Le devoir, 23 juillet 2015, Cahier A
[" La bâtonnière lance sa poursuite Page A 2 VIH : la trithérapie précoce réduit aussi les risques de cancer et d\u2019autres maladies graves Page a 3 Les réformes ont rendu l\u2019assurance-empioi confus et discriminatoire, constate Pierre Fortin Page B1 Ottawa: un déficit embarrassant Page B 1 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C VI N° 1 6 3 LE DEVOIR, LE JEUDI 23 JUILLET 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Protection DE l\u2019enfance La moitié des jeunes en foyer d\u2019accueil est autochtone MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Les provinces et les territoires se préoccupent de la surreprésentation des enfants autochtones dans les services de protection de l\u2019enfance au Canada.Prés de la moitié (48%) des 30 000 enfants et adolescents en foyer d\u2019accueil au pays est issue des communautés autochtones.Pourtant, les Premières Nations, les métis et les Inuits \u2014 tous confondus \u2014 ne forment que 4,3% de la population canadienne, selon Statistique Canada.Une situation qui n\u2019est pas étrangère à l\u2019épisode douloureux des pensionnats autochtones.Au Québec, les enfants autochtones confiés au Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) sont cinq fois plus nombreux que les non-autochtones, considérant leur poids démographique.En effet, 10% des enfants confiés aux services sociaux sont autochtones.Cependant, à peine 2% des enfants québécois sont autochtones.Interpellés par ces statistiques alarmantes, les chefs de gouvernement provinciaux et territoriaux ont commandé il y a près d\u2019un an un rapport consistant à identifier les causes profondes de la négligence et de la violence faites aux enfants dans les communautés autochtones en plus d\u2019esquisser des stratégies de prévention et d\u2019intervention.Le document «Bien-être des enfants autochtones» a été dévoilé lors du Conseil de la fédération, qui s\u2019est tenu la semaine dernière à St.John\u2019s, àTerre-Neuve-et-Labrador.La négligence \u2014 le défaut d\u2019agir dans l\u2019intérêt premier de l\u2019enfant et posant un risque de préjudice au fil du temps \u2014 est le principal motif de prise en charge des enfants autochtones par les services sociaux, soit plus que les sé- VOIR PAGE A 8 : FOYER FRANK GUNN LA PRESSE CANADIENNE Les conditions de vie des autochtones canadiens contribuent aux taux élevé de prise en charge.Une vingtaine de personnes vivent dans cette maison de la communauté d\u2019Attawapiskat, en Ontario.Exploration minière Québec â perdu 1,4 milliard en douze ans MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement du Québec a englouti plus de 1,7 milliard de dollars dans l\u2019exploration minière de 2000 à 2011.En contrepartie, il a touché quelque 300 millions en impôts durant la même période (12 ans), pour une dépense nette de 1,4 milliard.Pour chaque dollar gagné, Québec a ainsi déboursé 5,70$.«Ça n\u2019a aucun sens», lance le porte-parole de MiningWatch Canada, Ugo Lapointe, à l\u2019autre bout du fil.« On est très, très généreux.C\u2019est assez surprenant.» Le ministère des Linances a démêlé au printemps 2015 les dépenses et les recettes fiscales de l\u2019exploration et de l\u2019exploitation minière, et ce, à la demande du ministère de l\u2019Energie et des Ressources naturelles.L\u2019Etat québécois a touché 1,7 milliard de revenus nets provenant du secteur minier de 2000 à 2011, apprend-on à la lecture du document «Retombées économiques et fiscales du secteur minier québécois» mis en ligne sur le site Web du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles en mai dernier.Or, ce montant aurait été près de deux fois plus important sans les centaines de millions dépensés pour soutenir l\u2019explpration.En 12 ans, l\u2019État québécois a engrangé des revenus de 3,7 milliards grâce aux activités d\u2019exploration et d\u2019exploitation minière : prélèvements fiscaux auprès des sociétés (1,3 milliard), impôt minier (1,1 milliard), titres miniers (96 millions) et impôt sur le revenu des travailleurs (1,2 milliard) .En contrepartie, il a effectué des dépenses de 2 milliards de dollars pour soutenir ces mêmes activités minières (dont 1,7 milliard dé- VOIR PAGE A 8 : MINIÈRE La complainte de l\u2019entartiste Ce que 10 ans sans entartage disent sur la santé de la démocratie selon Pop-Tarte Aujourd\u2019hui Le Monde > L\u2019Union africaine envoie des miiitaires pour prévenir i\u2019escaiade de vioience.Les résultats de Félection seront connus vendredi.Page B 5 Actuaiités > Compteurs d\u2019eau: i\u2019UPAC frappe chez cinq membres de i\u2019administration Trembiay.De nouveaux documents révèlent des détails sur le scandale qui n\u2019en finit pas.Page A 3 7\t.\t- - Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 A4 A5 A5 A4 B6 EABIEN DEGLISE Une société qui n\u2019est pas capable d\u2019accepter une forme légitime, pacifique et humoristique de protestation et d\u2019opposition esf-elle encore une démocratie ?A l\u2019autre bout du Skype, depuis le salon de sa maison du Centre-du-Québec où il s\u2019est retiré depuis quelques années, l\u2019entar-tiste Patrick Robert, alias Pop-Tarte \u2014 nom de code qu\u2019il s\u2019est donné lors des belles années de l\u2019entartage au Québec, entre 1998 et 2005 \u2014 pose la question.Sans rire.Cela fait 10 ans qu\u2019il y pense, depuis l\u2019entartage, en fait, de Gérald Tremblay, alors maire de Montréal.C\u2019était en 2005, juste avant un discours que le politicien, qui avait pris l\u2019habitude d\u2019incarner les trois petits singes de la sagesse à lui seul, devait livrer devant la Chambre de commerce de l\u2019est de Montréal.La dénonciation de la clownerie en politique par la tarte prenait ainsi fin au terme d\u2019une longue série d\u2019entartages, dont plusieurs élus et hommes d\u2019af- faires ont fait les frais : Stéphane Dion, Pierre Pettigrew, Pierre Karl Péladeau, Jean Charest, pour ne citer qu\u2019eux.Elle a aussi fait entrer dans une retraite quasi forcée la cellule terroriste pâtissière du Québec qui, loin d\u2019avoir perdu le sens de tarte, déplore depuis les entraves à l\u2019exercice de leur «revendication».«Le plaisir d\u2019entarter ne se perd jamais, lance l\u2019homme qui aujourd\u2019hui écrit pour vivre, mais la dérive sécuritaire qui s\u2019est emparée de notre société complique désormais beaucoup les choses.Est-ce que c\u2019est frustrant pour nous ?Ça devrait surtout l\u2019être pour les citoyens qui vivent dans un cadre où toute forme d\u2019opposition est muselée, y compris les plus inoffensives, comme celle incarnée par une tarte.» Dion et des attentats Inoffensive?Ce n\u2019est pas l\u2019avis toutefois du juge Louis-Jacques Léger de la Cour municipale de Montréal qui, en 2000, a statué que l\u2019entartage était un crime au sens de la loi, VOIR PAGE A 8: TARTE JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR En 1999, le ministre libéral Pierre Pettigrew a subi la critique crémeuse des entartistes, qui dénonçaient l\u2019accès de plus en plus restreint à l\u2019assurance-emploi.77831303445530 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 23 JUILLET 2015 ACTUALITES SYSTEME LEGER SUR RAIL Brossard courtise la Caisse de dépôt avec un projet TOD KARL RETTINO-PARAZELLI La Ville de Brossard met le pied sur l\u2019accélérateur pour convaincre la Caisse de dépôt et placement du Québec qu\u2019elle a ce qu\u2019il faut pour accueillir le futur système léger sur rail (SLR) du nouveau pont Champlain.La municipalité de la Rive-Sud de Montréal est sur le point d\u2019obtenir jusqu\u2019à 100 000$ de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).L\u2019argent reçu lui permettra de réaliser une étude pour développer une aire TOD (pour «Transit Oriented Development», un aménagement axé sur le transport en commun) au terminus Panama et de considérer différents mécanismes de captation de la valeur foncière pour financer le projet.Mais le temps presse, indique le directeur général de la Ville, Nicolas Bouchard.L\u2019étude devra être réalisée en «mode accéléré», en un peu plus d\u2019un an, pour que Brossard puisse soumettre son projet à temps à la Caisse de dépôt.Celle-ci est responsable de la réalisation du système de transport qui surplombera le futur pont Champlain et devra bientôt déterminer le tracé du SLR.«On souhaite arrimer le projet du terminus Panama avec la Caisse de dépôt, explique M.Bouchard.Il est situé dans un corridor très important et représente une connexion logique pour un arrêt du SLR.» Brossard mise beaucoup sur la mise en service de ce système de transport pour stimuler son développement.Le projet du terminus Panama prévoit essentiellement la construction d\u2019immeubles à vocation commerciale et résidentielle, de manière à densifier le secteur, comme le prévoit le concept d\u2019urbanisme TOD.« Un TOD, c\u2019est un milieu de vie créé autour d\u2019un axe structurant, dit M.Bouchard.Le concept doit être adapté pour être plus urbain et éviter les erreurs du passé», concède-t-il.Concept controversé C\u2019est que le concept TOD, une des pierres angulaires du Plan métropolitain d\u2019aménagement et de développement du Grand Montréal (PMAD) entré en vigueur en mars 2012, n\u2019a pas fourni tous les résultats escomptés jusqu\u2019à maintenant, estiment plusieurs experts.Plusieurs projets d\u2019aménagement qui se sont concrétisés près des lignes de trans- Brossard veut densifier la zone entourant le terminus existant port collectif sur la couronne nord et sud de Montréal ont essentiellement pris la forme d\u2019un stationnement incitatif bordé de condos ou de maisons en rangée.«Tout le monde a sauté sur ce concept, mais personne ne s\u2019est demandé s\u2019il est adapté au Québec, s\u2019il répond à une demande, fait remarquer le professeur à la Faculté de l\u2019aménagement de l\u2019Université de Montréal Michel Max Raynaud.Ça ne doit pas seulement être des maisons posées près d\u2019une gare.Il faut du design urbain.Ça prend des espaces publics, des aménagements, un milieu de vie.» 11 estime que trop d\u2019élus «prennent le problème à l\u2019envers» en développant un TOD sans se demander ce qui satisferait véritablement la population.La CMM garde malgré tout le cap et consacrera à terme 1,7 million pour aider 14 municipalités, comme Brossard, à étudier ou à planifier des projets TOD.Saint-Bruno-de-Montarville, une autre municipalité de la Rive-Sud de Montréal, est du nombre.Elle a lancé un appel d\u2019offres pour étudier le déménagement de sa gare, actuellement située à l\u2019écart de la ville.En entrevue, le maire, Martin Murray, explique qu\u2019il souhaite «rapprocher la gare des citoyens» et la placer «au cœur des quartiers actuels et futurs».La nouvelle gare pourrait être construite le long de la route 116, sur le site de factuel dé-pô( à neige.A Saint-Bruno, comme à Brossard, le maire Murray emploie le mot «TOD», mais il n\u2019est pas chaud à l\u2019idée de densifier les abords de la gare avec des condos et des immeubles en hauteur.11 préfère développer les transports collectifs à l\u2019intérieur de la ville pour mener tous les citoyens à ce futur point d\u2019embarquement.«Les villes doivent se donner une vision commune pour unifier les projets TOD», affirme le maire, malgré les différences apparentes entre son projet et celui de Brossard.«L\u2019idée du PMAD doit faire son chemin, mais ce n\u2019est pas gagné d\u2019avance, note pour sa part le d.g.de Brossard, Nicolas Bouchard.C\u2019est un changement de culture, donc ce n\u2019est pas rapide.Mais je peux déjà voir des développement réussis, comme le pourtour du métro Longueuil.Il faut s\u2019inspirer de ça pour créer des milieux de vie encore plus riches.» Le Devoir SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Peter MacKay a rappelé mercredi que le comité ne fera que des recommandations.Aide à mourir ; Ottawa n\u2019écoutera pas nécessairement son comité KRISTY KIRKUP à Ottawa Le gouvernement conservateur ne se laissera pas dicter sa ligne de conduite sur l\u2019aide médicale à mourir par le comité externe qu\u2019il vient de mettre sur pied pour mener des consultations et le conseiller, a prévenu mercredi le ministre fédéral de la Justice.Peter MacKay répondait ainsi à ceux qui se sont immédiatement inquiétés de la composition «partiale» de ce comité, mis sur pied vendredi par les ministres de la Justice et de la Santé pour aider le gouvernement à se conformer à l\u2019arrêt de la Cour suprême qui invalidait, il y a cinq mois, les dispositions actuelles du Code criminel interdisant le recours à f aide médicale à mourir.Le plus haut tribunal du pays laissait alors un an au gouvernement \u2014jusqu\u2019en février 2016 \u2014 pour modifier en conséquence la loi afin de reconnaître le droit à une aide médicale à mourir pour tout adulte pleinement conscient qui est aux prises avec des problèmes de santé graves et irrémédiables lui causant des souffrances persistantes et intolérables.L\u2019Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique a critiqué dès vendredi KK Ce débat touche à des convictions profondes^ à toute une gamme d\u2019enjeux, qu\u2019ils soient d\u2019ordre religieux, Judiciaire ou médical )) Peter Mackay, ministre de ia Justice dernier le fait que deux des trois membres de ce comité avaient témoigné pour le gouvernement fédéral, devant la Cour suprême, contre la pratique de l\u2019aide à mourir.Le ministre MacKay a cependant soutenu mercredi, à Halifax, que le comité entendra un «large éventail» de points de vue avant de formuler ses recommandations, et que ce sera ensuite au pouvoir exécutif de prendre au final les «décisions importantes», afin de combler ce qu\u2019il a qualifié de «tout un vide juridique » créé par l\u2019arrêt de la Cour suprême.Le comité externe est présidé par le professeur en psychiatrie Harvey Max Chochi-nov, de l\u2019Université du Manitoba, qui est aussi directeur de l\u2019unité de recherche en soins palliatifs à Action cancer Manitoba.11 sera épaulé par le constitutionnaliste Benoît Pel- letier, professeur de droit à l\u2019Université d\u2019Ottawa et ancien ministre libéral québécois, et par Catherine Erazee, ancienne codirectrice de l\u2019Institut pour la recherche et l\u2019éducation sur l\u2019invalidité de l\u2019Université Ryerson de Toronto.Or, M.Chochinov et Mme Frazee avaient défendu la loi actuelle devant la Cour suprême.Le comité devra mener des consultations auprès d\u2019autorités médicales et d\u2019intervenants, et réaliser une consultation en ligne auprès des Canadiens.11 doit remettre son rapport final «au plus tard à la fin de l\u2019automne 2015» \u2014 donc après les élections générales du 19 octobre.«Quel que soit le ministre de la Justice ou de la Santé [alors en poste], ou quel que soit le gouvernement en place, n\u2019oublions pas qu\u2019à la fin de tout ce processus [de consultations], il ne s\u2019agira que de recommandations», a précisé M.MacKay, mercredi.Le ministre, qui ne briguera pas un nouveau mandat en octobre prochain, a par ailleurs admis que la décision de la Cour suprême l\u2019avait personnellement ébranlé.«Lorsque la Cour invalide deux sections du Code [criminel], ça ouvre la porte à une interprétation assez large \u2014 et, à mon avis, troublante, a-t-il dit.Troublante, parce que ce débat touche à des convictions profondes, à toute une gamme d\u2019enjeux, qu\u2019ils soient d\u2019ordre religieux, judiciaire ou médical, touchant des personnes invalides \u2014 des enjeux qui sont très importants aux yeux des Canadiens.» Le ministre MacKay juge par ailleurs irréaliste la date butoir de février 2016 fixée par la Cour suprême pour que le gouvernement modifie sa loi, d\u2019autant plus que le Parlement sera bientôt dissous pour la tenue du scrutin du 19 octobre.«J\u2019estime que pour un sujet aussi grave, qui entraînera des conséquences aussi sérieuses, un gouvernement, un futur gouvernement, un futur ministre devraient pouvoir prendre le temps de bien faire les choses.C\u2019est là mon opinion personnelle».La Presse canadienne Du au 7 août 0\\Ax^%o\\^ SAVOUREZ UN PARCOURS D'EXCEPTION DANS LES CANTONS-VERMONT.Desjardins Splendides paysages, routes tranquilles, plaisirs gourmands et formule de voyage clé en main pour savourer pleinement vos vacances! QUEBEC Granby Samt-Jean- sur-Richelieu Cowansville Lac Memphrémagog Baie Missisquo Lac Champlain VERMONT St.Albans En savoir plus sur ['experience gourmande RÉSERVEZ Vélo Québec veloquebecvoyages.com voyages 514 521-8356 \u2022 1 800 5 67-8356, poste 506 Titulaire d'un permis du Québec Le taux de criminalité en baisse au Canada Les crimes violents ont diminué pour une huitième année consécutive au Canada en 2014, malgré une légère hausse des homicides, révèle Statistique Canada, mercredi.Le «taux de crimes déclarés par la police » a par ailleurs diminué de 3% au pays de 2013 à 2014, ce qui représente le IDrecul consécutif \u2014 et le plus faible taux depuis 1969.Au Québec, ce taux de crimes déclarés par la police a baissé de 10% en 2014.Selon Statistique Canada, les services de police du pays ont déclaré un peu moins de 1,8 million d\u2019infractions au Code criminel (sauf les délits de la route) en 2014, soit environ 33 000 de moins que l\u2019année précédente.La plupart des infractions ont connu une baisse de 2013 à 2014, mais certaines ont affiché une hausse au cours de la même période, notamment la pornographie juvénile (41%).La Presse canadienne Un groupe veut un plafond de dépenses préélectoral pour les tiers partis Ottawa \u2014 Un nouvel organisme qui milite pour un leadership politique voué à protéger l\u2019environnement souhaite voir en vigueur au moins six mois avant des élections un plafond de dépenses et une obfigation de transparence pour les tiers partis.Le président et fondateur du Comité politique pour l\u2019environnement, Aaron Ereeman, soutient que des organisations tierces parties à tendance partisane ont fait surface et que cela met à mal la démocratie canadienne.Les recommandations du Comité politique pour l\u2019environnement sont saluées par l\u2019ancien directeur général des élections du Canada Jean-Pierre Kingsley, qui a récemment décrié le manque de règles pour la période préélectorale.M.Kingsley argue qu\u2019un manque de réglementation a créé un environnement de dépenses incontrôlées.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 23 JUILLET 2015 A 3 ACTUALITES RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Lu Chan Khuong La bâtonnière réplique au Barreau Près de 100 avocats forcent la tenue d\u2019une assemblée générale extraordinaire de l\u2019ordre PHILIPPE ORFALI \\ Adéfaut d\u2019avoir obtenu la tête des membres du conseil d\u2019administration du Barreau du Québec pour la suspension de la bâtonnière Lu Chan Khuong, une centaine d\u2019avocats a forcé mardi la tenue prochaine d\u2019une assemblée générale spéciale de l\u2019ordre professionnel, alors que l\u2019avocate entamait ses démarches judiciaires pour faire casser sa suspension.La Bâtonnière élue a déposé mardi une requête en annulation des résolutions du Barreau sur sa suspension, pour une histoire de vol à l\u2019étalage dans laquelle aucune accusation n\u2019a été déposée.L\u2019avocate demande également d\u2019être réintégrée dans ses fonctions de bâtonnière en attendant que la Cour statue sur la légalité des résolutions.En parallèle et en moins de 48 heures, un groupe de juristes choqués par le sort réservé à M® Khuong a recueilli les 100 signatures nécessaires pour contraindre le CA à organiser une assemblée générale extraordinaire au cours des prochaines semaines.L\u2019objectif?«Faire le point sur la situation qui prévaut actuellement au sein de l\u2019ordre», révèle la demande adressée à M® Sylvie Champagne, secrétaire du Barreau, dont Le Devoir a obtenu copie.«Nous sommes tous très préoccupés des gestes posés et des résolutions adoptées par les administrateurs du Barreau, écrivent les 100 avocats dans leur missive.Ces résolutions ne reposent sur aucun fondement juridique.» De l\u2019avis des signataires, le comportement du CA est d\u2019une gravité telle qu\u2019il «en va de la protection des intérêts et de l\u2019image de la profession que les administrateurs cessent de s\u2019attribuer des pouvoirs qu\u2019ils n\u2019ont pas et reconnaissent enfin que les résolutions adoptées ne reposent sur aucun fondement légal».Cela fait de nombreuses semaines que les avocats souhaitent discuter en face à face avec le CA de la controverse.Celui-ci s\u2019est pourtant vautré dans le silence, soutient Jimmy Troeung,, l\u2019un des juristes à l\u2019origine de la démarche.Elue à la tête du Barreau le 22 mai dernier avec l\u2019appui de 63% des membres, M® Khuong a été suspendue le 1®\"^ juillet par les membres du conseil d\u2019administration, dans une décision unanime.«Plusieurs des fondements du droit n\u2019ont pas été respectés, explique l\u2019avocat.Elle n\u2019a pas été déclarée coupable.On veut aussi savoir comment ont été exposées ces informations sur la déjudiciarisation, qui est un processus très confidentiel.C\u2019est très inquiétant, parce que cela remet en cause la confiance du public à l\u2019égard du système de justice.» L\u2019avocat de M® Khuong, Jean-Erançois Bertrand, soutient que le CA n\u2019a pas le pouvoir légal de suspendre la bâtonnière, cette démarche n\u2019étant pas prévue par le code des professions ni par le code de déontologie des avocats.En entrevue, le vice-président du Barreau, Louis-Erançois Asselin, ne s\u2019est pas montré impressionné outre mesure par le fait qu\u2019on a pu amasser les 100 signatures requises en 48 heures, et ce au beau milieu de l\u2019été.Chose certaine, les avocats ne pourront pas obtenir la destitution du conseil d\u2019administration réclamée par certains, dit-il.«L\u2019assemblée générale a le pouvoir d\u2019approuver les vérificateurs et de se prononcer sur le montant de la cotisation annuelle, ils n\u2019ont aucun autre pouvoir.» «Ils peuvent faire des recommandations», ajoute-t-il cependant.Le Barreau fait selon lui l\u2019objet d\u2019une «campagne publicitaire et médiatique extrêmement désolante».«On a toujours respecté les droits de Khuong.Elle a adhéré au code d\u2019éthique du conseil, on ne fait que l\u2019appliquer.» En outre, les signataires de la lettre envoyée au CA souhaitent soumettre aux membres une résolution réclamant de la ministre de la Justice qu\u2019une enquête soit menée pour découvrir la source des bris de confidentialité en ce qui a trait au Programme de traitement non judiciaire de certaines infractions.Les avocats se disent très préoccupés des gestes posés par le C.A.du Barreau Le Devoir L\u2019UPAC chez Dauphin et d\u2019ex-élus De nouveaux documents révèlent le rôle joué par d\u2019ex-fonctionnaires de la Ville dans le scandale des compteurs d\u2019eau PHILIPPE OREALI Dy anciens membres influents de l\u2019entourage du maire Gérald Tremblay ont été visés par une série de perquisitions de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) en lien avec le scandale des compteurs d\u2019eau, mercredi.Pas moins de quatre membres du comité exécutif de l\u2019ex-maire Tremblay ont reçu la visite de rUPAC, dont l\u2019actuel maire de l\u2019arrondissement de Lachine, Claude Dauphin.L\u2019exdéputé libéral à l\u2019Assemblée nationale, élu au poste de conseiller municipal en novembre 2001 avec l\u2019équipe de Gérald Tremblay, a occupé plusieurs fonctions au sein du comité exécutif de la Ville, et est toujours maire de Lachine.Les policiers ont cogné à sa porte en matinée, alors que l\u2019UPAC investissait également l\u2019hôtel de ville de l\u2019arrondissement dans le cadre de l\u2019enquête Projet Eronde.L\u2019ex-vice président du comité exécutif de Montréal et responsable du dossier de l\u2019eau Sammy Eorcillo, sa vice-présidente Erancine Senécal et l\u2019ancien maire de Rivière-des-Prai-ries-Pointe-aux-Trembles Cosmo Maciocia auraient aussi été visés par cette vague de perquisitions en lien avec l\u2019octroi du plus large contrat municipal de l\u2019histoire de Montréal.Le contrat de 355 millions octroyé en 2007 au consortium Génieau formé des firmes Dessau et Simard-Beaudry avait été annulé deux ans plus tard, dans la foulée de révélations concer- Forcillo, Senécal et Maciocia ont aussi reçu la visite de ruPAc mercredi nant des irrégularités administratives et d\u2019allégations de collusion et de corruption.Il s\u2019agit de la cinquième série de perquisitions relativement au dossier du scandale des compteurs d\u2019eau depuis quelques semaines.Au début du mois, les bureaux de la firme de génie BPR situés à Montréal et Québec avaient notamment été la cible de perquisitions par les enquêteurs de rUPAC.Dessau et le Groupe SMi, Construction Prank Catania et l\u2019assureur Travelers Canada ont également vu l\u2019UPAC débarquer dans leurs locaux.L\u2019objectif de l\u2019opération policière de mercredi était principalement d\u2019amasser des éléments de preuve, selon une porte-parole de l\u2019UPAC.Par voie de communiqué, l\u2019arrondissement de Lachine a reconnu que les enquêteurs de l\u2019UPAC avaient visité les bureaux de la mairie, ajoutant que son personnel avait offert sa collaboration aux autorités.De nouvelles révélations Cette nouvelle vague de perquisitions coïncide avec la cassation partielle d\u2019une ordonnance de non-publication en vigueur depuis plus d\u2019un an à l\u2019égard d\u2019un mandat de perquisition chez Prank Zampino, qui lève le voile sur le rôle joué par un ex-haut fonctionnaire municipal et la direction de la firme BPR dans le cadre de ce scandale.On apprend notamment que le directeur général adjoint du Service des infrastructures de Montréal, Yves Provost, a activement recom- mandé aux élus et à l\u2019administration la sélection des firmes BPR et Génieau pour le contrat des compteurs.A la suite de l\u2019octroi du contrat, il a été engagé par BPR.C\u2019est Pierre Lavallée, l\u2019un des principaux dirigeants de l\u2019entreprise, qui l\u2019aurait recruté.Le nom de ce dernier est apparu à 29 reprises dans l\u2019agenda du président du comité exécutif de la ville de Montréal, le bras droit de Gérald Tremblay Prank Zampino, entre octobre 2005 et mai 2008.C\u2019est Claude Dauphin qui avait succédé à Prank Zampino lorsque celui-ci a décidé de quitter son poste de président, en 2008.pour aller travailler chez Dessau, qui avait obtenu le contrat des compteurs.En mars, le juge Yves Paradis de la Cour du Québec avait décidé que la plupart des éléments caviardés, dont ceux concernant Yves Provost et Pierre Lavallée, devaient le demeurer pour au moins trois mois, «pour protéger l\u2019enquête en cours et pour protéger des perquisitions».Un consortium de médias, dont Le Devoir fait partie, demandait que soient rendus publics les éléments encore caviardés inscrits dans certains documents déjà produits en cour.Des portions de ceux-ci avaient déjà été «décaviar-dées» à la fin de 2014.D\u2019autres détails des documents demeurent censurés.Aucune accusation n\u2019a été portée en lien avec le projet Eronde jusqu\u2019à maintenant, malgré la ribambelle de perquisitions menées par l\u2019UPAC chez d\u2019anciens élus et dirigeants d\u2019entreprises liées au scandale au cours des derniers mois.Le Devoir U V Colère dans les centres jeunesse ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Des travailleurs du Centre jeunesse de Montréal, inquiets des impacts de l\u2019intégration des centres dans «une nouvelle mégastructure à haute vocation médicale» sur les jeunes, ont manifesté mercredi.Ils en ont profité pour dénoncer les plus récentes propositions patronales \u2014 en les déchirant \u2014 dans le cadre du renouvellement de leur convention collective, qui est venue à échéance le 31 mars dernier.LA ROMAINE Québec propose deux comités aux Innus KARL RETTINO-PARAZELLI La première rencontre entre les Innus et le gouvernement Couil-lard, organisée mercredi à la suite du blocage du chantier de la Romaine, s\u2019est conclue sans réelle avancée, mise à part la création de deux comités pour poursuivre les échanges.Les cinq heures de discussions à Québec entre les chefs innus Rodrigue Wapistan (communauté de Nutashkuan) et Jean-Charles Piéta-cho (Ekuanitshit), le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, celui de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, de même que des représentants d\u2019Hydro-Québec n\u2019ont pas permis à l\u2019une ou l\u2019autre des parties de crier victoire.«On a convenu de faire des comités à deux niveaux», a expliqué en point de presse le ministre Kelley.Le premier se penchera sur les revendications des Innus de Nutashkuan, qui ont bloqué l\u2019accès au chantier de la Romaine la semaine dernière, tandis que le second s\u2019attardera plus largement aux de- C\u2019était une discussion très franche et très cordiale )) Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones mandes des autres communautés innues de la province.«C\u2019était une discussion très franche et très cordiale.Je crois que nous avons réussi à trouver les mécanismes pour améliorer le dialogue entre le gouvernement et la nation innue», a ajouté M.Kelley.Le ministre Arcand a précisé que de nouveaux rendez-vous seraient fixés «le plus rapidement possible» en présence d\u2019Hydro-Québec et du gouvernement.Le président d\u2019Hydro-Québec, Eric Martel, ira également à la rencontre des chefs de la nation innue, a-t-il dit.«On avance dans la bonne direction {.].Au moins, il y a du progrès qui est fait, et en ce sens-là, je pense que c\u2019est très positif.» Les Innus n\u2019affichaient pas le même optimisme à leur sortie de la rencontre, en milieu d\u2019après-midi.Ils n\u2019ont pas participé au point de presse des ministres Kelley et Arcand et ont refusé de commenter les discussions du jour.En fin de journée, leur porte-parole a fait savoir que les chefs étaient toujours en discussion.Il n\u2019a pas été possible de savoir si les Innus accepteront de siéger aux deux comités annoncés par le gouvernement.Entente en cause Les Innus de Nutashkuan prétendent notamment qu\u2019Hydro-Québec a bafoué l\u2019entente Nane-messu-Nutashkuan, conclue en 2008 dans le cadre du projet de la Romaine, dont les modalités sont confidentielles.Le ministre Arcand a laissé entendre mercredi qu\u2019Hydro-Québec n\u2019a pas accordé le minimum de contrats garanti aux Innus, tout en rappelant que le projet n\u2019est pas achevé.La question de l\u2019embauche des travailleurs innus et les cas présumés d\u2019intimidation sur le chantier sont également sur la table.De manière plus large, les représentants de la communauté de Nutashkuan reprochent à Hydro-Québec d\u2019avoir inondé des bassins sans les avoir avertis, en y laissant plus de 50% de la ressource forestière.Cela nuirait à leurs activités de chasse et de pêche, puisque l\u2019ennoiement des arbres augmente selon eux le taux de mercure dans l\u2019eau.Hydro-Québec et les scientifiques consultés répondent que les arbres laissés debout n\u2019y sont pour rien et que la hausse du taux de mercure est plutôt due à la matière organique présente dans le sol.Par ailleurs, ce taux revient généralement à la normale entre 10 et 30 ans après l\u2019ennoiement.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 23 JUILLET 2015 ACTUALITES ALBERTA L\u2019oléoduc fuyait depuis deux semaines Anzac \u2014 Nexen a affirmé qu\u2019une fuite majeure d\u2019un oléoduc détectée la semaine dernière dans le nord de l\u2019Alberta avait pris forme vers la fin juin ou le début juillet Le vice-président principal des activités canadiennes, Ron Bailey, a indiqué mercredi que l\u2019entreprise ignorait à quel moment précis le bris est survenu.Nexen estime que la fuite dans l\u2019oléoduc a débuté quelque part entre le 29 juin, lorsque les équipes ont terminé un nettoyage, et le 15 juillet, lorsqu\u2019un entrepreneur l\u2019a repérée.Le chef de la direction, Fang Zhi, s\u2019est rendu sur les lieux du déversement, où il a présenté ses excuses pour ce qui est survenu.«Cest décourageant de voir le site, et c'est décevant de constater que Le système\t(^ela est sur- venu, a-t-il dit d\u2019alerte\taprès avoir fait .\t.\tfaire aux mé- du pipeline\tdias une visite du site du nettoyage.Ainsi, je m'excuse personnelle-la fuite\tment pour les conséquences que cela a pu entraîner.» Le déversement d\u2019environ cinq millions de litres de bitume, de sable et d\u2019eaux usées a été découvert près des installations de sables bitumineux Long Lake de Nexen, à environ 35 kilomètres au sud-est de Fort McMurray.Nexen a indiqué que l\u2019oléoduc a été installé l\u2019an dernier et qu\u2019un système d\u2019alerte n\u2019a pas détecté la fuite.n a pas détecté Des mois d\u2019attente Dimanche, un canard a été trouvé mort sur les lieux du déversement, mais l\u2019entreprise a dit croire que l\u2019animal était mort avant que ne soient installés des clôtures et d\u2019autres éléments dissuasifs.«Nous nous attardons présentement à assurer la sécurité de nos travailleurs sur le site, à minimiser n'importe quel impact sur l'environnement et sur la faune, de même qu'à comprendre les causes principales de cet incident par l'entremise d'investigations», a dit le chef de la direction.Le secteur touché est d\u2019environ 16 000 mètres carrés.M.Bailey a affirmé qu\u2019il faudrait des mois à la compagnie pour déterminer ce qui a causé la fuite.La Presse canadienne ^ - ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE Dans une lettre aux ministres fédéraux des Ressources naturelles, de l\u2019Environnement et des Pêches, une vingtaine de communautés et d\u2019associations de pêcheurs vivant et travaillant sur les côtes du golfe demandent au gouvernement de prendre le temps de bien mesurer les risques avant d\u2019y entreprendre des travaux d\u2019exploration.Les pêcheurs de l\u2019est du pays ligués contre le développement pétrolier FLORENCE SARA G.FERRARIS Pour une première fois, les communautés des Premières Nations et les représentants de l\u2019industrie des pêches de cinq provinces \u2014 soit le Québec, la Nouvelle-Ecosse^, le Nouveau7Bruns-wick, l\u2019Ile-du-Prince-Edouard et Terre-Neuve \u2014 font front commun et demandent la suspension de «toute activité de développement pétrolier dans le golfe du Saint-Laurent».Dans une lettre aux ministres fédéraux des Ressources naturelles, de l\u2019Environnement et des Pêches, une vingtaine de communautés et d\u2019associations de pêcheurs vivant et travaillant sur les côtes du golfe demandent au gouvernement de prendre le temps de bien mesurer les risques avant d\u2019y entreprendre des travaux d\u2019exploration.«Nous demandons une étude environnementale complètement indépendante, souligne Reginald Cotton, porte-parole pour le dossier des hydrocarbures pour l\u2019Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie.Nous voulons être certains que le gouvernement est conscient des enjeux.» Pêcheur aguerri, Reginald Cotton a travaillé à la barre d\u2019un chalutier dans le golfe du Saint-Laurent et dans les eaux de la côte est de Terre-Neuve iA Nous demandons une étude environnementale complètement indépendante )) Reginald Cotton, porte-parole de l\u2019Association des capitaines propriétaires de la Gaspésie presque toute sa vie.«Quand on parle de l'exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent, on ne peut pas se baser sur des études faites ailleurs, c'est un écosystème en soi, insiste-t-il.C'est encore plus impensable de la comparer à celle qui est faite en haute mer, dans l'Atlantique par exemple.C'est comme si on comparait une baignoire à un des Grands Lacs.» L\u2019ancien capitaine de bateau souhaite aussi que la question de l\u2019hiver soit abordée avec les pêcheurs.«Nous voulons savoir s'ils ont pensé que le golfe gèle! Ce n'est pas comme la mer.» Au-delà des dérives environnementales qu\u2019un déversement pourrait avoir sur l\u2019écosystème du golfe, ce sont les impacts économiques qui inquiètent l\u2019industrie.En tout, ce sont plus de 5000 entreprises de pêche et une centaine de compagnies d\u2019acheteurs, de transformateurs et d\u2019aquaculteurs qui dépendent du contenu de ces eaux.«Les ressources du golfe génèrent des dizaines de milliers d'emplois.Ce sont plus de 2 milliards de dollars en activités économiques directes et indirectes», explique Marilyn Clark, directrice de la Nova Scotia Fish Packers Association.Ainsi, même si ces usines ne s\u2019alimentent pas directement dans le golfe, elles sont basées sur ses côtes, s\u2019approvisionnent à son eau et emploient des gens de la région.Un déversement, même petit, aurait donc un impact majeur sur leur bon fonctionnement.Moratoire autochtone Plus qu\u2019une simple étude environnementale, les communautés autochtones des régions touchées demandent, pour leur part, l\u2019établissement d\u2019un moratoire étalé sur 12 ans au cours duquel tous travaux d\u2019exploration et d\u2019exploitation des hydrocarbures présents dans le sous-sol du golfe seront suspendus.Douze années qui devraient servir à mener une étude environnementale et une consultation publique afin que tous les acteurs du milieu soient bien informés de la situation.«Nous ne sommes pas prêts, les risques sont trop grands, soutient la directrice des consultations et des accommodations au Mi\u2019gmawei Ma-wiomi Secretariat, Tanya Bar-naby.Nous voulons être certains qu'en cas de catastrophe le Canada sera prêt à réagir, car un déversement pourrait avoir un impact catastrophique.» Selon les trois communautés micmaques qu\u2019elle représente, c\u2019est d\u2019autant plus important que tout leur mode de vie en dépend.«La pêche est notre principale source de subsistance», affirme-t-elle.Aux dires de M.Cotton, les inquiétudes et revendications soulevées par les représentants de l\u2019industrie de la pêche ne trouvent pas écho du côté des élus.«Nous ne sommes pas contre le pétrole, loin de là, insiste le Gaspésien Reginald Cotton.Nous en avons besoin pour pouvoir faire notre travail, mais ce qu'on dit c'est: ''Pas à n'importe quel prix!\" Avant de chercher de nouvelles ressources, il faut se préoccuper des espèces qui étaient là avant et les pêcheurs font partie de cet écosystème fragile.» Le Devoir DEFORESTATION Les Guaranis d\u2019Amazonie sonnent l\u2019alarme Paris \u2014 «Nous sommes vivants mais nous mourons à petit feu»\\ deux représentants des Guarani-kaiowa d\u2019Amazonie sont venus à Paris lancer un cri d\u2019alarme face à la déforestation et l\u2019accaparement de leurs terres, qui menacent leur avenir dans le sud-ouest du Brésil.«Nous sommes ici pour demander de l'aide, non seulement pour la forêt et la nature, mais aussi pour notre vie», a expliqué lors d\u2019une conférence de presse mercredi Valdelice Veron, fille d\u2019un cacique tué par un fermier en 2003.Comme son père, près de 300 membres de cette communauté de 45 000 âmes ont été «massacrés ces dix dernières années» dans des conflits liés à l\u2019expansion des cultures de soja et de canne à sucre, ra-conte-t-elle.«Dans le Mato Grosso do Sul, le soja et l'éthanol que vous consommez sont mélangés au sang guarani-kaiowa», dénonce la représentante du deuxième peuple autochtone du Brésil.Veron et le chef de son village ont participé mardi à un « sommet des consciences», organisé par la France en marge des négociations en vue d\u2019un accord universel pour freiner le changement climatique.La production mondiale d\u2019éthanol a été multipliée par six de 2000 à 2010, passant de 19 à 100 millions de mètres cubes, rappelle l\u2019organisation.Agence France-Presse Lent retour à la normale à Pohénégamook Pohénégamook \u2014 La situation reprend tranquillement son cours à Pohénégamook, dans le Bas-Saint-Laurent, au lendemain des pluies torrentielles qui se sont abattues sur la municipalité.Près de 75 résidences ont dû être évacuées par mesure préventive alors que 60,8 mm de pluie sont tombés sur la localité dans la journée de mardi.Parmi celles-ci, seules quelques-unes ont subi des dommages dus à la soudaine crue des eaux, selon la Sécurité civile.Les prévisions météorologiques favorables devraient faciliter le retour à la normale dans la région au cours des prochains jours.La Presse canadienne Téléphone : Télécopieur : 514 985-3322 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DUUiNDIAUVEMDIiEDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019edition du lendemain Telephone 514-985-3322 Telecopieur 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement cartes de credit I «N «D «E «X (ECROUPEMENIS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100-150 Achat vente échangé 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat vente échangé 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOEERES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES \t\t\tJ\tL 1\t1\t\t\t \t\t\t\t\t\t APPARTEMENTS ET LOGEMENTS A LOUER CDN-FACE aux HEC, bas 3plexsur2 etages 2gr CAC 2 SDB electros haut de gamme 2 000$ MLS15602827 G Houle, Sutton 514-292-4515 MILE-END - Esplanade Grands 1/2 rdec avec cour Rénové lOOOpc 2cc + bureau + s de lav PI bois franc Chauf elec Maison très tranquille Libre 1 550$ 514 273 4950 MILE-EX - 2 chambres a louer ds 612 Parc coin Beaubien 300$ par mois ch 1er août 438 398 7798 438 384 3957 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS A LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu un logement est offert en lo cation (ou sous location) toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit etre traitée en pleine égalité sans distinction exclusion ou preference fondée sur la race la couleur le sexe la gros sesse I orientation sexuelle letat civil I age du locataire ou de ses enfants la religion les convictions politiques la langue I origine ethni que ou nationale la condition so ciale le handicap ou I utilisation d un moyen pour pallier ce handi cap APPARTEMENTS ET LOGEMENTS A LOUER OUTREMONT-190 Willowdale 31/2 4 1/2 reno Près metro UdeM Chauffes eau ch poele/frigo asc 514 738 5663-514 735-5331 OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 112 312 412 rénovés près metro UdeM Poele/frigo Chauffe eau chaude Ascenceur 514 737-8055\t514 735-5331 CONDOMINIUMS A LOUER Quartier Angus Luxueux 41/2 Condo neuf 1 000 p c Ascenseur balcon Inclus laveuse secheuse lave vais cuisinière et frigo 1 300$ Stationnement inclus 514 231 8677 Claude MEUBLES PETITE ITALIE GRAND 61/2 NEUF Style condo, WiFi, balcon, terrasse.Près marche Jean-Talon et metro Beaubien.Pers.tranquille.Non-Fum.Juillet.1680$ 514 497-5769 HORS FRONTIERES EUROPE A LOUER PARIS Atelier loft meuble LIBRE JUILLET et AOUT Equipe 2 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525-1149 Téléc.: 514 525-7999 n ecrol ogie @1 em em oriel .com Le mémori QUAND LA TOXICOMANIE faites les premiers pas LE DEVOIR, LE JEUDI 23 JUILLET 2015 A 5 ACTUALITES ETATS-UNIS Les cas d\u2019autisme n\u2019augmentent pas réellement Washington \u2014 La manière de diagnostiquer l\u2019autisme aux Etats-Unis explique l\u2019apparent triplement des cas ces dernières années qui ne correspond pas de ce fait à un accroissement réel de la fréquence de ce syndrome, ont déterminé des chercheurs dont l\u2019étude est publiée mercredi.Les dernières statistiques ces des Centres fédéraux de contrôle et de pré- C\u2019est la vention des maladies (CDC) montrent une manière de envolée de la préva-lence des cas d\u2019au- diagnostiquer tisme dans le pays\tnin* passée de un pour 'autisme qui 5000 en 1975 à un (Jonne des pour 150 en 2002 et à un pour 68 en 2012, résultats plus soit un triplement , dans cette dernière GlGves période de dix ans.En fait, cette forte progression a résulté d\u2019un reclassement d\u2019un grand nombre d\u2019enfants dans le spectre autistique qui avaient été initialement diagnostiqués d\u2019autres formes de déficiences intellectuelles et de troubles du développement, ont déterminé ces chercheurs dont les travaux paraissent dans VAmerican Journal of Medical Genetics.«Cette nouvelle recherche fournit la première preuve directe que cet accroissement pourrait être attribué à une reclassification du diagnostic des troubles neurologiques de la plupart des enfants plutôt qu\u2019à une explosion réelle des nouveaux cas d\u2019autisme», soulignent ces chercheurs de Penn State University qui ont analysé des données d\u2019enfants enregistrés dans des programmes d\u2019éducation spécialisée pendant 11 ans, soit en moyenne 6,2 millions d\u2019enfants par an.Ils n\u2019ont constaté «aucune augmentation du nombre d\u2019élèves autistes inscrits dans programmes» pendant cette période.Ainsi pour les enfants de huit ans, environ 59% de l\u2019augmentation des cas d\u2019autisme correspond à une reclassifi-çation du diagnostic.A 15 ans, la reclassification compte pour 97 % de l\u2019accroissement des cas d\u2019autisme, ont déterminé les chercheurs.Les troubles du spectre autistique sont très complexes, avec de nombreux degrés de gravité, et peuvent coexister avec d\u2019autres problèmes neurologiques et du développement, précisent-ils.«Le taux élevé de cooccurrences de l\u2019autisme avec d\u2019autres handicaps intellectuels qui a conduit à ces reclassifications des diagnostics s\u2019explique probablement par un grand nombre de facteurs génétiques similaires dans de nombreux troubles du développement neurologique», explique Santhosh Girirajan, professeur adjoint de biologie moléculaire à Penn University, principal auteur de cette étude.Agence France-Presse Une avancée pour ralentir l\u2019Alzheimer?Un traitement expérimental des laboratoires américains Eli lilly a ralenti les effets d\u2019Alzheimer sur des patients souffi'ant d\u2019une forme modérément avancée de la maladie, ce qui pourrait constituer la première avancée médicale significative contre cette dégénérescence incurable.Des patients dans les premiers stades d\u2019Alzheimer traités avec le Solanezumab ont préservé la plupart de leurs capacités cognitives, par rapport à des groupes ayant pris un placebo, a indiqué le groupe phar- maceutique en présentant ses résultats mercredi à l\u2019Alzhei-mer\u2019s Association International Conference (AAIC), réunie cette semaine à Washington.Les premiers résultats de deux essais cliniques avec cette molécule menés avec environ 2000 patients pendant 18 mois et dévoilés en 2012 n\u2019avaient pourtant pas été probants.Mais une analyse des résultats de ces essais cliniques pour les patients qui étaient à un stade précoce de la maladie montrait que le Solanezumab a permis un ralentissement marqué de 34% du déclin mental de ces malades, et de 18% de leur perte de capacités à exécuter leurs tâches quotidiennes.Agence France-Presse mm MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Les résultats présentés à Vancouver cette semaine marquent un tournant dans la lutte contre le sida.VIH : la thérapie hâtive a des vertus insoupçonnées Elle permet aussi de diminuer les cancers et d\u2019autres maladies graves ISABELLE PARE Il semble qu\u2019une bonne nouvelle ne vienne jamais seule.Les résultats dévoilés cette semaine à Vancouver sur l\u2019avantage marqué des thérapies précoces chez les patients séropositifs démontrent que cette approche permet non seulement de réduire la progression du VIH, mais aussi de diminuer les cancers, les crises cardiaques et d\u2019autres maladies graves comme la tuberculose chez les personnes infectées.« Ce sont de très bonnes nouvelles, car on a longtemps pensé qu\u2019il y avait des effets toxiques aux antirétroviraux.Or, l\u2019étude prouve que les bénéfices dépassent de loin les effets néfastes et cela milite en faveur d\u2019un accès immédiat à la thérapie précoce pour tous les patients», a expliqué mercredi au Devoir le D*^ Anthony S.Eauci, le directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAip) des Instituts de santé des Etats-Unis, qui a assuré la majeure partie du financement de l\u2019étude START.En effet, l\u2019infection au VIH entraîne chez les personnes séropositives une défaillance du système immunitaire, mais aussi des malaises cardiaques, des défaillances rénales, associées à une condition inflammatoire généralisée.L\u2019étude prouve que les bénéfices dépassent de loin les effets néfastes )) Anthony Fauci, directeur du NIAID En comparant le groupe des patients séropositifs traités dès le diagnostic à un groupe de contrôle dont les individus ont été traités seulement quand leur compte de globules blancs avait chuté sous un certain seuil (sous les 350 CD4/mm^), les chercheurs de l\u2019étude START {Strategic Timing of AntiRetroviral Treatment) ont constaté une baisse de 39% des maladies non liées au sida dans le premier groupe.Or, à l\u2019heure actuelle, les directives de santé de la plupart des pays prônent encore d\u2019attendre que le compte de globules blancs tombe sous la barre des 350 CD 4 avant d\u2019entreprendre un traitement.Un tournant Les résultats présentés à Vancouver cette semaine marquent un tourpant dans la lutte contre sida.A tel point qu\u2019un chercheur de New York a soutenu mercredi, lors de la dernière journée de la 8® Conférence de l\u2019Association internationale sur le sida (lAS), qu\u2019aux États-Unis, un jeune séropositif de 20 ans avait probablement désormais une plus longue espérance de vie qu\u2019un jeune non infecté.« Un collègue américain a af firme que les jeunes patients infectés fidèles à leur traitement peuvent espérer vivre 79 ans, plutôt que 75 ans pour les jeunes non infectés non suivis par un médecin.Les progrès accomplis dans le traitement du sida sont remarquables.Le meilleur message à retenir de ce congrès, c\u2019est que si vous êtes diagnostiqué aujourd\u2019hui, la meilleure journée pour amorcer un traitement, c\u2019est aujourd\u2019hui!» a insisté le D*^ Mark Wainberg, professeur et directeur du centre sur le sida à l\u2019Université McGill et à l\u2019Hôpital général juif.L\u2019étude START a révélé que les bénéfices liés au traitement précoce se sont confirmés chez tous les groupes d\u2019âge.autant chez les personnes â faible revenu qu\u2019â revenu moyen, et ce, dans toutes les régions géographiques.Déployée dans 215 sites et 35 pays â travers le monde, l\u2019étude START a été réalisée auprès de 4685 hommes et femmes adultes infectés par le VIH, âgés en moyenne de 36 ans.«Cela va dramatiquement changer le traitement des patients partout dans le monde, car tous les gouvernements devraient maintenant s\u2019assurer que les patients qui ont un résultat positif ont accès à une thérapie dès leur diagnostic», a soutenu le D\u2019^ Eauci.Ce changement de cap pourrait entraîner une hausse 4e 40% des patients traités aux États-Unis, estime-t-il, puisque seulement 60% des malades qui se savent infectés reçoivent une telle thérapie actuellement A l\u2019issue de ce congrès, le D\u2019^ Wainberg s\u2019affiche lui aussi très optimiste.A son avis, les avancées des dernières années ont permis de déstigmatiser les patients séropositifs et permettent d\u2019espérer des traitements visant la guérison complète d\u2019ici 10 ans.Le Devoir MOTS CROISÉS 1\t23456789 10 11 12 PaK Plante Boutique Le livre numérique du Devoir sur Fax Plante II a dénoncé la corruption de l\u2019administration montréalaise de l\u2019époque.Recueil de ses confidences publiées dans Le Devoir.Commandez-le d\u2019un seul clic à boutique.ledevoir.com.Faire des achats sur la boutique du Devoir, c\u2019est aussi soutenir un journal 100 % indépendant.LE DEVOIR Val d\u2019Or 19/12 Sept-îles 14/11 Baie-Comeau 14/1 Saguenay ->=18/13 Quebec Trois-Ri vieres^*^^\"'^ 21/14 Lever du soleil 5h28 Coucher du soleil 20h33 Gatineau rbrooke /13 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-huj 23 Auj Montreal MM utilise des données d'Environnement Canada Demain Lg MondG Auj\tDemain Ora\t20/12\tSol\t23/13\tLondres\tVar\t21/12\tNua\t20/13 Ave\t22/14\tPlu\t16/12\tLos Angeles\tSol\t27/19\tSol\t29/19 Sol\t21/13\tPlu\t18/13\tMexico\tOra\t22/14\tAve\t21/14 Sol\t26/14\tSol\t27/19\tNew York\tSol\t29/20\tVar\t30/20 Sol\t22/16\tPlu\t19/16\tPans\tVar\t23/15\tPlu\t26/16 Ora\t30/19\tOra\t27/17\tTokyo\tPlu\t31/26\tVar\t30/25 Averses isolées pdp 40% Québec AujourdJiui 20 Averses pdp | 40% Gatineau Aujourd'hui.23\t' â d Averses isolées, pdp 40% Ce soir ^\tDemain\tSamedi .\tDimanche 15\t23/16\t25/19 ;\t-\t24/20 Ciel variable\t1 Ciel variable\tAverses isolées.\tAverses, pdp \t\tpdp 40%\t60% Ce soir ^\tDemain\tSamedi\tDimanche 13\t^ ,\t20/13\t22/15\t20/15 Ciel variable\tAverses isolées,i\tCiel variable\tAverses, pdp \tpdp 40%\t\t60% Ce soir\tDemain\tSamedi , -,\tDimanche 14\t24/14\t26/18\t25/19 ^ k 1 \t-\tI J\tNuageux avec^ Generalement\tCiel variable\tAverses isolées\tpercees de dégagé\t\tpdp 40%\tsoleil Pour que le pique-nique ne tombe pas à l\u2019eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉcloir sur votre téléphone intelligent.Météo Média 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tRomancière canadienne 2.\tIl est lent - Punaise d'eau.3.\tCanaux - Produit d'un vol.4.\tChaparde - Sans poils.5.\tPouffé - Désaccoutumée d'une drogue - Abréviation religieuse.6.\tGrande école - On y place une balle -Estonien.7.\tRelatif aux fonctions intellectuelles - Petite fleur.8.\tReçu - Groupe d'atomes.9.\tNeptunium -Représentation théâtrale.10.\tFrappe le quai - Billet d'admission.11 Sa capitale est Kigali -(Se) déplace.12.Fruit - Il a des racines crampons.VERTICALEMENT 1.Femme de lettres née à Saint-Jérôme.2.Lieutenant de César -Petit trou.Contrat - Mauvais élève -\tSécrétion.Mouvements de foules -Étoffe de soie très légère.Mouvement basque -Pièce d'une serrure.Inhumée.Marque le lieu - Préfixe -\tQui a pour base le nombre huit.Fantaisie soudaine -Préfixe.Usées - Point culminant 10.\tÉructe - Mettre en réserve.11.\tAxé - À eux.12.\tUnité monétaire - Petit outil tranchant.3.4.8.9.1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t101112\t\t \"m\t\"Â\t\"r\t17\to'\t\t'W\t\"r\tW\t[n]\tD\tO A\tL\tO\ty\tR\t[dI\t1\tE\tm\t\tE\tU S\tO\tS\t1\tE\tH\tE\tT\tA\tH\tS\tR T\tS\tA\t\"r\tm\tE\tN\t1\tV\tR\tE\tS R\tE\tc\tE\tN\tT\tH\tF\tE\tE\tS\t¦¦ \tS\tE\tm\tU\tN\tE\tm\tR\tA\tP\tE I\tm\tE\tc\tR\tA\tS\tE\tS\tm\tE\tS A\ts\tS\t1\tS\tH\tT\tU\tE\tU\tR\tS N\tU\tm\tT\tE\t0\to\tR\tm\tN\tE\to N\tI\t\t\t¦\t[1]\tC\to\t0\tT\tE\tR üü O.vJ rT\" A N si SOLUTION amm m P|A|I|L|L|E| 2914 DU DERNIER A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 23 JUILLET 2015 EDITORIAL CRISES DE L\u2019EAU (1 DE 2) Une gestion qui s\u2019en va à vau-l\u2019eau L\u2019humanité épuise ses ressources en eau douce à grande vitesse, constate tout un arsenal d\u2019études.La catastrophe n\u2019est pourtant pas inéluctable.Si la planète est en train de se vider, de la Californie à l\u2019Asie en passant par les pays arabes, c\u2019est surtout par négligence et mauvaise gestion.Qui écoute?L Guy Taillefer e monde s\u2019expose d\u2019ici à deux ou trois décennies à des crises de l\u2019eau épouvantables si rien n\u2019est fait, se tuent à répéter les scientifiques.Si rien ne change, plaidait en mars dernier un rapport de l\u2019UNESCO, «la planète devrait faire face à un déficit global en eau de 40% d\u2019ici à 2030».Ce n\u2019est pas que la ressource soit insuffisante, c\u2019est qu\u2019elle est presque partout très mal gérée pour faire face aux défis que présentent le grand dérangement climatique, la croissance démographique et le cumul des demandes agricoles et industrielles.11 y a d\u2019autant plus tragédie appréhendée que les investissements dans le traitement des eaux usées sont remarquablement insuffisants.Nous naviguons entre gaspillage et surconsommation.La crise est amplifiée par une tendance lourde à la surexploitation des aquifères.Ces nappes phréatiques constituent la part majeure des ressources dont dispose la planète en eau douce renouvelable (y compris au Québec), sauf que, globalement, elles se renouvellent fort lentement et qu\u2019une fois polluées, elles risquent de l\u2019être irrémédiablement.«En Chine, en Inde, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient, on puise dans les réserves souterraines de manière non durable», soulignait le rapport onusien rendu public à Delhi.Une autre étude datant de juin et réalisée par des chercheurs de la NASA et de l\u2019Université de la Californie a établi que 21 des 37 plus grands aquifères du monde étaient en train de se vider \u2014 le système aquifère arabe qui approvisionne l\u2019Arabie Saoudite, la Sju\u2019ie, l\u2019Irak et le Yémen; le bassin de Murzuk en Afrique du Nord et celui de l\u2019indus en Inde et au Pakistan; et le système aquifère de la Vallée centrale en Californie, pour n\u2019en nommer que quelques-uns.Pour plus de deux milliards de personnes, ces grandes nappes phréatiques sont Tunique source d\u2019eau potable.Si bien que leur déperdition présente des risques humains incalculables.Un exemple : celui de la Sju\u2019ie, qui a vécu la pire sécheresse de son histoire au cours des années précédant l\u2019éclatement de la guerre civile en 20ii.Les puits s\u2019asséchant, un million de Syriens du monde rural ont migré vers les villes.11 est impossible que cette dislocation sociale massive n\u2019ait pas contribué à aggraver le conflit.?La Californie n\u2019est pas en guerre, mais elle s\u2019attaque aux urgences que soulève la sécheresse dans cet Etat avec une inconscience non moins grande.Une sécheresse qui dure pourtant depuis quatre ans.Au printemps, les autorités californiennes ont annoncé l\u2019application extraordinaire de restrictions de consommation pour les agriculteurs bénéficiant de droits prioritaires d\u2019accès à Teau en vertu d\u2019une réglementation remontant à.1903 et qu\u2019il y aurait certainement lieu de dépoussiérer.11 était temps que les agriculteurs soient mis à contribution, comme le monde agricole consomme 80% de Teau en Californie.L\u2019approche des autorités est cependant fondée sur une logique bancale sur le plan environnemental, manifestement soumise à de puissants impératifs commerciaux.C\u2019est ainsi qu\u2019il est interdit jusqu\u2019à nouvel ordre pour les propriétaires agricoles de puiser dans les rivières et les réservoirs.Les restrictions ne s\u2019appliquent qu\u2019aux eaux « de surface » ; elles ne concernent en rien les aquifères.Ce qui est absurde : les estimations scientifiques indiquent que la Californie tire déjà 60% de son eau par pompage des nappes phréatiques.Cette part va inévitablement augmenter, sans qu\u2019on sache très bien dans quelle proportion.Puisque l\u2019absurdité ne s\u2019arrête pas là : la science hydrogéologique sait depuis longtemps ce que les autorités californiennes ne veulent pas voir, à savoir qu\u2019aquifère et eaux de surface sont des systèmes interconnectés.En fait, la Californie n\u2019a pas de plan de gestion de ses eaux souterraines \u2014 elle n\u2019exigerait même pas que les quantités d\u2019eaux provenant des aquifères soient mesurées.Ce qui est désespérant.Désespérant de voir Tun des Etats américains les plus allumés écologiquement réagir avec autant de mollesse au tarissement d\u2019une ressource aussi cruciale.La Californie, comme la plus grande partie de la planète, marche à l\u2019aveugle.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Les frais abusifs des stationnements d\u2019hôpitaux Depuis quelques années, nous assistons à une hausse constante des frais de stationnement dans les hôpitaux et établissements de santé.Dans la région où j\u2019habite, même les CLSC ont maintenant leurs stationnements payants.Et il n\u2019est pas rare que les frais demandés approchent ou même dépassent les fSdollars.Si les 20 premières minutes sont souvent gratuites, nous savons tous qu\u2019il ne faut pas être garé longtemps pour avoir à payer le tarif maximum.Quand je vais à l\u2019hôpital, je stationne ma voiture dans les rues avoisinantes.Je suis en santé et une marche de fO minutes ne me rebute pas.Mais qui, majoritairement, fréquente les établissements de santé sinon les personnes âgées, les malades, les gens qui une mobilité réduite, ceux qui ont une urgence, les familles avec poussettes et jeunes enfants?On facture donc à grands frais le stationnement à des gens qui n\u2019ont pas toujours le choix.Avez-vous calculé le budget que ça demande pour avoir à utiliser régulièrement ces stationnements ?C\u2019est abusif.Mais à qui donc profite ce système ?Qui s\u2019enrichit aux dépens du pauvre monde?Si ces stationnements sont gérés par l\u2019entreprise privée, c\u2019est une véritable mine d\u2019or à ciel ouvert qu\u2019ils exploitent.Suggestion au ministre : si dans un certain Québec, on a réussi à nationaliser les compagnies d\u2019électricité, ça ne devrait pas être trop difficile d\u2019en faire autant avec les aires de stationnement des hôpitaux.Ensuite, que Ton vise à leur autofinancement, point final.Qu\u2019on cesse d\u2019exploiter le pauvre monde en diminuant de beaucoup ces coûts de stationnement.Devrons-nous nous surprendre si notre bon ministre de la Santé nous dit qu\u2019il ne peut rien y faire ?Y aurait-il encore des amis qui profitent du système à protéger ?Louis Guénette Laval, le 20 juillet 2015 Priorité à l\u2019économie ou à l\u2019environnement ?Nos principaux politiciens, que ce soit M.Harper ou M.Mulcair au fédéral, M.Couillard ou M.Péladeau au provincial, mettent tous l\u2019économie comme priorité pour leur gouvernement.Or, nous savons que la poursuite de la croissance économique va entraîner un effondrement de l\u2019environnement à court ou à moyen terme.Par contre, la réduction de la croissance (la décroissance) peut entraîner une récession.Nous avons donc à choisir entre l\u2019environnement et l\u2019économie comme priorité.L\u2019idée d\u2019intégrer les deux et de poursuivre une croissance verte est séduisante à première vue, mais ne fait que retarder l\u2019arrivée des catastrophes environnementales globales.L\u2019effondrement de l\u2019environnement, s\u2019il se produit, sera quelque chose d\u2019irréversible alors que l\u2019économie est une construction humaine et, par conséquent, nous avons plus de contrôle dessus.Nous avons atteint un point critique sur le plan de l\u2019environnement.Notre niveau d\u2019exploitation des ressources est de f,5 fois la capacité de production de la planète, et nous avons aussi dépassé les capacités de recyclage des déchets (entre autres les gaz à effet de serre).Un point critique est aussi atteint sur le plan économique (de nombreux individus et pays sont surendettés et au bord de la faillite) et plus globalement, nous avons énormément de difficultés à nous sortir des ef fets de la crise économique de 2007-2008.La meilleure chose à faire actuellement serait de s\u2019engager graduellement dans une démarche de décroissance en tentant d\u2019en contrôler le mieux possible les effets négatifs.En s\u2019inspirant de la simplicité volontaire, on pourrait commencer à diminuer la consommation.[.] La décroissance pourrait nous mener à moyen et long terme vers une société plus durable, subissant moins de catastrophes et somme toute plus gérable.Pascal Grenier Québec, le 19 juillet 2015 LIBRE OPINION Bibliothèque et Archives nationales du Québec mérite un soutien accru MARIE-PIERRE AUBE Présidente de l\u2019Association des archivistes du Québec DIANE BAILLARGEON Réseau des services d\u2019archives du Québec Lettre à Hélène David, ministre de la Culture et des Communications Comme mentionné par Josée Boileau dans Le Devoir (25 juin).Bibliothèque et Archives nationales du Québec voit son budget à nouveau amputé : «Avec des coupes d\u2019environ 5 millions pour les années 2014-2016 [.] BAnQ n\u2019a d\u2019autre choix que de réduire l\u2019accès du public à ses services et de s\u2019amputer d\u2019une précieuse expertise», selon le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Richard Perron.L\u2019Association des archivistes du Québec (AAQ) et le Réseau des services d\u2019archives du Québec (RAQ) unissent leurs voix pour exprimer leur inquiétude quant aux impacts, sur le mandat de la plus grande institution ar-chivistique québécoise, des compressions annoncées.BAnQ demeure, depuis sa création, l\u2019institution de référence en archivistique au Québec et les archivistes de tous les milieux font appel à son service d\u2019expertise-conseil pour le plus grand bénéfice de la profession et des citoyens.BAnQ conserve et diffuse une quantité impressionnante de trésors archivis-tiques qui témoignent de l\u2019histoire et de la culture des Québécoises et des Québécois; nous n\u2019avons qu\u2019à penser aux récentes acquisitions des archives de Dominique Michel et du festival international de jazz de Montréal, pour ne nommer que celles-là.Si ces compressions se concrétisent en une diminution de l\u2019effectif, combien d\u2019autres fonds d\u2019archives ne seront pas acquis ou traités faute de ressources pour les rendre disponibles ?La situation actuelle des archives Alors que 20i5 marque un regain de dynamisme et de vitalité à Bibliothèque et Archives Canada, qui vient de lancer un nouveau programme de financement de 7,5 millions de dollars destiné à soutenir le développement des bibliothèques et archives locales, il est inquiétant de voir que le gouvernement du Québec continue d\u2019amputer le budget de son institution phare en matière de gestion des documents et des archives.En effet, selon le SPGQ, «de 2009 à 2013, BAnQ a déjà dû composer avec des ponctions budgétaires de 8 millions, soit plus de 10 \"/o de son budget de fonctionnement», et de «2 millions de coupes à l\u2019automne 2014».BAnQ a déjà participé largement à «l\u2019effort budgétaire» des gouvernements qui se sont succédé.Le rôle des archivistes Les archivistes, qu\u2019ils travaillent à BAnQ ou ailleurs, participent activement au maintien et au développement de la démocratie, à la transparence des organismes et au respect des droits des citoyennes et des citoyens, en assurant une saine gestion des documents et des archives.L\u2019AAQ, qui regroupe près de 670 professionnels, et le RAQ, avec ses fJO services d\u2019archives membres, se sont toujours sentis concernés par une saine gestion des archives, un meilleur accès à l\u2019information et la protection des renseignements personnels.Nos multiples interventions auprès des gouvernements dans des dossiers majeurs \u2014 tels que l\u2019accès aux documents et la protection des renseignements personnels, ou sur des sujets plus délicats comme la destruction du registre des armes à feu par le gouvernement canadien \u2014 démontrent notre dynamisme et notre expertise à plusieurs égards.Enfin, nous intervenons également auprès du Conseil international des archives afin d\u2019unir notre voix à celle de collègues du monde entier pour la bonne conservation, diffusion et promotion du patrimoine archivistique mondial.L\u2019archiviste en mouvement vers 2017 L\u2019année 2017 sera charnière pour les archivistes à plusieurs égards.Alors que TAAQ fêtera ses 50 ans d\u2019existence, les citoyens seront invités à participer aux festivités du 150® anniversaire de la Confédération cana-4ienne et du 375® de la fondation de Montréal.A l\u2019heure où la gestion des archives prend plus que jamais un virage numérique, ces événements seront l\u2019occasion pour les archivistes de BAnQ et d\u2019ailleurs de faire connaître à la population et aux décideurs plusieurs des trésors archivistiques conservés et diffusés par leurs services d\u2019archives.Soutien à BAnQ Nous vous demandons.Madame la Ministre, de revoir ces compressions qui ont un impact sur les services offerts à la population, sur l\u2019accès au patrimoine documentaire et archivistique du Québec.Nous vous demandons également de reconnaître financièrement la juste place qui revient à la culture et de vous engager à assurer l\u2019avenir de Tune de ses institutions maîtresses, BAnQ, plutôt que de l\u2019affaiblir à répétition.11 en va de la saine gestion de nos archives, de même que de l\u2019accessibilité pour toutes les citoyennes et tous les citoyens à notre patrimoine collectif et à notre culture.La culture ne se calcule pas uniquement en termes de retombées économiques, mais en retombées sociales et intellectuelles, par la connaissance de notre histoire ainsi que par le partage entre tous les citoyens des enjeux de notre société ayant pour élément essentiel le développement de notre démocratie. LE DEVOIR LE JEUDI 23 JUILLET 2015 A 7 IDEES La gratuité scolaire pour une véritable université SIMON-PIERRE SAVARD-TREMBLAY Auteur et doctorant en sociologie à l\u2019Université Laval es jeunes péquistes ont annoncé lundi leur intention de défendre la gratuité scolaire.L\u2019ouverture du chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, à l\u2019endroit de la proposition est une rupture par rapport à ses prédécesseurs.Le projet va cependant radicalement à l\u2019encontre de la direction empruntée par l\u2019université depuis plusieurs années.Il existe actuellement plusieurs palmarès visant à classer les universités du monde entier.Parmi ceux-ci, le classement réalisé par le Mines ParisTech évalue la qualité d\u2019un établissement en fonction du nombre d\u2019anciens étudiants à être devenus p.-d.g.de l\u2019une des 500 plus grandes entreprises du monde.L\u2019anecdote est parlante sur ce qu\u2019est devenue une institution jadis vouée à la transmission du savoir.L\u2019université est aujourd\u2019hui soumise à une logique de rentabilité et d\u2019intégration totale aux exigences de l\u2019économie dominante.Les programmes d\u2019enseignement ont été transformés en techniques professionnelles, dont on valorise les plus utilitaires d\u2019entre elles.On évoque même parfois l\u2019idée d\u2019abolir les programmes peu rentables financièrement, ou encore ceux qui ne garantissent pas directement un accès au marché du travail.On ne trouve guère un meilleur exemple de la dérive de l\u2019université que cette dévalorisation du savoir prétendument non utilitaire.Vive la formation des gestionnaires patentés du monde globalisé ! Les universités sont aujourd\u2019hui traversées par une double compétition.Celle qui les oppose les unes aux autres, mais aussi celle qui s\u2019y déroule depuis l\u2019intérieur.La course aux subventions fait force de loi, et la survalorisation de la recherche universitaire a transformé la vocation du professeur.Celui-ci s\u2019est désintéressé de l\u2019enseignement, s\u2019acquittant à peine du strict minimum en la matière.Transmettre le savoir à de jeunes bachebers en devenir est devenu beaucoup moins valorisant que le statut social qui vient avec l\u2019appartenance à la grande communauté des chercheurs reconnus.Au Québec, ce sont aujourd\u2019hui les chargés de cours, aux emplois très souvent précaires, qui reprennent l\u2019enseignement délaissé par les professeurs.L\u2019appartenance à une chaire de recherche du Canada renforce ce dogme.Elle exige généralement que le professeur réduise le nombre de cours qu\u2019il donne, en plus de lui conférer généralement une existence médiatique.Se multiplie dès lors le nombre de contrats qu\u2019il peut offrir.Les chaires sont devenues de véritables structures de recrutement et de promotion intra-universitaire.Outre la recherche subventionnée existe la recherche à des fins commerciales, lorsqu\u2019une entreprise choisit de sous-traiter et d\u2019offrir un Aujourd\u2019hui, la course aux subventions fait force de loi dans le monde universitaire liiâ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les Montréalais qui s\u2019aventurent au centre-ville peuvent contempler un monument rendant hommage aux prétentions entrepreneuriales de l\u2019université : l\u2019îlot Voyageur, ici photographié en 2007.contrat à un universitaire pour mener une étude pour elle.Le principal danger de la recherche commercialisée est bien entendu la soumission du chercheur aux intérêts de la compagnie qui la finance.Les objets de recherche sont définis par l\u2019entreprise et, selon l\u2019entente, les résultats lui appartiendront.Ainsi, si la conclusion de l\u2019universitaire désavantage l\u2019entreprise, par exemple sur le caractère sécuritaire d\u2019un produit, la compagnie aurait le loisir de garder les résultats de l\u2019étude pour elle.Cela est d\u2019autant plus dangereux pour les secteurs scientifiques, médicaux et technologiques de la recherche universitaire.On imagine d\u2019emblée les formidables complications juridiques dans le cas où un chercheur voulait alerter le public après avoir fait une découverte terrible et nuisible aux profits de la compagnie qui lui aurait donné le contrat de recherche.L\u2019universitaire ne doit-il pas, par définition, être critique et indépendant?Mal financées Sous-financées, les universités ?Plutôt mal financées, alors que l\u2019enseignement voit ses ressources financières consacrées se réduire comme peau de chagrin pendant que celles qui sont allouées à la recherche se portent à merveille.Certains estiment pourtant que les étudiants ont à payer la note pour de l\u2019argent mal dispensé.Plusieurs de ceux qui dénoncent cette marchandisation croissante de l\u2019éducation en appellent à une université publique.On se permettra de parler plutôt d\u2019université véritable, laquelle est publique par définition.Quiconque a les capacités d\u2019entreprendre et de réussir des études supérieures devrait pouvoir le faire, nonobstant l\u2019état de son portefeuille.Le Québec aurait tout intérêt à faire le choix de société qu\u2019est la fatuité scolaire.Il en a les moyens, à condition d\u2019établir des balises et des conditions strictes.Plusieurs formules peuvent être envisagées et méritent d\u2019être analysées.Nous en viendrions ainsi à voir l\u2019université comme une institution devant former des êtres libres et complets, pas inculquer la mentalité de l\u2019utilisateur-payeur désincarné.En attendant, les Montréalais qui s\u2019aventurent au centre-ville peuvent contempler un formidable monument, rendant hommage aux prétentions entrepreneuriales de l\u2019université : l\u2019îlot Voyageur.L BUREAU DES ENQUETES INDEPENDANTES Un règlement nécessaire SAMUEL BLAIS-BERGERON Avocat en droit criminel et pénal depuis peu, il a effectué son stage au bureau du Commissaire à la déontologie policière e nouveau Bureau des enquêtes indépendantes, chargé d\u2019enquêter lors d\u2019in-terventions policières durant lesquelles une personne décède, subit une blessure grave (ou est blessée par une arme à feu utilisée par un policier), sera fonctionnel d\u2019ici quelques mois.Toutefois, le Règlement sur le déroulement des enquêtes dont est chargé le Bureau des enquêtes indépendantes fait déjp parler de lui puisqu\u2019il a des critiques féroces.À son article 1(4), il exige que le policier impliqué dans de telles situations s\u2019abstienne «de communiquer avec un autre policier impliqué au sujet de l\u2019événement jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait remis son compte rendu et qu\u2019il ait rencontré les enquêteurs du Bureau».Qr, l\u2019Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ), dans son mémoire déposé en mars 2012, affirmait que «cette exigence de ne pas communiquer entre eux et d\u2019être isolés les uns des autres est tout à fait déraisonnable et ne tient aucunement compte de la réalité opérationnelle de ce genre d\u2019événement».Selon eux, «une telle exigence aurait pour effet de rendre \u201chors circuit\u201d non seulement les policiers sujets de l\u2019enquête, mais également tous les témoins policiers».Pourtant, le «mode de fonctionnement MF 241 » d\u2019application de la politique ministérielle du SPVM attribue au superviseur la responsabilité de retirer de l\u2019opération et d\u2019isoler le policier impliqué ainsi que de s\u2019assurer qu\u2019il est accompagné d\u2019un superviseur.Cette politique est en vigueur depuis le 5 juillet 2006 et a été mise à jour le 29 septembre 2011, soit bien avant le règlement du,BEI ou le mémoire de l\u2019APPQ.À cet effet, il convient de rappeler que ce même mode de fonctionnement n\u2019a pas été respecté lors de l\u2019intervention qui a mené au décès de Eredy Villanueva.Le coroner André Perrault, dans son rapport d\u2019enquête remis le 9 août 2008, était très critique du fait que les «policiers impliqués [étaient] non isolés l\u2019un de l\u2019autre alors que les témoins civils impliqués [étaient] isolés sur-le-champ» même s\u2019il existait des directives traitant ce genre de situations.De plus, le Commissaire à la déontologie policière avait également déposé des citations reprochant aux commandants et sergents du SPVM de ne pas avoir pris «les mesures nécessaires quant au traitement des policiers impliqués directement dans l\u2019événement ayant mené au décès de Fredy Villanueva ».Lesdites citations ont été retirées le 28 octobre 2014.Je comprends les difficultés opérationnelles que pourrait engendrer le nouveau règlement.Toutefois, il ne faut pas oublier le but tout à lait légitime du règlement, soit la prévention de la «contamination» des policiers impliqués.Il est en effet dangereux pour la recherche de la vérité de permettre à ces policiers de se communiquer entre eux des renseignements si de tels renseignements peuvent influencer le compte rendu des événements.C\u2019est donc en ayant ceci en tête que nous trouverons l\u2019équilibre parfait entre les besoins opérationnels et la recherche de la vérité, but ultime du BEL La réplique > Réseau de santé L\u2019omertà en santé, parlons-en ! Gardons-nous de conclure que s\u2019il y a peu de plaintes, c\u2019est qu\u2019il y a peu de problèmes OLIVIER MARTIN MATHIEU ERANCŒUR Mouvement des personnes handicapées pour l\u2019accès aux services (PHAS) ernièremenf plusieurs articles parus dans Le Devoir rapportaient l\u2019omertà sévissant dans le réseau de la santé et des services sociaux (voir l\u2019encadré).La loi du silence s\u2019imposerait aux travailleurs et travailleuses, aux usagers et aux proches susceptibles de dénoncer, ou à tout le moins de témoigner des problématiques vécues.Certains dénonciateurs ayant même fait l\u2019objet de représailles et de réprimandes.Comment faire respecter les droits des usagers dans une telle situation?Le ministre Barrette «reconnaît que le climat est \u201cmalsain \u201d dans le réseau de la santé, et parle même d\u2019une \u201cchasse aux sorcières\u201d», ajoutant du même souffle qu\u2019«î7 n\u2019est pas question que les son- neurs d\u2019alerte soient pénalisés de quelque manière que ce soit, c\u2019est ma position absolue » (2).Quelles mesures prendra-t-il pour s\u2019en assurer?Pour Régine Laurent, présidente de la Eédération interprofessionnelle de la santé, une loi protégeant les dénonciateurs s\u2019avère nécessaire.Surtout dans le contexte de la réforme Barrette créant les mégastructures CIUSSS-CISSS.Plusieurs commentateurs se sont questionnés à juste titre sur les pouvoirs que s\u2019arroge le ministre avec le projet de loi 10, dont celui de nommer les p.-d.g.et membres des CA.L\u2019omertà ré-gnera-t-elle aussi pour ces personnes ou seront-elles indépendantes et libres de toute ingérence dans leurs actes et paroles sans risquer une destitution?Espérons que la transparence dominera.Soulignons que les CA nommeront à leur tour les commissaires aux plaintes chargés de voir au respect des droits des usa- Le déclencheur Une série de quatre textes de Jessica Nadeau, publiés dans Le Devoir, ont conduit les auteurs à rédiger le présent article : 1)\t«A l\u2019assaut de \u201cl\u2019omertà\u201d dans le réseau de la santé», 11 mai 2015 2)\t«Pas question que les lanceurs d\u2019alerte soient pénalisés, dit Barrette», 12 mai 2015 3)\t«Punis pour avoir dénoncé?», 12 juin 2015 4)\t«Quatre ans d\u2019attente pour un enfant autiste», 7 juillet 2015 gers et du régime d\u2019examen des plaintes.En tant que travailleurs communautaires oeuvrant à la défense des droits en santé, cette situation d\u2019omertà nous préoccupe au plus haut point.Eré-quemment, des personnes nous font part de problèmes, mais se montrent réticentes à manifester leur insatisfaction, à dénoncer ou à porter plainte.Par crainte de représailles, elles préfèrent se taire tout en sachant que leurs droits sont lésés.Lorsque nous offrons aux personnes la possibilité de formuler une plainte, on nous répond que le régime d\u2019examen des plaintes, c\u2019est «le système qui protège le système», «c\u2019est compliqué», «ça ne donne pas grand-chose», «je ne veux pas m\u2019attirer d\u2019ennuis».Cette autocensure et les réticences sont contre-productives parce que le régime d\u2019examen des plaintes est le moyen dont s\u2019est doté le réseau pour veiller à la qualité des services, s\u2019assurer du respect des droits des usagers, déceler les problèmes et les corriger.Est-ce que le régime d\u2019examen des plaintes permet de corriger les problèmes et les insatisfactions lorsqu\u2019un usager décide d\u2019en parler?Parfois, on traite les doléances comme des demandes d\u2019information plutôt que comme une plainte formelle.Qu alors, on conclut que la plainte n\u2019est pas fondée parce que les procédures et les règles ont été respectées.Là réside le fond du problème.Selon la Loi sur les services de santé et les services sociaux, les usagers ont le droit de recevoir des services adéquats (art.5).Toutefois, cela s\u2019exerce en tenant compte des dispositions législatives et réglementaires ainsi que de la disponibilité des ressources (art.13).Autrement dit, s\u2019il n\u2019y a pas de personnel ou d\u2019argent pour dispenser les services nécessaires, l\u2019établissement n\u2019y est pas tenu, et ce, dans le respect des règles, normes et procédures.Le programme d\u2019austérité libéral que nous subissons en santé, la réorganisation du réseau, le «contrôle» des dépenses, les compressions bud- gétaires, les coupes de services ou les réductions de personnel traduisent la volonté de réduire les ressources disponibles, et de facto les droits des usagers.Le réseau et ses travailleurs déjà sous pression font leur possible avec ce qu\u2019ils ont pendant que les listes d\u2019attente et les délais d\u2019accès s\u2019allongent.Nous assistons à l\u2019atrophie du système public de santé sans que personne ne souffle mot.Manifestement, les usagers, les parents, les proches et les travailleurs de la santé vivent des problèmes et des insatisfactions attribuables aux choix politiques et économiques du gouvernement.Gardons-nous de conclure que s\u2019il y a peu de plaintes, c\u2019est qu\u2019il y a peu de problèmes ou que qui ne dit mot consent.Si les gens éprouvent des difficultés à se faire entendre par les canaux officiels, d\u2019autres moyens comme les actions et plaintes collectives, l\u2019appel aux médias ou les mobilisations seront plus fréquents.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l\u2019information), Antome Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Ohvier Zuida (recher-chistes photos), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Lisa-Marie Gervais (education),\tShields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion\tJessica Nadeau, Philippe Orfah et Karl Rettmo-Parazelh (reporters), information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David (chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cirmo et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Juhe Carpentier (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), François Levesque et Carohne ls/ioTvXp)QXit(reporters), Benoît Munger et Philippe Vwp\\.Tv&aM(pupitre), information économique : Gerard Berube (chef de division), François Desjardins et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre), information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle CaïUou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferrans et Corahe Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant , soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Mehsande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais (coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Monn et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon et Kevm McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par interim) A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 23 JUILLET 2015 ACTUALITES 5 ' i-i ' ' ' VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR Sur la même période, l\u2019industrie a extrait une valeur brute de près de 44 milliards du sous-sol québécois.MINIERE SUITE DE LA PAGE 1 dié à rexploration).«C\u2019est épouvantable», dit M.Lapointe, tout en précisant du même souffle que «durant ces mêmes 12 années, l\u2019industrie minière a extrait pour une valeur brute de presque 44 milliards de dollars».«Au net, on va chercher à peine 4% de la valeur [des ressources] extraites du sous-sol québécois en retombées fiscales», précise-t-il.En faisant fi de l\u2019impôt sur le revenu des Travailleurs (1,2 milliard), l\u2019État québécois a touché moins de 540 millions en recettes fiscales nettes de l\u2019industrie minière en 12 ans.« Ça ne fait pas de sens que le gouvernement investisse autant alors que le secteur privé boude le monde minier actuellement», poursuit la porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Dominique Bernier.Elle déplore notamment le report d\u2019un an de la hausse de la tarification des titres miniers, annoncée dans le dernier budget Leitào, ce qui prive l\u2019État d\u2019un demi-million de dollars en 2015-2016.« Ce n\u2019est pas grand-chose.[Cela dit] c\u2019est plein de mesures comme ça», fait valoir Mme Bernier.La tarification des titres miniers représente 30% des coûts liés à la surveillance et à la gestion administrative des mine,s actives par le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, soit 1 million par année, explique le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) dans son rapport sur les enjeux de la filière uranifère au Québec.Le ministère des Einances a omis dans son calcul des «dépenses gouvernementales indirectes pour faciliter l\u2019implantation des minières», notamment celles liées à la construction de voie d\u2019accès aux sites miniers, soutient M™® Bernier.«Tout n\u2019y est pas.» Par exemple, le gouvernement Charest avait donné son feu vert au prolongement de la route 167 vers les monts Otish où « le potentiel minier [.\\ est à la fois élevé et diversifié».La facture appréhendée: au moins 280 millions.Le ministère des Einances a évalué l\u2019impact financier indirect des joueurs de l\u2019industrie minière à près de 2 milliards de dollars entre 2000 et 2011, c\u2019est-à-dire des recettes de 1,9 mil- Le ministère a évalué l\u2019impact financier indirect de l\u2019industrie minière à près de 2 milliards Hard liées aux activités d\u2019exploitation minière et de 140 millions liées aux activités d\u2019exploration minière.Il a tenu compte des recettes fiscales des fournisseurs en biens et en services du secteur minier (1,1 milliard) et des «investissements en immobilisation et en réparation du secteur minier» (885 millions).« Une machine brise.Ils font venir un fournisseur qui est spécialisé.C\u2019est un contrat de 1 million.L\u2019entreprise paie des impôts», explique le porte-parole du ministère, Jacques Delorme.Ainsi, le ministère des Einances évalue à 3,7 milliards l\u2019impact net \u2014 direct et indirect \u2014 du secteur minier sur les finances publiques entre 2000 et 2011.«En déficit» «L\u2019impact financier de l\u2019ensemble du secteur minier est positif et rapporte au Trésor public en moyenne environ 340 millions de dollars par année.Le volet exploration minière est toutefois en déficit», note le BAPE dans son rapport sur les enjeux de la filière uranifère au Québec.Le BAPE s\u2019est refusé à tout commentaire à ce sujet mer- credi, renvoyant les questions au ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.Les commissaires ne répondent «jamais» aux questions des médias dans la foulée de la publication d\u2019un rapport, précise la porte-parole du BAPE, Diane Paquin.En début d\u2019année, le BAPE avait commandé au ministère des Einances de détailler les revenus et les dépenses du gouvernement liés au secteur minier.Le ministère s\u2019est exécuté.Il a remis au BAPE une fiche d\u2019information de deux pages, sur laqueUe apparaissent la plupart des données dévoilées cinq mois plus tard sut le site Web du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources natureUes.Le ministère des Einances s\u2019est bizarrement affairé mercredi à réduire la portée de la «note» transmise au BAPE en janvier dernier.«C\u2019était pour le BAPE.Ce n\u2019était pas pour rendre public.Comprenez-vous?» affirme M.Delorme, dans un entretien téléphonique.Il invite Le Devoir à «plutôt» se fier au document cité plus haut, renfermant «les données les plus récentes».«On refait le même exercice, mais on a des données différentes», spécifie-t-il.Le Devoir FOYER SUITE DE LA PAGE 1 vices \u2014 des actes délibérés et violents qui s\u2019accompagnent d\u2019un risque immédiat pour le bien-être de l\u2019enfant, précise-t-on d\u2019emblée dans le document de 60 pages.Les cas de négligence sont plus nombreux dans des familles engluées dans la pauvreté, l\u2019abus d\u2019alcool et de drogues, l\u2019isolement social et la violence conjugale.« [Ces facteurs] peuvent affecter la capacité de ces personnes à répondre aux besoins physiques et psychosociaux de base des enfants dont elles ont la charge», souligne l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN) dans le rapport «Kiski-sik Awasisak: n\u2019oublions pas les enfants» cité par le Groupe de travail sur le bien-être des enfants autochtones.Selon les auteurs du document «Bien-être des enfants autochtones», «les familles autochtones courent plus de risques de vivre dans des logements en deçà des normes d\u2019habitation, de combattre des problèmes de toxicomanie, de connaître de l\u2019insécurité alimentaire, de former une famille monoparentale, de manquer de soutien familial et de soutien d\u2019autres sources et de ne pas avoir suffisamment de compétences, d\u2019instruction et de possibilités de développement économique pour devenir autosuffisantes».Parents sans repères Cela dit, les problèmes auxquels sont confrontées les familles autochtones sont «intimement liés» au «déracinement» de dizaines et de dizaines de milliers d\u2019enfants autochtones sur plus d\u2019un siècle, font-ils valoir, ayant sans doute en tête les conclusions de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).En juin, la CVR avait conclu que le Canada «a participé à un génocide culturel» en mettant de force pas moins de 150 000 jeunes autochtones dans des pensionnats pour «sortir l\u2019Indien» d\u2019eux.«Un prolongement d\u2019un modèle historique de retrait des enfants des Premières Nations de leur milieu de vie» En effet, la surreprésentation des enfants autochtones dans les services de protection de l\u2019enfance est ni plus ni moins q[f «un prolongement d\u2019un modèle historique de retrait des enfants des Premières Nations de leur milieu de vie», indique l\u2019APN.L\u2019envoi systématique d\u2019enfants autochtones dans des pensionnats ou en adoption dans des familles non autochtones a privé les exilés de force de l\u2019influence des traditions et de la culture de leur communauté, tout en provoquant à la longue le démembrement de ces mêmes communautés autochtones.Le groupe de travail esquisse quelques pistes d\u2019intervention, notamment l\u2019intensification de la lutte contre la pauvreté affligeant les Premières Nations, les métis et les Inuits, le renforcement des programmes de réadaptation pour alcooliques et toxicomanes ou encore des programmes visant à réduire la violence familiale.«Il est essentiel de s\u2019attaquer aux \u201ccauses profondes \u201d de la négligence afin de réduire le nombre d\u2019enfants autochtones pris en charge par les systèmes de protection de l\u2019enfance», plaide-t-il.La protection de l\u2019enfance au Canada est de compétence provinciale et territoriale, conviennent les premiers ministres des provinces et des territoires.Néanmoins, le gouvernement fédéral a la responsabilité fiduciaire d\u2019offrir un «large éventail de services» aux Canadiens autochtones, rappellent-ils, jugeant «préoccupant que le gouvernement fédéral n\u2019ait pas donné de réponse officielle à l\u2019invitation à participer à [leurs] travaux».Le manque d\u2019engagement du gouvernement fédéral à respecter ses obligations envers les peuples autochtones qui ne vivent pas dans les réserves, ajouté aux problèmes associés aux formules de financement variées pour les services dans les réserves, demeure préoccupant, soutiennent-ils à moins de trois mois de l\u2019élection fédérale.Le Devoir Perspectives d\u2019avenir troubles Les jeunes élevés en foyer d\u2019accueil gagnent environ 326 000$ de moins au cours de leur vie que le Canadien moyen, révèle un récent rapport du Conference Board du Canada sur les perspectives d\u2019avenir des adolescents autochtones.Cette disparité est due en grande partie à un taux de diplomation moins élevé et à une prépondérance de «problèmes de santé mentale ou de maladies mentales mal prises en charge» dans les communautés autochtones.TMTE SUITE DE LA PAGE 1 condamnant Pop-Tarte et un acolyte du nom de Tartagnan à 50 heures de travaux communautaire pour avoir frappé d\u2019une tarte à la crème, un an plus tôt, le visage de Stéphane Dion, alors ministre des Affaires intergouvemementales, lors de son passage au Chic Resto Pop.« Ce n\u2019est pas ça qui nous a arrêtés», affirme le trublion qui, après 10 ans de dormance, refuse que l\u2019on parle de son statut d\u2019entartiste au passé.«Pour nous, ça a été une victoire: on a entarté Stéphane Dion et en plus on a donné de notre temps à la communauté.» Mais le temps, justement, pour ces membres de l\u2019International des anarchos-pâtissiers allait doucement commencer à changer.«Les attentats du 11-Sep-tembre, les attaques armées contre des politiciens font qu\u2019aujourd\u2019hui, il est de plus en plus difficile de les approcher, y compris avec une tarte, dit-il.Mais il y a pire.Avec Q RYAN REMIORZ ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE En 2003, à Blainville, Jean Charest a été entarté par Noël Godin.l\u2019arrivée des conservateurs au pouvoir à Ottawa, les scientifiques se font museler, les journalistes n\u2019arrivent plus à accéder aux élus, alors imaginez un entartiste et le sort qu\u2019on lui réserve», ici comme ailleurs dans le monde, où l\u2019entartage, à l\u2019origine une spécialité belge portée par un certain Noel Godin, peine à faire monter sa crème.Et pourtant.Dans un monde trop craintif, qui se prend, selon Pop-Tarte, un peu trop au sérieux, la tarte n\u2019aura jamais eu autant sa place dans l\u2019espace public, as-sure-t-il, tout en parlant de la chose comme d\u2019un «essentiel» pour la bonne marche d\u2019une démocratie.Et pas besoin de le cuisiner trop longtemps pour connaître les noms qu\u2019il KK Les attaques armées contre des politiciens font qu\u2019aujourd\u2019hui, il est de phis en plus difficile de les approcher, y compris avec une tarte yy Patrick Robert, entartiste pourrait mettre sur une liste dans l\u2019éventualité d\u2019une reprise de ses activités d\u2019entartage.«Martin Coiteux [président du Conseil du trésor], lance-t-il avec conviction.Il a une face à tarte.Mais dans son cas, ce serait une demi-tarte seulement pour respecter ses mesures d\u2019austérité.» «Justin Trudeau est aussi un bel exemple de politicien à dé- noncer à l\u2019aide d\u2019une tarte: il est très de son temps avec peu de contenu jumelé à une forte image publique, ajoute-t-il.La crème d\u2019une tarte viendrait lui donner enfin de la substance.» L\u2019éthique pâtissière Pas question toutefois pour lui de s\u2019attaquer à Pierre Karl Péladeau, actuellement chef du Parti québécois (PQ) qui, en 2004, alors qu\u2019il était seulement grand patron de Québécor, a reçu une tarte lors de la remise de bourses d\u2019excellence à l\u2019UQAM.«Notre éthique pâtissière nous empêche d\u2019entarter deux fois la même personnalité, surtout celles qui comme lui réagissent bien à l\u2019entartage», dit-il en rappelant que PKP avait alors «sous-traité sa méchanceté à Luc Lavoie», un de ses proches, qui s\u2019en était pris fermement aux entar-tistes.«Mais ce n\u2019est pas grave, parce qu\u2019au PQ la liste des personnes qui en méritent une est très longue.Le parti au grand complet devrait se faire entarter en fait, parce qu\u2019il refuse de se poser des questions essentielles sur le conflit d\u2019intérêts qui vient avec leur nouveau chef » Pas de doute, l\u2019entartiste a le regard toujours aussi caustique et la tarte qui le démange.«Ça fait un bien énorme d\u2019entarter.Je le recommande à tout le monde, dit Pop-Tarte.Dans la culture populaire du divertissement, la tarte punit les parents agressifs, les policiers qui abusent de leur pouvoir, les politiciens corrompus.Mon père disait: \u201cSi on ne vaut pas une risée, on ne vaut rien.\u201d Si l\u2019on ne peut pas rire d\u2019enjeux, même s\u2019ils sont sérieux, que vaut-on comme société?» Et il ajoute : « On est peut-être en dormance, mais on n\u2019est pas pressé.Quand on sera devenus des vieillards inoffensijs en fauteuil roulant, on va pouvoir cacher plus facilement nos tartes sous nos couvertures.Et avec un peu de chance, les rondes de coupes menées par les gouvernements vont finir par diminuer aussi les conditions de travail des gardes du corps des élus et nous faciliteront la tâche», tâche qui pour le moment, paradoxalement, n\u2019est pas vraiment de la tarte.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoircom GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au telephone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir com Par telecopieur\t514\t985-3360 Publicité Au telephone\t514\t985-3399 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Par telecopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au telephone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir corn Par telecopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au telephone\t514\t985-3322 Par telecopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au telephone\t514 985-3355 Exteneur de Montreal (sans frais) 1 800 463-7559 Par cournel\tabonnements@ledevoircom Par telecopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par cournel agenda@ledevoir corn Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d adresses de ses abonnes a la disposition d organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir inc dont le siege social est situe au 2050 rue De Bleury 9® etage Montreal (Quebec) H3A 3M9 Î1 est imprime par Imprimerie Mirabel inc 12800 rue Brault Saint Janvier de Mirabel division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Ouest Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de 1 imprimerie du/oMraal de Qîicècc 450 avenue Bechard Quebec qui est la propriété de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Ouest Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n» 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007 "]
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