Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 2015-08-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Confusion chez les républicains Page B 1 \t \t 1\t \t Livres : la lecture d\u2019été qui a éveillé la plume de six écrivains Page e i\t w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.C VI 1 7 1 LE DEVOIR, LES SAMEDI\tET DIMANCHE 2 AOUT 2015 2,83 $+taxes=3,25 $ Palestine Israël dénonce un « acte de terrorisme ».israélien JAAFAR ASHTIYEH à Douma Un bébé palestinien a été brûlé vif, et ses parents et son frère grièvement blessés vendredi lorsque des extrémistes israéliens ont incendié leur maison en Cisjordanie occupée, faisant craindre un nouveau cycle de violences.Le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, a aussitôt dénoncé un «acte de terrorisme», un qualificatif très rarement utilisé par Israël lors d\u2019attaques antipalestiniennes, et ordonné «d'arrêter les meurtriers et de les traduire en justice».Il a réitéré ces engagements lors d\u2019un rare appel téléphonique au président palestinien.Mahmoud Abbas, qui, en soirée, a toutefois dit «douter qulsraël mette en œuvre une véritable justice» et a accusé l\u2019État hébreu d\u2019être «le responsable direct» de la mort d\u2019Ali Dawabcheh, 18 mois, en raison de «l'impunité» qu\u2019il accorde aux «colons» que les Palestiniens ont accusé de ce crime.Fait sans précédent depuis la naissance il y a plus de 20 ans de l\u2019Autorité palestinienne, ses forces de sécurité ont lancé un «avis de recherche» contre «les colons auteurs de cet acte terroriste» afin de «les poursuivre» en justice.Une escalade dans le discours qui en dit long sur l\u2019agacement de Ramallah, mais qui a peu de chance d\u2019être suivie d\u2019effets, car plus de 60% de la Cisjordanie est sous le seul contrôle de l\u2019armée israélienne.M.Abbas a annoncé que les Palestiniens déposeraient samedi un nouveau dossier pour «crime de guerre» devant la Cour pénale internationale, tandis que des groupes palestiniens menaçaient de «riposter» et que des milliers de manifestants réclamaient «vengeance» en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où un jeune Palestinien a été tué par des tirs de l\u2019armée israélienne.VOIR PAGE A 8 : PALESTINE Aujourd\u2019hui r Sports > Pékin obtient les Jeux olympiques d\u2019hiver de 2022.La capitale chinoise bat Almaty de justesse.Pages B 2 et C 8 7\t- Avis légaux.Météo Décès Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .C4 C7 C6 B6 C6 B6 Photoreportage Portraits nordiques RENAUD PHILIPPE/HANS LUCAS Cris et Inuits sont voisins dans deux villages du Nunavik où nos collaborateurs se sont rendus observer les liens existant entre ces peuples qui se côtoient depuis 2800 ans.En résultent des portraits lumineux, comme celui de Noah Sheshamush.Pages A 4 et A 5, Ebola Dose d\u2019espoir autour d\u2019un vaccin SARAH R.CHAMPAGNE Une bonne dose d\u2019espoir dans une épidémie qui s\u2019étire.Le premier vaccin efficace contre Ebola est «à portée de main», a déclaré vendredi l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Le premier essai a démontré des résultats préliminaires très encourageants.Le vaccin VSV-ZEBOV, développé au Canada, a pu être testé sur le terrain en Guinée en un temps record \u2014 moins d\u2019un an \u2014 alors qu\u2019il faut généralement près de dix ans pour qu\u2019un vaccin arrive à ce stade de développement, soulignent plusieurs spécialistes.Intitulé «Ebola ça suffit», l\u2019essai, entamé le 23 mars dernier, a été réalisé grâce une coopération internationale impliquant TOMS ainsi que des experts de Norvège, de France, de Suisse, des États-Unis, du Royaume-Uni et de Guinée.Joint en Guinée où il coordonne la mission de Médecins sans frontières (MSF), le Québécois Marc Forget accueille la nouvelle avec enthousiasme.«Nous sommes très contents des résultats de l'étude, à laquelle nous avons participé en vaccinant 1200 travailleurs de la santé de première ligne», a-t-il affirmé au Devoir en fin de journée.Au total, plus de 7000 personnes ayant eu des contacts avec des patients infectés ont reçu ce vaccin.Il a fonctionné dans 100% des cas et entraîné peu d\u2019effets secondaires.Margaret Chan, la directrice générale de TOMS, y voit quant à elle une «avancée très prometteuse», qui changera certainement la donne.Frank Plummer, l\u2019ancien directeur du Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg où le vaccin a été mis au point, se réjouit de cette percée : «Pour le laboratoire et toute l'équipe impli- VOIR PAGE A 8: EBOLA Nunavik Une aire protégée gigantesque, mais déserte Depuis dix ans, le gouvernement du Québec a créé trois nouveaux parcs au Nunavik.Tous sont gérés par les Inuits de l\u2019administration régionale Kativik.Les Cris participent pour leur part à la gestion du dernier-né, le parc Tursujuq \u2014 où Le Devoir s\u2019est rendu cet été.Premier d\u2019une série de trois textes.CAROLINE MONTPETIT à Umiujaq C% est la plus grande ^ aire protégée du Québec, et pourtant, bien peu de Québécois en ont à ce jour franchi le seuil.A quatre heures de vol de Montréal, le parc Tursujuq, sur la côte de la mer d\u2019Hudson, qui ouvre ses portes aux visiteurs pour la première fois cet été, a pourtant une histoire ancrée dans son territoire depuis des millénaires.Géré par l\u2019administration régionale Kativik, qui représente tous les habitants du Nunavik, en collaboration avec la SEPAQ, le parc est situé sur des terres publiques québécoises de VOIR PAGE A 8 : NUNAVIK Convoité par Hydro-Québec, le bassin de la rivière Nastapoka et ne pourra donc être harnaché.PIERRE TRUDEL est indu dans le parc ROSEMONT PHASE 1 DERNIÈRE CHANCE LIVRAISON AUTOMNE 2015 Rendu irtistique à titre indicatifs* pRANDES UNITES GRAND RABAIS! POUR UN TEMPS LIMITÉ JUSQU\u2019À 55000$^ SUR NOS CONDOS DE PRESTIGE, PENTHOUSES ET MAISONS URBAINES * Certaines conditions s appliquent Rabais propose base sur le prix du Penthouse 802 Cette offre peut être retiree a tout moment sans préavis Voir les details au bureau des ventes ^ PRES DE LA PROMENADE MASSON Ü MU V ^ FACE AU PARC DU PÉLICAN A ROSEMONT! ^ cHALET URBAIN AVEC TERRASSE SUR LE TOIT BUREAU DES VENTES 5200, RUE MOLSON, MONTRÉAL (QC) H1Y 0A7 (COIN BOUL.SAINT-JOSEPH) muvcondos.com 514 506 4999 77831303447931 FABRIQUÉ AU QUÉBEC m R 0 399$/ 798$ rég gl.grCË if v'v! ¦AÜ'iii.ïi'.i-Æ^i:,,¦,;:(* ¦ i m- * m .:]rw:iiR=rrr-'^ rT.F:'tpv-nk ;'i.'\t¦;:.^ ¦ ¦¦ -\t;\tT\"' ' \u2022'^L 11'^'¦' '* .\"H-l|'-r.]'.r\u2018i,';\u201c^r té9«»iw\t1 FABRIQUÉ AU QUÉBEC BOIS -SOLAIRES Gonseilis dëc.oratiion.gratuits ESTIMATION GRATUITE 1 855 770-8677 VOILAGE %OE RABAIS OU INSTALLATION GRATUITE w«llilBll« L\u2019Artisan du Store Claude Bouchard Dmmmondville, Ste-Hyacinthe, Belœil, St-Bruno de Montarville, Chambly, Candiac; Berthierville, Berthierville, Joliette, Deschambault, Boisbriand, Saint-Jérome, Sainte-Agatbe, MONTREAL LAVAL LONGUEUIL REPENTIGNY TERREBONNE ST-SAUVEUR BROMONT TROIS-RIV.OUÉBEC 514 231 8677 450 627 3716 450 445 9829 1 855 770 8677 1 855 770 8677 1 855 770 8677 1 855 770 8677 819 696 8677 418 654 8677 LE DEVOIR, LES SAMEDI I 1= ET DIMANCHE 2 AOUT 2015 A ACTUALITES Les coffres des conservateurs sont pleins, mais le NPD a le vent dans les voiles Le parti de Mulcair a doublé ses appuis entre le l®^et le 2® trimestre de 2015, dépassant ainsi les libéraux au chapitre des dons LARRY MACDOUGAL LA PRESSE CANADIENNE Il faudra obtenir un ticket 24 heures à Tavance pour assister aux événements de Stephen Harper.Une campagne sur invitation seulement pour Harper HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Ne pourra pas applaudir Stephen Harper qui veut.Le Parti conservateur a confirmé vendredi que seules les personnes qui auront préalablement obtenu un ticket, au moins 24 heures à l\u2019avance, pourront assister aux événements auxquels le chef prendra part pendant la campagne électorale.Ces personnes seront en général des militants ou des bénévoles.Les badauds et les simples curieux seront refoulés.«Pour assister à un de nos événements, ce sera comme lors de nos précédentes campagnes: il faudra avoir un billet Vous devrez avoir été invité et si vous n\u2019avez pas de billet, alors vous n\u2019entrez pas», a expliqué le porte-parole de la campagne conservatrice, Kory Teneycke.Il a indiqué que s\u2019il s\u2019agit d\u2019un événement visant à remercier les bénévoles d\u2019un candidat, ce seront ces bénévoles qui seront invités.Si c\u2019est un événement destiné aux militants, les militants seront invités.Et si l\u2019événement a lieu dans une usine, ses travailleurs y assisteront.«C\u2019est conditionnel à la nature de l\u2019événement Alors dire que c\u2019est une règle unique serait faux.» En fait, dans les coulisses conservatrices, on reconnaît que le parti n\u2019aspire pas à attirer les quidams.Les simples électeurs curieux devraient plutôt se rabattre sur les médias, explique-t-on.En 2011, l\u2019accès aux événements de Stephen Harper avait fait couler beaucoup d\u2019encre.Awish Aslam s\u2019était vu refuser l\u2019accès à un événement auquel elle s\u2019était pourtant enregistrée après que des photos d\u2019elle et du chef libéral d\u2019alors, Michael Ignatieff, ont été trouvées par les organisateurs conservateurs sur son compte Eacebook.Le Devoir avait vu de ses yeux des personnes âgées se faire interdire l\u2019accès à un événement dont ils venaient d\u2019apprendre le matin même la tenue dans leur localité.La campagne électorale devrait être lancée ce dimanche, pour une durée historique de 79 jours.Si Kory Teneycke ne confirme pas cet échéancier, il se défend d\u2019engendrer des coûts supplémentaires pour les contribuables.Les dépenses des partis politiques encourues pendant la campagne sont remboursables à 50% par l\u2019État, et les dépenses autorisées augmentent en fonction du nombre de jours de campagne.«Si tout le monde fait déjà campagne à temps plein, je suis d\u2019avis qu\u2019il est dans l\u2019intérêt des contribuables de ne pas voler avec les challengers du gouvernement et plutôt voler avec le Parti conservateur et être en période électorale pendant laquelle les règles sont claires.» Le Devoir PHILIPPE ORFALI La guerre d\u2019usure qui doit s\u2019amorcer officiellement dimanche entre les partis fédéraux s\u2019annonce exorbitante sur plan financier pour eux, mais aussi pour Élections Canada et les contribuables.Accusés de vouloir achever leurs adversaires avec une campagne d\u2019une durée record, ce sont les conservateurs qui, sans surprise, semblent le mieux en selle à quelques moments du déclenchement de la période électorale, révèlent des données rendues publiques vendredi par Élections Canada.Le Parti conservateur lancera sa course avec une cagnotte de 36,6 millions, soit 11 millions de plus que les libéraux.Le NPD dis-posera de 16,3 millions pour convaincre les électeurs, contre 4,9 millions pour le Parti vert.Pour sa campagne québécoise, le Bloc aura approximativement 1,5 million en poche.Dons records au NPD Mais ce sont les sommes accumulées au cours des mois d\u2019avril à juin qui sont révélatrices: le NPD a pratiquement doublé ses appuis entre le l^^'et le 2® trimestre de 2015.Avec 4,5 millions d\u2019amassés au cours de la dernière période, le NPD a vécu le trimestre le plus lucratif de son histoire, explique le porte-parole Marc-André Viau.«C\u2019est attribuable à une combinaison de facteurs, le principal étant que ça va bien pour le NPD en ce moment Les gens sentent la dynamique et sont emballés par la possibilité pour le NPD de former le gouvernement.» Le parti a également battu un record pour le nombre de donateurs recrutés, ce qui laisse entendre que ce trimestre faste est l\u2019œuvre de plusieurs «petits» donateurs plutôt que d\u2019un groupe restreint de partisans généreux.Les libéraux se voient ainsi doublés pour la première fois de leur histoire par le NPD au chapitre des dons, ayant touché près d\u2019un K 7 PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Le chef libéral Justin Trudeau était de passage à Montréal vendredi pour rencontrer les électeurs.demi-million de moins que l\u2019équipe de M.Mulcair.Le coffre-fort libéral se trouve néanmoins mieux garni que celui des néodémocrates à la veille du jour J.Les données rendues publiques vendredi par Élections Canada portent sur le 2® trimestre de 2015, qui a pris fin le 30 juin.La situation a pu évoluer depuis, particulièrement au Bloc québécois, en raison du retour de Gilles Duceppe le 10 juin.Dans le mois ayant suivi le retour inattendu de l\u2019ex-chef du Bloc, l\u2019organisation aurait recueilli un peu plus de 100 000$, selon le porte-parole Mathieu St-Amand.On ignore toutefois si la tendance s\u2019est maintenue, alors que les intentions de vote pour le Bloc ont dégringolé de plus belle ces dernières semaines.En 2013, le responsable du comité de financement du parti, le député Louis Plamondon, avait prédit que le Bloc pourrait mener une campagne d\u2019environ 4 millions en 2015.Avec 1,6 million dans le coffre du quartier général, cette estimation apparaît aujourd\u2019hui ambitieuse.«Ce sera dans ces eaux-là», croit néanmoins M.St-Amand.Les contribuables paieront Les contribuables seront aussi mis à contribution, qu\u2019ils le veuillent ou non.Chaque formation peut se faire rembourser la moitié de ses dépenses par Élections Canada, et cette somme atteint 60% pour chacun des candidats locaux ayant franchi un certain seuil d\u2019appui.C\u2019est sans compter les coûts de fonctionnement d\u2019Élections Ca- Les cagnottes totales Parti conservateur: 36,6 millions NPD: 16,3 millions PLC: 25,5 millions Bloc : 1,5 million Parti vert: 4,9 millions Source Elections Canada nada pendant cette période, ajoute la porte-parole Diane Benson.« Une élection \u201cnormale \u201d de 37 jours coûte généralement 375 millions à organiser pour nous», explique-t-elle.L\u2019organisme n\u2019était pas en mesure de préciser les sommes requises par jour de campagne additionnel, «mais cela inclurait des salaires, des loyers prolongés pour les locaux électoraux, des dépenses, des heures supplémentaires au quartier général, etc.».Elle rappelle que chaque parti peut dépenser 25 millions pour une élection de 37 jours, et 675 000$ de plus par jour par la suite.Chaque candidat peut aussi utiliser 2700$ de plus par jour à partir de cette date, qui s\u2019ajoutent aux 100 000$ habituels.Le député libéral Marc Garneau estime donc que les contribuables seront forcés de débourser au moins 125 millions de plus que prévu si M.Harper prolonge la période de scrutin.«Il peut également se servir d\u2019un déclenchement hâtif pour réduire au silence de nombreux organismes puisque le plafond des dépenses des tierces parties est strictement limité en période électorale», ajoute-t-il.Les syndicats et des groupes comme Engage Canada, qui peuvent dépenser des sommes illimitées en temps normal, ne peuvent consacrer plus de 150 000$ lors d\u2019une période électorale de 37 jours.La somme permise atteindrait environ 400 000$ pour une campagne de 11 semaines.Le Devoir Thomas Mulcair ne débattra pas sans Stephen Harper Ottawa \u2014 Le Nouveau Parti démocratique a annoncé que son chef Thomas Mulcair ne participerait à aucun débat où le premier ministre Stephen Harper ne serait pas présent durant la campagne électorale fédérale.En adoptant cette condition, le NPD a probablement enfoncé le dernier clou dans le cercueil du traditionnel débat présenté par le consortium des radiodiffuseurs du pays.Le Parti conservateur a déjà annoncé que M.Harper ne participerait pas à ce débat.Ét à moins que M.Harper ne change d\u2019avis, il semble que M.Mulcair n\u2019y participera pas non plus.On peut douter de la volonté du consortium d\u2019aller de l\u2019avant avec son débat sans deux des trois chefs des principaux partis.Les débats télévisés du consortium, un en français, un en anglais, ont été des tournants lors des récentes campagnes fédérales.Jusqu\u2019à maintenant, M.Harper a accepté de prendre part à seulement quatre débats, dont celui du magazine Maclean\u2019s, jeudi prochain.Les trois autres, prévus à l\u2019automne, seront présentés par le réseau TVA, le Munk Debates et le Globe and Afo/7-Google Canada.Les conservateurs ont annoncé que M.Harper allait parti- ciper à cinq débats, mais n\u2019ont toujours pas déterminé le cinquième.Dans une tentative pour forcer une décision rapide, le NPD a fixé une date limite, affirmant qu\u2019il allait considérer les propositions de débat jusqu\u2019à 17 h, le 7 août.Le NPD a aussi précisé que M.Mulcair allait prendre part à un nombre égal de débats en français et en anglais.Cela obligerait cependant M.Harper à participer à deux débats supplémentaires ou M.Mulcair à se retirer d\u2019au moins un débat auquel il a promis d\u2019être présent.La Presse canadienne Abat-jour Illimités LAMP HADE OBTENEZ 20% de rabais sur TOUS nos abat-jour 40% de rabais sur TOUS nos pieds de lampes Présentez ce coupon au moment de I achat Excluant les commandes Aucun ajustement de prix sur les commandes ou achats anterieurs Valide du 1®' août au 31 octobre 2015 \u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.Montreal 4875, Jean-Talon Ouest (514)344-8555 1(866)747-8555 Laval 2267, boul Le Corbusier (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca LEDEWnt (jos&ey - CSoi&ette' tenons^ en^ ùw\u20acntm/*e^ q^encTm, a/ôum&^de^pÂoùM^ ciitic/es^ Imrexiw, sceauæ, w cacAeter^.44ô,\tH4(eitæ^yffofitréal 74eié^Aofi& : ôi4 ^46-4ÿ^0 do/ Tond//ao/ o\u20acfidr\u20acdùd& 70 d 00 w 7(0 d 00 Tey sum£d^ et'dmzoficdey d& 70 d 00 o/ 7ddSO Série d\u2019été POINT D\u2019EAU Peuple d\u2019eau, bordé d\u2019un fleuve, de milliers de lacs et de rivières, les Québécois entretiennent un lien particulier avec les flots qui les entourent.Cet été, nous troquons le Point chaud du lundi pour un Point d\u2019eau, plongeant dans l\u2019univers de personnages uniques.À LIRE TOUS LES LUNDIS DE L\u2019ÉTÉ.A LIRE LUNDI : Le réseau d\u2019aqueduc de Montréal perd le tiers de son eau.Rencontre avec des dépisteurs de fuites.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE LE DEVOIR A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI I'^'^ ET DIMANCHE 2 AOUT 2015 A 5 PORTRAITS NORDIQUES TEXTE : JEAN-BAPTISTE HERVE \u2022 PHOTOGRAPHIES : RENAUD PHILIPPE à Isolés ensemble À Wliapmagoostui et Kuujjuarapik, villages voisins, Cris et Inuits vivent en cohabitation malgré leurs cultures différentes Il existe au Nunavik un lieu où deux villages limitrophes se distinguent par leurs habitants et leur culture respective.Les Cris de Whapmagoostui et les Inuits de Kuujjuarapik cohabitent dans un petit espace confiné à la lisière de la taïga et de la toundra, non loin de la baie d\u2019Hudson.Cet état des choses est unique au Canada.La situation géographique de ces deux peuples est singulière, mais surtout fascinante.Kuujjuarapik, qui signifie «petite grande rivière » en inukti-tut, est le plus méridional de 14 villages nordiques du Nunavik.Whapmagoostui, «rivière du béluga» en cri, est quant à lui le plus septentrional du territoire Eeyou Istchee.La route ne s\u2019y rend pas et mis à part le bateau en été, le seul moyen de s\u2019y déplacer est l\u2019avion.Bien que ces municipalités vivent côte à côte, elles ont chacune leurs façons d\u2019opérer.Du côté cri, les routes sont en gravier, de l\u2019autre, en béton.Les Inuits ont un maire, les Cris, un chef.Au CLSC de Kuujjuarapik, il y a une entrée pour les Cris et une autre pour les Inuits.Deux systèmes, et peut-être deux manières de voir le monde.Un rapide bond dans le temps nous permet d\u2019apprendre que les deux communautés se fréquentent depuis 2800 ans entre Petite rivière de la Baleine et Grande rivière de la Baleine.Ils ont pêché la baleine dans les mêmes cours d\u2019eau, et se sont croisés sur les mêmes territoires de chasse, en prenant soin de se tenir à distance les uns des autres.Leurs relations se sont considérablement modifiées avec l\u2019arrivée des premiers postes de traite de la fourrure la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson (autour de 1750).La présence européenne, canadienne et même américaine a laissé des traces indélébiles sur leur mode de vie au fil des générations.Leurs rapports sont aujourd\u2019hui plus cordiaux.Des membres des communautés crie et inuite se marient, partagent des services et fréquentent les mêmes lieux.Whapmagoostui compte même un club social, qui a ouvert ses portes à une époque où l\u2019endroit était occupé par une base militaire américaine lors de la guerre froide.Il est aujourd\u2019hui un lieu de rassemblement pour les deux communautés, un lieu de rencontre et d\u2019échange avec l\u2019autre.Collaborateur Le Devoir Au Nord, la lumière Ce photoreportage signé Jean-Baptiste Hervé et Renaud Philippe s\u2019est déroulé en mars 2014.Dès leur arrivée sur place, ils ont été frappés par la lumière du Nord «trop crue» et «trop vive» et ses «ciels dramatiques», comme les décrivait le peintre automatiste québécois Fernand Leduc.Mais surtout, ils ont été fascinés par ces hommes, ces femmes et ces enfants du Nord habitant un territoire isolé et vivant au rythme d\u2019une culture méconnue, loin des références sociale et culturelle du Sud.Dans le cadre de ce photoreportage, il y avait une envie de voir, d\u2019observer, de regarder et d\u2019échanger avec les membres de ces communautés.Il y avait un goût de découvrir l\u2019autre.Le choix du noir et blanc pour les portraits en est un esthétique, mais aussi réfléchi.Il permet de mettre l\u2019accent sur les traits du visage sans que l\u2019attention soit détournée par l\u2019effet des couleurs.Il réduit aussi la différence entre les Cris et les Inuits.Les sujets ont été photographiés face à la lumière afin de refléter l\u2019intensité des lieux et l\u2019impact de la lumière nordique sur les gens.1 Lexi-Anne Tookalook-Masty, Métis Au CLSC de Kuujjuarapik, il y a une entrée pour les Cris et une autre pour les Inuits.Deux systèmes, et peut-être deux manières de voir le monde.Myva Niviaxie, Inuit 923 habitants à Whapmagoostui (2014) 696 habitants à Kuujjuarapik (2014) 1128 kiiomètres séparent Montréal de Kuujjuarapik/Whapmagoostui a C\u2019est gênant d\u2019ignorer le nom de ses ancêtres Taamusi Qumaq, chef et grand défenseur de ia cuiture inuit B I A 6 LE DEVOIR LES SAMEDI I 1= ET DIMANCHE 2 AOUT 2015 ACTUALITES BEN CURTIS ASSOCIATED PRESS Des passants et des membres d\u2019une association de nettoyage scrutent la zone où ont été retrouvés les probables débris du vol MH370.La résolution du mystère du vol MH370 approche MAHDIA BENHAMLA SONIA WOLF à Saint-André La résolution du mystère du MH370 de Malaysia Airlines disparu en 2014 est proche.Les autorités malai-siennes en sont convaincues après avoir établi vendredi que le fragment d\u2019aile découvert sur Tîle de la Réunion provient bien d\u2019un Boeing 777.Ce débris long de deux mètres retrouvé mercredi sur une plage de l\u2019île française, dans l\u2019ouest de l\u2019océan Indien, est parti vendredi soir vers Paris via un vol d\u2019Air France (AF671) qui doit atterrir à 04 h 07 GMT samedi, a constaté l\u2019AFP Il sera acheminé dans la journée par la route à Toulouse, «^5-corté par des gendarmes mobiles», selon une source proche du dossier.Là, il sera expertisé à partir de «mercredi après-midi» par un laboratoire dépendant du ministère de la Défense, en présence d\u2019enquêteurs malaisiens, a annoncé vendredi le parquet de Paris.Des morceaux d\u2019une valise marron, retrouvés jeudi à proximité du débris d\u2019avion, seront également expertisés dans un laboratoire de la gendarmerie près de Paris, selon le parquet.Lundi, un des trois magistrats français chargés de l\u2019enquête, un représentant des autorités judiciaires malaisiennes, un autre du Bureau d\u2019enquêtes et d\u2019analyses (BEA), les gendarmes français et des experts malaisiens se réuniront à Paris.La justice française s\u2019est saisie, car 4 des 239 victimes de la catastrophe du 8 mars 2014 sont françaises.Selon une source proche du dossier, les autorités malaisiennes doivent officialiser dans les jours à venir une demande d\u2019entraide judiciaire à la France.Une vaste coopération internationale a été mise en œuvre depuis près d\u2019un an et demi pour tenter de retrouver la trace du MH370, associant notamment la Chine, la Malaisie et les Etats-Unis et l\u2019Australie.Le vice-ministre malaisien des Transports a estimé vendredi qu\u2019un «numéro partiel» sur le débris «confirme qu\u2019il provient d\u2019un avion Boeing 777».«Je crois que nous nous rapprochons de la résolution du mystère du MH370.Cela pourrait être une preuve convaincante que le MH370 s\u2019est abîmé dans l\u2019océan Indien», a ajouté Abdul Aziz Kaprawi.Martin Dolan, directeur du Bureau australien de la sécurité des transports, qui dirige les opérations de recherche du MH370 dans l\u2019océan Indien, s\u2019est de son côté dit «de plus en plus convaincu que les débris sont ceux du MH370».Des experts estiment que le fragment pourrait correspondre à un flaperon de B777, un volet bordant les ailes d\u2019avion que les pilotes actionnent au décollage ou à l\u2019atterrissage.Or aucun accident aérien dans cette région du monde n\u2019a impliqué de Boeing 777.Selon l\u2019océanographe français Joel Sudre, des débris de l\u2019appareil ont pu dériver de l\u2019ouest de l\u2019Australie jusqu\u2019à La Réunion au gré du Courant équatorial sud.Mais le ministre des Transports australien, Warren Truss, a jugé «presque impossible» de retrouver l\u2019épave principale à partir de cet élément.D^autres débris Sur l\u2019île de La Réunion, la mer a rejeté d\u2019autres débris sur la plage où une association de nettoyage a trouvé le fragment d\u2019aile.La zone, qui n\u2019a pas été sécurisée par les enquêteurs, était envahie vendredi par des dizaines de badauds et de journalistes.Plusieurs bouteilles ont notamment été remises aux gendarmes.«Je suis venu ce matin pour voir les équipes de nettoyage et j\u2019ai retrouvé cette bouteille» de détergent, a notamment expliqué Philippe Sidam, président de l\u2019association 3®.«Sur la bouteille, il y a écrit ''Indonesia Jakarta Je me suis dit \"Peut-être que ça fait partie de l\u2019avion \u201d».Agence France-Presse Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Retendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.l-s I / Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com Élections Canada n\u2019est pas assez bilingue, dit le commissaire aux langues officielles MAXIME DENIS LINA DIB / Elections Canada doit faire plus d\u2019efforts pour servir les Canadiens dans les deux langues officielles d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.C\u2019est la conclusion à laquelle arrive le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, dans un rapport publié vendredi.Le rapport tombe à point.C\u2019est dimanche que le premier ministre Stephen Harper doit déclencher la campagne électorale qui enverra les citoyens aux urnes le 19 octobre.Le commissaire Fraser fait neuf recommandations à l\u2019organisme qui administre le scrutin au pays.Le Directeur général des élections (DGF) refuse trois d\u2019entre elles, ce que déplore le commissaire.Parmi les trois recommandations rejetées par le DGF, celle de la mise en œuvre d\u2019un plan pour recruter des directeurs du scrutin et des agents de liaison en région qui soient tous bilingues.A cela, le DGF répond qu\u2019il n\u2019est ni raisonnablement possible ni nécessaire d\u2019exiger le bilinguisme des directeurs du scrutin et des agents de liaison en région.M.Fraser, lui, est convaincu que la loi donne le droit à tous les électeurs de recevoir des services dans la langue officielle de leur choix partout au pays.«J\u2019ai toujours été bien conscient du défi que ça représente pour mobiliser autant de personnes pour travailler une seule journée», a expliqué Graham Fraser en entrevue avec La Presse canadienne vendredi.«Je n\u2019ai pas de mesures pour imposer mes recommandations.Il y a un désaccord entre Élections Canada et moi quant à leur obligation légale.Nous, on ERED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, veut que les directeurs du scrutin et les agents de liaison en région soient tous bilingues.dit que le droit de vote est tellement important que ce service doit être disponible dans les deux langues partout au pays.Élections Canada dit plutôt qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un service qui doit être disponible quand il y a une demande suffisante», a résumé le commissaire.En fin de journée, Michel Roussel, sous-directeur général des élections chez Elections Canada, a confirmé ce «point de désaccord».«C\u2019est un bon rapport qui a fait l\u2019objet d\u2019une bonne recherche.C\u2019est bien fouillé.Nous sommes d\u2019accord avec la grande majorité des recommandations qui ont été faites, a-t-il souligné.S\u2019il y a un désaccord, c\u2019est sur la portée.Nous nous engageons à fournir un service égal, dans les deux langues, là où le nombre le justifie.On préfère prendre des engagements réalistes et qui peuvent être tenus.» Les objectifs de cette vérification menée par le commissaire aux langues officielles étaient de garantir aux électeurs de pouvoir voter dans leur langue, s\u2019assurer qu\u2019il existe un mécanisme permettant de fournir une qualité égale des services en français et en anglais, tenir compte des communautés de langue offi- cielle en situation minoritaire pour l\u2019embauche du personnel électoral et surveiller le rendement des services bilingues dans les bureaux de scrutin.La vérification a été menée au cours de la dernière année et durant les élections partielles du 30 juin 2014 en Ontario et en Alberta.«On s\u2019est rendu compte qu\u2019il n\u2019y avait pas suffisamment d\u2019informations pour les travailleurs, pas suffisamment de compréhension de la loi [sur les langues officielles] de la part des employés, pas suffisamment de reconnaissance du besoin d\u2019évaluer la présence des communautés de langue officielle en situation minoritaire», a résumé le commissaire.Le sous-directeur général aux élections a reconnu que certains électeurs ont pu faire face à çertaines lacunes de la part d\u2019Élections Canada.Elections Canada a affirmé avoir déjà apporté quelques changements, mais précise qu\u2019il faudra attendre après le 19 octobre pour voir d\u2019autres recommandations être mises en place.Les directeurs de scrutin auront désormais des profils sociodémographiques pour leur circonscription, ce qui va leur permettre d\u2019identifier les régions où ils doivent offrir un service de qualité égale dans les deux langues officielles.Ils devront communiquer avec les associations qui représentent les communautés linguistiques minoritaires pour y embaucher des fonctionnaires électoraux.M.Fraser invite les citoyens à déposer une plainte s\u2019ils n\u2019ont pas reçu les services dans la langue officielle de leur choix lors des prochaines élections fédérales.La Presse canadienne MORT DU LION CECIL Walter Palmer a contacté les autorités américaines FARAI MUTSAKA à Harare Les autorités fédérales ont annoncé avoir été contactées par un représentant du dentiste du Minnesota qui a tué le lion Cecil, au Zimbabwe, au début du mois.Le Service américain de la pêche et de la faune a confirmé sur Twitter vendredi qu\u2019un représentant de Walter Palmer l\u2019avait contacté de façon volontaire jeudi, et qu\u2019il était heureux de cette coopération.Un porte-parole a indiqué que le gazouillis était véridique, mais n\u2019a pas voulu commenter davantage.L\u2019agence avait publié un communiqué jeudi, affirmant qu\u2019elle avait tenté de joindre M.Palmer à plusieurs reprises.Elle avait aussi demandé à M.Palmer ou à ses représentants d\u2019entrer en contact avec elle immédiatement.L\u2019agence enquête sur les circonstances ayant mené à la mort du lion Cecil.Dans un gazouillis envoyé vendredi, elle a affirmé que l\u2019enquête était toujours en cours.M.Palmer n\u2019a pas répondu aux nombreux courriels de l\u2019Associated Press.Les tentatives de le joindre par téléphone ont échoué.Demande d^extradition Plus tôt dans la journée, la ministre de l\u2019Environnement, de l\u2019Eau et du Climat du Zimbabwe a annoncé que son gou- vernement réclamait l\u2019extradition de M.Palmer.La ministre Oppah Muchin-guri a précisé que les procédures étaient déjà en marche.Elle espère que leur dénouement permettra à la justice du Zimbabwe de rendre le chasseur américain responsable de ses actes.M.Palmer, un amateur de chasse à l\u2019arc, a décapité et dépecé le lion le plus emblématique de la réserve de Hwange, dans l\u2019ouest du Zimbabwe.Les autorités du Zimbabwe ont décrit M.Palmer comme un «complice d\u2019une chasse illégale», mais n\u2019ont pas spécifié les chefs d\u2019accusation qui pourraient être retenus contre lui.La peine à laquelle l\u2019Américain pourrait faire face s\u2019il est jugé et déclaré coupable demeure donc inconnue.L\u2019ambassade des Etats-Unis au Zimbabwe a déclaré vendredi qu\u2019elle ne commentait pas les dossiers d\u2019extradition.Un traité sur le sujet existe toutefois entre les deux pays.Mardi dernier, Walter Palmer a publié un communiqué dans lequel il assurait qu\u2019il s\u2019était fié à ses guides pour juger de la légalité de cette chasse au lion.Un chasseur professionnel et un propriétaire agricole du Zimbabwe ont déjà été arrêtés dans cette affaire.Associated Press Ottawa bannira les microbilles de plastique Toronto \u2014 Le gouvernement fédéral prépare un règlement pour interdire l\u2019utilisation de microbilles de plastique dans les produits de soins personnels.Ces particules de polymère de synthèse sont utilisées notamment dans les produits cosmétiques, les lotions pour la peau, les dentifrices et les shampooings.Environnement Canada a précisé qu\u2019un examen scientifique approfondi, incluant l\u2019analyse de plus de 130 documents scientifiques et la consultation d\u2019ex- perts, a révélé que la présence de microbilles dans l\u2019environnement pouvait avoir des effets à long terme sur la diversité biologique et les écosystèmes.La ministre du Travail et ministre de la Condition féminine, Kellie Leitch, a déclaré que le gouvernement prévoyait d\u2019ajouter les microbilles à la liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l\u2019environnement Ottawa entend également élaborer un règlement qui interdirait la fabrication, l\u2019importation, la vente et la mise en vente de produits de soins personnels contenant des microbilles destinés à l\u2019exfolia-tion ou au nettoyage.La Presse canadienne Prolongation de l\u2019opération Reassurance en Europe jusqu\u2019en juin 2016 Ottawa \u2014 Le premier ministre Stephen Harper annonce vendredi la prolongation jusqu\u2019en juin 2016 de l\u2019opération Reassurance, qui est la contribution du Canada aux mesures prises par l\u2019Organisation du traité de l\u2019Atlantique Nord (OTAN) en Europe centrale et en Europe de l\u2019Est.Cette opération cherche à fa- voriser la sécurité et la stabilité dans ces régions.Par voie de communiqué, le premier ministre Harper ajoute que cette décision du Canada de prolonger sa contribution est un élément de plus face à ce qu\u2019il qualifie d\u2019agression de la Russie en Ukraine.Le gouvernement du Canada affirme qu\u2019il reconnaît la souveraineté et l\u2019intégrité territoriale de l\u2019Ukraine, mais pas ce qu\u2019il croit être l\u2019occupation illégale par les Russes de la péninsule de la Crimée.Des membres des Forces armées canadiennes se trouvent dans l\u2019est et le centre de l\u2019Europe depuis mai 2014.La Presse canadienne Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514-845-5545 Membre O PQ et R C PO S S Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience me I 514*861 *0630 Vieux-Montréal LE DEVOIR LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE AOUT 2015 A 7 ACTUALITES a neanmoins atteint l\u2019un de ses buts le débat Créer un nouveau pays de réfugiés, une utopie ?L\u2019homme d\u2019affaires Jason Buzi rêve d\u2019un lieu où les êtres humains ayant quitté leur pays se sentiraient chez eux KARL RETTINO-PARAZELLI Imaginez une île sur laquelle s\u2019entasseraient tous les réfugiés de la planète, Syriens, Ukrainiens, et Africains de toutes origines.Un territoire sur lequel cette nouvelle communauté instaurerait sa propre économie, son propre système d\u2019éducation, son propre gouvernement.Un endroit où tous ces êtres humains ayant quitté leur pays en quête d\u2019une vie meilleure se sentiraient à nouveau chez eux.C\u2019est ce que propose, sans rire, l\u2019homme d\u2019affaires de San Francisco Jason Buzi pour régler la crise des réfugiés qui sévit actuellement à travers le monde.Selon la plupart des observateurs interrogés, il s\u2019agit d\u2019un projet farfelu et utopique, qui a néanmoins atteint l\u2019un de ses buts cette semaine : susciter le débat.Le Washington Post a été Le projet\tle premier grand média à .\ts\u2019intéresser sérieusement à tartelu\tinitiative en apparence pas très sérieuse.Et pourtant.Résumé dans un document qui tient en moins de dix pages, le projet Refugee Nation se veut une solution ^\t.imaginative et inusitée à un cette semaine: proMème criant: le nombre de réfugiés et de déplacés à travers le monde a attemt un niveau record de 60 millions de personnes en 2014.Buzi dit vouloir redonner à ces populations le droit d\u2019habiter, d\u2019étudier et de travailler dans un endroit bien à eux, loin des camps de réfugiés aux conditions de vie souvent exécrables.Pour trouver cette nouvelle terre d\u2019accueil, l\u2019homme d\u2019affaires propose de regarder du côté des pays qui accepteraient de céder une partie inhabitée de leur territoire, d\u2019acheter une île ou même d\u2019en construire une nouvelle.«Avec des millions d\u2019hectares de terres faiblement peuplées dans le monde et des dizaines de milliers d\u2019îles inhabitées, il ne manque pas d\u2019espace libre pour accueillir une population de réfugiés équivalente à celle d\u2019un petit pays», soutient Jason Buzi.Pour voir le jour, son projet a besoin d\u2019argent, beaucoup d\u2019argent.Des dizaines de milliards au moins, a-t-il confié au Washington Post.11 espère donc pouvoir compter sur le soutien d\u2019ONG ou de gouvernements, mais surtout sur le portefeuille des plus riches de la planète.11 souhaite également rallier des célébrités et des politiciens à sa cause pour la faire connaître.L\u2019ampleur de la crise actuelle nécessite une solution radicale, conclut Buzi, ajoutant qu\u2019un point de vue extérieur comme le sien est parfois nécessaire pour brasser la cage.«Le statu quo n\u2019est plus acceptable», dit-il.Observateurs perplexes Le projet, d\u2019une simpbcité à la fois intrigante et dérangeante, comporte cependant bien des lacunes, jugent les experts consultés par le Washington Post.Même s\u2019ils saluent généralement le fait que cette idée mette en évidence les failles du système actuel et l\u2019inaction de plusieurs gouvernements occidentaux, les experts des questions migratoires demeurent pour le moins perplexes.Comment ce projet peut-il véritablement voir le jour?Les réfugiés seraient-ils forcés de s\u2019installer dans ce nouveau pays créé de toutes pièces, et en auraient-ils simplement envie?S\u2019agirait-il au final d\u2019une solution servant les réfugiés ou plutôt les pays riches pouvant se dégager de leurs responsabilités?«C\u2019est toujours bon d\u2019avoir de la bonne volonté pour les réfugiés, parce qu\u2019on en manque pas mal, affirme pour sa part la directrice d\u2019Amnistie internationale pour le Canada francophone, Béatrice Vaugrante.Cela dit, je ne pense pas que ce soit une réelle solution.» «Je ne suis vraiment pas certaine que les Syriens, les Soudanais du Sud et les Erythréens veulent se retrouver ensemble sur une île du, Pacifique», ajoute-t-elle, en rappelant que les Etats ont l\u2019obligation légale d\u2019accueillir ces réfugiés.«Les solutions existent et elles sont encore valables.Tout ce qui manque, c\u2019est la volonté politique, poursuit Vaugrante.L\u2019idée d\u2019un Etat qu\u2019on bâtit pour accueillir les réfugiés me semble être une abdication par rapport à notre rôle fondamental d\u2019humain.» Le Devoir L\u2019heure bleue allume le ciel et fait flamber l\u2019eau des rivières et la pierre des montagnes.Eclats de lumière (6) L\u2019heure bleue du Nord MONIQUE DURAND La lumière est au cœur de ce qui fait de nous des humains.Elle est un phénomène physique, mais aussi une construction culturelle.À l\u2019occasion de cette année 2015, décrétée celle de la lumière par l\u2019ONU, plongez dans une série sur divers états de la lumière.Sixième de huit textes.A Myriam Tiersen, envolée dans l\u2019heure bleue le 31 mars dernier.MONIQUE DURAND La lumière qui allait disparaître jetait de Vor, des glacis de rouge, des carmin, des verts acides, des Jaunes ensoleillés.[.] D\u2019un coup Jaillissait le vrai, la vie était visible comme le jour.)) Gabrielle Roy dans La montagne secrète ^ heure bleue n\u2019est pas encore la nuit.C\u2019est l\u2019heure crépusculaire, que certains appellent l\u2019heure ma-f gique ou l\u2019heure divine.Quand le \u2019 feu du jour vient de s\u2019éteindre et que reste dans l\u2019horizon une lumière incandescente bleu-mauve.Elle allume le ciel et fait flamber l\u2019eau des rivières et la pierre des montagnes comme un vaste «feu de rocher», écrit la poète innue Rita Mestokosho, qui vit à Mingan, sur la Côte-Nord.C\u2019est l\u2019heure bleue des ciels du Nord, celle d\u2019où les humains s\u2019élèvent et touchent à ce qui leur semble être un peu d\u2019infini.Moment de rentrée en soi et de contemplation.«L\u2019heure la plus glorieuse», celle qui comble «l\u2019espérance infinie, l\u2019infinie attente des hommes», écrit Gabrielle Roy, écrivaine phare du XX® siècle au Québec et au Canada français, après un voyage à Fort-Chimo (aujourd\u2019hui Kuujjuaq) dans l\u2019Ungava, la partie la plus septentrionale du Québec.Cette heure sans pareille «ouvre des perspectives nouvelles, à l\u2019horizon de la conscience», poursuit-elle dans La montagne secrète.Pour la célèbre écrivaine, née au Manitoba, ces instants du soir sont la métaphore d\u2019un Nord qui sauve les humains d\u2019eux-mêmes et les rapproche des mystères de l\u2019existence, leur fournissant une sorte de réponse aux grandes questions existentielles qui les taraudent depuis que le monde est monde.La vie.La mort.L\u2019amour.La descendance.Sorte de baume jeté sur l\u2019absurdité de notre finitude.Expérience du sublime que cette heure-là, comme les Scènes d\u2019enfant de Schumann ou La petite cantate chantée par Barbara ou A Case of You, par Joni Mitchell, qui nous entraînent dans un ailleurs indéfinissable.«Sublime religieux ou non religieux», pour emprunter à Avril Maddrell, professeure en géographie à l\u2019Université West England de Bristol, qui, elle, parlait des aurores boréales.Nous avons tous, toutes, nos musiques sublimes et nos heures bleues.Pour les uns, conversation avec la profondeur, entre soi et l\u2019univers, pour les autres, lancée vers le divin.Respiration mystique «Je marche à travers les lunes nordiques et les espaces colorés de lichens, écrit encore la poète Mestokosho, je suis un petit souffle parmi cette respiration mystique.» Car c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit : une respiration mys- tique qui baigne les enfiévrés d\u2019heure bleue et ceux qui ont essayé de l\u2019écrire.Pour le philosophe français Michel Hulin, la mystique fait référence à un état modifié de la conscience qui fait en sorte que l\u2019on éprouve, écrit-il, «l\u2019impression de s\u2019éveiller à une réalité plus haute, de vivre par anticipation quelque chose comme un salut».Qui, il existe bien une mystique du Nord, dont l\u2019heure bleue est l\u2019incarnation la plus vive, autrement dit une sorte de dévotion autour de l\u2019idée du Nord, comme il en existe une autour de l\u2019idée du désert ou de la mer.Pas étonnant que cette heure de recommencement du monde soit celle des confidences, la pause propice aux remémorations, aux bilans, aux aveux.C\u2019est souvent le moment que l\u2019on choisit pour prendre l\u2019apéritif, devant la sphère en fusion qui descend dans l\u2019horizon.Moment de coude-à-coude des contemplateurs de la beauté, des assoiffés de la grâce.Qn trinque à la vie, à l\u2019amour ! Comme le bon vin, l\u2019heure bleue est faite pour être partagée.Parfois en silence.Derrière l\u2019hôtel Royal Schefferville.Ville minière sur la frange du 55® parallèle au nord du Québec.Y vivent une majorité d\u2019autochtones, des Innus et des Naskapis, et une poignée d\u2019autres pour un total d\u2019environ 1000 personnes.Schefferville est un désert d\u2019épinettes rabougries et de pierre, troué de lacs et de rivières.C\u2019est en cette contrée que se séparent les eaux, non pas en deux, mais en quatre, coulant à l\u2019ouest vers la baie d\u2019Hudson, à l\u2019est vers l\u2019Atlantique, au nord vers la baie d\u2019Ungava, et au sud vers le golfe du Saint-Laurent.Comme les quatre parties d\u2019un vaste cœur formé par la péninsule du Labrador.Là, à la tombée du jour, derrière l\u2019hôtel Royal, les hommes, les femmes et les enfants se rassemblent, toutes affaires cessantes, pour voir tomber le soleil à l\u2019heure bleue.Quand il fait froid, certains restent dans leur véhicule, qu\u2019ils placent droit devant la boule de feu.Ils stoppent les moteurs de leur motoneige ou de leur quatre-roues.Ils arrêtent tout, pour regarder, juste pour sentir ce lieu presque hors du monde, planté au centre des ondes minérales et des confluents liquides dégageant une tita-nesque énergie.Là, en ces instants bleutés, ils ont le sentiment que le temps s\u2019arrête.Qu\u2019il cesse de fuir.Ils le tiennent dans leurs mains.Moment de présence sans pareil, les deux pieds bien plantés dans la poussière d\u2019éternité.Des rituels du soleil couchant ont lieu un peu partout dans le monde.Et les heures bleues n\u2019adviennent pas seulement au Nord.Elles sont parfois rose, mauve, rouge, mettant ceux et celles qui les vivent dans un «état d\u2019anesthésie étrange», avait écrit le journaliste et écrivain Henry de Puyjalon, il y a plus d\u2019un siècle.L\u2019histoire de cet homme, qui allait devenir une figure importante de la Côte-Nord, est étonnante.Né dans une famille noble de France, il avait fréquenté le milieu des cabarets parisiens.Qn raconte qu\u2019il fut l\u2019un des fondateurs du mythique Chat Noir, dans Montmartre.Un jour, il a une sorte de révélation : il décide de s\u2019installer dans le nord du Québec avec son épouse.En 1894, dans ses Récits du Labrador, il écrit: «Près du monde, j\u2019appartiens au scepticisme le plus hideux; loin de lui, tous mes doutes se dissipent et je deviens d\u2019une candeur qui vous toucherait, s\u2019il vous était possible d\u2019en sonder la profondeur.» Devenir un autre soi-même, plus libre peut-être, voilà ce qu\u2019il était venu assouvir dans son exil de vent, de neige et de glace, au pays de l\u2019heure bleue.Elle « absorbe tout ce qui pourrait être laid», avait écrit l\u2019alpiniste français Frison-Roche à propos de l\u2019heure crépusculaire, en 1966, de retour d\u2019une expédition au nord du Canada.Elle Iqve de tout.Réduit les aspérités du paysage.Egalise l\u2019âme des humains.«La lumière qui allait disparaître, dit encore Gabrielle Roy dans La montagne secrète, jetait de l\u2019or, des glacis de rouge, des carmin, des verts acides, des jaunes ensoleillés.[.] D\u2019un coup jaillissait le vrai, la vie était visible comme le jour.» L\u2019heure bleue permet de voir ce qui «est invisible pour les yeux», selon l\u2019expression bien connue du Petit Prince de Saint-Exupéry.Elle semble rapprocher de la vérité, de sa vérité à soi.« Je suis aveugle / Pourtant, fai vu», écrit Joséphine Bacon, une autre poète innue, née à Pessamit sur la Côte-Nord.C\u2019est l\u2019heure bleue.Celle qui pourrait être la dernière, disent parfois ceux et celles qui l\u2019éprouvent.Ils seraient prêts, là, le regard vissé dans l\u2019horizon de saphir, à s\u2019envoler.Annulés dans l\u2019instant et dans ce territoire abstrait qui ressemble peut-être au paradis des croyants.Peut-être aussi au néant ou à l\u2019outre-vie des non-croyants.Collaboratrice Le Devoir Série d\u2019été LA LECTURE D\u2019ÉTÉ QUI A CHANGÉ MA VIE À l\u2019invitation du Devoir, près de 200 lecteurs ont partagé, en peu de mots, le souvenir d\u2019une lecture d\u2019été marquante, bouleversante.Six textes ont été retenus, qui seront illustrés par autant d\u2019illustrateurs de renom.À LIRE TOUS LES LUNDIS DE L\u2019ÉTÉ.A LIRE LUNDI : Le huitième art à travers la lentille de Robert Doisneau.Illustré par Iris.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE LE DEVOIR A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE AOUT 2015 ACTUALITES EBOLA SUITE DE LA PAGE 1 quée, c\u2019est le couronnement de 15 ans de travail.C\u2019est extrêmement gratifiant.» La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, a quant à elle félicité le «travail accompli par les scientifiques de l\u2019Agence de la santé publique du Canada qui a mené à la mise au point du vaccin ».Les essais cliniques fonctionnaient sur le principe de la vaccination «en ceinture».L\u2019hypothèse de base étant qu\u2019en vaccinant les cercles de personnes en contact avec un sujet infecté, une «ceinture de protection » est ainsi créée, a indiqué le Norvégien John-Arne Rottingen, président du groupe de pilotage de l\u2019étude.Les participants à l\u2019étude étaient séparés en deux groupes: 4123 personnes tirées au sort ont reçu le vaccin immédiatement après avoir été en contact avec une personne infectée par le virus Ebola.Les autres 3528 ont reçu le vaccin 21 jours plus tard, pour pouvoir comparer la réponse immunitaire des deux catégories.Nombre de doses Toutes les personnes à risque sont dorénavant autorisées à recevoir le vaccin immédiatement, a précisé l\u2019OMS, sans qu\u2019une campagne de vaccination massive soit prévue.Le VSV-ZEBOV sera plutôt utilisé selon cette méthode de vaccination en ceinture dans les zones touchées, ainsi qu\u2019administré aux travailleurs de première ligne.Le nombre de doses disponibles reste encore inconnu.Merck, la compagnie pharmaceutique responsable de développer et de commercialiser le vaccin s\u2019est limitée à réitérer par voie de communiqué vendredi son engagement à «accélérer le développement, la production et, si homologué, la distribution du vaccin».«C\u2019est le nerf de la guerre, j\u2019aimerais tellement savoir où en est la production », s\u2019est exclamé Marc Eorget au bout du fd dans la ville de Conakry.MSE souhaite pouvoir utiliser le vaccin le plus vite possible, en l\u2019inoculant plus largement autour des personnes infectées, soit «aux contacts des contacts», comme l\u2019a expliqué le coordonnateur pour la Guinée.Ce médecin québécois se garde toutefois de tout triomphalisme.«C\u2019est comme si nous venions de recruter un joueur étoile très très prometteur dans notre équipe, mais tous les autres piliers doivent être réunis pour enrayer la maladie», illustre le médecin.Le vaccin sera donc un «un outil supplémentaire».Toutes les personnes à risque sont dorénavant autorisées à recevoir le vaccin en plus de la surveillance et des traitements améliorés.Après l\u2019urgence d\u2019installer et de coordonner les centres de traitement débordants, la situation exige maintenant de minutieuses enquêtes pour retracer les chaînes de transmission.Aussitôt qu\u2019un cas d\u2019Ebola est confirmé, il faut trouver toutes les personnes susceptibles d\u2019avoir été contaminées, un véritable casse-tête dans certains cas.11 rapporte l\u2019exemple d\u2019un jeune étudiant en médecine, aujourd\u2019hui décédé, entré en contact avec au moins une centaine de personnes.L\u2019homme s\u2019est déplacé dans la capitale guinéenne en taxi et en transport en commun, en plus de passer par plusieurs départements d\u2019un hôpital avant d\u2019être diagnostiqué et transféré au centre de traitement.Le spectre du retour à la case départ n\u2019est jamais loin, mais «le piège se referme sur le virus, les dernières chaînes sont en train d\u2019être \u201cencapsulées\u201d», dit M.Eorget.Ainsi, il a été possible de remonter le cours de la contamination dans 21 des 22 nouveaux cas confirmés en Guinée la semaine dernière.«Je me garde de crier victoire, car l\u2019an dernier à pareille date l\u2019optimisme régnait, avant que l\u2019épidémie ne re- prenne de plus belle», tempère-t-il systématiquement.Après 16 mois de lutte contre le virus meurtrier, «les Guinéens n\u2019en peuvent plus d\u2019Ebola», soupire-t-il.L\u2019annonce des résultats vendredi constitue tout de même « une poussée supplémentaire pour voir la lumière au bout du tunnel», selon lui.11 300 morts 11 faut dire que les systèmes de santé ont été sérieusement désorganisés par l\u2019épidémie dans la région.Au moins 500 professionnels de la santé en sont morts, selon les chiffres compilés par l\u2019OMS.«Jusqu\u2019à 10% des victimes étaient des travailleurs de la santé.Dans des pays où les systèmes de santé étaient déjà hypothéqués, ces victimes représentent une grande partie du personnel médical qualifié», souligne M.Eorget.Plusieurs personnes craindraient en outre de se rendre dans les hôpitaux pour soigner d\u2019autres maladies, devenant des victimes collatérales de l\u2019épidémie.La plus grave épidémie depuis l\u2019identification du virus a fait à ce jour près de 28 000 cas recensés, et au moins de 11 300 morts en Afrique de l\u2019Ouest, concentrés dans trois pays principaux : la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia.Avec l\u2019Agence France-Presse et La Presse canadienne Le Devoir Safety B YOUSSOUF BAH ASSOCIATED PRESS Un Guinéen recevant un vaccin contre i\u2019Eboia en mars 2015, à Conakry.Le vaccin VSV-ZEBOV, déveioppé au Canada, a pu être testé sur ie terrain en Guinée en un temps record \u2014 moins d\u2019un an \u2014 aiors qu\u2019ii faut généraiement près de dix ans pour qu\u2019un vaccin arrive à ce stade de déveioppement MAJDI MOHAMMED ASSOCIATED PRESS Des Paiestiniens en coière ont enterré à Douma vendredi un bambin de 18 mois tué dans une attaque qui fait craindre une nouveiie flambée de violence.PALESTINE SUITE DE LA PAGE 1 Vendredi à l\u2019aube, des hommes masqués, présentés par les Palestiniens comme des colons, ont jeté des cocktails Molotov par les fenêtres ouvertes de deux maisons, dont celle des Dawabcheh, dans le village de Douma près de Na-plouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon des sources palestiniennes et israéliennes.Ils ont ensuite pris la fuite vers une colonie voisine, d\u2019après la radio israélienne.Le bébé a péri dans l\u2019attaque, alors que sa mère Ri-ham, 26 ans, son père Saad et son frère Ahmed, quatre ans, se débattaient entre la vie et la mort dans un hôpital israélien, selon des médecins.Un quatrième blessé, une fdlette selon certaines sources, était également hospitalisé.Eait exceptionnel, M.Nétanyahou et le président israélien, Reuven Rivlin, leur ont rendu vi-sitç à l\u2019hôpital dans l\u2019après-midi.A Douma, il ne restait plus de la maison des Dawabcheh que les murs en béton, l\u2019intérieur n\u2019étant qu\u2019un vaste tas de débris carbonisés.Ici ou là restaient des photos de la famille, dont celles du bébé, rongées par les flammes, ainsi que quelques affaires, dont un biberon.À l\u2019extérieur, des graffitis en hébreu barraient encore les murs.«Vengeance» et «Le prix à payer», proclamaient-ils, deux jours après que les autorités israéliennes eurent détruit deux maisons en construction dans une colonie plus au sud.Des milliers de Palestiniens, dont le premier ministre Rami Hamdallah, ont participé aux funérailles du bébé, «héros martyr» dont le corps enveloppé dans un drapeau palestinien a été porté à bout de bras.Depuis des années, des activistes de l\u2019extrême droite israélienne ou des colons se livrent, sous le slogan du «prix à payer», à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens et des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même des soldats israéliens.La très grande majorité de ces agressions sont restées impunies.Mais l\u2019attaque de vendredi a suscité une émotion particulièrement vive avec des appels israéliens sur les réseaux sociaux à manifester samedi contre la violence.Le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, a même qualifié les assaillants de «terroristes juijs».Les condamnations israéliennes n\u2019ont néanmoins pas convaincu la direction palestinienne.«On ne peut dissocier cette attaque barbare» d\u2019un «gouvernement qui représente une coalition pour la colonisation et l\u2019apartheid», a dit Saëb Erakat, numéro deux de l\u2019Organisation de libération de la Palestine (OLP).Selon La paix maintenant, une ONG israélienne anticolonisation, ces «agressions de la part des colons sont devenues une véritable épidémie», notamment du fait de «l\u2019indulgence du gouvernement».Plaintes sans suite En mai, l\u2019organisation israélienne Yesh Din estimait que 85,3 % des plaintes de Palestiniens après des attaques de colons étaient classées sans suite et que seulement 7,4% des plaintes conduisaient à des poursuites, dont un tiers débouchait sur une condamnation.Le mouvement islamiste Hamas, bête noire d\u2019Israël, a promis «une punition à la hauteur de ce crime» qui «fait des soldats de l\u2019occupant et des colons des cibles légitimes partout».Alors que Washington a dénoncé une «brutale attaque terroriste», Paris s\u2019est dit «indigné» par «cet acte ignoble».Le secrétaire général de l\u2019ONU, Ban Ki-moon, a critiqué le gouvernement israélien pour son «incapacité persistante à faire cesser l\u2019impunité» dont bénéficient les colons qui s\u2019attaquent aux Palestiniens.Agence France-Presse NUNAVIK SUITE DE LA PAGE 1 quelque 27 000 kilomètres carrés \u2014 l\u2019équivalent de la surface de la Belgique \u2014, à l\u2019est de la petite communauté d\u2019Umiujaq, au J)ord de la baie d\u2019Hudson.À la demande des communautés crie et inuite, toutes deux impliquées dans la gestion du parc, le bassin de la rivière Nastapoka est désormais inclus dans le parc.La rivière, un jour convoitée par Hydro-Québec, ne pourra donc plus être harnachée.Et les bélugas pourront continuer à venir muer dans les eaux saumâtres de son estuaire.En cri, Nastapoka signifié «là où quelqu\u2019un a trouvé un caribou tué par les rapides».Les Inuits avaient pour leur part baptisé la rivière Partir-tuuq, soit, en inuktitut, «là où on retrouve une grande quantité d\u2019os à moelle».Par beau temps, l\u2019estuaire de la rivière Nastapoka est un endroit saisissant à voir, alors que la vapeur de l\u2019eau forme un arc-en-ciel au-dessus du paysage.N\u2019eussent été les nuées de mouches qui nous assaillent lorsqu\u2019on s\u2019aventure à l\u2019intérieur des terres, la chute, qui se décline abruptement sur 35 mètres, avec sa plage de sable en contrebas, est sans doute l\u2019un des plus beaux paysages jamais vus.«Plusieurs membres de la communauté nous ont dit être nés à cet endroit», dit Véronique Nadeau, responsable à la conservation et à l\u2019éducation pour les parcs nationaux du Québec au Nunavik.Alicia Ara-gutak est la jeune et dynamique directrice du parc, dont le nom de famille signifie préci-sémçnt «arc-en-ciel» en inuktitut.À notre gauche, elle montre un vaste terrain plat.«Les aînés nous disent qu\u2019ils venaient jouer au soccer ici», dit-elle.Des phoques d\u2019eau douce Plus à l\u2019est, à l\u2019intérieur des terres, aux environs des lacs des Loups-Marins, le parc abrite entre autres une population animale unique au monde de phoques d\u2019eau douce, une sous-espèce du phoque commun.«L\u2019hypothèse de leur présence dans ces eaux douces propose que des phoques de la population originellement marine auraient pénétré dans les terres grâce à l\u2019in- cursion de la mer de Tyrrell [mer postglaciaire ayant suivi le retrait du glacier], puis ils auraient été emprisonnés dans le bassin des lacs des Loups-Marins à la suite du retrait des eaux, il y a de 8000 à 3000 ans», nous dit la SEPAQ à ce sujet.Pris au piège, en quelque sorte, en eau douce, le phoque se serait progressivement adapté à son habitat, se nourrissant désormais d\u2019omble de fontaine, de touladi et de corégone.Son pelage est plus foncé, son crâne plus large et plat que celui du phoque commun.Au printemps dernier, une équipe de Pêches et Océans a bré une cinquantaine de têtes de ce troupeau unique au monde, mais on croit que leur population compte entre 50 et 600 individus.Récemment, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a déclaré cette population en voie de disparition.Un plan de rétablissement doit être mis sur pied.Autre rareté de la région, le chert, cette pierre utilisée depuis l\u2019ère prédorsétienne, il y a Les parcs du Nunavik demeurent encore très peu fréquentés dénom 4000 ans, pour fabriquer de petits outils, bifaces, grattoirs, ra-cloirs et pointes.Des recherches archéologiques ont démontré que des outils fabriqués dans cette pierre avaient circulé ailleurs au Québec et au Canada.Dans un autre secteur du lac, l\u2019impact d\u2019une double météorite a créé jadis le bassin du lac à l\u2019Eau Claire, le deuxième plus grand lac naturel du Québec.Lors de notre passage, une équipe du parc s\u2019affairait à nettoyer les sites laissés par les pourvoiries qui accueillaient autrefois les voyages de chasse d\u2019une clientèle principalement américaine, avant que le gouvernement ne rachète leurs terres, comme il a racheté ce qu\u2019il restait de daims miniers sur le territoire du parc.Barils d\u2019essence abandonnés, dépotoirs, eaux grises sont déplacés pour permettre un meilleur aménagement du site.Au départ, les Inuits étaient un peu frileux à l\u2019idée de recevoir des touristes dans un territoire qu\u2019ils occupent des millénaires.«Le tourisme est une notion nouvelle pour eux», explique Michel Haarc-Moris-sette, qui travaille comme guide pour le parc.«Mais je crois que le parc est une bonne idée», reconnaissent plusieurs aînés du village, dont Charlie Tooktoo, le leader spirituel de la communauté anglicane d\u2019Umiujaq.Cette formule a l\u2019avantage de protéger ce territoire des développements miniers et des barrages hydroélectriques.Le mot «Tursujuq» désigne en inuktitut «le goulet», par lequel l\u2019eau de la baie d\u2019Hudson se mélange à l\u2019eau du lac Guillaume Delisle, récemment rebaptisé Tasiujaq, soit «presque-lac», en inuktitut.Le parc Tursujuq est le dernier-né d\u2019une série de parcs nationaux créés par le gouvernement du Québec au nord du 55® parallèle.Cent visiteurs C\u2019est aussi le plus accessible puisqu\u2019on peut s\u2019y rendre en voiture, voire à pied, à partir du village d\u2019Umiujaq, qu\u2019on ne gagne par ailleurs qu\u2019en avion.C\u2019est le troisième parc créé au Nunavik par le gouvernement du Québec depuis 10 ans.Le parc Pingualuit, tout au nord du Québec, où l\u2019on trouve l\u2019un des cratères météoriques les plus jeunes et les mieux conservés au monde, a vu le jour en 2004.Le parc Kuurur-juaq, où coule la rivière Koroc, a quant à lui été créé près de la baie d\u2019Ungava en 2009.Le ministère des Eorêts, de la Eaune et des Parcs projette également la création du parc de la baie aux Peuilles et celui d\u2019Ullitaniujallk, autour de la rivière George, qui devrait entre autres protéger une partie de l\u2019habitat du troupeau de caribous de la rivière aux Peuilles, qui a subi un déclin important depuis quelques années.Mais les parcs du Nunavik demeurent très peu fréquentés, si l\u2019on considère l\u2019étendue du territoire qu\u2019ils couvrent.Dans une entrevue au Nunatsiaq news, le quotidien en ligne du Nunavik, la directrice du marketing du parc, Stéphanie Rivest, disait vouloir populariser ces destinations, entre autres auprès des habitants du Nunavik.Tout immenses qu\u2019ils soient, les parcs du Nunavik ne reçoivent en effet chacun qu\u2019une centaine de visiteurs par année.Ce reportage a été réalisé grâce au soutien de Parcs Nunavik Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.