Le devoir, 3 février 2015, Cahier A
[" Le Canada manque d\u2019informations sur les impacts d\u2019un déversement de pétrole lourd Page A 5 Sexiste, la modulation des tarifs de garde?Une enquête est demandée.Page A 3 -?www.ledevoir.corn ?- John Baird quitte ses fonctions Page A 3 LE DEVOIR Vol.C VI N\u201c2 1 LE DEVOIR, LE MARDI 3 EEVRIER 2015 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ ?«iffrnSK^e Construction du FUTUR PONT Champlain Harper a écarté la Caisse de dépôt Les trois consortiums retenus doivent remettre leius propositions techniques pour le nouveau pont Champlain au plus tard le 11 février et leurs propositions financières au plus tard le 1\u201c avril.Ottawa annoncera son choix à la fin du mois d\u2019avril.ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) souhaitait ardemment devenir partenaire d\u2019un consortium québécois appelé à présenter une offre pour la construction du nouveau pont Champlain, mais le premier ministre Stephen Harper s\u2019y est fermement opposé.Au cours d\u2019une rencontre avec Stephen Harper le 3 décembre 2013, la première ministre Pauline Marois a évoqué la possibilité que la Caisse, qui jouit d\u2019une solide expertise en matière de financement d\u2019infrastructures, puisse faire partie, à titre d\u2019actionnaire, d\u2019un des consortiums choisis pour présenter une proposition en vue de la construction du nouveau pont.Selon diverses sources, le premier JACQUES NADEAU LE DEVOIR ministre canadien a répondu par une fin de VOIR PAGE A 10 : CAISSE Le maire de Montréal à Paris Coderre propose un sommet sur le « vivre ensemble » CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris Alors qu\u2019il a été reçu lundi par le président François Hollande comme un véritable chef d\u2019Etat, le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé qu\u2019il organiserait, en juin dans la métropole, un somrnet des grandes villes sur le «vivre ensemble».A la suite des attentats de Charlie Hebdo, Denis Coderre a convaincu son homologue parisienne, Anne Hidalgo, de participer à cet exercice de réflexion sur les mesures destinées à favoriser l\u2019intégration et à combattre la radicalisation.Le sommet se tiendra dans le cadre de la Conférence de Montréal, qui regroupe déjà chaque année des décideurs du monde économique.«Je vais demander à plusieurs de mes collègues des grandes métropoles de venir à Montréal, dit-il.On pourra parler du vivre ensemble et de toute cette question d\u2019intégration.» Le maire de Montréal se défend bien de vouloir «créer des amalgames» ou «stigmatiser une communauté par rapport à l\u2019autre».Son objectif, dit-il, «c\u2019est vraiment de travailler dans un contexte de résilience à ce qu\u2019on puisse s\u2019assurer du vivre ensemble».Denis Coderre compte inviter à ce sommet les maires de plusieurs grandes villes européennes, comme Bruxelles, Berlin et Barcelone, mais aussi américaines, comme Boston et Chicago.Il y sera question, dit-il, de l\u2019équilibre à créer «entre l\u2019ouverture et la vigilance».Jamais on n\u2019avait vu un maire de Montréal reçu de la sorte à l\u2019Elysée.Signe d\u2019un accueil VOIR PAGE A 10 : CODERRE Super espions canadiens Le retour aux granges brûlées ?HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Canada reviendra-t-il à l\u2019époque où les autorités policières volaient de la dynamite, dérobaient la liste de membres du Parti québécois (PQ) et faisaient brûler des granges?Des spécialistes des lois antiterroristes commencent à le croire, à la vue des nouveaux pouvoirs confiés aux espions canadiens dans le projet de loi C-51.«Ce qu\u2019ils font maintenant est plutôt scandaleux et épouvantable.Ils redonnent au Service canadien du renseignement de sécurité [SCRS] un pouvoir que la Gendarmerie royale du Canada [GRC] a», lance au téléphone Reg Whitaker.M.Whitaker, auteur du livre Secret Ser- vice: Political Policing in Canada (2012), a collaboré à deux commissions d\u2019enquête sur des questions de sécurité nationale (Air India et Maher Arar).« Cela va bien au-delà de ce dont on a besoin et cela va presque certainement déboucher sur des scandales en bout de piste.» Des scandales, dit-il, comme ceux des années 1970.En 1981, la commission McDonald publie son rapport sur «certaines activités de la GRC et la connaissance qu\u2019en avait le gouvernement».Elle confirme que la branche de renseignement de la (3RC, le Service de sécurité, a mené diverses activités illégales pour perturber les affaires de groupes jugés menaçants, en particulier les séparatistes québécois.La GRC a rédigé de faux VOIR PAGE A 10 : ESPIONS \u2019 I r JUSTIN SULLIVAN/GETTY IMAGES/AGENCE ERANCE-PRESSE Le projet de loi conservateur C-51 prévoit des pouvoirs accrus pour les agents de renseignements canadiens.Aujourd\u2019hui Culture > Télévision.Le Club Illico aura son House of Cards.Page B 10 Actualités > La «pressée».Une chronique de Michel David à propos de la candidate à la chefferie du PQ, Martine Ouellet.Page A 3 Économie > Étude.La diversité est payante pour les entreprises qui la pratiquent.Page B 1 Les Sports > Maux de passe.Une chronique de Jean Dion à propos de la fin mémorable du Super BowlXLIX.Page B 5 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B4 B5 B6 B7 77831303443106 r ___ r FEDERATION DES MÉDECINS OMNIPRATICIENS DU OUÉBEC fil projet de loi 20 : ATTENTlon P AUX EFFETS SECONDAIRES ! \" Le projet de loi 20 du ministre Barrette s\u2019attaque à la qualité de la médecine pratiquée au Québec.Aucune recherche ni consultation préalables n\u2019ont été effectuées.mode D\u2019EMPLOI: Faire avaler un modèle de «médecine rapide et de quotas » qui réduit le temps des consultations et favorise le volume à tout prix aux dépens de la qualité.Répéter aussi souvent que nécessaire, sans demander l\u2019avis des médecins.EFFETS SECONDAIRES : Peut causer la sensation chez les patients d\u2019être de simples numéros et, chez les médecins, une désaffection pour la profession, une réduction des admissions en médecine familiale et des départs prématurés à la retraite.MISE EN GARDE; Les bienfaits de ce traitement sont douteux et imprévisibles.Sa prescription comporte des risques sérieux.D'autres traitements plus adéquats sont recommandés.PRÉCAUTION : Suffisamment toxique pour nuire gravement au système de santé québécois, en commençant parles patients.INDICATION: Non reconnu ailleurs au Canada, ce traitement est uniquement prescrit au Québec.CETTE DOSE DE MÉPRIS ENVERS LES MÉDECINS DE FAMILLE ET LES PATIENTS, AÜX EFFETS NOCIFS NOMDREUX, EST PRESCRITE PAR GAÉTAN DARRETTE.LE PROJET DE LOI 20 ; CA NE PASSE PAS ! WWlil.FMOQ.ORG Q/LAFMOQ O/FMOQ @/lafmoq LE DEVOIR, LE MARDI 3 EEVRIER 2015 A 3 ACTUALITES La «pressée» Michel David Ly ancienne directrice de campagne de Jean-François Lisée, Geneviève Marsan, dit retrouver ses positions dans le discours de Martine Ouellet, au point d\u2019être devenue sa directrice des communications.Il est vrai que la députée de Vachon et son collègue de Rosemont se réclament tous les deux de la social-démocratie, mais on voit mal comment concilier leurs positions sur l\u2019échéancier référendaire.Dans le débat entre les pragmatiques et les «pressés» qui divise le PQ depuis sa fondation, ils se situent aux antipodes.Certes, la pensée de M.Lisée sur cette question a fluctué de façon remarquable selon les circonstances, mais ses plus récentes réflexions traduisaient clairement la crainte qu\u2019une trop grande précipitation à tenir un référendum ne soit le plus sûr moyen d\u2019assurer la réélection des libéraux.M\u201c® Ouellet admet volontiers faire partie des «pressés».Des cinq candidats à la succession de Pauline Marois qui sont toujours en lice, elle est la seule dont la position exclut catégoriquement le report du référendum au-delà d\u2019un premier mandat.Sur papier, sa démarche paraît très claire.Après une période de préparation, durant laquelle une constitution de transition serait élaborée, un gouvernement dirigé par M\u201c® Ouellet tenterait de négocier les modalités du référendum avec Ottawa, sur le moll est difficile ^èle de l\u2019entente intervenue fan dernier entre Londres et d\u2019imaginer\tEdimbourg.Une victoire .\tdu oui serait suivie d\u2019une Martine\tpériode de négociations de ^ Il ,\t12 mois afin de fixer les uueiiet\ttermes de la sécession, après au centre\tQuébec déclarerait son indépendance.d\u2019une\t.coalition arc-en-ciel Bien entendu, tout ne serait pas nécessairement si simple.Rien n\u2019assure que le gouvernement canadien ferait preuve de la même ouverture d\u2019esprit que celui de la Grande-Bretagne.D\u2019ailleurs, les provinces voudront aussi être consultées.Une entente sur les frontières du nouvel Etat ou sur le partage de la dette ne serait pas garantie.Il serait présomptueux de miser sur la bonne volonté du Canada.Là n\u2019est cependant pas le principal problème.La plus grande difficulté pour le PQ serait plutôt de faire élire un gouvernement majoritaire sur la base d\u2019une plate-forme prévoyant la tenue d\u2019un référendum dans un premier mandat.M\u201c® Ouellet fait partie de ceux qui croient sincèrement que ses chances de victoire seraient meilleures, mais ses rivaux qui refusent d\u2019en prendre l\u2019engagement ne sont manifestement pas convaincus.Pierre Karl Péladeau a beau répéter sur toutes les tribunes qu\u2019il s\u2019est lancé en politique dans le seul but de faire du Québec un pays, il demeure le plus nébuleux sur ses intentions.Non seulement la perspective d\u2019un référendum provoquerait une ruée des électeurs fédéralistes vers les urnes pour empêcher la tenue d\u2019un troisième référendum, mais les souverainistes qui craignent de le perdre pourraient aussi choisir de bouder le PQ.Durant la course au leadership de 2005, Louis Bernard avait plaidé le fait que faire porter l\u2019élection sur la tenue du référendum était précisément le meilleur moyen de ne pas le perdre.Si le PQ l\u2019emportait de façon convaincante, cela pourrait signifier que les Québécois sont prêts à voter oui.S\u2019il était battu, cela démontrerait qu\u2019ils souhaitent demeurer au sein du Canada, et des souverainistes ne devraient pas être désireux de gouverner une province.Comme M.Bernard, M\u201c® Ouellet propose que le PQ cesse de jouer sur les deux tableaux et assume pleinement son option.Le passé n\u2019a-t-il pas démontré qu\u2019un «bon gouvernement» péquiste ne suffit pas à produire les «conditions gagnantes»?Au contraire, d\u2019une élection à l\u2019autre, le PQ recueille de moins en moins de voix et la souveraineté ne cesse de baisser dans les sondages.La députée de Vachon n\u2019aime pas qu\u2019on la présente comme la candidate de la gauche, mais les chefs syndicaux ou les militants de Québec solidaire qui l\u2019entouraient lors du lancement officiel de sa campagne dimanche ne s\u2019y sont pas trompés.Sa plate-forme est indéniablement généreuse, mais il est difficile de l\u2019imaginer au centre d\u2019une coalition arc-en-ciel.Elle se défend bien de sacrifier le pays réel au rêve de l\u2019indépendance, mais sa position n\u2019en pose pas moins un sérieux dilemme aux souverainistes progressistes, qui se désolent des politiques d\u2019austérité du gouvernement Couillard, dans lesquelles ils voient ce que M\u201c® Ouellet elle-même^qualifie à\u2019«opération de démantèlement de l\u2019Etat québécois, de nos services publics et de notre filet social».Certes, la solution idéale serait un Québec souverain qui défendrait les valeurs de justice sociale et de solidarité en Amérique du Nord, mais si cela n\u2019est pas possible à brève échéance, ne vaudrait-il pas mieux parer au plus pressé et sauver ce qui peut l\u2019être du modèle québécois, quitte à remettre la quête du pays à plus tard ?mdavid@ledevoir corn John Baird quitte la politique Il démissionnerait des Affaires étrangères ce mardi MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa L?un des ténors du Conseil des ministres de > Stephen Harper tirera sa révérence.John Baird ne briguera pas de nouveau mandat l\u2019automne prochain et il s\u2019apprêterait à quitter les Affaires étrangères.Le ministre d\u2019Ottawa a annoncé à ses collaborateurs qu\u2019il ne serait pas de retour au sein de l\u2019équipe conservatrice lors du prochain scrutin en octobre et qu\u2019il démissionnerait de son poste de ministre cette semaine, selon des informations obtenues par Le Devoir II quitterait les Affaires étrangères dès ce mardi.Le bureau de M.Baird n\u2019a pas rappelé Le Devoir.Celui du premier ministre a simplement indiqué qu\u2019il ne ferait «aucun commentaire [lundi soirl ».Une source explique cependant qu\u2019après vingt ans de vie politique et après avoir chapeauté plusieurs ministères, le député âgé de 45 ans aurait simplement choisi de passer à autre chose.John Baird représente la circonscription d\u2019Ottawa-Ouest-Nepean depuis 2006 \u2014 année de l\u2019arrivée des conservateurs au pouvoir.Il a été responsable des ministères des Transports, de l\u2019Environnement et leader du gouvernement en Chambre \u2014 rôle où il avait laissé sa marque en ayant quelques démêlés avec l\u2019opposition et en étant un porte-parole acerbe du premier ministre.En début de carrière fédérale, il a en outre été président du Conseil du trésor.Connu pour son franc-parler, M.Baird a également fait les manchettes aux Affaires étran- l ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Après 20 ans de vie politique, John Baird aurait simplement choisi de passer à autre chose.gères, en étant un ardent défenseur d\u2019Israël et en critiquant vertement les Nations unies.Malgré ses envolées partisanes aux Communes, M.Baird était apprécié de ses collègues de l\u2019opposition qui reconnaissaient son sens de l\u2019humour.Il a par ailleurs été membre du cabinet du premier ministre conservateur de l\u2019Ontario Mike Harris, notamment responsable des Affaires francophones.Son départ en tant que diplomate en chef du pays survient alors que le gouvernement Harper est en pleine mission en Irak, le Canada participant aux efforts de la communauté internationale pour repousser le groupe armé Etat islamique.M.Baird avait aussi travaillé ardemment ces derniers temps pour faire libérer le journaliste canado-égyptien,d\u2019Al-Jazeera Mohamed Fahmy, détenu en Egypte depuis plus d\u2019un an.Ces derniers mois, il avait par ailleurs défendu haut et fort la souveraineté de l\u2019Ukraine, face à la Russie.La CBC, qui a ébruité la première le départ du ministre, n\u2019a pas précisé quelles seraient ses prochaines fonctions.Le premier ministre a demandé aux membres de son caucus qui ne souhaitent pas se représenter au prochain scrutin de l\u2019aviser, afin qu\u2019ils soient remplacés dans leurs portefeuilles.La Presse canadienne a rapporté cette fin de semaine que M.Baird avait reçu la visite de l\u2019ancien premier ministre australien Kevin Rudd la semaine dernière.M.Rudd l\u2019aurait invité à l\u2019aider à réformer l\u2019Organisation mondiale de la santé.L\u2019ex-politicien australien dirige depuis l\u2019automne la Commission indépendante sur le multilatéralisme.L\u2019objectif de cette commission rattachée à l\u2019International Peace Institute est de réformer le système de l\u2019ONU, et d\u2019aider ainsi l\u2019organisation à mieux gérer les menaces à la sécurité mondiale telles que le terrorisme et les pandémies.Le Devoir h ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Les tarifs des services de garde éducatifs à l\u2019enfance fluctueront entre 7,30 $ et 20 $ par jour, a tranché, à la fln novembre le chef du gouvernement, Philippe Couillard.La modulation des tarifs de garde serait une mesure sexiste Un professeur appelle la Commission des droits de la personne à la rescousse en demandant de faire enquête MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Sexistes, la hausse et la modulation des tarifs de garde ?Le débat se transporte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).Le professeur de biologie François Chapleau presse l\u2019organisme responsable de l\u2019application de la Charte des droits et libertés de la personne de forcer l\u2019ouverture d\u2019une «enquête» permettant de cerner les impacts de la nouvelle grille tarifaire sur les femmes.« [Le projet de loi 281 semble discriminatoire à l\u2019égard du sexe en établissant un obstacle systémique pour les femmes, les empêchant d\u2019exercer pleinement leurs droits économiques et sociaux», écrit le résidant de la région des Outaouais dans un document de cinq pages transmis à la CDPDJ, et dont Le Devoir a obtenu copie.«La commission des droits de la personne doit agir puisque c\u2019est en partie son rôle de s\u2019assurer de l\u2019égalité entre les hommes et les femmes», af-firme-t-il dans une entrevue téléphonique.Les «garderies à 5$, puis à 7$» ont permis d\u2019accroître sîgnîfîcatîvement le taux d\u2019actîvîté des femmes ayant des enfants en bas âge au cours des 18 dernières années, soulîgne-t-îl.Les tarifs des services de garde éducatifs à l\u2019enfance fluctueront entre 7,30$ et 20$ par jour, a tranché à la fin novembre le chef du gouvernement, Philippe Couillard.La «contribution additionnelle» \u2014 de 1$ à 12,60$ \u2014 sera modulée selon les revenus des parents-utilisateurs.«Je soupçonne qu\u2019il y a un peu d\u2019idéologie [dans l\u2019augmentation de la contribution exigée aux parents-utilisateurs des services de garde éducatifs à l\u2019enfancel », dit M.Chapleau au téléphone, tentant de dissuader le gouvernement de faire des «économies à n\u2019importe quel prix».Le professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa exhorte le gouvernement libéral à surseoir à l\u2019application de la hausse tant qu\u2019il n\u2019aura pas en main une analyse différenciée selon les sexes (ADS) de la révision de la grille tarifaire des centres de la petite enfance (CPE), des services de garde en milieu familial et des garderies privées subventionnées.« [L\u2019ADSl a pour objet de discerner de façon préventive les effets distincts sur les femmes et les hommes que pourra avoir l\u2019adoption d\u2019un projet [.1, et ce, sur la base des réalités et des besoins différenciés des femmes et des hommes», explique le Secrétariat à la condition féminine.«Le gouvernement s\u2019est doté de cet outil-là [ADSL Pourquoi ne l\u2019utilise-t-il pas?», s\u2019interroge le professeur de biologie.«Le gouvernement a le devoir de vérifier qu\u2019il ne propose pas une mesure régressive allant à l\u2019encontre de l\u2019égalité homme-femme.» La Commission des droits de la personne a reçu la demande d\u2019enquête de M.Chapleau.Elle l\u2019étudle.«Suspendre le chapitre 6» «La Commission devrait recevoir de façon positive cette demande-là», selon la députée d\u2019Ho-chelaga-Malsonneuve, Carole Poirier.La porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de condition féminine cherche par tous les moyens à contraindre le gouvernement libéral à faire «marche arrière».«Pour nous, c\u2019est essentiel.» Selon elle, l\u2019entrée en scène de la CDPDJ «pourrait venir suspendre» l\u2019application de la hausse des tarifs de garde.«Tout le monde au Québec est d\u2019accord pour dire, sauf [le président du Conseil du trésor.Martini Coi-teux, que le programme des CPE a contribué à [renforcerl l\u2019autonomie financière des femmes.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI EEVRIER 2015 ACTUALITES % sâr '\tH ' .-^yr^r-\t¦\t.-^ ' /.-\t-.\t¦*.V ¦ - ,\t' \u2018\t^\u2022.\t¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR La rae Mentana sous la neige et sous la glace Le maire du Plateau Mont-Royal, Luc Ferrandez, a une fois de plus dû défendre sa politique de déneigement lundi soir lors de la séance du conseil d\u2019arrondissement, quelques jours après un bris d\u2019aqueduc qui a causé un froid entre l\u2019arrondissement et la ville centre.Pressé de questions par des citoyens, M.Ferrandez a admis que la décision de laisser certaines rues enneigées par souci d\u2019économie \u2014 y compris la rue Mentana sur notre photo \u2014 «était limite».Il a promis de procéder au chargement de la neige qui s\u2019est accumulée au cours de la journée de lundi.Pour ce qui est du bris d\u2019aqueduc survenu dans la nuit de vendredi à samedi sur le boulevard Saint-Joseph, le maire Ferrandez affirme que la ville centre a mis trop de temps pour fermer la conduite, ce qui a provoqué l\u2019accumulation d\u2019eau que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui.Imam Hamza Chaoui : GouiUard applaudit à la décision de la Ville de Montréal JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal n\u2019a pas perdu de temps et, dés lundi matin, les élus de Mer-cier-Hochelaga-Maisonneuve ont adopté un avis de motion qui empêchera le centre communautaire de l\u2019imam Hamza Chaoui d\u2019ouvrir ses portes.Le geste a été applaudi par le premier ministre Philippe Couil-lard, qui a promis que Québec se doterait d\u2019outils pour prévenir le radicalisme.Les modifications proposées par l\u2019arrondissement visent à préciser la définition de «centre communautaire» pour y exclure les activités d\u2019enseignement religieux.Même si le règlement n\u2019est pas encore entré en vigueur, l\u2019avis de motion déposé a pour effet de geler automatiquement les demandes de permis d\u2019occupation que pourrait recevoir l\u2019arrondissement.Denis Coderre et le maire de Mercier-Hochelaga-Mai-sonneuve, Réal Ménard, avaient annoncé samedi matin que la Ville n\u2019accorderait pas de certificat d\u2019occupation au centre Ashabeb où le controversé imam devait enseigner aux jeunes.Les promesses de Québec Le premier ministre Philippe Couillard a salué la décision des autorités municipales.«Je suis très content que la Ville de Montréal, par l\u2019outil qui était le leur, ait agi», a-t-il déclaré alors qu\u2019il participait au Rendez-vous de l\u2019aluminium à Saguenay, lundi.«Bien sûr, il y a une liberté d\u2019expression chez nous, mais elle doit être encadrée et ne surtout pas permettre de glissement vers le radicalisme et, même, éventuellement, une dérive encore plus sérieuse», a-t-il ajouté.M.Couillard a toutefois re- connu que le gouvernement du Québec possédait très peu d\u2019outils législatifs pour intervenir dans de telles situations.Il a toutefois promis d\u2019y remédier.«On a un ensemble de mesures qui vont être déployées: d\u2019abord l\u2019intervention dans les communautés en prévention; une législation sur la neutralité, [.] des mesures également contre des manifestations radicales de la pratique religieuse qui Chaoui n\u2019est pas le bienvenu à Québec non plus Interrogé sur la décision de la Ville de Montréal à l\u2019endroit de l\u2019imam Chaoui, le maire de Québec, Régis Labeaume, a déclaré lundi soir qu\u2019il ferait exactement la même chose.«S\u2019il s\u2019en vient à Québec, il va lui arriver la même affaire.[.] On va s\u2019organiser pour pas qu\u2019il puisse s\u2019installer», a déclaré M.Labeaume en mêlée de presse avant le conseil municipal.Le maire ignorait à quel règlement il pourrait recourir le cas échéant, mais a dit que c\u2019était une «question de principe».«Le principe, c\u2019est que c\u2019est un perturbateur, c\u2019est le genre d\u2019individu qui crée haine, etc., etc.Et moi je pense qu\u2019à Québec, il ne serait pas bienvenu», a-t-il dit.Isabelle Porter porte atteinte aux droits des gens», a-t-il dit.Un moyen adéquat?Un représentant de la communauté musulmane estime que ce n\u2019est pas avec un règlement de zonage municipal que l\u2019État québécois pourra faire taire les prédicateurs islamistes et éviter que se propagent les idées sexistes et homophobes.Le Québec devrait plutôt se donner les outils législatifs pour contrer le discours de prédicateurs qui prêchent des valeurs allant à l\u2019encontre de la démocratie, a fait valoir le coprésident de l\u2019Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, Haroun Bouazzi, en marge de son témoignage devant une commission parlementaire lundi.Avec La Presse canadienne Le Devoir Nouveaux actes d\u2019intimidation à KARL RETTINO-PARAZELLI Quelques mois après les allégations de harcèlement sexuel qui ont secoué l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), de nouveaux actes d\u2019intimidation contre le corps professoral font leur apparition.Des autocollants dénonçant cette fois les relations entre le Canada et Israël et la colonisation israélienne en territoire palestinien ont été aperçus lundi matin sur la porte du bureau d\u2019un professeur de science politique.Le directeur du département de science politique de l\u2019UQAM, Julian Durazo Herrmann, a lui-même remarqué la présence des autocollants sur la porte d\u2019un de ses collègues, dont l\u2019identité n\u2019a pas été dévoilée.«Israël État terroriste, Canada complice» et «colonisation illégale \u2014 crimes contre l\u2019humanité» a-t-il pu y lire.M.Durazo Herrmann a aussitôt prévenu le service de sécurité de rUQAM, qui a enlevé les autocollants après les avoir photographiés.Il entend exiger un suivi de la part de la sécurité, mais aussi de la direction de l\u2019université et du syndicat des professeurs.Choqué par ces «comportements inadmissibles», il a également informé en après-midi l\u2019ensemble des étudiants, enseignants et employés du département de science politique.Enquête en cours «Avec tous ces incidents, nous avons des gens \u2014 autant enseignants qu\u2019employés \u2014 qui commencent à se poser toutes sortes de questions.J\u2019ai donc demandé qu\u2019il y ait une réponse claire du syndicat et de l\u2019université», a-t-il écrit au Devoir.La porte-parole de l\u2019UQAM, Jenny Desrochers, a pour sa part indiqué que « les faits font présentement l\u2019objet d\u2019une enquête».Impossible pour l\u2019instant de savoir qui a apposé ces autocollants ni pour quelle raison.L\u2019automne dernier, l\u2019UQAM a été le théâtre d\u2019actes d\u2019intimidation qui ont fait grand bruit dans le milieu universitaire.Trois professeurs ont notamment vu leur porte recouverte d\u2019autocollants faisant référence à la politique de l\u2019université contre le harcèlement sexuel.Avec Laura Pelletier Le Devoir Coupe de la subvention pour handicapés à l\u2019UQAM : de nombreuses réactions d\u2019indignation LISA-MARIE GERVAIS Ils ont été plusieurs à se dire choqués d\u2019apprendre que l\u2019UQAM envisageait de se servir d\u2019une subvention de 900 000$ destinée au soutien aux étudiants handicapés pour éponger les compressions budgétaires imposées par Québec, comme le rapportait Le Devoir samedi.Les nombreuses réactions d\u2019indignation véhiculées par des lettres au recteur, mais aussi au ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, ne se sont pas fait attendre.«Ma boîte vocale était pleine de gens qui voulaient déposer des plaintes», note Linda Gauthier, du Regroupement des activistes pour l\u2019inclusion au Québec (RAPLIQ).Josée Anne Riverain, qui travaille à l\u2019UQAM et siège au conseil d\u2019administration du RAPLIQ, déplore qu\u2019on songe à couper CAMPS D\u2019ÉTÉ r BCS Camp d'été de langues Camp de vacances pour les garçons et filles de 11 à 16 ans 28 Juin au 25 Juillet 2015 4* L'enseignement en dasse en anglais ou en français Programmes bilingues Sport et Activités REER+ Plus 30% d\u2019économies d\u2019impôt: le PEER du Fonds de solidarité FTQ vous en donne beaucoup plus.C\u2019est pas féérique, c\u2019est mathématique.Pour en avoir plus, visitez le reerplus.com V >,FONDS ^/d de solidarité FTQ MONTRÉAL 8717, rue Berri, rez-de-chaussée 1500, av.McGill College Local DOll CRÉMAZIE PEEL BLAINVILLE\tLAVAL 744, boul.du Curé-Labelle, local 104\t4008, boul.St-Martin Ouest, rez-de-chaussée BROSSARD\tPOINTE-CLAIRE 4805, boul.Lapinière, rez-de-chaussée\t755, boul.St-Jean,\tbureau 110 POINTE-AUX-TREMBLES 12905, rue Sherbrooke Est, bureau 305 REPENTIGNY 818, rue Notre-Dame, local 102 Heures d'ouverture Lundi au vendredi de8h30àl8h Les crédits d'impôt accordés aux actionnaires du Fonds pour i'année d'imposition 2014 (donc jusqu'au 2 mars 2015) sont de 15 % au fédérai et de 15 % au provinciai.Veuiiiez lire ie prospectus avant d'investir.On peut se procurer un exemplaire du prospectus auprès des responsabies iocaux, aux bureaux du Fonds de soiidarité FTQ ou sur son site internet.Les actions du Fonds de soiidarité FTQ ne sont pas garanties, ieur vaieur fiuctue et ieur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement dans l'avenir. A 8 LE DEVOIR LE MARDI EEVRIER 2015 EDITORIAL REGIONS Encore se justifier Le président du Conseil du patronat du Québec a eu bien du mal à faire face au tollé déclenché la semaine dernière par ses propos encourageant la désertion des régions.Une maladresse, a-t-il plaidé.Vraiment?Plutôt un discours récurrent dans notre histoire.Comme si occuper le territoire n\u2019était qu\u2019affaire d\u2019économie et non pas d\u2019enracinement.J Josée Boileau eudi dernier, alors qu\u2019il se présentait en commission parlementaire sur la Stratégie gouvernementale de développement durable, le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, y est allé d\u2019une suggestion explosive : rediriger une partie du budget de soutien destiné aux municipalités dévitalisées (c.-à-d.en grandes difficultés selon un indice de développement fondé sur différents critères, ce qui touche 152 municipalités du Québec) «vers des mesures facilitant la relocalisation des ménages qui y habitent».Autant dire une nouvelle mouture de l\u2019appel à fermer les régions qui ne se prennent pas en main lancé il y a 20 ans par An^dré Bérard, alors président de la Banque Nationale.À l\u2019époque, comme aujourd\u2019hui, la réaction avait été forte, immédiate et indignée.C\u2019est que les régions du Québec en ont vu des niaiseries commandées de loin et qui virent en tragédie : la fermeture de villages de l\u2019est du Québec dans les années 60, ceux que l\u2019on exproprie au nom du progrès, comme Sainte-Scholastique, ceux que l\u2019on disait morts et qui pourtant ont fini par se remettre du déclin de la mine, de la scierie, de l\u2019usine de couture.On croyait en fait avoir appris des erreurs du passé.Après tout, le nom du ministère des Affaires municipales s\u2019est vu adjoindre les mots «et Occupation du territoire» depuis 2008.De plus, Québec a adopté en 2012 la Loi pour assurer l\u2019occupation et la vitalité des territoires dont le site du ministère dit qu\u2019elle a été inspirée «par l\u2019attachement des populations à leurs territoires» et dont le préambule souligne que cette occupation est une «priorité nationale» et «un projet de société à part entière».Oui, certes, enfin ! La Fédération québécoise des municipalités, qui s\u2019est beaucoup battue pour cette reconnaissance, décortiquait d\u2019ailleurs, dans un rapport de 2008, la courte vue de ceux prêts à s\u2019accommoder de régions désertées au nom du libre jeu de l\u2019économie (ah! la mondialisation!).Sus aux «décideurs comptables», c\u2019est de volonté politique qu\u2019il s\u2019agit, exposait le rapport: le Québec ne se limite pas à ses grandes villes et il a été développé par des gens qui n\u2019ont pas eu peur de s\u2019aventurer loin dans ses terres.C\u2019est d\u2019ailleurs X« affront aux pionniers, aux familles-souches, aux autochtones » qu\u2019a dénoncé Jacques Asselin, maire de La Doré (1500 habitants), quand Radio-Canada au Saguenay lui a demandé de réagir aux propos de M.Dorval.Avec raison.La loi sur l\u2019occupation des territoires elle-même rappelle que celle-ci fut le fruit «des efforts des peuples autochtones, des premiers Européens et des nouveaux arrivants provenant de territoires voisins comme du monde entier, ainsi que de leur descendance».Que ça se poursuive donc, dit encore la loi avec \u2014 quelle rareté au Québec! \u2014 un juste sens de la continuité historique.M.Dorval a mollement corrigé le tir vendredi, appelant à des stratégies de création d\u2019emplois, mais soulignant dans la foulée : «On ne peut pas être pour le maintien de toutes les municipalités du Québec.» Même s\u2019il est rejeté par tous les partis, cet argumentaire n\u2019est pas anodin en cette période où les régions sont particulièrement touchées par les compressions et la disparition d\u2019instances comme les Conférences régionales des élus.Tout cela démontre qu\u2019entre l\u2019indifférence gouvernementale et le tout-à-l\u2019économie, les régions n\u2019ont toujours pas leur place dans notre représentation du développement du Québec.Quelle erreur de perception, quelle étroitesse de projection.VAGUE DE RÉPRESSIONS EN ÉGYPTE Le général brutal est à se demander si l\u2019ADN politique du général et président égyptien.Abdel al-Sissi, ne se résume pas à un mot et un seul : la répression tous azimuts.À lire son bilan d\u2019homme fort du régime depuis juin 2014, on a le sentiment, pour ne pas dire la certitude, qu\u2019il a une inclination prononcée pour la gestion sévère ou très musclée des affaires de l\u2019État.À telle enseigne qu\u2019il a renvoyé le souvenir du Printemps arabe à la rubrique des temps lointains.Toujours est-il que, lundi matin, 183 sympathisants des Frères musulmans ont été condamnés à mort pour avoir tué 13 policiers.On se souviendra qu\u2019en décembre dernier 188 partisans de Mohamed Morsi, le président déchu, ont eux aussi été _\tcondamnés à la peine capitale pour avoir atta- qué un commissariat de police.On se rappellera que la confrérie évoquée a été laminée comme suit: 15 000 de leurs militants ou sympathisants croupissent en prison.Quoi d\u2019autre ?Si le journaliste australien Peter Greste a été libéré après avoir tout de même passé une année derrière les barreaux pour avoir communiqué de fausses informations, d\u2019autres de ses collègues, dont Mohamed Fahmy, détenteur des citoyennetés canadienne et égyptienne, sont toujours dans les geôles du Caire.Le cas de Greste a ceci de singulier qu\u2019il symbolise un épisode important de l\u2019évolution géopolitique des environs orientaux.Il se trouve en effet que Greste travaillait pour la chaîne de télévision Al Jazeera, financée par le Qatar.Il était donc le salarié de l\u2019ennemi juré et proche de l\u2019Arabie Saoudite.Dans la foulée de l\u2019élection de Mohamed Morsi à la présidence, les princes saoudiens ont eu la frousse que les idées défendues par les Frères se répandent sur leur territoire.Cette peur s\u2019est traduite concrètement par l\u2019accord passé entre eux et les généraux ég5q)-tiens afin d\u2019écraser Morsi et tout son réseau.En échange de quoi l\u2019Arabie Saoudite a ouvert une ligne de crédit au bénéfice, évidemment, de rÉg5q)te.Cette volonté d\u2019écraser tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Frère s\u2019est illustrée, toujours lundi matin, par.l\u2019inflation judiciaire ! Il se trouve qu\u2019un quatrième procès a été intenté contre Morsi.Comme dans les trois autres, qui ne sont pas terminés, il risque la peine de mort pour actes de trahison, tentative d\u2019évasion et répression de manifestants.On insiste, il encourt une quatrième peine capitale.À propos des manifestants et des reproches qui lui sont faits, le moins que l\u2019on puisse dire et que les militaires ont été plus «efficaces» : en une journée et une seule, ils ont tué 700 personnes.On notera qu\u2019en moins de temps qu\u2019il ne faut pour le dire, Sissi a affiché un bilan d\u2019une brutalité inouïe.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LEMfWRt UN S\u2019o/V'aaET 5uP.C ÎnTÉ^RATion et L(\\ ^£Cu(î.ÎT§-.cher WnÎS EnTRAîn PENEEfr O (fAfiNoTTf LETTRES Coderre 1, Couillard 0 Denis Coderre se tient debout à propos du radicalisme religieux à Montréal.Il a agi promptement devant la volonté de cet imam radical d\u2019ouvrir un lieu de culte où il pourrait prêcher.Philippe Couillard, notre premier ministre, se cache.Il ne dit que le minimum.Après sa bête sortie où il a dit que l\u2019intégrisme est un choix personnel, on ne l\u2019a presque pas entendu sur ce sujet qui inquiète les Québécois.A-t-il peur de déplaire à l\u2019électorat traditionnel du Parti libéral?Denis Coderre se sent le devoir de protéger les valeurs québécoises et ressemble plus à notre premier ministre que Philippe Couillard.David Doyon Québec, le 1\" février 2015 Honteux Les assistés sociaux sont des citoyens à part entière et ils ont un droit strict à la mobilité.«Philippe Harper» est aussi à droite que «Stephen Couillard».Est-ce qu\u2019ils vont finir par mettre des bracelets électroniques aux bras ou aux pieds des assistés sociaux pour contrôler leurs déplacements?Un numéro sur leurs vêtements peut-être ?Calcul bassement électoral.Ils veulent aller chercher quelques votes sur le dos des plus démunis.On dirait qu\u2019ils se donnent pour objectif de diviser la société québécoise, l\u2019affaiblir et briser sa solidarité.Honteux.Denis Carrier Gatineau, le 29 janvier 2015 Les déclarations insensées d\u2019nn premier ministre C\u2019est avec stupéfaction que j\u2019ai entendu le premier ministre Couillard banaliser l\u2019intégrisme en affirmant que c\u2019est « un choix personnel».Or, l\u2019intolérance est nécessairement jumelée à l\u2019inté^isme et se manifeste et s\u2019exerce au sujet des «autres», donc dans un contexte social.On dirait que le premier ministre croit que les intégristes vivent seuls sur une autre planète et n\u2019appliquent l\u2019idéologie intégriste qu\u2019à eux-mêmes ! Est-ce que l\u2019intégrisme est un «choix personnel» quand quelqu\u2019un: prône, accepte ou pratique les crimes d\u2019honneur?hait les homosexuels et les discrimine ?bat ses enfants pour qu\u2019ils obéissent aux règles intégristes?prône la mort des «infidèles» ou « mécréants » ?Ou quand, plus subtilement, quelqu\u2019un : isole complètement ses enfants et sa femme de la société ?véhicule l\u2019idée qu\u2019on doit autoriser les femmes à conduire, mais pour les éloigner de la présence des hommes dans les transports en commun?endoctrine les enfants ?Non, Monsieur Couillard, les intégrismes ne sont pas purement des choix personnels; ce sont des choix qui s\u2019expriment, se partagent et s\u2019exercent fondamentalement dans la sphère sociale.L\u2019intolérance n\u2019est pas tolérable, pas plus que la tolérance de l\u2019intolérance.En tant que premier ministre du Québec, vous avez une importante responsabilité à assumer à cet égard en cette période de l\u2019histoire mondiale où la problématique prend de l\u2019ampleur.Erciha Palacio-Quintin Le 31 janvier 2015 Être Charlie avant son temps Hérouxville était Charlie avant Charlie.La blague légère au sujet de la lapidation visait à combattre l\u2019intégrisme.Refuser l\u2019usage du condom à des croyants en milieu d\u2019épidémie de sida, c\u2019est de l\u2019intégrisme.Inférioriser les femmes comme le font la plupart des grandes religions, c\u2019est aussi de l\u2019intégrisme.Rien d\u2019illégal, mais il faut s\u2019y opposer avec la dernière énergie.Un universitaire comme Gérard Bouchard, le Bouchard de la commission Bouchard-Taylor, une autre farce typiquement québécoise, devrait combattre l\u2019intégrisme qui s\u2019insinue dans nos universités pour des raisons purement mercantiles.L\u2019université est le haut heu du savoir, pas celui de l\u2019obscurantisme.Que M.Bouchard prétende que l\u2019intégrisme est un choix personnel, c\u2019est une chose.Que notre premier ministre en fasse un slogan, c\u2019est une honte! Cela étant dit, un Québec laïque est ouvert à toute personne de bonne volonté.Intégristes: s\u2019abstenir si possible.Vous devrez mettre de l\u2019eau dans votre vin, comme nous tous, c\u2019est normal.Terroristes: s\u2019abstenir absolument! Aucun amalgame ici.Le, Québec n\u2019est pas plus fin que d\u2019autres États, il est différent et a le droit de l\u2019être.Paul-André Desjardins Québec, le 28 janvier 2015 LIBRE OPINION Radicalisation, dites-vous ?PIERRE DUCHARME Laval Nos dirigeants se préoccupent beaucoup actuellement de ce qu\u2019ils nomment radicalisation, laquelle conduit des jeunes à vouloir aller combattre en Sjnie, en Irak, ou ailleurs.Oubhant les enseignements de l\u2019histoire et négligeant le fait que l\u2019on ne peut combattre des idées en les interdisant, ils réagissent précipitamment avec le seul outil qu\u2019ils connaissent, à savoir le pouvoir de faire des lois.Justement, Le Devoir du samedi 31 janvier (page F 6) nous rappelle opportunément que ce type de phénomènes n\u2019est pas nouveau.Commentant le récent livre de Michael Petrou, intitulé Rénégats: les Canadiens engagés dans la guerre civile espagnole, Michel Lapierre nous rappelle que près de 1700 citoyens canadiens (dont 56 Québécois) sont allés défendre la république espagnole contre le fascisme de 1936 à 1939 ; 400 de ces volontaires en sont morts.Ce n\u2019était pas la première fois.Selon l\u2019historien Jean Lamarre {Les Canadiens français et la guerre de Sécession, VLB éditeur, 2006), entre 10 000 et 15 000 Canadiens français auraient participé à cette guerre de 1861 à 1865.La plupart ont combattu aux côtés des Nordistes, à l\u2019encontre de leurs dirigeants, puisque l\u2019Empire britannique soutenait les Confédérés.Plus surprenant encore, 135 Québécois se sont rendus en Italie en 1868, dans, les rangs des zouaves, pour défendre les États pontificaux contre les partisans de l\u2019unité italienne, et ce, avec la bénédiction de M®\"^ Ignace Bourget, alors évêque de Montréal.Sans parler des loups solitaires, comme Faucher de Saint-Maurice, volontaire dans l\u2019armée de l\u2019empereur Maximilien au Mexique de 1864 à 1866 Üean Cournoyer, La Mémoire du Québec, p.485) ou Olivar Asselin, qui s\u2019engagea en 1898 dans l\u2019armée américaine pour participer à la guerre d\u2019Espagne (ibid.p.39).Bien sûr, les circonstances sont aujourd\u2019hui différentes mais, à ma modeste connaissance.rien n\u2019indique que les gouvernements du temps empêchèrent ces volontaires de partir ni de revenir.Il y a fort à parier d\u2019ailleurs que nombre d\u2019entre eux ne connaissaient que très peu les tenants et aboutissants réels des conflits dans lesquels ils risquaient leurs vies.Cela nous amène à essayer de comprendre la motivation de ces volontaires.Elles étaient certainement multiples, mais on peut notamment citer le goût de l\u2019aventure, le besoin de travailler et de gagner de l\u2019argent (^erre de Sécession), le désir de se couvrir de gloire ou de changer le monde, et aussi l\u2019idéologie (p.ex.guerre civile espagnole) ou la foi (p.ex.zouaves pontihcaux).H n\u2019en va pas différemment aujourd\u2019hui.C\u2019est donc en essayant de comprendre les motivations que l\u2019on trouvera les solutions appropriées.Pour ma part, il m\u2019apparaît douteux que menacer de prison quelqu\u2019un qui est prêt à mourir en martyr empêche ou prévienne quoi que ce soit. LE DEVOIR, LE MARDI EÉVRIER 2015 A 9 IDEES SEMAINE DE LA PREVENTION DU SUICIDE Psychiatre, une profession à revaloriser CHARLES-ALBERT MORIN Montréal 1 y a sept ans, j\u2019ai appris que j\u2019avais une maladie mentale.Curieux de nature, j\u2019ai voulu comprendre ce qui m\u2019arrivait et ce qui ne tournait pas rond dans la façon dont on soignait la maladie dans notre société.J\u2019ai maintenant la certitude que le débat sur la médicalisation de la maladie mentale a besoin d\u2019avancer.Il se trouve en son cœur une contradiction importante.D\u2019un côté, nombre de commentateurs et de spécialistes (journalistes, sociologues, philosophes) affirment que la quantité de médicaments prescrits est alarmante, qu\u2019on trouve toute sorte de nouvelles maladies de manière précipitée et qu\u2019en plus, l\u2019industrie pharmaceutique se remplit grassement les poches.De l\u2019autre côté, en cette Semaine de prévention du suicide, on nous dit que les personnes qui sont en détresse doivent aller chercher l\u2019aide dont elles ont besoin le plus rapidement possible.De quelle aide parle-t-on alors ?Médicament ou pas médicament?Embêtant.Actuellement, le problème réside dans le fait que le discours sur la surmédicalisation est séduisant et fondé.Après tout, c\u2019est vrai que les pharmaceutiques font beaucoup d\u2019argent avec les médicaments qu\u2019elles nous vendent ! Mais il y a plus.Le fait qu\u2019une simple pilule puisse nous guérir d\u2019une époque moderne hyperactive qui va à cent mille à l\u2019heure nous répugne.Le «traitement par les pilules» heurte quelque chose de fondamentalement ancré en nous : notre capacité à nous soigner sans solution facile, sans passe-droit.Cela occasionne un effet pervers : les personnes malades ne se soignent pas en raison des préjugés qu\u2019elles ont.Un chiffre en dit long: seulement 30% des gens faisant une dépression vont chercher l\u2019aide dont ils ont besoin.Nous avons tous, moi compris, un préjugé défavorable à l\u2019égard des médicaments qui soignent les maladies mentales.Or, si nous voulons sauver la vie de ceux qui songent à se l\u2019enlever, il faut nous défaire à tout prix de ce préjugé.La vie de centaines de québécois \u2014 ils sont mille à s\u2019enlever la vie annuellement \u2014 ainsi que de leurs familles est en jeu.En bref, il faut que les malades acceptent de se soigner, et cela implique bien souvent \u2014 pas tout le temps \u2014 d\u2019avoir recours aux médicaments.?MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Nous avons tous un préjugé défavorable à l\u2019égard des médicaments qui soignent les maladies mentales.Or, si nous voulons sauver la vie de ceux qui songent à se l\u2019enlever, il faut nous défaire à tout prix de ce préjugé.Ces médicaments rendent les malades fonctionnels, ils les remettent sur pied.D\u2019ailleurs, les psychiatres et les infirmiers œuvrant dans le domaine le disent, la médication constitue la pierre angulaire du traitement de la maladie.Revaloriser la profession de psychiatre Parallèlement, la psychiatrie, en raison de ses zones grises insaisissables, de ses concepts obscurs et, oui, du manque de maturité de la science sur laquelle elle s\u2019appuie, porte beaucoup de préjugés, lesquels jouent contre elle.En résulte une dévalorisation de la profession.qui, à son tour, pourrait expliquer qu\u2019un nombre insuffisant de psychiatres sortent de nos universités pour répondre aux besoins criants.Les listes d\u2019attente pour voir un psychiatre sont interminables.C\u2019est révoltant, compte tenu du fait que les gens qui en ont besoin sont la plupart du temps en situation d\u2019urgence.Disons-le et ré-pétons-le, les psychiatres ne sont pas des charlatans ou des chamans, ce sont des médecins qui guérissent des maladies ! Ce sont des gens qui sauvent des vies.Si l\u2019on commence à voir les choses autrement, peut-être pourrons-nous nous attaquer correctement au mal du siècle.Trudeau, potiche de l\u2019individualisme radical À écouter ses discours dans God Save Justin Trudeau, on dirait qu\u2019il fait partie d\u2019une communauté ésotérique pour la paix dans le monde EMILIE GELINAS Candidate à la maîtrise en sociologie, UQAM e 18 novembre 2014, au cinéma Excentris, se tenait la première du film documentaire God Save Justin J Trudeau,, réalisé par Guylaine Ma-^ roist et Eric Ruel, dans le cadre des ^^=1 Rencontres internationales du documentaire de Montréal.Dans ce film maintenant disponible en DVD, on présente le combat de boxe qui eut lieu le 31 mars 2012 entre Justin Trudeau, à l\u2019époque simple député libéral de Papineau, et Patrick Brazeau, alors sénateur pour le Parti conservateur.Une dualité qui perdure depuis plus d\u2019un siècle et demi dans l\u2019arène politique canadienne allait être présentée directement dans un ring de boxe, là où les idées politiques laissent place à des créatures qui manifestent fondamentalement le besoin d\u2019exalter leurs ego.Le documentaire présente les deux pugilistes dans leur entraînement trois mois avant le combat, ainsi que la couverture médiatique qui en est faite par les médias canadiens et québécois, jusqu\u2019au grand soir.Au-delà de ce combat, on déplore silencieusement, par le travail de l\u2019image, les calamités de la politique spectacle contemporaine.[.] Ce film nous fait comprendre les rouages de la politique spectacle dont Trudeau est en quelque sorte la marionnette de l\u2019heure.Selon lui, la stratégie ultime de la victoire se résume ainsi : « C\u2019est pas juste une question de si on va gagner le combat ou non.C\u2019est une question de comment on va pouvoir gagner le combat » Pour Trudeau, le «comment» ne prend malheureusement qu\u2019une forme très limitée : gagner le combat se fait par la détermination et la volonté intérieure.Si Justin gagne, c\u2019est parce qu\u2019il a confiance en lui, car il connaît ses propres capacités.Il est performant, car il a de la volonté et il le sait.La plus grande qualité d\u2019un politicien, selon lui, est d\u2019avoir une très bonne connaissance de soi, et non du monde dans lequel il est.Et surtout, il se dit chanceux.Mais la chance ne voudrait rien dire «si on n\u2019est pas digne des chances aléatoires qu\u2019on reçoit de l\u2019univers» et.il a toujours compris cela.Trudeau dit avoir une conscience politique.Il veut un meilleur pays pour tous, juste et équitable.Il aime son pays, le Canada.Ah ça.Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait du dernier numéro de la revue L\u2019Action nationale (volume 105, n° 1).L\u2019Action NATIONALE Editorial Nous n'aurons pas honte L'insertion dans le reseau anglais Le bilinguisme rend-il riche?Primeur d'Andree Ferretti Diane nous savons qu\u2019il l\u2019aime.Il nous dit qu\u2019il doit reprendre la bonne direction, à l\u2019opposé des plans des conservateurs.Et il est prêt à tout pour cela.Mais prêt à faire quoi ?Quelle est la direction que doit prendre le Canada selon Trudeau?Il nous répond que nous devons garder le Canada que nous avons collectivement bâti.Qu\u2019il est contre la division, contre le cynisme ! C\u2019est un gentil garçon ! Sa compagne, Sophie Grégoire, est bien d\u2019accord et pour cela l\u2019encourage.Elle est derrière lui.Elle l\u2019admire.Elle aussi veut une société juste et équitable, puisque «la force humaine, c\u2019est se voir sous la plus belle lumière».Elle est fière du courage de son mari, car c\u2019est de cette façon qu\u2019il réussit.Mais derrière ce beau discours qui frôle la vertu narcissique, la question pourtant fondamentale de la façon de faire une société juste et çquitable prend une dimension assez funeste.À écouter le discours de Trudeau, sans regarder les images du documentaire, nous pourrions croire qu\u2019il fait partie d\u2019une communauté ésotérique et spirituelle de paix dans le monde.Les motifs de Trudeau pour s\u2019engager dans ce combat de boxe étaient fort simples.Il se sent souvent sous-estimé et pris à la légère.Il combat parce qu\u2019il a envie de montrer qui il est.c\u2019est-à-dire un homme qui porte dans son cœur force et détermination.La cause est importante, oui, mais n\u2019est pas le motif principal.C\u2019est plutôt parce qu\u2019il est fondamentalement bon et qu\u2019il doit le prouver.[.] Le spectacle qu\u2019offre Trudeau est la politique qu\u2019il propose.Il fait de la politique comme il fait de la boxe : il doit se donner en spectacle au lieu de promouvoir des idées politiques par le dialogue.Pourtant, la politique n\u2019est pas seulement affaire de force et de courage, elle nécessite une réflexion solide sur ce qu\u2019est exactement une société juste, et Trudeau doit expliquer comment il se servira du pouvoir politique.Une scène importante du documentaire présente un regroupement pour le député dans Papineau, où il est acclamé et apprécié par un milieu manifestement anglophone et multiculturel.On le traite en héros, en vedette même, on veut des photos avec le beau Justin Trudeau.Il est acclamé, croule sous les applaudissements, et personne ne se rend compte qu\u2019il n\u2019y a aucune raison d\u2019applaudir, après une allocution bien misérable.[.] Ce long métrage met mal à l\u2019aise.En plus de poser un regard nécessaire sur Justin Trudeau pour les prochaines élections qui se tiendront en 2015, Maroist et Ruel abordent de front une des problématiques majeures de la politique contemporaine de plus en plus dépourvue d\u2019idées politiques et d\u2019abord rivée, comme la téléréalité, aux personnages et à leurs personnalités.Trudeau est la potiche de l\u2019ère de l\u2019individualisme radical, où les préoccupations émancipatrices ne peuvent se formuler autrement que dans les paramètres du «soi».Il n\u2019est certes pas seul, les médias sont les maîtres d\u2019orchestre de ce grand jeu et les électeurs tombent directement dans le panneau.Ils se laissent émouvoir, comme ils le feraient devant un fdm ou une pièce de théâtre.À l\u2019écoute du film, nous aurions même envie de lui offrir sympathie et compassion.Mais au fur et à mesure que l\u2019on côtoie le personnage, nous nous apercevons que c\u2019est impossible, qu\u2019il n\u2019y a rien à quoi se rattacher, aucune idée à laquelle s\u2019identifier.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com Graham Fraser Pommes francophones et oranges anglophones GRAHAM FRASER Commissaire aux langues officielles Réplique à «La famille éclatée», de Michel David, Le Devoir, 27 janvier.JA I ai lu avec intérêt la chronique de / M.David.Bien que j\u2019aie apprécié son évocation de mon expérience à titre de journaliste et d\u2019auteur au Québec, permettez-moi d\u2019offrir ^^=1 certaines précisions.Tout d\u2019abord, je suis ravi qu\u2019il ait soulevé la question de l\u2019accès à l\u2019école française au Yukon, cause actuellement devant la Cour suprême.Je suis intervenu pour appuyer la communauté francophone, comme je l\u2019ai fait dans la cause de la Commission scolaire francophone de la Colombie-Britannique contre le gouvernement de cette province.Les commissaires aux langues officielles successifs sont intervenus dans des causes ayant contribué à l\u2019existence des écoles françaises d\u2019aujourd\u2019hui, gérées par des commissions scolaires françaises, dans l\u2019ensemble des provinces et des territoires.Ma pré-décesseure, Dyane Adam, est également intervenue dans la cause Montfort pour préserver le seul hôpital d\u2019enseignement de langue française à l\u2019ouest du Québec, qui est maintenant la plaque tournante d\u2019un réseau de santé francophone.J\u2019ai été un peu surpris du débat qu\u2019a créé ma suggestion d\u2019établir un organisme gouvernemental ayant la responsabilité de surveiller et d\u2019évaluer les besoins de la communauté de langue anglaise du Québec.Il s\u2019agit là d\u2019une observation que je fais depuis plusieurs années et dont on a discuté publiquement après la publication d\u2019une entrevue dans Le Devoir en 2012.Je n\u2019ai pas changé d\u2019avis depuis.M.David affirme que je compare des pommes et des oranges.Bien entendu, si on compare les services disponibles pour un anglophone à Montréal à ceux qui sont disponibles pour un francophone à Regina, il est évident que la comparaison ne tient pas.On compte 600 000 anglophones à Montréal.La communauté a construit et maintenu un nombre considérable d\u2019institutions importantes.Cependant, l\u2019anglophone qui quitte l\u2019île de Montréal voit sa situation changer.Dans mes fonctions de commissaire aux langues officielles, j\u2019ai visité des communautés anglophones en Gaspésie, en Basse-Côte-Nord, au Bas-Saint-Laurent, à Québec, dans les Cantons de l\u2019Est, dans les Laurentides et en Ou-taouais.J\u2019ai bien sûr visité aussi des communautés francophones dans toutes les provinces et tous les territoires.D\u2019un point de vue plus fondamental, j\u2019entends depuis quelques jours que rien ne doit être fait pour améliorer la communication entre le gouvernement du Québec et les communautés de langue anglaise, sous prétexte que ces dernières ne sont pas autant en difficulté que les communautés francophones ailleurs au pays.J\u2019ai du mal à accepter cet argument.Laissons de côté la question de comparaison; comme dit le proverbe, toute comparaison est odieuse.Eaisons des constats.Les 300 000 anglophones à l\u2019extérieur de Montréal, dispersés dans l\u2019ensemble du Québec, font face à de grands défis qui sont, comme en témoigne la chronique de M.David, peu compris par la majorité francophone.Pourtant, comme l\u2019a démontré l\u2019Institut national de santé publique du Québec dans une étude publiée en 2012 sur la situation socio-économique des anglophones, à très peu d\u2019exceptions, c\u2019est une population de personnes vieillissantes avec un taux de chômage et une incidence de pauvreté plus élevés.Les aînés anglophones en région ayant un besoin grandissant de services y ont de moins en moins accès.Les écoles anglophones éprouvent une difficulté particulière: dans certaines régions, 50% de leurs étudiants sont issus de familles exo-games et parlent français à la maison.De plus, près de 20% des «ayants droit» \u2014 ceux qui, en vertu de la Charte de la langue française, ont le droit de fréquenter l\u2019école anglaise \u2014 étudient dans des écoles françaises parce que leurs parents veulent qu\u2019ils soient capables de travailler en français au Québec.M.David donne l\u2019impression que j\u2019aurais dû comprendre la nature particulière et privilégiée de la communauté anglophone après avoir passé une décennie au Québec.Il oublie que j\u2019ai vécu sept ans à Québec, comme membre de la communauté anglophone, encore aujourd\u2019hui une communauté très minoritaire.Cette expérience m\u2019a sensibilisé davantage à la vie en milieu minoritaire.Je comprends particulièrement les joies et les défis des membres d\u2019une petite communauté en proie à des difficultés qui sont parfois incomprises par la majorité.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Véronique Chagnon et Louis Gagné (adjoints à la direction de l\u2019information), Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Michel Garneau (caricaturiste)\tNadeau (photographe), Michael Monnier et Olivier Zuida (recherchistes photos); infor- mation générale : Isabelle Paré {chef de division), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), AmeUe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DegUse (société), Jean Dion (sports).Brian Myles, Jessica Nadeau, Philippe Orfali et Karl Rettino-Parazelli (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T>ec Le générai brutai.Un éditorial de Serge Truffaut.Page A 8 Lire aussi > Question d\u2019image ! La libération de journalistes étrangers est un poids en moins pour Sissi.Page B 7 ESPIONS SUITE DE LA PAGE 1 communiqués de presse du FLQ.En 1972 et 1973, elle est entrée par effraction dans les locaux de l\u2019Agence de presse libre du Québec, du Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec et de la Coopérative des déménagements du 1®\u201c^ mai pour y dérober des caisses de documents.La GRC a mis le feu à la grange Petit Québec libre pour y empêcher la tenue d\u2019une rencontre entre des souverainistes et des membres des Black Panthers américains.Et elle a volé la liste de membres du PQ.Retour au passé C\u2019est à la suite de cette commission d\u2019enquête, en 1984, que la fonction de collecte de renseignement est retirée des mains de la GRC et confiée à une nouvelle entité, le SCRS, soumise à un mandat législatif clair.M.Whitaker insiste : la GRC, dans le cadre d\u2019enquêtes policières spécifiques, a toujours conservé le pouvoir de faire échouer des opérations.Ses agents infiltrés font fréquemment dévier des livraisons de drogue ou rater des attentats terroristes en fournissant de faux explosifs (comme dans le cas de la cellule terroriste dite «Toronto 18»).La grande différence, c\u2019est que le SCRS n\u2019a pas, lui, le mandat de mener des enquêtes et d\u2019arrêter des gens, souligne M.Whitaker.11 se demande alors pourquoi il a besoin de ce pouvoir de «perturber».«Il n\u2019y a aucune raison pour que, si au cours de sa cueillette de renseignements, le SCRS découvre un attentat en voie de planification ou de réalisation, il n\u2019en informe pas immédiatement la GRC.» La GRC pourrait alors perturber elle-même le cours des événements si nécessaire.M.Whitaker en arrive donc à la conclusion que ce pouvoir sera utilisé dans un cadre beaucoup plus large et général de collecte de renseignements.Et c\u2019est cela qui lui fait craindre un retour au passé.«A l\u2019époque, on a dit que les felquistes et les séparatistes violents se cachaient peut-être au Parti québécois et qu\u2019on ne pourrait pas le savoir si on ne surveillait pas le PQ.Ce fut la justification pour voler sa liste de membres.[.] Le SRCS aura le pouvoir de perturber le terrorisme.Mais comment sait-on qui il visera ?Toute la communauté musulmane au motif que des personnes intentionnées peuvent s\u2019y cacher?» Cette crainte est partagée par Craig Forcese, professeur de droit à l\u2019Université d\u2019Qttawa spécialisé dans les questions de terrorisme.11 y a une différence majeure entre de la perturbation policière et de la perturbation faite par des agents de renseignement, note-t-il, ne serait-ce qu\u2019à cause du secret qui entoure ces derniers.«Étendre ces dispositions du Code criminel à un service de renseignement [.] dont la conduite n\u2019est jamais, ou du moins pas facilement, soumise au regard des tribunaux est beaucoup plus préoccupant» dit-il.Car au moins, dans le cas de la police, «ses enquêtes aboutissent généralement à des accusations publiques débattues devant des tribunaux ouverts où les accusés peuvent contester sa conduite.» Ce fut le cas lors du procès «Toronto 18», où les agents infiltrés de la GRC ont dû se défendre d\u2019avoir « provoqué » les jeunes.Notons que les activités de perturbation devront au préalable obtenir l\u2019aval d\u2019un juge et feront après coup l\u2019objet d\u2019un rapport public.Le Devoir Elizabeth May s\u2019inquiète pour les groupes écologistes La chef du Parti vert s\u2019inquiète du fait que le projet de loi, tel qu\u2019il est rédigé, permettra la surveillance et l\u2019infdtration par le SCRS de groupes environnementaux qui s\u2019opposent à la construction de pipelines.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, a choisi de ne pas dissiper ses craintes.Le projet de loi C-51 stipule que le SCRS peut perturber clandestinement (avec mandat d\u2019un juge) les activités d\u2019un groupe si celui-ci menace la sécurité du Canada.Cette menace est définie longuement et inclut le fait A\u2019«entraver le fonctionnement d\u2019infrastructures essentielles».11 est précisé que «sont exclues les activités licites de défense d\u2019une cause, de protestations, de manifestation d\u2019un désaccord».M\u201c® May se demande donc si les groupes qui font de la désobéissance civile (donc illicite) comme cela s\u2019est vu en Colombie-Britannique seront visés.«Le ministre nous dira-t-il si cela s\u2019applique à la désobéissance civile non violente, telle que celle contre les pipelines ?», a-t-elle demandé à la Chambre des communes.Le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, n\u2019a pas apaisé les craintes de M\u201c® May.«Le terrorisme est un acte criminel», s\u2019est-il borné à dire.11 ne l\u2019a pas davantage fait lorsque les journalistes lui ont posé de nouveau la question dans les corridors du Parlement.CAISSE SUITE DE LA PAGE 1 non-recevoir, exprimant sa répugnance à traiter avec un gouvernement séparatiste ainsi que sa préoccupation à l\u2019égard de la corruption que la commission Charbonneau, qui battait son plein, débusquait.Cette rencontre au sommet, sollicitée par Pauline Marois, s\u2019est avérée houleuse.Stephen Harper a réitéré que l\u2019instauration d\u2019un péage sur le nouveau pont Champlain était inévitable.De son côté, le gouvernement Marois a proposé de créer un bureau de projet conjoint, une proposition qu\u2019Qttawa a rejetée par la suite.«Ce qu\u2019il est important de rappeler, c\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un pont de compétence fédérale», avait déclaré le ministre fédéral des Infrastructures et des Collectivités, Denis Lebel, au sortir de la rencontre.Au cabinet de Stephen Harper, on n\u2019a pas voulu commenter la teneur de cette rencontre.«Je ne suis pas en mesure de commenter sur le contenu de rencontres qui sont privées», indique dans un courriel l\u2019attaché de presse du premier ministre canadien.Cari Vallée.Le processus de sélection du consortium «suit son cours normal», a-t-on souligné au cabinet de Denis Lebel, qui a décliné la demande d\u2019entrevue du Devoir.«Il s\u2019agit d\u2019un processus mené par des fonctionnaires indépendants, sans ingérence politique», écrit dans un courriel son attaché de presse, Vincent Rabault.En février 2012, le président de la Caisse, Michael Sabia exprimait le vif intérêt de l\u2019institution pour la construction du pont Champlain.«J\u2019aimerais par-dessus tout participer à l\u2019un des consortiums qui soumissionnent à la reconstruction du pont Champlain.Ça serait un beau projet non seulement pour nos investisseurs, mais ça serait une contribution inestimable à l\u2019économie du Québec en général», avait-il déclaré en conférence de presse.Depuis 1999, la CDPQ a investi, en tant qu\u2019ac-tionnaire de consortiums, 10 milliards dans des projets d\u2019infrastructures d\u2019une valeur de 90 milliards, dont cinq projets de transport, notamment le train léger de Vancouver et l\u2019autoroute 407 à péage dans la région de Toronto.En outre, en vertu de l\u2019entente intervenue avec le gouvernement du Québec en janvier, la Caisse procédera à des analyses afin d\u2019exploiter le SLR (système léger sur rail) du pont Champlain et le Le ministre fédérai des Infrastructures et des Coiiectivités, Denis Lebei JACQUES NADEAU LE DEVOIR train de l\u2019ouest de file de Montréal, deux infrastructures qui ne relèvent pas d\u2019Qttawa.La CDPQ n\u2019a pas renoncé à investir dans le nouveau pont fédéral ; ce ne sera toutefois pas comme actionnaire, mais à titre de détenteur d\u2019obligations, une fois le projet bien lancé.«L\u2019idée de ne pas être parmi les soumissionnaires aujourd\u2019hui n\u2019enlève rien à l\u2019intérêt de la Caisse dans le projet», a affirmé le porte-parole de la Caisse, Jean-Benoît Houde.Qr, comme actionnaire de consortiums en infrastructures, l\u2019institution a dégagé un rendement de 17% ces dernières années alors qu\u2019elle peut s\u2019attendre à réaliser un rendement de l\u2019ordre de 3% ou 4% ayec des obligations du futur pont Champlain.«Évidemment, tu fais ton argent quand tu es actionnaire.Quand tu prends les risques des dépassements de coûts et [de la projection] de l\u2019achalandage, c\u2019est là où est le levier», a expliqué au Devoir Michel Nadeau, un ancien vice-président de la Caisse, maintenant directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance.Trois consortiums invités Le gouvernement fédéral a invité trois consortiums à lui présenter leurs propositions, soit le Groupe Si^ature sur le Saint-Laurent, dirigé par SNC-Lavalin, Saint-Laurent Alliance, mené par la filiale torontoise de la société américaine Mewit, et, enfin, le Partenariat Nouveau pont Saint-Laurent, réuni par la société espagnole QHL et dans lequel figure Dessau.SNC-Lavalin et Dessau sont deux firmes d\u2019ingénieurs sur lesquelles ont pe^é de lourds soupçons.À Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) , on signale que tous les membres des consortiums doivent respecter le «cadre d\u2019intégrité» du ministère, c\u2019est-à-dire que ces entreprises, tout comme les membres actifs de leur conseil d\u2019administration ou ceux de leurs affiliés, ne doivent pas avoir été condamnées, ou encore avoir reconnu leur culpabilité, relativement à une série d\u2019infractions comme la fraude, la collusion, la corruption et le trucage d\u2019offres au cours des dix dernières années.Toutes les entreprises et leur conseil d\u2019administration «ont été trouvés libres de toute condamnation » à cet égard, a confirmé TPSGC.Cependant, un consortium deviendrait automatiquement inadmissible si l\u2019une de ses entreprises ou si l\u2019un des membres de son conseil d\u2019administration «plaidait ou était reconnu coupable d\u2019une de ces infractions, et ce, même dans l\u2019éventualité où une absolution conditionnelle ou inconditionnelle serait accordée», a-t-on précisé.Les consortiums doivent remettre leurs propositions techniques au plus tard le 11 février prochain et leurs propositions financières au plus tard le 1®\u201c^ avril.Le gouvernement fédéral annoncera son choix à la fin avril.Le Devoir MICHEL EULER ASSOCIATED PRESS C\u2019est à l\u2019Elysée que le président français, François Hoiiande, a accueiiii Denis Coderre.CODERRE SUITE DE LA PAGE 1 plus que cordial, François Hollande est venu accueillir son hôte au bas des marches et l\u2019a raccompagné à l\u2019extérieqr.Des attentions auxquelles tous les chefs d\u2019Etat n\u2019ont pas nécessairement droit.Après les attentats de Charlie Hebdo, «il était important pour nous de venir directement dire toute notre amitié et notre solidarité», a affirmé Denis Coderre tout en rappelant que, après les attentats, Montréal a été «la ville la plus mobilisée hors de France».Le maire n\u2019a pas voulu commenter l\u2019absence à Paris du premier ministre québécois, Philippe Couillard, lors de la manifestation monstre du 11 janvier et dans les semaines qui ont suivi alors qu\u2019il était pourtant en mission à Londres, à Bruxelles et à Davos.«Je ne pense pas qu\u2019il faut mesurer le niveau de solidarité de M.Couillard, a-fil dit.[.] Mais je pense qu\u2019il faut envoyer un message très clair au peuple français que tous les Québécois [.] ont démontré leur solidarité.» Proximité Montréal-Paris Denis Coderre a aussi demandé à François Hollande de nommer un commissaire français responsable du 375® anniversaire de Montréal, qui sera célébré en 2017.C\u2019est ce que la France avait fait à l\u2019occasion du 400® anniversaire de Québec.Dans la foulée, le maire de Montréal a justifié sa décision de ne pas accorder de permis d\u2019ouvrir un centre communautaire musulman à l\u2019imam Hamza Chaoui, qu\u2019il désigne comme «un fomenteur de tensions sociales» et «un agent de radicalisation.» Il ne s\u2019agit pas, dit-il, A «une question de liberté d\u2019expression ni de li-berjé de culte», mais «d\u2019ordre public».Evoquant les moyens qui pourraient permettre aux villes de mieux combattre le terrorisme, Denis Coderre a mentionné que cela pouvait impliquer la création, «comme à New York, d\u2019un groupe antiterroriste».Mais, précise-t-il, «ce n\u2019est pas une question d\u2019avoir plus de pouvoirs».En fin de journée, Denis Coderre a rencontré la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, qui a remercié son homologue de «la belle solidarité que Montréal a exprimée».Selon elle, la façon dont Montréal et Paris envisagent la question de l\u2019intégration «montre une grande proximité».Mardi, Denis Coderre rencontrera les représentants de la société Bolloré, afin de parler de l\u2019implantation à Montréal d\u2019un service de voitures électriques en libre-service.Bolloré est le constructeur des 2900 Autolib\u2019que l\u2019on trouve partout en libre-service dans la capitale française.Une partie des batteries de ces voitures est d\u2019ailleurs fabriquée à Boucherville.Selon Denis Coderre, «Bolloré peut être intéressant», mais le maire refuse de dire s\u2019il veut implanter à Montréal le même service qu\u2019à Paris ou une formule différente.Ce matin, Denis Coderre devait aller déposer une gerbe de fleurs devant l\u2019Hyper Cacher de Vincennes, où ont été assassinés quatre juifs.Il sera accompagné du vice-président du Conseil représentatif de,s institutions juives de France, Yonathan Arfi.À l\u2019Elysée, Denis Coderre était accompagné de l\u2019ambassadeur du Canada en France, Lawrence Cannon, et de la commissaire aux relations internationales de la Ville de Montréal, Dominique Poirier.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal\t(sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces orgamsations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019impnmene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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