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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-09-06, Collections de BAnQ.

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[" Opsis, l\u2019urgence du dire par-delà l\u2019Histoire Page E 3 L\u2019idéal désenchanté du village global de Karine Giboulo Page eg CULTURE CAHIER E .LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2014 Caroline Planté lanamme ) amencâ Après une décennie à se perfectionner en Espagne, la guitariste revient nourrir la vitalité d\u2019un milieu montréalais en ébullition LISA-MARIE GERVAIS Dans le petit appartement de la guitariste de flamenco Caroline Planté, les planchers élimés craquent un peu comme ceux des cabarets d\u2019Espagne, ces ta-blaos usés par les souliers de danse.Le reste du décor est à l\u2019image de la jeune femme toute menue et souriante qui nous accueille: d\u2019une authenticité désarmante.«C\u2019est ce que j\u2019ai appris en allant en Espagne.J\u2019ai arrêté de penser à vouloir faire du flamenco comme eux et je me suis dit que j\u2019allais juste être moi.On ne vient pas de là-bas, alors à quoi bon», lance-t-elle d\u2019emblée.Difficile d\u2019imaginer que, à l\u2019aube de ses 40 printemps \u2014 qu\u2019elle ne fait pas du tout \u2014, la guitariste porte à elle seule ou presque une grande part la scène musicale flamenco montréalaise.Vocation qui, jusqu\u2019à tout récemment, était assumée en partie par son père, Marcel Planté, «El rubio», grand guitariste flamenco, parmi les pionniers à Montréal.«Je ne suis déjà plus la relève», rigole la jeune femme, qui, avec Benoît Bigham, est à l\u2019origine du Eestival de flamenco de Montréal, qui tiendra sa 3® édition du 7 au 13 septembre prochains.11 faut dire que Caroline Planté a commencé jeune dans le métier.À l\u2019âge de 7 ans, elle accompagnait son père dans les tablaos flamencos et composait ses premières falcettas.Adolescente, encore à l\u2019école secondaire, son père l\u2019invitait à monter sur scène avec lui, notamment au Rancho grande, un cabaret qui était à l\u2019époque sur Clark.« J\u2019avais toujours tellement hâte d\u2019y aller.» À 22 ans, la guitare, son gagne-pain pour payer ses études, l\u2019emporte sur la littérature française.Elle en fera finalement sa vie.Pour la rythmique, l\u2019harmonie et la sonorité de la musique.Le trip de gang, surtout.«J\u2019ai été éduquée comme ça.La musique, c\u2019est d\u2019abord un partage.Sans les autres, on est personne», dit-elle avec humilité.Retour au bercail C\u2019est par amour pour son art, et pour assurer sa pérennité, que Caroline Planté est revenue au pays l\u2019an dernier après dix ans d\u2019un pèlerinage en terre espagnole.Partie se perfectionner auprès des grands maîtres, elle y a rayonné comme guitariste \u2014 l\u2019une des rares femmes à s\u2019imposer sur la scène flamenca \u2014 et comme directrice musicale de la compagnie madrilène MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Cruceta Plamenco, auprès de son partenaire d\u2019affaires, de création et de vie jusqu\u2019à tout récemment, le danseur Mariano Cruceta.«Mariano et moi, on a bâti beaucoup de choses là-bas.J\u2019y ai encore ma maison, mon chien, notre studio.Mais à un moment donné, c\u2019était devenu incompatible.La crise économique.J\u2019avais besoin de revenir ici, de me retrouver, moi.Là-bas, c\u2019était notre vie, pas ma vie.J\u2019ai décidé de tout laisser.» Pour l\u2019artiste, c\u2019était l\u2019appel du retour au bercail.«Je suis revenue surtout pour me retrouver moi, parce que l\u2019Espagne c\u2019est super, mais mes racines ne sont pas là.J\u2019avais besoin de voir ce que je pouvais faire toute seule, explique-t-elle.Même pour mon disque [S réflexiones, sorti en 2010], c\u2019était quand même pas moi à 100%.Quand je suis revenue l\u2019an dernier, fai composé plein de nouvelles choses pour mon show dans la 2\u201c édition du festival.Je voulais que ce soit un nouveau départ.Ça fait 32 ans que je joue.Mon but, c\u2019est d\u2019apporter quelque chose ici», souligne la musicienne, qui rêve d\u2019avoir sa propre école de guitare flamenco.Boom de la scène flamenca Avec Benoît Bigham, un aficionado du flamenco \u2014 un vrai! \u2014 qu\u2019elle a rencontré dans le détour de son parcours professionnel, Caroline Planté a décidé de se lancer dans le projet fou de faire un festival de flamenco avec presque rien, mais du solide ; des contacts partout en Espagne et, bien sûr, de la passion.Beaucoup de passion.Avec un coup de main ici et là, les deux complices font tout à eux seuls, du site Web à la programmation en passant par les communications et la recherche de commanditaires, la caisse Desjardins des Versants du mont Royal étant le bon coup de cette année.Pour Caroline Planté, consacrer son énergie à nourrir la vitalité de la scène flamenca montréalaise, l\u2019une des plus dynamiques en Amérique du Nord, était un projet de vie tout désigné.«Il fallait qu\u2019il y ait quelque chose pour réunir les gens autour du flamenco », note-t-elle.VOIR PAGE E 2 : ELAMENCA FABULEUX E JOAILLIER DES TSARS ' VMFA Osler Bell Une exposition organisée par le Virginia Museum of Fine Arts, Richmond, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Cari Fabergé, Œuf de Pâques impérial dit du tsarévitch (détail], 1912.Richmond, Virginia Museum of Fine Arts, Bequest of Lillian Thomas Pratt.Photo Katherine Wetzel O Virginia Museum of Fine Arts Achetez vos billets MBAM.QCCA/FABERGE MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE SEPTEMBRE 2014 CULTURE Culture à la carte Odile Tremblay à Toronto K Au TIFF, ailleurs aussi dans les meilleurs festivals de films, à nous les joies cinéphiliques des salles obscures ! Une sélection de haut niveau, et le grand écran qui vous aspire dans son orbite.Comme hier, comme toujours.Le cinéma, quoi ! D\u2019où vient donc cette impression d\u2019y être devenus citoyens de ghettos culturels en villes champignons ?Quelques jours pour avaler avec boulimie le fin du fin (si possible) de la production internationale, puis basta ! Les Torontois y font le plein de vues animées, sans remettre quasiment les pieds devant un film d\u2019auteur au cinéma le reste de l\u2019année.C\u2019est là ou jamais.Après publication samedi dernier d\u2019un reportage sur un éventuel déclin des salles, dû en partie aux mutations technologiques, plusieurs lecteurs ont évoqué leur nouveau rapport à l\u2019univers de l\u2019audiovisuel et de l\u2019information.Voir s\u2019enchaîner des séquences prédéterminées d\u2019un film au cinéma (ainsi qu\u2019à la télévision traditionnelle) ne plaît plus à tous.Après d\u2019autres révolutions comme celle de la vidéocassette, du DVD, etc.l\u2019avènement du numérique avec multiplicité des plateformes et l\u2019accès à la VOD nourriraient cette liberté chère à notre modernité interactive.Avance, recule à sa guise et à l\u2019heure désirée.On soupire, on rappelle que pour saisir les détails d\u2019une image, le travail de mise en scène, mieux vaut la salle que le iPad.Une sortie culturelle abordable entre toutes, en communion collective, plaide-t-on.Mais les plus puristes des cinéphiles voient aussi des œuvres sur d\u2019autres plateformes, tant c\u2019est parfois pratique.L\u2019industrie du cinéma considère tou- La fameuse culture générale, legs de l\u2019humanité enrichi d\u2019une génération à l\u2019autre, se transmet mal horizontalement jours le grand écran comme le tremplin de prédilection.Pour combien de temps?Il va sans dire que ce changement de culture dépasse largement le domaine du cinéma, simple fragment culturel \u2014 mais l\u2019un des plus chers et lourds à bousculer \u2014 d\u2019une mosaïque en mutation, pour atteindre bien des types de spectacles, l\u2019enseignement, etc.Le XXL siècle ne devrait pas faire table rase de tous les modes de narration traditionnels, faut pas croire, mais dans les champs culturels, tout devient vite dépassé en quelques clics.Si le pouvoir de concentration d\u2019un tas de gens s\u2019est fragmenté à force de sauter d\u2019une plateforme à l\u2019autre, si plusieurs membres d\u2019une génération ou deux ont du mal à lire un roman au complet ou à voir un film sans explosions aux dix minutes, ça change la donne.Des modèles culturels sont appelés à disparaître ou à se réinventer.Quoi d\u2019autre ?Dans les salles, devant les films lents sans action trépidante, la clientèle cinéphile vieillit.Vrai aussi pour les festivals, qui ont intérêt à développer des segments parallèles pour attirer également les générations montantes, garantes d\u2019un avenir possible.Mario Fortin, du cinéma Beaubien, m\u2019assure que les salles indépendantes de Québec et Montréal s\u2019en sont mieux sorties en 2014, en hausse même, que les gros exploitants.Ces derniers, déçus par l\u2019échec des gros titres de l\u2019année, salivent devant 2015.Ils attendent des mégasuccès à la Avatar 2, Jurassic World, Star Wars, James Bond 24 et autres Hunger Games.Les studios américains, désormais frileux, servent prudemment des suites aux œuvres chéries du grand public.Hormis quelques films d\u2019ici et d\u2019ailleurs assez forts pour per- \u2022« K vsi t.\t, J tlftHî Bdl Ms' îfi ffii, «»¦ 1 ¦ i: -1, y Ê l 0 i VSI DAREEN CALABRESE LA PRESSE CANADIENNE Dans les salles, devant les films lents sans action trépidante, la clientèle cinéphile vieillit.Vrai aussi pour les festivals, même au TIFF, où les paillettes brillent pourtant de tous leurs feux.cer, on garde l\u2019impression d\u2019un cinéma indépendant en perte de vitesse.Comme l\u2019avait résumé Steve Jobs, le défunt fondateur d\u2019Apple, la collecte d\u2019informations est passée du mode vertical de maître à élève au mode horizontal, où chacun peut puiser au réservoir immatériel sans fond, à son rythme et à sa guise.On peut considérer ces mutations comme un problème ou comme une réalité nouvelle riche de perspectives infinies.C\u2019est selon.Toute révolution a sa part de gains et des pertes, comme sa période transitoire au milieu des nuées de la confusion.La question de la transmission des connaissances inquiète toutefois avec raison.Aujourd\u2019hui, les œuvres, films, livres, tableaux, tout ce qu\u2019on voudra sont emmagasinées sur la Toile, avec modes d\u2019emploi.C\u2019est le manque de guides pour fournir un fil conducteur qui va devenir criant.La fameuse culture générale, legs de l\u2019humanité enrichi d\u2019une génération à l\u2019autre, se transmet mal horizontalement, et l\u2019école ne sait plus où donner de la tête.Il serait dommage d\u2019aborder ce changement d\u2019ère, réel, comme un simple combat des anciens et des modernes; les premiers élevés dans des modes de transmission traditionnels, les seconds s\u2019éclatant dans un univers kaléidoscopique dématérialisé.Le dialogue s\u2019impose au contraire.Quç conserver?Que sacrifier ?A quel rythme changer ?Tout va si vite qu\u2019on en oublie le temps d\u2019arrêt quant au futur.Le si précieux temps d\u2019arrêt.otremhlay@ledevoir.com Un vin anx accents de flamenco Vin et flamenco.D\u2019aucuns diront que ce mariage ne va pas de soi.Il sera célébré en grande pompe le 13 septembre au Rialto lors d\u2019une «dégustation musicale», une formule 5 à7 originale issue d\u2019une rencontre entre Caroline Planté et le sommelier François Chartier.Grand mélomane, ce dernier avait beaucoup aimé le disque de la jeune guitariste, qui, en retour, lui a fait cadeau d\u2019une composition inspirée de son vin rouge espagnol, le Ribera del Duero Chartier 2012.Les deux vins du sommelier seront offerts en exclusivité pendant les spectacles durant toute la durée du festival.Quant à la composition, elle sera sur le prochain disque de la guitariste flamenca.'Jüi ¦ti f - TraductiorigfàidaDtation Fannv -Mise en scè^ Eric jean\t.BîsïK V- \u2018Avec Syivie Drapeau, Muriei Dutii.Jean Gaudreau,\t.Stéphane Jacques, Agathe Lanctôt, Jade-Mariuka RobitaiileT' Sasha Samar et Mani Soieymaniou , ' , Assistant à ia mise en scène et régie jean Gaudreau.VyT Décor Pierre-Étienne Locas Costumes Cynthia St-Geiais f^Lumière Martin Sirois ¦^Musique Uberko Coiffures et maquiiiages Angeio Barsetti 'T- ¦¦¦¦¦¦¦\u201c' ¦ ¦ %.- LES NOCTAMBULES\t/ Û » 11 septembre, après ia représentation^^®* ^ Discussion animée par ia journaiiste Marie-Louise Arsenauit avec, entre autres, Louise Forestier et Pauie Baiiiargeon.'J .14 septembre.IShOO ^ Les enfants de 5 à 9 ans assistentà un spectacie de contes, Histoires en caravane.^^.\" Gratuit pour ies enfants des spectateurs\tJ ' Réservation requiseI Biiietterie 514 845-7277^quatsous-com\"^ Grands partenaires FLAMENCA SUITE DE LA PAGE E 1 D\u2019autant que l\u2019art connaît un petit boom.Les écoles de danse, de grande qualité, sont de plus en plus nombreuses, et les lieux pour se produire en spectacle aussi.«J\u2019en parlais quand j\u2019étais en Espagne, de l\u2019engouement qu\u2019il y avait à Montréal pour le flamenco.C\u2019est vraiment très positif pour tout le monde.C\u2019est une chance, croit la guitariste.Je suis très contente de pouvoir participer à l\u2019expansion et à la diffusion du flamenco ici.Je veux pouvoir faire découvrir de grands artistes d\u2019Espagne, mais pas ceux qu\u2019on voit toujours.Benoît était parfaitement d\u2019accord.» Pas de flaflas Humilité, élégance et authenticité.Ce sont là les mots a J\u2019ai été éduquée comme ça.La musique, c\u2019est d\u2019abord un partage.Sans les autres, on est personne, yy Caroline Planté, guitariste de flamenco d\u2019ordre de Caroline Planté, qui voue un grand respect pour les danseuses et les musiciens d\u2019ici qui sont allés en Espagne sans jamais se prendre pour d\u2019autres.«Il y a plein de danseuses et d\u2019artistes avec qui je collabore qui font de bons choix, qui ne cherchent pas à imiter ce Le NTE ^présente L\u2019HISTOIRE RÉVÉLÉE DU CAîIfLBA FRANÇAIS - 1608-1998 VOLET III le PAIN et le VIN 1 Bdl LE DEVOIR Texte; Alexis Martin, Mise en scène: Daniel Brière Distribution : GARY BOUDREAULT.BE8I0ÎT DROUIN-GERMAIN.STEVE LAPLAHTE.PIERRE-ANTOINE lASNIER, ALEXIS MARTIN.DOMINIOUE PÉTIN.DANIELLE PROULX et MARIE-ÈVE TRUDEL Une production du Nouveau Théâtre Expérimental du 23 septembre au 11 octobre 2014 RESERVATIONS: 514.521.4191 WWW.NTE.QC.CA 1945.RUE FULLUM.MONTRÉAL qu\u2019ils ne sont pas, mais qui demeurent eux-mêmes, dit-elle.Ce ne sont pas des divas.C\u2019est une autre génération d\u2019artistes très humbles malgré tout le talent qu\u2019ils ont», souligne celle qui montera également sur les planches dans Polymorphies, un spectacle éclectique où défileront de nombreux invités.Cette année, le festival promet des rencontres inédites entre le flamenco traditionnel et expérimental, dont certaines croisant même des mélodies de la tradition mystique des soufis et des Turcs ottomans, avec la danseuse Fiona Malena, ou encore des sonorités électroacoustiques.Loin des clichés, les invités, autant danseurs que musiciens et chanteurs, ne feront définitivement pas dans le flamenco de flafla.«Ce n\u2019est pas une carte postale pour touriste, disons», résume-t-elle, pesant ses mots.Que des artistes qui vibrent intensément pour leur art, éclatants de vérité.Comme un vieux plancher qui craque qu\u2019on se serait décidé a vernir.Le Devoir On surveille au festival.Dani Navarro, chorégraphe andalou qui est notamment le danseur habituel du guitariste Vicente Amigo et du pianiste Chano Dominguez, dans la création Ramito de suspiros.(Théâtre Rialto, 13 septembre) Carmen Romero, de Toronto, femme de feu, une véritable «bombe» sur scène et l\u2019une des plus grandes danseuses de flamenco au Canada, se présentera dans And then.(Sala Rossa, 10 septembre) La relève des meilleures écoles de flamenco de Montréal se présentera en spectacle et donnera le coup d\u2019envoi au festival après une journée d\u2019activités en plein air sur la rue Bernard, qui sera fermée à la circulation.(Théâtre Rialto, 7 septembre) UN SHOW-MUST-GO-ON THEATRE DUBUNKER/ COLLECTIF NOUS SOMMES ICI « Quelle idée formidablél Allez-y en courant.» \u2014 ICI Radio-Canada Première « D\u2019une confondante humanité.» \u2014 Le Devoir 1945, RUE FULLUM, MONTRÉAL BILLETTERIE 514-521-4191 www.espacelibre.qc.ca \u2022 Nous SOMMES ICI \"SccCU LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2014 E 3 CULTURE.THEATRE Une urgence du dire par-delà l\u2019Histoire En guise de cadeau d\u2019anniversaire, Luce Pelletier convoque les victimes des Grandes Purges sur la scène de l\u2019Opsis ALEXANDRE CADIEUX Non, Luce Pelletier et le Théâtre de l\u2019Opsis n\u2019entament pas un nouveau cycle en montant Le vertige d\u2019Ev-guénia Guinzbourg.Quinze ans après la création, sous la gouverne de Serge Denon-court, du très beau Je suis une mouette (non ce n'est pas ça) qui inaugurait une période de quatre années consacrée à Tchékhov, l\u2019actuelle directrice artistique se défend de vouloir rouvrir ce chantier.Elle reconnaît par contre que sa découverte de l\u2019œuvre de Guinzbourg correspond bien à sa propre «période russe», plus précisément à un séjour à Moscou en 1999 où elle assista à une représentation de la version scénique du récit de l\u2019emprisonnement de centaines d\u2019individus par la police secrète soviétique.«Nous nous nourrissions alors des textes de Tchékhov et de Gorki, qui annonçaient en quelque sorte la Révolution russe et ses espoirs.Avec Le vertige, c\u2019est le contrecoup de ces événements-là qui te frappe en plein visage.Ça m\u2019habitait depuis, j\u2019attendais une occasion pour le monter, et les 30 ans de la compagnie me fournissent cette année le prétexte», explique celle qui a choisi de concentrer sa saison anniversaire en une seule production requérant pas moins de 22 comédiennes et 8 comédiens.Portrait de femmes Sur la scène de l\u2019Espace Go, c\u2019est la belle Louise Cardinal qui incarnera l\u2019intellectuelle moscovite qui témoigna par ses écrits des petites tragédies personnelles liées aux Grandes Purges staliniennes de la fin des années 30.Historienne et journaliste née en 1904, Evgué-nia Sémiovna Guinzbourg est arrêtée en 1937, suspectée par le NKVD de propagande contre-révolutionnaire et \u2014 suprême insulte à Staline \u2014 de sympathies trotskistes.D\u2019abord emprisonnée, elle prend le chemin de la Sibérie en 1939 et subit la discipline débilitante du Goulag durant huit ans.Le spectacle de l\u2019Op-sis s\u2019appuie sur l\u2019adaptation théâtrale du premier volet de son autobiographie en deux tomes, qui fut traduite en français en 1967, soit dix ans avant sa mort.« C\u2019était une femme cultivée, intelligente, humainement apte à se débrouiller, à s\u2019associer aux autres pour survivre», poursuit Pelletier, en soulignant que l\u2019auteure parle peu d\u2019elle-même au final, elle qui préféra plutôt rapporter la Cycle après cycle.Eondé en 1984 par quelques finissants de l\u2019Option-théâtre du collège Lionel-Groulx, dont Luce Pelletier et Serge Denon-court, rOpsis accumule les expériences d\u2019adaptation et de relecture d\u2019œuvres étrangères avant de se doter, â l\u2019aube de l\u2019an 2000, d\u2019un fonctionnement par cycles de création.Centrée sur un personnage m5hhique comme O reste ou sur une culture spécifique \u2014 Russie, Etats-Unis, Italie \u2014, chaque série de création s\u2019étale sur plusieurs années et fait s\u2019alterner textes classiques et écritures contemporaines, favorisant ainsi le dialogue entre les époques.LYDIA PAWELAK Un extrait de Je suis une mouette (non ce n\u2019est pas ça), mise en scène par Serge Denoncourt en 1999 LYDIA PAWELAK Une scène de Bar, montée en 2011 par Luce Pelletier MARIE-CLAUDE HAMEL La distribution complète du Vertige, bientôt sur les planches d\u2019Espace Go.parole des gens rencontrés qui eurent moins de chance qu\u2019elle.«Elle dit avoir pleuré en s\u2019entendant condamnée pour dix ans.avant d\u2019apprendre que du groupe de 70 détenus dont elle faisait partie, ils ne furent que deux à ne pas passer par les armes ce jour-là.» Les discussions de cellule et les interrogatoires, où les dés sont clairement pipés â grand renfort de procès-verbaux rédigés d\u2019avance et de signatures obtenues sous la menace, conservent sous la plume de Gunizbourg un caractère assez brut, que la metteure en scène associe â une volonté de ne pas romancer, de ne pas faire œuvre en quelque sorte.Comment, dès lors, rendre cette parole théâtrale?«Ça demeure le principal défi», avoue celle qui, jointe au téléphone, poursuivait toute la semaine dernière sa série finale de répétitions avec sa large distribution.«Comment rendre justice au courage de celle qui se présente comme la dépositaire de la vie des autres tout en maintenant l\u2019intérét pour chaque histoire jusqu\u2019à la dernière ?Il y a un traitement du son et de l\u2019éclairage qui concourt à en faire ressortir la théâtralité.» Tendance marquée de la dramaturgie contemporaine, incarnation scénique de ce revirement historien d\u2019après-guerre qu\u2019Annette Wieviorka a qualifié à\u2019«ère du témoin», un théâtre-récit comme Le vertige permet de faire entendre la voix des petits, de ceux qui de tout temps n\u2019avaient jamais écrit l\u2019Histoire.Luce Pelletier reconnaît qu\u2019il y a des similitudes entre ce projet et sa récente Coopérative du cochon de l\u2019Italien Ascanio Celestini, courtepointe de récits fantasques ou graves dans la Rome de 1945.«Ça donne un plateau à ces gens-là, à ces mots-là, à ces exis-tences-là.Peut-être que les vaincus m\u2019intéressent plus que les grands gagnants, je ne saurais trop dire.» Collaborateur Le Devoir LE VERTIGE D\u2019après le récit d\u2019Evguénia S.Guinzbourg, adapté pour la scène par Alexander Getman et traduit du russe par Anne-Catherine Lebeau.Mise en scène de Luce Pelletier.Une production du Théâtre de l\u2019Opsis présentée à Espace Go du 9 septembre au 4 octobre.20 janvier au 14 février 2015 05 au 23 mai 2015 novembre au 06 décembre 2014 Texte : Evelyne de la Chenelière Mise en scène : Denis Marleau Avec Anne-Marie Cadieux + Evelyne de la Chenelière Conception et mise en scène : Serge Denoncourt Avec Céline Bonnier -i- Dany Boudreault -i- Magalie Lépine-Blondeau + Jean-Moïse Martin -i- Éric Robidoux Texte et mise en scène : Marc Lainé Avec Pierre-Yves Cardinal -i- Marie-Sophie Ferdane -i- Sylvie Léonard -i- les musiciens de Moriorty + LE VERTIGE Théâtre de l\u2019Opsis GRANDE ÉCOUTE Théâtre PÀP LES MEANDRES DE LITTLE LADY Danse-Cité À TRAVERS LA PARED Danse-Cité >â ESPACE GO L\u2019ABONNEMENT LE PLUS FLEXIBLE EN VILLE! Québec ! Conseil des Arts du Canada \\ Hydro L Québec ^transat PARTENAIRE DE SAISON E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2014 CULTURE» MU SI QUE Dany Placard, côté comique Après s\u2019être dévoilé sur Démon vert, le musicien poursuit ludiquement son exploration du «je » PHILIPPE PAPINEAU Des fois, avec sa grosse barbe et sa moue, Dany Placard a une sale tête d\u2019enterrement.On se permet de le dire comme ça parce que lui aussi nous l\u2019a dit.Texto : «Je peux avoir l\u2019air bête en estie dans la vie.» Pourtant, le musicien est (aussi) un bon vivant, un comique, avec de l\u2019esprit, parfois même de l\u2019esprit de bottine.C\u2019est ce Placard-là que son plus récent disque Santa Maria nous révèle.Un gars heureux, qui s\u2019amuse ferme à jouer du folk-rock à la manière de ses idoles Neil Young et Bob Dylan.« C\u2019est comme si je me présentais encore plus au public, mais avec mon côté comique.C\u2019est a Ça va déjà assez mal partout, on peut-tu juste avoir du fun et faire de la muze et rocker?)) Dany Placard un album que j\u2019ai eu du fun à écrire, et je voulais qu\u2019il rejlète ça.T\u2019écoutes la chanson Hot-dog Michigan et t\u2019as pas le choix de rire, c\u2019est drôle.Dans Chanson populaire, c\u2019est \u201cHan! Il est en train de niaiser Vincent Vallières !\u201d» Sur ce cinquième album solo, le natif de Laterrière poursuit en quelque sorte le travail commencé sur son dernier disque Démon vert, où il parlait pour la première fois de lui, de sa famille, de ses remises en question.«Sauf que là, je suis allé plus ironique.Je pouvais pas réécrire une toune sur mes enfants, je l\u2019ai fait une fois, c\u2019est assez.C\u2019est ça qui est sorti.C\u2019est donc plus des flashs d\u2019un gars qui est bien dans la vie, qui a le goût de jouer de la musique avec ses chums.Sans être péjoratif, quand fai commencé, des chansonniers qui LA CHAPELLE DE QUEBEC SAISON 2014 - 2015 LES VIjOLONS DU ROY l^rm- A l\u2019aube d\u2019une nouvelle tournée européenne, Alexandre Tharaud retrouve ses complices pour interpréter Beethoven et Mozart.THARAUD, BEETHOVEN ET MOZART VENDREDI 19 SEPTEMBRE 19 H 30 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présenté par SNC*LAYALIN 2^50$ pour les 30 ans et moins ABONNEZ-VOUS ______ 20 % SUR LE TARIF RÉGULIER ©laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 PARTENAIRE DE SAISON A MONTREAL La Capitale Groupe financier LE DEVOIR VIOLONSDUROY.COM TANGENTE - LABORATOIRE DE MOUVEMENTS CONTEMPORAINS - fe'A.'?;-.- ' ¦',\t,.v\u2018 ¦\t'v-\t\u2022 .¦'A,, ''H.P \u2019 S also h dé da Y 23$ Irégulier) V létudiantl iDdisciplinéé 2014-2015 ' .H , .-vv 1 î /\u2018k fi tàogenté.qc.ca braillaient sur le stage, y en avait en tabarnak.Des tourmentés.Eille, c\u2019est assez.Ça va déjà assez mal partout, on peut-tu juste avoir du fun et faire de la muze et rocker?» Et ça.Placard sait le faire.Et c\u2019est aussi ce qui a dirigé l\u2019esprit musical de Santa Maria, qui est plus rythmé que son prédécesseur.Là, Placard et ses trois musiciens ont créé des pièces entraînantes, mais acoustiques.«Il y a plus de refrains, pour pouvoir faire plus de shows extérieurs l\u2019année prochaine.Mais on voulait pas que ça soit trop rock, je joue de la guitare acoustique tout le long, Dylan style, tout le temps strummée.Comme Wilco, comme les pièces de Neil aussi.» Placard chante au «je», mais dit «on» en entrevue.«Parce que c\u2019est un album de groupe», fabriqué avec ses fidèles musiciens, Guillaume Bourque, Michel-Olivier Gasse et Mathieu Vezio.«On s\u2019était dit qu\u2019on prendrait peut-être Frank Lafontaine [de Karkwa] pour faire les orgues, mais non, on a tout fait nous-mêmes, on est quatre, on veut pas casser notre bulle.» Seul le coréalisateur Eric Villeneuve, un vieux pote de Placard qui était de son ancien groupe Plywood 3/4, est intervenu.Les deux n\u2019avaient pas travaillé ensemble depuis fort longtemps.«Lui, il nous confrontait.\u201cÇa, les boys, vous l\u2019avez déjà fait\u201d ou \u201cvous êtes capables de faire mieux\u201d.Il en voulait plus, il voulait savoir jusqu\u2019où on pouvait aller.Je le regardais faire et c\u2019est comme si on n\u2019avait jamais arrêté de travailler ensemble.Il fait la même affaire â MICHAEL MONNIER LE DEVOIR Dany Placard est, sur Santa Maria, un gars qui s\u2019amuse ferme.que moi quand je parle au band.Sauf que je ne me le serais pas dit à moi-même, c\u2019est pour ça que ça prenait quelqu\u2019un pour me le dire.» Le titre de l\u2019album \u2014 qui sera en magasin dès mardi \u2014 prend sa source dans la chanson Santa Maria, qui se veut comme une non-prière à la Sainte Vierge.«Moi, j\u2019ai jamais prié, dit Placard d\u2019emblée, à part peut-être quand fêtais flo pour avoir un BMX.Mais la chanson dit que si tu demandes [à Marie] quelque chose de superflu, tu l\u2019auras pas.Comme prier pour le suc- cès, ç\u2019a pas rapport.Faut que tu fasses tes efforts de ton bord pour l\u2019avoir.Et quand tu y penses, fai une femme, des enfants en santé, et elle m\u2019a donné tout ce dont favais de besoin.Le reste, c\u2019est juste de la merde, j\u2019ai pas besoin de ça.Santa Maria, c\u2019est de se rattacher aux vraies valeurs.» 11 a peut-être l\u2019air bête.Placard, mais il a peut-être raison.Le Devoir Écouter > La pièce Hot-dog Michigan.ledevoir.com/musique D PARTENAIRE c DE SAISON QUÉBÉCOR THÉÂTRE j BilLetterie Centrale 514.871.2224 n joue L\u2019AILLEURS Scene principale Sa e intime LA SOLITUDE D'UN ACTEUR DE PEEP-SHOW AVArrr son entrée en scène de Paul Van Mulder - Bruxelles, Bel d après le roman d\u2019Alessandro Baricco LES PAROLES de Daniel Keene ETAU PIRE, ON SE MARIERA d\u2019après le roman de Sophie Bienvenu AVANT LA RETRAITE de Thomas Bernhard '\t' OUEBECOR\t' \u2014 ^ LE CHANT DE MEU de Robin Aubert LE CHEMIN DES PASSES DANGEREUSES de Michel Marc Bouchard LA VIE NORMALE de Christian Lollike LE DESIR DE GOBI de Suzie Bastien MUSICOPHILIA d\u2019après l\u2019œuvre d\u2019Oliver Sacks Munich, AH.PIG de Simon Boulerice ILLUSION1S I ïk I d\u2019Ivan ViripaeV^ Des œuvres tirées de la rétrospective consacrée à Karine Gibouio.ledevoir.com/arts- visuels LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2 014 E 7 CULTURE>TELEVISION i SOURCE EVASION Bruno Blanchet a mis sur pied un nouvel alter ego pour l\u2019émission, appelé Monsieur Bruno.Rire autrement Quand Bruno Blanchet cause du but d\u2019Alain Côté à un coiffeur vietnamien STEPHANE BAILLARGEON Monsieur Bruno, nouvel alter ego de Bruno Blanchet, est en vacances au Vietnam.Mais est-ce bien le cas?Disons qu\u2019il parcourt l\u2019Asie à la rencontre de personnages aussi délurés que lui-même.Premier arrêt: chez Tim Tim, ancien soldat devenu gardien de la faune et coiffeur à ses heures.Avant de promener son visiteur québécois dans les bois, pour y désamorcer des pièges de braconniers, Tim Tim lui propose un petit rafraîchissement capillaire.La conversation va rondement, chacun parlant sa langue, sans truchement.Comme si la situation n\u2019était pas déjà assez surréaliste.Monsieur Bruno demande: «Pensez-vous que le but d'Alain Côté était bon ?» Le but a été refusé aux Nordiques en série finale de division en 1987.On n\u2019en parle même plus à l\u2019autre bout du monde.Tim Tim répond un truc qui ressemble à «yé tai bon».Une fois coiffé \u2014 il porte une perruque \u2014, Monsieur Bruno va s\u2019exhiber.Les villageois qu\u2019il croise lui donnent du «bo bon hom».Ces scènes viennent du troisième des treize épisodes de la nouvelle série Les vacances de Monsieur Bruno, diffusée à compter de jeudi sur Evasion.Le périple de 80 jours a mené la petite équipe de tournage dans les coins et recoins méconnus du Vietnam, du Cambodge et de la Thaïlande.Le travelling du travelo Il a passé l\u2019été à Montréal pour monter l\u2019émission.Il lui reste encore un petit mois de travail et puis il rentrera en Asie, chez lui.Où est-ce bien le cas.«Montréal, c\u2019est encore chez nous quand on y pense, dit-il en KK J\u2019ai compris dans Partir autrement que quand tu te déplaces, même avec de bonnes intentions, tu laisses ton empreinte )) Bruno Blanchet entrevue après le visionnement de presse.Depuis une décennie, j\u2019ai écrit quatre livres, participé à six émissions québécoises.» Il a rempli de délicieuses chroniques sa série de La frousse autour du monde.Il a animé Partir autrement, sur l\u2019écotourisme, participé à 3600 secondes d\u2019extase, tourné Les vacances.mais aussi treize demi-heures d\u2019un show de cuisine sur la route pour un autre réseau.Ces nouvelles créations proposent encore du nouveau tout en misant sur une unique mécanique comique propre à Bruno Blanchet, mêlant l\u2019absurde et le malaise surtout quand le «beau bonhomme » maintenant quinquagénaire s\u2019adonne à sa passion immodérée pour le travestissement.Dans le troisième épisode, lui et Tim Tim entrevoient dans les bois un chanteur de rock des années 90.«Le concept, c\u2019est que je pars de chez moi en Thaïlande en invitant my^ amis à voyager.On fait un tour de VAsie du Sud-Est en se filmant, y compris le voyage.Quand on tournait Partir autrement, je regrettais qu\u2019on ne puisse pas montrer les difficultés qu\u2019on avait eues dans le train ou à se rendre sur la montagne.Notre sujet, c\u2019était la montagne.Là, on se permet de retourner la caméra à 360 degrés.Ça donne un mélange de making-of et de comédie on the spot » De là l\u2019idée du personnage de Monsieur Bruno, qui peut «faire un truc à la Tati et ça ne jure pas», comme l\u2019explique son créateur.«Si j\u2019avais fait la tournée avec une casquette, ça n\u2019aurait pas marché.Je rêvais de créer une série qui emprunterait à La frousse, à La fin du monde est à 7 h, « N\u2019ajustez pas votre sécheuse.Les vacances ont été créées dans le même esprit, avec beaucoup d\u2019improvisation, en se laissant inspirer parce qu\u2019on découvrait au fur et à mesure.» Reste la question de la nature de la bête.Est-ce vraiment un show de voyage ?Partir autrement invitait les voyageurs à sortir des sentiers balisés par l\u2019industrie mondiale du tourisme de masse.A quoi servent ces Vacances de Monsieur Bruno ?«J\u2019ai compris dans Partir autrement que quand tu te déplaces, même avec de bonnes intentions, tu laisses ton empreinte.Je me suis posé en Thaïlande, j\u2019ai appris la langue et j\u2019ai ouvert un commerce.J\u2019ai essayé de m\u2019intégrer à une culture qui n\u2019est pas la mienne.Au bout de deux ans, j\u2019ai eu la bougeotte.Ce projet un peu champ gauche est arrivé.Je n\u2019ai pas pu résister.En matière touristique, on s\u2019est efforcés d\u2019aller vers les gens, dans leur quotidien.On s\u2019amuse avec eux, en espérant changer quelques idées ou pratiques au bout du compte.On ne changera pas le monde.Mais on peut montrer aux gens qu\u2019avant de prendre la photo d\u2019un étranger dans le pays que tu visites, tu peux peut-être lui serrer la main et finir par prendre un verre et souper avec lui.» Le Devoir CINEMA Artifices et pied de nez L\u2019ultime film d\u2019Alain Resnais est ludique, souvent drôle, mais trop artificiel AIMER, BOIRE ET CHANTER ?Réalisation : Alain Resnais.Scénario: Laurent Herbiet, Jean-Marie Besset, d\u2019après la pièce Life of Riley, d\u2019Alan Eykbourn.Avec Sabine Azéma, Hippolyte Girardot, Caroline Sihol, Sandrine Kiberlain, André Dussolier 108 minutes.ODILE TREMBLAY Couronné du prix de l\u2019innovation Alfred-Bauer à la dernière Berlinale, Aimer, boire et chanter est le film ultime du grand Alain Resnais, disparu nonagénaire en mars dernier.Et même s\u2019il en préparait un autre, celui-ci, éclaté comme un atome en explosion, demeurera le point final d\u2019une carrière-phare.En Erance, ce film a déstabilisé le grand public en faisant sauter les cloisons entre les arts.Avec une esthétique pétrie de clins d\u2019œil à la bande dessinée, la caméra plonge dans chaque décor de la campagne du Yorkshire, qui se transforme en image à deux dimensions.Des quadrillés sont souvent utilisés comme fond visuel.Attention, on joue ! Resnais courtise toutefois surtout le théâtre.Il adapte une autre pièce d\u2019Alan Ayckbourn, après Smoking/No Smoking et Coeurs.Ce dramaturge britannique, à l\u2019univers décalé, colle à celui du Resnais des dernières décennies, en exploration ludique, manipulant ses poupées gigognes.Son œuvre précédente.Vous n\u2019avez encore rien vu, mariait aussi la rencontre du théâtre et d\u2019un testament créatif.Ces deux films participent du dernier round du cinéaste, avec personnages centraux en disparition, morts ou disparus qui tirent les ficelles des rebondissements de l\u2019action.Vaudeville assumé Aimer, boire et chanter repose sur ses artifices, car les murs sont dessinés, jardins et cours apprêtés pur kitsch en carton-pâte.Resnais derrière son castelet se veut marionnettiste qui montre les ficelles.La diction des acteurs est affectée en conséquence, la musique rigole aussi et le montage l A Z EILMS Resnais a utilisé pour cet ultime opus les codes du vaudeville.zoome allègrement sur chaque lieu consacré.Ainsi, dès la première scène, quand l\u2019éternelle compagne et complice Sabine Azéma et Hippolyte Girardot jouent un couple depuis longtemps usé qui se dispute sur le goût de la marmelade, on dirait une réplique de Tremblay sur le beurre d\u2019arachide dans À toi pour toujours, ta Marie-Lou.C\u2019est qu\u2019ils répètent une pièce, à jouer entre amis dans un théâtre amateur.Un certain George Riley, dont tout le monde parle, attendu comme Godot, condamné par la maladie, est catapulté dans la pièce pour l\u2019occuper, dit-on.En fait, le voici en fin de vie, devenu le fantasme de toutes les femmes qui l\u2019aiment ou l\u2019ont aimée et veulent être la dernière dans son cœur.Trois couples sont visités par le metteur en scène.Celui, tout aussi usé, incarné par Michel Vuillermoz (le seul à transcender les codes théâtraux par la force de sa personnalité) et Caroline Sihol, parents d\u2019une ado qui fantasme aussi sur George.Ajoutez André Dussolier, l\u2019éternel acteur de Resnais ici trop peu utilisé, dans la peau d\u2019un gentleman farmer en couple avec la dernière compagne de George Riley (Sandrine Kiberlain).Le film aborde le vieillissement, puisque ces comédiens amateurs sont trop âgés pour leurs rôles, sauf la figure spec- trale jamais montrée.George, éternel enfant qui joue avec toutes, servant de détonateur pour chaque couple enferré dans l\u2019ennui.Ce vaudeville assumé, avec des répliques aiguisées et souvent drôles sur le couple, ses leurres, ses angoisses, apparaît pourtant en manque de vérité.Les acteurs de premier plan semblent ici prisonniers des rouages des planches, en artificialité.Le jeu de Sabine Azéma est toujours décalé de toute façon, mais tout le chœur appuie la note, sauf Vuillermoz.Une taupe sort pourtant de son terrier en un appel d\u2019air, et le dénouement devant le tombeau, forcément chargé de sens pour le spectateur, résonne comme un ultime pied de nez à la mort du brillant cinéaste, qui s\u2019adresse à ses aficionados plus qu\u2019au public, le grand oublié des derniers films.Le Devoir pRATA 13 septembre 8 novembre 14 mars 2015 23 mai 2015 45» Saison 2014-2015 Les samedis à 18h à la Chapelle Historique du Bon-Pasteur 100, rue Sherbrooke est Découvertes: Ralph Vaughan-Williams et Louise Farrenc Quintettes pour piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse Les Américains: Arthur Foote, Amy Beach et Lowell Liebermann Trios pour piano, violon et violoncelle Les Franpa/s; Camille Saint-Saëns et Ernest Chausson Quatuors pour piano et cordes Oh, Félix!: Félix Mendelssohn Quatuor pour piano et cordes op 2 et Qctuor pour cordes op 20 Abonnement à 4 concerts : 100$, 70$ (aînés et étudiants) Billets individuels : 30$, 20$ Musica Camerata Montréal: 514 489 8713 vvww.cameratamontreal.com CONCERTS LMMC 123^ saison 2014-2015 SALLE POLLACK 555, rue Sherbrooke Ouest Le dimanche à 15 h 30 7\tsept.JAMES EHNES, viobn 28 sept.TAKÂCS QUARTET, cordes 19 oct.TRIO PASQUIER, cordes 9 nov.STEWART GOODYEAR, piano 30 nov.MONTROSE TRIO, piano et cordes 8\tfév.BENEDETTO LUPO, piano 1®^ mars JERUSALEM QUARTET, cordes 22 mars JEAN-GUIHEN QUEYRAS, violoncelle 12 avril CHRISTIANNE STOTIJN, mezzo-soprano 3 mai BORODIN QUARTET, cordes Abonnement 250$\tEtudiants(26ans) 80 $ Billet 40 $\tBillet 20 $ Non remboursable/Taxes incluses LMMC 514-932-6796 lmmc@qc.aibn.com www.lmmc.ca De belles idées de sorties pour la rentrée, 9 septembre à 19 h 30 PETER SELLERS' « HECTOR DIMWITTIE TRILOGY» trois films perdus de Peter Sellers 10 septembre à 19 h 30 QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU?de Philippe de Chauveron 14 et 16 septembre à 19 h30 CARTE BLANCHE À BRIGITTE GIRAUD dans le cadre du Festival international de la littérature Nouveau Pi'ojet 06 17 septembre à 19 h 30 WALTZ WITH BASHIR d'Ari Folman 19 septembre à 19 h 30 NOUVEAU PROJET 06 lancement du numéro 06 22 septembre à 19 h 30 GOD HELP THE GIRL de Stuart Murdoch 23 septembre à 19 h 30 THE CONGRESS d'Ari Folman Voir les bandes-annonces sur centre-phi.com Tous les films sont a 11 25$ (taxes et frais inclus) sauf indication contraire Programmation sujette a changement sans préavis Consultez notre site Internet pour les dernieres mises a jour Centre Phi-407 rue Saint-Pierre (angle Saint-Paul) Vieux-Montreal-centre-phi.com phL ¦ TOUS LES LIE LIEUX DE LART E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2014 ICIIEMA UNIFRANCE FILMS Orlando Bloom joue un enquêteur pugnace.L\u2019apartheid intérieur Zulu jongle avec le passé et le présent de l\u2019Afrique du Sud ZULU ?i/2 Réal.: Jérôme Salle.Scén.: Jérôme Salle et Julien Rappeneau, d\u2019après le roman de Caryl Ferey.Avec Forest Whitaker, Orlando Bloom, Conrad Kemp, Tanya van Groan.Image: Denis Rouden.Mont.: Stan Collet.Mus.: Alexandre Desplat.France/Afrique du Sud, 2013,106 minutes.ANDRÉ LAVOIE De la même manière que le mur est encore un peu dans la tête des Berlinois, l\u2019apartheid est toujours à l\u2019esprit des citoyens d\u2019Afrique du Sud, particulièrement ceux de race noire.Le sujet apparaît en filigrane dans Zulu, un thriller d\u2019allure résolument internationale par Jérôme Salle {Anthony Zimmer, Largo Winch), un cinéaste français qui ne fait pas de cachettes de ses ambitions hollywoodiennes.Cette adaptation d\u2019un roman de Caryl Férey épingle avec force les contrastes et contradictions de ce pays, montrant les quartiers chics comme les townships, la luxuriance de la nature et la violence d\u2019une nature humaine baignant dans la misère.Au centre de tout cela, des policiers doivent arbitrer les multiples tensions qui agitent cette société, sachant très bien que la couleur de la peau détermine trop souvent les priorités et la gravité des enjeux.Le meurtre d\u2019une adolescente blanche dont le corps a été retrouvé dans un jardin botanique du Cap réveille bien des démons, forçant des enquêteurs à redoubler d\u2019ardeur pour mettre la main sur le coupable.Les recherches sont menées par Ali (Forest Whitaker, solide et retenu comme toujours), un homme taciturne et discret, trop peut-être, et Brian (Orlando Bloom en mauvais garçonÇ tourmenté par un divorce acrimonieux, multipliant beuveries et escapades sexuelles.Ce comportement erratique ne sera pas sans conséquence funeste, surtout lorsqu\u2019on découvrira qu\u2019une nouvelle drogue synthétique commence à faire des ravages, et que les trafiquants, ainsi que ceux qui la fabriquent, pourraient être impliqués dans ce crime sordide En matière de bagarres viriles et de cascades étourdissantes, Jérôme Salle n\u2019a plus de leçons à recevoir, capable d\u2019injecter l\u2019énergie nécessaire à des affrontements qui s\u2019enracinent dans des paysages qui lui sont forcément étrangers.11 sait toutefois en capter la singularité, et très souvent la beauté, livrant une intrigue haletante, ancrée dans une réalité complexe.Celle-ci se cristallise surtout autour du personnage défendu par Whitaker, hanté par des souvenirs traumatisants dont l\u2019ampleur tragique est peu à peu révélée.Si tout cela se bouscule en une finale aussi tonitruante qu\u2019invraisemblable, qu\u2019Orlando Bloom force un peu trop la note pour prouver à quel point on doit le prendre au sérieux, Zulu réussit l\u2019amalgame entre divertissement pétaradant et exposé politique, même si cet aspect est soumis aux impératifs d\u2019une machine roulant ici à vive allure, et ne faisant pas dans la dentelle.Comme si Jérôme Salle voulait impressionner ses maîtres dont aucun, on s\u2019en doute, n\u2019est un compatriote.Collaborateur Le Devoir ANALYSE Green Infemo va-t-il trop loin ?Après le démembrement, l\u2019éviscération et le cannibalisme, au tour de l\u2019excision de devenir un procédé horrifique Au fil des ans, différentes théories ont été avancées pour expliquer la popularité constante du cinéma d\u2019horreur.Pour distinctes qu\u2019elles soient, toutes accordent au genre une valeur cathartique qui transcende les a priori négatifs, discernant œuvre utile là où d\u2019aucuns ne voient que divertissement douteux.Mais est-ce toujours le cas ?FRANÇOIS LÉVESQUE Ce vendredi prend l\u2019affiche Green Inferno, le plus récent drame d\u2019horreur de l\u2019Américain Eli Roth, dont les Hostel, parties i et ii, ont contribué à l\u2019avènement du sous-genre dit de «torture porn», ces films dans lesquels la réalisation met l\u2019accent sur les sévices physiques et les souffrances infligés aux personnages.Green Inferno, un hommage à des longs métrages cultes des années 1970 comme Cannibal Holocaust, souscrit à cette approche dont les origines remontent au théâtre du Grand-Guignol.Cette fois, cependant, le désir apparent de transgression de l\u2019auteur l\u2019amène aux limites du supportable, même qu\u2019il les dépasse peut-être.Green Inferno relate le voyage humanitaire cauchemardesque d\u2019une étudiante américaine idéaliste qui, partie en Amérique du Sud sauver une tribu séculaire, se retrouve plutôt menacée de servir de plat de résistance à celle-ci, à l\u2019instar de ses compagnons d\u2019infortune.Ces derniers seront, à grand renfort de gros plans qui s\u2019attardent, hachés menu, éviscérés, dévorés vivants, crucifiés ou encore donnés en pâture à des fourmis carnivores.En somme, rien que l\u2019on n\u2019a jamais vu ailleurs, de La dernière maison sur la gauche à.Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal.Etait-ce par crainte de dé-cevoir un public blasé qu\u2019Eli Roth a jugé bon d\u2019inclure une longue séquence dans laquelle la malheureuse héroïne passe à un cheveu d\u2019être excisée?Techniquement, un film comme Antéchrist, de Lars Von Trier, va plus loin en montrant le personnage de Charlotte Gainsbourg s\u2019au-tomutiler les organes génitaux après avoir malmené ceux de son conjoint.Or, il y a là un contexte psychologique dense, auquel on adhère ou pas, mais qui, au minimum, existe.Green Inferno ne peut pas se targuer de tels attributs dramaturgiques, et c\u2019est là que le bât blesse.En effet, en l\u2019instrumentalisant à des fins de suspense bassement manipulateur, le film banalise le drame de l\u2019excision.Le même phénomène a cours depuis longtemps au sujet du viol, qui est souvent utilisé en guise de prémisse narrative.Dans I Spit on Your Grave, film emblématique de cette tendance, l\u2019héroïne est agressée, puis elle liquide ses bourreaux, sa vengeance constituant le dernier acte.Le fait que les méchants soient ultimement châtiés justifie-t-il qu\u2019on eut au préalable filmé dans le détail le calvaire de la victime ?Victime dans le film.Dans sa théorie du «transfert d\u2019excitation» datant de 1978, le docteur Dolf Zillmann argue que les émotions négatives engendrées par un film d\u2019horreur accroissent la charge émotionnelle positive libérée lorsque le protagoniste triomphe à la fin.Cette idée se trouve à la base de la théorie de la Concordance des dispositions {Dispositional Alignment Theory) élaborée en 1993 par Zillmann, et selon laquelle le spectateur réagit favorablement à la violence cinématographique dès lors qu\u2019il estime que le personnage qui la subit mérite son sort.Des films d\u2019horreur relatant les méfaits d\u2019un maniaque masqué qui trucide des jeunes gens s\u2019étant adonnés au sexe ou à la drogue {Halloween, Vendredi 13, Carnage, Meurtres à la Saint-Valentin, etc.) sont parfois qualifiés \u2014 à tort ou Le fait que les méchants soient ultimement châtiés justifie-t-il qu\u2019on eut au préalable filmé dans le détail le calvaire de la victime ?EXC3NTRIS AIMER, BOIRE ET CHANTER 108 MIN.- ALAIN RESNAIS BILLETTERIE : 514 847-2206 ET AUSSI A L\u2019AFFICHE LE CONGRES THE CONGRESS (v.o.stf.) - ARI FOLMAN TU DORS NICOLE \u2014 STÉPHANE LAFLEUR BIDONVILLE - ARCHITECTURES DE LA VILLE FUTURE\tBS (v.o.stf.)-JEAN-NICHOLASORHON H'»l B\u2019*\u2019! 3536, BOULEVARD ST-LAURENT, MONTREAL JEUNESSE BOYHOOD (v.o.stf.) - RICHARD LINKLATER ET AUSSI DE NOMBREUX TITRES SUR CINEMAEXCENTRIS.COM B'»l FILMS SEVILLE Green Inferno relate les morbides aventures des jeunes humanitaires dévorés par une tribu cannibale.à raison \u2014 de réactionnaires en vertu de cette seconde théorie qui, au final, en dit autant sur les films que sur ceux qui les regardent.victime dans la salle Mais qu\u2019en est-il lorsque le personnage principal, justement, ne s\u2019en sort pas, ou alors, comme dans le cas de Green Inferno, que les méchants ne sont pas punis à la fin ?Privés de la libération d\u2019une « charge émotionnelle posi- tive», on reste coincés, en toute logique, avec une «charge émotionnelle négative».Dès lors que l\u2019on reconnaît au cinéma d\u2019horreur sa valeur cathartique, et du coup sa nécessité, on peut légitimement se demander si, au fond, le plus grand reproche que l\u2019on puisse adresser à Eli Roth n\u2019est pas de se montrer sadique quant à ses personnages, mais quant au spectateur.Le Devoir ?Métro Cinoehe.eem « Le \"Rabbi Jacob\" des années 2000.» aVoir-aLire.com FILM #1 EN FRANCE - PLUS DE 12 MILLIONS D'ENTRÉES! FILM FRANÇAIS #1 AU QUÉBEC CETTE ANNÉE! 4 mariages, 2 têtes d'enterrement QU\u2019EST-CE QU\u2019ON A FAIT AU BONMEU?Le Porisien Le Journal de Montréal « La comédie de l'été.» Élie Castiel, FM 103,3 UN Film OE PHILIPPE DE CHAUVERON Leurs filles\tLeurs gendres Laure, Ségolène, Odile, Isabelle Rachid, David, Chao, Charles ?« L'une des meilleures comédies depuis Intouchablesl » JDD « La comédie française de l'heure.» Odile Tremblay, Le Devoir WBIë! ¦ ¦ILfULiMM ?« Un des plus beaux films de l'année! » Elle Castiel, Séquences Hudak on Hollywood\tMiami Herald\tRogers Movie Nation 1966, ILS CHERCHAIENT JOHN LENNON MAIS ILS SE SONT TROUVÉS.JAVIER CÂMARA NATALIA DE JMOLINA FRANCESC COLOMER VIVRE EST FACILE GAGNANTS 6 GOYA INCLUANT MEILLEUR FILM AVEC LES YEUX FERMÉS (VIVIRESFACILCONLOSOJOSGERRADOS) Un film de DAVID TRUEBA ?« Javier Camara : géniale.» Caroline Rodgers, La Presse « Un film très émouvant.Vous ne voudrez pas manquer de le voir.» SELECTION OFFICIELLE Toronto Film Scene ?ÜNOSTIA/TINEMALülA rESTIVALDESAN SEBASTIAN [www.azfilms.cc^ PIÇlESENXElVIENT 'T M I le clap I VERSIONORIGINALEESPAGNOLEAVECSOUS-HTRESPRANÇAtS\t|Le TAPIS HOUgII versionOBONALEespagnoœavecsous-titresanglais A L\u2019AFFICHE!\tYouW rSHERBROOKËnrsyE'-AljÈLE I nPONT-VIALTlêl\trpUARTIER LATImI [1 |lE FORUM ZZ KAM.U3U1S LM PSES£NTB r OURS D'ARGENT DE LA \"î MISE EN SCÈNE ^ Il BERLIN 2014 i! ?PRIX DE LA CRITIQUE 'i INTERNATIONALE ' BERLIN 2014 jl 64' Competition FILM DE CLOTURE FFM MONTRÉAL 2014 AllylER BOIRE CHWTeR PéAU\u20196ATI0N Alain resnaIs VERSION ORIGINALE FRANÇAISE CINÉMA\tI I CINÉMA\ti r LE CLAP EXC3NTRIS PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE! CINEMA\trCINEMA DU PARC 2396.Beaubien E.721-6060\t3575 Du Parc 514-281-1900 http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html "]
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