Le devoir, 1 septembre 2015, Cahier A
[" 39^ Festival des films du monde Marie-Josée Croze en vedette Page B 8 L\u2019utilité du mouvement souverainiste Une chronique de Michel David Page A 3 www.ledevoir.corn LEDEVOIR Vol.C VI N° 1 9 7 LE DEVOIR, LE MARDI\tSEPTEMBRE 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Enfants délocalisés La CSDM fait volte-face m.P JACQUES NADEAU LE DEVOIR Après avoir annoncé la semaine dernière à 143 élèves qu\u2019ils devraient changer d\u2019école, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) plie devant le tollé suscité par cette décision, qui a amené parents et enfants de l\u2019école Lambert-Closse (notre photo) à manifester lundi matin.Le tiers des écoliers pourront retourner dans l\u2019établissement dont ils avaient été délogés.Pa^e A 2 unanimes : le NPD derrière le Québec à 85 % GUILLAUME BOURGAULT-COTE Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a soutenu lundi que «personne ne se bat pour [le Québec] » à Ottawa depuis l\u2019élection d\u2019une majorité de députés néodémocrates en mai 2011.Mais un décompte réalisé par Le Devoir montre que le NPD a défendu à Ottawa près de 85% des motions unanimes adoptées par l\u2019Assemblée nationale du Québec depuis la dernière élection fédérale.«Depuis 2011, le Québec subit défaite après défaite [à Ottawa] », a dénoncé M.Duceppe lors d\u2019une conférence de presse tenue à Montréal en matinée.C\u2019est là une ligne d\u2019attaque que le Bloc québécois tient depuis que le parti a été renversé par la vague orange, il y a quatre ans.VOIR PAGE A 8 : MOTIONS Elections fédérales Notre couverture électorale.Textes et analyses en page A 3 Commission Robillard L\u2019impôt cédé à Ottawa ?Couillard juge possible de confier la perception fiscale au fédéral ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, est ouvert à la possibilité que le Québec cède la perception de ses impôts à Ottawa, un scénario que la commission Robillard demande au gouvernement Couillard d\u2019envisager sérieusement.Le président du Conseil du trésor a manifesté la même ouverture à briser le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ), une des 67 recommandations contenues dans le rapport final de la Commission de révision permanente des programmes (CRPP), présidée par Tex-mi-nistre libérale Lucienne Robillard.«Il faut dissocier l\u2019autonomie fiscale du percepteur», estime Martin Coiteux, qui reprend l\u2019analyse de la commission Robillard sur la question.Il a toutefois souligné que l\u2019autonomie fiscale du Québec, son pouvoir de définir ses propres politiques fiscales, est «un principe qui est absolument fondamental».«Il ne faut pas être dogmatique: ça ne veut pas dire que tous les impôts doivent être perçus d\u2019une seule et unique façon, ça ne veut pas dire qu\u2019on a toujours, dans chacun des cas, le meilleur percepteur», juge Martin Coiteux.Pour le premier ministre Philippe Couillard, sans renoncer à l\u2019autonomie fiscale, il est «possible» que la perception puisse être confiée à Qttawa, a-t-il indiqué, à Terre-Neuve-et-Labra-dor, en marge de la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de Test du Canada.Dans son rapport intitulé Cap sur la performance, la commission Robillard fait miroiter des VOIR PAGE A 8 : COMMISSION Lire aussi > Retour sur le passé.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 6 Aujourd\u2019hui Les Sports > Internationaux de tennis des États-Unis.Eugenie Bouchard entame son parcours du bon pied.Page B 6 Économie > Consommation.Récession ou pas, les Canadiens perdent confiance.Page B1 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku .B4 A4 B6 B6 A4 A2 Club vidéo Debout en attendant la fin Luc Major a ouvert un premier club vidéo à Longueuil, en 1998, puis un second, à Montréal, en 2008, puis, enfin, un troisième, celui-là doté du deuxième catalogue de répertoire en importance de la métropole.En 2015, une seule succursale subsiste.ERANÇOIS LÉVESQUE Cela débute avec un courriel de lecteur au sujet d\u2019un club vidéo.Le ci-noche, sis à l\u2019angle de l\u2019avenue Duluth et de la rue Saint-Hubert.Le commerce montréalais était alors sur le point de mettre la clé sous la porte.«Il y a dans ça des milliers de VHS et de DVD rares comme ça se peut pas.Je trouve ça triste que ça ferme, mais bon.Je pense que ça serait chouette de faire un papier sur Luc, le proprio.C\u2019est un gars gentil qui travaille dans le domaine depuis des années.C\u2019est un gars en marge, un loner», écrit Séba, chanteur du groupe Gatineau qui fut gérant dudit club les premières années.Depuis, une grande pancarte «à louer» a été installée dans la vitrine de Cinoche.Mais il en reste un autre, celui-là situé sur l\u2019avenue du Mont-Royal.Qn y retrouve Luc Major, fidèle au voir page a 8: VIDÉO PEDRO RUIZ LE DEVOIR «Le club vidéo relève d\u2019une autre époque», admet Luc Major.Des trois succursales qu\u2019il possédait, une seule subsiste.2524 77831303443136 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 1'='^ SEPTEMBRE 2015 ACTUALITES EDUCATION SEXUELLE Le contenu devrait varier selon l\u2019âge Québec a consacré environ 860 000$ pour mener à bien le projet pilote JOCELYNE RICHER à Québec La délicate question de l\u2019âge idéal pour entendre parler de sexe en classe risque d\u2019être au cœur des débats entourant le projet pilote d\u2019éducation sexuelle qui débutera dans les prochains jours.Ce projet pilote, qui durera deux ans, commence cet automne dans une quinzaine d\u2019écoles, privées et publiques, francophones et anglophones, de milieu rural et urbain, de milieu favorisé et non favorisé dans différentes régions du Québec.Québec a consacré environ 860 000$ pour mener à bien ce projet en gestation depuis cinq ans, selon ce qu\u2019a appris La Presse canadienne.Le ministère de l\u2019Éducation, qui parraine le dossier, est avare de commentaires sur le détail des apprentissages prévus, mais selon les informations obtenues de diverses sources, beaucoup de latitude sera laissée aux enseignants ou autres intervenants appelés à transmettre la matière.Dès la maternelle La sexualité sera enseignée de la maternelle à la cinquième secondaire, à raison de 5 heures par année au primaire et de 15 heures par année au secondaire, en 2015-2016 et 2016-2017.Les écoles qui le désirent pourront cependant augmenter ce nombre d\u2019heures.Un cours obligatoire devrait être offert dans toutes les écoles à tous les élèves, à compter de 2017, en principe.Le ministère, qui refuse de divulguer la liste des écoles visées, assure que les parents seront bien informés, et que les enseignants appelés à transmettre la matière recevront la formation adéquate pour savoir quelles sont les balises à respecter en matière de contenu explicite.Les informations transmises tiendront compte du dévelop- pement de l\u2019enfant, assure-t-on.«Les enfants du primaire ne recevront pas d\u2019apprentissages sur la fellation», a soutenu Pascal Quelle!, porte-parole du ministère de l\u2019Éducation, alors qu\u2019on lui demandait à quel âge les enfants seraient informés des différentes pratiques sexuelles, puisque les documents disponibles demeurent évasifs à ce propos.«Éveil sexuel» en sixième Mais dès la sixième année, les enfants du primaire seront exposés à «l\u2019éveil sexuel» de l\u2019adolescence et seront rassurés quant au «caractère naturel» de certaines manifestations de la puberté, comme «les érections spontanées» chez les garçons, indiquent les documents du ministère consultés.Au secondaire, les jeunes seront plus directement informés des différentes pratiques sexuelles, mais surtout invités, explique-t-on, à réfléchir au concept «d\u2019intimité sexuelle» et aux motivations qui les amèneraient à s\u2019engager «dans des relations sexuelles ou non».En première secondaire, devant une classe peuplée de jeunes âgés pour la plupart de 12 ans, les enseignants seront invités à se demander «où en est l\u2019élève dans son vécu amoureux ?».Outils su^érés Dans un document produit en avril dernier et destiné aux directeurs d\u2019écoles et dirigeants de commissions scolaires, on apprend sous la rubrique «apprentissages» que le ministère formulera des «suggestions de brèves lectures ou de brefs visionnements pour se préparer à animer l\u2019activité avec les élèves».Des «suggestions» d\u2019outils d\u2019animation seront rendues disponibles sur la plateforme du ministère, dont «une planche anatomique et une petite vidéo sur les transformations de la puberté».La Presse eanadienne Dalle de béton: le maire Denis Coderre ferait l\u2019objet d\u2019nne plainte Déjà vivement critiqué, Denis Coderre pourrait finalement faire l\u2019objet d\u2019une plainte officielle pour son coup d\u2019éclat contre Postes Canada.Selon des informations obtenues par TVA Nouvelles, un citoyen aurait déposé une plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) contre le maire montréalais.Le 13 août dernier, M.Coderre, marteau-piqueur à la main, avait participé au démantèlement d\u2019une dalle de béton destinée à accueillir une boîte postale dans le parc nature de l\u2019Anse-à-l\u2019Qrme, dans l\u2019ouest de la ville.Les plaintes étant toutefois de nature confidentielle, le SPVM n\u2019a pas été en mesure de confirmer l\u2019existence de celle-là.Le Devoir Sudoku par Fabien Savary \t\t5\t\t\t4\t2\t\t8 \t\t2\t\t9\t\t1\t\t 3\t\t\t\t\t\t\t\t6 \t\t3\t\t\t\t\t\t 4\t\t\t1\t\t\t\t5\t9 2\t\t\t\t\t3\t6\t\t \t2\t\t7\t\t\t\t\t \t7\t\t9\t\t\t\t\t5 1\t\t\t\t\t\t\t\t4 Niveau de difficulté : DIFFICILE 3078 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6\t2\t5\t7\t4\t1\t8\t9\t3 9\t8\t7\t5\t3\t2\t6\t1\t4 3\t1\t4\t8\t9\t6\t7\t2\t5 5\t9\t2\t3\t7\t4\t1\t6\t8 1\t3\t6\t2\t8\t5\t9\t4\t7 7\t4\t8\t6\t1\t9\t3\t5\t2 4\t5\t3\t9\t6\t8\t2\t7\t1 8\t6\t1\t4\t2\t7\t5\t3\t9 2\t7\t9\t1\t5\t3\t4\t8\t6 3077 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lundi matin, près de 150 personnes ont manifesté devant l\u2019école Lambert-Closse afin de dénoncer la décision unilatérale de la CSDM.CSDM Le tiers des 143 élèves délogés retrouveront leurs camarades PHILIPPE OREALI Volte-face à la Commission scolaire de Montréal (CSDM): après avoir annoncé la semaine dernière à 143 élèves qu\u2019ils devraient changer d\u2019école au nom de «l\u2019optimisation » des ressources, l\u2019organisme plie devant le tollé suscité par cette décision.Le tiers des écoliers pourront finalement retourner dans l\u2019établissement dont ils avaient été délogés.Rentrée scolaire pour le moins rocambolesque pour le jeune Malik, 9 ans.Élève à Lambert-Closse depuis la prématernelle, il a appris, lundi après-midi, quatre jours après avoir été écarté de l\u2019établissement du quartier Mile-End, qu\u2019il pourra finalement le réintégrer.Après des adieux déchirants le jour de la rentrée jeudi et les bouleversements d\u2019une arrivée imprévue dans une nouvelle école vendredi, Malik aura droit, mardi, à de grandes retrouvailles avec ses amis de toujours.«Il ne comprenait pas pourquoi on lui faisait ça», dit Ran- dall Ascui, néanmoins heureux de la tournure des événements pour son fils.A l\u2019école Lambert-Closse, où un nombre record de 18 élèves s\u2019étaient fait montrer la porte, 6, tous des élèves de 4® année, pourront retrouver leurs amis.Lundi matin à l\u2019heure du début des cours, près de 150 personnes avaient manifesté bruyamment devant l\u2019école afin de dénoncer cette décision unilatérale de la CSDM, un geste «cruel» selon eux.Improvisation Malgré cette demi-victoire, l\u2019aventure laisse un goût amer dans la bouche d\u2019Yves Blanche!, président du conseil d\u2019établissement de Lambert-Closse.«On peut voir toute l\u2019improvisation au niveau de la gestion et de la gouvernance à la CSDM.[.] Ils sont là à jouer les pompiers avec des problèmes qu\u2019ils créent eux-mémes de toutes pièces, sans se soucier des répercussions que cela a sur les enfants.Ça n\u2019a pas de sens.Un ménage doit être fait», tonne-t-il.La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, affirme être convaincue qu\u2019il s\u2019agit du meilleur compromis possible, même si plusieurs enseignants sondés par Le Devoir se disent estomaqués par le «niveau d\u2019improvisation» qui caractérise la rentrée 2015-2016.«On arrive à la rentrée, on participe aux journées pédagogiques, on prépare nos classes, nos affaires.Puis on se retrouve sans contrat et on nous dit de retourner à la suppléance.On a vraiment été prévenus à la toute dernière minute.Pendant ce temps, la CSDM remplit les autres classes à pleine capacité, le plus qu\u2019elle le peut», explique l\u2019une d\u2019elles.Des classes ouvertes en prévision de l\u2019année 2015 ont été fermées jeudi ou vendredi, et d\u2019autres ont été ouvertes lundi, a admis M\u201c® Harel-Bourdon.«Ça évolue.On a trois jours pour ouvrir des classes», a-t-elle dit.La présidente de la CSDM n\u2019a pas été en mesure de dire combien d\u2019élèves et d\u2019enseignants avaient été affectés par ces ouvertures, fermetures et réou- vertures de classe survenues au cours des quatre premiers jours de l\u2019année scolaire.Manifestations à venir Chose certaine, un peu partout, la colère gronde.Mardi matin, des milliers de parents sont attendus devant l\u2019école de leurs enfants afin d\u2019effectuer une chaîne humaine dans le but de réclamer au gouvernement un réinvestissement massif en éducation.M.Blanche! et M\u201c® Harel-Bourdon seront du lot.Présidente de la Commission scolaire Marie-Victorin, sur la Rive-Sud, Carole Lavallée sera également de la partie.«On applique les décisions gouvernementales, mais on ne les défend pas.Il faut dénoncer la situation, dire clairement que l\u2019éducation est un investissement, pas une dépense», explique-t-elle.Plus de 150 écoles réparties dans 15 régions administratives du Québec participeront à l\u2019événement lancé par le mouvement «Je protège mon école publique ».Le Devoir AIDE MEDICALE A MOURIR Le comité externe défend son indépendance Des voix se sont récemment élevées pour dénoncer un exercice partial Ottawa \u2014 Le président du comité externe mandaté pour écrire un rapport sur l\u2019aide médicale à mourir défend l\u2019indépendance de ses membres alors qu\u2019ils entreprennent un voyage de recherches en Europe.Harvey Max Chochinov, qui est titulaire de la seule chaire de recherche du Canada en soins palliatifs, à l\u2019Université du Manitoba, a souligné que le gouvernement fédéral avait nommé un comité dont les membres \u2014 parmi lesquels figure l\u2019ancien ministre québécois Benoît Pelletier \u2014 ont l\u2019intention d\u2019être objectifs.La troisième membre du co- mité est l\u2019ancienne codirectrice de l\u2019Institut de l\u2019Université Ryerson pour la recherche et l\u2019éducation sur l\u2019invalidité, Catherine Erazee.Le D\"^ Chochinov a affirmé que chacun des membres du comité avait une vaste expérience de la problématique et était ouvert à écouter diverses solutions, ajoutant que tous croient que leur tâche revêt une «importance critique».«Le Canada est à la croisée des chemins sur cette question, a-t-il déclaré.La Cour suprême a tranché.Nous respectons tous sa décision.» Le comité visitera cette semaine les Pays-Bays, la Bel- SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 gique et la Suisse, afin d\u2019y rencontrer des fonctionnaires et des experts médicaux, judiciaires, éthiques et en droit de la personne.En juillet, le gouvernement Harper avait formé ce comité dont le mandat est «de faire participer la population et des intervenants clés à la consultation sur des questions fondamentales » après que la Cour suprême eut jugé anticonstitutionnels les articles du Code criminel interdisant à quiconque, notamment un médecin, d\u2019aider une personne à mourir.Le plus haut tribunal du pays a donné un an au Parlement pour adopter un cadre législatif à l\u2019aide médicale à mourir.Faire fi des critiques Le comité doit remettre aux ministres de la Justice et de la Santé un rapport final exposant les principales conclusions et options à des fins d\u2019examen.La nomination de deux personnes qui s\u2019étaient déjà prononcées contre l\u2019aide médicale à mourir lorsque la cause s\u2019est retrouvée devant les tribunaux a été vivement critiquée par certains Le plus haut tribunal du pays a donné un an au Parlement pour adopter un cadre législatif groupes, dont l\u2019Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique.Le D\"^ Chochinov a dit que le comité «ne se laissera pas déranger par les critiques».«Nous savons que nous apportons notre vaste expérience, toutes nos habiletés.Nous sommes très ouverts et nous sommes prêts à nous laisser guider par ce que nous entendrons des Canadiens», a-t-il assuré.Le comité encourage les Canadiens à remplir un questionnaire sur son site Internet.Mais déjà, le questionnaire ne fait pas l\u2019affaire de tous les intervenants.«Le gouvernement fédéral préfère dorénavant l\u2019obstruction à l\u2019inaction, a déclaré la directrice générale du groupe Dying With Dignity (Mourir avec dignité), Wanda Morris.Ce questionnaire a été conçu pour engendrer de la peur, et non pour récolter des renseignements.» L\u2019argument est réfuté par le D\"^ Chochinov.«Notre questionnaire n\u2019est pas partial», a-t-il soutenu.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MARDI I®'\u2018 SEPTEMBRE 2015 A 3 ELECTIONS FEDERALES Une nuisance nécessaire Michel David Le premier ministre Couillard a parfaitement le droit de penser que le Québec aura un meilleur avenir en demeurant au sein de la fédération canadienne, mais il a aussi le devoir de prendre tous les moyens pour faire en sorte qu\u2019il en tire le meilleur parti possible.Même s\u2019ils ne semblaient pas souffrir d\u2019une allergie à la souveraineté aussi aiguë que lui, ses prédécesseurs libéraux ne souhaitaient pas non plus que le Québec se sépare, mais ils avaient bien compris que cette perspective pourrait inciter le Canada anglais à faire certains efforts pour se montrer un peu plus accueillant.Au début des années 1990, plusieurs avaient été très surpris de voir Robert Bourassa encourager Lucien Bouchard à fonder un nouveau parti souverainiste et même inciter les militants libéraux à contribuer à son financement.Certes, M.Bourassa préférait de beaucoup voir la nouvelle coqueluche politique demeurer à la Chambre des communes plutôt que de débarquer à Québec.Dans la foulée de la commission Bélanger-Campeau, la fondation du Bloc québécois, qui semblait accentuer la menace souverainiste, n\u2019en a pas moins favorisé la conclusion de l\u2019accord de Charlottetown, malgré toutes ses imperfections.Lors du référendum d\u2019octobre 1995, de nombreux électeurs fédéralistes ont voté «oui», non pas pour faire sécession, mais dans l\u2019espoir que l\u2019électrochoc provoqué par une victoire du camp souverainiste aboutirait enfin à un règlement du dossier constitutionnel.Prétendre que l\u2019idée de souveraineté elle-même est légitime, mais que le mouvement qui l\u2019incarne est nuisible, comme l\u2019a récemment déclaré M.Couillard, constitue un sophisme grossier, mais surtout une faute politique.Il est vrai que ses velléités initiales de faire corn-cider une réforme constitutionnelle avec le 150® anniversaire de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britaimique n\u2019ont pas tardé à disparaître, mais le Québec a déjà du mal à pré-.\t,\tserver ses acquis, sans parler 11 aevient\tgains.Tout ce qui est sus- preSQUe\tceptible d\u2019améliorer son rap- ^\t^\tport de force devrait être le pathétique\tbienvenu.M.Couillard n\u2019est pas du d entendre genre à mettre «le couteau TN\tsous la gorge» du Canada an- Lrllies Duceppe giaig, comme le proposait ja- s\u2019évertuer\tpolitologue Léon Dion, mais son admiration béate à plaider sans devant la «modernité» du fé-,\tdéralisme n\u2019est certaine- SUCCes que le ment pas de nature à inciter Tji >u'\t- ses interlocuteurs du RQC à bloc québécois y changer quoi que ce soit.a tniiiniir«s\tL\u2019entrée en scène de Pierre Karl Péladeau et la son utilité\tcampagne permanente en faveur de la souveraineté qu\u2019il mène depuis son élection à la tête du PQ, après des années de sourdine, offrent pourtant à M.Couillard une magnifique occasion de faire valoir à ses homologues que, contrairement à ce qu\u2019ils pourraient croire, la menace souverainiste n\u2019est pas conjurée définitivement et qu\u2019il serait grand temps de s\u2019employer à réparer le gâchis de 1982.Après un mois de campagne fédérale, il devient presque pathétique d\u2019entendre Gilles Du-ceppe s\u2019évertuer à plaider sans succès que le Bloc québécois a toujours son utilité.Soit, il se passera encore bien des choses d\u2019ici au 19 octobre, mais les témoignages recueillis par Le Devoir dans sa propre circonscription de Laurier-Sainte-Marie sont de mauvais augure, malgré l\u2019estime que ses anciens commettants lui portent toujours sur un plan personnel.Le chef du Bloc a parfaitement raison de dire que les Québécois souhaitent moins l\u2019élection d\u2019un gouvernement néodémocrate que le départ de Stephen Harper.Le problème est qu\u2019ils ont aussi compris ce que M.Duceppe s\u2019est plu à répéter pendant des années : «La politique du pire est la pire des politiques.» Et que retirer leur appui au NPD pour revenir au Bloc ouvrirait la porte à une réélection des conservateurs.La conclusion que le Canada anglais tirera d\u2019une répétition de la vague orange de 2011 malgré l\u2019absence de Jack Layton ne sera cependant pas que les Québécois ont voulu se débarrasser de Harper, mais plutôt qu\u2019ils ont définitivement tourné le dos aux séparatistes et décidé de jouer la carte canadienne.M.Couillard sera sans doute le premier à applaudir à ce qu\u2019il ne manquera pas de présenter lui aussi comme un nouvel échec pour l\u2019ensemble du mouvement souverainiste, mais la position du Québec par rapport au reste du pays ne sera pas améliorée pour autant, peu importe qui formera le prochain gouvernement à Qttawa.Le statut du français ne le sera pas davantage.Au-delà de l\u2019adoption de la Charte de la langue française, la menace de la séparation a puissamment contribué à l\u2019acceptation du Québec en tant que société française.Ce n\u2019est pas un hasard si le recul du français à Montréal a coïncidé avec la baisse de faveur de la souveraineté.Il est vrai que tout cela ne semble pas troubler M.Couillard outre mesure.mdavid@ledevoir.com Le spectre de la récession fait ombrage à la violence faite aux femmes HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le chef du NPD affirme qu\u2019un gouvernement qu\u2019il dirigerait érigerait la lutte contre la violence faite aux femmes au rang de «premières priorités».Thomas Mulcair s\u2019est engagé lundi à investir dans la construction et la réfection de refuges, mais il a surtout dû essuyer les attaques du chef conservateur, qui lui reproche de ne pas dire comment il financera toutes ses promesses.«Un gouvernement NPD fera de la lutte contre la violence faite aux femmes une de ses premières priorités», a lancé M.Mulcair alors qu\u2019il se trouvait à Saskatoon.Soutenant qu\u2019en avril l\u2019an dernier, en une seule nuit, 338 femmes et leurs 201 enfants s\u2019étaient fait refuser l\u2019accès à un refuge par manque de place, M.Mulcair a promis d\u2019injecter 10 millions de dollars par an pendant quatre ans pour améliorer l\u2019offre d\u2019hébergement d\u2019urgence.Il estime qu\u2019il pourra ainsi créer 2100 places supplémentaires ainsi que 350 autres en maisons de transition.Le NPD entend élargir ce programme fédéral qui ne s\u2019adresse plus qu\u2019aux réserves autochtones.Le chef du NPD a surtout été obligé de répondre à ses adversaires qui lui reprochent de ne pas expliquer comment il financerait ses promesses.«Le NPD n\u2019a pas encore dit combien il devra emprunter ou de combien il devra hausser les impôts, mais il promet une hausse d\u2019impôt \u201cmodeste\u201d», a raillé le chef conservateur, Stephen Harper.«Mais il n\u2019y a rien de modeste à propos de ses promesses.» M.Harper soutient que le NPD augmentera les dépenses gouvernementales de 14 milliards (environ 5%) dès la première année et de 35 milliards au terme d\u2019un mandat.(Ces chiffres ne sont que des estimations partisanes puisque aucun parti n\u2019a encore dévoilé sa plate- forme chiffrée complète.) Ce qui lui fait dire que, malgré l\u2019engagement de Thomas Mulcair, un gouvernement néodémocrate enregistrera lui aussi un déficit, comme a promis de le faire le libéral Jusdn Trudeau.Le chef conservateur y est alors allé d\u2019une déclaration surprenante, affirmant que «l\u2019équilibre budgétaire «\u2019[est] pas une fin en elle-même».«Nous, les conservateurs, empruntons quand nous le devons et remboursons tel que prévu.[.] Les libéraux et le NPD empruntent pendant les périodes difficiles parce qu\u2019ils le doivent, et pendant les bonnes périodes parce qu\u2019ils le peuvent.» Dimanche, les libéraux avaient eux aussi prédit des déficits néodémocrates.M.Mulcair n\u2019a pas répondu directement aux attaques, si ce n\u2019est pour rappeler qu\u2019il n\u2019a pas les mêmes priorités que les conservateurs.Il ne faut donc pas tenir pour acquis que toutes les dépenses actuelles d\u2019Qttawa seront maintenues.Quant aux libéraux, a rappelé M.Mulcair, «vendredi, ils nous reprochaient de ne pas dépenser assez.Maintenant, ils nous reprochent de dépenser trop ».Vous avez dit récession?La question économique restera à l\u2019avant-scène de la campagne électorale alors que, mardi.Statistique Canada dévoilera les plus récentes données sur l\u2019état de l\u2019économie, ce qui permettra de déterminer si le Canada est officiellement entré en récession en 2015.Stephen Harper a refusé d\u2019offrir sa définition de «récession».«C\u2019est plus important de décrire la réalité que d\u2019utiliser des labels [étiquettes] », a-t-il dit avant de rappeler que seul le secteur de l\u2019énergie battait de l\u2019aile.Une telle définition est pourtant incluse dans la nouvelle loi anti-déficit qu\u2019il a fait adopter à toute vapeur ce printemps.M.Mulcair s\u2019en est tenu à la définition technique, à savoir deux trimestres consécutifs de La population totale des Premières Nations ressemble à la population totale dVttawa.Posez-vous la question suivante: si, dans la région d\u2019Ottawa, il y avait eu 1200 femmes tuées ou disparues, pensez-vous qu\u2019on aurait besoin des Nations unies pour demander une enquête ?On l\u2019aurait eue depuis longtemps.La vraie raison pour laquelle il n\u2019y a pas eu d\u2019enquête, c\u2019est du racisme.}} Le chef du NPD, Thomas Mulcair, expliquant lundi pourquoi une enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées est selon lui nécessaire croissance négative du produit intérieur brut.«Mais peu importe les chiffres de demain [mardi], le plan de Stephen Harper ne fonctionne pas.» Le chef libéral ne faisait pas campagne lundi.Le Devoir ?JOSH SCHAEFER LA PRESSE CANADIENNE Le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, était de passage à Saskatoon lundi pour une annonce concernant la lutte contre la violence faite aux femmes.SONDAGES Le NPD mène une course très serrée GUILLAUME BOURGAULT-COTE / Etat des lieux après un mois de campagne : le Nouveau Parti démocratique (NPD) mène dans les intentions de vote, mais de très peu.Deux nouveaux sondages publiés lundi ont ainsi confirmé une courte avance pour les néodémocrates.Mais ils ont surtout rappelé que la course demeure très serrée entre les trois principaux partis.La firme Abacus Data situait lundi le NPD de Thomas Mulcair à 31 %, soit une baisse de quatre points par rapport à leur dernier coup de sonde, il y a deux semaines.Les conservateurs suivent avec 30% (hausse d\u2019un point), devant les libéraux (en hausse de deux points, à 28%).Dans les faits, il s\u2019agit d\u2019une égalité statistique.Le sondage a été mené en ligne auprès de 1500 personnes, entre les 26 et 28 août.Qr, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d\u2019erreur de 2,6%, dans 19 cas sur 20, ce qui place les trois partis à égalité.La semaine dernière, deux sondages (Forum Research et Angus Reid) avaient mis en relief une avance plus importante pour le NPD (jusqu\u2019à dix points selon Forum).Large avance au Québec Au Québec (308 répondants, 78 sièges).Abacus classe le NPD loin devant, avec 44% des intentions de vote (trois points de moins par rapport au dernier sondage).Les libéraux sont deuxièmes (23%), alors que le Bloc québécois et les conservateurs récoltent 13% chacun.En Qntario 001 répondants, 121 sièges), la firme met les libéraux et les conservateurs à égalité, environ sept points devant le NPD.Abacus a aussi sondé les répondants par rapport au procès du sénateur Mike Duffy: le quart d\u2019entre eux ont indiqué avoir suivi de près les tribulations de l\u2019ancien journaliste.Plus de six personnes sur dix pensent que M.Duffy a mal agi dans cette histoire, un taux légèrement supérieur à celui enregistré par Nigel Wright (53%) et Stephen Harper (49%).Seulement le quart des sympathisants conser- vateurs croient la version du premier ministre \u2014 essentiellement, qu\u2019il n\u2019était pas au courant du stratagème élaboré pour permettre à Mike Duffy de rembourser le Sénat.Pour sa part, la firme Innovative Research Group (IRG) a sondé 2000 personnes pour établir que le NPD aurait récolté 32 % du vote si des élections avaient eu lieu entre les 24 et 26 août.Dans ce sondage comme dans l\u2019autre, les conservateurs suivent avec 30%, trois points devant les libéraux.Au Québec (479 répondants), IRG accorde 41% au NPD, 22% aux libéraux et 17% aux bloquistes et aux conservateurs.La moyenne des sondages telle qu\u2019elle est compilée par le site ThreeHundredEight.com (hébergé par CBC) donne actuellement 33,5% au NPD (en baisse de deux points), 29,1% aux conservateurs et 27,3% aux libéraux.De tels résultats pourraient donner 128 sièges au NPD, estime le site spécialiste de l\u2019analyse des sondages et de leur impact projeté.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI I\tSEPTEMBRE 2015 ACTUALITES La Sierra Leone n\u2019est pas débarrassée d\u2019Ebola Freetown \u2014 Une femme décédée a eu un test positif à Ebola le 28 août en Sierra Leone, quatre jours après la sortie d\u2019hôpital du dernier malade traité et guéri dans le pays, a appris TAFP lundi de sources concordantes.Selon Sidi Yaya Tunis, porte-parole du Centre national de contrôle d\u2019Ebola (NERC), le nouveau cas d\u2019Ebola est une femme tombée malade et décédée dans son village de Sella Kafta, dans la région de Kam-bia (nord-ouest), le 28 août Le prélèvement effectué sur son corps a donné un résultat positif à Ebola.«Nous avons dépêché une équipe à Sella Kafta.Nous avons déjà identifié dix personnes» ayant été en contact avec elle et qui sont considérées comme «à haut risque»^ a affirmé M.Tunis sur une radio privée locale.«Nous avons déjà isolé» ces dix contacts, «nous évaluons la nécessité de placer tout le village en quarantaine en cas de besoin »y a-t-il ajouté.Le test d\u2019Ebola positif à Sella Kafta a été confirmé à l\u2019AFP par des sources indépendantes dans la région, selon lesquelles il s\u2019agit d\u2019une femme au milieu de la soixantaine qui ne s\u2019était pas rendue récemment en Guinée ou au Liberia, pays voisins également affectés par l\u2019épidémie.Ce n\u2019est pas la fin La Sierra Leone espérait être sur la bonne voie pour être débarrassée du virus après la sortie d\u2019hôpital, le 24 août à Makeni (est), de la dernière malade d\u2019Ebola traitée avec succès dans le pays, qui n\u2019avait pas connu de nouvelle infection depuis plus de deux semaines.Cette épidémie qui a touché l\u2019Afrique de l\u2019Ouest est la plus grave depuis l\u2019identification du virus en Afrique centrale en 1976.Depuis fin 2013, elle a fait environ 11 300 morts sur un peu plus de 28 000 cas \u2014 pour l\u2019essentiel en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, d\u2019après l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS).Dans son dernier rapport hebdomadaire publié le 26 août, l\u2019OMS confirmait que la Sierra Leone n\u2019avait enregistré aucun nouveau cas pour la deuxième semaine consécutive.Le Liberia ne compte plus de cas; il en a été recensé trois en Guinée durant la semaine précédant le rapport.D\u2019après l\u2019OMS, un pays est déclaré exempt du virus 42 jours (soit deux fois la durée maximale d\u2019incubation) après le dernier cas connu.Agence France-Presse s * ^ ^ f AMR NABIL ASSOCIATED PRESS La femme de Mohamed Fahmy, Marwa Omara (à gauche), a fondu en larmes samedi après avoir appris le verdict du tribunal égyptien.FAHMY CONDAMNÉ La femme du journaliste confirme l\u2019intervention d\u2019Ottawa La pression doit être maintenue, répète Marwa Omara DIANA MEHTA Ottawa a officiellement demandé au président égyptien d\u2019accorder le pardon au journaliste canadien emprisonné Mohamed Fahmy ou de permettre son renvoi au Canada, a déclaré sa femme, lundi, alors qu\u2019elle implorait le premier ministre Stephen Harper d\u2019obtenir sa libération.Ce développement survient après qu\u2019un tribunal égyptien eut condamné Mohamed Fahmy à trois ans de prison samedi, un verdict qui a choqué sa famille et incité plusieurs observateurs internationaux à demander sa libération.«Personne ne comprend comment cela est arrivé», a déclaré sa femme Marwa Omara à La Presse canadienne depuis Le Caire.«f espère juste que le gouvernement canadien sortira Mohamed de là», a-t-elle ajouté.Il s\u2019agit de la seconde fois que M.Fahmy se retrouve derrière les barreaux pour la même affaire.Il avait été arrêté en décembre 2013 avec deux collègues alors qu\u2019il travaillait pour la station anglophone du diffuseur par satellite Al-Jazeera et avait été accusé d\u2019actes terroristes, ce qui a été dénoncé par la communauté internationale.Le trio a passé plus d\u2019un an en prison avant qu\u2019un appel de leur condamnation mène à un second procès, bien que l\u2019un d\u2019entre eux, l\u2019Australien Peter Greste, ait été abruptement renvoyé chez lui.M.Fahmy et son collègue égyptien Baher Mohamed ont été libérés sous caution dans l\u2019attente de leur nouveau procès qui s\u2019est conclu par le verdict de samedi.M.Fahmy a été condamné pour avoir fait défaut de s\u2019inscrire auprès du syndicat des journalistes du pays, d\u2019avoir apporté de l\u2019équipement sans approbation de sécurité et d\u2019avoir diffusé de «fausses nouvelles» sur le réseau d\u2019Al-Jazeera.Mme Omara a souligné que bien que les demandes de pardon et de renvoi aient été déposées par l\u2019ambassade canadienne auprès des autorités égyptiennes, la pression d\u2019Ottawa doit être maintenue.«Il s'agit d'une occasion pour M.Harper de Un tribunal égyptien a condamné Mohamed Fahmy à trois ans de prison nous prouver qu'il n'accepte pas que des citoyens canadiens soient en prison injustement, a-t-elle dit.Nous sommes totalement épuisés de toute cette expérience, et c'est très dur pour nous de passer à travers cela à nouveau.» Le ministère des Affaires étrangères ne voulait pas préciser quels efforts spécifiques étaient poursuivis dans le cas de Mohamed Fahmy.Le gouvernement se défend Une porte-parole du ministère a dit que des responsables du gouvernement canadien ont soulevé le cas auprès des autorités égyptiennes «au plus haut niveau» et continueraient de le faire.«Le gouvernement du Canada continue de demander aux autorités égyptiennes d'utiliser tous les outils à leur disposition pour résoudre le cas de M.Fahmy et de permettre son retour immédiat au Canada», a dit Amy Mills.Tant les néodémocrates que les libéraux ont critiqué le premier ministre de ne pas être intervenu plus tôt dans cette affaire et lui ont enjoint de téléphoner à son homologue égyptien pour lui demander personnellement de libérer Mohamed Fahmy.Le ministre de la Défense, Jason Kenney, a toutefois défendu les efforts du gouvernement, affirmant qu\u2019un «niveau de discrétion énergique» était parfois nécessaire dans des cas complexes comme celui de M.Fahmy.Dans l\u2019intervalle, l\u2019homme n\u2019a pas eu le droit de voir sa famille ni ses avocats depuis qu\u2019il a été escorté à l\u2019extérieur du tribunal samedi.«Je n'ai même pas réussi à lui dire au revoir, a dit M\"^® Omara.C'est très dur pour nous, ce que nous vivons actuellement, mais nous essayons d'être forts.» La famille de M.Fahmy est aussi préoccupée de la santé physique de l\u2019homme de 41 ans qui se trouve en prison \u2014 il a besoin de médicaments pour l\u2019hépatite C et pour une blessure à l\u2019épaule.La Presse canadienne PROJET DE LOI 44 Imperial Tobacco met en doute les données de Québec FLORENCE SARA G.FERRARIS Bien que Québec estime avoir fait ses devoirs, la compagnie Imperial Tobacco Canada remet en question la valeur probante des données sur lesquelles sont basées les mesures proposées dans le cadre du projet de loi 44 déposé en avril dernier, qui vise à renforcer la lutte contre le tabagisme.Venus présenter leur mémoire en commission parlementaire lundi, les représentants du cigarettier, Eric Gagnon et le D^ Richard Voisine, ont affirmé que certains éléments du projet de loi «ne prennent pas appui sur des données probantes» et que, par conséquent, «elles ne contribueront pas à atteindre les objectijs visés en matière de santé publique», à savoir, entre autres, de limiter davantage l\u2019accès des jeunes aux produits du tabac.Pour atteindre ce but, le gouvernement veut interdire la vente de cigarettes aromatisées, estimant que l\u2019ajout de saveur rend plus attrayants les produits du tabac.Or, si Imperial Tobacco Canada admet que les «saveurs bonbons» doivent disparaître, l\u2019entreprise souhaite que le gouvernement laisse toutefois tomber la mesure qui prohibera la vente de cigarette mentholée.«En dépit des affirmations de certains groupes, aucune étude ne démontre que les jeunes commencent à fumer à cause [de ces] cigarettes, avance Eric Gagnon.Il serait erroné de prétendre qu'en [les] bannissant, le Québec contribuera à la prévention du tabagisme chez les jeunes.» Affirmation que réfute la ministre déléguée à la Santé publique et instigatrice du projet de loi 44, Lucie Charlebois.«Des études existent, affirme la ministre.Quand vous nous dites que les données probantes ne sont pas là, j'ai envie de vous demander ce que vous pensez de celles recueillies par l'Institut national de la santé publique du Québec, l'Organisation mondiale de la santé, le Surgeon General des Etats-Unis, l'Institut de la statistique du Québec, Santé Canada et Statistique Canada.» Le D^ Voisine reconnaît qu\u2019il existe une grande quantité de données, mais, selon lui, le problème est dans leur interprétation.«On parle beaucoup de prévalence et d'association, mais pas de cause à effet, insiste le chimiste de formation.C'est un peu comme si demain matin, on interrogeait tous les gens qui ont fait des excès de vitesse et que 30 % d'entre eux déclaraient avoir, dans les 30 jours précédents avoir conduit une voiture rouge.Est-ce qu'on conclurait que la couleur rouge est la cause des excès de vitesse ?C'est un peu la même chose.» Cigarettes électroniques Imperial Tobacco espère également que Québec réglementera différemment les cigarettes électroniques, alors que, à l\u2019heure actuelle, le projet de loi soumet ce produit aux mêmes restrictions que celles imposées aux produits du tabac, c\u2019est-à-dire qu\u2019il sera interdit de vapoter dans les établissements et les endroits publics de même que sur les terrasses des restaurants et des bars.«La cigarette électronique doit être considérée à part, estime Eric Gagnon.Elle a un potentiel de santé publique qu'il faudra d'abord considérer.» Un dernier jour d\u2019audiences est prévu le 3 septembre.Le Devoir Arabie Saoudite: trois Canadiens morts dans un incendie Riyad \u2014 Un grave incendie dans un complexe résidentiel d\u2019Arabie Saoudite a fait 10 morts, dont 3 Canadiens, et 259 blessés.Le bilan a été dressé lundi par le colonel Ali bin Saad al-Qahtani qui a été cité par l\u2019agence officielle Saudi Press.Parmi les nombreux blessés, 179 ont reçu leur congé de l\u2019hôpital après avoir été soignés.Il semble que l\u2019incendie ait été causé par un court-circuit au sous-sol de l\u2019immeuble situé à Khobar, à environ 350 kilomètres au nord-est de la capitale saoudienne, Riyad.Associated Press La C.-B.évalue les dégâts d\u2019une tempête Vancouver \u2014 Les opérations de nettoyage et d\u2019évaluation des dégâts sont en cours dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, une région qui a été durement frappée par une puissante tempête qui a abattu des arbres et privé des centaines de milliers de personnes d\u2019électricité au cours du weekend.Plus d\u2019un demi-million de personnes n\u2019avaient plus de courant après le passage d\u2019une des tempêtes les plus dévastatrices depuis une décennie, samedi, marquée par des vents violents soufflant jusqu\u2019à 90 km/h.Ce chiffre avait chuté à près de 35 000 abonnés, en fin d\u2019après-midi lundi.La Presse canadienne Téléphone : Télécopieur : 514 985-3322 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.PROPRIETES A VENDRE CANTONS-DE-UEST APPARTEMENISET LOGEMENTS À LOUER APPT.A LOUER SCOTSTOWN ÉGLISE (1882) restaurée 2013 dans le respect du patrimoine.Cachet! 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le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 11/2,31/2^ 41/2 rénovés prés métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055\t514 735-5331 OUTREMONT, 61/2, ht duplex PI.en bois franc, fenêtres tout autour, balcon vue sur la montagne, s.d.b.avec bain & douche séparé, stat.ext.Non-fum., pas d'animaux.Libre $1 600 514 998-6933 PETITE PATRIE-61/2 2 pièces doubles, h-duplex, métros Fabre et Jean Talon, belle rue, tranquille.1050$ 514-247-7035 piertrudel@sympatico.ca PRÈS PARC BEAUBIEN-4 1/2 Grand et beau, h-duplex, 2 ch., terrasse, pl.bois fr.OCT.1 050 $ 514-659-6640 514-969-2986 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER ROSEMONT/PETITE-PATRIE Très beau 5 1/2 rénové, 2e, 3 ch., 1 500 pc, SDB rénovée, pl.bois fr., fenestré.Près 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organisme auquel Christiane a consacré plusieurs années de sa vie, serait apprécié.www.chicrestopop.com LE DEVOIR, LE MARDI I^^ SEPTEMBRE 2015 A 5 ACTUALITES MONTREAL Une terrasse qui fait voir rouge Le nouvel aménagement de la rue Saint-Denis ne fait pas l\u2019unanimité JEANNE CORRIVEAU La Grande Terrasse rouge de la rue Saint-Denis a été aménagée pour rendre moins pénible le chantier qui s\u2019y déploiera au cours de la prochaine année.Mais elle ne fait pas l\u2019unanimité parmi les commerçants.Certains applaudissent à l\u2019initiative qui donne à l\u2019artére un air de fête, mais d\u2019autres y voient un gaspillage de fonds publics.Lundi après-midi, les passants étaient rares à profiter de la longue terrasse qui borde le côté est de l\u2019artère montréalaise depuis trois semaines, entre la rue Roy et l\u2019avenue du Mont-Royal.Les nombreuses tables d\u2019un rouge pimpant étaient généralement inoccupées.Seuls les quelques hamacs semblaient attirer les flâneurs.«C\u2019est intéressant qu\u2019il y ait eu une réflexion en prévision du chantier.On a vu les conséquences des chantiers sur d\u2019autres artères comme Saint-Lau- rent», rappelle Christian Lajoie, propriétaire du Futon d\u2019or.«J\u2019avais des réserves au début, mais je crois que si la SDC [Société de développement commercial Pignons rue Saint-Denis] s\u2019en occupe bien et qu\u2019elle organise des activités d\u2019animation, ça pourrait créer un petit buzz», espère Nathan Perez, propriétaire du commerce Au festin de Babette.Chantier majeur Rappelons que, pour atténuer les désagréments liés aux travaux de reconstruction des conduites d\u2019aqueducs et d\u2019égouts qui doivent être réalisés d\u2019ici à la fin de 2016 sous la rue Saint-Denis, la Ville de Montréal a fait appel à l\u2019architecte Jean Beaudoin afin de rendre le chantier plus attrayant.Outre la terrasse d\u2019un kilomètre et les activités d\u2019animation ponctuelles, des bannières surplombent la rue.Une voie de circulation a été retranchée.Certains commerçants sont peu enthousiastes.«Je trouve ça beau, mais les gens utilisent peu la terrasse.Et ça crée de la confusion chez nos clients parce qu\u2019ils ne peuvent pas y prendre un verre», explique la propriétaire de bar Auprès de ma blonde.Michèle Bolduc, de la boutique de vêtements KSL, croit que la Ville se trompe de cible.Les commerçants peinent à survivre et, selon elle, la Terrasse rouge ne réglera pas leur problème.Les loyers, qui ne font pas l\u2019objet d\u2019un contrôle, sont exorbitants et le stationnement est déficient, dit-elle.«Je ne comprends pas pourquoi la Ville n\u2019a pas offert une exemption de taxes aux commerçants le temps des travaux ou des coupons pour le stationnement», déplore-t-elle.Agir ou ne rien faire Le maire Denis Coderre, qui participait lundi à l\u2019inauguration de la Terrasse rouge, ne s\u2019est pas formalisé des critiques.Selon lui, la majorité des commerçants applaudissent à l\u2019initiative de la Ville : «Il y aura toujours des gens qui vont chialer, a-t-il lancé.Il y a des gens qui chiaient parce qu\u2019on ne fait rien.Il y en a qui chiaient parce qu\u2019on fait quelque chose.Là, on fait quelque chose.» Certains travaux seront réalisés cet automne, mais les plus importants commenceront au printemps 2016.Les mesures de mitigation, dont la Terrasse rouge et les bannières, accaparent 2,5 millions sur un budget total de 14,4 millions.Les équipements pourraient servir pour d\u2019autres chantiers, a-t-on indiqué.La terrasse sera démantelée le 1®\" décembre et sera partiellement reconstruite au prin-temps prochain, de part et d\u2019autre du chantier qui s\u2019étendra de l\u2019avenue Duluth à la rue Marie-Anne.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR La nouvelle terrasse était pratiquement déserte lundi après-midi.Les nombreuses tables étaient généralement inoccupées.VILLE DE QUEBEC Le maire Labeaume se questionne sur l\u2019avenir d\u2019Expo Québec La guerre de chiffres au sujet de l\u2019achalandage de l\u2019événement se poursuit à l\u2019Hôtel de Ville ISABELLE PORTER à Québec Le débat sur l\u2019achalandage à l\u2019événement Expo Québec s\u2019est prolongé lundi soir lors de la première séance du conseil municipal de l\u2019automne.Alors que l\u2019opposition crie au «cafouillage», le maire continue de se questionner sur l\u2019avenir de l\u2019événement.La semaine dernière, la Ville s\u2019était félicitée de la hausse d\u2019achalandage à Expo Québec, qui avait crû de 9,4% cette année.Or l\u2019opposition a par la suite rendu publiques des données obtenues en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information disant le contraire.« C\u2019est quoi ?On invente des chiffres ?On joue avec ça ?» a demandé le chef de l\u2019opposition, Paul Shoiry.Il a ensuite réclamé que le conseil municipal recommande au vérificateur de se pencher sur le dossier.Invité à réagir, le maire a rétorqué que les chiffres étaient «tous bons», sauf qu\u2019ils sont tous sujets à interprétation.Et d\u2019ajouter que des données avaient été «soufflées» depuis longtemps par le gestionnaire du site, Expo-Cité.«Le problème avec Expo Québec c\u2019est qu\u2019il y a toujours un lapin qui sort de quelque part», a-t-il dit.«Moi, ma confiance en Expo-Cité, elle est très basse.» La Ville mettrait bientôt tout cela au clair lors d\u2019une présentation, a-t-il promis.Quant à la proposition de suggérer au vérificateur de se pencher sur le dossier, M.Labeaume s\u2019y oppose.La démarche, selon lui, est inutile parce que le vérificateur fait de toute façon «ce qu\u2019il veut».Survie en cause Créé il y a plus de 100 ans, l\u2019événement Expo Québec était à l\u2019origine une foire agricole connue surtout pour ses nombreux manèges.Au-delà du débat de chiffres sur l\u2019achalandage, c\u2019est la survie de l\u2019événement qui est en cause.Expo Québec se tient chaque année en août sur le site d\u2019Expo-Cité, oû a été construit le Centre Vidéotron.En avril, un comité dirigé par Daniel Gélinas avait recommandé qu\u2019on reconfigure complètement le site en y aménageant notamment un marché public.Le scénario proposé rendait pratiquement impossible la survie de l\u2019événement.Lundi, le maire s\u2019est dit « aligné» sur ce rapport sans aller jusqu\u2019à prôner la mise à mort de l\u2019événement.Il a en outre écorché à plusieurs reprises l\u2019organisation Expo-Cité, qualifiée A\u2019« obsolète ».«La question actuellement, c\u2019est \u201cqu\u2019est-ce qui peut remplacer Expo-Québec ?\u201d» M.Labeaume a signalé qu\u2019il négociait avec le Centre des congrès pour lui confier la gestion de la commercialisation d\u2019un des bâtiments principaux du site, le Centre de foires.«Là, on travaille sur le marché [public] », a-t-il ajouté.«Expo Québec, on en doute.Là, il y a un amphithéâtre neuf, on va mettre le Colisée Pepsi à terre, qu\u2019est-ce qu\u2019il va rester?Il reste plus grand-chose.» Visite populaire A deux jours des célébrations d\u2019ouverture du Centre Vidéotron, l\u2019administration Labeaume est revenue sur l\u2019engouement de la population.En deux semaines, plus de 170 000 personnes ont réservé leur laissez-passer gratuit pour les visites qui auront lieu du 3 au 7 septembre.De ce groupe, 85% des visiteurs proviennent de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).Dans l\u2019ensemble, pas moins de 21% de l\u2019ensemble de la population de la CMQ a réservé sa place à l\u2019activité.Le Devoir La Conférence de Paris sur le climat doit combler un déficit de 1,2 million d\u2019euros L\u2019ONU appelle les pays à apporter leur soutien pour financer cet important rendez- vous DOMINIQUE SCHROEDER à Bonn \\ A trois mois de la grande conférence de l\u2019ONU sur le réchauffement climatique qui réunira 195 pays à Paris, l\u2019ONU a appelé lundi les participants à mettre la main à la poche pour combler un déficit de 1,2 million d\u2019euros, à l\u2019ouverture d\u2019une nouvelle session de négociations à Bonn.«J\u2019ai le regret de vous informer que nous avons actuellement un déficit de 1,2 million d\u2019euros [1,35 million de dollars américains] juste pour couvrir les sessions prévues à l\u2019ordre du jour», a lancé Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre de l\u2019ONU sur le climat.Il n\u2019y a pas assez «d\u2019argent pour la session d\u2019octobre déjà prévue ou pour la COP», censée aboutir en décembre à un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique par rapport à l\u2019ère préindustrielle, a déclaré M\u201c® Figueres.Elle a appelé «les pays en mesure de le faire à apporter une contribution».Une ultime session de négociations à la COP21 (30 novembre-11 décembre) doit se tenir dans la capitale rhénane du 19 au 23 octobre.«La somme dont nous aurions besoin» pour financer les délégations à la conférence d\u2019octobre et la COP21 en décembre «est de 900 OOOeuros au total», a-t-elle précisé.«En outre, nous avons toujours un déficit de 300 000euros pour la réunion d\u2019octobre elle-même», a-t-elle ajouté.« C\u2019est l\u2019intérêt des Nations unies de dramatiser un tout petit peu parce \u2019[elles] ont besoin d\u2019argent», a déclaré à l\u2019AFP, le secrétaire général de la COP21, Pierre-Henri Guignard.«Traditionnellement, des pays comme la Norvège, l\u2019Allemagne, répondent assez généreusement à ce type de demandes», a-t-il remarqué, ajoutant «c\u2019est comme ça chaque année».Réunis à Bonn jusqu\u2019à vendredi, les négociateurs vont travailler sur un nouveau texte élaboré cet été par les coprésidents des débats qui se sont efforcés de rédiger un document plus clair et structuré.Mais ce nouveau document WOOHAE CHO AGENCE ERANCE-PRESSE La secrétaire exécutive de la convention-cadre de l\u2019ONU sur le climat, Christiana Figueres, a appelé «les pays en mesure de le faire à apporter une contribution».maintient toutes les options pour chaque question en discussion.Cible compromise Par ailleurs, les engagements nationaux de réduction de gaz à effet de serre (GES) annoncés jusqu\u2019à présent \u2014 une soixantaine de pays responsables de près de 70% des émissions de GES \u2014 ne permettront pas de limiter le réchauffement à 2 degrés.Cette nouvelle session de négociations s\u2019ouvre sous une pression croissante pour accélérer leur rythme, afin de parvenir à un texte plus concis en entrant enfin dans le vif du sujet.Le document en discussion liste les thèmes en les répartissant en trois catégories : ceux qui pourraient être inclus dans l\u2019accord définitif de Paris, ceux qui pourraient faire l\u2019objet de décisions spécifiques de la COP21 et les nombreux sujets encore en discussion, car les plus épineux.Les délégués ont cinq jours pour poursuivre le travail des coprésidents en commençant à réduire le nombre d\u2019options.Les divergences sont profondes sur des sujets aussi délicats que la répartition de l\u2019effort entre pays riches \u2014 émetteurs historiques de gaz à effet de serre, sources du réchauffement \u2014 et pays pauvres ou émergents.Agence France-Presse ETUDE La pollution atinosphérique augmente le risque de subir une crise cardiaque Une augmentation de la pollution atmosphérique s\u2019accompagne d\u2019une hausse du risque, pour les hommes, d\u2019être terrassé par une crise cardiaque, démontre une étude réalisée par des chercheurs belges.Les scientifiques de l\u2019Hôpital universitaire de Bruxelles ont déterminé qu\u2019une augmentation de 10 microgrammes par mètre cube de la matière particulaire de moins de 2,5 microns (PM2.5) gonflait de 2,8% le risque de subir un infarctus du myocarde sans élévation du segment ST (ou crise cardiaque sans STEMI).Ce type de crise cardiaque compte parmi les plus graves et les plus mortels.Ces particules sont si petites qu\u2019elles peuvent se loger au plus creux des poumons et insérer des quantités importantes de produits toxiques dans l\u2019organisme.Pire encore, une hausse de 10 microgrammes par mètre cube des concentrations de dioxyde d\u2019azote augmentait de 5,1% le risque de crise cardiaque sans STEMI.Les PM2.5 et le dioxyde d\u2019azote proviennent principalement de la combustion d\u2019hydrocarbures, que ce soit par les usines ou les véhicules.L\u2019auteur de l\u2019étude, le professeur Jean-François Argacha, a dit que l\u2019association entre la pollution atmosphérique et les crises cardiaques a été observée après une exposition d\u2019une seule journée, et ce, même si le niveau de pollution respectait les normes européennes en la matière.L\u2019Organisation mondiale de la Santé considère maintenant la pollution atmosphérique comme une des principales causes de décès qu\u2019il est possible d\u2019éviter.La Presse canadienne A 6 LE DEVOIR LE MARDI 1ER SEPTEMBRE 2015 EDITORIAL RAPPORT ROBILLARD Retour sur le passé La Commission de révision permanente des programmes, dite commission Robillard du nom de sa présidente, n\u2019avait pas plutôt rendu son rapport public que le gouvernement Couil-lard ouvrait la porte à la remise en cause de programmes et d\u2019organismes qui ne seraient pas performants, y compris Revenu Québec.Etonnant retour sur une pièce maîtresse de l\u2019État du Québec.L Bernard Descôteaux a recommandation principale de ce rapport n\u2019est en aucune façon une surprise.On avait demandé à la Commission de suggérer au gouvernement un mécanisme d\u2019évaluation et de révision des programmes, et c\u2019est ce qu\u2019elle propose.Par le passé, les réformes de l\u2019administration gouvernementale n\u2019avaient pas abordé cet aspect des choses qui, pour tout État moderne, est devenu essentiel à une prise de décision éclairée.Cette approche était souhaitée par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, qui s\u2019est donné comme mandat de réformer l\u2019appareil administratif du gouvernement québécois.Ce champion de l\u2019équilibre budgétaire estime que l\u2019évaluation et la révision systématiques des programmes gouvernementaux faciliteront la préparation des budgets et permettront un contrôle plus rigoureux des dépenses, l\u2019objectif ultime étant de garder leur croissance à la hauteur des revenus de l\u2019État.Le mode de fonctionnement actuel du gou-vernement repousse en aval la prise de déci-.\tsion sur les budgets de dépenses.On coupe et on comprime jusqu\u2019à ce que l\u2019équilibre budgé-^1^^-\ttaire soit atteint.La mise en place d\u2019un sys- tème d\u2019évaluation et de révision des programmes déplacera en amont la prise de décision.Les programmes non performants seront recensés au préalable.Le gouvernement Couillard cherche par là à introduire, au sein de l\u2019appareil gouvernemental, une culture de gestion axée sur la performance ou, dit autrement, une gestion par résultats.Il s\u2019agit là d\u2019un changement fondamental, qui exigera une forte volonté politique pour être implanté.Tout porte à croire qu\u2019elle ne fait pas défaut à Martin Coiteux.Un avant-goût nous en est donné avec la porte qu\u2019a ouverte ce dernier de retirer à Revenu Québec une partie ou la totalité de son mandat de percevoir les impôts et les taxes du gouvernement québécois afin de le confier à Revenu Canada.Symboliquement, fe message sous-jacent à son propos est qu\u2019if n\u2019y a rien de sacré, même pas cette décision historique du premier ministre Duplessis en 1954 d\u2019instituer un impôt sur fe revenu des particuliers et de se doter d\u2019un ministère pour fe percevoir.Cette décision permit au Québec de devenir «maître chez soi» sur fe plan fiscal.Le Québec est fa seule province à avoir sa propre agence du revenu.Tous les gouvernements qui ont succédé à celui de Maurice Duplessis ont toujours vu dans l\u2019existence de Revenu Québec un outil essentiel pour contrôler leurs revenus.If ne faut pas être doctrinaire, soutenait fundi fe président du Conseil du trésor, l\u2019important étant de garder au Québec fe pouvoir de déterminer les impôts et taxes que fe gouvernement voudra prélever.C\u2019est dans cette décision que réside, ajoutait fe premier ministre Philippe Couiffard, fa souveraineté fiscale de f\u2019État.La perception sera confiée à qui fe fait au meilleur coût.Et fa commission Robillard de souffler au gouvernement Couiffard que Revenu Canada est plus performant que Revenu Québec, ce que cette organisation conteste.La réalité serait plutôt à l\u2019inverse, fa Commission ayant commis des erreurs factuelles.Si fe mandat de Revenu Québec peut être ainsi remis en cause sur fa simple suggestion du rapport d\u2019une commission, bien d\u2019autres organismes et bien des programmes pourront être mis en cause, comme vient de l\u2019apprendre fa Société des alcools du Québec.Qu\u2019en sera-t-if de tout fe reste, alors que fa Commission insiste pour que les services gouvernementaux soient rendus par celui qui peut fe mieux fe faire, qu\u2019if s\u2019agisse d\u2019un ministère ou d\u2019une entreprise privée ou communautaire ?Le principe même de f\u2019évafuation des programmes n\u2019est pas à rejeter.Par fe passé, bien des erreurs coûteuses auraient pu être évitées si les programmes avaient été mieux évalués au point de départ.L\u2019objectif est de rendre f\u2019État performant, pas de fe déconstruire en laissant fa dimension comptable déterminer fa vie ou fa mort de programmes et d\u2019organismes.C\u2019est ce qui transcendait fe premier rapport de fa Commission, oû elfe suggérait des pistes de réduction du déficit.Heureusement, des ministres avaient résisté à cette approche en faisant valoir qu\u2019if y a en politique d\u2019autres impératifs.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET REPRISE LETTRES Pourquoi pas la taxe Tobin?L\u2019élection d\u2019un gouvernement sociaf-dé-mocrate au Canada pourrait favoriser fa mise en place d\u2019une taxe sur les transactions financières dans les marchés mondiaux et permettre aux gouvernements de retrouver f\u2019équifibre budgétaire poiu financer de grands projets.En effefi un gouvernement NPD à Ottawa poiurait s\u2019entendre avec un gouvernement dirigé par M\u201c® Hif-fary Clinton et les Européens pour mettre un tel système en place.Nous avons besoin d\u2019un gouvernement prêt en faire fa proposition.Imaginez, une taxe de seulement un dixième de un pour cent sur les transactions financières, et finie fa surtaxation des pauvres et de fa classe moyenne.Cela est possible et parfaitement réâlisabfe.[.] Gilles Marleau Orléans, Ontario, le 28 août 2015 Les sièges Il faut aborder les récents problèmes du Sénat canadien en examinant le vide créé à l\u2019occasion de nominations stratégiques appuyant les objectifs idéologiques du cabinet du premier ministre.É\u2019affaire Duffy illustre bien cette situation : on trouve une façon de nommer un sénateur et de lui octroyer une allocation de dépenses permettant qu\u2019il diffuse les messages d\u2019un parti qui a été élu avec une minorité du suffrage.La Chambre haute doit être la conscience du Parlement.Un endroit oû les réflexions peuvent influencer la législation.M.Harper, en s\u2019affichant à l\u2019occasion de divers dossiers avec des sénateurs complaisants, a totalement dénaturé la vocation de l\u2019institution.Pour preuve, non seulement le cabinet de premier ministre planchait sur le dossier Duffy, mais il en avait au moins quatre à régler.Ces sièges, vidés de leur sens, profitaient des fonds publics si chers à notre premier ministre.Une sorte de théâtre de l\u2019ab-siude.On peut dire qu\u2019ils ont des lettres.Daniel Rock Ex-membre de l\u2019exécutif du Parti progressiste conservateur Le 28 août 2015 Notre démocratie est en danger En tant que Canadien vivant à l\u2019étranger, je suis le canari dans la mine : ce qui nous arrive aujourd\u2019hui pourrait bien arriver à plusieurs autres demain.On m\u2019a refusé le droit de voter en 2011 et on va me refuser le droit de voter en 2015.En 2008, le gouvernement a changé l\u2019interprétation de la loi et, maintenant, après cinq ans en dehors du pays, on ne peut plus voter.Il n\u2019y a pas eu de loi, pas de débat à la Chambre des communes.Ensuite, le projet C-50 (mort au feuilleton) nous indique comment les conservateurs veulent limiter le vote.Pas seulement pour les expatriés, mais aussi pour plusieurs autre§.J\u2019habite aux États-Unis depuis 2000 ; un pays oû l\u2019on voit souvent des tactiques quasi légales, mais immorales, pour bloquer le vote.On ne veut pas les mêmes tactiques au Canada.Je cite le montréalais Leonard Cohen.-«Democracy is coming!», american style! Paites attention ! Nicolas Duchastel de Montrouge Woodinville, WA Le 30 août 2015 Diffuser des crimes au nom de la liberté d\u2019expression La diffusion de crimes violents, images à l\u2019appui, au nom de cette sacro-sainte liberté d\u2019expression a, à mon avis, des répercussions bien au-delà de cette simple liberté d\u2019expression.J\u2019emprunte ici une phrase qui en dit long sur ce que plusieurs croient et expriment à ce sujet: «C\u2019est la mélancolie de certains malheurs d\u2019en engendrer une multitude d\u2019autres.Plus graves.» Je vous la livre comme matière à réflexion.Sylvia Pelletier-Gravel Gatineau, le 27 août 2015 LIBRE OPINION Élections : la presse joue-t-elle adéquatement son rôle ?ETIENNE BOUDOU-LAEORCE Blagueur De manière générale, et plus encore en ces temps d\u2019élections fédérales, la question de la pertinence de la presse et des médias se pose.«Historiquement, la presse est liée à notre conception de la démocratie.[.] Elle contribue à rendre le monde lisible, fait circuler une information fiable, certifiée, mise en forme», affirme le philosophe Elorian Eores-tier ; le rôle de la presse et des médias est ainsi de discriminer ce qui peut faire sens et de participer au bien commun.Mais est-ce toujours le cas?Le «quatrième pouvoir», censé nous prévenir des égarements des trois autres pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) et nous informer convenablement, res-pecte-t-il bien sa mission ?Lorsque l\u2019on observe la couverture médiatique de la présente campagne électorale de plusieurs médias, on peut raisoimablement en douter.En effet, rien ne va plus quand des anecdotes et faits divers en viennent à faire la « nouvelle ».Pensons seulement à ce navrant article intitulé «Un \u201ccell\u201d, \u201cun pénis\u201d et \u201cben des chips\u201d: le kit de siuvie nucléaire d\u2019une bloquiste » ; quand une journaliste va demander, le plus sérieusement du monde, à une candidate: «On est au 27\u201djour de la campagne, qu\u2019est-ce qui vous a surpris jusqu\u2019à présent?» ; quand le scandale Duffy ou le fait d\u2019équilibrer ou non les futurs budgets deviennent des enjeux électoraux.; quand les commentateurs traitent des stratégies des partis plutôt que de leurs idées.Et lorsqu\u2019on ne dilue pas les enjeux réels, on en profite poiu en imposer d\u2019autres : réduire la campagne à un affrontement NPD-PCC, notamment.Évoquons la formule des débats qui est souvent consensuelle, balisée et écourtée, que ce soit à la radio, à la télévision.Elle ne permet que trop rarement de voir les aspirants au pouvoir véritablement dans l\u2019embarras, se faire po,ser les questions difficiles et nécessaires.A quand un entretien avec un journaliste ou un stratège d\u2019un parti, concurrent pendant deux heures entières ?A quand un face-à-face avec de «vrais» citoyens?Il est inquiétant de voir comment les médias traitent uniquement de « la course » sans jamais parler de qui peut bien orchestrer la fameuse course.Qui est propriétaire des « quatre chevaux»?Quel serait le rôle des banquiers et des pétroliers par hasard ?Personne n\u2019en parle, surtout pas les médias corporatistes.Chiens de garde?Et que dire de cette presse qui relaie des sondages douteux?Qu\u2019importe s\u2019il n\u2019y a pas de marge d\u2019erreur, pas d\u2019échantillons aléatoires (probabilistes) et aucune méthodologie explicitée, ils font leur une avec ceci, car il faut bien vendre des exemplaires, paraît-il.Résultat: journalistes et commentateurs spéculent tous en chœur sur du vide.Un fort pourcentage de l\u2019analyse politique au Québec se fait malheureusement là-dessus : sur le néant devenu matière à réflexion.Comment se fait-il que l\u2019ensemble des journalistes ne boycottent pas Stephen Harper et ses directives rétrogrades (notamment devoir payer pour poser des questions) , qui briment la liberté d\u2019expression des journalistes et l\u2019accès à l\u2019information?Honte aux journalistes qui acceptent d\u2019être des potiches et manquent durablement à leur profession afin d\u2019obtenir du « contenu » provenant du gouvernement.Comment voulez-vous informer convenablement la population?Comment voulez-vous rehausser le niveau des échanges par de telles dispositions, pas un tel abandon de votre part?Tout cela révèle, sans trop d\u2019étonnement, que les médias peinent à couvrir les différents enjeux de la campagne et à honorer leurs devoirs essentiels.Malgré une impression d\u2019accessibilité à l\u2019information et bien que les médias se proclament comme le «contre-pouvoir», il advient que «la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir.Au sein d\u2019un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents.les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d\u2019ascenseur», pour citer le synopsis du film Les nouveaux chiens de garde, de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat.Dans ces conditions, la presse est condamnée à rater sa cible d\u2019incarner les valeurs d\u2019indépendance, de pluralisme et d\u2019objectivité qu\u2019elle souhaite défendre.Ainsi, nos médias seraient-ils devenus les nouveaux chiens de garde du pouvoir en place ?Si tel était le cas.Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique de 1990 à 2008, propose un intéressant remède: un «cinquième pouvoir», qui permettrait «d\u2019opposer une force civique citoyenne à la nouvelle coalition des dominants».Selon M.Ramonet, sa fonction serait «de dénoncer le superpouvoir des médias, des grands groupes médiatiques, complices et diffuseurs de la globalisation libérale», car, note-t-il, «l\u2019information, en raison de son explosion, de sa multiplication, de sa surabondance, se trouve littéralement contaminée, empoisonnée par toute sorte de mensonges, polluée par les rumeurs, par les déformations, les distorsions, les manipulations».Heureuse nouvelle, ce « cinquième pouvoir » s\u2019exerce déjà par l\u2019entremise des médias sociaux, des blogues, des journaux indépendants et des plateformes citoyennes.Mais une question se posera toujours : est-ce vraiment suffisant pour faire contrepoids au système politico-médiatique ? LE DEVOIR, LE MARDI 1®^ SEPTEMBRE 2015 A 7 IDEES AFFAIRE KHUONG Avant tout une question éthique Derrière cette histoire se cache un important conflit de valeurs, qui échappe à la dynamique du droit JEAN-BERNARD MARCHAND Juriste, diplômé de l\u2019Ecole nationale d\u2019administration publique n nouveau chapitre du feuille-ton pour le moins médiatisé entourant la suspension de la bâton-niére Lu Chan Khuong par le conseil d\u2019administration du Barreau du Québec s\u2019est écrit la semaine dernière, d\u2019une part alors que les membres étaient convoqués lundi à une assemblée générale extraordinaire et, d\u2019autre part, parce que la Cour supérieure du Québec rejetait vendredi la demande de réintégration immédiate de M® Khuong à son poste de bâtonniére, en l\u2019absence d\u2019urgence et jugeant le dossier toujours en évolution.Qn le sait, l\u2019ordre professionnel qui regroupe plus de 25 000 avocats du Québec et qui doit normalement être gardien de la confiance du public envers le système de justice connaît une crise interne inusitée et sans précédent.Alors que l\u2019une et l\u2019autre des parties s\u2019accusent d\u2019actions illégales et diffamatoires, la cause est maintenant portée contre toute attente devant les tribunaux.Une chose est certaine, pour la population en général, ces «avocasseries» n\u2019aident en rien l\u2019image d\u2019une profession qui souffre déjà d\u2019un faible degré de confiance dans l\u2019opinion québécoise.Le rôle de l\u2019éthique Et si la solution au litige se trouvait ailleurs que dans les tribunaux et dans son mode de régulation rigide de contrôle et de surveillance ?Devant la noblesse théorique du droit et de sa pratique, la judiciarisation éhontée de l\u2019affaire Khuong auquel assiste le public, motivée principalement par la défense d\u2019intérêts individuels en réaction aux attaques mutuelles des parties prenantes, est un autre exemple qui vient fragiliser davantage le monopole du système judiciaire et les limites de son raisonnement.Dans ces circonstances, peut-on affirmer, par exemple, que la bâton- nière a fait preuve d\u2019éthique en omettant d\u2019informer ses commettants avant l\u2019élection de cette histoire présumée de vol à l\u2019étalage ?Car derrière cette histoire bien singulière se cache avant tout un important conflit de valeurs qui échappe à la dynamique régulatrice du droit.Alors que le droit prescrit la conformité d\u2019un comportement en relation à une norme en provenance d\u2019une source externe, l\u2019éthique vise à renforcer l\u2019autonomie du jugement individuel en la mettant en relation avec un corpus de valeurs partagées par la société.L\u2019objectif est d\u2019arriver à la fois à une décision acceptable, raisonnable et juste.L\u2019éthique vise également une logique préventive dont la réflexion initiale est motivée par les possibles conséquences négatives d\u2019une ac- Parce que l\u2019avocat jouit d\u2019un statut de privilégié à l\u2019intérieur de notre pyramide sociale, il a une responsabilité supplémentaire C\u2019est en fait ici le noeud du dilemme, car la bâtonniére devait bien se douter des conséquences d\u2019une possible fuite d\u2019informations à son sujet et aurait pu renforcer sa légitimité en jouant cartes sur table dès le début.Aujourd\u2019hui, peu importe l\u2019issue de cette guérilla, c\u2019est tout son plan de réforme qui risque d\u2019y passer, pour une histoire jugée banale par une majorité de membres.Certes, les questions soulevées entourant notamment la défense de la vie privée des parties impliquées, la fuite suspicieuse des informations confidentielles au sujet du vol présumé de M® Khuong et le contexte des luttes politiques féroces qui animent les protagonistes depuis le début de la campagne électorale, dont l\u2019enjeu touche des réformes audacieuses et impopulaires auprès d\u2019une certaine frange de la communauté juridique, sont des éléments qui définissent les contours de la trame narrative.Toutefois, le cadre conceptuel de l\u2019éthique demeure le plus approprié afin de circonscrire la tion sur le plan individuel, problématique, de proposer mais également sur le plan collectif Cette démarche sert autant les contextes très normés, permettant même de remettre en cause le bien-fondé de certaines règles parfois jugées désuètes, comme celles entourant la criminalisation de la possession simple de marijuana, ou une certaine agilité opérationnelle dans les espaces non régulés comme l\u2019économie de partage ou la recherche expérimentale.Ainsi, à la lumière des bases du raisonnement éthique, est-ce que le poste le plus prestigieux au Barreau du Québec convoité par M® Khuong, alors aspirante grande répondante des avocats du Québec et de la protection du public, était accompagné d\u2019un devoir éthique général de divulgation aux membres et au conseil d\u2019administration ?Dans les circonstances actuelles, et malgré mes sympathies avérées envers la bâton-nière, il faut admettre que M® Khuong aurait dû agir autrement et faire preuve d\u2019une plus grande transparence auprès des membres, et ce, malgré le fait qu\u2019aucune règle juridique ne l\u2019obligeait à le faire.une voie de sortie honorable pour les deux parties au litige et, le plus important de tout, d\u2019éviter une situation similaire à l\u2019avenir.Changement de culture Evidemment, nous avons la chance de vivre à l\u2019intérieur de sociétés qui construisent leur cohérence et leur prévisibilité par la présence de règles juridiques bien établies.Personne ne contestera les assises contemporaines permettant aujourd\u2019hui au Québec d\u2019organiser le plus harmonieusement possible ce vivre ensemble de plus en plus complexe à bâtir.Parce que l\u2019avocat jouit d\u2019un statut de privilégié à l\u2019intérieur de notre pyramide sociale, ces professionnels ont une respqnsabilité supplémentaire.Etant devenus pratiquement indispensables pour déchiffrer les codes de plus en plus sophistiqués régissant nos vies quotidiennes, ils doivent militer activement pour une plus grande complémentarité des autres familles normatives dont sont issues les règles éthiques et déontologiques.Ce combat est à mon JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE La bâtonniére suspendue, Lu Chan Khuong, en compagnie de son avocat, Jean-François Bertrand sens fondamental pour la réforme de nos institutions, et ce, même s\u2019ils doivent en apparence combattre leurs propres préjugés fonctionnels défavorables envers la gestion alternative de la régulation des comportements externes au droit pur.Pourtant, les résolutions discutées par les membres lundi lors de l\u2019assemblée extraordinaire se trouvaient malheureusement en périphérie de ces questions de fond.Une enquête de la ministre de la Justice ou la réintégration sans condition de la bâtonniére suspendue n\u2019aident en rien la réflexion que commandent les actes de M® Khuong et des membres du conseil d\u2019administration.Sans l\u2019implémentation plus rapide de ces enseignements.cette affaire ainsi que le comportement des parties impliquées ne seront qu\u2019une histoire parmi tant d\u2019autres, qui ternit la réputation de la profession d\u2019avocat, qui confirme l\u2019enlisement d\u2019un ordre professionnel trop lent à se réformer et qui cultive malgré lui les dérives d\u2019un système judiciaire déjà marqué par les profondes iniquités de traitement.À quand un revenu garanti pour tous au Québec ?Les économies d\u2019échelle générées par l\u2019implantation d\u2019une prestation universelle semblent, à première vue, alléchantes DOMINIQUE LAMY idée d\u2019un revenu garanti pour tous \u2014 sans égard aux activités professionnelles, au revenu annuel ou au statut social et civil de l\u2019individu \u2014 gagne en popularité en Europe et commence à faire son bout de chemin au Canada.Coup d\u2019oeil sur une philosophie susceptible d\u2019entraîner de multiples bouleversements.Le gouvernement finlandais planche actuellement sur le projet d\u2019offrir un revenu de base à tous les citoyens du pays.L\u2019idée est d\u2019assurer l\u2019octroi d\u2019un montant garanti pour chaque résident, qu\u2019il ait un emploi ou non.L\u2019allocation mensuelle pourrait même frôler les 1000 euros, semble-t-il.Logiquement, pour en arriver à financer une telle mesure, d\u2019autres programmes passeront cependant à la guillotine.La Einlande pourrait ainsi faire le choix d\u2019éliminer l\u2019aide financière aux chômeurs, les subventions aux entrepre- neurs et les prestations pour les retraités, par exemple.Chaque citoyen serait ainsi dans l\u2019obligation de « s\u2019autoas-surer», et de prendre en charge son avenir financier.«Chacun aurait alors à choisir entre une vie simple, mais sans travailler [le temps pourrait alors être consacré à la famille, à la société, à soi.], et une vie bien plus confortable, mais avec des obligations professionnelles», indique le site Les Affaires.Le revenu de base pourrait aussi être expérimenté en Aquitaine \u2014 dans le sud-ouest de la Erance \u2014 prochainement.La ville d\u2019Utrecht, aux Pays-Bas, est aussi sur le point de mettre en place un système d\u2019allocation universelle.«Le principe est simple: chaque personne recevrait de l\u2019Etat un montant mensuel déterminé, suffisant pour survivre, qui remplacerait toutes les prestations attribuées aujourd\u2019hui en raison de la pauvreté ainsi que les prestations familiales et [dans certaines Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait de la nouvelle revue yifeh Avenues (avenues.ca).liliis versions] les allocations de chômage», expliquent les auteurs de ce billet.Et au Canada?L\u2019Institut Cooper a demandé récem-m^ent au gouvernement de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard de mettre sur pied un projet-pilote de revenu minimum garanti.Pas étonnant sachant que 17% des foyers y vivent dans l\u2019insécurité alimentaire.Toujours d\u2019après Radio-Canada, la ville de Dauphin, au Manitoba, est le seul endroit au Canada ayant fait l\u2019expérience du revenu minimum dans les années 1970.Au Québec?Je ne sais pas si un tel concept pourrait voir le jour au Québec.La machine gouvernementale y gagnerait en simplicité adminis- trative.Une telle mesure égalitaire pourrait contribuer à éliminer la pauvreté et à assurer une meilleure éducation à ceux qui souhaitent s\u2019en prévaloir.Cette solution \u2014 à peaufiner \u2014 pourrait s\u2019avérer le filet de sécurité nécessaire qui permettrait aux entrepreneurs de prendre le risque d\u2019innover.D\u2019entreprendre! Certains avancent même qu\u2019elle serait bénéfique pour l\u2019environnement! Il y a certes des avantages.Par contre, plusieurs en viendraient à remettre en question la valeur de leur travail.Des impacts négatifs seraient sans aucun doute comptabilisés sur le marché de l\u2019emploi.Quoique le niveau du revenu de base étant modeste, l\u2019incitation à travailler devrait normalement perdurer.Cette mesure «prend ainsi l\u2019aspect d\u2019une réforme réaliste, qui a le mérite de bouleverser les fondements mêmes de l\u2019économie dans un sens humaniste et égalitaire », conclut tout en finesse Laurent Joffrin dans les pages de Libération.Les économies d\u2019échelle générées par l\u2019implantation d\u2019une prestation universelle semblent, à première vue, alléchantes.Le revenu garanti remplacerait ainsi un certain nombre de programmes gouvernementaux.Combien coûte le fait de faire fonctionner la Régie des rentes du Québec ou le programme de l\u2019assurance-emploi ?Combien comptons-nous de dédoublements de postes, d\u2019un ministère à l\u2019autre ?Le simple fait de dédoubler au Québec la perception des taxes et impôts coûte au trésor québécois la rondelette somme de près de 500 millions de dollars annuellement.Qr, en contexte d\u2019austérité, toutes les solutions doivent être étudiées.Et elles doivent parfois rimer avec « simplicité ».Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com et à gtaillefer@ledevoir.corn L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher-chistes photos) ; information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters); information politique : Marco Portier (chef de division), Michel Y)2mA(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Alontréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre); information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline ^ontpeMt(reporters), Benoît Munger et Philippe\t(pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre) ; section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs) ; Loïc Hamon (cahiers spéciaux) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Alontréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Florentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). A 8 LE DEVOIR, LE MARDI I^^ SEPTEMBRE 2015 ACTUALITES MOTIONS SUITE DE LA PAGE 1 «Le Bloc est le seul parti capable de porter les consensus québécois sans relâche et sans compromis», disait récemment T\u2019ex-clief Mario Beaulieu.En juin 2011, Louis PTamondon \u2014 Te seul député bloquiste à se représenter \u2014 soutenait pour sa part que «le NPD ne défend pas les intérêts du Québec, surtout lorsqu\u2019il y a une motion unanime venant de l\u2019Assemblée nationale».Dans Tes faits, Te NPD a plutôt défendu une vaste majorité des dossiers ayant fait l\u2019objet d\u2019une motion adoptée à l\u2019unanimité à Québec.Le Devoir a recensé 45 motions unanimes interpellant Te gouvernement fédéral depuis Ta dernière élection fédérale, soit sous Tes gouvernements Charest, Marois et Couillard.Du lot.Te Nouveau Parti démocratique (NPD) en a appuyé 39, soit un peu plus de 85 % (il n\u2019a pas été possible de vérifier Ta position du parti pour quatre autres motions).Celles qui n\u2019ont pas été relayées concernaient des sujets plus sensibles d\u2019ordre national.Ainsi, Te NPD n\u2019a pas appuyé des motions dénonçant Ta participation financière d\u2019Ottawa dans Te projet hydroélectrique du Bas-Chur-chilT : Te rapatriement de Ta (Constitution ; et, à divers degrés, l\u2019abolition du registre des armes à feu.Une motion adoptée en mai 2015 ciblait par ailleurs précisément l\u2019intention du NPD de créer un ministère des Affaires urbaines.Par contre.Te parti de Thomas MuTcair s\u2019est fait Te défenseur (par des interventions médiatiques ou en Chambre) d\u2019une foule de dossiers ayant fait l\u2019objet d\u2019un consensus à Québec.T I i f8\tV .U.\" CiÆ'V JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Duceppe a fait campagne lundi, à Montréal, en compagnie de sa conjointe, Yolande Brunelle.Les néodémocrates ont ainsi défendu des motions s\u2019opposant au péage sur le pont Champlain, aux nouvelles règles de la Stratégie des partenariats de lutte contre l\u2019itinérance, à la réforme de l\u2019assurance-emploi ou à la création d\u2019une commission pancana-dienne des valeurs mobilières ; Ils ont demandé, à l\u2019instar des élus québécois, une commission d\u2019enquête dans le dossier des femmes autochtones disparues ; la protection des données québécoises du registre des armes à feu : plus d\u2019efforts pour libérer le blogueur Raif Badawi ; des services en français à Air Canada ; le report de la démolition de l\u2019aérogare de Mirabel : des indemnisations pour les victimes de la crise de pyrrhotite ; ou encore que soient respectées les règles de nomination des juges à la Cour suprême (dossier de Marc Nadon).Le NPD a aussi relayé les préoccupations du Québec dans des dossiers allant du financement de Radio-Canada à la disparition du formulaire long obligatoire du recensement.Toutefois, selon Gilles Duceppe, le Québec a payé le prix du résultat des élections de 2011.«Notre travail consiste à défendre nos intérêts et à aller chercher notre juste part, a lancé M.Duceppe.Ce n\u2019est pas ce qui s\u2019est passé depuis quatre ans: on s\u2019est par exemple fait avoir avec les contrats des chantiers navals, où le Québec n\u2019a pas obtenu un sou de contrat.» Duceppe rappelle ses gains Le chef bloquiste estime que la seule manière pour le Québec de faire des gains à Ottawa esf d\u2019élire un fort contingent de députés du Bloc.A preuve, a-t-il fait valoir: une liste de sept dossiers poussés par le Bloc au fil des ans et pour lesquels des résultats tangibles ont été obtenus.Loi antigang, protection de la gestion de l\u2019offre, règlement partiel du déséquilibre fiscal, lutte contre le crime organisé, prestations pour enfants non imposables, M.Duceppe a soutenu que «l\u2019idée qu\u2019un parti d\u2019opposition ne puisse rien obtenir de concret est un mythe».«C\u2019est faux de dire que nous n\u2019avons pas fait de gains», a-t-il dit.Il a justifié son recours au passé du Bloc en disant qu\u2019«DW n\u2019est pas les seuls à faire ça: j\u2019ai vu Paul Martin revenir [aux côtés de Justin Trudeau], et f entends Thomas Mulcair parler de Jack [Layton] à peu près tous les jours.» Alors qu\u2019on lui demandait pourquoi les Québécois semblent prêts à réélire massivement le NPD si ce dernier n\u2019a pas obtenu de résultats, M.Duceppe a soutenu qu\u2019«DW n\u2019entend pas que le NPD a fait du bon travail, mais que les gens ne veulent plus du gouvernement Harper.Moi je réponds que le Bloc a toujours battu Harper et, quand on l\u2019a fait, il était minoritaire.Mais quand le NPD l\u2019a fait, Harper est devenu majoritaire.» Avec la collaboration de Dave Noël Le Devoir COMMISSION SUITE DE LA PAGE 1 économies de près de 400 millions si Ottawa se charge de la perception des impôts québécois.Le Québec décide de ses politiques fiscales et perçoit ses impôts depuis 1954, comme l\u2019a décrété Maurice Duplessis.Lucienne Robillard s\u2019est dite consciente qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un enjeu «sensible», mais la Commission a du mal à comprendre pourquoi le gouvernement québécois tient tant à percevoir ses impôts.«Le gouvernement peut décider lui-même de sa politique fiscale, mais confier la perception à d\u2019autres», avance la présidente de la CRPP.La Commission signale cependant que le ministère des Linances n\u2019est pas de cet avis, puisqu\u2019il estime que «l\u2019exercice de la capacité à percevoir ses impôts consacre, dans les faits, l\u2019autonomie fiscale complète du gouvernement du Québec».Le rapport fait état d\u2019une «dégradation» de l\u2019efficience de l\u2019Agence du revenu du Québec (Revenu Québec) qui aurait vu ses charges par habitant augmenter et dépasser celles de l\u2019Agence du revenu du Canada.Monopole de la SAQ contesté La Commission se montre également critique de la gestion de la SAQ, qui fournit un peu plus de 1 milliard de dividendes au gouvernement.Il retire, en outre, 600 millions en taxe sur les boissons alcooliques.Ainsi, les frais d\u2019administration de la SAQ atteignent 21% de ses ventes nettes, le plus haut niveau des agences des provinces à l\u2019exception de Terre-Neuve-et-Labrador.Lucienne Robillard associe cet écart à la situation d,e monopole de la société d\u2019Etat, monopole dont l\u2019existence encore aujourd\u2019hui ne s\u2019explique que par des raisons historiques.La solution, c\u2019est non pas de privatiser en tout ou en partie ce monopole, mais de le briser en libéralisant le marché des vins et des spiritueux.Il suffirait alors de remplacer les dividendes ainsi perdus par une taxe spécifique.Sorties publiques condamnées Mais tant la SAQ que Revenu Québec ont réagi pour corriger les données fausses véhiculées, à leurs dires, par la commission Robillard.Dans son communiqué.Revenu Québec estime qu\u2019au lieu d\u2019une économie de 400 millions, c\u2019est à une perte de 300 millions que conduirait le transfert de la perception à l\u2019agence fédérale.L\u2019augmentation des dépenses liée à l\u2019embauche de personnel est due à de nouveaux projets pour lutter contre l\u2019évasion fiscale, une lutte qui a fourni 17 milliards en cinq ans à l\u2019État.Dans les deux cas, le cabinet du ministre des Linances, Carlos Lei-tâo, le ministre de tutelle de la SAQ et de Revenu Québec, fut prévenu de leur initiative publique, a-t-on confirmé.L\u2019ex-ministre libérale Lucienne Robillard Mais ces mises au point des deux instances ont déplu au président du Conseil du trésor, qui les a condamnées.«Ce n\u2019est pas normal que le président de la SAQ sorte sur la place publique avant que le gouvernement dise les suites qu\u2019il entend donner au rapport», s\u2019est-il insurgé, en adressant le même reproche à Revenu Québec.Martin Coiteux demande à ces entités et à l\u2019ensemble du gouvernement d\u2019adopter une «culture de l\u2019humilité».En ce sens, il a annoncé la création d\u2019un bureau de révision permanente des programmes.Ce bureau, au sein du Secrétariat du Conseil du trésor, se conformera à une planification définie par un comité de la révision permanente au Conseil exécutif, comité auquel siégeront le premier ministre, le ministre des Linances, le président du Conseil du trésor et d\u2019autres ministres selon le sujet abordé.Les évaluations de la performance des programmes seront rendues publiques, a-t-il promis.«Il s\u2019agit d\u2019être un peu plus humble, un peu plus humble comme gouvernement.L\u2019humilité, ce n\u2019est pas une faiblesse.L\u2019humilité, c\u2019est d\u2019accepter de se faire évaluer.» Il s\u2019agit d\u2019un «legs» aussi important que la Loi sur l\u2019équi- a.Ce n\u2019est pas normal que le président de la SAQ sorte sur la place publique avant que le gouvernement dise les suites qu\u2019il entend donner au rapport yy JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE libre budgétaire et le Londs des générations, a-t-il soutenu.Dans son rapport, la CRPP propose de mettre fin à l\u2019éparpillement de l\u2019aide directe aux entreprises, une commande que Martin Coiteux a d\u2019emblée passée au ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et des Exportations, Jacques Daoust.La Commission a aussi remis en question le programme de perception des pensions alimentaires, notamment son caractère obligatoire pour tous.Au Parti québécois, le porte-parole pour le Conseil du trésor, Alain Therrien, a dénoncé le fait que le gouvernement puisse ne serait-ce qu\u2019envisa- Marc Coiteux ger de confier la perception des impôts à Ottawa.«Maurice Duplessis, je vous dis, doit se retourner dans sa tombe», s\u2019est-il indigné.«Historiquement, c\u2019est un revers épouvantable.C\u2019est un bris de l\u2019histoire fîsçale du Québec.» A la Coalition avenir Québec, on rejette aussi cette avenue, d\u2019autant plus que les ca-quistes réclament l\u2019instauration d\u2019une seule déclaration fiscale, mais administrée par Québec.La CAQ est d\u2019accord toutefois pour mettre fin au monopole de la SAQ.Avec La Presse canadienne Le Devoir VIDEO SUITE DE LA PAGE 1 poste, et correspondant en tous points à la description de son ancien employé.Il a beau la raconter simplement, elle n\u2019en est pas moins touchante, son histoire.Vient d\u2019abord une surprise : contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, ce n\u2019est pas une passion dévorante pour le septième art qui l\u2019a poussé jadis à ouvrir un club vidéo.«Mon premier amour, c\u2019est le sport, explique-t-il.J\u2019ai joué au tennis professionnellement; j\u2019ai été instructeur, mais un jour, je me suis blessé à l\u2019épaule.Le tennis n\u2019était plus dans les cartes, après ça.J\u2019avais juste 37 ans.L\u2019année qui a suivi, je suis resté chez moi à déprimer.J\u2019ai failli virer fou.Puis je suis devenu ami avec un immigrant hongrois qui s\u2019était ouvert un club vidéo et pour qui ça avait bien fonctionné.Il était parti de rien.J\u2019aimais beaucoup le cinéma, et l\u2019idée de me partir en affaires me trottait dans la tête.Et comme je me disais que, si je faisais le saut, il fallait que ce soit dans quelque chose que j\u2019aime, la (jécision s\u2019est imposée à ce moment-là.» A 40 ans, Luc Major ouvre donc un premier club vidéo à Longueuil.Au passage, il embauche un adolescent de 14 ans, Jean-Simon Arbour, dont c\u2019est le premier emploi.Ixjrsque, à 50 ans, il ouvre un second club, sur l\u2019avenue du Mont-Royal à Montréal, Lélix et Guillaume, a.Je trouve qu\u2019il y a quelque chose de beau à être parmi les derniers debout yy Luc Major les cadets de Jean-Simon («les trois frères», comme les surnomme affectueusement Luc Major), se joignent à l\u2019équipe qui, au fil des ans, devient un véritable clan.Jamais deux sans trois Tandis que Iæ cinoche de Montréal connaît un succès immédiat, celui de Longueuil périclite.On ferme boutique, mais c\u2019est pour mieux en ouvrir une autre.Convaincu qu\u2019un second Cinoche montréalais pourrait être rentable à son tour, Luc Major décide d\u2019augmenter son stock.Il a alors vent que le Phos, une institution dans la location de films de répertoire à Montréal, s\u2019apprête à liquider le sien.«Je m\u2019y suis rendu en pensant acheter à la pièce, mais je me suis vite retrouvé avec des piles et des piles de films.J\u2019ai donc fait une offre pour le lot.» Ce faisant, Luc Major se retrouve à la tête du deuxième catalogue de répertoire en importance, après la Boîte noire.«La succursale de Duluth n\u2019a jamais décollé, malheureusement.J\u2019ai couvert mes frais de bail grâce à cet inventaire-là, mais sans plus.Là, on a divisé le local et j\u2019ai proposé à Guillaume d\u2019ouvrir un café, en tant qu\u2019associé.Ça s\u2019en vient bien.Je pense que ça va fonctionner.Mais le club vidéo.le coût du loyer diminuait, mais l\u2019achalandage baissait au même rythme.» Sans peur et sans regret L\u2019achalandage: c\u2019est là le nœud du problème.De fait, on l\u2019a souvent évoqué depuis quelques années, avec la multiplication des plateformes de diffusion (télévision à la carte, téléchargement, streaming, etc.), les habitudes de consommation du cinéma comme produit culturel ont considérablement, et irrémédiablement, changé.Le Devoir a d\u2019ailleurs consacré un dossier au sujet, en 2012.Signe des temps, La boîte noire, ce fleuron de la ci-néphilie, s\u2019est depuis placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, en 2013.«Le club vidéo relève d\u2019une autre époque.J\u2019ai eu une jeune employée qui n\u2019utilisait même pas son privilège de locations gratuites: elle regardait tous ses films en ligne.La jeune génération, et les prochaines, c\u2019est comme ça.C\u2019est ce qu\u2019ils connaissent.Les médias d\u2019information et le milieu du livre font face à un problème similaire: la gratuité.Comment se battre contre la gratuité?», interroge Luc Major, philosophe.Pour autant, on ne détecte aucune amertume chez l\u2019ancien tennisman cinéphile.«Je n\u2019ai pas de regret, confirme-t-il./e me souviens que j\u2019étais très nerveux en ouvrant mon premier club vidéo.Maintenant, plus rien ne me fait peur.C\u2019est pas rien.Mais ce que je trouve encore plus précieux, ce sont toutes ces rencontres que fai pu faire et qui ne seraient jamais survenues si j\u2019étais resté chez moi, après l\u2019accident.Jean-Simon, Félix et Guillaume: je pense pas à eux comme à des employés.Ils sont devenus comme mes fils.» Qu\u2019en est-il de cette dernière succursale, avenue du Mont-Royal, qui persiste, mais dont le chiffre d\u2019affaires a, de l\u2019aveu même du propriétaire, baissé de moitié ?« Je vais continuer ici tant que ça va être rentable.Présentement, je travaille cinq jours semaine, mais je m\u2019apprête à être là sept jours sur sept.L\u2019été, f occupe aussi un emploi saisonnier dans un club de golf, question de rester à flot.» Et lorsque le jour viendra, inéluctablement, où ce ne sera tout bonnement plus possible de «continuer»?Cette éventualité, qu\u2019il reconnaît, ne semble pas inquiéter Luc Major outre mesure.«Je ferai autre chose.Mais pas seul, précise-t-il.Faudrait que ce soit avec les trois frères.En attendant.je trouve qu\u2019il y a quelque chose de beau à être parmi les derniers debout.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi 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propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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