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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-08-01, Collections de BAnQ.

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[" Le mirage frappe là où ça fait mal Page E 3 Grand angle sur la semaine populaire de T OSM Page E 5 Culture livres CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI I^R ET DIMANCHE 2 AOUT 2015 La lecture d\u2019été QUI A ÉVEILLÉ LEUR PLUME À l\u2019invitation du Devoir, près de 200 lecteurs ont partagé, en peu de mots, le souvenir d\u2019une lecture d\u2019été marquante, bouleversante.Parmi eux, des auteurs d\u2019ici \u2014 romanciers, poètes, essayistes \u2014 se sont prêtés au jeu.Souvenirs de précieuses pages.216 K i ( ILLUSTRATION DE CHRISTIAN TIFFET LE DEVOIR Une odeur d\u2019aubépines et.de cartons Au tout début des années 90, j\u2019ai passé un été seul dans la poussière de béton et l\u2019odeur des boîtes de carton d\u2019un entrepôt de la Côte-de-Liesse.J\u2019y ai lu Du côté de chez Swann et À l\u2019ombre des jeunes filles en fleurs entre une télécopie et une caisse de formulaires d\u2019expédition en attendant des semi-remorques de l\u2019Alabama qui ne venaient pas souvent, le camion brun UPS, qui passait une fois de temps en temps, et le camion-cantine chromé, qui klaxonnait les premières notes de Strangers in the Night tous les jours à 14 h 25 précises.Depuis ces dix semaines de solitude et d\u2019ennui, je n\u2019ai jamais plus ressenti de manière aussi vive le vertige paradoxal que peuvent produire la distance qui sépare le lecteur du monde dans lequel le plonge son livre et la violence de cette submersion, jamais plus éprouvé avec tant de force la beauté de cette noyade.C\u2019était la première fois que j\u2019étais si clairement confronté aux rapports tordus et inversement proportionnés que peuvent entretenir la fiction romanesque et le réel local.C\u2019était il y a 25 ans et je ne m\u2019en suis toujours pas remis.La contamination croisée du monde et des œuvres littéraires n\u2019a pas cessé de me fasciner depuis cet été passé à attendre des cqmions dans un parc industriel de l\u2019Ouest-De-l\u2019Ile et, chaque fois que j\u2019entends une tonne de Bert Kaempfert ou la voix de Sinatra, ça sent les aubépines.Nicolas Chalifour, 44 ans, auteur du roman Variétés Delphi (Héliotrope) Un été sous verre C> était dans un petit appartement, à Hull, près de la rivière des Outaouais.Je rentrais d\u2019un long voyage en solitaire et je ne reconnaissais plus ma vie.Je n\u2019avais envie de rien, tout m\u2019apparaissait insensé, je passais des heures allongée à ne rien faire en fixant mes pieds.Je ne sais plus pourquoi, ni comment je me le suis procuré, je ne sais pas si quelqu\u2019un me l\u2019a offert, mais cet été-là, j\u2019ai lu Sylvia Plath, avec La cloche de détresse (Gallimard).Je revois le futon qui servait de divan, les chaises Ikea dont Zazie le chat-tjnan s\u2019était fait le propriétaire, et la table à café faite de planches de contre-plaqué.J\u2019entends les voisins du bas se disputer tard le soir, un couple à fleur de peau qui venait d\u2019immigrer du Liban.La femme était venue s\u2019excuser du bruit en expliquant combien ils continuaient à être hantés par la guerre.Je sens sur ma peau l\u2019humidité infernale qui s\u2019abattait sur nous chaque été.Mais je ne me souviens pas de moi lisant ce roman.Je ne sais pas si je l\u2019ai lu d\u2019un trait, ou si j\u2019ai pris mon temps.Je me rappelle seulement mes doigts qui glissaient sur le papier, l\u2019impression que les pages ouvertes devant moi étaient une table de la loi.Accueillir en colère.Rester indignée.Ne pas devenir une jeune fille bien.C\u2019était l\u2019été de mes vingt-deux ans.L\u2019automne suivant, je quittais le petit apparte-ipent pour commencer une autre vie, aux Etats-Unis.Martine Delvaux, 46 ans, romancière et essayiste.Les filles en série (Remue-ménage) Devenir aveugle à Lourmarin En juin 2002, je cherchais à vivre l\u2019expérience normale de l\u2019étudiant universitaire : prendre un sac à dos et parcourir les routes de France.Peu enclin à dormir dans des auberges de jeunesse (moi, jaser avec Gunther, le soixante-huitard allemand.), j\u2019y avais quand même consenti parce que c\u2019était la manière de faire à Lourmarin, où Albert Camus avait vécu et où il avait été enterré.J\u2019eus tôt fait de prendre une fleur sur sa pierre tombale et de l\u2019insérer dans ma Pléiade de l\u2019écrivain.Ça s\u2019est terminé là.Tout ça pour dire qu\u2019à Lourmarin, en Provence, j\u2019ai lu Fictions de Borges.J\u2019avais acheté l\u2019exemplaire quelque part à Avignon.La réaction fut explosive et banale tout à la fois : on peut écrire sur des sujets métaphysiques comme ceux-là?On peut vous écarteîer le cerveau comme ça, en littérature ?Hésitant encore entre les lettres et la philosophie, j\u2019avais compris alors, dans l\u2019auberge de jeunesse (qui n\u2019avait aucun autre client, comme quoi tout allait bien cette journée-là), que je pouvais choisir la première discipline pour aussi choisir la seconde.Et toutes les autres.De toute façon, cette cloison entre les deux disciplines, on l\u2019abattrait bientôt.Je pouvais rentrer triomphalement au Canada.Aujourd\u2019hui, quand je feuillette mon exemplaire, j\u2019y constate seulement quatre interventions : une note en marge («Spinoza ?») et trois phrases soulignées.Je suis généralement plus bavard.Cette fois-là, j\u2019ai surtout lu.Jonathan Livernois, 33 ans, essayiste.Remettre à demain.Essai sur la permanence tranquille au Québec (Boréal) Lire aussi > De Sten-dhai à Saiman Rushdie, les éblouisse-mçnts estivaux d\u2019Emile Martel, Julia Pawlowicz et Patrick Nicol.Page E 6 E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI I'^'^ ET DIMANCHE AOUT 2015 ©CINE OUTREMONT Montréal @ theatreoutremont.ca 514495-9944 Sélectnn officielle Festival de Cannes 2014 SAINT-LAURENT LES ANNÉES DE GLOIRE DU DESIGNER YVES SAINT-LAURENT Le lundi 3 août | 16het19h30 ICINEMA AZ FILMS Dans La prochaine fois je viserai le cœur, Guillaume Canet incarne Alain Lamare, le «tueur fou de FOise».L\u2019œil du Malin Le ^o\\2iY La prochaine fois je viserai le cœur prend aux tripes LA PROCHAINE FOIS JE VISERAI LE CŒUR ?Réalisation : Cédric Anger.Avec Guillaume Canet.France, 2014, 111 minutes.FRANÇOIS LÉVESQUE La prochaine fois je viserai le cœur est basé, très fidèlement, sur l\u2019affaire Alain Lamare, alias le « tueur fou de l\u2019Oise», alias le «gendarme tueur ».Lequel fut à l\u2019origine d\u2019une véritable psychose collective entre mai 1978 et avril 1979, alors qu\u2019il blessa et tua plusieurs jeunes femmes de la région sans que les autorités parviennent à l\u2019épingler.Un polar anxiogène, limite glauque, le fdm de Cédric Anger rend compte de plusieurs choix judicieux de la part du cinéaste.Le premier est de ne pas chercher à faire du métier du protagoniste une «révélation».Pas que l\u2019affaire en question soit si connue \u2014 on l\u2019a étouffée autant qu\u2019on a pu \u2014, mais il ne s\u2019agit tout simplement pas de ce genre de fdm là, c\u2019est-à-dire un film procédurier.En fait, peut-être est-ce dû à l\u2019époque dépeinte, on pense parfois à un certain cinéma français des années 1970; à ces films de Jacques Rouffio {Violette et François) et d\u2019André Cayatte {A chacun son enfer), à la fois drames et polars, ancrés dans une quotidienneté impitoyable.Cédric Anger suit ainsi le meurtrier, lui et lui seul, dans les volets personnel et professionnel de son existence en 24 25 Films et WY Productions présentent « Pierre Niney interprète magistralement.Le jeune acteur prouve ici hors de tout doute son grand talent » Mario Cloutier, La Presse PIERRE NINEY de la Comédie-Française ANA GIRARDOT UN HOMME IDEAL ?Métro UN FILM DE YANN GOZLAN ?¦tncauuDwnpBtMBaojcCuucH « Un polar à l'ambiance hitchcockienne dont on ressort troublé.» TFl News PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE! VERSION FRANÇAISE IV I rr W\tl\tfrançaise YouTiM' version originale ¦ va aavaaBBB'WBBMB\tv\tFRANÇAlSEAVEC CINÉMA CAPITOL^^^ I cinëmaPjn£ i\tI CINÊ'STARZ i\tSOUS'TITRES ANGLAIS DRUMMONDVILLE I I STE-ADÈLE I I LE CLAP I I LANGELIER 6 I (A prefect man) CINÉMA\trî\u2014ë\u2014î\u2014«\u2014\\\u2014ït\u2014._i rCiNePLexoïvenTisseMeNT-i r\u2014MÉGA-PLex'''Guzzo\u2014i i cinemasamc Le TAPIS RÔUgE BEAUPORT JACQUES CARTIER 14 M FORUM 22 -MÉOA-PLeX-GUZZO\u20141 pCINEPLEX DIVERTISSEMENT-, , CINÉMA CAPITOL 1 i-CINÊMAPlNË PONT-VIAU 16 rBOUCHERVILLEl rDRUMMONDVILLEl FTrE-ADELE -1 pCINFPlfXDIVEnTISSfMfMT-l ¦\tCINEMAS WWW.azfilms.ca QUARTIER LATIN GATINEAU SUNHISE FILMS EfllSPRDOUCIlillISByïlK GÜILLAUMECANEÎ STUDIO CINE LIVE ?«UNE HISTOIRE VRAIE AVEC UN GUILLAUME CANET AU TOP DE SA FORME » immm s\u2019attardant sur les fissures qui deviennent craques, puis fadles.A cet égard, Gudlaume Canet incarne avec un naturel qui donne froid dans le dos ce gendarme modèle dont les dehors plaisants et les manières agréables dissimulent un abîme de noirceur.Confier le rôle à ce « beau gosse» qu\u2019il rend graduellement repoussant constitue la seconde marque de sagacité de l\u2019auteur.Un être disloqué Situé dans le nord de la France, le département de l\u2019Oise est filmé comme une geôle à ciel ouvert, deux de plomb, routes grises, champs boueux, et ce prédateur qui, dans une succession de voitures volées, s\u2019en prend aux auto-stoppeuses qui ont le malheur de croiser son chemin ensanglanté.Le troisième choix avisé de Cédric Anger consiste justement à ne pas se complaire dans la description des crimes profondément misogynes, sordides, de Lamare.Un seul meurtre est montré de son amorce à sa chute terrible, tandis que les autres sont plutôt suggérés par un enchaînement d\u2019ellipses.Déjà très oppressant, le film eût été carrément insupportable autrement.Rebaptisé Franck pour les besoins de la (docu)fiction, le tueur de l\u2019Oise apparaît comme un être irrémédiablement disloqué aux yeux non pas vides, mais opaques.On a beau avoir tout du long le regard arrimé à celui de Franck, c\u2019est la nature insidieuse mais diablement efficace du fdm, impossible, lorsqu\u2019on y plonge, de déterminer si ce dernier est complètement fêlé ou hyper lucide.C\u2019est ce qui le rend si effrayant, et c\u2019est ce qui fait du film une oeuvre si troublante.Par ses choix dénués de compromission, Cédric Anger a su capter, dans l\u2019œil de son personnage, la manifestation évanescente du mal.Le Devoir La route en partage Des activistes à vélo militent pour une révision du modèle tout-à-l\u2019auto dans^ite vs Cars BIKES VS CARS ?1/2 Documentaire de Fredrik Gertten.Musique de Florencia Di Concilio.Suède, 2015, 90 minutes.GENEVIÈVE TREMBLAY Dans la « guerre » que se livrent au quotidien la voiture et le vélo, le dialogue entre les belligérants est musclé, quand il n\u2019est pas sourd ou inexistant.Alors que le parc automobile mondial continue de croître, des bicyclettes blanches, ces «fantômes» de cyclistes happés sur la route, apparaissent au croisement des boulevards ou sous les viaducs.Et pas qu\u2019à Montréal : à Sâo Paulo, à Los Angeles, à Toronto, des villes oû se glisse justement Bikes VS Cars.Mais comment un tel fossé s\u2019est-il creusé ?«C\u2019est la faute d\u2019un système qui ne tient pas compte des gens.» Cette sentence de l\u2019architecte brésilien Ricardo Correa résume le message des activistes montrés à l\u2019œuvre (et en selle) dans ce très beau documentaire du réalisateur suédois Fredrik Gertten {Bananas !), oû la parole est surtout donnée aux citoyens.A ces cyclistes dévoués qui, plutôt que de chercher un coupable, militent pour casser le modèle du tout-à-l\u2019auto en train de diviser les citadins et d\u2019ossifier les villes \u2014 alors qu\u2019il faudrait en accélérer la réinvention.Assez pauvre en avis experts neutres.Bikes vs Cars ne dresse pas un état des lieux académique.Ce qui fait plutôt sa marque, et accentue au passage son penchant militant, c\u2019est qu\u2019il ose un double ton: dramatique d\u2019abord, puisqu\u2019il fait alterner les opinions contradictoires et les statistiques déprimantes, puis légèrement comique, sorte de touche impressionniste livrée par une caméra chercheuse et Assez pauvre en avis experts neutres, Bikes vs Cars ne dresse pas un état des lieux académique une musique à l\u2019avenant.Quand on sait les tensions vives, force est d\u2019admettre que le message ainsi livré a une teneur bien plus humaine.Refonte des villes C\u2019est d\u2019ailleurs dans le vif du sujet qu\u2019on nous plonge : sur la route bitumée, dans une voiture en plein trafic, sur les 1000 kilomètres de pistes cyclables de Copenhague, même devant la résidence du maire de Sâo Paulo, oû des militants se sont réunis à l\u2019appel de la biogueuse et activiste Aline Cavalcante, principale figure de Bikes vs Cars.Chaque protagoniste, qu\u2019il soit urbaniste, professeur, chauffeur de taxi, stratège ou politicien, emmène le spectateur dans son quartier, son quotidien.Si certains voyages \u2014 à Bogotâ et à Copenhague, notamment \u2014 auraient gagné à être approfondis, le constat demeure: au nom du danger sur les routes, devant l\u2019urgence des changements climatiques, les villes doivent faire de la place au transport alternatif.Ce que suggère Bikes vs Cars, notamment par la voix d\u2019Aline Cavalcante, c\u2019est un «changement de paradigme » effectif, une refonte des villes pour y respecter tous ses usagers: ajout de voies cyclables, retraits de stationnements, retour à de plus petits pôles.Tout est une question de partager un espace de plus en plus restreint et d\u2019en faire un endroit oû bien vivre \u2014 ce qui doit s\u2019accompagner d\u2019un virage à 180 degrés des dirigeants, aussi pressurisés par les lobbys soient-ils.«Les automobilistes possèdent une voiture, pas la rue.La rue appartient à nous tous.» Ce que dit Cavalcante, entre les lignes, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a plus de guerre quand les parties déposent les armes.Le Devoir CINEMA DU PARC Ce que suggère Bikes vs Cars, notamment par la voix d\u2019Aline Cavalcante, c\u2019est un «changement de paradigme» effectif, une refonte des villes pour y respecter tous ses usagers.EXC3NTRIS /Adtf www.azfilms.ca PRESENTEMENT À L\u2019AFFICHE! version française AMY (V.0.STF.)- ASIF KAPADIA - 127 MIN.BILLETTERIE : 514 847-2206 ET AUSSI A UAFFICHE: LE MIRAGE - RICARDO TROGI - À PARTIR DU 5 AOÛT LE REGARD DU SILENCE (THE LOOK OF SILENCE) (V.O.STF.)-JOSHUA OPPENHEIMER GRAND PRIX DU JURY - VENISE 2014\t^ 1 LA SALLE DE DANSE (V.O.STF.)-KEN LOACH\tSU LE BRUIT DES ARBRES -FRANÇOIS PÉLOQUIN\t PHOENIX (V.O.STF.)-CHRISTIAN PETZOLD\tsu ETAUSSIPRESDE100FILMSSUR CINÉMA en ligne LÉ TAPIS RÔUgEI I LE CLAP 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTREAL CORBO -MATHIEU DENIS H't'l CINEMAEXCENTRIS.COM http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html LE DEVOIR LES SAMEDI \\ ^ ET DIMANCHE AOUT 2015 E 3 CULTURE.CINEMA P' ^ il ¦'\u2019i PEDRO RUIZ LE DEVOIR Pour Ricardo Trogi (à gauche), c\u2019est la vérité du scénario de Louis Morissette qui l\u2019a convaincu de le mettre en images.La comédie humaine Louis Morissette et Ricardo Trogi frappent là où ça fait mal avec Le mirage Écrit par Louis Morissette et réalisé par Ricardo Trogi, Le mirage réussit là où Le règne de la beauté de Denys Arcand échouait, soit à livrer une radiographie juste et grinçante de notre société de surconsommation.Et si c\u2019était ça, la comédie de l\u2019été ?MANON DUMAIS ^ quelques jours de sa sortie, Louis Mo- Arissette et Ricardo Trogi présentent Le mirage à travers le Québec.D\u2019une ville à l\u2019autre, le constat est le même : les femmes demandent aux hommes s\u2019ils leur cachent autant de choses que le personnage qu\u2019incarne Morissette, et ceux-ci admettent se reconnaître dans le cruel miroir que leur tend le film.Bien qu\u2019ils rient à plusieurs moments, les spectateurs mangent quelques coups sur la gueule tout au long de ce portrait d\u2019un «homme qui fonce droit dans le mur sans se voir aller», tel que le décrit le scénariste.Sur papier, l\u2019union entre le réalisateur de 1987 et Louis Morissette peut paraître surprenante, le premier cultivant la légèreté, le second, un humour plus corrosif.Or, à l\u2019écran, cette collaboration semble aller de soi.«On a d\u2019excellents réalisateurs, mais beaucoup plus en drame qu\u2019en comédie, explique Morissette./e voulais quelqu\u2019un avec le même niveau d\u2019humour que moi en comédie.Le premier sur la liste, c\u2019était le gros Trogi.Ce que je voulais chez Ricardo, c\u2019est le réalisme.Sur le plateau, j\u2019ai compris que c\u2019était un gars extrêmement instinctif Autant il parle tout le temps, quand il dirige les acteurs, il dit très peu de mots.C\u2019est ce qui fait que ça sonne toujours vrai.» Pour Ricardo Trogi, c\u2019est la vérité du scénario de Louis Morissette, écrit avec la collaboration de François Avard, qui l\u2019a convaincu de le mettre en images: «En le lisant, je me disais que c\u2019était drôle, car c\u2019était la vie d\u2019un type qui ressemblait à la mienne, reconnaît le réalisateur.Dès que fai une hésitation, je demande toujours l\u2019opinion de mon premier assistant, car elle est très importante pour moi.Quand il m\u2019a dit que ça ressemblait à sa vie, fai compris que Louis avait mis le doigt sur la situation du Québécois moyen pris dans une espèce de roue et dans laquelle plusieurs d\u2019entre nous se retrouvent » «On a l\u2019impression de voir notre voisin, notre beau-frère, notre sœur.Moi-même, je ne suis pas complètement à l\u2019extérieur du modèle», reconnaît l\u2019acteur et scénariste.Homme à la dérive Gérant d\u2019un magasin d\u2019articles de sport dans une banlieue cossue, Patrick Lupien (Morissette) a tout pour être heureux: une épouse idéale Qulie Perreault), deux beaux enfants, une grosse cabane, une piscine, un spa, etc.Or, depuis quelques mois, sa femme est en surmenage, les enfants sont capricieux, sa vie sexuelle se résume à consommer de la porno en ligne, les clients se font plus rares et les dettes s\u2019accumulent.Enviant le train de vie de pacha de son ami dentiste (Patrice Robitaille), il désire plus que tout la superbe compagne de celui-ci (Christine Beaulieu).Devant cet univers petit-bourgeois peuplé de personnages rongés par l\u2019ennui et obsédés par leur confort, certains films d\u2019Arcand reviennent en mémoire: «Quelqu\u2019un m\u2019a dit que c\u2019était mon Déclin., confie Louis Morissette.C\u2019est un arrêt sur image sur la société dans laquelle je suis.Oui, c\u2019est une critique de cette société, même si je persiste à répéter que c\u2019est un divertissement.Je ne suis pas parti en me disant que fallals passer un message.Pour moi, le message pa^se à travers le réalisme de la chose.» A l\u2019instar de C.A., télésérie écrite par Louis Morissette, la sexualité se retrouve au premier plan dans Le mirage.D\u2019un commun accord, Trogi et Morissette ont toutefois retiré une scène où Patrick allait très loin dans l\u2019exploration de sa sexualité: «Je voulais être capable d\u2019assumer ce qu\u2019il fait, avoue le cinéaste.Habituellement, j\u2019assume à 100%, puisque ce sont mes histoires; là, c\u2019est à 90%).J\u2019accepte ce qu\u2019il fait, car ce n\u2019est pas impossible.» «fai travaillé avec une sexologue afin de valider ce que je pensais, révèle Morissette./e pense qu\u2019on banalise la sexualité.L\u2019une des scènes très fortes, c\u2019est lorsque sa femme ferme les yeux quand il se masturbe dans leur lit La scène vient donner beaucoup de jus au personnage principal.A partir de ce moment-là, on comprend qu\u2019elle a fermé les yeux sur son malheur.Le sexe, c\u2019est très important, c\u2019est pas quelque chose qu\u2019on peut mettre sous le tapis.Pour moi, c\u2019est comme rebrancher son téléphone afin qu\u2019il reparte: alors pourrais-tu te rebrancher sur ta femme aussi ?» Le mirage prendra l\u2019affiche le 5 août.Collaboratrice Le Devoir \\\\ On a l\u2019impression de voir notre voisin, notre beau-frère, notre sœur.)) L\u2019acteur et scénariste Louis Morissette Vue du trottoir Tangerine a été filmé avec des appareils iPhone 5 TANGERINE (V.O.) ?1/2 Réalisation de Sean Baker.Avec Mya Taylor, Kitana Rodriguez.Etats-Unis, 2015, 88 minutes.FRANÇOIS LÉVESQUE Tangerine se déroule un 24 décembre dans la partie de Los Angeles qui ne figure pas dans les guides touristiques: le «mauvais côté».En toile de fond: paumqs, prostituées, souteneurs et racaille assortie.A l\u2019avant-scène : Alexandra et sa copine Sin-Dee, les truculentes héroïnes transgenres d\u2019une pétulante tranche de vie urbaine.Pour l\u2019anecdote, ce film vivifiant produit avec trois sous et beaucoup d\u2019amour a été filmé exclusivement avec des appareils iPhone 5.On le précise, cette gageure technique née autant de la nécessité que d\u2019un souci d\u2019innovation s\u2019impose d\u2019emblée comme une initiative heureuse.La souplesse inhérente au procédé permet, par exemple, une intimité accrue avec les personnages.Un avantage dont le cinéaste Sean Baker ne se prive pas de tirer parti.Brodée autour des parcours convergents d\u2019Alexandra et Sin-Dee au cours de quelques heures colorées par la lumière orangée d\u2019un soleil déclinant, la trame narrative consiste en un assortiment de saynètes inspirées par le quotidien de véritables prostituées transgenres de l\u2019endroit.Pendant qu\u2019Alexandra s\u2019échine à faire le tapin, Sin-Dee traque la femme qui s\u2019est envoyée en l\u2019air avec son mec pendant qu\u2019elle-même croupissait en prison.Protagoniste d\u2019un troisième fil narratif qui s\u2019attache ultérieurement aux deux autres, un chauffeur de taxi écume lui aussi le secteur.Et tout un chacun, ses proches et des badauds, de se retrouver pour une finale joyeusement hystérique digne d\u2019un Pedro Almodovar, première période.Une bonne partie du charme \u2014 considérable \u2014 de Tangerine découle de l\u2019écriture généreuse, crue et foncièrement vraie de Sean Baker, qualificatifs s\u2019appliquant en outre à sa réalisation, c\u2019est entendu.Cela dit, c\u2019est d\u2019abord l\u2019authenticité conquérante de Mya Taylor (Alexandra) et Kitana Kiki Rodriguez (Sin-Dee), complices de longue date dans la vie, qui emporte l\u2019adhésion.Vulnérables derrière leur bagout, blessées mais résilientes, elles imposent ici un respect qu\u2019elles reçoivent rarement dans la vie.A ce chapitre, Sean Baker s\u2019abstient de toute forme de prêchi-prêcha dans le dialogue et laisse plutôt les enjeux fondamentaux parler d\u2019eux-mêmes : de l\u2019importance de l\u2019acceptation de soi et de l\u2019autre, et surtout, de celle de l\u2019amitié.Ce faisant, Tangerine transcende sa nature modeste et accède à une universalité à laquelle la plupart des gros films produits du «bon côté» de la ville ne peuvent prétendre.Le Devoir i MAGNOLIA EILMS Les héroïnes de Tangerine, Alexandra et Sin-Dee UNE COPRODUCTION JUSTE POUR RIRE ET THEATRE DU NOUVEAU MONDE «\"La force de cette production tient dans son impeccabie distribution.» - Le téléjournal, ICI Radio-Canada Télé SERGE A XANDR DUMAS > VIDÉOTRON «Véritable révélation dans le tôl» ^ C'Artagnan le ^ Thibault-Denis démontre un\t\"\"J S® emporte dans un r^rinteSt .onanoe d\u2019en voir au Québec.» w mmiiEuis siipriÉW» 27,28 El 29 WW mîw.\tSoüR ¦ ^ HUARB lUHRlOMPHESURlASClHIOUTIlM! TNM.0C.CA mm.^83702 E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI I^R ET DIMANCHE 2 AOUT 2015 CULTURE>DE VISU 4- k INSPIRATION JAPON ^ DES IMPRESSIONNISTES AUX MODERNES JUSQU'AU 27 SEPTEMBRE 2015 du Québec Une brève histoire de l\u2019art Le MOCCA déménage, Dean Baldv4n et le duo Elmgreen et Dragset sont de la fête de départ MBAC/AVEC LAIMABLE AUTORISATION DE LA GALERIE PERROTIN ET DES ARTISTES Image tirée de la vidéo Drama Queens (2007) de Michael Elmgreen et Ingar Dragset DRAMA QUEENS D'Elmgreen et Dragset QUEEN WEST YACHT CLUB De Dean Baldwin Au Museum of Contemporary Canadian Art (MOCCA) de Toronto Jusqu\u2019au 23 août NICOLAS MAVRIKAKIS Le Museum of Contemporary Canadian Art (MOCCA) de Toronto demenage Apres dix ans, il quitte ses locaux de Queen Street West Au printemps 2017, il rouvrira dans un espace deux fois plus grand situe au nord-ouest de la ville, au 158, Sterling Road dans le Tower Automotive Building Non sans un dernier coup d\u2019eclat Pour clore les activités de son musee cet etc, le directeur, David Liss, ne voulait pas programmer d\u2019expositions nostalgiques Liss, que nous connaissons bien au Quebec puisqu\u2019il fut directeur de la galerie du Centre Saidye Bronfman a Montreal, entre 1995 et 2000, a donc invite l\u2019artiste Dean Baldwin, reconnu pour ses œuvres festives impliquant le public, souvent grâce a des repas et cocktails dégustés en discutant Pour cette finale du MOCCA rue Queen, cet artiste a decide de remontrer son Bateau ivre (2011), piece commandée par le Musee d\u2019art contemporain de Montreal pour la défunte Triennale québécoise II expose aussi Chalet (2012/2014/2015), une cabine de bois nomade qui avait etc presentee au MASS MoCA, a North Adams au Massachusetts, dans le cadre de Oh, Canada, expo qui, en 2013, réunissait les œuvres d\u2019une soixante d\u2019artistes du pays Et puis, Baldwin a installe devant le MOCCA une nouvelle piece, une sorte de monument-hommage a cette institution, fontaine précaire constituée de matériaux trouves, dont des morceaux de bois, œuvre qui nous rappelle que tout meurt un jour Le tout a des allures d\u2019une miniretrospective Pour animer ses installations.¦IL DEAN BALDWIN Dean Baldwin, Le bateau ivre (Ship in a Bottle), 2011.En arrière-plan, une autre de ses œuvres, Œa/et (2012/2014/2015).Baldwin a aussi decide d\u2019inviter Basil AlZeri, Diane Borsato, Maryse Lariviere, Walter Scott, Henri Faberge et quelques autres a venir faire des interventions et performances Dans ces assemblages d\u2019objets, d\u2019œuvres et d\u2019artistes, Baldwin nous montre la vie comme un ensemble de rencontres, de fêtes, d\u2019echanges, comme un voyage vers l\u2019inconnu Uart comme attitude David Liss a aussi decide de montrer Drama Queens, une œuvre video majeure d\u2019Elm- Pour cette finale du MOCCA rue Queen, Dean Baldwin a décidé de remontrer son Bateau ivre green et Dragset, duo d\u2019artistes respectivement d\u2019origine danoise et norvégienne, mais vivant maintenant a Berlin Ces deux artistes avaient realise une œuvre très critique envers les collectionneurs et le marche de l\u2019art contemporain lors de la Biennale de Venise, en 2009 En 2007, avec la participation du metteur en scene britannique Tim Etchells, ils avaient monte une piece de theatre pour Sculpture Projects Munster, exposition de sculptures qui a lieu tous les dix ans Cette piece, ici montrée en 1\tDes voyages d histoire, d art et de musique\t 9 août\t 17-18 septembre\t \t \t Les, peaux ^détours\tWWW lesbeauxdetours corn \t514-352-3621 C R C U T s\tEn collaboration avec Club Voyages Rosemont CUTUftES\tTitulaire d un permis du Quebec video, met en scene sept sculptures importantes et archétypales du XX® siècle qui se déplacent en «parlant» grâce a des voix, sur des haut-parleurs, incarnant chacune de ces œuvres Nous pouvons y retrouver Homme qui marche d\u2019Alberto Giacometti (1947), Berger des nuages de Jean Arp (1953), Elegy III de Barbara Hepworth (1966), Four Cubes de Sol LeWitt (1971), Sans titre (Granite) d\u2019Ulrich Ruck-riem (1984), Rabbit de Jeff Koons (1986) et Brillo Box d\u2019Andy Warhol (1964), qui fait un guest appearance a la fin de la piece A l\u2019exception de la boîte a savon Brillo, qui est muette, les six autres sculptures discutent entre elles des liens entre l\u2019art et le public, de la commercialisation de l\u2019œuvre d\u2019art Cette œuvre video oppose entre autres le côte méditatif et intellectuel de l\u2019art moderne, incarne par exemple par VHomme qui marche de Giacometti, et le côte spectacle de l\u2019art actuel représenté par le lapin miroir de Koons A ce dernier, Elmgreen et Dragset font jouer un rôle absolument insupportable Hyperactif, aimant la musique disco remixee, tonitruant ses propos, réclamant d\u2019une voix nasillarde «son banquier, son galeriste, son gestionnaire d\u2019investissement, son parrain pour son groupe des Alcooliques anonymes, son éditeur de livre d\u2019art et son agent» Cette video fera aussi réfléchir a bien d\u2019autres enjeux de l\u2019art moderne et contemporain La sculpture Elegy III, qui parle avec une voix de femme, fera remarquer aux autres sculptures qu\u2019elle est la seule de son sexe dans ce groupe La sculpture serait-elle affaire de « gars »^ Une œuvre absolument brillante Collaborateur Le Devoir Collection Loto Quebec PAYSAGES REVISITÉS EXPOSITION MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY\tENTREE L BRE Museum of Fine Arts Boston DU 4 JUIN AU 22 AOUT 2015 6052, boulevard Monk, 2^ etage, Montreal, métro Monk @ Boulevard DELTA QUÉBEC Québec Québec Lexpos apon Des mp ess onn s es aux mode nés es o gan see pa e Museum o F ne Arts Bos Musee na ona des beaux arts du Quebec KkugawaEzan Ed on M kawaya Denemon Pe sonnages de Es du oman Le D du Gen pe ode 8 8 823 G a U e su bo s enc e e cou eu su pap e W 7766 PhooOMFA Bos Le Sud Ouest Montréal® VÔlEâ PARAMÉLEâ FRAICHEliTINaUVELLElîONSTRUGTION Avec l\u2019appui SODEC Québec ^Éww^rtmur.com Û'r - 5826, St-Hubert, Montréal (Québec) 514 933-Q711 LE DEVOIR LES SAMEDI I'^'^ ET DIMANCHE AOUT 2015 E 5 CULTURE-MUSIQUE CLASSIQUE La semaine populaire de l\u2019OSM Du spectaculaire concert au Stade olympique au grand écart de la Virée symphonique CHRISTOPHE HUSS Ce samedi soir, Kent Nagano et l\u2019Orchestre symphonique de Montréal mettront un quasi-point final au Festival de Lanaudière, en présentant la Missa solemnis de Beethoven.Et la semaine à venir sera lourde.11 est intéressant que le Festival de Lanaudière, qui s\u2019est ouvert par la Messe en fa de Bruckner sous la direction de Yannick Nézet-Sé-guin, boucle la boucle avec la Missa solemnis de Beethoven, autre grande fresque symphonico-chorale sacrée.Le Festival de Salzbourg a d\u2019ailleurs également mis en regard les deux œuvres.Yannick Nézet-Séguin reprenait en effet en Autriche, en fin de semaine dernière, à la tête du Philharmonique de Vienne, le programme (Mar-tinu-Bruckner) habilement rodé début juillet à l\u2019Amphithéâtre Fernand-Lindsay.Pour revenir à l\u2019OSM, la semaine qui vient sera sa propre semaine festivalière, avec le concert au Stade olympique, mercredi, qui donne désormais le coup d\u2019envoi à la Virée classique de la Place des Arts, vendredi et samedi.Carmen au stade Après le triomphe de Car-mina Burana au Stade olympique en 2014, l\u2019OSM a choisi un programme français en proposant de larges extraits (ou «grands moments ») de Carmen de Bizet.Ce concert extérieur gratuit à l\u2019esplanade Financière Sun Life, présenté par le Parc olympique de Montréal, aura lieu le mercredi 5 août à 19h45, «beau temps ou mauvais temps», indique le communiqué, qui précise que «seuls des orages pourraient en forcer l\u2019interruption».Cette Carmen au stade réunira, sous la direction de Kent Nagano, l\u2019OSM et son chœur, neuf chanteurs, neuf danseurs de la compagnie La Poesia del Flamenco, ainsi que la danseuse et chorégraphe Shrad-dha D.Blaney.Michèle Losier chantera Carmen face au Don José de Joseph Kaiser, primé au Concours musical international de Montréal en 2002 (Kaiser était alors baryton).Au sein de cette distribution entièrement canadienne, on trouvera aussi Marianne Fiset en Micaëla, Gregory Dahl en Es-camillo, ainsi que Florie Vali-quette (Frasquita), Chris-tianne Bélanger (Mercédès), Hugo Laporte (Le Dancaïre), François-Olivier Jean (Le Re-mendado) et Alain Coulombe (Zuniga).La mise en espace seça d\u2019Alain Gauthier.A 19 h, en prélude, un ensemble de musiciens de l\u2019OSM, sous la direction de Kent Nagano, commémorera, à l\u2019occasion de son 70® anniversaire, le bombardement d\u2019Hiroshima, avec le Chœur des enfants de Montréal.Un marathon La présentation de Carmen sera le coup d\u2019envoi de la Virée classique, vendredi et samedi dans quatre salles de la Place des Arts, dont la Maison symphonique.La Virée classique consiste en 30 concerts MICHAEL MONNIER LE DEVOIR En 2014, rOSM avait présenté Carmina Burana (notre photo) au Stade olympique.Cette année, Eorchestre a opté pour Carmen, de 45 minutes, proposés au coût de 10 à 40$.La Virée se signale aussi par le nombre d\u2019animations gratuites pour la famille.Sur la scène pri;icipale de l\u2019Espace Georges-Emile-Lapalme, le public pourra être initié à la direction d\u2019orchestre avec Chef d\u2019orchestre 101, animé par la chef assistante Dina Gilbert; découvrir des artistes lors de causeries ou découvrir l\u2019univers de certains instruments.Un écran diffusera les coulisses de la Virée et une zone consacrée aux enfants offrira maquillages, lectures et atelier de bricolage.Sur le plan musical, Nikolai Luganski et Kent Nagano ouvriront la Virée, le vendredi 7 août à 18 h 45, avec le B\u2019 Concerto pour piano de Chopin à la Maison symphonique.A la même heure.Benjamin Grosvenor jouera Mendelssohn, Ravel et Liszt au Piano nobile.Parmi les temps forts de la soirée de vendredi, citons le récital du ténor Michael Schade (20 h) et, à 20h30, le concert réunissant James Ehnes et Kent Nagano dans le Concerto pour violon de Barber.Kent Nagano commencera sa journée du samedi 8 août dès 11 h du matin, avec un concert Mozart et Haydn.11 enchaînera à 12 h 15 avec Benjamin Grosvenor dans le 20\u201d Concerto de Mozart.La 5\u201d Symphonie de Beethoven à 15 h 45, qui affiche déjà complet, sera précédée par une création de Régis Campo intitulée Paradis perdu.Autre création, à 19hl5, Un canard de Brome qui avait voulu jouer au cygne de Dominique Lafortune préludera à des extraits du Lac des cygnes de Tchaikovski.Les pins de Rome de Respighi mettront un point final à ce Festival, qui affichera également des récitals de James Ehnes, Nikolai Lqganski, Oliver Jones, Marie-Eve Munger et Andrew Wan.Parmi les artistes à découvrir, le pianiste Jayson Gillham, vainqueur du Concours OSM 2014, le baryton Hugo Laporte, vainqueur du Concours OSM 2015, le violoniste Shunske Sato et le violoncelliste italien Luigi Piovano.Le Devoir LA VIRÉE CLASSIQUE Concert gratuit à l\u2019esplanade Financière Sun Life du Parc olympique de Montréal, mercredi 5 août à 19 h 45.Préconcert à 19 h 30.Concerts à la Place des Arts.Vendredi 7 et samedi 8 août.514 842-9951 MONDE Kokolo sur la planète de l\u2019afrodisco Le groupe afrobeat se politise avec des textes cohésifs YVES BERNARD Dans la foulée de la mort de Fêla Kuti, Kokolo est l\u2019un des pionniers de l\u2019afrobeat dans la Grosse Pomme avec des groupes comme ^(ûitibalas et quelques autres.A l\u2019instar d\u2019Antibalas, la formation menée par Ray Lugo a intégré des éléments latino-américains à sa musique, mais ses pièces sont souvent plus courtes.Entre Fêla, Ruben Blades et James Brown, Kokolo a évolué passablement au cours des années, jusqu\u2019à intégrer des pièces afrodisco à son nouveau disque Tremendo Funky Funky, dont plusieurs des titres seront présentés ce samedi au Festival international des rythmes du monde à Chicoutimi et ce dimanche à la Place de la Cité à Sherbrooke.Ray Lugo vient au Québec avec Kokolo environ à intervalle de deux ans depuis plus d\u2019une décennie.Cette fois-ci, on le retrouve en septuor: «On a modifié le son, dit-il.J\u2019aime les sourires et je suis tombé en amour avec l\u2019afrodisco.Mais il s\u2019agit d\u2019un afrodisco politique, un afrodisco funky heavy, heavy, un concentré d\u2019énergie avec des textes sociaux cohésifs.On va jouer beaucoup de nouveau matériel.Je veux un son authentique.Ce que tu entends sur scène est l\u2019énergie de mon cœur et de mon âme.» Une nouvelle façon de penser Issu de la mouvance punk, Ray Lugo s\u2019est «converti» à l\u2019afrobeat en 2001 après avoir renié sa première école.Homme à la parole directe, il nous avait déclaré ceci dans une entrevue accordée pour le défunt/C/: «Le punk avait tout dit ce qu\u2019il avait à dire et n\u2019apportait plus rien de neuf.De son côté, le rock ne représentait plus le caractère multiculturel de New York.Huit ans auparavant, j\u2019avais acheté Black Man\u2019s Cry de Fêla Kuti, mais je trouvais que les solos s\u2019étiraient trop et que le chant n\u2019arrivait jamais à temps.J\u2019ai réécouté le disque à l\u2019aube du millénaire.Wow! Fêla était plus \\ ANDREI AVERBUCH Le groupe Kokolo est l\u2019un des pionniers de l\u2019afrobeat punk que les punks, il ne se contentait pas de chanter contre les autorités, mais il vivait tellement ce que sa musique exprimait.» Sur Fuss and Fight, son premier disque, Kokolo affirmait des revendications socialistes, mais le groupe offre maintenant un regard plus personnel : «Au début, c\u2019était plus à propos de choses qui sont venues avant moi: des idées politiques que je pouvais transmettre, affirme Ray Lugo.Maintenant, je me sens plus préoccupé par le fait que nous sommes entrés profondément dans le XXI\u201d siècle.On a besoin d\u2019une nouvelle façon de penser.Le socialisme, le marxisme ou le communisme, ce sont des choses du passé.On a besoin d\u2019une façon rassembleuse de penser.J\u2019ai étudié récemment le bouddhisme et je pense qu\u2019on a perdu cette façon de donner la priorité aux choses simples.C\u2019est le genre de message que je veux maintenant transmettre.» Musicalement, Kokolo a commencé en big band de quatorze musiciens dans la pure lignée de l\u2019afrobeat plus sale avec des pièces plus longues, avant de réduire le nombre de musiciens progressivement à cinq, puis maintenant à sept.De l\u2019afrobeat original.le groupe a accentué le caractère latino-américain, intégré le hip-hop, le dancehall, le latin funk et les chœurs boogalous; livré des hommages à James Brown et adopté parfois le spanglish, avant de découvrir l\u2019afro disco.Aux dires de Ray Lugo, Kokolo ressemble davantage à une famille qu\u2019à un groupe, et environ 33 musiciens peuvent être appelés à tourner avec eux.Ainsi, le percussionniste montréalais Tony Almonte, qui a l\u2019habitude des familles musicales avec Bran Van 3000 et qui a joué la semaine dernière avec Wyclef Jean en concert intime, sera de la fête québécoise de Kokolo «Je collabore avec le groupe depuis 2007, avec qui j\u2019en serai à ma troisième tournée.Ray et moi avons une communiçation conviviale et inclusive.» A suivre.Collaborateur Le Devoir Samedi 1\u201d' août au Festival international des rythmes du monde à Chicoutimi, scène Loto-Québec à 19 h 30.www.rythmesdumonde.com Dimanche 2 août au Festival des rythmes d\u2019Afrique de Sherbrooke, Place de la Cité à 19 h.www.rythmesdafrique.com 20 JUINe^ g 23 AOÛT LOFGREN CONCERTS DU FESTIVAL VENDREDI 7 AOÛT 16 H 30 CONCERT-APÉRO CHOSTAKOVITCH - MENDELSSOHN Desjardins VENDREDI 7 AOÛT 20 H ESTHÉTIQUES NOUVELLES Emmanuelle Bertrand, violoncelle | Pascal Amoyel, piano Hariolf Schlichtig, alto et leurs invités jouent ALKAN, AMOYEL, CHOPIN, LALO SAMEDI 8 AOÛT 20 H Pascal Amoyel, piano Le pianiste aux 50 doigts DIMANCHE 9 AOÛT 15 H Kerson Leong, violon Philip Chiu, piano Hivr0< JARDIN HARMONIQUE DE SCULPTURES Découvrez les 25 oeuvres monumentales installées sur la propriété! UNE EXPÉRIENCE SENSORIELLE INCOMPARABLE! Caisse de dépôt et placement du Québec PACTE RURAL 2014-2024 ' CHARLEVOIX-EST «a?- CASINO CHARLEVOIX LES BRUNCHES-MUSIQUE Tous les dimanches de l'été! Du 7 juin au 30 août 9 AOÛT CLASSIQUES ENSOLEILLÉS Duo Cotnam-Gagnon, violon et guitare Détails sur domaineforget.com 418 452-3535 | 1 888-DFORGET (336-7438) M Patrimoine Canadian canadien Heritage Québec S S E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 1®^ ET DIMANCHE AOUT 2015 CULTURE.LITTERATURE À Eastman, les Correspondances voient jeune L\u2019enfance et un bassin d\u2019écrivains des nouvelles générations dynamisent le festival JÉRÔME DELGADO Les Correspondances d\u2019Eastman, dont la 13® édition pointe à l\u2019horizon, semblent sur la voie du renouvellement.La fête habituelle, si populaire, demeure, qu\u2019il s\u2019agisse de disperser dans le village des «jardins et chambres d\u2019écriture» ou de programmer pendant quatre jours des rencontres avec des auteurs.Cependant, une brise, un vent presque, souffle sur l\u2019événement et lui apporte une deuxième jeunesse.Déjà, le thème de la programmation, «Enfances», invite au ressourcement.La cohorte d\u2019écrivains des nouvelles générations annoncée dans l\u2019un ou l\u2019autre des dix cafés littéraires, les Perrine Leblanc, Simon Boulerice, Geneviève Pettersen, Déni Yvan Béchard (et ce n\u2019est qu\u2019une partie des invités), confirme l\u2019impression.Les Correspondances d\u2019Eastman n\u2019auront jamais été si près de jouer les défricheurs.«Il paraît que la moyenne d\u2019âge des écrivains invités p\u2019avait jamais été si basse», dit Etienne Beaulieu, dont la propre carrière est, disons, encore jeune.Auteur, professeur, cofondateur des cahiers Contre-jour, il a reçu en 2014 le prix Alfred-Desrochers pour son récit Trop de lumière pour Samuel Gaska.C\u2019est cette distinction qui lui a ouvert les portes du festival littéraire d\u2019Eastman.11 n\u2019y était jamais venu comme participant, et le voici affublé d\u2019une grande responsabilité : directeur de la programmation.C\u2019est lui qui a choisi les auteurs SARAH ROCHEVILLE a Ce sont plusieurs enfances qui se vivent C\u2019est un thème rassemhleur, qui ouvre la voie à des remises enquestion.yy Étienne Beaulieu, le directeur de la programmation qui passeront dans ce coin bucolique de l\u2019Estrie (pas que des jeunes, aussi les Robert Lalonde, Herménégilde Chias-son, Denise Desautels d\u2019expérience), c\u2019est lui qui a choisi le thème de l\u2019enfance.«Des enfances, au pluriel, note-t-il.Ce sont plusieurs enfances qui se vivent.C\u2019est un thème rassembleur, qui ouvre la voie à des remises en question.Est-ce que la littérature au Québec est toujours obsédée par les enfants ?L\u2019enfance est-elle encore le moteur de l\u2019œuvre, comme chez [Réjean] Ducharme ?» Recommencements Plonger dans cette thématique par la voie de la littérature actuelle permet, selon lui, de découvrir des enfances migrantes, des enfances problématiques, bien des enfances peu «idylliques».Le nouveau directeur de la programmation, qui succède à Bruno Lemieux, voit chez Geneviève Pettersen, la biogueuse devenue écrivaine {La déesse des mouches à feu), le souhait de tout effacer pour mieux recommencer.Le passage à l\u2019âge adulte lui apparaît un discours nécessaire, qu\u2019il retrouve chez Nicolas Lévesque {Le peuple et l\u2019opium).Le psychologue et essayiste sera de la table ronde intitulée « Encore le roman familial », avec à ses côtés Patrick Nicol {Les cheveux mouillés) et Perrine Leblanc {L\u2019J^omme blanc).Etienne Beaulieu dit avoir choisi des auteurs dont l\u2019œuvre lui paraissait importante, par leur «résonance actuelle».Le goût de faire découvrir des plumes y était aussi.«La littérature est bouillonnante.Je remarque que le Québec a de très grands auteurs en devenir, ils naissent sopis nos yeux», commente-t-il.A ce titre, il cite le poète Erançois Turcot {Mon dinosaure), l\u2019écrivain type qui «mérite d\u2019être connu du grand public».11 n\u2019y a pas que du nouveau JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une brise, un vent presque, souffle sur les 13®® Correspondances d\u2019Eastman et leur apporte une deuxième jeunesse.dans les 13®® Correspondances.Néanmoins, revenir sur Jacques Eerron (1921-1985) se fait avec l\u2019intention d\u2019y jeter une nouvelle lumière.Chez Eerron, l\u2019enfance «plus sauvage, peu adaptée à notre monde, est une zone interlope de l\u2019expérience humaine», résume Etienne Beaulieu, avant de se montrer plus alarmant.«J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on est en train d\u2019oublier Eerron », craint celui qui a invité l\u2019actrice Johanne-Marie Tremblay à lire L\u2019amélanchier de l\u2019écrivain décédé il y a 30 ans.Le spectacle sera accompagné de la projection de Tina-mer (1988), film de Jean-Guy Noel adapté de L\u2019amélanchier.«C\u2019est un film qui a été très mal reçu.Il est arrivé avec des effets spéciaux à un moment où on n\u2019en avait que pour la lumière pure.Les temps ont changé et je crois qu\u2019on pçut le voir différemment», juge Etienne Beaulieu.L\u2019auteur et éditeur souhaite diriger pendant plusieurs années les Correspondances.Pour l\u2019année prochaine, déjà, il a en tête un autre thème québécois à revisiter: le paysage.Les 13®® Correspondances d\u2019Eastman se déroulent du 6 au 9 août.Le Devoir La LECTURE d\u2019été QUI A ÉVEILLÉ LEUR PLUME Stendhal au milieu avais 17 ans.À l\u2019époque, on était jeune à 17 ans.J\u2019étais moniteur de français des enfants d\u2019une famille de Toronto qui possédait une île sur le lac Cache, dans le parc Algonquin, en Ontario.Il y avait quatre résidences ; le Grand Chalet rassemblait toute la communauté pour les repas, tandis que dans les chalets plus petits vivaient la fille aînée et son mari, pilote d\u2019Air Erance, et deux fils et leur femme, avec leurs enfants ; l\u2019aîné était dentiste comme son père, et le cadet, urologue à Los Angeles.Moi, je vivais dans une tente, sur une petite baie oû le brouillard du matin était traversé par des canards, dans le plus bruyant des silences de la nature.Je n\u2019avais apporté qu\u2019un livre.Le rouge et le noir, de Stendhal.Le matin, à l\u2019aube, je lisais l\u2019histoire de Julien Sorel et de M™® de Rénal.Puis, j\u2019allais dans le Grand Chalet prendre le petit-déjeuner.Je ne me souviens DLire aussi > Six autres confidences d\u2019auteurs d\u2019ici, avec, notamment.Prévert et Dantès en toile de fond.À lire en extra sur nos plateformes numériques.pas d\u2019avoir lu à un autre moment, d\u2019avoir lu aufre chose cet été-là.A part Stendhal, l\u2019autre grande découverte littéraire a été d\u2019entendre, autour d\u2019un feu sur la pointe de l\u2019île, un ami venu d\u2019une île voisine réciter par cœur les grands poèmes de Robert Service, The Cremation of Sam McGee et The Shooting of Dan McGrew.Pendant les décennies qui ont suivi, j\u2019ai vécu en Alaska, oû les personnages de Robert Service avaient vécu, puis en Erance, oû j\u2019ai prononcé un discours d\u2019inauguration d\u2019une plaque à la mémoire de Service à Lancieux, dans les Côtes-d\u2019Armor.Vaste parcours circulaire.Stendhal au milieu.Émile Martel, bientôt 74 ans, cotraducteur des textes de son fils Yann Martel, auteur.Un homme en sursis (Leméac) WIKICOMMONS / CC Stendhal, une grande découverte estivale du jeune Émile Martel L'Institut canadien d'art vocal présente Du 27 juillet au 18 août 2015 Venez assister a tous nos événements : Classes de maître \u2022 Recitals de chant \u2022 Operas \u2022 Concert Gala À la salle Claude-Champagne, Faculté de musique de l'Université de Montréal Co-directon artist que Joan Dornemann et Paul Nadler www.icav-cvai ca Rense gnements (514)554-8822 Billets (514)790-1245 Université de Montreal INAI 09-22 AOÛT MISQA DIRECTEUR GENERAL ^ARTISTIQUE ANDRE J ROY 6 CONCERTS EXCEPTIONNELS SALLE POLLACK ¦ 19H 2015 QUATUORS A CORDES ETATS UNIS CONCERTO OUVERTURE 09 08 13\t08 OMER^^^^'^/VANKUIJK™^^^ 14\t08\tUNIS/CANADA ^ ^lyig^p CHINE 20\t08 VANKUIJK™^^WOMER™®^^'^ 21\t08 j\\|VlBER^^\"^^/ 22\t08 PA R KE R ™S UNIS CONCERT DE CLOTURE ENTREE GRATUITE / RESERVEZ VOS PLACES 514,550.8067 ¦RESERVATIONS@MISOA.COM MISQA.Les chimistes Clarifions d\u2019abord une chose: je n\u2019ai pas de vie à changer.Aucun livre ne va modifier ma façon de prendre un bain ou de boire du vin.Tout ce qu\u2019un livre peut produire comme effet sur moi, c\u2019est changer ma relation avec les livres.L\u2019été, je m\u2019intéresse aux gros romans.Le reste de l\u2019année, je n\u2019ai pas le temps.Je lis pour l\u2019ouvrage (oui, les profs relisent les livres qu\u2019ils enseignent), m\u2019intéresse à l\u2019actualité littéraire (mauvaise idée) et me gâte parfois d\u2019une plaquette comme d\u2019un plaisir volé.L\u2019été m\u2019apprend l\u2019ambition des briques.C\u2019est en été que j\u2019ai lu Michael Chabon, The Amazing Adventures ofKavalier & Clay {Les extraordinaires aventures de Kavalier et Clay, Robert Laffont).Ça commence en Europe centrale avec un prestidigitateur enfant attaché dans un sac et jeté à la rivière, plus loin, un golem est évacué d\u2019un édifice abandonné, plus tard, il est question de comics dans le New York des années trente.J\u2019ai lu les Versets sataniques en été, aussi, qui s\u2019ouvrent sur deux hommes en chute libre et ne se terminent pas avec Mahomet sur la montagne.Entre les deux, un homme se transforme en bouc.Ces livres m\u2019apprennent l\u2019inventivité.Tin-croyable flexibilité du roman et l\u2019indulgence des lecteurs devant les œuvres volontaires.C\u2019est une leçon que je dois me répéter, moi qui me prends toujours pour l\u2019auteur de la plaquette volée.Certains écrivains sont comme les chimistes créant une matière nouvelle.Leurs livres disent: voici ce qui est possible.Et la vie tout à coup apparaît changée.Patrick Nicol, 50 ans, romancier et auteur, La nageuse au milieu du lac (Quartanier) Le goût du lait et des mots L^été passé, j\u2019ai accouché.< J\u2019ai vécu avec stupeur chaque contraction, j\u2019ai hurlé, je suis devenue férocement féministe, puis affreusement faible.J\u2019ai été plongée dans le choc de Tamour pur et dans ses exigences diaboliques.Je n\u2019avais plus d\u2019horaire, j\u2019apprenais à allaiter.J\u2019avais besoin de poésie.J\u2019ai lu Alma de Georgette LeBlanc.J\u2019ai été saisie.Son souffle acadien m\u2019a emportée à la fois vers son héroïne et vers l\u2019intérieur de moi.Alma me parlait de la nature quand j\u2019étais emmurée.Me rappelait la puissance de la passion et de Tamour qui transforment les femmes en mères.Du même coup, elle balayait mes faiblesses, me poussait vers la résistance, la résilience, me nourrissait de sa sève.L\u2019espace de ces quelques heures, je suis devenue Alma.Avec elle, j\u2019étais toutes les femmes.C\u2019était dur, c\u2019était beau.Mon fils découvrait tout juste le monde.Il était littéralement plongé dans une expérience esthétique totale et pure, oû chaque caresse, chaque image, chaque son étaient nouveaux et oû rien encore n\u2019était départagé.Je le regardais et je le trouvais beau.Dans cette émotion, je lisais et je me sentais emportée moi aussi dans une intense expérience de beauté.Dans ces heures perdues de la nuit, nous étions ensemble dans l\u2019immensité.Je pensais à ce que j\u2019aurais à léguer à mon petit.Je le regardais téter à «mon corps [.] fait de lait et de racines» et j\u2019ai su qu\u2019il fallait simplement tout lui donner.A commencer par le goût du poème.Joyeux anniversaire, Antonin ! Julia Pawlowicz, 35 ans, auteure du roman Retour d\u2019outre-mer (Triptyque) 46 4 LE DEVOIR LES SAMEDI I®'' ET DIMANCHE AOUT 2015 E 7 CULTURE.LITTERATURE La Vitrine irptgV BANDE DESSINEE ABIRATO Tome iii : L\u2019enfant prodige Thierry Labrosse Vent dVuest Paris, 2015, 56 pages Même les histoires improbables ont une fin.Celle d\u2019Ab Irato, série de science-fiction se jouant dans un Montréal dystopique abîmé par le temps, la montée des eaux et l\u2019asservissement des citoyens aux dieux Finance et Pharmaceutique, arrive enfin avec le tome ii, que le bédéiste Thierry Labrosse a mis au monde sur sa planche à dessin installée dans un studio d\u2019Outremont, au nord de la métropole.Le héros, Riel Beauregard, membre d\u2019une poignée d\u2019insoumis, est moins présent, laissant toute la place aux figures féminines du récit, dont les courbes sont toujours aussi magnifiquement caressées par les plumes de Labrosse et qui ne pouvaient être qu\u2019au cœur du dénouement de l\u2019intrigue.Il y a un virus qui tue, un antidote que le méchant va trouver dans un endroit surprenant, des exécutions arbitraires, des blondes, des rousses, et toujours cette impression d\u2019être en présence d\u2019un scénario pour adolescent qui manque de précision et dévoile toujours les mêmes longueurs que lors des deux tomes précédents.Fabien Deglise BANDE DESSINEE ZAÏZAÏZAÏZAÏ Fabcaro Editions 6 pieds sous terre Paris, 2015, 68 pages uniiginMtlyEiiFiBCÂRD Du loufoque, en veux-tu ?En v\u2019ià avec ce road movie complètement déjanté et dessiné par Fabrice Caro.Le truc, qui puise son titre dans la chanson Siffler sur la colline de Joe Dassin, passe toute vacuité de notre présent au Karcher, que ce vide soit produit par les médias, la police, les voisins, la famille, alouette.Le point de départ de ce récit qui met l\u2019individualisme et le politiquement correct sur la sellette est à la hauteur du projet narratif: un homme se fait interpeller dans un commerce parce qu\u2019il n\u2019a pas sa carte de fidélité sur lui.Un crime.Il va tenter de se défendre avec un poireau, mais va préférer prendre la fuite.Avec ces personnages sans visage, ces dialogues en rupture totale avec le bon sens et la mise en case d\u2019un talent sadique visant à mettre en relief l\u2019absurde en appuyant très fort dessus, Fabcaro signe ici une œuvre mordante, redoutable et exigeante qu\u2019il serait bien sûr, malgré les apparences, dommage de prendre à la légère.Fabien Deglise TEMOIGNAGE LA HAINE ET LA HONTE La haine JOURNAL D\u2019UN ARISTOCRATE ALLEMAND et la honte 1936-1944 Friedrich Reck-Malleczewen La librairie Vuibert Paris, 2015, 286 pages Friedrich Reck-Malleczewen est un résistant atypique.Monarchiste convaincu, ce romancier à succès de l\u2019entre-deux-guerres a refusé de collaborer avec la propagande nazie.Ses carnets intimes lui servent d\u2019exutoire à compter de 1936.Encensé par Hannah Arendt, ce témoignage de première main est aujourd\u2019hui tombé dans l\u2019oubli, dénonce Pierre-Emmanuel Dauzat dans la préface de cette réédition de La haine et la honte.Journal d\u2019un aristocrate allemand.Le ton est violent.Reck-Malleczewen y regrette ainsi de ne pas avoir tué Hitler en croisant ce «tremblotement de bourrelets de graisse malsaine» dans un restaurant de Munich l\u2019année précédant sa prise du pouvoir.«Je l\u2019aurais certainement fait si j\u2019avais pu prévoir le rôle de cette ordure et les années de souffrance que nous aurions à subir.» L\u2019auteur est troublé par l\u2019invasion de l\u2019URSS: «Il est tout à fait probable que le tourbillon de ce dernier coup de génie de Hitler m\u2019entraîne dans l\u2019abîme.» Son arrestation pour «dénigrement de l\u2019Etat» met un terme au journal à la fin de 1944.«L\u2019Allemagne végète dans sa propre imposture, écrit Reck-Malleczewen au début du conflit dont il ne verra pas la fin, dans une ivresse mensongère qui sera suivie d\u2019une gueule de bois telle que l\u2019histoire n\u2019en a jamais connu».Dave Noël AUTOPORTRAIT ENTRETIENS AVEC FRANÇOISE SIRI SUMS DE DOUZE POÈMES INÉDITS François Cheng Albin Michel Paris, 2015,116 pages Exemplaire, ce touchant entretien avec François Cheng, académicien né en 1929, a été donné à France Culture.Il y revient sur les 86 ans de sa vie, sur l\u2019infortuné parcours d\u2019un enfant de 11 ans, expédié avec sa famille dans un camp de redressement chinois \u2014 son père avait été éduqué à l\u2019Université Columbia \u2014, citant maintenant Baudelaire et Rilke.Bien triste époque lointaine, celle où il vit son père mourir de faim, épuisé par l\u2019inhumanité du camp.Arrivé à Paris en 1949, il passe dix ans à survivre et à apprendre le français, la culture.En 1968, il obtient un diplôme de maîtrise.et il sera reconnu comme lettré, savant, poète, puis écrivain pleinement français.et chinois.Le Dit de Tianyi (Le Livre de Poche) restera un livre superbe, un classique où la beauté fait office de repère infaillible et dialogue entre des cultures si différentes, sujet inépuisable.Guylaine Massoutre Des cœurs en hiver Michael Cunningham continue sa sublime exploration de l\u2019âme humaine CHRISTIAN SAINT-PIERRE Commençons par répondre à la question qui vous brûle probablement les lèvres.Le dernier roman de Michael Cunningham est-il aussi bouleversant que Les heures ?Il faut reconnaître que non.Un livre comme Les heures, paru en 1998, adapté au cinéma par Stephen Daldry en 2002, une œuvre bardée de prix qui entrelace brillamment le réel et la fiction, qui relie tout naturellement le passé au présent, la vie à l\u2019art, qui fait apparaître avec une clarté extraordinaire ce qui court dans les veines d\u2019un vaste arbre généalogique, il est rare qu\u2019un écrivain en of fre plus d\u2019un en carrière.Bien plus qu\u2019un conteur, Michael Cunningham est un fin créateur de personnages.S\u2019il est peu friand de péripéties et de rebondissements, il n\u2019a pas son pareil lorsqu\u2019il s\u2019agit de faire entrer le lecteur dans la psyché complexe d\u2019un individu.Donner à saisir les forces qui s\u2019agitent à l\u2019intérieur d\u2019un être, nommer les élans aussi bien que les inerties, en somme, cerner les paradoxes qui sous-tendent un destin, c\u2019est le talent que l\u2019auteur états-unien, aujourd\u2019hui âgé de 62 ans, déploie depuis La maison du bout du monde en 1990.Une lueur dans la nuit Dans Snow Queen, le septième roman de Cunningham, on retrouve New York, comme un théâtre dont l\u2019écrivain ne saurait s\u2019éloigner.Une nuit, dans Central Park, Barrett, la trentaine, esseulé, éconduit, aperçoit une bienveillante lueur.«Il sentit l\u2019attention de la lueur sur lui, un ERIC FEFERBERG AGENCE FRANCE-PRESSE Michael Cunningham est un fin créateur de personnages.picotement le parcourut tout entier, un imperceptible bourdonnement électrique; une décharge bénigne l\u2019envahit, le réchauffa, peut-être même l\u2019illumina imperceptiblement, lui conférant un éclat qu\u2019il n\u2019avait pas auparavant.» Cette lueur dans la voûte céleste, juste au-dessus de «la masse glaciaire, géologique et illuminée du Metropolitan Museum », c\u2019est la première d\u2019une suite de subtiles allusions à La reine des neiges, le conte de Hans Christian Andersen, que fauteur dissémine dans l\u2019ensemble de son récit.Oubliez tout de suite le film de Disney.On est à vrai dire plus près de Champ de mines Dan Vyleta explore les effets de la guerre sur les êtres et les choses dans la Vienne de 1945 CHRISTIAN DESMEULES Après Fenêtres sur la nuit, qui se déroulait dans la capitale autrichienne en 1939 sous la domination nazie.Dan Vyleta replonge dans les mêmes eaux romanesques, mais cette fois dans une Vienne dévastée à l\u2019issue de la Seconde Guerre mondiale.Robert Seindel, un adolescent, rentre chez lui après avoir passé toutes les années de la guerre dans un pensionnat en Suisse.Etre pur, incarnation d\u2019une sorte de morale naturelle qui fait défaut à la plupart des personnages dans cette ville ravagée par la guerre, manière de prince Mychkine (Vyleta revendique sans détour l\u2019influence de Dostoïevski), le jeune homme a «les traits pâles et pudiques d\u2019un gamin avec un œil patraque.» Dans le train qui le ramène à Vienne, il fait la connaissance d\u2019une jolie femme, plus très jeune, qui rentre elle aussi à Vienne après un long séjour à l\u2019étranger : Anna Beer, qui n\u2019a pas vu son mari depuis neuf ans.Médecin et homosexuel (d\u2019où leur longue séparation), le D\"^ Anton Beer a pour sa part passé une grande partie de la guerre comme prisonnier en Russie, et semble avoir disparu de leur appartement, où il devait pourtant l\u2019attendre.Fasciné par Anna, qu\u2019il va vite chercher à revoir, les surprises attendent aussi le jeune Robert lorsqu\u2019il franchit le seuil de la maison, trouvant à sa mère un comportement étrange, engourdie par les opiacés.Son beau-père, un cof laborateur nazi, est à l\u2019hôpital, végétant sur un lit après avoir été poussé mystérieusement au bas d\u2019une fenêtre de l\u2019immeuble par son propre fils, Wolfgang, en prison depuis des mois tandis que son procès est à la veille de s\u2019amorcer.Enfin, une nouvelle petite bonne, légèrement bossue, semble avoir pris possession des lieux.Impertinente et rebelle, Anneliese Grotter, une gamine à laquelle le docteur Beer s\u2019était autrefois attaché \u2014 tout comme nombre de lecteurs \u2014, était l\u2019un des person- La servante aux corneilles nages les plus intéressants de Fenêtres sur la nuit.Quelques années d\u2019orphelinat l\u2019ont cependant transformée en une jeune femme qui balance entre la méchanceté et l\u2019aigreur, testant sans répit les limites de la morale et de l\u2019autorité.Solitaire, elle occupe ses temps morts à nourrir et à tenter d\u2019apprivoiser des corneilles qui ont élu domicile dans le grenier.Anneliese et Robert, comme deux représentants d\u2019une sorte d\u2019innocence souillée, chercheront à se rapprocher.C\u2019est le décor, en gros, dans lequel Dan Vyleta a choisi d\u2019explorer, de manière ample et af mosphérique (et peuf être aussi trop longue), un peu dicken-sienne, les effets de la guerre sur les êtres, les institutions, l\u2019architecture.Il le fait en abordant au passage les thèmes de la folie, du crime et du parricide (Dostoïevski, encore une fois, n\u2019est jamais très loin).Intéressant lorsqu\u2019on le lit en écho à Fenêtres sur la nuit, mais la magie de l\u2019écriture de Vyleta ne suffit pas à faire briller de lui-même ce roman joufflu.Collaborateur Le Devoir LA SERVANTE AUX CORNEILLES Dan Vyleta Traduit de l\u2019anglais (Canada) par Dominique Fortier Alto Québec, 2015, 704 pages la Madame Bovary de Flaubert.Notre histoire se déroule entre 2004 et 2008, pendant le deuxième mandat de George W.Bush.Dans ce climat social et politique qui les mine, quelques hommes et femmes continuent tant bien que mal d\u2019aspirer au bonheur.Deux frères Au cœur du roman, tissu d\u2019introspections, savant jeu de miroirs, il y a les frères Meeks, Barrett et Tyler, qui partagent un appartement modeste avec la copine du second, Beth, laquelle se meurt d\u2019un cancer.Barrett collectionne les aventures avec des hommes qui ne lui conviennent pas.Bien qu\u2019il ait terminé de brillantes études à Yale, il se contente de vendre des vêtements dans une boutique de Brooklyn.Tyler est un musicien talentueux qui compte sur la cocaïne pour l\u2019inspirer, mais aussi pour oublier qu\u2019il est encore inconnu et que celle qu\u2019il aime va bientôt mourir.Puis, il y a leur amie Liz, la cinquantaine, véritable force de la nature, figure maternelle par excellence.Fascinante, faite de solidarité, de complicité et d\u2019empathie, de confessions et de silences, la relation des frères est également basée sur une dépendance à laquelle ils devront tôt ou tard se soustraire.Serait-ce ce qu\u2019on appelle vieillir?L\u2019espoir en soi Alors qu\u2019on vient tout juste de refermer le livre, les larmes aux yeux, on se surprend à y replonger, afin de relire certains passages à la lumière de la conclusion.Il faut admettre que pour parler de mort et d\u2019amour, de politique et de spiritualité, de cet espoir qu\u2019on doit placer en soi-même plutôt que dans une quelconque lueur, tout cela dans l\u2019Amérique tourmentée des années 2000, Cunningham est doué.Sa prose est concrète en même temps que symbolique, explicite sans être pour autant dépourvue de mystère.Comme l\u2019âme humaine, serait-on tenté de dire.Collaborateur Le Devoir SNOW QUEEN Michael Cunningham Traduit par Anne Damour Belfond Paris, 2015, 278 pages .Salle Bour^ ourgie La Fondation Arte Musica présente une série de concerts de musique vocale du Moyen Âge à nos jours.VALSES DE BRAHMS Mercredi 25 novembre 2015 *191130 Kimy McLaren, soprano Michèle Losier, mezzo-soprano Pascal Charbonneau, ténor Alexandre Sylvestre, baryton Myriam Farid et Olivier Godin, piano BRAHMS Liebeslieder-Walger, opus 52 et 65 BRAHMS Ualses, opus 39 Ces Chants d'amour en forme de ualses sont des pièces pleines de fraîcheurs qui vous séduiront à coup sûr.ORLANDO CONSORT (Grande-Bretagne) Jeudi 11 février 2016 *191130 Matthew Venner, contreténor Mark Dobell, ténor ^ Angus Smith, ténor Donald Greig, baryton Guillaume de Machaut, portrait d'un génie témoigne de l'aisance mélodique de ce musicien du XIV' siècle.MARCO BEASLEY (Italie) Samedi 12 mars 2016 * 20h Le Strade del Cuore De retour à Montréal, le ténor italien offre un voyage au royaume des Deux-Siciles et sur les routes du Vésuve.Une soirée à ne pas manquerl CAMILLA NYLUND, soprano Mardi 22 mars 2016 *19h30 Œuvres de MAHLER, R.STRAUSS, SIBELIUS et DEBUSSY La soprano finlandaise Camilla Nylund dans son premier récital de mélodies et de lieder au Québec.ANNE SOFIE VON OTTER, soprano ANDREAS SCHOLL, contreténor Mercredi 18 mai 2016 * 19h30 PHILHARMONIA BAROQUE ORCHESTRA Nicholas McGegan, chef Œuvres de HANDEL et d'ARVO PART Billets et programmation complète SALLEBOURGIE.CA \u2022 514-285-2000 M MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL FONDATION ARTE MUSICA Présente par E 8 LE DEVOIR LES SAMEDI I ^ ET DIMANCHE AOUT 2015 CULTURE» LIVRE S L\u2019autre histoire du conflit israélo-arabe Israël n\u2019est pas un corps étranger au Proche-Orient, avance Esther Benfredj Louis Cornellier Faire la généalogie du conflit israélo-arabe constitue tout un défi, parce qu\u2019il s\u2019agit de faire l\u2019histoire d\u2019un panier de crabes dont les tenants et aboutissants sont extrêmement complexes.Diplômée en droit international de l\u2019Université de Montréal, la Française Esther Benfredj, qui vit à Montréal depuis cinq ans et se dit «Québécoise de cœur», y parvient avec brio dans Ismaël contre Israël, un essai, clair et solidement documenté.A partir d\u2019un angle bienveillant à l\u2019égard d\u2019Israël et néanmoins respectueux des faits, Benfredj montre que la lecture dominante de cette saga \u2014 qui fait d\u2019Israël un corps étranger en terre arabe, imposé par l\u2019Occident aux populations locales \u2014 repose sur un mythe et ne tient pas la route.Au Québec, Israël a souvent mauvaise presse.Vus comme «un peuple opprimé par une puissance impérialiste» alliée aux Américains et au gouvernement conservateur canadien, les Palestiniens ont le plus souvent la sympathie des Québécois de gauche ou souverainistes.Benfredj s\u2019en désole et parle d\u2019une «identification trompeuse».Un rendez-vous manqué Québécois et Israéliens, suggère-t-elle, ont en effet beaucoup de choses en commun.Dans les deux cas, il s\u2019agit de petites nations fondées «sur la différence et la survivance dans un environnement plus ou moins hostile» et luttant pour «la préservation de leur culture et de leur langue».Plus encore, écrit-elle, «souverainistes et Israéliens se retrouvent ainsi dans une aspiration certaine à la souveraineté».Alors que les premiers cherchent à l\u2019acquérir, les seconds se mobilisent pour la préserver.Pourtant, les Juifs d\u2019ici sont majoritairement opposés à la souveraineté du Québec, et de nombreux Québécois souverainistes critiquent durement Israël.Il y a là un rendez-vous rnanqué, suggère l\u2019essayiste.Fondé en 1948, l\u2019Etat d\u2019Israël, contrairement à ce que laisse entendre la lecture dominante des événements, n\u2019est pas venu spolier une souveraineté arabo-palestinienne bien établie.C\u2019est là le cœur de la thèse de Benfredj.Le sionisme, ce courant d\u2019idées prônant la constitution d\u2019un Etat juif en Palestine, et le nationalisme arabe sont nés à la même époque \u2014 à la fin du XK*\" siècle, sur les ruines de l\u2019Empire ottoman \u2014 et peuvent donc revendiquer une égale légitimité.Israël, en d\u2019autres termes, n\u2019est pas un cadeau que fait aux Juifs un Occident coupable de JACK GUEZ AGENCE ERANCE-PRESSE De jeunes Israéliens agitent leur drapeau national lors des célébrations du jour de Jérusalem, le 17 mai dernier, à la porte de Damas dans la vieille ville de Jérusalem.la Shoah, au mépris d\u2019États arabes déjà en place.Dans un Empire ottoman en 4ébâcle, des peuples, pas encore constitués en Etats, réclament leur autonomie et leur indépendance.Les Juifs, présents sur ce territoire, sont de ceux-là.«De ce point de vue, explique le sociologue français Shmuel Trigano, préfacier de cet ouvrage, l\u2019État d\u2019Israël est aussi \u201cancien\u201d que les États arabes.Il est né de la même tourmente, de la même histoire, aussi légitime et légal qu\u2019eux, peuplé en majorité par des fuifs originaires de ce monde-là, qui s\u2019y sont regroupés dans le cadre d\u2019un grand échange de population [.].» L\u2019échec palestinien Benfredj raconte cette histoire avec un impressionnant luxe de détails.Elle évoque le rôle de la Grande-Bretagne, mandatée par la Société des Nations pour gérer la Palestine (1920-1948), les tractations entre Juifs, Arabes et le mandataire dans la division, souvent arbitraire, du territoire et les multiples guerres, le plus souvent déclenchées par les Arabes, qui ont ravagé la région depuis 1948 et entraîné, cette année-là, l\u2019exode palestinien, la fameuse Nakba.Selon l\u2019essayiste, qui avance là une explication qui suscitera le d,ébat, hier comme aujourd\u2019hui, l\u2019échec de l\u2019Etat palestinien est essentiellement attribuable à «l\u2019inorganisation et [aux] rivalités claniques» arabes, de même qu\u2019au fait que, pendant toute cette histoire, «la motivation profonde des dirigeants^ arabes ne semblait pas être la naissance d\u2019un État palestinien, mais l\u2019empêchement de la fondation et de l\u2019existence d\u2019Israël, État non musulman au cœur d\u2019une région islamisée».Il ne s\u2019agit pas, pour Benfredj, de nier la souffrance du peuple palestinien et de disculper totalement Israël.Sa riche histoire du conflit israélo-arabe vise plutôt à établir la pleine légitimité de l\u2019Etat d\u2019Israël au Proche-Orient et la responsabilité première de l\u2019incurie et de l\u2019opportunisme arabes dans le pourrissement du conflit.Controversée, comme tout ce qui touche cette affaire, la thèse est néanmoins originale et forte.louisco@sympatico.ca ISMAËL CONTRE ISRAËL Le conflit israélo-arabe depuis ses origines Esther Benfredj Préface de Shmuel Trigano Québec Amérique Montréal, 2015, 256 pages \\\\Le fleurdelisé royal bleu et blanc, symbole national par excellence, ne rappelle-t-il pas de manière étonnante les couleurs d\u2019Israël frappées du sceau royal de David?)) Esther Benfredj La Vitrine Vivre jusqu\u2019à la fin PHILOSOPHIE VIVRE JUSQU\u2019À LA FIN.Figures du vivant DEVANT LA MORT Aline Giroux Liber, Montréal, 2015, 168 pages «La pensée de la mort aide à mieux vivre», reconnaissait, étonné, le philosophe Pierre Hadot à la fin de sa vie.Prof de philo retraitée de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Aline Giroux adhère à cette sagesse tragique dans ce bel essai sur le sens de la vie pensé à l\u2019heure ultime.Capable d\u2019agir, mais aussi de souffrir, le sujet humain, concluait Paul Ricœur, est un «cogito blessé».La perspective de la mort le force à cette prise de conscience et fait naître en lui le souci de trouver un sens à son existence.Les réactions de philosophes (Ricœur, L-M.Vacher) et de personnages littéraires (les Hadrien etZénon de Yourcenar, et le Kostoglotov de Soljénitsyne) devant la mort servent de fil conducteur à ce plaidoyer pour «le pur bonheur d\u2019exister» malgré notre fin certaine.Les pages que Giroux consacre aux réflexions des Joan Didion, Marcel Conche et C.S.Lewis sur la mort de l\u2019être cher sont bouleversantes et magnifiques.Louis Cornellier LA MOUETTE AUX JEUNESSE LA MOUETTE AUX CROUSTILLES Texte et illustrations de Mingle Mingle Trad, de Fanny Britt Editions de la Pastèque, Montréal, 2015, 40 pages Ce n\u2019est rien de moins qu\u2019un conte alimentaire que ce premier album du Sud-Coréen Min-Gel Jeon, qui a adopté un pseudonyme qui peut faire penser aux gargouillis que produisent nos entrailles quand on ingurgite trop de malbouffe.Cette histoire de mouette devenue urbaine, et surtout dépendante aux croustilles à la suite du passage d\u2019un paquebot de touristes près de son rivage poissonneux d\u2019origine, est particulièrement de saison en ce temps de vacances où il est probable que l\u2019on croise sur son chemin des animaux sauvages que l\u2019on serait tentés de nourrir.La morale un peu appuyée de cette fable \u2014 la malbouffe rend malheureux \u2014 peut sans doute sembler un peu simpliste aux adultes et à certains grands enfants, mais elle pourrait avoir un certain effet bénéfique sur les tout-petits tentés de se gaver uniquement de croustilles pour le reste de l\u2019été.Les illustrations magnifiques et fort amusantes rendront digeste cette lecture un peu trop moralisante aux plus réfractaires.Amélie Gaudreau Voyage dans la tête des marines L\u2019auteur américain Phil Klay raconte crûment l\u2019enfer irakien CLAUDE LEVESQUE es Américains n\u2019enjolivent -^plus la guerre au cinéma et dans la littérature depuis celle du Vietnam, qui les a dégoûtés e la chose même s\u2019ils retombent régulièrement dedans, comme on retombe dans l\u2019ivrognerie.Ce qu\u2019ils filment et ce qu\u2019ils écrivent est par conséquent épouvantable, cru et déprimant.Mais parfois aussi passionnant ou même beau, parce que livré de façon sensible et vraie.Voire drôle, parce qu\u2019on en raconte souvent des bonnes quand tout va mal et qu\u2019il faut tenir le coup.Les soldats font aussi des plaisanteries d\u2019un goût plus que douteux.Celles-là ne nous font pas rire, mais elles contribuent à l\u2019implacable authenticité de Fin de mission, recueil de nouvelles qui a valu à Phil Klay de remporter le National Book Award en 2014.Quand on voit comment se comportent nos bons soldats canadiens dans leur collège, on peut imaginer le niveau de langage des durs de durs qui constituent le corps de marines américains, surtout quand ils partent en patrouille en Irak ou en goguette quelque part aux States.Phil Klay a connu les champs de bataille d\u2019Irak et d\u2019Afghanistan.Il n\u2019aurait pas pu écrire avec autant d\u2019intensité sinon.Après avoir lu ces douze nouvelles, on n\u2019a plus besoin d\u2019explications savantes pour comprendre à quoi peut ressembler le stress post-traumatique dont souffrent tant : 4:'\t^ h Î5 * AHMAD AGENCE ERANCE-PRESSE Phil Klay a connu les champs de bataille d\u2019Irak et d\u2019Afghanistan.Il n\u2019aurait pas pu écrire avec autant d\u2019intensité sinon.de vétérans.La poussière, la chaleur, le froid, la terreur, l\u2019ennui, les mines artisanales, les corps déchiquetés, Phil Klay nous les lance en plein visage.Dans un style direct et efficace qui sert bien son sens aigu de l\u2019observation, il nous fait passer habilement des faubourgs de Bagdad et de Falloujah à une petite ville américaine et aux bars dans lesquels les marines partent en virée près de leurs bases.Même les militaires de choc se doivent d\u2019être polyvalents, de s\u2019astreindre au «multitâche», comme on dit de nos jours.Voici un extrait pas du tout rigolo et on s\u2019en excuse, qui explique comment on se fin de mission sent quand on est affecté au «ramassage» des cadavres: «L\u2019odeur s\u2019imprégne dans votre peau.Avaler de la nourriture n\u2019est pas facile quand vous venez de préparer un corps, si bien que vers la fin de notre mission, on était décharnés à cause d\u2019une mauvaise alimentation, on manquait de sommeil à cause des cauchemars, et on se traînait dans toute la base comme des zombies, notre présence rappelant aux marines des choses qu\u2019ils savent pertinemment, mais dont ils ne parlent jamais.» Les Américains ne sont plus soumis à la conscription comme au temps du Vietnam.Les conflits en Afghanistan et en Irak n\u2019en ont pas moins marqué une époque et une génération.Ceux et celles qui en reviennent en ont gardé un goût amer.Ils s\u2019étaient enrôlés soit par patriotisme, soit pour en découdre avec un ennemi, n\u2019importe quel ennemi, soit encore, et on parle sans doute de la majorité, pour bénéficier de programmes d\u2019étude et de santé dont on peut difficilement se prévaloir dans la vie civile.Plusieurs sujets politiques ou sociaux sont abordés «par la bande » : mainmise de l\u2019Iran et des notables chiites sur l\u2019Irak, diplomatie, aide au développement et à la reconstruction.Klay en parle souvent avec une ironie désopilante, par exemple, dans cette nouvelle relatant un échange de courriels surréaliste entre des officiers, des élus et des préposés aux affaires civilo-militaires qui croient que la façon de résoudre le conflit en Irak consiste à y imposer le baseball comme sport national ! Le grand mérite de Fin de mission, ce qui en rend la lecture incontournable, c\u2019est la façon dont Phil Klay montre, sans le moindre artifice, comment des guerres aux objectifs flous ont abîmé profondément des jeunes gens qui, au départ, étaient à peu près normaux.Collaborateur Le Devoir FIN DE MISSION Phil Klay Traduit de l\u2019américain ar François Happe Editions Gallmeister Paris, 2015, 306 pages D 0Gaspard- LE DEVOIR '\t^\tDu 20 au 26 juillet 2015\t\t \t\t \t\t Romans québécois\t\t Il Six minutes\tChrystine Brouillet/Druide\t1/9 3 Baiser \u2022 Tome 2 La vengeance de la veuve joyeuse\tMarie Gray/Guy Saint-Jean\t2/7 3 La Justicière.La finale des coupables\tMarc Aubin/l\u2019Apothéose\t3/10 4 La vie sucrée de Juliette Gagnon \u2022 Tome 3 Escarpins.\tNathalie Roy/Libre Expression\t6/10 5 Maudits bas jaunes!\tMarie-Millie Dessureault/Mortagne\t4/10 6 Tu peux toujours courir\tValérie Chevalier/Hurtubise\t7/16 7 Baiser \u2022 Tome 1 Les dérapages de Cupidon\tMarie Gray/Guy Saint-Jean\t5/6 8 L\u2019épicerie Sansoucy \u2022 Tome 1\tRichard Gougeon/Les Éditeurs réunis\t-/I 9 Les béritiers d\u2019Enkidiev \u2022 Tome 11 Double allégeance\tAnne Robillard/Wellan\t-/I loi Les 7 secrets de mon ex\tJudith Bannon/Les Éditeurs réunis\t9/9 Romans étrangers\t\t 1] La fille du train\tPaula Hawkins/Sonatine\t2/9 ^ La boîte à musique\tMary Higgins Clark/Albin Michel\t1/5 3 L\u2019instant présent\tGuillaume Musso/XQ\t3/18 4 Tuer Alex Cross\tJames Patterson/Lattès\t-/I 5 Elle et lu\tMarc Levy/Robert Laffont j Versilio\t4/24 6 Mariée à un inconnu\tSylvia Day/Elammarion Québec\t5/6 7 Les quatre filles du révérend Latimer\tColleen McCullough/Archipel\t6/4 8 Dans la ville en feu\tMichael Connelly/Calmann-Lévy\t7/13 9 After \u2022 Tome 1 La rencontre\tAnnaTodd/Homme\t8/8 loi After \u2022 Tome 3 La cbute\tAnnaTodd/Homme\t-/I Essais québécois\t\t il Dany Lafeniére à l\u2019Académie française.Discours de réception Dany Laferriére/ Boréal\t\t3/6 1 Jean-Erançois Lépine, sur la ligne de feu\tJean-Erançois Lépine/Libre Expression\t1/38 3 Ma vie rouge Kubrick\tSimon Roy/Boréal\t2/11 4 La langue rapaillée.Combattre l\u2019insécurité linguistique.\tAnne-Marie Beaudoin-Bégin/Somme toute -/I\t 5 La souveraineté en héritage\tJacques Beauchemin/Boréal\t4/3 6 La souveraineté du Québec.Hier, aujourd\u2019hui et demain\tJacques Parizeau/Michel Brûlé\t-/I 7 Voir son steak comme un animal mort\tMartin Gibert/Lux\t5/2 8 Ping-pong\tZviane/Pow Pow\t-/I 9 Le mouvement masculiniste au Québec.Eantiféminisme.\t.Collectif/Remue-ménage\t-/I lOl Demain, il sera trop tard, mon fils\tL.Pagé | J.Naidoo | K.Naidoo-Pagé/Stanké -/I\t Essais étrai^ers\t\t 1] Du bonheur.Un voyage philosophique\tErédéric Lenoir/Eayard\t1/23 % 1000 coups de fouet.Parce que j\u2019ai osé parler librement\tRaif Badawi/Édito\t2/6 3 Cosmos.Brève encyclopédie du monde\tMichel Qnfray/Elammarion\t6/2 4 Laissez-nous faire! On a déjà commencé\tAlexandre Jardin/Robert Laffont\t7/9 5 Y a-t-il un grand architecte dans l\u2019univers?\tStephen Hawking/Qdile Jacob\t3/8 6 Remèdes mortels et crime organisé\tPeter C.Gotzsche/PUL\t5/11 7 Tout peut changer.Capitalisme et changement climatique Naomi Klein/Lux\t\t8/20 8 Erançois parmi les loups\tMarco Politi/Philippe Rey\t-/I 9 Nous sommes tous des féministes\tChimamanda Ngozi Adichie/Gallimard\t10/2 101 Vivre sans pétrole.Plaidoyer en faveur des ressources.\tBernard Bertrand/Plume de carotte\t-/I La BTLF (Société de gestion de ia Banque de titres de iangue française) est propriétaire du système d'information et d'anaiyse Sssfsril sur ies ventes de iivres français au Canada.Ce paimarés est extrait de Sasiiaril et est constitué des reievés de caisse de 2B0 points de vente.La BTLF reçoit un soutien financier de Patrimoine canadien pour ie projet Sasiiaril.© BTLF, toute reproduction totaie ou partieiie est interdite."]
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