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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2014-10-30, Collections de BAnQ.

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[" Sécurité ferroviaire : dix vérificateurs de plus, mais pas plus de vérifications sur le terrain Page a 3 >> www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C V 2 4 6 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 OCTOBRE 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Internet Ottawa songe à punir la glorification du terrorisme HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le crime de pensée terroriste pourrait bien être instauré au Canada.Le ministre de la Justice, Peter MacKay, a confirmé la rumeur voulant que le gouvernement conservateur songe à ériger en infraction le fait de glorifier un attentat sur Internet.Mais déjà, les commissaires à la protection de la vie privée au Canada mettent en garde Ottawa contre la tentation d\u2019aller trop loin au nom de la sécurité.Tout en insistant sur le fait que la décision n\u2019est pas encore prise, le ministre MacKay a offert un avant-goût de ce qu\u2019il avait en tête pour donner suite à la fusillade au parlement.«Oui, il n\u2019y a aucun doute que ce genre de maté-À\tV riel est souvent utilisé pour re- mt cruter, pour inciter et \u2014 je J n\u2019aime pas ce mot \u2014 glorifier, a \u201c ¦ expliqué M.MacKay.Nous re-Peter MacKay gardons d\u2019autres juridictions, la Grande-Bretagne en particulier.Ils ont une législation que nous étudions.» Le ministre fait probablement référence au Terrorism Act de 2006.Dans cette loi consultée par Le Devoir, on lit qu\u2019il est criminel «de publier des encouragements directs ou indirects à la perpétration, préparation ou instigation d\u2019actes terroristes».Sont considérées comme de tels encouragements les «déclarations qui glorifient la perpétration ou la préparation (que ce soit dans le passé, le futur ou de manière générale) de tels actes ou crimes».Il est aussi écrit dans cette loi britannique que les déclarations interdites sont celles pouvant être comprises par le public comme «l\u2019invitant à imiter les actes glorifiés».Mais où tracer la ligne entre la criminalisation d\u2019un geste et la criminalisation d\u2019une pensée ?Le ministre estime qu\u2019il faut établir des «normes objectives, par exemple déterminer si le matériel en question est en retrait ou s\u2019il va plus VOIR PAGE A 8 : TERRORISME Etude À la congestion des urgences correspond une hausse de la mortalité ISABELLE PARE La congestion dans les urgences est clairement associée à une hausse de la mortalité, démontre la plus vaste étude épidémiologique réalisée à ce sujet au Québec.Pour chaque épisode de pointe forçant Turgence à dépasser de 10% sa capacité moyenne de patients alités, on note une hausse de 3% des décès et des réadmissions à l\u2019hôpital.Publiée dans le numéro d\u2019octobre ô)Academie Emergency Medecine, cette étude se fonde sur les données obtenues de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ) concernant 1,3 million de visites réalisées dans 42 urgences du Québec en 2005.Cosignée notamment par l\u2019épidémiologiste Jane MeCusker et le Alain Vadeboncœur, chef du service de médecine d\u2019urgence à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal (ICM), cette recherche établit une relation claire entre les périodes de congestion à l\u2019ur-gence et les effets indésirables sur la santé des patients, jusqu\u2019à 30 jours après leur admission.En croisant les taux de décès avec l\u2019achalandage moyen des urgences, on a observé que VOIR PAGE A 8 : URGENCES Réforme de la santé Vent de colère chez les anglophones La communauté pourrait s\u2019adresser à Injustice pour défendre ses établissements AMELIE DAOUST-BOISVERT abolition de 22 des 23 établissements de ' santé anglophones du Québec qui découle du projet de loi 10 de Gaétan Barrette soulève Tire de la communauté anglophone, déterminée à défendre ses institutions jusque devant les tribunaux.Les hôpitaux anglophones ne fermeront pas, mais la communauté craint que la perte de leur gouvernance locale ne soit que la première étape vers leur marginalisation.En entrevue éditoriale avec Le Devoir, «oui», affirment des leaders de la communauté, ils porteront leur cause devant les tribunaux en dernier re- cours.Pour l\u2019heure, un vent de mobilisation se lève.Appels aux députés, pétitions, dénonciations sur la place publique, interpellation du premier ministre Philippe Couillard, tous les moyens seront mis en place, dit Sara Saber-Ereedman.La prési- VOIR PAGE A 8 : ANGLOPHONES Des renforts pour les Kurdes de Kobané ILYAS AKENGIN AGENCE ERANCE PRESSE Une Kurde a fait le signe de la victoire au moment où des milliers d\u2019habitants ont accueilli en Turquie l\u2019un des deux convois de combattants kurdes irakiens (peshmergas) arrivés mercredi pour aller prêter main-forte aux Kurdes syriens défendant la ville de Kobané.Pendant ce moment, des rebelles de l\u2019Armée syrienne libre sont entrés en Syrie depuis la Turquie pour aller eux aussi combattre les djihadistes.Page B 5 Alberta Les « otages » de Fort McMurray Des autochtones n\u2019ont d\u2019autre choix que de travailler dans l\u2019industrie des sables bitumineux, à l\u2019encontre de leurs valeurs LAURA PELLETIER à Fort McMurray Parmi les 17 000 travailleurs d\u2019origine autochtone qui œuvrent dans l\u2019industrie des sables bitumineux au Canada, plusieurs s\u2019opposent à ce type d\u2019exploitation qui va à l\u2019encontre de leurs valeurs culturelles.Ces emplois sont toutefois les seuls disponibles dans leur région, à un point tel que les défenseurs des autochtones qualifient ces travailleurs d\u2019« otages économiques».«J\u2019entends ces histoires tout le temps; des gens qui me disent: j\u2019aimerais avoir un autre emploi, mais je ne peux pas», relate Randall Benson, entrepreneur albertain d\u2019origine métisse et crie qui a lui-même travaillé pour cette industrie.M.Benson raconte qu\u2019étant originaire de Eort McMurray, c\u2019était son «destin» de travailler pour l\u2019industrie gazière ou pétrolière.«Toute ma famille y travaille.» Après le secondaire, VOIR PAGE A 8 : ALBERTA JEFF MCINTOSH LA PRESSE CANADIENNE Après la chute du commerce de la fourrure dans les années 1980, l\u2019industrie des sables bitumineux a servi de bouée de sauvetage à plusieurs communautés autochtones de la région de Fort McMurray.Aujourd\u2019hui Actualités > Ebola: le personnel médical étranger appelé à intervenir en Afrique malgré les risques.Page A 4 Le monde > L\u2019activité de l\u2019aviation militaire russe met l\u2019OTAN en état d\u2019alerte.Page B 5 Avis légaux.B 4 Petites Décès.B 6 annonces.B 6 Météo.A 4 Sudoku.B 3 Mots croisés B 3 Télévision.B 7 77831303445544 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI SO OCTOBRE 2014 ACTUALITES Montréal forcée d\u2019investir 2,6 milliards pour retaper ses infrastructures JEANNE CORRIVEAU Montréal a du rattrapage à faire pour remettre en état ses infrastructures décrépites.Le Programme triennal d\u2019immobilisations (PTi) 2015-2017 présenté mercredi par l\u2019administration Coderre prévoit des investissements totalisant 4,5 milliards pour les trois prochaines années.Plus de la moitié de ces sommes, soit plus de 2,6 milliards, sera consacrée aux infrastructures routières et souterraines.Les autres investissements viseront l\u2019entretien des actifs et la réalisation de projets dans un éventail de domaines, dont la sécurité publique (55 millions), le développement durable (114 millions) et les espaces verts (495 millions).Mais ce n\u2019est pas parce que ces travaux sont annoncés à coups de millions de dollars qu\u2019ils se concrétiseront nécessairement.En 2013, seuls 39,1% des travaux planifiés avaient été réalisés, notamment parce que les certifications requises par l\u2019Autorité des marchés financiers pour les sous-traitants avaient ralenti la cadence des travaux.Des risques Le maire Denis Coderre souhaite hausser de 25% les travaux réalisés l\u2019an prochain.L\u2019augmentation du nombre de chantiers survient alors que l\u2019administration s\u2019est engagée dans une opération de réduction de ses effectifs.Pour réaliser tous ces travaux, la Ville devra inévitablement recourir à l\u2019expertise externe.Questionné sur les risques auxquels s\u2019exposait la Ville face à la corruption et la collusion, le maire Coderre a rétorqué que l\u2019administration s\u2019était dotée de meilleurs outils pour se protéger.11 a cité la création du poste d\u2019inspecteur général et la mise en place d\u2019indicateurs de performance.«On a augmenté de 1200 le nombre de professionnels à la Ville en 10 ans, mais ça n\u2019a pas empêché les problèmes qu\u2019on a vécus», a-t-il fait valoir.Le 350^ Le PTl prévoit également une somme de plus de 300 millions de dollars pour les legs du 350® anniversaire de Montréal.Parmi ces projets figurent les promenades riveraines et la rénovation de la place des Nations au parc Jean-Drapeau (53,2 millions), le réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest (48 millions) et l\u2019aménagement des abords du métro Champ-de-Mars (35,7 millions).L\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville voit dans le PTl présenté par l\u2019administration Coderre une «occasion ratée», car Montréal disposait d\u2019une marge de manoeuvre importante cette année en raison d\u2019une capacité d\u2019emprunt plus élevée.«Il y a du béton et de l\u2019asphalte en masse.Je sais que les Montréalais sont écœurés des nids-de-poule, mais est-ce que ce n\u2019était pas l\u2019occasion rêvée de faire un projet structurant en habitation ou en transport en commun ?» s\u2019est demandé le chef de Projet Montréal, Luc Ferrandez.Le Devoir CONFLITS D\u2019INTERETS PKP ridiculise les allégations MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a tourné en ridicule les allégations de conflits d\u2019intérêts faites par ses adversaires politiques.11 soutient avoir défendu ï«intérêt général» dans toutes ses interventions à l\u2019Assemblée nationale \u2014 y compris lorsqu\u2019il a appelé le gouvernement libéral à rehausser les crédits d\u2019impôt pour la production cinématographique ou télévisuelle ou encore à assurer le maintien de Vision Globale au Québec \u2014 ce qui le met à l\u2019abri de toute accusation de conflits d\u2019intérêts.«Quand vous agissez dans l\u2019intérêt général, il n\u2019y en a pas de conflit d\u2019intérêts», a affirmé le porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière d\u2019économie lors d\u2019un impromptu de presse mardi après-midi.L\u2019actionnaire de contrôle de Québécor ne regrette «pas du tout» d\u2019être monté au créneau afin d\u2019inciter le ministre Jean-Denis Girard à surseoir à sa décision de réduire le crédit d\u2019impôt offert aux acteurs de l\u2019industrie cinématographique et télévisuelle, et ce, même si Québécor bénéficie indirectement de cet incitatif fiscal.«Je fais mon travail de porte-parole [en] économie.[.]Je n\u2019ai aucun bénéfice personnel», a-t-il insisté.PKP s\u2019est contenté de rappeler la «position historique» du PQ, a soutenu la leader parlementaire de l\u2019opposition officielle, Agnès Maltais.«Ça ne va pas, non!» s\u2019esfelle exclamée, courroucée de voir la nouvelle controverse éclaboussant l\u2019élu de Saint-Jérôme faire ombrage aux faux pas éthiques des libéraux dans les médias.«Je n\u2019en viens pas!» J JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE M.Péladeau croit que toute personne qui agit dans «Tintérêt général» est à Tabri des conflits d\u2019intérêts.Agnès Maltais proposera une conunission La leader de l\u2019opposition officielle, Agnès Maltais, a acquiescé à l\u2019idée mercredi soir de confier à la Commission des institutions la tâche de circonscrire, à l\u2019aide d\u2019experts, les enjeux de liberté de presse liés à la présence d\u2019un propriétaire de médias à l\u2019Assemblée nationale, selon des informations colligées par Le Devoir.Elle sollicitera l\u2019appui du caucus péquiste jeudi matin.Le leader du gouvernement, Jean-Marc Foiunier, a dit mercredi soir avoir «identifié» avec ses homologues des autres partis politiques une «piste [de solution] ».«Ily a encore un peu de travail de recherche et de réflmon à faire», a-t-il spécifié.Le candidat pressenti à la chef ferie du Parti québécois promet de revenir à la charge si nécessaire.« [Si on se fie à la CAQ et au PLQ] je ne pourrais pas parler [par exemple] d\u2019éducation parce qu\u2019on va m\u2019accuser d\u2019avoir des enfants.Je vais toujours être en conflit d\u2019intérêts», a-t-il lancé.Læ chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a appelé PKP à la raison.«Il ne faut pas exagérer», a-t-il affirmé, souli- gnant la présence de «beaucoup de dossiers qui ne touchent pas l\u2019entreprise Québécor» en matière d\u2019économie.M.Legault s\u2019est dit étonné de voir le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard, ou les prétendants à la succession de Pauline Marois rester les bras croisés face à V«incompréhension» du code d\u2019éthique et de déontologie affichée par l\u2019élu de Saint-Jérôme.«[C\u2019est la] loi du silence au PQ.[.] On n\u2019a pas le droit de critiquer Monsieur Péladeau», a-t-il suggéré.Obsédés et obnubilés La CAQ et le PLQ sont «obsédés» par M.Péladeau, tandis que les médias sont «obnubilés» par ses faits et gestes, a rétorqué le chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Bédard.Au PQ, «il n\u2019y a personne qui prend l\u2019éthique à la légère», et ce, contrairement au PLQ où les séjours au pouvoir ont été marqués par des «post-its» et des «cochonneries», a-t-ü soutenu.PKP fait les frais d\u2019un traitement médiatique injuste, a déploré le député de Bertrand, Claude Cousineau.«Ça va trop loin cette affaire-là», a-t-il dit à la presse.«Ça va prendre combien d\u2019erreurs pour que l\u2019on constate qu\u2019il y a un problème [du côté du PQ] ?» a quant à lui affirmé le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier.Le Devoir VOIR L Éthique : le grand patron de l\u2019informatique choisi par le ministre Coiteux démissionne MARTIN OUELLET à Québec Un mois et demi après avoir été nommé par le gouvernement Couillard, le grand patron de l\u2019informatique au Québec, Jean-Guy Lemieux, abandonne ses fonctions.Les apparences de conflit d\u2019intérêts ont coûté son poste à M.Lemieux, qui a remis sa démission mercredi au président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.«Le mandat que je confie, que le gouvernement confie à la personne qui dirige les projets informatiques, est un mandat de redressement extrêmement ambitieux.Pour cela, la personne qui dirige a besoin d\u2019avoir toute la confiance nécessaire pour exercer sa tâche.Compte tenu des apparences de conflit d\u2019intérêts, M.Lemieux m\u2019a offert ce matin sa démission, démission que j\u2019ai acceptée», a déclaré le ministre Coiteux à l\u2019Assemblée nationale.Entraîné dans le tourbillon de la controverse, M.Lemieux a conclu qu\u2019il ne jouissait pas d\u2019un niveau de confiance requis pour exercer ses fonctions, a précisé un peu plus tard le ministre en point de presse.«M.Lemieux a jugé qu\u2019il n\u2019était pas en mesure de s\u2019acquitter de cette tâche parce qu\u2019il avait un problème de confiance, pas seulement la confiance que je pouvais avoir envers lui, mais la confiance de l\u2019ensemble des Québécois», a-t-jl dit.M.Lemieux est le frère de Claude Lemieux, vice-président à Québec de CGI Nommé président-directeiu général du Centre de services partagés du Québec et dirigeant principal de l\u2019information (DPI) le 17 septembre, M.Lemieux avait pour mandat de conseiller le gouvernement en matière d\u2019acquisitions en informatique.Les responsabilités associées à cette fonction sont loiudes : Québec dépense 3 milliards par an en projets informatiques.Qr M.Lemieux est le frère de Claude Lemieux, vice-président à Québec de la firme informatique CQl, l\u2019un des principaux foiuifisseius de l\u2019État avec des contrats de dizaines de millions de dollars par aimée.Le ministre Coiteux, qui avait jusqu\u2019ici défendu la nomination de M.Lemieux tout en sachant que son frère était au service de CGI, a évoqué un «fait nouveau» pour justifier le départ du haut fonctionnaire.«Au cours des 24 dernières heures, j\u2019ai appris qu\u2019au moment où il était à la RÀMQ, il n\u2019avait pas déclaré de manière officielle sa situation par rapport à son frère à CGI [.] Disons que ça ajoute à la perception d\u2019apparence de conflit d\u2019intérêts», a-t-il souligné.Comme U s\u2019agit d\u2019un fonctionnaire bénéficiant de la sécurité d\u2019emploi, M.Lemieux sera reclassé ailleurs dans la fonction publique.Ses émoluments sont de 197 032 $ par année.La Presse eanadienne Jian Ghomeshi : Elizabeth May regrette sa réaction prudent Acte « terroriste » : CEIC : le système Mulcair se montre avant les individus Toronto \u2014 Elizabeth May affirme qu\u2019elle était «ébranlée» par la récente fiisillade au parlement lorsqu\u2019elle a envoyé une série de «twitts» dans lesquels elle prenait la défense de Jian Ghomeshi.Dimanche, après que l\u2019animateur évincé de la CBC eut mis en ligne une déclaration sur Facebook affirmant qu\u2019il avait été renvoyé pour son «comportement sexuel», la chef du Parti vert a écrit sur Twitter qu\u2019elle trouvait Jian «fantastique».Elle a ajouté que la vie privée de l\u2019animateur ne regardait personne.Après que ses commentaires eurent généré un torrent de critiques, M\u201c® May a diffiisé une déclaration disant qu\u2019elle n\u2019avait pas encore lu le reportage du quotidien Toronto Star, qui relatait des entrevues avec trois femmes qui allèrent que l\u2019animateur a été physiquement violent avec elles, sans leur consentement, lors d\u2019activités sexuelles et avant celles-ci.La Presse eanadienne Le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, refuse toujours de qualifier d\u2019acte terroriste la fusillade survenue,à Qttawa il y a une semaine.À ses yeux, il est encore prématuré de tirer cette conclusion, et ce, même si la GRC a affirmé dimanche que l\u2019assassin du caporal Nathan Ci-rillo était animé par des motifs «idéologiques» et «politiques» et qu\u2019il s\u2019agissait, par conséquent, d\u2019un acte terroriste.«On voit évidemment [que le tireur a posé] un acte criminel, on voit quelque chose qui avait pour objectif de provoquer le type de réaction que nous avons eue», a exposé le chef du Nouveau Parti démocratique.Mais de là à parler de «terrorisme», il y a un pas important que Thomas Mulcair n\u2019est pas prêt à franchir.Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, a pour sa part dit mercredi faire confiance à l\u2019analyse des forces policières.La Presse eanadienne L\u2019expert sur les questions éthiques Daniel Weinstock a demandé mercredi à la commission Charbonneau de ne pas chercher que des individus comme coupables des stratagèmes qui ont été mis au jour devant elle.Le professeur de l\u2019Université McGill lui a conseillé de s\u2019attarder au dysfonctionnement des institutions, qui a fait que de telles personnes ont pu occuper des fonctions stratégiques.11 a convenu que le public québécois réclamait que les personnes coupables soient punies et qC«énormément de pression» était mise sur la Commission pour qu\u2019elle cible des individus qui ont eu des comportements répréhensibles.Mais il a soutenu que si on se limitait à cerner les individus, les problèmes ne seront pas réglés de façon durable.«Le climat social par rapport à ce dossier est tel que je me demande si nous ne devons pas passer par une phase de tolérance zéro», a-t-il dit.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE JEUDI SO OCTOBRE 2014 A 3 ACTUALITES Troisième prise i ! Michel é David Il étail écrit dans le ciel que le ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, finirait par abandonner ses velléités d\u2019octroyer un diplôme collégial au rabais aux étudiants qui sont incapables de répondre aux exigences en français, voire à les exempter carrément d\u2019examen.Encore que V« exception de l\u2019exception » qu\u2019il voudrait permettre demeure très discutable.Un sixième sens empêche généralement les bons politiciens de se mettre les pieds dans les plats, même quand ils doivent commenter à chaud un dossier qui leur est plus ou moins familier.Il ne fait pas de doute que M.Bolduc aime sincèrement son métier, mais il a malheureusement le réflexe inverse.Commander un rapport est souvent une façon d\u2019évacuer un problème, mais ce n\u2019est pas parce qu\u2019il formule des recommandations que celles-ci doivent automatiquement être acceptées, comme la ministre de la Culture, Hélène David, l\u2019a bien démontré dans le cas des conservatoires en région.M.Bolduc avait eu la chance d\u2019atterrir à la Santé au moment où les questions d\u2019éthique et d\u2019intégrité commençaient à monopoliser l\u2019opinion publique, ce qui lui a évité de se retrouver sur la sellette aussi fréquemment que ses prédécesseurs.Durant tout son mandat, il a toutefois été identifié comme un excellent candidat à un éventuel remaniement ministériel, mais Jean Charest ne savait pas trop par qui le remplacer, ni quoi faire de lui.Philippe Couillard n\u2019aura peut-être pas cette patience.Depuis son arrivée au ministère de l\u2019Éducation, tout le monde a été en mesure de constater que M.Bolduc y est aussi à l\u2019aise qu\u2019un chien dans un jeu de quilles.Malheureusement, l\u2019éducation n\u2019est pas un jeu et la bonne volonté, si grande soit-elle, ne peut pas remplacer le jugement.Il n\u2019est pas normal qu\u2019un tollé doive toujours le ramener au bon sens.Après le cafouillage sur les bibhothèques scolaires, qui a semé un premier doute sur ses aptitudes, la pitoyable histoire de la prime de 215 000$, qui a soulevé de sé-Un sixième rieuses questions sur son sens de l\u2019éthique, le dernier sens empêche faux pas au sujet du diplôme .\t,\tcollégial constitue la troi- les bons\tsième prise qui entraîne nor- \u201emalement le retrait.Le dé-ponuuens\td\u2019Orford et ancien rende se mettre\tl\u2019Université de Sher- brooke, Pierre Reid, avait les pieds dans sans doute déçu à l\u2019Éduca-.\t.\ttion, mais il avait été renvoyé les plats\tsur les banquettes arrière pour bien moins que cela.Au moment où le réseau de l\u2019éducation semble se diriger vers une (autre) période de chambardement causée par le redressement budgétaire en cours, quelqu\u2019un devra faire en sorte que l\u2019essentiel soit préservé.M.Bolduc a-t-il le discernement nécessaire et un poids politique suffisant pour tenir tête à son opiniâtre collègue du Conseil du trésor, qui paraît déter-mîné à faîre en sorte que le grand ménage n\u2019épargne personne ?Dans une récente entrevue au Devoir, M.Bolduc ne tarissait pas d\u2019éloges sur le système d\u2019éducation québécois, dont les quelques Imperfections ne justifieraient pas les Inquiétants bouleversements que le réseau de la santé s\u2019apprête à vivre sous la férule de Gaétan Barrette, mais 11 est clair que tous ne sont pas de cet avis au gouvernement.Plusieurs ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que M.Bolduc n\u2019avait pas l\u2019intention de transposer sa «méthode Toyota» dans les écoles, même s\u2019il entend se donner le pouvoir de mettre sous tutelle les écoles qui seraient jugées «déficientes ».Se présentant lui-même comme un «décentralisateur» convaincu de futilité des commissions scolaires, il croit avoir convaincu le premier ministre qu\u2019il suffira d\u2019apporter quelques améliorations au système, mais M.Couillard a montré dans le passé sa remarquable aptitude à revenir soudainement sur des positions qu\u2019il avait pourtant défendues avec une grande énergie.Il y a moins de trois ans, il affirmait que les pouvoirs du ministre de la Santé étaient déjà trop étendus et que la gestion du réseau de Iq santé devrait être confiée à une société d\u2019État indépendante afin d\u2019éviter tout risque de politisation.Ce qui ne l\u2019a pas empêché d\u2019autoriser M.Barrette à présenter un projet de loi qui entraînera une concentration des pouvoirs sans précédent dans les malus du ministre.On peut facilement comprendre le scepticisme des commissions scolaires.Même en admettant que M.Bolduc soit bien le décentralisateur qu\u2019il prétend être, il n\u2019y a rien de très rassurant à devoir s\u2019appuyer sur un ministre à l\u2019avenir aussi incertain.Dans l\u2019immédiat, le porte-parole de la CAQ, Jean-François Roberge, a sans doute raison : en cette période de compressions, le gouvernement serait bien fou de se priver de boucs émissaires aussi commodes.Pour la suite des choses, qui sait?M.Bolduc a démontré qqe même un médecin peut passer de la Santé à l\u2019Éducadon.mdavid@ledevoir.com il JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le gouvernement instaure un nombre de freins minimai à appiiquer seion ia taiiie des convois.TRANSPORT FERROVIAIRE Plus de vérifications, mais pas sur les voies MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le gouvernement fédéral serre une nouvelle fois la vis aux compagnies ferroviaires pour tenter de corriger les lacunes qui lui ont été reprochées au lendemain de la tragédie de Lac-Mé-gantic.Minimum de freins à appliquer, révision de la formation du personnel et contrôle des normes de sécurité des compagnies ont été annoncés par la ministre des Transports mercredi.Un bon début, mais c\u2019est tout le système de surveillance de l\u2019industrie qui doit être revenu, selon un expert et l\u2019opposition.Le Bureau de la sécurité des transports n\u2019y avait pas été de main morte en reprochant au fédéral d\u2019avoir fait preuve de laxisme en ne surveillant pas suffisamment les ferroviaires comme la Montreal, Maine & Atlantic (MMA), responsable de f accident qui a fait 47 morts à Lac-Mégantic en juillet 2013.Ottawa a annoncé sa troisième série de correctife mercredi.Transport Canada embauchera dix nouveaux véri-ficateius à l\u2019échelle du pays, qui seront dépêchés dans les bureaux des ferroviaires qui opèrent au Canada pour y vérifier les systèmes de gestion de la sécurité prévus par les patrons.Ces contrôles seront aussi plus Iféquents.Chez les transporteurs de pétrole, ce sera une vérification par année.Là où les risques sont moins élevés, ce sera tous les trois à cinq ans.S\u2019il y a manquement, il y aura sanction.Des amendes pouvant atteindre 250 000$ sont prévues.Il s\u2019agit d\u2019une «augmentation substantielle» du nombre de vérificateurs, a fait valoir la ministre lisa Raitt sans toutefois préciser le nombre de vérificateurs qui travaillent pour le fédéral à l\u2019heure actuelle.Qu\u2019en est-il des inspecterus, qui sruveillent sru le terrain l\u2019état des voies ferrées ou des locomotives et wagons-citernes qui transitent au pays?Il y en a une centaine et si le ministère souhaite en recruter davantage, il a «les ressources nécessaires dans ses budgets», a rétorqué M\u201c® Raitt Or, de l\u2019avis de Jacques Vandersleyen, recruter de nouveaux vérificateurs qui consulteront les livres des compagnies ne changera rien s\u2019il n\u2019y a pas davantage d\u2019inspections sur le terrain.«Ce n\u2019est pas une question de réglementation, c\u2019est une question d\u2019application de cette réglementation», a analysé cet expert de l\u2019industrie ferroviaire.L\u2019accident de Lac-Mégantic est le résultat d\u2019ime «faute professionnelle grave» de la MMA et de son conducteur Thomas Harding, a-t-il affirmé au Devoir.L\u2019annonce d\u2019Ottawa «ne changera pas grand-chose au système d\u2019autoréglementation ».Une critique reprise par le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, qui estime que tout ce système doit être revu.Les changements de la ministre sont «un pas dans la bonne direction».«C\u2019est le gouvernement qui devrait inspecter les chemins de fer, pas la compagnie qui envoie un rapport», a-t-il cependant martelé.Lac-Mégantic en veut plus Transports Canada surveillera par ailleurs la formation qu\u2019offrent les ferroviaires à leur personnel.Les entreprises devront fournir leur plan d\u2019enseignement au fédéral d\u2019ici deux semaines et Ottawa pourrait leur ordonner d\u2019y apporter des correctifs.Les compagnies doivent aussi appliquer dès maintenant un nombre minimal de freins à main aux locomotives laissées sans surveillance.Ce nombre dépendra de la taille du convoi.Les entreprises devront s\u2019assurer d\u2019immobiliser ces trains en les garant sur une voie munie de dérailleurs ou sur un terrain concave.Le BST avait conclu que M.Harding n\u2019a pas actionné suffisamment de freins au convoi qui a entamé une course folle avant d\u2019exploser au cœur de Lac-Mégantic.La mairesse de la petite ville estrienne a salué le «grandpas» de M\u201c® RaitL «mais il reste encore du travail à faire».Colette Roy-Laroche réclame de surcroît que les trains stationnés à Nantes, au haut de la pente qui mène à Lac-Mégantic, ne soient plus du tout laissés sans sruveillance.Les ferroviaires ont beau croire que leur convoi est en excellente condition, «tout problème mécanique peut survenir», a-t-elle lait valoir au Devoir.La ministre n\u2019a pas refiisé, la mairesse ne perd pas espoir.M\u201c® Roy-Laroche souhaite également que les municipalités puissent vérifier si les compagnies qui opèrent chez elles font bel et bien l\u2019objet de vérifications du fédéral.Dernière modification d\u2019Ottawa, la classification des matières dangereuses chargées sur les trains du pays fera l\u2019objet d\u2019une «campagne d\u2019inspections ciblées».Le pétrole qui a ravagé Lac-Mégantic avait été mal identifié, étiqueté comme étant moins volatile qu\u2019il ne l\u2019était.Le Devoir Lire aussi > Un mot : pétroie.Un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 6 ASSURANCE-EMPLOI Une réforme qui « décourage » conclut un rapport GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Décourageante et stigmatisante : la réforme de l\u2019as-surance-emploi menée par le gouvernement conservateur a tout pour inciter les chômeurs à ne pas avoir recours au système ou à ne pas contester le refus de leur dossier, conclut une étude menée par l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) et un mouvement militant.«L\u2019ensemble des éléments [introduits par la réforme] est susceptible de décourager les prestataires et de les amener à renoncer aux recours théoriquement mis à leur disposition», indiquent les auteurs de l\u2019étude \u2014 un professeur de droit (Martin Gallié), un de ses étudiants ainsi que Marie-Hélène Arruda, porte-parole du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE).Leur rapport sera dévoilé ce jeudi.Les auteurs ont passé la dernière année à étudier la teneur de la réforme entrée en vigueur en janvier 2013.Ils dressent au final une longue liste de critiques contre tous les grands éléments de la réforme : création de catégories de prestataires, nouvelle définition de ce qu\u2019est un «emploi convenable», système de contestation remodelé (le Tribunal de la sécurité sociale, TSS), les décisions d\u2019Ottawa n\u2019ont pas été prises dans l\u2019intérêt des chômeurs, suggère-t-on.Honte Ils dénoncent notamment le ton employé par le gouvernement dans ce dossier.«Mettre Les auteurs pensent que le gouvernement [.] veut «susciter la honte chez les prestataires» l\u2019accent sur la responsabilité des chômeurs pour expliquer le chômage et la précarité a pour conséquence de stigmatiser ces derniers et de masquer les dysfonctionnements d\u2019un régime de moins en moins accessible et protecteur», dit-on.Les auteurs pensent que le gouvernement, par cette «stigmatisation», veut «susciter la honte chez les prestataires et limiter ainsi la de- mande de prestations».Concernant le TSS, l\u2019étude affirme que le tribunal administratif a une structure d\u2019appel plus compliquée que l\u2019ancien système des conseils arbitraux.On évoque comme exemple la nouvelle étape de la révision obligatoire \u2014 où la Commission de l\u2019assurance-emploi étudie sa propre décision initiale, sans que le chômeur ait pu consulter son dossier pour se justifier \u2014, les délais indéfinis polu rendre des décisions, la diminution des audiences en personne, la publication partielle de la jurisprudence.«Il n\u2019y a strictement rien de positif avec le TSS», dit Marie-Hélène Arruda.Le nouveau mécanisme de contestation des décisions en est un où «l\u2019accessibilité et l\u2019effectivité des voies de recours sont réduites, privant encore plus de gens de leurs droits aux prestations et les poussant à accepter n\u2019importe quel emploi, faute d\u2019autres sources de revenus», soutient le document.Le Devoir LOGEMENTS ABORDABLES Un effort de 46 $ pour réduire l\u2019itinérance Un investissement de 46$ additionnels par Canadien pour le logement abordable pourrait réduire l\u2019itinérance de manière importante, selon un nouveau rapport de recherche.Des chercheurs de l\u2019Université York et l\u2019Alliance canadienne pour mettre fin à l\u2019itinérance soulignent que les programmes d\u2019intervention existants ne peuvent régler totalement le problème si les sans-abri qui réussissent à quitter la rue ou les refuges n\u2019ont pas les moyens de se loger convenablement Leur rapport annuel sur l\u2019état de l\u2019itinérance au Canada a été publié mercredi.Le directeur de l\u2019Observatoire canadien sur l\u2019itinérance et un des principaux auteurs de l\u2019étude, Stephen Gaetz, estime qu\u2019avec un surplus budgétaire à l\u2019horizon pour le gouvernement fédéral, il est temps de revenir à une époque où l\u2019argent du gouvernement était investi directement dans la construction de logements abordables.Selon lui, un tel investissement contribuerait non seulement à mettre fin à l\u2019itinérance chronique, mais aiderait également plusieurs milliers de Canadiens qui risquent de se retrouver un jour sans abri.On estime que 235 000 Canadiens vivent l\u2019itinérance chaque année, ce qui représente un coût de 7 milliards par an pour les Canadiens.Mal^é des investissements fédéraux prévus de 2 milliards, le nombre d\u2019itinérants à l\u2019échelle nationale ne diminue pas, indique le rapport.L\u2019étude établit un lien entre l\u2019augmentation de l\u2019idnérance au Canada et le retrait de l\u2019investissement fédéral dans les logements, y compris une réduction de 46% de l\u2019investissement fédéral dans les logements abordables au cours des 25 dernières années.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 OCTOBRE 2014 ACTUALITES Ebola : le personnel soignant étranger sommé d\u2019intervenir malgré les risques Un chercheur australien soutient Nature que la panique est contre-productive ISABELLE SOKOLNICKA Dans un article paru mardi dans la revue scientifique Nature, Tim Inglis, microbiologiste à la University of Western Australia, défend l\u2019opinion selon laquelle la contamination éventuelle de personnel médical serait un prix acceptable à payer pour contrer l\u2019épidémie d\u2019Ebola en Afrique de l\u2019Ouest «Les pays développés ne doivent pas avoir peur d\u2019envoyer leur personnel médical pour combattre l\u2019Ebola, a-t-il soutenu.Ce sont des scientifiques dont nous avons besoin en première ligne.Le risque en vaut la peine.» Selon M.Inglis, la crainte et la panique véhiculées par les médias autour de l\u2019épidémie d\u2019Ebola mettraient en péril une intervention internationale efficace.Il cite en exemple la frilosité de son propre pays, l\u2019Australie.La panique est injustifiée et contre-productive, puisque les cas isolés d\u2019Ebola qui apparaîtraient en sol australien sauraient être traités efficacement, croit-il, le pays possédant les ressources et les installations nécessaires pour mi-nimiser le risque de transmission secondaire et donc de propagation du virus.Le discours de Tim Inglis rejoint ceux du secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, et du président de la Banque mondiale.Jim Yong Kim, tous deux en tournée en Afrique de l\u2019Ouest.«Nous avons besoin d\u2019urgence que davantage d\u2019équipes médicales étrangères formées se déploient dans la région», a martelé Ban Ki-moon mardi.«Nous allons avoir besoin d\u2019un flux continu d\u2019au moins 5000 membres du personnel de santé d\u2019en dehors de la région», avec des rotations régulières, a insisté le président de la Banque mondiale, se disant «très inquiet de savoir où les trouver, compte tenu du facteur peur à l\u2019œuvre en beaucoup d\u2019endroits».Fermeture décriée Malgré une aide versée de 18 millions pour lutter contre l\u2019Ebola, le gouvernement du premier ministre australien Tony Abbott refuse toujours d\u2019envoyer du personnel médical en Afrique de l\u2019Ouest.M.Abbott vient aussi d\u2019annoncer mardi la fermeture des frontières australienne aux émigrés d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.FABRICE COFFRINI AGENCE FRANCE-PRESSE À Genève, des médecins se préparent à partir pour les pays africains touchés par l\u2019épidémie.La propagation ralentit an Liberia Le nombre de nouveaux cas de fièvre Ebola a diminué au Liberia, le pays le plus touché par l\u2019épidémie, mais il est prématuré d\u2019affirmer que la maladie recule, a souligné mercredi l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).«Le nombre des nouveaux cas diminue» dans ce pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, a déclaré le responsable de la réponse opérationnelle de l\u2019OMS, le docteur Bruce Aylward.Mais il s\u2019est dit «terrifié que l\u2019information soit mal interprété,e» et que l\u2019on croie cpi\u2019«Ebola est sous contrôle» au Liberia.Aux Etats-Unis, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a décidé mercredi de placer tous les soldats américains en quarantaine pendant 21 jours dès leur retour de mission en Afrique de l\u2019Ouest, où ils participent à la lutte contre l\u2019épidémie.L\u2019OMS devait très prochainement publier un nouveau bilan de l\u2019épidémie avec un nombre total de cas aux alentours de 13 700, a précisé le Aylward.H n\u2019a pas voulu donner le nombre des morts, mais a précisé que, sur les 13 676 cas recensés dans les trois pays les plus touchés, 6535 ont été dénombrés au Liberia, 5235 en Sierra Leone et 1906 en Guinée.Cette augmentation par rapport aux plus de 10 000 cas recensés dans le bilan précédent est due à la prise en compte d\u2019anciens cas non comptabilisés.Agence France-Presse Cette décision est vivement critiquée par Médecins sans frontières, la Croix-Rouge et l\u2019Association médicale australienne.La conseillère principale en santé pour La Croix-Rouge en Sierra Leone, Amanda McClelland, s\u2019est dite étonnée, mais surtout embarrassée par le manque d\u2019intervention de l\u2019Australie dans la crise de l\u2019Ebola.«Je demande à des chauffeurs de taxi et à des étudiants de faire face à Ebola, alors que le gouvernement australien refuse d\u2019envoyer des infirmiers et des méde- cins qui ont 16 ans de scolarité», a déclaré M\u201c® McClelland dans une entrevue accordée mercredi au réseau de télévision australien ABC.La peur et la paranoïa qui freinent présentement l\u2019intervention de personnel étranger pourraient à long terme être très nuisibles à l\u2019Occident, selon le microbiologiste Tim Inglis.Il met en garde contre le retrait des pays occidentaux derrière leurs frontières et appelle à une intervention immédiate.«Dans six mois, dit-il, la me- nace du virus Ebola pour les habitants des États-Unis, de l\u2019Australie et des autres pays occidentaux sera beaucoup plus importante.» Risque d\u2019exportation Comme l\u2019explique M.Inglis, les modèles mathématiques prédisent que les transmissions du virus Ebola vont se poursuivre pendant encore plusieurs mois, des mois pendant lesquels le risque d\u2019exportation du virus à l\u2019étranger ainsi que le risque d\u2019une mutation du virus vont continuer d\u2019augmenter.Le secrétaire général des Nations unies.Ban Ki-moon, a exprimé mardi la même inquiétude: «Plus longtemps l\u2019épidémie fait rage, plus grand est le risque d\u2019une propagation à d\u2019autres pays.» Le Mali, pays voisin de la Guinée, a en effet enregistré son premier cas d\u2019Ebola la semaine dernière.Une petite fille de deux ans qui était atteinte du virus est décédée vendredi.Tim Inglis suggère également dans son article l\u2019utilisation de laboratoires mobiles afin de pouvoir effectuer des tests rapidement en bordure des zones d\u2019épidémie, là ou de nouveaux cas d\u2019infection ont le plus de probabilité d\u2019apparaître.Une approche qui permettrait, selon le chercheur, de contrôler la progression de l\u2019épidémie.Le Devoir IjOBBYISME L\u2019industrie accuse le Conunissaire de mal expliquer les règles BRIAN MYLES Le commissaire au lob-byisme, Lrançois Cas-grain, s\u2019attire de nouveau les foudres de l\u2019industrie.L\u2019Association québécoise des lobbyistes (AQL) reproche à deux représentants du commissaire d\u2019avoir fait récemment des omissions importantes dans leurs présentations au cabinet du premier ministre et dans une vingtaine de ministères sur la portée de la Loi sur la transparence et l\u2019éthique en matière de lobbyisme.Le Commissaire au lobbyisme donne une interprétation restrictive de la loi.Dans ses présentations assistées par ordinateur, l\u2019organisme omet de mentionner que la loi accorde des délais d\u2019inscription au registre de 30 jours (pour un lobbyiste-conseil) et de 60 jours (pour un lobbyiste d\u2019organisation).L\u2019AQL tient au maintien de ces délais d\u2019inscription.Selon Mathieu Santerre, président du regroupement, il serait irréaliste et contre-productif d\u2019exiger que les lobbyistes s\u2019inscrivent au registre dès la prise de contact initiale avec un titulaire de charge publique.Cette façon de faire aurait pour effet «de restreindre l\u2019accès aux institutions», estime M.Santerre.Or le commissaire Casgrain pense l\u2019exact contraire.Il a recommandé au gouvernement du Québec d\u2019abolir ces délais et de forcer les lobbyistes à s\u2019inscrire au registre avant le début de leurs activités de lobbyisme.«Il devrait se garder une petite gêne et distinguer ses revendications pour modifier la loi et la loi telle qu\u2019elle est», lance Mathieu Santerre.Plainte prématurée ?Le président de l\u2019AQL a écrit au commissaire Casgrain et au ministre responsable des institutions démocratiques, Jean-Marc Lournier, pour se plaindre de la situation.L\u2019association s\u2019attend à ce que le Commissaire au lobbyisme fasse preuve de transparence et de neutralité dans ses séances d\u2019information aux titulaires de charges publiques.«Il devrait se garder une petite gêne et distinguer ses revendications pour modifier la loi et la loi telle qu\u2019elle est» Dans une lettre obtenue par Le Devoir, M® Casgrain a assuré M.Santerre que toutes les informations pertinentes sur la loi actuelle, incluant les délais applicables, étaient communiquées aux titulaires de charges publiques.«Un simple contact téléphonique de votre part auprès de nous aurait permis de vous rassurer à ce sujet et aurait évité d\u2019effectuer les inférences que vous avez faites et d\u2019alerter inutilement le ministre à l\u2019égard d\u2019une problématique qui n\u2019existe pas», écrit M® Casgrain.Toutes les informations, y compris les délais d\u2019inscription, sont abordées lors des présentations, a assuré Daniel La-bonté, conseiller en communication pour le Commissaire au lobbyisme.M.Labonté a invité l\u2019AQL à ne pas se fier exclusivement aux présentations assistées par ordinateur du commissaire pour porter un jugement défini-tif sur son travail.«Dans un \u201cPowerPoint\u201d, on y va avec l\u2019essentiel.On ne va pas surcharger la présentation», dit-il.Affrontement C\u2019est le deuxième démêlé en moins d\u2019un mois entre Mathieu Santerre et Lrançois Casgrain.L\u2019AQL a dénoncé le «manque de rigueur» de Lrançois Casgrain lors de son témoignage à la commission Char-bonneau.Mathieu Santerre a notamment reproché au commissaire d\u2019avoir donné «des impressions trompeuses » de la réalité sur le nombre d\u2019entreprises de construction inscrites au registre.Les deux hommes devaient rétablir les ponts lors d\u2019un entretien en tête-à-tête mercredi.La rencontre a été annulée après que l\u2019AQL eut communiqué par écrit ses nouvelles doléances.Cette querelle est annonciatrice de changements dans cette industrie.Les lobbyistes regroupés au sein de l\u2019AQL ont l\u2019intention de faire entendre leur voix dans le débat public et d\u2019agir en chiens de garde face aux pouvoirs dévolus au Commissaire.Le Devoir On reconstruit Montréal Vous faites partie des plans.Osez voir Montréal d\u2019un nouvel œil.Proposez des actions avant le 31 octobre.Collaborez aux chantiers : jevoismtl.com LE DEVOIR fier partenaire LIBRE DE PENSER je mtl 1\u2014jS Sept-lles 8/- Baie-Comeau 8/ Saguenay 5/0 Val d\u2019Or Quebec Trois-Rivières rbrooke anneau Montreal Lever du soleil: 7h31 Coucher du soleil: 17h45 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Ai^outd^ 9 Passages nuageux.Québec Aujourd-8 MM utilise des données d'Environnement Canada Auj.Sol Sol Sol Var Plu \tDemain\t\tLe Monde\t\tAuj.\t\tDemain\t 5/3\tVar\t10/0\tLondres\t\tVar\t18/14\tVar\t19/14 12/1\tSol\t9/4\tLos Angeles\t\tSol\t26/18\tAve\t23/17 12/1\tSol\t9/3\tMexico\t\tVar\t21/12\tAve\t20/12 9/5\tPlu\t8/1\tNew York\t\tSol\t14/6\tSol\t14/9 12/7\tPlu\t12/7\tParis\t\tVar\t19/11\tVar\t20/11 2/-5\tSol\t3/-1\tTokyo\t\tPlu\t20/15\tNua\t20/17 $oir ^\t\tDemain\t\tSamedi\t\tDimanche\t\t \t\t8/2\t\t6/0\t6/-1\t\t\t Ciel variable.Nuageux.Passages nuageux Ce soir Passages nuageux.Gatineau Aujourd'hui^ 6 i Averses isolées, pdp 40%.Nuageux avec éclaircies.Demain 7/2 Plutôt nuageux.Samedi\tDimanche ^ 5/1\t5/-1 4^^, Nuageux.Ce soir Demain Ciel variable.Averses, pdp 60%.Samedi = 6/-2 % Quelques flocons, pdp 40%.Ciel variable Dimanche 5/-2 Généralement ensoleillé Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 Jours.Consultez La tendance 14 jours.FMI Météo ^ Média LE DEVOIR, LE JEUDI 30 OCTOBRE 2014 A 5 ACTUALITES METRO LaSTM gardera de vieilles voitures jusqu\u2019en 2036 PHILIPPE ORFALI AUX prises avec une situation financière difficile, la Société de transport de Montréal renonce à mettre au rancart sa deuxième génération de voitures de métro, du moins pour l\u2019instant.Plutôt que de prendre la route du musée comme prévu à partir de 2016, les quelque 425 MR-73 qui parcourent les lignes bleue et orange continueront de rouler jusqu\u2019en 2036, a annoncé mercredi la STM.Les MR-63, mises en service à partir de 1966, disparaîtront quant à eux progressivement à partir de 2016 comme prévu, au fur et à mesure qu\u2019entrent en fonction les nouveaux trains AZUR commandés en 2010.Le prolongement de la durée de vie des MR-73 coûtera seulement 108 millions de dollars sur 20 ans, contrairement au 1,9 milliard qu\u2019aurait coûté leur remplacement par des voitures AZUR, selon la STM.Plus fiables Plusieurs réseaux de métro choisissent désormais de rénover leurs voitures pour en prolonger la durée de vie jusqu\u2019à 60 ans, souligne le directeur général de la STM, Cari Desrosiers.En raison de fréquentes mises à jour des systèmes des voitures, celles-ci sont plus fiables et plus efficaces aujourd\u2019hui qu\u2019à leur entrée en fonction à temps pour les Olympiques de 1976, fait-il valoir.Les MR-73 de la ligne orange seront déplacées sur la ligne verte, alors les nouveaux trains AZUR occuperont la ligne Côte-Vertu-Montmo-rency, la plus achalandée du réseau.La ligne verte, équipée de MR-63 à l\u2019heure actuelle, héritera tout de même d\u2019un train deux fois plus fiable que celui employé en ce moment.Le Devoir RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les propriétaires de l\u2019immeuble adjacent au terrain, les Jardins de Coulonge, demandaient à la Coin-supérieiue d\u2019annuler l\u2019autorisation donnée au projet Woodfield par l\u2019ex-ministre de la Culture Maka Kotto.Boisé Woodfield : place aux condos Après un jugement favorable, les promoteurs ont commencé la coupe sur le site de l\u2019arrondissement historique de Sillery, à Québec PHILIPPE OREALI Fin des procédures judiciaires dans le dossier du boisé Woodfield, dans l\u2019arrondissement historique de Sillery, à Québec : le promoteur immobilier pourra raser une bonne partie des arbres présents sur le terrain afin d\u2019y construire 65 condominiums haut de gamme, a tranché le tribunal.Bilodeau Immobilier, qui mène le projet Woodfield-Sil-lery, n\u2019aura pas tardé à agir : la décision à peine tombée, l\u2019entreprise abattait certains arbres centenaires sur ce terrain situé à côté du cimetière Saint-Patrick, sur l\u2019une des bandes de terrain qui font face au fleuve dans l\u2019arrondissement historique de Sillery, ne laissant même pas la chance aux plaignants de faire appel de la décision.«Les arbres sont déjà en train d\u2019être coupés.C\u2019est choquant, c\u2019est un outrage au tribunal.On est déçus de ne pouvoir conserver ce boisé», déplore Johanne Elsener, d\u2019Héri- tage Québec, qui souhaitait la mise en valeur du site à des fins récréotouristiques.Moins de patrimoine Les propriétaires de l\u2019immeuble adjacent au terrain, les Jardins de Coulonge, demandaient à la Cour supérieure d\u2019annuler l\u2019autorisation donnée au projet Woodfield par l\u2019ex-ministre de la Culture Maka Kotto, en 2013.Comme de nombreux groupes de défense du patrimoine et de l\u2019environnement, ils alléguaient que le ministre avait abusé de son pouvoir discrétionnaire en autorisant le projet, les fonctionnaires du ministère et le Conseil du patrimoine culturel du Québec lui ayant recommandé de rejeter le projet Woodfield parce qu\u2019il ne respectait pas les orientations du ministère pour l\u2019arrondissement historique.Le jugement donne raison aux opposants du projet sur un élément: «une telle construction aurait pour effet d\u2019amoindrir la valeur patrimoniale du boisé, qui donne au lot sa va- PORT PETROLIER DE CACOUNA Québec intimé de poursuivre TransCanada PHILIPPE OREALI Québec doit intenter une poursuite contre la pétrolière TransCanada en raison de travaux effectués sans autorisation dans le secteur de Cacouna, affirment des groupes environnementaux.L\u2019entreprise a effectué au printemps dernier des levés sismiques à la hauteur de Cacouna, dans l\u2019habitat du béluga du Saint-Laurent.Ces levés géophysiques comportent l\u2019émission de bruit à un niveau pouvant atteindre 215 décibels, selon le collectif environnementaliste, qui a déposé une plainte formelle en ce sens auprès du ministre de l\u2019Environnement David Heurtel.« On espérait que Québec poursuive l\u2019entreprise [car] ces travaux ont un impact direct sur les bélugas.Il est extrêmement important que Québec applique ses lois.Il ne peut abdiquer, il ne peut pas donner de passe-droit», a affirmé le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, en entrevue.Il n\u2019a pas été possible de joindre le ministre Heurtel mercredi soir.En outre, l\u2019entreprise albertaine a indiqué mercredi qu\u2019elle déposerait jeudi le dossier de 4emande d\u2019autorisation du projet Oléoduc Energie Est auprès de l\u2019Office national de l\u2019énergie du Canada.Si le projet est approuvé par l\u2019Office, les travaux de construction pourraient commencer en 2016, pour une entrée en service prévue en 2018.Le Devoir Aidez plus de 800 000 personnes Faites un don! aqeta.qc.ca D ?Q] aqeta Association québécoise des troubles d'apprentissage leur patrimoniale», écrit le juge Marc St-Pierre.Mais sur le fond, M.Kotto avait tous les droits de prendre une telle décision, basée sur un avis de la Commission de la capitale nationale.«Il appert de cet avis que le site n\u2019a pas de valeur patrimoniale importante; la commission tient compte de la présence d\u2019autres espaces verts accessibles au public bordant le fleuve à proximité immédiate», conclut le juge.Les 65 copropriétés pourraient accueillir leurs premiers occupants dès la fin de l\u2019année 2015.Le Devoir UberX sous hante surveillance Tout juste lancée, l\u2019application mobile suscite la méfiance des élus et de l\u2019industrie du taxi L\u2019entreprise se défend de se livrer à des activités illégales JEANNE CORRIVEAU \\ A peine arrivé à Montréal, le service UberX a été qualifié de «concurrence déloyale» pour l\u2019industrie du taxi par le ministre des Transports, Robert Poëti, qui prévient déjà que l\u2019entreprise devra se plier aux règles qui encadrent le transport rémunéré.«On est ouverts au covoiturage et on pense que c\u2019est une sa-prée bonne idée.Mais s\u2019il s\u2019agit d\u2019une activité commerciale, il faut que les gens soient encadrés.Si c\u2019est de la concurrence déloyale, ce n\u2019est pas acceptable», a déclaré le ministre lors d\u2019un entretien téléphonique.M.Poëti dit avoir demandé à son ministère de procéder à des vérifications sur les opérations d\u2019UberX afin d\u2019éclaircir le flou juridique entourant ce service.L\u2019entreprise ne pourra agir à sa guise, dit-il.Le maire Denis Coderre, qui s\u2019est entretenu avec le ministre Poëti mercredi matin, n\u2019écarte pas la possibilité que des procédures judiciaires soient intentées contre l\u2019entreprise comme cela s\u2019est fait dans d\u2019autres villes dans le monde.«On va regarder toutes les options, a-t-il dit.On ne peut pas arriver comme un cheveu sur la soupe et dire qu\u2019on prend le contrôle de tout.[.] On a un cadre réglementaire qui nous régit.» Un service qui dérange Mercredi matin, l\u2019application de covoiturage d\u2019UberX, qui per- met à des automobilistes de transporter des passagers contre rémunération, a été activée à Montréal.Uber, qui récolte 20% des revenus de chaque course, se targue d\u2019offrir des tarifs en moyenne 30% moins élevés que le taxi conventionnel.L\u2019entreprise se défend de se livrer à des activités illégales.Directeur général d\u2019Uber Montréal, Jean-Nicolas Guillemette décrit le service comme du «covoiturage citoyen» qui présente des avantages économiques, écologiques et sociaux.UberX ne concurrence pas le taxi, af-firme-t-il, mais représente une option supplémentaire de transport au même titre que la voiture en libre-service, Bixi ou l\u2019autobus 747.«Nous, ce qu\u2019on veut, c\u2019est s\u2019asseoir avec les autorités et s\u2019assurer de développer une réglementation pour encadrer le covoiturage.» M.Guillemette assure que le service est sécuritaire pour les usagers.Uber a recours à une firme privée qui procède à une vérification des antécédents criminels des conducteurs auprès des corps policiers.L\u2019industrie du taxi ne voit pas d\u2019un bon œil l\u2019arrivée d\u2019UberX qui fait concurrence aux chauffeurs de taxi sans se plier aux mêmes contraintes.«C\u2019est comme deux poids deux mesures», déplore Dory Saliba, président du Comité provincial de concertation pour le développement de l\u2019industrie du taxi.Le Devoir LE DEVOIR DE DÉBATTRE Animé par l\u2019éditorialiste du Devoir, ANTOINE ROBITAILLE Écosse, Catalogne, Québec : l\u2019indépendance est-elle dépassée ou encore d\u2019actualité?STEPHANE DION député fédéral du Parti libéral du Canada JOSEPH FACAL politologue et ancien ministre péquiste MARIE BERNARD-MEUNIER dierdieure et ancienne diplomate canadienne PATRICK TAILLON professeur agrégé de droit.Université Laval 5NOyEMBRE'2Ql^lârH MUSEE DE lAMERIQUE FRANCOPHONE - 2 Côte de la Fabrique, Québec Réservez au 418 643-2158 - Prix : 12$ (amis du musée 10$) A 6 LE DEVOIR LE JEUDI SO OCTOBRE 2014 EDITORIAL ÎR Antoine ROBIiaiLLE GESTION DES DECHETS DE VERRE Consignez ! Vous triez patiemment vos déchets.Placez notamment le verre dans un bac bleu ou vert.Mais au bout du compte, celui-ci, depuis plusieurs mois, aboutit à l\u2019endroit où il aurait fini sa vie si vous l\u2019aviez paresseusement foutu à la poubelle : au centre d\u2019enfouissement.Au mieux, votre municipalité devra payer pour «valoriser» le verre: en faire par exemple de la poudre pour filtre à piscine.1 y a quelque chose qui cloche au pays de la collecte sélective des déchets en ce qui a trait au verre.Cette matière qu\u2019on y ramasse, comme l\u2019ont bien démontré des groupes écologistes (les AmiEs de la Terre et le Front commun pour la gestion écologique des déchets), ne peut même pas être recyclée parce que dans nos bacs, le verre se contamine ; devient difficilement utilisable par des producteurs de verre recyclé.Pensons-y : la compagnie Owens llinois à Montréal est même contrainte d\u2019importer du verre pour assurer sa production! Des usines qui transformaient le verre, comme Klareco, ont fermé leur porte.Cette situation est absurde.Par conséquent, des écologistes réclament qu\u2019on instaure une consigne sur les bouteilles vendues et achetées à la Société des alcools du Québec pour régler une partie du problème et mieux utiliser la matière.La consigne a démontré depuis des décennies son efficacité.Elle donne une valeur à ce qu\u2019autrement on qualifierait de dé-\\ chet.L\u2019incitatif est puissant et les taux de re-iu\t^ tour, de réutilisation des bouteilles consignées » »î K démontrent l\u2019efficacité de ce système.En ce qui a trait à la récupération du verre, évidemment, quand il peut être consigné et ré->\t^\tutilisé (on pense aux bouteilles de bière no- AT/ tamment), c\u2019est l\u2019idéal.Il s\u2019agit du système le \" plus écologique.Si l\u2019on retournait à la SAQ en masse nos bouteilles de vin et de spiritueux vides (dont le verre provient de dizaines de pays), les choses seraient sans doute plus complexes.Mais la matière ainsi récupérée aurait cependant plus de valeur que celle de nos bacs parce qu\u2019elle ne serait pas contaminée.Des villes commencent à se rendre compte des avantages que représenterait pour elles la consigne des bouteilles de vin et spiritueux.La Ville de Québec, notamment, appuiera officiellement le principe d\u2019une consigne sur les bouteilles de la SAQ.Dans la dernière décennie, si la consigne avait été valorisée et si elle avait bénéficié du même tjqje de soutien que la collecte sélective, nous aurions sans aucun doute aujourd\u2019hui des systèmes de récupération et de recyclage du verre beaucoup plus efficaces.Ailleurs au Canada, des systèmes de consigne ont été implantés avec succès; certains fonctionneraient même à «coûts nuis», notamment en Qntario.Qr, les représentants des commerçants au détail luttent contre le principe de la consigne ; préfèrent la collecte sélective des déchets.Dès qu\u2019elles génèrent emballages, contenants, imprimés, les entreprises doivent, en vertu de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (depuis le l®Aanvier 2013) assumer 100% des coûts nets de collecte sélective, du transport, du tri et du conditionnement.Cela représente un montant de 118 millions de dollars.Cet argent pourrait et devrait être utilisé sur un système plus efficace.Pourquoi pas une extension du principe de la consigne ?En 2012, le gouvernement Charest avait décidé de hausser de 5 à 10 cents la consigne (dite publique), cela fut annulé par la suite par le gouvernement Marois.il fallait, disait-il, évaluer de manière objective l\u2019efficacité comparée de la consigne et de la collecte sélective.Le mandat de faire cette étude a été donné en 2013 à un centre de recherche de l\u2019IIniversité Laval.Les résultats se font attendre.Espérons qu\u2019ils seront assez clairs pour permettre une vraie amélioration de notre gestion du verre.TRANSPORT FERROVIAIRE Un mot : pétrole ttawa annonce d\u2019autres mesures pour améliorer la sécurité du transport ferroviaire : l\u2019embauche de dix inspecteurs chargés de vérifier si les compagnies appliquent leur propre «système de gestion de la sécurité»-, l\u2019imposition de normes pour l\u2019utiîisation des freins à main; l\u2019obligation de mieux former les employés; des vérifications ciblées touchant l\u2019étiquetage des produits et finalement, de nouvelles études pour déterminer les propriétés de ce pétrole brut plus explosif qu\u2019on le croyait.Depuis l\u2019accident de Lac-Mégantic et surtout depuis la publication du rapport du Bureau de la sécurité des ^ \\ transports (BST), Qttawa a multiplié les annonces pour rassurer la population.Tant mieux ! Car les constats du BST mettaient en évidence les nombreuses lacunes de 1^\t^ l\u2019industrie et de la réglementation fédérale.Mais À .\tcet intérêt soudain pom la sécurité de la part des conservateurs trouve d\u2019abord son explication dans l\u2019importance nouvelle que revêt le train pour l\u2019exportation du pétrole de l\u2019Quest.Rappelons qu\u2019entre 2009 et 2013, le nombre de wagons-citernes transportant du pétrole a grimpé de 500 000 à 160 000 sur les voies ferrées du pays.Une croissance qui ne se dément pas à cause des retards pris dans la construction de nouveaux pipelines.Pour les compagnies ferroviaires, cela représente une part grandissante de leurs revenus.Qr, pendant que les habitants des villes demandent qu\u2019on ralentisse la vitesse des convois, le président du CP, Hunter Harrison, plaide pour une augmentation dans le but d\u2019atteindre ses ambitieux objectifs de rentabilité à l\u2019horizon 2020.Pour cet homme comme pour la ministre des Transports, Lisa Raitt, l\u2019erreur humaine seule explique l\u2019accident de Lac-Mégantic.Ce qui nous amène à constater de nouveau que le Québec est sm le point de devenir la plaque tomnante par laquelle transiteront bientôt des quantités astronomiques d\u2019une variété de pétrole brut dont on ne connaît même pas toutes les propriétés et les risques pom l\u2019environnement.Que ce soit par rail, par navire ou par pipeline, ce pétrole traversera le territoire du Québec sm des milliers de kilomètres pour le seul bénéfice des provinces de l\u2019Quest, du gouvernement fédéral, des pétrolières et de l\u2019industrie ferroviaire.Pendant ce temps, à Québec, le premier ministre Philippe Couil-lard plaide pom que le Québec contribue à sa façon au développement économique du Canada! Mais l\u2019économie québécoise ne mé-rite-t-elle pas mieux que des transferts de péréquation en échange de cette participation forcée hautement risquée à ce Canada pétrolier?M.Couillard amait-il un plan qu\u2019il n\u2019ose divulguer pour l\u2019instant ou est-il vraiment aussi résigné qu\u2019il y paraît devant cette în-dustrîe quî nous passe lîttéralement dessus?Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET U\tVf UT 9AS\tPf fogC QHZico\\$ CW \\ t-1 çpmaaAOC \\l\tL LecouvffifJMv:-Zf Pvi y KAfV'EMf n MoTRe PfTit CApEau n n n a M n 3 ï: m : 3 LETTRES Épreuve uniforme de français ^Pendant plusîeurs jours, le ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur, Yves Bolduc, a laissé planer la possibilité d\u2019abolir l\u2019épreuve uniforme de français, dont la réussite est obligatoire pour l\u2019obtention d\u2019un diplôme d\u2019études collégiales.En tant qu\u2019enseignant de physique au collégial, je peux vous affirmer que l\u2019envol d\u2019un tel message est désastreux pour la réussite des étudiants.Le ministre a finalement mis de côté cette possibilité, mais en affirmant que des mesures exceptionnelles pourraient être mises de l\u2019avant pour les étudiants avec des besoins particuliers (comme la dyslexie) .J\u2019aimerais informer le ministre que de telles mesures existent déjà.Les étudiants avec un diagnostic médical peuvent avoir plus de temps, jusqu\u2019au double, lors des évaluations.Ils peuvent aussi avoir accès à des outils informatiques lors de la rédaction de textes en classe.Certains ont même la possibilité d\u2019utiliser le logiciel correcteur Antidote lors de l\u2019épreuve uniforme de français.Ainsi, en plus d\u2019ouvrir la porte au nivellement vers le bas de l\u2019éducation au Québec, le ministre transmet de fausses informations à la population.Il serait temps qu\u2019il discute avec les personnes du milieu au lieu de lancer de faux débats.Un peu de faits dans une discussion est le fondement de toute décision éclairée.Enfin, contrairement à ce qu\u2019affirme le ministre, il n\u2019existe pas de métier oû la maîtrise du français n\u2019est pas importante.Quoiqu\u2019en tendant l\u2019oreille, il semble que le poste de ministre de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur soit le premier poste affichant cette caractéristique.Alexis Gagné-LeBrim Le 28 octobre 2014 Alexandre voit grand Qu\u2019il est rafraîchissant d\u2019entendre les propos archilucides d\u2019un Alexandre Cloutier en entrevue avec Marie-France Bazzo.Ils traitent des vrais bobos qui ont engendré une défaite écrasante.Alexandre voit grand : il lui faut évacuer le brouillard qui a trop enveloppé son parti.Lisée et Drainville continuent à souffler dessus.Mais voilà, PKP domine.Il peut aisément financer sa campagne.Seuls les militants auront droit de voter; il n\u2019y aura pas de primaires.Bref, il y a matière à nous demander si le PQ sabote l\u2019impératif d\u2019une refondation.Il faut un sauveur, quitte à oublier qu\u2019il fut un fossoyeur des droits fondamentaux de syndiqués de l\u2019informa-tion?Cap sur le pouvoir, un point c\u2019est tout ?Et le flou sera perpétué ?[.] Carol Patch-Neveu Montréal, le 28 octobre 2014 Goudronnés et plumés Dimanche dernier, l\u2019émission Découvertes présentait un inquiétant documentaire sur les catastrophes qui pourraient résulter de l\u2019exploitation du pétrole et du gaz de schiste à l\u2019île d\u2019Anticosti et en Gas-pésie, en plus du passage de superpétro-îiers sur le fleuve Saint-Laurent.Marée noire, contamination des nappes phréatiques et des rivières, fuite ad infinitum de méthane (un puissant GES), destruc- tion d\u2019habitats halieutiques, anéantissement du tourisme, etc.Mais rien de tout ça n\u2019arrivera, nous rassure le gouvernement, car nous nous adopterons les «meilleures pratiques» et l\u2019industrie de renchérir qu\u2019elle s\u2019autodisci-plinera.Et si jamais un accident devait survenir, on nous assure que tout sera fait pour minimiser rapidement les conséquences.Si le passé et le présent sont garants du futur, nous aurons plutôt droit aux mêmes meilleures pratiques avec lesquelles sont pavées nos routes et construits nos viaducs et édifices, sous la non-surveillance d\u2019organismes réglementaires en démantèlement.A l\u2019autodiscipline d\u2019une industrie de l\u2019extraction des ressources qui vient d\u2019ajouter ce mois-ci, un 700® site minier québécois à décontaminer à nos frais, l\u2019entreprise ayant fermé ses portes sans n\u2019avoir jamais versé un sou des 25,6 millions prévus poru la restauration dp site.Et aux mesrues de mitigation d\u2019un État frappé d\u2019austérité, qui n\u2019a même jamais établi de plan pour la décontamination de ces sites.[.] Si un accident devait sruvenir en Gaspé-sie, à Anticosti ou dans le fleuve, nos gouvernants invoqueront la duperie et afficheront la même surprise feinte de tout gouvernement quand il ouvre les livres comptables du précédent.[.] Le jovialisme pétrolier apparemment communicatif de M.Harper rejoint opportunément le fédéralisme de résignation adopté par M.Couillard.Alors, après être devenus la poubelle des autres grâce à nos sites d\u2019enfouissement au rabais, prévoyons que nous serons dûment goudronnés et plumés à brève échéance ! Luc Le Blanc Montréal, le 28 octobre 2014 LIBRE OPINION La gauche face au groupe État islamique JEROME BLANCHET-GRAVEL Essayiste et candidat à la maîtrise en sciences des religions à l\u2019Université Laval CLAUDE SIMARD Professeur retraité de l\u2019Université Laval Ils sont nombreux en Gccident,à tolérer silencieusement le groupe État islamique.Nous ne parlons pas ici des musulmans en général ayant gagné les pays européens ni des terroristes ayant attaqué la démocratie québécoise et canadienne dans les derniers jours.Nous parlons de ces milliers d\u2019hommes et de femmes de chez nous qui condamnent avec émotion les frappes militaires en Irak.Nous parlons de ceux et de celles qui voient dans ce énième conflit au Moyen-Qrient la recrudescence d\u2019un colonialisme, d\u2019un impérialisme, d\u2019un eurocentrisme.Nous parlons de cette gauche occidentale dont l\u2019idéologie consiste actuellement à favoriser l\u2019obscurantisme par un drôle de souci d\u2019équité.La vision qu\u2019entretiennent la plupart des gauchistes en Décident face au monde musulman est tout aussi caricaturale que la vision qu\u2019en entretenaient George W.Bush et son équipe.Pour ces derniers, la terre d\u2019Islam est diabolique, tout simplement.Pour la gauche, en général, elle est une bonne mère de famille tentant désespérément de sauver sa progéniture du viol collectif occidental.Deux constructions de l\u2019Qrient façonnées par des siècles de romantisme.La gauche perçoit effectivement l\u2019espace arabo-musulman comme une vaste terre de résistants pacifiques aux prises avec des impérialistes sanguinaires prêts à affamer des populations entières pour quelques gouttes de pétrole supplémentaires.Cette vision semble tellement ema-cinée que l\u2019implantation d\u2019un régime totalitaire et génocidaire en Irak ne saurait convaincre ces progressistes du bien-fondé d\u2019une intervention armée.Car le discours sur l\u2019Grient demeure fabriqué \u2014 à droite comme à gauche \u2014 et c\u2019est pourquoi le progressisme occidental n\u2019échappe aucunement à la sécrétion de ses propres fantasmes.Dans l\u2019imaginaire de gauche, l\u2019Afghane est une Pocahontas dont le pays est mis à feu et à sang par les compagnons de John Smith.Quelle importance si cette beauté exotique ne va pas à l\u2019école ?L\u2019Qrient est une terre chaleureuse dont la douceur de vivre devrait épargner à ses habitantes de se plier à la rude doctrine féministe.Au Québec, au Canada, en France, plusieurs préféreraient donc combattre Daesh avec des sachets de lait en poudre et quelques demées non périssables (ce qu\u2019on appelle l\u2019aide humanitaire).C\u2019est ce que recommande d\u2019ailleurs l\u2019aspirant au poste de premier ministre du Canada Justin Trudeau.Bref, l\u2019Qrient serait tellement miséreux qu\u2019il ne pourrait être responsable de la manifestation de ses propres démons intérieurs.A la conception manichéenne des croisades s\u2019est substituée la conception rose bonbon de l\u2019Autre.La dernière a sans doute le mérite de ne pas s\u2019en remettre à la violence.Elle n\u2019en demeure pas moins stéréotypée et infantilisante. LE DEVOIR LE JEUDI SO OCTOBRE 2014 A 7 IDEES aUEBC QUÏ JACQUES NADEAU LE DEVOIR La FPJQ dénonce rélargissement du débat à toute la presse québécoise.Le cas PKP est particulier, et doit être évalué comme tel.L\u2019affaire PKP dérape ! Vous inventez un problème pour diluer l\u2019importance du cas de Factionnaire majoritaire de Québécor PIERRE CRAIG Président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a Fédération professionnelle des jour-nalistes du Québec estime que toute la question de l\u2019arrivée éven-tuelle du grand patron de presse ^ierre Karl Péladeau à la chefferie du Parti québécois est en plein dérapage.Depuis le saut en politique de M.Péladeau, le débat porte sur le conflit d\u2019intérêts dans lequel se trouve un politicien qui contrôle 40% de I\u2019information produite au Québec.Un politicien qui pourrait de surcroît devenir chef d\u2019un des deux plus importants partis politiques du Québec.De nombreuses voix, dont celles de la fédération que je préside, se sont élevées pour demander à monsieur Péladeau de se départir des actions qu\u2019il possède dans les médias de Québécor pour éliminer ce conflit d\u2019intérêts.Mais voilà que depuis une semaine apparaît soudainement un énorme problème que personne n\u2019avait vu jusque-là : tous les médias du Québec seraient potentiellement sous l\u2019influence de leurs propriétaires qui pourraient exercer une forme de contrôle sur leur contenu ! C\u2019est ce que j\u2019appellerais un dérapage.contrôlé.«Dérapage» parce qu\u2019on s\u2019éloigne du conflit d\u2019intérêts, bien réel, dans lequel se trouve Pierre Karl Péladeau.« Contrôlé » parce qu\u2019on est en train de créer une forêt, bien artificielle, pour cacher l\u2019arbre qu\u2019est ce conflit d\u2019intérêts.Comme dirait l\u2019autre, s\u2019il y avait un problème d\u2019influence indue sur l\u2019ensemble des médias du Québec.on le saurait! Noyer le poisson Le Parti québécois propose de créer un comité d\u2019experts qui enquêterait et ferait rapport à l\u2019Assemblée nationale sur ce problème de l\u2019influence de tous les patrons de presse sur le contenu de leurs médias.En langage clair, cela s\u2019appelle vouloir noyer le poisson.Si André Desmarais, grand patron de La Presse et de six autres quotidiens majeurs de chez nous s\u2019était porté candidat à la chefferie du Parti libéral du Québec, le PQ aurait dénoncé, avec raison, ce conflit d\u2019intérêts.Et dans cette dénonciation, le PQ n\u2019aurait certainement pas invoqué un problème généralisé à tous les médias québécois.La presse québécoise est libre.Elle est même très vigoureuse et alerte.La commission Charbonneau, créée à partir des reportages de journalistes courageux, tenaces et exempts de toute in- fluence, en est le témoignage le plus éloquent.La société québécoise fait face en ce moment à un problème bien concret: le plus grand baron de la presse du Québec sera éventuellement chef de parti et peut-être même premier ministre tout en conservant la propriété de son empire médiatique.Si vous, députés de tous les partis, ne voulez pas ou ne pouvez pas trouver de solutions à ce problème, dites-le clairement.Mais de grâce, n\u2019allez pas inventer un problème là où il n\u2019y en a pas pour diluer l\u2019importance du conflit d\u2019intérêts qui nous occupe ou pour vous sortir élégamment d\u2019une situation dont vous ne savez plus que faire.La réplique > Le erançais au collégial La dévalorisation de quoi, au juste ?GUY DEMERS Président du chantier sur l\u2019offre de formation collégiale Le déclencheur e problème de la maîtrise de la langue chez les étudiants n\u2019est pas nouveau.C\u2019est d\u2019ailleurs ________ une situation largement partagée par les systèmes d\u2019éducation de plusieurs pays.Connu depuis de nombreuses années, ce problème suscite, à intervalles plus ou moins réguliers, débats et prises de position, mais, hélas, trop peu de solutions.Depuis les 20 dernières années, on observe une diversité croissante des profils d\u2019étudiants.Les collèges tentent, à même des ressources limitées, d\u2019offrir des services de soutien en vue de combler les lacunes éprouvées par un bon pourcentage d\u2019étudiants au sujet de la maîtrise de la langue, et dont on accuse le premier cycle du secondaire d\u2019être responsable.La tentation est grande de regarder en amont du processus de formation pour trouver la cause de ce malaise et, finalement, déterminer le responsable.Pendant ce temps, des étudiants qui ont achevé l\u2019essentiel d\u2019un parcours de formation devant les conduire à l\u2019exercice d\u2019une profession reçoivenf à la «N\u2019est-ce pas la faute du secondaire ?Le rapport Demers se refuse explicitement à aborder cette cause probable des difficultés en maîtrise du français chez nous.Il préfère suggérer l\u2019abolition d\u2019un examen certes imparfait (trop facile, selon plusieurs!), mais qui représente au moins, depuis une vingtaine d\u2019années, une source de motivation extérieure pour les étudiants.» \u2014 Antoine Robitaille, Le Devoir, 27 octobre 2014 veille d\u2019obtenir leur diplôme, un verdict cinglant : disqualifié ! La logique qui conduit à de telles condamnations relève de celle que nous décrions souvent en éducation, soit la logique de production.Au terme du processus de fabrication, le contrôle de la qualité repère la pièce défectueuse.Le verdict tombe : rejetée ! Il y a cependant une très grande différence entre une chaîne de production et le processus de formation.Depuis trop longtemps, la preuve est faite que, sans aide, certains ne pourront tout simplement pas y arriver.Notre objectif en éducation demeure toujours le même : favoriser la réussite du plus grand nombre.Qn essaie trop peu souvent de s\u2019insérer dans les souliers des étudiants pour comprendre le processus qui conduit à la situation dont il est question ici.Faisons une tentative ! Les étudiants qui se présentent aux portes des collèges ont des profils extrêmement diversifiés.Il est reconnu depuis longtemps que plusieurs d\u2019entre eux ont des lacunes importantes au regard de la maîtrise de la langue.Malgré ce handicap, et parfois après avoir fréquenté à quelques reprises un centre d\u2019aide, plu-sieius porusuivent leru parcorus de formation, réussissent la majorité de lerus corus et commencent à anticiper le moment où ils obtiendront leur diplôme.Quelques mois avant la fin de leurs études, ils sont soumis à l\u2019épreuve uniforme en langue d\u2019enseignement, qu\u2019ils échouent.Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois.après trois et le plus souvent quatre années de formation dans les programmes d\u2019études techniques les plus exigeants.Mais que se passe-t-il dans la tête de ces étudiants que des échecs répétés affligent à la fin de leur parcours ?À défaut d\u2019avoir pu corriger ce handicap depuis le tout début de leur formation collégiale, ils sont confrontés au désespoir de ne jamais pouvoir obtenir leur diplôme d\u2019études collégiales pour lequel ils ont persévéré.Freinés devant le fil d\u2019arrivée, ils abandonnent les études et viennent s\u2019ajouter, un à un, à la horde des exclus du système d\u2019éducation.Nous serions bien avisés de ne pas transformer le parcours scolaire de ces étudiants en miroir aux alouettes.Une société qui agit de la sorte prend de grands risques.Adaptation Comprenons-nous bien! Je ne favorise pas un nivellement par le bas.Je plaide en faveru de l\u2019incontournable et nécessaire adaptation de notre système d\u2019éducation à une situation qui, soyons réalistes, n\u2019est pas sru le point de disparaître de notre réalité éducative.L\u2019encadrement du système d\u2019enseignement collégial a perdu beaucoup de souplesse.Il en aruait grandement besoin poru s\u2019adapter à la multiplicité croissante des caractéristiques des étudiants qui, depuis encore trop peu d\u2019années, réussissent à atteindre le premier niveau de l\u2019enseignement supé-rieiu québécois.Ceux qui aruont l\u2019intérêt et la patience de lire nos deux rapports de janvier et de juin 2014 pourront constater à quel point notre système d\u2019enseignement collégial prend du retard, en comparaison de ceux d\u2019autres provinces notamment.La rigidité de notre dispositif d\u2019enseignement collégial paralyse toute tentative d\u2019adaptation aux réalités contemporaines de notre société en mutation constante.De plus, dans le cas qui nous préoccupe ici, s\u2019ajoute le tabou sur toute question au sujet de la langue au Québec.Une fois de plus, on reconnaît dans cet éditorial la réaction épidermique qui fait bifurquer sur le terrain infertile des émotions toute tentative de discuter objectivement des problèmes qui accablent notre système éducatif.Plutôt que de brandir des épouvantails, ne devrait-on pas chercher à aborder, avec courage et sérénité, les possibles changements qui nous permettront de mieux soutenir la réussite éducative des jeunes qui nous confient leur projet de formation! Et de ce fait, contribuer à réduire l\u2019inégalité des chances.Car, dans la situation que je rapporte, ce que nous dévalorisons depuis trop d\u2019années, c\u2019est l\u2019étudiant en difficulté rendu en fin de parcours ; rien à voir avec la dévalorisation du diplôme.C\u2019est une question de nécessaire adaptation du système à une réalité qui renvoie à notre sens des responsabilités.La qualité du français dans nos universités EMILY BERGERON Etudiante à l\u2019Université Laval M es poils se hérissent, mes mains se crispenf tout comme lorsque j\u2019entends le cri strident et désagréable que produit un couteau gratté contre le fond d\u2019une assiette: «\u201cquand\u201d est-il de la sérotonine?» Je suis étudiante à l\u2019Université Laval, et mes notes de cours, comme mes examens, abondent de perles comme celle-là.En voici quelques autres tout aussi délicieuses: «l\u2019approche psychanalytique s\u2019est développé à l\u2019extérieure de la psychiatrie»-, «on diagnostic cinq garçons autistes pour une seule fille»-, «les huit symptômes décrit ont été classés en trois catégories » -, «ceci dépasser les objectifs du cours».Ce ne sont pas des erreurs subtiles sur l\u2019usage du point-virgule ou l\u2019emploi d\u2019un anglicisme sémantique que je relève ici, mais plutôt des fautes d\u2019or-tho^aphe et d\u2019accord pour le moins manifestes.Mes yeux saignent.Qn me fait noter que le texte, malgré ses nombreuses bourdes, en demeure compréhensible.Certes.Mais qu\u2019en est-il de l\u2019intégrité de notre langue?Il esf de mon avis, inacceptable qu\u2019un établissement d\u2019enseignement se soucie aussi peu de la qualité du français dans le matériel didactique qu\u2019il produit ej distribue.À Ce n\u2019est pas l\u2019apprentissage de l\u2019anglais qui menace l\u2019avenir du mon sens, français releguer cette préoccupation au second rang revient à renoncer à notre lan^e et à notre culture, pourtant si riches.Ce n\u2019est pas l\u2019apprentissage de l\u2019anglais qui menace l\u2019avenir du français \u2014 quoi qu\u2019en prétendent certains, ces deux langues ne sont pas mutuellement exclusives \u2014, mais plutôt la faible importance que l\u2019on accorde à l\u2019usage d\u2019un français de qualité.Fierté à chérir Je m\u2019aventure sur un autre front.Le rapport De-mers, paru lundi dernier, a évoqué, entre autres possibilités, celle d\u2019abolir l\u2019épreuve uniforme de français dans les cégeps, en vue de hausser le taux de diplomation.J\u2019espère sincèrement que les groupes de travail mis sur pied par le ministre Bolduc écarteront cette avenue avec diligence.Heureusement, le ministre a été déjà forcé de le faire.Plutôt que de diminuer les exigences requises pour l\u2019obtention du diplôme d\u2019études collégiales, il faut rehausser les mesures d\u2019aide à l\u2019apprentissage afin que les étudiants en difficulté acquièrent des compétences langagières de base.« Le français est une belle langue ! » s\u2019exclame-t-on si souvent.C\u2019est vrai.Mais à cela j\u2019ajouterais que cet amour de notre langue naît du temps consacré à l\u2019apprendre, à l\u2019apprivoiser, à l\u2019approfondir.Qn en goûte bien mieux les subtilités lorsqu\u2019on la maîtrise : on prend alors d\u2019autant plus plaisir à la faire briller dans nos écrits, à en agencer les mots pour créer des combinaisons qui sonnent doux,à en découvrir la tradition littéraire.Cette fierté du français, ne l\u2019étouffons pas.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Pare {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Melanie Loisel et Phihppe Orfah (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel T)a.'nA(chroniqueur), Helene Buzzeth et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair-Cmno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter), Véronique Chagnon et Louis Gagne (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema), Stéphane BaïUargeon (médias), Fredenque Doyon et François Levesque (reporters), Juhe Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins, Enc Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-Parazelh {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivin (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger, Phihppe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Elorence Sara G Eerrans (assistants) , correction : Andreanne Bedard,^Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Nathahe Jobin {par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Amehe Maltais {coordonnatrice), Laurence Hemond (secretaire) PRODUCTION Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn et Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Ohvier Leclerc (coordonnateur du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euroy et Véronique Page A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 OCTOBRE 2014 ACTUALITES TERRORISME SUITE DE LA PAGE 1 loin, c\u2019est-à-dire s\u2019il est hors de l\u2019Internet ou s\u2019il contribue à la prolifération du terrorisme ou des conversions».En d\u2019autres mots, trouver une glorification du terrorisme dans un journal intime version papier ne serait pas considéré du même œil que si ces mêmes pensées étaient affichées sur un mur Facebook.Les préoccupations quant à la réponse éventuelle du gouvernement conservateur aux événements d\u2019Ottawa et de Saint-Jean-sur-Riche-lieu se multiplient.La semaine dernière, l\u2019Association canadienne des libertés civiles a rappelé les risques d\u2019ériger en crime le fait de penser, plutôt que de faire, quelque chose.Mercredi, c\u2019était au tour des commissaires canadiens à l\u2019information et à la protection de la vie privée d\u2019appeler le gouvernement à la prudence.«Îm réaction à ces événements doit être posée et proportionnelle, et conçue de manière à préserver nos valeurs démocratiques fondamentales», dit la déclaration commune des commissaires provinciaux et fédéraux.Ils demandent que toute décision d\u2019accorder de nouveaux pouvoirs soit «fondée sur des données factuelles» et que ces pouvoirs soient assortis de «mesures de contrôle efficaces».En entrevue, le commissaire fédéral à la protection de la vie privée, Daniel Therrien, rappelle la réaction aux attentats du 11 septembre 2001.«Les outils ont été grandement accrus en 2001 et avant de les augmenter de nouveau, il y a une démonstration à faire que ces outils ne sont pas suffisants à l\u2019heure actuelle», a expliqué M.Therrien.Terrorisme ou pas ?Le chef du NPD, Thomas Mulcair, commence déjà à craindre ce qu\u2019il qualifie de «maximisation du soudain», une tentative d\u2019exploiter l\u2019émotivité découlant de la fusillade pour faire adopter des lois inquiétantes.«Est-ce qu\u2019on tire profit en quelque sorte de cet événement pour ramener des lois qui pourraient restreindre sérieusement nos droits ?» a-t-il demandé.Le premier ministre Stephen Harper a répondu «qu\u2019on ne présume pas qu\u2019il y a toujours une contradiction entre les droits et la sécurité».Par ailleurs, un débat a toujours lieu quant à savoir s\u2019il faut qualifier d\u2019actes terroristes la fusillade d\u2019Ottawa et les événements de Saint-Jean-sur-Richelieu.Le gouvernement conservateur a fait son nid et estime que oui, tandis que l\u2019opposition est divisée sur la question.Du côté néodémocrate, il est clair que la fusillade ne constituait pas un acte terroriste, a expliqué Thomas Mulcair.«L\u2019information qui est maintenant publique me conforte dans mon choix de ne pas utiliser le mot \u201cterrorisme \u201d pour décrire l\u2019événement qui a eu lieu ici.Cela n\u2019enlève rien à l\u2019horreur qui a eu lieu.Ça ne rend pas le geste moins criminel, mais je crois qu\u2019il y a une distinction à faire et quand on regarde le passé de cet individu et ce qui se passait, l\u2019utilisation de ce mot n\u2019est pas appropriée.» Chez les libéraux, la conclusion est différente.Le chef Justin Trudeau dit prendre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au mot.«J\u2019ai dit plusieurs fois la semaine passée que j\u2019attendais que les autorités appropriées Assent une détermination sur ce qui s\u2019est passé avant d\u2019utiliser ce mot.La GRC a dit que c\u2019était du terrorisme: ça l\u2019était.» Quand M.Mulcair a soulevé cette distinction à la Chambre des communes, il a été rabroué par le premier ministre, qui a rappelé que rien n\u2019empêchait une personne éprouvant des difficultés financières ou mentales d\u2019être aussi «engagée dans des activités terro- ristes djihadistes».«Nous ne pensons pas que ça aide les Canadiens défaire autre chose que de s\u2019attaquer à ces questions directement, et d\u2019y faire face pour ce qu\u2019elles sont.» Il a obtenu une ovation de ses troupes.Avec Marie Vastel Le Devoir Be careful, en anglais seulement Lorsque la fusillade a éclaté à Ottawa mercredi passé, tous les fonctionnaires fédéraux présents dans un certain périmètre ont reçu le message de s\u2019embarrer dans leurs bureaux et de rester loin des fenêtres.Seul hic: le message a été envoyé in English only.Le commissaire aux langues officielles est consterné.«J\u2019avoue avoir été extrêmement déçu, la semaine passée, pendant la crise, de voir que le message d\u2019alerte provenant du Centre des opérations du gouvernement était entièrement en anglais.J\u2019ai été choqué de cela», a lancé Graham Fraser en comité parlementaire.M.Fraser a révélé qu\u2019il y a quelques mois, le centre avait annoncé que, par manque de ressources, il ne ferait plus ses annonces qu\u2019en anglais.Devant les «remontrances» du commissaire, le centre avait fait marche arrière.«Cela s\u2019est avéré être un échec», conclut M.Graham.Le député libéral Stéphane Dion se désole.«C\u2019est un test très important du point de vue de la sécurité parce que quand on est sur un stress, on est moins bilingue, c\u2019est humain.Imaginons l\u2019inverse, si l\u2019avertissement avait été servi seulement en français.Vous pouvez imaginer le chaos que ça aurait été.» URGENCES SUITE DE LA PAGE 1 chaque débordement équivalant à 10% de leur capacité d\u2019accueil faisait grimper de 3% la mortalité chez les patients admis.Dans l\u2019échantillon retenu, plus de 3700 patients sont décédés dans les 30 jours suivant leur congé.Sur 677 475 visites effectuées dans les 42 urgences étudiées, 1,8% des patients placés sur civière sont décédés dans le mois suivant leur admission (plus de 13 000), plus de 67 000 ayant obtenu leur congé de l\u2019urgence y sont retournés (12%) et plus de 11 000 de ces derniers (15%) ont dû être réadmis.«Qu\u2019on démontre scientifiquement que la congestion dans les urgences est associée à une hausse de la mortalité chez les patients, c\u2019est majeur.Chaque 10% au-delà de la capacité entraîne une hausse additionnelle de 3% de décès.Y a-t-il un lien direct de cause à effet?On ne peut l\u2019affirmer, mais l\u2019association, elle, est claire», soutient le D\u2019\u2019Vadeboncoeur.Comme la congestion peut excéder 10% de l\u2019achalandage moyen, on peut présumer que l\u2019effet des périodes de pointe sur les décès et les réadmissions à l\u2019urgence dépasse aussi par moments 3%.Cet effet néfaste des débordements sur la sécurité des patients serait beaucoup plus marqué dans les urgences des grands hôpitaux urbains, soulignent les chercheurs, qui ont eu accès à des données «anonymisées» de la RAMQ.Impossible donc de savoir dans quels hôpitaux les congestions sont «associées» au plus grand nombre de décès.Chose certaine, ces chiffres montrent ofi«ilfaut régler une fois pour toutes le problème des congestions à l\u2019urgence», estime le chef de l\u2019urgence de l\u2019ICM.«On ne parle plus seulement d\u2019attentes et d\u2019inconforts.Si un médicament entraînait une hausse de 3% de décès chez les patients, il serait banni du marché.Or, le problème de la congestion des ur- gences au Québec produit le même effet et ça fait des années que rien ne bouge», déplore-t-il.Moins grande capacité à livrer des soins de qualité dans les délais requis, congés précipités : plusieurs facteurs peuvent expliquer l\u2019impact délétère des congestions, avance le D\u2019\u2019 Vadeboncoeur.« Une multitude de facteurs peuvent entrer en jeu quand une forte pression à l\u2019urgence s\u2019exerce pour libérer des lits.» Ces résultats devraient inciter les gouvernements à cibler les hôpitaux nécessitant des interventions spécifiques, affirment les auteurs.«Cette recherche renforce les preuves selon lesquelles la congestion des urgences constitue une menace pour la santé des patients.L\u2019octroi de congés doit être surveillé de près pour assurer une transition sécuritaire des patients vers la communauté.Des ressources communautaires seraient nécessaires pour suivre de près les patients à plus hauts risques.» Le Devoir ALBERTA SUITE DE LA PAGE 1 il a étudié l\u2019ingénierie électrique au Northern Alberta Institute of Technology, puis a été employé au sein des entreprises Guh Canada et Suncor.Kyle Harrietha, directeur général de l\u2019organisation Fort McMurray Metis, explique que «si tu veux devenir ingénieur spécialiste des installations d\u2019énergie, tu sais que la formation sera disponible en Alberta et tu auras un emploi dès l\u2019obtention de ton diplôme».Il en va de même pour tous les emplois liés à l\u2019exploitation pétrolière.Cette disponibilité de formation a «fait atteindre des sommets» au taux de diplomation des autochtones dans la région des sables bitumineux, comparativement à ailleurs au pays, ajoute le directeur général.«Dès la KL année scolaire, les enfants font des stages au sein des entreprises de cette industrie.C\u2019est presque leur seule possibilité [d\u2019emploi] une fois qu\u2019ils seront sur le marché du travail.Nous faisons de la mobilisation pour inciter le gouvernement albertain à offrir plus de choix de travail à ces communautés», dit Mike Hudema, pour expliquer l\u2019expression « otages économiques », qu\u2019il reprend d\u2019Eriel Déranger, responsable des communications de la communauté autochtone chipewyan d\u2019Athabasca.L\u2019industrie des sables bitumineux a d\u2019ailleurs servi de bouée de sauvetage à plusieurs communautés, raconte Kyle Harrietha.«Avec la chute du commerce de la fourrure dans la région dans les années 1980, les nations autochtones ont perdu ce qui les faisait vivre.Leur seule opportunité de travail est devenue l\u2019industrie gazière et pétrolière.Ça leur a apporté de la nourriture et un toit » Créer des emplois verts L\u2019argent ne suffit toutefois pas à convaincre les travailleurs de rester au sein d\u2019une industrie qui ne leur plaît pas toujours.Randall Benson, par exemple, a rapidement quitté son emploi au sein de Suncor.«Je commençais à être déprimé.C\u2019était certainement lié à ce que je devais faire au travail, qui allait à l\u2019encontre de mesv valeurs de protection de l\u2019environnement » Il ajoute que l\u2019horaire de travail de 12 heures par jour était difficile à vivre.L\u2019entrepreneur avait constaté qu\u2019il n\u2019était pas le seul employé opposé à l\u2019industrie.«Au sein de plusieurs entreprises, il y a de petits comités de travailleurs qui militent pour la création d\u2019une LAURA PELLETIER L\u2019entrepreneur Randall Benson, d\u2019origine crie et métisse, a travaillé pour des entreprises d\u2019exploitation de sables bitumineux avant de se tourner vers les énergies vertes.politique albertaine des énergies renouvelables.» C\u2019est en tombant sur un magazine portant sur l\u2019énergie solaire et éolienne que M.Benson a trouvé sa nouvelle voie.Grâce à un programme de l\u2019entreprise Suncor, il a reçu une formation d\u2019électricien, suivi des cours l\u2019énergie solaire et fait des mentorats.En 2000, il a lancé sa propre entreprise, Gridworks Energy Group, qui vend des ensembles de panneaux solaires pour les ménages.Avec son expertise, Randall Benson veut briser le «cercle vicieux» qui pousse les peuples autochtones à travailler dans l\u2019exploitation des sables bitumineux, pour qu\u2019elles se consacrent plutôt au développement des énergies renouvelables.En septembre, l\u2019entrepreneur a installé un système d\u2019énergie solaire dans la communauté Les sables bitumineux et les communautés autochtones En 2013, environ 23 000 autochtones étaient installés dans la région des sables bitumineux en Alberta.Les entreprises autochtones ont obtenu pour 1,3 milliard de dollars canadiens en contrats conclus avec des sociétés d\u2019exploitation de sables bitumineux du nord de l\u2019Alberta en 2013.Au cours des 12 dernières années, ces contrats leur ont rapporté 5 milliards de dollars.Source Gouvernement du Canada autochtone chipewyan d\u2019Athabasca.«Mon entreprise leur a montré comment utiliser cette énergie et comment construire des panneaux pour qu\u2019ils soient autosuffisants», précise-t-il.Il a également travaillé avec les communautés de Samson Créé et Louis Bull Tribe.«Je sais que la transition vers les énergies vertes ne se fera pas demain, mais il faut dès maintenant donner le choix aux gens de la région de travailler pour d\u2019autres industries», insiste M.Benson, qui croit que cette transition nécessite une politique gouvernementale.Entre-temps D\u2019ici à ce que le virage vert se fasse, plusieurs communautés autochtones s\u2019affairent à surveiller le développement de l\u2019industrie des sables bitumineux et à négocier avec les entreprises qui s\u2019installent dans leur région.C\u2019est pourquoi, en 2013, l\u2019organisation Fort McMurray Metis a embauché Kyle Harrietha comme directeur général.Ce dernier, qui travaillait autrefois pour la Cumulative Environmental Management Association, était habitué à négocier avec les entreprises de ce secteur.Son rôle au sein de l\u2019organisation est de s\u2019assurer d\u2019être consulté par les entreprises qui souhaitent démarrer des projets dans leur ville, mener des études d\u2019impact environnementaux avec des experts et négocier des règlements «pour s\u2019assurer que l\u2019expbitation se fait de la façon la moins nuisible possible pour leur communauté», indique-t-il.Fort McMurray Metis a actuellement 29 accords avec des compagnies d\u2019exploitation de gra-nulats, de sables bitumineux et de pipelines, et négocie avec 36 entreprises.Certaines compagnies de l\u2019industrie de l\u2019or noir sont faciles d\u2019approche, alors que d\u2019autres ne facilitent pas les discussions, comme Enbridge, admet M.Harrietha.Tim Moen, chef du Parti libertarien du Canada et pompier à Fort McMurray, encourage les communautés à aller encore plus loin en «exploitant elles-mêmes les sables bitumineux» avec de «très hauts standards environnementaux».«Les Métis savent que l\u2019air est de plus en plus pollué, admet M.Harrietha, mais ils savent aussi qu\u2019ils ne peuvent pas arrêter le développement de l\u2019industrie.» Selon lui, la meilleure option qui s\u2019offre à eux pour l\u2019instant est de tenter d\u2019en tirer le plus de bénéfices pour leur communauté et de limiter les ravages.Avec la collaboration spéciale de Simon Dansereau Le Devoir ANGLOPHONES SUITE DE LA PAGE 1 dente du conseil d\u2019administration du Centre de réadaptation MAB-Mackay a travaillé 25 ans dans le réseau de la santé.La directrice générale du Quebec Community Groups Network (QCGN), Sylvia Martin-Laforge, croit que le gouvernement libéral devrait relire le jugement dans la cause de l\u2019hôpital Monfort En 1997, le gouvernement ontarien décrétait la fermeture de cet hôpital fi'ancophone desservant la communauté minoritaire.Une bataille juridique s\u2019en est suivie, laquelle a mené à un jugement qui consacre le principe de la protection des minorités linguistiques au Canada.La décision de fermer Monfort «ne respecte pas le principe sous-jacent de notre Constitution qui exige la protection des droits de la minorité», décrète la Cour divisionnaire de l\u2019Ontario.Monfort joue un rôle dans l\u2019identité franco-ontarienne comme minorité culturelle et linguistique, poursuit le jugement, et participe à la protection de la communauté minoritaire contre l\u2019assimilation.Ce jugement est reconduit par la Cour d\u2019appel en 2001.«La communauté anglophone va réagir massivement» si le projet de loi entraîne la disparition légale des établissements anglophones en les réduisant à «des briques et du mortier» sans aucun pouvoir décisionnel, avertit M™'^ Saber-Freedman.Gouvernance et droits linguistiques sont en jeu Les établissements de santé reconnus par l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) comme pouvant utiliser l\u2019anglais comme langue de travail et de prestation de soins seront tous, à l\u2019exception du CUSM, abolis par leur fusion aux nouveaux Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).Leurs conseils d\u2019administration seront dissous.La Charte de la langue française prévoit un statut particulier possible pour des établissements, pas pour des points de services.Seuls deux CISSS pourraient, possiblement, se qualifier.«Les CISSS n\u2019auront même pas le droit de communiquer en anglais avec les employés des points de services anglophones», explique Michael Udy, un retraité du réseau des centres jeunesse anglophones.Le plus grave, juge la communauté, c\u2019est de perdre toute prise sur la gestion de ces établissements.Elle ne peut qu\u2019espérer, au mieux, qu\u2019un de leurs représentants occupe un siège au conseil d\u2019administration des nouveaux CISSS.«Ces institutions sont la pierre angulaire de nos communautés, de leur vitalité», s\u2019insurge M™'' Saber-Freedman.La communauté ne saurait se contenter d\u2019un siège garanti aux CA des CISSS.Le QCGN demande une révision en profondeur du projet de loi pour tenir compte de la gouvernance locale et atteindre les objectifs du ministre Barrette sans «démolir» le réseau.En commission parlementaire la semaine dernière, deux groupes anglophones ont fait part de leurs inquiétudes au ministre.«Il n\u2019est pas question de fermer l\u2019hôpital», s\u2019est défendu Gaétan Barrette, répondant à des représentants de l\u2019hôpital Jeffrey Haie de Québec.«On a voulu que le projet de loi n\u2019atteigne pas certains éléments essentiels à votre vie communautaire», a dit le ministre.Certains articles du projet de loi garantissent un accès à des services en langue anglaise.Le QCGN sera pour sa part entendu par la commission ce jeudi.Les travailleurs sociaux inquiets «Inquiets et préoccupés», les travailleurs sociaux demandent à Gaétan Barrette de garantir l\u2019accès aux services sociaux dans le projet de loi 10.«Nous sommes préoccupés pour les personnes et les groupes les plus vulnérables qui, nous le croyons, subiront les contrecoups de la réforme qui repose beaucoup trop largement sur une vision curative et médicale de la santé, au détriment des services sociaux.Et ce, même si nous sommes d\u2019accord avec l\u2019idée d\u2019améliorer la structure et le fonctionnement», a indiqué Claude Leblond, président de l\u2019Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, lors de sa comparution en commission parlementaire mercredi.M.lœblond craint que la mission hospitalière des CISSS draine la majorité des ressources, au détriment des services sociaux, principaux vecteurs de prévention.«J\u2019ai de la misère à voir comment les gens peuvent conclure que le projet de bi est dirigé vers l\u2019hôpital alors que je m\u2019évertue à dire le contraire», a rétorqué Gaétan Barrette.Le Devoir Une réforme relativement bien reçue par la population Le tiers des Québécois ne sait pas quoi penser de la réforme de Gaétan Barrette.Un sondage Web mené par lœger auprès de 1005 internautes pour le compte du Regroupement provincial des comités des usagers indique que 42% des répondants jugent pour leur part que c\u2019est une «bonne chose», et 24% une «mauvaise chose».S\u2019ils sont 46% à approuver l\u2019abolition des Agences de la santé, seulement 28% donnent leur aval à la diminution du nombre d\u2019établissements.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevon\" de correspondance de ces organisations, veuillez en avertn\" notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devon\" inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mu'abel inc , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019impnmene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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