Le devoir, 22 juillet 2015, Cahier A
[" Trudeau met Mulcair 6n jOU6 Page A3 Les jeunes photojournalistes sélectionnés par Vice exposent à Montréal Page B 8 -?w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 ni ?- Attaquée pour la première fois en justice, la loi C-51 inquiète jusqu\u2019à la GRC Page A 3 LE DEVOIR Vol.C VI 1 6 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 I,I 3 $ + TAXES = 1,30 $ Burundi : une élection lourde de menaces CARL DE SOUZA AGENCE ERANCE-PRESSE Violences, boycottage et participation en berne: le président burundais Pierre Nkurunziza s\u2019acheminait mardi vers un troisième mandat controversé, au terme d\u2019une élection lourde de menaces pour l\u2019avenir de ce petit pays des Grands Lacs marqué par une longue guerre civile.Le scrutin s\u2019est tenu mardi après une nuit émaillée d\u2019affrontements.Ci-dessus, des Burundais passent près d\u2019une barricade démantelée.Page B 5 Aujourd\u2019hui nïacÎEqa sues sAj\t^ 3UG3Z 3T NIQUVP 3UaNVX3TV Culture > Deux supports, deux mesures?Le livre numérique est deux fois plus taxé que le livre imprimé, qui fait l\u2019objet d\u2019une exemption partielle.Page B 8 Actualités > Finances: Ottawa éclatant de santé tandis que les provinces peinent.Le DPB calcule que le fédéral a les reins assez solides pour dépenser plus.Page A 3 Économie > L\u2019essor des emplois à temps plein ne profite ni aux jeunes ni aux hommes.Les gains des 40 dernières années cachent des reculs.Page B1 7\t, w- .-\t.Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces Sudoku B4 A4 A5 A5 A4 B6 pfefientt par E GAGNON/LE EESTIE De 2000 spectateurs en 2010, l\u2019événement a accueilli 18 000 festivaliers l\u2019an dernier.Le festin musical qui dégourdit Baie-Saint-Paul Les jeunes organisateurs du Festif promettent grosses pointures et spectacles secrets ALEXANDRE SHIELDS Baie-Saint-Paul.Petite municipalité nichée sur les rives du Saint-Laurent, dans Charlevoix.Un endroit reconnu surtout pour ses symposiums artistiques plutôt tranquilles, mais qui accueille cette semaine, et pour une sixième année, un festival musical de plus en plus reconnu et qui bouscule un peu au passage la quiétude habituelle des lieux.Le Festif de Baie-Saint-Paul est né dans la tête d\u2019une poignée de jeunes de la région, tous dans la vingtaine, inspirés par un spectacle organisé lors du 25® anniversaire du Cirque du Soleil, fêté justement dans cette ville qui l\u2019a vu naître.«Du haut de nos 21 ou 22 ans, ça nous a motivés à faire quelque chose.On s\u2019est dit: pourquoi on ne lancerait pas notre propre festival?, raconte le directeur général et artistique du festival, Clément Turgeon.On a croisé le maire tout juste après le spectacle du Cirque et on lui a dit qu\u2019on ferait un festival l\u2019année d\u2019après.» Partis tout simplement de rien, ils ont toutefois voir page a 8 : EESTIE Médecins au privé Le ministre Barrette n\u2019écarte pas une intervention JESSICA NADEAU Sommé d\u2019agir pour contrer l\u2019exode des méd^ cins vers le privé qui atteint de nouveaux sommets depuis le début de l\u2019année, le cabinet du ministre de la Santé évoque le recours à la Loi sur l\u2019assurance maladie qui donne le pouvoir au ministre Gaétan Barrette de suspendre temporairement le droit des médecins de quitter le régime public.«Le ministre assure un suivi continu dans ce dossier, répond l\u2019attachée politique aux qommuni-cations du cabinet du ministre, Marie-Eve Mor-neau, dans une réponse officielle qu\u2019elle a fait parvenir au Devoir par courriel mardi.La Loi sur l\u2019assurance maladie contient des dispositions permettant au ministre d\u2019agir pour assurer l\u2019accessibilité et la gratuité des services, soit dans une région ou un domaine d\u2019activité.Le ministre peut, à toutes fins utiles, forcer les médecins non participants à agir comme des médecins désengagés [voir encadré au verso].» Le ministre n\u2019a pas voulu accorder d\u2019entrevue au Devoir sur le départ des médecins vers le privé.Questionnée sur les intentions du ministre voir page A 8 : MINISTRE Lire aussi > Pas un gouiag.Un éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 VPH Vacciner les garçons malgré les coûts L\u2019INSPQ estime que les hommes gais sont laissés sans protection ISABELLE PARE Malgré son coût élevé, l\u2019Institut national de la santé publique du Québec recommande d\u2019étendre la vaccination universelle contre le virus du papillome humain (VPH) à tous les jeunes garçons de 4® année du primaire, pour mieux protéger éventuellement les jeunes hommes gais de cette infection transmise sexuellement très courante.Attendu depuis longtemps, l\u2019avis rendu public mardi par le Comité d\u2019immunisation du Québec (CIQ) suit en ce sens la position adoptée par le Comité d\u2019immunisation du Canada en 2012, ainsi que celle de plusieurs autres comités d\u2019experts à travers le monde.Les spécialistes concluent que le programme d\u2019immunisation offert aux filles depuis 2007 ne protège que celles-ci ainsi que les hommes hétérosexuels, mais laisse sans protection les jeunes hommes ayant des rapports avec d\u2019autres hommes.Chose certaine, le nouveau programme n\u2019est pas attendu pour 2015-2016 puisque le ministère de la Santé a fait savoir qu\u2019il prendra le temps d\u2019analyser les bénéfices d\u2019un tel programme, le temps requis pour le mettre en place, les coûts voir page A 8 : VPH 77831303444830 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 ACTUALITES CAUSE AVEOS La Commission de l\u2019assurance-emploi interjette appel KARL RETTINO-PARAZELLI Les ex-employés d\u2019Aveos qui ont obtenu gain de cause il y a un mois concernant le remboursement de près de 5 millions de dollars reçus en prestation d\u2019assurance-emploi devront prendre leur mal en patience.La Commission de l\u2019assurance-emploi du Canada vient de déposer une demande pour porter la cause en appel, ce qui pourrait allonger de plusieurs mois les procédures judiciaires.La Commission a déposé une demande le 14 juillet dernier afin d\u2019être entendue par la division d\u2019appel du Tribunal de la sécurité sociale.Celle-ci devra consulter les parties concernées et décider si l\u2019appel mérite effectivement d\u2019être entendu.Le hic, déplore l\u2019avocat du Mouvement action-chômage de Montréal, M®Hans Marotte, c\u2019est que cette audience pourrait avoir lieu dans un délai variant de quelques semaines à plusieurs mois.Si la division d\u2019appel juge que la cause doit être révisée, tout indique que la nouvelle audience aurait lieu en 2016, estime-t-il.«On va argumenter qu\u2019il n\u2019y a pas matière à appel, que le tribunal a pris une décision motivée et bien argumentée, affirme M.Marotte.Entre-temps, tout l\u2019argent est gelé.Rien ne bouge sans décision finale.» Prestations en trop En juin dernier, le Tribunal de sécurité sociale a rendu 7171 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La demande pour porter la cause en appel pourrait allonger de plusieurs mois les procédures judiciaires pour les ex-employés d\u2019Aveos.une décision favorable à quelque 300 ex-employés d\u2019Aveos, ce fournisseur de services d\u2019entretien aéronautique qui a mis la clé sous la porte il y a trois ans.À la suite de cette fermeture, les travailleurs licenciés ont d\u2019abord déposé des demandes de prestation à la Commission de l\u2019assurance-emploi, avant d\u2019apprendre qu\u2019ils recevraient une indemnité de départ d\u2019Air Canada.La Commission considérait l\u2019indemnité comme un salaire et réclamait par conséquent le remboursement des prestations payées en trop, une somme globale avoisinant les 5 millions de dollars.La décision du Tribunal, qui voyait les choses différemment, ramène le montant dû par l\u2019ensemble des ex-travailleurs à moins de 100 000$.«Aujourd\u2019hui, les gens sont de retour dans l\u2019incertitude», se désole Hans Marotte.Celui-ci portera les couleurs du Nouveau Parti démocratique (NPD) lors des prochaines élections fédérales, ce qui signifie qu\u2019il ne pourra pas mener la cause à terme si la demande d\u2019appel est acceptée.Il n\u2019a pas été possible de connaître mardi les arguments sur lesquels s\u2019appuie la Commission de l\u2019assurance-emploi pour porter la cause en appel.«Puisque cette affaire est portée devant tribunal, il serait inapproprié de commenter à ce moment-ci», a indiqué par courriel un porte-parole du ministère de l\u2019Emploi et du Développement social.«Le gouvernement est déterminé à maintenir l\u2019équité en ce qui a trait au programme d\u2019assurance-emploi et à faire en sorte que les Canadiens reçoivent les prestations auxquelles ils ont droit», a-t-il ajouté.Le Devoir RENCONTRE AVEC QUEBEC Les Innus veulent élargir le débat KARL RETTINO-PARAZELLI Au-delà des enjeux liés au complexe hydroélectrique de La Romaine, les Innus de Nutashkuan espèrent que le face-à-face prévu ce mercredi avec le gouvernement Couil-lard ouvrira la porte à une série de rencontres avec Québec pour faire avancer la cause des neuf communautés innues du Québec.«C\u2019est vraisemblablement la première d\u2019une série de rencontres.Ça risque d\u2019élargir le débat aux revendications de l\u2019ensemble de la nation innue», confie-t-on dans le camp autochtone, sans entrer dans le détail.Le gouvernement Couillard a accepté de rencontrer les représentants des Innus à la suite du bras de fer de la semaine dernière.Les Innus de la communauté de Nutashkuan avaient alors bloqué l\u2019accès au chantier de La Romaine, sur la Côte-Nord, pour attirer l\u2019attention du gouvernement sur leurs revendications.Ils réclamaient une rencontre en personne avec le premier Boutique JJ Le livre numérique du Devoir sur Jacques Parizeau Textes et photos publiés aux lendemains de son décès.Commandez-le d\u2019un seul clic à boutique.ledevoir.com.Faire des achats sur la boutique du Devoir, c\u2019est aussi soutenir un journal 100 % indépendant.LE DEVOIR ministre Philippe Couillard, mais ont accepté de retirer leur barricade lorsque celui-ci a promis un tête-à-tête ministériel cette semaine.Mçrcredi matin, le ministre de l\u2019Energie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, et le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, prendront donc place à la même table que le chef des Innus de la communauté de Nutashkuan, Rodrigue Wapistan, et de Jean-Charles Pié-tacho, chef du conseil des Innus d\u2019Ekuanits-hit (Mingan).Parmi les sujets à l\u2019ordre du jour, il sera principalement question des impacts du projet de La Romaine sur le mode de vie et l\u2019économie de la communauté de Nutashkuan.Les Innus affirment qu\u2019Hydro-Québec viole leurs droits ancestraux, «avec la complicité du gouvernement».Ils dénoncent notamment le non-respect de l\u2019entente Nane-messu-Nutashkuan \u2014 confidentielle \u2014 conclue en 2008.Concrètement, les représentants de la communauté reprochent à Hydro-Québec d\u2019avoir inondé des bassins sans les avoir avertis, en y laissant plus de 50% de la ressource forestière.La société d\u2019Etat répond que l\u2019entente en question est respectée et que des discussions sont actuellement en cours avec une entreprise de la communauté pour confier des travaux à venir.Il sera question des impacts du projet de La Romaine sur le mode de vie et l\u2019économie de la communauté de Nutashkuan Débat sur le mercure Selon les Innus, le fait de ne pas déboiser une partie du territoire les a privés du travail qui aurait dû leur être confié, en plus de nuire à leurs activités de chasse et de pêche.Ils prétendent en effet que cette façon de procéder entraîne une augmentation du taux de mercure dans l\u2019eau, après l\u2019ennoiement du territoire.De son côté, Hydro-Québec dit que la question du déboisement n\u2019a rien à voir avec l\u2019augmentation du taux de mercure.«Il y a une augmentation du mercure, mais c\u2019est dû à la matière organique qui est présente sur le sol avant inondation, explique 1^ porte-parole Marie-Elaine Deveault.Les arbres qui ne sont pas retirés du territoire avant l\u2019ennoiement ne causent pas une augmentation du mercure puisqu\u2019ils ne se décomposent pas.» Elle ajoute que le taux de mercure dans l\u2019eau revient généralement à la normale entre 10 et 30 ans après l\u2019ennoiement.Qui dit vrai?«Avec les connaissances que j\u2019ai, ce ne sont pas les arbres debout qui vont contribuer à la hausse du mercure, mais plutôt la matière contenue dans le sol», tranche le professeur en géochimie organique marine de l\u2019Université du Québec à Rimouski, Jean-Pierre Gagné.Le Devoir Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 ENVOIS MASSIFS Le NPD n\u2019a pas commis d\u2019impair, dit le commissaire Ottawa \u2014 Le commissaire aux élections fédérales a déterminé que le Nouveau Parti démocratique n\u2019avait commis aucun impair en effectuant des envois massifs dans quatre circonscriptions oû se tenaient des élections partielles en 2013.Dans une lettre transmise à la directrice nationale du NPD, Anne McGrath, Yves Côté dit avoir conclu qu\u2019aucune offense n\u2019avait été commise.M.Côté explique que l\u2019un des envois, destiné aux électeurs de la circonscription de Provencher au Manitoba, avait été distribué à l\u2019extérieur de la période officielle de campagne électorale.Deux autres, destinés aux électeurs de Bourassa, à Montréal, et de Toronto-Centre, sont partis deux jours avant le déclenchement de l\u2019élection partielle et ne pouvaient pas être annulés, malgré ce que M.Côté qualifie à\u2019«efforts sincères» du NPD pour les rappeler.D\u2019autres envois massifs aux résidents de Bourassa et de Brandon-Souris, au Manitoba, ont été faits à l\u2019intérieur de la période officielle de campagne, mais ont été correctement inscrits comme dépenses électorales par le NPD, souligne M.Côté.Le commissaire précise que son bureau ne s\u2019était pas penché sur des plaintes formulées par d\u2019autres partis voulant que le NPD ait utilisé gratuitement des ressources parlementaires pour distribuer les missives partisanes, puisque cette pratique n\u2019est pas réglementée par la Loi électorale.La Presse canadienne NEGOCIATIONS Le SPGQ demande à son tour la médiation MARTIN OUELLET à Québec Après le Front commun syndical au début du mois, le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) demande à son tour l\u2019intervention d\u2019un médiateur pour dénouer l\u2019impasse des négociations avec la partie patronale.Les pourparlers sont au point mort, malgré une vingtaine de rencontres avec les négociateurs du gouvernement, a expliqué mardi la vice-présidente du SPGQ et porte-parole du comité de négociation pour la fonction publique, Francine L\u2019Espérance.Selon la leader syndicale, l\u2019employeur fait preuve d\u2019intransigeance en demeurant ferme sur sa volonté de réduire la rémunération globale des salariés, y compris en ce qui concerne la rente de retraite.Le Conseil du trésor offre aux 540 000 employés de l\u2019Etat un gel salarial de deux ans assorti d\u2019une augmentation de 1% p^r année pendant trois ans.A cela s\u2019ajoutent la réduction de cinq jours du nombre de congés de maladie annuels et l\u2019augmentation de l\u2019âge de la retraite de 60 à 62 ans.Sur le plan salarial, les employés engagés dans les négociations pour le renouvellement des conventions collectives exigent une hausse de 4,5 % par année pendant trois ans.M™® L\u2019Espérance prévient que si le Conseil du trésor reste inflexible, le SPGQ examinera la possibilité d\u2019exercer les moyens de pression requis pour forcer l\u2019employeur à faire preuve de plus de souplesse.La grève demeure cependant le tout dernier recours, a-t-elle précisé.En vertu de la Loi sur le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, la médiation est un processus obligatoire, préalable à l\u2019exercice du droit de grève.Elle est d\u2019une durée de 60 jours.Le mois dernier, le SPGQ a recouru à la médiation pour les 720 membres professionnels des 16 collèges qu\u2019il représente.Le SPGQ représente plus de 24 250 professionnels, dont environ 17 300 dans la fonction publique.La Presse canadienne LA PRESSE CANADIENNE J.Michel Doyon devient lieutenant-gouverneur du Québec Ottawa \u2014 Le premier ministre Stephen Harper a choisi un nouveau lieutenant-gouverneur pour le Québec.C\u2019est l\u2019avocat et professeur J.Michel Doyon qui occupera le poste.Il prendra la relève de Pierre Duchesne, qui y était depuis 2007.Dans un communiqué diffusé mardi par le bureau du premier ministre, on apprend que M.Doyon a une expérience en droit des affaires et en arbitrage commercial.Il a également occupé le poste de bâtonnier au Barreau du Québec.Avant de devenir avocat, M.Doyon a été enseignant au cégep et chargé de cours à l\u2019université.Le bureau de M.Harper a souligné que le choix de M.Doyon est le résultat du travail du Comité consultatif sur les nominations vice-royales, mis sur pied en 2012.La Presse canadienne Bertrand Charest reviendra en conr en septembre Saint-Jérôme \u2014 La cause de l\u2019ancien entraîneur national de ski alpin Bertrand Charest, accusé d\u2019avoir agressé sexuellement de jeunes athlètes de 12 à 19 ans, a été reportée à septembre.Charest fait face à 57 chefs d\u2019accusation, dont agressions sexuelles et abus de confiance (en « situation d\u2019autorité »).Arrêté en mars dernier, il est incarcéré depuis ; sa demande de libération sous caution pour la suite des procédures lui a été une nouvelle fois refusée à la fin de juin.Les crimes allégués auraient été commis durant les années 1990 à la station de ski Mont-Tremblant, au nord de Montréal, mais aussi en France, en Autriche, çn Nouvelle-Zélande et aux États-Unis.La plus récente plaignante dans cette affaire a soutenu qu\u2019elle avait été agressée sexuellement par Charest à Whistler, en Colombie-Britannique, à la fin des années 1990.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 A 3 ACTUALITES ONTARIO La Loi antiterroriste attaquée en justice SARAH R.CHAMPAGNE La Loi antiterroriste n\u2019a pas fini de soulever l\u2019opposition.Deux organismes de défense des libertés civiles contesteront devant la Cour supérieure de l\u2019Ontario la constitutionnalité de certaines de ses dispositions.Ils espèrent en faire un enjeu électoral.Appelée C-51 jusqu\u2019à son adoption en mai dernier, la loi se traduirait «par la censure, par une atteinte à la liberté d'expression, tout en exposant à des abus de pouvoirs», selon Torn Henheffer.Le directeur général de Journalistes canadiens pour la liberté d\u2019expression affirme sans détour qu\u2019elle doit être abolie.L\u2019Association canadienne des libertés civiles dépose conjointement cette première contestation judiciaire.Dans le communiqué envoyé par les deux organismes, sa directrice générale et avocate, Sukanya Pillay, estime que la loi ne crée pas assez de mécanismes de reddition de compte.Ils soutiennent que certains articles de cette loi déposée par le gouvernement conservateur violent la Charte canadienne des droits et libertés au-delà de la fameuse «disposition dérogatoire».Le premier article de la Charte prévoit en effet que les droits et libertés ne peuvent être restreints que dans des limites «raisonnables» justifiables dans le cadre «d\u2019une société libre et démocratique».Ces deux organismes estiment que les conditions ne sont pas remplies dans le cas en présence.Inquiétudes à la GRC La Gendarmerie royale du Canada (GRC) s\u2019inquiète des nouveaux pouvoirs du SCRS.Loi antiterroriste 2015 accorde en effet au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) la capacité de déjouer activement toute menace à la sécurité nationale, notamment en se mêlant aux sites ex- trémistes sur Internet, en déroutant des cargaisons illicites ou en participant à des stratagèmes divers.Son rôle s\u2019étend maintenant au-delà de la cueillette d\u2019informations sur de présumés complots terroristes.Deux organismes de défense des libertés civiles espèrent en faire un enjeu électoral Dans une note interne obtenue par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, le sous-commis-saire de la police fédérale, Mike Cabana, écrit que la loi pourrait nuire à ses enquêtes policières à l\u2019étranger.Ces pouvoirs «mettent en péril par inadvertance des liens» que la GRC a tissés avec des collaborateurs, y lit-on.C-51 accroît aussi les échanges d\u2019informations entre les différentes agences fédérales responsables de la sécurité, élargit les pouvoirs de la liste d\u2019interdiction de vol et crée une nouvelle infraction criminelle: encourager quelqu\u2019un à commettre un attentat terroriste.nouvelle loi prévoit aussi qu\u2019il sera plus facile pour la Gendarmerie royale du Canada d\u2019obtenir d\u2019un suspect un «engagement de ne pas troubler l\u2019ordre public», qui restreint ses mouvements et prolonge la durée d\u2019une éventuelle détention préventive.Critiques ravivées Les partis d\u2019opposition à Ottawa ont également profité de cette sortie pour réitérer leurs critiques à cette loi.Bien qu\u2019il ait appuyé la Loi antiterroriste, le Parti libéral du Canada en critique le processus général d\u2019élaboration.Par la voix de l\u2019attaché de presse de son chef, Justin Trudeau, on déplore que le gou-vernement Harper n\u2019ait pas tenu compte des trois amendements proposés par son parti.Le Nouveau Parti démocratique (N PD) avait quant à lui voté contre la Loi antiterroriste.Son chef, Thomas Mul-cair, avait alors affirmé qu\u2019il l\u2019abrogerait advenant son élection en octobre.M.Mulcair émettait notamment la préoccupation d\u2019une définition trop large de ce qui constitue une menace terroriste.Il avait dit craindre lors des débats que de simples protestataires puissent être visés.Un vaste éventail d\u2019intervenants, de l\u2019Assemblée des Premières Nations (APN) à Amnistie internationale, avaient déjà formulé de sérieuses réserves sur le projet C-51.L\u2019échange d\u2019informations entre différentes agences fédérales n\u2019offrait pas de garanties suffisantes, selon le commissaire fédéral à la vie privée.Daniel Therrien avait fait part de ses réserves sur la portée excessive en amont, mais regrettait que les conservateurs n\u2019en aient pas tenu compte.Le Comité des droits de l\u2019Homme de l\u2019ONU doit déposer son bilan sur le Canada dans les prochains jours.Le comité des Nations unies avait notamment posé des questions au gouvernement à propos des mesures antiterroristes, notamment sur l\u2019échange d\u2019informations avec des agences de renseignement étrangères.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a quant à lui réitéré: «Notregouvernement appuie fermement notre loi antiterroriste.» Il considère que les mesures adoptées sont raisonnables en face de la menace «réelle» posée par le mouvement djihadiste international.«Le Canada n\u2019en fera pas moins» que ses alliés, écrit-il dans un courriel au Devoir.M.Blaney considère avoir donné aux forces de police les «outils dont ils ont besoin afin de protéger les Canadiens contre la menace terroriste qui est en constante évolution».Avec La Presse canadienne Le Devoir VIABILITE FINANCIERE Ottawa est en bien meillenre position qne les provinces LINA DIB à Ottawa Le directeur parlementaire du budget (DPB) n\u2019a que de bonnes nouvelles pour le gouvernement fédéral dans son rapport annuel sur la viabilité financière.Et la viabilité à long terme \u2014 sur un horizon de 75 ans \u2014 d\u2019Ottawa serait maintenue même si le gouvernement fédéral donnait un coup de main aux provinces, qui, elles, ont un horizon beaucoup plus sombre.Le DPB en était arrivé aux mêmes conclusions dans son rapport de 2014.Il constate cette année que ni l\u2019expansion du compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) ni la bonification de la Prestation universelle pour la garde d\u2019enfants (PUGE) n\u2019ont un impact sérieux sur la viabilité financière à long terme du gouvernement fédéral.L\u2019effet de la PUGE est faible, selon le rapport, parce qu\u2019il n\u2019est pas prévu qu\u2019elle soit indexée à l\u2019inflation.Pour ce qui est du CELI, le gouvernement fédéral devra chercher d\u2019autres sources de revenus pour combler un manque à gagner que le DPB estime à 0,3% du PIB à la fin de la période de projection.Les affaires d\u2019Ottawa vont tellement bien que la dette nette fédérale pourrait être complètement épongée d\u2019ici 35 ans Éponger la dette Les affaires d\u2019Ottawa vont tellement bien que la dette nette fédérale pourrait être complètement épongée d\u2019id 35 ans.Si le gouvernement voulait plutôt maintenir au niveau actuel le ratio de la dette au PIB, il pourrait augmenter ses dépenses ou réduire ses impôts jusqu\u2019à l\u2019équivalent de 1,4% du PIB, selon les calculs du directeur.«Le gouvernement fédéral pourrait donc réduire les impôts ou augmenter les dépenses de 28 milliards en 2015 tout en revenant à un ratio de la dette nette au PIB de 34,1 % après 75 ans», peut-on lire dans le rapport.Dans ce scénario, le gouvernement «enregistrerait des déficits budgétaires de 1,6% du PIB en moyenne [.] Cela constituerait une entorse à la loi fédérale sur l\u2019équilibre budgétaire », fait remarquer le DPB, avant de souligner que «la politique financière demeure viable parce que le ratio de la dette finit par se stabiliser».Transferts aux provinces Pendant ce temps, les dépenses en santé, liées au vieillissement de la population, continuent de faire mal aux administrations des provinces.«La dette nette de ces administrations n\u2019est pas viable», peut-on lire dans le rapport.Elle dépassera l\u2019équivalent de 200% du PIB après 75 ans.Avec ce gouffre viendraient des paiements au titre de service de la dette qui pourraient atteindre 10% du PIB.Le DPB croit qu\u2019Ottawa pourrait facilement remédier à la situation en augmentant le Transfert canadien en matière de santé CLCS).«L\u2019écart financier infranational pourrait être éliminé au moyen d\u2019une série de mesures, estime le DPB.Par exemple [.] en combinant une hausse des versements au titre du TCS à une réduction de la croissance excédentaire des coûts en santé, on pourrait faire disparaître ou réduire sensiblement l\u2019écart financier des administrations infranationales.» Le rapport conclut également que le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec demeureront viables malgré l\u2019augmentation attendue du nombre de retraités.La Presse canadienne ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Même si la campagne électorale fédérale n\u2019est pas encore officiellement déclenchée, les chefs de parti multiplient les activités publiques.C\u2019est le cas du chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, qui était de passage à Laval et Montréal mardi./\t_i_ ELECTIONS FEDERALES Justin Trudeau a le NPD dans sa mire Quatrième dans les sondages au Québec, le chef du Parti libéral somme Thomas Mulcair de clarifier sa position sur la souveraineté PHILIPPE ORFALI Thomas Mulcair doit expliquer aux Canadiens pourquoi la barre du 50% + 1 suffirait, s\u2019il est élu, pour que le Québec accède à la souveraineté à la suite d\u2019un éventuel référendum, croit Justin Trudeau.Troisième dans les sondages à l\u2019échelle canadienne, quatrième au Québec derrière le Bloc québécois de Gilles Duceppe selon un récent coup de sonde, le chef libéral s\u2019attaque désormais directement à son opposant néodémocrate, après avoir répété à maintes reprises que son seul adversaire est Stephen Harper.Il s\u2019en est pris à la position du Nouveau Parti démocratique à l\u2019égard de la séparation du Québec, mardi, au cours d\u2019un événement préélectoral au Cosmodôme de Laval.Questionné à savoir si la popularité du NPD au Québec pouvait s\u2019expliquer par le fait que la formation n\u2019hésite pas à solliciter les appuis d\u2019électeurs souverainistes, Justin Trudeau a répliqué que M.Mulcair devra préciser pourquoi son parti ne «partage pas l\u2019avis de la Cour suprême» au sujet des critères pouvant mener à l\u2019indépendance du Québec.Après dix années d\u2019un gouvernement en constante dispute avec la Cour suprême, les Canadiens n\u2019ont pas envie d\u2019un gouvernement qui contredirait une fois de plus le plus haut tribunal au pays, a-t-il ajouté.En 1998, la Cour suprême avait statué qu\u2019un résultat référendaire devrait être dépourvu d\u2019ambiguïté.Justin Trudeau laisse entendre qu\u2019une majorité simple serait insuffisante afin que le Canada accepte de négocier la sécession d\u2019une province.«Je ne crois pas que personne ne va jamais accuser un libéral nommé Trudeau d\u2019avoir peur de s\u2019en prendre aux souverainistes», a dit le chef «Je ne crois pas que personne ne va jamais accuser un libéral nommé Trudeau d\u2019avoir peur de s\u2019en prendre aux souverainistes )) Le chef du PLC, Justin Trudeau du troisième parti aux Communes, en anglais.«La réalité, c\u2019est que les gens connaissent très bien ma position sur l\u2019unité du pays», a-t-il ajouté en français.Thomas Mulcair doit pour sa part «expliquer en quoi il est en désaccord avec la Cour au sujet de l\u2019unité du pays», dit-il.En 2005, le NPD a adopté sa Déclaration de Sherbrooke, dans laquelle le parti endossait notamment le principe voulant qu\u2019Ottawa reconnaisse un référendum gagnant au Québec avec une majorité simple (50% plus un vote) en faveur de la souveraineté, une position qui agace ailleurs au pays.La veille, alors qu\u2019il amorçait une tournée préélectorale de huit jours en Ontario, Thomas Mulcair s\u2019était retrouvé sur la défensive pour cette raison.Il s\u2019en était alors pris aux libéraux, les accusant d\u2019avoir «abandonné» les Québécois et de vouloir alimenter de vieilles disputes.Trudeau ne touchera pas sa PUGE Pas de Prestation universelle pour garde d\u2019enfants (PUGE) pour Justin Trudeau, a par ailleurs soutenu le chef libéral.Ce dernier n\u2019a pas l\u2019intention de bénéficier du chèque acheminé lundi par le gouvernement Harper aux familles canadiennes.Le père de deux enfants a affirmé que sa famille et celle de Stephen Harper n\u2019avaient pas besoin de cette nouvelle prestation, compte tenu de leur situation financière.Il a affirmé avoir l\u2019intention de «donner en charité» (sic) son chèque pouvant atteindre 420$ ou 520$, un «cadeau» qualifié de «Noël en juillet» par des ministres conservateurs au cours des derniers jours.M.Trudeau a rappelé que son parti a l\u2019intention de fournir un nouveau type de prestation, qui s\u2019avérerait plus payante pour la plupart des familles.En contrepartie, celles ayant des revenus annuels supérieurs à 200 000$ ne toucheraient pas un cent.La PUGE des conservateurs bénéficie à toutes les familles avec enfant, peu importe leurs revenus.libéraux en mal d\u2019amour Dans les rangs libéraux, c\u2019est surtout l\u2019impopularité croissante du parti qui retient l\u2019attention au cours des dernières semaines.Justin Trudeau affirme ne pas s\u2019en faire.«C\u2019est l\u2019été, les gens sont intéressés par autre chose, selon lui.Les gens passent du temps au chalet, en famille, ils ne sont pas branchés sur les détails de la politique fédérale.» «Les sondages montent, et les sondages baissent», a-t-il ajouté au sujet des résultats peu favorables à sa formation.Il reste encore beaucoup de temps, à son avis, pour convaincre les électeurs.«Il y a vraiment un engouement sur le terrain», selon le candidat dans Papineau.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 ACTUALITES w YAMIL LAGE AGENCE ERANCE PRESSE Aux yeux du monde et des amoureux de châssis d\u2019un autre temps, Cuba est un paradis de guimbardes américaines.La révolution économique des vieilles américaines à Cuba Les voitures des années 1940 et 1950 sont des entreprises qui font vivre des dizaines de milliers de Cubains.Leur existence est menacée par le rapprochement avec les Etats-Unis.HECTOR LEMIEUX à La Havane Le démarreur pleure.Un air de reggaeton, puis de salsa endiablée envahit l\u2019habitacle.Le chauffeur, immense Noir rondouillard, torture la boîte de vitesses de sa Jeep Willys 1952 aménagée en taxi collectif.Vite, il faut filer avant que Valmendrone \u2014 le nom des vieilles voitures américaines \u2014 ne change d\u2019avis.Une horde de passagers s\u2019engouffre dans la Willys.«Yohandry le Noir» est propriétaire de sa Jeep (prononcez Pendant 12 heures, six jours sur sept, il transporte dix passagers, huit à l\u2019arriére sur deux banquettes de skaï élimées, et deux à l\u2019avant, entre le Capitole de La Havane et le Vedado, le quartier des artistes, pour 10 pesos cubains (0,60 $).Avec un chiffre d\u2019affaires moyen de 5,40$ pour un quart d\u2019heure de trajet, soit environ une semaine de salaire moyen dans l\u2019île (entre 24 et 27$ par mois), Yohandry est un véritable capitaliste dans un pays de moins en moins communiste.«Je vis plutôt bien, mais il faut payer des impôts et faire des cadeaux aux inspecteurs du ministère des Transports lorsque les Fêtes et les vacances approchent », précise le chauffeur.Les almen-drones font vivre leurs propriétaires, leurs familles, mais aussi une foule de petits entrepreneurs privés : vendeurs de sodas, de cacahuètes, de journaux, garagistes qui gravitent autour de ce commerce.Pour combien de temps ?Scène coutumière à La Havane donc, mais peut-être plus pour longtemps.Aux yeux du monde et des amoureux de châssis d\u2019un autre temps, Cuba est un paradis de guimbardes américaines.Les al-mendrones semblent immortelles.Elles seraient entre 50 000 et 60 000 à avaler les rues de la capitale.Rien n\u2019est jamais précis en matière de chiffres à Cuba.Ni de clients transportés.Quatre ou cinq passagers à l\u2019arrière, trois à l\u2019avant.Et souvent plus.La révolution capitaliste de Raùl Castro entreprise en 2010 pourrait bien sonner le glas de ces vieux tacots.«Le blocus dure depuis un demi-siècle et à 78 ans, f aimerais bien pouvoir m\u2019acheter une dernière voiture, mais neuve», confie Pablo, ancien militaire des guerres d\u2019Angola, avant d\u2019ajouter.«Juste après la Révolution, fai acheté une Chevrolet à un Cubain qui partait à Miami.Il me Ta vendue sans les papiers de propriété.Elle vaut au moins 20 000$ [américains], mais je ne peux pas la revendre.» La dernière voiture américaine est entrée sur l\u2019île peu avant l\u2019embargo de 1962.Elle Au-delà des désirs de nouveauté des Cubains, un autre danger guette les almendrones: l\u2019arrivée des touristes américains repose aujourd\u2019hui dans un petit musée automobile perdu près de Santiago de Cuba.Au-delà des désirs de nouveauté des Cubains, un autre danger guette les almendrones.Barack Obama autorisera très bientôt ses compatriotes à voyager à Cuba.Ces derniers, fascinés, achèteront les reliques à prix cassé.Dès cet automne, des transbordeurs relieront les Etats-Unis et Cuba et avec quelques complicités, exporter une voiture vers Miami devrait devenir un jeu d\u2019enfant.Prêts à payer Combien coûtent les almendrones?«Aux alentours de 20 000$», souligne Pablo.Et parfois jusqu\u2019à 40 000$US.C\u2019est sur l\u2019Internet cubain et le site Revolico que se trouve le plus vaste choix de vieilles américaines.Presque toutes ont des moteurs diesel de Nissan, de Volga ou autres.Les plus recherchées sont celles avec des moteurs originaux.«Il n\u2019y en a presque pas.On dit que les Américains seraient prêts à payer 60 000$ pour une auto avec des pièces d\u2019époque.Il faut aller chercher les pièces dans les campagnes, dans les remises.Les gens les ont toujours», note Pablo.La rumeur évoque des entreprises des Etats-Unis et de riches Cubains de Miami qui repéreraient ces vieilles voitures dans l\u2019espoir de les acheter pour les revendre plus cher aux Yumas \u2014 les citoyens du pays de l\u2019oncle Sam.À moins que le gouvernement cubain ne soit plus rapide et oblige les vendeurs à passer par une société d\u2019Etat.A la fin des années 1980, La Havane avait proposé à ses compatriotes d\u2019échanger de vieilles américaines contre des Lada neuves.Le bruit avait alors couru que le gouvernement qvait revendu ces autos aux Etats-Unis.Le Temps HOMEOPATHIE Une revue respectée tient un débat critiqué BRUNO GEOFFROY \\ A coups de granules, l\u2019homéopathie s\u2019infiltre dans nos vies.Discrètement, elle cherche la respectabilité.Dans les médias, à l\u2019Université de Toronto et même dans les pages du British Medical Journal (BMJ).Dans son dernier «tête-à-tête», l\u2019illustre journal propose à deux chercheurs de débattre sur le thème: «Les docteurs devraient-ils recom^-mander l\u2019homéopathie?» À quoi sert un tel débat?David Gorski essaie d\u2019y répondre dans son billet de blogue «A homeopathic \u201cdebate\u201d in BMJ?» du 15 juillet.«Il n\u2019y a aucune raison pour un journal scientifique aussi réputé que le BMJ de publier un tel débat sur l\u2019homéopathie, pas plus qu\u2019il n\u2019y aurait de raison de comparer sur une même base créationnisme et évolution», affirme-t-il.En adoptant le format du débat, le BMJ donne ainsi l\u2019idée que le pour et le contre se valent, qu\u2019il n\u2019existe encore aucun consensus scientifique sur le sujet.La question est pourtant tranchée depuis des années : l\u2019homéopathie n\u2019est efficace pour aucune pathologie, comme le rappellent justement les billets de blogue d\u2019Isabelle Burgun et de Jean-Erançois Cliche.Un débat déséquilibré Alors que le journal devrait plutôt se faire le gardien de la vérité, il lance dans l\u2019arène du débat deux chercheurs-gladiateurs qui ont croisé le fer à plusieurs reprises au Royaume-Uni.Dans le camp pro-homéopa-thie : Peter Eisher, directeur de recherche au Royal London Hospital for Integrated Medicine, connu par le passé comme le Royal London Homeopathic Hospital, et homéopathe de la reine Elizabeth IL Du côté des pourfendeurs de la médecine douce: Edzard Ernst, professeur émérite de l\u2019Université d\u2019Exeter, réputé pour sa lutte infatigable contre les traitements miraculeux et pour ses critiques vives à l\u2019encontre du «très pro-homéopa-thie» prince Charles (voir son livrez! Scientist in Wonderland).En dépit de l\u2019anecdote royale, Ernst rapporte un fait troublant dans son billet de blogue «Debating with the Queens homeopath» : les articles écrits par les deux hommes n\u2019auraient pas été traités équitablement lors de leur revue par les pairs.Celui d\u2019Ernst aurait été «descendu en flèche» par un certain Andrew Vickers, auteur de tsS to MYCHELE DANIAU AEP Pour ou contre l\u2019homéopathie ?Le BMJ lance le débat.plusieurs articles sur l\u2019homéopathie et ancien employé du Royal London Homeopathic Hospital.Le papier de Eischer, lui, aurait bénéficié de largesse des examinateurs qui n\u2019ont pas cru bon de corriger des informations inexactes et les auraient ainsi laissées s\u2019étaler dans les pages du BMJ.Aujourd\u2019hui, le débat continue hors des colonnes du BMJ.Balade à Toronto : formation douteuse Pendant deux ans, les étudiants ont pu avoir accès au cours intitulé Alternative Health: Practice and Theory (Département d\u2019anthropologie).Dans ce cours, dispensé par Beth Landau-Halpern, partisane de l\u2019homéopathie et accessoirement femme du doyen du campus de Scarborough, on suggère entre autres des lectures antivaccination, dont le fameux article d\u2019Andrew Wakefield.A la suite de plaintes de professeurs de l\u2019Université, le cours a fait l\u2019objet d\u2019une enquête.Le rapport écrit par le D'^ Vivek Goel, vice-président à la recherche et l\u2019innovation de l\u2019Université et ancien dirigeant de l\u2019agence de santé publique de la province, juge qu\u2019il n\u2019est pas biaisé, mais qu\u2019il est perfectible.Selon lui, «on attend des étudiants [de dernière année du bac] d\u2019aborder les controverses scientifiques avec un esprit critique».De là à glisser de la documentation antivaccination dans un cours universitaire, il y a un fossé.En attendant, le cours est suspendu, et Beth Landau-Halpern remerciée.Pour dénoncer les dérives au sujet de la vaccination, les étudiants en médecine ont même invité le président de l\u2019Université de Toronto à lancer une autre enquête.Indépendante, évidemment.Agence Science-Presse Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesamionces@ledevoir.com APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CDN - FACE aux HEC, bas 3plex sur 2 etages 2 gr CAC 2 SDB electros haut de gamme 2 000$ MLS15602827 G Houle, Sutton 514-292-4515 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu un logement est offert en lo cation (ou sous location) toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit etre traitée en pleine égalité sans distinction exclusion ou preference fondée sur la race la couleur le sexe la gros sesse I orientation sexuelle I état civil I age du locataire ou de ses enfants la religion les convictions politiques la langue I origine ethni que ou nationale la condition so ciale le handicap ou I utilisation d un moyen pour pallier ce handi cap MILE-END - Esplanade Grand 61/2 rdec avec cour Rénové 1000 p c 2 c c + bureau + s de lav PI bois franc Chaut elec Maison très tranquille Libre 1 550$ 514 273 4950 MILE-EX - 2 chambres a louer ds 6 /2 Parc coin Beaubien 300$ par mois ch 1er août 438 398 7798 438 384 3957 OUTREMONT-190 Willowdale 31/2 41/2 reno Près metro UdeM Chauffes eau ch poele/frigo asc 514 738 5663-514 735-5331 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 112 312 412 rénovés près metro UdeM Poele/frigo Chauffe eau chaude Ascenceur 514 737-8055\t514 735-5331 ROSEMONT H duplex reno peint 5 1/2 900 P c solarium balcon 1 c c CUIS /sam salon 1 pce (bureau/boudoir) Entree lav/sech Ideal pers seule/couple Non fum Pas d animaux Ref 890$ Libre 514 722 8064 MEUBLÉS PETITE ITALIE GRAND 6 V2 NEUF Style condo, WiFi, balcon, terrasse.Près marché Jean-Talon et métro Beaubien.Pers.tranquille.Non-Fum.Juillet.1680$ 514497-5769 .Alternatives CONSTRUIRE ENSEMBLE un monde diffèrent Pour nous appuyer www 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\u2022\tIn memoriam Le IVIémoriel 1 855, rue Du Havre, IVIontréal, Qc, H2K 2X4 Télé: 514 525-1149 Téléc.: 514 525-7999 n ecrol ogr e @ 1 em em oriel .COTTI L-e mémoriel # Aide aux devoirs gratuite partout au Québec! primaire ET secondaire 514 527-3726 1 888 776-4455 www.alloprof.qc.ca AVIS DE DECES 7^ \\ - Van Houtte, Christian 1942-2015 Le lundi 20 juillet 2015, Christian Van Houtte est decede a l\u2019Hôtel-Dieu de Montreal entoure de sa famille Ne le 9 juin 1942 a Montreal, il laisse dans le deuil ses deux enfants Sophie et Michel qu\u2019il eut avec feu Françoise Simard II laisse egalement dans le deuil sa petite-fille Lily, sa conjointe Suzanne, sa sœur Agnes, sa nièce Laure, son neveu Xavier, son gendre Ched, sa belle-fille Françoise et son beau-frere Renaud La famille accueillera parents et amis pour recevoir les condoléances le samedi 25 juillet 2015 de 12h00 a 14h00au Complexe funéraire Mont-Royal ^\t1297, chemin de la Forêt s( V Outremont, QcH2V2P9 V\t(514) 279-6540 www.mountroyalcem.com Un service suivra en la chapelle du complexe a 14h00 La famille demande de ne pas envoyer de fleurs Elle apprécierait plutôt des dons a Dystrophie musculaire Canada et L\u2019Œuvre Leger LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 A 5 ACTUALITES Fin de l\u2019injonction à l\u2019UQAM SARAH R.CHAMPAGNE Ly injonction qui interdisait f le blocage des locaux de rUniversité du Québec à Montréal (UQAM) a été levée le 6 juillet, soit avant sa date d\u2019échéance.Elle devrait prendre fin mardi, mais l\u2019établissement a accepté «d\u2019un commun accord avec les associations étudiantes de se désister de ses procédures d\u2019injonction», a indiqué au Devoir sa porte-parole, Jenny Desrochers.Le avril dernier, la Cour supérieure avait ordonné à cinq associations de cesser de bloquer l\u2019accès aux salles de cours, au risque d\u2019être accusées d\u2019outrage au tribunal.Cette injonction provisoire de 10 jours avait ensuite été prolongée le 13 avril, et ce, jusqu\u2019au 21 juillet «Puisque aucune perturbation n\u2019est survenue dans les dernières semaines et à la suite de pourparlers entre les deux parties au cours du mois dernier», l\u2019UQAM a renoncé à cet ordre formel, explique M™® Desrochers.Le climat a été très tendu dans la maison d\u2019enseignement du Quartier latin le printemps dernier.Le mouvement de « grève sociale » avait débuté dans l\u2019affrontement dès la première journée de débrayage officielle, le 23 mars.La manifestation au centre-ville de Montréal avait été déclarée illégale d\u2019emblée et rapidement dispersée par les policiers, particulièrement nombreux.Malgré l\u2019injonction tombée peu après, certaines des asso- ciations visées avaient indiqué à leurs membres de ne pas se présenter en classe et de ne pas participer à des évaluations.Les levées de cours se sont d\u2019abord déroulées dans le calme avec quelques irruptions dans les classes pour faire respecter le mandat de grève voté dans les assemblées associatives.Le 8 avril, la situation s\u2019est cependant envenimée : le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est intervenu à la demande de l\u2019administration.Au terme d\u2019une journée explosive marquée par 21 arrestations en après-midi, cinq arrestations en soirée et de multiples interventions policières au sein même de l\u2019établissement, près de 150 étudiants ont résolu d\u2019occuper l\u2019un des pavillons de l\u2019université en soirée.La police a dû intervenir avec force pour restaurer le calme.Plus d\u2019une centaine de personnalités, dont des professeurs, avaient alors dénoncé dans des lettres transmises au Devoir à la fin du mois d\u2019avril le «dérapage» autoritaire de rUQAM.Ils s\u2019indignaient notamment de l\u2019arrestation de 22 militants, l\u2019emprisonnement d\u2019un étudiant et la suspension ou l\u2019expulsion planifiée de neuf autres étudiants.Après analyse par le comité exécutif de l\u2019université, quatre étudiants ont été blanchis, quatre ont reçu un simple avertissement par courriel et une autre sera suspendue pour un an.Le Devoir DEVERSEMENTS MINIERS Des groupes appellent les gouvernements à agir Halifax \u2014 Plus de 50 organisations appellent les gouvernements provinciaux et territoriaux à mettre en vigueur les recommandations d\u2019un rapport indépendant pour prévenir des fuites de résidus miniers s\u2019apparentant à la catastrophe du mont Polley, en Colombie-Britannique, l\u2019an dernier.Dans une lettre envoyée à 13 ministres, les groupes demandent aux gouvernements d\u2019implanter les mesures proposées dans le rapport dévoilé en janvier par un comité d\u2019experts indépendant ayant examiné le déversement en Colombie-Britannique.Quelque 24 millions de mètres cubes d\u2019eau contaminée se sont déversés dans des lacs et rivières à proximité dans la région de Cariboo, en août dernier, en raison d\u2019une brèche dans le bassinée retenue de la mine.A la conférence annuelle des ministres canadiens res- ponsables de l\u2019énergie et des mines, mardi, à Halifax, le ministre de l\u2019Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique, Bill Bennett, a affirmé que l\u2019événement à la mine Mount Polley avait fait l\u2019objet de discussions à la rencontre, et que d\u2019autres provinces étudiaient le rapport.Ugo Lapointe, de Mines Alerte Canada, l\u2019une des organisations signataires de la lettre, a estimé encourageant le fait que ce déversement ait fait partie de l\u2019ordre du jour de la rencontre.Mais M.Lapointe a souligné que les entretiens se déroulaient à portes closes, ce qui fait que la portée de ces échanges n\u2019est pas connue publiquement.M.Bennett a affirmé que son gouvernement s\u2019était déjà engagé à mettre en œuvre toutes les recommandations du rapport.La Presse canadienne ANONYMOUS Blaney dit prendre au sérieux les menaces contre la GRC Delta, Colombie-Britannique \u2014 Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, affirme que les menaces contre la GRC par le groupe de pirates informatiques Anonymous sont prises au sérieux, mais il offre peu de détails sur ce que le gouvernement compte faire.Lorsque questionné par des journalistes sur une enquête à propos des menaces du groupe contre un agent de la GRC ayant abattu un homme masqué à Dawson Creek, en Colombie-Britannique, M.Blaney a répondu qu\u2019il était pleinement persuadé que le Bureau des enquêtes indépendantes de la Colombie-Britannique allait faire la lumière sur les menaces.Un porte-parole du ministre de la Sécurité publique a indiqué plus tard que M.Blaney, francophone, avait mal compris la question et faisait plutôt référence à l\u2019enquête du Bureau sur l\u2019intervention de l\u2019agent de la GRC en Colombie-Britannique ayant mené à la mort de l\u2019homme masqué.La GRC \u2014 et non le Bureau des enquêtes indépendantes de la Colombie-Britannique \u2014 est chargée d\u2019enquêter sur les menaces, et le caporal Dave Tyreman a indiqué que le corps policier examinait actuellement les publications sur les réseaux sociaux.Lors d\u2019une conférence de presse à Delta, en Colombie-Britannique, M.Blaney a évité les questions au sujet des mesures prises par le gouvernement après que des membres d\u2019Anonymous eurent revendiqué une attaque informatique ayant entraîné la fermeture du site Internet de la GRC pendant plusieurs heures, dimanche.Il a dit que le gouvernement prenait au sérieux la question de la sécurité des réseaux informatiques.Il a rappelé que le dernier budget fédéral prévoyait une augmentation des ressources accordées à la sécurité informatique du gouvernement et du secteur privé.La Presse canadienne CLIMAT Paris réunit les consciences face à une « crise de sens » BENOIT EAUCHET SABINE WIBAUX à Paris Dignitaires chrétiens, sages asiatiques.Indiens d\u2019Amazonie ou philosophes occidentaux, des dizaines d\u2019autorités morales se sont réunies mardi à Paris pour un « sommet des consciences» sur le climat, quatre mois avant la conférence COP21 en Prance.Ce rendez-vous «part du constat que la crise climatique, et plus largement la crise écologique, ne se réduit pas à ses dimensions scientifique, technologique, économique et politique», mais qu\u2019«z7 s\u2019agit d\u2019une crise de sens», a souligné le président fi'ançais, Prançois Hollande.Le climat, «why do I care» {«pourquoi je m\u2019en préoccupe») : sous ce mot d\u2019ordre se sont retrouvées une quarantaine de personnalités, dont l\u2019ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan ou le Bangladais Muhammad Yunus, pionnier du microcrédit et Prix Nobel de la paix 2006.Elles «sont rassemblées pour envoyer un seul message: un accord doit être trouvé à Paris lors de la conférence sur le climat.Ce n\u2019est pas une affaire de chefs d\u2019État et de gouvernement, c\u2019est l\u2019affaire de tous les habitants de la planète», a souligné Prançois Hollande.L\u2019événement a été organisé à l\u2019initiative de Nicolas Hulot, envoyé spécial du président français pour la protection de la planète.«Ce qui se joue à Paris, c\u2019est la paix ou le conflit.Nous allons choisir la paix», a-t-il lancé en référence aux troubles éventuels dus aux dérèglements climatiques comme les rivalités pour l\u2019accès à l\u2019eau, les réfugiés climatiques entre autres.Bases de compromis La grande conférence sur le climat à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, réunira 195 pays sous l\u2019égide des Nations unies qui devraient s\u2019engager à limiter la hausse des températures, générée par les émissions de gaz à effet de serre.En prévision de l\u2019échéance, des représentants d\u2019une quarantaine de pays, dont une trentaine de ministres, ont mené lundi et mardi des négociations informelles à huis clos à Paris.Ils ont cherché les bases de compromis sur deux questions majeures: les ambitions du futur accord (faut-il essayer de limiter JACQUES BRINON ASSOCIATED PRESS Natanael Vilharva Caceres et Valdelice Veron, qui portent les vêtements traditionnels de leur communauté, sont venus d\u2019Amazonie pour assister à la rencontre sur le climat à Paris.la hausse des températures à 2 ° C ?A 1,5 ° C ?) et la répartition des efforts entre pays développés et en développement L\u2019objectif de ces discussions était d\u2019impliquer les politiciens suffisamment en amont, une leçon de l\u2019échec de la conférence de Copenhague de 2009, quand les chefs d\u2019État avaient été appelés à la rescousse en dernière minute.«Les choses avancent», a jugé mardi soir le chef de la diplomatie française, Laurent Pabius, tout en admettant «des points à améliorer» sur «les moyens financiers et technologiques» à mettre en œuvre pour lutter contre le changement climatique.«J\u2019ai reconvoqué une nouvelle réunion» début septembre «pour avancer sur ces sujets difficiles», a-t-il annoncé.La négociatrice française Laurence Tubiana a évoqué «une percée» avec des progrès sur plusieurs points clés.Même optimisme au Vatican, oû le pape Prançois, qui recevait une soixantaine de maires de grandes villes, a dit avoir «beaucoup d\u2019espoir» de voir un « accord fondamental » signé lors de la COP21.Choix à défendre A son instar, plusieurs responsables religieux sont très impliqués dans la lutte contre le réchauffement climatique.Le cardinal ghanéen Peter Turk-son, probable représentant du pape à la COP21, a appelé à emprunter la «route difficile» d\u2019un «changement de trajectoire» sur le climat.«Notre responsabilité est à la hauteur de l\u2019urgence», a renchéri le patriarche orthodoxe Bartholomée.Plus pragmatique, le photographe brésilien Sebastiào Sal-gado a estimé que «la seule manière de réduire la présence du carbone, c\u2019est de planter».«Il faut inviter les paysans à la C0P21 », a-t-il enchaîné, dubitatif devant «les discussions bureaucratiques et techniques».Le sommet a signé un appel invitant chaque chef de délégation à la COP21 à s\u2019interroger, «en conscience, sur les positions, les choix qu\u2019il aura à défendre».Parmi les signataires figure l\u2019acteur Arnold Schwarzenegger, qui dans un message vidéo a appelé les participants à poursuivre leur lutte contre le changement climatique, qui n\u2019est «pas de la science-fiction», mais «une bataille dans un monde réel»: «C\u2019est plus grand que n\u2019importe quel film, c\u2019est le défi de notre temps», a glissé «Terminator».Agence France-Presse MOTS CROISÉS 8 9 10 11 12 Sept-lles Baie-Comeau 16/1 Saguenay Val d\u2019Or Quebec Trois-Rivieres^^^^^ 20/15 14/12 rbrooke /13 Lever du soleil 5h27 Coucher du soleil 20h34 Montréal anneau Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Auj.Demain Ave 19/11 Ora 20/12 Ora 22/15 Plu 21/13 Ora 19/15 Var 21/13 Sol 25/14 Sol 25/14 Ave 21/14 Var 21/15 Sol 27/19 Var 30/19 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Pans Tokyo ©MeteoMedia 2015 Auj.Demain 22^^^ â -i\t\t22qfrt::j\t\t23/17 Averses isolées, pdp 40%\tCiel variable\tCiel variable\t\tCiel variable Ave 21/12 Var 21/12 Var 27/19 Sol 27/18 Plu 22/14 Ora 22/14 Sol 30/20 Sol 29/20 Var 26/16 Var 23/15 Plu 30/25 Ora 29/25 Samedi » 25/19 Ciel variable Québec\t Aujourd-hUL 21 rPu\u2014\tCe soir ^ 13\t^ Averses isolées, pdp 40%\tCiel variable Gatineau\t Aujourd'hui 22\tCe soir 14 Nuageux-avecT percees de soleil\tCiel variable Demain 20/12 / Nuageux avecr ' percees de soleil Demain Vendredi 20/11 T , Averses isolées, pdp 40% Samedi 23/15 22/14 Vendredi Ciel variable 24dy^^ Ciel variable Samedi Ciel variable 26/17 Ciel variable Pour que le pique-nique ne tombe pas à l\u2019eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉcloir sur votre téléphone intelligent.Météo Média HORIZONTALEMENT 1.\tActeur américain.2.\tRendue moins légère -Faiblement.3.\tRéplique - Septième lettre grecque -Symbole chimique.4.\tSouverain - Noirs.5.\tFrais - Personnages de contes.6.\tLicencieux -Déterminant indéfini -Grosse lime.7.\tComprimés - En les.8.\tBien établi - Assassins.9.\tDécouvert - Chanteur -Nouveau.10.\tDésavouer - Tendre l'oreille.11.\tIntroduit du nouveau -Des fleurs y poussent.12.\tÉcorces - D'une couleur jaune pâle.VERTICALEMENT 1.\tCélèbre acteur italien.2.\tPoissons - Graisse ovine.3.\tLes cerisiers et les pommiers en sont -École française.4.\tBriller - Fruit juteux.5.\tMonnaie d'Europe -Gouvernante -Cpposition.6.\tNotre-Dame - Volcan sicilien - Sortie.7.\tParfait - Épée.8.\tRécalcitrant - îlot français de l'océan Indien, à l'ouest de Madagascar.9.\tElle tombe - Canton helvétique.10.\tSymbole chimique -Partie d'une poulie -Machin Chouette.11.\tTrès découragée.12.\tGros mammifère -Tordue.1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 12 rIoInIn o| P E|V|R H|A oIuIrIe 2913 SOLUTION DU DERNIER A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 EDITORIAL A Antoine ROBIiaiLLE HAUSSE DU NOMBRE DE MEDECINS AU PRIVE Pas un goulag Le nombre de médecins se désaffiliant de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec a atteint un record cette année, révélait notre collègue Jessica Nadeau lundi.Ingratitude?1 est cocasse de voir Gaétan Barrette tenter de minimiser les désaffiliations records des six premiers mois de 2015.Le phénomène, insiste son cabinet, demeure marginal : «La RAMQ rémunère plus de 19 000 médecins [.].En date du 17 juillet 2015, il y avait 346 médecins hors du régime, soit environ 1,8 %.» On se souvient du temps où M.Barrette, comme «chef syndical» des spécialistes, n\u2019hésitait pas à menacer la société québécois^ de plusieurs types d\u2019exode; vers le privé, vers le ROC ou les Etats-Unis.Il goûte aujourd\u2019hui en quelque sorte à sa propre médecine.Celle-ci est d\u2019ampleur homéopathique pour l\u2019instant, il a raison de le souligner.Mais elle demeure sans précédent : 51 depuis six mois, alors que le record, pour une année complète, était de 33 en 2012.Première secousse annonciatrice d\u2019un tremblement de terre?D\u2019un désengagement massif?Ce serait, de la part de ces professionnels choyés dont les contribuables ont payé les coûteuses études, faire preuve d\u2019ingratitude.Au privé, ces derniers se trouvent à payer en double : par leurs impôts et par les frais qu\u2019ils verseront aux médecins non participants à la RAMQ.Le ministre a cherché à rassurer en rappelant qu\u2019il a la capacité, grâce à la Loi sur l\u2019assurance maladie, d\u2019endiguer un tel phénomène.Il peut ainsi forcer les médecins non participants à facturer les mêmes tarifs que les médecins désengagés (catégories à ne pas confondre ; ceux-ci acceptent les lettres d\u2019entente conclues entre la fédération et le ministère; pas les non-participants) .Cela provoquerait sûrement un tollé et des désaffiliations.En somme, un médecin n\u2019est jamais vraiment libre chez nous.Parfois on se demande si, comme la CAQ le réclame, il ne faudrait pas aller au bout de cette logique et en faire des salariés.Mais évidemment, cela aussi déboucherait sûrement sur un tollé et une désaffiliation massive.Car bien que non libres, les médecins restent très puissants.En raison de leur statut essentiel et de notre emplacement géographique (en Amérique du Nord), ils pourront toujours réclamer le meilleur des deux mondes : les garanties bétonnées d\u2019un système totalement public ; mais aussi les avantages de la pratique privée (par exemple, pouvoir s\u2019incorporer et ne payer que quelque 20% d\u2019impôt; même s\u2019ils n\u2019ont qu\u2019un seul client).Pour eux, le système public n\u2019est certainement pas un goulag : la quasi-totalité y reste massivement, malgré les menaces de ses représentants.Pourquoi alors les contribuables n\u2019obtiennent-ils pas le niveau de service qu\u2019ils désirent ?Au point où ces derniers s\u2019empêchent régulièrement d\u2019aller voir un médecin : «Ai-je vraiment envie d\u2019attendre huit heures ?» En présentant son projet de loi 20 en novembre, M.Barrette certifiait que toutes les carottes avaient été offertes depuis 10 ans afin d\u2019améliorer l\u2019accès: «On a tenté d\u2019augmenter le nombre, ça n\u2019a pas marché.On a tenté de négocier [.] des augmentations substantielles, ça n\u2019a pas marché.On a essayé des incitatijs, ça n\u2019a pas marché.» Seule méthode non tentée: le bâton; atteignez vos quotas, sinon.Cette position, au cœur du projet de loi 20, s\u2019est avérée intenable.Il a dû négocier avec les médecins; s\u2019est entendu avec les omnis.Les quotas restent comme une épée de Damoclès jusqu\u2019en décembre 2017.Mais en attendant, certaines primes ont dû être réinstaurées.On ne peut certes imputer aux médecins tous les problèmes d\u2019accès de notre système ; ils demeurent toutefois les pivots de celui-ci.Espérons de leur part un peu de gratitude.COLOMBIE Matière à progrès ientôt trois ans que se poursuivent à La Havane les négociations de paix colombiennes.Les pourparlers ont été ponctués d\u2019importants retournements au cours des derniers mois, au point de donner l\u2019impression qu\u2019ils n\u2019allaient nulle part, comme tous les efforts de paix faits depuis le début des années 1980.L\u2019année 2015 s\u2019éfait ouverte sur une note encomageante : les Eorces armées révolutionnaires de Colombie (EARC) observant un cessez-le-feu unilatéral, la violence armée a connu un apaisement d\u2019une am-plem qui ne s\u2019éfait pas vue depuis 30 ans.Après quoi, en avril, le climat s\u2019est à nouveau pourri, donnant lieu à une escalade du conflit et aux pires violences commises depuis le début des négociations, en octobre 2012.La guerre civile, qui dure depuis plus de 50 ans, a fait plus de 220 000 morts et déplacé 7,5 millions de Colombiens (un habitant sur sept).S\u2019en sortiront-ils jamais?Les pourparlers sont d\u2019autant plus laborieux que le conflit s\u2019est complètement ossifié \u2014 sur fond de mariages d\u2019intérêts avec les trafiquants de cocaïne.Il y a pourtant lieu d\u2019être prudemment optimiste : les EARC observent depuis dimanche un nouveau cessez-le-feu unilatéral, auquel la partie gouvernementale agrée en s\u2019engageant pour la première fois à freiner ses opérations militaires.Ce signal de réciprocité ouvre, la voie à la perspective inédite d\u2019un accord de trêve bilatérale.À défaut d\u2019une percée, parlons d\u2019un petit pas en avant.L\u2019arrivée à la présidence en 2010 de Juan Manuel Santos, réélu l\u2019année dernière, a bonifié les chances de paix.L\u2019homme a smtout le mérite d\u2019avoir rompu avec la «solution militaire» que défendait depuis huit ans l\u2019ancien président Alvaro Uribe.Contre toute attente, puisque M.Santos avait été ministre de la Défense sous M.Uribe.Leur divorce a traduit une cassme au sein des élites du pays.Proche, des organisations paramilitaires d\u2019extrême droite, collé sm les Etats-Unis, M.Uribe a défendu \u2014 et continue de défendre \u2014 les intérêts des grands propriétaires terriens, opposés à toute idée de réforme agraire, nœud gordien du conflit.Néolibéral bon teint comme son prédécesseur, M.Santos appartient plutôt à l\u2019élite urbaine : branché sur les milieux d\u2019affaires de Bogota, ses priorités passent par l\u2019intégration latino-américaine.Avec le résultat que les négociations à La Havane ont débouché depuis deux ans sur des ententes de principe sur trois questions cruciales : la réforme agraire, le commerce de la drogue et l\u2019intégration de la guérilla à la vie politique.Tout reste à faire en ce qui concerne l\u2019application concrète d\u2019un éventuel accord de paix, dans un contexte où l\u2019oligarchie rurale, portée par l\u2019ex-pré-sident Uribe, conserve un énorme pouvoir de nuisance.Reste qu\u2019il y a longtemps qu\u2019une entente n\u2019a pas paru aussi possible.Guy Taillefer LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET j(j2£i n'eAt tMiâ.fMme.LETTRES Le chèque en « rubber » des conservateurs Autrefois, on disait d\u2019un chèque en «rubber» que celui-ci ne passait pas à la banque.Eh bien, le chèque de la prestation universelle pour la garde d\u2019enfants (PUGE) dont les conservateurs font grand cas en ce moment ne passe pas non plus.Symboliquement s\u2019entend.Parce que, bien sûr, à la banque \u2014 ou à la Caisse populaire \u2014 on va l\u2019honorer.Mais de voir pes conservateurs qui sont tellement anti-Etat fqire tout un plat avec, justement, ce que l\u2019État est en mesure de faire pour les gens en redistribuant la richesse, ça ne passe pas.Il y a là comme une contradiction.Ça sonne faux de voir ces conservateurs,, qui voudraient réduire les missions de l\u2019État à leur plus simple expression, se péter les bretelles parce que celui-ci est en mesure de faire quelque chose de positif auprès des gens au lieu de les inviter à se débrouiller avec le privé.Réjean Martin Trois-Rivières, le 21 juillet 2015 Qui est le moins terroriste des deux?Même privé d\u2019une main, je ne peux m\u2019empêcher d\u2019écrire : la vérité l\u2019exige ! Je viens de visionner le documentaire Omar Khadr: de l\u2019ombre à la lumière, diffusé à Radio-Canada le 31 mai dernier (et qu\u2019on peut revoir sur ICI Tou.tv).Pour la première fois en 13 ans.Omar Khadr peut parler et donner librement son point de vue.Ce jeune homme de 28 ans y manifeste une maturité, une sagesse et une sérénité proprement stupéfiantes pour n\u2019importe qui, et encore plus incroyables pour un enfant-soldat de 15 ans qui a dû traverser le pire parcours qu\u2019on puisse imaginer (blessures graves et perte d\u2019un œil, tortures répétées, emprisonnement avec des adultes en Afghanistan et à Guantanamo, hostilité persistante de son gouvernement, etc.).Invité par la journaliste à donner son opinion sur ses 13 années de captivité, sur les personnes qui l\u2019ont torturé, ou sur les efforts systématiques du gouvernement canadien pour le garder en prison, il manifeste une grandeur d\u2019âme et une ouverture au pardon dont bien peu d\u2019entre nous seraient capables.Quand je vois notre gouvernement démocratique poursuivre ses efforts judiciaires pour retourner Omar Khadr en prison (malgré déjà trois revers cinglants en Cour suprême du Canada!), et quand j\u2019entends M.Harper et ses divers ministres successifs de la Sécurité publique continuer inlassablement de répéter qu\u2019Omar Khadr est un dangereux terroriste, je ne peux m\u2019empêcher de me demander lequel est le moins terroriste des deux.Merci, Omar Khadr, d\u2019être pom nous un exemple remarquable de courage, de résilience et de ce que peut devenir un être humain de qualité.Dominique Boisvert Scotstown, le 19 juillet 2015 Le partage de la route Il était décevant de lire la lettre intitulée «Les cyclistes montréalais sont-ils gérables» publiée dans Le Devoir du lundi 20 juillet.Cette lettre, truffée d\u2019affirmations gratuites et de généralisations, ne fait qu\u2019attiser le paternalisme de certains automobilistes et leur haine envers les cyclistes dans ce monde où l\u2019automobile est reine.Affirmer, en ne basant ses propos sur aucun fait vérifiable, mais probablement plutôt sur son expérience personnelle, que «c\u2019est pourtant le cas d\u2019une grande partie des cyclistes montréalais » de ne pas respecter le Code de la route relève d\u2019un manque de rigueur flagrant.D\u2019encourager finalement comme condition au partage de la route de l\u2019auteur avec les cyclistes la «répression» envers ceux-ci est de plus certes déconcertant.Simon-Philippe Breton Montréal, le 20 juillet 2015 Le maire cigale C\u2019est avec beaucoup de lucidité qu\u2019An-toine Robitaille a tracé le 18 juillet un portrait du maire Labeaume, le maire «cigale ».Malhemeusement, tous les citoyens de Québec ne liront pas ce texte et beaucoup d\u2019entre eux, dont le jugement consiste à dire qu\u2019il fait des choses, auraient intérêt à le lire.Robitaille aurait pu aussi montrer comment il est honteux pour les citoyens de Québec d\u2019être à genoux devant la LNH et les millionnaires qu\u2019elle représente dans l\u2019affaire de l\u2019amphithéâtre.Récemment, le maire est allé jusqu\u2019à lancer des fleurs à Bettman pour son bon jugement quant au montant que doivent déposer les candidats à l\u2019obtention d\u2019une franchise.Encore un peu et il s\u2019offrait pour aller couper le gazon du boss.Jean-Marie Desgagné Québec, le 19 juillet 2015 LIBRE OPINION Gaétan Barrette, ministre approximatif MATHIEU BROUILLET JEAN-PHILIPPE ROY Omnipraticiens, Groupe de médecine familiale du Fleuve à Rimouski Par la présente, nous souhaitons réagir à l\u2019article de Jessica Nadeau, dans Le Devoir du 15 juillet, qui traitait de l\u2019impatience du ministre Gaétan Barrette face au manque d\u2019adhésion des médecins au DSQ (Dossier santé Québec).Depuis plusieurs années, nous participons activement au développement d\u2019un système informatique viable et fonctionnel dans notre clinique ainsi que dans notre région.Nous avons évalué et travaillé avec trois DME (dossiers médicaux électroniques) , ces logiciels perçus par beaucoup comme un moyen simple et rentable d\u2019augmenter notre efficacité.Nous avons adhéré au DSQ dès qu\u2019il fut disponible dans notre région.Nous bénéficions des services d\u2019une adjointe administrative dévouée et compétente, qui ne compte plus depuis longtemps les heures investies dans ce projet.Nous profitons aussi d\u2019une collaboration exemplaire de plusieurs responsables des défuntes agences de santé et maintenant de notre « Centre intégré de santé et services sociaux» (CISSS).Bref, nous ne faisons pas partie de ces médecins que le ministre accuse d\u2019être réfractaires au changement.Les propos du ministre Barrette rapportés dans cet article et confirmés par lui après semblent suggérer que la faible participation des médecins ne résulte que d\u2019une méfiance face à la nouveauté ou d\u2019un simple manque de bonne volonté.S\u2019il est vrai que le DSQ est implanté dans plusieurs régions du Québec et qu\u2019il fournit déjà des informations intéressantes auxquelles nous n\u2019avions pas aussi facilement accès auparavant, le gain de productivité qu\u2019il procure reste encore faible.Les obstacles comme l\u2019incompatibilité des systèmes informatiques et l\u2019absence de convivialité rendent son utilisation laborieuse et ralentissent parfois même les processus de travail! Notre douloureuse expérience, les innombrables heures passées à analyser les obstacles à lever afin d\u2019obtenir un fonctionnement optimal de l\u2019outil, à réfléchir aux solutions envisageables et à échanger avec différents acteurs du réseau pour obtenir un outil réellement fonctionnel témoignent de façon éloquente de la nature grossièrement approximative des affirmations de notre ministre.Cette méfiance que l\u2019on considère comme déplorable, quand on baigne au quotidien dans ces réformes bâclées et que l\u2019on subit les conséquences de ces changements mal planifiés devrait être plutôt perçue comme une vertu.En fait, on devrait qualifier cette méfiance de.prudence.Les produits électroniques mis à la disposition des médecins québécois comportent actuellement autant de promesses que d\u2019écueils.Pendant que notre ministre menace de nous pénaliser pour nous forcer à utiliser des outils qu\u2019il présente comme des solutions simples, nous devrons continuer à surveiller la qualité et la fiabilité de celles-ci, pour le bien des malades dont il se dit pourtant le défenseur. LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 A 7 IDEES AIDE MÉDICALE À MOURIR Un débat honnête est-il possible ?La composition même du comité nommé par Ottawa laisse à désirer FELIX COUTURE Etudiant en médecine n apprenait le 17 juillet la création d\u2019un comité parlementaire ayant comme mandat d\u2019étudier l\u2019enjeu de l\u2019aide médicale à mourir et d\u2019établir des recommandations sur l\u2019encadrement légal de cette pratique au Canada.Rappelons que, le 2 février 2015, la Cour suprême a déterminé, dans son jugement dans l\u2019affaire Carter c.Canada, l\u2019inconstitutionnalité des lois actuelles en regard de la Charte canadienne des droits et libertés.Le gouvernement disposait alors d\u2019un an pour ajuster le Code criminel au jugement de la Cour.Le débat est bel et bien lancé.Le pays se lance dans un exercice important qui soulèvera de grandes questions sur la vie, la mort et la place que l\u2019État doit y prendre.Pour tous les Canadiens, il est primordial que ce travail se fasse de façon ouverte et objective.On peut cependant croire que le débat sera difficile, peut-être même entaché sur plusieurs points.Avec l\u2019annonce de la création du comité, on apprenait également que Catherine Frazee et M.Harvey Max Chochinov seraient deux des trois membres appelés.Tous deux ayant témoigné contre l\u2019aide médicale à mourir dans l\u2019affaire Carter, l\u2019impartialité du comité est gravement remise en question.Aussi qualifiés soient-ils, ces universitaires ont publiquement pris position, allant même jusqu\u2019à témoigner pour un côté de la balance juridique.On leur demande maintenant de répondre au jugement qui les a battus.Alors que le pays compte plusieurs autres constitutionnalistes et experts en soins palliatifs ou en éthique, le choix est douteux.La composition même du comité laisse à désirer.Avec trois membres, la balance d\u2019opinion, si balance il y a à avoir, est totalement biaisée, alors qu\u2019un nombre pair assurerait une meilleure représentation.Le nombre minime de membres est également ridicule poru l\u2019enjeu.D\u2019autres comités se penchant sur des questions beaucoup moins cruciales ont compté jusqu\u2019à six membres.Espérons que les consultations publiques sauront inclure des experts de différentes sphères et refléter l\u2019ensemble des perspectives.Le temps alloué au gouvernement est selon moi ce qu\u2019il y a de plus révoltant.En un an, dont un été complet période durant laquelle les parlementaires ne siègent pas) et au moins 37 jorus de campagne électorale, en plus d\u2019une transition gouvernementale à Ottawa, il est illusoire de croire qu\u2019un travail complet et exhaustif pourra être accompli.Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a laissé savoir que le prochain procureur général porura demander une prolongation K ALAIN JOCARD AGENCE ERANCE-PRESSE Il s\u2019agit ici d\u2019un enjeu déiicat et d\u2019une beiie occasion pour notre fédération d\u2019avoir une discussion franche et éciairée.à la Cour.L\u2019accorder ne serait que bon sens.Les échanges publics devront également demeurer sains.Il est très facile de citer des cas précis pour démonter tout le débat, tomber dans la pente fatale et perdre de vue l\u2019intérêt de tous.L\u2019aide médicale à mourir ne doit pas nécessairement être du «tout ou rien».On se doit de laisser la porte ouverte à des règles précises.Quelques personnes risquent-elles de perdre la vie à cause de ces nouvelles lois ?C\u2019est peu probable, mais peut-être.Certains se verront-ils exclus par celles-ci?Probablement.Le cadre juridique devra être ajusté et s\u2019adapter aux expériences futures, comme l\u2019ensemble des lois.De telles erreurs seraient terribles, bien entendu.D\u2019où l\u2019importance d\u2019une étude initiale exemplaire.La peur de l\u2019erreur ne devrait cependant pas priver l\u2019ensemble des Canadiens de leurs droits, tel que déterminé par la Coru suprême.Il s\u2019agit ici d\u2019un enjeu délicat et d\u2019une belle occasion pour notre fédération d\u2019avoir une discussion franche et éclairée.C\u2019est dans des points comme ceux soulevés qu\u2019on arrive à purifier un débat et arriver à une conclusion pour le mieux.S\u2019il y a une chose sur laquelle chaque camp semble s\u2019entendre, c\u2019est que la vie et la mort méritent un débat parfait, sans écarts ou parti-sanerie.Travaillons pour tendre vers cet idéal.Le Québec, d\u2019octobre 1970 à la crise d\u2019Oka GUY BOUTHILLIER Professeur retraité de science politique à l\u2019Université de Montréal U cours des 50 dernières années, deux épisodes d\u2019intervention militaire sont venus bousculer notre itinéraire politique national.En 1970, la crise d\u2019Octobre avec ses 12 000 soldats venus de partout au Canada, dont 8000 dans les rues et le ciel de Montréal.En 1990, la crise d\u2019Oka et ses 2000 soldats autour de Montréal.Au-delà des particularités propres à chacune, ces crises présentent divers points communs : Elles éclatèrent dans la foulée immédiate des bons points marqués par le mouvement indépendantiste: en 1970, premiers gains du PQ aux élections d\u2019avril, en 1990, au lendemain de Meech, regain de l\u2019enthousiasme collectif et de l\u2019espoir retrouvé, manifestés spectaculairement lors de la Eête nationale à Montréal.Elles eurent comme bougie d\u2019allumage une escalade dramatique de l\u2019activisme militant, kidnappings de Cross et Laporte par le ELQ en 1970, «kidnapping» du pont Mercier par les Mohawks Warriors de Kahnawake en 1990.Les forces policières furent impuissantes à répondre à la situation : interminable chasse à l\u2019homme en octobre 1970, inepte et malheureuse intervention de la Sûreté du Québec à Qka en 1990.Appelés à la rescousse, les soldats canadiens occupèrent vite le devant de la scène et rassurèrent l\u2019opinion apeurée.L\u2019armée se verra créditée du rétablissement de l\u2019ordre.La victoire fut celle de l\u2019Êtat fédéral dont la supériorité fut ainsi fièrement affirmée aux yeux des Québécois eux-mêmes par rapport à «l\u2019État du Québec» et sa pauvre petite et bien penaude police « provinciale ».Entré en politique en 1978, Claude Ryan faisait partie du gouvernement qui, en juillet 1990, lança aux soldats d\u2019Qttawa son appel au secours.L\u2019ex-directeur du Devoir se rappela alors sûrement le grave constat auquel l\u2019avait conduit sa réflexion au terme des événements d\u2019Qctobre : «Plusieurs ont cru depuis quelques années que le pivot de toute solution aux besoins profonds du Québec ne saurait être que le gouvernement du Québec.Or, la crise d\u2019Octobre fut un révélateur important.Elle servit surtout à voir combien, dans des moments vraiment difficiles, le gouvernement québécois est ultimement dépendant de celui d\u2019Ottawa [.].Une société qui ne dispose pas d\u2019armée sur laquelle elle aurait un pouvoir de commandement n\u2019est pas un Etat, mais une province.Le véritable Etat, c\u2019est celui qui possède le pouvoir ultime de la force, lequel réside dans l\u2019armée.» {Le Devoir et la crise d\u2019octobre 1970,1971, p.276).Comme en 1970, la crise d\u2019Qka fiit l\u2019occasion d\u2019un rappel à la dure réalité.Le Québec n\u2019appartient pas à la cour des grands et n\u2019est pas équipé, dans le cadre politique canadien, pour s\u2019occuper des «vraies aflaires».Disons-le à l\u2019occasion du 25® anniversaire d\u2019Qka : on ne peut être maître chez soi que si on y maintient l\u2019ordre soi-même.L\u2019ordre que les autres viennent rétablir sur votre sol l\u2019est toujours à leur profit et au prix de votre propre amoindrissement.Mais en ces jours de mémoire, plus personne, dans nos médias et nos cénacles, ne parle de cet aspect-là des choses.Comme si dans l\u2019œil public la « question autochtone » avait déjà délogé celle du Québec.exactement comme le fit l\u2019armée canadienne venue déloger la Sûreté du Québec en 1990.Les deux Amy Francine Pelletier A Tout sépare Amy Winehouse et Amy Schumer et, en même temps, tout les réunit.Voici deux artistes qui ont mis leur sexualité et leur vie de femme au cœur de leur art \u2014 le jazz pour Winehouse, l\u2019humour pour Schumer \u2014 deux femmes juives qui ont puisé là aussi de l\u2019inspiration, deux représentantes de la génération Y qui ont du talent à revendre et qui ont connu, en très peu de temps, un succès fulgurant.Seulement, l\u2019une en est morte et l\u2019autre est terriblement en vie.L\u2019une, la dernière figure tragique de la condition féminine, est l\u2019exemple à ne pas suivre ; l\u2019autre, fraîchement couronnée d\u2019un premier succès au box-office américain, en est la figure triomphante, l\u2019alpha-femelle des temps modernes.Mesdames, faites vos jeux.La Janis Joplin de sa génération, un désespoir de femme sur deux pattes (« Take another piece of my heart now, baby») mais avec la sexualité exacerbée d\u2019aujourd\u2019hui, Amy Winehouse a été trouvée morte chez elle à Londres, en 2011.Comme Joplin (aussi Jimi Hendrix, Jim Morrison, Kurt Cobain), elle avait seulement 27 ans.Empoisonnement à l\u2019alcool, aggravé, dit le film présentement à l\u2019affiche {Amy), par 15 ans de boulimie.Bien en chair au début de sa carrière en 2003 \u2014 comme l\u2019est toujours sa consœur Amy Schumer d\u2019ailleurs \u2014, on la voit s\u2019étioler avec chaque année qui passe.«Voici quelqu\u2019un qui veut disparaître », dira en voix hors champ un des interviewés du film.C\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire.Le film a le mérite d\u2019ouvrir plus large que le credo usuel de sex, drugs and rock\u2019n\u2019roll pour expliquer comment cette femme est devenue l\u2019équivalent du brasier de Lac-Mégantic un certain soir d\u2019été.Le film montre une femme qui n\u2019est pas seulement la victime d\u2019un milieu en dents de scie, mais aussi d\u2019elle-même, ainsi que des deux hommes de sa vie : son père, Mitch Winehouse, et celui qui deviendra malheureusement son mari, Blake Eielder.Avec son «Daddy\u2019s Girl» tatoué sur l\u2019épaule, Amy incarne la fragilité, la quête l\u2019amour; voue un culte à des hommes qui ne Ipi arrivent pas à la cheville.Scénario connu.Édith Piaf vient d\u2019ailleurs immédiatement en tête, cette autre femme-enfant qui avait bien davantage besoin d\u2019être aimée qu\u2019admirée par la foule.Trois générations séparent les deux femmes, mais comme Piaf, Winehouse fera du drame amoureux du grand art.Comme elle, elle sera ultimement consommée par sa tragédie personnelle {«Love is a losing hand, more than I can stand»).Qn se demande quand cela va finir, ces femmes immolées sur l\u2019autel des désirs inassouvis.Et voilà la pétillante, la truculente, la ronde et fière de l\u2019être Amy Schumer qui se pointe.Juste à temps.Cette Amy-ci se moque des femmes au cœur qui saigne et plus encore des hommes épris de leur nombril.Disons qu\u2019elle est au réseau Comedy Central ce que Jon Stewart était à son arrivée au Daily Show en 1999, une révolution en son genre.Je l\u2019ai découverte en me butant à un de ses sketchs qui faisait sensation sur les réseaux sociaux, Last Fuckable Day.Schumer dénonce ici la date de péremption donnée aux femmes d\u2019un certain âge.Comment ne pas applaudir?Dans sa série télévisée.Inside Amy Schumer, tous les stéréotypes sexuels y passent: les rêves de princesse, le besoin indécrottable des femmes de plaire, des hommes de se vanter.Qn rit, ça fait du bien.Comme de la voir à la une de GQ magazine, suçant l\u2019index du robot dans Star Wars.Qui dit que les femmes ne savent pas être drôles ?Le passage au format long métrage {Trainwreck), où Schumer signe le scénario en plus de jouer l\u2019indomptable Amy, est à mon avis beaucoup moins réussi.D\u2019ordinaire si caustique, Schumer s\u2019égare ici dans la mièvrerie, comme s\u2019il n\u2019y avait qu\u2019une fin digne d\u2019Hollywood, le happy end amoureux.Même la reine de l\u2019humour féministe cherche, au bout du compte, l\u2019amour.Et pourquoi pas ?Qn en veut tous.En autant de ne pas y perdre la santé ni la vie.Et, bien sûr, l\u2019humour.C\u2019est la grâce qu\u2019on lui souhaite.Go, Amy, go.STRATEGIE CANADIENNE DE L\u2019ENERGIE Premier pas vers une vision commune SOPHIE BROCHU Présidente et chef de la direction de Gaz Métro e 17 juillet, les premiers ministres des territoires et des provinces du Canada se sont entendus sur un plan , énergétique commun.^ La stratégie fait place à un porte-^^=1 feuille énergétique varié qui mise sur l\u2019efficacité énergétique, l\u2019innovation et l\u2019intégration de nouvelles technologies, ainsi que sur le besoin d\u2019infrastructures de transport pour acheminer toutes les formes d\u2019énergie dont notre société a besoin.Elle reconnaît également l\u2019importance de mettre à profit les énergies renouvelables et moins émettrices afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.Je salue cette initiative et le leadership des premiers ministres.Malgré des objectifs parfois divergents, ils ont choisi de travailler ensemble sur ce qui nous unit plutôt que sur ce qui nous divise.C\u2019est heureux.Après des années de débats stériles opposant à tort énergie et environnement, il était grand temps de nous écarter de la dérive collective dans laquelle nous plonge inévitablement la polarisation des positions.A l\u2019aube de la conférence de Paris sur les changements climatiques, le Canada doit relever la tête et faire preuve d\u2019un leadership à la fois économique et environnemental.En tant que puissance énergétique, le pays a tout ce qu\u2019il faut pour montrer l\u2019exemple en matière de maîtrise de l\u2019énergie, tant dans sa production, son transport que sa consommation.Ne manquait que la volonté, et les provinces ont décidé d\u2019assumer cette responsabilité.Elles ont pris sur elles d\u2019assurer la sécurité énergé- tique du pays et d\u2019adoucir l\u2019empreinte environnementale de notre économie.Le Québec a joué un rôle de premier plan dans cette démarche.Nous pouvons en être fiers.Évidemment, beaucoup reste à faire.La vision est embryonnaire et les énoncés perfectibles.Nombreux et complexes seront les défis sur la route qui mène des principes au déploiement des actions concrètes.Mais nous sommes maintenant collectivement à pied d\u2019œuvre.Saluons comme il se doit monsieur Couillard et ses homologues canadiens pour ce premier jalon.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagne (adjoints a la direction de l information), Antome Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idees), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michael Monnier et Ohvier Zuida (recher-chistes photos), information générale : Isabelle Pare (chef de division), Lisa-Marie Gervais (education),\tShields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion\tJessica Nadeau, Philippe Orfah et Karl Rettmo-Parazelh (reporters), information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel David (chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cirmo et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Juhe Carpentier (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), François Levesque et Carohne MontpetitÉre/îorfersJ, Benoît Munger et Philippe Papineauinformation économique : Gerard Berube (chef de division), François Desjardins et Enc Desrosiers (reporters), Gerald Dallaire (pupitre), information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives^, Sophie Chartier et Jean-Fredenc Legare-Tremblay (pupitre), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Loïc Hamon (cahiers spéciaux), équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Frappier et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle CaïUou, Justine Daneau, Florence Sara G Ferrans et Corahe Mensa (assistants) , correction : Andreanne Bedard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michele Malenfant , soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Manon Derome (Montreal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Mehsande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais (coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Monn et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service a la clientele), Manon Blanchette, Nathahe Eihon et Kevm McKissock ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par interim) A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUILLET 2015 ACTUALITES MINISTRE SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019utiliser ou non cette disposition dans la loi, Morneau reste vague, sans toutefois rejeter l\u2019option.« Cette disposition est prévue à la loi.S\u2019il envisage de l\u2019utiliser, il [le ministre] avisera en temps et lieu.» En janvier dernier, l\u2019attachée de presse du ministre, Joanne Beauvais, évoquait déjà la Loi sur l\u2019assurance maladie qui allait donner au ministre la latitude nécessaire si la situation venait à l\u2019exiger.Mais elle ajoutait que le ministre avait «confiance que les médecins choisir[dient] de mettre les patients au cœur de leur décision».Cette ligne de presse avait disparu du discours officiel mardi.C\u2019est que la situation a évolué rapidement et les prévisions les plus sombres de plusieurs analystes et médecins se sont avérées, révélait Le Devoir mardi.Selon les dernières données de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) comptabilisées par Le Devoir, 51 médecins ont choisi de quitter le régime public depuis le 1®\"^ janvier 2015, dont 7 spécialistes et 44 médecins de famille.Au cabinet du ministre, on précise qu\u2019en date du 17 juillet, c\u2019est un total de 346 médecins qui exercent hors du régime public sur un total de plus de 19 000 médecins, ce qui représente 1,8% des médecins.Sommé d\u2019agir Cette situation exige une action rapide, estime l\u2019ancien ministre de la Santé Réjean Hébert.Celui-ci confirme qu\u2019il avait lui-même, dans le gouvernement Marois, rédigé un décret pour «geler» le mouvement de médecins du public vers le privé.«On n\u2019a pas eu besoin [de le mettre en application] parce qu\u2019il n\u2019y avait pas un mouvement significatif de médecins vers le privé, mais on s\u2019était prémuni de la disposition au cas où», explique le Hébert en entrevue.Le départ de 44 omnipraticiens en moins de six mois, ça représente, justement, un «mouvement significatif» qui nécessite une intervention, selon lui.«Ça m\u2019inquiéterait beaucoup [à la place du ministre], alors je pense que nous [au PQ], nous serions intervenus.» La députée de Taillon et porte- JACQUES BOISSINOT ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Barrette est appiaudi par ses coiiègues après avoir signé une entente qui suspend ies dispositions du projet de ioi 20 jusqu\u2019en 2017.Piusieurs accusent ie projet de ioi controversé d\u2019être à i\u2019origine des désaffliiations.Ce que la loi permet L\u2019article 30 de la Loi sur l\u2019assurance maladie dorme au ministre la possibilité d\u2019intervenir par un simple règlement s\u2019il juge que le nombre de professionnels non participants «est trop considérable pour que les services assurés puissent continuer à être rendus selon des conditions uniformes».Concrètement, le ministre peut obbger les médecins non-participants à devenir des médecins désengagés.La différence entre les deux statuts se situe dans la façon dont le médecin peut charger le patient dans sa clinique privée.Le médecin désengagé respecte les ententes négociées par les fédérations de médecins et le ministère de la Santé.11 charge au patient le prix établi dans ces ententes.Le patient peut se faire rembourser par la RAMQ et paye ensuite son médecin.Dans le cas du médecin non participanL il peut charger au patient le prix qu\u2019il veut.En obligeant les médecins non-participants à devenir des médecins désengagés, le ministre enlève toute possibibté pour un médecin de recevoir une rémunération autre que celle prévue par la RAMQ.La loi prévoit également que le décret peut s\u2019appliquer de façon rétroactive pour une période maximale de 90 jours.parole officielle de l\u2019opposition en matière de santé, Diane Lamarre, est d\u2019accord avec lui.«Si le ministre a le pouvoir de suspendre pour une période déterminée [le mouvement du public vers le privé], Je pense qu\u2019il aurait intérêt à bien regarder les choses.Appliquons l\u2019article de la loi et on va s\u2019assurer qu\u2019on n\u2019aura pas d\u2019hémorragie.» Car elle craint que le départ d\u2019un nombre record de médecins vers le privé cette année n\u2019ait un effet d\u2019entraînement.«Quand les médecins quittent, très souvent, pour financer leur clinique privée, il y a un besoin de créer une certaine attractivité auprès de leurs collègues pour diminuer les frais fixes de la clinique.Donc, souvent, ça va attirer d\u2019autres méde- cins vers le privé.» Comme plusieurs, Diane Lamarre associe cette vague de départs vers le privé au projet de loi 20 et à la «façon irrespectueuse» avec laquelle le ministre a traité les médecins.Ce qu\u2019elle déplore surtout, c\u2019est qu\u2019au final, ce sont encore les patients qui écopent.«Si chacun de ces médecins-là avait 1000 patients, on se retrouve avec 50 000 Québécois qui ont le choix d\u2019aller au privé ou qui se retrouvent orphelins.Ça fait beaucoup de Québécois qui n\u2019ont pas accès à un mé-deejn de famille.» À défaut d\u2019agir sur le plan législatif, le ministre pourrait à tout le moins intervenir pour «redonner confiance» aux médecins dans le système public, affirme-t-elle.« On a besoin de tous les médecins.On a rehaussé les cohortes en médecine, on a besoin de ces professionnels-là et les Québécois ont investi dans la formation de ces médecins.C\u2019est donc une perte pour la population, c\u2019est certain, mais une perte également pour l\u2019accès équitable à notre système de santé.» Le Devoir VPH SUITE DE LA PAGE 1 fiés à l\u2019ajout de la population mascubne (environ 40 000 élèves et 2000 jeunes homosexuels) ainsi que sa propre capacité financière, avant de donner suite aux recommandations des experts.«On va prendre le temps nécessaire pour analyser tous ces facteurs», a fait savoir Noémie Vanheu-verzwijn, attachée presse au ministère.Si Québec va de l\u2019avant avec ce nouveau vaccin pour les garçons,^ elle sera la qpatrième province après J\u2019Alberta, l\u2019Ile-du-Prince-Edouard et la Nouvelle-Ecosse (dès l\u2019automne prochain) à offrir ce programme vaccinal aux garçons, alors que la Colombie-Britannique a choisi d\u2019en limiter l\u2019accès aux hommes gais et itinérants.L\u2019Australie a aussi inclus les préadolescents à son programme pubbe.Contexte budgétaire Mais l\u2019adoption du programme au Québec demeure encore hypothétique, compte tenu des bémols que contient le rapport du comité d\u2019immunisation et du contexte budgétaire actuel.En effet, si les experts considèrent comme évidents les bénéfices du vaccin pour prévenir les infections dans la population d\u2019hommes homosexuels, ils conviennent que son coût dépasse le seuil généralement accepté pour ce type d\u2019initiative de santé de santé publique, mais demeure «acceptable» compte tenu des enjeux.«Le critère de la rentabilité est le seul qui n\u2019est pas atteint.On dit malgré tout au ministère de considérer cette mesure, car dans le contexte où on vaccine les filles, on a obtenu depuis 2008 une protection indirecte accrue chez les jeunes hommes hétérosexuels, mais on laisse pour compte les hommes ayant des rapports avec les autres hommes», a défendu mardi Chantal Sau-vageau, coauteure du rapport et médecin-conseil à l\u2019Institut national de la santé publique.Qr, les statistiques démontrent que le fardeau associé au VPH chez les jeunes hommes gais, qui comptent pour 5% de la population masculine, est très élevé.Les condylomes causés par le virus sont de 2 à 3 fois plus fréquents dans cette population et les risques de développer un cancer anal de 3 à 14 fois plus grands, selon diverses études.Pour la D\"^® Sauvageau, limiter le programme
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