Le devoir, 25 juillet 2015, Cahier B
[" Idées L\u2019inculture urbanistique et architecturale de Montréal Page b 5 Énergie Hautes tensions entre Québec et Terre-Neuve Page b 3 Dipiomatie Obama et l\u2019Atrique : histoire d\u2019une déception Page b 2 PERSPECTIVES CAHIER B .LE DEVOIR LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUILLET 2015 La course à la Maison-Blanche Le dilemme des démocrates « T J: Les congrès des deux grands partis politiques des Etats-Unis n\u2019interviendront pas avant l\u2019été prochain et le scrutin présidentiel, pas avant le 8 novembre 2016, mais la course à la Maison-Blanche bat son plein.Dans le camp démocrate, Hillary Clinton écrase ses rivaux déclarés, mais pour inexorable qu\u2019elle semble être à ce stade, sa marche vers l\u2019investiture reste fragile.Enquête du Devoir.Samedi prochain: le camp républicain.MARIE-CHRISTINE BONZOM à Washington e n\u2019ai violé aucune loi, les Américains devraient me faire confiance.» Prononcés par n\u2019importe quel, candidat à la présidence des Etats-Unis, ces propos signaleraient une campagne en perdition.Prononcés par Hillary Clinton, dans son premier entretien de candidate à une télévision nationale le 8 juillet, ils reflètent au moins une campagne en difficulté.Blindée par l\u2019aura d\u2019inexorabilité de sa victoire ultime, Hillary Clinton peut résister à des vents contraires qui abattraient d\u2019autres prétendants.Mais «un nuage plane sur sa candidature avec la question de sa fiabilité», selon Jules Wit-cover, spécialiste de la politique américaine et auteur de Party of the People: a History of the Democrats (Random House, 2003).Chez les Américains, 57% trouvent Hillary Clinton «pas honnête ni digne de confiance ».Depuis des mois, scandales et controverses ont soulevé le doute sur sa transparence, un critère essentiel aux yeux des électeurs.Parmi les sources de polémique : son usage exclusif d\u2019un système de courriel pei;sonnel quand elle dirigeait la diplomatie des Etats-Unis, les dons à la Eondation Clinton de gouvernements discutables en matière de droits de l\u2019a personne, l\u2019attentat de Benghazi qui tua son ambassadeur en Libye le 11 septembre 2012, la déconfiture de ce pays après le renversement du colonel Kadhafi pourtant cité,comme l\u2019une des réussites de la secrétaire d\u2019Etat, la crise en Syrie largement, ignorée et l\u2019émergence de l\u2019organisation dite Etat Islamique sous son mandat, ou encore les tensions entre la candidate et les médias qui déplorent son goût pour le secret et son manque de disponibilité.Tous ces boulets entraînent les opinions favorables envers Hillary Clinton à leur plus bas niveau depuis avril 2008, date à laquelle elle bataillait avec Barack Obama pour l\u2019investiture démocrate en vue de l\u2019élection présidentielle.Son déficit de confiance commence à entamer son statut de tête de file inéluctable du camp cjémocrate.Dans des sondages menés dans des Etats indécis importants et publiés mercredi, Hillary Clinton est, pour la première fois, battue par trois des candidats républicains les plus en vue.Dans ces Etats, 55 à 69% des électeurs expriment leur méfiance envers elle.Hésitations Hillary Clinton a toujours eu une vulnérabilité du côté de la confiance auprès de ses compatriotes.Comme, durant sa période de première dame des Etats-Unis, elle attribue le problème à un «barrage d\u2019attaques des républicains» contre elle.Mais cette explication ne suffit pas.«Dans le grand public, il n\u2019y a pas de désir impérieux de la voir s\u2019élever jusqu\u2019à la présidence, il n\u2019y a pas de confiance en elle, d\u2019estime ni d\u2019affection pour elle, il lui manque un vrai rapport avec l\u2019électorat», indique Jules Witcover, avant d\u2019ajouter: «Sa campagne est hésitante.» Néanmoins, Hillary Clinton reste l\u2019un des çandidats les plus dominants de l\u2019histoire des Etats-Unis à la Maison-Blanche.D\u2019après la moyenne des sondages effectués entre les 9 et 21 juillet chez les électeurs de tendance démocrate, elle écrase ses rivaux déclarés pour l\u2019investiture : le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, l\u2019ancien sénateur de Virginie Jim Webb, l\u2019ancien gouverneur du Maryland Martin O\u2019Malley et l\u2019ancien gouverneur du Rhode Island Lincoln Chafee.Elle devance de plus de 40% Bernie Sanders dans les intentions de vote aux primaires et de 55 à 57 % les trois autres candidats.Elle écrase aussi ses rivaux financièrement.Plus de 45 millions ont été collectés au premier trimestre de sa campagne, un record qui oblitère le précédent établi par Barack Obama en 2011.Sept ans après sa première campagne présidentielle, Hillary Clinton est e,ncorç plus qualifiée pour le poste de chef d\u2019Etat.A son expérience de première dame des Etats-Unis et de JEWEL SAMAD AGENCE ERANCE-PRESSE Dans la course à la Maison-Blanche, aucun démocrate déclaré ne peut rivaliser avec Hillary Clinton.asénatrice de l\u2019État de New York s\u2019ajoute celle de ministre des Affaires étrangères.« Qui plus est, elle entame sa campagne mieux préparée et, franchement, avec derrière elle un parti mieux préparé à la suivre», pense Simon Serfaty, politologue à l\u2019Université Old Dominion de Norfolk en Virginie.Mais l\u2019expérience n\u2019est pas tout comme la première élection de Barack Obama.Hillary Clinton va devoir sortir de sa réserve, souvent interprétée comme de l\u2019arrogance ou du louvoiement, pour définir une vision claire et enthousiasmante de ce que sa présidence apporterait.Le vent porteur Outre son expérience et sa notoriété plané- taire, ses meilleurs atouts dans cette campagne sont son sexe et ses rivaux.«Elle bénéficie d\u2019un puissant vent porteur, celui des élec-trices qui veulent une femme pour président», explique Jules Witcover.«Elle bénéficie de la faiblesse de ses adversaires », dit Simon Serfaty.«Hillary semble inévitable, car il n\u2019y a aucun autre démocrate qui se soit déclaré et puisse vraiment rivaliser avec elle», concourt H.W.Brands, un professeur de l\u2019Université du Texas que Barack Obama invite depuis 2009 pour des dîners privés avec d\u2019autres historiens de la présidence américaine.VOIR PAGE B 2 : DÉMOCRATES La candidate la plus dominante de l\u2019iiistoire «Difficile de trouver quelqu\u2019un qui ait dominé si tôt dans la course, note Jules Witcover, auteur de Party of the People.Il y aurait peut-être Edmund Muskie en 1972.» Ce sénateur du Maine était le grand favori des démocrates face au président Nixon, mais bien qu\u2019ayant remporté les caucus d\u2019Iowa et la primaire du New Hampshire, sa campagne s\u2019effondra vite.«Muskie ne parvint jamais à définir ses objec-tijs ni à articuler les raisons pour lesquelles il briguait la présidence.» L\u2019historien H W.Brands estime qu\u2019il est «inhabituel de voir un candidat dominer les autres comme Hillary Clinton, surtout dans une élection ouverte comme celle-ci, dans laquelle le président en exercice ne peut se présenter».L\u2019auteur du succès de vente Reagan : the Life (Doubleday, 2015) mentionne néanmoins deux grandes figures.« Ulysses Grant, le géné- ral de Lincoln victorieux sur la Confédération sudiste que les républicains avaient prié d\u2019accepter l\u2019investiture en 1868 et qui devint un tel favori qu\u2019il étouffa toute concurrence; et puis Eisenhower, autre général victorieux dont la domination fut écrasante dès son entrée en lice en 1952.» Pour Simon Serfaty, politologue à l\u2019Université Old Dominion de Norfolk et auteur A\u2019Un monde nouveau en manque d\u2019Amérique (Odile Jacob, 2014), «l\u2019exemple le plus récent d\u2019un candidat démocrate \u201cinévitablement\u201d destiné à recevoir l\u2019investiture de son parti n\u2019est autre, mis à part les présidents sortants, qu\u2019Hillary Clinton en 2008».Avant les primaires, aucun expert américain n\u2019avait en effet entrevu la fragilité d\u2019Hillary Clinton face à Barack Obama, véritable «personnage de roman », selon M.Serfaty.IŒPLER-452B La plus proche cousine de la Terre?Elle répond au doux nom Kepler-452b, et c\u2019est la cousine la plus proche de la Terre connue à ce jour.Cousine encore éloignée, certes, puisque 1400 années-lumière nous séparent.Comme la Terre, c\u2019est une planète « Bou-cles d\u2019or», située pile à la bonne distance de son étoile, dans une zone ni trop chaude, ni trop froide pour que de l\u2019eau à l\u2019état liquide puisse exister à la surface.Elle est la première du même ordre de grandeur que la Terre \u2014 mais tout de même de 60% plus grosse \u2014 à se situer dans cette zone « habitable » autour d\u2019une étoile du même type («G2», selon la classification astronomique) que notre Soleil.Par rapport aux milliers d\u2019exoplanètes connues, Ke-pler-452b a donc ceci d\u2019exceptionnel : elle combine trois cri-tères majeurs de ressemblance à la Terre \u2014 la taille, la distance par rapport à son étoile et la nature de cette étoile.C\u2019est le télescope chasseur d\u2019exoplanètes Kepler, en orbite autour du Soleil, qui l\u2019a dégotée au fin fond de la Voie lactée, dans la constellation du cygne, a annoncé la NASA le jeudi 23 juillet.Rocheuse ?Bien que sa masse et sa composition ne soient pas encore déterminées, les recherches précédentes suggèrent que les planètes de cette taille ont de bonnes chances d\u2019être rocheuses.L\u2019orbite de Kepler-452b dure 385 jours, la planète étant de 5 % plus éloignée de son étoile, Kepler-452, que la Terre l\u2019est du Soleil.L\u2019étoile en question est une ancêtre du Soleil, vieille de 6 milliards d\u2019années, soit 1,5 milliard d\u2019années de plus que lui.Les deux astres ont la même température, mais Kepler-452 est de 20% plus brillante et de 10% plus large que le Soleil.La découverte de Kepler 452b «permet de progresser pour savoir combien de planètes habitables pourraient exister» dans notre galaxie, a expliqué Joseph Twicken, responsable scientifique de la mission Kepler, lors d\u2019une conférence de presse jeudi.«Il est ô combien inspirant de penser que cette planète a passé 6 milliards d\u2019années dans la zone habitable de cette planète, plus longtemps que notre Terre, a ajouté Jon Jenkins, chef analyste de la mission Kepler.C\u2019est une chance substantielle pour que la vie se développe, si tant est que les ingrédients nécessaires soient réunis.» Depuis 2009 Lancé en 2009, le satellite Kepler est équipé d\u2019un capteur de 95 millions de pixels qui surveille la brillance des étoiles.Si elle diminue, il est probable qu\u2019une planète soit passée devant l\u2019étoile.Ce scintillement est infime, détaille l\u2019agence spatiale, «c\u2019est comme mesurer la baisse de luminosité d\u2019un phare de voiture quand une mouche passe devant».Si cette baisse de luminosité se répète à intervalles réguliers, la NASA a la confirmation qu\u2019il VOIR PAGE B 3 : PLANÈTE B 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUILLET 2015 PERSPECTIVES DIPLOMATIE Barack Obama et l\u2019AMque, histoire d\u2019une déception JEAN-PHILIPPE REMY à Johannesburg Ce jour-là, pour son premier discours en terre d\u2019Afrique, Barack Obama avait promis de changer le monde.C\u2019était le 4 juin 2009, au Caire.Le nouveau président américain, portant le nom d\u2019un père kenyan, n\u2019était entré en fonction que depuis quelques mois à la Maison-Blanche.Il arrivait à présent sur le continent de ses ancêtres pour annoncer un «nouveau départ», en forme de réconciliation entre les Etats-Unis et une partie de la planète.Et il le faisait depuis la grande Université al-Azhar, «phare de l\u2019érudition musulmane», selon ses mots, et orteil du continent africain.Certes, il ne s\u2019agissait que d\u2019un discours prononcé en Afrique, et non d\u2019un discours sur l\u2019Afrique.Son objet était de promettre la fin du cycle des guerres de l\u2019Amérique (Irak, Afghanistan, mais aussi Afrique, par ricochet) engagées par son prédécesseur.George W.Bush, tout en tendant la main au vaste «monde de l\u2019islam ».Mais ce n\u2019est pas seulement à Bagdad qu\u2019on l\u2019avait entendu, et pris au sérieux.A Mogadiscio, en Somalie, par exemple, on suivait chaque phrase en direct, à la télévision, avec un mélange d\u2019étonnement et d\u2019émotion.Il semblait que, ce jour-là, un homme providentiel venait d\u2019offrir plus qu\u2019une Fax Americana au monde.Comme si le président Obama, en raison de ses origines, était le seul dirigeant de la première puissance mondiale capable de changer les règles du jeu à l\u2019échelle planétaire, et d\u2019instaurer de nouvelles lignes d\u2019entente.Trop occupé ailleurs Il y avait tout à coup de la fraternité, au meilleur sens du terme, dans l\u2019air des relations internationales, et cela ne pouvait qu\u2019inclure l\u2019Afrique.A deux reprises, dans sa jeunesse, Barack Obama avait voyagé au Kenya, à la découverte du pays de son père.Il s\u2019y était senti parmi les siens.Son livre Les rêves de mon père (Presses de la Cité, 2008) en témoigne avec précision.Tout y est : la question raciale, l\u2019Afrique, le télescopage des identités et le sentiment de révolte devant les injustices.Tout cela vu par un jeune homme à l\u2019intelligence acérée.Après son élection, tout un continent a donc commencé à attendre l\u2019auteur de ce livre délicat et déchirant.En fait, il n\u2019est jamais venu.Certes, le président Obama est revenu en Afrique.La première fois, c\u2019était quelques mois seulement après le discours du Caire, déjà oublié.Une escale d\u2019à peine vingt-quatre heures au Ghana.Eloquent, toujours, Barack Obama y affirmait, devant le Parlement: «Je ne vois pas les pays et les peuples d\u2019Afrique comme des mondes lointains.Je vois l\u2019Afrique comme partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire de l\u2019Amérique dans la perspective du monde que nous voulons pour nos enfants.» Après cette envolée : rien.Il avait fallu plus de trois ans pour que la Îylaison-Blanche publie enfin une stratégie des Etats-Unis quant à l\u2019Afrique subsaharienne.Elle reposait sur quatre axes d\u2019une parfaite banalité : développement, processus de paix, démocratie, santé.La Chine Or, en ^009, la Chine venait aussi de dépasser les Etats-Unis dans le volume de ses échanges avec le continent.Une nouvelle «ruée vers l\u2019Afrique» était en cours, mais les Etats-Unis ne semblaient pas dans la course.Et pendant son premier mandat, le président amé- BEN CURTIS ASSOCIATED PRESS Au Kenya, la visite de Barack Obama a été iargement pubiicisée.ricain a disparu des radars africains.Trop occupé ailleurs.Il lui fallait faire face à la crise financière mondiale, lancer le désengagement militaire en Irak et en Afghanistan, entre autres.Et surmpnter un ouragan de mauvaise foi raciste aux Etats-Unis.Pour éviter d\u2019enflammer un peu plus ce pays impossible, il devait se garder de passer pour un « angry black man» (homme noir en colère), et répéter qu\u2019il n\u2019était pas né au Kenya.Alors, «out of Africa », le président, s\u2019il espérait être réélu.Cette absence était d\u2019autant plus frappante que les deux présidents américains précédents avaient laissé une marque visible sur le continent.George W.Bush avait présidé à la mise en place d\u2019un gigantesque plan de financement de lutte contre le VIH-sida, controversé sur certains aspects, mais qui avait permis de mettre trois millions de personnes sous antirétroviraux.Bill Clinton, encore plus irritanp était devenu l\u2019ami de Nelson Mandela et du président nigérian Olusegun Obasanjo (ils ont le même architecte pour leur bibliothèque).Il avait aussi mis en place l\u2019AGOA (African Growth and Opportunity Act), un système ouvrant sans contrepartie le marché américain à une liste de marchandises en provenance de pays africains.Barack Obama a eu toutes les peines du monde récemment à faire renouveler ce programme : tout un symbole.«Vous nous achèterez des iPad» Comme par défaut, la politique américaine engagée par son gouvernement s\u2019est fixée avec «Je ne vois pas les pays et les peuples d\u2019Afrique comme des mondes lointains » le temps deux priorités : les investissements et la sécurité.D\u2019un côté, tentative éperdue de rattraper l\u2019avance chinoise en Afrique.De l\u2019autre, extension d\u2019une guerre secrète ou discrète, menée à coups de drones, de conseillers militaires et d\u2019opérations clandestines.Poui; sceller ce drôle de pacte, un sommet géant Etats-Unis-Afrique allait rassembler près de cinquante chefs d\u2019Etat à Washington en août 2014 : il y avait trop de monde, et pas assez de temps pour des entretiens bilatéraux.Cela faisait une belle photo, mais ne créait pas de relations personnelles.Lors de son discours devant l\u2019Union africaine, le président américain se verra peut-être offrir sa dernière chance d,e convaincre un continent que les Etats-Unis le regardent en égal, et pas seulement comme un marché pour les iPad.Le «partenariat» annoncé au Ghana est revenu dans les éléments de langage, mais ce n\u2019est plus le germe d\u2019un monde nouveau.Plutôt un plan d\u2019affaires.En 2013, lors de son voyage dans trois pays d\u2019Afrique, Barack Obama l\u2019expliquait au campus de Soweto de l\u2019Université de Johannesburg, devant une assemblée de jeunes: «Si vous vous développez, c\u2019est bon pour nous.Cela veut dire que vous nous achèterez des iPad.» Dans cet esprit, des initiatives ont été lancées ou poursuivies en 2013 : un grand sommet des affaires de la région, un plan pour l\u2019agriculture, ou encore Power Africa, dont l\u2019ambition est d\u2019associer le secteur privé pour contribuer à l\u2019électrification du continent.Soixante millions de foyers devraient en bénéficier.Mais le projet peine à obtenir des résultats visibles, et son financement est laborieux.«Trop peu, trop tard» L\u2019Ethiopie, où se rend Barack Obama après sa visite au Kenya pour son dernier voyage de président américain en Afrique, est un pays à la croissance impressionnante (plus de 10% sur une décennie) , mais c\u2019est aussi un ppint d\u2019ancrage du dispositif antiterroriste des Etats-Unis.Est-ce donc cela, le renouveau du lien avec l\u2019Afrique, confinée dans sa fonction de bac à sable poqr des opérations «noires» dans la guerre des Etats-Unjs, ou comme débouché pour ses produits?A Addis-Abeba, Barack Obama doit donner des éléments de réponse à cette question, dans un discours qu\u2019il prononcera devant l\u2019Union africaine.La tour qui abrite l\u2019organisation panafricaine a été construite, et offerte, par la Chine.Le président américain s\u2019y verra peut-être offrir sa derqière chance de convaincre un continent que les Etats-Unis le regardent en égal, et pas seulement comme un marché pour les iPad.«C\u2019est trop peu, trop tard», estime déjà Thomas Kwasi Tieku, de l\u2019Université de Western Ontario, auteur d\u2019un livre sur Obama et l\u2019Afrique {US-Africa Relationships in the Age of Obama, Université Cornell, non traduit, 2012) à propos de cet uldme voyage africain, en remettant que le président Obama n\u2019ait «rien fait de plus, fondamentalement, que Bill Clinton et George Bush», avant de conclure: «Peut-être sa performance reflète-t-elle le fait que les présidents américains, comme individus, sont moins puissants que nous avons tendance à le croire.» Le Monde DÉMOCRATES SUITE DE LA PAGE B 1 Des rivaux déclarés d\u2019Hillary Clinton, Bernie Sanders est celui qui capte le mieux les préoccupations d\u2019une partie de la base démocrate.«C\u2019est un progressiste authentique, il parle vraiment du cœur du vieux Parti démocrate, celui qui remonte à Franklin Roosevelt, souligne Jules Witcover.Sa personnalité est plus franche que celle d\u2019Hillary Clinton, il lui met la pression, il focalise son propos sur les inégalités; son opposition catégorique à la guerre d\u2019Irak est un plus, alors que Clinton avait voté pour avant de dire qu\u2019elle avait fait là une erreur», poursuit l\u2019auteur de Party of the People.L\u2019effet Sanders Sur le terrain, Bernie Sanders attire plus la foule qu\u2019Hillary Clinton.«Des petites foules», tempère Simon Serfaty, dont on compare surtout la campagne électorale à celle d\u2019autres pays.Tout de même : 8000 personnes à Dallas et plus de 11 000 à Phoenix, c\u2019est remarquable pour un candidat si tôt dans une présidentielle américaine.Dans la moyenne des sondages du 9 au 21 juillet, Bernie Sanders réunit 17% des intendons de vote aux primaires, contre 4% début avril.L\u2019historien H.W.Brands voit dans l\u2019émergence de Bernie Sanders «un mouvement populiste, ancré récemment dans Occupy Wall Street, l\u2019envie de reprendre les rênes du pays aux milieux financiers et à l\u2019élite du parti, une réaction à ceux qui disent que Clinton est inévitable».Bernie Sanders est un indépendant qui vote avec la minorité démocrate au Sénat.Il est aussi le seul politicien d\u2019envergure nationale à se réclamer du «socialisme», un gros mot pour de nombreux Américains, mais une tendance Relevant plus de la social-démocratie ici aux Etats-Unis.Le sénateur aurait pu se présenter en tant qu\u2019indépendant.En lançant sa campagne, il a indiqué qu\u2019il est en lice «pour gagner» et qu\u2019une CHARLES LEIGHT AGENCE ERANCE-PRESSE Bernie Sanders reçoit un accueii pins que favorabie partout où ii se présente.candidature indépendante «coûterait trop cher».Jules Witcover considère que la stratégie de Bernie Sanders est «la meilleure».«Aux Etats-Unis, les partis tiers n\u2019élisent pas de président, ils peuvent seulement dénier la présidence à un autre candidat, explique-t-il.Ross Perot est le candidat d\u2019un parti tiers qui a remporté le plus de succès aux urnes, il a remporté 19% des voix en 1992, mais aucun siège au collège électoral, ce qui a rendu son épopée futile», rappelle l\u2019auteur.Bernie Sanders s\u2019est sans doute souvenu aussi de Ralph Nader, qui obtint moins de 3% des suffrages en 2000 comme candidat des Verts, mais qui fut accusé d\u2019avoir facilité la victoire de George W.Bush en prenant des voix à Al Gore.Cependant, il est peu probable que M.San- ders ravisse l\u2019investiture à Hillary Clinton.« Un soi-disant socialiste au Sénat des Etats-Unis, c\u2019est une curiosité qu\u2019on explore par curiosité sinon par intérêt, d\u2019autant que c\u2019est gratuit, c\u2019est-à-dire sans conséquence.On écoutera donc Sanders cet hiver, mais on votera Clinton au printemps», prédit le politologue Simon Serfaty.Analyse semblable de l\u2019historien H.W.Brands: «Sanders est un candidat protestataire comme Perot, beaucoup d\u2019Américains ne veulent plus de la routine en politique.Il se peut que Sanders continue à grimper dans les sondages, mais au-delà d\u2019un certain seuil, les gens se demanderont: veut-on vraiment d\u2019un socialiste pour président?» Pour Simon Serfaty comme pour H.W.Brands, le seul résultat que le sénateur peut espérer est «d\u2019influencer vers la gauche les positions de Clinton», de «la forcer à prendre parti dans les dossiers et à soutenir au moins certaines de ses idées».Un candidat absent Le candidat qui pourrait défier le mieux la fameuse «inévitabilité» d\u2019Hillary Clinton n\u2019est pas candidat.Il s\u2019agit de Joseph Biden, vice-président de Barack Obama, ancien sénateur, ancien président des commissions sénatoriales des Affaires judiciaires et des Affaires étrangères, qui est aimé des démocrates, qui mêle expérience internationale et nationale, dont la notoriété égale celle de madame Clinton et qui talonne M.Sanders dans les sondages sans être en lice.Il a évoqué la possibilité de se présenter, mais pas récemment.Jules Witcover, son biographe dans Joe Biden : A Life of Trial and Redemp tion (William Morrow and Company, 2010), ne croit pas à sa candidature.«Biden est l\u2019un des individus les plus qualifiés pour la présidence, mais je doute qu\u2019il se présente, à moins qu\u2019Hillary Clinton abandonne la course pour une raison ou une autre, et s\u2019il le faisait, il aurait peu de chances de remporter le scrutin présidentiel, estime-t-il.Biden voit bien la réalité: Clinton est trop forte pour lui et les républicains ont terni son image en le dépeignant comme un idiot prompt aux gaffes.» Plus que M.Sanders, l\u2019adversaire d\u2019Hillary Clinton, c\u2019est elle-même.Les principaux obstacles entre elle et l\u2019investiture pourraient être la méfiance du peuple envers elle, son manque de talent politique naturel, ses mauvaises relations avec la presse, qui, comme le dit M.Serfaty, «lui cherchera la petite bête permettant de donner à la campagne démocrate le suspense qu\u2019elle n\u2019a pas autrement ».Pour Hillary Clinton, le risque majeur est que le doute sur son honnêteté ne sape l\u2019impression que sa victoire à l\u2019investiture démocrate et au scrutin présidentiel est inéluctable.Après tout, madame Clinton n\u2019a jamais vraiment été testée par l\u2019électorat, la seule électiqn qu\u2019elle ait gagnée, le siège de sénateur de l\u2019État de New York, lui ayant été servie sur un plateau d\u2019argent par son parti.Collaboratrice Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUILLET 2015 B 3 PERSPECTIVES ENERGIE Hautes tensions entre Québec et Terre-Neuve MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec La voiture de taxi file dans le brouillard épais et blanchâtre du matin vers l\u2019aéroport international de Saint-Jean de Terre-Neuve.Matthew (prénorp fictiO tapote doucement le volant.A mi-chemin, il détache son regard de la route, lève les sourcils et regarde dans le rétroviseur.« Vous savez, Hydro-Québec nous a bien eus en 1969.Le gouvernement québécois aurait dû à tout le moins reconnaître à ce moment-là la frontière de 1927 [séparant le Labrador terre-neu-vien et le Labrador québécois] », lance-t-il sans crier gare.Matthew n\u2019a pas 40 ans.«Ici, la méfiance envers le Québec est profonde», souligne-t-il, avant d\u2019immobiliser son véhicule bleu turquoise devant l\u2019entrée de l\u2019aéroport.«Bon vol de retour à Montréal.» Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.-L.) et Québec sont à couteaux tirés.T.-N.-L.reproche à son voisin de saboter ses efforts pour exploiter le potentiel hydroélectrique de la rivière Churchill, qui coule dans le Labrador terre-neuvien.Pourtant, rien n\u2019y paraissait lors de la 56® rencontre annuelle des premiers ministres des provinces et des territoires il y a 10 jours à Sajnt-Jean de Terre-Neuve.A l\u2019instar de leurs homologues, Paul Davis (T.-N.-L.) et Philippe Couillard (Québec) ont apposé leur signature, le vendredi 17 juillet, au bas de la Stratégie canadienne de l\u2019énergie.Ils se sont engagés à «renforcer et améliorer la façon dont l\u2019énergie est produite, conservée, réglementée, transportée, transmise et utilisée» en «créjantj et amélior[dint] un ensemble de réseaux modernes, fiables, et sans danger pour l\u2019environnement pour la transmission et le transport de l\u2019énergie à l\u2019échelle canadienne ou pour l\u2019importation et l\u2019exportation».La Stratégie canadienne de l\u2019énergie ouvre une «nouvelle ère de collaboration » entre les provinces et les territoires, se sont félicités les chefs de gouvernement.Relation tendue En quoi la Stratégie canadienne de l\u2019énergie incitera à la fois T.-N.-L.et le Québec à aplanir leurs différends en matière d\u2019énergie?demande un journaliste durant la conférence de presse de clôture du Conseil de la fédération.« Ce document n\u2019a pas pour but de régler les différends du passé, répond du tac au tac l\u2019hôte de la rencontre, Paul Davis.Ce document consiste à forger l\u2019avenir.» Pourtant, la relation semble tout aussi tendue entre Québec et Saint-Jean de Terre-Neuve une semaine après le dévoilement de la Stratégie canadienne de l\u2019énergie.Le ministre terre-neuvien des Ressources naturelles, Derrick Dalley, se débat comme un diable dans l\u2019eau bénite afin de trouver des preneurs pour quelque 3000 mégawatts d\u2019électricité produite dans les complexes de Muskrat Falls (824 mégawatts) \u2014 toujours en chantier \u2014 et de Gull Island (2250 mégawatts) \u2014 toujours sur papier.Ainsi, il n\u2019était pas peu fier d\u2019annoncer cette semaine la mise sur pied d\u2019un «groupe de travail» T.-N.-L.-Qntario afin d\u2019étudier des scénarios de vente d\u2019hydroélectricité de T.-N.-L.à l\u2019Qntario.Même s\u2019il relie les deux provinces, le Québec n\u2019a pas été invité à participer aux discussions.Peu de portée Pour le spécialiste du secteur de l\u2019énergie Pierre-Qlivier Pineau, «c\u2019est la preuve que la Stratégie canadienne de l\u2019énergie n\u2019a aucune portée».«On retourne à nos vieilles habitudes.On fait les choses chacun dans notre coin», explique le titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie, rattachée à HEC Montréal.En dépit des querelles passées, T.-N.-L.doit s\u2019affairer avant tout à négocier un droit de passage de son électricité sur le réseau d\u2019Hydro-Québec, selon lui.Il ne croit pas une seconde m s 1 H 1 O 1 1\"'V\t.Le projet de Muskrat Falls, sur la rivière Churchill à Terre-Neuve, est en construction.que T.-N.-L.puisse fournir de l\u2019électricité à l\u2019Qn-tario en contqurnant le territoire québécois par la Nouvelle-Ecosse, le Maine, le New Hampshire, le Vermont et New York, comme le prétend M.Dalley.«C\u2019est de la fiction totale.» Déterminé à court-circuiter le Québec pour exporter son hydroélectricité, l\u2019ancien premier ministre terre-neuvien Danny Williams avait donné le feu vert à l\u2019installation de câbles sous-marins entre le Labrador terre-neuvien et file de Terre-Neuve, d\u2019une part, entçe file de Terre-Neuvp et la Nouvelle-Ecosse, d\u2019autre part.A défaut de passer par le Québec, l\u2019électricité terre-neuvienne empruntera une «route anglo-saxonne».en service progressive des quatre centrales de la Romaine d\u2019ici 2020, «c\u2019est évident qu\u2019il n\u2019y a pas un désir de collaborer, particulièrement [avec T-N.-L.j ».«Ils ne vont pas dire à d\u2019autres vendeurs: \u201cUtilisez notre canal de diffusion\u201d», dit le professeur de HEC Montréal.Pourtant, la Stratégie canadienne de l\u2019énergie préconise un «esprit de collaboration» entre les provinces et les territoires, rappelle-t-il.« On retourne à nos vieilles Entente nécessaire A moins d\u2019arracher un accord avec le Québec ou encore de mettre en veilleuse le développement du projet du Bas-Churchill \u2014 ou à tout le moins la phase 2 de celui-ci (Gull Island) \u2014, les Terre-Neuviens «seront dans de beaux draps», est-il d\u2019avis.Hydro-Québec se défend de vouloir tuer dans l\u2019œuf tout projet hydroélectrique dans le Labrador terre-neuvien.La société d\u2019Etat québécoise fait tout comme, selon T.-N.-L.«Nous n\u2019avons jamais été un obstacle, contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser.Il s\u2019agit purement d\u2019une question de capacité et de coûts», répète le premier ministre québécois Philippe Couillard à Saint-Jean de Terre-Neuve.«Avons-nous la capacité d\u2019avoir plus d\u2019énergie dans le réseau d\u2019Hydro-Québec ?Combien cela coûtera-t-il et qui paiera ?C\u2019est aussi sifuple que ça.» A vrai dire, Hydro-Québec s\u2019est montrée «très inflexible» à l\u2019idée d\u2019ouvrir la voie à des «tierces parties», indique M.Pineau.En vue de la mise habitudes.On fait les choses chacun dans notre coin.» L\u2019affaire du siècle?Hydro-Québec suit avec inquiétude l\u2019évolution des projets hydroélectriques terre-neuviens dans le Bas-Churchill, craignant pour son approvisionnement en provenance de la centrale de Churchill Falls, située en amont.Hydro-Québec achète plus de 5400 mégawatts d\u2019électricité par année à la Churchill Falls (Labrador) Corporation Limited.Elle paie un quart de cent le kilowattheure, en vertu d\u2019un contrat conclu en 1969, dont plus d\u2019un Terre-Neuvien garde un goût amer encore aujourd\u2019hui.Le document controversé se retrouvera d\u2019ailleurs devant la Cour d\u2019appel du Québec, puisque T.-N.-L.conteste l\u2019abaissement du tarif à un cinquième de cent le kilowattheure pour la période de 2016 à 2041, comme le prévoit le contrat.«Il y a quelque chose d\u2019humiliant là-dedans», fait valoir Brandon, un Terre-Neuvien pure laine, dans un échange avec Le Devoir.Le commis bancaire se désole de l\u2019attitude «frôlanf l\u2019insolence» du Québec à l\u2019égard de T.-N.-L.A ses yeux, la «question des frontières», «toujours pas réglée», a pourri les relations entre les deux entités politiques dès le début du XX® siècle.La frontière Le Québec ne reconnaît toujours pas la ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE frontière longeant d\u2019ouest en est le 52® parallèle établie par le Conseil privé de Londres en 1927.«La tête des rivières qui se jettent dans le Saint-Laurent à cause de la ligne du 52e parallèle se trouve à être, d\u2019après le jugement de 1927, dans le Labrador terre-neuvien, et c\u2019est ça que le Québec conteste», résume le géographe Henri Dorion.Le gouvernement du Québec a donné instruction aux ministères et organismes producteurs de cartes «de représenter la frontière autrement, entre autres en suivant la ligne de partage des eaux jusqu\u2019en arrière de Blanc-Sa-blon, et non pas uniquement jusqu\u2019à la rivière Romaine», fait-il remarquer.Le différend frontalier teinte-t-il les discussions en matière d\u2019énergie?«S\u2019il y a un lien entre les deux ?Juridiquement, non.Politiquement, peut-être», soutient M.Dorion.«En politique, tout est négociable.» D\u2019ailleurs, Danny Williams avait tenté de faire avorter le projet hydroélectrique de la Romaine au moyen de cartes géographiques.H a plaidé que les quatre centrales québécoises auraient des répercussions environnementales à la source de la rivière, sur le territoire de T.-N.-L.Il a échoué.Qu\u2019arrivera-t-il lorsque des ressources hydriques, pétrolières ou minières sur le territoire contesté par Québec attireront la convoitise de sociétés privées?Il appartient «aux personnages politiques de décider» si ce litige frontalier entre Québec et T.-N.-L.trouvera une issue négociée.«Le Québec a quelque chose d\u2019assez particulier en Amérique, c\u2019est que c\u2019est le seul Etat dont la majorité des frontières n\u2019est pas établie.Et ça, c\u2019est assez grave », conclut M.Dorion.Avec Dave Noël Le Devoir PLANETE SUITE DE LA PAGE B 1 s\u2019agit bien d\u2019une planète en orbite autour d\u2019une étoile.En tout, le nombre d\u2019exoplanètes identifiées Kepler atteint 1030 planètes «confirmées» et 4696 planètes «candidates».Dans le secteur de Kepler-452b, 11 autres candidates attendent d\u2019être passées au crible.La première exoplanète, 51 Pegasi b, a été découverte en 1995 par des astrophysiciens de l\u2019Qbservatoire de Genève.Comment a-t-on «vu» cette planète?Le télescope spatial Kepler a une façon bien à lui de détecter les exoplanètes, mission pour laquelle il a été lancé en 2009.Qn appelle cette méthode «transit planétaire».Kepler saisit en fait les variations de la luminosité de l\u2019étoile observée lorsqu\u2019une planète passe devant elle.Cette étude des éclipses permet de déduire la taille de la planète et sa distance avec l\u2019étoile autour de laquelle elle tourne.Qn peut ainsi savoir si elle se situe dans la « zone d\u2019habitabilité».Mais cette méthode ne permet pas de déduire la masse de l\u2019exoplanète.Qu\u2019est-ce que la «zone d\u2019habitabilité» ou «zone habitable»?Qn parle de «zone d\u2019habitabilité» pour désigner la région autour d\u2019une étoile où des planètes peuvent abriter de l\u2019eau liquide, élément indispensable au développement de la vie.Ce m AGENCE ERANCE-PRESSE La construction et l\u2019assemblage du télescope spatial Kepler.qui est donc le cas sur la Terre.Mercure est par exemple située bien trop près du Soleil pour que l\u2019eau y existe sous quelque forme que ce soit; au-delà de Mars, on est en revanche trop éloigné du Soleil et l\u2019eau ne peut exister que sous forme de glace.La taille de la zone d\u2019habitabilité dépend évidemment de la taille et de la puissance de l\u2019étoile qui émet l\u2019énergie.La définition de la zone d\u2019habitabilité fait aussi débat: il peut y avoir de l\u2019eau liquide dans une région qui est par ailleurs trop soumise aux rayonnements de l\u2019étoile pour que la vie ait une chance de se développer.Kepler-452b n\u2019est par ailleurs pas la seule exoplanète à se trouver dans une zone habitable.Mais elle est la seule pour l\u2019instant à avoir une taille proche de la Terre et à tourner autour d\u2019une étoile ressemblant au Soleil.La «zone d\u2019habitabilité» est-elle le seul facteur pour que la vie apparaisse?Non.L\u2019apparition de la vie est due à un en- semble de facteurs.Il suffit pour cela d\u2019observer notre bonne vieille Terre.En plus de se trouver dans la «zone d\u2019habitabilité» du Soleil, elle est dotée d\u2019une atmosphère protectrice qui absorbe une partie du rayonnement solaire, comme les ultraviolets, et réchauffe la surface par effet de serre.La Terre possède aussi un champ magnétique, ou bouclier terrestre, déviant les particules mortelles du vent solaire, ce qui provoque les aurores boréales et australes aux pôles Nord et Sud.Combien de temps faudralt-ll pour se rendre sur Kepler-452b?La sonde New Horizons \u2014 celle qui vient de photographier Pluton, la plus lointaine des planètes du système solaire \u2014 détient le record de vitesse au lancement à près de 60 000 km/h.En imaginant qu\u2019un vaisseau spatial transportant des humains voyage aussi rapidement, il faudrait qu\u2019ils passent un temps de l\u2019ordre de 25 millions d\u2019années pour atteindre Kepler-452b.Un très long voyage.Peut-on envoyer des messages aux hypothétiques habitants de Kepler?À supposer qu\u2019il y ait de la vie sur cette planète, que cette vie ait une forme d\u2019intelligence, et qu\u2019elle utilise des technologies comparables aux nôtres, il faudrait mille quatre cents ans à un message lumineux pour atteindre la planète.Et autant pour recevoir la réponse.Armons-nous donc de deux mille huit cents ans de patience.Libération Le Monde B 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUILLET 2015 EDITORIAL HARPER ET LE SENAT Pourrissement, mûrissement Le dossier du Sénat et la manière dont Stephen Harper, habile politicien, tente de s\u2019en servir illustrent bien le pourrissement d\u2019une fédération où, il y a 20 ans, on a décidé qu\u2019il était tabou de discuter de son contrat fondamental, la Constitution.L Antoine Robitaille e chef du gouvernement fédéral a annoncé ouvertement qu\u2019il continuera à asphjTKier volontairement une institution fédérale: il n\u2019y aura aucune nouvelle nomination au Sénat tant que les lois pourront être votées.La méthode est sans doute anticonstitutionnelle.En tout cas il est plutôt rare \u2014voire inédit\u2014d\u2019assister à une telle chose dans un pays démocratique.La Chambre haute représentant «une des institutions politiques fondamentales du Canada», selon les mots de la Cour suprême, en 2014, dans son renvoi sur le Sénat.Faut-il que cette fédération soit malade, constitutionnellement, pour en arriver là! Le Sénat, élément central du compromis des pères de la fédération, devait protéger les intérêts des provinces.Cette chambre perdit assez rapidement de sa légitimité.Les tentatives pour la réformer ont été nombreuses.Les O conférences constitutionnelles des années 1970, 1980 et 1990 ont abordé le sujet fréquemment, en vain.Les Québécois ont voté «non» à quelque 59% en 1980 en se faisant promettre du «changement».Un «non» voulait dire un «oui».Pom bon nombre d\u2019entre eux, la proposition constitutionnelle était celle mise en avant par le camp du Non: le livre beige de Claude Ryan.Celui-ci proposait une chambre fédérale dont les membres seraient choisis par les provinces.Trudeau dé-toinna ce mandat et imposa sa réforme unitariste en isolant le Québec.Les tentatives de réparation (Meech et Charlottetown), qui ainaient fait évoluer le Sénat, ont échoué.Puis, il y eut les référendums de 1992 et de 1995.suivis d\u2019une ère de fatigue extrême, de tabou; il ne fallait plus prononcer le mot «constitution», plus parler de réforme des institutions.L\u2019économie d\u2019abord! Qr quand les fondations commencent à pourrir, on n\u2019a plus le choix de s\u2019en occuper.Mais personne dans ce pays ne veut prendre l\u2019initiative.Même plus Philippe Couillard, comme il l\u2019avait pourtant affirmé en 2013.Dans les années 2000, le ministre-constitutionnaliste Benoît Pelletier répétait si souvent que le «fruit n\u2019était pas mûr» qu\u2019on crut la chose irradiée! Depuis quelques mois cependant, avec le pourrissement interne du Sénat, nids d\u2019affaires louches, le statu quo ne semble plus tenable.La Cour suprême a rejeté la tentative peu élégante du gouvernement Harper de réformer le Sénat en contournant la Constitution.Depuis, il y a mûrissement du fameux fruit.En juin déjà, Qttawa annonçait que si les provinces s\u2019entendaient pour proposer conjointement une réforme du Sénat ou son abolition, il serait disposé à en discuter.Mais rien ne forçait alors le jeu.Coincé électoralement, Stephen Harper vient, en annonçant son moratoire sur les nominations, de rendre nécessaire une discussion constitutionnelle entre les provinces.A preuve, Québec diffusait vendredi soir un communiqué où il réclamait «un dialogue» incluant «les provinces et le gouvernement fédéral».L\u2019ordre du jour ne saurait être uniquement celui du Sénat, rappelle Québec : «La question de la spécificité du Québec ou celle du droit de retrait avec compensation de programmes fédéraux, par exemple, devront faire partie de ces pourparlers.» Voilà des conditions qui, pour l\u2019instant, sont irrecevables tant pour les autres provinces que pour Qttawa.Le pourrissement risque peut-être de se poursuivre.Il sera toutefois difficile d\u2019éviter les discussions constitutionnelles : M.Mulcair a promis, s\u2019il est élu, d\u2019abolir le Sénat, ce qu\u2019il ne peut faire de manière unilatérale.Du reste, plusieurs ont salué l\u2019habileté politique de Stephen H^er.Non seulement vient-il de se donner une réplique à la position franchement abolitionniste du NPD, mais il rejette la balle dans le camp des provinces: «Entendez-vous! On se reparlera plus tard.» Joli coup.Le chef conservatein ne poinra toutefois pas nier de manière crédible qu\u2019il fut un factein d\u2019accélération du pourrissement.Profondément convaincu de la vétusté de cette institution \u2014 il a commencé sa carrière politique au Reform, dont le combat central était le Sénat «triple E» \u2014, il n\u2019a rien fait de sérieux pom la réformer.N\u2019a jamais tenu de conférence fédérale-provinciale, se contentant de déposer des projets de loi de réforme qu\u2019il savait anticonstitutionnels.Pire, il s\u2019est servi cyniquement de l\u2019institution à son avantage : nommant des sénateurs pom mieux les intégrer à son Conseil des ministres pensons à Michael Fortier) ; se conformant à la plus crasse tradition du patronage canadien en y plaçant des collecteurs de fonds, des militants (qui travaillaient à la réélection du parti) et autres personnages douteux qui, aujourd\u2019hui, ont réussi l\u2019exploit de déshonorer une institution qui, déjà, n\u2019avait à peu près plus rien d\u2019honorable.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Lf CANADA\tA l'ûRDRe'., ZS ¦ ^ \u2022 l'a LETTRES Loin du Petit et du Bas Le temps estival est aux confidences, aux « entre vous et moi », Monsieur le Ministre MacKay.«Ottawa n\u2019écoutera pas nécessairement son comité», selon un article du Devoir du 22 juillet 2015.L\u2019important, c\u2019est que chaque personne en fin de vie au Canada soit écoutée et entendue.Entendue, dans son libre-choix, dont l\u2019aide médicale à mourir.Le très important sera d\u2019entendre les propositions d\u2019un cadre respectueux du jugement unanime de la Cour suprême ; ce cadre devrait émerger surtout de la rencontre des ministres provinciaux de la Santé qui devrait avoir lieu dès cet été.Il nous est nécessaire de nous rappeler que les soins de santé, y compris les soins de fin de vie, sont de compétence provinciale.Cela, vous le savez, et nous aussi.Il est connu et reconnu que les hautes instances de votre parti ne veulent pas aborder ce sujet avant les élections.C\u2019est cohérent avec ses stratégies.Nous savons.La très grande majorité de la population canadienne est fortement favorable à une aide médicale à mourir, bien encadrée et balisée, faisant partie de l\u2019ensemble, de la continuité des soins.La France n\u2019a malheureusement pas compris l\u2019importance de parler non de la fin de la vie, mais des soins de fin de vie appropriés et personnalisés.Au Canada, nous le comprenons.Chaque année, 250 000 personnes décèdent au Canada.C\u2019est beaucoup de monde à accompagner, à soigner et à soutenir.Et si chaque décès touche de près une trentaine de personnes, faisons le calcul, sont touchées près de huit millions de personnes.Nous savons, vous et moi, que plus les fins de vie sont respectueuses, compatissantes et solidaires, plus la santé des survivants sera élevée, loin des deuils porteurs de divisions, de destructions et de maladies.Avant de demander un délai, point nécessaire selon moi, pensons à nos nombreux finissants de la vie; près du quart de million annuellement.Un tel nombre et un tel sujet nous demandent de demeurer en Qrandeur, à hauteur de compassion, de solidarité et de respect de tout un chacun.Faire de la politique avec tout cela, nous le savons vous et moi, ce serait vouloir habiter le monde du Petit et du Bas.Nos finissants de la vie, leurs proches, leurs soignants et leurs établissements de soins méritent tellement mieux.Lors d\u2019un mourir, plusieurs intérêts arrivent en ligne de compte.Vous et moi continuons de promouvoir le seul intérêt de la personne en fin de vie.Ainsi, chaque finissant de la vie pourra demeurer debout jusqu\u2019à sa fin, respecté dans ses valeurs, dans sa conscience, dans son intégrité, dans sa dignité et dans sa li- berté de choix.Ainsi, ce respect sera source d\u2019une plus grande sérénité lors de la fin de vie.Que votre Comité sur l\u2019aide médicale à mourir s\u2019inspire de la compassion, de la solidarité et du respect de tout un chacun.Ainsi, il arrivera à être un plus.Yvon Bureau Québec, le 24 juillet 2015 L\u2019école à Radio-Canada?Des écoles publiques pourraient louer les locaux vacants de la Maison Radio-Canada pour y préparer du matériel audiovisuel, tout en permettant à Radio-Canada de répondre à sa mission première, qui est d\u2019informer, d\u2019éclairer et de divertir.Les cours peuvent être diffusés à la télévision, à la radio, ou en ligne.Les locaux seraient loués à tous les niveaux scolaires, de la maternelle au doctorat, et les studios, les ateliers, l\u2019équipement, les costumes, ainsi que le personnel technique seraient mis à contribution des écoles, selon leurs disponibilités.Ces écoles paieraient un tarif privilégié, pour des baux courts et de beaux cours.Ça vous intéresserait?Guy Beaumont Longueuil, le 24 juillet 2015 REVUE DE PRESSE Pots-de-vin des temps modernes KARL RETTINO-PARAZELLI Le gouvernement conservateur n\u2019est certainement pas le premier à tenter d\u2019amadouer les électeurs à la veille d\u2019un scrutin fédéral.Mais en annonçant lundi la distribution de généreux chèques en vertu de la Prestation universelle pour la garde d\u2019enfants (PUGE), il a peut-êtrç poussé l\u2019électoralisme à un niveau inégalé.A l\u2019époque, rappelle Margaret Wente dans le Globe and Mail, les politiciens achetaient le vote des électeurs en utilisant toutes sortes de stratagèmes, les pots-de-vin prenant la forme d\u2019un billet de deux dollars ou d\u2019un boulot pour le beau-frère paresseux.Tout ça de manière discrète.Les temps ont changé et l\u2019ampleur de ces pots-de-vin est désormais colossale, poursuit-elle.Plus frappant encore, les politiciens mènent aujourd\u2019hui cette opération de séduction en s\u2019assurant d\u2019être vus et entendus.Prendre la pose devant la presse imprimant les chèques sur le point d\u2019être distribués, c\u2019est même l\u2019idéal.La chroniqueuse parle bien sûr ici des prestations bonifiées de la PUGE, dont les conservateurs ont fait l\u2019éloge lundi.Les familles canadiennes recevront désormais 160$ par mois (plutôt que 100$) pour chaque enfant de moins de six ans et toucheront une prestation mensuelle de 60$ pour chaque enfant de 6 à 17 ans.Ces sommes, rétroactives au V\u2019\u2019 janvier dernier, représentent un transfert total de 3 milliards de dollars, a fièrement annoncé le ministre fédéral de l\u2019Emploi et du Développement social, Pierre Poilievre.Le gouvernement de Stephen Harper fait comme si ces cadeaux venaient de lui, mais tout cet argent vient d\u2019abord et avant tout des poches des contribuables, souligne Wente.Cela dit, la stratégie est d\u2019une brillante simplicité.Même si l\u2019électeur qui recevra le chèque n\u2019est pas dupe, il ne voudra pas le perdre en élisant le Nouveau Parti démocratique ou le Parti libéral, calculent les conservateurs.Gouvernement « effronté » Dans la même veine, l\u2019ancien député conservateur Brent Rathgeber, qui siège désormais comme indépendant, reconnaît dans un texte publié sur le site iPolitics que le stratagème conservateur n\u2019est pas nouveau.Mais à quelques mois de la prochaine élection fédérale, une telle tentative d\u2019achat de votes est rarement apparue aussi effrontée.Rathgeber fait remarquer que ce n\u2019est pas «Noël en juillet» pour les parents canadiens, contrairement à ce que veut bien nous faire croire le Parti conservateur (PC), puisque la PUGE est imposable et qu\u2019elle fait suite à l\u2019élimination du crédit d\u2019impôt pour enfants dans le dernier projet de loi omnibus.La journée était donc «historique», mais pour les mauvaises raisons, plaide-t-il.Dans le Toronto Star, Carol Goar précise que les montants en jeu n\u2019ont rien de surprenant, Stephen Harper ayant annoncé dès octobre une bonification de la PUGE.Le moment de l\u2019annonce, soigneusement choisi, n\u2019est quant à lui pas une coïncidence.Reste maintenant à voir ce que les papas et les mamans du pays retiendront de ces envois postaux planifiés.Goar souligne à ce sujet qu\u2019un gouvernement qui saupoudre de l\u2019argent public à la veille d\u2019une élection, comme c\u2019est devenu une tradition, n\u2019est pas assuré de remporter la prochaine bataille électorale.Si c\u2019était le cas, aucun parti au pouvoir ne se ferait détrôner.Qr, 13 des 22 premiers ministres du Canada ont dû plier l\u2019échine à un moment ou à un autre.Le polo de la discorde Les montants en jeu, l\u2019opportunisme politique de la mesure, la forte odeur d\u2019élections : tout cela a fait jaser cette semaine.Mais ce qui a sans doute le plus alimenté les réseaux sociaux, c\u2019est l\u2019accoutrement du ministre Poilievre, vêtu en conférence de presse d\u2019un polo bleu conservateur affichant le logo du parti.Comme la plupart des observateurs du RQC, Paula Simons, de VEdmonton Journal, n\u2019a pas manqué de souligner la chose, se demandant au passage pourquoi M.Poilievre n\u2019a pas plutôt opté pour le rouge et le blanc du père Noël.Après tout, le PC avait peut-être raison en annonçant «Noël en juillet».Au fil des ans, dans le but de gagner la sympathie des électeurs, le parti a multiplié les mesures fiscales qui décorent aujourd\u2019hui un arbre de Noël saturé et tape- à-l\u2019œil, qui cache en fait un système devenu inef ficace et incompréhensible.Avec la PUGE, c\u2019est vraiment le temps des Fêtes avant l\u2019heure, insiste Simons : on dépense trop maintenant, pour ne payer que plus tard le prix de nos abus.Une majorité claire selon Mulcair Un mot en terminant sur les explications réclamées par Justin Trudeau au sujet de la position du NPD sur un éventuel référendum au Québec.Comme on pouvait s\u2019y attendre, le chef libéral a confronté Thomas Mulcair au sujet de la Déclaration de Sherbrooke de 2005, en vertu de laquelle le NPD considère un vote de 50% plus un comme une «majorité claire».Le National Post soulève plusieurs questions intéressantes dans un éditorial appuyant la démarche de M.Trudeau.Pourquoi un seul vote serait-il suffisant pour entamer une négociation post-référendum?Et pourquoi le Parlement et la Cour suprême auraient-ils erré en autorisant la « loi sur la clarté » ?Il est évident que NPD ne peut se passer des électeurs québécois s\u2019il souhaite former le prochain gouvernement, mais il s\u2019agit de questions sérieuses qui méritent des réponses tout aussi sérieuses, écrit-on, puisque l\u2019avenir du pays est en jeu.Le Devoir Les textes cités sont liés à la version numérique de cet article. LE DEVOIR LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUILLET 2015 B 5 IDEES A*® PEDRO RUIZ LE DEVOIR Dommage qu\u2019en 2015, on fasse si peu de cas de la vision sensible et généreuse du promoteur et des concepteurs de la Maison Alcan, vision qui a valu de nombreux prix à cette prestigieuse réalisation architecturale et urbanistique.MAISON ALCAN L\u2019inculture urbanistique et architecturale montréalaise GERARD BEAUDET Urbaniste émérite et professeur titulaire à l\u2019Ecole d\u2019urbanisme et d\u2019architecture de paysage de l\u2019Université de Montréal e principal argument invoqué par l\u2019administration Coderre pour justifier la construction d\u2019une tour sur le site de la Maison Alcan serait que ce projet témoi-^erait avec panache d\u2019une vitalité immobilière retrouvée après des,années de vaches maigres.A quelques détails près, on croirait entendre Jean Drapeau justifiant les démolitions et les constructions de tours partout au centre-ville au seul motif qu\u2019il en allait de l\u2019essor de sa métropole.Il est quand même étonnant qu\u2019un peu plus de 40 ans après la démolition de la maison Van Horne, on en soit encore à ce que je qualifierais d\u2019«urba-nisme de promoteurs».Comme si rien ne pouvait jus- tifier qu\u2019on défende une vision plus nuancée de furbanisme et du développement immobilier.Mais est-ce si étonnant?Rappelons qu\u2019au début des années 1990, l\u2019administration Doré avait modifié l\u2019ébauche du premier plan d\u2019urbanisme de la métropole \u2014 attendu depuis 50 ans ! \u2014 au profit des promoteurs du nouveau Forum (actuel Centre Bell).Cette première donnera le ton.Loin d\u2019être une exception, la dérogation au plan d\u2019urbanisme est en effet rapidement devenue une caractéristique de l\u2019urbanisme montréalais, comme l\u2019a notamment montré le réaménagement de Griffm-town.Quand on s\u2019en inquiète, les responsables montréalais du dossier de furbanisme rétorquent habituellement qu\u2019il est impossible de tout prévoir et qu\u2019on ne peut laisser passer les bonnes occasions, d\u2019autant qu\u2019elles enrichissent les cof fres dégarnis de la Ville.Conception réductrice L\u2019argument des bonnes occasions laisse songeur.On fait comme si le dynamisme de la métropole était essentiellement l\u2019affaire des promoteurs qui s\u2019empresseront de retirer leurs billes dès lors qu\u2019on ne leur donnerait pas entière satisfaction.Il s\u2019agit là d\u2019une conception extrêmement réductrice des ressorts du dynamisme urbain.Certes, pour ne retenir que ce seul exemple, la construction de la place Ville-Marie aura contribué de manière remarquable au dynamisme du centre-ville de Montréal.Mais encore fal-laif il qu\u2019il y ait un « marché » pour accueillir et rendre viable ce projet phare.Soulignons incidemment que si on s\u2019en était toujours tenu à cette conception réductrice et un brin misérabiliste du dynamisme métropolitain, Montréal aurait été privée du Vieux-Port \u2014 que le gouvernement fédéral de l\u2019époque considérait simplement comme un vaste terrain à construire \u2014 et du Quartier international \u2014 un lieu boudé par les promoteurs.Quant aux limites de la planification, nul ne les contestera.Il est en effet extrême- ment difficile de prévoir l\u2019avenir d\u2019une ville, même à relativement court terme.En revanche, on ne voit pas en quoi cette difficulté peut justifier le manque de vision.Qr, c\u2019est précisément de cela qu\u2019il s\u2019agit dans le cas du projet de la Maison Alcan.Les attributs du voisinage Avant de fixer les hauteurs et d\u2019autres paramètres de l\u2019encadrement des projets immobiliers, le plan d\u2019urbanisme propose une vision.Celle-ci s\u2019articule autour des caractéristiques des milieux tout autant que des perspectives de redéveloppement.Depuis le milieu des années 1970, à Montréal comme dans la quasi-totalité des grandes villes et métropoles, la donne patrimoniale s\u2019est progressivement imposée comme un des ancrages de cette vision.Après des décennies de démolitions et de reconstructions indifférentes aux cadres bâtis existants, on se montrait dorénavant plus sensible à la personnalité des lieux et aux impacts négatifs des bouleverse- ments qu\u2019engendraient notamment les ruptures d\u2019échelles.Cette prise en compte de la dimension patrimoniale n\u2019a pas mis fin aux débats; elle les a toutefois recadrés de manière significative.Certaines villes ont même adopté des mécanismes destinés à reporter sur des emplacements préidentifiés les pressions immobilières qui auraient menacé des environne-mqnts bâtis sensibles.A moins d\u2019être formulées de manière totalement fantaisiste, les hauteurs inscrites au plan d\u2019urbanisme du centre-ville devraient refléter cette prise en compte des attributs des voisinages, y compris là où des tours auraient été malencontreusement érigées durant les années où le laxisme avait été érigé en règle urbanistique.C\u2019est manifestement ce qui a dicté la limitation des hauteurs dans les environs de la Maison Alcan.Qu\u2019on soit techniquement au centre-ville ne change rien.Rien en effet ne peut justifier une vision unitaire et homogénéisatrice du centre-ville, sinon la volonté d\u2019en faire un échiquier immobilier dont les règles du jeu seraient subordonnées aux intérêts des promoteurs.De ce point de vue, la Maison Alcan aura été un projet phare à une époque \u2014 les années 1980 \u2014 où la contrainte patrimoniale s\u2019est traduite par de nombreux exemples de façadisme.Ses concepteurs avaient su traiter cette réalisation voulue par le p.-d.g.de l\u2019entreprise avec un doigté exemplaire, tant en ce qui concerne les immeubles patrimoniaux de la rue Sherbrooke que le bâtiment construit à l\u2019arrière, et reliée à ces derniers par un atrium d\u2019une grande élégance.Sans compter le soin apporté aux espaces extérieurs.Dommage qu\u2019en 2015, on fasse si peu de cas de la vision sensible et généreuse du promoteur et des concepteurs de la Maison Alcan, vision qui a valu de nombreux prix à cette prestigieuse réalisation architecturale et urbanistique.Drôle de façon de souligner le 375® anniversaire de la ville.Le pétrole de l\u2019Ouest : sans intérêt au Québec CLAUDE BARITEAU Anthropologue U Canada, il y a un engouement pour l\u2019exportation du pétrole de l\u2019Alberta.C\u2019était clair à la réunion du Conseil de la fédération la semaine dernière à Terre-Neuve.Ce l\u2019est aussi chez les principaux partis fédéralistes, pour qui le transport vers l\u2019est et l\u2019ouest est un incontournable depuis que l\u2019accès au sud est bloqué.Au Québec, si le premier ministre évoque maintenant environnement et retombées économiques, le peuple québécois préfère les énergies renouvelables, dont l\u2019électricité, et, d\u2019ici la conversion, mise sur le recours aux sources locales de pétrole, car moins polluantes.Parce que le transport du pétrole vers l\u2019est se fera au Québec par pipeline, train et bateau, il importe de cerner les enjeux, question de valider si cet engouement rejoint les besoins du Québec et les choix du peuple québécois.Pour ce faire, rappelons que c\u2019est par bateau sur le Saint-Laurent que le pétrole arriva au Canada, favorisant l\u2019implantation de raffineries à l\u2019est de Montréal.En 1940, craignant des charges allemandes, leurs propriétaires ont financé un pipeline entre Portland et Montréal, puis deux autres en 1950 et 1965.Parallèlement, en 1957, des producteurs indépendants de l\u2019Alberta promeuvent un pipeline en direction de Montréal, puis changent d\u2019avis lorsque s\u2019ouvre le marché américain.C\u2019est alors que le gouvernement Diefenbaker crée la ligne Borden séparant par la rivière Qu-taouais les activités de î\u2019Quest, plus coûteuses, de celles de Montréal.En 1976, le prix du pétrole étant en hausse, un pipeline est construit pour acheminer celui de î\u2019Quest vers l\u2019Qntario et le Québec.Les prix étant en baisse en 1998, on inverse le sens de l'écoulement du pétrole; en 2012, de nouveau en hausse, Enbridge projette de l\u2019inverser de nouveau pour alimenter North Westover et Montréal en pétrole albertain.i \u2022\u2022\u2022 W- \u2019 i\u2019.f ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Pour le Québec, s\u2019associer aux stratégies des multinationales est incompréhensible.L\u2019acheminement du pétrole de l\u2019Ouest par pipeline, train et bateau déborde d\u2019inconvénients.Avant la chute en 2014, les multinationales sises en Alberta cherchaient des débouchés.Le veto du président Qljama les obligea à privilégier l\u2019Quest et l\u2019Est.A l\u2019ouest, les exigences du gouvernement provincial sont grandes.Le gouvernement canadien, de qui relève la décision définitive, donnera sous peu son aval.A l\u2019est, il y a deux pipelines en gestation.Le projet d\u2019Enbridge entend alimenter les raffineries de Montréal et de Lévis, faisant contrepoids au pipeline Portland-Montréal et au transport par bateau vers Lévis.Celui de TransCa-nada vise à transporter le pétrole de l\u2019ouest de Hardisty jusqu\u2019à Saint John, ce qui implique de construire un pipeline entre Montréal et l\u2019est du Québec, avec un terminal pour bateaux, puis de poursuivre la route jusqu\u2019à Saint John.A ces projets s\u2019ajoute deux acheminements par wagons, l\u2019un de Montréal à Sorel, l\u2019autre de Montréal à Belledune traversant plusieurs villes du Québec.Puis, au premier, s\u2019ajoutera le transport par bateau à partir de Sorel et, au se- cond, du terminal à déterminer.Ces transports par pipeline, train et bateau utiliseront le Québec comme territoire transitoire vers le marché mondial.Par ailleurs, l\u2019inversion du pipeline 9 pour acheminer un pétrole pour lequel Suncor et Ultramar sont équipées pour le traiter préraffiné ne tient pas la route au moment où le marché du pétrole est tenu en baisse par l\u2019QPEP Autrement dit, l\u2019engouement canadien surprend, et ce, d\u2019autant plus que l\u2019QPER dont le leader est l\u2019Arabie Saoudite, entend maintenir le coût du baril en deçà de 75$ pour rendre déficitaire l\u2019exploitation des sables bitumineux.Pourquoi alors les provinces insistent-elles pour privilégier le transport de pétrole et l\u2019exportation ?J\u2019ai cherché ; comme explication, j\u2019ai seulement trouvé que les débouchés à l\u2019ouest et à l\u2019est offriront aux multinationales localisées en Alberta l\u2019accès aux marchés du pétrole « sur papier» de NYMEX (New York) et de IPE (Londres), ce qui nécessite la présence de leurs produits sur les mers ou à proximité de celles-ci pour trouver preneurs.Qn est donc très loin de la viabilité des producteurs indépendants de l\u2019Alberta et de l\u2019accès, pour l\u2019Quest, au pétrole dont le prix mondial est en baisse.En fait, avec ces projets, ce sont des multinationales qui entendent se positionner sur le marché mondial afin de tirer avantage d\u2019une augmentation prévisible de la demande.Pour le Québec, s\u2019associer à leurs stratégies est incompréhensible.Les bas coûts actuels assurent les activités des raffineries.En revanche, l\u2019acheminement du pétrole de l\u2019Quest par pipeline, train et bateau déborde d\u2019inconvénients.Pire, le faciliter encouragerait l\u2019exploitation des sables bitumineux, productrice de GES et néfaste à l\u2019environnement, tout en contribuant au profit de multinationales en lutte contre les énergies renouvelables.Quand on prend en compte ces points, il en ressort que, pour le Québec, ce pétrole est inutile : son parcours est dommageable et sa présence est contraire aux intérêts de la province, car elle est dans une position favorable pour prendre maintenant le virage des énergies renouvelables, qui mettra un frein aux GES.Qui plus est, le Québec a des surplus en électricité qu\u2019il peut utibser pour le transport collectif, urbain comme interurbain.Parallèlement, il est en mesrue de promouvoir l\u2019achat d\u2019autos alimentées par bornes électriques, de favoriser l\u2019accès au soleil et à la chaleru de la terre pour le chauffage et de développer d\u2019ici une quinzaine d\u2019années une solution de rechange viable au pétrole.En somme, s\u2019associer à l\u2019engouement canadien serait une erreur historique.Le président Qbama l\u2019a compris.Il a misé sru les énergies fossiles sru son territoire et a mis en avant un programme polu recourir aux énergies renouvelables.Au Québec, la position du premier ministre Couillard sur le dossier canadien demeure ambiguë et peu développée quant aux énergies renouvelables.Pourtant, stopper les projets de pipeline et miser sur les énergies renouvelables rejoignent les intérêts du peuple québécois.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recher-chistes photos) ¦, information générale : Isabelle Paré (chef de division), lisa-Marie Gervais (éducation),\tShields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion\tJessica Nadeau, Philippe OrfaU et Karl Rettino-ParazelU (reporters) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David (chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), JuUe Carpentier (pupitre)-, information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane BaiUargeon (médias), François Lévesque et Caroline Is/iorvtpoXitéreporters), Benoît Munger et Philippe VapÀrv&axxépupitre)-, information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre)-, information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives!, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs)-, Loïc Hamon (cahiers spéciaux)-, équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle CaiUou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et CoraUe Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dovgd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOClTE Méüsande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthevgs (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eiüon et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). B 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUILLET 2015 JEÜX DE MOTS Chaque samedi pendant la saison estivale, et pour une huitième année, les lecteurs peuvent mettre leurs connaissances à l\u2019épreuve, et surtout leur patience, en se livrant aux jeux préparés par notre collaborateur, Michel Roy, professeur à la retraite.En règle générale, les amateurs de mots croisés retrouveront aussi leur passe-temps favori dans cette page.BONS MOTS Quelques boutades glanées ici et là, mais qui ont été amputées d'un ou de quelques mots, ce qui leur enlève toute leur saveur.À vous de puiser dans la liste des mots ci-après, pour retrouver leur piquant initial.Il est bon de suivre sa Un bon À quoi bon si ¦I Le meilleur àl\u2019 Le pourvu que ce soit en montant.(André Gide) vaut mieux qu\u2019un mauvais des\tquand il est de passer par-dessus?(Boris Vian) de prendre un , c\u2019est de s\u2019arranger pour rater le paie dans le\t; la .(Jules Renard) elle paie comptant.(J.Dutronc) Il vaut mieux rester et lever tous les (M.Achard) que parler et passer pour un .(MarkTwain) Liste (en ordre alphabétique) des mots à inscrire : doutes, futur, heure, idiot, livre, montagnes, mot, moyen, paresse, pente, précédent, silencieux, simple, soulever, train, travail.EXPRESSIONS IMAGÉES Associez chaque expression en vous aidant de deux indices, à savoir : la signification, et la partie du corps concernée.EXPRESSION IMAGÉE\tRÉPONSE D EXEMPLE : ne pas s\u2019inquiéter (oreilles) =\tDormir sur ses deux oreilles s\u2019entraider (coudes) = décliner toute responsabilité (mains) = se montrer à la hauteur de l\u2019attente (figure) = se livrer à des subtilités excessives (cheveux) = manifester l\u2019indifférence ou son mécontentement (épaules) = se moquer ouvertement (gorges) = être dans une attente fébrile (dents) = faire une lourde bévue (doigt, œil) = être excédé (dos) = être un peu ivre (nez) = avoir des frissons (chair) = \t Associez chaque complément (colonne de droite) à un verbe (colonne de gauche).\t 0 chanter \u2014?\t0 une affaire D charger \u2014?\t0 le bec à quelqu\u2019un H chasser \u2014?\t0 des dents D châtier\t\u2014?\t0 une discussion H chercher \u2014?\t0 des idées noires 0 choisir\t\u2014?\t0son langage D claquer \u2014?\t0 les louanges de.0 classer\t\u2014?\t0son moment 0 clore\t\u2014?\tn un nom sur la liste 0 clouer\t\u2014?\tD midi à quatorze heures ffl cocher\t\u2014?\t0 un revolver 0 coffrer\t\u2014?\t0 un voleur SUDOKU \t D vill\t-?0 a rai\t-?0 auvia\t\u2014 D çrpce\t\u2014 0 eeu\t\u2014 0 ntmdé\t 0 ourene\t-?0 déoer\t-?0 ieé\t\u2014 0 dolorex\t\u2014 Voilà ce qui reste de dix (10) mots dont chacun a été amputé de trois lettres identiques.Ces trois lettres identiques diffèrent d'un mot à l'autre.Ce sont, en ordre alphabétique :\t a, c, e, f, i, 1, r, s, t, u\t Il vous faut donc redonner à chaque mot le triplet amputé qui lui appartient.\t Autre détail utile ; Quand la première lettre du mot amputé est soulignée, cela signifie que le mot commence par cette lettre soulignée.\t par Fabien Savary \t8\t\t\t\t\t\t5\t 9\t\t\t3\t\t1\t6\t\t2 \t\t1\t\t\t\t\t7\t \t\t8\t6\t\t4\t\t\t 4\t\t\t\t\t\t\t1\t9 5\t\t\t\t9\t\t\t\t8 \t\t\t2\t6\t5\t\t\t \t\t7\t\t\t\t\t4\t 2\t\t6\t\t8\t\t5\t\t Niveau de difficulté ; DIFFICILE 3046 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 1\t7\t3\t5\t2\t8\t6\t9\t4 4\t2\t8\t9\t1\t6\t5\t3\t7 5\t6\t9\t4\t7\t3\t1\t2\t8 7\t5\t2\t1\t8\t9\t4\t6\t3 8\t9\t4\t6\t3\t5\t2\t7\t1 3\t1\t6\t2\t4\t7\t9\t8\t5 6\t8\t1\t7\t9\t4\t3\t5\t2 2\t3\t5\t8\t6\t1\t7\t4\t9 9\t4\t7\t3\t5\t2\t8\t1\t6 3045 SUDOKU ; le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com \t\t Insérez une lettre (2' colonne) dans chacun des huit mots de la première colonne à gauche, de façon à former huit noms d'animaux.\t\t MOT DE DÉPART + LETTRE À INSÉRER = NOM D\u2019ANIMAL\t\tLETTRES 0 grille\t-1-\t=\tA 0 loue\t-1-\t=\tD 0 kola\t-1-\t=\tE D rouet\t-1-\t=\t0 0 trie\t-1-\t=\t0 0 gré\t-1-\t=\tQ D dîne\t-1-\t=\tU 0 fan\t-1-\t=\tV MOTS CROiSES DU SAMEDi 1\t2\t3\t4\t5\t67\t89\t10 11 12 I II III IV V VI VII VIII IX X mm ¦¦ Horizontalement I.Sale coup pour le marteau IL Sa portée restera unique Un beau morceau pour la soprano IIL A beaucoup de mal à suivre Très souples chez les plus serviles IV.Réfractaire au laboratoire Cnes comme un porteur de bois V.Sorties du lexique Apporte des couleurs à la nef Personnel VI.Servi à toutes pompes Une belle qui a de la défense VIL Point Alimente le marais Tout va bien quand il est plein VIII.D'un auxiliaire Personnel Donne un beau travail K.Tel qu'on le dit Terrain d'échanges X.Bien trempées Verticalement 1.\tPour tout raffermir rapidement 2.\tOn les retrouvera un jour au pouvoir 3.Se dépense beaucoup pour ne nen dire Geste écologique 4.Effrayée Préposition 5.leune propos Pour les trouver il faudra suivre les flèches 6.Tirés du néant Se jette dans la Vilaine 7.Grandes mesures à la campagne 8.L'anglais est un hautbois Résultat d'entrepnse 9.Ediles Eait tache au soleil 10.Coule en Irlande Récupère tout en sous sol 11.Rejetées Eaire des éclats 12.Eont beaucoup de mal à la colonne Philippe Dupuis Solution du n° 254 Horizontalement LDécomcement IL Etemelle lo IIL Mare Poutres IV.Altérés Rocs V.Née Es Rosée VL Teste Ml VIL Alliages VIII.Lampion Aras K.Enserrer X.Retraitement Verticalement 1.Démanteler 2.Etalée Ane 3.Certes Mst 4.Orée Taper 5.In Réélira 6.Nèpes Lori 7.Clos Minet 8.Elu Ria Ré 9.Métro Ga 10.Rossene 11.Nièce Sa 12.Tosser Set MOTS CROISES PROBLEME N° 255 Philippe Dupuis est egalement l\u2019auteur des mots-croises du Monde MOTS CROiSÉS 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ==¦:= HORIZONTALEMENT 1.\tCinéaste québécois.2.\tQui convient au sujet -Battre.3.\tOn y parle portugais -Direction de vie - Du verbe aller.4.\tFluide - Il faut le tendre.5.\tMarque une liaison -Vieille armée - Plante potagère.6.\tDénoncé - Lieu saint.7.\tÉgarée - Prénom.8.\tÉructe - Il a trois cordes.9.\tBarbecue - Polir.10.\tDrame japonais -Formule - Circule au Pays-Bas.11.\tIl est prisonnier -Différents.12.\tBelle-de-jour - Langue.VERTICALEMENT 1.\tÉcrivain et cinéaste français.2.\tSottise - Pièce de viande.3.\tPlante potagère - Exact - Carte.4.Exprime l'admiration -Titre britannique - Qui navigue sur lest.Chauffard - Parfois houleuse.Obtiennent - Dieu grec.Pas transformé - Il est très fort.Poissons aux yeux rouges.Elle pue - Bière anglaise - Port français.10.\tLes traditions d'un peuple - Pilotes.11.\tBadigoinces -Interruption.12.\tTrès utile sur une ferme - A du toupet.1 23456789 10 11 12 bIaIsIh A| V ois eItIr gIrIe eIbIu SOLUTION DU DERNIER «: = \"O CT = S ^ I TO \"O , ^ : -i ^ 0^ = 00 \u201c¦ s s' \"E 00 ^ r-.
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