Le devoir, 15 mai 2015, Cahier A
[" Transport: les Centres de jour de moins en moins accessibles Page A 3 Recherche: le Fonds Québec Nature et technologies est forcé de couper Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V I N\u201c 1 0 7 LE DEVOIR, LE VENDREDI 15 MAI 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ Cour suprême Omar Khadr est un jeune contrevenant Encore une fois, le plus haut tribunal du pays rejette les arguments du gouvernement Harper PHILIPPE ORFALI MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Troisième procès, troisième revers pour le gouvernement Harper face à Omar Khadr.La Cour suprême du Canada a rejeté une fois de plus les arguments des conservateurs et donné raison à l\u2019ex-enfant-soldat, jeudi.Un jugement rendu en l\u2019espace d\u2019une demi-heure à peine, à la surprise générale.Le gouvernement fédéral a eu tort de croire qu\u2019il pouvait traiter Omar Khadr comme un adulte alors qu\u2019il n\u2019avait que L5 ans au moment des crimes qui lui sont reprochés, ont tranché les neuf juges de la Cour suprême dans une décision unanime.La peine de huit ans imposée à M.Khadr par un tribunal militaire américain, pour crime de guerre, était donc bel et bien une peine pour adolescent.Les magistrats prennent généralement de nombreuses semaines, voire des mois avant de faire connaître leurs conclusions.Dans un geste exceptionnel, ils ont toutefois rendu leur décision sur le banc, au terme d\u2019une audience de deux heures, quelques instants après avoir entendu les arguments des avocats de M.Khadr.Un geste qui laisse entendre que la thèse avancée par le gouvernement Harper était mince au point de ne pas nécessiter davantage d\u2019analyse.Une ou cinq peines ?Détenu pendant huit ans à Guantanamo avant de plaider coupable à cinq infractions, dont celles de meurtre au premier degré, M.Khadr a été condamné à huit ans de prisop, la première année devant être purgée aux Etats-Unis.Après cette première année, M.Khadr a demandé à être transféré au Canada, son pays d\u2019origine.Au moment du transfert, les fonctionnaires de Service correctionnel canadien ont interprété sa VOIR PAGE A 10 : KHADR Lire aussi > Harcèiement judiciaire.Une chronique spéciale de Manon Cornellier.Page A 10 IAujourd\u2019hui r Zeitgeist > Uenfer, c\u2019est nous autres.Il faut avoir vu un de ses twitts maladroits exploser en feu d\u2019artifice pour comprendre à quel point le lynchage public est un engin de guerre puissant.Page B10 Économie > Bombardier supprime 1000 postes à Montréai.Plus de 700 autres sont aussi coupés à Toronto et Belfast.Page A 6 Cuiture > La iittérature québécoise sembie trouver son éian en France.De nouvelles voix séduisent les Français.Page B 4 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.B7 B6 A4 A4 B6 B8 Abandonnés en mer CHRISTOPHE ARCHAMBAULT AGENCE ERANCE-PRESSE Des miiiiers de migrants de Birmanie et du Bangiadesh étaient jeudi en perdition en mer d\u2019Andaman, en Asie du Sud-Est.Les gouvernements de la région continuent de repousser les bateaux, ignorant les appels à cesser ce jeu de ping-pong humain.Un hélicoptère thaïlandais a largué jeudi des vivres près de ce bateau rempli de 300 migrants affamés.Page B 9 Accès à l\u2019information Ottawa efface un délit par une loi rétroactive HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement conservateur est au pouvoir et il entend se servir de ce pouvoir pour se protéger.Ottawa fera en effet adopter une loi rétroactive qui lui évitera une poursuite judiciaire pour avoir, dans le passé, failli à ses obligations légales en matière d\u2019accès à l\u2019information.L\u2019histoire est en lien avec le registre des armes d\u2019épaule, maintenant disparu.En 2012, neuf jours avant l\u2019adoption du projet de loi autorisant la destruction du registre, le militant Bill Clennett fait une demande d\u2019accès à l\u2019information pour obtenir toutes les données qu\u2019il contient.M.Clennett obtiendra une réponse (plus de 8 millions de lignes de données comportant chacune 16 colonnes), mais il soupçonne qu\u2019elle est incomplète.Il dépose une plainte au Commissariat à l\u2019information qui, après enquête, tranche en sa faveur.Dans le registre, chaque ligne de renseignement contenait plutôt 64 colonnes.Mais il est trop tard : la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a détruit les données entre-temps.La commissaire conclut que la GRC a failli à son obligation légale, car elle savait qu\u2019une enquête était en cours et la Loi l\u2019oblige à conserver les données jusqu\u2019à la fin de celle-ci.Aussi, la commissaire demande au procureur général de déposer des accusations criminelles.En vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, il est interdit de «détruire» ou de «cacher» un document «dans l\u2019intention d\u2019entraver le droit d\u2019accès prévu ».Une condamnation entraîne jusqu\u2019à deux ans de prison ou une amende de LO 000$.Le gouvernement conservateur a donc inséré VOIR PAGE A 10 : DÉLIT Lire aussi > Jamais repentant.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 8 Le Devoir à Cannes Mod Max : tourner sous la colère des dieux ODILE TREMBLAY Il semblait ému, l\u2019Australien George Miller, de venir présenter son film à Cannes jeudi hors compétition.Son frénétique Mad Max: Fury Road, qui gagnait d\u2019un trait les écrans du monde, venait d\u2019être terminé quelques jours plus tôt.Une course contre la montre dans laquelle Margaret Sixel, sa monteuse et épouse s\u2019était impliquée à cent à l\u2019heure.Dans ce film d\u2019action pure, sommet du genre, avec une musique formidable, en pulsation cardiaque au bord de sa propre fin du monde, le scénario, exsangue, répète ses cascades à qui mieux mieux.Qu\u2019à cela ne tienne.«Il a été écrit comme un grand roman graphique, précise son maître d\u2019œuvre australien.On a très peu de dialogues.Pour moi, un film d\u2019action est une musique visuelle, dans laquelle les mouvements doivent s\u2019enchaîner.Et cette musique est également une arme.» Il est loin le temps où ce médecin de Sidney, hanté par les accidentés de la route du désert, les amputations et les agonies multiformes, concocta avec les moyens du bord un film postapocalyptique dans le désert australien.Un monde en manque d\u2019hy- WARNER BROS ENTERTAINMENT INC./VILLAGE ROADSHOW EILMS C\u2019est sur les routes de Namibie que Furiosa (Charlize Theron, ci-dessus) et Mad Max cherchent le salut L\u2019équipe a en effet dû déménager le tournage après que des pluies diluviennes ont verdi le désert austalien.drocarbures, où l\u2019homme était un loup pour l\u2019homme.Mad Max, avec un jeune acteur débutant à sa proue, Mel Gibson, devint un film culte qui récolta le pactole planétaire.George Miller allait lui donner deux suites, en L982 et 4985.Ein de la trilogie.C\u2019est ici que les Athéniens s\u2019éteignirent.«Je ne rêvais pas au départ d\u2019en faire un autre, puis l\u2019idée a germé, mais si j\u2019avais su que ça prendrait 20 ans avant qu\u2019elle ne se concrétise.», évoque-t-il aujourd\u2019hui.La colère des dieux s\u2019en est mêlée en déversant sur le projet des plaies diverses.Le LL septembre 200i qui fit chuter le cours de la monnaie et VOIR PAGE A 10 : MAD MAX Lire aussi > De «chars» et de méninges.Notre critique Erançois Lévesque a vu Mad Max: Fury Road.Page B 3 77831303446220 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 15 MAI 2015 ACTUALITES FIN DU COURRIER À DOMICILE Les maires se tournent vers les tribunaux JEANNE CORRIVEAU Les villes de la région de Montréal contesteront devant les tribunaux la décision de Postes Canada de mettre fin à la distribution de courrier à domicile.Montréal, Laval, Longueuil et Westmount demanderont le statut d\u2019intervenants dans l\u2019action en justice intentée par le Syndicat des travailleurs des postes.«On pense que la décision de Postes Canada outrepasse les compétences de celle-ci et qu\u2019elle est inconstitutionnelle et inopérante », a expliqué le maire Denis Coderre jeudi.Le plan de compressions causera des préjudices importants aux personnes âgées ou à mobilité réduite, a-t-il dit.Les maires reprochent à Postes Canada d\u2019agir à sa tête sans mener de véritables consultations sur l\u2019installation de boîtes postales communautaires.«En octobre, le conseil municipal a adopté une résolution pour collaborer avec Postes Canada dans le but de minimiser les impacts pour la population, a rappelé le maire de Laval, Marc Demers.Au mois de février, nous avons constaté qu\u2019il n\u2019y avait aucune collaboration, aucune communication.» La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, craint que malgré les promesses de Postes Canada, les municipalités soient contraintes de s\u2019occuper elles-mêmes de l\u2019entretien des boîtes postales et de la sécurité des lieux.Questionné sur la détermination du p.-d.g.de Postes Canada, Deepak Chopra, d\u2019aller de l\u2019avant avec son plan, Denis Coderre a eu des mots durs: «C\u2019est le même gars [payé] à 600 000$ qui disait que ça va faire du bien aux vieux qu\u2019ils sortent dehors.Il est insultant et arrogant.» Les maires comptent aussi demander un moratoire sur l\u2019installation de boîtes postales.Les villes seront représentées par l\u2019avocat M® Marc La-londe, de Bélanger Sauvé, mais )nl I r.i « La décision de Postes Canada outrepasse [ses] compétences Coderre, entouré de piusieurs coiiègues de ia région.JACQUES NADEAU LE DEVOIR >, a iancé ie maire de Montréai, Denis on ignore encore les sommes qui seront requises pour mener cette bataille judiciaire.«C\u2019est minime par rapport aux dommages irréparables que va provoquer le fait d\u2019installer des boîtes postales partout», a tranché M.Coderre.Enjeu électoral?Le député du NPD de Ro-semont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, a salué la décision des maires.La question du courrier à domicile sera un enjeu de la campagne électorale fédérale, a-t-il dit : « On va s\u2019engager à rétablir la livraison du courrier à domicile dans tous les endroits où cela a été perdu depuis décembre 2013.» De son côté, le député libéral d\u2019Ottawa-Sud, David McGuinty, voit dans le plan de Postes Canada une manoeuvre du gouvernement Harper pour privatiser cette société de la Couronne.Si les libéraux LE DEVOIR\t Le journal Le Devoir est présentement à la recherche\t d'un représentant publicitaire dynamique pour son\t service des petites annonces.Relevant de la vice-présidente.\t ventes publicitaires, le candidat recherché doit avoir un intérêt\t marqué pour la vente de publicités et démontrer par son parcours\t sa capacité à atteindre, voire dépasser les objectifs fixés.Il aura\t pour rôle principal le développement de nouvelles clientèles et la\t croissance des revenus.\t DESCRIPTION DE TÂCHES :\t \u2022 Sollicitation de nouvelles clientèles pour les petites annonces\t et les regroupements.\t \u2022 Développement de nouveaux secteurs.\t \u2022 Maintien et développement de la base d\u2019annonceurs habituels.\t FORMATION ET COMPÉTENCES NÉCÉSSAIRES :\t \u2022 Diplôme en commerce, en marketing, en administration ou\t d\u2019un autre domaine connexe.\t \u2022 Expérience minimum de 2 ans dans un environnement de\t ventes publicitaires, idéalement pour un média imprimé.\t \u2022 Excellentes aptitudes en télémarketing.\t \u2022 Connaissance de l\u2019Internet et de la suite Office.\t \u2022 Excellente maîtrise du français, connaissance de l\u2019anglais\t un atout.\t \u2022 Entregent et professionnalisme.\t Le candidat recherché est reconnu pour son habileté et\t sa détermination à atteindre les objectifs de ventes.\t Bon communicateur, il donne un excellent service à\t la clientèle et fait preuve d\u2019autonomie.\t SALAIRE :\t \u2022 Commission seulement, avec avances sur commission.\t \u2022 Gamme complète d\u2019avantages sociaux, comprenant un plan\t d\u2019assurance maladie et un REER collectif.\t \t Toute personne souhaitant présenter sa candidature doit\t le faire par écrit en soumettant son curriculum vitæ avant le\t 22 mai 2015, à clbeliveau(â)ledevoir.com.\t Prière de ne pas téléphoner, nous communiquerons uniquement\t avec les candidats retenus.\t \t Lachine pourrait retirer des boîtes Postes Canada devrait commencer l\u2019installation de boîtes postales communautaires dans l\u2019arrondissement de Lachine au cours des prochains jours.Mais le maire, Claude Dauphin, a indiqué que si l\u2019arrondissement juge que les sites choisis par Postes Canada sont inappropriés, il fera appel à ses employés et aux policiers pour étaient portés au pouvoir en octobre prochain, ils entreprendront une révision complète du plan de Postes Canada, a-t-il promis.Postes Canada assure qu\u2019elle tient compte des commentaires des villes et des citoyens avant d\u2019installer des boîtes postales.Postes Ca- retirer les boîtes postales.«À titre d\u2019exemple.Postes Canada veut installer des boîtes postales sur la rue Victoria, où il y a une voie réservée pour autobus.[.] Les gens vont se stationner là.Ça va créer des accidents monstres», a expliqué M.Dauphin.Lachine avait déjà déclaré n\u2019avoir aucune intention de collaborer avec Postes Canada.nada a ainsi sollicité la collaboration de Montréal pour mener un projet-pilote afin de trouver une solution dans les quartiers centraux, mais la réponse se fait toujours attendre, a indiqué sa porte-parole, Anick Losier.Le Devoir Coderre réticent Le maire de Montréal, Denis Coderre, n\u2019est pas très chaud à l\u2019idée de voir im camp à durée indéterminée être installé au centre-ville de Montréal.C\u2019est le Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (FRA-PRU) qui installera ce camp au centre-ville de Montréal, dans le but de faire pression sur les gouvernements fédéral et provincial pour qu\u2019ils réinvestissent dans le logement social.Le maire Coderre a lancé jeudi qu\u2019il avait bien l\u2019intendon de parler aux partisans de cette idée.11 a aussi rappelé qu\u2019il y avait des règlements à respecter et que chacun ne pouvait agir à sa guise.La Presse eanadienne «JE SOUHAITAIS PARFAIRE MES TECHNIQUES D\u2019ÉCRITURE.LE PROGRAMME DE RÉDACTION M\u2019A CONFORTÉE DANS MON CHOIX D\u2019EN FAIRE UN MÉTIER.» Laetitia Maidonado Certificat de rédaction professionneiie Admission Automne 2015 fep.umontreai.ca 13 y m O DONNEZ - VOUS -PLUS DE t CRÉDITS Il Université fm | Faculté de de Montréal I l\u2019éducation permanente IKEA annonce son retour à Québec.à l\u2019hôtel de Ville ISABELLE PORTER à Québec Le retour partiel d\u2019IKEA dans la capitale a été accueilli en grande pompe jeudi lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019hôtel de ville de Québec.«Toutes les villes dans le monde, toutes les villes importantes en Occident ont chez elles IKEA.Ce n\u2019était pas notre cas et maintenant IKEA arrive.Je pense que ça veut dire beaucoup de choses», a déclaré le maire de Québec, Régis La-beaume, avec à ses côtés le président d\u2019IKEA Canada, Stefan Sjôstrand.Les deux hommes ont d\u2019aillerus répondu aux questions des journalistes dans un décor inspiré des salles d\u2019exposition que la compagnie compte aménager dans son commerce.Ce dernier doit ouvrir ses portes à la fin de 2015.11 ne s\u2019agit pas d\u2019un magasin en tant que tel, mais d\u2019un centre de cueillette pour les gens qui commandent des meubles à distance, notamment.Mais pour M.Labeaume, ce n\u2019est qu\u2019un début.Son équipe, dit-il, travaille avec IKEA «pour qu\u2019elle s\u2019établisse avec un magasin grande surface».Le géant suédois du mobilier a déjà eu un magasin dans la capitale, qui a fermé ses portes en 1996.Depuis, un nombre incalculable de rumeurs ont circulé sur son retour, certains associant même la nostalgie d\u2019IKEA à celle des Nordiques de Québec.Invité à justifier le retour à Québec, le patron d\u2019IKEA a expliqué qu\u2019il n\u2019était pas en poste à l\u2019époque de la fermeture, mais que les gens de Québec étaient des «clients fidèles».Il ne s\u2019agira pas d\u2019un magasin, mais d\u2019un centre de cueillette pour les commandes qui étaient nombreux à faire le voyage jusqu\u2019à Boucherville pour acheter ses produits.Un privilège?Rarement la venue d\u2019une entreprise dans la capitale a-t-elle fait l\u2019objet d\u2019une conférence de pressç officielle à l\u2019hôtel de ville.A un journaliste qui lui demandait pourquoi, le maire a répondu : «Les entreprises qui le demandent, on le fait [.] C\u2019est eux qui l\u2019ont demandé, on était d\u2019accord.En même temps, c\u2019est une annonce qu\u2019on considère comme symbolique.» Pour le maire, le retour d\u2019IKEA témoigne de la bonne santé économique de la ville.Quant à savoir si une telle publicité a pu déranger des concurrents d\u2019IKEA, ce n\u2019est du moins pas le cas d\u2019Ameuble-ments Tanguay.«Ça ne nous dérange pas du tout, a expliqué le président Jacques Tanguay.La Ville travaille très, très fort à amener des entreprises de l\u2019extérieur et peut-être qu\u2019un jour ils vont bénéficier d\u2019un magasin complet.[.] Ça fait longtemps que Lévis et Québec espèrent la venue d\u2019un IKEA.» Le centre qui va s\u2019installer à Québec est en fait un nouveau type de magasin testé actuellement par IKEA dans différentes villes du monde, comme London (Qntario).M.Sjôstrand a expliqué qu\u2019il avait notamment l\u2019avantage de pouvoir être installé rapidement, alors que cela peut prendre des années pour un magasin standard.Le Devoir Lire aussi > Beaux malaises.L\u2019éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 8 DECROCHAGE SCOLAIRE Québec doit prioriser les jeunes filles KARL RETTING-P ARAZELLI Une élève qui décroche est une future mère qui influencera le parcours scolaire de ses enfants, garçons ou filles.Voilà poruquoi la lutte contre le décrochage scolaire des filles doit devenir la pierre angulaire de la stratégie gouvernementale, plaide la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE).Dans une analyse publiée jeudi en collaboration avec l\u2019organisme Relais-femmes, la FAE revient sur une étude qu\u2019elle avait réalisée en 2012 et qui détaillait les causes et les conséquences du décrochage scolaire des Ijlles.Depuis, le ministère de l\u2019Éducation du Québec a reconnu l\u2019importance de la scolarisation des jeunes filles, mais n\u2019a pas adapté son plan d\u2019action, souligne la vice-présidente au secrétariat de la ÉAE et responsable du dossier de la condition des femmes, Joanne Bertrand.«Rien ne se fait de manière spécifique pour le décrochage scolaire des filles.Il y a quelques éléments pour le décrochage des garçons, mais nous, ce qu\u2019on pense, c\u2019est que la clé de voûte concerne celui des filles parce que ça va favoriser la réussite scolaire de tous leurs enfants, peu importe leur sexe», dit-elle.Au Québec, le décrochage scolaire est toujours plus important chez les garçons que chez les filles.Mais les répercussions du décrochage d\u2019une élève sont plus grandes, fait valoir la FAE dans son rapport.Qn sait que le décrochage scolaire des garçons et des filles est grandement lié à la pauvreté et à la sous-scolarisation des mères.Une élève qui renonce aux études se retrouve par ailleurs dans une situation financière généralement plus précaire qu\u2019un décrocheur.Cette élève devenue mère est donc plus susceptible d\u2019avoir des enfants qui seront à leur tour moins scolarisés.Pour s\u2019attaquer au décrochage scolaire des filles, la FAE et Relais-femmes demandent à Qttawa de rétablir le recensement long obligatoire poru faciliter l\u2019élaboration de programmes provinciaux mieux adaptés et souhaitent que Québec analyse les données du décrochage scolaire en s\u2019attardant à la réalité des jeunes filles.«Le gouvernement a produit des statistiques, mais n\u2019a pas fait l\u2019analyse plus pointue pour obtenir le portrait réel», dit M\u201c® Bertrand.Le Devoir iJ ATS 088IER INSECURITE ALIMENTAIRE AU NORD DU 52^ PARALLÈLE Des prix plus élevés et une situation socioéconomique précaire forcent les résidants des communautés du Nord-du-Québec, comme celle de Chisasibi, à se rabattre sur des aliments de moins bonne qualité d\u2019un point de vue nutritionnel.A LIRE DEMAIN UN DOSSIER DE FLORENCE SARA G.FERRARIS.POUR LE TEXTE ET LE CONTEXTE LE DEVOIR LE DEVOIR, LE VENDREDI 15 MAI 2015 A 3 ACTUALITES Migrant ou réfugié?Christian Rioux à Paris Je prends un article au hasard sur le drame des réfugiés.On y interviewe des migrants à Paris qui ont traversé la Méditerranée.Le premier est un Sjn-ien qui a fui son pays à cause de la guerre civile.On apprend qu\u2019il a travaillé quelques mois en Libye et qu\u2019il est passé par l\u2019Italie.Bizarrement, l\u2019homme n\u2019a pas demandé l\u2019asile en Italie et ne compte pas le faire en France.Il attend d\u2019être en Grande-Bretagne.Il rejoindra donc ces sans-abri qui font le pied de grue dans le Nord-Pas-de-Calais en attendant de passer en Angleterre au péril de leur vie.Ces étrangers refusent étrangement de demander l\u2019asile en France, où ils seraient pourtant assurés d\u2019être accueillis.En effet, en France, pratiquement aucun demandeur d\u2019asile ne court le risque d\u2019être expulsé.Même ceux qui ont menti aux autorités ne sont jamais reconduits chez eux.Dans le même article, on interviewe un second «réfugié».Il s\u2019agit bizarrement d\u2019un Marocain.On ne savait pas qu\u2019il existait des réfugiés marocains.Le Maroc n\u2019est peut-être pas une démocratie exemplaire, mais c\u2019est un pays où l\u2019immense majorité de la population vit paisiblement.Le pays connaît un taux de croissance enviable.Il est même une terre d\u2019accueil pour ces autres réfugiés de Côte d\u2019ivoire, du Congo et d\u2019Irak.Il est donc évident que notre « réfugié » marocain est un immigrant économique qui a choisi, comme des centaines de milliers d\u2019autres, de tenter sa chance en France.Ces deux exemples illustrent la confusion qui règne dans ce débat.Tant qu\u2019on n\u2019en clarifiera pas les termes, on n\u2019y comprendra rien.On compare parfois les réfugiés de la Méditerranée aux boat-people des années 1970 qui, fuyant le totabta-risme et la guerre, ont été accueillis de manière exemplaire.Il y a pourtant une différence majeure entre cette époque et la nôtre.C\u2019est l\u2019explosion de l\u2019immigration économique qui provoque des tensions majerues, notamment dans les pays européens.Or, si le statut des réfugiés du Vietnam ne faisait aucun doute, le doute plane souvent sru ceux de la Méditerranée.Tant que tout ne sera pas fait pour lever cette ambiguïté, et rassurer les populations, le devoir de solidarité des Eruopéens demeruera ambigu.Clarifions une chose.À l\u2019égard de réfugiés qui fuient la famine, la guerre civile ou des catastrophes naturelles, le devoir de solidarité doit être total.Il ne doit pas souffrir la moindre hésitation.Face à des réfugiés dont la vie est menacée dans leur pays, il n\u2019est pas question de lésiner sur la générosité.Traiter ces réfugiés de «coquerelles», comme l\u2019a fait le tabloïd britannique The Sun, n\u2019est pas seulement honteux, c\u2019est un déni d\u2019humanité.Mais, il faut aussi clarifier autre chose.Face à l\u2019immigration économique, ce devoir d\u2019assistance et de solidarité n\u2019existe pas.Un migrant économique est quelqu\u2019un qui cherche simplement à améliorer sa situation matérielle.Il ne fiiit ni la famine ni la guerre civile.Sa vie n\u2019est pas en danger.Il faut dans ce cas reconnaître à chaque pays le droit de l\u2019accueillir ou pas, en fonction de ses propres critères.Que des migrants économiques illégaux soient reconduits dans leur pays d\u2019origine, cela n\u2019a rien d\u2019outrageant.Qu\u2019un véritable réfugié le soit, c\u2019est une abomination.Comme l\u2019expliquait récemment dans Le Monde Hubert Védrine, toute politique européenne devra «d\u2019abord prendre la juste mesure du phénomène» et «distinguer entre asile et immigration.» Et l\u2019ancien ministre des Affaires étrangères de conclrue que, pour être généreux, l\u2019asile ne doit pas «être détourné à des fins économiques, sinon il sera rejeté par les opinions».On ne convaincra jamais les peuples européens d\u2019accueillir les réfugiés tant qu\u2019on ne fera pas cette distinction.Dans nombre de pays, les populations ont le sentiment que, sous prétexte d\u2019accueillir des réfugiés, on veut leru faire accepter une politique d\u2019immigration économique dont ils ne veulent pas.Cette confusion est d\u2019ailleurs entretenue par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker lui-même.Mettons de côté le débat complexe sur les mérites de l\u2019immigration.Certains estiment qu\u2019une immigration choisie et contrôlée est avantageuse sur le plan économique.D\u2019autres, tout aussi respectables, pensent qu\u2019elle représente un gain économique à peu près nul et qu\u2019elle peut avoir des effets sociaux négatifs si elle dépasse certains seuils.La question posée aujourd\u2019hui en Europe n\u2019est pas là.Elle est plutôt de savoir si les pays ont encore le droit d\u2019avoir leur propre politique d\u2019immigration.Bref, de faire comme le Canada et d\u2019accepter les immigrants (comme par hasard riches, instruits et jeunes) ou de fermer leurs frontières comme le fait par exemple le Danemark.Trop de bonnes âmes humanitaires refusent de distinguer les réfugiés des migrants économiques et agissent comme si l\u2019accueil de ces derniers était en tout temps et en tout lieu un devoir imposé par on ne sait quel commandement divin.En entretenant cette confusion, on ne fait pas que mépriser les souverainetés nationales.Qn donne du grain à moudre aux populistes qui, eux, ne feront pas de quartiers.Au bout du compte, ce sont les vrais réfugiés qui en paieront le prix.crioux@ledevoir.com ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Les programmes du FRQNT destinés à l\u2019établissement des jeunes chercheurs, au financement des équipes de chercheurs qui planchent sur un projet précis et au soutien des regroupements stratégiques de chercheurs de diverses institutions sont particulièrement touchés.Recherche: des subventions amputées Le Fonds Nature et technologies fait face à un important manque à gagner PAULINE GRAVEL Des chercheurs québécois œuvrant dans des domaines aussi divers que la forêt, les océans, l\u2019agroalimentaire, la médecine vétérinaire, l\u2019optique, les mathématiques et les technologies verront leurs subventions réduites de 20%, ou même complètement abolies.Plusieurs de ces chercheurs qui comptaient sur un financement du Fonds de recherche du Québec Nature et technologies (FRQNT) ont appris la mauvaise nouvelle alors qu\u2019ils s\u2019apprêtaient à embaucher des étudiants pour l\u2019été avec ces subventions.Au lieu de cela, ils devront plutôt mettre à pied de précieux assistants de recherche.Plus précisément, ce sont les programmes du FRQNT destinés à l\u2019établissement des jeunes chercheurs, au financement des équipes de chercheurs qui planchent sur un projet précis, et au soutien des regroupements stratégiques de chercheurs de diverses institutions qui offrent désormais des subventions diminuées de 20%.Qui plus est, certains regroupements stratégiques ne recevront plus un financement de six ans, comme le prévoit le programme, mais une subvention déjà réduite de 50% pendant un an, voire deux ans tout au plus.Par ailleurs, les bourses allouées à des étudiants-chercherus pour effectuer un stage en entreprise disparaissent.«Ces stages ont permis à 46 % de nos étudiants de trouver un emploi dans l\u2019entreprise», souligne avec regret Maryse Lassonde, directrice scientifique du FRQNT.M\u201c® Lassonde explique que «ces réductions, qui ne sont pas imposées de gaîté de cœur», découlent d\u2019un manque à gagner qui remonte à 2012.Cette année-là, le budget annuel de base du FRQNT s\u2019élevait à 35 millions, soit un montant nettement inférieur à celui des deux autres fonds (Santé, et Société et culture).Mais pour compenser ce déséquilibre, le FRQNT bénéficiait de 15 millions supplémentaires provenant de la Stratégie québécoise de la recherche et d\u2019innovation (SQRI), qui allouait des crédits ponctuels pour promouvoir certains projets, comme la mise en place de nouveaux re-groupements stratégiques et la création de bourses pour les stages en entreprise.Adoptés par le gouvernement Charest, la SQRI et son financement corollaire sont toutefois arrivés à échéance en 2013.Après la protestation des chercheurs qui réclamaient la reconduction de ces crédits, dont la disparition mettait à mal certains secteurs de la recherche, le gouvernement Marois avait finalement accordé 7 millions au FRQNT.«La chance dans notre malchance est que notre budget a été majoré à 45 millions au cours des deux dernières années», affirme M\u201c® Lassonde avant de reconnaître que le fonds fait néanmoins face à Les domaines de la forêt, des océans, de l\u2019optique ou des maths sont concernés un important manque à gagner depuis 2013, puisqu\u2019il recevait au total 50 millions en 2012, alors qu\u2019il n\u2019a disposé que de 42 millions en 2013 et 45 millions au cours de 2014 et 2015.«Pour compenser ce manque à gagner et éviter de couper dans nos programmes, nous utilisions les crédits résiduels provenant de la SQRI.Mais nous avons maintenant épuisé ces crédits.Nous avons donc cherché des stratégies pour faire face à la situation», précise-t-elle avant de préciser que les bourses d\u2019excellence qui sont destinées aux étudiants de maîtrise, de doctorat et de postdoctorat ont été épargnées.Steve Charette, chercheur à l\u2019Université Laval, déplore vigoureusement ces coupes, et plus particulièrement le fait qu\u2019elles s\u2019appliquent non seulement aux subventions qui sont attribuées pour la première fois à une équipe, mais également à celles qui avaient déjà été accordées au cours des deux dernières années.«En enlevant 20% sur des sommes qui étaient déjà promises, il y a certains projets qui ne pourront pas être complétés, car nous ne pourrons plus payer les étudiants et le personnel technique ou professionnel qui avait été embauché grâce à ces subventions», dit-il.Il est surpris que les chercheurs aient été avertis de ces coupes à la dernière minute, soit au moment où débute «la session d\u2019été durant laquelle on peut embaucher des étudiants.Il y a probablement des étudiants qui avaient reçu des offres pour faire une maîtrise ou un doctorat et qui se retrouvent avec des chercheurs qui ne peuvent plus les financer.» M.Charette rappelle aussi que «les regroupements stratégiques [qui écopent d\u2019une diminution de 20% dans le meilleur des cas] servent de levier pour aller chercher du financement au fédéral, voire à l\u2019international.Le financement offert par le gouvernement provincial est essentiel pour permettre à nos unités de recherche de s\u2019organiser pour être plus compétitives au niveau national.» Océanographie Selon Philippe ArchambaulL chercheur à l\u2019Institut des sciences de la mer QSMER) à l\u2019Université du Québec à Rimouski, les coupes imposées aux regroupements stratégiques se traduiront notamment par la mise à pied du personnel chargé de l\u2019entretien des appareils d\u2019océanographie, de leur installation en mer et du traitement des données prélevées par ces instruments.Il souligne aussi les dommages que provoqueront les coupes dans les subventions accordées aux jeunes chercheurs qui démarrent leru carrière.«Ces subventions servent de tremplin aux jeunes diplômés au doctorat en leur permettant d\u2019acheter un minimum d\u2019équipement et d\u2019accepter un ou deux étudiants afin de devenir performants rapidement.Ces subventions sont capitales», dit-il.Le Devoir CENTRES DE JOUR La facture de transport explose JESSICA NADEAU Les usagers des centres de jour ont vu leur facture de transport exploser depuis quelques mois, alors que d\u2019autres ont dû se tourner vers le transport municipal ou leurs proches pour les amener à destination, a appris Le Devoir.Les centres de jour offrent des soins aux personnes âgées pour les aider à conserver une certaine mobilité et leur permettre de rester plus longtemps à domicile, en plus d\u2019offrir un répit aux proches aidants.La plupart des établissements de santé, qui gèrent les centres de jour, offrent à leurs usagers un service de transport adapté pour se rendre au centre, et ce, pour quelques dollars par jour.Qr une directive du ministère de la Santé et des Services sociaux a été envoyée l\u2019automne dernier à l\u2019ensemble des établissements du réseau pour les informer qu\u2019en date du 1®\u201c^ janvier 2015, ils devaient augmenter leurs prix à 10$ par jour pour un aller-retour aux centres de jour.Dans certains cas, comme à Laval, on passe de 5$ à 10$, soit une hausse de 100% échelonnée ancien couvent du 1420, I boulevard du Mont-Royal sera vendu par l\u2019Université de Montréal au promoteur immobilier Olivier Leclerc, qui compte y aménager des condominiums.L\u2019offre d\u2019achat a été déposée le 30 mars dernier, et le comité exécutif de l\u2019UdeM l\u2019a entérinée le 1®\"' avril.L\u2019Université n\u2019a pas voulu dévoiler le montant de la vente, car celle-ci n\u2019a pas encore été finalisée.Lors d\u2019un entretien téléphonique, Olivier Leclerc a soutenu qu\u2019il avait jusqu\u2019en décembre pour conclure la transaction.Le promoteur envisage d\u2019aménager 197 condos, mais ce nombre pourrait revu â la baisse, a-t-il précisé.Il compte Le promoteur promet que les éléments patrimoniaux seront protégés construire quelque 360 places de stationnement en souterrain.M.Leclerc assure que les éléments patrimoniaux de l\u2019immeuble, qui se trouve dans l\u2019arrondissement naturel et MOTS CROISES 1\t23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 historique du mont Royal, seront protégés.En vertu de l\u2019entente, l\u2019enveloppe extérieure du bâtiment et la chapelle seront préservées.«L\u2019aspect patrimonial de l\u2019immeuble nous tient à cœur», a indiqué M.Leclerc qui travaillera avec le cabinet d\u2019architectes Lemay et associés.Le projet a été présenté au Comité consultatif d\u2019urbanisme (CCU) de l\u2019arrondissement d\u2019Outremont le 6 mai dernier.D\u2019ici la conclusion de la transaction, l\u2019UdeM lancera un appel d\u2019offres pour que des travaux de démolition et de désamiantage puissent être entrepris.Le Rassemblement pour la sauvegarde du 1420, boulevard du Mont-Royal a accueilli l\u2019annonce de la transaction avec déception.« On continue de penser que c\u2019est la mauvaise solution.Le marché des condos est sursaturé», a indiqué le professeur de philosophie Michel Seymour.Rappelons que le Rassemblement avait âpre-ment contesté devant les tribunaux la précédente tentative de l\u2019UdeM de vendre l\u2019ancien couvent au Groupe Catania.Bien que le groupe citoyen ait mordu la poussière, la vente ne s\u2019est jamais concrétisée.Selon M.Seymour, l\u2019Université aurait dû conserver l\u2019ancien couvent pour y loger des classes.«L\u2019UdeM n\u2019assume pas ses responsabilités patrimoniales en se départant de ce magnifique bâtiment.» Le Devoir HORIZONTALEMENT Récipient.Passionnée Retranchée -Transparaître.Qui vit enfermé -Matière fertilisante d'origine animale.Fournie - Physicien danois.Plante des marécages -Commun.Formules - Stupide.Famille princière d'Italie.Diminué - Âne mâle.Rivière d'Alsace - Très troublé.10.\tDisposition d'un contrat - Observer des cocos.11.\tDerrière le miroir -Métal blanc.12.\tBlesse sauvagement -Donnée par la mère.VERTICALEMENT 3.(Se) régaler -Homogène.Sorties.Progrès - Géniteur.Jeune homme très beau.Rayée - Casque en métal.Orifice - Serré dans un vêtement étriqué.10.\tDécidé - Tuyau.11.\tS'enroule à gauche -Trompée.12.\tRongée - Échéance.Canada\tAuj.\t\tDemain\t\t/ ¦_ Le Monde\t©MétéoMédia 2015 Auj.\tDemain\t\t\t Edmonton\tVar\t19/4\tAve\t11/0\tLondres\tVar\t17/11\tNua\t17/8 Moncton\tSol\t21/10\tVar\t21/9\tLos Angeles\tPlu\t18/12\tSol\t20/14 Saint-Jean\tSol\t17/7\tVar\t16/8\tMexico\tAve\t22/14\tAve\t23/14 Toronto\tPlu\t15/12\tVar\t23/14\tNew York\tSol\t24/16\tOra\t29/20 Vancouver\tSol\t18/13\tVar\t16/13\tParis\tAve\t17/7\tAve\t18/9 Winnipeg\tSol\t17/7\tPlu\t17/-1\tTokyo\tPlu\t25/18\tPlu\t22/17 2.3.Trouver prise - Impose une conduite à tenir.Extraire - Produit sucré élaboré par des pucerons.N'admet pas l'autorité de quelqu'un - Peu consistant.101112 SOLUTION DU DERNIER Sept-lles 16/ Baie-Comeau Saguenay ^18/10 Quebec Trois-Rivieres rbrooke /10 Lever du soleil: 5h24 Coucher du soleil: 20h18 Montreal atineau Montréal Aujourd-h^( 20 NuageuS-aveê percées de soleil.Québec Aujourd-h^J, 20 Ce soir Demain 19/14 Dimanch Plutôt nuageux Averses, pdp 40%.Ensoleille.Ciel variable.Gatineau Aujourd'hui 20 NuageuCavâ percées de soleil.Ce soir\tDemain_____ Dimanche^\tLundi ïï\t[ÏS/ÏF^^g.17/10^)^ 22/9 Plutôt nuageux.Plutôt nuageux.Ciel variable.Lundi nuageux Ce soir Nuageux 1 20/13 4^\t24/14\t\t22/8 Nuageu£avèfe=?\t\t\t percées de\tEnsoleillé.\t\tPossibilité d'or- soleil.\t\t\tages, pdp 70%.Pour que le pique-nîque ne tombe pas à l\u2019eau, accédez en tout temps à la météo.Téléchargez MétéoÉclair sur votre téléphone intelligent.Météo Média PROJET D\u2019AGRANDISSEMENT Un BAPE sans l\u2019appui du Port de Québec MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le ministre de l\u2019Environnement, David Heurtel, s\u2019est retroussé les manches.Une partie de bras de fer constitutionnel se dessine autour du projet d\u2019agrandissement du Port de Québec entre Ottawa et Québec.N\u2019en déplaise â l\u2019Administration portuaire de Québec (APQ), il demandera au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) de démêler les impacts du projet d\u2019agrandissement sur la qualité de l\u2019air et de l\u2019eau, ainsi que de «regarder â fond» les enjeux liés au transport d\u2019hydrocarbures.«L\u2019agrandissement du Port de Québec, c\u2019est un projet [.] majeur, et ça soulève des questions au niveau environnemental», a-t-il insisté lors d\u2019une mêlée de presse.Le gouvernement québécois «prendra les actions qui s\u2019imposent» une fois qu\u2019il aura en main le rapport de l\u2019organisme indépendant \u2014 sans doute assorti d\u2019une série de recommandations.Il aura toutefois du mal â assurer le respect d\u2019éventuelles conditions du ministère de l\u2019Environnement au projet d\u2019agrandissement puisque l\u2019APQ se dit assujetti exclusivement â la législation fédérale.Pas â la Loi sur la qualité de l\u2019environnement?«Non», a répondu la porte-parole de l\u2019APQ, Marie-Andrée Blanchet, dans une entrevue avec Le Devoir.«Ce n\u2019est pas le Port de Québec qui va décider quelle loi s\u2019y applique», a rétorqué M.Heurtel.«Notre position a toujours été la même: les lois du Québec en matière environnementale s\u2019appliquent au projet d\u2019agrandissement [du Port de Québec].» Le ministre exclut â l\u2019heure actuelle de saisir les tribunaux afin de clarifier la portée de la Loi sur la qualité de l\u2019environ-nement.Selon lui, «ce n\u2019est pas productif de passer des années et des années, dépenser de l\u2019argent, pour aller devant les tribunaux».Pourtant, le ministère de l\u2019Environnement est déjà «devant les tribunaux».A l\u2019automne 2012, l\u2019entreprise IMTT-Québec inc.\u2014 derrière un projet d\u2019implantation de réservoirs de produits chimiques et pétroliers \u2014 lui avait signifié qu\u2019elle ne participerait pas aux audiences pu- L\u2019APQ estime être assujettie à la législation fédérale, pas à celle provinciale bliques du BAPE.Elle avait plutôt demandé â la Cour supérieure du Québec de déterminer si le Port de Québec et elle sont soumis â la législation québécoise.L\u2019affaire est toujours pendante.Imbroglio L\u2019APQ a consenti â soumettre le projet d\u2019agrandissement du Port de Québec â des consultations publiques menées conjointement avec le BAPE, a annoncé M.Heurtel en marge du caucus des élus libéraux jeudi avant-midi.« Ce qui est intéressant de souligner, c\u2019est qu\u2019il y a une collaboration avec le Port de Québec.On va travailler ensemble», a-t-il fait valoir.Il n\u2019en est rien, a soutenu l\u2019APQ par voie de communiqué â quelques minutes du début de la période des questions.Le Port de Québec s\u2019est dit «ouvert» â la possibilité que «le ministre, par l\u2019entremise du BAPE, puisse soumettre des questions â l\u2019Administration portuaire de Québec», a expliqué M\u201c® Blanchet.L\u2019APQ a opté pour cette «solution pour éviter de s\u2019empêtrer dans un débat juridictionnel », a-t-elle précisé.Par ailleurs, il n\u2019a été question de confier les rênes des consultations publiques â la fois â des commissaires du BAPE et de l\u2019APQ â aucun moment durant les échanges des derniers jours entre la sous-ministre â l\u2019Environnement, Chrystine Tremblay, et l\u2019APQ, selon des informations à\\x Devoir.A la sortie du Salon bleu, M.Heurtel a dit trouver «très dommage» l\u2019attitude du Port de Québec.Cela dit, «il va y avoir un BAPE» sur le projet d\u2019agrandissement, a-t-il promis.Pacotilles Le Parti québécois craint la mise sur pied d\u2019un «BAPE de pacotilles», qui viserait â apaiser les inquiétudes des électeurs de Jean-Talon en vue de la partielle du 8 juin prochain.«De faire un BAPE, c\u2019est bien beau, mais il faut que le BAPE aille des dents.Il faut que le BAPE joue un rôle déterminant dans la décision qui va être prise», a déclaré le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville.Il presse M.Heurtel de «dire que le projet n\u2019ira pas de l\u2019avant tant qu\u2019il n\u2019y a pas de certificats d\u2019autorisation».Avec Robert Dutrisac Le Devoir Pawluck écope d\u2019une peine avec sursis Une jeune femme reconnue coupable de harcèlement criminel après avoir publié une photo d\u2019un graffiti dépeignant le commandant de la police de Montréal avec une balle dans la tête s\u2019est vu infliger une peine avec sursis, jeudi.Jennifer Pawluck, 22 ans, a été reconnue coupable en avril de harcèlement criminel pour avoir pris un cliché du graffiti et l\u2019avoir publié sur son compte Instagram en 2013.La juge de la Cour du Québec s\u2019est ralliée â une recommandation commune des deux parties d\u2019une peine avec sursis, assortie de 18 mois de probation et de 100 heures de travaux communautaires.La jeune femme ne doit pas faire usage d\u2019Instagram, Lacebook ou Twitter dans la prochaine année, â l\u2019exception de messages privés.Jennifer Pawluck ne pourra pas non plus publier quoi que ce soit concernant la police ou quiconque lié au système judiciaire.Le commandant lan lAfrenière, la voix publique principale du Service de police de la Ville de Montréal â l\u2019occasion d\u2019événements majeurs, a affirmé au procès, en février, que le partage de cette image l\u2019avait ébranlé, avait fait peur â ses enfants et avait forcé sa conjointe â un arrêt de travail.La Presse canadienne Chantier Davie : Québec en a assez de supplier Ottawa, dit Danust Le Québec en a assez de «supplier» Ottawa d\u2019octroyer un contrat au Chantier Davie Canada de Léyis, a pesté le ministre de l\u2019Économie, Jacques Daoust, jeudi.Èn point de presse, le ministre libéral a haussé le ton contre le gouvernement fédéral qui tarde â annoncer ses intentions concernant le renouvellement de ses bateaux de ravitaillement.«Je ne suis pas content, a lancé M.Daoust, d\u2019ordinaire plutôt jovial./\u2019ot parlé personnellement â six ministres fédéraux et j\u2019ai écrit â une septième et je n\u2019ai pas encore de résultat.Je ne suis pas content.» Le chantier maritime lévisien s\u2019apprête â mettre â pied quelque 200 travailleurs, faute de boulot, en raison des tergiversations du gouvernement fédéral de Stephen Harper dans ce dossier.«Les chantiers dans les Maritimes sont remplis, les chantiers de la Colombie-Britannique sont remplis avec les contrats militaires et on est obligé de supplier pour essayer d\u2019obtenir un contrat au Québec», a dénoncé le ministre Daoust.La Presse canadienne LE DEVOIR LE VENDREDI 15 MAI 2015 A 5 ACTUALITES A \u2022r?.\t.COMMISSION SCOLAIRE DU YUKON La Commission scoiaire du Yukon souhaite accueiiiir des enfants dont ies parents n\u2019ont pas étudié en français.Accès aux écoles de langue erançaise Retour à la case départ pour les francophones du Yukon PHILIPPE ORFALI à Ottawa Retour à la case départ pour la communauté francophone du Yukon.Dans une décision unanime jeudi, la Cour suprême a renvoyé au tribunal de première instance un procès sur l\u2019accès aux écoles de langue française du territoire, plus de cinq ans après le début des procédures.Le juge adjoint à la Cour suprême du Yukon, Vital Ouellette, aurait fait preuve de partialité à l\u2019égard des francophones lors des audiences tenues en 2009.Un nouveau procès devra donc être tenu, concluent les sept juges du plus haut tribunal du pays.La Cour ne se prononce pas de front sur des questions importantes pour les communautés francophones d\u2019autres provinces et territoires que le Québec, qui tentent d\u2019arracher davantage de pouvoirs à leurs gouvernements respectifs, notamment au chapitre des admissions dans les écoles.La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) souhaite accueillir des élèves dont les parents n\u2019ont pas eux-mêmes été éduqués dans la langue de Molière, ou encore «Le comportement du juge fait naître une crainte de partialité )) Jugement de la Cour suprême de jeunes arrivants francophones ne détenant pas pour l\u2019instant la citoyenneté canadienne et n\u2019étant donc pas, techniquement, admissibles à l\u2019éducation dans la langue de la minorité en vertu de l\u2019article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.En 2009, le juge Ouellette penchait en leur faveur et forçait Whitehorse à fournir les ressources humaines et financières nécessaires pour permettre à la Commission scolaire francophone du Yukon de répondre à la demande.Mais la Cour d\u2019appel a donné raison au gouvernement territorial, citant notamment des vices de procédure.La Cour suprême a maintenu ce jugement, précisant que «le comportement du juge du procès fait naître une crainte raisonnable de partialité».Même s\u2019ils sont visiblement déçus de la décision du tribunal, les avocats de la CSFY gardent espoir.C\u2019est que, le mois der- nier, la Cour suprême rendait un autre jugement portant sur l\u2019accès aux écoles de la minorité, cette fois à Vancouver.La décision précisait en termes très clairs que les gouvernements doivent fournir aux commissions scolaires francophones les fonds et pouvoirs nécessaires afin d\u2019offrir une éducation réellement équivalente à celle des écoles de la majorité.«Grâce au jugement, le ministre de l\u2019Éducation sait que, si on a à nouveau à se rendre devant les tribunaux, on va gagner cette fois», estime l\u2019avocat du CSFY, M® Roger Lepage.Une entente de gré à gré sur le financement de l\u2019éducation de langue française au Yukon est donc possible, à son avis.La CSFY se dit encouragée par la récente promesse du gouvernement du Yukon de construire une nouvelle école secondaire de langue française à Whitehorse.Le Devoir Visites libres CE DIMANCHE DE 14 H À 16 H \u2022 514 985-3322 \u2022 PETITESANNONCES@LEDEVOIR.COM NOTRE-DAME-DE-GRACE 4396, AV.MADISON Chaleureuse maison rénovée, 4 CAC, grande cour, côté ouest, aucun voisin arrière.Cachet conservé, boiseries, puits de lumière, pl.bois franc.Près avenue Monkland et de tous les services.Impeccable! 679 000 $ - MLS # 27331726 EMMANUELLE LEBEAU 514-922-5215 Courtier immobilier.Via Capitale du Mont-Royal NOTRE-DAME-DE-GRÂCE oM' via capitale du mont-royal 1152 avenue du Mont-Royal est 514.597.2121 www.viacaBitaledurïiontroKal.com 88 RUE MOZART EST Beau grand RDC en copropriété indivise, 1 250 p.c., aire ouverte, 2 grandes chambres, grande cour arrière magnifique, un peu sauvage, sous-sol de presque 6 pieds bétonné.475 000 $ 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afin de déterminer si l\u2019entreprise oeuvre dans l\u2019illégalité.Les infractions aux lois fiscales exposent leurs auteurs à de lourdes amendes et des peines d\u2019emprisonnement.Revenu Québec craint des infractions à l\u2019encontre des lois fiscales La présence d\u2019Uber sur le territoire montréalais \u2014 et dans bien d\u2019autres villes à travers le monde \u2014 est vigoureusement contestée par plusieurs instances.A Montréal, les chauffeurs de taxi s\u2019insurgent contre ce qu\u2019ils estiment être une concurrence déloyale, alors qu\u2019eux doivent débourser des centaines de milliers de dollars pour leur permis, payer des assurances spéciales et répondre à des normes établies par la Ville.Le maire Denis Coderre ainsi que le ministre des Transports, Robert Poëti, ont également fait part de leur opposition aux activités d\u2019Uber, qu\u2019ils qualifient de service de taxi illégal, une op-position qu\u2019a réitérée le maire Coderre jeudi matin alors qu\u2019il participait à un événement public.« Si vous donnez un \u201c lift \u201d et vous recevez de l\u2019argent, ça s\u2019appelle un taxi.Il y a des permis pour ça, il y a des façons de faire.On ne peut pas arriver Gros-Jean comme devant et dire : je suis ici et je fais ce que je veux.à moins qu\u2019ils aient 1,2 milliard de dollars pour acheter l\u2019ensemble des permis», a déclaré le maire, reprenant presque intégralement des propos qu\u2019il a déjà tenus à l\u2019endroit d\u2019Uber.Uber met en lien des propriétaires privés d\u2019automobile qui se mettent en disponibilité avec des clients désireux de se déplacer à moindre coût qu\u2019en taxi.Une porte-parole de la maison-mère, à Toronto, Susie Heath, n\u2019a pas donné d\u2019entrevue.La Presse eanadienne VENDREDI ET SAMEDI 15 ET 16 MAI À LACHAT DE D[ RABAIS SUR m\\ «wT! Mf! La modération a bien meiiieur goût.^Certaines conditions s'appliquent.PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS £ciuc'ra/cool SAO Exclus de cette offre; titulaires de permis, SAQ Dépôt, agences de la SAQ et comptoirs Vin en vrac.L\u2019offre Obtenez 10 % de rabais sur tout à l'achat de 3 bouteilles et plus de votre choix est en vigueur les 15 et 16 mai 2015 seulement et s\u2019applique uniquement à l\u2019achat d\u2019un minimum de 3 produits alcooliques offerts en succursale et dans SAQ COm Les produits vendus en paquets comptent pour un article seulement Exclus de cette offre les formats miniatures de 50 ml et moins, les cartes-cadeaux SAQ, les cartes de dégustation, les bons-cadeaux « Les Oonnaisseurs», les produits commandés par l\u2019entremise du service des commandes privées, les produits en vente dans le catalogue Le Courrier vinicole, ainsi que tout autre article ou produit non alcoolique Le rabais de 10% est calculé sur le prix courant La consigne sur les bières est exclue du montant d\u2019achat donnant droit à l\u2019escompte Achats non cumulatifs Aucune mise de côté n\u2019est acceptée 18 ans ou plus A 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 15 MAI 2015 ECONOMIE k é__ IIKIIH BOMBARDIER AÉRONAUTIQUE i/âtiâCKir BOMBARDIER RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE À Montréal, Bombardier éliminera 1000 postes.MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 15 028,12 +47,40 .+0,3% New York S&P 500 2121,10 , +22,62 +1,1% PETROLE 59,88 0,62 $US 1,0% NASDAQ 5050,80 OR 1225,20 +7,00 $US +0,6% +69,11 +1,4% DOLLAR CANADIEN 83,34 DOW JONES 18 252,24 +191,75 +1,1% 0,22 $US 0,3% 1$US = 1,1999 73,05 Symbole Fermeture Variation ($) (%) (000) LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO S&P TSX\tSPTT15028.12\t\t47.40\t0.32183190\t S&P TX20\tTX20\t603.00\t0.06\t0.01\t71489 S&P TX60\tTX60\t874.82\t3.00\t0.34\t86140 S&P TX60 Cap.\tTX6C\t967.38\t3.32\t0.34\t86140 Cons.de base\tTTCS\t445.70\t7.68\t1.75\t3574 Cons.discré.\tTTCD\t180.31\t2.57\t1.45\t10525 Énergie\tTTEN\t220.57\t-1.89\t-0.85\t43916 Finance\tTTFS\t250.77\t0.54\t0.22\t16934 Aurifère\tTTCD\t170.59\t0.37\t0.22\t66606 Santé\tTTHC\t133.11\t1.37\t1.04\t3091 Tech, de l\u2019info\tTTTK\t51.82\t0.61\t1.19\t5041 Industrie\tTTIN\t186.31\t0.74\t0.40\t17014 Matériaux\tTTMT\t233.89\t1.08\t0.46\t67284 Immobilier\tTTRE\t288.83\t2.38\t0.83\t4383 Télécoms\tTTTS\t126.76\t0.92\t0.73\t2750 Sev.collect.\tTTUT\t227.37\t-0.13\t-0.06\t3743 Métaux/minerals TSX CROISSANCE\tTTMN\t790.54\t5.27\t0.67\t8480 TSX Venture\tJX\t692.00\t1.11\t0.16\t76565 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE\t\t\t\t\t Alim.Couche Tard\tATD.B\t46.75\t1.41\t3.11\t590 Canadian Tire\tCTC.A\t128.11\t1.67\t1.32\t206 Cogeco\tCCA\t64.66\t1.01\t1.59\t47 Corus\tCJR.B\t17.79\t0.02\t0.11\t97 Groupe TVA\tTVA.B\t4.95\t0.01\t0.20\t4 Jean Coutu\tPJC.A\t23.01\t0.40\t1.77\t323 Loblaw\tL\t63.38\t0.59\t0.94\t573 Magna\tMG\t67.36\t0.46\t0.69\t789 Metro\tMRU\t35.67\t1.04\t3.00\t1009 Québécor\tQBR.B\t31.22\t0.22\t0.70\t209 Rona\tRON\t16.43\t0.46\t2.88\t277 Saputo\tSAP\t34.56\t0.00\t0.00\t306 Shaw\tSJ R.B\t26.69\t0.04\t0.15\t652 Shoppers Drug Mart\tSC\t60.83\t0.00\t0.00\t0 Tim Hortons\tTHI\t99.00\t0.00\t0.00\t0 Transat A.T.\tTRZ.B\t7.20\t0.08\t1.10\t44 Yellow Media ÉNERGIE\tY\t19.36\t0.57\t2.86\t92 Cameco\tCCU\t20.6b\t0.08\t0.39\t540 Canadian Natural\tCNQ\t37.80\t0.49\t1.28\t1827 Canadian Oil Sands\tCOS\t11.09\t0.30\t2.63\t1934 Enbridge\tENB\t60.44\t0.60\t0.98\t992 EnCana\tEGA\t16.50\t0.20\t1.23\t1688 Enerplus\tFRF\t12.71\t0.35\t2.68\t892 Pengrowth Energy\tPCF\t3.66\t0.08\t2.14\t963 Pétrolière Impériale\tIMO\t48.83\t0.35\t0.71\t384 Suncor Energy\tSU\t36.30\t0.06\t0.17\t1717 Talisman Energy\tTLM\t9.67\t0.00\t0.00\t0 TransCanada\tTRP\t53.61\t0.12\t0.22\t728 Valener FINANCIÈRES\tVNR\t16.98\t0.29\t1.74\t44 B.CIBC\tCM\t94.62\t0.17\t0.18\t763 B.de Montréal\tBMO\t77.48\t0.14\t0.18\t1031 B.Laurentienne\tLB\t48.11\t0.14\t0.29\t22 B.Nationale\tNA\t49.16\t0.19\t0.39\t510 B.Royale\tRY\t78.88\t0.44\t0.56\t1399 B.Scotia\tBNS\t65.17\t0.08\t0.12\t956 B.TD\tTD\t55.48\t0.14\t0.25\t1679 Brookfield Asset\tBAM.A\t43.69\t0.37\t0.85\t926 Cominar Real\tCUF.UN\t18.58\t0.15\t0.81\t167 Corp.Fin.Power\tPWF\t36.42\t0.34\t0.94\t188 Fin.Manuvie\tMFC\t22.91\t0.01\t0.04\t2422 Fin.Sun Life\tSLF\t40.49\t0.14\t0.34\t1372 Great West Lifeco\tGWO\t36.50\t0.26\t0.72\t362 Industrielle AN.\tlAG\t42.97\t0.22\t0.51\t96 Power Corporation\tPOW\t32.45\t0.24\t0.75\t300 TMX INDUSTRIELLES\tX\t52.94\t0.16\t0.30\t89 Air Canada\tAC\t12.54\t0.10\t0.79\t2196 Bombardier\tBBD.B\t2.68\t0.13\t5.10\t8034 CAF\tCAE\t15.23\t0.19\t1.26\t289 Canadien Pacifique\tCP\t213.95\t0.31\t0.14\t576 Chemin de fer CN\tCNR\t73.57\t0.54\t0.73\t2377 SNC Lavalin\tSNC\t43.78\t0.42\t0.97\t309 Transcontinental\tTCL.A\t18.41\t0.25\t1.34\t119 TransForce\tTFI\t27.71 ENTREPRISES DE MATÉRIAUX\t\t\t0.52\t1.91\t178 Agnum\tAG U\t128.94\t0.60\t0.47\t152 Barrick Gold\tABX\t15.81\t0.03\t0.19\t2301 Goldcorp\tG\t23.49\t0.25\t1.08\t2679 Kinross Gold\tK\t3.03\t0.02\t0.66\t16320 Mmes Agnico Eagle\tAEM\t40.75\t0.08\t0.20\t924 Potash\tPOT\t38.73\t0.14\t0.36\t866 Teck Resources\tTCK.B\t16.74\t0.13\t0.77\t1619 \t\t-0,62\tEURO\t\t \t\t1 EURO\t= 1,3690\t\t Titre\tSymbole\t\tFermeture\tVariation\t\tVoiume \t\t\t($)\t(%)\t(000) SERVICES PUBLICS\t\t\t\t\t Fortis\tFS\t38.34\t0.09\t0.23\t287 TransAlta\tTA\t11.09\t0.05\t0.45\t691 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t BlackBerry\tBB\t12.39\t0.11\t0.90\t1472 CGI\tGIB.A\t51.95\t0.65\t1.27\t660 TÉLÉCOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t BCE\tBCE\t53.24\t0.33\t0.62\t909 Bell Allant\tBA\t31.66\t0.00\t0.00\t0 Rogers\tRCI.B\t42.77\t0.31\t0.73\t795 Telus\tT\t41.54\t0.07\t0.17\t640 FONDS NEGOCIES EN BOURSE\t\t\t\t\t iShares DFX\tXBB\t31.61\t0.03\t0.09\t53 iShares MSCI\tXEM\t28.94\t0.38\t1.33\t7 iShares MSCI EMU\tEZU\t40.67\t0.84\t2.11\t3019 iShares S&P 500\tXSP\t24.56\t0.26\t1.07\t250 iShares S&P/TSX\tXIC\t23.87\t0.10\t0.42\t110 LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t ELEMENT FINANCIAL\tEFN\t18.00\t0.72\t4.17\t3585 ELDORADO GOLD CORP\tELD\t6.20\t0.00\t0.00\t3398 GDI\t18.50\t2.50\t15.63\t3051\t GOLDCORPINC\tG\t23.49\t0.25\t1.08\t2679 HB NYMEX NG BEAR\tHND\t8.79\t0.45\t4.87\t2632 HB NYMEX CL BULL\tHOU\t10.16\t0.09\t0.88\t2532 PACIFIC RUBIALES\tPRE\t6.01\t0.02\t0.33\t2502 MANULIFE FINANCIAL\tMFC\t22.91\t0.01\t0.04\t2422 CANADIAN NATIONAL\tCNR\t73.57\t0.54\t0.73\t2377 BARRICK GOLD CORP\tABX\t15.81\t0.03\t0.19\t2301 LES GAGNANTS EN\t0/ /o\t\t\t\t GDI\t18.50\t2.50\t15.63\t3051\t DHX MEDIA LTD\tDHX.B\t9.40\t0.90\t10.59\t1576 INFORMATION\tISV\t15.39\t1.01\t7.02\t175 AMAYA INC\tAYA\t32.63\t2.04\t6.67\t1285 GILDAN ACTIVEWEAR\tOIL\t39.36\t2.25\t6.06\t1411 SILVER STANDARD\tSSO\t7.83\t0.36\t4.82\t825 INTERFOR CORP\tIFP\t18.42\t0.82\t4.66\t397 STANTEC INC\tSTN\t34.52\t1.53\t4.64\t248 FAIRFAX INDIA\tFIH.U\t12.50\t0.52\t4.34\t101 ELEMENT FINANCIAL\tEFN\t18.00\t0.72\t4.17\t3585 LES PERDANTS EN\t0/ /o\t\t\t\t JUST ENERGY GROUP\tJE\t6.25\t0.42\t6.30\t818 BAYTEX ENERGY CORP\tBTE\t20.32\t1.13\t5.27\t1540 HB NYMEX NG BEAR\tHND\t8.79\t0.45\t4.87\t2632 ENSIGN ENERGY\tESI\t11.31\t0.56\t4.72\t481 SHAWCOR LTD\tSCL\t35.97\t1.74\t4.61\t305 CANYON SERVICES\tFRC\t6.98\t0.32\t4.38\t225 KELT EXPLORATIONS\tKEL\t8.64\t0.37\t4.11\t403 HORIZONS BETAPRO\tHVU\t5.19\t0.22\t4.07\t1196 PAREX RESOURCES\tPXT\t9.88\t0.37\t3.61\t534 CHORUS AVIATION\tCHR.B\t5.89\t0.22\t3.60\t1225 LES GAGNANTS EN\t$\t\t\t\t VALEANT\tVRX\t267.35\t4.01\t1.52\t336 GDI\t18.50\t2.50\t15.63\t3051\t GILDAN ACTIVEWEAR\tOIL\t39.36\t2.25\t6.06\t1411 WESTON GEORGE LTD\tWN\t102.08\t2.17\t2.17\t109 AMAYA INC\tAYA\t32.63\t2.04\t6.67\t1285 CANADIAN TIRE CORP\tCTC.A\t128.11\t1.67\t1.32\t206 STANTEC INC\tSTN\t34.52\t1.53\t4.64\t248 ALIMENTATION\tATD.B\t46.75\t1.41\t3.11\t590 METRO INC\tMRU\t35.67\t1.04\t3.00\t1009 INFORMATION\tISV\t15.39\t1.01\t7.02\t175 LES PERDANTS EN\t$\t\t\t\t SHAWCOR LTD\tSCL\t35.97\t1.74\t4.61\t305 BAYTEX ENERGY CORP\tBTE\t20.32\t1.13\t5.27\t1540 PARAMOUNT RES LTD\tPOU\t30.35\t0.80\t2.57\t213 PRAIRIESKY ROYALTY\tPSK\t32.43\t0.73\t2.20\t398 PEMBINA PIPELINE\tPPL\t40.30\t0.62\t1.52\t503 ENBRIDGE INC\tENB\t60.44\t0.60\t0.98\t992 HUDSONS BAY CO\tHBC\t26.48\t0.59\t2.18\t321 ENSIGN ENERGY\tESI\t11.31\t0.56\t4.72\t481 CANADIAN NATIONAL\tCNR\t73.57\t0.54\t0.73\t2377 VERMILION ENERGY\tVET\t55.07\t0.53\t0.95\t350 E Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com CENTRE D ANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture\tvar.pts\tvar.% IQ30\t2262,90\t+24,61\t+1,10 IQ120\t2245,07\t+20,26\t+0,91 émission\ten ?decisionplus.com LJ LJ\tBoa/^se en dineot 1700 postes s\u2019envolent Les ventes de ses avions d\u2019affaires ne décollant pas, l\u2019avionneur québécois tente de contrôler ses dépenses FRANÇOIS DESJARDINS Pendant que Bombardier invoque la mollesse du marché des avions d\u2019affaires et que le gouvernement Couillard laisse entrevoir une forme d\u2019appui financier, les employés québécois de la division aéronautique se demandent par centaines si, et quand, ils perdront leqr emploi.A compter du mois prochain jusqu\u2019au trimestre de 2016, la société, également aux prises avec le développement coûteux de la famille CSeries, va supprimer 1000 postes à Montréal, 480 à Toronto et 280 à Belfast.Au Québec, le licenciement de ces employés, qui travaillent à l\u2019assemblage des appareils Global 5000 et 6000 \u2014 destinés notamment à des individus fortunés et aux entreprises \u2014, touchera les installations de Saint-Laurent et de D or val.Une semaine après avoir laissé entendre que des mauvaises nouvelles étaient imminentes, l\u2019entreprise a justifié son geste en invoquant «la situation économique actuelle et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l\u2019Amérique latine, la Chine et la Russie, qui affectent le nombre de nouvelles commandes dans l\u2019ensemble de l\u2019industrie».L\u2019autre trame narrative est connue : Bombardier est aux prises avec le développement d\u2019une nouvelle famille d\u2019appareils commerciaux, la CSeries, dont les coûts ont explosé depuis les prévisions initiales et qui a été marqué par des retards importants.Le programme est actuellement évalué à 5,4 milliards, un bond de 60% par rapport à l\u2019évaluation de 2008.Le taux de chômage chez les gens qui œuvrent dans le secteur aérospatial québécois est inférieur à 1 %, a soutenu la présidente d\u2019Aéro Montréal, Suzanne Benoît.«Il ne faut pas dramatiser sur le sort du secteur.Beaucoup de gens vont retrouver du travail.Les pertes d\u2019emploi sont malheureuses pour les familles, mais il y a des chances que le programme redémarre.Dans notre secteur, on livre à temps, il n\u2019y a pas d\u2019inventaire pour des clients éventuels.» Afin de reprendre le contrôle sur ses finances, Bombardier a posé un certain nombre de gestes au cours des derniers mois.Outre la nomination d\u2019un nouveau chef de la direction, Alain Bellemare, l\u2019entreprise a suspendu le versement des diviciendes et émis de nouvelles actions afin de renflouer ses coffres.Elle compte aussi inscrire en Bourse une partie de sa division Transport, qui fabrique des trains et du matériel de transport en commun.Québec réagit «C\u2019est clair que 1000 emplois qui dispar/ais-sent, ça fait très mal», a dit le ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, lors d\u2019un impromptu de presse à Québec.«L\u2019aéronautique, on va continuer de la soutenir.S\u2019il y a lieu de l\u2019appuyer financièrement, on va le faire.Mais avec des financements, parce qu\u2019on n\u2019est pas en mode subventionnaire.Ce que je veux, c\u2019est que la CSeries commence à livrer des avions», a ajouté le ministre.La société SWISS sera la première à mettre le CSlOO en service, au début de 2016.La division des avions d\u2019affaires regroupe environ 11 600 employés et a généré en 2014 des RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Depuis sa nomination comme chef de la direction, Alain Bellemare a posé plusieurs gestes afin de permettre à Bombardier de reprendre le contrôle sur ses finances.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre québécois de l\u2019Economie, Jacques Daoust, n\u2019écarte pas l\u2019idée de venir en aide à l\u2019avionneur québécois, sans qu\u2019il soit question de lui verser une subvention.revenus de 7,2 milliards avec ses lignes d\u2019appareils Learjet, Global et Challenger.Dans les avions commerciaux, les revenus ont atteint 2,7, milliards.A la fin de 2014, Bombardier comptait 34 100 employés dans sa division aéronautique.Ses activités de matériel roulant, regroupées dans la division Bombardier Transport, comptaient environ 39 700 travailleurs, principalement en Europe.«Dans le marché, il y a un besoin pour environ 12 000 avions monocouloirs au cours des dix prochaines années», a dit sur les ondes de Radio-Canada le coordonnateur à l\u2019Association internationale des machinistes, David Chartrand.«J\u2019entrevois l\u2019avenir avec optimisme.Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas une bonne nouvelle, mais en général, au Québec, on est un des trois endroits au monde où on peut assembler un avion de A à Z.» La centrale Unifor, qui représente 1700 employés, a indiqué que des réunions avec la di-reçtion auront lieu la semaine prochaine.A la Bourse de Toronto, l\u2019action de Bombardier a gagné 5%, à 2,68$.Avec Marco Bélair-Cirino Le Devoir L\u2019Est progresse, l\u2019Ouest recule Les prévisions économiques du Conference Board du Canada pointent vers un fort renversement de tendance à travers le pays en matière de croissance, avec l\u2019Ouest en recul et l\u2019Est en progression.Ainsi, après avoir mené le bal durant plusieurs années, les villes de Calgary et Edmonton devraient connaître une récession en 2015 à la suite de l\u2019effondrement du prix du pétrole et celles de Régina et Saskatoon en souffriront également, mais dans une moindre mesure.La seule exception à cette règle, dans l\u2019Ouest, est Vancouver qui, avec une prévision de croissance du PIB de 3,1%, se classe en tête de peloton avec Toronto et Halifax qui affichent des taux similaires.Montréal et Québec sont également sur la relance, avec des prévisions de croissance de 2,6% en 2015 et de 2,7% en 2016 pour les deux villes.La croissance des villes canadiennes en progression s\u2019explique par la faiblesse du dollar canadien et la reprise aux États-Unis, qui vien- nent insuffler un nouvel élan au secteur manu-façturier et à l\u2019exportation.A Montréal, on y ajoute le lancement de grands chantiers d\u2019infrastructure, notamment celui du pont Champlain, de sorte qu\u2019on s\u2019attend au plus fort taux de croissance pour la métropole depuis 2002.Plus finement, le Conference Board prévoit une croissance de 3,7% de la production manufacturière et de 5,3% de l\u2019industrie de la construction.La demande de main-d\u2019œuvre devrait accompagner ces résultats, avec une progression de l\u2019emploi évaluée à 1,2%.Quelques zones d\u2019ombre au tableau, cependant: le secteur du commerce au détail, qui est freiné par des revenus stagnants et un endettement élevé des ménages et les mesures d\u2019austérité qui vont affecter le secteur des services non commerciaux, notamment les écoles publiques et les hôpitaux.La Presse canadienne La Gouvernance au féminin remet ses prix à trois femmes et deux hommes En parallèle au lancement d\u2019un programne de mentorat, la Gouvernance au féminin salue la contribution de cinq personnalités, dont L.Jacques Ménard et Xavier Dolan.Jeudi, lors des célébrations entourant son cinquième anniversaire, cinq prix ont été remis.Monique Jerôme-Lorget a reçu le prix Œuvre de toute une vie.L.Jacques Ménard, président du conseil d\u2019administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier, Québec, a reçu le prix Lui pour Elle, alors que le prix Avancement de la femme est venu saluer la contribution d\u2019Andrée Corri-veau, fondatrice de l\u2019Association des femmes en finance du Québec.Un prix Coup de cœur a été décerné à Xavier Dolan, réalisateur, alors que le prix Relève vient reconnaître le potentiel de Natacha Engel, avocate chez Norton Rose Lulbright.Avec deux des cinq prix remis à des hommes, la Gouvernance au féminin rappelle que «le féminisme de nos jours n\u2019a qu\u2019un seul objectif: faire disparaître toutes les inégalités entre les hommes et les femmes dans toutes les sphères de la société».L\u2019organisme se définit comme un OBNL ayant pour mission de soutenir les femmes dans leur développement de leadership, leur avancement de carrière et leur accession à des sièges à des conseils d\u2019administration.Le Devoir LE DEVOIR, LE VENDREDI 15 MAI 2015 A 7 ECONOMIE SOCIOFINANCEMENT Les entreprises en démarrage ont leurs règles de dispense GERARD BERUBE Six autorités en valeurs mobilières, dont celle au Québec, ont publié jeudi leurs règles de dispense pour les entreprises en démarrage désirant recourir au financement participatif.Les règles, en vigueur jusqu\u2019au 13 mai 2020, concernent la dispense de prospectus pour les entreprises en démarrage souhaitant réunir des capitaux sous forme de sociofi-nancement et la dispense d\u2019inscription à titre de courtier pour les personnes souhaitant exploiter un portail de financement.On prend soin d\u2019ajouter que les courtiers déjà inscrits «peuvent exploiter des portails de financement pour faciliter des placements par financement participatif des entreprises en démarrage à condition de respecter leurs obligations relatives à l\u2019inscription, y compris l\u2019obligation de vérifier la convenance au client».Pour se prévaloir de ces dispenses, l\u2019émetteur doit respecter une série de conditions.Parmi celles s\u2019appliquant au Québec : ¦ l\u2019émetteur place des titres admissibles émis par lui en se servant d\u2019un portail de financement en ligne ; ¦ il place les titres admissibles au moyen d\u2019un document d\u2019offre établi dans la forme prévue et disponible sur le portail de financement en ligne; ¦ le groupe de l\u2019émetteur ne peut réunir un total de plus de 250 000$ par placement ni effectuer plus de deux placements par financement participatif d\u2019une entreprise en démarrage par année civile ; ¦\tpersonne ne peut investir plus de 1500$ par placement; ¦\tle placement peut rester ouvert au maximum 90 jours.L\u2019avis 45-316 stipule aussi que «les titres admissibles font l\u2019objet d\u2019un délai de conservation indéfini et ne peuvent être revendus que sous le régime d\u2019une autre dispense de prospectus, au moyen d\u2019un prospectus ou après un délai de quatre mois suivant le moment où l\u2019émetteur devient émetteur assujetti ».«Nous estimons que le financement participatif est un mode de financement intéressant pour les entreprises en démarrage.Ce régime répond aux besoins et aux enjeux de la microcapitalisation qui sont, de par leur nature, plus locaux, et parfois propres à certains secteurs d\u2019activité.Chaque membre des Autorités canadiennes en valeurs mobilières [ACVM] a ainsi pu considérer les caractéristiques de son propre marché et choisir d\u2019adhérer ou non à ce régime», a déclaré Louis Mo-risset, président des ACVM et p.-d.g.de l\u2019Autorité des marchés financiers.Cet encadrement s\u2019insère au sein du projet de règlement 45-108 sur le financement participatif rendu public en mars 2014.Le Devoir La Financière Power affiche un bénéfice en forte hausse Toronto \u2014 La Corporation Financière Power a affiché jeudi un bénéfice du premier trimestre en hausse de 22% grâce à la croissance du bénéfice d\u2019exploitation de ses trois principales sociétés affiliées.La société de gestion et de portefeuille diversifiée, qui tenait jeudi l\u2019assemblée annuelle de ses actionnaires à Toronto, a fait état d\u2019un bénéfice net de 573 millions, soit 80 C par action, pour le trimestre clos le 31 mars.Ce résultat se compare à un bénéfice de 467 millions, ou 66 C par action, pour la même période l\u2019an dernier.Chacune des trois principales sociétés affiliées de la Financière Power \u2014 incluant Great-West Lifeco et la Financière IGM, dans lesquelles elle détient des participations majoritaires \u2014 ont contribué aux gains du plus récent trimestre.La Financière Power détient aussi une participation de 50% dans Parjointco N.V., qui détient elle-même environ 55,5% de Pargesa Holding SA.Great-West a affiché un bénéfice net de 700 millions, ou 70 C par action, en hausse par rapport à celui de 587 millions, ou 59 C par action, au même trimestre en 2014.Sa contribution au bénéfice d\u2019exploitation de la Financière Power s\u2019est élevée à 493 millions, comparativement à 393 millions un an plus tôt.La Société Financière IGM a pour sa part réalisé un bénéfice net de 200 millions, soit 80 C par action, comparativement à celui de 194 millions.ou 77 C par action, de la même période l\u2019an dernier.Elle a contribué au bénéfice de la Financière Power à hauteur de 119 millions, comparativement à 116 millions l\u2019an dernier.Finalement, la contribution de Pargesa au bénéfice du plus récent trimestre de la Financière Power s\u2019est élevée à 19 millions, une performance qui renverse la perte de 17 millions qu\u2019elle lui avait imposée un an plus tôt.La Financière Power est la principale filiale de Power Corporation du Canada qui, par l\u2019entremise d\u2019autres filiales, détient une participation de 33% dans La Presse canadienne.La Presse eanadienne Valener améliore ses résultats au deuxième trimestre Valener a dévoilé jeudi un bénéfice net de 32,3 millions, soit 89 C par action, au deuxième trimestre, comparativement à 29,1 millions ou 77 C par action l\u2019an dernier.Le bénéfice net récurrent attribuable aux associés de Gaz Métro s\u2019établit à 143,7 millions, en hausse de 11,2 millions ou 8,5% comparativement à la période correspondante de l\u2019exercice précédent.Le bénéfice net de Gaz Métro s\u2019établit à 114,2 millions, en hausse de 4,1 millions.La Presse eanadienne Résultats des tirages du : 2015-05-13 03 16 24 40 41 48 Pfochain gros lot (approx.) ; 7 000 000 $ 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ I 59353711-071 20\t\tnjiM.'im ni OQ\t11 compl.\t\t31 48 49\tcompl.EQtra 3440279 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un échange entre les anciens premiers ministres du Québec Jean Charest (à droite) et Pierre Marc Johnson (à gauche) et l\u2019ancien ambassadeur canadien Raymond Chrétien.Les trois hommes, invités à partager leurs opinions sur les perspectives de développement en Asie, ne se sont pas fait prier pour parler de libre-échange entre le Canada et l\u2019Europe.LIBRE-ÉCHANGE AVEC L\u2019EUROPE « Le temps joue contre nous » Il faut expliquer l\u2019entente aux Européens, dit Jean Charest ; et être prêt à discuter de compromis, ajoute Pierre Marc Johnson ERIC DESROSIERS Le Canada doit être prêt à recevoir de l\u2019Europe des demandes de modification de leur nouveau traité de libre-échange, pense Jean Charest, mais il devrait pour le moment redoubler d\u2019effort dans l\u2019explication et la promotion de l\u2019entente existante.«Je suis préoccupé», a déclaré jeudi au Devoir l\u2019ancien premier ministre québécois à propos de la tournure que prend le débat sur l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l\u2019Union européenne de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique.L\u2019un des principaux initiateurs du projet, Jean Charest perçoit encore pour le moment «un appui assez général» des Européens, mais mâtiné d\u2019un «questionnement sur certaines dispositions de l\u2019entente», notamment sur son fameux mécanisme de règlement des dif fprends entre investisseurs et Etats (RD IF) permettant aux premiers de poursuivre les seconds devant des tribunaux ad hoc d\u2019experts s\u2019ils se sentent lésés.Jean Charest craint que cette contestation ne fasse traîner le processus de ratification de l\u2019entente signée l\u2019automne dernier.«Le temps est un facteur qui joue contre nous.Il peut toujours survenir des imprévus», a-t-il fait valoir en marge d\u2019un petit-déjeuner-bénéfice organisé en faveur de Relations publiques sans frontières, un organisme québécois offrant aux pays en développement l\u2019aide bénévole de professionnels en commimicalion.Pour le moment, la priorité devrait être d\u2019expliquer et de vendre l\u2019AECG aux Européens, dit-il.«Il faut que le Canada fasse un blitz pour aller appuyer l\u2019entente.On ne peut pas tenir pour acquis qu\u2019une fois signé, ça va se faire tout seul.» L\u2019ancien premier ministre croit qu\u2019on ne devrait pas fermer la porte aux Européens s\u2019ils réclament malgré tout des amendements à l\u2019entente, surtout que cette dernière comprend des dispositions permettant de répondre à certaines demandes, comme l\u2019ajout au RDIE d\u2019un mécanisme d\u2019appel.«Ultimement, si on arrive à une autre étape où il faut faire des compromis, on verra à ce moment-là.On n\u2019est pas rendus là.» Le temps est venu, croit Johnson Invité jeudi à la même tribune que Jean Charest, le négociateur pour le Québec à l\u2019AECG, Pierre Marc Johnson, croit pour sa part «qu\u2019au-delà des fignolages juridiques», le temps de discuter de possibles aménagements à l\u2019intérieur de l\u2019AECG est bel et bien arrivé.«Si la Commission européenne arrive avec des propositions qui permettent de bâtir quelque chose autour du texte existant pour répondre à certaines des préoccupations, je pense qu\u2019il faudra que le Canada soit attentif Et je vous dirais qu\u2019on est peut-être rendus à cette étape-là sur le plan des pourparlers», a-t-il déclaré au Devoir.Mais encore faut-il que les Européens conviennent entre eux d\u2019une position commune, dit-il.L\u2019ancien premier ministre péquiste estime à son tour qu\u2019ils ont jusqu\u2019à présent surtout entendu les opposants à l\u2019accord et que «beaucoup de désinformation a été faite».Si une clarification de la situation ne suffit pas, ce sera à «la Commission européenne de faire son boulot, de consulter son monde et, une fois dégagée une possibilité de mandat, je présume que les [représentants des deux parties à l\u2019entente] se remettront à se parler.» Où est le Canada en Asie?Principalement invité, pour sa conférence, à parler des perspectives en Asie, Jean Charest a lancé plusieurs piques à l\u2019égard de la politique économique internationale du Canada.Reprenant à son compte le commentaire d\u2019un expert, il a fait valoir que le repositionnement du cœur de l\u2019économie mondiale vers l\u2019Asie est «l\u2019événement économique le plus important depuis l\u2019invention du capitalisme».Qr, il a fallu une bonne quinzaine d\u2019années au Canada et à la Chine seulement pour en arriver à convenir d\u2019un modeste accord sur l\u2019investissement, déplore-t-il.«C\u2019est beaucoup trop long.Il nous faudrait un accord de libre-échange.» Quant au climat d\u2019investissement au Canada, les Chinois ont retenu de leurs dernières expériences qu\u2019il était devenu plus «hostile» à leur égard.L\u2019ancien premier ministre, aujourd\u2019hui associé à la firme d\u2019avocats McCarthy Tétrault, ne comprend pas non plus pourquoi le Canada a suivi aveuglément la décision de Washington de boycotter la nouvelle banque de développement internationale récemment mise sur pied par la Chine.«On se retrouve aujourd\u2019hui avec seulement trois pays^qui n\u2019en font pas partie: les Etats-Unis, le Japon et le Canada.Le Canada là-dedans n\u2019est nulle part.C\u2019est comme si on avait travaillé très fort pour être le moins pertinent possible.» S\u2019il avait eu plus de temps, Jean Charest aurait aussi voulu parler de l\u2019Inde, avec laquelle le Canada a l\u2019avantage d\u2019avoir en commun la langue anglaise.«On a ensemble un projet de libre-échange, mais je n\u2019ai pas l\u2019impression que ces négociations sont prises très au sérieux.C\u2019est malheureux parce que le pays est promis à une très forte croissance les prochaines années.» Le Devoir PTP: la gestion de l\u2019offre en danger Une conclusion des négociations du projet de Partenariat transpadfique (PTP) pourrait avoir des conséquences importantes pour les producteurs canadiens de lait, d\u2019œufs et de volaille, a tenu a rappelé jeudi l\u2019ancien premier ministre québécois Jean Charest.«Ce qu\u2019il y a de nouveau et qui touche très directement nos intérêts, c\u2019est que, dès que le Canada est entré dans les négociations, il s\u2019est fait dire très clairement par l\u2019ensemble des partenaires que son système de gestion de l\u2019offre allait être sur la table.» Sur quoi vont véritablement déboucher ces négociations auxquelles participent aussi les Etats-Unis, le Japon et neuf autres pays d\u2019Amérique latine et d\u2019Asie, Jean Charest ne le sait pas.Mais cela pourrait ne pas tarder si le président américain, Barack Qbama, obtient du Co)igrès le pouvoir de négocier seul au nom des Etats-Unis jusqu\u2019au moment où il aura une entente complète (Trade Promotion Authority).* ^f^MlLLlONS Ce soir, 50 MILLIONS $ + 25 lots de 1 million $ (approx) Ën cas de dispanlé entre celte lisle et la liste officielle de Loto-Ûuëbec, celte derniâre a priorité.Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 S Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience ënn^^l 514*861 *0630 Vieux-Montréal A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 15 MAI 2015 EDITORIAL GOUVERNEMENT HARPER Jamais repentant Khadr, GRC, réécriture rétroactive des lois., il faut bien les lier ensemble, ces dossiers disparates, tant ils relèvent de la même instrumentalisation de la loi et de l\u2019ordre contraire aux devoirs démocratiques les plus élémentaires.Le gouvernement Harper, qui ne cesse d\u2019en rajouter, est dangereux.c Josée Boileau ombien de contre-pouvoirs faut-il pour arriver à contrôler le gouvernement conservateur qui sévit à Ottawa ?Jusqu\u2019où le sentiment d\u2019impunité de ministres peut-il aller en démocratie ?Quel abus finira par secouer l\u2019apathie de l\u2019électorat?Toutes ces questions venaient en tête jeudi alors qu\u2019en 24 heures trois histoires troublantes concernant l\u2019administration de Stephen Harper faisaient les manchettes.La décision de la Cour suprême dans l\u2019affaire Omar Khadr (la troisième qu\u2019elle entend!), rendue séance tenante et après seulement 30 minutes de délibération, est une gifle pour le gouvernement.Celui-ci a décidé de faire de M.Khadr le prototype même du terroriste à casser, refusant de le reconnaître pour ce qu\u2019il était quand il aurait lancé une grenade assassine à 15 ans: un enfant soldat.Heureusement, il y a des juges pour voir l\u2019évidence et affirmer que M.Khadr ne peut être traité comme un contrevenant adulte.La rapidité de leur décision, une rareté ! disait en soi leur désapprobation.L\u2019acharnement judiciaire des conservateurs envers ce jeune homme se poursuit néanmoins, même s\u2019il a été emprisonné, et maltraité, et torturé pendant 13 ans, même si tous les jugements leur donnent tort.Khadr est le diable, il doit le rester.D\u2019ailleurs, il faut bien nourrir les feux de l\u2019enfer pour convaincre les Canadiens que le gouvernement Harper est un preux chevalier combattant le Mal ! Pour y arriver, on s\u2019arrange avec la police.Ainsi, la nécessité d\u2019un projet de loi antiterroriste s\u2019illustre bien mieux si on en fait précéder l\u2019étude par la projection, retenue jusque-là depuis des semaines par la Gendarmerie royale du Canada, de la vidéo de l\u2019auteur de la fusillade du parlement, Michael Zehaf-Bibeau.La simultanéité des deux événements était un hasard, nous a-t-on dit en mars, la GRC étant indépendante du politique.Eh bien non, l\u2019approche était bel et bien voulue, a finalement appris l\u2019Ottawa Citizen.Le mélange politico-policier est toujours un dangereux glissement.Outre de cibler injustement des individus, outre d\u2019utiliser à des fins politiques la police, que peut-on faire de pire dans une démocratie ?En réécrire les lois pour couvrir, après le fait, des infractions commises par les entités de l\u2019État.Les conservateurs viennent de franchir le pas.Même si le gouvernement avait assuré à la commissaire à l\u2019information du Canada, Suzanne Le-gault, qui gérait une demande d\u2019accès à l\u2019information à cet effet, que les données du registre des armes à feu ne seraient pas détruites, elles l\u2019ont été par la GRC, avec l\u2019approbation du gouvernement (Khadr ou registre, même haine, même obsession).Pour couvrir ce geste illégal, les conservateurs entendent maintenant modifier les dispositions qui interdisaient une telle destruction des données, passant pour ce faire par une loi budgétaire (!), en reculant dans le temps et en immunisant les fautifs.Jamais vu, réécriture de l\u2019histoire, précédent périlleux, rappel à tous les élus de lems responsabilités face à ce torn de passe-passe légal., les jmistes, M\u201c® Legault y comprise, ne savent plus comment mâcher lems mots pom faire sentir lem indignation.Le premier ministre Harper et le ministre Steven Blaney, eux, n\u2019y voyaient que banalité administrative.Hop, débat suivant! Alors quoi?Alors on s\u2019en retourne devant le tribunal, en Cour fédérale d\u2019abord, qui tapera sur les doigts du gouvernement, qui ira en Cour suprême, qui ajoutera une autre gifle à toutes celles que ce gouvernement collectionne.Ça finit quand, tout ça?LABEAUME ET IKEA Beaux malaises humoriste Martin Matte pourrait s\u2019inspirer de l\u2019annonce faite jeudi dans une salle de l\u2019hôtel de ville de Québec.Celle-ci fut source de comique.et de malaises.Qn comprend qu\u2019un premier magistrat ait envie de faire un commentaire favorable lors de l\u2019annonce de l\u2019établissement, dans sa ville, d\u2019une multinationale géante comme IKEA.Mais que ce même maire, pour l\u2019accueillir, consente à travestir (en jaune et bleu, logo omniprésent, etc.) la salle de réception de l\u2019hôtel de ville suscite chez nous un profond malaise.Car c\u2019est là participer à une grossière entreprise de relations publiques, au sein de murs qui devraient être réservés à l\u2019administration et à la démocratie municipales.Le malaise prend une touche comique quand on apprend qu\u2019lKEA n\u2019installera qu\u2019un comptoir de distribution qui créera.25 emplois.En comparaison, la fermeture, en janvier, des magasins Target de Québec a mis au chômage quelque 450 personnes! La réaction de M.Labeaume?«Ce n\u2019est pas de mes affaires.Il y a d\u2019autres magasins en ville.» Pourquoi se muer en mascotte, donc, pour IKEA?Parce que cette marque est associée à un traumatisme, a expliqué le maire, d\u2019une manière que n\u2019aurait pas reniée le gourou Clothaire Ra-paille.IKEA, soutint jeudi M.Labeaume, est «un symbole»: «Parce que, une année [1995], les Nordiques partent.L\u2019année suivante, IKEA est parti.On avait l\u2019impression qu\u2019on n\u2019était plus une ville importante.» Québec aura bientôt 407 ans.Le «sort de l\u2019Amérique» (pour reprendre le titre de Jacques Godbout) s\u2019est décidé sm les Plaines \u2014 bien avant que celles-ci n\u2019accueillent Madonna ou Metallica.Elle est la capitale de l\u2019État québécois (après avoir été celle de la Nouvelle-Erance, du Bas-Canada et du Canada-Uni).Malgré tout cela, malgré le fait que les touristes y affluent d\u2019abord et avant tout pour entendre !\u2019« accent d\u2019Amérique » et contempler son patrimoine.son maire a mal à sa ville.11 craint qu\u2019elle ne soit plus «importante».Même si la morosité qui eut raison des Nordiques et d\u2019IKEA il y a 20 ans a pris fin bien avant son arrivée (quand il prend le pouvoir en 2007, le taux de chômage est déjà à 5%) ; même si l\u2019économie de la ville a été diversifiée par les administrations précédentes; même si la ville a été embellie avant son arrivée (et bien peu depuis qu\u2019il y est), M.Labeaume prône une «thérapie par le gros» et ne jme que par des associations avec des gros : Red Bull, Québécor, Éive Nation, et maintenant IKEA.11 a voulu un gros amphithéâtre (et au diable les petits qu\u2019il veut démolir) et un gros gratte-ciel pour tenir la dragée haute à Montréal.Est-ce sain de développer une ville à partir d\u2019un complexe d\u2019infériorité?Cela ferait sûrement un bon sketch pom Martin Matte en tout cas.Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Il NOpVCAU «ÇAuVfifP» ÛUÎSfC?, U fa?.CT Lf IAInT BPRiT AiaP\u2019 1\t17 LETTRES Les aînés et les services Ici, sur le territoire de La Pommeraie, les centres de jour pour aînés ont été abolis dès le 29 septembre dernier.Aujourd\u2019hui, presque huit mois plus tard, seuls quelques anciens bénéficiaires de Bedford ont accès à des séances de remplacement, et ce, depuis le 26 février seulement.Des discussions sont en cours ailleurs dans les villes concernées, mais la grande majorité de nos vieillards reste encore privée de services.11 faut aussi savoir que, malgré toute la bonne volonté et le dévouement des animateurs, ces rencontres ne se comparent en rien aux services professionnels beaucoup plus variés qu\u2019offraient nos centres de jour puisqu\u2019ils ne s\u2019adressent qu\u2019à quelques-uns seulement des ex-usagers, ceux souffrant de troubles cognitifs.11 est clair que le CSSS a voulu se désengager de ses obligations envers nos aînés.Les mesures alternatives proposées équivalent à la privatisation d\u2019une des thérapies qui leur étalent réservées et à l\u2019abandon des autres.Une fols mises en place, si jamais elles le sont, ces activités reposeraient sur les épaules de bénévoles rattachés à des organismes communautaires sans budgets récurrents et à la recherche constante de subventions.Et contrairement aux administrations gouvernementales, ces groupements ne sont et ne seront redevables de leurs actions devant personne.L\u2019abolition des centres de jour pour aînés contrevient au mandat même de nos centres de services de santé et de services sociaux.Ce sont nos pères et mères en fm de vie que l\u2019on vient de larguer.Est-ce ce que nous voulons ?Michel Guibord Sutton, le 13 mai 2015 Thierry Vandal : plus que la loterie ! Si on ne s\u2019abuse, 9000$ par semaine la vie durant pour un ex-président d\u2019Hydro-Québec, en sus d\u2019une mirobolante indemnité de départ de 450 000$ que les tribunaux n\u2019accordent pas absolument, c\u2019est plus que la loterie ! Éourquoi une indemnité pour un départ volontaire ?Eort de l\u2019expérience acquise au sein d\u2019un prestigieux conseil d\u2019administration, il n\u2019a pas à craindre de ne pas pouvoir dénicher un emploi ou adhérer à un nouveau CA rapidement.Légale ou pas, à supposer que le président démissionnaire âgé de 54 ans vive encore 30 ans, une rente mirifique, sauf erreur de 14 millions de dollars, suscite moralement pas mal de questions.11 s\u2019agit tout de même de fonds publics ! Qctroyés après une gestion sans catastrophe à conjurer, à la faveur de formation, de structure, d\u2019expertise et d\u2019excçllente rémunération d\u2019Hydro-Québec.A faire retourner dans sa tombe l\u2019illustre René Lé-vesque,,un des grands penseurs de la société d\u2019État! René Lévesque, un bel exemple de candidat pour l\u2019administration publique, au moins d\u2019autant de valeur, certes moins onéreux.Hydro-Québec devrait inculquer à ses dirigeants ce bon principe : ne pas demander pour leur départ ce qu\u2019Hydro peut faire pour eux, mais plutôt ce qu\u2019ils peuvent faire pour Hydro.André L.La Ferriere Saint-Elzéar, le 13 mai 2015 Obligation et formalisation «Ottawa a l\u2019obligation de tenir compte à la fois des caractéristiques communes et spécifiques des provinces dans l\u2019élaboration de ses politiques », selon d\u2019anciens premiers ministres et l\u2019actuel premier ministre du Québec.11 est donc tenu pour acquis que toutes les provinces ont des caractéristiques spécifiques.L\u2019actuel premier ministre du Québec ajoute «que le caractère spécifique du Québec doit nécessairement être formellement reconnu».Qr, il ne peut y avoir obligation sans reconnaissance formelle et la reconnaissance formelle entraîne l\u2019obligation.Implicitement, 11 s\u2019imposerait, en toute équité, que les caractéristiques spécifiques de chaque province soient formellement reconnues, pour donner Heu à des politiques obligatoires, et non seulement celles du Québec.Le concept d\u2019asymétrie, prôné par des constitutionnalistes, et celui de «nation», objet d\u2019une résolution du gouvernement fédéral, ne sont pas venus à l\u2019esprit de notre premier ministre pour évoquer un changement constitutionnel quelconque.André Juneau Québec, le 13 mai 2015 LIBRE OPINION CSDM: honte à vous, Madame la Présidente YVES CHARTRAND Surveillant de dîner, école Maisonneuve Lettre à madame Catherine Hard Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal Lors de la dernière réunion du conseil des commissaires de la CSDM, vous et vos collègues avez adopté à l\u2019unanimité et sans discussion le plan d\u2019effectifs pour l\u2019année scolaire 2015-2016.Nous avons tenté pendant toute la soirée avec de multiples arguments de vous convaincre de ne pas adopter ce plan qui abolirait près de 200 postes et entraînera un jeu de chaise musicale pour des centaines de personnes et qui aura comme conséquence en fin de compte de priver 200 personnes de leur travail et de leur revenu, les dernières arrivées, souvent des femmes, souvent les plus jeunes, tout en bouleversant de façon Irréversible nos milieux de travail.Nous perdrons avec leur départ hâtif à la retraite, l\u2019épuisement professionnel de ceux et celles qui restent, ou leur changement de poste, des personnes précieuses et porteuses d\u2019une expertise pour la CSDM irremplaçable, perdue à jamais, et acquise par des années de travail auprès de leur clientèle.1 Nous nous sommes succédé au micro pendant de longues minutes, conseillères pédagogiques, conseillers en orientation, conseillères en communication, cuisiniers, surveillants, etc.pour solliciter votre reconnaissance pour le travail que nous accomplissons chaque jour dans nos écoles auprès de nos enfants et de nos jeunes de «notre CSDM» dont nous étions si fiers jusqu\u2019ici, mais que vous démantelez à petit feu depuis des années, et à laquelle vous vous prépariez à asséner un coup fatal.Vous nous avez écoutés, impassibles, pendant toute la soirée et alors que nous brandissions nos pancartes «Debout avec nous», vous avez fait comme si de rien n\u2019était et vous avez voté pour le plan d\u2019ef fectifs, répondant ainsi au diktat du gouvernement du Québec à travers ses coupes budgétaires.Vous êtes dès lors devenus les complices consentants du massacre à la tronçonneuse de nos institutions publiques par le gouvernement libéral, institutions que des générations de Québécois et Québécoises ont pris des décennies à bâtir.Vous êtes devenus des alliés objectifs de ce gouvernement de comptables et de chirurgiens sans cœur et inhumain, au service du milieu financier, qui prépare le départ de l\u2019école publique de la partie de sa clientèle qui en aurait encore les moyens vers l\u2019école privée, laissant ainsi l\u2019école publique sans ressources au service de la population la plus défavorisée, comme c\u2019est le cas dans le secteur de la santé ou ailleurs dans «leur société».Nous sommes sortis la tête basse, déçus et en colère, pour retourner à la maison avec le sentiment d\u2019avoir été trahis.Vous nous avez laissé tomber comme vous avez laissé tomber les enfants, les jeunes et les parents de la CSDM.Vous ne nous laissez maintenant d\u2019autre choix, après que nous vous ayons of fert notre collaboration pour mieux travailler ensemble et être plus efficaces, que de retourner à une lutte sjmdicale traditionnelle tellement le retour à l\u2019école que vous nous préparez pour la fin de l\u2019été sera triste et rempli d\u2019une colère encore plus grande.Nous ne comprenons toujours pas pourquoi vous avez agi de la sorte, reniant ainsi les valeurs et les principes qui étaient à la base de la création de votre formation politique, le MEMQ, souhaitée à l\u2019époque notamment par les centrales syndicales.Préparez-vous à vivre un automne très chaud dans nos écoles.Madame la Présidente. LE DEVOIR, LE VENDREDI 15 MAI 2015 A 9 IDEES Les patriotes contre l\u2019arbitraire royal MARC CHEVRIER Professeur de science politique à rUQAM epuis quelques années déjà, le Québec célébré en mai ses patriotes au lieu de la reine, alors qu\u2019ailleurs au Canada, on fête toujours le «Victoria Day», par loyauté à celle qui régna sur ses sujets de l\u2019époque des rébellions de 1837-1838 à 1901.Çà et là au Québec, quelques drapeaux tricolores claqueront au vent, des discours de Papineau enfleront des poitrines.Mais la signification de ces commémorations échappera à nombre de Québécois, qui préféreront profiter autrement d\u2019un jour de congé.Par ailleurs s\u2019ouvrira bientôt à Québec un important procès, qui doit décider de la légalité des nouvelles règles de succession royale que le Parlement fédéral canadien a approuvées unilatéralement en 2013, pour mettre princesses et princes à égalité dans l\u2019accession au trône britannique.Le Parlement aurait passé outre à la procédure d\u2019amendement «rapatriée» en 1982 qui soumet tout changement de la charge de la reine à la règle de l\u2019unanimité des 11 pouvoirs législatifs du pays.Toutefois, l\u2019enjeu véritable de cette affaire est la suivante : qui est l\u2019autorité compétente pour tout ce qui regarde la forme et les principes fondamentaux de l\u2019État au Canada?Or, la célébration simultanée des patriotes et de la reine crpe un curieux contraste entre des principes de l\u2019État et de la démocratie forts différents.Suivant l\u2019adage bien connu, la reine règne mais ne gouverne pas.Cependant, symbole d\u2019un pouvoir jadis absolu mais neutralisé par l\u2019Histoire, la monarchie a servi de patron sur lequel les Étafs de type britannique ont été conçus.Ces États naissent du serment d\u2019allégeance que notamment les parlementaires prêtent au souverain, conformément à la pratique médiévale qui voit la Couronne nouer un lien personnel d,\u2019obligation entre le suzerain et ses vassaux.L\u2019État ne naît pas d\u2019une Constitution qu\u2019un peuple s\u2019est donnée démocratiquement, mais de la fidélité que l\u2019élite politique jure à la plus haute autorité dans l\u2019État Ensuite, dans ces États à couronne, «il ne peut y avoir de justice que sous une autorité souveraine unique, devant laquelle tous les acteurs des principaux conflits politiques doivent plaider leur cause», comme l\u2019écrit Charles Blattberg dans Et si nous dansions ?En somme, même si le Canada et le Royaume-Uni confient régulièrement la sélection de leurs gouvernants à leur électorat, l\u2019État trouve son autorité et son efficacité dans un pouvoir unique, d\u2019où procède la justice, comme l\u2019ordre, la paix, le bon gouvernement, le bien-être, etc.D\u2019où, aussi, une préférence marquée pour un exécutif puissant, sous la domination d\u2019un premier ministre aux prérogatives dignes d\u2019un monarque ; s\u2019y pratique également une justice centralisée qui renvoie à une Cour suprême dotée d\u2019une autorité incontestable fondée sur une fra-difion immémoriale les controverses dont le politique cherche à se soulager.Selon Joseph Cauchon, avocat éloquent du Dominion de 1867, «il faut que l\u2019exécutif entouré du respect et de la vénération du peuple, soit en haut» et que la démqcratie soit «en bas».Les États à couronne reconnaissent certes aujourd\u2019hui à leurs citoyens une grande liberté religieuse, mais répugnent à une séparation stricte V\t8» KIRSTYWIGGLESWORTH ASSOCIATED PRESS S\u2019ouvrira bientôt à Québec im procès qui doit décider de la légalité des nouvelles règles de succession royale que le Parlement fédéral canadien a approuvées unilatéralement en 2013, pour mettre princesses et princes à égalité dans l\u2019accession au trône britannique.de la religion et du politique, puisque leur^ souverains, défenseurs de la foi et chefs de l\u2019Église anglicane, gardent vivante l\u2019idée que l\u2019État participe du divin.Ainsi, l\u2019État canadien soutient les groupes religieux et reconnaît la «religion» comme squrce de droit pour les juges.Enfin, dans ces États, la responsabilité du bien public échoit surtout au pouvoir gouvernemental, sur la capacité duquel se repose la population, absorbée dans ses affaires privées.Ce principe est illustré, même au Québec, par les monuments et les places publics qui regorgent de statues et de plaques commémoratives \u2014 sans compter les noms de routes et de «squares» \u2014 retentissant du nom de souverains, Victoria, Édouard VII, George V et VI auxquels un peuple reconnaît sa dette.Le terme « patriotes » n\u2019est pas une invention bas-canadienne.C\u2019est ainsi que se désignaient les révolutionnaires américains et français dans leur combat contre l\u2019arbitraire royal à la fin du XVIIL siècle, et le terme parcourut même une bonne partie de l\u2019Europe.Le vocable même de « patriotes » contient une autre idée de l\u2019État et de la démocratie.Il implique que le bien public, la loi et les institutions sont à charge des citoyens eux-mêmes et dépendent donc de l\u2019activité, de la vigilance et des lumières de ces derniers.Par définition, tout patriote est un défenseur, un pilier, un sociétaire, solidaire d\u2019une œuvre commune, commencée par les générations précédentes et que les plus jeunes, por- Le terme «patriotes» contient une autre idée de l\u2019État et de la démocratie tant l\u2019avenir, continueront.L\u2019amour anime le patriote : amour de sa patrie natale, de sa nation où s\u2019élargissent les liens de concitoyenneté, ainsi que des lois et de la Constitution issues du peuple, d\u2019où il tire sa fierté et qui disent sa capacité de juger par lui-même des choses politiques, sans s\u2019en remettre à la sagesse supposée d\u2019une dynastie ou d\u2019une élite naturelle.Dans notre histoire, Clément Dumesnil, qui publia en 1849 des réflexions sur les «vrais principes politiques», a su cerner la notion de patriotisme; «l\u2019esprit public», écrit-il, est «l\u2019amour du pays» et s\u2019appuie sur le «devoir de chaque individu de s\u2019immiscer» dans les affaires de la collectivité,.Alors que la monarchie confère à l\u2019État une apparence de continuité et d\u2019autorité, les patriotes doivent sans relâche promouvoir les moyens par lesquels le peuple acquiert ses vertus politiques, l\u2019éducation, le service militaire ou civil, l\u2019action civique, et rappeler à la conscience publique les menaces à la liberté: la corruption, l\u2019indolence, l\u2019ignorance et les inégalités disproportionnées de fortune.Aux lecteurs de juger à quels «vrais principes», puisés chez leurs «patriotes» ou sous une couronne, les Québécois adhéreront au jour devant remplacer le «Victoria Day».Quant au procès sur les règles de succession au trône, nous verrons bien s\u2019il confirmera l\u2019ordre existant ou lancera un débat essentiel.Donner aux « soins palliatifs » un sens plus large TERESA DELLAR Cofondatrice et directrice générale de la Résidence^ de soins palliatifs de l\u2019Ouest-de-l\u2019Ile, Kirkland our la plupart des gens, le terme «palliatif» est lié exclusivement à la prestation de soins non curatifs à des personnes en fin de vie, et c\u2019est ce que nous offrons à la Ré-sidence de,, soins palliatifs de rOuest-de-l\u2019île : des soins compatissants qui permettent aux patients en phase terminale de vivre leurs derniers jours dans le confort et la dignité.Cependant, le temps est venu de redonner à ce mot un sens plus élargi pour redéfinir ce que constituent les «soins palliatifs» à mesure que notre population vieillit et est confrontée à un plus grand nombre de maladies chroniques et mortelles.Le sens plus élargi de «palliatif» se définit comme suit: «Qui atténue les symptômes d\u2019une maladie sans agir sur sa cause; qui accompagne les malades incurables, les personnes en fin de vie» (Le Petit Robert).Cette définition reconnaît que les patients atteints d\u2019une maladie grave ont bon nombre d\u2019autres besoins physiques, émotionnels et sociaux qui méritent une attention particulière pour rendre Des soins palliatifs précoces peuvent avoir des effets positifs impresionnants yy leur vie moins douloureuse ou difficile.Ils ont besoin de soins palliatifs en plus de leurs soins curatifs.Toutefois, nofre système de santé est conçu presque exclusivement pour la prestation de soins curatifs et n\u2019offre que peu de services de soutien.En général, c\u2019est seulement une fois que les soins curatifs sont jugés futiles que les soins palliatifs sont mis en place pour les derniers jours du patient \u2014 s\u2019il a cette chance.Après tout, quelque 70% des Canadiens n\u2019y ont pas du tout accès.La situation devrait être différente.Le modèle des soins palliatifs précoces reconnaît le besoin d\u2019assurer un soutien non curatif aux patients dès les premiers stades de la maladie et d\u2019augmenter les soins palliatifs offerts à mesure que la maladie progresse jusqu\u2019au point où, à l\u2019approche de la fin, les soins curatifs cessent pour céder la place aux soins palliatifs exclusivement.Des soins palliatifs précoces peuvent avoir des effets positifs impressionnants.Un rapport publié dans le New England Journal of Medicine indique que ces soins remplissent un «triple mandat» : un meilleur état de santé, des soins améliorés et des coûts plus faibles.Des études cliniques démontrent que l\u2019intégration des soins palliatifs aux soins oncologiques débouche sur une amélioration considérable de la qualité de vie, notamment un taux plus faible de dépression et peut-être même une hausse du taux de survie.Les soins palliatifs aident aussi les patients à mieux comprendre leur maladie, ce qui les rend moins susceptibles de recevoir des traitements de chimiothérapie inutiles en fin de vie.En ce qui concerne les coûts, le rapport souligne que les hôpitaux offrant des services de soins palliatifs constatent une baisse dans la durée des séjours, dans le nombre de patients admis aux soins intensifs, dans les coûts des médicaments et dans les frais de laboratoire.Il existe une demande immense en soins palliatifs, non seulement pour le bien des patients et de leurs familles, mais aussi pour assurer une meilleure utilisation des ressources en santé.La Résidence de soins palliatifs de l\u2019Ouest-de-l\u2019île offre ses soins de grande qualité gra- tuitement aux patients.Le gouvernement du Québec nous octroie un financement équivalant à 215$ par lit, par jour: une économie énorme comparativement aux coûts minimaux de 1000$ par lit par jour dans une unité de soins intensifs d\u2019un hôpital où les besoins spéciaux du patient mourant et de sa famille ne sont pas satisfaits.Nous sommes en mesure d\u2019offrir nos services grâce à l\u2019appui généreux de la collectivité.Pour avoir une idée des économies de coûts potentielles d\u2019une offre de soins palliatifs plus communautaire, il est possible de consulter un rapport de l\u2019Institut canadien d\u2019information sur la santé.Ce rapport indique que près de la moitié (45%) des 76 000 décès annuels des suites du cancer au Canada ont lieu dans l\u2019unité de soins intensife d\u2019un hôpital.Parmi tous les patients atteints d\u2019un cancer de stade avancé admis dans un hôpital canadien, près du quart (22%) l\u2019étaient sur le SEUL diagnostic de soins palliatifs et le tiers d\u2019entre eux ont été hospitalisés plus de 14 jours.Il s\u2019agit là d\u2019une prestation de soins palliatife très chère, en plus d\u2019être inadéquate! Offrir davantage de soins palliatifs aux Canadiens \u2014 tant en fin de vie qu\u2019aux premiers stades de la maladie \u2014 devrait s\u2019inscrire dans nos politiques principales en matière de santé.Le poulailler est en plein délire Lise Payette Pendant que le coq en chef se pavanait devant les députés ontariens, en chantant cocorico sur tous les tons et en battant des ailes devant son propre succès, fier de lui et parlant l\u2019anglais avec l\u2019aisance qu\u2019on lui connaît, faisant des ronds de jambe devant une première ministre béate d\u2019admiration, redisant son attachement au Canada tout en le priant de songer à reconnaître un jour la «spécificité» du Québec comme s\u2019il venait lui-même d\u2019y penser, le coq numéro un a gonflé le torse avec satisfaction.Eier de la «nouvelle union» du Bas et du Haut-Canada, dans l\u2019euphorie renouvelée d\u2019une fraternité étonnante, il a souri aux anges.Pendant qu\u2019on se tapait mutuellement dans le dos pour bien montrer que tout l\u2019événement scellait un rapprochement important de deux provinces, décidées à tenir tête à un premier ministre canadien qui les a tassées sans remords depuis qu\u2019il est au pouvoir, on était en droit de se demander qui allait planter le couteau dans le dos de l\u2019autre à la première occasion.C\u2019est toujours comme ça que se terminent les amitiés sincères entre l\u2019Ontario et le Québec.La mémoire étant ce qu\u2019elle est chez nous, le spectacle avait l\u2019air d\u2019innover, mais, hélas, on devrait savoir que ce sont toujours les Québécois qui ont fini avec les couteaux dans le dos par le passé.L\u2019Ontario s\u2019excite un peu, souhaite une petite aventure avec le Québec, puis se remet au lit avec Ottawa dès que le coq canadien s\u2019est refait une beauté.Et que fait le poulailler pendant que le coq en chef fait des conquêtes dans son Canada bien-aimé?En douce, il organise une vente de débarras.Si les coqs en question nous avaient annoncé il y a une semaine qu\u2019Hydro-Québec, la SAQ et Loto-Québec risquaient d\u2019être vendues pour être «désétatisées» ou «privatisées», nous les aurions trouvés bien mal avisés.Les trois meilleures pondeuses de notre poulailler cédées à l\u2019entreprise privée.allons donc! Nos meilleures poules.Celles que nous avons payées de notre sang collectif et dont nous n\u2019accepterons jamais de nous séparer, pas plus que PKP ne veut se séparer des actions qui lui viennent de son père.Ces poules richissimes que nous payons encore aujourd\u2019hui sont sacrées parce que nous en avons hérité de nos parents.Ça s\u2019appelle : pas touche.Le poulailler est-il devenu fou ?Nos craintes ne sont pas inutiles pourtant.Car à regarder le fonctionnement du poulailler, même quelqu\u2019un qui n\u2019est pas docteur ou avocat peut très bien voir ce qui s\u2019y passe.La pagaille tient au fait qu\u2019il y a trop de coqs dans le poulailler.C\u2019est une évidence.Chacun d\u2019entre eux veut régner en maître et ils se prennent tous pour des génies authentiques.Alors pendant que le petit coq du Trésor fait le ménage à la scie mécanique et que le coq dodu renvoie le monde de la santé au diable avec un coup de bec dont il a le secret, le coq des Einances, lui, rêve d\u2019organiser une grosse vente de débarras.Pendant ce temps-là, le coq responsable de l\u2019éducation des poussins a les coudées franches pour diminuer le nombre de poussins, ce qui permettra de réduire les sommes nécessaires pour instruire les poussins.Le coq de l\u2019Environnement, pendant ce temps, peut bénéficier du tumulte du poulailler pour faire à sa tête dans tout ce qu\u2019il touche.Le coq qui devait veiller sur les municipalités en arrache.Il est toujours dans le coin avec le bonnet d\u2019àne.Il doit commencer à trouver le temps long, mais le coq en chef n\u2019a pas le pardon facile.Quant au vieux coq grognon chargé de l\u2019ordre dans le poulailler, ça fait déjà longtemps qu\u2019il a le bec tout abîmé, les joues creuses et les ailes pendantes.Il va probablement faire bientôt lui-même faire p^artie de la vente de débarras, c\u2019est inévitable.A moins que, charmé par la réception que son coq en chef a reçue en Ontario, il fasse le choix d\u2019y tenter sa chance lui-même à la prochaine élection.Einir en Ontario, ce serait peut-être pour lui une belle fin de carrière.Dans tout ce brouhaha, peut-on envisager sérieusement de se départir des poules pondeuses que nous avons dorlotées depuis si longtemps?Jamais de la vie.Elles sont essentielles à notre santé financière et pas question de laisser n\u2019importe qui mettre la main dessus.En fait, regardons les choses en face.Si un coq tout énervé ose parler de la vente de débarras de nos trésors nationaux, il nous appartiendra à nous tous de dire haut et fort, surtout très fort, que nous ne sommes pas d\u2019accord.Pas question de laisser le poulailler dilapider nos richesses.Avez-vous voté pour ça à la dernière élection?Avez-vous entendu qu\u2019un candidat quelque part parlait de la vente d\u2019Hydro-Qué-bec ou de quelque autre fleuron de notre patrimoine?Eaites-nous savoir de qui il s\u2019agit.Ce sera rendre service à toute la population québécoise, qui fera un grand ménage dans ses choix la prochaine fois.Les coqs, en fait, ils ont déjà fait assez de dommages.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille et Guy Taillefer (éditorialistes, responsables de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste), Jacques Nadeau (photographe), Michaël Monnier et Olivier Zuida (recherchâtes photos) \\ information générale : Isabelle Paré (chef de division), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters)', information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel 'DsLY\\6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau (affaires municipales, (Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Julie Carpentier (pupitre)', information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), François Lévesque et Caroline 'M.ontpef\\t(reporters), Benoît Munger et Philippe 'PApinBAn (pupitre) ', information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre)', information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier PerspectivesJ, Sophie Chartier et Jean-Frédéric Légaré-Tremblay (pupitre) ', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs) ', Loïc Hamon (cahiers spéciaux)', équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Annabelle Caillou, Justine Daneau, Florence Sara G.Ferraris et Coralie Mensa (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Isabelle Dowd, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Manon Derome (Montréal), Denise Ledoux (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Mélisande Simard (adjointe par intérim), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Claire Paquet, Chantal Rainville et Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Bruno Dubois, China Marsot-Wood, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Catherine Gentilcore (coordonnatrice du service à la clientèle), Manon Blanchette, Marie-Lune Houde-Brisebois, Nathalie Eilion et Kevin McKissock.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Elorentina Draghici et Xavier Pigeon (par intérim). A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 15 MAI 2015 ACTUALITES Harcèlement judiciaire Manon CORNELLIER à Ottawa t vlan ! Pour la troisième fois en 10 ans, la Cour suprême a éconduit le gouvernement fédéral dans une cause l\u2019opposant à Omar Khadr.Dans une décision rendue jeudi et, fait rare, aussitôt l\u2019audience terminée, les neuf juges ont confirmé ce que tous les juristes répètent depuis des lustres.Fait prisonnier à l\u2019âge de 15 ans.Omar Khadr ne peut être traité comme un détenu adulte.Sa peine doit bel et bien être considérée comme une peine pour adolescent.Cette gifle survient une semaine après celle infligée par la Cour d\u2019appel de l\u2019Alberta qui a accordé à Omar Khadr une libération sous caution.Deux soufflets en deux semaines, voilà de quoi faire rougir Ottawa de honte.Depuis le début de cette saga qui a démarré en 2002 en Afghanistan, les Américains et les Canadiens ont toujours refusé de reconnaître que le jeune Khadr était un enfant-soldat avec les obligations qui en découlent en vertu des conventions internationales signées par le Canada.Dès son arrivée à Guantanamo en octobre 2002, Omar Khadr a été détenu parmi les adultes au lieu d\u2019être placé parmi les autres adolescents capturés.Il a ensuite été traité comme un adulte devant les tribunaux militaires, et même accusé de complicité avec ceux-là mêmes qui l\u2019avaient transplanté en Afghanistan à l\u2019âge de 11 ans.Le Canada n\u2019a jamais protesté.Au contraire ! Quelques mois après son arrivée à Guantânamo, des agents de la GRC et du SCRS ont débarqué pour l\u2019interroger.Ils ont procédé même s\u2019ils savaient qu\u2019on le privait délibérément de sommeil.Ils ont ensuite partagé l\u2019information ainsi obtenue avec leurs homologues américains.Cette visite a provoqué la première bataille juridique entre le gouvernement canadien et Omar Khadr, une bagarre qu\u2019Ottawa a perdue.En 2005, la Cour fédérale a conclu que les agents avaient agi illégalement en échangeant l\u2019information en question avec les Américains.En 2008, la Cour suprême a confirmé ce jugement.En 2009, la Cour d\u2019appel fédérale a conclu que le gouvernement canadien avait porté atteinte aux droits fondamentaux d\u2019Omar Khadr en permettant à ses agents d\u2019interroger le jeune homme alors qu\u2019ils le savaient victime de mauvais traitements.Elle a ordonné au gouvernement de se démener pour le rapatrier.La Cour suprême a elle aussi reconnu elle que les droits d\u2019Omar Khadr avaient été violés, mais n\u2019est pas allée jusqu\u2019à ordonner son rapatriement.?La cause tranchée jeudi est tout aussi représentative de la mauvaise foi du gouvernement fédéral à l\u2019endroit d\u2019Omar Khadr, incarcéré depuis son rapatriement dans un pénitencier fédéral.Cette affaire commence en 2013 quand ses avocats déposent une requête pour le faire transférer dans une prison provinciale sous prétexte qu\u2019il purge une peine pour adolescent.Le juge de première instance rejette cette demande, mais la Cour d\u2019appel de l\u2019Alberta donne raison au jeune homme, une décision qu\u2019Ottawa s\u2019empresse de contester devant la Cour suprême.Pour bien comprendre, il faut faire un pas en arrière.En 2010, Khadr a été condamné à huit ans de prison après avoir plaidé coupable à cinq chefs d\u2019accusation, dont le plus grave, celui de meurtre au premier degré.Les avocats fédéraux ont tenté de persuader la Cour jeudi qu\u2019il s\u2019agissait de cinq peines concurrentes, dont certaines équivalent à une peine pour adulte.C\u2019était faire fi du fait que les tribunaux militaires américains ne prévoient pas de peines concurrentes pour des crimes multiples.Ils n\u2019imposent qu\u2019une peine unique.Accepter la logique tordue d\u2019Ottawa aurait voulu dire que Khadr a reçu une peine pour mineur dans le cas de l\u2019accusation la plus grave, celle de meurtre, et des sentences pour adulte dans les autres.Malgré le scepticisme évident de plusieurs juges, la procureure fédérale s\u2019est accrochée à son argument, car sans peine pour adulte.Omar Khadr n\u2019a pas sa place dans un pénitencier fédéral.Ce gouvernement n\u2019a jamais accepté le concept d\u2019enfant-soldat, surtout dans le cas d\u2019un adolescent.Sa vision de la justice est punitive et laisse bien peu de place à la réhabilitation.Son acharnement judiciaire contre Omar Khadr servait aussi ses intérêts politiques.Fils d\u2019un proche d\u2019Oussama Ben Laden, le jeune Khadr était la prise idéale pour promouvoir un discours antiterroriste musclé.Mais le pion vient de mettre le roi en échec.Encore une fois.Et ce pourrait ne pas être la dernière.mcornellier@ledevoir.com KHADR SUITE DE LA PAGE 1 peine comme étant équivalente à cinq peines distinctes concurrentes de huit ans chacune, dont certaines étaient des peines pour adultes.Une interprétation qui a mené à l\u2019emprisonnement de M.Khadr dans un pénitencier fédéral plutôt qu\u2019une prison provinciale.Dans l\u2019immédiat, la décision du plus haut tribunal du pays a peu d\u2019impact sur M.Khadr, qui a obtenu une libération conditionnelle la semaine dernière.Le jeune homme de 28 ans vit depuis chez son avocat, en Alberta, en attendant que soit traité l\u2019appel de sa condamnation devant la justice militaire américaine.Ottawa a cependant porté appel la décision du tribunal albertain de permettre sa remise en liberté.«Il y a un impact symbolique et un impact concret à cette décision», explique la titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux, l\u2019avocate Fannie Lafontaine.«Le fait qu\u2019il soit traité comme adolescent revêt un caractère symbolique qu\u2019il ne faut pas minimiser.L\u2019autre aspect, c\u2019est le lieu de sa détention s\u2019il retourne en prison», précise celle qui représentait Amnistie internationale lors du procès.Si jamais Omar Khadr en venait à retourner derrière les barreaux à la suite d\u2019un nouveau rebondissement dans sa bataille judiciaire, ce serait dans un centre de détention provincial, où les criminels condamnés à un emprisonnement de moins de deux ans purgent leur peine, plutôt qu\u2019un pénitencier fédéral.Cette victoire est la troisième gifle que sert la Cour suprême au gouvernement canadien pour sa gestion du dossier Khadr.En 2008, le tribunal tranchait que de hauts placés avaient agi illégalement en partageant des renseignements secrets au sujet de M.Khadr avec le gouvernement américain.Deux ans plus tard, la même cour reconnaissait qu\u2019Ottawa avait violé les droits constitutionnels du jeune homme en l\u2019interrogeant à la base de Guantânamo tout en sachant qu\u2019il avait été torturé.Mais Omar Khadr n\u2019en a pas fini avec les tribunaux.L\u2019appel de sa libération sous caution sera entendu en Alberta, en septembre prochain, tandis que la famille du soldat américain Christopher Speer, qu\u2019aurait tué,M.Khadr en 2002, le poursuit au civil, aux Etats-Unis.Le jeune homme de 28 ans poursuit pour sa part au civil le gouvernement canadien pour la façon dont il a été traité toutes ces années.Sans surprise, le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney s\u2019est dit déçu de la décision du tribunal.«En tout temps, nous nous concentrons sur le soutien aux victimes de crimes et la sé- curité des Canadiens.Omar Khadr a plaidé coupable à des crimes odieux, y compris l\u2019assassinat du sergent-infirmier de l\u2019armée américaine Christopher Speer », a réagi le ministre dans une déclaration écrite distribuée aux médias.M.Blaney n\u2019a pas voulu affronter les journalistes à sa sortie des Communes, préférant s\u2019entretenir avec un concitoyen de Lévis, a-t-il prétexté depuis l\u2019étage supérieur au foyer de la Chambre des communes, où micros et caméras l\u2019attendaient.Acharnement?De l\u2019avis de l\u2019opposition, il serait temps que les conservateurs jettent l\u2019éponge dans le dossier d\u2019Omar Khadr.«Il me semble que là, ils n\u2019ont plus le choix.Il serait temps qu\u2019ils décrochent», a affirmé la néodémocrate Françoise Boivin.La Cour suprême a beau avoir tranché trois fois contre le fédéral, «ça n\u2019a pas l\u2019air d\u2019enregistrer avec ce gouvernement-là», a critiqué la députée.Un discours partagé par le libéral Marc Gar-neau, qui estime que, malgré cela, les conservateurs «ne lâcheront pas.C\u2019est leur approche vis-à-vis de M.Khadr».Malgré cet «autre revers», les troupes de Stephen Harper persisteront à «essayer de trouver une autre raison pour démontrer à leur base qu\u2019ils continuent d\u2019essayer de garder M.Khadr aussi longtemps que possible en prison».Le Devoir La commissaire Suzanne Legault qualifie le geste d\u2019Ottawa de la démocratie canadienne».SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE < précédent extrêmement périlleux poiu- DELIT SUITE DE LA PAGE 1 dans son projet de loi budgétaire une disposition invalidant a posteriori l\u2019application de la Loi au registre des armes à feu.L\u2019enquête de la commissaire, Suzanne Legault, devient ainsi caduque.En entrevue avec Le Devoir, la commissaire Legault fulmine.«Dans notre société démocratique, est-ce conforme à la règle de droit d\u2019éliminer rétroactivement une responsabilité civile ou criminelle sachant qu\u2019il y a potentiellement une infraction criminelle?[.] C\u2019est un précédent extrêmement périlleux pour la démocratie canadienne.» Consciente que le sujet au cœur du litige \u2014 les données d\u2019un registre démantelé \u2014 ne suscite pas nécessairement la sympathie du public, M\u201c® Legault évoque d\u2019autres enquêtes d\u2019agents indépendants du Parlement qui ont marqué l\u2019imaginaire : le scandale des commandites de Sheila Fraser et les appels robotisés de Marc Mayrand.«Ce précédent nous aurait permis d\u2019enlever rétroactivement les pouvoirs de la vérificatrice générale lorsqu\u2019elle a enquêté sur les commandites.On aurait pu décider à la fin de sa vérification que rétroactivement, on va juste lui enlever tous ses pouvoirs [en lien avec ce programme] parce qu\u2019on n\u2019est pas très, très satisfait de ses conclusions.Donc l\u2019enquête n\u2019existe pas et n\u2019a jamais existé.Et la responsabilité civile ou criminelle n\u2019a jamais eu lieu.On pourrait décider que s\u2019il y a une enquête relative à une fraude électorale, rétroactivement, les dispositions ne s\u2019appliquent pas! C\u2019est ça, l\u2019impact d\u2019un précédent comme celui-là.» Par courriel au Devoir, Sheila Fraser a dit endosser la comparaison.«Je suis d\u2019accord avec la commissaire que nous devons être inquiets lorsqu\u2019on voit le gouvernement empêcher le travail d\u2019un agent du Parlement.» Formalité Le gouvernement a tenté de dégonfler l\u2019affaire jeudi en présentant l\u2019amendement législatif comme une simple formalité.«On dit qu\u2019il y a un loophole [échappatoire] dans la Loi sur l\u2019information qui doit être clarifié, et c\u2019est la seule chose que ce projet de loi fait.C\u2019est essentiel de mettre fin à ce débat», a déclaré le premier ministre Stephen Harper, qui se trouvait à Windsor.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, fait valoir que cet amendement a pour but d\u2019empêcher que le registre des armes d\u2019épaule ressuscite grâce à une demande d\u2019accès à l\u2019information.«Le gouvernement du Ca- « Chaque parlementaire devra se regarder dans le miroir avant de voter ce projet de loi» nada et le Parlement ont mis fin au registre coûteux et inefficace des armes à feu.Nous nous attendons donc à ce que les agences appliquent la décision du Parlement.» Il a été impossible de parler à Bill Clennett jeudi pour savoir si telle avait été son intention.Plusieurs spécialistes consultés estiment que le registre des armes à feu est presque accessoire dans cette histoire.«C\u2019est toujours alarmant quand le gouvernement applique une loi rétroactivement, et c\u2019est encore plus alarmant quand il le fait pour effacer ses traces», lance Peter Russell, professeur en sciences politiques à l\u2019Université de Toronto et spécialiste des questions de gouvernance.Les lois rétroactives existent et sont possibles, concède-t-il, mais «c\u2019est très rare.Il y a une grande résistance dans le monde démocratique, je veux dire le monde dé- mocratique convenable, d\u2019avoir recours à des lois rétroactives».Donald Savoie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en administration publique et en gouvernance à l\u2019Université de Moncton, s\u2019inquiète aussi.«On ne devrait pas accepter qu\u2019un gouvernement puisse déposer une loi pour s\u2019éviter un problème.C\u2019est réécrire l\u2019histoire avant que l\u2019histoire n\u2019ait eu lieu.[.] Ça lui permet de choisir les dossiers dans lesquels il est imputable.» Les partis d\u2019opposition étaient furieux.La critique néodémocrate en matière de sécurité publique, Rosane Doré Lefebvre, qualifie le geste A\u2019«extrêmementgrave».«La GRC a commis un acte illégal et au lieu d\u2019agir en conséquence, ils décident d\u2019appliquer la loi de façon rétroactive.C\u2019est grave la façon dont ils se couvrent face à ces pro-blèmes-là.» En Chambre, le critique libéral Wayne Easter, ancien ministre de la Sécurité publique, a demandé si c\u2019est le ministre Blaney qui avait autorisé la GRC à détruire les données avant la fin du litige.« [Les conservateurs] tentent maintenant de se protéger en apportant des changements par l\u2019entremise du projet de loi budgétaire pour masquer leur geste illégal.Qui cette dissimulation vise-t-elle à protéger?La GRC, le ministre ou les deux?» Cette disposition a été insérée dans le projet de loi budgétaire C-59 déposé jeudi dernier.Elle fait donc l\u2019objet d\u2019un vote de confiance.Mais la commissaire Legault estime que le gouvernement a tout le loisir d\u2019amender C-59 pour en retirer les deux paragraphes controversés.« Chaque parlementaire devra se regarder dans le miroir avant de voter ce projet de loi», dit-elle.Avec Marie Vastel Le Devoir MAD MAX SUITE DE LA PAGE 1 remis le projet aux calendes grecques.Ajoutez un Mel Gibson devenu alcoolique, incontrôlable, tenant des discours antisémites pardessus le marché.«Il était un homme très bien, vous savez», se désole George Miller.Il fut question de remplacer l\u2019acteur australien (de délai en délai, Gibson prenait de l\u2019âge en plus) par Heath Ledger, lequel fut emporté par une surdose.Puis Torn Hardy s\u2019imposa parmi une poignée d\u2019interprètes pressentis.Mais avant le tournage, le désert d\u2019Australie, inondé par des pluies diluviennes, devint verdoyant, obligeant l\u2019équipe à tout remballer.Le plateau déménagea dans le désert de Namibie, en Afrique.D\u2019autres cinéastes abandonnent de guerre lasse ce qui se profile comme un film maudit.Il se cramponna.D\u2019où le sourire cannois de George Miller, à l\u2019heure de lancer enfin sa superproduction d\u2019action.«Me demander si j\u2019envisage d\u2019en tourner un autre, c\u2019est l\u2019équivalent de parler future naissance à une femme qui vient juste d\u2019accoucher d\u2019un très gros bébé.» Vraies cascades Dans Mad Max: Eury Road, le paysage désertique est cette fois en manque d\u2019eau.Des humains miséreux et des semi-zombies souffrent et meurent sous le joug d\u2019un monstre au masque de fer qui daigne parfois ouvrir le robinet pour abreuver le peuple.Or une ancienne alliée à la main coupée, l\u2019impératrice Furiosa (Charlize Theron) kidnappant les belles du harem du dictateur, ^,\t, cherche à retrouver la terre demander de son enfance, en roulant à \u2022 Ppm/iaactP tombeau ouvert avec Mad Max et un guerrier kami- d\u2019en tourner kaze sur une route en folie.Des engins délirants se per- un autre, c\u2019est cutent, capotent et explosent,\t^ , en semant les cadavres.1 equivalent de Ça s est joué sur de parler future vrais véhiculés, vrais de- ^ cors et vraies cascades, naissance à 20 % seulement des images sont numérisées.\tune femme qui Les acteurs, pas toujours .\t.doublés, mirent à profit Vient juste leurs talents d\u2019athlètes, pour d\u2019accoucher résister sur la route à des armées de créatures à crocs, à d\u2019un très gros casques, sur des perches accrochées aux carrosseries, bébé» dans la chaleur, sous les harnais, écrasés par des engins d\u2019acier.Charlize Theron en a bavé.Torn Hardy dut s\u2019accrocher à un char au bout d\u2019une perche mobile.«C\u2019étaitphysiquement tellement difficile, soupirait Nicholas Hoult, interprète du guerrier zombie.Toutes ces scènes d\u2019action.» Le tournage a duré six mois.«Et comme les véhicules bougeaient tout le temps.George Miller ne pouvait jamais me dire précisément ce qu\u2019il avait en tête», déplore Torn Hardy.On attendait un «pre sequel», prélude aux précédents Mad Max.«Mais la chronologie de la saga n\u2019est jamais précisée, précise le cinéaste.C\u2019est un nouvel épisode dans le même univers.» La présence d\u2019une héroïne avec un bras en moins, qui conduit sa cargaison d\u2019épouses éblouissantes, laissait croire à un épisode féministe de la saga.Le terme fait sursauter Miller.«Le fiilm féministe n\u2019était pas au programme.» Absurdes, les post-apocalyptiques Mad Max?Au fil des ans, de moins en moins.«J\u2019ai vu des déserts se transformer, déclare Charlize Theron.Je crois que si on ne met pas du nôtre, si on ne se recentre pas sur les choses essentielles, cet uni-vers-là du \u201cagis ou meurs \u201d, va nous rattraper.» Le Devoir Lire aussi > Brûiant regard sur ia Shoah.Odile Tremblay a un coup de cœur pour Le fils de Saul, en compétition au Festival.Page B 2 LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi a 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