Le devoir, 10 mars 2015, Cahier B
[" ^ Ukraine: les rebelles lancent une attaque près de Marioupol Page b 5 ?Heavy Montréal profite de Teffet Metallica Page B 2 ECONOMIE CAHIER B > LE DEVOIR, LE MARDI 10 MARS 2015 POLITIQUE MONETAIRE La Banque du Canada remet en question sa recette du bonheur L\u2019institution pourrait viser une cible d\u2019inflation plus élevée que celle qui est la sienne depuis 25 ans ERIC DESROSIERS Après des années à tenir serrée la bride de l\u2019inflation à 2%, la Banque du Canada se demande aujourd\u2019hui si elle ne ferait pas mieux de se donner une cible un peu plus élevée.Le changement de discours de la banque centrale canadienne n\u2019a pas échappé à ses observateurs réguliers.Engagée, comme tous les cinq ans, dans un réexamen périodique de l\u2019entente qui la lie au gouvernement fédéral en matière de politique monétaire, l\u2019institution laisse entendre depuis quelques mois qu\u2019elle pourrait viser dorénavant une cible d\u2019inflation plus élevée que celle qu\u2019elle poursuit depuis presque 25 ans.«Il s\u2019agit d\u2019un virage à 180 degrés pour la Banque du Canada, qui avait plutôt pris l\u2019habitude de se questionner sur la possibilité d\u2019abaisser la cible d\u2019inflation, ou encore d\u2019adopter un régime de ciblage du niveau des prix», a remarqué lundi l\u2019économiste du Mouvement Desjardins, Hendrix Vachon, dans une brève note.Précédé seulement par la Nouvelle-Zélande, le Canada a été le deuxième pays au monde à adopter un régime de ciblage de l\u2019inflation en 1991 faisant ainsi office de pionnier dans ce qui allait s\u2019imposer ensuite comme la norme en matière de politique monétaire dans les économies développées.Quelques années seulement après qu\u2019on a vu les taux d\u2019intérêt hypothécaires dépasser les 20%, la banque centrale canadienne s\u2019est engagée à n\u2019avoir d\u2019yeux que pour l\u2019inflation et à tout faire pour la maintenir à moyen terme à un taux réel de 2 %, tout en se laissant une fourchette allant de 1 % à 3 %.Pendant quelques années, on a cru ainsi avoir trouvé la recette du bonheur, conciliant à la fois faible inflation et croissance économique presque ininterrompue.Cette période dite de la « Grande Modération » s\u2019est toutefois abruptement arrêtée en 2008 avec l\u2019effondrement des marchés financiers et la Grande Récession.La crise économique et la reprise poussive qui s\u2019en est suivie ont confronté les banques centrales à l\u2019un des principaux problèmes qu\u2019elles redoutaient lorsque le contrôle de l\u2019inflation a commencé à leur permettre d\u2019abaisser de plus en plus leurs taux directeurs.Comment faire pour injecter un peu de sang neuf à une économie anémique quand les taux directeurs sont rendus à leur plancher absolu de 0%?La Banque du Canada, comme la Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon ou plus récemment la Banque centrale européenne ont tenté de surmonter ce problème de la «borne du zéro » en recourant à des instruments « non traditionnels», comme la promesse de garder bas les taux d\u2019intérêt pendant une période déterminée et l\u2019injection de liquidités dans l\u2019économie par l\u2019achat massif d\u2019actifs flnanciers.«Il s\u2019agit d\u2019un virage à 180 degrés», note un économiste du Mouvement Desjardins La nouvelle normalité Cette morosité économique ne devrait pas durer éternellement, mais tout porte à croire que nos économies ne retrouveront pas leurs anciens niveaux de croissance non plus, notait dans un discours l\u2019automne dernier la sous-gouverneure à la Banque du Canada, Agathe Côté.D\u2019un total de 2,5% à 3,5% en moyenne par année au milieu de la décennie 2000, l\u2019addition du potentiel de croissance économique et de l\u2019inflation réelle ne sera probablement plus que de 1% à 2% au Canada au cours des prochaines années, selon elle.Le risque d\u2019être confronté de nouveau à la «borne zéro» n\u2019en sera que plus grand, à moins que la Banque du Canada se donne un peu de marge de manœuvre.«Ces facteurs conjugués donnent à penser qu\u2019une cible d\u2019inflation supérieure à 2% devrait être prise en considération», disait Agathe Côté.La sous-gouverneure précisait tout de suite, cependant \u2014 et deux fois plutôt qu\u2019une \u2014 que «rien ne cloche» vraiment avec la cible actuelle et que, par conséquent, «la barre est placée très haut» à ceux qui voudraient y apporter un changement.VOIR PAGE B 2 : BANQUE DESIREE MARTIN AGENCE ERANCE-PRESSE Le vent gonfle la facture d\u2019électricité Hydro-Québec peut hausser ses tarifs de 2,9 % en raison des coûts associés à son obligation d\u2019acheter de l\u2019énergie éolienne ERANÇOIS DESJARDINS Pour une deuxième année, la hausse tarifaire autorisée à Hydro-Québec par la Régie de l\u2019épergie est inférieure à la demande de la société d\u2019Etat, mais les groupes de défense des consommateurs ont néanmoins exprimé une vive déception devant l\u2019augmentation çle la facture.Alors que la société d\u2019Etat avait formulé le souhait de pouvoir augmenter ses tarifs de 3,9%, la Régie lui a concédé 2,9% en reconnaissant du fait qu\u2019une bonne partie de cette hausse est due aux achats d\u2019électricité qu\u2019Hydro-Qué-bec doit faire auprès des producteurs éoliens du secteur privé.Le tarif des grands clients industriels, par ailleurs, va augmenter de 2,5%.Pour un client moyen qui utilise l\u2019électricité comme source de chauffage, la hausse tarifaire représente 44$ par an.Dans son analyse.rUnion des consommateurs a relevé que les tarifs ont augmenté de plus de 30% depuis le 1®\"' janvier 2004.«L\u2019augmentation s\u2019explique en grande partie par les coûts des approvisionnements postpatrimoniaux découlant des programmes d\u2019achats décrétés par le gouvernement du Québec», a écrit la Régie.«Il s\u2019agit majoritairement de la mise en service des parcs éoliens et, dans une moindre mesure, des projets de production à partir de la biomasse et de petites centrales hydroélectriques.Ces nouveaux approvisionnements contribuent à l\u2019augmentation tarifaire pour environ 2,1% sur les 2,9 %) autorisés par la Régie.» Pour ce qui est du reste du calcul, la Régie a accordé une hausse de 0,4% pour l\u2019augmentation du prix de l\u2019électricité patrimoniale et de 0,4% pour sa croissance nette des coûts.La décision de la Régie survient après qu\u2019Hy- dro-Québec eut dévoilé pour 2014 un bénéfice de 3,4 milliards, en hausse (le 15% comparativement à 2013.La société d\u2019Etat versera à Québec un dividende record de 2,5 milliards.Cette somme tombe à point nommé pour un gouvernement qui doit déposer son budget 2015-2016 d\u2019ici quelques semaines et tente désespérément de rétablir l\u2019équilibre budgétaire.Au moment de présenter les résultats au siège social, le 26 février, le président Thierry Vandal qvait afflrmé que la rentabilité de la société d\u2019Etat n\u2019avait rien à voir avec l\u2019évolution des tarifs, mais qu\u2019elle découlait notamment des exportations et des gains d\u2019efficience.M.Vandal, qui quittera ses fonctions au mois de mai, avait affirmé qu\u2019«Hydro ne fait pas d\u2019argent lorsqu\u2019elle achète de l\u2019énergie éolienne» et VOIR PAGE B 2 : ÉLECTRICITÉ L\u2019heure avancée d\u2019Apple La montre connectée possède de multiples fonctions \u2014 elle vous aidera même à garder la forme \u2014, sans oublier sa mission première : égrener les secondes, les minutes et les heures GLENN CHAPMAN à San Francisco Apple a dévoilé offlciellement lundi sa très attendue montre connectée, l\u2019Apple Watch, dans l\u2019espoir de s\u2019imposer sur un marché où plusieurs de ses concurrents sont déjà présents.Il s\u2019agit du premier nouveau produit présenté par Apple depuis l\u2019iPad en 2010.Elle sera disponible le 24 avril dans neuf pays (Australie, Canada, Chine, Erance, Allemagne, Hong-Kong, Japon, Royaume-Uni et Etats-Unis), a indiqué Apple lors d\u2019une présentation à San Francisco.Cette montre connectée, dont le propriétaire pourra personnaliser l\u2019écran tactile, disposera de plusieurs fonctions : l\u2019acheteur pourra par exemple écouter sa musique, contrôler son activité physique, recevoir des SMS ou donner et prendre des appels téléphoniques.Elle est dotée d\u2019un micro qui permettra aussi à son propriétaire d\u2019utiliser la fonctionnalité de dictée vocale Siri.Elle est équipée d\u2019une fonction Uber X permettant de commander un taxi.Elle pourra servir à ouvrir sa chambre d\u2019hôtel dans les chaînes partenaires.Elle dispose également d\u2019un système de vidéosurveillance qui diffuse les images en direct sur la montre et permettra VOIR PAGE B 2 : APPLE STEPHEN LAM AGENCE ERANCE-PRESSE Le patron d\u2019Apple, Tim Cook, présentant l\u2019Apple Watch, lors d\u2019une présentation à San Francisco B 2 LE DEVOIR, LE MARDI 10 MARS 2015 ECONOMIE Recul des mises en chantier au Canada en février Ottawa \u2014 La tendance des mises en chantier d\u2019habitations canadiennes a ralenti en février pour atteindre sa plus faible cadence depuis juillet 2009, la plus grande partie du pays devant s\u2019ajuster à l\u2019important gel hivernal.Selon l\u2019économiste Laura Cooper, de la Banque Royale, les plus grandes faiblesses de ce marché se concentraient en Ontario et dans les provinces de l\u2019Atlantique, où froids extrêmes et tempêtes de neige étaient monnaie courante le mois dernier.Selon Cooper, l\u2019activité de construction devrait s\u2019améliorer avec le départ de l\u2019hiver, même si l\u2019incertitude entourant les marchés du pétrole brut pourrait nuire aux mises en chantier dans les Prairies.La Société canadienne d\u2019hy- pothéques et de logement a indiqué lundi que le nombre de mises en chantier d\u2019habitations en données désaisonnali-sées et annualisées avait retraité à 156 276 unités en février, comparativement à 187 025 unités en janvier.Ce déclin a été attribué à une baisse du nombre de projets de logements collectifs.Les économistes s\u2019attendaient en moyenne à une cadence de 179 000 mises en chantier.Selon l\u2019économiste principal de la Banque TD Randall Bartlett, les conditions hivernales difficiles de février ont eu un impact, mais «la tendance se dirige clairement vers un affaiblissement du marché de l\u2019habitation.Même si les Prairies ont mieux fait que la plupart des autres régions en février, le déclin prononcé des prix du pé- trole et la tendance du marché de l\u2019habitation permettent d\u2019entrevoir une faiblesse soutenue, JACQUES NADEAU LE DEVOIR au moins à court terme», a fait valoir M.Bartlett.Les mises en chantier dans les centres urbains ont reculé à 140 722 unités en février, comparativement à 171 950 unités le mois précédent, alors que le nombre de mises en chantier de logements collectifs est passé de 115 123 unités en janvier à 86 214 unités en février.Les mises en chantiers de maisons individuelles en milieu urbain ont diminué à 54 508 unités le mois dernier, contre 56 827 unités le mois précédent.Les nouvelles constructions en milieu rural ont totalisé 15 554 unités, comparativement à 15 075 unités en janvier.Iæs mises en chantier d\u2019habitation en milieu urbain ont ralenti dans toutes les régions du pays.Dans les centres urbains des provinces atlantiques, elles ont plongé à 2491 unités, par rapport à 8341 uni- tés en janvier, tandis que celles du Québec ont reculé à 23 815 unités, comparativement à 26 498 le mois précédent.En Ontario, les mises en chantier en milieu urbain ont chuté à 42 617 unités, contre 58 785 unités en janvier, tandis que celles dans les centres urbains des Prairies ont reculé à 49 426 unités le mois dernier, par rapport à 53 261 unités en janvier.Les mises en chantier des centres urbains de Colombie-Britannique se sont chiffrées à 22 273 unités en février, contre 25 065 unités le mois précédent.La moyenne mobile nationale de six mois des mises en chantier a reculé à 182 137 unités en février, contre 188 761 unités en janvier.La Presse canadienne MARCHES BOURSIERS TORONTO S&P TSX 14 854,49 -98,01 -0,7% New York S&P 500 2079,43 +8,17 +0,4% Tév Râ NASDAQ 4942,44 +15,07 +0,3% DOW JONES 17 995,72 q+138,94 ® +0,8% PÉTROLE 50,00 +0,39 $US +0,8%\t?OR 1166,50 +2,20 $US -0,2%\t?DOLLAR CANADIEN\t 79,39 +0,09 $US +0,1%\t?1$US = 1,2596$ 73,13 +0,04 EURO\t 1 EURO = 1,3674\t Symbole Fermeture Variation Volume Titre ($) (%) (000) LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO S&P TSX\tSPTT14854.49\t\t-98.01\t-0.66 182390\t S&P TX20\tTX20\t572.27\t-6.09\t-1.05\t66465 S&P TX60\tTX60\t869.01\t-5.50\t-0.63\t82002 S&P TX60 Cap.\tTX6C\t960.95\t-6.08\t-0.63\t82002 Cons.de base\tTTCS\t449.21\t3.71\t0.83\t2808 Cons.discré.\tTTCD\t180.21\t0.22\t0.12\t6119 Énergie\tTTEN\t213.31\t-5.26\t-2.41\t63805 Finance\tTTFS\t246.31\t-0.49\t-0.20\t15509 Aurifère\tTTGD\t154.85\t-5.88\t-3.66\t41647 Santé\tTTHC\t126.68\t1.44\t1.15\t873 Tech, de l'info\tTTTK\t53.09\t0.02\t0.04\t7564 Industrie\tTTIN\t192.25\t-0.40\t-0.21\t15183 Matériaux\tTTMT\t224.42\t-3.54\t-1.55\t48826 Immobilier\tTTRE\t290.41\t-1.44\t-0.49\t4660 Télécoms\tTTTS\t123.61\t-2.47\t-1.96\t4590 Sev.collect.\tTTUT\t230.10\t-3.16\t-1.35\t8637 Métaux/minerals TSX CROISSANCÉ\tJTMN\t679.42\t-2.27\t-0.33\t8068 TSX Venture\tJX\t680.68\t-8.11\t-1.18\t65027 ENTREPRISES DE CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE\t\t\t\t\t Alim.Couche-Tard\tATD.B\t47.93\t1.28\t2.74\t806 Canadian-Tire\tCTC.A\t128.77\t2.69\t2.13\t202 Cogeco\tCCA\t72.66\t0.71\t0.99\t49 Corus\tCJR.B\t22.06\t0.13\t0.59\t178 Groupe TVA\tTVA.B\t5.67\t0.07\t1.25\t1 Jean Coutu\tPJC.A\t26.83\t0.26\t0.98\t186 Loblaw\tL\t61.54\t0.02\t0.03\t497 Magna\tMG\t134.13\t0.28\t0.21\t411 Metro\tMRU\t34.70\t0.20\t0.58\t519 Québécor\tQBR.B\t32.87\t-0.04\t-0.12\t64 Rona\tRON\t16.11\t0.45\t2.87\t761 Saputo\tSAP\t36.00\t-0.05\t-0.14\t286 Shaw\tSJR.B\t28.79\t-0.14\t-0.48\t606 Shoppers Drug Mart\tSC\t60.83\t0.00\t0.00\t0 Tim Flortons\tTHI\t99.00\t0.00\t0.00\t0 Transat A.T.\tTRZ.B\t6.56\t-0.19\t-2.81\t60 Yellow Media ÉNERGIE\tY\t15.90\t-0.08\t-0.50\t12.Cameco\tCCO\t18.19\t-0.3/\t-1.99\t549 Canadian Natural\tCNQ\t36.66\t-0.81\t-2.16\t2139 Canadian Oil Sands\tCOS\t9.86\t-0.63\t-6.01\t2821 Enbridge\tENB\t58.28\t-0.77\t-1.30\t1220 EnCana\tECA\t14.40\t-0.26\t-1.77\t3104 Enerplus\tERF\t12.33\t-0.52\t-4.05\t813 Pengrowth Energy\tPGF\t3.69\t-0.17\t-4.40\t1036 Pétrolière Impériale\tIMO\t46.46\t-0.54\t-1.15\t472 Suncor Energy\tSU\t35.95\t-0.96\t-2.60\t2518 Talisman Energy\tTLM\t9.70\t-0.03\t-0.31\t4177 TransCanada\tTRP\t54.60\t-0.25\t-0.46\t1065 Valener FINANCIÈRÉS\tVNR\t.17,33\t0.06\t0.35\t19 B.CIBC\tCM\t94.28\t-0.16\t-0.17\t609 B.de Montréal\tBMO\t76.18\t0.12\t0.16\t1212 B.Laurentienne\tLB\t48.40\t-0.02\t-0.04\t62 B.Nationale\tNA\t47.21\t-0.28\t-0.59\t643 B.Royale\tRY\t76.93\t-0.23\t-0.30\t1594 B.Scotia\tBNS\t64.54\t-0.09\t-0.14\t1364 B.TD\tTD\t54.22\t-0.08\t-0.15\t2042 Brookfield Asset\tBAM.A\t67.76\t-0.60\t-0.88\t634 Cominar Real\tCUF.UN\t18.79\t-0.06\t-0.32\t173 Corp.Fin.Power\tPWF\t36.76\t0.16\t0.44\t322 Fin.Manuvie\tMFC\t21.55\t-0.18\t-0.83\t2620 Fin.Sun Life\tSLF\t39.37\t-0.28\t-0.71\t1130 Great-West Lifeco\tGWO\t35.13\t0.04\t0.11\t300 Industrielle AN.\tlAG\t41.82\t-0.39\t-0.92\t128 Power Corporation\tPOW\t32.67\t-0.20\t-0.61\t463 TMX INDUSTRIELLES\tX\t52.40\t-0.17\t-0.32\t3.0 Air Canada\tAC.B\t9.30\t0.00\t0.00\t0 Bombardier\tBBD.B\t2.39\t0.06\t2.58\t7835 CAE\tCAE\t14.60\t0.02\t0.14\t208 Canadien Pacifique\tCP\t234.15\t-2.85\t-1.20\t346 Chemin de fer CN\tCNR\t84.74\t-0.92\t-1.07\t1163 SNC-Lavalin\tSNC\t37.35\t0.66\t1.80\t723 Transcontinental\tTCL.A\t16.89\t0.29\t1.75\t103 TransForce\tTFI\t30.70\t0.36\t1.19\t242 ENTREPRISES DE MATERIAUX\t\t\t\t\t Agnum\tAG U\t140.69\t1.57\t1.13\t244 Barrick Gold\tABX\t13.59\t-0.67\t-4.70\t2749 Goldcorp\tG\t23.43\t-0.59\t-2.46\t1947 Kinross Gold\tK\t3.03\t-0.12\t-3.81\t2262 Mmes Agnico-Eagle\tAEM\t34.84\t-1.29\t-3.57\t776 Potash\tPOT\t42.52\t-0.20\t-0.47\t1477 Teck Resources\tTC K.B\t17.93\t-0.19\t-1.05\t1267 Symbole Fermeture ($) (%) Volume (000) SERVICES PUBLICS Fortis TransAlta TECHNOLOGIE BlackBerry CGI TÉLÉCOMMUNICATIONS BCE Bell Allant Rogers Telus ALGOONQUIN POWER &\tAQN\t8.54\t-0.80\t-8.57 BLACKBERRY LTD\tBB\t12.44\t-1.00\t-7.44 TALISMAN ENERGY\tTLM\t9.70\t-0.03\t-0.31 iShares S&P TSX 60\tXIU\t21.98\t-0.12\t-0.54 HB NYMEXCL BULL\tHOU\t8.48\t0.07\t0.83 ENCANA CORP\tECA\t14.40\t-0.26\t-1.77 HB NYMEX CL BEAR\tHOD\t11.26\t-0.08\t-0.71 ELDORADO GOLD CORP\tELD\t5.85\t-0.24\t-3.94 CANADIAN OIL SANDS\tCOS\t9.86\t-0.63\t-6.01 BARRICK GOLD CORP\tABX\t13.59\t-0.67\t-4.70 LES GAGNANTS EN\t/o\t\t\t CONCORDIA HEALTH\tCXR\t80.34\t16.18\t25.22 WESTPORT\tWPT\t7.18\t0.67\t10.29 HB NYMEX NG BEAR\tHND\t11.28\t1.01\t9.83 HORIZONS BETA\tHGD\t13.00\t0.90\t7.44 LIQUOR STORS NA\tLIQ\t15.12\t0.72\t5.00 H B S&P TSX BEAR\tHED\t15.74\t0.71\t4.72 METHANEX CORP\tMX\t71.27\t2.86\t4.18 RONA INC\tRON\t16.11\t0.45\t2.87 VALEANT\tVRX\t257.63\t7.14\t2.85 GREAT CANADIAN\tGC\t23.08\t0.63\t2.81 LES PERDANTS EN\t/o\t\t\t FIRST MAJESTIC\tFR\t6.30\t-0.64\t-9.22 ALGOONQUIN POWER &\tAQN\t8.54\t-0.80\t-8.57 BLACKBERRY LTD\tBB\t12.44\t-1.00\t-7.44 S&P TSX GLOBAL\tHGU\t5.44\t-0.43\t-7.33 CREW ENERGY INC\tCR\t5.03\t-0.38\t-7.02 DETOUR GOLD CORP\tDGC\t9.51\t-0.71\t-6.95 NUVISTA ENERGY LTD\tNVA\t7.74\t-0.56\t-6.75 CENTERRA GOLD INC\tCG\t5.31\t-0.36\t-6.35 BIRCHCLIFF ENERGY\tBIR\t6.36\t-0.43\t-6.33 CANADIAN OIL SANDS\tCOS\t9.86\t-0.63\t-6.01 LES GAGNANTS EN\t$\t\t\t CONCORDIA HEALTH\tCXR\t80.34\t16.18\t25.22 VALEANT\tVRX\t257.63\t7.14\t2.85 METHANEX CORP\tMX\t71.27\t2.86\t4.18 CANADIAN TIRE CORP\tCTC.A\t128.77\t2.69\t2.13 LINAMAR CORP\tLNR\t77.40\t1.93\t2.56 AGRIUM INC\tAGU\t140.69\t1.57\t1.13 ALIMENTATION\tATD.B\t47.93\t1.28\t2.74 HB NYMEX NG BEAR\tHND\t11.28\t1.01\t9.83 HORIZONS BETA\tHGD\t13.00\t0.90\t7.44 OPEN TEXT CORP\tOTC\t72.42\t0.86\t1.20 LES PERDANTS EN\t$\t\t\t CANADIAN PACIFIC\tCP\t234.15\t-2.85\t-1.20 TOURMALINE OIL\tTOU\t36.40\t-1.95\t-5.08 PARAMOUNT RES LTD\tPOU\t31.10\t-1.59\t-4.86 PEYTO EXPLORATION\tPEY\t33.71\t-1.56\t-4.42 AMAYA INC\tAYA\t32.42\t-1.46\t-4.31 BONTERRA ENERGY\tBNE\t37.91\t-1.43\t-3.63 FRACO-NEVADA CORP\tFNV\t60.30\t-1.38\t-2.24 TELUS CORP\tT\t42.08\t-1.35\t-3.11 AGNICO EAGLE MINES\tAEM\t34.84\t-1.29\t-3.57 BLACKBERRY LTD\tBB\t12.44\t-1.00\t-7.44 Consultez toutes les cotes boursières sur www.decisionplus.com CENTRE D ANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC FTS\t38.68\t-0.02\t-0.05\t654 TA\t11.33\t-0.32\t-2.75\t829 BB\t12.44\t-i.cio\t' -7.44\t4208 GIB.A\t53.54\t0.63\t1.19\t614 TIONS\t\t\t\t BCE\t53.69\t-0.55\t-1.01\t1844 BA\t31.66\t0.00\t0.00\t0 RCI.B\t42.96\t-0.74\t-1.69\t1298 T\t42.08\t-1.35\t-3.11\t1206 EN BOURSE\t\t\t\t XBB\t32.11\t0.08\t0.25\t82 XEM\t27.75\t-0.10\t-0.36\t9 EZU\t38.13\t0.13\t0.34\t2515 XSP\t24.00\t0.10\t0.42\t130 XIC\t23.62\t-0.11\t-0.46\t97 ibhares UEX iShares MSCI iShares MSCI EMU iShares S&P 500 iShares S&P/TSX LÈS PLUS ACTIFS DÉ LA BOURSE DE TORiONTO 5304 4208 4177 3427 3412 3104 2850 2833 2821 2749 1204 130 1824 747 219 101 409 761 399 173 394 5304 4208 1223 1265 1764 334 600 471 2821 1204 399 409 202 179 244 806 1824 747 244 346 612 360 223 902 128 297 1206 776 4208 INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts IQ30 2262,01\t+8,66 IQ120 2246,12\t+4,94 var.% +0,38 +0,22 / émission\ten dinect ?O decisionplus.com LJ LJ\tCa Bo(Krs& &!( déi/^t ELECTRICITE SUITE DE LA PAGE B 1 que, sans cette obligation, les achats d\u2019Hydro-Québec ne seraient «pas du même niveau».Amortissement sur cinq ans Le temps froid de cet hiver a entraîné chez Hydro-Québec Distribution des achats de courant supérieurs aux prévisions, et ce, «à des prix élevés sur les marchés de court terme», a noté la Régie.Ces achats se font auprès d\u2019une autre filiale, Hydro-Québec Production.Le coût de ces achats pourrait être récupéré d\u2019un seul élan, mais l\u2019opération pourra être répartie sur cinq ans.« Compte tenu de l\u2019importance des sommes en cause et afin d\u2019assurer une stabilité tarifaire, la Régie accepte la proposition du Distributeur d\u2019amortir exceptionnellement ce solde de 222 millions sur cinq ans, à compter de 2016, plutôt que de le verser intégralement dans les revenus requis de 2015, comme l\u2019exigerait la pratique réglementaire reconnue», a écrit la Régie.Cela, a-t-elle affirmé, «permet de limiter l\u2019ajustement tarifaire au P'' avril 2015».L\u2019Union des consommateurs a souligné dans un communiqué que, sans cet amortissement, la hausse de cette année aurait pu atteindre 5%.«Il faut bien comprendre que les montants différés que devra payer la clientèle avec intérêts à partir de 2016 n\u2019empêcheront pas Hydro de demander de nouvelles hausses tarifaires pour 2016 et pour les années suivantes, auxquelles s\u2019ajouteront donc ces montants différés», a affirmé Marc-Olivier Moisan-Plante, analyste en énergie.Un autre groupe.Option Consommateurs, a lui aussi déploré les contrecoups de l\u2019éolien sur les tarifs en affirmant que Québec devrait maintenant repenser sa manière de faire du développement économique régional.Les plus récents développements de la filière éolienne au Québec remontent essentiellement au début des années 2000.Le milieu de l\u2019énergie éolienne affirme que le déploiement a permis de stimuler l\u2019économie \u2014 environ 5000 personnes travaillent dans ce secteur \u2014 et que les investissements sur une dizaine d\u2019années totalisent maintenant 10 milliards.Le Devoir BANQUE SUITE DE LA PAGE B 1 Son patron, le gouverneur Stephen Poloz, lui a fait écho le mois dernier dans un autre discours.Une autre sorte de cible «Si favais à parier ma chemise, je vous dirais que la Banque du Canada ne changera pas sa cible», a dit en entretien téléphonique au Devoir lundi.Steve Ambler, professeur d\u2019économie à l\u2019UQAM et titulaire de la Chaire David Dodge de politique monétaire de l\u2019Institut C.D.Howe.La banque centrale est très contente d\u2019avoir «ancré dans les attentes» des consommateurs et des entreprises du pays au fil des ans l\u2019idée d\u2019inflation moyenne de 2 % par année et ne voudra pas tenter quoi que ce soit qui pourrait semer le doute.L\u2019expert estime cette crainte «un peu exagérée» d\u2019autant plus qu\u2019il aimerait, personnellement, que la Banque ose se lancer dans une toute nouvelle approche qu\u2019elle envisageait encore sérieusement en 2011, mais à laquelle elle semble aujourd\u2019hui avoir complètement renoncé pour des raisons inexpliquées.Appelée le «ciblage de niveau de prix», cette proche consisterait non pas à maintenir continuellement l\u2019inflation aussi près que possible d\u2019une cible comme maintenant, mais plutôt à promettre de livrer ce taux d\u2019intérêt moyen à long terme.Cette approche serait idéale pour la situation actuelle, plaide Steve Ambler.Comme l\u2019inflation se maintient depuis plus de trois ans sous la barre des 2%, tout le monde saurait que la priorité de la politique monétaire serait de pousser l\u2019inflation \u2014 et par conséquent l\u2019économie \u2014 bien au-dessus de ce cap afin de ramener le taux d\u2019inflation moyen à sa cible.« Cela assurerait une stabilité des prix à long terme bien plus grande, aidant les ménages à planifier leurs investissements importants et leur retraite, dit l\u2019économiste.Cela inciterait aussi les consommateurs et les entreprises à ne pas reporter leurs dépenses éternellement à plus tard.» La Banque du Canada doit poursuivre sa réflexion jusque vers la fin de 2016.Le Devoir APPLE SUITE DE LA PAGE B 1 à ses acheteurs de communiquer sur des réseaux sociaux comme Instagram.L\u2019Apple Watch fonctionnera avec la dernière version du système d\u2019exploitation mobile d\u2019Apple, iOS 8.2, qui sera téléchargeable dès ce lundi.Son autonomie, point crucial, sera de dix-huit heures en utilisation, ce qui lui permettra d\u2019être portée toute la journée sans que la batterie ne se décharge complètement.Parmi ses autres fonctions, elle fera un bilan des activités physiques de son propriétaire, affirme Apple, et son propriétaire pourra s\u2019en servir pour communiquer les informations sur son état physique.Elle donnera également l\u2019heure.L\u2019Apple Watch sera déclinée en trois modèles, dont l\u2019Apple Watch Sport, le modèle sportif considéré comme l\u2019entrée de gamme, et l\u2019Apple Watch Edition, la version de luxe.Cette dernière aura un boîtier en or jaune ou rose de 18 carats, des cristaux de saphir et des bracelets haut de gamme.Le modèle de base coûtera 349 $US et le plus luxueux plus de 10 000 $US.Ce produit est considéré comme important pour le développement du marché des produits dits « connectés » qui permettent à l\u2019utilisateur de bénéficier des fonctions d\u2019Internet sans s\u2019embarrasser d\u2019appareils encombrants.«Les montres connectées ont pour l\u2019instant rencontré un succès mitigé, ce qui suggère que les objets connectés ont besoin d\u2019un produit \u201cmagique\u201d pour être adoptés» par le grand public, estime Cathy Boyle, analyste chez cMarketer.Selon elle, l\u2019Apple Watch serait celui-ci, d\u2019autant qu\u2019Apple peut compter sur des inconditionnels de son écosystème.55 % du marché Le cabinet de recherche Strategy Analytics, qui parie sur le succès de l\u2019Apple Watch, projette des ventes de 15,4 millions d\u2019unités à travers le monde en 2015, ce qui garantirait une part de marché de 55%.Les analystes d\u2019ABI Research sont plus prudents et prévoient 13,77 millions d\u2019unités vendues, soit moins de la moitié du marché.Le segment des montres connectées est déjà occupé par les fabricants sud-coréens Samsung (Gear) et LG (G Watch et G Watch R), par le japonais Sony (SmartWatch) ainsi que par la start-up Pebble (PebbleTime).Motorola, qui a été racheté par le géant chinois Lenovo l\u2019année dernière, a également conçu une montre intelligente (Moto 360), et Huawei (Huawei Watch), un autre fabricant chinois, a dévoilé la sienne au Congrès mondial de la téléphonie mobile à Barcelone ce mois-ci.Pour l\u2019instant, les horlogers traditionnels n\u2019ont pas répondu à cette effervescence.Apple a également présenté lundi une nouvelle version de son ordinateur portable Mac-Book, au design plus fin que le MacBook Air, et abaissé de 30% le coût de l\u2019abonnement à son service de télévision, l\u2019AppleTV.Apple a également annoncé avoir vendu plus de 700 millions d\u2019unités de son téléphone portable iPhone 6 depuis son lancement.Le titre Apple ne progressait toutefois pas en Bourse après ces annonces et restait stable.Agence France-Presse LE DEVOIR, LE MARDI 10 MARS 2015 B 3 ECONOMIE Loblaw a faim de croissance Loblaw ouvrira 50 nouveaux magasins, en 2015, en plus d\u2019en rénover 100 autres Toronto \u2014 La plus grande chaîne de supermarchés du Canada voit gros pour 2015.Son expansion, annoncée lundi, prévoit consolider sa présence sur le marché de l\u2019alimentation, qui reste grandement concurrentiel.Les Compagnies Loblaw ont l\u2019intention de construire 50 nouveaux magasins cette année, en plus d\u2019en rénover ou améliorer plus de 100 autres.Ces ajouts à son réseau seront répartis à travers le pays, et Loblaw estime qu\u2019ils entraîneront la création d\u2019environ 5000 emplois dans ses magasins indépendants et ceux détenus par la société.Loblaw, qui exploite plusieurs bannières incluant Loblaws, Provigo, Maxi, Pharmaprix et Club Entrepôt, fera aussi des investissements dans son offre de commerce électronique, sa chaîne d\u2019approvisionnement et son infrastructure de technologies de l\u2019information.Les dépenses de Loblaw pour ces initiatives devraient totaliser 1,2 milliard en 2015.« S\u2019inscrivant parfaitement dans notre stratégie, notre investissement nous permettra d\u2019offrir un meilleur accès à des aliments frais, des solutions de bien-être plus près des foyers, la commodité du commerce électronique et une famille de magasins qui bonifieront l\u2019expérience des consommateurs en ce qui concerne l\u2019épicerie, la pharmacie, la mode et les services bancaires», a déclaré dans un communiqué le président de Loblaw, Galen Weston.Certaines des améliorations en magasins se concentreront sur la gamme de vêtements de marque Joe Fresh, que la société veut ajouter dans 50 de ses supermarchés cette année.Loblaw veut aussi rénover certaines des pharmacies de la chaîne Shoppers Drug Mart \u2014 la bannière Pharmaprix au Québec P \u2014 qu\u2019elle a rachetée dans une transaction évaluée à 12,4 milliards, annoncée en juillet 2013.Depuis la conclusion de cette acquisition, Loblaw a ajouté progressivement ses produits des marques Sans nom et le Choix du président sur les tablettes de certaines de ces pharmacies.Fermeture de Target Loblaw et d\u2019autres détaillants canadiens devraient profiter de la décision récente de Target de fermer tous ses magasins canadiens.Walmart Canada a récemment annoncé son intention d\u2019agrandir sept de ses magasins et d\u2019en ouvrir deux nouveaux pendant l\u2019exercice financier en cours.Walmart veut aussi convertir 20 de ses établissements canadiens en « supercentres» en leur ajoutant des sections de produits alimentaires.Walmart Canada estime que les coûts de cette expansion totaliseront 230 millions, avec un investissement additionnel de 75 millions pour son réseau de distribu- RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE tion et un autre de 35 millions pour des initiatives de commerce électronique.Selon un porte-parole de Loblaw, Kevin Groh, la société juge que la concurrence sur le marché canadien des supermarchés est toujours lourde, mais elle note que la cadence à laquelle de nouveaux détaillants ouvrent ou construisent de nouveaux magasins a ralenti par rapport aux années précédentes.La Presse eanadienne f.Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, etie ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.La Grèce négociera avec ses créanciers Athènes se dit satisfait des discussions avec l\u2019Eurogroupe, mais ses partenaires montraient des signes d\u2019impatience avant la réunion de lundi AURELIE MAYEMBO à Bruxelles La Grèce, exhortée lundi par ses partenaires à accélérer la mise en oeuvre de ses réformes, entame cette semaine la phase des négociations techniques avec ses créanciers, espérant obtenir l\u2019argent dont elle a cruellement besoin.«Le résultat de l\u2019Eurogroupe est positif », a indiqué avant même la fin de la réunion le gouvernement d\u2019Athènes dans un communiqué.«Les discussions techniques commencent mercredi» avec les créanciers (FMI, Banque centrale européenne et Commmission européenne), avec «la volonté de résoudre rapidement le problème financier» de la Grèce, a poursuivi le gouvernement en soulignant que cette évolution est un «indice positif pour qu\u2019il y ait un assouplissement de la position de la BCE vis-à-vis de la Grèce».Ces négociations auront lieu à Bruxelles, selon une source gouvernementale grecque.Lundi, les discussions entre ministres des Finances de la zone euro sur la Grèce, dans le cadre d\u2019une réunion de l\u2019Eu- rogroupe à Bruxelles, ont duré moins de deux heures.Le pays devrait pouvoir répondre à ses besoins de financement en mars (environ 6 milliards d\u2019euros), mais la situation est «extrêmement serrée» et «on ne pourra pas attendre fin avril pour une décision sur le déblocage de l\u2019aide», selon une autre source européenne.Cette dernière a fait un compte rendu moins positif des discussions expliquant qu\u2019elles ont été rapides car «les Grecs n\u2019ont pas fait leurs devoirs».Aucun versement de fonds n\u2019est attendu dans l\u2019immédiat.La précondition est une «conclusion des discussions avec la troïka et un avis positif de ces institutions», a,rappelé lundi le secrétaire d\u2019Etat allemand aux Finances, Steffen Kampeter.En vertu de l\u2019accord trouvé fin février, la Grèce doit présenter une liste de réformes qui doit ensuite être précisée et validée par ses créanciers (UE, BCE et FMI) d\u2019ici fin avril, afin d\u2019obtenir l\u2019aide suspendue depuis des mois, d\u2019un montant de quelque sept milliards d\u2019euros.Le gouvernement d\u2019Alexis Tsipras a fait parvenir en fin de semaine dernière une liste détaillée des réformes qu\u2019il entend mettre en oeuvre en priorité.Elles vont de la réactivation d\u2019un conseil fiscal indépendant pour assister le gouvernement à des mesures sociales pour les plus vulnérables, en passant par l\u2019embauche de contrôleurs fiscaux ou la mise en vente de licences pour les sociétés de jeux en ligne.Lundi le gouvernement grec a fait savoir qu\u2019il s\u2019apprêtait à enrichir sa liste ajoutant notamment «la possibilité de déclarations fiscales pour les années précédentes sans imposer des amendes aux contribuables comme le prévoit la loi actuelle».Il envisage aussi A\u2019«inciter les citoyens à demander des reçus lors de leurs transactions» pour lutter contre la fraude.Impatience Les partenaires d\u2019Athènes avaient fait part de leur impatience à leur arrivée à la réunion de lundi à Bruxelles.«L\u2019heure tourne», a averti le chef de l\u2019Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, jugeant les efforts de la Grèce insuffisants.«Très peu de progrès ont été faits en deux semaines», a-t-il déploré insistant Les rachats de dettes publiques commencent La BCE est à l\u2019œuvre pour redynamiser l\u2019économie de la zone euro EMMANUEL DUNAND AGENCE ERANCE-PRESSE pour qu\u2019on cesse «de perdre du temps» et qu\u2019on «commence à discuter sérieusement».Dimanche le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a averti qu\u2019il faut faire attention que la situation ne continue pas à se détériorer en Grèce.«Ce qui m\u2019inquiète, c\u2019est que tout le monde n\u2019a pas encore compris, au sein de l\u2019Union européenne, le sérieux de la situation en Grèce», a-t-il affirmé dans un entretien à la presse allemande.M.Juncker doit rencontrer vendredi matin le premier ministre grec à Bruxelles.Dimanche, le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis avait agité la menace de nouvelles élections et parlé d\u2019un référendum si la zone euro n\u2019acceptait pas les principales réformes proposées par Athènes.En novembre 2011, la Grèce avait déjà menacé d\u2019un référendum sur le plan de sauvetage provoquant un mouvement de panique sur les marchés financiers et la colère de ses partenaires européens.Cela avait entraîné la chute du premier ministre socialiste Georges Papandreou.Agence France-Presse CECILE DE CORBIERE BENOÎT TOUSSAINT à Francfort La Banque centrale européenne a commencé lundi à racheter des titres de dettes publiques sur les marchés, sans faire de vagues, dans le cadre de son programme destiné à redynamiser la machine grippée de l\u2019économie en zone euro.«La BCE et les banques centrales de l\u2019Eurosystème ont commencé, comme précédemment annoncé, à mener des rachats dans le cadre du programme de rachat de dettes du secteur public», a annoncé l\u2019institution monétaire européenne sur le réseau social Twitter.Alors que la BCE s\u2019affiche très optimiste sur les effets de sa politique, le président de la Bundesbank allemande, Jens Weidmann, a redit lundi son scepticisme à l\u2019égard de cette planche à billets nouvelle version.L\u2019Eurosystème «devient ainsi le plus gros créancier des Etats», a-t-il déploré.Il craint «une accoutumance [.] qui mènera à ce que les pays repoussent sine die la consolidation nécessaire des budgets publics».Ce plan de soutien à l\u2019Union monétaire s\u2019élèvera à 60 milliards d\u2019euros par mois jusqu\u2019à septembre 2016 au moins, soit a minima 1140 milliards d\u2019euros.Ce programme a déjà des conséquences sur l\u2019économie réelle ainsi que sur l\u2019euro et cela va continuer, estime Fré-dérik Ducrozet, un économiste de Crédit Agricole CIB.La simple annonce a déjà œuvré dans le bon sens, s\u2019est félicité dès jeudi le président de la BCE, Mario Draghi, notant l\u2019amélioration des conditions de crédit en zone euro pour les ménages et les entreprises.Les banques centrales nationales \u2014 Bundesbank, Banque de France et autres \u2014 seront les principales exécutantes : elles effectueront 92% des achats.Depuis l\u2019automne dernier les banques centrales rachètent déjà de la dette privée, à savoir des obligations sécurisées et les ABS, des titres adossés à des crédits.Mais pour la première fois la BCE procède depuis ce lundi à des achats massifs de§ titres de dette émis par les Etats de la zone euro et qui se feront uniquement sur le marché secondaire.Dans le détail, les rachats d\u2019obligations publiques devraient avoisiner les 50 milliards d\u2019euros, tandis que les achats de dette privée environ 10 milliards.Les opérations menées ce lundi se sont bien déroulées, souligne-t-on à la BCE, où trois personnes étaient chargées de conduire les premiers rachats.Sur le marché obligataire, les effets de ce vaste programme se font déjà sentir depuis plusieurs semaines.Les taux, qui évoluent en sens inverse de la demande, ont récemment été propulsés à des plus bas historiques, certains devenant même négatifs sur les échéances les plus courtes, ce qui signifie que les investisseurs sont prêts à payer pour détenir ces titres jugés très sûrs.L\u2019Allemagne, principal bénéficiaire «L\u2019Allemagne est de loin le principal bénéficiaire» de ce programme, affirme René Défossez, un expert de Natixis.Le rendement à 10 ans de la dette allemande a reculé à 0,312% lundi, après avoir terminé à 0,393% vendredi, tandis que ses taux d\u2019emprunt étaient négatifs jusqu\u2019à six ans inclus.Les investisseurs vont se trouver confrontés à une demande massive de dette allemande alors même que les émissions nouvelles vont rester limitées.Pour M.Ducrozet, il y a «un risque d\u2019indigestion à court terme».Cependant, la BCE a promis de tout faire pour que les achats soient neutres sur le marché, c\u2019est-à-dire ne conduisent pas à des variations erratiques des cours.«Il y a des possibilités de réagir si jamais nous voyons des distorsions sur les marchés», ajoute une source proche de la banque centrale.En revanche, il n\u2019y avait pas lundi matin de réaction spectaculaire du côté des taux d\u2019emprunt des pays du sud de l\u2019Europe, les investisseurs ayant largement anticipé le programme et restant dans l\u2019attente de détails, soutient M.Ducrozet.Agence France-Presse B 4 LE DEVOIR LE MARDI 10 MARS 2015 ECONOMIE L\u2019aviation civile est sécuritaire malgré tout La disparition du MH370 et la destruction en vol du MH17 ont frappé l\u2019imaginaire GERARD BERUBE Les manchettes ont été plus percutantes.Néanmoins, la sécurité aérienne s\u2019améliore d\u2019année en année, 2014 ayant été la plus sécuritaire dans l\u2019aviation civile.Dans son bilan portant sur la sécurité dans l\u2019aviation commerciale, l\u2019Association du transport aérien international (International Air Transport Association, ou lATA) dénombre 73 accidents, tous types d\u2019aéronefs confondus, en 2014, contre 81 en 2013 et 86 par année selon la moyenne sur cinq ans.11 y a eu 12 accidents avec décès, contre 16 en 2013 et 19 selon la moyenne quinquennale.Le nombre de décès atteint cependant les 641 personnes, comparativement à 210 en 2013 et à une moyenne annuelle sur cinq ans de 517.Ainsi, 16 % des accidents ont été mortels l\u2019an dernier.«Tout accident est un drame de trop, et la sécurité demeure la priorité absolue de l\u2019aviation.Même si la question de la sécurité a fait les manchettes en 2014, les données indiquent que l\u2019aviation continue d\u2019améliorer ses résultats en matière de sécurité», a déclaré Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de I\u2019lATA Les événements tragiques les plus médiatisés ont impliqué les vols MH370 et MH17 (de Malaysia Airlines) et celui d\u2019AirAsia.«La destruction du vol MHl 7 au moyen d\u2019armes antiaériennes, toutefois, n\u2019est pas considérée comme un accident selon les critères de classification reconnus à l\u2019échelle mondiale.Les quatre aéronefs impliqués dans les événements du 11-Septemhre ont été classés selon ces mêmes critères», a ajouté l\u2019IATA Ce faisant, «3,3 milliards de personnes ont JUNI KRISWANTO AGENCE ERANCE PRESSE Le vol MH370 de la Malaysia Airlines n\u2019a jamais été retrouvé malgré d\u2019intenses recherches.voyagé en toute sécurité sur 38 millions de vols», répartis entre 30,6 millions de vols par avion à réaction et 7,4 millions par turbopropulseur.Dans ce premier segment, le taux mondial d\u2019accidents d\u2019avion à réaction a été ramené à 0,23 (accident avec perte de coque par million de vols), soit le taux le plus faible de l\u2019histoire.«Ce taux représente un accident pour chaque tranche de 4,4 millions de vols.» 11 était de 0,41 en 2013, soit l\u2019équivalent d\u2019un accident pour 2,4 millions de vols, alors que le taux moyen sur cinq ans est de 0,58.Le Devoir Aéroports de Montréal prévoit un été 2015 occupé Selon ses premières estimations estivales.Aéroports de Montréal (ADM) estime qu\u2019il y aura 5% plus de sièges offerts cet été au départ de Montréal-Trudeau.Le site aéroportuaire accueillera également un nouveau transporteur: SkyGreece Airlines.Selon la projection provisoire publiée lundi, dans l\u2019ensemble, les voyageurs auront le choix parmi un total de 105 destinations sans escale.Par rapport à 2014, les transporteurs actifs à Montréal-Trudeau offriront cet été 5% plus de sièges, y compris 6% de plus vers l\u2019Europe.«Au cours de la saison estivale, pas moins de 29 villes européennes seront accessibles par vol direct, dont Budapest, offerte pour la première fois.La liaison Montréal-Paris demeurera la route internationale la mieux desservie au départ du Canada, avec jusqu\u2019à huit vols quotidiens vers Charles De Gaulle ou Orly.Montréal-Trudeau accueillera en outre un nouveau transporteur, SkyGreece Airlines», a résumé ADM.Parmi les nouveautés, sur l\u2019Europe, Air Canada et Air Canada rouge prévoient ajouter la destination de Venise à leur horaire estival, à raison de deux vols par semaine, en plus de proposer un deuxième vol quotidien vers Paris.Le nombre de vols vers Athènes passera de deux à quatre par semaine, et une troisième fréquence sera ajoutée sur Barcelone, pour un total de trois.Pour sa part.Air Transat ajoutera Budapest et volera vers un total de 20 autres villes en Europe.Athènes, Barcelone, Lisbonne et Londres gagneront chacune de une à deux fréquences hebdomadaires.Lufthansa ajoutera une fréquence à son service vers Erancfort lancé l\u2019an dernier, pour un total de 6, en plus de maintenir son vol quotidien sur Munich.La liaison régulière Montréal-Istanbul lancée également l\u2019an dernier et offerte trois fois par semaine par Turkish Airlines sera poursuivie.Un nouveau transporteur s\u2019installe à Montréal.SkyGreece proposera à compter du 23 mai un vol hebdomadaire vers Athènes avec un B767 de 274 sièges.Air Erance, Corsair, British Airways, Swiss et KLM maintiendront les mêmes services que l\u2019été dernier.En Afrique du Nord et au Moyen-Orient, Alger, Casablanca, Amman et Doha continueront d\u2019être desservies par vol direct En Amérique latine et aux Antilles, 23 destinations sans escale seront offertes.«Air Canada lancera un nouveau service vers Mexico, à raison de cinq fréquences hebdomadaires.D\u2019autres nouveaux services seront également offerts par Cubana (Cienfuegos et Holguin), Sunwing (Camaguay et Freeport) et Air Transat (Samana et Fort-de-France).Soulignons également la poursuite de la liaison régulière Montréal-Panama City assurée depuis l\u2019an dernier par Copa Airlines», ajoute ADM.Le Devoir Une filiale de SNC-Lavalin décroche deux contrats de plus de 500 millions Une filiale de SNC-Lavalin œuvrant dans le secteur des hydrocarbures a décroché deux contrats auprès d\u2019une société pétrolière dont la valeur combinée est estimée à plus de 500 millions.La firme montréalaise a indiqué lundi que Kentz Corporation \u2014 acquise en août dernier \u2014 fournirait des services d\u2019investissement de maintien au Moyen-Orient, dans un pays qui n\u2019a pas été dévoilé.Dans un communiqué, SNC-Lavalin n\u2019a pas identifié l\u2019entreprise qui a octroyé les contrats à Kentz.Ceux-ci étaient déjà compris dans la valeur de 12,3 milliards du carnet de commandes de l\u2019entreprise en date du 31 décembre dernier.«L\u2019octroi de ce projet fait suite à l\u2019acquisition de Kentz par SNC-Lavalin le 22 août 2014.L\u2019acquisition de l\u2019un des plus grands fournisseurs de services pétroliers et gaziers au monde transforme les capacités de SNC-Lavalin dans ce secteur, créant un groupe d\u2019environ 20 000 employés hautement qualifiés dont le savoir-faire couvre tout le cycle de vie des projets d\u2019envergure complexes», peut-on lire dans le communiqué de SNC.«Nous avons signé de nouveaux contrats totalisant plus de 1 milliard de dollars au Moyen-Orient depuis que Kentz s\u2019est jointe à SNC-Lavalin», a-t-elle ajouté.Visée par des accusations de fraude et de corruption, la firme d\u2019ingénierie a prévenu, la semaine dernière, que l\u2019année 2015 sera difficile pour ses principaux secteurs d\u2019activité.En dévoilant ses résultats du quatrième trimestre, SNC-Lavalin a indiqué s\u2019attendre à ce que son bénéfice ajusté par action oscille entre 1,30$ et 1,60$ par action pour l\u2019exercice en cours.Cette prévision est largement en deçà de la cible de 2,22$ des analystes, ce qui a fait plonger l\u2019action de l\u2019entreprise à un creux de plus de deux ans.Au quatrième trimestre, SNC-Lavalin a vu ses profits bondir de façon significative grâce à la vente de sa participation dans le réseau de transport d\u2019électricité albertain AltaLink à Berkshire Hathaway, la firme d\u2019investissement du milliardaire Warren Buffett.Son bénéfice net a été de 1,15 milliard, ou 7,51$ par action, en forte hausse par rapport à 92,6 millions, ou 61 é par action, à la même période l\u2019an dernier.Avec Le Devoir La Presse canadienne Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.corn I \u2022 N \u2022 D REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL too \u2022 150 Achat vente échangé 160'199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat vente échangé 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain Téléphone- 514-985-3322 Télécopieur- 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement cartes de crédit LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ\t0°
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