Le devoir, 9 juillet 2015, Cahier A
[" I\u2019gmaq Ife du St-Laui Pétrole Des nations autochtones exigent la protection du Saint-Laurent Page A 3 Drogue, déchets, prostitution et incivilités au parc du Mont-Royal Page A 2 ^ www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C VI 1 5 1 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 JUILLET 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Îlot Voyageur L\u2019édifice pour Revenu Québec attendra PHILIPPE ORFALI Cela devait être un «geste fort» de Québec pour le développement de Montréal.Un «projet majeur» pour faire oublier Téchec de Tîlot Voyageur et «dynamiser l\u2019économie» du quartier.Deux ans après l\u2019annonce de la construction d\u2019un complexe gouvernemental de 250 millions sur le site de l\u2019ancienne gare d\u2019autocars de Montréal, on ignore pourtant désormais quand \u2014 et si \u2014 le projet verra effectivement le jour, a appris Le Devoir.Annoncé en grande pompe en novembre 2013 par le gouvernement de Pauline Marois, le nouvel édifice gouvernemental de 58 000 m^ doit être érigé à l\u2019angle de la rue Berri et du boulevard de Maisonneuve, et permettre de regrouper quelque 2500 fonctionnaires de Revenu Québec actuellement dispersés aux quatre coins de la métropole.Sauf que deux ans plus tard, le projet demeure «à l\u2019étude», sans qu\u2019un échéancier ait été dévoilé par le gouvernement.A l\u2019époque, la première ministre Pauline Marois elle-même avait annoncé que l\u2019édifice accueillerait ses premiers employés en 2019.Mercredi, ni le gouvernement Couillard ni la Société québécoise des infrastructures (SQI) n\u2019ont voulu dire si le projet irait de l\u2019avant.«Nous n\u2019avons pas d\u2019échéancier précis à ce stade-ci pour le projet de l\u2019îlot Voyageur, a indiqué un porte-parole de la Société québécoise des infrastructures, Martin Roy.On est actuellement au stade du développement.C\u2019est un projet à l\u2019étude.» «Nous sommes en préparation du dossier d\u2019affaires et ce sera ensuite soumis au gouvernement.[.] On fait les études, le dossier chemine, mais il faut l\u2019autorisation gouvernementale avant que ça avance», a-t-il ajouté.Plaie béante Le cabinet du président du Conseil du trésor Martin Coiteux précise que le projet est soumis à la Directive sur la gestion des projets majeurs d\u2019infrastructure publique, qui détermine les mesures requises pour assurer la gestion rigoureuse des projets majeurs d\u2019infrastructure VOIR PAGE A 8 : VOYAGEUR Une volonté contraire anx gestes Québec veut réduire ses émissions de GES de 80 %, mais sonde son potentiel pétrolier ¦AI i C'A DARREN CALABRESE LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard a indiqué mercredi, à Toronto, que le Québec adhère au «Protocole d\u2019accord sur le leadership climatique mondial».ALEXANDRE SHIELDS Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé mercredi qu\u2019il engageait le Québec sur la voie d\u2019une réduction extrêmement ambitieuse de ses émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines années.Un geste salué par les groupes environnementaux.Ceux-ci soulignent toutefois que les intentions mises de l\u2019avant sont incompatibles avec les projets d\u2019expansion de l\u2019industrie des énergies fossiles auxquels le gouvernement se montre favorable.De passage à Toronto pour le «Sommet des Amériques sur le climat», le chef libéral a ainsi fait savoir que le Québec adhère au «Protocole d\u2019accord sur le leadership climatique mondial».Cet instrument prévoit que les signataires s\u2019engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 80% à 95% d\u2019ici 2050, par rapport à 1990.Un tel engagement doit en théorie permettre de contribuer à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C d\u2019ici 2100, ce qui est l\u2019objectif officiel de la communauté internationale.À ce jour, 18 États et provinces de neuf pays et de quatre continents l\u2019ont signé, dont l\u2019Ontario et la Californie.Cela représente une population d\u2019environ 130 millions de personnes.Pour M.Couillard, le Québec est un «leader environnemental reconnu à l\u2019échelle internationale», et ce nouvel engagement «est une autre preuve concrète que les Etats fédérés jouent un rôle majeur dans notre lutte collective contre les changements climatiques».VOIR PAGE A 8 : VOLONTÉ Aujourd\u2019hui VENDRE Économie > Immobilier: Ottawa devrait se préparer au pire.Une crise pourrait coûter 9 milliards au Trésor fédéral.Page B 1 Actuaiités > Viiie de Québec.Du recyclage jeté aux ordures.Page A 2 Les Sports > Tennis.Vasek Pospisil s\u2019incline à Wimbledon face à Andy Murray.Page B 6 7\t.\u2014.\t^ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces, Sudoku.A5 A4 B4 B4 A4 B6 Le gai Hollywood La Century Fox prépare un film inspiré par la décision de la Cour suprême en faveur du mariage entre conjoints de même sexe.S\u2019agira-t-il d\u2019un jalon important dans la représentation de l\u2019homosexualité dans le cinéma populaire comme le fut Souvenirs de Broke-backMountain, ou d\u2019un rendez-vous manqué?FRANÇOIS LÉVESQUE Jadis tabou, le thème de l\u2019homosexualité est désormais abordé avec plus d\u2019aisance dans les productions hollywoodiennes.Or, malgré des avancées notables, les grands studios continuent d\u2019accuser une certaine frilosité vis-à-vis du sujet.En portant au grand écran la cause du mariage gai récemment légalisé par la Cour suprême américaine, la major 20* Century Eox laissera-t-elle les coudées franches à ses artisans, ou se préoccupera-t-elle davantage de n\u2019offenser personne?Avant d\u2019être une «usine à rêves», Hollywood est d\u2019abord une industrie.En attendant de savoir de qui il retournera, l\u2019occasion est idéale pour un retour sur l\u2019évolution de la figure homosexuelle dans ce cinéma «grand pu-Mc» américain.Longtemps illégale en Occident autant qu\u2019en Orient, l\u2019homosexualité fut proscrite à Hollywood en vertu du code Hays qui, entre 1934 et 1954, édicta ce qui pouvait, et surtout ce qui ne pouvait pas, être montré.Ainsi y ré-glait-on la question de l\u2019homosexualité : «La VOIR PAGE A 8 : HOLLYWOOD MGMEILM Joan Fontaine tourmentée par Judith Anderson dans Rebecca, le premier film américain réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1940.77831303445528 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 9 JUILLET 2015 ACTUALITES Les Amis de la montagne estiment que l\u2019actuelle tolérance de différents usages interdits favorise leur prolifération.Drogue, déchets et incivilités au parc du Mont-Royal Un rapport souligne l\u2019aggravation de multiples problèmes HUSSEIN ABDALLAH/CC JEANNE CORRIVEAU Incivilités, musique forte, occupation du domaine public sans permis, consommation de drogue, prostitution et accumulation de déchets.Les problèmes qui affectent le parc du Mont-Royal se sont aggravés cette année, estiment Les Amis de la montagne.Très préoccupé par les dangers qui guettent ce parc emblématique, l\u2019organisme a tiré la sonnette d\u2019alarme le mois dernier afin que la Ville de Montréal remédie à la situation.Dans un rapport que Le Devoir a pu consulter.Les Amis de la montagne dressent un portrait alarmant de l\u2019état du parc du Mont-Royal à la lumière d\u2019observations faites au mois de mai dernier.Illustré de nombreuses photos, le rapport signale que les problèmes de bruit et de malpropreté ont pris de l\u2019ampleur cette année.Dans la partie du parc qui longe l\u2019avenue du Parc, des rassemblements de musique électronique se sont ajoutés aux habituels tam-tams qui sont présents depuis des années.Ces activités ont aggravé les problèmes liés à la circulation automobile, à la présence de vendeurs illégaux et à la musique forte, en plus de mettre en péril la salubrité des lieux compte tenu de l\u2019absence de toilettes publiques à proximité.Des automobilistes se garent le long du chemin de ceinture du parc en faisant fi de la présence de panneaux d\u2019interdiction, note-t-on.Plusieurs secteurs du parc attirent des fêtards et «individus au comportement douteux» le soir et la nuit avec consommation d\u2019alcool, vandalisme et violence.«Les exemples La Ville de Montréal promet un meilleur contrôle sur les activités autorisées d\u2019usage illégal ou inapproprié des espaces publics par des individus ou des groupes \u2014 de manière récurrente et systématique \u2014 sont en forte augmentation.Cette occupation du parc et de ses bâtiments ne respecte pas la réglementation en place [.] et nuit à l\u2019expérience des visiteurs autant qu\u2019à l\u2019esprit du lieu.L\u2019actuelle tolérance de ces comportements entraîne l\u2019aggravation de tels abus», souligne-t-on.Feux et tai-chi Les auteurs du rapport notent que les véhicules publicitaires faisant la distribution gratuite de produits promotionnels ont envahi le parc.« Cette pratique illégale est devenue courante sur l\u2019ensemble des stationnements et lieux de rassemblement du parc du Mont-Royal (maison Smith, lac aux Castors, chemin Olmsted, belvédère Kondiaronk, belvédère Camillien-Houde) ».Les Amis de la montagne déplorent aussi l\u2019appropriation de l\u2019qspace public sans permis.À titre d\u2019exemple, le Chalet du mont Royal est occupé tous les dimanches par des cours de tai-chi «nuisant à l\u2019usage normal des lieux».Le groupe a d\u2019ailleurs été avisé récemment qu\u2019il ne serait plus possible d\u2019utiliser le Chalet à cette fin.Les feux allumés par les usagers du parc causent aussi des inquiétudes.Quelque 35 sites de feux ont été démantelés lors de la Corvée du 3 mai dernier et 26 autres l\u2019ont été entre le 22 et le 31 mai.Toutes ces activités compromettent la sécurité des lieux, présentent des risques d\u2019accidents majeurs et dégradent le milieu naturel du parc.Pour Les Amis de la montagne, il y a urgence d\u2019agir.Les exemples d\u2019usage illégal ou inapproprié des espaces publics par des individus ou des groupes sont en forte augmentation )) Rapport des Amis de la montagne Le 12 juin dernier, ce rapport a été présenté aux membres de la Table de concertation du Mont-Royal qui regroupe des représentants de la Ville et des institutions présentes sur la montagne.La situation a été jugée «problématique» et «intolérable».«Il existe un risque réel que l\u2019autorité municipale responsable ne soit pas en mesure d\u2019assurer une gestion du parc du Mont-Royal à la hauteur de ce lieu emblématique de Montreal», peut-on lire dans le bilan de la réunion.Le président de la Table, Claude Corbo, a alors alerté le maire Coderre.Le responsable des grands parcs au comité exécutif, Réal Ménard, assure que le dossier n\u2019a pas été pris à la légère par l\u2019administration Coderre.Le maire a rapidement mandaté le directeur général Alain Marcoux pour qu\u2019il élabore un plan d\u2019action.Ce qui fut fait dans les semaines suivantes.Les 22 actions du plan seront mises en application rapidement, a promis M.Ménard.La priorité sera mise sur la propreté avec l\u2019ajout de 200 poubelles dans le parc et la mise sur pied d\u2019une équipe de nuit de quatre cols bleus pour maintenir la propreté des lieux.La surveillance policière sera aussi accrue dans le parc.Une personne au Bureau du Mont-Royal s\u2019assurera qu\u2019un meilleur contrôle soit exercé sur les activités autorisées sur le site.À titre d\u2019exemple, les organisateurs de rassemblements de musique électronique seront rencontrés.«Il est possible qu\u2019on juge que cette activité n\u2019est pas compatible avec le lieu», a indiqué M.Ménard.Amélioration La directrice des communications des Amis de la montagne, Hélène Panaïoti, dit avoir déjà noté une amélioration dans l\u2019entretien du parc.«La Ville a tout de suite répondu [à nos préoccupations] », dit-elle.Dès lundi dernier, en arrivant au bureau, les employés des Amis de la montagne ont constaté que les poubelles avaient toutes été vidées la veille, ce qui n\u2019était pas le cas auparavant.«Le parc était impeccable.On constate également la présence plus soutenue de la police», a relaté M\u201d« Panaïoti.Le chef de l\u2019opposition, Luc Ferrandez, reproche à l\u2019administration Coderre d\u2019avoir sabré les budgets d\u2019entretien du parc dans la foulée des compressions budgétaires imposées à la Ville.Réal Ménard a rejeté ces critiques: «On n\u2019est clairement pas dans une logique de compressions avec les mesures qu\u2019on met en place.» Rappelons que la montagne bénéficie d\u2019une protection nationale depuis que, par décret, le gouvernement du Québec a créé l\u2019arrondissement historique et naturel du Mont-Royal en 2005.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Incendies: les soldats sont arrivés Des soldats ont commencé à aider les pompiers à combattre les incendies qui menacent les localités du nord de la Saskatchewan, alors que d\u2019autres provinces de l\u2019Ouest ont demandé de l\u2019aide à d\u2019autres pays.Environ 360 soldats ont construit des pare-feu et débroussaillé les environs de La Ronge et de Montreal Lake mercredi.Un total de 600 soldats d\u2019Edmonton sont présents en Saskatchewan, plusieurs affectés à la logistique.Les Eorces canadiennes ont déclaré qu\u2019un autre contingent de 500 soldats était disponible en cas de besoin.Steve Roberts, de la Gestion des incendies de forêt de la Saskatchewan, a déclaré que des progrès avaient été faits et qu\u2019une meilleure visibilité a permis à des avions-citernes de déverser l\u2019eau sur certains brasiers.La Presse eanadienne QUEBEC Du recyclage jeté aux poubelles La Ville juge la situation inacceptable et appelle les citoyens à porter plainte ISABELLE PORTER à Québec Plusieurs résidants de Québec ont vu des éboueurs jeter le contenu de boîtes de recyclage avec les ordures ces dernières semaines.Au terme d\u2019une recherche sommaire.Le Devoir a été mis au courant de quatre cas dans différents secteurs de l\u2019arrondissement de La Cité-Limoilou.Vincent Deschênes a été témoin d\u2019une scène du genre alors qu\u2019il rentrait chez lui en fin de soirée avec sa copine dans Limoilou.«Au coin de la Canardière et de la KL Rue, on a vu un camion ramasser les vidanges et les boîtes de recyclage dans le même véhicule», ra-conte-t-il.C\u2019était un soir de semaine à la mi-juin.«On s\u2019est dit que ça n\u2019avait pas d\u2019allure.» Un autre résidant de Limoilou qui n\u2019a pas voulu être nommé a aussi vu une scène du genre, mais en avril.«Il y avait beaucoup de grogne dans ce temps-là parce que c\u2019était la première fois qu\u2019ils ramassaient les vidanges un vendredi soir», se souvient-il.La Ville de Québec venait de déplacer les horaires de collecte le soir en plus de remplacer les bacs bleus par des sacs de la même couleur.L\u2019homme observait les déplacements de camions quand une image l\u2019a saisi.«Ça m\u2019a sauté au visage.Je voyais les sacs noirs et les sacs bleus à la même place!» Par contre, le scénario ne s\u2019est pas reproduit depuis, précise-t-il.L\u2019incident s\u2019est déroulé dans le sud du Vieux-Limoilou près de la 3® Avenue.Nathalie Allaire, elle, a été témoin de gestes similaires un matin, il y a deux semaines, alors qu\u2019elle se rendait au travail à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Dans son cas, les produits recyclés et les ordiues n\u2019étaient pas jetés ensemble dans le même camion, mais le contenu des bacs bleus était écrasé dans la benne comme on le fait normalement pour les ordures.«Ça a attiré mon attention.Je me suis dit: c\u2019est bizarre.Il me semble que ce n\u2019est pas comme ça qu\u2019on fait du recyclage.» , Le quatrième témoin, Jean-Evrard Bilodeau a quant à lui vu la scène se répéter tout au long d\u2019une rue de Saint-Sauveur dans la nuit du l®\u2018^au 2 juillet.« J\u2019ai vu ça par la fenêtre de chez un ami.On n\u2019en revenait pas, explique-f il.Ils prenaient les gros bacs bleus puis ils vidaient ça à la main dans la benne de camion.Les petits bacs bleus et les vidanges aussi.» Interrogée à ce propos, la porte-parole de la Ville a qualifié la situation A\u2019«inacceptable».«Nous demandons aux citoyens de nous appeler s\u2019ils constatent une erreur de collecte, a déclaré Marjorie Pot-vin.Il est préférable de fournir le plus de détails possible pour qu\u2019un suivi serré puisse être fait [adresse ou rue de la collecte, heure de collecte, situation observée, etc.].» Vérification faite, la Ville n\u2019a pas reçu de plainte formelle pour des gestes comme ceux décrits dans cet article.Les plaintes pour ce genre de dossiers se font aux bureaux d\u2019arrondissement, mais la collecte des ordures et des matières recyclables est confiée par contrat à deux entreprises privées : Gaudreau etMatrec.M\u201c®Potvin rappelle par ailleius que ce sont les mêmes camions qui sont utilisés poiu les ordiues et le recyclage à tour de rôle (ils sont lavés entre les deux routes).«On a parfois eu affaire à des cas où les citoyens pensaient que le camion d\u2019ordures ramassait le recyclage, mais il s\u2019agissait bel et bien d\u2019une collecte de recyclage.» Maux de tête Le dossier de la collecte des déchets a déjà causé bien des maux de tête à la Ville de Québec ces derniers mois.Au printemps, la population a réagi négativement au nouvel horaire de collecte le soir et à la décision de remplacer les bacs bleus par des sacs de la même couleur.Après avoir suivi lui-même la collecte dans un camion à ordures, le maire a annoncé que les bacs pourraient subsister et que certains horaires seraient rétablis.Plutôt que d\u2019économiser 2,5 millions comme elle l\u2019espéraif la Ville a finalement dû utiliser l\u2019équivalent en révisant ses contrats avec Matrec et Gaudreau.Lundi dernier, lors de la séance du conseil, le maire Régis Labeaume est revenu sur le sujet en affirmant que le dossier demeurait «perfectible» et que d\u2019autres modifications pourraient être effectuées à l\u2019automne.Le Devoir a Ils prenaient les bacs bleus [et] vidaient ça dans la benne du camion )) Une citoyenne de Limoilou PIERREEONDS Une citoyenne s\u2019adresse à la Cour JEANNE CORRIVEAU Citoyenne de Pierrefonds-Roxboro et porte-parole de l\u2019organisme Sauvons L\u2019Anse-à-l\u2019Qrme, Susan Stacho a déposé une demande en injonction en Cour supérieure mercredi matin afin d\u2019empêcher le développement immobilier sur une parcelle de 20 hectares dans Pierrefonds-Quest.La requérante, qui est appuyée par l\u2019organisme Projet Génération, demande à la Cour de rétablir le zonage agricole sur un lot situé au centre du futur développement immobilier envisagé dans Pierrefonds-Quest.Elle allègue que lorsqu\u2019en 2010, la Commission de la protection du territoire agricole du Québec avait autorisé le dézonage du lot, elle avait posé une condition, soit que la Ville modifie son schéma d\u2019aménagement dans un délai de 24 mois.Qr, le nouveau schéma n\u2019est entré en vigueur qu\u2019au V\u2019\u2019 janvier 2015, ce qui rend caduc le change- ment de zonage permettant la construction résidentielle, fait valoir la requérante.«Ce n\u2019est qu\u2019une première étape», a indiqué M\u201c® Stacho à sa sortie du palais de justice de Montréal en compagnie de son avocat, M® Ricardo Hrtschan.«Nous allons continuer à nous battre jusqu\u2019à ce que cet espace vert soit protégé.» Rappelons que le mois dernier, le maire Denis Coderre avait annoncé que son administration allait autoriser la construction de plus de 5500 logements sur un territoire de 185 hectares de Pierrefonds-Quest composé d\u2019anciennes terres agricoles.Plusieurs groupes citoyens avaient dénoncé la décision de l\u2019administration.De son côté, le Conseil régional de l\u2019environnement (CRE) de Montréal a réclamé mercredi la tenue de consultations publiques sur l\u2019avenir de ces terrains.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 9 JUILLET 2015 A 3 ACTUALITES EXPLORATION PETROLIERE IVois nations antochtones venlent protéger le flenve ALEXANDRE SHIELDS Trois nations autochtones du Québec pressent les partis politiques fédéraux à s\u2019engager à interdire tout projet d\u2019exploration pétrolière dans le gobe du Saint-Laurent, jugeant cet écosystème «précieux et essentiel».Elles n\u2019excluent d\u2019ailleurs pas le recours aux tribunaux si les gouvernements persistent dans leur quête avouée d\u2019or noir en milieu marin.«Je ne suis pas un environnementaliste, je suis settlement une personne réaliste.Et je ne peux pas imaginer qu\u2019on veuille aller forer le fond du golfe, malgré tous les risques pour l\u2019environnement, mais aussi les menaces que cela représente pour les moyens d\u2019existence des autochtones et des non autochtones dans cinq provinces», a expliqué mercredi au Devoir le chef des Innus d\u2019Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho.M.Piétacho se souvient d\u2019ailleurs des impacts «importants» du déversement de seulement 5000 litres de mazout dans la baie de Sept-Iles, en 2013.«Clairement, personne n\u2019était prêt pour intervenir.Qu\u2019est-ce que ce serait avec un déversement plus important?» Selon les nations innue, malécite et micmaque, les conséquences de tout déversement pétrolier au cœur du golfe seraient donc «désastreuses» pour la pêche commerciale.Or, cette activité génère des bénéfices de l\u2019ordre de 1,5 milliard par année autour du gobe.Quant au tourisme lié à cette région maritime, il engendre des bénéfices annuels de plus de 800 nfillions.Les risques ne se limitent d\u2019ailleurs pas à la phase d\u2019exploitation, a rappelé le chef Scott Martin, des Micmacs de Listuguj.«L\u2019explosion de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique il y a cinq ans faisait suite à un forage exploratoire, comme ce que les provinces entendent autoriser.» Jean-Charles Piétacho a par ailleurs souligné que les nations autochtones n\u2019excluent pas de recourir aux tribunaux si les gouvernements persistent à voulob ouvrb le gobe à l\u2019exploration pétrolière.«Nous allons considérer toutes les options, a-t-il dit.Si la voie juridique est la seule option qu\u2019il nous reste, nous serons prêts à l\u2019utiliser.» Ils pourraient s\u2019inspirer des démarches entreprises par les Micmacs, qui viennent de lancer une poursuite contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick.Ils souhaitent ainsi faire connaître leur opposition au transport de pétrole albertain par train sur le ter-ritobe, à destination du futur port d\u2019exportation de Belledune.Ils affirment ne pas avoir été consultés dans le cadre de l\u2019élaboration du projet.Des autochtones de l\u2019Quest canadien ont mis de l\u2019avant des arguments similaires l\u2019an dernier.La prise de position réitérée par les Premières Nations survient alors que Québec a franchi le mois dernier une étape majeure en vue d\u2019ouvrb le gobe du Saint-Laurent aux foreuses.Le gou- Nathms JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef des Innus d\u2019Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, affirme que les nations autochtones n\u2019excluent pas de recourir aux tribunaux au besoin.Tout déversement dans le fleuve serait «désastreux», estiment les nations vernement Couillard a en effet déposé le projet de loi qui permet de concrétiser la «gestion conjointe» du dossier avec le fédéral.Les entreprises qui voudront chercher d\u2019éventuels gisements d\u2019énergies fossiles devront notamment démontrer qu\u2019elles détiennent les ressources financières nécessaires pour payer la somme de 1 milliard de dollars en cas de désastre environnemental.La tragédie humaine et environnementale provoquée par l\u2019explosion de la plateforme de BP dans le gobe du Mexique, en 2010, a coûté plus de 50 milliards de dollars à la pétrolière.Jusqu\u2019à présent, une seule entreprise a démontré son intérêt à mener des travaux d\u2019exploration.Il s\u2019agit de Corridor Resources, qui détient des permis dans le secteur Qld Harry, à 80 kilomètres des îles de la Madeleine.Aucun forage n\u2019a été mené jusqu\u2019à pré- sent.Au cours des dernières décennies, d\u2019autres forages ont été réalisés par diverses entreprises, sans succès.Risques multiples Au-delà de la bonne entente politique entre libéraux et conservateurs sur l\u2019exploration pétrolière, les risques envbonnementaux d\u2019une telle industrie sont bien réels, selon ce qui se dégage d\u2019une évaluation envbonnementale stratégique (EES) menée par Genivar à la demande de l\u2019ancien gouvernement libéral.Le rapport, rendu public en septembre 2013, conclut qu\u2019il demeure «plusieurs lacunes» dans l\u2019état actuel des connaissances sur le gobe.Les carences concernent les technologies d\u2019exploration et d\u2019exploitation, les composantes des milieux physique, biologique et humain, ainsi que les «effets environnementaux potentiels des activités d\u2019exploration et d\u2019exploitation, ainsi que des déversements accidentels».Le document met en lumière notre incapacité à répondre à une éventuelle marée noire et les données nous manquent pour bien évaluer le mouvement et les abes de fréquentation des espèces menacées.Bref, «plusieurs données factuelles précises ne sont actuellement pas disponibles», ce qui ne permet pas de mesurer les véritables impacts environnementaux, même au moment de l\u2019exploration.Malgré les conclusions de ce rapport, Québec a décidé d\u2019inclure le cas du golfe dans une nouvelle EES lancée en juin pour toute la filière des hydrocarbures.Cette étude est dbigée par des membres du gouvernement Couillard.Son rapport doit être achevé cet automne.Un déversement provoqué par l\u2019exploitation pétrolière maritime dans le secteur d\u2019Qld Harry menacerait tout l\u2019est du gobe du Saint-Laurent, mais aussi les îles de la Madeleine, concluait l\u2019an dernier la première étude scientifique indépendante sur le sujet.Le Devoir BOITES DE DONS Aux villes d\u2019intervenir, dit Québec KARL RETTING-P ARAZELLI Québec reconnaît que les dons de vêtements doivent bénéficier aux personnes dans le besoin, mais refuse d\u2019encadrer l\u2019installation des boîtes de collecte, afin de respecter l\u2019autonomie des municipalités.«Nous sommes évidemment sensibles à ce que ce soient les personnes dans le besoin qui bénéficient des dons de vêtements», affirme le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, par l\u2019entremise de son attachée de presse, Catherine Poulin.«Il revient toutefois aux municipalités de régir les activités économiques sur leur territoire, comme l\u2019exploitation des cloches à vêtements, ajoute-t-elle.L\u2019adoption de règlements pour ce type d\u2019activité et la vérification des critères d\u2019admissibilité lors de l\u2019émission des permis relèvent des municipalités.» Québec a déjà annoncé son intention de déposer à l\u2019automne un projet de loi qui donnera plus d\u2019autonomie aux municipalités.Le ministre Moreau applique donc le même principe dans ce dossier.«Dans un contexte de plus grande autonomie municipale, le gouvernement ne peut intervenir afin d\u2019imposer à l\u2019ensemble des municipalités une réglementation d\u2019application unique», fait valob M\u201c® Poulin.Cette réaction correspond à ce qu\u2019Entraide diabétique du Québec a retenu des rencontres organisées avec des représentants du gouvernement l\u2019automne dernier.«On s\u2019attendait à ça», se résigne aujourd\u2019hui la dbectrice du développement des affaires et des MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Le gouvernement dit vouloir respecter l\u2019autonomie des municipalités.communications de l\u2019organisme, Hélène House.Plusieurs organismes de bienfaisance se plaignent depuis des années de perdre des milliers, voire des millions de dollars en raison de la prolbéra-tion des boîtes de dons de fausses fondations ou d\u2019entreprises privées.Plusieurs municipalités ont réagi en encadrant ou en interdisant carrément l\u2019installation de ces boîtes.Le problème, disent les organismes regroupés au sein du Mouvement solidarité boîtes de dons (Le Support -Pondation de la déficience intellectuelle, Entraide diabétique du Québec et Eondation Grands Erères Grandes Sœurs du Grand Montréal), c\u2019est qu\u2019en bannissant ou en limitant l\u2019installation des boîtes de dons, les municipalités pénalisent aussi les QSBL.Par exemple, les municipali- Comment trouver la bonne boîte ?Avec la multiplication des boîtes de dons, il peut devenb dbfi-cile de distinguer celles qui vendront vos vêtements pour financer de bonnes causes, de celles qui s\u2019en servbont pour réaliser des profits.Pour compliquer la tâche, les boîtes légitimes et les boîtes bidon ont souvent une apparence semblable.Pour vous assurer d\u2019appuyer un organisme enregistré, le moyen le plus sûr est de consulter la liste des organismes de bienfaisance sur le site de l\u2019Agence du revenu du Canada.La banque de données permet aussi de savob comment les organismes dépensent l\u2019argent amassé.tés de Berthierville, Blainville et Saint-Bruno-de-Montarville, tout comme les arrondissements montréalais d\u2019Anjou et de Pierrefonds-Roxboro ont interdit les boîtes de dons, qu\u2019elles appartiennent à un organisme dûment enregistré ou non.D\u2019autres municipalités ont adopté des réglementations variant selon l\u2019endroit, ou sont sur le point de le fabe.«Je pense que le gouvernement du Québec devrait avoir une réglementation qui influencerait les villes pour établir un standard», affirmait plus tôt cette semaine la dbectrice générale d\u2019Enfraide diabétique du Québec, Chantal Desrosiers.Le Devoir L\u2019industrie du taxi doit innover, affirme Poëti SARAH R.CHAMPAGNE En ouverture de la consultation sur l\u2019industrie du taxi, le ministre des Transports Robert Poëti a indiqué vouloir mettre fin au statu quo pour «transformer la menace [Uber] en opportunité ».Des représentants de la clientèle et de l\u2019industrie se sont réunis à portes closes mercredi afin de trouver des solutions pour améliorer la qualité et l\u2019encadrement du transport de passagers.«On n\u2019était pas là pour chia-ler, mais pour se regarder dans le miroir et se demander ce qu\u2019on peut faire maintenant», appuie Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation et de développement de l\u2019in-dustrie du taxi (CPCDIT).Décrivant les échanges comme constructifs, il a notamment insisté sur la nécessité de former davantage les chauffeurs de taxi.L\u2019obligation d\u2019accepter le paiement électronique, l\u2019une des principales récriminations entendues par le CPCDIT, devrait être inscrite au règlement, dit-il.La possibilité de créer une association professionnelle à l\u2019adhésion obligatobe a également été mise de l\u2019avant par le Regroupement des intermédiaires en taxi de Québec.Une proposition intéressante, selon M.Saliba, à condition de se réserver le droit de sévir Il faut transformer la menace Uber en opportunité, croit le ministre contre les mauvais travailleurs: «Même s\u2019ils ne sont qu\u2019une infime minorité, il faut pouvoir contrôler, voire expulser les chauffeurs qui nuisent à l\u2019image de toute l\u2019industrie.» L\u2019industrie du taxi a rarement fait l\u2019objet d\u2019autant d\u2019attention de la part du gouvernement et du grand public, note le président du CPCDIT Malgré la volonté de se concentrer sur des propositions, impossible de passer sous silence la concurrence du géant Uber, qui exacerbe l\u2019urgence de moderniser le secteur.Les chauffeurs UberX devraient recevoir des amendes plus salées, voir leur permis de conduire être suspendu ou leur compagnie d\u2019assurance automobile avisée, demandent plusieurs joueurs.Le ministre Poëti affirme que 250 véhicules personnels, utilisés par des individus qui ne sont pas chauffeurs de taxi (à distinguer d\u2019UberTaxi), ont été saisis dans les derniers mois.Le service UberX déclenche la grogne ailleurs également.Son équivalent français, Uber-PQP, a été suspendu par la compagnie elle-même la semaine dernière.La Ville de Toronto passera aussi en revue le transport de passagers avant cet automne.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 JUILLET 2015 ACTUALITES Découverte du gèue de la leucodystrophie Des chercheurs québécois ont découvert un nouveau gène associé à la leucodystrophie, une maladie neurodégénérative mortelle qui touche un enfant sur 7000.La découverte de l\u2019équipe de recherche internationale, dirigée par la D'\"'' Geneviève Bernard de l\u2019Institut du Centre universitaire de santé McGill et le O'\" Benoit Cou-lombe de l\u2019institut de recherches cliniques de Montréal, donne espoirs aux chercheurs.«La connaissance de ces mécanismes [.] guidera désormais nos efforts pour le développement de nouveaux outils diagnostiques permettant de mieux prévoir l\u2019évolution et la sévérité de la maladie et la mise en place d\u2019outils thérapeutiques pour aider les enfants malades», ont affirmé les auteurs par voie de communiqué mercredi.Le Devoir Manger gras incite à trop manger, dit nne nonvelle étnde Une alimentation riche en gras modifie la flore intestinale, ce qui empêche ensuite le cerveau de reconnaître les signaux de satiété et ouvre la porte à la suralimentation, démontre une nouvelle étude.Les scientifiques ont expliqué qu\u2019une alimentation grasse réorganise complètement la cir-cuiterie cérébrale des souris.Une telle alimentation provoque notamment l\u2019inflammation des portions du cerveau responsables de l\u2019alimentation, ce qui peut ensuite avoir un impact sur les signaux de satiété.La suralimentation est une des principales causes de l\u2019épidémie d\u2019obésité.Les conclusions de cette étude ont été présentées cette semaine dans le cadre d\u2019un colloque de la Society for the Study of In-gestive Behavior.La Presse canadienne 20 millions de chirurgies esthétiques en 2014 Hanovre \u2014 Plus de 20 millions de chirurgies esthétiques et d\u2019interventions non chirurgicales ont eu lieu dans le monde en 2014, selon les statistiques de la Société internationale de chirurgie plastique esthétique (ISAPS) publiées mercredi.Le traitement à la toxine botulinique (Botox) demeure la chirurgie esthétique la plus populaire, tant chez les hommes que chez les femmes.Du côté des interventions chirurgicales, c\u2019est l\u2019augmentation mammaire qui est la plus prisée chez les femmes, alors que les hommes subissent principalement une chirurgie des paupières.Les femmes sont les plus grandes adeptes de la chirurgie esthétique et représentent 86,3% du nombre total des personnes ayant subi une intervention.La Presse canadienne S ASSOCIATED PRESS Des chercheurs ont réussi à restaurer l\u2019ouïe de souris atteintes de surdité héréditaire.SCIENCE Des souris sourdes retrouvent l\u2019ouïe PASCALINE MINET Restaurer l\u2019ouïe chez des souris atteintes de surdité héréditaire : c\u2019est la prouesse rqalisée par des chercheurs de l\u2019École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en association avec des équipes américaines de l\u2019Hôpital pour enfants de Boston et de la Faculté de médecine de l\u2019Université Harvard, qui ont publié mercredi leurs résultats dans la revue Science Translational Medicine.Les scientifiques ont eu recours à la thérapie génique, qui consiste à apporter un gène manquant dans des cellules défectueuses afin de rétablir leur fonctionnement.Cette approche commence aujourd\u2019hui à porter ses fruits, notamment dans le traitement de déficits sensoriels.Sa transposition chez l\u2019être humain s\u2019avère cependant complexe.De nombreuses formes de surdité survenant chez le nou-veau-né ou au cours de l\u2019enfance ont une origine génétique: plus de 70 gènes peuvent entraîner la surdité lorsqu\u2019ils sont porteurs de mutations.Dans leur présente étude, les scientifiques se sont intéressés à un de ces gènes en particulier, appelé TMCl.Relativement fréquentes, des mutations sur ce gène sont impliquées dans de 4 à 8% des cas de surdité héréditaire.Les enfants porteurs de deux copies défectueuses de TMCl souffrent de pertes d\u2019audition profondes dès l\u2019âge de 2 ans.Ceux qui conservent une co- Ces résultats [.] laissent entrevoir la possibilité de restaurer une ouïe de bonne qualité, si on parvient à transposer cette découverte à l\u2019être humain )) Yvan Arsenijevic, spécialiste de la thérapie génique pie fonctionnelle de ce gène, mais pas l\u2019autre, perdront progressivement l\u2019ouïe à partir de 10 à 15 ans.Les mutations du gène TMCl perturbent le fonctionnement de l\u2019oreille, plus précisément à l\u2019étape de transformation des sons en signaux nerveux par le passage de molécules électriquement chargées dans les cellules ciliées (du fait des cils qu\u2019elles portent à une de leurs extrémités).Les souris sursautent Serait-il possible de rétablir le fonctionnement des cellules ciliées en y insérant une copie fonctionnelle du gène TMCl?C\u2019est l\u2019hypothèse qu\u2019ont faite les chercheurs.Les biologistes ont testé leur traitement sur des souriceaux atteints de mutations du gène TMCl comparables à celles rencontrées chez les êtres humains.Dans leur oreille gauche, ils ont injecté la copie du gène TMCl.L\u2019oreille droite, non traitée, permettait d\u2019évaluer l\u2019ouïe en l\u2019absence d\u2019intervention.Au bout d\u2019un mois, les chercheurs ont constaté qu\u2019alors que dans leur oreille droite, aucune activité n\u2019était détectable, des signaux ont été enregistrés dans les oreilles gauches de 8 des 16 souris traitées.Mieux encore, les scientifiques se sont rendu compte que ces souris sursautaient lorsqu\u2019elles étaient exposées à un son de plus de 90 à 100dB, comme le font les souris à l\u2019ouïe normale.« Ces résultats sont très intéressants, notamment en raison du bon taux de transfert du gène TMCl dans les cellules ciliées.Cela laisse entrevoir la possibilité de restaurer une ouïe de bonne qualité, si on parvient à transposer cette découverte à l\u2019ètre humain», estime Yvan Arsenijevic, spécialiste de la thérapie génique à l\u2019Hôpital ophtalmique Jules Gonin à Lausanne.Actuellement, les personnes atteintes de surdité héréditaire se voient souvent proposer des implants électro- niques dits cochléaires pour remplacer leurs cellules ciliées défectueuses.Ces implants n\u2019offrent pas une audition parfaite, mais de qualité suffisante, notamment pour que les enfants apprennent à parler.Pour être pertinente, il faudrait que la thérapie génique apporte une amélioration de l\u2019ouïe comparable, voire meilleure.Un des autres éléments qui restent à éclaircir concerne l\u2019efficacité du traitement sur le long terme.Dans leur étude, les chercheurs ont évalué les performances auditives de souris jusqu\u2019à deux mois après l\u2019injection du gène.Mais que se passe-t-il ensuite ?Sûreté Une dernière question concerne la sûreté du processus.Par le passé, des essais de thérapie génique ont donné lieu à des effets secondaires graves, dont des cancers.Mais le virus utilisé comme vecteur dans cette étude est considéré comme sûr.Les auteurs de l\u2019étude espèrent tester leur approche sur l\u2019être humain dans les cinq à dix ans.«Je ne veux pas susciter de faux espoirs, car il est clair que nous sommes encore au tout début de la recherche, mais je pense que dans un futur pas si lointain on pourra soigner certains types de surdité héréditaire par thérapie génique», considère Jeffrey Holt, de l\u2019Université Harvard, qui a aussi participé à l\u2019étude.Le Temps Des oméga-3 produits par des plantes Londres \u2014 Des chercheurs britanniques se sont félicités mardi soir d\u2019être parvenus à faire pousser en plein champ des plantes génétiquement modifiées susceptibles de produire des oméga-3 que l\u2019on ne trouve normalement que dans l\u2019huile de poisson.Le Rothamsted Research Center a mis au point en laboratoire et en serre des plantes camélines modifiées pouvant produire deux acides gras bénéfiques pour la santé et normalement obtenus dans l\u2019huile de poisson.Pour ce faire, une équipe scientifique a introduit des gènes d\u2019algues marines, source naturelle d\u2019acide gras, dans les graines de la plante.Après de premiers résultats concluants en laboratoire, la compagnie s\u2019est félicitée d\u2019être parvenue à répéter l\u2019expérience dans des conditions environnementales réelles.«Nos résultats font espérer que des plantes contenant ces acides gras et poussant Des gènes en plein champ puis- d\u2019algues sent contribuer à amé- mannes ont vjZïrt été introduites développe- dans les ment durable de l\u2019in- graines des dustrie de _ lapiscicul- plantes ture et de l\u2019environnement marin», a déclaré la D'\"'\" Olga Sayanova, qui travaille au Centre de recherches Rothamsted.Les résultats de ces recherches ont été publiés dans le Metabolic Engineering Communications.De prochains tests consisteront à comparer différentes souches de la plante avec les résultats de la plante caméline non modifiée génétiquement.L\u2019aquaculture britannique pèse 3,2 milliards d\u2019euros et représente un quart de l\u2019ensemble de la production de poissons, mollusques et crustacés au sein de l\u2019Union européenne.Agence France-Presse NIKOLAY DOYCHINOV AEP Les plantes pourraient produire des oméga-3 que seuls les poissons produisent.Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES AINOICES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit 1 *N\t\u2022D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100* 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100- 150 Achat-vente-échange 160- 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES HORS FRONTIERES EUROPE À LOUER MEUBLES LIVRES ET DISQUES APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER AHUNTIC-CARTIERVILLE 7 1/2, Ht duplex ensoleillé, pl.9'.Cachet.3 C.C., cuis.ets.de b.rénovées.Solarium.Non-fum.1330$.Rabais de 50% 1er mois.Libre.514 235-1545 AHUNTSiC - 3 1/2 Haut duplex, pl.bois, les entrées.Puits de lumière.Près ts services.Balcon.Non-fum.Libre.745$ 514 518-6779 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CDN - FACE aux HEC, bas 3plex sur 2 étages, 2 gr.CAC, 2 SDB, électros haut-de-gamme.2 000$.MLS15602827.G.Houie, Sutton, 514-292-4515.DiSCRiMiNATiON iNTERDiTE La Commission des droits de ia personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou rutilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.MILE-END - Esplanade Grand 6 1/2, r.de c.avec cour.Rénové.1000 p.c.2 c.c.+ bureau + s.de lav.Pl.bois franc.Chaut, élec.Maison très tranquille.JUILLET 1 550$ 514 273-4950 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER MILE-EX - 2 chambres à louer ds 6/2, Parc, coin Beaubien.300$ par mois ch.1er août.438-398-7798 438-384-3957.OUTREMONT-190 Willowdale 31/2-4 1/2 réno Près métro UdeM Chauffés, eau ch., poêle/frigo, asc.514 738 5883-514 735-5331 OUTREMONT-5, Vincent d'Indy 11'2, 3''2, 41'2 rénovés près métro, UdeM.Poêle/frigo.Chauffé, eau chaude.Ascenceur.514 737-8055\t514 735-5331 ROSEMONT, H-duplex réno peint.5 1/2, 900 p.c., solarium, balcon.1 C.C., cuis./s.à m., salon, 1 pce (bureau/boudoir) Entrée lav/sèch.Idéal pers.seule/couple.Non-fum.Pas d'animaux.Ref.890$.Libre.514 722-8064 PETITE ITALIE GRAND 6 V2 NEUF Style condo, WiFi, balcon, terrasse.Près marché Jean-Talon et métro Beaubien.Pers.tranquille.Non-Fum.Juillet.1680$ 514497-5769 QUAND UTOXICOMANIE >L> faHet Im pramkra pn PARIS Atelier-loft meublé, , LIBRE JUILLET et AOÛT.Équipé, 2 chambres, ensoleillé, calme, sur allée privée, table à l'extérieur sous les arbres.Sympathique quartier de Belleville.Métro Télégraphe (15 min.de Châtelet).2800$/mois (800$/sem).33.1.40.30.09.14 riouxchristian@yahoo.com http:riouxchristian.e-monsite.com/ PARIS VII-XV Champ-de-Mare Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 PROVENCE Vallée du Rhône Maison de village dans le quartier médiéval de Nyons.2 c.c.2 s.de b.Toute équipée.Terrasse ensoleillée.Internet.www.bonnevisite.ca/nyons mariehalarie@gmail.com ime/puôlication/se^Mofv cfécèsy cfofm LE DEVOIR .\t.,\tPar téléphone, télécopieur ou par courriel Le Memori^\tDimanche à vendredi : 10h à 12 h et de 13h à 17hOO 1855, rue Du Havre,\tV.Montréal, Qc, H2K 2X4\t^e tombées 15h 15\t\\ Télé: 514 525-1149\t(comptoir à la clientèle fermé le dimanche) Téléc.: 514 525-7999\tSamedi : fermé\trT^ m r*l |\t* necrologie@lememoriel.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.\"Librairie Bonheur d'Occasion* achète â domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 1317, ave du Mont-Royal Est ARTICLES DE SPORT BOWFLEX RÉVOLUTION exerciseur de sport maison, neuf et dans la boîte d'origine fermée.À vendre 2 300 $ Négociable.438 338-8882 VOTRE ORDINATEUR BOGUE OU RALENTIT?Mise â jour et réparation P.C., Mac et portables.lOansd'exp.Service â domicile.514 573-7039 Julien ANNIVERSAIRES ET MARIAGES NOUVELLES RUBRIQUES Soulignez les heureux événements de la vie Anniversaires, mariages, naissances, félicitations, etc.514 985-3322 ou petitesannonces@le(levoir.coiTi LE DEVOIR, LE JEUDI 9 JUILLET 2015 A 5 ACTUALITES TERRORISME Des sénateurs veulent arrêter les étrangers aux idéologies radicales JIM BRONSKILL à Ottawa Afin de protéger le mode de vie canadien contre «Vex-trémisme violent», le gouvernement devrait criminaliser le seul fait de devenir membre d\u2019une organisation terroriste, et devrait envisager d\u2019interdire toute glorification des terroristes, de leurs actes et de leurs symboles, recommandent des sénateurs conservateurs.Le Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense recommande aussi la publication d\u2019une liste de «terroristes canadiens recherchés», ainsi que d\u2019une liste de personnes qui prônent «des idéologies radicales menaçant la sécurité du pays» afin de leur interdire l\u2019entrée en territoire canadien.Il de-mande aussi au gouvernement d\u2019œuvrer avec les communautés musulmanes du pays afin d\u2019« établir un discours efficace qui dénonce Vidéologie fondamentaliste islamique».Les sénateurs suggèrent également au gouvernement fédéral de «collaborer avec les provinces et les communautés musulmanes afin d\u2019étudier les options possibles en matière de formation et de certification des imams au Canada».Ils recommandent par ailleurs au gouvernement d\u2019établir un programme pour appuyer les familles qui signalent la radica-lisation d\u2019un proche et qui cherchent à obtenir de l\u2019aide.Le comité a tenu des audiences pendant neuf mois sur le recrutement, les activités et le financement du terrorisme, les procédures criminelles et d\u2019autres aspects de ce que les sénateurs considèrent comme les menaces réelles de l\u2019intégrisme violent.Le rapport provisoire, qui contient 25 recommandations, représente essentiellement l\u2019avis de sénateurs conservateurs, majoritaires au sein du comité, puisque les trois libéraux ne l\u2019ont pas appuyé.«Les Canadiens doivent faire preuve de vigilance puisque l\u2019extrémisme violent est une me- Le comité recommande de mieux encadrer la formation des imams au Canada nace réelle, tant pour leur vie que pour leur mode de vie, écrivent les sénateurs en introduction.Cette vigilance doit toutefois s\u2019appliquer de manière réfléchie et équilibrée, de manière à ne pas miner nos plus importantes valeurs.Nous devons trouver toutes les ressources, outils et techniques à la disposition d\u2019une société civilisée pour affaiblir et vaincre une force des plus sauvages.» Certaines recommandations vont un peu plus loin que les dispositions du projet de loi omnibus du gouvernement de Stephen Harper, déposé après les attentats de Saint-Jean-sur-Ri-chelieu et d\u2019Ottawa, en octobre.Le rapport est d\u2019ailleurs dédié aux victimes du terrorisme, notamment à l\u2019adjudant Patrice Vincent et au caporal Nathan Cirillo, tués par deux jeunes hommes qui revendiquaient une sympathie pour le djihad.Ainsi, en vertu de la nouvelle loi antiterrorisme, qui vient d\u2019obtenir la sanction royale, il est interdit de faire la promotion d\u2019actes terroristes.Les sénateurs voudraient, eux, que l\u2019on criminalise aussi toute «glorification des terroristes, des actes terroristes et des symboles terroristes associés au terrorisme et à la radicalisation ».Le comité est aussi préoccupé par le fait que certains groupes ont invité au Canada des «radicaux étrangers».Le comité recommande donc que «le gouvernement établisse une liste, accessible au public, de visiteurs interdits, qui identifie les personnes aux idéologies radicales qui menacent la sécurité du pays et qui n\u2019auront pas le droit de visiter le Canada».Un porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a défendu le bilan de son gouvernement en cette matière, rappelant que la loi antiterrorisme permet notamment aux policiers de prendre des mesures appropriées afin de prévenir la radicalisation.La Presse canadienne {{ Les Canadiens doivent faire preuve de vigilance puisque l\u2019extrémisme violent est une menace réelle, tant pour leur vie que pour leur mode de vie )) Rapport provisoire du Comité permanent de la sécurité nationale et de la défense L\u2019UPAC perquisitionne chez Groupe SMi SARAH R.CHAMPAGNE Ly Unité permanente anticor-' ruption a effectué des perquisitions à cinq endroits différents à Montréal, Longueuil et près de Sherbrooke, mercredi toute la journée.Une soixantaine de policiers ont participé à l\u2019opération, encore en cours en début de soirée a confirmé la porte-parole de l\u2019UPAC, Anne-Frédérick Laurence.Des résidences personnelles ainsi que des lieux d\u2019affaires ont été fouillés pour étoffer une enquête en cours de rUPAC, notamment les bureaux du Groupe SMi et de son fondateur, Bernard Poulin.Le Groupe SMi n\u2019a pas tardé à réagir à ces perquisitions, indiquant leur «collaboration pleine et entière», malgré le caractère «inattendu» de cette visite, pou-vait-on lire dans un communiqué publié par l\u2019entreprise.Cette perquisition est la troisième à survenir en une se- maine.La semaine dernière, les policiers avaient pris d\u2019assaut les bureaux de la firme de génie BPR à Montréal et à Québec.Puis mardi, c\u2019était au tour de Construction Frank Catania de faire l\u2019objet d\u2019une visite de l\u2019UPAC.Selon les informations rapportées par plusieurs médias québécois, les perquisitions sont en lien avec l\u2019enquête de cette unité sur le scandale des compteurs d\u2019eau.Le Groupe SMi était l\u2019un des soumissionnaires en 2007 de ce contrat de 356 millions de dollars.C\u2019est Géniau qui avait finalement remporté l\u2019appel d\u2019offres, un consortium formé de la firme d\u2019ingénieurs Dessau et de Si-mard-Beaudry, une entreprise qui appartenait alors àTony Ac-curso.Le contrat avait été par la suite résilié par l\u2019ex-maire Gé-rald Tremblay en 2009, après des mois de controverse.Le Devoir CHAD HIPOLITO LA PRESSE CANADIENNE Il sera désormais possible pour les utilisateurs de marijuana médicinale de la consommer sous d\u2019autres formes que le traditionnel joint.Santé Canada assouplit les règles concernant la marijuana Le cannabis thérapeutique peut maintenant être vendu sous forme d\u2019huile ou de feuilles fraîches Ottawa \u2014 Les utilisateurs de marijuana médicinale peuvent maintenant consommer en toute légalité du cannabis sous d\u2019autres formes que le traditionnel «joint», en vertu des nouvelles règles de Santé Canada.Ottawa obligeait jusqu\u2019ici les utilisateurs de marijuana thérapeutique à consommer uniquement du cannabis sous sa forme séchée.La Cour suprême du Canada a invalidé cette disposition le 11 juin dernier, en vertu de la Charte des droits et libertés.Le ministère fédéral de la Santé a donc modifié ses règles, qui permettent maintenant aux producteurs d\u2019offrir aussi du cannabis sous forme d\u2019huile, de bourgeons ou de feuilles fraîches.Les producteurs autorisés ne pourront toutefois vendre des matières végétales pouvant servir à la reproduction de la marijuana.Par ailleurs, ils devront toujours se conformer aux mêmes directives de sécurité, notamment l\u2019emballage à l\u2019épreuve des enfants et le dosage limité et précis de l\u2019ingrédient actif, le THC.La Cour suprême avait ordonné un accès raisonnable à une source légale de marijuana thérapeutique, sous toutes ses formes.Santé Canada indique que «la position du gouvernement est que ce processus doit se dérouler de façon contrôlée pour protéger la santé et la sécurité du public».Les producteurs autorisés doivent d\u2019ailleurs Rona Ambrose en a profité pour lancer de nouvelles attaques contre Justin Trudeau inscrire sur l\u2019étiquette une mise en garde du gouvernement: «La vente de ce produit n\u2019a pas été autorisée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues.L\u2019innocuité et l\u2019efficacité du produit pour le traitement ou la prévention de maladies ou de symptômes n\u2019ont pas été évaluées.» La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, a tenu à rappeler par communiqué que la marijuana n\u2019est pas un «médicament» au Canada et que les «magasins de marijuana sont illégaux».Mme Ambrose en a aussi profité pour fustiger la position du chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, parlant d\u2019un «programme libéral irresponsable».M.Trudeau a déjà laissé entendre que la légalisation de la marijuana pourrait faire partie de la prochaine plateforme électorale de son parti.Le chef libéral soutient que la légalisation et la réglementation stricte de la marijuana contribueraient davantage à réduire la consommation, surtout chez les jeunes, que la guerre contre la drogue, qui s\u2019avère être un échec.«Notre gouvernement conservateur va continuer à protéger la santé et la sécurité des Canadiens et demeure strictement opposé au stratagème irresponsable de Justin Trudeau consistant à légaliser la marijuana et à la banaliser auprès des jeunes», a déclaré M™''Ambrose.La Presse canadienne Censure autour du navire de Franklin?Un journaliste renommé du Toronto Star démissionne Toronto \u2014 Le journaliste canadien Paul Watson a offert sa démission au Toronto Star parce que le quotidien aurait refusé, selon lui, de publier un article «d\u2019un intérêt public important» sur la découverte, l\u2019an dernier, d\u2019un navire de l\u2019expédition de l\u2019explorateur britannique John Franklin dans l\u2019Arctique au XIX'^ siècle.Dans son blogue, M.Watson écrivait mardi que des fonctionnaires et des participants aux efforts de recherche des épaves accusent un membre de cette expédition de propager des «faits déformés et inexacts» sur la découverte.Selon le reporter.Prix Pulitzer de photojournalisme 1994, cette personne aurait un accès au cabinet du premier ministre Stephen Harper \u2014 mais aussi aux éditeurs du Toronto Star.Un porte-parole du quotidien.Bob Hepburn, a rétorqué que le Star possède une longue tradition de publier toute information digne d\u2019intérêt public, et qu\u2019il ne supprimerait donc pas un tel article.M.Watson soutient qu\u2019il n\u2019a pas le choix de démissionner du Star s\u2019il veut poursuivre ses reportages sur l\u2019expédition Franklin.Stephen Harper C\u2019est le premier ministre Harper lui-même qui avait annoncé avec grande fierté, l\u2019an dernier, qu\u2019une équipe canadienne avait retrouvé l\u2019épave de l\u2019un des deux navires qui faisaient partie de l\u2019expédition de Franklin.Ces navires étaient disparus en 1845 en tentant de découvrir le passage du Nord-Ouest.L\u2019Ere-bus et son compagnon, le HMS Terror, faisaient l\u2019objet de recherches depuis le XIX'^ siècle.Les conservateurs ont fait de la souveraineté de l\u2019Arctique un thème récurrent depuis leur arrivée au pouvoir en 2006.M.Harper estimait l\u2019an dernier que les recherches pour retrouver l\u2019expédition de Franklin faisaient partie des efforts du Canada pour affirmer son contrôle du Grand Nord canadien.La Presse canadienne AVIS LEGAUX ET APPELS P\u2019OFERES AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.PüWéatoB du kincS: Réservations avant 12 h 00 le vendredi I PMicaHons du manS: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.; 514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics I www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 30 avril 2015, a adopté le réglement suivant : RCG 15-038\tRéglement autorisant un emprunt de 12 750 000 $ afin de financer la réalisation du programme de protection de l'actif immobilisé, des travaux relatifs à la réfection des bâtiments, des aménagements extérieurs et des équipements de la Société du parc Jean-Drapeau pour l'année 2015, conformément\tau\tbudget d'investissements autorisé par le conseil d'agglomération Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire le 3 juillet 2015.Il entre en vigueur en date de ce jour et est disponible pour consultation durant les heures normales de bureau au Service du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Il peut également être consulté en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 9 juillet 2015 Le greffier de la Ville, M\u201c Yves Saindon AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC La Petite-Patrie Montréal! ORDONNANCES AVIS est par les présentes donné aux personnes intéressées par le soussigné, secrétaire substitut de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, que le conseil d'arrondissement a adopté lors de sa séance ordinaire du 6 juillet 2015 les ordonnances suivantes en vertu des règlements indiqués ci-dessous : ORDONNANCE NUMÉRO 2015-26-203, d'autorisant l'occupation du domaine public devant le 2396, rue Beaubien Est (à l'entrée du parc Molson), du 9 juillet 2015 au 30 septembre 2015, dans le cadre de l'évènement « Pianos publics de Montréal », en vertu du Règlement sur l'occupation du domaine public (R.R.M.M., C.O-0.1).ORDONNANCE NUMÉRO 2015-26-204, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement « Pianos publics de Montréal », qui aura lieu devant le 2396, rue Beaubien Est ( à l'entrée du parc Molson), du 9 juillet 2015 au 30 septembre 2015, entre 12 h et 18 h du dimanche au mercredi et de 12h à 20 h du jeudi au samedi entre 8 h et 23 h, en vertu du Règlement sur te faru/f (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).ORDONNANCE NUMÉRO 2015-26-205, permettant le bruit d'appareils sonores diffusant à l'extérieur, relative à l'événement « Animations du projet K-Ravane », qui aura heu sur le site du parc Beaubien les 9, 23 et 30 juillet et le 6 août 2015 entre 17 h et 21 h, en vertu du Règlement sur le faru/f (R.R.V.M., chapitre B-3, article 20).Toute personne intéressée peut consulter ces ordonnances au bureau Accès Montréal situé au 5650, rue D'Iberville, 3\u201c étage, en la Ville de Montréal, du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h.Fait à Montréal, ce 9 juillet 2015 Arnaud Saint-Laurent Secrétaire d'arrondissement substitut LOI SUR LA FAILLITE ET L\u2019INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE .YVES BEAUDRY, demeurant au 886, me A.Fauteux, dans la ville de Boucherville et la province de Québec, J4B 6V7.Avis est par les présentes donné que le failli est réputé avoir déposé une cession le 23' jour d\u2019avril 2015, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 14' jour de juillet 2015 à 14h00, au bureau du syndic situé au 249, rue St-Jacques, 2' étage, Montréal, (Québec).Nagi Haddad, M.Sc, CIRP, Responsable de l'actif ai Boudreau Haddad inc.249, rue Saint-Jacques, 2' étage Montréal (Québec) H2Y 1M6 Tél.: (514) 849-2100 Fax : (514) 849-9292 ¦T QTJiIG HUISSIERS DE JUSTICE 760-22-009146-146, COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c 9238-2506 QUÉBEC INC déf Vente par huissier le 21 juillet 2015 à lOHOO au 2630 rang St-Antoine, Vaudreuil-Dorion (Québec) 1 remorque, tracteur à gazon, bétonneuse, etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHÈQUE VISÉ, S Trudel QTMG, Huissiers de justice (514-257-8000) operationenfantsolell.ca AVIS LEGAL PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE RICHELIEU COUR DU QUÉBEC NO 765-22-002293-142 GROUPE CISA INC Partie demanderesse LES CONSTRUCTIONS A.F.S.INC.Partie Défenderesse Soyez avisé que le 20ième jour de juillet 2015 à 13 00 heures, au 679 Du Mimosa, St-Amable, district de Richelieu, Oc, seront vendus sous autorité de justice les biens saisis de la partie défenderesse soit -1 véhicule Pick-up de marque Ford Ranger 6 cyl de l'année 2007 LE toJt sera vendu suivant LA LOI, CONDITIONS: Argent comptant, chèque visé fait à l'ordre de: Etude Steve Pinard huissier de justice en fidéicommis So-rel-Tracy, le 7 juillet 2015 STEVE PINARD H.J.Q.290 Boul.Fiset, Sorel-Tracy, Qc., J3P 3R1 Tél.(450)\t561-1085, Téléc.(450) 561-1087 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE)No 505-02-028178-089 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse GUY SCHNEIDER Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 21/07/2015 à 10 00 AU 99, CALIXA LAVALLEE VERCHERES District de RICHELIEU seront vendus par autorité de justice les biens et effets de GUY SCHNEIDER saisis en cette cause soit BATEAU PRINCE-CRAFT JON BOAT ET MOTEUR HORS-BORD MERCURY 25 ELH4S AVEC REMORQUE 1 ESSIEU CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE ERIC MOREL HUISSIER DE L'ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5TEL 450-491-7575.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Roger BAS-TIEN, en son vivant domicilié au 5805 rang Bas Saint-François, Laval, Québec, H7E 4P2, est décédée à Montréal, le dix-huit (18) février deux mille quinze (2015) Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au 5805 rang Bas-Saint-François, Laval, Québec, H7E 4P2 Donné ce trente (30) juin deux mille quinze (2015) Denis BASTIEN, liquidateur A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 9 JUILLET 2015 EDITORIAL D Jean-Robert Sansfaçon LIBRE-ECHANGE Le pot au lait Les producteurs de lait, de volaille et d\u2019œufs canadiens sont sur un pied de guerre.Jamais dans l\u2019histoire récente du commerce international leur système de gestion de l\u2019offre limitant la concurrence n\u2019a été autant menacé.epuis que le Congrès américain a adopté, la semaine dernière, la procédure accélérée \u2014 dite de fast-track \u2014 permettant au président de ne lui présenter que le résultat final des négociations de traités commerciaux pour leur approbation, la conclusion rapide d\u2019un accord de libre-échange entre douze des pays de la zone du Pacifique apparaît de plus en plus probable.Comme c\u2019est souvent le cas en pareilles circonstances, les négociations en cours pour la signature de ce Partenariat transpacifique qui inclut les Etats-Unis, le Japon, l\u2019Australie et le Canada, mais exclut la Chine, trouvent peu d\u2019échos dans la population.Pour cause, puisqu\u2019elles ont lieu à huis clos et que seuls les grands groupes d\u2019affaires semblent consultés.Au Canada, le premier ministre Harper rêve d\u2019ajouter cette médaille à son tableau de chasse commercial avant les élections d\u2019octobre.Mais pour cela, il lui faudra résoudre la quadrature du cercle, puisqu\u2019il a promis de laisser intact le système de gestion de l\u2019offre qui garde les producteurs de lait et de volaille à l\u2019abri de la concurrence étrangère depuis une cinquantaine d\u2019années.Or, la plupart des pays autour de la table exigent du Canada qu\u2019il ouvre ses frontières à la concurrence en matière agricole et qu\u2019il abolisse les tarifs douaniers qui peuvent atteindre 300% sur le ^ ^ lait importé.Déjà, le Canada a accepté de faire entrer beaucoup plus de fromage européen dans le cadre de l\u2019accord de libre-échange avec l\u2019Union européenne.Mais cette fois, on lui demande beaucoup plus.Au Canada, l\u2019industrie laitière compte pour 20% des revenus agricoles totaux, un chiffre qui grimpe à 43% au Québec selon les associations de producteurs.Ceux-ci plaident que le climat difficile et la priorité accordée à la ferme familiale exigent qu\u2019on maintienne un système de contrôle centralisé des quantités et des prix du lait, du poulet et des œufs.À cause de ce régime, aucun nouveau producteur ne peut intégrer le marché sans devoir acheter un quota de production qui peut facilement dépasser le million de dollars.Ce qui constitue une barrière à l\u2019entrée de plus en plus difficile à justifier dans un pays qui compte sur la concurrence et le commerce extérieur pour sa croissance.Du protectionnisme pur qui place l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) en contradiction avec elle-même.Car c\u2019est la même UPA et ses pendants canadiens qui revendiquent l\u2019ouverture des marchés étrangers au porc, au bœuf et aux produits de la forêt d\u2019ici.Ce qui s\u2019appelle parler des deux côtés de la bouche en même temps.Quant à la défense de la ferme familiale, il faut voir que la gestion de l\u2019offre n\u2019a pas empêché la disparition de dizaines de milliers de fermes laitières au pays, un phénomène de concentration qui se poursuit rondement et qui permet d\u2019affirmer que cette industrie est mûre pour sortir de ses frontières.Jusqu\u2019à ce jour, tous les politiciens québécois et canadiens se sont engagés à protéger la gestion de l\u2019offre, mais les pressions sont de plus en plus fortes pour qu\u2019on ouvre le marché.Cela dit, le Québec ne doit pas être naif: si l\u2019accord de libre-échange avec l\u2019Europe peut générer des retombées positives sur nos exportations, cela est moins évident dans le cas d\u2019un accord avec les pays du Pacifique.L\u2019industrie agricole québécoise doit évoluer et il est temps qu\u2019elle entreprenne sa transition du système des quotas et de la gestion centralisée vers une plus grande ouverture à la concurrence locale et étrangère.Cela exigera des fonds publics considérables en guise de dédommagement pour la perte de valeur des quotas de production, mais c\u2019est le prix à payer pour une plus grande efficacité de cette industrie à long terme.Cela dit, avant de céder un pouce de terrain dans le cadre des négociations en cours avec les pays du Pacifique, il faut être certain que cette participation du Canada ne profitera pas seulement aux provinces de l\u2019Quest, comme c\u2019est le cas pour le pétrole et le gaz.Commercer, c\u2019est échanger, et pour l\u2019instant, le Canada ne nous offre rien en échange de concessions dans le secteur laitier.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LETTRES Ne touchez pas à la SAQ Laissez le renard entrer ne serait-ce qu\u2019une griffe dans le poulailler, et c\u2019est la meute qui fjnira par tout dévaster.La SAQ permet à l\u2019État d\u2019engranger de bons revenus et de créer de bons emplois, de bons salaires, n\u2019en déplaise q tous les Lucien Bouchard de ce monde.A titre de rappel, l\u2019avocat Bouchard pourfendait les travailleurs de la SAQ lors du dernier conflit de travail, les méprisant allègement.En passant.Pour revenir à nos renards, bien entendu l\u2019entreprise privée bave devant une telle manne.Tant qu\u2019à faire dans la métaphore animale, ne jouons pas à l\u2019autruche.Entreprise privée signifie salaire le plus bas possible, avantages sociaux réduits à rien, course aux profits comme obsession pathologique.Qn ne construit pas une société saine en «scrappant» ses fleurons comme la SAQ et Hydro-Québec.Bien entendu, quand on réfléchit comme un banquier d\u2019affaires.Martin Richard Montréal, le 8 juillet 2015 Œuvres d\u2019art, opinion publique et politiciens Le provincialisme québécois est de nouveau à l\u2019honneur.Les habitants de Québec n\u2019ayant jamais aimé la sculpture Dialogue avec l\u2019histoire, de Raynaud, et Agora, de Charles Daudelin, étant devenu un repaire pour drogués montréalais, les maires de Québec et de Montréal ont décidé, après des années de négligence, que ces œuvres étaient dans un tel état de dégradation qu\u2019elles devaient être démolies (Raynaud) ou ne pouvaient être conservées intégralement (Daudelin).Bien entendu, seules des voix provenant des milieux artistiques ont manifesté leur opposition à ces gestes d\u2019irrespect à l\u2019endroit d\u2019œuvres d\u2019art et d\u2019artistes.L\u2019opinion publique, disons-le, ne s\u2019en est pas ému outre mesure, donnant ainsi le feu vert à nos deux maires férus de culture.Cela me fait penser au sort réservé pendant longtemps à l\u2019œuvre d\u2019un des plus grands sculpteurs du XX® siècle, Alexander Calder, sur le site de l\u2019Expo 67 et au déménagement de La joute de Rio-pelle du Stade olympique au site soi-disant plus prestigieux du centre-ville.Tout cela pour dire que, trop souvent, l\u2019opinion publique dicte les choix artistiques de nos politiciens.Sont-ils des choix plus éclairés pour autant?Louis Garon Québec, le 7juillet 2015 La liberté économique en Grèce Un aspect curieux ressort de,s mésaventures actuelles de la Grèce : l\u2019État grec est faible et laisse la liberté à ses citoyens et ses entreprises de prendre des initiatives privées dans l\u2019absence générale de contrôle réglementaire et en payant le moins possible d\u2019impôt.11 ^\u2019agit, en somme, d\u2019une caricature de l\u2019État mince imaginé par des politiciens en mal de slogans faciles et d\u2019experts autoproclamés et vanté sous les régimes Thatcher et Reagan.En fait, la situation ne profite, de façon prévisible, qu\u2019aux individus et entreprises déjà les plus prospères.La richesse de certains armateurs grecs en est l\u2019illustration.11 est étrange de voir s\u2019acharner sur la Grèce ceux qui prônent la liberté économique qui y règne.Charles de Mestral Montréal, le 7juillet 2015 L\u2019affichage bilingue des banques Au cours des derniers mois, nous assistons à la bilinguisation de plus en plus évidente de l\u2019affichage à l\u2019intérieur (Jes banques dans la région de Montréal.A la Banque Nationale, entre autres, on profite des nouveaux écrans électroniques poin afficher en anglais et en français.Au début, cette pratique se faisait avec une prépondérance du français, mais de plus en plus cet affichage se fait dans les deux langues.Que les banques donnent des services, en anglais, à ceux qui le demandent, il n\u2019y a pas de problème à cela au Québec ; mais qu\u2019on bilinguise l\u2019affichage de telle façon m\u2019apparaît comme un recul notable et surtout un danger important.Si la publicité se fait aujourd\u2019hui à la banque dans les deux langues, qui nous dit que demain nous la verrons de plus en plus apparaître dans les endroits publics ?C\u2019est l\u2019image du Québec français qui est ici attaqué.Ce qui paraîtrait ici encore plus désolant, ce serait le peu de réactions des francophones face au changement de l\u2019affichage français et à 1^ bilinguisation progressive du Québec.A chacun, le droit de se plaindre et d\u2019exiger le respect du visage français au Québec.Louis Guénette Laval, le 7juillet 2015 LIBRE OPINION Square Viger : pourquoi Coderre erre RAPHAEL FISCHLER Membre émérite de l\u2019Ordre des urbanistes du Québec, professeur agrégé et directeur de l\u2019Ecole d\u2019urbanisme à l\u2019Université McGill Le sort du square Viger semble scellé : malgré les protestations et les demandes de consultation, la Ville détruira VAgora de Charles Daudelin.« Ça fait 30 ans que ça dure.Alors, à un moment donné, il faut que ça se fasse», a déclaré le maire Coderre.Ce qui dure depuis 30 ans mais qui est justement en train de changer, c\u2019est l\u2019état pitoyable de l\u2019environnement urbain dans lequel le square Viger se trouvait.Cela faisait 30 ans que le square existait dans un no man\u2019s land propice aux activités illicites.La construction récente du Centre de recherche du CHUM, la prochaine ouverture du nouvel hôpital du CHUM et la future rénovation de l\u2019ancienne gare Viger changent la donne entièrement: quoique la Ville fasse, le square Viger ne restera pas un lieu de rassemblement pour les marginaux du coin et deviendra un lieu public actif, que les travailleurs et visiteurs du CHUM, les usagers de la nouvelle gare Viger, les touristes et autres s\u2019approprieront.Dans ce contexte, il est tout à fait inutile de dépenser 28 millions de dollars pour détruire et réaménager entièrement la partie ouest du square Viger, Agora conçue par Charles Daudelin.11 est sans doute nécessaire d\u2019en améliorer l\u2019aménagement, d\u2019en corriger certaines erreurs, de l\u2019adapter aux besoins de divers utilisateurs (dont ceux en fauteuil roulant), de réparer ce qui a mal résisté au temps, de remettre Mastodo \u2014 la statue-fontaine cinétique de Daudelin \u2014 en état de marche.Les changements à faire peuvent être plutôt mineurs ou plutôt majeurs, selon l\u2019ambition des décideurs, leur antipathie envers l\u2019œuvre de Charles Daudelin et les moyens dont ils disposent, mais il n\u2019y a aucune raison a priori pour que la rénovation passe, comme proposé, par la démolition pure et simple (qui épargnera seulement Mastodo).Même si cette approche radicale était retenue, encore faudrait-il que le nouveau projet de square soit de qualité.Qn pardonne mieux un geste brusque s\u2019il mène à un bon résultat; on oublie plus rapidement un ancien bâtiment démoli si celui qui le remplace est beau.Qr, le projet que le maire veut imposer aux Montréalais ne mérite pas d\u2019être réalisé.11 remplace une œuvre d\u2019art public ambitieuse par un des- ign sans forme ni caractère, qui ne reflète en rien la vocation d\u2019agora de cet espace.Rappelons que les trois parties du square Viger avaient été agencées selon un programme clair : à l\u2019ouest, une agora, lieu de rassemblements et d\u2019activités publiques; au centre, un jardin, lieu de contemplation; à l\u2019est, un terrain de jeu, lieu de récréation pour les enfants.Le projet que la Ville nous propose (qui peut être vu sur son site Web), ne respecte même pas cette programmation de base.11 se compose d\u2019un espace minéral, au centre duquel trône Mastodo, d\u2019une grande pelouse est-ouest traversée par une allée diagonale et, pour les deux tiers, d\u2019un mélange minéral/végétal dont l\u2019identité et l\u2019utilisation sont des mystères.Mystérieux aussi le rôle que jouent dans le design les grandes structures de béton qui servent à la ventilation du tunnel de l\u2019autoroute Ville-Marie.Hormis l\u2019espace autour de Mastodo, il n\u2019y a rien dans la proposition qui fasse écho, même indirectement, au concept d\u2019agora.Autrement dit, la Ville sait qu\u2019elle veut démolir le square existant, mais elle ne semble pas savoir par quoi elle veut le remplacer.Le maire a pris la décision de dépenser une trentaine de millions pour faire une nouvelle place publique et veut l\u2019inaugurer en 2017, pour célébrer le 375® anniversaire de Montréal, mais il ne nous offre pas de projet qui puisse justifier la dépense et l\u2019empressement.Eace à cet état des choses, il est logique que ceux qui se soucient de l\u2019art public de Montréal, de son patrimoine, de son architecture, de son inbanisme exigent que la Ville fasse une pause et entame un processus de consultation poin l\u2019aider à créer un projet digne du lieu.Ce projet poinrait facilement intégrer des éléments de l\u2019œuvre de Charles Daudelin.Et s\u2019il ne le fait pas de manière directe, par la préservation et la rénovation de structures existantes, au moins poinrait-il le faire de manière indirecte, en nous proposant une agora et non un autre jardin.Le maire Coderre fait preuve de volonté.C\u2019est une vertu qu\u2019on peut saluer chez un élu qui se bat pour sa ville.En revanche, dans ce dossier, il ne fait preuve d\u2019aucune sensibilité historique, urbanistique ou artistique et il semble être fort mal conseillé.S\u2019il veut absolument inaugurer une nouvelle place publique en 2017, il lui reste, à lui et à son administration, quelques mois pour produire un plan de qualité qui respecte le patrimoine de Montréal et qui est digne de son statut de ville de design. LE DEVOIR LE JEUDI 9 JUILLET 2015 A 7 IDEES BLAISE EDWARDS LA PRESSE CANADIENNE René Lévesque, peu avant le déclenchement de la campagne référendaire de 1980.Selon les auteurs, les deux référendums sur l\u2019indépendance du Québec furent de ces «journées qui concentrent en elles 20 années».La Réplique ¦ Souveraineté Si vous êtes fatigué, allez vous coucher ! Le SPQ Libre répond au sociologue Jacques Beauchemin J MARC LAVIOLETTE PIERRE DUBUC Respectivement président et secrétaire du SPQ Libre acques Beauchemin est fatigué, nous apprend Le Devoir du 8 juin.Bien plus, ce serait «le Québec d\u2019aujourd\u2019hui qui est fatigué de se poser la question de son devenir».C\u2019est du moins la thèse qu\u2019il soutient dans son livre La souveraineté en héritage, dont Le Devoir publiait un extrait dans la même édition.Dans cet extrait, Jacques Beau-chemin oppose les valeurs progressistes de la gauche à l\u2019indépendance nationale.Le peuple québécois, incapable de réaliser le «désir d\u2019achèvement national inscrit pourtant en lettres de feu sur l\u2019horizon de notre histoire», aurait mis au point, selon lui, une «stratégie d\u2019évitement» pour s\u2019offrir «l\u2019image rassurante du sujet ouvert, de gauche, féministe, pacifiste et écologiste».Selon Beauchemin, «nos certitudes progressistes et notre tendance générale à nous situer du bon côté des choses ne sont peut-être que la figure inversée de notre ampivalence identitaire».À notre avis, le problème réside plutôt dans le refus des dirigeants souverainistes de porter les aspirations et les revendications progressistes du peuple en montrant que l\u2019indépendance nationale est la condition sine qua non de leur réalisation.Le PQ à droite Le Parti québécois, sous la direction d\u2019André Boisclair et de Pauline Marois, a tourné le dos à la gauche et s\u2019est ancré dans une stratégie inspirée de la droite néolibérale (« Créer de la richesse ») Le déclencheur « \u201cLe Québec d\u2019aujourd\u2019hui est fatigué de se poser la question de son devenir.Les signes de cette fatigue sont partout présents.Peut-être avons-nous épuisé le carburant qui nous aura permis de nous rendre jusque-là où nous sommes, c\u2019est-à-dire à l\u2019orée d\u2019une possible indépendance politique dont nous ne savons plus si nous la voulons vraiment\u201d, écrit Jacques Beauchemin dans La souveraineté en héritage, publié chez Boréal.» \u2014 Marco Portier, «Le soupir d\u2019un souverainiste fatigué».Le Devoir, 8 juin, page A1 dans le but de conquérir l\u2019électorat adéquiste-caquiste.11 en est résulté une désaffection de la base progressiste du parti, qui s\u2019est reflétée par une perte de clientèle au profit de Québec solidaire, mais surtout par l\u2019augmentation du nombre d\u2019abstentionnistes.11 est connu que le Parti québécois gagne quand le taux de participation est élevé et perd quand il est faible.Une éclaircie à gauche, avec l\u2019appui donné au mouvement étudiant, a permis l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste minoritaire.Mais la direction du parti a imposé l\u2019analyse contraire aux faits ! Selon elle, cet appui avait empêché l\u2019obtention d\u2019une majorité! Après quelques mesures progressistes (fermeture de Gentilly, fin de l\u2019exploitation de l\u2019amiante, abolition de l\u2019augmentation des droits de scolarité, etc.), le gouvernement Marois est revenu aux pob-tiques néolibérales, avec le budget Marceau, et à un succédané du projet indépendantiste, la «gouvernance souverainiste».Encore une fois, il y avait la volonté de séduire la clientèle de la CAQ, dont on oublie trop rapidement qu\u2019elle a voté NPD lors des dernières élections fédérales ! Les résultats de la dernière campagne électorale ont, une nouvelle fois, démontré le cul-de-sac de cette stratégie.Plutôt que de désespérer de son peuple, comme Jacques Beauchemin, il faut situer son combat pour l\u2019émancipation nationale dans son contexte historique et mondial.Jacques Beauchemin devrait savoir qu\u2019il ne faut pas mesurer le développement historique à l\u2019étalon de sa propre vie.Karl Marx écrivait que «dans les grands développements historiques, 20 années ne sont pas plus qu\u2019un jour, bien que, par la suite, puissent venir des journées qui concentrent en elles 20 années».Le Québec ne se situe pas en dehors de l\u2019Histoire et il a connu, lui aussi, de ces «journées qui concentrent en elles vingt années».Ce fut le cas lors de la lutte des patriotes de 1837-1838, qui s\u2019inscrivait dans le mouvement des indépendances en Europe et en Amérique latine.Plus près de nous, lors de la Révolution tranquille \u2014 notre participation au grand mouvement de décolonisation et de politiques keynésiennes de l\u2019après-guerre \u2014 il y a également eu de ces «journées qui concentrent en elles 20 années».Mentionnons le 22 juin 1960, le 15 novembre 1976, le 20 mai 1980 et le 30 octobre 1995.r L\u2019exemple de l\u2019Ecosse Aujourd\u2019hui, nous assistons à une résurgence des mouvements nationaux dans les pays industrialisés avec l\u2019Ecosse et la Catalogne.Des dirigeants péquistes ont célébré l\u2019extraordinaire campagne menée par les nationabstes écossais.Ils en ont tiré, avec raison, la leçon qu\u2019il fallait préparer un solide argumentaire en faveur de l\u2019indépendance.(Ce que M\u201c® Marois avait refusé de faire, en faisant battre une résolution dans ce sens de Lisette La-pointe) .Mais ces mêmes dirigeants semblent faire peu de cas du fait que le succès des nationalistes écossais tient à une campagne menée résolument à gauche.Dans les prochains mois, deux luttes importantes seront à l\u2019ordre du jour.Deux luttes où le Québec s\u2019inscrit à nouveau dans un mouvement plus large, un mouvement mondial.La première est la lutte contre les inégalités sociales, avec le Eront commun du secteur public comme figure de proue.La deuxième est la lutte pour la survie de la planète, où le Québec peut apporter une contribution inestimable en refusant de devenir le lieu de passage par oléoducs, trains et bateaux du pétrole sale de l\u2019Alberta.Là encore, comme dans les luttes précédentes, la victoire n\u2019est pas assurée.Elle dépend de plusieurs facteurs, dont le rapport de forces à l\u2019échelle nord-américaine et mondiale.Mais elle dépend aussi et surtout de notre mobilisation et de l\u2019habileté politique de nos leaders, qui devront montrer que la seule véritable issue aux mobilisations populaires est l\u2019indépendance nationale.Aux fatigués, nous dédions ces paroles de Bertolt Brecht: «Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu!» Tout en rappelant, comme le disait avec humour Brecht, que la solution de rechange est de «dissoudre le peuple » ! BARREAU Une nouvelle gouvernance déficiente JULIE LATOUR Avocate, ancienne bâtonnière du Barreau de Montréal (2006-2007) es récents événements qui secouent le Barreau sur la place publique et l\u2019inaptitude manifeste des nouveaux membres de son conseil d\u2019administration à agir dans le respect du droit soulèvent des questions quant au bien-fondé de sa nouvelle gouvernance, adoptée à toute vapeur en décembre 2014 via le projet de loi 17.Les lacunes les plus évidentes de la nouvelle gouvernance se retrouvent sur le plan de la représentativité des membres du conseil d\u2019administration, qui n\u2019agissent maintenant que pour eux-mêmes, d\u2019où, en l\u2019instance, leur précipitation douteuse.Dans les décennies qui ont précédé, le Barreau du Québec était caractérisé par une représentativité avec de réels ancrages à travers toutes les régions du Québec, par les conseils de sections.Ce modèle était source de cohésion et apportait représentativité et légitimité aux instances du Barreau.À titre d\u2019exemple, le Comité exécutif était de facto composé des bâtonniers des villes de Montréal et de Québec (et de représentants de l\u2019Association des avocats et avocates de province), tandis que le Conseil général comprenait les bâtonniers des 15 sections du Québec et plusieurs membres des conseils de Montréal et de Québec, vu leurs effectifs nombreux au Barreau.Ces bâtonniers étaient délégués par leur conseil de section respectif, qu\u2019ils présidaient et à qui ils étaient redevables.De ce fait, il y avait des consultations élargies au sein des conseils de section avant la tenue des réunions des instances du Barreau du Québec et l\u2019ordre du jour des enjeux à débattre était connu à l\u2019avance.Qr, sous prétexte de favoriser !\u2019« indépendance » des membres du conseil d\u2019administration, voilà que la nouvelle gouvernance du PL 17 rompt avec les attaches passées aux conseils locaux et voudrait que le Barreau soit dirigé comme une entreprise privée, ce qu\u2019il n\u2019est pas, car il s\u2019agit d\u2019un ordre professionnel qui joue un rôle sociétal.Représentativité limitée Mais il y a plus.Voilà que seul le poste de bâtonnier du Québec est maintenant soumis au vote universel des 25 000 membres, tandis que les membres du conseil d\u2019administration ne sont élus que par un vote sectoriel de certaines régions.Dans l\u2019état actuel des choses, certains membres du CA ne sont soumis qu\u2019au suffrage d\u2019un bassin limité de membres (par exemple 1010 membres du Barreau) versus la bâtonnière avec un bassin de 25 000 membres.Ceci étant, l\u2019un des vice-présidents actuels du Barreau fut élu avec 670 voix, alors que la bâtonnière Lu Chan Khuong en a reçu 6539.Au-delà du caractère ultra vires de la décision, peut-on parler de légitimé réelle pour suspendre cette dernière de façon unilatérale?Autre élément qui donne l\u2019impression que le Barreau sera mené comme un club privé : voilà que, pour la première fois, le candidat au poste de bâtonnier du Québec devra avoir été membre du conseil d\u2019administration du Barreau pendant au moins une année, condition inexistante dans le passé, alors que tout membre du Barreau pouvait se présenter à la vice-présidence qui menait alors au bâtonnat.Au moment d\u2019annoncer cette nouvelle gouvernance, en novembre 2014, le bâtonnier Bernard Synnott déclarait: «Je crois fermement que ces caractéristiques permettront de donner à l\u2019Ordre une meilleure cohérence institutionnelle et une structure plus agile, en plus d\u2019accroître la confiance des citoyens dans le système professionnel.» À la lumière des récents agissements intempestifs des membres du conseil d\u2019administration à l\u2019endroit de la bâtonnière du Québec, force est de constater que c\u2019est l\u2019inverse qui semble se produire.De par le passé, avant de poser un geste aussi lourd de conséquences que celui de suspendre unilatéralement la plus haute dirigeante de l\u2019Qr-dre, les membres du comité exécutif auraient consulté leur conseil de sections et agi avec moins de précipitation.Pour citer Euripide : «La précipitation ne comporte pas la justice.», y compris dans l\u2019adoption d\u2019une nouvelle gouvernance, lî y a là matière à réflexion pour l\u2019avenir du Barreau.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.