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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2015-03-07, Collections de BAnQ.

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[" Théâtre : Ricard est le Richard de Haentjens Page E1 Le voyage passionnant de journalistes pionnières Page fi -?w w w .1 e d e v o ir.com ?- La pulvérisation de la cité de Nimroud choque Page C 7 LE DEVOIR VOL.CVI 4 9 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 MARS 2015 2,83 $ + taxes = 3,25 $ Tous les jours contre le sexisme Il est ordinaire, et si ordinaire qu\u2019on en est venu à ne plus le voir et à le banaliser, ce qui en fait un ennemi tenace et bien incrusté dans le quotidien.Après les hautes luttes féministes, haro sur le «sexisme ordinaire», petite bataille de tous les jours pour goûter \u2014 enfin! \u2014 un semblant d\u2019égalité.SOPHIE CHARTIER MARIE-PIER ERAPPIER Simone, chère Simone de Beauvoir, depuis que tu as publié ta première «Chronique du sexisme ordinaire» dans les pages des Temps modernes en 1973, des choses ont changé, mais pas tant que ça, finalement.Si tu étais toujours des nôtres, tu ferais sûrement partie d\u2019un groupe de féministes sur Facebook, tu dénoncerais les publicités sexistes sur ton compte Twitter et tu t\u2019insurgerais contre le fait que tes copines sont encore bien souvent soumises à la plupart des tâches domestiques.Désolées Simone, le sexisme ordinaire n\u2019est pas encore disparu.VOIR PAGE A 10 : SEXISME ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Pour réfléchir sur le 8 mars > Tous les textes de notre dossier sur le sexisme ordinaire Pages A4, A 5 et A 6 Rien d\u2019inoffensif, l\u2019éditorial de Josée Boileau Page B 4 La phiiosophie est-elle masculine ?Page B 6 L\u2019inexpiicabie retard de l\u2019autre moitié, une chronique d\u2019Eric Desrosiers.Page C 2 Guerre ouverte au CHUM Les dirigeants du mégahôpital démissionnent en bloc et accusent Barrette MARCO EORTIER MARCO BÉLAIR-CIRINO Le plus grand hôpital de l\u2019histoire du Québec est en pleine crise.Plusieurs membres du conseil d\u2019administration du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) ont démissionné à leur tour vendredi après le départ fracassant du président et du directeur général de l\u2019établissement, qui ont dénoncé «l\u2019ingérence» et le «chantage» du ministre Gaétan Barrette.Cette série de démissions en haut lieu a plongé le mégahôpital de 772 lits et 2 milliards de dollars \u2014 qui est en pleine construction \u2014 dans une tourmente sans précédent.Un bras de fer entre le ministre Barrette et la direction du CHUM est à l\u2019origine de la tempête.Le ministre de la Santé a été critiqué de toutes parts vendredi pour s\u2019être immiscé dans le processus de nomination du directeur du département de chirurgie du CHUM.Le D^ Barrette a reconnu être intervenu pour faire bloquer la nomination d\u2019un candidat \u2014 qu\u2019il n\u2019a pas nommé \u2014 qui était «lié à une enquête policière», selon lui.Le ministre a aussi soutenu la nomination d\u2019un autre candidat, le D*^ Patrick Harris, qui est appuyé par au moins 67 des 105 chirurgiens du CHUM.Questions de gouvernance Cette intervention du ministre Barrette est au cœur d\u2019une crise qui agite non seulement le CHUM, mais tout le réseau de la santé: le projet de loi 10 accorde des pouvoirs exceptionnels au ministre de la Santé, qui pourra désormais nommer les gestionnaires des hôpitaux et des autres structures du système.Cette concentration des pouvoirs entre les mains du ministre fait craindre VOIR PAGE A 10 : CHUM Lire aussi > De très gros sabots.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page B 4 Aujourd\u2019hui Économie > Rendement contre bonne conscience.Les pétrolières tentent de rapatrier les investisseurs.Page C 1 Changement d\u2019heure À vos montres, cadrans et autres coucous! Le Québec passe à l\u2019heure avancée de l\u2019Est à 2h dans la nuit de samedi à dimanche.7 Avis légaux.Carrières.Décès.Mots croisés.C6 .C5 .C8 .D6 Petites annonces.C 8 Sudoku.D 4 Airbnb Québec s\u2019en charge.mais le dernier mot va aux villes Les hôtes inscrits sur le site d\u2019hébergement Airbnb auront beau tenter de se conformer auprès de Québec, ils se heurteront toujours aux restrictions municipales.Le ministère du Tourisme est clair: c\u2019est le règlement de zonage qui prime.ISABELLE PORTER à Québec Lynda Pageau pensait qu\u2019Airbnb lui avait sauvé la vie.L\u2019immeuble à logements qu\u2019elle avait acquis dans le quartier Saint-Jean-Baptiste a de graves vices cachés qui lui coûtent une fortune à réparer.Pas moins de 200 000$ depuis 2013.«Je me suis inscrite sur Airbnb parce que les locataires standards n\u2019étaient pas assez rentables pour payer la bâtisse, raconte-t-elle.Dès le lendemain, j\u2019avais une réservation ! J\u2019étais vraiment contente.J\u2019ai commencé en août dernier et je venais à bout de rentabiliser mes affaires avec ça.Mais j\u2019aurais pu m\u2019informer des lois un peu plus.Je ne l\u2019ai pas fait.Je me sortais la tête de l\u2019eau et j\u2019étais soulagée.» C\u2019était trop beau pour être vrai.Mme Pageau reçoit un avis d\u2019infraction de Tourisme Québec pour hébergement illégal.On la somme de se conformer à la loi ou de cesser ses activités.Les amendes font peur (de 750$ à 2250$ par jour de fonctionnement et, en cas de récidive, jusqu\u2019à 6750$).Conquise au modèle Airbnb, elle se renseigne pour régulariser sa situation.Elle décide de demander VOIR PAGE A 10 : AIRBNB VIVIEN KILLILEA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AGENCE FRANCE PRESSE Les démarches auprès du ministère sont vaines si le zonage ne suit pas.FIGURES MARQUANTES de notre histoire Québec 1 La Fondation LIONEL-GROULX QUEBECOR m Marie-Victorin et les piliers de la recherche scientifique Invité: Yves Gingras, historien Animateur: Éric Bédard, historien Auditorium de la Grande Bibliothèque, 10 mars 2015,19 h 77831303447910 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE MARS 2015 ACTUALITES PARIS-CLIMAT L\u2019UE veut réduire ses émissions de 40 % Bruxelles \u2014 L\u2019Union européenne a adopté vendredi sa contribution pour la conférence de Paris sur le climat, avec un engagement de réduire d\u2019ici à 2030 d\u2019au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 1990.«Il y a un accord, mais ça n\u2019a pas été une mince affaire», a déclaré le commissaire européen responsable du Climat, Miguel Arias Canete, à l\u2019issue d\u2019une réunion avec les ministres de l\u2019Environnement de l\u2019UE à Bruxelles.«L\u2019Europe est le premier continent à déposer sa contribution, comme cela a été demandé par les Nations unies», s\u2019est félicitée la ministre française, Ségolène Royal.L\u2019offre de l\u2019UE, qui est responsable de 9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a été envoyée au secrétariat de l\u2019ONU, a précisé M.Canete.Les ministres se sont mis d\u2019accord sur «la liste de toutes les actions concrètes et de tous les secteurs économiques concernés par cet effort», a expliqué M\u201d® Royal.La liste détaille les gaz à effet de serre pris en compte, énonce les secteurs industriels et comprend l\u2019agriculture et les déchets.«Ce n\u2019était pas du tout évident», a souligné la ministre française.L\u2019Irlande a bataillé pour obtenir que les émissions des terres et des forêts soient incluses dans l\u2019offre de l\u2019UE.Cette disposition est critiquée par les écologistes.«Les émissions de LULUCF [utilisation des terres et des forêts] ne doivent pas être comptabilisées dans les objectijs de réduction des pays, car cela signifierait diminuer de 4% des objectifs de réduction déjà bas», s\u2019est insurgé l\u2019eurodéputé vert français Yannick Jadot.« Un pas très important a été franchi sur la route de Paris-Climat, a estimé Royal.L\u2019Europe a pris ses responsabilités.Elle peut entraîner le reste du monde», a-t-elle affirmé.Les gouvernements engagés dans les négociations internationales se sont fixés depuis 2009 l\u2019objectif de contenir l\u2019élévation de la température mondiale à 2 degrés d\u2019ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d\u2019avant la révolution industrielle.Les pays «en mesure de le faire» doivent annoncer leur engagement, appelé «contribution nationale», avant le 31 mars.L\u2019accord cherché pour la conférence de Paris, prévue en décembre, «ne doit pas être au rabais», a affirmé Royal.Les Etats-Unis, qui représentent 12% des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28% en 2025 par rapport à leur niveau de 2005.La Chine, responsable de 25% des émissions, promet de les stabiliser en 2030.Aucun des trois grands émetteurs ne prend la même date de référence, ce qui pose un problème pour comparer les efforts, souligne la Commission européenne.«Je souhaite qu\u2019il n\u2019y ait pas de procès d\u2019intention fait à tel ou tel pays.Les États-Unis ont fait des déclarations sur leur ambition au regard de leur responsabilité dans le réchauffement climatique.Attendons les contributions écrites pour voir si elles sont suffisamment précises [.]», a insisté Ségolène Royal.«La première contribution écrite, et la seule pour l\u2019instant, est celle de l\u2019Union européenne.Nous espérons qu\u2019elle va faire des émules», a-t-elle ajouté.La base de l\u2019engagement de l\u2019UE est constituée par le paquet climat-énergie adopté en 2008, avec l\u2019engagement contraignant de l\u2019UE pour 2020 de réduire ses émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990.Cet objectif est pratiquement atteint.Agence France-Presse AIRFRANCEV^ LA FRANCE EST DANS L'AIR y k W ttî f ï 'I \u2022f' 4* * >1 OUI A LA HAUTE CUISINE Dégustez des menus élaborés par de grands chefs français étoilés, accompagnés d'une sélection des meilleurs champagnes, vins et fromages.AIRFRANCEKLM AIRFRANCE.CA LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 MARS 2015 A 3 ACTDAllTES FRED CHARTRAND LE DEVOIR Le commissaire de la GRC, Bob Paulson, s\u2019est présenté vendredi matin devant un comité parlementaire avec la vidéo de Michael Zehaf-Bibeau.Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale avait réclamé de voir cet enregistrement.Un comité parlementaire visionne le message enregistré par Zehaf-Bibeau LINA DIB à Ottawa Michael Zehaf-Bibeau s\u2019est installé dans sa voiture pour enregistrer une courte vidéo quelques minutes avant d\u2019assassiner le militaire Nathan Cirillo et d\u2019attaquer le parlement, le 22 octobre dernier à Ottawa.L\u2019homme regarde directement la caméra de son téléphone et, en anglais, reproche au Canada d\u2019envoyer ses militaires dans des pays musulmans.C\u2019est sur ce court enregistrement d\u2019à peine une minute que le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, se base pour dire, sans équivoque, que l\u2019homme était un terroriste.Le commissaire Paulson s\u2019est présenté vendredi matin devant un comité parlementaire avec la vidéo.Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale avait réclamé de voir cet enregistrement.La GRC en a enlevé 18 secondes, 13 au début et 5 à la fin.Le commissaire n\u2019a pas voulu expliquer les raisons du montage.L\u2019extrait montré aux parlementaires cornmence donc par ces mots : «À ceux qui sont impliqués et regardent cette vidéo, ceci est en représailles pour l\u2019Afghanistan et aussi parce que Harper a décidé d\u2019envoyer ses troupes en Irak.» «Je vais juste cibler quelques-uns de vos soldats, juste pour démontrer que vous n\u2019étes aucunement en sécurité dans votre propre pays.Vous devriez LA PRESSE CANADIENNE/HO GRC Dans la vidéo filmée dans sa voiture, Michael Zehaf-Bibeau regarde directement la caméra de son téléphone.faire attention », poursuit l\u2019homme qui semble calme.Parfois, il cherche ses mots ; d\u2019autres fois, il récite des phrases toutes faites.«Nous n\u2019arréterons pas jusqu\u2019à ce que vous décidiez d\u2019étre un pays paisible et que vous vous occupiez de vos propres affaires, que vous arrêtiez d\u2019aller attaquer et envahir d\u2019autres pays et tuer nos plus vertueux qui essayent de rétablir la loi de Dieu dans nos pays», ajoute-t-il, avant de conclure par un «merci».La vidéo arrête abruptement, la GRC ne montrant pas les cinq dernières secondes de l\u2019enregistrement.M.Paulson a révélé qu\u2019aucune trace de drogue ou d\u2019alcool n\u2019avait été décelée au moment de l\u2019autopsie de Zehab-Bibeau, tué par les services de sécurité du parlement, quelques minutes après s\u2019être introduit dans un édifice parlementaire, le matin du mercredi 22 octobre.Le commissaire Paulson rappelle que la GRC poursuit son enquête et que quiconque aurait aidé ou facilité les gestes de Zehaf-Bibeau serait accusé de terrorisme.«Quiconque l\u2019a aidé, conseillé ou encouragé à perpétrer ces crimes ou a comploté avec lui à cette fin est aussi, à notre avis, un terroriste», a martelé le commissaire.«Il nous importe peu, à nous ou à notre enquête, de savoir quel genre de terroriste Zehaf-Bibeau était ou s\u2019il était un terroriste particulièrement intelligent ou sophistiqué ou discipliné», a insisté le dirigeant de la GRC.Le commissaire est convaincu que l\u2019homme a été influencé «dans un sens criminel» par d\u2019autres, même s\u2019il ne faisait pas partie d\u2019un réseau.Son service de police continue donc de traquer ces «autres».Le projet de loi C-51 M.Paulson a donné quelques détails sur l\u2019enquête qui se poursuit.Ainsi, on n\u2019a toujours pas trouvé d\u2019où venait le fusil utilisé par Zehaf Bibeau.La GRC fera circuler une photo de l\u2019arme, «qui semble unique», en espérant que quelqu\u2019un la reconnaîtra.Le visionnement de cette vidéo s\u2019est fait au même comité qui étudie le projet de loi antiterroriste du gouvernement.Le comité parlementaire commencera à entendre des témoins la semaine prochaine.Le gouvernement conservateur présente ce projet de loi comme la réponse aux attaques d\u2019octobre contre les militaires d\u2019Ottawa et de Saint-Jean-sur-Richelieu.Le commissaire Paulson mesurait donc le poids politique que pourrait avoir sa décision d\u2019obtempérer maintenant à la demande des parlementaires de voir la vidéo.«La diffusion de cette vidéo pourrait apparaître comme une tentative d\u2019influencer cette démarche», a-t-il dit, faisant référence à l\u2019étude du projet de loi C-51.«Je tiens à vous assurer que ce n\u2019est pas mon intention.La vidéo parle d\u2019elle-même», a assuré M.Paulson.Quelques minutes après la séance du comité, le bureau du ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, diffusait un communiqué lui attribuant une courte déclaration.«Cette vidéo nous rappelle malheureusement que les Canadiens doivent rester vigilants, car la menace du terrorisme est une réalité, au Canada et à l\u2019étranger», pouvait-on lire.Et le ministre d\u2019enchaîner: «Le premier devoir d\u2019un gouvernement est de protéger ses citoyens.C\u2019est pourquoi nous avons déposé la Loi antiterroriste de 2015.» La Presse canadienne TRANSCANADA Transports Québec retire sa demande de participation aux annonces de TONE Seul le MERN représentera le gouvernement ALEXANDRE SHIELDS Même s\u2019il redoute plusieurs impacts pour le réseau routier québécois liés à la construction et à l\u2019exploitation du pipeline de TransCanada, le ministère des Transports ne participera pas aux audiences de l\u2019Office national de l\u2019Energie.Il compte retirer sa demande formelle pourtant déjà déposée, a appris Le Devoir.Seul le ministère de l\u2019Energie et des Ressources naturelles représentera le gouvernement du Québec.Un porte-parole a confirmé vendredi que le ministère des Transports (MTQ), qui aura pourtant un rôle majeur à jouer dans le cadre du projet, ne présentera pas son expertise aux autorités fédérales chargées d\u2019autoriser la construction du pipeline.«Nous allons retirer notre demande de participation», a dit le représentant du MTQ, Benoît Lachance.«Le ministère de l\u2019Énergie va représenter le gouvernement du Québec», a-t-il ajouté.Mais est-ce que le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles (MERN) est en mesure de répondre aux questions soulevées par le ministère des Transports dans sa demande de participation?«Je ne peux pas me prononcer», a sirnplement dit M.Lachance.A toutes les questions du Devoir, le porte-parole a par la suite répété cette seule réponse: «Vous devez vous adresser au ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles.» U n\u2019a pas été possible vendredi d\u2019obtenir de précisions auprès du MERN.Plusieurs craintes La volte-face du MTQ survient alors qu\u2019il avait déposé le 25 février une demande de participation aux audiences de l\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE).Dans le formulaire dûment complété pour l\u2019occasion, le ministère souligne d\u2019ailleurs qu\u2019il sera «sollicité» dans le dossier du pipeline Énergie Est.Son installation, écrit-on, «nécessitera plusieurs croisements» avec des routes et des autoroutes.Il est vrai que le pipeline traversera trois fois l\u2019autoroute 40 et deux fois la 20, en plus d\u2019un nombre important de routes diverses.Le MTQ appréhende donc des problèmes pour le réseau routier, dont «un impact sur la Le MTQ appréhende des problèmes pour le réseau routier, dont «un impact sur la fluidité de la circulation et la sécurité des usagers» fluidité de la circulation et la sécurité des usagers» lors de la phase de construction.Le ministère fait également état de «contraintes importantes» pour l\u2019entretien dans les Recteurs touchés une fois qu\u2019Énergie Est sera en exploitation.A partir de ce moment, Québec sera d\u2019ailleurs forcé de «partager les risques» avec TransCanada aux endroits où passera le pipeline.Qui plus est, rappelle le MTQ dans sa demande, «l\u2019installation longitudinale d\u2019un oléoduc n\u2019est pas permise dans une emprise autoroutière selon la norme sur les services publics».Une telle situation «imposerait des contraintes importantes au MTQ, entre autres, dans le cadre des activités d\u2019entretien courant et périodique de l\u2019emprise et de ses projets futurs en vue de l\u2019accroissement constant des usagers».Or, «le MTQ craint d\u2019être sollicité par les producteurs agricoles et forestiers, les municipalités, etc., pour permettre l\u2019installation longitudinale à l\u2019intérieur de l\u2019emprise».Il est vrai que selon le tracé présenté par TransCanada, le pipeline longera déjà de près l\u2019autoroute 40.Est-ce que cela signifie que le gouvernement du Québec devra modifier les normes en vigueur au MTQ pour accommoder les promoteurs du pipeline?Le MTQ n\u2019a pas répondu à cette question du Devoir.Les représentations du gouvernement du Québec auprès de l\u2019ONE seront de toute façon confiées au MERN.A la section «représentant autorisé» de la demande de participation aux audiences présentées par Québec, on retrouve d\u2019ailleurs uniquement des représentants du MERN.Il n\u2019y a, par exemple, aucun représentant du ministère de l\u2019Énvironnement.La demande ne mentionne pas non plus l\u2019intention du gouvernement de mener une étude environnementale québécoise du plus important projet de pipeline en Amérique du Nord.Le ministère de l\u2019Environnement a toutefois réitéré vendredi qu\u2019une telle évaluation est toujours prévue.Celle-ci est promise depuis près de 10 mois.Mais le gouvernement n\u2019a toujours pas reçu X«avis de projet» de TransCanada.Le processus est donc bloqué.Le Devoir Coopération franco-québécoise contre le cyihadisme La Erance et le Québec sont engagés dans une «nouvelle coopération» contre le djihadisme et la radicalisation.Les premiers ministres Philippe Couillard et Manuel Valls l\u2019ont assuré vendredi lors d\u2019une conférence de presse conjointe à l\u2019hôtel Matignon, à l\u2019issue des 18®® «rencontres alternées» entre les chefs des gouvernements québécois et français.Cette volonté affichée de s\u2019unir dans la «contre-radicalisation» ne figure pas dans le «relevé de décisions» qui annonce les prochains thèmes de la coopération Erance-Québec.Mais les deux hommes ont affirmé que la sécurité était pour eux un «enjeu majeur».«Nos gouvernements, nos services, doivent collaborer de façon constante, a déclaré M.Couillard.C\u2019est la responsabilité primordiale des Etats d\u2019assurer la sécurité de leurs citoyens.Nous sommes contents d\u2019être engagés avec la France dans une nouvelle collaboration encore plus forte en cette matière.» «Nous sommes face à un défi majeur pour nos sociétés.Le Québec et la France l\u2019appréhendent ensemble, avec détermination», a poursuivi M.Valls, en évoquant un «savoir-faire québécois» qui pourrait être «particulièrement utile».La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, doit rencontrer le ministre français de l\u2019Intérieur, Bernard Cazeneuve, pour discuter de ce dossier.Le premier ministre Couillard annonce qu\u2019il y aura «effectivement des accords» dans la foulée pour encadrer cette nouvelle coopération, tout en soulignant qu\u2019il y a déjà «beaucoup de collaboration qui existe», notamment en ce qui concerne la surveillance des réseaux djihadistes sur Internet.SPECIALISTES DE LA SANTE Carlos Otero SERVICES OFFERTS Massage suédois Massage clinique de l'abdomen Thérapie sacro-crânienne intégrée PROBLEMES RECURRENTS Migraines Tendinites Mol de dos Stress et tension générale ou spécifique Problèmes de sciatique * * * Reçus d\u2019assurances disponibles * * * Carlos Otero I Massothérapeute Agréé FQM Centre Médical Westmount I Métro Vendôme I 514.503.7726 CHOIX DU CONSOMMATEUR 2015 Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Sondage Léger Marketing : centres et cliniques capillaires Prix d\u2019excellence Lauréat 2015 attribué à Clinique Santé Capillaire Perte de cheveux Problèmes chroniques de santé et de stress Le choix a été Tunique vraie clinique capillaire professionnelle reconnue avec méthode naturelle à Montréal.514 289-9762 Micheline Grimard infirmière, naturopathe En formation continue, 50 ans d\u2019expérience en santé en 2015.Le CSC : Clinique Santé Capillaire C\u2019est un Concept Santé Complet.pour vous MONTREAL www.cliniquesantecapillaire.com A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 MARS 2015 A 5 TODS LES JOURS CONTRE LE SEXISME \\ ?Des blagues juste pour rire ^ De la féministe à la mère, en passant par Hillary Clinton et la princesse, le sexisme ordinaire vu par des jeunes MARIE-PIER FRAPPIER Alexandre Comeau, professeur de philosophie au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu, a décidé d\u2019aborder le féminisme dans trois cours cette année.Certains se sont un peu rebiffés avant: «Pourquoi des notions de féminisme en 2015, Monsieur?» Et pourtant, l\u2019initiation était plutôt anodine.Analyser dans le dictionnaire les mots mére/pére; princesse/prince; fille/garçon.Pour Le Petit Robert, «fille» est synonyme de « princesse », « nunuche », « prostituée ».«Les équipes ne remarquent pas la charge sémantique des mots, nous écrit Comeau.La plupart semblent étonnés; ils n\u2019avaient pas vu ou pas compris la portée des mots.La tradition et la culture reviennent comme déterminants.Assez peu le sexisme ordinaire, comme si ça appartenait surtout au passé.» Le Devoir a interrogé d\u2019autres étudiants pour savoir ce qu\u2019ils en pensent.«Je ne dirais pas que le sexisme est une chose du passé, mais il y a une conscientisation qui se développe et une réserve se crée», dit Benjamin Herrera, 19 ans, étudiant au collège Jean-de-Brébeuf à Montréal.Ses deux collègues renchérissent.« C\u2019est pas tout noir ou tout blanc, c\u2019est pas juste du slut-shaming* ! J\u2019ai de la misère à voir des exemples précis de ça dans la vie de tous les jours.J\u2019imagine qu\u2019il y a de quoi, un regard condescendant, un petit peu de jugement, mais pas des trucs vraiment flagrants, sans gène, complètement sexistes ! », insiste Charles Lesage, 18 ans.Blagues et insultes «Banal», «pernicieux», «caché» sont des mots qui reviennent souvent dans la bouche des trois jeunes hommes pour parler de sexisme.De même, ils avouent que, dans certains milieux côtoyés, surtout sportifs, les blagues et les insultes sexistes fusent.«On fait des simulations de l\u2019ONU au collège et nous devons tous faire des discours, raconte Christopher Lu.Mais, souvent, quand les filles vont prendre la parole, on aura tendance à dire qu\u2019elles sont plus bitchy ou plus bossy, et les gars ont moins tendance à les écouter.» Et ce comportement vaut pour leurs professeures, avouent-ils tous les trois.Quelques détours par Hillary Clinton, Margaret Thatcher, Pauline Marois et finalement par les réseaux sociaux, où les femmes qui mettent en valeur leur corps se font beaucoup critiquer, selon eux.Puis on revient aux blagues, qui s\u2019imposent comme comportement sexiste dans leur milieu.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Charles Lesage, Benjamin Herrera et Christopher Lu, étudiants au collège Jean-de-Brébeuf à Montréal.«On joue sur les stéréotypes, mais c\u2019est pas insultant.Quand c\u2019est super évident que c\u2019est pas vrai, c\u2019est pas choquant, il me semble», dit Charles.Benjamin n\u2019est pas d\u2019accord: «Il n\u2019y a pas beaucoup de blagues racistes qui sont réellement racistes, tandis que les blagues sur les filles, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y en a davantage qui portent un fond de vérité.» Charles revient sur le point un peu plus tard : « Quand une de nos projs se met à nous parler de féminisme, on va avoir des petits tressaillements de rire.[.] Mais si un prof nous parle de son ethnie, d\u2019où il vient, là on va prendre ça au sérieux, c\u2019est moins risible, plus sérieux, ça vient du fond du cœur.tandis que l\u2019autre, avec son féminisme.» Et dans votre famille, les gars?Pour Benjamin, sa mère «est une femme forte, un modèle qui a monté les échelons et qui est capable d\u2019élever sa famille.je la respecte beaucoup.» Christopher, lui, estime que si son père était resté à la maison, il l\u2019aurait moins vu comme un exemple.«Ma mère est une héroïne parce qu\u2019elle a laissé son travail là [haut placé] pour moi et mon frère.» Dans les corridors de l\u2019université D\u2019autres réponses nous sont données dans les corridors de l\u2019UQAM.Pour Sophie Rioux, née en 1992 d\u2019un papa au foyer et d\u2019une maman féministe, beaucoup d\u2019hommes «se disent proféministes, mais réagissent quand même fort quand ils se font remettre en question sur leurs privilèges».Elle nous parle de mansplaining** et de la difficile écoute de ses points de vue lorsqu\u2019elle s\u2019exprime avec des collègues masculins.Mais l\u2019étudiante n\u2019est pas tendre envers le comportement de certaines filles dans le mi- lieu universitaire : «Les filles se sexualisent, c\u2019est leur seule manière d\u2019entrer en contact avec des hommes.Ce n\u2019est pas une sexualité d\u2019émancipation, mais de la compétition entre filles pour l\u2019attention des quelques hommes.» Comme le sexisme ordinaire se manifeste pour elle dans des «comportements de domination», il est important de ne pas se cantonner aux luttes féministes afin de s\u2019investir dans tous les milieux «pour les dénoncer».Pour Gabriel Cotte, étudiant en histoire, le sexisme ordinaire se manifeste souvent quand l\u2019homme prend la parole et aborde un couple.Comme il a beaucoup travaillé en restauration, il abonde aussi en exemples dans ce domaine.Il nous parle de ses comportements d\u2019avant sa confrontation dans le milieu militant.«Je n\u2019étais pas stupide, pas foncièrement méchant envers les femmes.C\u2019était juste une espèce d\u2019absence de raisonnement à ce sujet.» Et qu\u2019est-ce qui a changé, depuis, de plus flagrant?«Impossible que moi et mes frères restions assis à la table pendant que ma mère est à la cuisine ou nous sert.» Avec Sophie Chartier et Nadia Koromyslova Le Devoir * Le slut-shaming («humiliation des salopes ») consiste à faire se sentir coupable ou inférieure une femme dont l\u2019attitude ou l\u2019aspect physique est jugé provocant.** Le terme mansplaining est formé des mots anglais man (homme) et explainer (qui explique).Il désigne le comportement d\u2019un homme qui dit à une femme comment faire quelque chose qu\u2019elle sait déjà faire, ou pourquoi elle a tort à propos d\u2019un sujet (qu\u2019elle maîtrise bien).ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR © BRUNO KLEIN Brigitte Grésy L\u2019expérience sexismeordinaire.com en France Pour Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales depuis 2006 en Erance, tout a commencé par une histoire de lapin.C\u2019était le mot dont la gratifiaient régulièrement ses collègues de la fonction publique.en lui reprochant souvent, du même coup, d\u2019avoir «sacrifié sa carrière» et «délaissé son mari».Dès qu\u2019elle aborde les femmes ou l\u2019égalité, on se moque d\u2019elle.Son combat commence alors contre les «discriminations doucereuses» et exulte dans son Petit traité contre le sexisme ordinaire [Albin Michel], paru en 2009.Elle décide ensuite de lancer le site Web sexismeordinaire.com pour inviter les femmes à rendre compte de leurs expériences de sexisme ordinaire, qu\u2019elle qualifie à\u2019« insidieuses », «invisibles» et indétectables.Son but?Rendre compte aussi des «effets dévastateurs sur l\u2019estime d\u2019une femme» de ces comportements, «surtout [qu\u2019]il n\u2019existe aucune loi qui permette de s\u2019en protéger, contrairement à la discrimination».Pour en savoir plus : sexismeordinaire.corn.'FABRIQUÉ AU QUÉBEC OPAQUES! -SOLAIRES^ TRANSLUCIDES l'l'Éilîiri PP' lüaiEniE ^nsell's 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ordinaire pour vous et quelles sont ses manifestations les plus flagrantes en 2015?«Comme la formule le laisse entendre, le sexisme ordinaire fait partie intégrante du quotidien (comme le racisme ordinaire, au demeurant).C\u2019est notamment une façon d\u2019appréhender l\u2019autre selon les idées reçues concernant son sexe ou selon ce qu\u2019on \u201cattend\u201d du comportement d\u2019une personne de ce sexe.«Exemples: toutes les fois qu\u2019on se permet des commentaires sur le physique d\u2019une personne dans les médias.On le fait beaucoup plus au sujet des femmes que des hommes.Dit-on d\u2019un humoriste qu\u2019il a un charmant sourire ou que ses^che-veux blonds flottent au vent?A cet égard, l\u2019émission Quel âge me donnez-vous ?est championne toutes catégories.«On a vraiment tout, là.Toutes les fois où, machinalement, on se demande si une fille pourrait faire aussi bien le travail qu\u2019un gars.Cela arrive beaucoup plus souvent qu\u2019on pense, encore aujourd\u2019hui.» Lucie Joubert, professeure au Département de français à l\u2019Université d\u2019Ottawa «Le sexisme ordinaire est omniprésent, tellement présent qu\u2019il en devient souvent banal.Parfois, il fait à ce point partie du quotidien qu\u2019on en vient à l\u2019intérioriser, à le trouver normal.« Les manifestations du sexisme ordinaire sont tellement nombreuses qu\u2019il est difficile de les nommer en particulier.Je pense à plusieurs choses en 2014.Dans le milieu geek, il y a eu des dénonciations du sexisme lors des Comic Cons et du harcèlement dont ont été victimes certaines femmes œuvrant dans le milieu du jeu vidéo : Anita Sarkeesian ou Zoe Quinn, par exemple.» Camille Robert, militante, féministe et étudiante à l\u2019UQAM «Le sexisme ordinaire, c\u2019est une quantité infinie de petits incidents, de petits gestes, de petites remarques, qui, pris ensemble, vont toujours dans le même sens : celui de maintenir certains privilèges masculins et de garder fermement en place une idée de ce que sont, ou devraient être, les hommes et les femmes.[.] « On a du mal à dénoncer ces petites oppressions justement parce que chacune paraît infime : on est accusée de faire tout un plat pour rien, de se laisser obséder par des détails.Mais nos vies sont faites de détails.[.] Personne n\u2019oblige les femmes à s\u2019épiler les jambes, mais la très grande majorité le fait parce que les poils ne seraient pas féminins.Pourtant, ils poussent sur notre corps aussi.» Lori Saint-Martin, professeure au Département d\u2019études littéraires à l\u2019UQAM «C\u2019est une forme de discrimination vécue par les femmes de manière continue.C\u2019est une forme de sexisme moins souvent prise en considération parce qu\u2019elle n\u2019est pas spectaculaire.« C\u2019est là, selon moi, que réside l\u2019aspect le plus pernicieux du sexisme ordinaire de nos jours: son aspect peu flagrant pour les personnes qui ne le vivent pas.Pourtant, subir constamment de petites attaques peut être extrêmement destructeur.» Roxane Noël, étudiante au baccalauréat en philosophie à l\u2019UQAM Quelle est la dernière manifestation de sexisme ordinaire à laquelle vous avez dû faire face?«Il y a des choses plus subtiles, par exemple, quand quelqu\u2019un a une conversation avec mon copain et moi et que la personne s\u2019adresse uniquement à lui.» Camille Robert «En tant qu\u2019étudiante en philosophie, je me retrouve souvent dans des débats avec des collègues masculins.Je remarque qu\u2019ils remettent constamment en doute mes propos, me demandent énormément de sources, m\u2019interrompent souvent et ne répondent pas vraiment à mes KK Le sexisme ordinaire est tellement présent qu\u2019on en vient à le trouver normal )) Camille Robert, militante, féministe et étudiante à l\u2019UQAM objections, comme s\u2019ils ne les considéraient pas vraiment.«Or, lorsque je vois ces hommes débattre avec d\u2019autres hommes, j\u2019observe qu\u2019ils n\u2019agissent pas ainsi.C\u2019est extrêmement frustrant, au quotidien, de sentir que mon genre fait en sorte que je ne suis pas prise autant au sérieux que mes collègues masculins.» Roxane Noël «Aujourd\u2019hui, dans l\u2019avion, le voisin de siège de ma voisine s\u2019assoit les jambes largement ouvertes, prenant tout son espace et empiétant sur le sien.Elle serait donc censée occuper une demi-place alors que lui en prend une et demie.«Et il n\u2019est pas plus grand qu\u2019elle.Une métaphore: les hommes se croient souvent justifiés de prendre plus de place, physique ou symbolique.(Ma voisine lui a demandé gentiment de rester dans ses limites et il a été si interloqué qu\u2019il l\u2019a fait).» Lori Saint-Martin Comment combattre le sexisme ordinaire?« Se poser la question : si on inversait les sexes dans telle situation, les résultats seraient-ils les mêmes?En général, la réponse est en défaveur de la femme.Il faut réagir alors, prendre des moyens pour conscientiser l\u2019entourage du sexisme de la situation.» Lucie Joubert « Idéalement, cette solution nécessite une réceptivité préalable de la part de la personne qui commet un acte de sexisme ordinaire; il est important de dénoncer cet acte sur-le-champ et d\u2019expliquer en quoi c\u2019est sexiste.«Personnellement, j\u2019ai eu beaucoup de succès avec cette tactique et les hommes dont j\u2019avais dénoncé les comportements m\u2019ont souvent dit être plus alertes à propos de leur comportement depuis l\u2019événement.«Donc, je pense qu\u2019il y a de l\u2019espoir, et cela passe par le dialogue, qui requiert bien sûr l\u2019écoute.Par contre, je me demande encore quels seraient les moyens d\u2019accroître l\u2019écoute de ceux qui sont les plus réticents.» Roxane Noël « En parler autour de soi.Changer ses propres comportements aussi : le sexisme n\u2019est pas seulement chez les autres, il est aussi dans notre tête.Nous avons tous nos points faibles.» Lori Saint-Martin Le Devoir Les jouets entretiennenMls les stéréotypes?Pour plusieurs personnes interrogées pour faire ce dossier, une des manifestations du sexisme ordinaire se trouve dans les jouets stéréotypés pour enfants.Le Devoir a demandé à plusieurs distributeurs de jouets au Québec quelle est leur politique en matière de stéréotypes de genre.« Chez Joubec, les jouets n\u2019ont pas de genre mais, malheureusement, il y a beaucoup trop de papas qui refusent d\u2019acheter une poussette pour poupée sous prétexte qu\u2019elle est rose.Par ailleurs, les femmes vont souvent mettre de côté une peluche avec une oreille bleue sous prétexte que le cadeau est destiné à une fille.«Nous avons choisi de ne pas faire de sections garçons/filles pour encourager la diversité.Dans nos boutiques, les jouets sont classés par catégories telles que alimentation, science, bricolage, plein air, jeux de société, etc.[.] C\u2019est surtout le client qui est sexiste quand vient le temps de magasiner et, à l\u2019opposé, il y en a qui n\u2019en font pas de cas.» Eric Raymond, propriétaire de Joubec « Nous n\u2019avons pas réellement de politique à ce sujet.Nous fonctionnons par type de produit et essayons de répondre aux besoins et aux demandes de nos clients.Nous avons beaucoup de jouets unisexes et ne nous fions pas aux fournisseurs, mais bien à ce que nous savons que nos clients aiment.» Valérie Santerre, directrice chez Benjo « Nous n\u2019avons pas de politique qui vise à limiter notre offre, par exemple, à des jouets roses pour les filles et des jouets de guerre pour les garçons.» Alex Roberton, directeur des affaires corporatives chez Walmart Canada Corp.«Nous vendons de tout.De produits pour filles (exemple: Barbie - boîte rose) et d\u2019autres plus pour garçons (boîte de Lego \u2014 bleue), même si, dans les faits, les Lego se vendent pour des filles et l\u2019inverse est possible, mais extrêmement rare.Nous vendons ce que les clients nous achètent.Nous pouvons dire tout ce que nous voulons sur le fait de ne pas stéréotyper les jouets, mais ce sont les parents qui se procurent ce que les enfants désirent.«Le rose est souvent la couleur préférée des filles de moins de huit ans.Pour les garçons, naturellement, ils veulent des camions, des blocs, et plus vieux, des kits de science.Ils n\u2019ont généralement pas de \u2019\u2019couleur préférée stéréotypée \u201d, mais nous mentionnent des couleurs qu\u2019ils aiment moins, telles que le rose ou le mauve.» Marie-France Pageau, présidente et propriétaire de Castello Pour en savoir plus: Les livres et les jouets ont-ils un sexe ?(document d\u2019accompagnement), et scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/Doc_ LesJivresjetJes Jouets_ont-ils_un_sexe.pdf 3^ édition du prix de jouro Owrért à tous les journaux étudiants publiés dans les cégeps et les universités du Québec Tous les détails au vvvvw.ledevoirdelapresseetudiante.org f Date limite élnlcription : Le 20 mars 2015 Les amis du Devoir V'-, LIBRE DE PENSER A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 MARS 2015 SEXISME n yÀA ^\tÆ.^J- , JACQUES NADEAU LE DEVOIR Fils de pub, filles de pub Tenaces, les clichés dans le monde du marketing Nous sommes exposés à quelque 3000 annonces publicitaires par jour, disent les études.Si un bon chemin a été parcouru, de nombreux préjugés pernicieux sur les genres sont encore communiqués dans ces fac-similés de vie parfaite, faisant de la pub un des grands véhicules du sexisme ordinaire.SOPHIE CHARTIER La gentille maman au foyer qui efface avec gaieté les taches sur le chandail de fiston.La beauté qui semble atteindre l\u2019orgasme au contact d\u2019un shampooing.La «gère-mène» qui exerce son contrôle sur la maisonnée.Pour vendre, les stéréotypes ont fait leurs preuves.Alors que les messages à connotation manifestement sexiste ont peu à peu disparu de nos téléviseurs et de nos abribus depuis Père Mad Men, les réclames que l\u2019on consomme tous les jours suggèrent encore, plus subtilement, soit, certains rôles aux femmes.Et puisque des instances comme les Normes canadiennes de la publicité n\u2019ont aucun pouvoir coercitif, une lourde tâche de dénonciation incombe aux féministes pour tenter de faire disparaître les clichés.Stéphanie Tremblay est membre du Comité images et pubs sexistes d\u2019Arrimage Es-trie, un organisme d\u2019action communautaire autonome pour la prévention concernant l\u2019image corporelle, basé à Sherbrooke.Selon elle, les images publicitaires sont tellement intégrées à la société qu\u2019il est difficile de sensibiliser les gens, et surtout les jeunes, à leur potentiel sexiste.«On s\u2019étonne d\u2019avoir encore besoin de ce type d\u2019action en 2015.C\u2019est un sexisme qui est tellement banalisé qu\u2019on ne le perçoit presque plus», dit-elle.Chaque mois, le comité analyse les plaintes envoyées par les membres de la communauté.«Nous nous enten- Les messages sexistes ont peu à peu disparu à la télévision, mais les réclames que l\u2019on consomme tous les jours sucèrent encore, plus subtilement, soit, certains rôles aux femmes dons sur une publicité sexiste que nous voulons dénoncer.Puis, nous envoyons une lettre à l\u2019annonceur.» La dernière annonce montrée du doigt par le comité en était une de Loto-Québec, dans laquelle on dit «savoir qui mène dans la maison» Comprendre : la femme).« On tire profit du mythe de la bonne femme qui gère la maison, le domaine,privé ! » Pour Eliane Legault-Roy, de la Coalition nationale contre les publicités sexistes, la plus grande bataille à mener en 2015 est de rester alerte aux cas d\u2019hyper-sexualisation, même après toutes ces années de critique.«Le programme est vaste et ne se limite pas à la pub, dit-elle.Les vidéo-clips ou les magazines féminins nous bombardent aussi de ces images qui renforcent un idéal inatteignable pour les femmes.» Elle souligne le côté absurde d\u2019images montrant, par exemple, une femme nue dont seuls les seins seraient cachés par le nouveau modèle de sac à main d\u2019une marque X.«C\u2019est devenu moins accepté d\u2019être macho.Mais l\u2019attachement aux images à caractère sexuel perdure.» «Souvent, les commerçants sont de bonne foi, ils s\u2019excusent lorsqu\u2019on leur fait remarquer le sexisme de leurs annonces.Mais d\u2019autres fois, la Coalition se fait répondre qu\u2019on n\u2019a pas compris le côté humoristique ou la beauté des images.» Arnaud Granata, vice-président et directeur des contenus au magazine Infopresse, croit que le milieu prend de plus en plus conscience de sa responsabilité.lî souligne que, cette année, la grande fête de la pub.JANA GUOTHOVA ISTOCK a Dans ce milieu, il y a des jobs de gars et des Jobs de filles.On est encore presque dans les années 50! Le créatif, c\u2019est le gars.La femme, elle, est coordonnatrice ou productrice.)} Emma (prénom fictif), qui occupe un poste de gestion du service à ia ciientèie dans une boîte pubiicitaire à Montréai le Eestival des Lions de Cannes, remettra pour la première fois un prix, le Lion de verre, à une initiative qui présente une vision réaliste et saine de l\u2019image des femmes.« C\u2019est sûr qu\u2019il existe toujours des clichés, dit-il.Il y a les cas de retouches extrêmes, l\u2019hyper-sexualisation, l\u2019image de la femme soumise ou la ménagère.Mais au Québec, nous sommes plus conscientisés qu\u2019en Europe ou aux Etats-Unis, je crois.» N\u2019empêche, ajoute-t-il, le corps féminin est plus présent en pub que le corps masculin.«La femme fait vendre.La femme magnifiée et retouchée.C\u2019est un symbole de consommation.» Il est temps, selon lui, de féliciter les campagnes positives au lieu de taper sur les mauvaises.Gabrielle Godbout-Mar-chand, conceptrice-rédactrice à l\u2019agence de publicité lg2, estime que les stéréotypes véhiculés en marketing tombent maintenant aussi dans la cour des gars : « C\u2019est comme si on avait tellement voulu effacer ce machisme que, ce qui est arrivé, c\u2019est que ce sont maintenant les hommes qui ont le rôle de l\u2019idiot de service.» Ce n\u2019est pas à encourager non plus, croit-elle.«Tout le monde sait que la publicité, ce n\u2019est pas la vraie vie, alors pourquoi on s\u2019entête à vouloir la représenter?Il y a d\u2019autres situations possibles à exploiter, pour vendre un produit, qu\u2019une énième scène de ménage gars-fille ! » Un milieu de gars Si certains préjugés de genre sont tenaces, il existe peut-être un lien à faire avec la division des tâches au sein de l\u2019industrie.Emma (prénom fictif), qui occupe un poste de gestion du service â la clientèle dans une boîte publicitaire de Montréal, déplore que les « créatifs » soient majoritairement des hommes.«Dans ce milieu, il y a des jobs de gars et des jobs de filles.On est encore presque dans les années 50! Le créatif, c\u2019est le gars.La femme, elle, est coordonnatrice ou productrice.Elle accueille les clients et leur offre du café.Et elle gère les horaires de tout le monde», affirme la jeune femme avec découragement.Alors que M\u201d® Godbout-Marchand dit travailler dans une agence qui valorise l\u2019égalité, Emma est témoin de comportements sexistes ou carrément misogynes de la part de ses collègues masculins.«J\u2019entends souvent des blagues sur une femme de l\u2019équipe, sur son apparence, son poids.Et tout le boy\u2019s club rit de bon cœur.Si tu n\u2019es pas à l\u2019aise avec ça, tu peux toujours prendre la porte.La répétition de ce genre de traitement fait en sorte que les femmes ont une attitude défaitiste et croient que rien ne peut changer.» , C\u2019est bien lâ le danger, croit Eliane Legault-Roy.«Il faut réapprendre à s\u2019indigner.Nous sommes peut-être devenus un peu trop habitués à vivre là-dedans.» La dénonciation, croit-elle, a encore un rôle â jouer.Le Devoir L\u2019expérience Everyday Sexism Laura Bates, écrivaine féministe britannique, a fondé en avril 2012 le site Everyday Sexism (Sexisme de tous les jours), qui vise â recueillir et documenter des expériences quotidiennes d\u2019inégalité entre les sexes â travers le monde via des çourriels et des tweets.À l\u2019origine, le harcèlement de rue et ce cri : «Encore et encore, les gens me disent que le sexisme n\u2019est plus un problème \u2014 que les hommes et les femmes sont égaux maintenant \u2014 et que si vous ne pouvez pas prendre une blague ou un compliment, vous devez cesser d\u2019être \u201cfrigide \u201d et acquérir un peu le sens de l\u2019humour.«Même si je ne pouvais pas résoudre le problème tout de suite [pourquoi c\u2019est encore drôle de faire des blagues sexistes],y\u2019étos déterminée à faire en sorte que plus personne ne soit en mesure de nous dire que nous devions nous taire à ce sujet » Le site Everyday Sexism existe donc simplement pour recueillir l\u2019expérience que font les femmes de remarques sexistes et d\u2019attouchements sexuels.Mauvaise surprise [Mauvaise] surprise ! Le site a recueilli plus de 80 000 entrées â ce jour.dont des milliers provenant d\u2019adolescentes.Laura Bates, désignée par la BBC en 2014 comme l\u2019une des femmes les plus influentes en Grande-Bretagne, rassemble et dif fnse les messages à\u2019Every-day Sexism dans l\u2019Huffington Post, The Guardian et The Independent, entre autres.Elle a pourtant failli abandonner le projet, victime â son tour de centaines de messages sexistes et violents, allant même jusqu\u2019aux menaces de mort (elle avance plus de 200 de ces menaces par jour au lancement du site !).Derniers extraits «A l\u2019école aujourd\u2019hui, j\u2019ai entendu plus de 10 blagues de viol, la plupart faites par des gars.J\u2019ai 13 ans.Si ces garçons sont comme ça â 13 ans, je suis vraiment inquiète de savoir comment ils seront plus âgés [.].» «Je me suis évanouie dans un party l\u2019an passé; un garçon a abusé de, moi et a fini par me violer.À l\u2019école, tout le monde faisait des blagues sur moi et me surnommait \u201c salope \u201d parce que \u201c c\u2019était de ma faute\u201d, j\u2019étais tellement ivre.[.] » «Je suis une étudiante en médecine et l\u2019année dernière, je faisais partie d\u2019un groupe composé de cinq étudiants effectuant l\u2019examen physique d\u2019un patient dans le cadre d\u2019une activité d\u2019apprentissage.J\u2019étais la seule femme du groupe.Ce jour-lâ, je me suis rappelé la manière dont le sexisme fait encore partie de nos vies quand le médecin traitant a appelé tous les étudiants \u201cdocteurs\u201d, alors que moi, il m\u2019appelait \u201cmiss\u201d.» «J\u2019ai travaillé dans un grand système hospitalier.Durant l\u2019exercice de mon premier emploi lâ-bas, mon patron masculin m\u2019a dit qu\u2019il me voulait â une réunion parce que \u201cc\u2019est toujours bon d\u2019avoir une jupe â la réunion.\u201d Quand j\u2019ai quitté ce poste pour prendre un nouveau poste â l\u2019hôpital, le même homme m\u2019a félicitée pour ma promotion, ajoutant: \u201cCe n\u2019est pas tous les jours qu\u2019une femme obtient une telle belle promotion.\u201d » «Hier, je portais une jupe.Je suis passée devant deux garçons et l\u2019un d\u2019eux a essayé de toucher ma jambe.Il m\u2019a craché dessus parce que je ne l\u2019ai pas laissé faire.» Pour en savoir plus : everydaysexism.com. LE DEVOIR, LES SAMEDI ET DIMANCHE MARS 2015 A 7 ACTUALITES OTTAWA Les victimes de la thalidomide reçoivent une compensation JOHN COTTER à Edmonton Le gouvernement fédéral offrira enfin une compensation aux victimes de la thalidomide, ce médicament prescrit aux femmes enceintes qui avait causé des malformations à leurs enfants.Or, les proches de ces patients considèrent que le montant promis de 125 000$ est nettement insuffisant La ministre de la Santé, Rona Ambrose a précisé vendredi que le versement de ce «paiement forfaitaire» serait à fabri de fim-pôt.Le gouvernement pourrait aussi débourser jusqu\u2019à 168 millions de dollars pour couvrir les dépenses médicales onéreuses de certaines victimes.Les patients affectés se plaignent depuis des années de souffrir de préjudices liés au médicament, tels que des membres manquants, des organes absents, de la surdité, de la cécité et des défigurations.Mme Ambrose a reconnu qu\u2019aucune compensation ne pourrait réparer les torts causés.Toutefois, les victimes pourront au moins recevoir les soins nécessaires avec cette indemnité et continuer leur vie «dans la dignité»y a affirmé la ministre.«Le soutien que nous annonçons aujourd\u2019hui est une mesure responsable, et c\u2019est la bonne chose à faire.Les victimes et leurs proches ont fait preuve d\u2019un grand courage en surmontant des difficultés particulières et quotidiennes découlant d\u2019une situation dont ils ne sont aucu- nement responsables», a-t-elle ajouté en conférence de presse.Il y aurait actuellement 95 victimes au Canada qui sont maintenant dans la cinquantaine.Anne-Marie Bainbrige, la mère d\u2019une des patientes, dit avoir reçu la nouvelle comme une «claque au visage», elle qui s\u2019attendait à ce qu\u2019on leur donne un montant de l\u2019ordre des 250 000$.Sa fille Bernadette, âgée de 52 ans, n\u2019a qu\u2019une oreille, a des mains déformées, en plus d\u2019être complètement paralysée du côté droit.«Nous sommes extrêmement déçus [.] Ambrose devrait vraiment avoir honte d\u2019elle-même.Je suis profondément dégoûtée de la façon dont ça a été fait», a-t-elle lancé en entrevue téléphonique.Selon l\u2019Association canadienne des victimes de la thalidomide, en dépit d\u2019un refus des autorités des Etats-Unis d\u2019autoriser le médicament dans les années 1960, celles du Canada avaient donné leur approbation.Le Canada aurait aussi tardé à retirer le médicament des rayons.Les patients affectés avaient déjà reçu une indemnité en 1991, mais ils ont martelé à travers les années qu\u2019elle n\u2019était pas assez généreuse.L\u2019année dernière, les élus de la Chambre des communes avaient appuyé à l\u2019unanimité une motion du Nouveau Parti démocratique, visant à verser une nouvelle compensation aux victimes.La Presse canadienne L\u2019Ontario dévoile son plan d\u2019action pour lutter contre la violence sexuelle LAURA PELLETIER La violence et le harcèlement sexuels sont «enracinés dans la misogynie», a déclaré vendredi la première ministre de l\u2019Ontario, Kathleen Wynne, au moment où elle présentait un plan qui vise à modifier les comportements et remettre en question les normes sociales.Ce plan disposera d\u2019un financement de 41 millions de dollars sur trois ans.Il comprend notamment une nouvelle loi et une campagne de sensibilisation du public.La campagne s\u2019orchestre autour d\u2019une publicité, qui montre un garçon en compagnie d\u2019une fille ivre lors d\u2019une fête, un homme qui caresse l\u2019épaule de collègues féminines clairement inconfortables, un étudiant qui partage des photos de sa copine avec des amis et un homme qui glisse quelque chose dans le verre d\u2019une femme dans un bar.Lors de chaque scène, ils regardent directement la caméra et remercient les téléspectateurs pour leur silence.«Lorsque vous ne faites rien, ce sont eux que vous aidez, dit l\u2019annonce.Mais quand vous faites quelque chose, ce sont elles que vous aidez.» «Au fond, c\u2019est un plan pour modifier les comportements et remettre en question les normes sociales, a expliqué Wynne.La violence sexuelle est enracinée dans la misogynie, qui est profondément ancrée dans notre culture, souvent de manière subtile ou inconsciente.[.] Ce sont des comportements acquis, ce qui signifie qu\u2019ils peuvent être perdus, ou encore mieux jamais acquis.» L\u2019Ontario promet de renforcer les lois sur la sécurité au travail en exigeant des employeurs FRANK GUNN LA PRESSE CANADIENNE La première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, a présenté vendredi matin des publicités, en anglais et en français, contre le harcèlement sexuel et la violence envers les femmes, dans le cadre d\u2019un nouveau plan d\u2019action provincial.qu\u2019ils enquêtent sur les cas de harcèlement au travail, y compris le harcèlement sexuel.Le plan compte une loi visant à éliminer la limite de deux ans pour déposer une plainte pour agression sexuelle et une amélioration du système de poursuites conçue pour répondre plus spécifiquement aux cas d\u2019agressions sexuelles.La violence sexuelle faite «aux femmes et aux filles» autochtones est aussi abordée.«Le gouvernement de l\u2019Ontario [.] interpelle le gouvernement fédéral pour qu\u2019il apporte son soutien [.] pour établir un registre public pour les femmes autochtones disparues ou tuées», peut-on y lire.Ce plan fait rêver des féministes du Québec.Martine Delvaux, membre de l\u2019Institut de recherches et d\u2019études féministes de l\u2019UQAM, se dit «agréablement surprise» par «cette déclaration claire» de la première ministre contre la misogynie, rarement entendue de la part de dirigeants.«On voit qu\u2019elle comprend bien le dossier, car le plan fait un lien direct entre le sexisme généralisé et la violence sexuelle et le harcèlement», renchérit Mme Delvaux, qui aimerait bien voir un tel plan implanté au Québec.M^® Wynne avait annoncé en décembre que son plan serait mis en œuvre plus rapidement dans la foulée des témoignages de femmes qui ont allégué avoir été harcelées ou agressées sexuellement par l\u2019ancien animateur de radio de la CBC Jian Ghomeshi.Avec La Presse canadienne Le Devoir Couillard rabroue Poëti pour ses propos sur les fenunes Accusé d\u2019avoir tenu des propos sexistes lors de son passage en Gaspésie, le ministre des Transports du Québec, Robert Poeti, a été rappelé à l\u2019ordre par le premier ministre, Philippe Couillard, vendredi.La bourde est survenue mardi, devant la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs.Après avoir parlé des nombreux lieux à faire visiter à Montréal, M.Poeti a mentionné que les «conjointes [seraient] bienvenues» à cette visite, où «on a beaucoup de centres d\u2019achats».Le premier ministre Couillard, qui se trouve à Paris, a convenu qu\u2019il s\u2019agissait de «propos mal choisis», bien qu\u2019il ne prête pas de mauvaises intentions à son ministre.Il a ajouté que de telles déclarations étaient bien mal venues à l\u2019approche du 8 mars, la Journée internationale des femmes.«Si cette référence a pu offenser qui que ce soit, j\u2019en suis fort désolé et c\u2019est regrettable.Ce n\u2019était pas mon intention», a indiqué pour sa part le ministre, par voie de communiqué.Contacté par Le Devoir par l\u2019entremise de son attachée de presse, ce dernier a refusé de dire s\u2019il s\u2019identifie ou non comme féministe.Avec La Presse canadienne Le Devoir L\u2019ONU presse le Canada d\u2019enquêter sur les femmes autochtones disparues Genève \u2014 Un comité des Nations unies fait écho aux demandes de Canadiens qui pressent le gouvernement fédéral de déclencher une commission d\u2019enquête publique nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.Le Comité sur l\u2019élimination de la discrimination à l\u2019égard des femmes de l\u2019ONU affirme que le Canada a violé les droits des femmes autochtones en omettant d\u2019enquêter sérieusement sur les raisons qui en font les cibles d\u2019actes violents à répétition.Il ajoute ainsi sa voix aux appels lancés au pays pour le déclenchement d\u2019une enquête nationale.Le gouvernement conservateur a déjà déclaré à plusieurs reprises qu\u2019une telle démarche n\u2019était pas nécessaire.Le rapport onusien explique que les autorités policières et judiciaires canadiennes ont failli à leur devoir de protéger efficacement les femmes autochtones.Le document affirme que ces femmes font face à des violations systématiques graves de leurs droits.Le gouvernement canadien a officiellement exprimé son désaccord avec les conclusions du comité.Il rejette de nouveau la possibilité de déclencher une commission d\u2019enquête publique sur la question.La Presse canadienne ceNtrp culturel chrétieN tie MoNtréAl Le Psautier des solitudes Récital de psaumes par le comédien Michel Forgues Jeudi 12 mars 2015, à 19 h 30 Entree libre - Contribution suggeree 10$ Eglise des Domimeams 2715, eh de la Côte-Samte-Catherme, Montreal WWW.cccmontreal.org (jos&ey - .J'/oi&ettey Aous^tem>fm en/ muentaù^ c^enc/a&i, caMmj,\tet sù^/o&i a/ôi(msyc^^Âoto&^ cietic/esy cée^ ôureaw, &ceaKæy ciresy w cacÂeter^.44ô,\tôi4 6^4ô-4ÿ6^0 dotôcterùtrey do/ âmdtaa/ o\u20acfidt\u20acdùd& fOd 00 w 00 /e&y .mm£dôsy eO dimumdie&y d& fO A 00 w fdASO Abat-jour Illimités LAMP HAD Obtenez 15% de rabais ! Présentez ce coupon au moment d'un achat ou d'une commande d'un abat-jour au prix régulier Nul autre rabais ne pourra être consenti (Valide du 7 mars au 31 mai 2015) \u2022\tPlus de 5,000 abat-jour en magasin.\u2022\tLe plus grand choix au Canada.\u2022\tService de recouvrement sur mesure.\u2022\tApportez votre pied de lampe pour un ajustement parfait.\u2022\tDemandez votre carte de membre.Montréal :4875, Jean-Talon Ouest (514) 344-8555 * 1 (866) 747-8555 Laval : 2267, boul.Le Corbusier (450) 682-8280 www.abatjourillimites.ca\tLE DEVOIR ees parents exigeaient alors des excuses et demandaient à ce que leur fille soit réintégrée rapidement à l\u2019école en bénéficiant d\u2019un soutien.Des séances de négociations avaient suivi ce dépôt.L\u2019avocat de la famille indique qu\u2019il est trop tôt pour préciser le montant en dommages-intérêts et dommages punitifs qui sera demandé.La porte-parole de la commission scolaire n\u2019était pas disponible pour commenter le dossier vendredi.La fouille Soupçonnée de se livrer au trafic de stupéfiants dans l\u2019école, la jeune fille de 15 ans a été convoquée le 12 février par la directrice de son école, qui lui a demandé de retirer tous ses vêtements, y compris ses sous-vêtements, derrière une couverture.La commission scolaire considérait qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une fouille à nu puisque ce sont les vêtements qui ont été foujllés, et non l\u2019adolescente.A la suite dç l\u2019incident, l\u2019exministre de l\u2019Education, Yves Bolduc, a commandé une enquête pour faire la lumière sur cette fouille et «toute autre situation analogue».Le Devoir ' [ UEUROPE POUR TOUT LE MONDE '\t» V- A'.' ¦\t« CIRCUITS ACCOMPAGNES Republique tchèque Trésors de l\u2019UNESCO \u2022\tPrague, Ceske Budejovice, Brno, Litomysi et plus \u2022\t9 jours /13 repas RESERVEZ D\u2019 C LE 3 MARS Economisez par couple jusqu'à \u2022 Depart garanti: 25 mai 2159» ?\tPayez un dépôt de 150^ par personne au lieu de 250^ par personne* ?\tProfitez de la Garantie de notre meilleur prix* Hongrie Charmes et culture\t^ de Hongrie\tr \u2022\tBudapest, Visegrad,\t£ Veszprem, Kecskemét et plus ^ ^ \u2022 9 jours /15 repas\t^ \u2022\tDépart: 29 juillet\ti 2329* France Gourmandises de l\u2019ouest de la France \u2022\tNantes, Tours, Paris, Mont-Saint-Michel et plus \u202214 jours/16 repas \u2022\tDépart garanti: 20 mai 3089» Espagne et Portugai Porto, tapas et flamenco \u2022\tLisbonne, Porto, Madrid, Séville, Grenade et plus \u202217 jours/24 repas \u2022\tDépart garanti: 24 mai 3559» Italie TRAFALGAR Accent Français \u2022\tParis, Lyon, Côte d\u2019Azur, Bordeaux, Normandie et plus \u2022\t14 jours /19 repas \u2022\tDépart garanti: 14 mai Le meilleur de l\u2019Italie | Découvertes Ibérique 3629» \u2022\tNice, Florence, Rome, Venise, Cannes et plus \u2022\t16 jours / 25 repas \u2022\tDépart garanti: 14 mai 3689» \u2022\tBarcelone, Costa del Sol, ^ Lisbonne, Porto et plus \u2022\t17 jours / 24 repas\t\" \u2014 \u2022\tDépart: 16 mai ¦ 3759» club^voyages\tRéservez chez Club Voyages et obtenez'^ des milles de récompense AIR MILES\"\u2019®' visitez clubvoyages.com\t Départs de Morrtréal.Prix par pers.occ.double, catégorie de base, irrcluarrt les vols, trarrsterts, hébergerrrerrt, certairrs repas, guide trancophone, rabais, taxes et trais.Prix en vigueur au moment de l\u2019impression et valables pour les nouvelles réservations individuelles effectuées du 7 au 9 mars 2015, sous réserve de disponibilité.t L\u2019économie de 920 $ par couple / 460$ par personne est applicable aux circuits Tratalgar identitiés ; 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A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI ET DIMANCHE 8 MARS 2015 ACTUALITES CHUM SUITE DE LA PAGE 1 le pire aux gestionnaires et aux médecins, qui dénoncent les risques \u2014 bien réels \u2014 d\u2019ingérence politique.«Le cœur de ma décision est une non-acceptation de vos interventions intempestives et partiales et d\u2019une situation particulièrement odieuse», écrit Jean-Claude Deschênes dans sa lettre de démission à titre de président du CA du CHUM.Selon lui, le ministre a clairement tenté d\u2019imposer la nomination du Harris au directeur général, Jacques Turgeon, qui a préféré démissionner.Hre encore, le ministre Barrette a lié «soies un couvert fallacieux» cette nomination à celle de sept directeurs de département.«Vousgelez ainsi la vie normale de l\u2019établissement Bref c\u2019est un blocus dans une partie vitale du CHUM.C\u2019est un désaveu de la responsabilité du CA et surtout, c\u2019est un chantage inacceptable», ajoute le président démissionnaire.Les méthodes du ministre Barrette «ne correspondent en aucun point aux règles de gouvernance que je défends depuis près de 30 ans», écrit Jean-Claude Deschênes.Il a été sous-ministre durant 14 ans sous divers gouvernements et président du conseil du Centre hospitalier universitaire de Québec durant quatre ans.Perte de crédibilité «Plusieurs» des 19 membres du conseil du CHUM ont démissionné en bloc vendredi après-midi après une réunion d\u2019urgence du CA, a indiqué le CHUM dans un communiqué.L\u2019établissement a refusé de préciser l\u2019identité et le nombre des démissionnaires.Selon nos sources, la majorité des membres du CA ont démissionné ou envisagent de le faire.«Les processus de sélection des chejs de département appartiennent au CHUM et toute ingérence, à quelque niveau que ce soit, ne fait que miner la confiance dans l\u2019institution et ne peut que mener à une méfiance vis-à-vis des chejs désignés en toute légitimité.Par ailleurs, elle enlève toute crédibilité aux instances en autorité», écrit le D^'Eaul Per-rotte, du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CHUM, dans sa lettre de démission.Le directeur général démissionnaire, Jacques Turgeon, a précisé vendredi que le ministre Barrette lui a ordonné de nommer Patrick Harris à la tête du département de chirurgie, sans quoi il perdrait son poste.«J\u2019aurais pu attendre à lundi que le ministre ne me nomme pas, je passais go et je récupérais une très belle somme.En démissionnant, c\u2019est clair que je n\u2019aurai pas de prime.J\u2019ai pris une décision basée sur mes valeurs.» Le ministre Barrette, en qui le premier ministre Philippe Couillard a réitéré sa confiance, a de son côté déclaré qu\u2019il devait intervenir pour résoudre la crise qui secoue le CHUM.Il a reçu plusieurs ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le président du CA, Jean-Claude Deschênes (à l\u2019écran), a suivi Jacques Tiugeon dans sa démission.lettres de médecins lui demandant d\u2019agir pour bloquer une candidature «liée à une enquête policière».«Ce sont des gens de^ l\u2019hôpital qui m\u2019ont informé de la problématique.Était-il raisonnable pour un hôpital comme le CHUM de procéder à une nomination de quelqu\u2019un qui était [.] lié à une enquête policière?La réponse évidemment, c\u2019est non!» a-t-il dit en entrevue à RDI.«C\u2019est assez troublant de penser que le conseil d\u2019administration ne le sait pas ni le directeur général.Ça justifie certainement l\u2019intervention du ministre.» Le ministre mettra sur pied une «équipe d\u2019intervention» afin de «faire le point une fois pour toutes sur la gouvernance médicale à l\u2019intérieur du CHUM».«Les guerres de clan, ça doit arrêter.[.] On peut-tu arrêter de se chicaner?» L\u2019Association québécoise d\u2019établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) a dénoncé l\u2019ingérence au CHUM et a exprimé une «profonde inquiétude» quant à l\u2019avenir de la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux.«Unegouvernance efficace et de qualité est une gouvernance où le leadership des administrateurs peut s\u2019exercer à l\u2019abri des pressions et des interventions politiques.La situation vécue par le CHUM est tout le contraire de cela», a indiqué Diane Lavallée, directrice générale de l\u2019AQESSS.Cette crise survient au moment où six programmes du Département de chirurgie de l\u2019Université de Montréal sont l\u2019objet d\u2019une enquête par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, pour des soupçons de mauvaise gestion et d\u2019intimidation.Le Devoir Des excuses ou une démission Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec appellent le premier ministre Philippe Couillard à démettre de ses fonctions le ministre Gaétan Barrette, sous le coup d\u2019accusations d\u2019ingérence.Québec solidaire presse le chef du gouvernement de donner son feu vert à la tenue d\u2019une commission parlementaire où «la lumière sur les magouilles» de M.Barrette sera faite.Le D\"' Barrette doit «faire amende honorable et présenter [ses] excuses» ou démissionner.«La distance entre le politique et l\u2019administratif Ça, c\u2019est une règle d\u2019or en gouvernance.De toute évidence, le ministre n\u2019a pas compris ses limites.» Diane Lamarre, PQ «L\u2019empereur Barrette nous a fait la démonstration qu\u2019il se servait du réseau de la santé et non pas qu\u2019il servait le réseau de la santé.» Eric Caire, CAQ «M.Barrette a rencontré un obstacle majeur: l\u2019intégrité, le courage et le dévouement au service public de Jacques Turgeon.» Amir Khadir, QS SEXISME SUITE DE LA PAGE 1 C\u2019est le commis à la quincaillerie qui ne s\u2019adresse qu\u2019à monsieur.C\u2019est le commentaire sur la coiffure d\u2019une politicienne.C\u2019est la parenté qui demande : «Pis, as-tu un petit chum, là ?» C\u2019est le mot «salope» que l\u2019on entend encore pour décrire une femme qui a une sexualité active.Au bureau, les yeux levés au ciel quand madame parle.La tendance condescendante à se permettre auprès des filles un petit paternalisme qui n\u2019aurait pas lieu d\u2019être avec le collègue masculin.La définition de sexisme ordinaire n\u2019a pas changé non plus.«C\u2019est la banalisation d\u2019attitudes, de comportements ou de réflexions misogynes.Il me semble que la forme la plus insidieuse qu\u2019il prend, c\u2019est l\u2019idée que l\u2019égalité entre les femmes et les hommes est déjà là et que le féminisme n\u2019a plus raison d\u2019être», énonce Diane Lamoureux, professeure au Département de science politique de l\u2019Université Laval.«Il est encore pertinent d\u2019en parler, parce qu\u2019au-delà de ce qui se voit encore en premier lieu, la publicité, les jouets, dans les métiers et les universités, le sexisme est ancré profondément dans notre société, le système en est totalement imprégné», avance Isabelle Boisclair, professeure en études littéraires à l\u2019Université de Sherbrooke et coauteure de Mines de rien, chroniques insolentes.«J\u2019enseigne en sciences humaines et ce que je vois, en surface, c\u2019est un milieu assez égalitaire.Beaucoup sont en couple et leurs valeurs fondamentales sont l\u2019amitié et l\u2019égalité.Mais j\u2019aimerais les côtoyer encore après leur premier enfant, dit-elle.Contrairement aux rôles sociaux, les rôles parentaux se sont difficilement améliorés avec le temps, il y a un ancrage puissant qui demeure.» M\u201c® Boisclair observe beaucoup de comportements qui reproduisent les vieux schémas.Lorsqu\u2019une de ses amies prend congé de la maison pour une soirée ou un week-end, celle qui vit depuis 33 ans avec son amoureux entend souvent: «C\u2019est mon chum qui garde.Oui, mais ce sont ses enfants! E ne les garde pas, il est seulement avec les enfants.Et elles doivent arrêter de voir ça comme un privilège.Privilège que les hommes s\u2019octroient sans problème.» «En fait, on ne devrait pas exiger seulement un cours d\u2019éducation sexuelle, mais bien un cours d\u2019éducation à l\u2019égalité» Pour plusieurs femmes, le sexisme ordinaire est vécu dans les espaces collectifs, comme la rue.Se rendre d\u2019un point A à un point B peut amener son lot de commentaires sexuels, remarques blessantes, sifflements, attouchements ou autres marques d\u2019envahissement de l\u2019espace personnel.Peu de femmes n\u2019ont jamais fait l\u2019expérience de ces compliments déguisés.L\u2019automne dernier, une vidéo montrant l\u2019expérience d\u2019une jeune femme vêtue sobrement déambulant dans les rues de New York pendant une journée a fait grand bruit.Pilmée par une caméra cachée pendant une dizaine d\u2019heures, cette inconnue récolte des centaines de commentaires sexistes de la part des hommes qu\u2019elle croise, qui lui suggèrent d\u2019être souriante, commentent son apparence ou lui proposent carrément une relation sexuelle.Plus près de nous, on a vu la campagne On t\u2019watch !, qui a éparpillé dans la ville des affiches recommandant aux hommes de tenir leurs commentaires à propos du physique des femmes croisées dans l\u2019espace public pour eux seuls.Becky Burns, codirectrice de l\u2019organisation Montréal Hollaback!, vouée à l\u2019anéantissement du harcèlement de rue, se désole que les victimes sont trop souvent celles qui ressentent une culpabilité.«On se dit, j\u2019aurais dû prendre un autre chemin, j\u2019aurais dû répondre, dit-elle.Les harceleurs ne nous voient pas réellement comme des êtres humains à part entière.Ils ne considèrent pas qu\u2019il y a une personne qui va recevoir ces mots et subir leurs conséquences dans sa vie ensuite.» Le site Web de Hollaback Montréal! pullule d\u2019histoires vécues venant de femmes de toutes sortes de milieux.Que ce soit sur la piste cyclable, dans le métro, au marché, en plein après-midi ou à la fermeture des bars, toutes les occasions semblent bonnes pour les harceleurs de rappeler aux femmes que leur physique détermine leur valeur.Une évolution, quelle évolution?Pourtant, le mythe selon lequel il y a eu une évolution dans les pratiques quotidiennes chez les 20-30 ans est très tenace, dit Marie-Eve Surprenant, auteure de Jeunes couples en quête d\u2019égalité (éditions Sisyphe).«À cause de la pression sociale et des contraintes, l\u2019assignation tacite des femmes à la sphère domestique va encore de soi.» Selon les résultats de son étude, peu arrivent à rompre avec les modèles traditionnels.Si pour plusieurs le partage des tâches se fait selon les goûts personnels \u2014 «Il fait la cuisine.elle fait le ménage.mais qui pense à faire l\u2019épicerie?» \u2014, les couples se rendent difficilement compte qu\u2019il n\u2019y a pas de partage égalitaire d\u2019office.M\u201c® Surprenant cible le travail invisible.qui ne plaît à personne.«Des politiques déjà discriminatoires vont seulement accentuer certains comportements iniques», dit-elle.Prenons le cas du congé parental.«Les jeunes sont conscients du non-choix.La personne qui le prend, qui aura 50% de son salaire, c\u2019est souvent la personne qui gagne le moins.c\u2019est-à-dire les femmes.» L\u2019auteur insiste pour dire que le mythe de l\u2019égalité atteinte règne en maître.«Ce qui me fascine, c\u2019est que souvent, les gens me disent: au moins, chez les jeunes, ça se passe mieux au sein des couples.Or, dans les portraits régionaux du Conseil du statut de la femme, la violence est prépondérante au sein de plusieurs couples! Je ne peux donc pas affirmer que les femmes ne subissent plus la domination.Leur quête d\u2019égalité est même souvent amputée afin d\u2019avoir un couple harmonieux.» Selon Viviane Namaste, professeure à l\u2019Institut Simone-de-Beauvoir de l\u2019Université Concordia, l\u2019aspect pernicieux du message sexiste qui circule toujours se fait particulièrement sentir dans la perception de la prise de parole au féminin.«Un des grands freins à l\u2019égalité actuellement, c\u2019est que, malheureusement, comme société, on accorde une crédibilité au discours d\u2019un homme, qu\u2019on n\u2019accorde pas de facto à celui d\u2019une femme.» La prise de parole d\u2019une femme doit souvent être accompagnée d\u2019une justification, alors que l\u2019on accorde que rarement le même traitement à nos porte-parole masculins.Et que proposer pour contrer ce sexisme dans la rue, dans la pub et à la maison?Les cours où il serait possible d\u2019en parler ont été effacés du cursus scolaire.«En fait, on ne devrait pas exiger seulement un cours d\u2019éducation sexuelle, mais bien un cours d\u2019éducation à l\u2019égalité, parce que la sexualité n\u2019est qu\u2019un aspect de l\u2019égalité!», dit Marie-Eve Surprenant.«Les cours de philosophie ne devraient pas se donner seulement au cégep obligatoirement, parce que moins on accès à une pensée critique, plus on reproduit les stéréotypes auxquels on est habitué plus jeunes.Et pour les femmes, si tu ne fais pas de travail sur toi, c\u2019est évident que tu vas répondre aux attentes de la société qui veut te maintenir dans ton rôle social inégalitaire», affirme Isabelle Boisclair.Simone, chère Simone de Beauvoir, ne désespère pas de ce que tu viens d\u2019apprendre.Comme tu l\u2019as fait avant elles, des femmes refusent de se taire et de banaliser.Le Devoir AIRBNB SUITE DE LA PAGE 1 une attestation de classification de la Corporation de l\u2019industrie touristique (250$).Elle est prête à payer les assurances et récolter la taxe d\u2019hébergement.Or un appel à la Ville de Québec lui révèle que ça ne sert à rien.«Je serais bien contente d\u2019avoir une taxe à payer puis de pouvoir fonctionner, mais on n\u2019a même pas le droit à cause du zonage.» Pour louer des chambres ou un appartement, il faut avoir un permis de la Ville, et ce permis n\u2019est donné qu\u2019aux personnes qui résident dans un secteur dont le zonage permet les résidences de touristes.Il s\u2019agit d\u2019une variante du zonage commercial pour les gîtes touristiques.Dès lors, à moins d\u2019habiter dans un quartier déjà touristique, il est pratiquement impossible d\u2019utiliser Airbnb légalement Il faut donc oublier cela si on réside par exemple dans le quartier limoilou à Québec, comme Sébastien Leduc.Jusqu\u2019à tout récemment, il louait un cinq pièces et demie dans son immeuble.Avec sa salle de jeux, l\u2019appartement était idéal pour une jeune ia-mille et faisait fureur sur Airbnb.«On le louait presque tout le temps», dit-il.Les réservations filaient jusqu\u2019à juillet Mais comme M\u201c® Pageau, il a reçu un avis d\u2019infraction par courrier recommandé.«On avait dix jours pour annuler toutes les réservations et enlever l\u2019annonce.Ce qu\u2019on a fait » Après avoir appelé Tourisme Québec, il contacte la Ville.«On n\u2019a même pas le droit d\u2019aller chercher le permis», dit-il.«La seule chose qui est possible, c\u2019est pour des périodes de plus de 30 jours.On l\u2019a remis sur Airbnb comme ça, mais ça ne marche pas.» M.Leduc avait entendu dire qu\u2019il y avait des pourparlers à Tourisme Québec sur la place à donner à Airbnb sur le marché.Il espère qu\u2019ils tourneront en sa faveur.«On avait l\u2019intention de déclarer les revenus à l\u2019impôt, on voulait qu\u2019il soit réglementaire le plus possible.Si ça n\u2019avait pas bloqué, on aurait fait le nécessaire», dit-il.Peu à espérer de Tourisme Québec Du côté du gouvernement, on se prépare à apporter des modifications à la Loi sur les établissements d\u2019hébergement touristique pour faire face au phénomène et calmer les hôteliers qui crient à la concurrence déloyale.On veut faire en sorte que les mêmes règles s\u2019appliquent à tous, qu\u2019on opte pour Airbnb ou qu\u2019on gère un gîte touristique.Tourisme Québec compte notamment proposer un mécanisme pour percevoir les taxes sur l\u2019hébergement partout.Au cabinet de la ministre du Tourisme, Dominique Vien, on nous indique que les travaux achèvent.«Nous allons présenter un nouveau modèle d\u2019affaires pour Tourisme Québec et le volet» hébergement illégal «va en faire partie», explique son attachée de presse Cynthia Saint-Hilaire.«E va y avoir des décisions dans les semaines à venir.» Or, quoi qu\u2019il arrive, ces décisions seront limitées par les pouvoirs des villes.«Ce n\u2019est pas dans notre intention d\u2019aller à l\u2019encontre des réglementations municipales, poursuit-elle.Les gens qui veulent faire ça, la première chose qu\u2019ils doivent faire, c\u2019est de regarder la réglementation municipale.C\u2019est le premier geste qu\u2019ils doivent poser.[.] Si le zonage ne le permet pas, ils ne peuvent pas se conformer.» Quant à ceux qui souhaitent faire changer le zonage de leur impieuble, c\u2019est loin d\u2019être une simple formalité.A Québec par exemple, il en coûte près de 5000$ pour qu\u2019une demande de modification de zonage soit analysée par la Ville, quel que soit le résultat.Tous les changements de zonage doivent aussi être soumis à un processus de consultation publique et être vofés au conseil municipal.A la Ville, on explique que le zonage permet de «préserver la fonction résidentielle et la qualité de vie des résidants», précise la porte-parole Mireille Plamondon.Dans le cas qui nous occupe, on «protège ainsi les hôteliers qui payent des taxes à la Ville en fonction des services d\u2019hébergement qu\u2019ils offrent».Pendant ce temps, ceux qui utilisent Airbnb s\u2019exposent aux dénonciations de leurs voisins et aux activités de dépistage de Tourisme Québec.Depuis novembre 2012, un total de 2477 personnes ont fait l\u2019objet de vérifications pour différentes formes d\u2019hôtellerie illégale.Une grande part d\u2019entre eux ont depuis retiré leur annonce (566) et presque autant ont ensuite fait une demande d\u2019attestation (491).Un autre groupe de dossiers étaient en règle puisque les personnes avaient déjà une attestation (568), et 117 continuent d\u2019exploiter leur commerce illégalement et sont «en suivi continu» avec Tourisme Québec.En tout, 22 dossiers ont été transférés au Directeur des poursuites criminelles et pénales.Le Devoir Rectificatif L\u2019article «Appel à la résistance», publié dans Le Devoir du 6 mars, laissait entendre que la marche organisée dimanche à Montréal pour la Journée internationale des femmes est organisée par la Eédération des femmes du Québec et l\u2019organisation de la Marche mondiale des femmes.Or la marche, dont le départ est prévu à 13 h à la place Norman-Bethune (métro Guy-Concordia), est organisée par le Comité 8 mars des femmes de diverses origines.Cet événement fait partie des activités de lancement national de la Marche mondiale des femmes.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (luncU à 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de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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