Le devoir, 17 janvier 2015, Cahier E
[" Rentrée CUmiRElLE CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JANVIER 2015 ( C Ç ç ) w ¦¦¦ maUlageset 1 enterrement Une saison tout en continuité, avec 19-2 qui s\u2019arrête et une vraie nouveauté en prime STEPHANE BAILLARGEON Pas de nouveautés, ou si peu.Et que des suites et des poursuites, avec une sortie de route notoire.La rentrée télé hivernale québécoise est surtout faite de deuxième, troisième ou ixième saison de certaines productions plus ou moins marquantes additionnées à la fin d\u2019une série exceptionnelle par sa qualité et sa résonance.Disons qu\u2019elle est faite de quatre maillages et d\u2019un enterrement, avec une vraie de vraie nouveauté en prime.Mon ex et mol.Commençons par la fin.C\u2019est donc la nouveauté exceptionnelle, qui arrivera en avril sur Séries -i-.11 s\u2019agit d\u2019une comédie romantique organisée autour de l\u2019histoire d\u2019Amélie (Sophie Desmarais, nouvelle égérie du cinéma québécois), dont la vie parfaite s\u2019écroule avec le départ de son amoureux Gean-François Nadeau).Elle perd la boule et se retrouve en plein délire absurde.On goûtera au pudding avant de le juger, comme disent les Anglos.Notons déjà l\u2019intérêt de voir une chaîne spécialisée poursuivre la tradition de ce qui semble être de la série de bon goût.Ici, au nord de l\u2019Amérique du Nord, le nouvel âge d\u2019or de la série télé se maintient grâce aux chaînes généralistes, alors qu\u2019au sud le la est donné par les réseaux spécialisés, voire par les entreprises de streaming, comme Netflix ou Amazon.Première le mercredi 1®\u201c^ avril, 21 h.Séries -i-.19-2.A l\u2019enterrement maintenant.Encore une dizaine d\u2019épisodes et c\u2019en sera fini de cette série policière exceptionnelle qui a déjà connu deux très fortes saisons.L\u2019action reprend là oû elle a coupé à la deuxième mouture, soit après le suicide du sergent Houle devant les policiers Ben Chartier et Nick Berrof, joués par Claude Legault et Réal Bossé, qui sont aussi coauteius de la série.C\u2019était donc lui, la taupe du poste 19, un policier pédophile que des criminels faisaient chanter.L\u2019action de cette troisième et ultime saison se transporte d\u2019ailleurs en partie à l\u2019escouade antigang, oû l\u2019ex-femme de Berrof Qulie Perreault) est nommée lieutenante-détective sous les ordres d\u2019un nouveau grand patron, Bernard Foster (Denis Bernard).Est-ce l\u2019essentiel?Au fond, cette création réalisée par Podz frappe moins par son histoire policière, somme toute banale, que par son panorama de la condition humaine ici, maintenant.Le por- trait fondu au noir, traversé par des silences bruissants et une maîtrise surélevée (ou un maniérisme assumé.) du langage visuel, compose une image déprimée et déprimante de ,nos contemporains isolés, maltraités, maganés.A ICI Radio-Canada Télévision, dès le mercredi 28 janvier à 21 h.Lance et compte: la finale.Ce serait le deuxième enterrement de classe de la saison.Mais avec cette interminable série sur le monde du hockey professionnel, on ne sait jamais.La saga de la glace cumule déjà huit saisons télévisuelles et six téléfilms, en plus d\u2019un long métrage, de romans et de mille et un autres produits dérivés.Peu importe au fond que ce soit la dernière ou pas, voici donc la neuvième saison de cette production qui dure depuis vingt ans.Et combien de trop, demandent les gradins ?Oui, évidemment.11 faut tout de même se rappeler l\u2019importance qu\u2019a eue cette production dans l\u2019histoire de la télévision nationale.Les premières saisons de Lance et compte ont aidé à opérer une mutation profonde du bon vieux téléroman, qui est ainsi entré dans l\u2019ère des téléséries VOIR PAGE E 12 : MAILLAGES ^ Théâtre r De répertoire, ^ d\u2019audaces et de poésie Pages E 3 àE 5 Musique pop Dans le halo de Montréal en lumière Pages E 6 et E 7 Jazz Uart de jouer à cache-cache Page E 8 Classique La Dalila que tous attendent.Pages E 9 et E10 E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JANVIER 2015 CULTURE Sous le crachin et les roses de Charlie Odile Tremblay y*- à Paris l J A l\u2019aéroport Charles-de-Gaulle jeudi, on a cherché en débarquant de l\u2019avion des numéros du spécial Charlie Hebdo.Mais la razzia n\u2019avait pas épargné les boutiques aéroportuaires, habituellement plus longtemps pourvues qu\u2019ailleurs.Au cœur dq Paris, même pénurie sèche.A chaque kiosque à journaux, une réponse identique : «Le stock disparaît en cinq minutes.Les clients se mettent en queue avant l\u2019ouverture.Mieux vaut réserver ses exemplaires.» Reste à laisser son nom au vendeur du coin.Dans une couple de jours.Inch\u2019Allah ! En attendant, tout le monde se rabat sur Le Canard enchaîné, qui abrite du «Charlie», comme Libération.Puis, on a pris le métro jusqu\u2019à la station Richard-Le-noir, dans le Xi® arrondissement, quartier des locaux de Charlie Hebdo.Un gros quadrilatère près de la Bastille reste sous périmètre de sécurité, maintenu par des policiers ébranlés.L\u2019un d\u2019eux nous a indiqué le chemin à prendre à partir de l\u2019Allée verte : «Il faut tourner à gauche et longer jusqu\u2019au passage Sainte-Anne-Popincourt.» En précisant : «Nous, ça ne va pas», la voix brisée.D\u2019une puissance évocatrice inouïe, ces amoncellements de roses, de crayons, d\u2019affiches, de citations (strophes du poème Liberté d\u2019Eluard), ces réflexions personnelles {«J\u2019ai envie de chialer»), ces noms.photos, croquis des victimes, ces gerbes \u2014 la plus belle signée simplement «les journalistes kurdes».Eaut les voir pour mesurer l\u2019ampleur de la scène de crime, comme le nombre d\u2019objets-témoignages entassés, offerts par les défilés d\u2019endeuillés depuis les attentats du 7 janvier.il faisait si froid jeudi, sous le crachin, humide comme Paris sait y faire quand il s\u2019applique.Les lampions des vigiles étaient noyés, les pancartes «Je suis Charlie» détrempées.«La pluie abîme tout», soupirait un jeune cycliste avec un air déçu.Déjà, le décor du deuil collectif s\u2019abîmait.Déjà, des touristes japonais le filmaient, perdus au milieu des groupes d\u2019intimes, d\u2019amis de Charlie Hebdo, de Parisiens ébranlés.Le froid transperçait les manteaux sans discrimination aucune.On vient à Paris pour un événement préparé : des entrevues avec le milieu du cinéma français.Et on se retrouve dans cette atmosphère-là, à côté d\u2019un vieux monsieur qui vit dans le coin et qui répète son histoire à un autre, pour la vingtième fois peut-être : «Ici est arrivée la voiture noire, là-bas les deux tueurs cagoulés tiraient comme dans un film.» Si impressionnant à voir, ce site éphémère.Comme un salon mortuaire, mais à l\u2019échelle d\u2019un mini-quartier de Paris.Les commerçants voisins affichent le deuil à pleines vitrines, dont un atelier de sérigraphie avec un soin artistique poignant.La grande visite de la marche dominicale aux têtes politiciennes était repartie.Ne restait qu\u2019un poids de chuchotements.Ça n\u2019empêchait pas Paris de bourdonner ailleurs, bien \u2022V.5CfJPl IA UKIIl E-Ttu» U Hieuue iJ ISMAËL HOUDASSINE COLLABORATION SPECIALE Si impressionnant à voir, ce site éphémère.Comme un salon mortuaire, mais à l\u2019échelle d\u2019un mini-quartier de Paris.entendu.Chacun vaquait, s\u2019affairait.Comme dans toutes les grandes villes du monde.Mais était-ce le froid de janvier?La pluie?Ou vraiment le deuil?Plus tristes que râleurs, encore sonnés, du moins dans le coin du XL arrondissement, les Parisiens.Otages d\u2019un lendemain de veille avec une durable gueule de bois.Pin de l\u2019adolescence, d\u2019un sentiment d\u2019impunité ?11 y avait de ça.On le respirait sous l\u2019humidité.Le linge sale Il fallait quitter le quartier pour entendre des couacs.Le chauffeur de taxi iranien a abordé le sujet en premier.En ÏTRE GRANDE ÉCOUTE THE/ LARRY TREMBLAY MISE EN SCÈNE CLâUDE POISSANT Un sffectacle de danse-theatre 5-6-7 17-18-19-20-21 24-25-26-27-28 FÉVRIER 2015 THÉÂTRE PROSPERO theatreprospero.com 514.526.6582 gros, il avait été révolté par les meurtres de Charlie Hebdo, tout en trouvant, comme d\u2019autres le chuchotent, qu\u2019ils avaient trop provoqué les extrémistes.Et joué leur jeu.Je croyais entendre fécho des propos du rédacteur culturel Delfeil de Ton, un ex d\u2019Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, lequel accuse, en pleine chronique au Nouvel Obs, le défunt Charb d\u2019avoir entraîné son équîpe dans une surenchère, clqturée par ce baîn de sang.A son avîs, sî Charb étaît prêt à mourir, d\u2019autres comme Wolînskî n\u2019en de-mandaîent pas tant.Sur sa filée de cercueils, la famille Charlie se déchire aussi à belles dents, comme du vivant de Charb en réunions de rédaction.C\u2019est aussi le genre de la maison.On lave son linge sale sur la place publique, et pourquoi pas ?SI ensanglanté, ce llnge-là.Des autorités musulmanes et le pape lancent aussi des mises en garde contre Pln-sulte envers les croyances d\u2019autrui! De quoi ricaner plus fort, diront certains.Tendre l\u2019oreille ne paraît pas si fou non plus.A Paris, en ces jours d\u2019enterrement, on Ut les journaux, on parle aux gens, on écoute les conversations de métro et de bistro, en trouvant précieux que de tels débats émergent du cauchemar ambiant.Toutes sortes de questions s\u2019étalent Ici à pleins journaux.Dolt-on continuer à ménager certaines religions plus que d\u2019autres?L\u2019antisémite Dieu-donné est un épouvantail à moineaux, mais faut-11 se montrer à peine plus fin que lui en riant de l\u2019Islam à plein nez ?Dolt-on Imposer à des croyants les sarcasmes de fathélsme moderne, avec la même vanité qui animait nos ancêtres aux signes de croix sur des civilisations asservies?Le défi de la modernité est celui de la tolérance.Et le combat à mener, celui contre le fondamentalisme, sans se mettre à dos les modérés.Oui aux offensives contre les tueurs d\u2019Allah, oui aux jeux de diplomatie, oui à l\u2019éducation, oui à l\u2019Intégration des musulmans d\u2019Occldent.Sinon, que faire?Les enjeux sont si graves.Jeter de l\u2019huile sur le feu, demain, encore, vraiment?En déambulant à Paris dans ces rues rougles par le sang de Charlie, on s\u2019est Identifiée à lui dans son combat et dans sa mort, tout en lui souhaitant de mûrir sous le poids des roses et des croquis entassés.Au milieu des cortèges et des funérailles, ça discutait ferme, dit-on, aussi.otremblay@ledevoir.com ^be »' o««P G»OT DU 24 FÉVRIER AU 21 MARS 2015 A ESPACE GO 4890, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉAL UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE PÀP AVEC ALEXANDRE BERGERON \\ DENIS BERNARD SYLVIE DE MORAIS \\ VICTORIA DIAMOND \\ SÉBASTIEN DODGE MACHA LIMONCHIK \\ JEAN-PHILIPPE PERRAS ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE - JÉRÉMIE BOUCHER \\ DÉCOR - GÉNÉVIËVÉ LIZOTTÉ COSTUMÉS - MARC SÉNËCAL \\ ËCLAIRAGÉS - ÉRWANN BÉRNARD \\ MUSIQUÉ - NICOLAS BASQUÉ IMAGÉ/VIDÉO - JANICKÉ MORISSÉTTÉ ÉT STUDIO 301 \\ MAQUILLAGÉS - FLORÉNCÉ CORNET DIRECTION TECHNIQUE - VICTOR LAMONTAGNE \\ DIRECTION DE PRODUCTION - CATHERINE DESJARDINS-JOLIN BILLETTERIE \\ 514 845 4890 \\ ESPACEG0.COM DOUBLÉ THÉÂTRAL DU priNTEmps en prévente ! Collection printemps-été Du 24 mars au 11 avri|^20J5 Ludi magni Du 21 avril au 9 mai 2015 Une magnifique et rare poésie féminine qui se dépioie dans i'espace scénique sous des aiiures de défiié de mode.Collage de textes et mise en scène CHRISTIAN VÉZINA Avec SALOMÉ CORBO + DANIELLE PROULX + ELKAHNATALBI Le monde est une arène.Jusqu'où seriez-vous prêt à aiier pour votre quinze minutes de céiébrité?Pour un simpie die «J'aime»?Texte BENOÎT DROUIN-GERMAIN Mise en scène DANIEL BRIÈRE et BENOÎT DROUIN-GERMAIN Avec SONIA CORDEAU + MARIE-PIER LABRECQUE + CHRISTOPHE PAYEUR + MATHIEU QUESNEL Prodüctiona du Nouveau Thé&tre Expérimental 48$ POUR 2 SPECTACLES ! (tarif préVoir) 514521-4191 / WWW.NTE.QC.CA / 1945, RUE FULLUM, MONTRÉAL LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JANVIER 2015 E RENTREE.THEATRE Shakespeare et les autres La saison théâtrale oscillera entre grands textes du répertoire et parole poétique MARIE LABRECQUE auteur-vedette de la sai-f son hivernale est mort il y a 400 ans.L\u2019œuvre de Shakespeare nourrit en effet quelques productions attendues.Avec Richard III, Brigitte Haentjens se frotte pour la première fois au barde.En mars, vingt comédiens fouleront la scène du Théâtre du Nouveau Monde (TNM), et pas des moindres: Sébastien Ricard, Marc Béland, Sophie Desmarais, Sylvie Drapeau, Monique Miller.Cette même tragédie historique sert aussi de base à une création.Auditions, ou Me, myself and I.Angela Konrad, qui avait signé en 2013 une relecture remarquée de La cerisaie {Variations pour une déchéance annoncée), traite ici du pouvoir au théâtre.Une audition fictive bientôt créée dans la salle de répétition du Quaf Sous.Après Caligula et Dont Juan, Marc Beaupré s\u2019attaque à une troisième figure mythique.Dans Hamlet_dlrector's eut, co-mis en scène par François Blouin, le personnage shakespearien se réinterprète à travers le cinéma.En avril, à l\u2019Usine C.En février, les théâtres montréalais font plutôt la part belle au répertoire français.Chez Denise-Pelletier, Frédéric Dubois donne une version «renouvelée» de son doublé iones-quien, La cantatrice chauve/La leçon.Le TNM accueille (à guichets fermés) l\u2019excellente Catherine Frot dans Oh les beaux Jours de Beckett.Et le Rideau vert présente un Misanthrope de Molière défendu par François Papineau.Pour sa part, le metteur en scène Serge Denoncourt se frotte cet hiver à deux monstres sacrés du théâtre états-unien.Deux pièces fortes qui fracassent les illusions de leurs protagonistes.Sa relecture d\u2019Un tramway nommé Désir, à l\u2019Espace Go, s\u2019attarde sur les pulsions sexuelles des personnages de Tennessee Williams, dont une Blanche Du-Bois incarnée par Céline Bonnier.Chez Jean-Duceppe, Denoncourt monte Qui a peur de Virginia Woolf?d\u2019Edward Al-bee.Avec Maude Guérin et Normand D\u2019Amour en couple se déchirant.Créations à surveiller Parmi les nouveaux textes, on attend bien sûr avec intérêt l\u2019Olivier Choinière nouveau.Dans Ennemi public, l\u2019auteur et PEDRO RUIZ LE DEVOIR/ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Le grand Will revient en force.Marc Beaupré s\u2019allie à François Blouin pour relire Hamlet, Brigitte Haentjens se mesure à Richard III sous les traits de Sébastien Ricard.metteur en scène réfléchit sur notre besoin de rechercher à tout prix un coupable lors de nos débats sociaux.Aussi au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, Olivier Morin et Guillaume Tremblay concluent leur satirique «Trilogie du Québec» avec Épopée Nord, une fable autour des drqits amérindiens.A Go, la production du PàP réunit pour la quatrième fois le dramaturge Larry Tremblay et le metteur en scène Claude Poissant.Qualifiée de «réflexion mordante sur la compassion».Grande écoute met en vedette un animateur de talk-show (Denis Bernard).Fin mars, on ira voir avec curiosité la fantaisie philosophique Tout ce qui n'est pas sec, au Quaf Sous, la première pièce solo écrite par le tiers masculin du talentueux Projet Bocal, Simon Lacroix.Autre jeune auteur, Olivier Sylvestre a remporté le prix Gratien-Gé-linas en 2012 pour La beauté du monde, pièce qpe crée le Théâtre I.N.K.aux Ecuries.Poésie en hausse Un mois après le louangé spectacle Attentat, on le constate derechef: la poésie a la cote ces temps-ci sur nos scènes.On saluera d\u2019abord le retour du jouissif Groupe de On ne voudrait pas manquer.Illusions.Après Oxygène, le Groupe de la Veillée récidive en mars avec une nouvelle œuvre du Russe Ivan Viripaev.Florent Siaud {Quartett) y dirige un carré d\u2019acteurs pas vilain du tout: Paul Ahmarani, Davi4 Boutin, Evelyne de la Chenelière et Marie-Eve Pelletier.Au théâtre Prospero.Dans la République du bonheur.C\u2019est toujours un bonheur de découvrir une pièce de l\u2019Anglais Martin Crimp.Créée à Québec au Trident, sous l\u2019intéressante griffe de Christian Lapointe, la production à l\u2019affiche jusqu\u2019au 7 février se transportera ensuite à la Cinquième salle dès le 19 février.Ceci est un meurtre.Comment évoquer la «vraie» peur au théâtre?Dans cette intrigante expérience immersive créée par endoscope, collectif, le spectafeur court le risque de devoir participer.Aux Ecuries en avril avec Rébecca Déraspe (notre photo) à la dramaturgie et Vincent de Repentigny et Mellissa Larivière à la mise en scène, photo pedro ruiz le devoir poésie moderne et de ses ludiques exercices langagiers avec Splendeur du mobilier russe, toujours signé par Bernard Dion et Benoît Paiement.Aussi à l\u2019Espace libre, la Collection Printemps-été mise en forme par Christian Vézina fera défiler les mots de diverses poétesses.Quant à l\u2019auteur et comédien J.-F.Nadeau, il adapte son propre recueil de poésie.Tungstène de bile (L\u2019Écrou), à la salle Jean-Claude-Germain.Des gars, des filles D\u2019un côté, vous avez un quatuor mâle qui s\u2019interroge sur l\u2019identité masculine : Ils étaient quatre, une création de Mathieu Gosselin, mise au monde par Mani Soleymanlou à la Petite Licorne.Au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, elles seront plutôt cinq à prendre la parole dans J'accuse, d\u2019Annick Lefebvre.Des femmes en état de survie à une époque difficile.Sylvain Bélanger y dirige un beau quintette de jeunes comédiennes: Léane Labrèche-Dor, Eve Landry, Debbie Lynch-White, Alice Pascual et Catherine Trudeau.On constate d\u2019ailleurs le retour d\u2019une vision féministe sur nos scènes, notamment avec le travail de Bye Bye Princesse {Je te vois me regarder, à La Chapelle.) L\u2019intimité aujourd\u2019hui Que devient l\u2019intimité dans une société obsédée par l\u2019image et le spectacle de soi?Dans Selfie, créée à la salle Jean-Claude-Germain, Philippe Cyr, Sarah Berthiaume et Édith Patenaude réfléchissent sur le narcissisme et l\u2019objectivation pornographique du corps.Le créateur montant Félix-Antoine Boutin convoque une foule d\u2019interprètes pour une série de Dévoilements simples (strip-tease) sur la musique de Bach.Le théâtre La Chapelle reprend aussi Peep Show de Nicolas Berzi, spectacle-installation dont mon collègue Fabien Deglise écrivait le plus grand bien lors du Zoofest.Collaboratrice Le Devoir UNE PRESENTATION DE ?» SNC*LAVALIN EN COLLABORATION AVEC Raoio-canaDa n AUAFF CHE ERIC-EMMANUEL SCHMITT D\u2019APRÈS LE JOURNAL D\u2019ANNE FRANK MISE EN SCENE LORRAINE PINTAL AVEC MYLÈNE ST-SAUVEUR + PAUL DOUCET SEBAST EN DODGE + BENO T DROU N-GERMA N JACQUES GIRARD + MARIE-FRANCE LAMBERT KAS A MAL NOWSKA +SOPH E PRESENT MAR E-HELENE TH BAULT jiuRNA B\u2019ANNEr^ FRANK ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE BETHZAIDA THOMAS PRDDÜCTIDN SPECTRA MUSIQUE EN CDLLABDRATIDN AVEC LE TNM + DIDIER MORISSONNEAU ICI artv TNM.QC.CA m- Théâtre du Nouveau ^^onde Partenaire de saison -THEATRE- DENISE-PEllETIER Hydro Québec I iSAlSOlV 2014 2015 DU 6 AU 28 FEVRIER 2015 D\u2019EUGENE IONESCO MISE EN SCÈNE DE FRÉDÉRIC DUBOIS UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE DES FONDS DE TIROIRS PRÉSENTÉE PAR LE THÉÂTRE DENISE-PELLETIER  voir ou à revoir ! Deux pièces fondatrices du théâtre de Tabsurde.Ceinta trice La Leçon J MONELLE GUERTIN ELIOT LAPRISE CATHERINE LAROCHELLE PIERRE LIMOGES ANSIE ST-MARTIN BILLETTERIE 514 253-8974 www.denise-pelletier.qc.ca fli CMMilriM ^ Kuûinrti E 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JANVIER 2015 RENTREE>JEÜNES PUBLICS Des inquiétudes sous l\u2019abondance Les acquis restent, les gros projets résistent mal à l\u2019austérité gouvernementale MICHEL BELAIR Quand on prend un peu de distance et que l\u2019on regarde, de l\u2019extérieur, la situation du théâtre pour jeunes publics, tout semble baigner dans l\u2019huile.Depuis une dizaine d\u2019années, le nombre de spectacles, de compagnies et de représentations a considérablement augmenté, et seules encore quelques régions du Québec n\u2019ont pas intégré les réseaux de diffusion élaborés durant la même période.Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019après des années de patients développements, la scène jeunes publics en est venue à occuper une position enviable.Bravo.Pourtant, quand on examine tout cela d\u2019un peu plus près, la situation est moins rose.Ce ne sont surtout pas les spectacles qui manqueront cet hiver.Comme à l\u2019habitude, à Montréal et en périphérie, à Québec et partout en région, la qualité et la quantité seront au rendez-vous.A la Maison Essentiels festivals Festival de Casteliers.C\u2019est du 4 au 8 mars que le Festival de Casteliers accueillera une douzaine de spectacles de marionnettes pour marquer sa 10'\u2019 édition.On pourra y voir autant de productions pour les enfants que pour la famille tout entière.Soulignons, entre autres, le tout nouveau Ogo de la compagnie Les petites âmes et deux spectacles du Tof Théâtre de Belgique tout comme des Français de Label brut {www.festival, casteliers.ca).Petits bonheurs.Bonne nouvelle: il y aura une 11'\u2019édition du festival Petits bonheurs, début mai.Yeah ! Selon nos sources, on y accueillera une bonne douzaine de spectacles, dont plusieurs de l\u2019étranger.Il faut saluer la résilience de l\u2019équipe de Pierre Larivière, qui enrichit tout le secteur.Théâtre, on pourra voir ou revoir pas moins de huit spectacles, dont le classique Petit Pierre de Suzanne Lebeau O\u2019usqu\u2019à la fin de janvier) et le déroutant Vipérine de Pascal Brullemans (en mars).Aux Gros Becs à Québec ce sont pas moins de neuf productions qui sont proposées aux publics de tous les âges: comme la version chorégraphiée par Pierre-Paul Savoie de Les chaises (en février) ; ik Onkar, en mars, la création pour ados de la Catapulte et Piay, un spectacle bébé de la compagnie française La boîte à sel (en mai).Ailleurs, signalons, parmi les quatre productions présentées à l\u2019Arrière Scène à Belœil, Emmac (dès le 18 janvier) de la compagnie Danse-Cité et Terrier, en mai, le nouveau spectacle des Incomplètes produit par le Gros Mécano.Quant au théâtre de l\u2019Illusion, il participera au festival Casteliers avec sa version récente de l\u2019opéra Phiiémon et Baucis tout en présentant deux autres spectacles en mars et en mai.()uf.Ce n\u2019est pas tout, bien sûr, mais cette abondance cache une profonde inquiétude quant aux axes de développement des jeunes publics.A Québec, on le sait, le projet Diamant ne prendra pas forme.et les Gros Becs, le plus important diffuseur après la Maison Théâtre, sont toujours à la recherche d\u2019un lieq décent.A Montréal, la Maison Théâtre n\u2019a toujours pas de confirmation ($) pour la construction de sa nouvelle salle alors que le temps presse de plus en plus.On peut même se demander si l\u2019important projet du Carrousel et du Théâtre Le Clou se fera comme prévu.Sans parler du fait que les réseaux de diffusion ne couvrent toujours pas le Québec dans son ensemble.Conclusion?Il faut rester plus vigilant que jamais ! I JACQUES DRIOL Le classique Petit Pierre, de Suzanne Lebeau, est à l\u2019affiche de la Maison Théâtre jusqu\u2019à la fin de janvier.Collaborateur Le Devoir DES GLACES DÉFORMANTES REFLÈTENT EN LONG ET EN LARGE LES PASSANTS-SIMONE OE BEAUVOIR DU 22 JANVIER AU 7 FEVRIER 2015 A ESPACE LIBRE MAITRISE D\u2019OEUVRE JEAN ASSELIN, RÉAL BOSSÉ, SYLVIE MOREAU Lelcoi*p3 \"^63^110 MIMEOMNIBUS.QC.CA BILLETTERIE 514-521-4191 THEATRE A travers un cortege de scenes aussi jouissives que fantaisistes, Simon Lacroix nous plonge dans l\u2019imniensité du monde et les jDrofondeurs insondables de l\u2019océan.Texte Simon Lacroix Mise en scene Charles Dauphmais Avec Félix Beaulieu-Duchesneau, Amelie ?allaire,dGALERIES ET CENTRES D'ARTISTES H\"- t \u2019'iù' Karen Tarn, From Frog\u2019s Robe to Crow\u2019s Feet and Dried Old Bones to Vinegar Drinkers, 2009 Le sceau politique Des expos teintées du désordre mondial pour commencer l\u2019année fast MAJA RADANOVIC OZEGOVIC Maja Radanovic Ozegovic, Working on my Wings, 2012 JEROME DELGADO En ces temps d\u2019austérité et de terrorisme, faut-il s\u2019étonner si les artistes font résonner avec fracas les inégalités sociales et la violence?A survoler les programmations des galeries et des centres d\u2019artistes, on a à tout le moins l\u2019impression que les prochains mois lanceront, sinon des cris d\u2019alarme, d\u2019innombrables questions vis-à-vis des attitudes politiques, économiques et culturelles qui plombent la planète.Ça commence d\u2019ailleurs en trombe avec l\u2019exposition Made in Britain de Karen Tarn, à la galerie Hugues Charbonneau (dès le 17 janvier).L\u2019artiste n\u2019a pas le discours sombre et morbide, mais derrière son exotisme séducteur, elle parle de surconsommation, de préjugés, de banalisation.Par son travail d\u2019appropriation, Karen Tarn se fait subversive.Cette première collaboration avec la galerie du Belgo marque son retour à Montréal, elle qu\u2019on avait plus vue depuis la Triennale québécoise en 2007.Un étage plus haut, dans le même édifice et sur le même ton, la galerie B-312 ouvre sa saison avec une sélection d\u2019artistes serbes dont les œuvres ciblent «la mondialisation des échanges, des cultures et des savoirs».Ce 17 janvier est un de ces super samedis de l\u2019année, bombés de vernissages.Parmi les nouvelles expos, notons celle qui regroupe, autour des relations de pouvoir et de Dm etin! HIVER - PRINTEMPS 2015 la trace des créateurs î , I \\ \\v LES MEANDRES DE LITTLE LADY Sandrine Lafond Traces-Interprètes 26 février au 7 mars 2015 A TRAVERS LA PARED Élodie Lombardo > Les sœurs Schmutt Traces-Chorégraphes Interprètes Cristobal Barreto, Sarah Dell\u2019Ava, Pamela Grimalde, Séverine Lembarde, Irma Menterruble et Jesûs Eduarde Recha l^^aull avril 2015 Théâtre ESPACE GO Billetterie 514.845.4890 Billetterie Articulée 514.844.2172 (achat de forfait) / danse-cite.org CIRQUE DU SOLEIL r\\, iu U U\tOESAKIS L^eoeCnn\tCE mcntrêal LE DEVOIR LINACRUZ IMAGINARIUM, N LES ANIMAUX! 21.22.23 JANVIER 20 H S NOURRIR INTERPRETES i K .A PROFITEZ DU FORFAIT 4 BILLETS.ET PLUS ! SYLVAIN ÉMARD DANSE CE N'EST PAS LAPIN DU MONDE 28.29.30 JANVIER 20 H 31 JANVIER U H MEZZO-SOPRANO MUSIOUE/INTERPRÉTATION ÉCLAIRAGES LinaCruz Tanya Crowder, Danielle Davidson.Jean-François Duke Catherine Larocque, Fabien Piché Ghislaine Descharnbault Philippe Noireaut Christophe Nicolas CHOREGRAPHIE\tSylvain Ema INTERPRÈTES\tAdam Barrui Manuel Roq MUSIQUE ORIGINALE\tMartin Tétre CONSEILLÈRE ARTISTIOUE\tGinelle Chai ÉCLAIRAGES\tAndré Riaux SCÉNOGRAPHIE\tRichard Lac Mark Medrano reprend le rôle créé pour Justin Gionet Sylvain Émard Adam Barruch, Dylan Crossman, Mark Medrano*, Laurence Ramsay Manuel Roque, Neil Sochasky.Georges-Nicolas Tremblay Martin Tétreault Ginelle Chagnon André Rioux Richard Lacroix DYLAN CROSSMAN, JUSTIN GIONET, MANUEL ROQUE, G E O R G ES - N I CO LA S TREMBLAY PHOTO / VALERIE SIMMONS BILLETTERIE / 514 525.1500 840, RUE CHERRIER MONTRÉAL AGORA DE LA DANSE WWW.AGORADANSE.COM résilience, les œuvres de Milu-tin Gubash, Jérôme Ruby, Sylvain Bouthillette et Pierre Du-rette à Trois Points, autre galerie du Belgo.Au Pôle de Gaspé, dans le Mile-End, la jeune et discrète Thomas Henry Ross art contemporain propose Refaire le monde, avec les artistes Itziar Barrio, Catherine Bolduc, Julien Discrit, Jonathan Ville-neuve et Kim Waldron.La même galerie insistera côté politique avec Le capitalisme au XXI\u201d siècle (dès le 27 février).La bombe politique, s\u2019il y en a une, pourrait venir d\u2019Êdith Brunette, artiste révélée en 2011 avec un travail sur les caméras de surveillance.Pour son quatrième solo en cinq ans, cette voix forte de la critique sociale dévoile un projet (réalisé avec François Lemieux) sur l\u2019austérité économique, au centre Articule.C\u2019est une citation du premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, qui donne le titre à l\u2019expo Cuts Make the Country Better (dès le 14 mars).Philippe Couillard et Stephen Harper pensent-ils la même chose ?Question bombes, Marc-Antoine K.Phaneuf s\u2019y connaît, et Optica exposera ses «dessins d\u2019explosion», qui s\u2019attaquent à l\u2019histoire et à ses symboles architecturaux.Ce centre sis au Pôle de Gaspé présente au même moment la «relecture VOIR PAGE E 15 : GALERIES SOURCE GALERIE HUGUES CHARBONNEAU En vrac Dans le noir.Si la Londation Molinari ne fera pas dans le politique, l\u2019approche esthétique de ses deux expos aura ses côtés sombres.Multi noirs met à l\u2019honneur la production des dernières années de Lrancine Savard, figure clé de l\u2019abstraction picturale et sculpturale, alors qu\u2019une expo de dessins des années 1950 dominés par le noir rapprochera Jean Go-, guen du maître Molinari.A compter du 12 février.Dans le récit.L\u2019expertise en arts médiatiques de Nicole Gingras débordera cette année du LILA le festival de cinéma auquel elle collabore depuis fort longtemps, et atterrira au centre Vox.Le projet Latre des histoires, présenté dans le cadre du 33® LILA consiste en trois expos autour de la mémoire et des artistes Nikki Lorrest et Kim Kielhofner, ainsi que du Groupe Intervention Vidéo, qui célèbre ses 40 ans.A compter du 28 février.Nouvelles adresses.Pas une saison ne se déroule sans un déménagement.En 2015, la galerie Nicolas Robert, qui a quitté le Belgo, voisinera désormais la galerie René Blouin, rue King dans le Vieux-Montréal.Le nouvel espace sera inauguré ce samedi avec Martin Schop, dont les photos de paysages évoquent la peinture hollandaise.Le centre Dare-Dare, lui, quitte son emplacement du centre-ville et fera réapparaître sa roulotte en avril au.on ne sait pas encore où.TANGENTE ¦ SAISON DE DANSE CONTEMPORAINE 2014-2015 ¦ Monunent-National du 22 au 25 janv LE GUILLAUME -LAMBERT SHOW Sarah-Ève Grant Guillaune Lanbert MA MERE EST UN MÂLE ALPHA Caroline Gravel c * 0 / ' J Monument-National du 29 janv au 1®'' fév IDIOM '- Bienvenue Bazié ^ Jennifer Dallas / Keni Contemporary Dance Projects \u2014 LE PROJET QUI TOURNE Marie Claire Porté 23$ régulier, , étudiant sa Billetterie Centrale 514.871.2224 tangente.qc.ca Québec an 1*1 ^135858429 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JANVIER 2015 E 15 RENTREE.MUSEES Au diapason d\u2019un monde sous hautes tensions (Post) colonialisme et images à portée sociale au cœur de la nouvelle saison muséale MARIE-ÈVE CHARRON Cette saison dans les musées, le colonialisme fera l\u2019objet d\u2019analyses et de critiques, dans les pratiques du XÎX® siècle comme celles d\u2019aujourd\u2019hui.Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) lancera le bal avec une exposition réalisée en partenariat avec le Musée des Augustins (Toulouse), Merveilles et mirages de l\u2019orientalisme.Benjamin Constant en son temps (du 31 janvier au 31 mai).De l\u2019artiste français mort en 1902, le musée possède quatre tableaux qui seront enrichis de plusieurs autres d\u2019envergure et de documents.Le parcours mettra en lumière l\u2019appartenance de Benjamin Constant à différents cercles artistiques, de même que sa filiation avec le romantique Eugène Delacroix.Surtout, l\u2019exposition examinera l\u2019orientalisme de son travail en déconstruisant l\u2019exotisme de ses représentations des colonies d\u2019Orient.Ces biais seront également débusqués par le voisinage d\u2019œuvres d\u2019artistes contemporaines du Maroc: Yasmina Bouziane, Lalla Es-saydi et Majida Khattari.En avril, la DHC/ART présentera la première exposition en solo au Canada de Yinka Shonibare.Comme les frères Chapman, exposés par la Eon-dation il y a un an, l\u2019artiste est de la génération des Young British Artists qui a été propulsée sur la scène internationale dans les années 1990.Confrontant par l\u2019humour l\u2019idée reçue d\u2019un art africain authentique dont il présenterait les particularités \u2014 il est noir et a grandi au Nigeria avant de retourner à Londres, où il est né \u2014, Shonibare explore dans son travail les enjeux du colonialisme, assortis aux questions de différences culturelles et de classes sociales.Peinture, photo, film et sculpture composeront cette exposition où seront présents les costumes ironiques de l\u2019artiste, faits des tissus colorés de « wax hollandais ».La ville de Saint-Jérôme fera parler d\u2019elle pour d\u2019autres raisons que son illustre député candidat à la chefferie du Parti québécois.Le Musée d\u2019art contemporain des Lau-rentides prépare une métamorphose de taille, grâce à un financement reçu pour revoir \\ % MBAC Alex Colville, Vers l\u2019ïle-du-Prince-Édouard, 1965, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa Trois noms à surveiller BANQ QUEBEC Vue prise lors d\u2019un défilé militaire sur la Grande Allée, prés de l\u2019hôtel du Parlement, à Québec, automne 1950, Lida Moser Alex Colville.Le Musée des beaux-arts du Canada présente une rétrospective de l\u2019artiste canadien mort en 2013, dont la carrière en peinture s\u2019est nourrie de cinéma, de littérature et de philosophie.Du 24 avril au 7 septembre.Simon Starling.Eigure internationale, l\u2019artiste britannique propose un art ancré dans la culture matérielle et faisant de la métamorphose son processus de création.Au Musée d\u2019art contemporain de Montréal du 5 février au 10 mai.Diane Morin.La lauréate du Prix en art actuel du Musée national des beaux-arts du Québec aura son exposition ciblée autour de quelques œuvres en voie d\u2019acquisition.En complément: une publication couvrant la carrière.Du 2 avril au 7 septembre.\u2022% Extrait d\u2019Effondrements, de Diane Morin, 2000-2013 son modèle muséal et ses espaces.Pour l\u2019heure, c\u2019est sa programmation qui attire l\u2019attention avec une exposition de groupe organisée par Anne-Marie St-Jean Aubre, couronnée commissaire émergente de l\u2019année au Gala des arts visuels 2014.De la parole aux actes mettra l\u2019accent sur les pratiques de femmes autochtones, de femmes engagées et de femmes artistes.Les œuvres se feront critiques des pratiques d\u2019assimilation et d\u2019homogénéisation liées au colonialisme et au patriarcat.Du 29 mars au 31 mai.Incubateur de la relève Le Musée régional de Ri-mouski s\u2019avère l\u2019incubateur d\u2019une nouvelle génération de commissaires.C\u2019est dans ce musée que St-Jean Aubre avait déployé une première version de l\u2019exposition qui lui a valu les honneurs.Choisie, comme sa prédécesseure, par voie de concours dédié à la relève, Dominique Sirois-Rouleau fera découvrir en mars les œuvres de John Boyle-Singfield, Nadège Grebmeier Forget et Joshua Schwebel, qui brilleront.par leur absence.D\u2019allégeance conceptualiste.Manifestations indirectes mettra de l\u2019avant les copies, les récits ou les reliques des œuvres véritables, octroyant ainsi aux traces et aux documents un rôle crucial dans l\u2019expérience de l\u2019art.Le musée rimouskois accueillait l\u2019été dernier la remarquable rétrospective du travail de Mathieu Beausé-jour, révolte de l\u2019imagination, qui fera maintenant escale à Saint-Hyacinthe, à Expression.Des zones thématiques (Monnaie, Révolution, Impérialisme et Economie radicale) configureront le parcours légèrement rema- nié à la faveur des nouveaux espaces.Une publication sera lancée lors du vernissage, le 14 février.Images et société L\u2019image à portée sociale s\u2019imposera dans les musées au fil de la saison.Le MBAM fera la présentation de la série Mégantic photographié de Benoit Aquin.Ses photos ont retenu l\u2019attention aux Rencontres photographiques d\u2019Arles en 2014 et ne laisseront sprement pas d\u2019indifférents ici.A travers quelque 40 images, l\u2019artiste a capté l\u2019horreur dans les instants qui ont suivi la tragédie du déraillement et de l\u2019explosion du train, exposant avec sobriété le drame humain et ses effets sur l\u2019environnement.Du 18 février au 24 mai.C\u2019est a priori avec un ton plus léger que l\u2019hiver s\u2019annonce au Musée national des beaux-arts du Québec.Sou- cieux visiblement d\u2019élargir ses publics, le musée des plaines d\u2019Abraham fait place aux photos prises par le chanteur Bryan Adams.Ce volet racoleur sera contrebalancé par les reportages photo publiés dans Vogue et Look que la photojournaliste new-yorkaise Lida Moser (1920-2014) a réalisés au Québec à l\u2019été 1950.Au regard de l\u2019étrangère sur la société d\u2019alors s\u2019ajoute l\u2019exposition Incarnations, avec des œuvres contemporaines de la collection.Ce seront les images, entre autres, de Raymonde April, de Geneviève Cadieux et d\u2019Eliane Excoffier montrant le corps dans tous ses états.Les trois expositions s\u2019ouvrent le 19 février.Le Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MACM) fera la projection de The Forgotten Space é^Oll), réalisé par Allan Sekula avec Noel Burch.Le film est l\u2019expression magistrale de la profonde investigation des réalités socio-économiques menée par Sekula (1951-2013).Comme dans plusieurs de ses œuvres, il s\u2019est intéressé à l\u2019industrie maritime en suivant cette fois des navires cargos et le ballet des transactions de la marchandise transportée comme des relations entre les travailleurs impliqués.L\u2019artiste française Sophie Galle sera également au MACM avec deux séries, dont une offrant un visage plus intimiste du paysage marin.Voir la mer récolte les témoignages de Stambouliotes contemplant la mer pour une première fois, loin sans doute de faire ressortir l\u2019économie maritime mondiale qui s\u2019y joue.A partir du 21 janvier.Collaboratrice Le Devoir GALERIES SUITE DE LA PAGE E 14 critique et subversive des grands récits historiques» de Miçhael Blum (dès le 24 janvier).A noter que Phaneuf sera un des artistes les plus en vue cette saison, lui qui expose à Arprim, dès janvier aussi, un travail avec du matériel publicitaire, puis en avril au Lieu, à Québec, un projet sur l\u2019éventuel retour des Nordiques.Aude Moreau, artiste multidisciplinaire connue pour ses subtils commentaires sur le pouvoir économique, aura droit à l\u2019importante expo monographique en art québécois qui prend place chaque hiver à la Galerie de l\u2019UQAM.Intitulée La nuit politique (dès le 6\tmars), l\u2019expo réunit ses travaux enracinés depuis 2009 dans l\u2019espace urbain.A la galerie Les Territoires, The Classroom Without Guarantees (dès le 13 mars) se penchera sur l\u2019impact de la réduction des programmes publics d\u2019éducation en matière culturelle.Chez Art Mûr, Moving Still/Still Moving (dès le 7\tmars) s\u2019attardera aux changements presque imperceptibles et pourtant constants qui touchent le climat, la biologie ou la politique.Dans un même esprit environnemental, la galerie Leonard & Bina Ellen (Université Concordia) présentera Exposer l\u2019écologie des ressources (dès le 20 février), un projet international sur les matières premières.L\u2019arrivée du printemps coïncidera, sinon, avec le retour longtemps attendu de Carlos et Jason Sanchez, dont les images au contenu brutal et à la fine mise en scène dressent de terribles portraits de société.On n\u2019en sait pas plus pour le moment, sinon que la Parisian Laundry exposera huit photos qui seront, de l\u2019avis même de Jeanie Riddle, directrice de cette galerie de Saint-Henri, «dans le style Sanchez, ce qui signifie mal à l\u2019aise» (ou malaise).Collaborateur Le Devoir Kim Kielhofner, détail d\u2019A Spot on the Sun, 2014.Avec l\u2019aimable permission de l\u2019artiste.Petite Ceremonie Medhi Walerski A.U.R.A.Jacopo Godani Walking Mad Johan Inger MjLOKG ¦ Sadler\u2019s Wells - Sidi Larbi Cherkaoui 17-21FÉV AlONTREM.EN LUMIERE 22 - 24 JAN 20 H THEATRE MA SONNEUVE tn CQDresenTaTion avec a nace aes Arts ICKAAASTERDAM ROCCO- Emio Greco I Pieter C.Scholten 3 -14 MAR En copresentation avec la Place des Arts ALAN LAKE FACTORI(E) LE CARRE DES LOMBES Paradoxe Mélodie - Danièle Desnoyers 30AVR-2MAI 2015 Ravages-mn Lake 14-18AVR BCOGECO Métromédi DANSEDANSE.CA E 16 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 JANVIER 2015 RENTREE.DANSE Danse de garçons L\u2019hiver s\u2019annonce mâle sur des scènes pétries d\u2019instinct de survie FREDERIQUE DOYON La danse rime souvent avec féminin.La saison dernière en témoignait avec force.Le tandem Mathilde Monnier/La Ribot, la visite de la troupe de Pina Bausch, la création de Ginette Laurin donnaient notamment le ton, faisant presque oublier que les hommes, malgré leur plus faible nombre au sein de la discipline.Font longtemps dominée du haut de leur influence.Cette iniquité n\u2019empêche pas de reconnaître l\u2019envoûtante puissance des distributions toutes masculines qui s\u2019imposent cet hiver, comme par un coïncidant effet de contre-balancier.Que distillent ces mâles corps de danse ?«Réunir plusieurs hommes permet de se connecter avec l\u2019enfant en soi; il y a une vulnérabilité qui est possible; dans une distribution mixte, on est toujours piégé dans la relation de séduction homme-femme, et c\u2019est difficile de s\u2019en extraire pour exprimer autre chose», explique au Devoir Sylvain Émard à propos de sa nouvelle création.Ce n\u2019est pas la fin du monde, présentée à la fin du mois à l\u2019Agora de la danse.Six interprètes masculins (Adam Barruch, Dylan Crossman, Mark Medrano, Laurence Ramsay, Manuel Roque, Neil Sochasky, Georges-Nicolas Tremblay) y sont en quelque sorte jetés dans l\u2019arène du monde contemporain en mutation.Entre doute et rage, ils naviguent entre leurs identités plurielles, cherchant aussi le sens du groupe dont ils exaltent la puissance.Après les petites formes (solos, duo) de Frqgments -Volume I, Sylvain Émard renoue ici avec une œuvre d\u2019ensemble pour pousser plus loin le thème de l\u2019urgence.Quoique la grande physicalité de sa danse s\u2019y prête bien, il n\u2019y a qu\u2019en 1996 que le chorégraphe a signé une pièce d\u2019hommes, le quintette Rumeurs.11 y explorait l\u2019âme humaine à travers le thème de la mémoire.Un court programme tout masculin, partagé avec le chorégraphe VALERIE SIMMONS Ce n\u2019est pas la fin du monde, la nouvelle création de Sylvain Émard CIE VINCENT MANTSOE Le premier homme de la saison sera le Sud-Africain Vincent Mantsoe.André Gingras aux Pays-Bas en 2007, lui a fait promettre de remettre ça pour une œuvre intégrale.Le rendez-vous marque les 25, ans de sa compagnie, Sylvain Émard Danse.Le premier homme de la saison sera toutefois le Sud-Africain Vincent Mantsoe.Sa présence magnétique lui avait valu le prix du public lors du défunt Festival international de nouvelle danse consacré à l\u2019Afrique en 1999, pour son solo Phokwane.11 est revenu à l\u2019occasion du festival Montréal en lumière en 2007 avec une pièce de groupe, Men-Jaro.Le voici à nouveau en solo \u2014 sa grande force \u2014 et deux fois plutôt qu\u2019une.Skwatta et NTU abordent de manière très différente la misère des townships.Le double programme s\u2019arrête les 23 et 24 janvier au MAI (Montréal Arts Interculturels) avant d\u2019être présenté au Centre national des arts à Ottawa, début février.Concentré pur jus des croisements culturels qui façonnent les écritures artistiques actuelles, Mantsoe conjugue musiques perse, européenne et africaine, et sa danse emprunte tant aux arts martiaux qu\u2019aux mouvements ancrés au sol de son continent natal.Sur le ring On se souvient de l\u2019étrange envoûtement ressenti devant la gestuelle mutante de Ri-masto Orfano en 2005.Revoilà le duo de créateurs néerlandais Emio Greco et Pieter C.Scholten (respectivement chorégraphe et dramaturge) de nouveau invité par Danse Danse du 3 au 14 mars à la Cinquième Salle de la Place des Arts.S\u2019inspirant du grand classique du cinéma Rocco et ses frères, réalisé en 1960 par Luchino Visconti, ROCCO convie le public autour d\u2019un vrai ring de boxe, pour un combat de plusieurs rounds aux multiples tonalités.La suite de duos campés par quatre interprètes oscille entre le viscéral et le virtuose, déployant à la fois l\u2019amour fraternel, la lutte pour une vie meilleure et la quête identitaire.Cette énergie de confrontation se retrouve aussi au cœur du duo, forme récurrente de cette rentrée hivernale déferlant jusqu\u2019au printemps.Would, nouvelle pièce de Mélanie Deniers, en est un.La lutte existentielle entre les interprètes Marc Boivin et Kate Holden se veut une réflexion sur les échecs, les chutes et les actes manqués.La chorégraphe amorce ici un nouveau cycle de création après avoir laissé d\u2019autres artistes recomposer ses pièces maîtresses (Junkyard Paradise et Goodbye) dans Mayday Remix au printemps dernier.Autres tête-à-tête à surveiller, l\u2019installation chorégraphique Wolf Songs for Lambs, de Frédéric Tavernini, inspirée de l\u2019imaginaire de l\u2019enfant et habitée en tandem avec Annie Thériault, au théâtre La Chapelle en avril; Lee Su-Feh et Benoît Lachambre remettent une création à deux dans Sweet Gyre au MAI en février après leur peu concluant Body-Scan au ETA 2009 ; le retour du tandem catalan Mal Pelo (Maria Munoz et Pep Ramis) à l\u2019Agora de la danse fin avril avec Le cinquième hiver.Collaboratrice Le Devoir De retours en reprises Du côté des grands plateaux de danse, le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui (Babel, Sutra, Myth), fidèle invité de Danse Danse, revient cette fois se frotter au tango.Dans Milonga (notre photo), présenté au théâtre Maisonneuve dès le 17 février, dix maîtres de l\u2019art argentin se mêlent à un couple de danse contemporaine en compagnie de cinq musiciens en direct.Les œuvres de danse sont si éphémères qu\u2019on ne peut que saluer leur reprise.Créé il y a 20 ans, le solo emblématique de Louise Bédard, Cartes postales de Chimère, sera incarné en alternance par Lucie Vigneault et Isabelle Poirier, du 25 au 28 février, à l\u2019Agora de la danse.TANGENTE - LABORATOIRE DE MOUVEMENTS CONTEMPORAINS - 'y'r V ¦A -, .û;\t/-é régulierl / étudiant \\Sa.isbh''\u2019dë 'clap'S',_ indiscipTitïéë i014-2015 .V,\t' \u2022Il .>;> I\t.v'V' s » fi\t' .\t\u2022 - tàrugentë.qcÇca fl\u2019' [RioniiinenliiaiM Billetterie Centrale 514.871.2224 SADLERS WELL USINE 0 OFFREZ VOUS LE MEILLEUR DE LA CREATION CONTEMPORAINE EN 2015 Danse / Belgique AH/HA LISBETHGRUWEZ 28.29.30 JAN.Muiti / Québec DREAMLAND THÉÂTRE RUDE INGÉNIERIE 4.5FÉV.-6.7FÉV.Serie Temps d Images Théâtre / Montréal IMPATIENCE EAU DU BAIN 6.7FÉV.Muiti / Montréal CABARET GRAVEL FBÉDÉBIC» GRAVEL 28FÉV.
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