Le devoir, 9 avril 2015, Cahier A
[" « Attentats de Boston Tsarnaev est reconnu coupable et risque la peine de mort Page B 5 Réformes en santé Des médecins de la Montérégie dénoncent la loi du silence Page A 3 WWW.ledevoir.corn LEDEVOIR Vol.C VI N° 7 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 AVRIL 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 Grève étudiante Dérapage majeur àl\u2019UQAM PHILIPPE ORFALI Ce devait être la journée du retour au calme à rUniversité du Québec à Montréal.Ce fut plutôt celle de tous les dérapages.Au terme d\u2019une journée explosive marquée par 22 arrestations et de multiples interventions policières au sein même de l\u2019établissement, près de 150 étudiants ont résolu «occuper» l\u2019un des pavillons de l\u2019Université jusqu\u2019à nouvel ordre, en soirée mercredi.Alors que le mouvement étudiant semblait montrer des signes d\u2019essoufflement ailleurs, la situation s\u2019envenime résolument au sein de la maison d\u2019enseignement du Quartier latin.Aux environs de 21 h, près d\u2019une centaine de protestataires sont allés rejoindre les étudiants ayant «pris possession» du pavillon J.-A.-DeS-ève, en lieu et place d\u2019une manifestation nocturne qui devait dénoncer les arrestations policières survenues en cours de journée.La journée avait pourtant bien commencé.Après avoir affirmé mardi qu\u2019elle ne ferait appel aux policiers qu\u2019en cas de force majeure, rUQAM est revenue sur sa parole mercredi vers 10 h et a demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d\u2019intervenir.Des protestataires masqués \u2014 ils étaient une trentaine \u2014 munis de parapluies et de peinture en aérosol pour garder au loin les journalistes et le personnel de sécurité avaient tenté de stopper la tenue de cours dans une poignée de pavillons.Quelques bousculades s\u2019en sont suivies.Trois heures plus tard, les forces de l\u2019ordre étaient de retour.Cette fois, 22 personnes, âgées de 18 à 36 ans, ont été arrêtées et accusées de méfaits et d\u2019attroupements illégaux, a confirmé le SPVM.Lorsque la police a déplacé les personnes arrêtées au sous-sol du pavillon VOIR PAGE A 8 : UQAM Cinémathèque Tout projet de fusion avec BAuQ est écarté ODILE TREMBLAY Au lendemain d\u2019une intense assemblée générale extraordinaire à la Cinémathèque québécoise, ce mercredi, la présidente de l\u2019institution en crise, lolande Cadrin-Rossi-gnol, respirait mieux.Devant Le Devoir, elle affichait sa sérénité d\u2019avoir vu adopter une proposition claire et nette, qu\u2019elle approuve.L\u2019Institution du boulevard de Maisonneuve vole de crise en crise depuis des décennies, mais les dernières semaines furent particulièrement éprouvantes.Pendant qu\u2019une centaine de manifestants au-dehors étaient venus soutenir la Cinémathèque, en réclamant le maintien de sa mission intégrale, plus de 200 personnes assistaient à cette assemblée, dont une cinquantaine d\u2019employés sans droit de vote.Le quorum, 10% des membres pour officier, avait été largement dépassé.Les gens inquiets du sort de l\u2019institution, alors que planait un projet de fusion avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), s\u2019étaient massés dans la salle McLaren.Deux tiers des membres réunis, large majorité mais sans consensus, ont décrété après plus de trois heures de discussions que le conseil d\u2019administration pouvait continuer l\u2019examen de toutes les hypothèses permettant à la Cinémathèque québécoise de poursuivre sa mission, «à la condition expresse qu\u2019elles ne mettent pas en péril son existence, son statut légal et sa structure de gouvernance.» VOIR PAGE A 8 : CINÉMATHÈQUE ARCHIVES LE DEVOIR Ordonné prêtre en 1959, Jean-Claude Turcotte a été nommé cardinal en 1994.Jean-Claude Turcotte, 1936-2015 Le pasteur des démunis n\u2019est plus LAURA PELLETIER Décrit par le pape François comme «un pasteur zélé et attentif aux défis de l\u2019Église», le cardinal Jean-Claude Turcotte s\u2019est éteint mercredi à Montréal, ville qu\u2019il chérissait tant, à l\u2019âge de 78 ans.L\u2019actuel archevêque de Montréal, Christian Lépine, a célébré en soirée une messe aux intentions du cardinal Turcotte, qui a réuni des fidèles en deuil à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde.M®' Turcotte, qui a été nommé évêque en 1982, cardinal en 1994 et archevêque de la métropole en 1990, souffrait depuis plusieurs mois de graves complications liées au diabète.Le 24 mars dernier, il avait été confié à une unité de soins palliatifs.Né dans le quartier ouvrier montréalais de Centre-Sud en 1936 et ordonné prêtre en 1959, M®' Turcotte a toujours cherché, pendant son sacerdoce, à revitaliser son Eglise.Le jour même de l\u2019annonce de sa nomination par Rome au siège archiépiscopal de Montréal, en 1990, M®'' Turcotte avait confié que l\u2019Église diocésaine connaîtrait des changements «parce que l\u2019Église doit toujours s\u2019adapter à un monde qui chqnge constamment».A sa façon, il a lui aussi contribué à la Révolution tranquille, qui commençait, en faisant une VOIR PAGE A 8 : TURCOTTE Lire aussi > Conviction et ouverture.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 6 Lire aussi > Foi, compassion et pragmatisme.Un texte en hommage à M®' Turcotte de sa biographe Jacqueline Cardinal.Page A 7 Plan Nord Couillard mise sur les mines Plus de 22 milliards seront consentis sur 20 ans dans cet « ambitieux projet de société » ALEXANDRE SHIELDS Le Plan Nord libéral est de retour, et toujours par la grande porte.Le gouvernement Couillard a beau imposer des politiques d\u2019austérité aux finances de l\u2019État, il chiffre à plus de 22 milliards de dollars les investissements publics qui seront consentis sur deux décennies pour son projet économique phare, basé essentiellement sur l\u2019exploitation minière.Flanqué de plusieurs membres de son cabinet, le premier ministre Philippe Couillard s\u2019est félicité mercredi d\u2019avoir réuni «les conditions essentielles pour attirer les investisseurs d\u2019ici et de l\u2019extérieur intéressés par des projets de développement et de mise en valeur du potentiel économique des territoires nordiques».Ées sommes en jeu sont certes moins ambitieuses que dans l\u2019ancien plan du gouvernement Charest, mais elles se chiffrent tout de même en milliards.D\u2019ici 2020, Québec injectera d\u2019abord un peu plus de 1,3 milliard de dollar^ afin de stimuler la «relance» du Plan Nord.A elles seules, les inlrastructures devraient accaparer près de 1 milliard.Des réfections d\u2019aéroports nordiques sont prévues, mais aussi une étude de faisabilité pour un nouveau chemin de fer et des travaux routiers.Pas moins de 470 millions seront dépensés uniquement pour la route 389.Et selon Philippe Couillard, «il est du devoir de l\u2019État» de mettre des fonds dans de telles inlrastructures, situées au nord du 49® parallèle.On espère en contrepartie que les investissements miniers, qui ont accusé un recul certain VOIR PAGE A 8 : PLAN NORD Lire aussi > Toujours un mirage.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 6 Lire aussi > Nouveau Pian Nord.Les réactions des partis politiques, des environnementalistes, des Premières Nations et du milieu des affaires.Page A 3 i JACQUES NADEAU LE DEVOIR r Le ministre de l\u2019Energie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, le premier ministre Philippe Couillard, et le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.Aujourd\u2019hui Actualités > L\u2019aile ou la cuisse.Une chronique de Michel David sur les récentes déclarations sur le PQ de l\u2019ancien premier ministre Jacques Parizeau.Page A 3 Actualités > Procès de Mike Duffy.Il n\u2019existe pas de règles précises pour désigner un lieu de résidence, selon un expert du Sénat.Page A 2 Actualités > Quand le prince de Galles pestait en privé contre les Canadiens français.Page A 4 Culture > Prix littéraire des collégiens.Le pronostic des cégépiens de Lévis.Page B 7 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés.B4 B6 B2 B8 Petites annonces.B 6 Sudoku.B 8 77831303445515 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 9 AVRIL 2015 ACTUALITES PROCES DE MIIŒ DUEEY Il n\u2019existe pas de règles précises, confirme un ex-légiste du Sénat MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa La défense du sénateur Mike Duffy a eu droit à un coup de pouce surprise d\u2019un ex-légiste de la Chambre haute, pourtant invité à la barre pour la Couronne.Mark Audcent a affirmé, au procès de Mike Duffy mercredi, que nulle part dans les règles du Sénat il n\u2019est précisé ce qui constitue une résidence principale \u2014 et donc ce qui permet, ou non, à un sénateur de réclamer des indemnités de logement à Ottawa comme l\u2019a fait le sénateur déchu aujourd\u2019hui accusé de fraude.En poste de 1997 à 2014, M.Audcent rencontrait tous les nouveaux sénateurs \u2014 Mike Duffy y compris \u2014 à la suite de leur nomination pour leur présenter les paramètres de leurs nouvelles fonctions.Le légiste du Sénat les prévenait alors qu\u2019ils devaient être présents en Chambre et il leur expliquait les exigences pour qu\u2019ils se qualifient comme sénateur : posséder, n\u2019importe où, une propriété d\u2019une valeur de 4000$ et posséder, dans la province qu\u2019ils représentent, un terrain d\u2019une valeur de 4000$.M.Audcent les avertissait aussi qu\u2019ils devaient être «résidants» de cette province.Mais sur ce dernier point, l\u2019ex-légiste a avoué qu\u2019il n\u2019existait aucun critère ou condition, ni dans la Constitution ni dans les règles sénatoriales.«Il n\u2019y a aucun indicateur qui, si vous le respectez, garantit que vous êtes résidant», a expliqué M.Audcent en réponse au procureur Mark Holmes.L\u2019ex-légiste se fiait sur un ensemble d\u2019indicateurs ; à savoir si la famille du sénateur habitait la province désignée, s\u2019il y votait, s\u2019il y recevait des services publics ou encore si sa succursale bancaire s\u2019y trouvait.M.Duffy s\u2019est procuré pn permis de çonduire de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard en janvier 2009, dix jours après sa nomination au Sénat.11 s\u2019est procuré une carte soleil de la province en 2013, après que ses dépenses eurent fait les manchettes.Or, en contre-interrogatoire avec la défense, M.Audcent a admis que cette liste d\u2019indicateurs était «une liste person- nelle» qu\u2019il avait concoctée en se basant sur la jurisprudence.«Les concepts de résidence principale ou secondaire n\u2019existent pas dans la Constitution.» Et les politiques du Sénat sur la question sont floues, a martelé l\u2019avocat de Mike Duffy, Donald Bayne, en épluchant tout l\u2019après-midi une série de documents sénatoriaux le démontrant.Est-ce qu\u2019un «sénateur novice» est à blâmer s\u2019il n\u2019y voit pas clair, a demandé M® Bayne.«Non, évidemment pas », a répondu l\u2019ex-légiste, en semblant fournir des munitions à la défense qui tentera de prouver que M.Duffy n\u2019a pas enfreint les règles qui ne régissaient tout simplement pas la désignation d\u2019une résidence principale.Note rassurante M® Bayne a en outre présenté à la cour une note envoyée au sénateur Duffy par le bureau de la sénatrice Marjory LeBreton, alors leader du gouvernement au Sénat, quelques jours après sa nomination par Stephen Harper.Le document semble vouloir rassurer Mike Duffy, en stipulant qu\u2019un sénateur n\u2019a «jamais [été] disqualifié [.] parce qu\u2019il n\u2019est pas \u201crésidant\u201d de la province pour laquelle il est nommé».Le bureau de la sénatrice LeBreton indique que selon son «interprétation [.] tant qu\u2019un sénateur possède une propriété dans la province de sa nomination il a le droit de siéger comme sénateur de cette province, même s\u2019il habite Ottawa 99% du temps».Une opinion «incorrecte d\u2019un point de vue légal», a réagi M.Audcent.C\u2019était pourtant l\u2019avis fourni à M.Duffy de la part du bureau d\u2019une sénatrice en position d\u2019autorité, a souligné M® Bayne.Le témoignage de M.Audcent se poursuivra ce jeudi et sera suivi de celui d\u2019une employée des ressources humaines du Sénat.La Couronne a par ailleurs précisé que Mike Duffy prendrait la barre des témoins au mois de juin.Avec Hélène Buzzetti Le Devoir ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le sénateur Mike Duffy prendra la barre des témoins au mois de juin, a annoncé la Couronne.Des contrats remis en qnestion Un autre document déposé en Cour démontre que Mike Duffy n\u2019a pas joué franc-jeu avec l\u2019administration du Sénat quant aux services qu\u2019il recevrait de Gerald Donohue, ex-collège et ami du sénateur.Le contrat d\u2019avril 2011 à mars 2012, d\u2019une valeur maximale de 24 000$, stipule que l\u2019argent servira à «faire de la veille médiatique et informer le sénateur des enjeux actuels ou émergents d\u2019intérêt particulier pour lui ou sa province de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard; faire de la recherche sur des sujets d\u2019intérêt particulier; écrire et éditer des discours, des allocutions, des communiqués de presse, des lettres aux éditeurs, des hommages et du matériel de cette nature selon les besoins; offrir des conseils sur le design de sites Internet et les communications; d\u2019autres fonctions selon ce qui peut survenir de temps à autre; et offrir ses conseils dans un environnement politique et médiatique en constante mutation».La Couronne argue que M.Donohue a plutôt servi de paravent pour payer à même le budget discrétionnaire sénatorial, qui ne l\u2019autorisait pas autremenf les services notamment d\u2019une maquilleuse et d\u2019un entraîneur personnel.De l\u2019alcool au menu Le sénateur Duffy ne se gênait pas pour réclamer le remboursement de boissons alcoolisées.Lors d\u2019un souper d\u2019affaires pour quatre personnes, à peine un mois après sa nomination, il a facturé une quinzaine de consommations pour un coût de 80$.Le Sénat n\u2019a pas tardé à réagir.Dès le 27 mars, l\u2019administration écrit une note au bureau de M.Duffy l\u2019informant que des sommes de 60 $ et 78$, réclamées pour de l\u2019alcool, devront être remboursées.«Les dépenses qui incluent des consommations alcoolisées constituent des dépenses discrétionnaires très sensibles et les lignes directrices visent à s\u2019assurer que l\u2019utilisation des fonds publics par le sénateur peut réussir le test d\u2019une attention du public de plus en plus intense.» Des réclamations dès le début Stephen Harper a beau avoir nommé Mike Duffy séna-teiu le 22 décembre 2008, l\u2019ex-journabste n\u2019est officiellement devenu sénateur que le 2 janvier 2009.Or, dès le 23 décembre, M.Duffy s\u2019est présenté à Ottawa pour rencontrer les autorités du Sénat \u2014 notamment l\u2019ex-lé-giste Mark Audcent.Et dès le 23 décembre, M.Duffy a réclamé une indemnité journalière de 81,55$.Idem le 28 décembre, alors qu\u2019il n\u2019était pas encore officiellement entré en fonction.11 s\u2019est en outre fait rembourser son voyage à Charlottetown, du 29 décembre 2008 au 4 janvier 2009, poiu son «premier déplacement dans la région en tant que sénateur», indique la note explicative qui accompagne sa note de frais.Une facture, pour Mike Duffy et son épouse Heather, de 4200$.CAMPAGNE ELECTORALE Querelle budgétaire en vue à Ottawa Les conservateurs entendent discréditer le bilan financier de Pierre Elliott Trudeau HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les troupes conservatrices entendent parler d\u2019économie pendant la campagne électorale cet automne.Et mercredi, le ministre des Ei-nances, Joe Oliver, a révélé comment elles allaient en parler : en discréditant le bilan financier du Parti libéral, celui d\u2019un certain Pierre Elliott Trudeau en particulier, et en promettant de menotter tout futur gouvernement avec une loi antidéficit.Depuis que les conservateurs de Stephen Harper sont au pouvoir à Ottawa, sept budgets consécutifs ont été écrits à l\u2019encre rouge (sur un total de neuf, bientôt dix) et il s\u2019est ajouté 131 milliards de dollars à la dette, une hausse de 27 %.Les libéraux ont beau jeu de rappeler que ce sont eux qui, en 1997, ont rééquilibré les finances publiques.Le Parti conservateur prépare donc sa parade.Joe Oliver a entamé son discours devant l\u2019Economie Club de Toronto en évoquant le lien de parenté entre l\u2019actuel chef libéral, Justin Trudeau, et le responsable originel des déficits fédéraux.Certains se rappelleront, a dit M.Oliver, «la décennie Pierre Trudeau.Entre 1969 et 1979, les dépenses fédérales ont triplé, soutenues par des hausses temporaires du prix des produits de base.Lorsque ces prix ont inévitablement chuté, le Canada a connu ses pires déficits budgétaires en période de paix.[.] La situation ne constituait pas une réponse à une crise économique.Elle était le résultat de l\u2019idéologie de l\u2019homme qui était aux commandes.» De fait, le déficit du Canada est passé, entre 1968 et 1979, de 19 à 157 milliards.Pendant le règne des progressistes-conservateurs de Brian Muboney qui a suivi, le déficit a encore triplé, pour atteindre 487 milliards.M.Oliver a plutôt tourné ce fait à l\u2019avantage de la marque de commerce conservatrice en soutenant que M.Muboney avait «équilibré le budget des opérations».Le budget des opérations ne tient pas compte des frais d\u2019intérêt payés, qui grugeaient à cette époque le tiers des revenus d\u2019Ottawa.L\u2019équipe Muboney n\u2019a présenté que des déficits, variant de 28 à 39 milliards par année.Selon M.Oliver, le gouvernement libéral DARREN CALABRESE LA PRESSE CANADIENNE Le ministre des Finances, Joe Oiiver, s\u2019est exprimé mercredi devant i\u2019Economic Ciub de Toronto.suivant a «arrêté une calamité en en créant une autre.Jean Chrétien a équilibré le budget en augmentant les impôts, en coupant les programmes vitaux et en réduisant les paiements de transferts de milliards de dollars.» Cette relecture de l\u2019histoire fait bondir le critique libéral en matière de finances, Scott Brison.«L\u2019équipe Chrétien-Martin a affiché neuf surplus et remboursé 80 milliards sur la dette», rappelle-t-il.«M.Harper a présenté sept déficits et a augmenté la dette de 150 milliards [la dette avait diminué de 23 milliards avant de rebondir de 154 milliards, pour un solde net de 131 milliards].C\u2019est bizarre qu\u2019un gouvernement avec un si mauvais bilan se permette d\u2019en attaquer un autre qui a un bilan; plus reluisant.» A la blague, M.Brison lance que les conservateurs «souffrent de l\u2019envie du ministre des Ei- nances», référence à la théorie freudienne de «l\u2019envie du pénis» des femmes.«M.Harper aurait adoré avoir un ministre des Einances avec un bilan tel que celui de Paul Martin.» Loi antidéficit utile?Le ministre Joe Oliver a profité de son discours pour annoncer qu\u2019une loi antidéficit sera déposée sous peu.Elle avait été promise dans le discours du Trône de 2013, mais à l\u2019époque, les conservateurs généraient encore des déficits.Comme elle ne pourra pas être adoptée d\u2019ici la fin des travaux parlementabes, cette loi consistera plutôt en une arme électorale.Cette loi fera en sorte qu\u2019un gouvernement ne serait autorisé à présenter un déficit qu\u2019en cas de récession ou de «circonstances extraordinaires» (guerre, catastrophe naturelle) engendrant des dépenses de plus de 3 milliards.Dans les 30 jours suivant le déficit, le ministre des Einances devrait comparaître en comité parlementaire pour indiquer comment il entend le résorber.Un gel des dépenses de fonctionnement entrerait automatiquement en vigueur, tandis que le salaire des ministres et des sous-minis-tres serait réduit de 5%.L\u2019automne dernier, le directeur parlementaire du budget adjoint, Mostafa Askari a publié un rapport sur les lois antidéficit concluant que celles-ci ne servent au mieux qu\u2019à dorer la réputation internationale du pays.«Mais au Canada, il est difficile de voir pourquoi nous aurions besoin d\u2019une telle loi quand rien n\u2019indique que nous nous dirigeons vers des problèmes.» Huit provinces se sont dotées de telles lois dans les années 1990, et sept d\u2019entre elles les ont suspendues ou contournées.Première à tenter l\u2019expérience en 1991, la Colombie-Britannique s\u2019est dotée de deux lois antidéficit, chaque fois en fin de mandat d\u2019une administration, et chaque fois abrogée par la suivante, qu\u2019elle ait été néodémocrate ou libérale.Les chercheurs Jared Wesley et Wajme Simpson ont conclu, dans une étude de 2011, que les lois antidéficit au pays n\u2019avaient pas entraîné de réductions massives de dépenses, pas plus qu\u2019elles n\u2019avaient empêché le retour à l\u2019encre rouge.Le Devoir DECLARATIONS DE REVENUS L\u2019Agence du revenu du Canada accusée de partisanerie MÉLANIE MARQUIS à Ottawa En pleine période des impôts, l\u2019Agence du revenu du Canada (ARC) fait de la «propagande conservatrice» dans une lettre envoyée aux parents du pays, accuse l\u2019opposition à Ottawa.L\u2019agence fédérale a acheminé au cours des derniers jours des enveloppes contenant trois pages d\u2019information sur les mesures fiscales mises de l\u2019avant par les conservateurs, dont le fractionnement du revenu et les bonifications au régime de prestation universelle pour la garde d\u2019enfants (PUGE).«Cette année, le gouvernement du Canada a introduit un certain nombre de réductions d\u2019impôt et de prestations pour les familles, qui aideront à rendre la vie plus abordable», est-il écrit dans la lettre.«Votre famille bénéficiera directement des nouvelles réductions d\u2019impôt et prestations», peut-on aussiy Ibe.Or, non seulement ces mesures n\u2019ont-elles pas été adoptées au Parlement, ce qui est précisé dans la lettre dans le cas de la PUGE, mais en plus, elles sont présentées de façon partisane, dénonce l\u2019opposition.En prenant connaissance des documents fournis par La Presse canadienne, le porte-parole adjoint du NPD en matière de finances, Guy Caron, s\u2019est montré désolé que l\u2019agence gouvernementale se fasse ainsi «le porte-voix» du Parti conservateur.«C\u2019est vraiment une lettre qui donne le côté, ou l\u2019angle, conservateur, alors dans ce sens-là, je le considère comme étant de la propagande même si ça vient de l\u2019ARC», a-t-il affirmé en entrevue téléphonique.Le contenu et le ton de la lettre déplaisent également au porte-parole libéral en matière de finances, Scott Brison, qui parle d\u2019une «attaque contre l\u2019indépendance» des services publics que sont censés offrb les fonctionnabes fédéraux.Le gouvernement conservateiu se défend catégoriquement d\u2019instrumentaliser l\u2019agence pour servb ses propres intérêts.«L\u2019ARC n\u2019agit pas d\u2019une manière partisane», a répondu Rebecca Rogers, la dbectrice des communications de la ministre du Revenu national, Kerry-Ljmne Pindlay.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 9 AVRIL 2015 A 3 ACTUALITES L\u2019aile ou la cuisse Michel David Si Lucien Bouchard avait accordé une entrevue dans laquelle le PQ était qualifié de parti à la dérive ayant perdu son âme, pu l\u2019aurait immédiatement cloué au pilori.À l\u2019automne 2005, on ne lui avait pas pardonné la publication du « Manifeste des lucides » en pleine course à la succession de Bernard Landry, même s\u2019il ne contenait aucune attaque contre le PQ ou la souveraineté.Tout un contraste avec l\u2019accueil très déférent qu\u2019on a réservé aux propos pourtant beaucoup plus durs que Jacques Parizeau a tenus au cours de son récent entretien avec le collègue Michel Lacombe.Alors que le PQ tente d\u2019élargir son audience à la faveur d\u2019une autre course au leadership, on ne peut pas dire qu\u2019il lui facilite la tâche en disant que ces gens-là «n\u2019ont pas l\u2019air de se croire eux-mêmes».«Tout est bon dans le poulet», avait l\u2019habitude de dire l\u2019ancien premier ministre pour illustrer cette faculté de présenter les choses à leur avantage que développent les politiciens.La réaction des différents candidats en constitue une remarquable démonstration.Chacun a vu dans ses propos une sorte de bénédiction.Qu\u2019on préfère le blanc ou le brun, l\u2019aile ou la cuisse, il y en avait pour tous les goûts dans le poulet de M.Parizeau.Martine Quellet a fait valoir que sa promesse d\u2019un référendum dans un premier mandat était précisément le meilleur moyen d\u2019éliminer ces discussions sur l\u2019échéancier référendaire que M.Parizeau a qualifiées de «ridicules» et à\u2019«enfantines».Au contraire, Pierre Karl Péladeau a vu dans ses propos la confirmation qu\u2019il était lui-même sur la bonne voie en voulant mettre l\u2019accent sur le projet souverainiste lui-même plutôt que sur le référendum.Tout le monde aura également noté l\u2019importance que M.Parizeau a accordée à la présence de gens d\u2019affaires en politique.Représentant autoproclamé de la jeune génération, Alexandre Cloutier, lui-même âgé de 37 ans, n\u2019a pas manqué de souligner que M.Parizeau voit dans les 30-40 ans l\u2019avenir de la souveraineté.Même Bernard Drainville, dont l\u2019ancien premier ministre avait vivement critiqué la charte de la laïcité, a trouvé son compte dans le passage où il dénonce la «fixation» sur le déficit zéro, dont il est le seul candidat à demander le report.Finalement, le seul qui n\u2019a pas tenté de tirer la couverte de son bord est Pierre Céré.Pourtant, c\u2019est sans doute lui qui fait le plus largement écho aux préoccupations de M.Parizeau, quand il reproche au PQ d\u2019avoir renié ses origines.De toute évidence, il n\u2019est pas plus amateur de poulet que de cette tarte aux pommes dont il déplore la surabondance sur le menu des débats entre les candidats.Il est vrai que M.Céré aurait été passablement mal venu de se réclamer de l\u2019ancien premier ministre, alors qu\u2019il reproche au PQ une dérive vers un ethnocentrisme qui évoque immanquablement l\u2019argent et les votes ethniques du soir du référendum de 1995.Il y a tout de même des os dont il faut se méfier dans le poulet.Aucun de ceux qui ont commenté son entrevue n\u2019a relevé la question la plus importante que M.Parizeau s\u2019est lui-même posée sans y répondre clairement: «Est-ce que le PQ est encore le bon véhicule ?» Cette question en appelle d\u2019ailleurs une autre, qui est tout aussi troublante.S\u2019il est vrai que les Québécois de 30-40 ans sont «collectivement très ambitieux» et que «ce ne sont pas des losers», pourquoi votent-ils pour le PLQ et contre la souveraineté ?Serait-ce qu\u2019ils perçoivent le projet souverainiste comme un projet de losers ?À écouter M.Parizeau, on se surprend à penser que même Lucien Bouchard aurait pu apprécier son poulet.«La date du référendum, on s\u2019en fout.On fait un référendum quand les circonstances s\u2019y prêtent», a-t-il lancé à Michel Lacombe.Qù se situe au juste la différence avec les «conditions gagnantes» qu\u2019on a si vivement reprochées à M.Bouchard ?Ce qu\u2019il y a d\u2019agaçant dans les critiques périodiques qu\u2019il adresse au PQ n\u2019est pas tant ce qu\u2019il dit que ce qu\u2019il omet de dire, c\u2019est-à-dire que lui-même a bénéficié en 1995 de circonstances infiniment plus favorables qu\u2019aucun de ses successeurs ou de ses prédécesseurs.Jusqu\u2019à l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech, le projet souverainiste n\u2019allait nulle part et M.Parizeau n\u2019a eu aucune responsabilité dans son rejet par le reste du Canada.Si le Québec avait adhéré à la Constitution, il ne serait sans doute jamais devenu premier ministre et le PQ aurait peut-être même disparu.La souveraineté lui a été présentée sur un plateau d\u2019argent et, de son propre aveu, il a échoué.Il n\u2019a pas à en rougir.Malgré un contexte exceptionnellement propice, les obstacles demeuraient nombreux.Cela devrait néanmoins le rendre plus indulgent envers ceux qui doivent aujourd\u2019hui ramer contre de forts vents contraires.mdavid@ledevoir.com CSSS JARDINS-ROUSSILLON Des médecins dénoncent la loi du silence L\u2019ex-mmistre de la Santé Claude Castonguay y voit le symptôme du climat d\u2019« insécurité » qui règne actuellement dans le réseau de la santé JESSICA NADEAU Pour des raisons pobtiques, la direction du centre de santé et de services sociaux (CSSS) Jardins-Roussillon en Montérégie a refusé à ses médecins de se faire accompagner par des jour-nabstes pour témoigner de leur pratique.Une décision qui témoigne du climat «d\u2019insécurité» dans le réseau depuis l\u2019arrivée du ministre Gaétan Barrette, estime l\u2019ex-ministre Claude Castonguay.Dans la foulée du projet de loi 20, qui veut obliger les médecins à suivre davantage de patients, des médecins du CSSS Jardins-Roussillon ont proposé à des journalistes de les accompagner dans leur pratique quotidienne pour témoigner de la nature de leur travail.Ces demandes ont été refusées par la direction de l\u2019établissement, et ce, malgré le fait que certains médecins aient plaidé leur cause avec vigueur.C\u2019est le cas de la D\"^® Catherine St-CiT, omnipraticienne qui travaille en obstétrique et en petite enfance, à la fois à l\u2019hôpital et en clinique.Le 12 mars, la D\"^® St-CiT a rencontré la direction du CSSS pour contester cette décision, expliquant qu\u2019elle voulait « démontrer comment la médecine a changé dans les dernières décennies et démontrer un profil de pratique non traditionnel».La réponse l\u2019a fortement «déçue», confie-t-elle.«On m\u2019a dit que le CSSS ne pouvait servir de toile de fond pour tout article qui risquerait de mettre en porte à faux le ministère.J\u2019ai expliqué que c\u2019était un projet de la réalité d\u2019un médecin de famille tout simplement, mais j\u2019ai compris que démontrer une réalité qui serait différente du message diffusé par le ministère serait considéré lui-même comme un geste politique.» La D\"^® Nadine Cardinal, médecin de famille à l\u2019hôpital Anna Laberge, s\u2019est elle aussi vu refuser sa demande.«Nous comprenons les craintes de représailles politiques auxquelles l\u2019hôpital est susceptible de s\u2019exposer, mais nous pensons que les conséquences de l\u2019adoption du projet de loi 20 mèneraient à une catastrophe pour la santé des Québécois, plaide-t-elle dans une lettre envoyée à la direction.Ce projet de loi se base notamment sur une fausse impression de la charge de travail du médecin de famille, d\u2019où l\u2019importance pour nous de rétablir les faits, et quoi de mieux que d\u2019observer ce qui se fait sur le terrain.» Assurer la «neutralité» Mécontents, plusieurs médecins ont fait part de ces refus à la réunion du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) le 17 mars dernier.Ces derniers ont voté une résolution visant à demander une révision de la décision pour permettre aux journalistes d\u2019accompagner les médecins.La réponse de la direction est venue une semaine plus tard dans une lettre envoyée à l\u2019exécutif du CMDR «Comme le CSSS Jardins-Roussillon est un établissement public gouvernemental, nous nous devons d\u2019assurer la neutralité de l\u2019établissement dans tout débat public entourant des politiques, lois et projets gouvernementaux », écrit la directrice générale intérimaire, Diane Arcand.Elle précise que le conseil d\u2019administration et le président-directeur général du nouveau centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Quest ont été consultés et qu\u2019ils en sont venus à la conclusion qu\u2019ils ne pouvaient acquiescer à cette demande «compte tenu du contexte actuel de transformation du réseau de la santé».Liste noire C\u2019est la loi 10 qui a donné des pouvoirs sans précédent au ministre, lui permettait de nommer et de congédier tous les cadres du réseau, note l\u2019ancien ministre de la Santé, Claude Castonguay, en entrevue au Devoir.«Je ne peux pas me prononcer sur ce cas précis, mais ce que je peux dire, c\u2019est qu\u2019à la suite de l\u2019adoption du projet de loi 10, où le ministre peut intervenir dans un peu tout, les gens craignent vraiment de parler.[.] Ça a créé de l\u2019insécurité dans le système et ça crée justement le risque que les gestes qui sont posés soient interprétés sur un plan politique, partisan ou autre.» Le chercheur Damien Contandriopoulos fait la même anafyse.«On est dans un environnement politique où le ministère a quand même dit très clairement et régulièrement qu\u2019il ne tolérerait pas de dissidence dans les points de vue, que le ministre actuel donnait des directives au réseau et que le réseau les appliquait sans discuter et sans contester ou ameuter l\u2019opinion publique.» Il rappelle qu\u2019il reste encore plusieurs postes de cadre à pouvoir dans le réseau.«Je pense qu\u2019il n\u2019y a personne [parmi les cadres] qui a envie de se faire mettre sur la liste noire du ministère des gens qui ont contribué à soutenir l\u2019opposition au projet de loi 20.» Aux communications du CISSS Montérégie-Quest, on répond que la décision n\u2019est pas liée aux nominations ou au contexte politique, mais qu\u2019elle a été prise «en considérant l\u2019ensemble des éléments à évaluer lors d\u2019une demande média [dont] la confidentialité, la neutralité, les impacts sur la clientèle».Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les groupes de pression et les partis d\u2019opposition demandent au premier ministre Couillard de traduire ses promesses en retombées concrètes.NOUVEAU PLAN NORD Les écologistes et le milieu des affaires trouvent leur compte Les partis d\u2019opposition se demandent comment le gouvernement atteindra ses ambitieux objectifs La version amincie du Plan Nord dévoilée mercredi par le gouvernement Couillard a été somme toute bien reçue par le milieu des affaires et par des groupes environnementa-listes, mais les réactions ont été bien différentes du côté des partis d\u2019opposition.Associées au dévoilement du nouveau Plan Nord, la SNAP Québec et Nature Québec ont salué les objectifs de conservation qu\u2019il contient et qui sont les mêmes que ceux du gouvernement Charest, soit la création de 20% d\u2019aires protégées et la préservation de 50% du territoire nordique de l\u2019activité industrielle.L\u2019atteinte de ces objectifs permettrait de remplir les exigences internationales de la Convention sur la diversité biologique, ont souligné les deux organismes.Les fonds consacrés au ministère de l\u2019Environnement « devront suivre les bonnes intentions», préviennent-ils cependant.Pour le milieu des affaires, le contexte d\u2019investissement sera désormais plus stable pour les entreprises.« C\u2019est un signal pour dire aux investisseurs \u201cnous allons vous accompagner\u201d », a dit la président-directrice générale de la Pédé-ration des chambres de commerce du Québec, Erançoise Bertrand.En dépit du prix de certains métaux qui a touché un creux en cinq ans, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropoli- tain (CCMM), Michel Leblanc, croit que Québec fait bien d\u2019investir.«Les économistes diront que les grands investissements devraient toujours avoir lieu dans la phase où le cycle est bas de façon à être prêt lorsque tout ça va repartir», a-t-il fait observer.De son côté, l\u2019Association minière du Québec s\u2019est montrée préoccupée par l\u2019engagement de soustraire 50% du territoire à toutes activités industrielles.Selon elle, un travail de caractérisation de ce qui se trouve dans le sol est «essentiel» avant de procéder à «quelque protection que ce soit».Les Premières Nations sur leurs gardes L\u2019engagement visant à investir dans les infrastructures, comme les routes et les écoles, a également reçu un accueil favorable de la part de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.S\u2019il salue la volonté du gouvernement Couillard de voir les communautés autochtones jouer un rôle plus important dans le développement du Nord, le chef de l\u2019Association, Ghislain Picard, a prévenu qu\u2019il restait encore beaucoup à faire.«Le test s\u2019en vient, a-t-il prévenu.Il y a des obligations pour tous les gouvernements en matière de consultation.Comment cela se fait ?C\u2019est une grande question qui se pose partout, pas seulement au Québec.» Les trois partis d\u2019opposition ont pour leur part critiqué cette nouvelle mouture du Plan Nord.Pour le porte-parole de l\u2019opposition officielle, Bernard Drainville, ce nouveau plan manque singulièrement d\u2019assises.Ainsi, dans le dernier budget Leitâo, aucune somme n\u2019apparaît sous la rubrique «Développement» du Plan Nord, et ce, pour les cinq prochaines années.«S\u2019il y croyait tant que ça, le gouvernement investirait et concrétiserait l\u2019engagement réel de l\u2019Etat québécois», a déclaré le député péquiste.Selon Alain Lamontagne, de la Coabtion avenir Québec, la nouvelle version du Plan Nord «ne présente que peu de moyens concrets pour réaliser les objectijs de retombées de 22 milliards en 20 ans».Pour Amir Khadir, de Québec solidaire, ce plan, «c\u2019est du copié-collé du plan de Jean Charest, qui n\u2019a pourtant jamais décollé» parce que le gouvernement n\u2019a aucune prise sur la conjoncture mondiale et le prix des métaux.«L\u2019extractivisme a des limites, juge le député de Mercier.Est-ce que les libéraux ont compris que la population en a assez de subventionner des multinationales qui lèvent les feutres dès que la situation économique se détériore ?» Avec La Presse canadienne Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 AVRIL 2015 ACTUALITES DEMANDE DE TRADUCTION Le juge en chef de la Cour supérieure clarifie ses motifs MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, François Rolland, nie avoir cherché à punir l\u2019avocat Frédéric Allah parce qu\u2019il a fait une demande de traduction d\u2019un jugement de l\u2019anglais vers le français.M.Rolland soutient n\u2019avoir formulé « aucune plainte » au Barreau du Québec contre M® Allali à ce sujet.Il explique avoir attiré l\u2019attention du syndic de l\u2019ordre professionnel sur le « ton » employé par l\u2019avocat dans une lettre \u2014 comportant un lot d\u2019« insinuations», selon lui \u2014 expédiée il y a moins de trois mois à la juge Karen Kear-Jodoin.M® Allali sollicitait le concours de la magistrate afin que l\u2019un de ses jugements «entièrement rédigé en anglais» soit traduit en français pour permettre à son client, Jacques Caya, «unilingue francophone», d\u2019^lêtre] en mesure de [le] lire [.] sans l\u2019intermédiaire de quelqu\u2019un pour lui traduire le contenu».Lettre en cause Pourtant, M.Rolland se disait à la mi-janvier «étonné» non seulement du «ton», mais également de la «teneur» de la demande de traduction de l\u2019avocat Frédéric Allali.«Je vous fais parvenir copie d\u2019une lettre que j\u2019ai reçue de l\u2019avocat Frédéric Allali dont la teneur et le ton étonnent.Je n\u2019ai aucun autre commentaire à formuler », écrivait-il au syndic du Barreau, Guy Bilodeau.Le syndic a ouvert sur-le-champ une enquête.Deux mois et demi plus tard, il a déposé une plainte pour manquement déontologique à l\u2019endroit de l\u2019avocat de la firme Allali Brault.M® Allali devra se défendre d\u2019avoir fait «défaut de soutenir l\u2019autorité des tribunaux» devant le Conseil de discipline du Barreau du Québec.«L\u2019étonnement exprimé dans une lettre que j\u2019ai fait parvenir au syndic du Barreau fait plutôt référence au ton de la demande que j\u2019ai reçue de Allali ainsi qu\u2019aux insinuations qu\u2019elle contenait», précise M.Rolland sans plus de détails dans une lettre acheminée mardi à la direction du Devoir.« Généralement» Le juge en chef de la Cour supérieure rappelle que les magistrats rédigent «habituellement» leur décision dans la langue avec laquelle ils sont «le plus à l\u2019aise».« Tous comprennent que cette préférence n\u2019a d\u2019autre souci que de s\u2019assurer que justice soit clairement rendue», souligne M.Rolland.Cela dit, les magistrats rendent leur jugement «généralement» dans la langue des personnes impliquées.«Il arrive parfois que des jugements soient rendus en français malgré le fait que les parties sont anglophones, ou en anglais alors que les parties sont francophones», indique-t-il, rappelant que tout justiciable peut obtenir sur demande la traduction d\u2019une décision dans l\u2019autre langue officielle du Canada \u2014 le français ou l\u2019anglais \u2014, et ce, sans frais.D\u2019ailleurs, les procureurs dans l\u2019affaire Jacques Caya c.Honorable Marc Renaud et Autorité des marchés financiers (AMF) «ont accepté cette façon de procéder, et que le jugement soit rédigé en anglais», fait remarquer M.Rolland, après avoir pris connaissance de l\u2019enregistrement de l\u2019audience.Le bureau d\u2019avocats Allali Brault acquiesce.«Personne ne s\u2019est objecté» à la juge Karen Kear-Jodoin après qu\u2019elle eut sondé les parties sur sa volonté de rédiger son jugement en anglais, de crainte de lui «déplaire», explique-t-on dans un bref entretien par téléphone.Le Devoir Premiers bombardements France: les contrôleurs aériens canadiens en Syrie en grève Ottawa \u2014 Des avions canadiens ont participé à une première mission de bombardement contre le groupe armé Etat islamique en Syrie, a annoncé le ministre de la Défense, Jason Kenney, mercredi.Le ministre a indiqué sur son compte Twitter que des CF-18 avaient bombardé la garnison du groupe Etat islamique (El) à Racca, à environ 160 kilomètres à l\u2019est de la ville disputée d\u2019Alep.Racca est considérée comme la capitale du groupe extrémiste.M.Kenney n\u2019a fourni aucun autre détail sur cette attaque, se contentant d\u2019écrire que le rôle du Canada en Syrie était de s\u2019assurer que l\u2019EI ne puisse plus compter sur aucun sanctuaire dans la région.Le ministre semblait pressé à annoncer cette intervention, ayant devancé sur Twitter le communiqué officiel de la Défense nationale.Les conservateurs ont fait adopter par la Chambre des communes une résolution approuvant la prolongation de l\u2019intervention militaire du Canada en Irak et son expansion en Syrie.La Presse canadienne Paris \u2014 Les contrôleurs aériens français ont déclenché la grève mercredi, entraînant l\u2019annulation de 40% de tous les vols à travers le pays.Le puissant Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien a organisé cette grève de deux jours sur fond de querelle concernant les conditions de travail et la retraite.La Direction générale de l\u2019aviation civile (DGAC) a prévenu par voie de communiqué que «des perturbations sont attendues sur l\u2019ensemble du territoire».Le plus important transporteur aérien français.Air France, a dit que le service long-courrier ne serait pas touché et a assuré 60% de son service moyen-courrier avec l\u2019aéroport Charles-de-Gaulle.Ar France a aussi annoncé l\u2019annulation des deux-tiers de ses vols à l\u2019aéroport Orly.La DGAC dit que la dispute concerne notamment le hausse de l\u2019âge de la retraite, qui passerait de 57 à 59 ans.Plusieurs pays européens permettraient aux contrôleurs de prendre leur retraite à 55 ou 56 ans.La DGAC a demandé l\u2019annulation de 50% des vols jeudi.Associated Press Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Le roi Edouard VIII apparaît en compagnie de sa femme sur cette photo prise en novembre 1956, lors de son arrivée à Londres.Quand le prince de Galles pestait en privé contre les Canadiens français Une lettre mise au enchères cette semaine révèle les états d\u2019âme du roi Édouard VIII JEAN-FRANÇOIS NADEAU Cqlui qui allait devenir le roi Edouard VIII pestait vertement en privé contre les Canadiens français.«Les maudits Canadiens français», écrit-il dans une lettre vitriolique de 1919 qui vient de refaire surface.Il les considère comme des «pourris», des «tire-au-flanc en tout, en particulier en guerre».En visite officielle au Canada à l\u2019automne 1919, le prince de Galles représenta son père, le roi George V.A l\u2019occasion de cette visite officielle, il n\u2019est pas sans savoir que le Canada français n\u2019a pas beaucoup prisé l\u2019idée d\u2019aller se battre outremer pour un monarque britannique.L\u2019opposition des Canadiens français aux visées impériales avait déjà été vive auparavant, lors de la guerre des Boers (1899-1902).Au nombre de ceux qui plaident alors l\u2019indépendance politique du Canada face aux visées britan- [Les Canadiens français] ne valent vraiment pas tout le mal que je me suis donné pour être poli envers eux }) Le roi Édouard VIN niques, on trouve aux premières places Henri Bou-rassa, le fondateur du Devoir.Dans une lettre de six pages que le duc écrit à Freda Dudley Ward, une mère de deux enfants qui va devenir sa maîtresse, le prince de Galles traduit son amertume à l\u2019égard des Canadiens français.A Toronto, 11 se montre heureux de les avoir quittés, les francophones du pays.« Toute l\u2019affaire est très délicate, une question impériale et politique que je ne prétends pas comprendre, bien que je sache qu\u2019ils sont menés par des curés, qu\u2019ils sont à la remorque et qu\u2019ils ne feront rien et sur- tout pas la guerre !» Dans cette lettre écrite à Toronto et qui est mise en vente cette semaine par l\u2019Internatîo-nal Autograph Auctions (lAA), 11 ajoute ceci au sujet des Canadiens français: «Ils ne valent vraiment pas tout le mal que je me suis donné pour être poli envers eux, puisqu\u2019ils sont des planqués en tout et en particulier pour la guerre, comme ils ont tous voté contre la conscription.» Mot pour les femmes Toujours dans cette lettre, dont la valeur est estimée à 1200£ (soit un peu plus de 2200$CAN), 11 se montre aussi très enclin à dénigrer l\u2019apparence des femmes qu\u2019il a croisées.«Peu valent la peine qu\u2019on danse avec elles et encore moins sont d\u2019une quelconque façon attrayante.» Pour le prince, les Canadiens français s\u2019étalent tout simplement dérobés à leurs responsabilités envers l\u2019Empire et 11 ne leur pardonnait pas.La tournée nord-amérîcaîne du prince avait débuté le 11 août 1919 alors que le futur roi pose le pied à Terre-Neuve.Au Canada, 11 traverse plusieurs villes et villages, acclamé par des foules diverses.Il quitte le Canada en train le JO novembre à, destination des États-Unis.A la mort de George V en janvier 1936, 11 est sacrç roi à son tour sous le nom d\u2019Édouard VIII.Maïs 11 abdique après dix mois seulement pour épouser une veuve américaine, Wallis Simpson.Le couple sera célèbre notamment pour ne pas cacher ses sympathies à l\u2019égard du régime d\u2019Adolf Hitler.Le Devoir Programmes Information Émissions Langue Française Divertissement Pratique Q ^ * Information FLASK AFRIQUE L'INFO fraNCORHONE .^TVSMONPE J0^\tINFO RTS rtbF 2\t3 La météo internationale\t^ Les dernières dépêches > AMoscou, Tslprasned^antie pas\t^ * d'aide et défend son Indépendance\t' d'esprit dans l'UE A la une Grèce-Russie: l'E urope I nqu léte d'un rapprochement LèS kafirçs fran^is, si vous voulez sauver vqs [ .rlHL J, IL Jî.Jevez abandonner ridée de la participâion à I'operation contre l'État Islamique.C'est seulement comme ça que vous pouvez éviter le châtiment et sauvegarder vos vies et celles de vos proches.Aujourd'hui nous allons perturber le travail de TV5 Monde et nous allons aussi exposer les documents confidentiels des départements qut contiennent vos données personnelles À l'aide d'Allah nous allons poursuivre la lutte contre l\u2019Amérique et tous qui Iss aklent.CyberCâliphate et la Division des hackers de l'État Islamique préparent peur vous des nouveaux surprises.Il n'yâ de Dieu qu\u2019Allah et Muhammad est son messager.Il n'ya de lois que Chari a.TV5MONDE+AFRItiUE NOS ÉMISSIONS Destination Francophonie : Destination Hong-Kong CAPTURE D\u2019ECRAN LE DEVOIR La chaîne francophone TVSMonde piratée par l\u2019EI Paris \u2014 La chaînç francophone TV5Monde a été piratée mercredi soir par des individus se réclamant du groupe État islamique (El) qui l\u2019empêchent d\u2019émettre et qui ont pris le contrôle de ses sites Internet peu après 22 h, heure de Éaris.«Nous ne sommes plus en état d\u2019émettre aucune de nos chaînes.Nos sites et nos réseaux sociaux ne sont plus sous notre contrôle et ils affichent tous des revendications de l\u2019État islamique», a dit le directeur général, Yves Bigot.«L\u2019attaque qu\u2019a subie TVSMonde est inédite et est de grande envergure.L\u2019enquête en dira plus très bientôt et nos antennes seront rétablies», a indiqué pour sa part Hélène Zemmour, directrice numérique chez TV5Monde.Tard mercredi soir, Irénidice Morin, responsable des communications chezTV5 Québec Canada, a expliqué au Devoir qu\u2019en raison du piratage, la diffusion du Journal TVSMonde de 23 h, du Journal Aftique de 23 h 20, du Journal TVSMonde de 5 h et de l\u2019émission Télématin à 6h30 était encore incertaine sur la chaîne québécoise.D\u2019autres émissions ont été prévues pour remplir ces cases horaires.Des documents présentés comme des pièces d\u2019identité et des CV de proches de militaires français Impliqués dans les opérations contre l\u2019ÉI ont été publiés sur le «mur» du compte Facebook de TV5Monde par les pirates.«Soldats de France, tenez-vous à l\u2019écart de l\u2019État islamique!», pouvait-on lire dans un message sur Facebook.TV5Monde semblait avoir repris le contrôle de ses pages Facebook vers minuit, mais la chaîne montrait toujours un écran noir et son site Internet était «en maintenance».TV5Monde lançait mercredi la chaîne TV5 Monde Style en présence du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.Cette chaîne émet dans les zones Maghreb-Orient, ainsi qu\u2019en Asie-Pacifique, et est dédiée à l\u2019art de vivre à la française.Plus de bacs bruns pour Montréal Montréal se prépare sur plusieurs fronts à la collecte à grande échelle des matières organiques sur son territoire.Le comité exécutif a autorisé mercredi un règlement d\u2019emprunt de 12 millions pour l\u2019achat de bacs bruns au cours des cinq prochaines années.Des appels d\u2019offres seront lancés dès le mois de mai pour trouver des fournisseurs.La dépense devrait être admissible à une subvention de Québec équivalant à 33% du coût des outils de collecte.Quant aux quatre centres de compostage et de biométhanisation qui seront construits pour traiter ces matières organiques, ils devraient être en fonction en 2019, prévoit la Ville.Rappelons que la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles vise à bannir l\u2019enfouissement de matières putrescibles d\u2019ici 2020.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 9 AVRIL 2015 A 5 ACTUALITES LA PRESSE CANADIENNE Marc Wabafiyebazu est le fils de la diplomate canadienne Roxanne Dubé.FLORIDE Le fils de la consule générale pourrait être accusé de meurtre CURT ANDERSON à Miami Un grand jury se penchera sur la possibilité de déposer des accusations de meurtre contre le fils d\u2019une diplomate canadienne qui, selon la police, a été mêlé à une tuerie dans laquelle son frère et un autre individu ont perdu la vie.La procureure adjointe Marie Mato a précisé, au terme d\u2019une brève comparution tenue mercredi, que le grand jury pourrait également décider de juger Marc Wabafiyebazu comme s\u2019il était un adulte.Son avocat.Curt Obront, a souligné que l\u2019adolescent de 15 ans allait plaider non coupable, et ce, peu importe les accusations qui seront déposées contre lui.11 a ajouté que son client n\u2019a présentement pas de dossier criminel.Celui-ci a été arrêté dans la foulée d\u2019une fusillade au cours de laquelle son frère aîné, Jean, et Joshua Wright, qui étaient tous les deux âgés de 17 ans, ont été abattus.La police soutient que les Wabafiyebazu ont été impliqués dans une transaction de drogue qui a mal tourné.Elle avance également que le plus jeune des deux frères a menacé de tirer une balle dans la tête d\u2019un détective après son arrestation.La mère de Marc et de Jean Wabafiyebazu est Roxanne Dubé, une diplomate canadienne d\u2019expérience qui était, récemment, devenue consule générale à Miami.Elle était présente au tribunal, mais elle est demeurée muette devant la presse.Quant à Marc Wabafiyebazu, il a pris la parole seulement pour répondre aux questions ou réagir aux commentaires de la juge Angelica Zayas.Elle s\u2019est notamment renseignée à propos de sa santé en plus de lui recommander de ne pas parler de l\u2019affaire avec qui que ce soit.Elle a également planifié une autre comparution pour le 20 avril prochain afin de prendre connaissance des avancées qui auront alors été enregistrées par le grand jury.Associated Press HOMME NOIR ABATTU EN CAROLINE DU SUD Le policier est accusé de meurtre L\u2019incident met en évidence l\u2019importance des images lors des interventions des forces de l\u2019ordre BRIAN MYLES Le policier Michael T.Slager a été inculpé de meurtre, mercredi en Caroline du Sud, à la suite de la diffusion d\u2019une vidéo incriminante par le New York Times.Slager a été filmé, samedi dernier, lorsqu\u2019il a abattu de huit balles dans le dos un homme noir et non armé, Walter Scott.Celui-ci essayait de s\u2019enfuir après avoir été arrêté pour une banale infraction au Code de la sécurité routière.La vidéo montre clairement le policier Slager tirer dans le dos de Scott, un homme qui ne pose aucune menace pour qui que ce soit.Slager passe ensuite les menottes à Scott, sans se soucier de son état.Aucun des policiers appelés en renfort ne tente d\u2019ailleurs de manoeuvres pour le ranimer.Sur les ondes policières, Slager raconte que le suspect a tenté de lui dérober son pistolet à impulsion, ce qui est inexact.Sur la vidéo, on le voit ramasser un objet, vraisemblablement l\u2019arme à impulsion, et la déposer près du cadavre de Scott pour donner de la vraisemblance à son récit.Le policier, qui comptait cinq ans d\u2019expérience, a été renvoyé du Service de police de Charleston-Nord.«J\u2019ai vu la vidéo, et ça me rend malade», a dit le chef de police, Eddie Driggers.Près de 100 personnes ont manifesté devant l\u2019hôtel de ville à la suite de cette tragédie qui ravive les tensions raciales.Slager, un policier blanc, a abattu un homme noir sans arme et sans histoire.La famille du disparu a lancé un appel au calme.Le maire de Charleston-Nord, Keith Sum-mey, a ordonné aux policiers de porter des caméras corporelles, ce qui constitue un aveu implicite de l\u2019importance des images pour venir à
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