Le devoir, 3 décembre 2014, Cahier A
[" Un projet de loi sur raide médicale à mourir sera étudié à la Chambre haute Page A 2 % Les ballets C de la B présenteront une pièce sur les exclus de la terre au FTA.Page B 8 w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.C V N° 2 7 5 LE DEVOIR, LE MERCREDI 3 DÉCEMBRE 2014 1,13 TAXES = I La porte se referme à Cacouna Tout indique que TransCanada devra trouver un autre lieu pour son port pétrolier GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ MARCO BÉLAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le projet de port pétrolier à Cacouna a pris mardi une nouvelle dose de plomb dans l\u2019aile.Deux, en fait.Le premier ministre Couil-lard a d\u2019abord soutenu que TransCanada devrait «aller vers des sites alternatijs».Et Ottawa a confirmé être sur le point de protéger la zone d\u2019habitat essentiel du béluga, qui se trouve précisément à Cacouna.«Cela rendra beaucoup plus compliquée la tâche d\u2019un promoteur» dont le projet toucherait l\u2019habitat du béluga, a expliqué au Devoir le directeur général de Pêches et Océans Canada pour le Québec, Richard Nadeau.La protection de l\u2019habitat essentiel n\u2019empêche pas de facto tout projet touchant la région visée : mais elle impose au promoteur «le fardeau de faire la preuve claire, nette et précise qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019impact sur la population de bélugas», dit M.Nadeau.A ce stade, peu importe ce qu\u2019en penserait l\u2019Office national de l\u2019énergie, c\u2019est VOIR PAGE A 8 : CACOUNA Les contribuables passent à la caisse Le fardeau fiscal augmente afin d\u2019atteindre le déficit zéro en 2015-2016 3 JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre des Finances, Carlos Leitâo, aux côtés du président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, au moment de la présentation de la mise à jour économique et financière, mardi à Québec.ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La mise à jour économique et financière présentée par le ministre des Finances Carlos Leitâo n\u2019épargne pas les contribuables.Dans le but d\u2019atteindre l\u2019équilibre budgétaire, les Québécois paieront plus d\u2019impôt et de taxes l\u2019an prochain, le gouvernement Couillard réduisant de 600 millions ses dépenses fiscales, dont près de 300 millions touchent les particuliers.S\u2019ajoute une hausse du prix de l\u2019essence d\u2019environ 2 cents en raison de l\u2019inclusion, dès janvier 2015, des distributeurs de carburants au marché du carbone Québec-Californie, après l\u2019enrôlement de la grande industrie, un débours de 200 millions dont plus de la moitié viendra des goussets des simples automobilistes.Une partie de l\u2019augmentation de taxe sur l\u2019assurance sur le capital des assureurs de personnes et d\u2019une surtaxe temporaire pour les institutions financières, une nouvelle ponction d\u2019un peu moins de 300 millions, pourrait également être refilée à leurs clients.Les résultats obtenus «nous permettent d\u2019être optimistes et confiants.Le Québec va mieux, la situation économique et financière s\u2019améliore», a déclaré Carlos Leitâo, qui a donné l\u2019assurance que l\u2019objectif d\u2019un déficit limité à 2,35 milliards cette année et de renouer avec VOIR PAGE A 8 : CONTRIBUABLES Lire aussi > Un déficit gonflé, selon l\u2019opposition.Page A 8 La gauche ne partage pas le soulagement de la droite.Page B 1 L\u2019éditoriai de Jean-Robert Sansfaçon : Encore un p\u2019tit effort! Page A 6 Aujourd\u2019hui Actualités > Frank Zampino aurait joué un rôle de premier plan dans le scandale des compteurs d\u2019eau à Montréal.Page A 3 Le monde > En Israël, les élections législatives anticipées annoncées mardi pourraient amener un gouvernement encore plus à droite.Page B 5 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.A4 B6 B5 B2 Petites annonces.B 6 7\tU * MNBAQ, IDRA LABRIE Jean Paul Riopelle, Sans titre, 1976.Encre sur papier marouflé sur toile.Cette œuvre de 4,5 mètres de long vient enrichir la collection du MNBAQ.Un lumineux Riopelle entre au musée Le don majeur d\u2019Yseult Riopelle accompagne la publication du quatrième tome de son Catalogue raisonné de Jean-Paul Riopelle.FRÉDÉRIQUE DOYON Panorama abstrait aux couleurs légères.Sans titre (1976) de Jean-Paul Riopelle fait son entrée au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).Ce nouveau don majeur, une gouache de 4,5 m de long, entraîne le renouvellement de la section dédiée à ses œuvres sur papier dans l\u2019exposition monographique qui lui est consacrée au pavillon Charles-Baillairgé.«C\u2019est parmi les plus grands formats de sa pro- duction de l\u2019époque, précisait au Devoir Bernard Lamarche, conservateur de l\u2019art actuel du MNBAQ et spécialiste de l\u2019œuvre du peintre et sculpteur, après le lancement mardi.On est dans la deuxième moitié des années 70.Riopelle vit alors entre la France et le Québec et il va renouer avec certaines propositions des années 50.» Le clin d\u2019œil est d\u2019ailleurs souligné par la présence d\u2019une aquarelle.Sans titre (1953), dans le redéploiement des œuvres de papier de l\u2019artiste, qui s\u2019articule donc entièrement autour du don.Un rare fusain de l\u2019artiste, aussi réalisé en 1976, se retrouve également parmi la sélection actualisée qui compte neuf pièces au total.Dominant l\u2019ensemble.Sans titre (1976) est sans conteste l\u2019une des plus imposantes du cor- pus papier de notre Picasso québécois avec Le bestiaire (1989), autre monumental don des filles de l\u2019artiste, Yseult et Sylvie, au musée de la capitale.Elle se distingue par sa lumière particulière et par ses coloris plus évanescents que ceux qu\u2019on rencontre plus couramment chez l\u2019artiste automatiste.L\u2019œuvre n\u2019a rien des dimensions démesurées du fameux Hommage à Rosa Luxemburg, décliné en 30 tableaux intégrés en un triptyque de plus de 40 mètres, également au MNBAQ.Mais elle s\u2019y apparente par son format.«Yseult voulait qu\u2019elle soit ici parce qu\u2019on a déjà /\u2019Hommage à Rosa Luxemburg, ça nous VOIR PAGE A 8 : RIOPELLE 1989 Polytechnique \u2022 L'arme du tueur était dûment enregistrée.\u2022 Il avait rempli tous les papiers et été jugé apte avant d'acheter cette arme.1984 Assemblée nationale \u2022 L'arme du tueur provenait de l'armée où il était caporal.UN REGISTRE CANADIEN DES ARMES À FEU N'AURAIT RIEN CHANGÉ MAIS LES DOSSIERS DE VENTE ONT SERVI POUR IDENTIFIER LÉPINE APRÈS SON SUICIDE.Ligue femmes du Québec fondée en 1957 514-527-1176 Qi< 77831303444849 A 2 LE DEVOIR.LE MERCREDI 3 DECEMBRE 2014 ACTUALITES DONS ILLEGAUX Les conservateurs dans la tourmente Le NPD demande une enquête HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le Parti conservateur estime n\u2019avoir rien à se reprocher, mais il ne court pas de risques pour autant.Si jamais il a touché des dons de SNC-Lavalin contrevenant à l\u2019esprit des règles sur le financement politique, il s\u2019engage à les rembourser.«S\u2019il est déterminé que SNC-Lavalin a effectué des dons illégaux, nous rembourserions ces fonds, comme nous nous attendons à ce que le fassent tous les autres partis», a déclaré mardi à la Chambre des communes Paul Calandra, le secrétaire parlementaire du premier ministre.Le réseau CTV a découvert qu\u2019en 2009, une poignée de hauts dirigeants de la firme d\u2019ingénierie SNC-Lavalin a financé le Parti conservateur.Or, pendant la commission Char-bonneau, un ancien dirigeant a admis que la firme incitait les employés à contribuer aux partis politiques puis les remboursait.Cela est illégal au Canada, les entreprises n\u2019ayant pas le droit de financer les partis.Hors Québec Le Devoir a pu retrouver cinq dirigeants de SNC-Lavalin et leurs épouses ayant contribué en 2009 à la caisse électorale du Parti conservateur.Il s\u2019agit de Feroz Ashraf (vice-président de l\u2019unité Exploitation mine-métallurgie) et Nadira Ashraf, James A.Burke (vice-président exécutif) et Ann A.Burke, Jean Beaudoin (vice-président directeur) et Isabel Piraux, Patrick Lamarre (directeur général du secteur nucléaire) et Marie-Diane Paré, Charles Rate (vice-président exécutif) et Suzanne Rate.Tous ont donné le maximum permis par la loi de 1100$ plus une contribution de 733 $ dans une autre circonscription pour un total de 18 000$.La particularité est que les cinq habitaient hors Québec, mais qu\u2019ils ont tous versé leurs dons à deux associations de circonscription conservatrices québécoises : Laurier-Sainte-Marie, qui était alors le bastion bloquiste de Gilles Du- KK S\u2019il est déterminé que SNC-LaDaün a effectué des dons inégaux, nous rembourserions ces fonds )) Paul Calandra, secrétaire parlementaire de Stephen Harper ceppe, et Portneuf-Jacques-Cartier, fief de l\u2019indépendant André Arthur.Le Parti conservateur n\u2019y avait aucune chance de l\u2019emporter, car il n\u2019a pas présenté de candidat ni en 2008 ni en 2011.En soirée, un porte-parole de SNC-Lavalin a indiqué qu\u2019elle n\u2019avait pas remboursé les dons versés par M.Rate.La firme doit vérifier pour les autres dirigeants.Les courriels du Devoir envoyés à M.Burke et M.Rate sont restés sans réponse.Le NPD a demandé mardi au Commissaire aux élections fédérales de faire enquête sur ce qu\u2019il considère être des «révélations troublantes au sujet du financement du Parti conservateur du Canada par la firme SNC-Lavalin et de l\u2019usage possible de prête-noms pour dissimuler la provenance des fonds».Le Parti conservateur répète qu\u2019il ne peut pas savoir si les donateurs se font rembourser illégalement par leur employeur.Sur le réseau Twitter, le porte-parole du parti, Cory Hann, a écrit que «le Parti conservateur du Canada s\u2019attend à ce que les individus qui font des dons respectent la loi.[.] SNC-Lavalin est responsable de ses propres agissements».Le NPD, lui, estime qu\u2019il est impossible que le Parti conservateur n\u2019eût pas été au courant du caractère factice de ces dons d\u2019individus.«Ils savent très bien ce qui a été fait dans ce cas-là», a soutenu le chef Thomas Mulcair.Le Devoir À l\u2019occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, l\u2019Office des personnes handicapées du Québec félicite les lauréats du Prix À part entière.Pour voir leurs réalisations, rendez-vous au : www.ophq.gouv.qc.ca Ville de Gatineau f n 3 DECEMBRE, JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES HANDICAPÉES a\" Hydro Québec C Q E A Conseil québécois des entreprises adoptees Office des personnes handicapées\t_ _ QuGDCC EJ EJ fi y.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La sénatrice conservatrice Nancy Ruth prend le relais du député conservateur Steven Fletcher et déposera, avec son collègue Larry Campbell, un projet de loi qui permettrait aux provinces de légiférer.L\u2019aide médicale à mourir prend le chemin de la Chambre haute Les Communes débattront du projet de loi avant 2015 HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Gâteux, les sénateurs ?Vieux, en tout cas, et c\u2019est tant mieux.En boutade, la sénatrice conservatrice Nancy Ruth a lancé que le rendez-vous imminent de ses collègues avec la Grande Faucheuse les rendra en effet plus susceptibles d\u2019étudier sérieusement un projet de loi sur le droit de mourir dans la dignité.«Les sénateurs sont suffisamment proches de la mort pour vouloir se pencher sur cette question», a lancé en conférence de presse M\u201c® Ruth, réputée pour son langage coloré.La sénatrice a accepté, en collaboration avec son collègue libéral Larry Campbell, de déposer au Sénat le projet de loi S-225 qui reprend le contenu du projet C-581 que pilote le député Steven Fletcher à la Chambre des communes.M.Fletcher, qui se déplace en fauteuil roulant, veut offrir aux provinces qui le souhaitent la possibilité de légiférer sur l\u2019aide médicale à mourir.A l\u2019heure actuelle, comme le Code criminel (fédéral) interdit l\u2019aide à mourir, il existe un risque réel que les lois provinciales comme celle du Québec soient déclarées invalides par les tribunaux.Les projets de loi stipulent donc que le fait d\u2019aider médicalement un patient à mourir n\u2019est plus un acte criminel.Aux Communes au printemps Le hasard de la procédure parlementaire a fait en sorte que M.Fletcher n\u2019a à peu près aucune chance que son projet de loi soit débattu à la Chambre avant l\u2019élection de 2015.En le faisant déposer au Sénat par une collègue, il s\u2019assure que le débat aura lieu.«Je pense qu\u2019on peut certainement s\u2019attendre à ce qu\u2019il [le projet de loi] revienne du comité tôt au printemps et qu\u2019il soit adopté, si jamais il devait y avoir une élection au printemps, avant cela», indique M\u201c® Ruth.M\u201c® Ruth affirme que, dans son clan conservateur, seulement quatre sénateurs lui ont dit qu\u2019ils voteront contre S-225.Pour ce qui est des autres, «tous ne se sont pas engagés à voter pour, mais tous veulent une chance d\u2019en débattre».Du côté libéral, dit M.Campbell, «il existe un appui écrasant pour que ce débat ait lieu».Le Devoir 25EDE POLYTECHNIQUE Un 6 décembre tourné vers le ciel ISABELLE PARÉ Les activités de commémoration du 6 décembre 1989, qui rallieront des personnalités de tous les horizons politiques, culmineront dans une cérémonie à forte charge symbolique tournée vers le ciel de Montréal.En effet, le point culminant de cette journée de commémoration sera la minute de silence observée lors de la vigile en mémoire des 14 victimes de la tragédie en fin d\u2019après-midi, un moment de recueillement que soulignera avec force dans le ciel de Montréal la firme de conception visuelle Moment Factory.Les organisateurs de l\u2019événement s\u2019abstiennent pour l\u2019instant de donner des détails, mais l\u2019allégorie aura un fort impact dans le ciel de Montréal et rendra visible à des kilo- Après Blaney, MacKay Pour la seconde fois en l\u2019espace de quelques heures, un ministre conservateur a fait bondir l\u2019opposition à Qttawa en raison de propos jugés inappropriés sur la tuerie de l\u2019École polytechnique.Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a déclaré mardi en Chambre qu\u2019on ne saurait possiblement jamais pourquoi Marc Lépine a abattu 14 femmes.«Nous pourrions ne jamais comprendre ce qui s\u2019est passé, pourquoi cela s\u2019est passé, pourquoi ces femmes ont été ciblées dans cet horrible acte de violence», a-t-il soutenu.Abasourdi, Thomas Mulcair est revenu à la charge vers la fin de la période des questions.«Nous savons pourquoi ces femmes ont été ciblées.C\u2019est parce que c\u2019étaient des femmes.C\u2019est ce que Marc Lépine a écrit dans son manifeste», a-t-il martelé, avant de réclamer au ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, le retrait du projet de loi C-42 qui facilite l\u2019accès aux armes à feu.La Presse canadienne mètres à la ronde ce moment clé des commémorations.Mardi, le comité organisateur de la commémoration des 25 ans Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 du drame de l\u2019École polytechnique a de nouveau invité la population à se joindre à la marche aux flambeaux qui partira à 15 h dupimetière Côte-des-Neiges.A 16h30, lors de la vigile «Se souvenir pour elles», retransmise en direct du chalet du Mont-Royal, plusieurs personnalités politiques seront présentes, dont Kim Campbell et John Pa-risella, directeur de cabinet du premier ministre du Québec de l\u2019époque (Robert Bourassa).L\u2019ex-maire de Montréal Jean Doré aurait confirmé sa présence, tout comme Dawn Black, députée néodémocrate à l\u2019origine de la «Journée de commémoration contre la violence dirigée contre les femmes».Le Devoir Prête-noms: des dirigeants mis à l\u2019amende Les dirigeants des firmes de génie-conseil Roche, TDA et Dessau ont reconnu leur culpabilité à des infractions pénales pour avoir violé les lois électorales.Ils ont écopé d\u2019amendes de 85 275$ pour avoir utilisé des stratagèmes de prête-noms qui ont largement profité au PLQ.L\u2019un des principaux témoins de la commission Charbonneau, André Côté, a reconnu sa culpabilité à 34 infractions à lui seul.L\u2019ex-vice-président de Roche a concédé qu\u2019il avait utilisé des prête-noms afin de financer le PLQ, le PQ, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, le maire de Thetford Mines, Luc Berthold, et le parti du maire de Québec, Régis Labeaume.Il a écopé d\u2019amendes totalisant 42 675$.A Baie-Comeau, deux anciens dirigeants de TDA, Sylvain Brisson et Jean-Claude Tremblay, ont reconnu leur culpabilité à des infractions similaires.Ils ont écopé d\u2019amendes de 15 550$ et de 20 100$.Enfin, un ancien dirigeant de Dessau, Jean Plessis-Bélair, a reconnu sa culpabilité pour des contributions illégales au PLQ.Il a écopé d\u2019une amende de 7000$.Le Devoir Collusion: nouvelles accusations à Saint Jean-sur-Richelieu D\u2019autres accusations criminelles viennent d\u2019être portées concernant le truquage d\u2019appels d\u2019offres dans des projets d\u2019infrastructures à Saint-Jean-sur-Ri-chelieu.Le Bureau de la concurrence du Canada a fait savoir, mardi, qu\u2019il avait déposé deux chefs d\u2019accusation contre l\u2019entreprise B.Frégeau et fils et deux autres contre Serge Frégeau en vertu de la Loi sur la concurrence.Le système qui a été mis au jour visait à truquer les appels d\u2019offres de façon à accorder un traitement préférentiel à un groupe d\u2019entrepreneurs pour l\u2019obtention de contrats municipaux reliés à des projets d\u2019infrastructures.Dans ce cas précis, les accusations ont trait à deux appels d\u2019offres totalisant 2,5 millions lancés en 2008 et 2009 pour la construction d\u2019un bassin de rétention d\u2019eau et un projet de réfection d\u2019infrastructure à Saint-Jean-sur-Riche-lieu.Il s\u2019agit d\u2019une troisième série d\u2019accusations portées dans ce dossier.La Presse canadienne Le NPD réclame la proportionnelle Ottawa \u2014 Le Nouveau Parti démocratique revient à la charge en réclamant, à l\u2019occasion de sa journée d\u2019opposition ce mercredi aux Communes, l\u2019adoption d\u2019un système électoral de représentation proportionnelle mixte.Les néodémocrates dénoncent «le système uninominal majoritaire à un tour actuel, qui a permis à maintes reprises à des partis appuyés par une minorité d\u2019électeurs d\u2019obtenir une majorité de sièges».La motion du député Craig Scott propose donc que la prochaine élection en 2015 soit la dernière où 40% des votes envoient un gouvernement majoritaire aux Communes, comme ce fut le cas en 2011 pour les conservateurs.Le NPD en fera de nouveau une question électorale et veut forcer les autres partis à se prononcer dès maintenant.Or les conservateurs, majoritaires, s\u2019opposeront à la motion.Les libéraux pourront de leur côté voter librement, a indiqué le parti, dont les militants ont appuyé une réforme électorale prévoyant la représentation proportionnelle.Le Devoir forum international international forum UN EVENEMENT DU CECI ET DE L'EUMC / A WUSC AND CECI EVENT 23 & 24 JANVIER | MONTREAL Un rdv à ne pas manquer ! WUSC4EUMC LE DEVOIR.LE MERCREDI 3 DECEMBRE 2014 A 3 ACTUALITES Poker électoral Manon CORNELLIER à Ottawa U, ^\t____ '* Le ministre des Anciens Combattants, Julian Fantino, a beau se mettre les pieds dans les plats, le premier ministre Stephen Harper persiste à le défendre.En froid avec les anciens combattants, il lui envoie comme sous-ministre nul autre que l\u2019ancien chef d\u2019état-major Walter Natynczyk.Depuis une semaine, il est dans l\u2019eau bouillante pour avoir laissé entendre que l\u2019investissement de 200 millions de dollars dans les services de santé mentale pour les vétérans, annoncé avant la publication du rapport accablant du vérificateur général, s\u2019étalait sur cinq ou six ans au lieu de.50.Pour toute réponse, le premier ministre a dépêché un haut gradé de son bureau pour agir comme chef de cabinet du ministre.Le ministre Fanüno jouit de la protection du premier ministre parce qu\u2019il est un bon soldat.Il a fait ce qu\u2019on lui demande de faire.Il le fait mal, mais il le fait.Si le Globe and Mail n\u2019avait pas découvert le pot aux roses, peut-être qu\u2019on croirait encore que les 200 millions devaient être dépensés sur une période de cinq ou six ans.La hausse du financement du programme Nutrition Nord, annoncée là encore à quelques jours d\u2019un rapport préoccupant du vérificateur général, ressemble elle aussi à un écran de fumée.L\u2019injection de 11 millions d\u2019ici la fin de l\u2019année financière en cours correspond exactement au manque à gagner envisagé en début d\u2019année par le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord, ce programme étant déficitaire depuis son entrée en vigueur en 2011.La seule vraie nouveauté est la mise en place d\u2019un facteur d\u2019indexation pour assurer une croissance annuelle du financement à partir de l\u2019an prochain.Rien de tout cela ne servira cependant à s\u2019assurer d\u2019une baisse équivalente du prix du panier d\u2019épicerie dans les communautés nordiques isolées ni d\u2019en rejoindre un plus grand nombre.Mais à première vue, là encore, le gouvernement a eu belle apparence.Il en va de même pour les annonces faites en marge du Sommet de la Francophonie.Elles demeurent importantes et font suite à des engagements politiques pris depuis plusieurs années par le gouvernement canadien.Mais il ne s\u2019agit pas de nouveaux investissements à proprement parler.La quasi-totalité des 150 millions sur cinq ans pour soutenir l\u2019Iniüaüve sur les micronutriments, les 500 millions destinés à la vaccination des enfants et les 47 millions sur cinq ans pour la formation et l\u2019enseignement supérieur viendront des fonds promis en mai dernier (3,5 milliards) lors du sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant, tenu à Toronto.On n\u2019ajoute rien à cette cagnotte.M.Harper a toutefois délié les cordons de sa bourse lors de son passage à la réunion du G20.Il a annoncé que le Canada contribuera au nouveau Fonds vert pour le climat, qui doit aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques.Environ 300 millions s\u2019ajouteront aux 1,2 milliard de dollars que le Canada a versés depuis 2010, comme promis, dans le cadre de l\u2019Initiative de financement accéléré.Qu\u2019Ottawa ait tenu parole est à son honneur, mais il y a une ombre au tableau.Environ 75% des 1,2 milliard de dollars ont été transférés «à titre de contributions remboursables dans les banques multilatérales», révélait récemment la commissaire à l\u2019environnement et au développement durable.La moitié des sommes pourraient être «éventuellement» remboursées au Canada, donc représenter une dette pour les pays en développement, ajoutait Julie Gelfand.Est-ce que les nouveaux fonds seront versés de la même manière?On ne le sait pas encore, indique-t-on au bureau du premier ministre.Malheureusement, tous les partis au pouvoir usent de ce genre de stratagèmes quand ils arrivent dans la dernière ligne droite vers les élections générales.Ils embellissent leurs initiatives, se donnent le beau rôle, usent des fonds publics pour charmer les électeurs et, bien sûr, couper l\u2019herbe sous le pied de leurs adversaires.Dans ce dernier cas, les conservateurs ont décidé de dépenser les surplus anticipés en promettant, non seulement des allégements fiscaux aux familles et aux petites entreprises qu\u2019on ne cesse de nous vanter, mais aussi de nouveaux investissements dans les infrastructures totalisant 5,3 milliards sur cinq ans.Le premier ministre en a fait l\u2019annonce la semaine dernière.(Il a aussi évoqué 500 millions destinés aux écoles dans les réserves, mais ces fonds étaient déjà prévus au budget.) Au final, le surplus de l\u2019an prochain sera réduit de 300 millions, ne laissant au gouvernement que 1,6 milliard de dollars de marge de manœuvre, à moins de piger dans sa réserve pour imprévus de 3 milliards.Quiconque prendra le relais après les élections de 2015 aura donc les mains fiées, d\u2019autant plus si le prix du pétrole reste bas.En perpétuelle campagne électorale, les conservateurs misent toujours sur le désintérêt des électeurs pour ce genre de «détails».La partie n\u2019est toutefois pas gagnée dans le dossier des anciens combattants, car la manœuvre de la semaine dernière s\u2019est retournée contre le gouvernement.Il ne pourra pas s\u2019en permettre beaucoup d\u2019autres comme celle-là s\u2019il espère remonter dans les sondages.mcornellier@ledevoir.corn COMPTEURS D\u2019EAU Frank Zampino aurait été au cœur du scandale BRIAN MYLES Ly ancien président du comité ' exécutif, Frank Zampino, aurait joué un rôle de premier plan dans le trucage du contrat de 356 millions de dollars pour l\u2019installation de compteurs d\u2019eau à Montréal.De nouveaux documents judiciaires obtenus par Le Devoir et d\u2019autres médias révèlent que le numéro deux de l\u2019administration Tremblay aurait été mêlé de près aux jeux de coulisses qui ont permis au consortium Génieau (Si-mard-Beaudry et Dessau) de remporter la mise.M.Zampino, déjà accusé de fraude pour la vente au rabais des terrains du Faubourg Contrecœur, aurait été en contact étroit avec les entrepreneurs Tony Accurso et Frank Minicucci (Simard-Beau-dry), l\u2019ingénieur Rosaire Sauriol (Dessau), l\u2019entrepreneur Paolo Catania (F.Catania) et le collecteur de fonds d\u2019Union Montréal Bernard Trépanier.Ils auraient bafoué les règles contractuelles de la Ville de Montréal, interdisant aux élus et aux fonctionnaires de socialiser avec les soumissionnaires.Des instructions très claires avaient été données aux firmes intéressées par le contrat, afin qu\u2019elles ne communiquent pas avec les fonctionnaires ou les élus.« Un manquement à cette règle se- Un BBQ chez Zampino Le réseau social de Frank Zampino englobait des élus encore actifs en politique municipale, révèlent de nouveaux documents judiciaires obtenus par Le Devoir et d\u2019autres médias.Chaque année, Frank Zampino organisait un BBQ à sa résidence d\u2019Anjou.Sur sa liste d\u2019invités figuraient trois politiciens encore actifs : Claude Dauphin (maire de Lachine), Michel Bissonnet (maire de Saint-Léonard) et Mario Battista (conseiller de Saint-Léonard).Des élus d\u2019Union Montréal qui ont pris leur retraite étaient aussi présents : Sammy Forcillo, Cosmo Maciocia, Francine Sénécal et son conjoint, feu Martial Filfion.Des gens d\u2019affaires mêlés aux contrats des compteurs d\u2019eau et du Faubourg Contrecœur assistaient aussi à la petite fête mondaine : Rosaire Sauriol et Paolo Catania.rait considéré comme une faute grave entraînant Vexclusion du candidat de l\u2019appel de propositions», indique un enquêteur dans une déclaration assermentée.Agenda loquace Le document a été produit en cour afin d\u2019obtenir des mandats de perquisition visant les résidences des Accurso, Minicucci, Catania, Zampino, Abdallah et Trépanier.Les informations contenues dans les mandats de perquisition n\u2019ont pas fait l\u2019objet d\u2019un débat devant les tribunaux.lœs documents font état des soupçons des enquêteurs.lœs policiers de l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) ont saisi l\u2019agenda de Frank Zampino dans le cadre de leur enquête.Du- rant la période critique qui couvre le lancement du deuxième appel de propositions (en avril 2007) et la décision du comité de sélection (en novembre 2007), Frank Zampino aurait rencontré Frank Minicucci à trois reprises.Rosaire Sauriol assistait à l\u2019une de ces rencontres.Le jour même du dépôt des propositions, le 10 octobre 2007, M.Zampino rencontrait Frank Minicucci à son bureau de l\u2019hôtel de ville.Entre 2005 et 2008, l\u2019agenda de Frank Zampino mentionne 49 rencontres avec Bernard Trépanier, 12 avec Tony Accurso, 65 avec Rosaire Sauriol, 11 avec Frank Minicucci et 22 avec Paolo Catania.Frank Zampino, Robert Abdallah, Rosaire Sauriol, Frank Minicucci, Tony Accurso, Paolo Catania et Bernard Trépanier sont visés par rUPAC.L\u2019enquête porte sur des infractions possibles de fraude, complot, abus de confiance, corruption dans les affaires municipales et fi*aude envers le gouvernement.Les sept hommes auraient multiplié les sorties au Centre Bell, les voyages, les soupers entre couples, etc.Les enquêteurs étudient minutieusement les activités de ce réseau social.Les perquisitions visaient à mettre la main sur une série d\u2019items: souvenirs, photos, billets de voyage ou cartes d\u2019embarquement, lettres de remerciement, anciens passeports, documents bancaires, courriels, agendas, etc.Ces éléments pourraient s\u2019avérer utiles pour faire la preuve d\u2019infractions d\u2019abus de confiance et de corruption de fonctionnaires.Les enquêteurs ont sollicité des informations auprès de nombreuses compagnies aériennes, afin de déterminer qui avait payé les billets d\u2019avion pour les voyages de Frank Zampino en compagnie Paolo Catania et de Tony Accurso.Ils n\u2019y sont pas arrivés.Les informations relatives à l\u2019adresse de facturation et au mode de paiement sont incomplètes.Personne n\u2019a été arrêté à ce jour, plus de cinq ans après le début de l\u2019enquête.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Montréal: « Journée de deuil » glaciale pour les cols blancs Des centaines de cols blancs en grève ont bravé le fi*oid, mardi, pour manifester devant l\u2019hôtel de ville de Montréal et dénoncer le projet de loi 3 sur les régimes de retraite.Comme le projet de loi pourrait être adopté d\u2019un jour à l\u2019autre, le Syndicat des fonctionnaires municipaux, qui regroupe quelque 10 000 membres sur l\u2019île de Montréal, avait baptisé la grève de 24 heures «Journée de deuil».Plusieurs services ont été perturbés et les bibliothèques, les arénas et les bureaux Accès-Montréal ont été fermés toute la journée, mais le stationnement de rue était gratuit puisque les agents de stationnement qui distribuent les contraventions étaient en grève.C\u2019était la première fois depuis 1967 que les cols blancs de Montréal exerçaient leur droit de grève.Alcool et baiser : le conseiller Jeremy Searle rappelé à l\u2019ordre JEANNE CORRIVEAU Même s\u2019il ne peut sévir contre le conseiller indépendant Jeremy Searle, expulsé de l\u2019assemblée du conseil d\u2019arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce lundi soir, le président du conseil municipal, Frantz Benjamin, entend rappeler à l\u2019élu ses obligations.L\u2019assemblée mensuelle de conseil d\u2019arrondissement venait de commencer lundi soir lorsque M.Searle s\u2019est levé pour aller embrasser sa collègue de Projet Montréal, Magda Popeanu.Selon les élus présents, le conseiller Searle paraissait en état d\u2019ébriété et le baiser donné à M\u201c® Popeanu a mis celle-ci mal à l\u2019aise.Le maire Russell Copeman a alors demandé au conseiller de quitter les lieux, mais celui-ci a refusé d\u2019obtempérer, affichant une attitude de défiance.Il n\u2019est parti que lorsque les policiers sont arrivés sur les fieux.Code d\u2019éthique Frantz Benjamin dit avoir reçu des plaintes de plusieurs élus dans la journée de mardi concernant le comportement de M.Searle.Mais selon lui, seule la Commission municipale pourrait sévir si elle juge que le code d\u2019éthique a été enfreint.«Personne ne souhaite de malheur à M.Searle, mais quand ce genre de chose-là arrive, ça rejaillit sur l\u2019ensemble du conseil», a souligné M.Benjamin, qui a sollicité une rencontre avec M.Searle pour obtenir des explications.Au printemps dernier, après plusieurs déclarations controversées, M.Searle avait reconnu avoir un problème de consommation d\u2019alcool.Il avait toutefois soutenu être traité pour cette dépendance.M.Searle est-il en mesure d\u2019assumer ses fonctions d\u2019élu?«La question se pose», a répondu M.Benjamin sans vouloir s\u2019avancer davantage.M.Copeman a réitéré mardi qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention d\u2019aller plus loin dans ce dossier.De son côté, Magda Popeanu n\u2019entend pas porter plainte.Projet Montréal n\u2019a pas souhaité commenter le dossier.Cet incident survient alors que la semaine dernière, Frantz Benjamin avait fait parvenir à tous les élus une lettre les mettant en garde contre les gestes pouvant s\u2019apparenter à du harcèlement.La Commission de la présidence entend d\u2019ailleurs réviser le code d\u2019éthique des élus dans la foulée des allégations de harcèlement contre deux députées à Ottawa.M.Benjamin indique toutefois n\u2019avoir eu vent d\u2019aucune plainte de harcèlement parmi les élus municipaux depuis qu\u2019il est en poste.Le Devoir L\u2019UQ dispensée du gel des effectifs PHILIPPE OREALI Le gouvernement libéral a plié sous la pression, mardi, et accepté de soustraire le réseau de l\u2019Université du Québec (UQ) à son projet de loi 15 sur la gestion et le contrôle des effectifs du secteur public, comme le lui demandaient l\u2019opposition et les directeurs d\u2019établissement.Une rare victoire pour l\u2019UQ en cette période d\u2019austérité.L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a elle aussi été exemptée.La mesure, qui vise aussi la fonction publique, les cégeps et commissions scolaires, le réseau de la santé et les sociétés d\u2019Etat, impose un gel des effectifs jusqu\u2019à la fin du mois de mars de l\u2019année 2016.L\u2019application d\u2019une telle loi aux dix universités, écoles et instituts du réseau de l\u2019UQ aurait «compliqué leur gestion», voire été «incompatible avec la mission d\u2019enseignement et de recherche», affirmait la présidente, Sylvie Beauchamp, au Devoir en octobre.L\u2019adoption du projet de loi dans sa version non amendée aurait surtout créé deux classes d\u2019universités au sein de la province, arguait pour sa part le recteur de l\u2019UQAM, Robert Proulx, dans une lettre envoyée à Philippe Couillard lundi.«Les universités créées par l\u2019Etat, comme la nôtre, pourraient se voir imposer par des instances externes des contraintes à l\u2019embauche, un contrôle de la rémunération, des restrictions dans leurs choix de développement, une réduction de leur offre de programmes et un accroissement de la reddition de comptes.Les autres universités [à charte, telles McGill et Laval] pourront quant à elles se développer librement.» Trop de reddition de comptes Sylvie Beauchamp s\u2019inquiétait en outre de la multiplication des processus de reddition de compte, plusieurs exigences de la nouvelle loi en matière d\u2019imputabilité s\u2019ajoutant à d\u2019autres déjà prévues dans la loi sur les UQ, selon elle.«C\u2019était de mettre un poids supplémentaire sur les universités alors que les [ressources] nécessaires pour effectuer tout ce travail allaient manquer», a-t-elle souligné.Leurs vœux ont été exaucés par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, à l\u2019issue de l\u2019étude détaillée du projet de loi 15.Déjà, en novembre, le ministre de l\u2019Administration gouvernementale avait déposé un amendement excluant la Caisse de dépôt et placement du Québec et la Commission de la construction du Québec de l\u2019application de la loi que l\u2019Assemblée nationale pourrait bientôt adopter.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 3 DECEMBRE 2014 ACTUALITES Sur Ontario (3 de 4) Solidarité culinaire dans le désert alimentaire La rue Ontario déploie ses nombreux paradoxes sur 6,1 km, dans le sud de Montréal.Longtemps, cette rue unique a agi comme une barrière entre riches et pauvres.Jusqu\u2019à jeudi.Sur Ontario, série et webdocumentaire en quatre étapes, ira à la rencontre de ceux et celles qui en ont fait leur lieu de résidence, de lutte ou d\u2019expérimentation sociale.Ce mercredi, l\u2019insécurité alimentaire dans le quartier Sainte-Marie.SOPHIE CHARTIER L a cuisine des employés des Tours Frontenac, situées derrière la station de métro du même nom, accueille plusieurs fois par mois différents groupes parrainés par l\u2019organisme Rencontres cuisine, une des deux entités membres du Carrefour alimentaire Centre-Sud.Pour Léonie Rouette Tétreault, coordonnatrice des séances de cuisine collective organisées par Rencontres cuisine, la difficulté d\u2019accès aux aliments sains et abordables aux abords du métro Frontenac ne fait pas de doute.Mais en mettant les savoirs en commun, il est possible de bien manger à très peu de fixais.Il y a bien peu de marchés d\u2019alimentation abordables dans Sainte-Marie.Pour sa population relativement vulnérable, il peut être difficile de bien s\u2019alimenter.Mais ces conditions ne doivent pas arrêter les gens de croire à leur droit à une alimenta-tion saine et diversifiée, croit M™'' Rouette Tétreault.«Les cuisines collectives ne règlent pas le problème alimentaire de tout un quartier, affirme-t-elle.Mais nous nous voyons comme des entremetteuses [le travail est réparti entre deux coordonnatrices].Nous fournissons un local et l\u2019équipement, plus un fond de h RENCONTRES CUISINE L\u2019organisme Rencontres cuisine organise plusieurs fois par mois des séances de cuisine collective.7 i cuisine, incluant épices, farine et autres bases.» Le Carrefour alimentaire regroupe aussi le Marché solidaire Frontenac, qui fient un petit marché de fi'uits et légumes devant la station de métro en été.Il gère aussi les vélos-kiosques Fruixi, sorte de petites fruiteries sur deux roues qui font la vente de produits un peu partout dans le Centre-Sud.La mission de l\u2019organisme est aussi orientée vers la sensibilisation aux différentes formes d\u2019agriculture urbaine et à une relation respectueuse avec les aliments.La vision de l\u2019organisme est en grande partie basée sur la prise de conscience et le sens des responsabilités.«Certaines autres cuisines collectives vont vraiment prendre en charge les groupes qu\u2019elles parrainent.Ce n\u2019est pas notre approche.Nous croyons qu\u2019il faut miser sur l\u2019apprentissage commun et [sur le fait] que les gens puissent développer leurs propres outils pour bien man- ger», explique la jeune femme.Les huit groupes qui utilisent actuellement le service se rencontrent à la fréquence qu\u2019ils désirent.Chaque membre du groupe choisit une tâche à accomplir en vue de la séance de préparation du mets choisi.«Nous sommes là pour encadrer les groupes qui débutent et leur expliquer le fonctionnement de la cuisine, ajoute Léonie.Après, lorsque les groupes deviennent à l\u2019aise, ils n\u2019ont plus besoin d\u2019une coordonnatrice surplace.» Rejoindre tout le monde L\u2019un des défis pour Léonie et ses collègues des Rencontres cuisine, dit-elle, est d\u2019interpeller les personnes en difficulté.Alors que le partage des denrées et la mise en commun des savoirs culinaires pourraient grandement bénéficier à une population à très faible revenu, celle-ci est peu représentée dans les activités organisées par l\u2019organisme.«On voudrait tous que les personnes avec très peu de moyens se joignent à nous, explique M™'' Rouette Tétreault.Les personnes vivant avec la pauvreté, ou sur l\u2019aide sociale doivent souvent se tourner vers des solutions de rechange, une alimentation pas très saine, par exemple.Mais il faut garder en tête que pour une mère célibataire qui a trois emplois, par exemple, trouver le temps d\u2019aller faire des achats, passer une soirée dans la cuisine, faire garder les enfants, c\u2019est impossible.» Ce dont Léonie est le plus fière, c\u2019est de permettre à ceux et celles qui ont réellement envie de partager les plaisirs de l\u2019alimentation saine, de le faire.Le Devoir IA Visionnez > Le troisième épi- ^ sodé de notre série Sur Ontario: L\u2019alimentation, entre Saint-Hubert et Moreau, sur l\u2019application tablette du Devoir et à ledevoir.com/sur- Ontario.SQ : le DPCP donne les condées franches an comité de révision BRIAN MYLES L ^ancien juge Pierre Dalphond, la crimina-' liste Lucie Joncas et le procureur Guy Loi-sel ont reçu le mandat de revoir l\u2019enquête sur la mort du petit Nicolas Thorne-Belance.Les trois juristes, nommés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), pourront réexaminer toute la preuve et exiger des compléments d\u2019enquête, le cas échéant Us devront ensuite soumettre leur rapport à la directrice des poursuites criminelles et pénales par intérim, Annick Murphy, et lui faire une recommandation formelle quant à la possibilité de déposer des accusations ou non contre le policier mis en cause.Si jamais des accusations sont portées contre le policier, la poursuite ne sera pas pilotée par un procureur du DPCP, mais plutôt par M'\" Joncas.La mise en place de ce comité de révision vise à assurer «une plus grande transparence» au sein du DPCP, a fait savoir Annick Murphy mardi par voie de communiqué.«Notre organisation doit oeuvrer à ce que justice soit rendue selon la règle de droit, a-t-elle indiqué.Mais nous devons aussi être soucieux que la justice apparaisse avoir été rendue.Il en va de la nécessaire confiance que les gens doivent avoir en notre institution.» À 122 km/h Nicolas Thorne-Belance a succombé à ses blessures lorsqu\u2019un enquêteur de la SQ a percuté la voiture conduite par son père, Mike Belance, en février dernier.Læ policier roulait à 122 km/h dans une zone de 50 km/h pour rattraper un suspect sous filature dans le cadre d\u2019une enquête sur le financement illégal du Parti libéral.A la suite d\u2019une première analyse du dossier, le DPCP a décidé de ne porter aucune accusation contre le policier.Un porte-parole de l\u2019organisme a expliqué que le père avait effectué «une manœuvre qui n\u2019était pas sans risque» en tournant à gauche sur un feu vert Devant le tollé soulevé, la ministre de la Justice et procureure générale, Stéphanie Vallée, a ordonné une nouvelle enquête.Le DPCP a confié la tâche à des juristes expérimentés.Pierre Dalphond a été juge à la Cour d\u2019appel.Lucie Joncas est avocate en droit criminel depuis plus de 20 ans.Enfin, Guy Loisel est un procureur au DPCP depuis 2001, à Matane.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE lOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Tombées - Période des Fêtes Pour la publication d'avis légaux et d'appels d'offres Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 2014 ainsique les 1'^ et 2 janvier 2015 Le service des avis sera fermé ces mêmes journées.RÉSERVATIONS ET MATÉRIELS Publications des mercredis 24 déc.et 31 déc.: les lundis précédents avant midi Publications des samedis 27 déc.et 3 janv.: les lundis précédents avant 16h00 Publications des lundis 29 déc.et 5 janv.: les mardis précédents avant midi Publications des mardis 30 déc.et 6 janv.: les mardis précédents avant 16h00 avisdev@ledevoir.com ^ TéL: 514-985-3344 Téléc: 514-985-3340 Sudoku par Fabien Savary 2\t\t\t5\t\t4\t\t\t8 9\t\t\t\t6\t\t\t\t4 \t\t1\t2\t\t\t\t6\t 6\t\t5\t\t\t2\t7\t\t \t4\t8\t\t\t\t\t\t \t1\t\t\t\t3\t\t\tg \t\t\t\t5\t8\t\t\t \t\t\t\t\t\t6\t\t \t3\t4\t\t\t\t9\t\t5 Niveau de difficulté : DIFFICILE 2853 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous ies chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une iigne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 3\t7\t1\t8\t5\t4\t6\t9\t2 8\t6\t5\t2\t9\t7\t1\t3\t4 4\t2\t9\t3\t6\t1\t7\t5\t8 6\t3\t8\t5\t1\t9\t2\t4\t7 9\t5\t4\t7\t2\t6\t3\t8\t1 7\t1\t2\t4\t8\t3\t5\t6\t9 2\t8\t6\t9\t7\t5\t4\t1\t3 1\t9\t3\t6\t4\t2\t8\t7\t5 5\t4\t7\t1\t3\t8\t9\t2\t6 2852 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Communauté métropolitaine de Montréal AVIS PUBLIC BUDGET Le conseil de la Communauté métropolitaine de Montréal a adopté, à son assemblée extraordinaire du 27 novembre 2014, le budget de l\u2019exercice 2015 au montant de 119 106 821 $ et établissant le montant des quotes-parts des municipalités à 70 184 171 $.Le président du comité exécutif, M.Denis Coderre, a également déposé au cours de cette assemblée, avant l\u2019adoption du budget, le rapport suivant sur la situation financière de la Communauté : ETATS FINANCIERS ET RAPPORT Dü VERIFICATEUR POUR L\u2019EXERCICE BUDGÉTAIRE DE L\u2019ANNÉE 2013 Les états financiers vérifiés pour l\u2019année 2013 ont été déposés au conseil et au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire conformément à la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal.Pour l\u2019année financière 2013, les dépenses se chiffraient à 84,2 M$ et les revenus atteignaient 88,7 M$.Après l\u2019appropriation du surplus, l\u2019augmentation des affectations autorisées par le conseil durant l\u2019année 2013 et la prise en compte du financement à long terme des activités financières, le surplus libre se chiffrait à 3,3 M$.ESTIMATIONS BUDGETAIRES POUR LA FIN DE L\u2019EXERCICE 2014 La situation financière au 30 septembre 2014 indique que les dépenses pour l\u2019exercice financier se terminant le 31 décembre 2014 s\u2019établiront à 96,3 M$.Au niveau des revenus, la totalité des quotes-parts, soit 66,2 M$, a été perçue.Il est prévu qu\u2019un excédent pourra être imputé au budget 2015.BUDGET 2015 Les prévisions budgétaires 2015, dont le comité exécutif recommande l\u2019adoption au conseil, s\u2019élèvent à 119 106 821 $.Il s\u2019agit d\u2019une diminution de \\1\\ 279 $ comparativement au budget 2014.La variation entre les prévisions budgétaires 2014 et 2015 s\u2019explique essentiellement par les remboursements que la Communauté effectue aux offices municipaux d\u2019habitation qui participent aux programmes Habitations à loyer modique et Supplément au loyer, par les interventions en matière de protection et de mise en valeur du territoire ainsi que par la variation des dépenses pour les équipements à caractère métropolitain.Gne somme de 102,9 M$ du budget est réservée pour les interventions de développement et le service de la dette.Ces interventions financent des services qui permettent d\u2019améliorer directement la qualité de vie de la population du Grand Montréal.Ainsi, près de 82 % du budget de la Communauté est destiné aux municipalités et aux organismes intervenant en matière de logement social, de développement économique, d\u2019environnement, d\u2019équipements à caractère métropolitain ainsi que de protection et de mise en valeur du territoire.Les interventions en matière de protection et de mise en valeur du territoire qui seront réalisées en 2015 permettront de poursuivre la réalisation du Sentier cyclable et pédestre entre Oka et Mont-Saint-Hilaire et de la Trame verte et bleue sur le territoire métropolitain.Ces deux projets importants sont prévus au Plan métropolitain d\u2019aménagement et de développement.Le pacte fiscal transitoire conclut entre les municipalités et le gouvernement du Québec diminue de 300 M$ les transferts gouvernementaux aux municipalités.L\u2019abolition de la subvention qui était versée pour les équipements à caractère métropolitain depuis 2001 fait partie des coupures annoncées.En 2015, afin de compenser cette coupure de 13,3 M$, l\u2019agglomération de Montréal assumera une contribution de 7,5 M$.La différence sera assumée par l\u2019affectation d\u2019une partie du surplus non affecté (1,8 M$) et par une contribution spéciale des autres municipalités (4 M$), ce qui portera la quote-part des municipalités à 70,2 M$.Le document des prêuisions budgétaires 2015 est disponible à i\u2019adresse Internet www.cmm.qc.ca ou pour consultation au siège de la Communauté au 1002, rue Sherbrooke Ouest, bureau 2400, a Montréal AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (Article 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de GiSÈLE FONTAiNE Avis est par les présentes donné que la faillite de GISÈLE FONTAINE, sans emploi, 144, Sauvé, Les Coteaux, Québec, J7V 1A6, Canada, est survenue le 24° jour de novembre 2014, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 10° jour de décembre 2014 à 11 00 heures, au Bureau du Syndic (Ile Perrot), 10, Grand Boulevard, bureau 202, Île-Perrot (Québec) Daté à ILE PERROT, Qc, 27\u201d jour de novembre 2014.Martin Trudeau, CIRP, Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC., Syndic 10, Grand Boulevard Bureau 202 île Perrot (Qc) J7V 7P8 Tél.: 514 453-9857 Téléc.: 514 453-2134 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL CAUSE NO 540-14-005871-146 COUR SUPERIEURE DANS L\u2019AFFAIRE DE PIERRETTE SZUMKO Personne visee ANDRE SHUMKO Requérant et MICHELLE GUÉNETTE, DENISE SHUMKO ET LE CURATEUR PUBLIC DU OUÉBEC Personnes interessees/ Mis en cause ASSIGNATION ORDRE est donne a MICHELLE GUÉNETTE de comparaître au greffe de cette cour situe au 2800 boulevard St-Martin Ouest Laval Quebec dans les 30 jours de la publication du present avis dans le journal LE DEVOIR, A defaut de comparaître dans ce delai un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l'expiration de ce delai Soyez avise que la présente REQUÊTE EN REVISION D'UNE DECISION DU GREFFIER AFFIDAVIT DU REQUERANT AVIS DE PRESENTATION sera presentee pour decision devant le tribunal le 6 janvier 2015 a 9h00 en salle 2 02 au palais de justice de Laval Une copie de la procedure décrite ci-dessus a ete laissée au greffe de cette cour a l'intention de MICHELLE GUÉNETTE Laval le 1er décembre 2014 CAROLINA COCULLO GREFFIER ADJOINT PrimeauProulxBAwnrié.Syndics de faillite et gestionnaires Avis de la première assemblée (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans l'affaire de la faillite de : ERIN ROMONA D'SOUZA, Demeurant au 146, Montevista, Dollard-des-Ormeaux, Quebec H9B 3A2 Faillie AVIS est par les présentes donne que la faillite de ERIN ROMONA D'SOUZA est survenue le 25 novembre 2014etque la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 15 décembre 2014 a lOhOO au bureau du syndic Ce 26' jour de novembre 2014 PRIMEAU PROULX ETASSOCIÉ INC, Syndics RICHARD PRIMEAU, CPA, CA Syndic Administrateur 1695, boul.Laval, bureau 330, Laval QC H7S 2M2 Tél.; (450J 972-1030 \u2022 Téléc.; (450J 972-1020 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Opération /1 ^Enfant Soleil operaTionenranTsoieii.ca AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLEE Avis est par les présentes DONNE que la failkte de 9076 0729 Qahebec Inc.ayant sa pnncipale place d\u2019affaires au 119, Des Jaspes, Samt-Colomban QC J5K 2E8, est survenue le 28° jour de novembre 2014, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 15° jour de décembre 2014, à 16h00, au Bureau du Syndic, 4351, Notre-Dame, bureau 109, Laval QC H7W 1T3 Avis est par les présentes DONNE que la faillite de Les Placements Famille Dubois Inc.ayant sa principale place d\u2019affaires au li9.Des Jaspes, Samt-Colomban QC J5K 2E8, est survenue le 28° jour de novembre 2014, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 15° jour de décembre 2014, à 16h30, au Bureau du Syndic, 4351, Notre-Dame, bureau 109, Laval QC H7W 1T3 FAIT À LAVAL, ce F jour de décembre 2014 Jean-Marc Poulin de Courrai, _\t-,\tSyndic et gestionnaire Poulin\t4351, boul.Notre-Dame, bureau 109 Laval (Québec) H7W 1T3 06 uDUIVal Tel.: 450 978-2536 \u2022 Téléc.: 450 978-2759 Allô prof : des services GRATUITS d'aide aux devoirs offerts à la grandeur du Québec! ^\tMontréal\tExtérieur (514) 527-3726\t1-888-776-4455 Québec\tInternet ^\t(418) 843-5355\twww.alloprof.qc.ca Avis est donné qu\u2019à la suite du décès de Charles Henry Bas-tomsky, survenu le 27 novembre 2013,\tlequel était domicilié au 213-3350 Cavendish Boulevard, Montréal, Québec, H4B 2M7, l\u2019inventaire des biens du déiunt a été préparé par Madame Janet Hunte, en sa qualité de liquidatrice L\u2019inventaire a été complété le 25 novembre 2014 et peut être consulté par les intéressés aux bureaux de Spiegel Sohmer Inc, 1255, rue Peel, bureau 1000, Montréal, Québec, H3B 2T9 La personne responsable du dossier est Me Zachary Lisak Donné ce 1 °\u2019jour de décembre 2014 Janet Hunte AVIS PRENEZ AVIS qu\u2019à la suite du décès de Feu Yvan FOREST, en son vivant résidant au 2768, chemin des Patriotes, Saint-Ours, Québec, JOG 1P0, survenu le 22 septembre 2014, un inventaire des biens du déiunt a été tait par le liquidateur, Louise CHAMPOUX, le 28 novembre 2014,\tconiormément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Marie-Philippe MONCEAU, notaire sise au 340, rue Frontenac, Berthierville, (Québec), JOK 1A0 Donné ce 1 décembre 2014 Me Marie-Philippe MONCEAU, notaire PRENEZ AVIS QUE Luis EVO-RA (MEJIA), en son vivant domicilié au 800, place du Parc à Pointe-aux-Trembles, province de Québec, Ht B 3B9, est décédé le 27 janvier 2014 Un inventaire de ses biens a été dressé coniormément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de la notaire Monica Ramos Saldarriaga au 6424, rue Jean-Talon Est, bureau 218, Saint-Léonard, Québec, H1S 1M8 Donné ce 14 novembre 2014 Amelia RODRIGUEZ CHOPIN et Bryan Francis EVORA, Liquidateurs AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Avis est par les présentes donné que FONDS DE FORMATION CONTINUE ET DE PERFECTIONNEMENT RELATIF AUX RESPONSABLES D\u2019UN SERVICE DE GARDE EN MILIEU FAMILIAL demandera au Registrai-re des entreprises la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec) Le siège de la compagnie est situé au 1000, rue De La Gauchetière Ouest, bureau 3700, Montréal, Québec H3B 4W5 Montréal, le 1°\u2019 décembre 2014 Les conseillers juridiques de la compagnie, MILLER THOMSON SENCRL AVOCATS m Association québécoise des troubles d\u2019apprentissage « J\u2019apprends différemment parce que j\u2019ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2014 A 5 ACTUALITES COLOMBIE-BRITANNIQUE Les francophones devant la Cour suprême pour leurs écoles PHILIPPE ORFALI AUX prises avec des écoles délabrées et des ressources insuffisantes, la population francophone de Colombie-Britannique poursuit sa lutte pour l\u2019équité.Mardi, devant la Cour suprême du Canada, les parents de l\u2019école primaire Rose-des-Vents de Vancouver ont réclamé un établissement «équivalent» à ceux de la majorité.Le premier de deux procès intentés contre la province à cet égard.Fondée en 2001, Rose-des-Vents accueille aujourd\u2019hui plus de 350 élèves.Il s\u2019agit de la seule école primaire francophone desservant l\u2019ouest de Vancouver.Depuis 2010, les parents des élèves fréquentant l\u2019école et le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique réclament devant la cour un établissement «de qualité équivalente aux établissements scolaires» détenus par la majorité anglophone du même secteur.En vain.Ils espèrent désormais que le plus haut tribunal au pays rétablira le jugement de la Cour suprême de Colombie-Britannique, et conclura que Rose-des-Vents est «surpeuplée, moins facilement accessible que les écoles de langue anglaise de la région et que ses installations [sont] de piètre qualité», ce qui constituerait une violation de l\u2019article 23 de la Charte des droits et libertés.Un jugement qui ferait écho à d\u2019autres rendus par le tribunal concernant l\u2019éducation dans la langue de la minorité ailleurs au pays.«Pourquoi doit-on toujours se rendre en Cour suprême pour l\u2019éducation francophone ?Le coût.Vancouver détient le marché immobilier le plus dispen- dieux au pays.Et l\u2019éducation, ça coûte très cher», souligne l\u2019avocat Mark Power, qui représente le Conseil scolaire.Poursuites multiples Depuis la création du système d\u2019éducation francophone provincial, en 1995, le Conseil scolaire a lui-même été impliqué dans trois poursuites.En 2010, les parents de Rose-des-Vents avaient traîné le Conseil devant les tribunaux pour remédier à la surpopulation et au sous-fmance-ment de l\u2019école.Ce n\u2019est que plus tard que les deux parties ont convenu de poursuivre conjointement le gouvernement à cette fin.Le Conseil poursuit actuellement Victoria dans le cas de 15 autres écoles pour les mêmes motifs.Le gouvernement de la Colombie-Britannique a décliné la demande d\u2019entrevue du Devoir.La province compte 71 000 francophones, dont 42 000 vivent à Vancouver et Victoria.Le réseau scolaire compte 36 écoles accueillant près de 5300 jeunes.Le Devoir Procès Magnotta: schizophrène, mais conscient?Le psychiatre expert de la Couronne au procès de Luka Rocco Magnotta a soutenu mardi que même si l\u2019accusé avait souffert de schizophrénie, il aurait quand même su que ce qu\u2019il faisait au moment du meurtre de Jim Lin était mal.Depuis le début de son témoignage, le docteur Gilles Chamberland met en doute ce diagnostic de schizophrénie.11 a cependant soutenu mardi que même si on acceptait ce diagnostic, rien n\u2019indique que Magnotta avait perdu contact avec la réalité au moment du crime.La Presse canadienne LAISSEZ-NOUS SOIGNER Nous sommes 65 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes, qui nous battons chaque jour pour exercer notre profession pleinement: prodiguer des soins sécuritaires et de qualité.La surcharge de travail et les ratios soignantes/patients insensés minent notre profession et - surtout - votre santé.Pouvoir prodiguer des soins sécuritaires et de qualité, c\u2019est notre lutte et votre droit.Appuyez-nous.FEDERATION INTERPROFESSIONNELLE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC fiqsante.qc.ca ^ f A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2014 EDITORIAL MINIBUDGET Encore un p\u2019tit effort ! Plus qu\u2019une simple mise à jour de l\u2019état des finances publiques de mi-année, le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitâo, a présenté mardi un minibudget contenant des augmentations de taxes pour les entreprises et les particuliers.On pourra s\u2019en plaindre, mais il y a aussi des limites à comprimer les services publics.L Jean-Robert Sansfaçon a série de compressions annoncée ces derniers mois par le gouvernement Couillard continue de susciter la grogne comme la manifestation du week-end dernier en faisait foi.Que l\u2019on qualifie l\u2019exercice de mesures d\u2019austérité ou simplement de ralentissement de la croissance des dépenses, on a raison de s\u2019inquiéter des répercussions de ces décisions politiques sur la qualité des services, et même sur la croissance de l\u2019économie.En revanche, la simple logique nous force à conclure que si on ne réduit pas les dépenses maintenant, le seul choix qui reste est d\u2019augmenter les revenus ou de laisser la dette croître indéfiniment, ce que personne ne souhaite.Le minibudget présenté mardi fait le choix d\u2019ajouter 600,mil-lions de nouveaux revenus à la colonne des recettes de l\u2019État : 338 millions assumés par les entreprises du secteur financier, et 262 millions par les particuliers.Les automobilistes seront mis à contribution par leur prime d\u2019assurance privée qui augmentera en moyenne de 20 $ par année, et l\u2019immatriculation de leur voiture s\u2019il s\u2019agit d\u2019une grosse cylindrée (entre 3,23$ de plus par année pour une cylindrée de 4 litres \u2014 à ne pas confondre avec une 4 cylindres \u2014 et 262 $ pour les monstres de 7 litres).Mais ceux qui seront sans doute les plus fâchés, ce sont les membres d\u2019un ordre professionnel ou d\u2019un syndicat qui devront désormais se contenter d\u2019un crédit d\u2019impôt de 10% au lieu de 20% du montant de leur cotisation annuelle, soit l\u2019équivalent de la norme en vigueur dans les autres provinces, précise le document ministériel en guise de justification.Ces mesures s\u2019ajoutent évidemment à celles qui ont déjà été annoncées par le même gouvernement.et par celui qui l\u2019a précédé.On pense aux frais de garde, à la fin de la gratuité pour la reproduction assistée, à l\u2019augmentation des tarifs d\u2019électricité, à l\u2019ajout d\u2019un nouveau palier d\u2019impôt pour les mieux nantis et à l\u2019augmentation des taxes scolaires et municipales pour les propriétaires, pour ne nommer que les plus évidentes.Au total, depuis trois ans, ce sont des centaines de dollars supplémentaires par année que doivent assumer les contribuables du Québec pour soutenir la croissance des dépenses de l\u2019État.Malgré cela, la dette continue d\u2019augmenter au rythme de 2 à 5 milliards par année à cause des déficits et des emprunts liés au programme d\u2019infrastructures.Heureusement que les taux d\u2019intérêt se maintiennent à un niveau plancher historique parce que sinon, ce n\u2019est plus au scalpel qu\u2019il faudrait s\u2019y prendre comme c\u2019est encore le cas cette fois-ci.Le gouvernement Couillard n\u2019a pas le choix : il doit réussir l\u2019exercice entrepris au lendemain des élections même s\u2019il trahit plusieurs promesses électorales.Il doit réussir, et le plus tôt sera le mieux, parce que les Québécois sont exaspérés d\u2019entendre parler de compressions et de hausses de tarifs autant que d\u2019en subir les conséquences dans leur vie quotidienne.Heureusement, la mise à jour de cette semaine laisse entrevoir qu\u2019il y aura une fin à cette étape difficile de notre vie collective.Reste à savoir ce qui nous attend après, car ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on nous fait le coup de la lumière au bout du tunnel.LE MOIS D\u2019OBAMA Le président actif A Serge Truffaut u lendemain de la défaite des démocrates lors des législatives, Barack Obama a osé faire ce que ses prédécesseurs n\u2019avaient pas osé et a semé du coup l\u2019embarras dans le camp des républicains.C\u2019est bien simple, le chef de l\u2019exécutif s\u2019est singularisé par son activisme.Il a rythmé chaque semaine du mois de novembre par l\u2019annonce de mesures à la portée considérable.Et ce, en adoptant les inflexions du défi.Qu\u2019on y songe : il a «viré » Chuck Hagel, le républicain qui occupait le poste de secrétaire à la Défense.Au ministère de la Justice, il a remplacé Eric Holder par une experte des droits civiques, Loretta Lynch.Il a conclu un accord avec son homologue chinois portant sur la réduction des gaz à effet de serre.Il a enfin, et surtout, proposé *\t^ qu\u2019une amnistie soit accordée à des millions et ^ ¦\tdes millions de migrants sans papiers.Bref il n\u2019a pas laissé aux républicains le loisir de savourer leur nouvelle majorité au Congrès.De Ronald Reagan à George Bush Jr., tous les présidents qui ont été réélus nous avaient habitués, si l\u2019on peut dire, à alterner les voyages à l\u2019étranger avec les activités honorifiques et la gestion de leur legs politique.Là, nous sommes en présence d\u2019un homme qui, plutôt que de se plier à la fatalité induite par la défaite des démocrates, entend faire savoir à chacun qu\u2019il va user des recours décisionnels que la Constitution accorde au chef de l\u2019exécutif.Autrement dit, qu\u2019on ne compte pas sur lui pour accepter sans broncher le rôle de canard boiteux promis par la galerie de ses contempteurs.En alignant décisions et nominations durant quatre semaines, Obama a bouleversé les plans des républicains.On pense no-tammenf voire surtouf à celui-ci: un contingent du Grand Old Party songeait sérieusement à ne pas accorder au gouverne-menf à l\u2019appareil d\u2019Étaf le financement nécessaire à ses activités quotidiennes.Autrement dit, ces élus se disaient prêts à «fermer» l\u2019État en date du 11 décembre prochain, date à laquelle se termine l\u2019exercice 2013-2014.Ils entendaient donc faire ce qu\u2019ils ont fait à l\u2019automne 2013, qui leur avait coûté si cher en popularité et en crédibilité.Ces effets qui n\u2019ont rien des effets de manche ont alimenté passablement la zizanie entre les républicains dits classiques, comme John Boehner, leur leader à la Chambre des représentants, et ceux qui défendent bec et ongles les positions du Tea Party.Tant bien que mal, les premiers ont étouffé, pour l\u2019instant du moins, les aspirations guerrières des seconds en soulignant que, si au cours de l\u2019année qui s\u2019en vienf et seulement elle, les couteaux sont sortis et visent l\u2019exécutif, alors les républicains perdront la présidentielle.C\u2019est ce qu\u2019on appelle un pensez-y-bien.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET WûiTf D\u2018îfAAAAT(îiCUl.ATii)N DtÇ\tCtfLiupdiES MonT Tf le :i.Ç 1 îDli LETTRES Un discours douteux Qui veut noyer son chien l\u2019accuse de la rage.Ce discours mortifère est à la portée du monde économique du fait qu\u2019on peut faire dire aux chiffres ce que l\u2019on veut.Ainsi, pour faire croire que nous vivons collectivement au-dessus de nos moyens, on peut noter, comme le fait la commission Robillard, qu\u2019au chapitre de la famille le Québec dépense beaucoup plus que l\u2019Ontario, pourtant plus riche, soit chaque année la somme de 467 dollars de plus par personne.Mais Josée Boileau le faisait remarquer le 24 novembre dernier, ce discours perd son effet alarmiste dès qu\u2019on cesse de taire que cet écart est dû au maintien du réseau québécois de garderies qui fait l\u2019envie de nos voisins.Cette malléabilité des chiffres semble permettre au ministre Coiteux de justifier ses coupes, compressions et hausses tarifaires en répétant sur un ton alarmiste et péremptoire que notre déficit s\u2019élève au-delà des 3 milliards.Or, comme le révèle une étude récente de l\u2019Institut de recherche et d\u2019information socio-économique 0RISX les données budgétaires du ministre ne tiennent pas compte de distinctions importantes, comme celles entre la bonne et la mauvaise dette, entre dépenses et investissements, etc.Cela permet étrangement à M.Coiteux de comptabiliser comme une dépense l\u2019épargne que représentent les sommes importantes versées dans le Fonds des générations.Aussi est-il urgent de s\u2019assurer que le fait de jouer avec les chiffres du déficit ne soit pas le fait d\u2019un discours idéologique mortifère pour le modèle québécois.Gérard Lévesque Lévis, le 28 novembre 2014 Buissonneau vers l\u2019inconnu Paul est toujours vivant.Les êtres rares ne disparaissent pas.Ils laissent trop d\u2019émotions et de valeurs autour d\u2019eux.Ce bonhomme colérique et tendre, déjanté et méticuleux ne cesse jamais de nous surprendre.Parti de rien, il devient un créateur qui ne connaît pas les compromis.Entre ses émissions de télé, sa roulotte et son Théâtre de QuafSous, il chemine avec aisance hors des sentiers battus.Curieux, il observe la comédie humaine et la transpose à sa façon.Jamais satisfait, il termine une page et repart vers l\u2019inconnu.Lorsque je suis arrivé ici en 1970 avec quelques pièces de théâtre dans mon sac, Radio-Canada a commencé par me bouder.J\u2019allais de refus en refus.Mais Paul n\u2019a pas hésité à monter ma première pièce.Le bon monde, et il a choisi nul autre que Jean Du-ceppe pour le rôle principal.Je lui dois le début de ma carrière au Québec.Par la suite, toujours au QuafSous, il a mis en scène plusieurs autres de mes pièces avec des comédiennes comme Hélène Loiselle et Louise Latraverse.Puis, ma carrière s\u2019orientant vers la télévision, nous nous sommes perdus de vue.Dommage.Ces dernières années, j\u2019ai pensé à plusieurs reprises lui rendre visite et, hélas, je ne l\u2019ai pas fait.C\u2019est une chose que je regrette.Pourquoi attendre pour dire à ceux qui ont marqué notre vie qu\u2019on les aime?Désolé, Paul.Pour cet homme insatiable, toute personne est un acteur dans le jeu de la vie, tout objet trouvé sm un trottoir peut servir dans le décor, toute situation quotidienne, aussi banale soit-elle, est une inspiration, il improvise, il fonce.Il ne suit pas les modes.Avec lui, c\u2019est à prendre ou à laisser.Les artistes de talent ne manquent pas.Mais les Paul Buissonneau ne courent pas les rues.Alors, continuons de le fréquenter dans notre jardin de souvenirs.Salut, Paul.Michel Faure Le L\u2019'décembre 2014 LIBRE OPINION Mine Arnaud, un précipice financier et écologique UGO LAPOINTE Cofondateur et porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine MARC NANTEL Premier vice-président de la Centrale des syndicats du Québec CHRISTIAN SIMARD Directeur général de Nature Québec Alors que le gouvernement Couillard subit présentement de fortes pressions afin d\u2019autoriser le projet Mine Arnaud à Sept-Iles, nous sonnons l\u2019alarme : ce projet risque d\u2019être un précipice financier et environnemental qui concerne tous les Québécois.A l\u2019heure oû tous les Québécois subissent l\u2019austérité et des coupes, dépenser plus de 500 millions de fonds publics dans un projet minier dont la rentabilité financière et la viabilité environnementale n\u2019ont pas été démontrées s\u2019avérerait un gaspillage honteux.Le projet appartient majoritairement à Investissement Québec.On est en droit de se demander si autant d\u2019argent ne serait pas mieux investi ailleurs dans l\u2019économie du Québec.Le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) a d\u2019ailleurs critiqué sévèrement ce projet en le qualifiant de «non acceptable» pour des raisons de santé, de sécurité et d\u2019environnement.Le BAPE a également remis en question la viabilité économique du projet dans un contexte de baisse mondiale des prix du phosphate et de l\u2019offre abondante sur les marchés internationaux.Les plus récentes prévisions de la Banque mondiale vont dans le même sens, avec une baisse anticipée du prix du phosphate pour les dix prochaines années.Mine Arnaud prétend que son phosphate est «si pur» qu\u2019il n\u2019est pas assujetti à la loi des marchés internationaux, un argument qui ne tient pas du tout la route et qui a aussi été mis en doute par le BAPE.Mine Arnaud affirme que sa production serait achetée par la multinationale Yara International.Or, aucun contrat de vente n\u2019a été confirmé à ce jour.Et dans le contexte actuel du marché baissier.Investissement Québec est dans une très mauvaise posture pour négocier un prix de vente avantageux, ce qui risque d\u2019affecter davantage la rentabilité du projet.Sur le plan environnemental, imaginez : situées à proximité de la ville et de la baie de Sept-Iles (eaux du Saint-Laurent), la fosse de 3,5 km de longueur et les millions de tonnes de résidus miniers générés pourraient facilement asseoir près de 50 stades olympiques.Le BAPE craint en particulier les impacts qu\u2019entraînerait un glissement de terrain ou un déversement minier sur les résidences, les infrastryctures et les eaux de la baie de Sept-Iles, tous situés à quelques centaines de mètres en aval du site.Selon le BAPE, un bris des infrastructures serait «catastrophique» pour la sécurité de la population régionale (l\u2019unique route d\u2019accès bloquée), voire pour l\u2019ensemble du Québec (courant des lignes électriques Churchill et La Romaine interrompu).Le BAPE craint également les impacts de la mine à ciel ouvert sur les eaux souterraines et la contamination à long terme.Malgré ces lacunes importantes et la division sociale engendrée par le projet, les pressions sur le gouvernement se sont intensifiées depuis que la mine de fer Lac Bloom de la compagnie Cliff Resources a récemment annoncé sa fermeture à cause des prix baissiers du fer.Les tenants du projet, les «Go Arnaud », profitent d\u2019un ralentissement économique régional pour forcer la main du gouvernement Couillard afin qu\u2019il signe un décret d\u2019autorisation.Armés d\u2019un sondage largement influencé par une campagne de promotion payée à grands frais par des commerçants de Sept-Iles, les « Go Arnaud » demandent maintenant aux élus et au gouvernement d\u2019autoriser le projet sans poser de questions.Nous nous opposons à ce type de manœuvre politique et de décision précipitée.Nous n\u2019accepterions pas que nos élus et le gouvernement se pincent le nez et plongent les yeux fermés dans ce qui pourrait être un dangereux précipice financier et environnemental.Investissement Québec a encore beaucoup de réponses à fournir, surtout dans le contexte des coupes que subissent tous les Québécois et de la nécessité d\u2019assurer un développement viable de nos ressources pour les générations futures. LE DEVOIR LE MERCREDI DECEMBRE 2014 A 7 IDEES SADE 1740-1814 Bicentenaire de la mort d\u2019un monstre de la littérature Sade semble agir comme un test de Rorschach sur lequel l\u2019on projette son propre inconscient JULIE PAQUETTE Docteure en science politique et chargée de cours à l\u2019Université du Québec à Montréal.L\u2019auteure a rédigé une thèse de doctorat sur la critique des volontés d\u2019absolu dans l\u2019œuvre du marquis de Sade.n célèbre cette semaine le bicentenaire de la mort, le 2 décembre 1814, du marquis de Sade.Le testament de Sade précisait qu\u2019il désirait être enseveli anonymement, dans une fosse où l\u2019on planterait des glands, afin que sa trace s\u2019efface à jamais.L\u2019objectif semble raté.Quoique, de cet auteur dont on connaît surtout les romans clandestins : La philosophie dans le boudoir, La nouvelle Justine ou encore Les cent vingt journées de Sodome (dont le manuscrit avait été perdu lors de la prise de la Bastille) l\u2019on a peu retenu, voire oublié, le Sade auteur d\u2019une vingtaine de pièces de théâtre, de contes, historiettes et fabliaux, de romans historiques, de récits de voyage (notamment en Italie), d\u2019opuscules politiques et j\u2019en passe.Acteur de la Révolution?Le marquis, emprisonné entre autres à Vincennes, puis à la Bastille et à l\u2019hospice de Cha-renton, aura passé plus de 30 années de sa vie en prison, et ce, sous trois régimes différents.Critique de la monarchie autant que de la Terreur, secrétaire de la section des Piques auprès de Robespierre et de Saint Just, maître de la réforme des hospices et des hôpitaux, auteur d\u2019idée sur le mode de sanction des lois et metteur en scène d\u2019une troupe de fous qu\u2019il fera monter sur les planches de l\u2019hospice où il est détenu ; Sade sera non seulement un témoin privilégié, mais aussi un acteur de cette France de la fin du XVIIL.De Sade au sadisme Après sa mort, Sade sombre momentanément dans l\u2019oubli.Peu nombreux sont ceux qui, au XIX® siècle, s\u2019intéresseront à son œuvre ; à l\u2019exception notoire de Guillaume Apollinaire ainsi que de Leopold Von Krafft-Eb-bing qui, avec son célèbre Psychopathia sexualis, publié en 1886, sera le premier à tenter d\u2019expliciter la perversion qu\u2019est le sadisme.Parler de Sade nécessite donc, le plus souvent, un détour par l\u2019adjectif issu de son nom: le sadisme (comme l\u2019adjectif «masochisme» était tiré du nom de Léopold Von Sacher-Masoch, auteur de la célèbre Vénus à la fourrure) De Sade « sous le manteau » à la Pléiade Les premières éditions des œuvres complètes de Sade (publiées sous le nom de l\u2019éditeur et non pas « sous le manteau » comme r j! î 1 '¦iLî**
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