Le devoir, 4 août 2015, Cahier A
[" Nunavik Le cœur à cheval entre î deux villages, fl après la * relocalisation Page A 3 WELCOME TO UMIUJAQ bienvenue à UMIUJAQ Élections fédérales 2015 Thomas Mulcair critiqué pour ses manières à la Harper Page A 2 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C VI N\u201c 1 7 3 LE DEVOIR, LE MARDI 4 AOUT 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Grossesse garantie ou argent remis Une entreprise qui offre des plans de financement pour la FIV lorgne le Québec JIM WATSON AGENCE ERANCE-PRESSE Barack Obama présentait lundi la nouvelle politique environnementale.Climat Obama met les Américains au défi Le nouveau plan de réduction des GES séduit la communauté internationale, mais risque de se heurter à la contestation FLORENCE SARA G.FERRARIS Bien plus qu\u2019un simple plan pour lutter contre «la grande menace» que font peser les changements climatiques sur la planète, la nouvelle politique environnementale américaine, présentée par le président Barack Obama lundi, est une main tendue vers la communauté internationale, à moins de six mois de la tenue de la conférence de Paris sur le climat.« Cette nouvelle prise de position d\u2019Obama est très symbolique, insiste Maya Jegen, profes-seure au Département de science politique de l\u2019Université du Québec à Montréal.Les Etats-Unis ont longtemps été la cible de lourdes critiques en matière d\u2019environnement.Le président se positionne, envoie à ses vis-à-vis internationaux un message clair qui dit que les Etats-Unis sont enfin prêts à bouger.» Le président mise sur la mobilisation citoyenne déjà en marche pour forcer la main des politiciens qui seraient tentés de contester son nouveau plan de lutte contre les changements climatiques.VOIR PAGE A 8 : CLIMAT Lire aussi > Le pas de pius de Barack Obama.Un éditorial de Guy Taillefer.Page A 6 Aujourd\u2019hui Culture > Le tandem Kidjo-Bonifassi chante les femmes et l\u2019esclavage au Festival musique du bout du monde de Gaspé.Page B 7 Économie > Un symbole de l\u2019âge d\u2019or du bitcoin tombe.Mark Karpeles aurait ajouté artificielle ment un million de dollars à son compte bancaire.Page B1 7\t.\t- w-r-r- Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B2 A4 B6 B6 A4 B5 JESSICA NADEAU ^ rossesse garantie ou argent remis»: le ^ Vj rêve américain, vendu à crédit aux couples infertiles à travers de très coûteux forfaits financiers, arrive à petits pas sur le marché québécois.Le géant américain IntegraMed, qui offre ces populaires programmes aux couples américains, vient d\u2019annoncer un partenariat avec les cliniques québécoises de procréation médicalement assistée Procréa, au moment même où Québec s\u2019apprête à retirer la couverture publique des dispendieux traitements de fécondation in vitro.«La majorité des patients payent pour un cycle de fécondation in vitro en y allant cycle par cycle, ce qui peut s\u2019avérer stressant et coûteux.Après un cycle non fructueux, vous êtes confronté à la déchirante décision de savoir si vous essayez encore ou VOIR PAGE A 8 : GROSSESSE La mousson fait des centaines de morts en Asie .,v' YE AUNG THU AGENCE ERANCE-PRESSE Les pluies de la mousson ont coûté la vie à des centaines de personnes à travers l\u2019Asie, et les secours tentaient toujours d\u2019atteindre lundi certaines zones sinistrées en Inde, au Pakistan et au Myanmar.Les Nations unies se sont déclarées «préoccupées» par la situation au Myanmar (notre photo), qui pourrait être bien plus critique que ne le montrent les premiers bilans, faisant état jusqu\u2019ici de 46 morts.Page A 5 L\u2019art invisible pour reprendre la ville L\u2019art dans l\u2019espace public n\u2019est pas qu\u2019une affaire encombrante de béton ou de fontaine hors d\u2019usage.Il se décline aussi en performances en chair et en os si discrètes qu\u2019on ne les voit pas.Un art poétique, absurde et.éminemment politique.JÉRÔME DELGADO Performances invisibles, micro-interventions, projets d\u2019infiltration : l\u2019année 2015-2016 du centre d\u2019artistes Dare-Dare est portée par la discrétion.Aucune date à retenir, aucun vernissage à courir, rien pour attirer la meute.Ce n\u2019est pas faute d\u2019idées: l\u2019artiste Steve Giasson occupera l\u2019espace public par une interminable série d\u2019actions.Pendant un an.«Je me mets au défi de faire 130 performances, dit celui qui dévoile ses intentions sur le Web, deux fois par semaine.Chaque œuvre tient dans une petite phrase descriptive qui cristallise un moment de pensée.» L\u2019ensemble s\u2019intitule Performances invisibles.Invisibles, parce qu\u2019elles se déroulent sans préavis, à l\u2019insu de tous.Parmi les projets mis en ligne depuis juillet, Giasson propose de «demeurer immobile et en silence (un certain temps)» ou de «remettre une VOIR PAGE A 8 : INVISIBLE PEDRO RUIZ LE DEVOIR Même si la roulotte de Dare-Dare, qui porte la griffe du collectif En Masse, est bien visible, les Performances invisibles de Steve Giasson, elles, se veulent aussi discrètes que puissantes.77831303443132 A 2 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2015 ELECTIONS EEDERALES 2015 Couillard ne fera pas campagne ponr Jnstin TVndean Ottawa \u2014 Contrairement à son homologue ontarienne, Kathleen Wynne, le premier ministre québécois, Philippe Couillard, n\u2019a pas l\u2019intention de faire campagne pour le chef li-héral, Justin Trudeau, selon l\u2019un de ses proches collaborateurs.11 n\u2019est tout simplement pas question que le gouvernement du Québec s\u2019immisce dans la campagne électorale fédérale, a résumé, lundi en entrevue téléphonique, Charles Robert, directeur adjoint du cabinet du chef libéral.Suivant le même principe de non-ingérence, M.Couillard ne compte pas non plus mettre des bâtons dans les roues au Nouveau Parti démocratique (NPD), même s\u2019il est en désaccord avec la promesse de son chef, Thomas Mulcair, de travailler à abolir le Sénat du Canada, a poursuivi M.Robert.En revanche, Philippe Couillard compte bien interpeller l\u2019ensemble des chefs fédéraux dans le contexte de la campagne électorale en leur faisant parvenir, «dans les prochaines semaines», une liste d\u2019épicerie énumérant les demandes du Québec, a-t-il précisé à l\u2019autre bout du fil.La Presse eanadienne Deborah Coyne chez les verts Après avoir brigué sans succès la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC) contre Justin Trudeau, l\u2019avocate constitutionnaliste Deborah Coyne passe aux verts.L\u2019ex-conjointe de Pierre Elliott Trudeau, mère de la plus jeune fille de l\u2019ex-pre-mier ministre libéral, représentera la formation d\u2019Elizabeth May dans la circonscription de Carleton, dans la région d\u2019Qt-tawa.L\u2019avocate agissait, depuis le début de l\u2019année, comme conseillère principale en matière de politiques auprès de la chef des verts, Elizabeth May, après avoir tenté sans succès de devenir candidate libérale.Elle avait préalablement été candidate libérale dans la circonscription de Jack Layton, en 2006.Le Devoir PROPOS SEXISTES Un animateur de Global forcé de s\u2019excuser Un lecteur de nouvelles de la chaîne anglophone Global Montreal a été contraint de s\u2019excuser, lundi, pour avoir tenu des propos vulgaires à l\u2019endroit d\u2019une candidate du Bloc québécois.Peter Anthony Holder, de Global News, a partagé sur Twitter le commentaire d\u2019un autre utilisateur au sujet de la candidate blo-quiste Catherine Eournier, qui se présente dans Montarville.«Regardez la face de cette femme.Elle est prête à retirer sa culotte pour [Gilles Du-ceppe].Le pouvoir = aphrodisiaque», a écrit l\u2019homme, commentant un cliché montrant M\u201c® Eournier, en arrière-plan du chef du Bloc, Gilles Du-ceppe, lors d\u2019une annonce politique.«J\u2019ai pensé exactement la même chose quand fai regardé le point de presse», a par la suite «tweeté » le journaliste.M\u201c® Eournier s\u2019est dite «très surprise par ce commentaire sexiste et choquant».«Au premier jour de la campagne, ça commence fort», a-t-elle indiqué en entrevue, se disant «visée en tant que jeune femme par ces propos».Le Devoir 250 000 C\u2019est le nombre minimal de personnes qu\u2019embauchera Elections Canada pour travailler, à la grandeur du pays, lors des élections du 19 octobre.KK Ce qu\u2019on a vu, au cours des dix dernières années, c\u2019est un gouvernement qui refuse de comprendre qu\u2019on n\u2019a plus besoin de choisir entre ce qui est bon pour l\u2019environnement et ce qui est bon pour l\u2019économie )) Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau Montréal sous le règne de la pègre lÆ DFMITR Boutique Jj Le livre numérique du Devoir sur Pax Plante II a dénoncé la corruption de radministration montréalaise de l\u2019époque.Recueil de ses confidences publiées dans Le Devoir.Commandez-le d\u2019un seul clic à boutique.ledevoir.com.Faire des achats sur la boutique du Devoir, c\u2019est aussi soutenir un journal 100 % indépendant.LE DEVOIR Le changement ne passe pas par la méthode Harper Mulcair est mis en garde de ne pas bouder les journalistes trop souvent MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Thomas Mulcair s\u2019est attiré des critiques en refusant de répondre aux questions des médias, au lancement de sa campagne électorale, dimanche.Ses rivaux l\u2019accusent d\u2019imiter Stephen Harper.Les experts le mettent en garde de ne pas répéter l\u2019exercice trop souvent.Car les électeurs qui ont soif de changement ne toléreront pas que le chef néodémocrate adopte cette stratégie à long terme.Le contrôle du message politique et des rencontres avec la presse à Ottawa n\u2019a rien de nouveau.Le chef conservateur évite depuis des années de répondre trop souvent aux questions des médias nationaux.La «méthode Harper» a fait des petits, tant dans la capitale fédérale que dans la capitale nationale.«Stephen Harper ne subit pas les dégâts.Alors, les autres peuvent se dire: \u201cPourquoi pas nous aussi ?\"Et, à l\u2019occasion, restreindre le nombre de questions», observe Réjean Pelletier, politologue à la retraite.Mais la décision de Thomas Mulcair, dimanche, lui a rapidement attiré des reproches.11 a suffi de quelques heures pour que le Parti libéral dénonce, à coups de communiqué de presse, «un faux pas majeur» du chef néodémocrate, qui «continue de se contredire».Avec citation de M.Mulcair à l\u2019appui: «Stephen Harper veut être le premier ministre d\u2019un pays du G8, mais il veut le faire sans avoir à parler aux citoyens et aux journalistes», disait le leader du NPD en 2013.Le Les questions pour Harper réservées à « ceux qui paient » N\u2019interroge pas Stephen Harper qui veut.La période de questions qui suit les points de presse quotidiens du chef conservateur sera fortement encadrée à nouveau cette année, explique le porte-parole, KoryTeneycke.Seules cinq questions seront posées et les heureux élus auront été triés à l\u2019avance par l\u2019équipe conservatrice.Quatre questions proviendront des médias voyageant à bord de l\u2019autobus conservateur \u2014 pour l\u2019essentiel, les grands réseaux de télévision et quelques agences de presse.Une seule question pro- viendra d\u2019un média hors caravane.11 est normal que «ceux qui paient des dizaines de milliers de dollars» aient la priorité, croit M.Teneycke.Même pour eux, la patience sera de mise : plusieurs jours pourraient s\u2019écouler entre deux questions d\u2019un même média.11 pourrait en être de même pour les questions en français, étant donné le nombre restreint de reporters francophones à bord.Mais M.Harper offrira ses réponses dans les deux langues si on le lui demande.Philippe Orfali chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s\u2019est lancé dans la mêlée lui aussi, arguant que M.Mulcair «agit de plus en plus comme M.Harper».D\u2019autres observateurs ont évoqué le lancement de la campagne de Pauline Marois, qui avait elle aussi refusé en 2014 de répondre aux médias.Parmi eux, l\u2019ex-journaliste devenu député péquiste, Bernard Drain-ville.Celui-ci a repris un gazouillis d\u2019une journaliste du Devoir, notant que M.Mulcair n\u2019avait répondu à aucune question.Lorsqu\u2019un internaute lui a lancé que M™ Marois «a fait la même chose», M.Drainville a répondu qu\u2019il «n\u2019oubliepas.Justement.» Une stratégie à utiliser avec parcimonie Les experts estiment que les néodémocrates ont fait preuve d\u2019une «prudence excessive», craignant une gaffe au premier jour de la campagne électorale, alors que leur chef mène dans les sondages.Celle-ci pourrait néanmoins être vite oubliée.«Déjà au- jourd\u2019hui, il y a bien des gens qui n\u2019y pensent plus», a noté Réjean Pelletier, ex-professeur à l\u2019Université Laval, à peine 24 heures après l\u2019allocution de Thomas Mulcair.Son collègue, Elorian Sauva-geau, est du même avis.La volonté des chefs d\u2019affronter les journalistes «est une question qui intéresse les journalistes.Point.Et ceux qui s\u2019intéressent au journalisme et à la vie politique.Mais ça n\u2019intéresse pas beaucoup de monde», observe cet autre ancien professeur de l\u2019Université Laval.Soit, la campagne «sera longue.M.Mulcair a tout le temps de redresser la barre, convient Alain-G.Gagnon, de l\u2019UQAM.Mais reste que les premières impressions restent avec nous.» D\u2019autant plus que ces élections opposent le statu quo offert par Stephen Harper au changement proposé par les partis d\u2019opposition.11 ne faudra donc pas, pour Thomas Mulcair, répéter la méthode trop souvent.«Les gens ne cherchent pas à remplacer M.Harper par un autre M.Harper, tranche M.Gagnon.Ils souhaitent avoir quelqu\u2019un qui ne contourne pas le processus de transparence.Et si on cherche à encadrer l\u2019ensemble des questions par un discours alambiqué ou une langue de bois, ça ne va pas rendre service aux néodémocrates.» En effet, si les militants conservateurs n\u2019ont aucune objection à voir leur chef rabrouer des journalistes, il n\u2019en va pas de même pour Thomas Mulcair, observe Réjean Pelletier.«Son électorat plus centriste ou plus à gauche ne voit pas d\u2019inconvénient à ce que de méchants journalistes posent des questions.» Et la population en générale risque elle aussi de se préoccuper du sort des journalistes si M.Mulcair évite régulièrement les médias ou un trop grand nombre de questions pendant 11 semaines, selon M.Sauvageau.«Si on prône la transparence et un changement d\u2019attitude, il faut le manifester.» Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Stephen Harper se trouvait lundi dans l\u2019usine d\u2019une entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces automobiles, en compagnie de son épouse et de ses deux enfants ainsi que du candidat conservateur dans la circonscription de Laval-Les îles, Roland Dick.Trudeau invite Calgary à chasser Harper PHILIPPE OREALI à Laval Pendant que Stephen Harper poursuivait son opération de charme auprès des électeurs de la grande région de Montréal, Justin Trudeau se trouvait lundi à Calgary, bercail de son rival conservateur.Le Parti libéral souhaite y effectuer une percée aussi historique que celle réalisée par le NPD à l\u2019échelle provinciale, plus tôt cette année.Après avoir montré la porte aux progressistes-conservateurs le 5 mai, les Albertains peuvent faire de même avec l\u2019équipe de M.Harper, a martelé M.Trudeau, dans la circonscription de Calgary Confederation, à deux pas de celle de son adversaire.Si l\u2019économie de la province pétrolifère est aussi mal en point, c\u2019est que le premier ministre a trop longtemps tenu la province pour acquise, croit-il.«Vous n\u2019en pouvez plus d\u2019un gouvernement qui est centré plus sur lui que sur vous, a déclaré M.Trudeau, dans une salle gonflée à bloc.Stephen Harper demande aux Canadiens de garder le cap.Avec son plan, il nous a menés droit vers une récession.Quand le plan ne marche pas, le risque véritable, c\u2019est le statu quo.» L\u2019atmosphère tranchait nettement avec celle, plus contenue, du rassemblement organisé en début de journée à Laval par le chef conservateur.Le premier ministre se trouvait dans l\u2019usine d\u2019une entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces automobiles, en compagnie de son épouse et de ses deux enfants ainsi que du candidat conservateur dans la circonscription de Laval-Les îles, Roland Dick.Des menaces de récession ont beau peser plus que jamais sur le Canada, c\u2019est en vantant son bilan économique que Stephen Harper a fait campagne sur la Rive-Nord.En cette période d\u2019incertitude et «d\u2019instabilité globale», des milliers d\u2019emplois sont en jeu et les Canadiens ne peuvent faire confiance à un chef «gui pense que les finances de l\u2019Etat vont s\u2019équilibrer seules» \u2014 Thomas Mulcair \u2014 ou à un jeune homme sans expérience, à savoir Justin Trudeau, a déclaré le chef du PCC.En plus de qualifier le NPD d\u2019opposition «la plus inefficace» de î\u2019histoire, il a rejeté toute responsabilité en ce qui a trait à î\u2019état actuel de l\u2019économie canadienne, assurant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une situation temporaire.«Il y a de l\u2019instabilité.[.] Evidemment, ça nous touche : ralentissement en Chine, aux Etats-Unis, la croissance continue à être faible, on a des crises de la dette encore en Europe», a-t-il dit.Le premier ministre n\u2019a pas écarté la possibilité de ratifier l\u2019accord de libre-échange du Partenariat transpacifique (PTP), malgré la dissolution du Parlement, a-t-il affirmé.Les négociateurs canadiens poursuivent leur travail afin d\u2019en arriver à une entente avec les onze autres pays concernés, tout en protégeant la gestion de l\u2019offre, qui régit la volaille, les œufs et les produits laitiers canadiens.Contrairement à ses principaux adversaires, Thomas Mulcair s\u2019est fait plutôt discret lundi, participant notamment à une série de rencontres préparatoires en vue du premier débat des chefs prévu jeudi et diffusé par le magazine Maclean\u2019s.Au Bloc québécois, Gilles Duceppe a adopté la même approche, tenant des rencontres logistiques en vue des 11 prochaines semaines, a indiqué le parti.Mardi matin, les deux chefs tiendront simultanément des points de presse, à Montréal.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 4 AOUT 2015 A 3 ACTUALITES Santé Canada s\u2019attaque à la saMa et à la marüuana FLORENCE SARA G.FERRARIS Le gouvernement canadien entend restreindre davantage la consommation de Salvia divinorum, mieux connu sous le nom de salvia, ainsi que ses préparations et dérivés.La ministre Rona Ambrose a annoncé samedi son intention de mettre en place des mesures supplémentaires pour «protéger les jeunes Canadiens des drogues dangereuses», liste à laquelle vient maintenant s\u2019ajouter la salvia.Santé Canada déploie des efforts depuis 2011 pour inscrire la plante, surtout consommée pour ses effets hallucinogènes, sur sa liste des substances contrôlées de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.Jusqu\u2019à maintenant, la salvia était considérée comme un produit naturel non homologué.Le nouveau réglement sera inscrit dans la Gazette du Canada le 12 août.Une fois les modifications publiées, toutes les activités autres que la simple possession seront illégales, à moins d\u2019être autorisées par un règlement ou de faire l\u2019objet d\u2019une exemption.«Le gouvernement est déterminé à protéger la santé et la sécurité des Canadiens, surtout les jeunes, contre les effets dévastateurs de la toxicomanie.Voilà pourquoi nous rendons la salvia illégale», a-t-elle fait savoir par communiqué.La ministre a également indiqué que ce projet «Le Canada est le pays de VOCDE qui a le plus haut taux de consommation de cannabis chez les jeunes.Les faits nous prouvent que l\u2019approche [conservatrice] ne fonctionne pas,)} Un porte-parole du Parti libéral du Canada «s\u2019inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale antidrogue [SNA], qui contribue à rendre [les] collectivités [canadiennes] plus sûres et plus saines».Lancée en 2007, la SNA tend à «prévenir la consommation de drogues illicites, à traiter la dépendance à celles-ci et à réduire la production et la distribution de ces drogues».Les produits issus de la salvia sont offerts sous plusieurs formes, notamment en feuilles fraîches ou séchées, en liquides, en graines ou en boutures pour la culture.Selon l\u2019Enquête sur le tabagisme chez les jeunes de 2012-2013, 2% des Canadiens âgés de 12 ans à 18 ans avaient consommé de la salvia au cours de l\u2019année précédente.Publicités surveillées Le ministère de la Santé canadien a également annoncé samedi son intention de surveiller plus étroitement les groupes faisant la promotion de la marijuana, même dans un contexte médicinal.«J\u2019ai enjoint à Santé Canada de mettre sur pied une équipe spéciale qui pourra lutter contre la promotion illégale de la marijuana», a indiqué la ministre fédérale Rona Ambrose, dans un communiqué envoyé aux médias samedi.Plus tôt dans la journée.Santé Canada avait, lui aussi, publié un communiqué, déclarant qu\u2019il surveillera activement toutes les formes de publicité et de promotion de la marijuana, plutôt que d\u2019agir principalement à la suite de plaintes du public.En vertu de la loi actuelle, seules les «parties réglementées», dont les producteurs autorisés de marijuana à des fins médicales, peuvent rendre publics des renseignements de base, à condition que ces derniers ne soient «pas promotionnels».Le communiqué stipule que Santé Canada «émettra des lettres de conformité s\u2019il constate des infractions».Les contrevenants récidivistes s\u2019exposent à des poursuites.Or, selon Olivier Duchesneau, porte-parole du Parti libéral du Canada (PLC), l\u2019organisme gouvernemental disposait déjà de tels pouvoirs.Selon le parti de Justin Trudeau, cette «nouvelle annonce» de la ministre est «un peu ridicule», puisque Santé Canada avait déjà les moyens d\u2019intervenir.Dans son communiqué rendu public samedi, Rona Ambrose avait justement fait référence au chef libéral, évoquant la position de ce dernier par rapport au cannabis.Position jugée «irresponsable» par la ministre de la Santé.Approche inefficace Selon le PLC, qui ne cache pas sa position pour une légalisation encadrée de la marijuana, «il serait peut-être temps que la ministre se demande plutôt si la position défendue par [les conservateurs] est responsable».«Le Canada est le pays de l\u2019OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques] qui a le plus haut taux de consommation de cannabis chez les jeunes, a affirmé le porte-parole libéral.Les faits nous prouvent que leur approche ne fonctionne pas.» De leur côté, les libéraux défendent plutôt la mise en place d\u2019une «réglementation responsable».Avec La Presse canadienne Le Devoir Le procès des Hells Angels est reporté d\u2019une semaine Le début du procès de sept membres des Hells Angels, accusés de meurtre et de complot dans le cadre de l\u2019opération policière baptisée SharQc, a été reporté d\u2019une semaine, au 10 août, et se déroulera avec un accusé de moins, qui a plaidé coupable lundi matin.Le procès devait s\u2019amorcer devant jury à compter de ce lundi, au Centre judiciaire Gouin, à Montréal.Le report s\u2019explique par le désistement d\u2019un des jurés, pour raisons professionnelles.Son désistement a été accepté par les deux parties et, bien qu\u2019on ait prévu deux jurés de remplacement, le juge James Brunton a voulu sélectionner un autre remplaçant afin de pouvoir entamer les procédures, qui s\u2019annoncent longues, avec 12 jurés et deux remplaçants comme prévu initialement.Par ailleurs, un autre accusé a plaidé coupable, lundi matin, à l\u2019accusation de complot pour meurtres.Emery Martin, qui ne faisait pas face à d\u2019autres accusations que celle-là, a été retourné derrière les barreaux en attendant le prononcé de sa peine, vendredi prochain.Vendredi dernier, deux motards avaient plaidé coupable à la même accusation de complot pour meurtres, mais il s\u2019agissait d\u2019accusations réduites dans leur cas.Erançois Goupil, 45 ans, de la section de Québec, faisait face à sept accusations de meurtre prémédité, alors que Louis Ruel, 51 ans, de la section de Sherbrooke, était accusé de quatre meurtres prémédités.Deux accusés anglophones subiront un procès séparé dans leur langue à compter de janvier 2016, soit près de sept ans après la rafle.L\u2019opération SharQc, menée en avril 2009, avait permis de porter des accusations contre plus de 156 personnes, dont 111 membres en règle de la bande de motards.Jusqu\u2019ici, 105 accusés ont évité un procès en plaidant coupable.En mai 2011, le juge Brun-ton avait ordonné la remise en liberté de 31 autres accusés en raison de délais déraisonnables, décision qui avait été maintenue en avril 2013 par la Cour d\u2019appel, puis par la Cour suprême en janvier 2014.Un autre accusé a été remis en liberté à la suite de l\u2019abandon des procédures.Huit des accusés sont toujours en cavale et trois autres sont décédés.Avec la collaboration de Cogeco Nouvelles La Presse canadienne JEAN ALFRED 1940-2015 Le premier Noir élu à l\u2019Assemblée nationale s\u2019éteint JEAN-FRANÇOIS NADEAU Jean Alfred, premier Noir élu député à l\u2019Assemblée nationale, est décédé le 20 juillet dernier à Gatineau, à l\u2019âge de 75 ans.Ses funérailles ont été célébrées samedi, à Montréal.Elu conseiller municipal de Gatineau en 1975, il choisit de faire le saut en politique provinciale l\u2019année suivante, avec les troupes de René Lévesque.Il est élu député de Papineau lors des élections du 15 novembre 1976 et devient alors le premier Noir à faire son entrée comme élu à l\u2019Assemblée nationale.«U a tracé une voie que beaucoup d\u2019autres ont empruntée.Suivant son exemple, nombre de femmes et d\u2019hommes venus s\u2019installer au Québec ont réussi à se faire une place bien à eux, a souligné le député du Parti québécois d\u2019origine camerounaise, Maka Kotto.Premier Noir élu à l\u2019Assemblée nationale du Québec, Jean Alfred a fait la démonstration que les origines d\u2019une personne ne devaient Jean Alfred en rien freiner ses ambitions.» Bien que son entrée à l\u2019Assemblée nationale ait été symbolique, M.Alfred a goûté au pouvoir pendant très longtemps.En 1980, il est contraint de quitter le caucus du Parti québécois (PQ) après avoir appuyé publiquement le régime du dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier.H revient au PQ en 1981 en se présentant dans la circonscription de Chapleau, mais subit la défaite, tout comme lors des élections de 1985 et de 1989.Il échoue à devenir candidat du PQ dans Sauvé en 1994, puis il essaie de se tailler une place au Bloc québécois dans le comté fédéral de Repentigny en 1997, toujours sans succès.Jean Alfred est né en Haïti, le 10 mars 1940.Il enseigne d\u2019abord le français, le latin et la littérature française pendant cinq ans dans son pays natal, avant d\u2019arriver au Canada, à la fin des années 1960, oû il sera professeur dans l\u2019Outaouais.Avec Karl Rettino-Parazelli Le Devoir CAROLINE MONTPETIT Depuis sa création, le village n\u2019a pas cessé de s\u2019accroître.Sa population, initialement de quelque 200 habitants, a doublé depuis 1986.NUNAVIK Umiujaq: les déchirements de la relocalisation Depuis dix ans, le gouvernement du Québec a créé trois nouveaux parcs au Nunavik.Tous sont gérés par les Inuits de l\u2019administration régionale Kativik.Les Cris participent pour leur part à la gestion du dernier-né, le parc Tursujuq, qui est aussi sur leur territoire.C\u2019est donc un pas de plus dans l\u2019autonomie pour les Inuits, qui ont vécu de grands bouleversements ces dernières années.Aujourd\u2019hui, l\u2019histoire de la relocalisation d\u2019Umiujaq.Dernier de trois textes.CAROLINE MONTPETIT à Umiujaq Depuis presque 30 ans, le cœur de Daniel Kumarluk, un sculpteur inuit de la petite communauté d\u2019Umiujaq, sur la côte est de la baie d\u2019Hudson, est divisé en deux.Une partie est à Umiujaq, l\u2019autre partie est demeurée à Kuujjuarapik, oû il a vécu enfant, quelque 160 kilomètres au sud.Daniel Kumarluk est l\u2019un des nombreux membres de la communauté qui vivait autrefois à Kuujjuarapik (anciennement Poste-à-la-baleine), avant la création du village d\u2019Umiujaq par le gouvernement du Québec, en 1986.La relocalisation de ces Inuits, 160 kilomètres au nord, a été négociée au moment de la signature de l\u2019entente de la Baie-James en 1975, alors que Québec visait le développement du projet hydroélectrique Grande-Baleine.«Initialement, le village a été créé parce que les Inuits de Kuujjuarapik craignaient les effets de la réalisation du projet Grande-Baleine», explique Charlie Tooktoo, leader spirituel de la communauté anglicane du village.Les Inuits souhaitaient également se rapprocher d\u2019un territoire de chasse riche en phoques et bélugas, utilisé depuis des millénaires.Le nom d\u2019Umiujaq signifie en inuktitut «bateau inversé».Il renvoie à la forme de l\u2019une des cuestas, ces montagnes de roc qui surplombent le lac Tasiujaq voisin.«Ma mère avait habité le long de la rivière Nastapoka, mon père, près du lac Tasiujaq (anciennement lac Guillaume-Delisle) », explique Daniel Kumarluk.En fait, de nombreux Inuits nous ont expliqué que plusieurs avaient fui Kuujjuarapik pour trouver un environnement plus sain, loin des bars et de l\u2019agitation de Kuujjuarapik.«Ma mère voulait vivre loin de l\u2019alcool», confirme Daniel Kumarluk.Encore aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas de bar à Umiujaq.Cela n\u2019empêche pas des Inuits de commander de l\u2019alcool par avion, directement de Montréal.Certaines épiceries de Montréal feraient ainsi des affaires d\u2019or, selon plusieurs d\u2019entre eux.En 1982, les Inuits se sont prononcés par une faible majorité en faveur de la formation du nouveau village.Et les familles ont commencé à s\u2019y installer, vivant dans des tentes en attendant que le village soit fini.Alacie Tooktoo, l\u2019une des aînées du village, se souvient combien ses enfants souhaitaient retourner à Kuujjuarapik, lorsqu\u2019ils sont arrivés à Umiujaq.«Ici, il n\u2019y avait pas de maison de jeunes.Au début, il n\u2019y avait même pas d\u2019école», raconte-t-elle.Aujourd\u2019hui, tous ses enfants sont demeurés à Umiujaq et sont très actifs dans la communauté.Alicia Araqutak, la directrice PIERRE TRUDEL Le cœur de Daniel Kumarluk, un sculpteiu- inuit, est divisé en deux.Une partie est à Umiujaq, l\u2019autre partie est dememée à Kuujjuarapik.Ir PIERRE TRUDEL Charlie Tooktoo est le leader spirituel de la communauté anglicane du village d\u2019Umiujaq.du parc Tursujuq, raconte que sa mère a fait de nombreux allers-retours entre Umiujaq et Kuujjuarapik, pour finalement s\u2019installer à Kuujjuarapik.«J\u2019avais 12 ans quand j\u2019ai décidé de rester ici avec ma sœur», dit-elle.Depuis sa création, le village n\u2019a pas cessé de s\u2019accroître.Sa population, initialement de quelque 200 habitants, a doublé depuis 1986.Et, avec les projets de plan Nord qui animent périodiquement les différents gouvernements du Québec, son avenir pourrait encore changer.Le Devoir Ce reportage a été réalisé grâce au soutien de Parcs Nunavik. A 4 LE DEVOIR, LE MARDI AOUT 2015 ACTUALITES La vie en altitude, une solution de rechange au dopage ?ANTOINE AGASSE à Chamonix En dopant la fabrication de globules rouges, la vie en altitude peut-elle avoir un effet semblable à l\u2019EPO ?C\u2019est la question à laquelle tente de répondre une expérience grandeur nature menée cet été sur le mont Blanc.Pendant un mois, jusqu\u2019à la mi-août, onze skieurs nordiques norvégiens, âgés de 18 à 25 ans, passent l\u2019essentiel de leur journée à 2200 mètres d\u2019altitude, dans le douillet refuge du Plan de l\u2019Aiguille, à Chamonix.La journée de ces athlètes de haut niveau est rythmée par les trajets en téléphérique.Le matin, ils descendent dans la vallée afin d\u2019y poursuivre un entraînement intense, alternant ski-roues, course à pied, musculation, un peu de VTT et de natation.En début d\u2019après-midi, les jeunes sportifs remontent au refuge, où ils passent le re^te de la journée et la nuit.A cette altitude, la quantité d\u2019oxygène est réduite de 20% environ par rapport au niveau de la mer.«Mon pouls est beaucoup plus élevé et je sens que j\u2019ai le souffle court», confie Eirik Somen, 18 ans, un des participants de l\u2019étude.Au terme de ce mois d\u2019entraînement, Tonje, Eîrîk, 01a et leurs comparses retourneront à Lîllehammer, en Norvège, où Ils subiront une batterie de tests pour mesurer leurs performances sportives, le volume de globules rouges dans leur sang, leur consommation maximale d\u2019oxygène, etc.Depuis les JO à Mexico L\u2019expérience vise à «vérifier que les performances en endurance sont augmentées» quand on vit en altitude et qu\u2019on s\u2019entraîne en plaine, explique Paul Rotjach, professeur et chercheur à l\u2019École nationale de ski et d\u2019alpinisme (ENSA), à Chamonix.«Quand on va en altitude, il y a moins d\u2019oxygène.Le corps répond en fabriquant davantage de globules rouges.Et en sport, plus on a de globules rouges, meilleur on est: plus vite on court un marathon, plus on est endurant.» L\u2019intérêt des athlètes pour l\u2019altitude est né lors des Jeux olympiques de Mexico, en 1968, à 2250 mètres au-dessus du niveau de la mer, marqués par des contre-performances dans les épreuves d\u2019endurance, parallèlement à des records du monde sur le sprint et le saut en longueur.Depuis, l\u2019influence de l\u2019altitude sur les performances sportives «est un sujet très débattu: il y a une littérature un petit peu confuse sur le sujet et des études pas toujours très bien contrôlées», relate M.Robach.Validité scientifique Une étude menée par le professeur Bçnjamin Levine en 1997, aux États-Unis, avait montré une amélioration de la performance des sportifs vivant en altitude et s\u2019entraînant près du nîveau de la mer.«Mais les données ne sont pas aussi propres qu\u2019on pourrait le souhaiter pour ce genre d\u2019étude, c\u2019est pour cela que nous voulons la refaire», souligne Carsten Lundby, professeur à l\u2019Université de Zurich, qui participe à l\u2019expérience de Chamonix.Pour s\u2019assurer de la validité scientifique des résultats, un «groupe témoin» de neuf sportifs vivant dans la vallée est ainsi soumis au même entraînement et aux mêmes tests médicaux que les athlètes dormant au refuge.Reste à savoir si les performances des deux groupes se révéleront très différentes à l\u2019issue de leur séjour.La question est primordiale, car «l\u2019entraînement en altitude est une solution de rechange au dopage: cela intéresse donc beaucoup d\u2019athlètes», souligne Paul Robach.Une précédente étude menée avec des chambres hypoxiques (dont l\u2019oxygène est raréfié) , au Centre national de ski nordique de Prémanon Qura), n\u2019avait pas montré d\u2019effet notable sur les performances sportives des cyclistes.Une des explications peut venir du fait que les athlètes de haut niveau «sont saturés en tout: ils s\u2019entraînent tous les jours depuis de nombreuses années et ont déjà énormément de globules rouges», explique Paul Robach.Agence France-Presse Quand on va en altitude, il y a moins d\u2019oxygène.Le corps répond en fabriquant davantage de globules rouges.Et en sport, plus on a de globules rouges, meilleur on estH^ Paul Robach, professeur et chercheur à l\u2019École nationale de ski et d\u2019aipinisme, à Chamonix PEDRO RUIZ LE DEVOIR Gabriela de Andrade est l\u2019instigatrice du projet montréalais appelé «Boom» et la mère de deux bambins âgés de quatre ans et un an.COTRAVAILAVEC ENFANTS Remodeler le bureau selon les besoins des jennes parents LAURA PELLETIER A la recherche d\u2019un modèle qui leur permette d\u2019être productifs tout en fortifiant leurs liens familiaux, de jeunes parents entrepreneurs, pigistes et travailleurs autonomes vont à contre-courant d\u2019une société qui mise sur les garderies privées et les centres de la petite enfance (CPE).Leur solution : des espaces de cotravail avec service de garde sur mesure.A Montréal, un premier projet de la sorte prend forme.La popularité des bureaux qui réunissent différents entrepreneurs, pigistes et travailleurs autonomes a inspiré des parents tout autour du globe, qui ont décidé de pousser le concept pour l\u2019adapjer à leur vie de famille.Aux États-Unis et en Erance, l\u2019idée du « coworking avec enfants» commence à se répandre.BabiesLBabies à Chicago, HackerMoms à Berkeley, CoworkCrèche à Paris.Peu de projets existent toutefois au Canada.«On souhaite changer la routine des jeunes parents pour qu\u2019ils puissent être plus disponibles pour leurs enfants», tout en menant leur carrière, explique Gabriela de Andrade, instigatrice du projet montréalais \u2014 appelé « Boom » \u2014 et mère de deux bambins âgés de quatre ans et un an.«Le système de garderie, c\u2019est un rythme fou.Quand je travaillais à temps plein comme productrice télé, ma fille restait à la garderie de 8h30 à 5h30.Le rythme de sa journée était le même que le mien, alors qu\u2019elle n\u2019avait qu\u2019un an et demi», raconte celle qui a quitté son emploi pour se lancer en entrepreneuriat Durant la journée, elle s\u2019occupe désormais des enfants.Elle passe du temps en famille le soir, puis commence à travailler une fois les enfants couchés.La mère de 35 ans a l\u2019habitude de travailler une bonne partie de la nuit.C\u2019est la réalité de bien des parents entrepreneurs.Christiane Plamondon, mère entre-preneure installée à Rivière-du-Loup, trouve difficile d\u2019atteindre un équilibre entre la carrière et la famille.«Je m\u2019occupe des commissions le jour, pendant que mes enfants sont à la garderie, et je travaille le soir et la fin de semaine, lorsque mon conjoint est à la maison.Je me sens constamment partagée entre le travail et les enfants.J\u2019aimerais pouvoir être auprès de mes enfants à 100% le soir.» Dans un congrès tenu au Brésil, M\u201c® de Andrade a entendu parler du cotravail avec service de garde.Un modèle qui permettait d\u2019éviter aux parents de se relayer pour s\u2019occuper des enfants, ce qui augmente le temps passé en famille et en couple.Un total de 51 personnes se sont montrées intéressées par le projet Boom, en majorité de jeunes parents d\u2019enfants âgés de moins de cinq ans.Quelque 30% de ces travailleurs œuvrent dans le domaine de la culture ou de la communication, 11% sont des pères et 87 % des mères.Un projet en développement M\"\u2019® de Andrade souhaite que l\u2019espace de travail devienne un lieu de partage de savoirs où seront donnés toutes sortes d\u2019ateliers pour les enfants et les parents.«J\u2019ai trouvé une maison qui ferait l\u2019affaire dans le Mile-End, précise-t-elle.Les parents travailleraient au deuxième étage pendant que les enfants se feraient garder au rez-de-chaussée.» Christiane Plamondon croit que cette séparation est essentielle.«Les parents ont besoin de concentration.Je ne peux pas régler des contrats tout en ayant trois enfants qui tirent mon linge!», blague-t-elle.Les parents seraient responsables des repas de leurs enfants et ne pourraient amener leur enfant â ce service de garde sans aller y travailler.M\"\"® de Andrade cherche la gardienne idéale et déterminera prochainement le prix d\u2019un tel service.Parmi les modèles observés dans d\u2019autres pays, certains offrent un service de garde à la journée, d\u2019autres à l\u2019heure, avec des tarifs variés, tels 53$ pour trois heures ou 283$ pour cinq jours.M\u201c de Andrade tente d\u2019expliquer son nouveau modèle aux propriétaires et compagnies d\u2019assurance qu\u2019elle contacte.«Deux assureurs ont refusé de couvrir le projet parce qu\u2019il ne correspond à aucun de leurs formats, étant à la fois un service de garde et un bureau.Il y a beaucoup de sensibilisation à faire.» Le pari est grand: beaucoup d\u2019espaces de cotravail avec enfants ont fermé leurs portes après moins d\u2019un an d\u2019activité.Dans une entrevue à Maskable, Diana Rothschild, fondatrice de NextKids à San Erancisco, conseille d\u2019avoir une vision claire du projet et de trouver les bons partenaires.Solution pour le temps partiel Boom est aussi une solution au manque de «flexibilité» du système de services de garde éducatifs de la province, avance Rowena Agouti, mère et travailleuse autonome « C\u2019est difficile de trouver une place à Montréal, particulièrement à temps partiel.La plupart du temps, il faut payer pour une place à temps plein.» Parmi les parents qui ont rempli le sondage de M\u201d'^ de Andrade, 90 % aimeraient uti-liser l\u2019espace de travail â temps partiel.L\u2019hiver dernier, la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-De-chênes, a d\u2019ailleurs dénoncé la «rigidité excessive du système» de services de garde éducatifs â l\u2019enfance et le «manque de places».D\u2019autres associations tiennent un discours similaire.La ministre de la Eamille, Erancine Charbonneau, a signifié cet hiver son ouverture à l\u2019adaptation du système aux parents, sans toutefois prendre un engagement.Le Devoir Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I > N > D > E > X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100- 150 Achat-vente-echange 160 - 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 - 250 Achat-vente-echange 251 - 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiennent : cartes de crédit ^!sÀ APPARTEMENISET LOGEMENISÀLOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu'un logement est offert en lo cation (ou sous location), toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou preference fondée sur la race, la couleur, le sexe, la gros sesse, l'orientation sexuelle, l'etat civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethni que ou nationale, la condition so ciale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handi cap MILE-END - Esplanade Grand 6 1/2, r dec avec cour Rénové lOOOpc 2cc + bureau + s de lav PI bois franc Chauf elec Maison très tranquille Libre 1 550$ 514 273 4950 OUTREMONT-190 Willowdale 31/2 4 1/2 reno Près metro UdeM Chauffes, eau ch, poêle/frigo, asc 514 7385663-514 735-5331 OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 11/2^ 31/2^ 41/2 rénovés près metro, UdeM Poêle/frigo Chauffe, eau chaude Ascenceur 514 737-8055\t514 735-5331 ROSEMONT-GRAND 5 1/2 H duplex, 3 ch fermées, PL bois franc, chauf elec, très tranquille Libre 1 050$ 514-949-1853 MEUBLES PETITE ITALIE GRAND 6V2 NEUF Style condo, WiFi, balcon, terrasse.Près marché 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Havre, Montréal, Qc, H2K 2X4 Télé: 514 525-1149 Téléc.: 514 525-7999 n ecrol ogi e @1 em emoriel .c6m Le memon Æ QUAND LATOXICOMANIE faites les premiers pas (514) 9: www portage ca LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2015 A 5 ACTUALITES Les glaciers fondent de pins en pins vite Paris \u2014 La fonte des glaciers a atteint depuis le début des années 2000, un niveau historique et se poursuivra même si le réchauffement climatique fait une pause, selon une étude publiée par la revue scientifique The Journal of Glaciology.Une équipe du Service de surveillance mondial des glaciers, basée à l\u2019Université de Zurich, a rassemblé des données de terrain entre 2001 et 2010 pour quelques centaines de glaciers à travers le monde.Des mesures qu\u2019ils ont ensuite comparées à des données satellitaires antérieures ou à des sources picturales et écrites pour les temps encore plus anciens.«Les glaciers étudiés fondent en moyenne d\u2019un demi-mètre à un mètre d\u2019épaisseur chaque année, ce qui est deux à trois fois plus que la moyenne enregistrée au XX'- siècle, explique Michael Zemp, directeur du Service de surveillance mondial des glaciers et coauteur de l\u2019étude.Les mesures sur le terrain ont été effectuées sur quelques centaines de glaciers, mais, d\u2019après les images satellites dont nous disposons, le phénomène concerne des dizaines de milliers de glaciers à travers le monde entier.» Un phénomène sans précédent, selon l\u2019étude.L\u2019intense fonte au cours des deux dernières décennies a entraîné une modification de la dynamique des calottes glaciaires.«A l\u2019avenir, les glaciers continueront de fondre même si les températures restent stables», avertit Michael Zemp.Selon le chercheur, «les résultats préliminaires enregistrés pour les années les plus récentes [2011-2014, non inclus dans l\u2019étude] montrent que la fonte des glaciers se poursuit à un niveau très élevé.Le record de fonte de glace au XX'- siècle [observé en 1998] a été dépassé en 2003, 2006, 2011,2013 et probablement à nouveau en 2014.» Agence France-Presse Capturer du CO2 est inefficace contre l\u2019acidification des océans Paris \u2014 Déployer massivement des techniques de capture du CO, de l\u2019atmosphère ne permettra pas d\u2019enrayer Lacidification des océans, un phénomène qui menace de nombreuses espèces marines et qui va perdurer pendant des siècles, indique une étude publiée lundi.Retirer chaque année de l\u2019atmosphère, et jusqu\u2019en 2700, l\u2019équivalent de la moitié des émissions actuelles \u2014 un niveau très ambitieux \u2014 ne permettrait pas de retrouver les conditions d\u2019acidité des océans de l\u2019ère pré-industrielle, indiquent les auteurs des travaux parus dans Nature climate change.En fait, même si la concentration de CO2 dans l\u2019atmosphère retombait à un niveau semblable à celui d\u2019avant la Révolution industrielle, l\u2019acidification des océans ne pourrait pas suivre le même chemin avant des centaines d\u2019années.«Les altérations les plus rapides se font à la surface, où les océans sont directement exposés à des concentrations plus élevées de CO^ et à des températures en hausse», explique Sabine Ma-thesius, l\u2019une des auteurs de l\u2019étude.Les émissions de CO2 dues aux activités humaines sont capturées à hauteur de 25% par les océans.Cet échange air-atmosphère limite l\u2019effet de serre, mais il contribue à une baisse du pH des océans, ce qui a des effets très négatifs sur la biologie marine.Sous l\u2019effet des courants marins, les masses d\u2019eau acidifiée sont transportées dans les grandes profondeurs pendant des décennies, voire des siècles.« Une fois dans les grandes profondeurs, l\u2019eau acidifiée n\u2019est plus en contact avec l\u2019atmosphère [.] et va rester acidifiée pendant des siècles», ajoute la chercheuse.Par conséquent, «retarder la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec l\u2019intention de capturer plus tard le CO2 de l\u2019atmosphère, ne marcherait pas », estime la scientifique, car les océans subiraient «un changement irréversible» pendant des siècles.Agence France-Presse L\u2019Ordre du Nouveau-Brunswick sera remis à Réjean Thomas et Kevin Vickers Harüand \u2014 Le D\"^ Réjean Thomas et le sergent d\u2019armes Kevin Vickers figurent parmi les dix nouveaux lauréats de l\u2019Ordre du Nouveau-Brunswick.La liste des personnalités honorées a été publiée lundi, dans le cadre des célébrations officielles de la fête du Nouveau-Brunswick, à Harüand.Le D\"^ Réjean Thomas reçoit l\u2019Ordre du Nouveau-Brunswick pour le traitement et le soutien offerts aux personnes atteintes du VIH-sida, pour ses efforts visant à mettre fin aux préjugés et pour sa participation active au travail humanitaire à l\u2019échelle internationale.Originaire de Miramichi, Kevin Vickers est récompensé pour son dévouement tout au long de sa carrière avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC).On a également reconnu son courage altruiste en tant que sergent d\u2019armes de la Chambre des communes.En octobre 2014, il avait contribué à l\u2019arrêt rapide de l\u2019attaque survenue sur la Colline du Parlement, à Ottawa.La Presse canadienne BIKAS DAS ASSOCIATED PRESS En Inde, dans le Bengale-Occidental, au moins 48 personnes ont péri, «5600 villages ont été touchés par les inondations et près de 1,1 million de personnes ont été déplacées dans des camps», selon les autorités.La ville principale, Calcutta (notre photo), a été durement touchée.Mousson en Asie ; des centaines de morts et des millions d\u2019évacnés NAN TIN HTWE à Rangoun Les pluies de la mousson ont coûté la vie à des centaines de personnes à travers l\u2019Asie, selon les autorités, et les secours tentaient toujours d\u2019atteindre lundi certaines zones sinistrées en Inde, au Pakistan et au Myanmar.Les autorités indiennes ont annoncé que plus de 120 personnes avaient trouvé la mort au cours des dernières semaines en raison des fortes pluies, qui ont fait 116 morts au Pakistan voisin.Dans ces deux pays, des inondations et des glissements de terrain se produisent chaque année lors de la mousson.Au Myanmar, des pluies diluviennes ont provoqué, ces derniers jours, une rapide montée des eaux et plusieurs glissements de terrain, détruisant des milliers de maisons, de terres agricoles, de ponts et de routes.Les Nations unies se sont déclarées «préoccupées » par la situation au Myanmar, qui pourrait être bien plus critique que ne le montrent les premiers bilans, faisant état jusqu\u2019ici de 46 morts.Des zones sinistrées Le gouvernement a proclamé quatre zones sinistrées dans le centre et l\u2019ouest du pays, où les habitants ont dû fuir les eaux à bord de canots et de radeaux de fortune.«Notre maison a été inondée en une journée.Nous avons déjà connu des inondations mais jamais comme cela.Cette année est la pire», raconte Htay Shein, une habitante de Kalay (centre du Myanmar), qui a trouvé refuge dans un,camp provisoire.À quelques centaines de kilomètres plus à l\u2019ouest, dans la ville de Sagaing, Aye Su Myat confie son désarroi: «Nous n\u2019avons reçu aucun message d\u2019alerte.Nous pensions donc que c\u2019étaient les pluies habituelles» en cette saison.«En quelques heures, toute ma maison était sous l\u2019eau.Mon mari a dû monter sur le toit, car il n\u2019y avait aucun moyen de sortir», ajoute-t-elle.Ils ont maintenant trouvé refuge dans un monastère, qui sert d\u2019abri temporaire.«Quarante-six personnes sont mortes et plus de 200 000 ont été affectées par les inondations à travers le pays», a déclaré, lundi à l\u2019AER un fonctionnaire du ministère des Affaires sociales.Les accès à de nombreuses villes du nord et de l\u2019ouest du Myanmar ont été bloqués et les travailleurs humanitaires craignent que l\u2019ampleur de la catastrophe soit pour l\u2019instant sous-estimée.«La logistique est extrêmement difficile.Les équipes d\u2019évaluation ont du mal à atteindre les zones touchées», a déclaré Pierre Pérou, porte-parole de l\u2019office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires.Risque de nouvelles inondations Si les inondations ont commencé à reculer à certains endroits, l\u2019ONU redoute la crue de certaines rivières qui pourraient inonder de nouvelles zones.Le président du Myanmar, Thein Sein, a promis que le gouvernement allait faire «tout son possible» pour fournir des secoqrs.Les pluies ont également meurtri l\u2019Etat de Ra-khine, qui accueille déjà quelque 140 000 personnes déplacées, principalement des musulmans rohin^as, qui vivent dans des camps de fortune.Mais peu d\u2019informations étaient pour l\u2019instant disponibles en provenance de cet Etat.En mai 2008, le cyclone Nargis avait dévasté le delta birman de l\u2019irrawaddy, tuant 140 000 personnes.En Inde, dans le Bengale-Occidental, au moins 48 personnes ont péri, «5600 villages ont été touchés par les inondations et près de 1,1 million de personnes ont été déplacées dans des camps», a indiquéJaved Ahmad Khan, ministre de la gestion de l\u2019Etat.Les secouristes recherçhaient toujours lundi des villageois dans l\u2019Etat septentrional du Manipur, où quatre corps ont été jusqu\u2019à présent retrouvés dans un hameau enseveli sous une colline qui s\u2019est effondrée.Au Pakistan, plus de 850 000 personnes ont été affectées par les inondations, selon Ahmed Kamal, porte-parole de l\u2019organisme chargé de la gestion des catastrophes nationales.Au Vietnam, les sauveteurs luttaient toujours contre des glissements de terrain toxiques autour des mines de charbon inondées dans le nord du pays, proche du site touristique de la baie d\u2019Halong, classé par l\u2019UNESCO.Vingt-trois personnes ont été tuées, dont deux familles englouties par des boues toxiques.Agence France-Presse VOL MHS 70 Les enquêteurs français et malaisiens vont coopérer SOPHIE DEVILLER SONIA WOLE à La Réunion Cinq jours après la découverte d\u2019un fragment d\u2019aile d\u2019un Boeing 777 sur l\u2019île française de La Réunion, juge, gendarmes et experts aéronautiques français et malaisiens se sont réunis, lundi à Paris, pour coordonner leur action dans l\u2019enquête sur la disparition du vol MH370.La délégation malaisienne \u2014 dirigée par le directeur général de l\u2019aviation civile, Azharud-din Abdul Rahman, et composée de quatre autres personnes représentant Malaysia Airlines et la justice malaisienne \u2014 s\u2019est entretenue, au palais de justice de Paris, avec l\u2019un des trois juges français chargés de l\u2019affaire, des enquêteurs de la gendarmerie des transports aériens et des représentants du Bureau d\u2019enquêtes et d\u2019analyses (BEA).Selon une source judiciaire présente lors de la rencontre, «la réunion a été axée sur la coopération entre les instances françaises et les autorités malaisiennes.Le juge a rappelé le devoir absolu d\u2019entraide et de transparence qui devait prévaloir.» La justice française s\u2019est saisie de l\u2019affaire puisque quatre des victimes sont françaises.Parallèlement, une enquête internationale, coordonnée par l\u2019Australie, est menée par plusieurs pays, dont la Chine, la Malaisie et les Etats-Unis.«La Malaisie et la France partagent l\u2019inquiétude et l\u2019anxiété de tous les proches [des victimes] dans l\u2019attente de déterminer l\u2019origine du [morceau d\u2019aile retrouvé], en espérant mettre fin à seize mois d\u2019attente douloureuse», a indiqué dans un communiqué M.Abdul Rahman.Élus, experts et enquêteurs s\u2019attachent à minimiser les attentes Analyse du morceau d\u2019aile retrouvé Le morceau d\u2019aile d\u2019avion retrouvé sera analysé à partir de mercredi après-midi dans un laboratoire militaire situé dans la banlieue de Toulouse, dans le sud-ouest de la Erance, et des morceaux d\u2019une valise, découverts à proximité du débris d\u2019avion, seront expertisés dans un laboratoire de la région parisienne.Ces analyses pourraient déterminer s\u2019il s\u2019agit d\u2019un morceau du Boeing 777 du vol MH370, disparu mystérieusement le 8 mars 2014 avec 239 personnes (dont 153 Chinois) à son bord.Cette découverte a provoqué depuis mercredi un certain emballement autour d\u2019une des plus grandes énigmes de l\u2019histoire de l\u2019aviation civile.Les rumeurs se répercutent aux quatre coins de la planète, au gré des «découvertes » par des promeneurs sur les plages réunionnaises de possibles piçces d\u2019avion, en fait de la simple ferraille.À la demande de la Malaisie, les autorités mauriciennes ont annoncé qu\u2019elles allaient entamer des recherches pour «localiser des débris éventuels».Minimiser les attentes Élus, experts et enquêteurs s\u2019attachent toutefois à minimiser les attentes.«Attendons les résultats de l\u2019enquête», a tempéré Marie-Lise Chane-To, première adjointe au maire de Saint-André, la commune de La Réunion où a été retrouvé le débris.«Nous sommes en train de rouvrir une plaie qui n\u2019est peut-être pas fermée et ne le sera probablement jamais.Les familles ont besoin de connaître ce qui s\u2019est passé pour démarrer le deuil, mais, dans un tel contexte, il importe de ne pas donner de fausses espérances», a-t-elle insisté.Seule certitude pour l\u2019instant : le fragment d\u2019aile est bien celui d\u2019un Boeing 777.«Cela a été vérifié par les autorités françaises avec le constructeur Boeing, le NTSB américain [l\u2019agence de sécurité des transports] et l\u2019équipe malaisienne», selon le ministère ma-laisien des Transports.La piste du MH370 se dessine donc, puisqu\u2019aucun autre accident aérien n\u2019a impliqué ce type d\u2019appareil dans cette région du monde.Si les analyses physiques et chimiques pourraient permettre l\u2019identification du vol, de nombreux experts estiment qu\u2019il est peu probable qu\u2019elles dessinent le scénario de la catastrophe.«Il ne faut pas attendre des miracles de cette analyse», prévient l\u2019ancien directeur du BEA, Jean-Paul Troadec.Pour tirer des conclusions, il faudrait que «la pièce soit au centre de l\u2019accident, les chances sont assez faibles», estime Pierre Bascary, ancien directeur des essais à la Direction générale française de l\u2019armement.Avec ces «2 m^ d\u2019avion», «ça va être très difficile d\u2019avoir des certitudes».L\u2019étude des crustacés accrochés au débris pourrait toutefois livrer quelques indices.L\u2019Université de Cologne a ainsi indiqué qu\u2019un de ses chercheurs, Hans-Georg Herbig, les a identifiés, à partir des images diffusées dans les médias, comme des anatifes.Selon lui, il s\u2019agit probablement de la sous-espèce de Lepas qui évolue «dans des zones marines fraîches, au sud-ouest de l\u2019Australie».Là où s\u2019étaient concentrées les recherches au printemps 2014.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2015 EDITORIAL ENVIRONNEMENT Le pas de plus de Barack Obama Bravo au président Obama pour la dernière mouture de son plan environnemental.Sauf que les Etats-Unis sont encore loin de faire l\u2019effort réclamé par les scientifiques pour limiter la hausse du réchauffement du climat à 2 degrés Celsius.V 4 s» Guy Taillefer rai que le plan de M.Obama est sans précédent pour les Etats-Unis.Voici un président américain qui prend acte, depuis un an, de la responsabilité déterminante des Etats-Unis dans la lutte contre les changements climatiques.Et qui pose des gestes utiles.Toute une évolution pour un pays où la question avait été à peine effleurée lors de la campagne présidentielle de 2012.Son Plan américain pour une énergie propre {America\u2019s Clean Power Plan) a le grand mérite de s\u2019attaquer au problème crucial que représentent, pour la qualité de l\u2019air, les centrales thermiques au charbon, qui produisent aux Etats-Unis pas moins de 37 % de l\u2019électricité \u2014 et qui sont par ailleurs très gourmandes en eau, dans un contexte où se vident partout sur la planète les rivières, les réservoirs et les aquifères.Il est absolument impossible d\u2019envisager une sortie de crise écologique sans la réalisation de progrès rapides et tangibles à ce chapitre.En vertu, donc, du plan piloté par l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA), les Etats-Unis s\u2019engagent à réduire de 32% d\u2019ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2005, les émissions de gaz à effet de serre de leurs centrales thermiques.Il est d\u2019autant plus encourageant qu\u2019il ne commet pas l\u2019erreur, qui aurait été grave, de replier sa stratégie nationale sur la production non moins polluante du gaz de schiste, dont l\u2019abondance depuis une dizaine d\u2019années a permis de freiner la dépendance énergétique du pays à l\u2019égard du Moyen-Orient, en particulier.Il préconise plutôt d\u2019augmenter à 28%, au cours des 15 prochaines années, la part du solaire et de l\u2019éolien dans la production d\u2019électricité.Une part qui n\u2019est présentement que de 11 %.A cinq mois de la grande conférence de Paris sur le climat, le signal est fort.Il accuse par la bande l\u2019aveuglement notoire du gouvernement Harper.Il a valeur d\u2019exemple auprès de la Chine et de l\u2019Inde, qui auraient drôlement intérêt à réduire leur dépendance envers le charbon pour la production d\u2019électricité et la croissance de leur PIB.Le plan d\u2019Obama est sans précédent, certes, mais il s\u2019agit objectivement d\u2019une enjambée insuffisamment grande en regard de l\u2019urgence.L\u2019humanité procrastine et surconsomme depuis fort longtemps.Le projet est ensuite ambitieux dans la mesure où il va se heurter à de puissantes résistances intérieures \u2014 comme il impliquera à terme la fermeture de centaines de centrales thermiques.II est entendu que les républicains vont se lancer dans une interminable guérilla judiciaire.,Les délais additionnels annoncés lundi, pour permettre aux Etats et aux entreprises de s\u2019ajuster, ne désamorceront pas les objections.Si bien que le succès du plan ne dépendra pas ultimement de M.Obama, mais de celle ou de celui qui lui succédera.Hillary Clinton, candidate attendue à l\u2019investiture du Parti démocrate en vue de la présidentielle de 2016, s\u2019est immédiatement arrimée à l\u2019initiative du président sortant.Il se trouve hemeusement que les vents de l\u2019électoraL disent les sondages, soufflent de plus en plus en favem de candidats qui défendent des positions plus écologistes.Comme M.Harper, les républicains nagent à contre-comant de l\u2019histoire.Il ne faudrait smtout pas que le jeu des urnes, ce qui demeure mal-hemeusement possible, lem donne le pouvoir.LE PRIVÉ EN SANTÉ De brèche en brèche Josée Boileau e déploiement du privé dans le secteur de la santé se fait à de tels petits pas que la progression nous échappe.Mais progression il y a, au point où certains y vont de prédictions qui, il y a encore peu, auraient paru hallucinantes : dans cinq ou dix ans, la majorité des médecins de famille auront déserté le secteur public au profit du privé, lisait-on samedi dans Le Devoir.Il importe moins que cette projection, faite tant par des tenants du privé que du régime public, soit réaliste ou pas que de constater un mouvement en cours depuis des années et qui, comme le signalait dans le même article la 0\u201c^® Yun Jen, présidente de l\u2019Association médicale du Québec, amène des changements fondamentaux «sans qu\u2019il y ait de débat public».Dans les faits, une banalisation de l\u2019effritement du secteur public est à l\u2019œuvre.Entre les principes et les économies à réaliser, les gouvernements ne choisissent même plus : l\u2019argument économique est le seul qui tienne, qu\u2019on justiflera de mille manières.À l\u2019origine de notre système de santé public, pourtant, les très publics CLSC devaient servir de porte d\u2019entrée.Mais l\u2019instance n\u2019a jamais rallié les médecins.Ils ont préféré développer leurs propres cliniques associées au système public, ce que l\u2019on appelle les cliniques privées subventionnées.Cette brèche dans la philosophie de départ a fini par mener à une brèche concrète : la gamme des services offerts en clinique s\u2019est étendue, avec les coûts qui l\u2019accompagnenfl plusieurs de ceux-ci étant non rembomsés par Québec et dès lors facturés aux patients.Ces frais dits accessoires avaient beau être illégaux, le patient payait quand même.Comment faire autrement: on va voir un médecin pour être soigné, pas pom entrer en guerre.Et qui rappelait aux patients lems droits?Certainement pas les gouvernements ! L\u2019habitude prise de sortir son portefeuille vient de se retourner pour de bon contre les citoyens.Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a décidé en juin que les frais ne seraient plus interdits, mais encadrés.Québec n\u2019a pas d\u2019argent pour les prendre en charge et cet encadrement évitera les abus, a expliqué le ministre.Qui ne dit toutefois pas que c\u2019est là un retournement majeur en matière de politiques de santé publique.De même, des lobbys interviennent de plus en plus auprès du gouvernement pour une plus grande intégration des cliniques privées subventionnées au système de santé.Par ailleurs, les médecins qui se désaffilient du régime public sont encore marginaux, certes, mais se multiplient, lassés des contraintes du public.ou de la réputation qu\u2019on lui fait.Ce désamour s\u2019infiltre tellement dans les esprits que même des étudiants en médecine en sont atteints.Quelle dérive ! Se réveillera-t-on trop tard ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET U CAIHWItnE fLÊCT
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