratrice Le Devoir MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Les étudiants du GDBA viennent de différentes parties du monde, peuvent parler plusieurs langues et proviennent d\u2019un large éventail de milieux éducatifs.SOCIÉTÉ SUITE DE LA PAGE I 2 «Les étudiants qui sont inscrits au programme viennent de différentes parties du monde, peuvent parler plusieurs langues et proviennent d\u2019un très large éventail de milieux éducatifs, précise la directrice du programme.Cette diversité ajoute d\u2019ailleurs une valeur considérable aux échanges faits en classe et dans les travaux de groupe.Cela fait en sorte que les élèves peuvent apprendre non seulement de leurs professeurs, mais aussi de leurs camarades de classe.» Devenir des investisseurs d\u2019élite Par ailleurs, des étudiants en gestion de l\u2019Université Concordia auront l\u2019occasion unique de devenir des investisseurs d\u2019élite en plaçant des sommes réelles grâce à un don unique d\u2019un million de dollars du diplômé J.Sebastian van Ber-kom, par l\u2019intermédiaire du Programme d\u2019investissement Van Berkom de petites capitalisations boursières.Le programme admettra en tout annuellement huit étudiants des cycles supérieurs.Ceux-ci deviendront ainsi des gestionnaires de fonds responsables de portefeuilles d\u2019actions de sociétés à petite capitalisation, dont la capitalisation boursière se situe entre 75 millions et 1,5 milliard de dollars.L\u2019objectif des participants sera d\u2019assurer la rentabilité au-delà d\u2019un indice de référence nord-américain pour les petites capitalisations.Le programme s\u2019adressera aux étudiants du MBA, du M.Sc.Einance, du doctorat ainsi qu\u2019à ceux de la formation préalable au titre d\u2019analyste financier agréé (CEA).Les cours, d\u2019une durée de 18 à 24 mois, débuteront en 2016.Enfin, l\u2019École de technologie supérieure (ETS), le département de chirurgie à l\u2019Univer- sité McGill et l\u2019École de gestion John-Molson de l\u2019Université Concordia ont lancé, plus tôt cet automne, leur programme d\u2019innovation chirurgicale (Surgical Innovation Program).Il s\u2019agit en fait d\u2019un cours d\u2019études supérieures et postuniversitaires rassemblant à la fois les diverses disciplines de l\u2019ingénierie, de la chirurgie et des affaires.«Essentiellement basé sur une entreprise couronnée de succès à l\u2019Université de Stanford, ce nouveau programme vise à donner aux étudiants les outils dont ils ont besoin pour créer des entreprises de technologie de pointe dans le domaine de la chirurgie.C\u2019est le professeur Jake Barrale, de la division des sciences biomédicales de la Eaculté de médecine dentaire, qui est le codirecteur du programme», note Sandra Betton.Ce programme novateur est le résultat d\u2019une étroite collaboration entre de nombreux chercheurs et professeurs provenant de ces trois établissements.La première cohorte du nouveau programme comprend en tout 19 étudiants, dont 4 en chirurgie (McGill), 7 en génie (ETS), ainsi que 8 en administration des affaires (Concordia).Le programme de formation est conçu afin d\u2019aider ces élèves à devenir des entrepreneurs high-tech.Outre la formation offerte par des ingénieurs, des chirurgiens, des entrepreneurs, des avocats et d\u2019autres spécialistes, les étudiants seront amenés à visiter régulièrement le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), les installations cliniques, et pourront profiter de l\u2019accès privilégié aux différentes salles d\u2019opération.Ils pourront du coup travailler sur des situations médicales réelles vécues par les chirurgiens.Collaborateur Le Devoir Etes-vous fait pour la maîtrise?SIX ÉTUDIANTS PARTAGENT LEUR PERCEPTION DES ÉTUDES SUPÉRIEURES ET LEURS RÉFLEXIONS QUANT AUX AVANTAGES DE POURSUIVRE À LA MAÎTRISE OU AU DOCTORAT.pour amorcer votre réflexion USherbrooke.ca/etudes-sup UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Voir au futur I 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015 EDUCATION ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR En offrant son tout premier programme de doctorat professionnel en éducation, l\u2019Université de Sherbrooke souhaite que les acteurs du domaine de l\u2019éducation deviennent des agents de changement.UNIVERSITE DE SHERBROOKE Associer le fondamental an pratique en éducation REGINALD HARVEY La Faculté de l\u2019éducation de rUniversité de Sherbrooke s\u2019emploie à reproduire l\u2019esprit d\u2019étroite collaboration avec les milieux de pratique qui caractérise cet établissement depuis toujours.Faisant preuve d\u2019avant-gardisme, elle offre maintenant le tout premier programme de doctorat professionnel en éducation.Projecteurs braqués sur ce projet innovant en cours de réalisation.Julie Desjardins, profes-seure et vice-doyenne à la formation, laisse voir comment s\u2019articule cette proximité de l\u2019université avec les activités socioéconomiques qui ont cours dans son rayon d\u2019in- fluence : «Dans l\u2019ensemble de nos facultés et de nos programmes, on a fait notre marque dans les formations professionnelles et dans les projets de recherche ou de formation continue; on s\u2019est associés à des partenariats avec les milieux et, sur le plan du développement durable, on a même mis en place des politiques avec la Ville et avec l\u2019Université Bishop.» Elle fournit la preuve de ces avancées : «Les programmes de génie se sont démarqués par la qualité de la préparation des professionnels et ceux en médecine ont été les premiers au Québec à utiliser des approches pédagogiques dans des situations authentiques.On est vrai- ment dans un environnement extrêmement stimulant qui valorise l\u2019innovation pédagogique tant du côté de l\u2019établissement que de celui de la faculté.» Le caractère novateur de la démarche Ainsi en est-il du nouveau programme de doctorat en éducation qui recevra sa deuxième cohorte cette année.La vice-doyenne en cerne la raison d\u2019être : « On s\u2019est basés d\u2019abord sur la demande des professionnels pour le lancer.» Plusieurs d\u2019entre eux possèdent des maîtrises, ce qui est une exigence de base particulièrement dans le domaine de la gestion de la formation.Elle fait part de leurs aspirations: Cegep André-Laurendeau r BACCALAURÉAT INTERNATIONAL NOUVEAU ?HUMAINES DE LA NATURE Une formation préuniversitaire enrichie et reconnue dans 141 PAYS DECOUVREZ LE BI EN PARTICIPANT À L'ACTIVITÉ ÉTUDIANT D ' UN DOUR 27 NOVEMBRE 2015 iNSCRIPTiON O www.claurendeau.qc.ca/etudiantljour Julie Desjardins «Ces gens avaient envie d\u2019approfondir leurs connaissances et ils regardaient les doctorats de type recherche, qui sont plus traditionnels et dont la finalité consiste à former des chercheurs, ce qu\u2019ils ne voulaient pas devenir; ils souhaitaient plutôt devenir des professionnels de haut niveau.» La faculté, après avoir consulté au départ les professionnels qui ont fait part de leurs besoins, a élargi son point de vue et s\u2019est aperçue que, «dans des pays anglo-saxons comme l\u2019Angleterre, l\u2019Australie et les Etats-Unis, il y a longtemps qu\u2019on se trouve dans une vague de développement des doctorats professionnels, et pas seulement en éducation».La nature même du programme Quels sont les contours majeurs de ce genre de formation et à qui s\u2019adresse-t-elle?«Je vais parler de celle de Sherbrooke parce que chaque université ou faculté développe quelque peu la couleur et les modalités qui la composent.Chez nous, la façon dont celle-ci a été articulée repose sur le fait que les étudiants doivent au préalable posséder une maîtrise et au moins cinq ans d\u2019expérience pour adhérer à un des deux domaines de formation qu\u2019on offre; ce sont des gens d\u2019expérience dont la moyenne d\u2019âge se situe au-delà de 40 ans et ce sont des professionnels de haut niveau.» Elle fournit plus de détails : «Ils sont à l\u2019œuvre dans des institutions ou des organisations; pendant leur doctorat, ils sont appelés pour cette raison à travailler sur une problématique professionnelle dans leur milieu.De notre côté, on les aide à analyser les problématiques de cet ordre en nous nourrissant à la fois de leur expérience mais aussi de la littérature scientifique et des travaux de recherche sur les questions qui sont pertinentes ; on leur fournit de plus des outils méthodologiques pour qu\u2019ils puissent développer des projets d\u2019intervention.» En bout de parcours, ils «élaborent un document important où, à titre d\u2019activité finale et de synthèse, sont définis les besoins professionnels qu\u2019ils ont été en mesure de développer dans le cadre de leur démarche de formation ».Ils sont de plus obligatoirement appelés à diffuser les connaissances acquises au moyen d\u2019une communication orale ou écrite : « On veut de la sorte constituer une communauté de professionnels qui partagent leurs acquis dans le même sens que les chercheurs le font.On ne fait pas de la recherche pour nous-mêmes, mais pour développer le savoir qui se construit collectivement et qu\u2019on communique.» Ce supplément d\u2019information fourni, elle se tourne vers les deux cheminements empruntés par les étudiants qui sont de cet ordre.En premier, il y a le «Changement en éducation; gestion et accompagnement».Le deuxième est coiffé de ce titre : « Innovation pédagogique et curriculaire en enseignement supérieur».Dans chacun des cas, on fait d\u2019un côté appel à des dynamiques de gestionnaires et de l\u2019autre à des dynamiques d\u2019enseignement, d\u2019encadrement de celui-ci ou de développement des programmes.De la pratique à la théorie Il arrive bien souvent que des enseignants poursuivent des études de doctorat afin de se diriger par la suite vers une carrière dans le milieu universitaire.La Faculté de l\u2019éducation de Sherbrooke déroge à cette pratique usuelle : «Nous, c\u2019est le contraire, on veut que les gens restent dans leur milieu et qu\u2019ils soient des acteurs de changement.» La professeure tient ce discours à ce sujet : «Une des choses qu\u2019on entend souvent, c\u2019est à quel point il y a un écart entre la théorie et la pratique.On dit que les praticiens devraient se nourrir auprès des théoriciens et vice-versa.Nous, on croit que, au lieu de parler des transferts des uns envers les autres, on va contribuer à former quelqu\u2019un qui se situe au cœur des deux mondes, qui est capable de s\u2019alimenter de la recherche et de se montrer critique envers des travaux de chercheurs; en même temps, il est en mesure de traduire ce savoir théorique pour la pratique et d\u2019utiliser la pratique pour remettre en question la recherche.» Julie Desjardins considère que, «nous, on se situe vraiment dans un paradigme quelque peu différent de celui du transfert des connaissances.On tient pour acquis qu\u2019il faut des gens qui soient en mesure de parler les langues à la fois de la pratique et de la recherche.En 2015, on est ailleurs, il y a de nombreux projets conjoints qui ont été conduits entre les milieux scolaire et universitaire, particulièrement chez nous: il y a beaucoup plus d\u2019atomes crochus entre ces deux mondes qu\u2019il y en avait dans les années 1980 ou 1990; cela dit, on se trouve dans deux univers différents, ce qui parfois se sent».Collaborateur Le Devoir CEGEP ANDRE-LAURENDEAU Un baccalauréat international en sciences humaines voit le jour Le programme de baccalauréat international (BI) en sciences humaines démarrera l\u2019automne prochain au Cégep André-Laurendeau.En ce moment, à Montréal, ce programme est seulement offert par Brébeuf, un établissement privé.MARTINE LETARTE Davantage de cours en environnement, en politique et en histoire mondiales, une implication dans la communauté à l\u2019extérieur des heures de cours selon les intérêts des étudiants, un voyage de coopération internationale: voici les activités et le contenu distinctifs du BI en sciences humaines au collégial.Pour plusieurs, c\u2019est la suite logique du programme d\u2019éducation intermédiaire (PEI) du BI offert dans plusieurs établissements d\u2019enseignement secondaires au Québec.Le BI en sciences humaines est-il seulement destiné aux premiers de classe?«C\u2019est un programme rigoureux dans lequel on ne peut pas couper les coins ronds, mais c\u2019est surtout un programme où se trouvent à travailler ensemble des étudiants forts et motivés qui s\u2019alimentent mutuellement», explique Daniel Stewart, coordonnateur du BI au Cégep André-Laurendeau.Quant aux notes, une moyenne de 75% est exigée et pour les étudiants du BI au secondaire.les conditions d\u2019admission sont plus souples.Le programme BI a sa structure, mais chaque établissement lui donne sa couleur.«Nous sommes en train de finaliser notre cheminement sciences humaines», indique Marie-Pierre Blanchard, membre du comité d\u2019élaboration et professeure de géographie au Cégep André-Laurendeau qui enseignera dans le programme l\u2019an prochain.Le contenu Dans le cadre de leurs cours, les étudiants seront amenés sur le terrain.«Le Cégep André-Laurendeau est à proximité du fleuve Saint-Laurent et du parc Angrignon, alors les étudiants pourraient par exemple y faire des observations, prendre des données et les analyser pour les cours dans le domaine de l\u2019environnement », illustre M\u201d® Blanchard.En politique mondiale, les étudiants devront travailler sur des études de cas de leur choix liées à l\u2019actualité et le tout sera inséré dans le contexte international.Les étudiants ont aussi un mémoire à rédiger lors de leur deuxième année d\u2019études, sous la supervision d\u2019un enseignant.«Ce travail d\u2019envergure les prépare aux études universitaires», affirme Daniel Stewart.Quant au taux de succès des étudiants, le VOIR PAGE I 5 : HUMAINES LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015 I 5 EDUCATION UNIVERSITE MCGILL Une chaire sur le fédéralisme voit le jour Depuis peu, l\u2019Université McGill est dotée d\u2019une nouvelle chaire sur le fédéralisme, la Chaire Peter Mackell.C\u2019est grâce à la généro- ~ sité de Peter Mackell, un éminent avocat montréalais en droit commercial, décédé en 2011, que cette chaire a vu le jour.PIERRE VALLEE La titulaire de la Chaire Peter Mackell est Mme Johanne poirier, professeure en droit public et constitutionnel comparé et spécialiste du fédéralisme.Après son doctorat à l\u2019Université Cambridge, M\u201c® Poirier a fait l\u2019essentiel de sa carrière en Belgique, notamment à la Faculté de droit et à l\u2019Institut d\u2019études européennes de l\u2019Université libre de Bruxelles.La Chaire Peter Mackell aborde le fédéralisme sous un angle pjutôt large.Il sera question du fédéralisme d\u2019Etat, celui connu du commun des mortels, qui est la structure étatique entre un gouvernement central et les gouvernements des unités qui composent la fédération, comme l\u2019est le fédéralisme canadien.Mais il sera aussi question de fédéralisme interétatique et même de fédéralisme non étatique.Un exemple de fédéralisme interétatique est l\u2019Union européenne, qui, sans être formellement une fédération, en possède certains attributs.Quant au fédéralisme non étatique, Mme Poirier en donne deux exemples.«Le premier exemple est celui du fédéralisme syndical, avance-t-elle.Les syndicats sont composés de différentes unités qui agissent indépendamment dans certains dossiers.Mais ces unités se réunissent aussi au sein d\u2019une fédération, ce qui permet de mener une action commune.Le second exemple est celui des ONG, comme Médecins sans frontières.Chaque pays a son Médecins sans frontières qui peut mener des missions particulières.Mais il y a aussi un Médecins sans frontières international pour les missions communes.» Mais dans tous les cas de figure, et peu importe les déclinaisons que peut prendre le fédéralisme, un principe de base est commun à tous les fédéralismes.«Le fédéralisme combine toujours deux axes d\u2019action.D\u2019une part, il y a l\u2019autonomie des unités qui composent la fédération et, d\u2019autre part, les actions concertées entre ces unités et l\u2019unité centrale.» Axes de recherche de la nouvelle chaire La Chaire Peter Mackell n\u2019est pas à proprement parler une chaire de recherche, mais plutôt une chaire d\u2019enseignement, c\u2019est-à-dire que la dotation de la chaire sert essentiellement à couvrir le salaire de professeur de M\u201c® Poirier.«Je dispose d\u2019un petit budget de fonctionnement, mais les études et les recherches que mènera à l\u2019avenir la Chaire Peter Mackell devront trouver leurs propres financements.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans son livre Intergovernmental Relations, la titulaire de la Chaire Peter Mackell et professeure en droit public et constitutionnel comparé et spécialiste du fédéralisme, Johanne Poirier, donne en exemple le registre des armes à feu que le gouvernement Harper a unilatéralement aboli et détruit par un vote à la Chambre des communes pour expliquer le fonctionnement différent des fédérations sur un sujet donné.Il est trop tôt pour déterminer avec précision quels seront les axes de recherche de la Chaire Peter Mackell, mais un bref coup d\u2019œil aux recherches menées par le passé par Mme Poirier donne quelques pistes.«Je me suis beaucoup intéressée à la manière dont le fédéralisme accommode la diversité en société.Comment une fédération assure la protection de ses minorités ?En leur accordant des droits ?Est-ce que ces droits ont un fondement légal ?Peuvent-ils être modifiés ou retirés unilatéralement par une ou l\u2019autre des parties ?» Mme Poirier se penche actuellement sur un nouveau sujet de recherche qu\u2019elle croit aujourd\u2019hui essentiel et qui pourrait être un sujet pour la Chaire Peter Mackell.«Depuis 20 ans, il s\u2019est fait beaucoup de recherche sur l\u2019autonomie et la reconnaissance des droits au sein du fédéralisme.Par contre, il s\u2019en est fait beaucoup moins sur les liens entre les composantes d\u2019une fédération et sur les actions concertées.» Elle donne en exemple le cas d\u2019un pays (fictif) qui, après un conflit, se retrouve avec quatre groupes linguistiques et culturels différents qui composent la fédération.«Afin de calmer le jeu.le gouvernement central va sans doute offrir des droits à ces quatre groupes, par exemple en leur accordant les pleins pouvoirs en matière de langue et d\u2019éducation.Par contre, ces pouvoirs ne doivent pas créer des ghettos où les groupes en viendraient à perdre leur connaissance de la langue commune.Il faut une action concertée et des liens entre les groupes afin de préserver la langue commune.» Fédéralisme comparé Les études sur le fédéralisme comparé figureront certainement au menu de la Chaire Peter Mackell.M\u201c® Poirier vient de faire paraître un ouvrage à ce sujet.Intergovernmental Relations, dans lequel elle et ses coauteurs ont mqné une étude comparative de 12 fédérations d\u2019Etat et une fédération interétatique, soit l\u2019Union européenne.«Parmi les fédérations d\u2019Etat, nous avons choisi de vieilles fédérations, mais aussi des fédérations plus récentes.Nous avons aussi retenu des fédérations dont la base est le droit commun et d\u2019autres dont la base est le droit civil.De plus, nous avons mis en place une grille d\u2019analyse comprenant des points précis à étudier, comme le partage de l\u2019assiette fiscale, les relations intergouvemementales, les mécanismes de coopération entre les divers parlements, etc.» Cet ouvrage permet de voir le fonctionnement différent des fédérations sur un sujet donné.Il donne en exemple le registre des armes à feu que le gouvernement Harper a unilatéralement aboli et détruit par un vote à la Chambre des communes.Le Québec a eu beau protester, par la voie politique d\u2019abord, et ensuite par les tribunaux, la Cour suprême a tranché en faveur du gouvernement fédéral.Cela aurait-il été possible dans une fédération comme l\u2019Allemagne?«Non, répond Johanne Poirier, à cause de la structure du fédéralisme allemand.Une loi votée par le Parlement fédéral allemand, le Bundestag, doit obtenir l\u2019aval de la seconde chambre fédérale, le Bundesrat, là où siègent les membres de l\u2019exécutif des parlements des Lander.Le gouvernement allemand n\u2019aurait pas pu agir unilatéralement, il lui aurait fallu l\u2019aval des Lander.» Collaborateur Le Devoir HUMAINES SUITE DE LA PAGE I 4 Cégep André-Laurendeau a connu trois cas d\u2019échec seulement avec son BI en sciences de la nature, qui existe depuis 1993.«Les étudiants sont bien préparés aux examens et l\u2019enseignement est très solide, notamment grâce à la formation que reçoit le corps enseignant du BI à différents endroits dans le monde», explique M.Stewarf lui-même un formateur accrédité BI.Les étudiants du BI au Cégep André-Laurendeau évoluent en cohorte fermée: ils suivent leurs cours ensemble pour toute la durée du programme afin de favoriser la création de liens forts entre eux.Voyage de coopération internationale Dans leur deuxième année d\u2019études collégiales, les étudiants réalisent un voyage de coopération internationàe lié au programme d\u2019études.Depuis deux ans, les élèves du BI en sciences de la nature du Cégep André-Laurendeau se rendent au Nicaragua pour travailler avec une association de femmes active principalement dans le domaine de l\u2019agriculture.«Elles ciblent des enjeux et nous essayons de trouver des solutions avec elles, explique Daniel Stewart.Cette année, il sera question de cuisson des aliments.Elles cuisinent dans la maison, à feu ouvert, et cela rend la qualité de l\u2019air très mauvaise.On veut concevoir des fours extérieurs efficaces qui brûlent moins de bois.C\u2019est lié au contenu des cours de chimie et de biologie du programme de sciences de la nature.Si les étudiants du BI en sciences humaines décident de se joindre à eux, ils développeront un volet lié aux sciences humaines.» Pendant treize ans, les étudiants du BI en sciences de la nature sont allés fians une communauté en Equateur.«Notre projet a pris fin parce que la communauté n\u2019avait plus besoin de nous, alors c\u2019est mission accomplie», se réjouit le coordonnateur.Chaque groupe d\u2019étudiants doit préparer son voyage et réaliser des activités de financement pour payer une part des frais associés à ce projet à l\u2019international.Reconnu dans les universités Les étudiants du nouveau BI en sciences humaines obtiendront deux diplômes: un en sciences humaines du Cégep André-Laurendeau et le BI afin d\u2019ouvrir des portes à l\u2019international.La formation est reconnue dans 141 pays, et certains diplômés du BI du Cégep André-Laurendeau avec d\u2019excellentes notes ont déjà reçu des bourses pour poursuivre leurs études dans de prestigieuses universités américaines.Les étudiants peuvent d\u2019ailleurs opter pour un profil d\u2019anglais enrichi et obtenir un diplôme avec la mention bilingue.KK LVniversité de Montréal, rUniversité de Sherbrooke, rUniversité Laval et rUniversité Concordia font un calcul particulier appelé cote de rendement collégial BI )} Daniel Stewart, coordonnateur du BI au Cégep André-Laurendeau Les universités québécoises bonifient pour leur part la cote R des diplômés du BI pour tenir compte des forces du programme.«L\u2019Université de Montréal, l\u2019Université de Sherbrooke, l\u2019Université Laval et l\u2019Université Concordia font un calcul particulier appelé cote de rendement collégial\u2018BI, indique Daniel Stewart.À travers le Québec, cette méthode de calcul ajoute en moyenne 1,3 à la cote R de chaque étudiant.McGill bonifie pour sa part automatiquement de 0,5 la cote R de chaque diplômé du BI » Les frais Puisque le Cégep André-Laurendeau est un établissement public, les étudiants payent les mêmes frais d\u2019inscription que pour les autres programmes, en plus de frais annuels de 700$ pour l\u2019accréditation BI.Puis, pour la deuxième année d\u2019études, des frais de 1200$ sont exigés pour les examens.Les étudiants réalisent leurs examens à leur cégep, mais pour assurer une unifor- mité, ils sont corrigés dans d\u2019autres établissements du réseau.«Le programme a donc vraiment le même guide pédagogique, indique M.Stewart, et les mêmes critères de correction d\u2019un établissement à un autre, d\u2019un pays à un autre.» Collaboratrice Le Devoir MOOC CERTICE CERTIFICATION DES COMPÉTENCES TICE DES ENSEIGNANTS CERTICEscol Enseignement primaire et secondaire Proposé par l'Agence universitaire de la Francophonie, ce cours en ligne vise à former puis à certifier les enseignants du primaire, du secondaire et leurs encadreurs aux usages des technologies de l'information et de la communication en éducation.IFIC / de Ce UNIVERSITE de Cergy-Pontoise Inscription gratuite sur : http://mooc-certice.auf.org Pour tout renseignement : mooc-certice@auf.org huitième-kjour.com ¦ Crédits photos : AUF.QGEnCE uniuEesiTniiiE DeLRFRRnCOPHOniE I 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE 2015 EDUCATION % ' ¦ gOî\u2019\u201d' Une option en études du jeu vidéo va être offerte aux étudiants à la maîtrise en cinéma à l\u2019UdeM.FRANÇOIS MORI ASSOCIATED PRESS UNIVERSITE DE MONTREAL Du renouveau à la maîtrise en cinéma PIERRE VALLEE Entre trente et quarante étudiants s\u2019inscrivent chaque année à la maîtrise en cinéma offerte au département d\u2019histoire de l\u2019art et des études cinématographiques de TUniver-sité de Montréal.En plus de l\u2019option générale, qui comprend la rédaction d\u2019un mémoire, habituellement sur une notion théorique du cinéma, trois nouvelles options s\u2019offrent maintenant à eux: l\u2019option en études du jeu vidéo, l\u2019option en cheminement international et l\u2019option en recherche-création.«Nous offrons déjà une mineure en études du jeu vidéo au baccalauréat et il était logique de poursuivre, explique Marion Froger, professeure agréée au département d\u2019histoire de l\u2019art et d\u2019études cinématographiques et responsable des études supérieures en Cinéma et jeu vidéo.C\u2019est que nous considérons, à l\u2019Université de Montréal, le cinéma et le jeu vidéo comme des disciplines connexes.Le jeu vidéo, tout comme le cinéma, se construit sur du son et des images en mouvement, les images du jeu vidéo s\u2019apparentent à celles du cinéma d\u2019animation.De plus, le jeu vidéo est scéna-risé et s\u2019appuie aussi sur la notion de récit, chaque niveau du jeu constituant un petit récit en soi.» L\u2019option en cheminement international ne présente pas, sur le plan des sujets approchés, beaucoup de différences avec l\u2019option générale, mais elle est plus exigeante.« Cette option est réservée aux étudiants les plus performants au niveau du baccalauréat, poursuit Marion Froger.Seuls ceux qui ont une moyenne de points de 3,6 y ont accès tandis que, pour s\u2019inscrire aux autres options, une moyenne de 3,2 points suffit.» Cette option permet toutefois à l\u2019étudiant de se confronter à d\u2019autres cultures et traditions, ce qui peut évidemment mener à de nouveaux sujets de recherche.«Les étudiants doivent passer deux sessions de cours à l\u2019étranger.Nous avons présentement des ententes avec 14 universités européennes, en France évidemment, mais aussi en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en Espagne.Récemment, une université brésilienne nous a indiqué son intérêt à se joindre à notre réseau et nous avons entrepris des démarches auprès d\u2019universités américaines.» L\u2019option recherche-création L\u2019option recherche-création cherche à tisser un lien entre l\u2019étude théorique du cinéma et la pratique créative.«L\u2019étudiant doit proposer un projet de recherche qui mènera à la rédaction d\u2019un mémoire de cinquante pages et il doit aussi proposer un projet de création », explique Isabelle Raynauld, professeure titulaire et responsable de la section Cinéma et jeu vidéo sous laquelle tombe l\u2019option recherche-création.Le choix du style de projet créatif est plutôt vaste.«Il peut s\u2019agir de la réalisation d\u2019un court métrage de fiction ou d\u2019un documentaire, ou de la rédaction d\u2019un scénario, poursuit Isabelle Raynauld.Mais cela peut aussi être une websérie ou un web-film.Nous sommes ouverts à toutes les plateformes des nouveaux médias.Ça pourrait même être une installation sonore ou visuelle, peu importe.La seule exigence, c\u2019est que le projet de création doit être arrimé au sujet du projet de recherche.» Cela donne quoi dans la réalité?«J\u2019ai une étudiante qui a fait son mémoire sur le rôle et le travail du premier assistant-réalisateur au cinéma.Son projet de création est la réalisation d\u2019un documentaire où elle a interviewé plusieurs premiers assistants-réalisateurs québécois qui parlent de la
de

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