Le devoir, 13 août 2014, Cahier A
[" Faux ingénieurs : Bombardier menace de déménager certaines activités Page A 2 L\u2019icône holl5Avoodienne Lauren Bacall n\u2019estplusp^^gess ^ WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N° 1 8 1 LE DEVOIR, LE MERCREDI 13 AOUT 2014 1,13 $ + TAXES =1,3 0$ CLEMENT ALLARD ARCHIVES LE DEVOIR Jean-François Fortin avait été candidat à la succession de Gilles Duceppe en 2011.Le Bloc serre les coudes après un nouveau choc La démission de Jean-François Fortin porte à trois le nombre de députés aux Communes ISABELLE PORTER à Québec Les ténors du Bloc québécois font front commun derrière le chef Mario Beaulieu après la démission fracassante du député Jean-François Fortin, mardi.Aux yeux du chef, c\u2019est surtout le parti que le député désormais indépendant a «torpillé».Les critiques virulentes de Jean-François Fortin à l\u2019endroit du nouveau chef du Bloc ont été balayées du revers de la main par le principal intéressé.«Je considère qu\u2019il a manqué de loyauté et de transparence», a dénoncé Mario Beaulieu dans une conférence de presse en après-midi.Par ses déclarations, le député Fortin a selon lui «torpillé le Bloc québécois et la cause indépendantiste».En matinée, le député de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia avait annoncé qu\u2019il quittait le Bloc dans une lettre fracassante contre le nouveau chef.Mario Beaulieu, écrivait-il, «radicalise le parti par son approche dogmatique».II «divise les souverainistes», manque de «rigueur» et met fin à «la crédibilité établie par Gilles Duceppe et poursuivie par Daniel Paillé».M.Fortin dit en outre exprimer tout hapt le malaise de nombreux militants.A cela, M.Beaulieu a rétorqué qu\u2019il respectait tout à fait le programme du parti et que la grande majorité des membres de la direction étaient prêts à travailler «ensemble».Selon lui, le député «n\u2019a jamais accepté la décision démocratique» des membres du Bloc de le choisir lors de la course à la chefferie de juin dernier.II n\u2019était pas le seul à déplorer le geste de VOIR PAGE A 8 BLOC Lire aussi > Un parti en difficuité.Un éditorial de Bernard Descôteaux.Page A 6 Aujourd\u2019hui Actualités > Bureaux satellites: le NPD devra rembourser.Les troupes de Thomas Mulcair ont incorrectement utilisé les budgets parlementaires, statue un comité de la Chambre des communes.Page A 3 Culture > La Licorne dévoile sa programmation.Le directeur artistique Denis Bernard parle d\u2019une dramaturgie nationale forte.Page B 7 7\t.\t- \u201e Avis légaux Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku A4 B6 B2 B3 B6 B8 Programmes universitaires Bolduc prône un fînancement variable LISA-MARIE GERVAIS Le ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, envisage de revoir la formule de financement universitaire pour mieux doter les programmes qui en ont besoin.Cette modulation pourrait, par exemple, financer dans une plus grande proportion des programmes, comme médecine, où la formation coûte plus cher.«C\u2019estplus dans le but d\u2019avoir une équité dans le financement.Les programmes qui coûtent plus cher vont demander un financement augmenté.Si les facultés de médecine veulent être accréditées, il faut un financement adéquat.[Actuellement], l\u2019argent est pris dans d\u2019autres secteurs», a expliqué le ministre en entrevue au Devoir.«Il y a des programmes qui ne sont pas financés à la hauteur.» Dans le milieu, plusieurs s\u2019entendent effectivement pour dire que la formule actuelle, soit une subvention par tête d\u2019étudiant, est désuète.«Il y a plusieurs façons de financer.Est-ce que tu donnes le même montant pour tous les étudiants ou tu en donnes plus là où les coûts [de formation] sont [élevés] ?» Le rapport final sur le financement universitaire, qui a été confié à Hélène P.Tremblay et Pierre Roy, est d\u2019ailleurs attendu prochainement.«On a des gens qui travaillent là-dessus à la suite du Sommet [sur l\u2019enseignement VOIR PAGE A 8 FINANCEMENT Retraites : 20 ans de conelit à venir ?FRANCIS VACHON LE DEVOIR Les syndicats policiers se disent prêts à manifester pendant des mois pour bloquer le projet de réforme des retraites.La Fédération des policiers municipaux du Québec manifestait mardi devant Thotel de ville de Québec contre le projet de loi 3.« C\u2019est pas compliqué, ce projet de loi là, s\u2019il est adopté tel quel, en ce qui concerne le climat de travail au Québec, on en a pour 20 ans», a lancé son président, Denis Côté.Page A 3 Lida Moser, 1920-2014 La photographe laisse en héritage un témoignage du Québec des années 1950 JEAN-FRANÇOIS NADEAU A l\u2019été 1950, dans le Québec de Maurice Duplessis, Lida Moser se promène un peu partout, son appareil Rolleiflex pendju au cou.Elle est envoyée des États-Unis par le magazine Vogue qui, comme d\u2019autres magazines du temps \u2014 la télévision n\u2019en mène toujours pas bien large en Amérique \u2014, entend montrer la réalité de ce petit peuple français et de ceux qui en émergent.Lida Moser est décédée mardi chez elle, à Washington, à l\u2019âge de 94 ans.Elle est une photographe habituée des grands magazines sur papier glacé de l\u2019époque : Look, Harper\u2019s Bazaar et Vogue, pour ne nommer que les plus connus.En juin de cette année-là, elle débarque dans la très achalandée gare Windsor.«Quand j\u2019ai débarqué à la gare Windsor [.], j\u2019ai été surprise LIDA MOSER/MUSEE NATIONAL DES BEAUX ARTS DU QUEBEC La photojournaliste a saisi sur pellicule la vie quotidienne au Québec.par l\u2019élégance des gens et par le chic vestimentaire.» C\u2019est Paul VOIR PAGE A 8 REGARD Dure aussi > Une entrevue avec Lida Moser publiée en 2004, ainsi qu\u2019une galerie de photos.Sur LeDevoir.com L\u2019ambassadeur d\u2019Israël au Devoir La colonisation n\u2019est pas un obstacle à la paix LISA-MARIE GERVAIS Après des années de conflit israélo-palestinien, tous les espoirs sont permis pour un retour à la paÎK durable, croit, optimiste, le nouvel ambassadeur d\u2019Israël au Canada, Rafael Barak.Même que pour lui, malgré les difficiles relations entre Palestiniens et Israéliens, peu de chose constituent un obstacle à une résolution de conflit, pas même les épisodes de colonisation.«La colonisation n\u2019a jamais été un obstacle pour trouver une solution de paix avec nos voisins», a-t-il affirmé en entrevue au Devoir.«On a quitté Gaza en 2005, emportant nos 22 colonies qui étaient là», a-t-il ajouté dans un français impeccable, reconnaissant que des ministres de son gouvernement ont exprimé le souhait de voir revenir les colonies.«Nous avons quitté jusqu\u2019au demi-millimètre.L\u2019armée israélienne n\u2019a pas le contrôle de Gaza, les gens font ce qu\u2019ils veulent à Gaza, a-t-il insisté.Je crois que parfois, on exagère et on fait de [la colonisation] le grand obstacle à une résolution de VOIR PAGE A 8 COLONISATION Lire aussi > Gaza : alerte à la crise de conscience.Une chronique de Francine Pelletier.Page A 7 77831303444833 A 2 LE DEVOIR, LE MERCREDI 13 AOÛT 2014 ACTUALITES SEVICES SEXUELS Les Rédemptoristes devront payer 20 millions à leurs victimes BAHADOR ZABIHIYAN DAPHNÉE HACKER-B.Après quatre années de bataille judiciaire, la congrégation des pères rédemptoristes versera 20 millions de dollars aux anciens élèves du Séminaire Saint-Alphonse, qui ont été victimes de sévices sexuels lors de leur séjour.Le montant record au Québec mettra à mal financièrement la congrégation, qui devra mettre fin à sa présence en Haïti.Le montant est important: les avocats des deux parties se sont dits satisfaits de f entente qui est survenue littéralement quelques minutes avant la date d\u2019échéance fixée par le juge pour porter la cause en appel.Mais c\u2019est une victoire amère pour Frank Tremblay, qui a été agressé sexuellement à plus de 80 reprises par le prêtre Raymond-Marie Lavoie alors qu\u2019il n\u2019avait que 13 ans.«On était des enfants dans ce temps-là, pour moi, il n'y a pas de prix pour ça», estime-t-il.Le recours collectif a été lancé en 2010.Il visait tous les élèves du Séminaire Saint-Alphonse, à Sainte-Anne-de-Beaupré, ayant été victimes de sévices sexuels infligés par l\u2019un des prêtres membres de la congrégation catholique des rédemptoristes entre 1960 et 1987.M.Tremblay estime qu\u2019une entente aurait pu survenir dès 2010.«Ils se sont protégés entre eux», dit-il.Pour l\u2019avocat des victimes, Robert Kugler, la décision va créer un précédent.«Le montant de 20 millions de dollars est le montant le plus important jamais payé au Québec dans le cadre d'un recours collectif lié à des agressions sexuelles», explique-t-il.Le 11 juillet dernier, un jugement de la Cour supérieure du Québec avait décrété que les Rédemptoristes devaient verser un dédommagement pouvant atteindre jusqu\u2019à 150000$ par victime, au terme du tout premier recours collectif autorisé contre une congrégation Il s\u2019agit d\u2019un montant record pour une cause semblable au Québec religieuse dans la province.M® Kugler a aussi spécifié qu\u2019en vertu de l\u2019entente entre les deux parties, les pères rédemptoristes renoncent à invoquer le délai de prescription comme moyen de défense.L\u2019entente servira de jurisprudence dans d\u2019autres causes similaires au Québec, assure un autre des avocats des victimes, Pierre Boivin.Il espère que l\u2019entente l\u2019aidera dans une autre cause qu\u2019il défend, et qui oppose d\u2019anciens pensionnaires de l\u2019Institut des sourds et muets de Montréal disant avoir été membres de la Congrégation des clercs de Saint-Viateur de Montréal entre 1967 et 1982.La version définitive de l\u2019entente n\u2019a pas encore été rédigée, et un juge de la Cour supérieure du Québec doit encore l\u2019approuver.Mais une chose est certaine : la congrégation, qui mène des projets humanitaires dans plusieurs pays, va subir un très dur coup financier, dit l\u2019avocat Pierre Baribeau, qui la défend.Gestion délicate La congrégation ne sera pas acculée à la ruine, dit M.Baribeau, mais sa gestion financière de la congrégation sera désormais «délicate et serrée».Il apparaît clair que les Rédemptoristes devront mettre un terme à leur présence humanitaire en Haïti, afin de pouvoir utiliser ces fonds pour rembourser les victimes.D\u2019autres projets pourraient être concernés, dit M.Baribeau, qui estime que cette vaste congrégation, qui vient en aide à de nombreuses personnes démunies dans le monde, va devoir payer pour les mauvaises actions d\u2019une poignée de ses membres.M.Baribeau estime que les pères ont voulu trouver une entente pour éviter des souffrances supplémentaires aux victimes, même si cela veut dire que la congrégation va devoir faire de nombreux sacrifices financiers.Le Devoir BOMBARDIER \\ i/v BOMBARDIER I Kâ ¦ un nil ic = CLEMENT SABOURIN AGENCE ERANCE-PRESSE Si la situation perdure, Bombardier n\u2019écarte pas la possibilité de déménager une partie de ses activités, notamment le secteur de la recherche et du développement, à l\u2019extérieur du Québec.FAUX INGÉNIEURS Bombardier menace de déménager certaines activités BAHADOR ZABIHIYAN La décision de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec d\u2019accuser une vingtaine d\u2019employés de Bombardier de s\u2019être fait passer pour des ingénieurs sans en avoir le droit suscite l\u2019émoi dans l\u2019industrie aéronautique : l\u2019avionneur ira devant les tribunaux, et il n\u2019écarte pas la possibilité de déménager hors Québec certaines de ses activités.Lundi, l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) a accusé 24 employés de Bombardier «d'avoirposé des actes d'ingénieurs» sans en avoir le droit, et a affirmé que trois autres personnes employées par la firme ont « usurpé » le titre d\u2019ingénieur.Des accusations ont aussi été déposées contre Bombardier, qui aurait encouragé ces actes.Ces décisions ont soulevé l\u2019ire de la compagnie, qui déplore que l\u2019OIQ ait amené ce débat «sur la place publique».«Nous allons plaider non coupable, nous allons les défendre, et nous allons contester», dit Isabelle Gauthier, porte-parole de Bombardier, en entrevue Nous allons plaider non coupable, nous allons les défendre, et nous allons contester )) Isabelle Gauthier, porte-parole de Bombardier téléphonique avec Le Devoir.Bombardier dit que les employés visés par l\u2019OIQ sont bel et bien des ingénieurs, même s\u2019ils ne sont pas membres de l\u2019OIQ.D\u2019ailleurs, ils n\u2019ont pas à en être membres, soutient M\u201c® Gauthier.«Les pratiques de l'industrie de l'aéronautique sont régies par une loi qui est au niveau fédéral», et aux yeux de Transports Canada, ces employés sont des ingénieurs, af firme-t-elle.Transports Canada n\u2019a pas réagi pour le moment.La décision de l\u2019OIQ surprend Bombardier, qui assure que la situation va avoir des conséquences dans toute l\u2019industrie aéronautique, qui emploie des milliers de personnes au Québec.«On ne peut pas laisser ça sous silence, c'est gros, ce qui se passe [.] Tous les grands joueurs de l'industrie aéronautique se retrouvent dans la même situation», explique-t-elle.Si la situation perdure.Bombardier n\u2019écarte pas la possibilité de déménager, peut-être, une partie de ses activités, notamment le secteur de la recherche et du développement, à l\u2019extérieur du Québec.« C'est une option parmi d'autres, mais ce n'est pas un premier choix», dit-elle.Aéro Montréal Aéro Montréal, qui représente l\u2019industrie aérospatiale, a d\u2019ailleurs réagi mardi, expliquant que le secteur était ébranlé par la décision de l\u2019OIQ.«On a des spécialistes, des délégués d'approbation de conception, qui sont certifiés par Transports Canada, qui vont à leur tour certifier tout ce qui est fabriqué, tout ce qui est conception et design, dans le secteur aéronautique.[.] On n'est pas régis par l'Ordre des ingénieurs, on est régis par Transports Canada», dit Suzanne Benoît, présîdente et dîrectrîce générale de l\u2019organisme.Par ailleurs, l\u2019Industrie aéronautique est fortement mondialisée, et des Ingénieurs de partout dans le monde travaillent sur les projets d\u2019avion au Québec, dit Mme Benoît.Ils ne peuvent tous devenir membres de l\u2019OIQ.Toutefois, la problématique n\u2019est pas nouvelle.L\u2019OIQ et l\u2019Industrie aéronautique ont même mis en place un comité pour tenter d\u2019arriver à un accord.«Ça fait 18 mois qu'on parle avec l'Ordre des ingénieurs.[.] On va trouver des accommodements », dit-elle.Aéro Montréal craint que d\u2019autres constats d\u2019infraction ne soient distribués par l\u2019OIQ à d\u2019autres entreprises du secteur dans un futur proche.L\u2019Ordre assure qu\u2019il n\u2019a pas dans sa ligne de mire d\u2019autres entreprises aérospatiales.Le Devoir Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 PQ: les règles le 27 septembre Les règles du jeu devant encadrer le choix du prochain chef du Parti québécois (PQ) seront connues le 27 septembre à Sherbrooke, a appris La Presse canadienne.On devrait alors choisir le mode de scru- tin, préciser la période de candidature et annoncer quelle date sera élu le successeur of field de Pauline Marols.Ce sont les 125 présidents de circonscription, réunis en Conférence nationale des présidents, qui devront trancher et choisir le scénario qui mènera à l\u2019élection du prochain chef du PQ.La Presse canadienne L\u2019acyudant Gagnon avait prévenu sa présumée victime Québec \u2014 L\u2019adjudant André Gagnon avait prévenu la ca-porale Stéphanie Raymond de son envie de la «swin-guer» le 15 décembre 2011 au terme d\u2019un après-midi festif bien arrosé.L\u2019ancienne sof date de la réserve a relaté cet incident mardi lors de son témoignage au procès de Gagnon en cour martiale générale à Québec.Le militaire fait face à une accusation d\u2019agression sexuelle contre l\u2019ex-caporale.La Presse canadienne Spécia f 1 r) 4 SERVICES : \u2022\tEncadrement 1 pour 1 ou 2 pour 1 \u2022\tSalle de stimulation multisensorielle \u2022\tActivités enrichissantes, valorisantes et adaptées à chacun des participants, dans un milieu sécuritaire et agréable \u2022\tMusicothérapie TARIFS: \u2022\tÊtre membre de lAssociation des Personnes Handicapées Matawinie (APHM) (cotisation annuelle de 5$) \u2022\tUn montant de 2$ par séance est demandé afin d'autofinancer les activités spéciales offertes aux participants DU MARDI AU VENDREDI DE 12H A 15H Pour plus d'informations contactez Briggitte Schrama - Coordonnatrice 450 843-3070 postes 1027 bschrama@iardinetoiles.ca Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Evelyne De Varennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Tapeo 511 RUE VILLERAY MONTRÉAL 514.495.1999 RESTOTAPEO.COM LA GRÈCE À SON MEILLEUR chez Milos estiatorio Milos 514.272.3522 5357 Avenue du Parc, Montréal, Qc H2V 4G9 www.estiatoriomilos.com LE DEVOIR, LE MERCREDI 13 AOUT 2014 A 3 ACTDALITES Rien n\u2019est joué '((r ¦ A Manon CORNELLIEB à Ottawa Le dernier sondage détaillé effectué par la firme Ekos et rendu public cette semaine a de quoi inquiéter les conservateurs de Stephen Harper.Si ce n\u2019est pas encore le cas, ils ont intérêt à y porter attention, car si ces résultats se transformaient en tendance, le Parti conservateur pourrait terminer troisième lors des prochaines élections fédérales qui auront lieu, si la loi des élections à date fixe est respectée, en octobre 2015.Selon Ekos, qui a interrogé 2620 personnes entre le 16 et le 23 juillet, les conservateurs n\u2019auraient récolté que 25,6% des suffrages si une élection avait eu lieu durant cette période, soit 13 points de moins que les libéraux et seulement deux points de plus que le NPD.Mais il y a pire.Le taux de désapprobation de la performance de Stephen Harper n\u2019atteint rien de moins que 65% parmi tous les répondants.Environ 51% souhaitent qu\u2019il démissionne.C\u2019est l\u2019appui indéfectible de sa base (qui ne s\u2019élargit pas) qui lui sauve un peu la mise, puisque 86% des conservateurs veulent qu\u2019il reste.Il serait facile d\u2019attribuer ce déclin à des événements ponctuels comme le scandale au Sénat, mais le mal est plus profond.La façon de gouverner des conservateurs et ce qui était vu comme des qualités de M.Harper en 2006 ont pris l\u2019allure de défauts auprès d\u2019une bonne portion de l\u2019électorat.Sa fermeté, son autorité, son sens stratégique, ses idées claires et sa combativité sont devenus contrôle obsessif, élans autoritaires, refus obstiné d\u2019écouter, intimidation et dénigrement de quiconque ose exprimer une dissidence, polarisation délibérée et continue de l\u2019électorat sur des enjeux émotifs.?Las de ce genre de leadership, bien des électeurs souhaitent un changement de ton et de style.Dans ce contexte, le chef libéral Justin Trudeau ne peut qu\u2019avoir la cote, lui qui joue la carte de la conciliation, du dialogue et de l\u2019écoute.De plus, la personnalisation de la politique l\u2019avantage, lui permettant d\u2019exploiter un registre qui fait totalement défaut à Stephen Harper.Comme le notent plusieurs chercheurs, dont Mireille Lalancette, de l\u2019UQTR, cette personnalisation exige de nos jours que les leaders politiques performent de façon cohérente sur trois scènes distinctes, soit les scènes politique, populaire et privée.Justin Trudeau excelle sur les deux dernières.Il aime aussi les caméras et sait s\u2019en servir, profitant d\u2019un «magnétisme médiatique» qui ne se dément pas, note le président d\u2019influence Communication, Jean-Erançois Dumas.Cela est particulièrement vrai dans les médias anglophones.Curieux de mesurer le phénomène, Influence Communication a passé en revue tout ce qui s\u2019est dit et écrit dans tous les médias traditionnels canadiens durant les six premiers mois de 2014.Le constat est époustouflant.Dans la presse anglophone, M.Trudeau a eu droit à une couverture 69% plus importante que celle de Thomas Mulcair.Dans la presse francophone, l\u2019écart était de 17%.Selon M.Dumas, le «culte de la personnalité» y est pour beaucoup.On parle de M.Trudeau même s\u2019il n\u2019y a pas vraiment de nouvelle.(Le printemps dernier, un journal de Colombie-Britannique a fait sa manchette avec la seule annonce de sa visite à venir !) Son traitement fait penser à celui réservé aux vedettes du monde artistique ou du hockey, ajoute M.Dumas, ce qui est très rare en politique.Le seul exemple qui lui vient en tête est Nicolas Sarko^, qui, en 2008, était la personnalité la plus médiatisée à travers le monde.Environ 55% de la couverture portait sur sa vie privée plutôt que sur ses fonctions professionnelles.?Cela complique la vie du chef néodémocrate Thomas Mulcair, qui n\u2019a pas la «relation fusion-nelle qu\u2019a Justin Trudeau avec le Kodak», comme dit M.Dumas.Le chef du NPD excelle sur la scène politique, là où il sait tenir tête à Stephen Harper, mais il n\u2019a pas un rapport aussi facile avec les électeurs que son adversaire libéral et il ne met pas sa vie privée à l\u2019avant-scène.Dans son entourage, on est frustré de voir l\u2019attention accordée à Justin Trudeau.On se plaint du fait que certains médias ont commencé à traiter les libéraux comme le gouvernement en attente et à ignorer l\u2019opposition officielle néodémocrate quand vient le temps d\u2019écrire ou de parler d\u2019enjeux d\u2019actualité.M.Mulcair peut trouver un peu de baume dans ce dernier sondage Ekos.Il y jouit du taux d\u2019approbation le plus élevé des chefs des trois principaux partis fédéraux (54% comparativement à 49% pour Justin Trudeau et 29% pour Stephen Harper).De plus, le NPD est toujours largement en avance au Québec, où il y a plus de sièges à glaner que dans les régions où dominent les conservateurs.Il reste toutefois encore plus d\u2019un an avant les prochaines élections.Stephen Harper entreprend cette dernière étape le mieux armé sur les plans logistique et financier.Mais sera-t-il encore aux commandes?La question est de plus en plus souvent soulevée dans la presse.Et une campagne peut faire la différence.Justin Trudeau demeure le plus vert des chefs et celui qui risque le plus lors des débats, alors que Thomas Mulcair a tout pour y exceller.Bref, les jeux ne sont pas faits.Mais si la tendance se maintient.mcornellier@ledevoir com ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE En mai, le chef du NPD, Thomas Mulcair, avait dû comparaître en comité parlementaire au sujet de Tutilisation des fonds parlementaires pour des bureaux satellites.BUREAUX SATELOTES Le NPD devra rembourser JOAN BRYDEN à Ottawa Le comité qui supervise les dépenses des parlementaires à la Chambre des communes conclut que les néodémocrates doivent rembourser une «importante» somme d\u2019argent pour des salaires injustement versés à du personnel politique qui travaillait dans des «bureaux satellites» du parti au Québec.Ce comité estime que 23 députés du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont incorrectement utilisé leurs budgets parlementaires pour payer les salaires d\u2019employés ayant travaillé dans des bureaux situés à Montréal, à Québec et à Toronto au cours des trois dernières années.Le montant exact n\u2019a cependant pas encore été déterminé.Les députés ont demandé à l\u2019administration des Communes de dévoiler une somme totale en septembre, en plus de proposer des options pour la récupérer.Le montant en question viendra s\u2019ajouter aux frais postaux de 1,17 million facturés au Parlement par des députés du NPD pour envoyer près de deux millions de dépliants partisans à des ménages dans 26 circonscriptions.Le comité des Communes avait estimé en juin dernier que ces dépenses n\u2019étaient pas remboursables.Le NPD a déjà déposé une contestation de cette décision devant les tribunaux et devrait en faire autant avec la nouvelle décision du comité sur les bureaux satellites.Cette façon de faire avait été autorisée par la Chambre des communes yy Peter Julian, leader parlementaire du NPD Le député conservateur John Duncan, qui est également porte-parole du comité des Communes, a indiqué mardi que la plus récente facture n\u2019a pas encore été déterminée avec précision, mais il s\u2019attend à ce que la somme due soit «substantielle» puisque les irrégularités alléguées remontent à 2011.Selon lui, les règles sont claires et le NPD y aurait nettement contrevenu en utilisant des ressources parlementaires afin de payer pour des bureaux non autorisés.Selon M.Duncan, 28 employés actuels et anciens auraient été incorrectement rémunérés à partir des budgets parlementaires des députés.Les offres d\u2019emploi pour des postes dans ces bureaux laissent entendre que les employés à temps plein gagnaient jusqu\u2019à 56000$ par année.La whip du NPD, Nycole Turmel, a rappelé plus tôt mardi que ses collègues n\u2019avaient rien fait de répréhensible et que les membres conservateurs et libéraux du comité menaient une chasse aux sorcières partisane.Réagissant lui aussi mardi, le leader parlementaire du NPD, Peter Julian, a affirmé, par voie de communiqué, que le Bureau de régie interne \u2014 qualifié de «tribunal fantoche» \u2014 poursuivait sa «vendetta» contre les membres de l\u2019opposition officielle.«Soyons clairs: aucun denier public n\u2019a été dépensé de façon inappropriée et nos employés des bureaux régionaux n\u2019ont fait que du travail parlementaire.L\u2019administration ne peut que le reconnaître.Nos employés faisaient du télétravail pour nos députés du Québec à partir de Montréal.Et cette façon de faire avait été autorisée par l\u2019administration de la Chambre des communes», assure M.Julian.Ce dernier poursuit sa tirade contre le Bureau de régie interne, un comité parlementaire où les néodémocrates sont minoritaires, en soutenant que celui-d accuse «faussement» et «sans fournir de preuves».«Le résultat sera d\u2019empêcher les élus néodémocrates de faire leur travail parlementaire qui consiste à forcer le gouvernement conservateur à rendre des comptes sur ses scandales et ses mauvaises décisions», déplore M.Julian.M.Duncan remet toutefois en cause l\u2019argument de M.Julian voulant que l\u2019arrangement ait été autorisé par les Communes, alléguant plutôt que les néodémocrates «ont constamment trompé l\u2019administration de la Chambre à propos de l\u2019emplacement de ses employés».La Presse canadienne PROJET DE LOI SUR LES RETRAITES Un impact sur 20 ans, selon la Fédération des policiers ISABELLE PORTER à Québec Les syndicats policiers se disent prêts à manifester contre le gouvernement pendant des mois pour bloquer le projet de loi 3 sur les régimes de retraite.Tel quel, il pourrait affecter les relations de travail pendant 20 ans, plaide même le président de la Lédération des policiers municipaux du Québec, Denis Côté.« Ce n\u2019est pas compliqué, ce projet de loi là, s\u2019il est adopté tel quel, au niveau du climat de travail au Québec, on en a pour 20 ans!», a lancé M.Côté en marge d\u2019une manifestation à Québec mardi.Même si la commission parlementaire sur le projet de loi doit débuter la semaine prochaine, le regroupement syndical se prépare à manifester pendant des semaines, voire des mois.« Une fois que le projet de loi est sanctionné, on parle de douze mois de négos plus six mois d\u2019arbitrage», dit-il.Le représentant syndical a laissé entendre que les moyens de pression allaient se radicaliser, mais il affirme que cela se fera dans un cadre «légal», sans «affecter les services à la population».Les déclarations récentes du premier ministre Philippe Couillard ont visiblement jeté de l\u2019huile sur le feu chez les opposants à la réforme des retraites.En affirmant qu\u2019il ne reculerait pas dans le dossier, le premier ministre a donné l\u2019impression que la commission parlementaire était un exercice «bidon», clame Denis Côté.«C\u2019estpas vrai qu\u2019on ne sera pas entendus, dit-il.M.Couillard a dit que les Québécois n\u2019aimaient pas la chicane.Bien, vous êtes en train de vous en magasiner une sérieuse, M.Couillard!» Ils étaient quelques centaines de policiers à avoir interrompu leurs vacances pour manifester contre le projet de loi dans la capitale.En raison des travaux devant l\u2019hôtel de ville de Les déclarations de Philippe Couillard ont jeté de l\u2019huile sur le feu Québec, ils se sont réunis devant le bureau d\u2019arrondissement où travaille le vice-président du comité exécutif chargé des relations de travail, Jonatan Julien.La plupart des manifestants provenaient de la grande région de Québec et des environs, mais des policiers de Blainville, de Trois-Rivières, de Saguenay et de Longueuil étaient aussi du nombre.La grande majorité d\u2019entre eux refusaient de s\u2019entretenir directement avec les journalistes, suivant une directive syndicale.«Respect», ont-ils scandé en brandissant des pancartes dénonçant le «vol» de leurs conditions de travail.A la fin de la manifestation, un représentant de la Lraternité des policiers de Québec est allé coller sur la porte d\u2019entrée de l\u2019immeuble une copie signée de leur dernière convention collective, avec dessus l\u2019autocollant «Au voleur!».Comme les retraités la veille, le président de la Lédération a cité longuement des déclarations passées de Régis Labeaume qui semblaient lui donner raison.«On ne changera pas rétroactivement les régimes de retraite.Ces régimes sont des contrats négociés entre un employeur et ses employés.Dans une société de droit, on respecte les contrats», avait déclaré M.Labeaume en 2012.Dès lors, les représentants des policiers se sont amusés à répéter qu\u2019ils «pensaient comme lui» et qu\u2019il fallait que le gouvernement écoute le maire.A une journaliste qui faisait remarquer que le maire de Québec ne tenait plus ce genre de discours, M.Côté a rétorqué que si le maire Labeaume «a des problèmes avec sa mémoire», lui et ses membres étaient «ici pour le lui rappeler».Invité à répliquer, l\u2019attaché de presse du maire Labeaume a indiqué qu\u2019il ne ferait pas de commentaires.Le Devoir THINKSTOCK Yves Bolduc ne veut pas que les enseignants fassent la « promotion » de la diversité sexuelle.LITTÉRATURE LGBT Oui mais, dit Yves Bolduc LISA-MARIE GERVAIS Le ministre de l\u2019Éducation, Yves Bolduc, ne voit pas d\u2019objection à ce que la littérature jeunesse traitant de diversité sexuelle soit enseignée dans les classes.Mais pour autant que celle-ci ne fasse pas la «promotion» de ce modèle.« On a des familles reconstituées, monoparentales, des parents mariés depuis longtemps et des familles où il y a deux papas ou deux mamans, tous les modèles qu\u2019on a dans la société.On peut en parler sans faire la promotion d\u2019un modèle par rapport à un autre, a dit le ministre.Les gens ont peur qu\u2019on fasse la promotion de ce modèle.On ne le fait pas, on dit juste que ce sont des modèles tout à fait normaux.» La semaine dernière.Le Devoir révélait l\u2019existence d\u2019une liste de livres élaborée par la Centrale de syndicat du Québec qui vise à donner des outils pédagogiques aux enseignants pour aborder les thèmes de l\u2019homosexualité, de la transsexualité et d\u2019autres.«Je ne pense pas que l\u2019idée est d\u2019arriver devant les enfants, de faire leur éducation sexuelle et de tout leur expliquer.C\u2019est d\u2019avoir des modèles et de dire aux enfants que oui, ça existe des enfants qui ont deux papas», a poursuivi M.Bolduc.«Ce qu\u2019on ne veut pas, a-t-il ajouté, c\u2019est mettre la politique là-dedans.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 13 AOUT 2014 ACTUALITES JEUNE NOIR ABATTU AU MISSOURI Le policier demeurera anonyme Ferguson \u2014 Le chef de la police dans une banlieue de Saint-Louis, dans le Missouri, où un policier a abattu un jeune homme noir non armé, a dit mardi que Tiden-tité du policier ne serait pas divulguée publiquement en raison de menaces de mort à son endroit.Le chef de la police de Ferguson, Tom Jackson, a dit avoir d\u2019abord prévu de révéler son identité, avant de changer d\u2019avis à la suite de menaces par téléphone au poste de police et à l\u2019hôtel de ville, ainsi que sur les réseaux sociaux.L\u2019agent a été placé en congé autorisé durant l\u2019enquête sur la mort du jeune Michael Brown, âgé de 18 ans.M.Jackson n\u2019a pas fourni de détails, mais a affirmé que la décision avait été prise à la suite d\u2019une série de menaces de mort contre le policier concerné et d\u2019autres policiers.L\u2019affaire a suscité des tensions entre les communautés, des protestations et du pillage à Ferguson, une ville à prédominance afro-américaine d\u2019environ 21000 habitants.Les appels au calme de la famille de Michael Brown et de défenseurs des droits civiques n\u2019ont pas empêché les violences dans la ville depuis la mort du jeune homme, samedi.Des témoins ont soutenu que le jeune homme avait les mains levées lorsque le policier s\u2019est approché avec son arme brandie avant de tirer plusieurs coups.II SCOTT OLSON AGENCE ERANCE-PRESSE Plusieurs manifestations ont eu lieu dans les derniers jours pour dénoncer la mort d\u2019un jeune homme non armé.Les autorités ont été vagues quant à ce qui a mené l\u2019agent à ouvrir le feu, disant seulement que la fusillade avait été précédée par une bagarre avec un homme au cours de laquelle l\u2019arme du policier avait été activée à l\u2019intérieur d\u2019un véhicule de la police.Le FBI a confirmé l\u2019ouverture d\u2019une enquête sur les circonstances de sa mort, lundi, au lendemain d\u2019une veille à la bougie organisée à sa mémoire ayant tourné à l\u2019émeute, dans les rues de la ville de Ferguson.La fusillade a suscité les critiques de certains leaders des droits civiques, qui ont fait référence à la mort par balles en 2012 du jeune de 17 ans Tray- von Martin, en Floride, vue comme un geste à caractère racial.George Zimmerman, organisateur d\u2019une patrouille de sécurité composée de volontaires de son quartier, avait été acquitté des accusations de meurtre.Associated Press Les grandes baleines bleues se reproduisent moins Halifax \u2014 Le Sierra Club du Canada affirme qu\u2019une étude portant sur les grandes baleines bleues dans le golfe du Saint-Laurent révèle de très faibles taux de naissance au sein de cette espèce en voie de disparition.La Station de recherche des îles Mingan a suivi des popula- tions de rorquals bleus dans l\u2019Est canadien, le gobe de Californie et les eaux islandaises au cours des 35 dernières années, et a permis d\u2019y recenser 475 individus.L\u2019étude indique que cette population n\u2019a produit que 22 petits.Du côté de Pêches et Océans Canada, on avance qu\u2019il reste moins de 250 grandes baleines bleues adultes vivant aujourd\u2019hui dans le nord-ouest de l\u2019Atlantique.Selon le fondateur de la station de recherche à Mingan, Richard Sears, les grandes baleines bleues femelles peuvent mettre bas tous les deux ans si les facteurs environnants le per- mettent.Il ajoute que la cause exacte du faible taux de reproduction demeure un mystère.Le Sierra Club a récemment lancé une campagne pour protéger l\u2019habitat de la grande baleine bleue dans le golfe du Saint-Laurent.La Presse canadienne Les enfants restent peu longtemps en famille d\u2019accueil Ils sont généralement réunifiés avec leurs parents en moins de six mois BAHADOR ZABIHIYAN Les enfants placés en famille d\u2019accueil ou confiés à un proche par les services sociaux au Québec sont généralement réunifiés avec leur famille naturelle en moins de six mois, selon une étude de l\u2019Ecole de service social de l\u2019Université de Montréal.Mais la durée s\u2019allonge pour les plus jeunes enfants, constatent les chercheurs, qui ont créé une base de données provinciale afin de mieux comprendre les parcours de ces enfants, placés en raison «d'abus sexuels, de difficultés familiales (toxicomanie, violence psychologique et émotionnelle) ou de manque de soins parentaux appropriés et adéquats».Tonino Esposito, professeur adjoint à l\u2019École de service social de l\u2019Université de Montréal, a notamment eu accès aux données des 16 centres jeunesse, et les a fusionnées avec les données du recensement canadien pour le Québec, afin de comprendre les trajectoires des enfants à long terme.Il estime qu\u2019au bout de six mois les enfants placés retrouvent leur famille, mais que cette durée s\u2019allonge pour ceux âgés de 2 à 5 ans au moment du placement initial.Le milieu social de la famille a aussi un impact sur la durée et la fréquence du placement, estime M.Esposito.«Les familles qui vivent dans un environnement défavorisé au niveau socio-économique, il y a moins de probabilités que leurs enfants soient réunifiés dans leur milieu naturel», estime-t-il.Peu de données Le chercheur a aussi constaté qu\u2019il y avait peu de données disponibles au sujet des enfants placés au Canada, même s\u2019il s\u2019agit d\u2019une population particulièrement vulnérable.«Si on pense à un match de hockey, il y a des statistiques sur l'efficacité des joueurs, avant même la deuxième période.Mais au niveau canadien, on n'a aucune statistique qui permettrait de répondre à des questions de base sur cette population vulnérable », constate-t-il.M.Esposito espère que ses recherches pourront combler ce vide.Le Devoir Ebola: les traitements arrivent Devant la gravité de l\u2019épidémie de fièvre hémorragique Ebola, dont le bilan vient de franchir le cap des 1000 morts, la communauté médicale internationale a approuvé mardi l\u2019emploi de traitements non homologués.Un comité d\u2019experts réuni par l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) a approuvé l\u2019emploi de ces traitements en premier lieu dans les pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest touchés.«Devant les circonstances de l'épidémie, le comité a abouti au consensus estimant qu'il est éthique d'offrir des traitements non homologués dont l'efficacité n'est pas encore connue, ainsi que les effets secondaires, comme traitement potentiel ou à titre préventif», explique l\u2019OMS.Agence France-Presse AVIS LEGAUX ET APPELS D'OEFRIS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District Montréal No de dossier 500-17-083584-147 COUR SUPÉRIEURE Chambre Civile ROGER FERNANDEZ Partie demanderesse c ÉLIANE DAMAN Partie défenderesse ASSIGNATION (art 139 Cool PAR ORDRE DU TRIBUNAL Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal une requête introductive d\u2019instance Une copie de cette requête et de l\u2019avis à la défenderesse ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai A Montréal, le 8 août 2014 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE -C.c.Q.art 795 Avis est par les présentes donné que l\u2019inventaire des biens de feu Dame Reina Paquette, en son vivant de Montréal, décédée le 1er juin 2014, peut être ^consulté par les intéressés à l\u2019Étude de Me Pierre-Bernard Labelle, notaire, 1265, rue Bern, bureau 930, Montréal, Québec, H2L 4X4 La sclérose en plaques ne bouleverse pas que la vie d une seule personne à la fois Elle bouleverse des familles entières Société canadienne de la sclérose en plaques 1 800 268 7582 www scleroseenpiaques ca CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-323401-145 COUR SUPÉRIEURE (Chambre familiale) WAFAA AHMAD CHEHADI Demanderesse, c.JAMAL MAHMOUD MANSOUR Défendeur, ASSIGNATION QRDRE est donné à JAMAL MAHMOUD MANSOUR de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, H2Y 1B6 à Montréal au local 1 120 dans les 40 jours de la publication du présent avis dans le Journal « LE DEVOIR» La requête introductive d\u2019instance sera présentée devant le tribunal le 30 septembre 2014 À 9h00 en salle 2 17 au Palais de Justice de Montréal Une copie de la requête introductive d\u2019instance a été remise au greffe à l\u2019intention de JAMAL MAHMOUD MANSOUR À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai Nathalie Leclerc Greffière adjointe JL 4411 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l\u2019inventaire des biens de la succession Jozsef SANTA, en son vivant domicilié au 802, rue Albert, Laval (Québec) H7T 1E9, lequel inventaire en forme détaillé peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude du notaire soussigné Sur rendez -vous seulement, au 2572, boul Daniel Johnson, Laval (Québec) H7T 2R3 Me Eva DARAGHI, notaire U^n don d\u2019espoir pour la vie CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 540-02-027141-135 No ETA-11714-13 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse ACADEMIE ALIZI INC Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 25/08/2014 a 10 00 AU 3400, LEVESQUE OUEST LAVAL District de LAVAL seront vendus par autorité de justice les biens et effets de ACADEMIE ALIZI INC saisis en cette cause soit REFRIGERATEUR WHIRLPOOL, LAVEUSE ET SECHEUSE KENMORE, COMPTOIR AVEC 2 EVIERS DE COIFFURE, SECHOIR SUR PIED THERMAL TONIC ET ACC ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE ANYCK LAFLAMME HUISSIER DE L\u2019ETUDE PHILIPPE ET ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450 491-7575 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL CAUSE NO 540-22-021673-149 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse c.MOHSSINE EL MERGHADI ET TALHA JALILA Parties défenderesses solidaires ASSIGNATION ORDRE est donne a MOHSSINE EL MERGHADI de comparaître au greffe de cette cour situe au 2800, boul St-Martin O, Laval, Quebec, dans les 30 jours de la publication du present avis dans le journal LE DEVOIR, A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l'expiration de ce delai Soyez avise que la présente REQUÊTE INTRODUCTIVE D'INSTANCE, AVIS AU DEFENDEUR et DEMANDE DE TRANSFERT RELATIVE A UNE PETITE CREANCE sera presentee pour decision devant le tribunal le 18 septembre 2014, a 9h30 en salle 2 10, au palais de justice de Laval Une copie de la procedure décrite ci-dessus a ete laissée au greffe de cette cour a l'intention de MOHSSINE EL MERGHADI Laval, le 11 août 2014 CAROLINA COCULLO, GACQ GREFFIER ADJOINT AVIS LEGAUX & APPELS D'OFfPES \u2022 HEURES UE lONBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (Article 102(4) de la Loi) Dans l\u2019affaire de la faillite de : RESTAURANT SUSHIMANI INC.Avis est par les présentes donne que la faillite de RESTAURANT SUSHIMANI INC., 142, boul Saint-Jean Baptiste, Chateauguay, Québec, J6K 3B2, Canada, est survenue le 1\" jour d\u2019août 2014, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22\" jour d\u2019août 2014 à 11.30 heures, au Bureau du Syndic (Ile Perrot), 10, Grand Boulevard, bureau 202, Île-Perrot (Québec).Daté à ILE PERROT, Qc, & jour d\u2019août 2014 Martin Trudeau, CiRP, Syndic PIERRE ROY & ASSOCIÉS INC., Syndic 10, Grand Boulevard Bureau 202 île Perrot (Qc) J7V 7P8 Tél.: 514 453-9857 Téléc.: 514 453-2134 m Association québécoise des troubles d apprentissage « J apprends différemment parce que j\u2019ai de la difficulté » www.aqeta.qc.ca Primeau Proulx g A«;QnHé ; Syndics de faillite et gestionnaiies Avis de la première assemblée LA CARAVANE GLACEE INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d'affaires au 2750, avenue Jacques-Bureau, Laval (Québec) H7P6B3 Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de LA CARAVANE GLACÉE INC.est survenue le 4 août 2014 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 25 août 2014 à 14h00 au bureau du syndic Ce 4^ jour d'août 2014 Dans l'affaire des faillites de : LA CARAVANE D'LA BIÈRE INC., CARAVANE D'LA BOUFFE INC., corporation légalement constituée corporation légalement constituée ayant eu sa place d'affaires au ayant eu sa place d'affaires au 2750, avenue Jacques-Bureau, Laval 2750, avenue Jacques-Bureau, Laval (Québec) H7P6B3\t(Quebec) H7P6B3 Faillie\tFaillie AVIS est par les présentes donné que AVIS est par les présentes donné que la faillite de LA CARAVANE D'U BIÈRE INC.est survenue le 4 août 2014 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 25 août 2014 à 14h30 au bureau du syndic la faillite de CARAVANE D'LA BOUFFE INC.est survenue le 4 août 2014 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 25 août 2014 à 15h00 au bureau du syndic PRIMEAU PROULX ET ASSOCIÉ INC, Syndics Sylvain Proulx, CPA, CA, Syndic administrateur LES CONGELATEURS FRIGOTECH INTERNATIONAL INC., corporation légalement constituée ayant eu sa place d'affaires au 2750, avenue Jacques-Bureau, Laval (Quebec) H7P 6B3 Faillie AVIS est par les présentes donne que la faillite de LES CONGÉLATEURS FRIGOTECH INTERNATIONAL INC.est survenue le 4 août 2014 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 25 août 2014 à 15h30au bureau du syndic 1695, boul.Laval, bureau 330, Laval QC H7S 2M2 Tél.: (450) 972-1030 \u2022 Téléc.: (450) 972-1020 I Appel d'offres Montréal Direction des travaux publics Des soumissions seront reçues, à la date indiquée ci-dessous, avant lOhSO H.A.E., au bureau d'arrondissement, à l'attention de la secrétaire d'arrondissement substitut, au 815, rue Bel-Air, 1er étage, Montréal (Québec) H4C 2K4 pour : Titre Réaménagement des jardins communautaires de la Petite-Bourgogne Soumission: 211415 Date d'ouverture : Le 29 août 2014 Dépôt de garantie : 10% (cautionnement de soumission) La soumission doit être accompagnée d'une garantie de soumission équivalente à un montant de 10% du montant total de la soumission sous la forme d'un chèque visé, mandat-poste, mandat bancaire ou d'une lettre de garantie bancaire irrévocable, ou d'un cautionnement de soumission.Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 13 août 2014.Les personnes et les entreprises intéressées peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service Électronique d'Appels d'Offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, OU en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d'arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Mme Marie-Christine Guindon, Architecte paysagiste marie-christine.quindon@ville.montreal.ac.ca DONNÉ à Montréal, ce mercredi 13 août 2014 Sophie Gagnon Secrétaire d'arrondissement substitut AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre eonnaissanee de votre annonee et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En eas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au eoût de la parution.HUISSIERS DE JUSTICE 505-22-021397-148 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c 9253-8966 QUEBEC INC def Vente par liuissier le 25 août 2014 a lOliOO au 1510 rue Labonte, Lon-gueuil (Quebec) Equip garderie, etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHEQUE VISE, S Trudel QTMG, Huissiers de justice (514-257-8000) TMG HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-22-021685-146 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c MICHAUD, CHRISTOPHER Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C.P.C.Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec, du district de Longueuil, une requête introductive d\u2019instance et nouvel avis de presentation Une copie de cette requête et de l\u2019avis au defendeur et nouvel avis de presentation ont ete laisses a l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Lon-gueuil, situe au tttt Jacques Cartier Est, Lon-gueuil II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publication de la présenté ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l\u2019expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requête introductive d\u2019instance sera presentee pour decision devant le tribunal, le 17 septembre 2014 a 9H15 en la salle t 19 du palais de justice de Lon-gueuil A Longueuil, le 12 juin 2014 NANCY BERNIER Greffier adjoint, C Q HUISSIERS DE JUSTICE 500-05-083131-142 / ETA-4604-14 L\u2019AGENCE DU REVENU DU QUEBEC / LOI SUR LA TAXE D\u2019ACCISE dem c 6653359 CANADA INC def Vente par huissier le 25 août 2014 a Midi au 3285 boul Cavendish bur 355 et 360 Montreal (Quebec) Meubles de bureaux et acc , etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHEQUE VISE, S Trudel QTMG, Huissiers de justice (514-257-8000) y^-QTMG HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE SAINT-HYACINTHE NO 750-22-006060-143 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c JOHANNE TARDY Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C.P.C.Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec, du district de St-Hyacmthe, une requête introductive d\u2019instance Une copie de cette requête et de l\u2019avis au defendeur ont ete laisses a l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de St-Hyacinthe, situe au 1550 Dessaules, St-Hyacinthe II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publication de la présenté ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des l\u2019expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requête introductive d\u2019instance sera presentee pour decision devant le tribunal, le 15 septembre 2014 a 9H30 en la salle 5 du palais de justice de St-Hyacinthe A St-Hyacinthe, le 30 juillet 2014 MARIE PIER HEBERT Greffier adjoint, C Q ^TMG HUISSIERS DE JUSTICE 540-02-026057-134 / ETA-9541-12 L\u2019AGENCE DU REVENU DU QUEBEC / LOI SUR LA TAXE D\u2019ACCISE dem c ALLEN LOUIS def Vente par huissier le 29 août 2014 a lOhOO au 5416 boul Industriel, Montreal Nord (Quebec) Remorque plateforme, Pickup Totoya, Jeep Renegade, etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHEQUE VISE, S Trudel QTMG, Huissiers de justice (514-257-8000) HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE NO 505-22-020810-133 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c 9286-2309 QUEBEC INC Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C.P.C.Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec, du district de Joliette, une requête introductive d instance Une copie de cette requête et de 1 avis au defendeur ont ete laisses a 1 intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Joliette, situe au 200 St-Marc, Joliette II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publication de la présenté ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai, un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des 1 expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requête introductive d instance sera presentee pour decision devant le tribunal, le 17 septembre 2014 a 9H30 en la salle 2 05 du palais de justice de Joliette A Joliette, le 7 août 2014 THERESE SZULIE Greffier adjoint, C Q LE DEVOIR LE MERCREDI IS AOUT 2014 A 5 ACTUALITES TORONTO Le chef de police poursuit Doug Ford Le directeur de la police de Toronto, Bill Blair, a déposé une mise en demeure pour diffamation contre le frère du maire Rob Ford, Doug, à la suite des propos tenus par le conseiller municipal.Doug Ford a laissé entendre, il y a deux semaines, que le chef Blair avait contribué à «couler» des informations voulant que la police s\u2019apprêtât à remettre au maire une assignation à comparaître dans le cadre d\u2019une enquête en cours, par simple «mesure de représailles».M.Blair avait alors rétorqué que Doug Ford mentait, et prévenait qu\u2019il pourrait intenter une poursuite devant les tribunaux.Selon un porte-parole de la police torontoise.Mark Pugash, la mise en demeure pour diffamation a été remise au conseiller municipal lundi soir.Elle exige une rétractation publique et des excuses de Doug Ford.Mark Pugash a indiqué que cette procédure est menée par M.Blair à titre personnel et qu\u2019elle n\u2019implique donc pas de fonds publics.Mardi, Doug Ford n\u2019a pas voulu indiquer s\u2019il s\u2019excuserait.Le août, le Toronto Star affirmait que la police s\u2019apprêtait à délivrer une assignation à comparaître pour forcer le maire à témoigner lors d\u2019une audience préliminaire concernant son chauffeur Alessandro Lisi, sous le coup d\u2019accusations liées à la drogue.La Presse eanadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une longue file s\u2019allongeait devant Jeunesse au soleil mardi matin, pour la distribution annuelle de vêtements destinés aux adultes.Des vêtements neufs avant la rentrée JEANNE CORRIVEAU La rentrée scolaire est toujours difficile pour le portefeuille.Afin de donner un coup de pouce aux familles démunies, l\u2019organisme montréalais Jeunesse au soleil a procédé, mardi, à sa traditionnelle distribution de vêtements neufs destinés aux adultes.L\u2019événement annuel est très couru et, tôt le matin, la file s\u2019est rapidement allongée à l\u2019extérieur de l\u2019immeuble de la rue Saint-Urbain, où se déroulait la distribution.Depuis plus de dix ans.Jeunesse au soleil, avec l\u2019appui de commanditaires, offre des vêtements aux parents de familles moins bien nanties qui doivent faire des sacrifices pour la rentrée scolaire.«La clientèle qui fréquente la banque alimentaire vit dans la pauvreté, et avoir des vêtements neufs, c\u2019est un luxe pour certains d\u2019entre eux», a expliqué Eric Kingsley, coordonnateur pour les services d\u2019urgence à Jeunesse au soleil.L\u2019an dernier, l\u2019organisme avait aidé 3000 personnes.La distribution se poursuit mercredi jusqu\u2019à 15 h et, pour en bénéficier, les citoyens admissibles sont invités à se présenter sur les lieux avec une preuve d\u2019adresse.Le Devoir ARTERES COMMERCIALES Projet Montréal veut le retour d\u2019un plan d\u2019aide JEANNE CORRIVEAU Projet Montréal presse l\u2019administration du maire Denis Coderre de reconduire le programme Pr@m-Commerce qui, depuis 2008, offre des subventions pour la rénovation de commerces.Les artères commerciales montréalaises souffrent de la concurrence des banlieues et la Ville doit continuer de les appuyer financièrement, estiment les copseillères de Projet Montréal Erika Duchesne et Laurence Lavigne Lalonde.Or le programme Pr@m-Commerce a pris fin en décembre dernier et l\u2019administration Coderre n\u2019a toujours pas révélé ses intentions.Lancé en 2008 par l\u2019ex-maire Gérald Tremblay, Pr@m-Commerce subventionne des projets de rénovation de commerces jusqu\u2019à concurrence de 4000$ pour les honoraires professionnels d\u2019un designer et de 33000$ pour les travaux admissibles.Au cours des cinq dernières années, un montant de 10,9 millions de dollars a ainsi été versé aux commerçants pour la rénovation de leur établissement et 1,2 million pour les plans de revitalisation élaborés par les sociétés de développement commercial (SDC).«Les commerçants sont pris à la gorge avec les loyers qui sont très chers dans les quartiers centraux.Ils nous demandent Pr@m-Commerce avait été lancé en 2008 par l\u2019ex-maire Tremblay de l\u2019aide et toute aide qu\u2019on leur apporte peut faire la différence», croit Erika Duchesne.Comme des travaux majeurs de voirie sont prévus dans les rues Sainte-Catherine, Saint-Denis et Saint-Hubert au cours des prochaines années.Projet Montréal estime que l\u2019administration doit reconduire le programme sans tarder.r Etude en cours L\u2019administration Coderre veut faire des analyses plus approfondies avant de relancer le programme, a indiqué Harout Chitilian, vice-président du comité exécutif Les résultats du volet portant sur la rénovation des façades ont été «intéressants» avec 494 projets réalisés, mais le taux de participation s\u2019est limité à 8% pour les façades en rez-de-chaussée, ce qui n\u2019est pas satisfaisant, a-t-il dit.La.Ville songe aussi à revoir les montants accordés.«Dans certaines zones, on retrouve un plus grand nombre de façades d\u2019immeubles patrimoniaux», signale M.Chitilian.Iæ programme est apprécié des commerçants et ceux-ci souhaitent qu\u2019il soit reconduit, soutient Philip O\u2019Dwyer, vice-président de l\u2019Association des SDC de Montréal.Mais selon lui, certains ajustements pourraient être requis.Le Devoir jusqu\u2019à Ce solde a atteint sa vitesse de croisière.Mais, il prendra fin demain.De tels rabais n\u2019attendent pas ! N\u2019attendez pas non plus.Réservez vite le vol que vous voulez - au prix que vous voulez.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 14 août 2014.Voyagez d\u2019ici le 14 décembre 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à i'avance.Tarifs aiier simpie incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : 149$ HALIFAX 3 par jour 201 $ ST.JOHN\u2019S 194$ THUNDER BAY 131 $ WINDSOR 208$ CHICAGO 114$ TORONTO 17 par Jour 167$ SAU LT STE.MARIE 131 $ TIMMINS 208$ BOSTON flyporter.com \u2019Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de i\u2019Est le 14 août 2014.Voyagez d\u2019ici ie 14 décembre 2014.Le rabais ne s\u2019appiique pas du 10 au 13 octobre 2014, ies 7 et 11 novembre 2014, et entre ies États-Unis et le Canada les 26 et 30 novembre 2014.Porter peut exiger un achat jusqu'à 21 jours à l\u2019avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI IS AOUT 2014 EDITORIAL BLOC QUEBECOIS Un parti en difficulté Les tensions qui ont suivi l\u2019élection de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois, loin de s\u2019apaiser, s\u2019avivent.La défection du député Jean-François Fortin, véritable camouflet à l\u2019endroit du nouveau chef, rend encore plus dif-flcile, voire improbable, le retour en force de la formation souverainiste aux Commîmes.L Bernard Descôteaux e pari fait par les militants bloquistes en choisissant Mario Beaulieu comme leader se résumait à donner préséance désormais à la promotion de la souveraineté.Exit la stratégie du regroupement des souverainistes, nationalistes et pro^essistes sous le drapeau fleurdelisé.Ce choix, fait dans la foulée de la défaite du Parti québécois le 7 avril, était tout à fait légitime, mais posait le problème de la loyauté des membres de l\u2019aile parlementaire, qui avec la démission de Jean-François Fortin s\u2019affiche au grand jour.Les déclarations de solidarité faites au lendemain de l\u2019élection du nouveau chef étaient, on peut le voir ainsi maintenant, largement factices.Depuis des années, les députés bloquistes défendaient la stratégie dite de la promotion des intérêts du Québec, qui avait permis au Bloc, jusqu\u2019à l\u2019élection de 2011, de remporter les succès que l\u2019on sait.Ils s\u2019étaient d\u2019ailleurs rangés derrière la candidature du député \u2014.\t_ André Bellavance, qui était celle de la conti- \"\" , unité.Leur ralliement à leur nouveau chef s\u2019était fait avec d\u2019autant plus de réticence que celui-ci avait eu des mots malheureux \u2014 «le temps de l\u2019attente et du défaitisme est terminé» ,\t.\"X.> H \u2014 sur les stratégies passées du Bloc.Jean- François Fortin était celui qui avait manifesté le plus de résistance.Cette contestation ouverte de l\u2019autorité du chef est reçue comme un geste de déloyauté par M.Beaulieu envers son autorité de chef et envers le mouvement souverainiste.Si objectivement elle vient torpiller ses efforts, elle lui rappelle par contre que la légitimité, qui lui vient des membres, n\u2019est pas tout.Il a besoin de son groupe de députés qui, même réduit à trois, constitue la face publique du parti.Grâce à la tribune de la Chambre des communes, ce sont eux qui occupent pour l\u2019essentiel l\u2019espace médiatique.N\u2019étant pas un élu, M.Beaulieu doit composer avec cette réalité et donner à ses députés la zone de confort idéologique dont ils ont besoin.Cela sera à l\u2019ordre du jour du « lac-à-l\u2019épaule » qu\u2019ensemble ils auront la semaine prochaine.Le départ du député Fortin du caucus bloquiste laisse entrevoir le degré de difficulté que représente la prochaine élection pour le Bloc.Aujourd\u2019hui, il n\u2019obtiendrait que 18,4% des suffrages au Québec, nous disent les sondages, soit cinq points de moins qu\u2019à l\u2019élection de 2011, où il avait fait élire quatre députés.Aujourd\u2019hui, il n\u2019en ferait élire que deux.L\u2019enjeu pour Mario Beaulieu est d\u2019éviter que son parti ne soit rayé de la carte au prochain scrutin.Le député Fortin a pour sa part fait un peu d\u2019arithmétique et conclu qu\u2019avec un discours axé sur la souveraineté, il aurait sans doute plus de chances d\u2019être réélu à titre de candidat indépendant.Les déboires du Bloc ont pour effet de libérer au Québec un espace que, pour l\u2019heure, libéraux et néodémocrates se partagent à peu près également.Les conservateurs de Stephen Harper viennent toutefois de comprendre à leur tour qu\u2019il y a des gains à faire aux dépens des bloquistes.C\u2019est le sens d\u2019ailleurs de la tournée préélectorale qu\u2019entreprend au Québec le ministre Denis Lebel.Il y a là un aveu de leur part.Eux qui à la dernière élection avaient fait le pari d\u2019obtenir une majorité aux Communes sans le Québec réalisent que, déclassés par les libéraux en Qntario, ils auront besoin de conserver leurs cinq sièges actuels et, si possible, d\u2019augmenter leur nombre.En fait quel que soit le parti qui remportera la prochaine élection, le poids du Québec sera déterminant.GASPILLAGE DE NOURRITURE La bonne entente ! défaut de ne pas la gaspiller, récupérer la nourriture est un enjeu majeur dans les pays industrialisés, où les supermarchés jettent à profusion des denrées pourtant comestibles: à la seule échelle québécoise, on parle de 32 000 tonnes par mois ! Une incongruité totale au regard des 350000 Québécois qui, chaque mois, se retrouvent dans les banques alimentaires.A Josée Boileau D\u2019où le grand intérêt d\u2019apprendre que Moisson Montréal, qui avait cet objectif depuis longtemps, a enfin réussi à signer des ententes avec toutes les grandes chaînes d\u2019alimentation présentes à Montréal pour ramasser leurs surplus, au premier chef la viande, la grande absente de l\u2019aide alimentaire.L\u2019affaire a été mise en place à partir de rien, à coups de projets pilotes lancés à l\u2019automne 2013.Il fallait arriver à ne pas briser la chaîne du froid entre la viande retirée des rayons à la veille de sa date de péremption, mise aussitôt au congélateur, et récupérée chaque semaine par un camion réfrigéré de Moisson Montréal pour l\u2019acheminer à ses entrepôts.Rodée pendant des mois, la technique peut maintenant quitter le statut de projet pilote et faire partie pour de bon du partenariat, finalisé cette semaine, entre l\u2019organisme et les Provigo, Lo-blaws, Sobeys, IGA, Metro.Deux dizaines de leurs succursales montréalaises sont de la partie, mais l\u2019objectif est de toutes les faire embarquer d\u2019ici quelques mois.Au final, à 200 établissements, c\u2019est plus de 100 tonnes de nourriture qui seraient ainsi recueillies par mois puisque, outre la viande.Moisson Montréal profite de son passage dans un supermarché pour y ramasser les produits du blé, les mets préparés, les fruits et les légumes toujours bons, mais jusque-là destinés aux poubelles.La beauté de cette nouvelle, c\u2019est que la persévérance aura eu raison des frilosités du commerce.Depuis au moins quatre ans que Moisson Montréal souhaitait conclure de telles ententes permanentes avec les supermarchés.Qr, donner une deuxième vie aux aliments ne fait pas partie de l\u2019ADN des grandes chaînes, et la crainte d\u2019un processus de réfrigération défaillant qui serait responsable d\u2019empoisonnements alimentaires était omniprésente.Mais le monde de la consommation change et la conscience sociale y prend sa place.Quand ça bouge, il faut applaudir.Et souhaiter que cela s\u2019étende partout au Québec.Ce succès a toutefois un revers: nous.Nous, les consommateurs, qui ne supportons plus que la perfection dans l\u2019assiette et lisons les dates de «meilleur avant» comme des sentences de mort.Non seulement on laisse des produits comestibles sur les tablettes, mais une fois à la maison, nous jetons la moitié des aliments achetés.La prise de conscience ne fait que commencer.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET Bloc ûufBecotÇî &rAuL-iCl> FfPC'u/s/'DF ÛaAtRf pêPwTfS o\\\t____ i: & LETTRES Le défi d\u2019arbitrer tolérance et convictions profondes À l\u2019heure du «moodspaper», Pierre Gravel ne comprenait pas le sens de tous ces blogues qui tapissent les pages des trois «newspaper» {La Presse, Le Journal de Montréal et Le Devoir) où il fit carrière, en dehors de son métier d\u2019éditeur (Presses de l\u2019Université du Québec) et de libraire (à Trois-Rivières, où il cofonda le célèbre journal historique Boréal Express).Fils de typographe, il fut aussi chroniqueur de l\u2019arrière-scène politique au début des années 80 à La Presse.Sa passion du journal avait commencé peu avant ses 20 ans lorsqu\u2019il prêta main-forte à Pierre Laporte et Gérard Filion en 1955 pour distribuer le quotidien à la sortie des cinémas de soirée, lors du seul lockout de l\u2019histoire du Devoir.Il s\u2019était joint au RIN au début des années 60 (mais sans jamais porter de carte de membre d\u2019aucun parti politique) et contribua à préparer la célèbre visite du général dç Gaulle en 1967 lorsqu\u2019il étudia à Paris à l\u2019Ecole supérieur^ de journalisme et à l\u2019Institut des Hautes Etudes internationales.L\u2019arbitrage extraordinaire dont il fit preuve entre ses convictions nationales et sa grande tolérance des idées m\u2019a toujours étonné.H n\u2019avait par contre aucune pitié pour la mauvaise foi.Après avoir quitté La Presse comme premier éditorialiste souverainiste en 2002, il devint le premier éthicien municipal du Québec à Longueuil avant d\u2019être nommé protecteur du citoyen de la municipalité où il avait grandi.Pierre, qui s\u2019est éteint vendredi dernier, fut un homme de grande loyauté.H aurait eu 76 ans en septembre.Robert Pouliot, fier d\u2019avoir recruté Pierre Gravel en économie à La Presse en 1975 Le 12 août 2014 Qui désormais chaussera les souliers de l\u2019abbé Raymond Gravel ?Le monde avait besoin de la voix et de la pensée dissonante d,e l\u2019abbé Raymond Gravel, au sein d\u2019une Eglise dogmatique et conformiste d\u2019où émanent trop peu de Raymond.et de François.Rien n\u2019a changé; le monde a toujours aussi cruellement besoin de cette dissonance dérangeante, mais ô combien né- cessaire ! Que se lève celui ou celle prêt ou prête à nous donner cette voix si rare que seul Raymond Gravel a su incarner au cours des dernières décennies.Nous en avons tous tant besoin.mais y a-t-il seulement quelqu\u2019un, quelque part, qui soit prêt à faire preuve d\u2019un tel courage, et qui soit animé d\u2019un tel message d\u2019amour, de justice et d\u2019espoir?Christian Ruby Dunham, le 11 août 2014 Le célèbre J\u2019accuse d\u2019Émile Zola perverti C\u2019est l\u2019écrivain Émile Zola qui se retournerait dans sa tombe d\u2019entendre aujourd\u2019hui son J\u2019accuse utilisé pour justifier l\u2019injustifiable, son célèbre J\u2019accuse écrit en 1894 pour défendre Alfred Dreyfus, officier français d\u2019état-major d\u2019origine juive, accusé à tort.Zola serait sidéré de voir son J\u2019accuse perverti et utilisé aujourd\u2019hui, par Israël, pour excuser des bombardements sur les enfants dans les écoles et les hôpitaux.Daniel Gagnon, membre fondateur de l\u2019Union des écrivaines et écrivains québécois Ix 11 août 2014 LIBRE OPINION Premières Nations La vérité, les mensonges et l\u2019Institut Fraser.PIERRE TRUDEL Chargé de cours.Science politique, UQAM La majorité des élèves canadiens vit dans des centres urbains.La majorité des communautés des Premières Nations situées sur les réserves au Canada sont composées de moins de mille habitants.Une école de cent élèves coûte-t-elle dix fois moins cher qu\u2019une école de mille élèves ?Vérité, mensonges et statistiques.Les comparaisons sur le financement en éducation présentées par l\u2019Institut Fraser le 7 août 2014, à propos de son étude Myths and Realities of First Nations Education, doivent être mises en contexte.L\u2019écart entre 13 524 $ pour un élève des Premières Nations et 11646$ pour un élève canadien, soit de 13,8%, sur lequel se fonde l\u2019Institut pour lancer son appel à ne pas hausser le financement en éducation des Premières Nations, constitue, à mon avis, un indice du contraire de ce qu\u2019il entend démontrer.Qutre le fait qu\u2019il faudrait vérifier ce que financent précisément ces fonds en éducation, 13% de plus de financement permettent-ils de tenir compte : 1.Du fait qu\u2019il s\u2019agit de plus petites écoles pour la grande majorité, situées souvent dans des régions éloignées; 2.Du fait qu\u2019il s\u2019agit souvent d\u2019élèves qui se trouvent dans la définition d\u2019élèves en milieux défavorisés.«En 2008, nous avions constaté que les enfants des Premières Nations étaient huit fois plus susceptibles d\u2019être retirés de leur milieu familial», selon le rapport de la vérificatrice générale de 2011 ; 3.Du fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019élèves qui, pour la plupart, ont une culture différente de la majorité et qu\u2019une partie significative des grands-parents, et parfois des parents de ces élèves, ont été obligés de fréquenter des pensionnats, écoles qui, dans les excuses officielles du gouvernement canadien, ont causé des problèmes sociaux intergénérationnels ?L\u2019ancienne vérificatrice générale du Canada s\u2019est questionnée sur le niveau du financement des services d\u2019aide à l\u2019enfance et à la famille dans les réserves.Elle relevait le fait que le ministère des Affaires autochtones et du Nord devait rehausser son financement de plus de 50% lors d\u2019ententes entre le fédéral, le provincial et les communautés autochtones, et ce, parce que le financement devait alors respecter les normes de la province.«Beaucoup d\u2019élèves et de collectivités des Premières Nations sont aux prises avec des problèmes et des défis fondamentaux qui sont, en comparaison, plus rares chez les autres Canadiens, et qui peuvent faire obstacle à la réussite scolaire», écrit-elle.(En 2009-2010, plus de la moitié des élèves innus du Québec répondait aux critères d\u2019admissibilité de l\u2019adaptation scolaire.) Comme le fait l\u2019Institut Fraser, l\u2019ancienne vérificatrice générale recommandait de changer le système, entre autres le mode de financement.Et elle affirmait également que l\u2019argent ne constituait pas Tunique solution.Étrangement, l\u2019Institut ne revient pas sur ces données.L\u2019orientation générale de l\u2019étude vise à décourager la hausse du financement pour l\u2019éducation des Premières Nations, prétextant que le rendement scolaire n\u2019a pas changé malgré une hausse récente de ces investissements publics.L\u2019absence d\u2019amélioration du rendement scolaire résulterait de structures et de règles déficientes, qui ne suivent pas les modèles provinciaux.Le contribuable canadien \u2014 sans parler du gouvernement Harper \u2014 pourrait se voip rassurer par l\u2019étude de l\u2019Institut Fraser.A mon avis, c\u2019est plutôt le contraire.Les Canadiens devraient plutôt s\u2019inquiéter du fait que Ton décourage les initiatives des parents et des acteurs du milieu de l\u2019éducation des Premières Nations en n\u2019assurant pas un financement adéquat qui répond aux besoins.Le fameux 13,8% suggère que les investissements ne sont pas à la hauteur de la situation.Lorsque l\u2019on développe les ressources du Nord, les gouvernements investissent bien davantage que la moyenne générale par personne par région pour des infrastructures routières et autres qui aident au développement des ressources naturelles. LE DEVOIR, LE MERCREDI 13 AOUT 2014 A 7 IDEES Raymond Gravel (1952-2014) Un reflet de nous-mêmes ?JEAN-PHILIPPE NADEAU MARCOUX ET MICHAËL EORTIER abbé Raymond Gravel est La mort.De l\u2019homme, de ses / convictions, de ses engagements, chacun est libre de penser ce qu\u2019il veut.Ce sont les réactions suscitées par ce décés qui nous intéressent ici.Cela fait beaucoup d\u2019éloges pour un représentant d\u2019une I Eglise dont les Québécois souhaiteraient se débarrasser.C\u2019est que l\u2019abbé Gravel est devenu un personnage de notre univers culturel.«Humanisme», «courage», «exceptionnalité», «indépendance», tels sont les mots qui spontanément viennent aux bouches lorsqu\u2019il est question de la figure de l\u2019abbé.Il représente, parmi les catholiques, le type même de l\u2019homme admirable.Autrefois, l\u2019idée d\u2019admiration présupposait une distance profonde entre le modèle et soi-même.L\u2019émerveillement suscité par le modèle agissait comme une invitation à le rejoindre sur les cimes où il avait été placé.L\u2019effort soutenu, l\u2019exigence envers soi étaient les tremplins de cette élévation.«Admirer», faut-il le rappeler, est composé du suffixe ad-, qui dénote l\u2019action d\u2019aller vers quelque chose, et du verbe mirer, lui-même issu du latin miror: s\u2019étonner devant ce qui nous paraît beau.Admirer: vouloir se hisser à la hauteur de nos modèles.Par une sorte de perversion étymologique, on entend aujourd\u2019hui ce terme dans un tout autre sens: «mirer» ne renvoie plus à l\u2019étonnement, mais au reflet du miroir.Admirer: aller vers notre propre reflet.Aller de soi à soi en passant par l\u2019autre, par le miroir.Aujourd\u2019hui, on admire ce qui nous ressemble.Et notre admiration est à la mesure de cette ressemblance.Ses positions politiques, ses valeurs et ses idéaux Nos valeurs étaient\tC\u2019est bien en ce sens qu\u2019on ^\t«admire» l\u2019abbé Gravel: les nôtres\tparce ,qu\u2019il incarne nos va- leurs.A cette différence près, il est vrai, qu\u2019il est catholique.Mais précisément, l\u2019identité se construit par l\u2019expérience de la différence.C\u2019est à travers l\u2019autre que l\u2019on se reconnaît soi-même.Le personnage de l\u2019abbé Gravel est un miroir dans lequel la société québécoise se contemple: ses positions politiques sont les nôtres, ses combats sont les nôtres, ses idéaux sont les nôtres.Ce n\u2019est pas l\u2019homme qu\u2019on admire, c\u2019est sa capacité à nous représenter malgré sa différence.Ses engagements ne nous parlent autant que dans la mesure où ils sont le fait étrange d\u2019un catholique.Et s\u2019il y a un tel bourdonnement médiatique autour de son décès, en comparaison de l\u2019indifférence suscitée par les autres ecclésiastiques (auxquels on ne concède guère plus qu\u2019une notice nécrologique) , c\u2019est que la société québécoise instrumentalise la vie de l\u2019abbé Gravel pour s\u2019unifier symboliquement contre une Eglise qu\u2019elle refuse de comprendre dans sa différence radicale.Et puisqu\u2019une hypocrisie en appelle une autre: en fondant l\u2019exceptionnalité du personnage dans sa «liberté d\u2019esprit», la société québécoise se sert du défunt pour faire la morale à l\u2019Église et lui imposer sa propre conception de la liberté.(Qu\u2019il nous soit permis de croire que l\u2019abbé Gravel aurait exprimé quelques réticences à ce qu\u2019on se serve de lui contre l\u2019institution qu\u2019il a représentée sa vie durant.) S\u2019il faut absolument que l\u2019Église, cette regrettable survivance d\u2019un passé qu\u2019il serait préférable d\u2019oublier, s\u2019il faut absolument qu\u2019elle sub- lAN BARRETT LA PRESSE CANADIENNE L\u2019abbé Gravel emporte avec lui le secret de ses paradoxes.siste au sein des sociétés modernes, alors qu\u2019elle s\u2019aligne sur l\u2019exemple de l\u2019abbé Gravel, qu\u2019elle épouse nos valeurs \u2014 qu\u2019elle devienne à notre image.Drôle de paradoxe, qui consiste à promouvoir la pensée unique à l\u2019aide d\u2019une figure d\u2019esprit libre.Et voilà qu\u2019au nom de la liberté, on dénie à l\u2019Église la possibilité de proposer une autre conception de la liberté.C\u2019est l\u2019impensé de la liberté: la liberté est d\u2019abord liberté de se définir elle-même, et non pas liberté de s\u2019arroger le monopole de la définition de la liberté.La politique et la foi La société québécoise a fait du personnage de l\u2019abbé Gravel un champ de bataille entre catholicisme et progressisme.La coexistence, supposée rarissime dans le milieu ecclésiastique, de ces sphères de valeurs à première vue contradictoires excitait sa curiosité.C\u2019est pourquoi, tout au long de sa vie médiatique, î\u2019abbé Gravel a été sans cesse interrogé sur ses opinions politiques, et très peu sur le contenu de sa foi.Nul besoin de nous ennuyer avec les ronrons catholiques.Nous connaissons Dieu, de nom, et n\u2019en voulons rien savoir davantage.Par contre, nous aimerions bien avoir sous les yeux un spécimen de ces créatures légendaires que sont les catholiques progressistes \u2014 absurdes alliances entre un passé qui n\u2019a plus rien à nous apprendre et une modernité évoluant à toute vitesse vers le Bien et la Raison.Eaçon de confirmer que notre curiosité avait bien lieu d\u2019être.L\u2019abbé Gravel emporte avec lui le secret de ses paradoxes.Après tout, qu\u2019avions-nous besoin de le comprendre, puisqu\u2019il était déjà établi que ce qu\u2019il avait de mieux à nous offrir, c\u2019était un reflet de nous-mêmes?Un prêtre pas comme les autres NESTOR TURCOTTE Matane ^^^=1 abbé Raymond Gravel vient de quit-ter «la vie terrestre».Il est entré, selon la tradition catholique, dans «la vie céleste», où chacun pourra voir Dieu face à face.Monsieur Gravel est né le 4 novem-^^^=1 bre 1952, à Saint-Damien-de-Brandon.\"ondée en 1870, cette magnifique paroisse de ^naudière a une devise qui sied bien au prêtre atypique: «Perfidem ad Augusta [en français: par la foi des œuvres magnifiques] ».L\u2019abbé Gravel est né un 4 novembre.C\u2019est le jour de la fête de saint Charles Borromée, mort en 1584, artisan de la Réforme catholique.Cet évêque, qui participa au Concile de Trente, est cqnnu comme le plus grand réformateur de l\u2019Église.Bourreau de travail, il avait l\u2019habitude de dire: «Pour éclairer, la chandelle doit se consumer.» La messe des funérailles de l\u2019abbé sera chantée en la cathédrale de Joliette, ce vendredi.Saint Charles Borromée est justement le patron de cette magnifique cathédrale.Rejoignant uqe portion importante des dé-crocheurs de l\u2019Église du Québec, l\u2019abbé Gravel ne laissait personne indifférent.Ses propos suscitaient parfois des débats orageux.^t^Homme d\u2019écoute ayant beaucoup souffert dans sa me personnelle, il comprenait l\u2019être humain sur les sentiers de l\u2019abandon )) pour ne pas dire contradictoires.Ses positions sur certaines questions éthiques exacerbaient ses opposants et faisaient battre des mains ceux qu\u2019on appelle les « progressistes ».La morale, pour lui, n\u2019était pas de la géométrie qui énonce de grands principes qui doivent ensuite s\u2019appliquer dans tous les cas.La morale, pour lui (et c\u2019est cela la vraie morale !), doit élaborer les principes de la bonne conduite humaine tout en tenant çompte du fait qu\u2019il peut y avoir des exceptions.A chacun sa conscience.A chacun de répondre de ses actes.C\u2019est l\u2019enseignement de saint Thomas d\u2019Aquin.L\u2019abbé Gravel a-t-il brûlé la chandelle par les deux bouts?Avait-il compris que pour éclairer, le cierge devait se consumer?Peu importe les opinions que l\u2019on peut avoir sur sa façon de faire, personne ne pourra dire qu\u2019il n\u2019était pas disponible.Homme d\u2019écoute, ayant beaucoup souffert dans sa vie personnelle, il comprenait l\u2019être humain sur les sentiers de l\u2019abandon, sur celui des luttes quotidiennes et des difficultés personnelles cachées au fond de chaque cœur.Sans jugement sur la conduite de l\u2019autre, avec un sourire égal qui affichait une douce sérénité.Il donna tout le temps qu\u2019il a pu donner.J\u2019aurais bien voulu voir la face (?) de Dieu en le voyant arriver dans son éternité ! On a dit bien des choses sur monsieur Gravel.Je ne sais pas si tout ce qu\u2019on a dit de lui est authentique ou si certaines personnes se complaisaient à le dépeindre plus noir qu\u2019il ne l\u2019était.Peu importe, les médias se l\u2019arrachaient et certains, sans doute, prenaient un malin plaisir à le citer, parfois hors contexte.Dieu seul est le vrai Juge.Lui seul sait tout.En lui, rien n\u2019est déformé.Si, un jour, je croise l\u2019abbé Gravel dans les arcades éternelles, je lui poserai une seule question: «Comment ça s\u2019est passé quand tu Vas vu ?» Je devine la réponse: «Il m\u2019a accueilli comme son enfant et il m\u2019a donné sa joie.» Gaza: alerte à la crise de conscience Francine Pelletier Les morts et la destruction à Gaza sont bien sûr stupéfiants.Les calamités ne se comptent plus, en commençant par la torture du jeune Palestinien brûlé vif, en représailles pour la mort des trois adolescents israéliens, le déclencheur des dernières hostilités entre frères ennemis.Mais parallèlement à la destruction d\u2019édifices et de vies humaines, cette guerre est en train de créer un autre type de dommage collatéral qui est, lui aussi, saisissant: la crise de conscience çle ceux et celles qui appuient la notion d\u2019un État juif, et de son droit à se défendre, seulement, pas à n\u2019importe quel prix.Je parle de la gauche israélienne, mais aussi d\u2019une bonne partie de la diaspora juive ainsi que de leurs sympathisants (dont je suis).Puisqu\u2019il y a presque autant de Juifs en Amérique du Nord qu\u2019en Israël (près de six millions dans les deux cas), on parle ici de centaines de milliers de personnes qui, en ce moment, vivent une crise existentielle, une espèce de «paralysie» pour citer une amie juive, qui pourrait bien marquer un tournant dans les annales du sionisme.Cette paralysie consiste à être à la fois pro-Israël et horrifié par ce qui se passe, partagé entre ne pas you-îoir porter flanc aux accusations envers l\u2019État hébreu, qui fleurent parfois l\u2019antisémitisme {«Mort aux Juifs», scandaient des manifestants à Paris récemment), mais incapables d\u2019entonner désormais les justifications d\u2019usage, qu\u2019il s\u2019agisse des méthodes «terroristes» du Hamas ou des célèbres préavis donnés par Israël avant de bombarder.«Lorsqu\u2019il est sûr que la population civile va y goûter, écrit le rédacteur en chef du quotidien israélien Haaretz, la distinction entre tuer intentionnellement ou non intentionnellement n\u2019a plus aucun sens.» L\u2019ex-directeur de l\u2019Ame-rican Jewish Congress, une des plus importantes organisations juives américaines, Henry Siegman, va encore plus loin : «Si c\u2019est ce qu\u2019il faut faire pour la survie d\u2019Israël, si le rêve sioniste est désormais basé sur le massacre d\u2019innocents, comme on peut le voir aujourd\u2019hui à la télévision, alors la crise dans laquelle nous nous trouvons \u2014 tous, ceux qui se sont engagés dans la création de l\u2019État d\u2019Israël et de son succès \u2014 est extrêmement grave.» Cette crise moralç est exacerbée du fait que la notion de deux États parallèles, le baume suprême, la récompense longtemps promise pour apaiser les deux factions, est en train de mordre la poussière.Jamais à portée de main, l\u2019idée d\u2019une cohabitation pacifique juive-palestinienne est plus illusoire que jamais.«Avec ce qui se passe, on ne veut même pas vivre sur la même planète», de dire un Gazaoui au correspondant britannique Paul Mason.Du côté israélien, l\u2019extrême droite, de plus en plus présente, parle ouvertement de créer des «camps» de purification ethnique.Pour la première fois, dit un journaliste du quotidien The Guardian, Jonathan Preedland, les sionistes libéraux de ma trempe comprennent que la solution de deux États n\u2019existe pas, «pas parce que les dirigeants politiques n\u2019y ont pas suffisamment travaillé, mais parce qu\u2019elle ne peut probablement pas fonctionner».Je me suis rendue une seule fois en Israël, en 2001, à l\u2019invitation d\u2019un organisme juif.J\u2019ai été frappée par la vitalité de l\u2019endroit malgré le fait que le pays est assis sur une bombe.Malgré un contexte politique extrêmement différent, j\u2019ai toujours pensé que le Québec était bien placé pour comprendre Israël.Deux petites nations qui, en principe, ne devraient pas être là, mais qui perdurent malgré tout.Deux anomalies géopolitiques pour qui la survivance est la clé de voûte de leur politique, mais aussi de leur grande créativité culturelle.La survivance, la notion que l\u2019existence n\u2019est pas acquise, n\u2019est pas une notion qui est imprégnée dans le tissu social de la majorité des pays.Mais au Québec et en Israël, si.Ça ne veut pas dire fermer les yeux sur des crimes de guerre \u2014 car ils en sont, peu importe si le Hamas est une ordure ou pas \u2014, mais comprendre que dans cette situation, tout n\u2019est pas noir ou blanc.La tradition juive, comme l\u2019écrivait Pierre Nepveu dans ces pages, est aussi celle de la pensée critique et d\u2019un grand humanisme.Cette crise morale explique en partie pourquoi ce qui se passe à (Jaza aujourd\u2019hui n\u2019est pas simplement une autre manche de la danse macabre qui oppose Israéliens et Palestiniens depuis 30 ans.A cause des médias sociaux, à cause des bavures, à cause de l\u2019isolement du Hamas, mais peut-être surtout à cause du refroidissement par rapport ^ Israël, la donne est en train de changer.L\u2019État hébreu a beau s\u2019être trouvé des alliés dans les pays voisins, une partie substantielle de ses forces vives, à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur du pays, lui tourne le dos.Ça n\u2019augure malheureusement rien de bon.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Philippe Orfali (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)3y7\\à.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, JMontréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-Parazelli (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taille fer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Florence Sara G.Ferraris (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire); Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (JMontréal), Vanessa Racine (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITÉ Édith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais (coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI IS AOUT 2014 ACTUALITES BLOC SUITE DE LA PAGE 1 Jean-François Fortin, mardi.Joint au téléphone, le député Louis Plamondon était loin de l\u2019approuver.«Ce n\u2019est pas ça qui sert le mouvement souverainiste», a dit le député bloquiste.«Ça veut dire que les intérêts personnels passent avant.» Selon lui, il s\u2019agit d\u2019un geste isolé qui ne reflète pas de clissensions majeures.M.Plamondon a rappelé que lui non plus n\u2019avait pas voté pour Mario Beaulieu lors de la course à la chefferie, mais qu\u2019il s\u2019était rallié à lui quand même.«C\u2019est malheureux parce que le chef était prêt à discuter.» Læ député du Bas-Richelieu, qui représente le Bloc depuis l\u2019époque de Lucien Bouchard, a rappelé que ce n\u2019est pas la première course à la chefferie qui perturbe l\u2019organisation.«Quand Gilles Duceppe a été élu, ça a été épouvantable comment ça créait de la division ! C\u2019était pas drôle.Après, les gens se sont expliqués puis se sont ralliés.» Joint au téléphone, Gilles Duceppe a préféré ne pas commenter pour l\u2019instant afin de prendre le temps d\u2019entendre les explications des uns et des autres.Quant à l\u2019ex-député Pierre Paquette, il a trouvé le geste précipité.«Larrivée de Mario Beaulieu est quand même récente.Il me semble qu\u2019il aurait pu lui laisser davantage de temps pourfaire ses preuves.[.] Moi, je laisse la chance au coureur.» Au-delà des critiques adressées au nouveau chef, le départ de M.Fortin s\u2019ajoute à une succession d\u2019épisodes difficiles pour le parti fédéral qui n\u2019avait fait élire que quatre députés aux élections de 2011.En septembre, la députée d\u2019Ahuntsic, Maria Mourani, avait été expulsée en raison de son opposition à la charte des valeurs.Puis, deux mois plus tard, le chef Daniel Paillé devait quitter le navire en raison de problèmes de santé.Avec le départ de Jean-François Fortin, la formation compte trois députés: André Bellavance (Rich-mond-Athabasca), qui a été défait par Mario Beau-lieu lors de la course à la chefferie, Louis Plamondon et Claude Patry 0onquière-Alma), un ancien néodémocrate qui s\u2019est joint au parti en février.Quel radicalisme?Le chef Mario Beaulieu s\u2019est en outre montré étonné mardi qu\u2019on dise de lui qu\u2019il était radical et qu\u2019il divisait les troupes.«Rallier?C\u2019est ce que j\u2019ai fait tout l\u2019été», a-t-il dit.Plus tard en entrevue au Devoir, il a ajouté qu\u2019il n\u2019était pas «du tout un adepte du culte de la personnalité» et qu\u2019il aimait beaucoup «travailler en équipe».11 a aussi reproché à Jean-François Fortin d\u2019avoir un «agenda caché» puisqu\u2019il évoquait dans une lettre en juillet le projet de fonder son propre parti.Ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Mario Beaulieu a créé des remous lors de son élection à la tête du Bloc quand il a scandé l\u2019expression «nous vaincrons», associée au Front de libération du Québec.Cela lui avait valu d\u2019être vivement critiqué par Gilles Duceppe, notamment.Enfin, ses déclarations sur «l\u2019attentisme» du parti ces 20 dernières années avqient aussi beaucoup dérangé.À quels incidents dérangeants M.Fortin fait-il référence dans sa lettre?a demandé Le Devoir au député.Ce dernier évoque sa volonté de «mettre en opposition francophones et anglophones» dans ses discours.«Dans les derniers communiqués du Bloc québécois, il a ajouté le terme \u201cCanada anglais\u201d abrs que ce n\u2019était pas notre pratique.Il parle beaucoup de francophobie, de la peur de l\u2019autre, dit-il.Il dit qu\u2019il y a 400 nouveaux membres depuis son arrivée au Bloc québécois, mais il ne voit pas tous les gens que l\u2019on perd à radicaliser le message.» Mario Beaulieu et Jean-François Fortin s\u2019étaient pourtant parlé longuement, lundi, lors d\u2019une rencontre.Selon M.Beaulieu, M.Fortin n\u2019avait pas d\u2019objecdon «majeure» alors que ce dernier prétend le contraire.M.Fortin dit avoir posé son geste d\u2019éclat pour que M.Beaulieu «prenne au sérieux» ses mises en garde.11 dit ne pas savoir s\u2019il se présentera ou non aux prochaines élections.Le Devoir FINANCEMENT SUITE DE LA PAGE 1 supérieur].Ce ne sera pas révolutionnaire, mais on aura une meilleure équité.» Et pas question d\u2019aller en piger davantage dans les poches des étudiants.«On n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019aller jouer [dans les droits de scolarité].Ils seront indexés en fonction de l\u2019augmentation du coût de la vie.» Et ce, pour les quatre prochaines années et demie de son mandat.Les autres chantiers qui découlent du sommet tenu par l\u2019ancien gouvernement péquiste connaîtront-ils im dénouement?«Il n\u2019y a pas de chantiers qui seront réglés.On va en discuter avec nos partenaires à l\u2019automne», a dit M.Bolduc.À propos des propositions faites concernant une loi-cadre et un Conseil des universités, le ministre n\u2019a pas de position claire.«Je ne veux pas trop m\u2019avancer.Le Conseil des universités.des gens m\u2019ont dit que ce n\u2019était peut-être pas la solution, et qu\u2019il y aurait peut-être déjà des structures pour subvenir aux mêmes besoins.On ne veut pas créer des structures qui vont coûter des milliers de dollars s\u2019il y en a [déjà qui existent].» Préoccupé par la survie des cégeps M.Bolduc se dit par ailleurs aussi préoccupé par le réseau collégial.Loin de faire écho à la proposition des jeunes libéraux d\u2019abolir les cégeps, il entend plutôt être celui qui veillera à assurer leur survie.«Je ne veux pas entrer dans le détail, mais on doit réviser les programmes du cégep.Il faut leur donner de l\u2019assouplissement et de la marge de manoeuvre.Ça ne veut pas dire qu\u2019on va tout changer, mais ça fait depuis 1993 que ça n\u2019a pas été changé et que la Fédération des cégeps nous demande que ça soit revu.» Par exemple, une formation technique de trois ans pourrait duçer une session de plus si le besoin s\u2019en fait sentir.A l\u2019inverse, une autre porurait être écourtée et élaguée de cours jugés aujourd\u2019hui désuets ou superflus.Mais, chose certaine, les formations doivent coller davantage à la réalité du marché du travail.«Leur formation doit répondre au marché de l\u2019emploi», a-t-il soutenu.11 dit s\u2019inspirer du rapport de Guy Demers sru l\u2019offre de formation au collégial pour consulter le milieu.Étudiants étrangers Le ministre se dit aussi conscient des défis, notamment démographiques, auxquels font face les collèges, srutout en région.Attirer davantage d\u2019étudiants étrangers est ime avenue, mais pas la panacée.«On n\u2019a pas de contrôle sur les étudiants étrangers qui viennent Ce qu\u2019il faut, c\u2019est développer des programmes plus attrayants et adaptés à la réalité des régions.» 11 précise par ailleurs que les ressortissants françms qui viennent étudier dans les cégeps d\u2019ici ne seront pas touchés par Yves Bolduc une hausse de droits de scolarité à la suite de la révision de l\u2019entente France-Québec.Le rapport Boudreau sru l\u2019offre de services du Cégep de la Gaspésie et des îles suggérait d\u2019octroyer des bourses pour inciter les jeunes à étudier en région.M.Bolduc ne voit pas là «une voie d\u2019avenir».«J\u2019ai de la difficulté à obliger, à dire aux gens de partir de^Montréal ou de Québec pour aller au cégep à Sept-Iles», note-t-il, encoruageant plutôt les cégeps à offrir des formations exclusives.Maternelle, anglais et TBI Au primaire et au secondaire, le ministre entend continuer comme prévu à mettre en place des idées chères aux libéraux, mais aussi certaines mises de l\u2019avant par le gouvernement précédent, notamment les maternelles 4 ans.L\u2019an dernier, le projet avait connu des ratés \u2014 alors que 18 commissions scolaires n\u2019avaient pas pu ouvrir au moins une classe, comme exigé \u2014 et, cette année encore, cinq commissions scolaires ne pourront pas implanter la mesure, faute de locaux, précise le ministre Bolduc, qui croit néanmoins beaucoup à ce modèle.L\u2019anglais intensif en 6® année, autre idée chère aux libéraux, se fera aussi pro^es-sivement, même si l\u2019objectif est d\u2019offrir ce programme dans toutes les écoles du Québec.Quant aux tableaux blancs interactifs, le ministre encourage les commissions scolaires à en acheter, malgré la réticence des enseignants et les études qui mettent en doute son utilité réelle.«Il y a déjà de l\u2019argent de prévu, on continue le déploiement [de la technologie] et les projs ont des formations.Dans les rapports [qui ont été réaîisés sur le sujet], on disait qu\u2019il y avait moyen de faire des ajustements.Je suis allé dans les écoles et les projs me disent qu\u2019ils apprennent beaucoup à l\u2019usage.Oui, ça va prendre des formations améliorées pour certains, mais la majorité semble capable de se débrouiller.» En outre, M.Bolduc souligne que le soutien aux élèves handicapés ou en difficulté d\u2019apprentissage sera aussi une de ses priorités.La majorité des nouveaux investissements ont touché ces élèves, avance-t-il.Notamment pour embaucher des professionnels.De nouvelles ressources sont-elles prévues ?« On encourage à utiliser celles qui sont déjà là.[.] Beaucoup a été fait dans les dernières années», conclut-il.Le Devoir COLONISATION SUITE DE LA PAGE 1 conflit.Mais ce n\u2019est pas le problème principal Le problème, c\u2019est qu\u2019on n\u2019arrive pas à donner aux Israéliens l\u2019impression qu\u2019ils habitent un endroit sûr».Toute trace de la présence israélienne a été effacée de Gaza, jusqu\u2019aux cimetières juifs, rap-pelle-t-il.«Et pourtant, l\u2019animosité contre nos citoyens continue.» N\u2019empêche, les affrontements continuent de part et d\u2019autre et ont repris de plus belle, et les trêves, comme celle qui a cours en ce moment, sont toujours très fragiles.Rafael Barak préfère voir les choses sur le long terme.«Nous sommes dans une ligne positive, peut-être pas en regardant l\u2019horloge minute par minute, mais sur la \u201cflèche historique\u201d, oui», a soutenu ce diplomate de près de 40 ans de carrière, qui a notamment oeuvré en France et en Belgique.«Du côté israélien, nous avons la paix avec l\u2019Egypte, avec la Jordanie et nous avons quand même un rapport de dialogue avec les Palestiniens.Nous n\u2019avons pas encore un accord, mais un rapport de dialogue critique.La grande majorité des pays arabes n\u2019essayent pas de détruire notre pays, commç quand nous avons annoncé la création [de l\u2019État d\u2019Israël] en 1948.Cinq pays nous avaient attaqués à ce moment-là.» Israël est un pays qui aime discuter de politique, fait remarquer avec fierté M.Barak.«On dit chez nous qu\u2019il peut y avoir deux personnes qui discutent mais trois idées.C\u2019est notre bagage culturel.On argumente la politique [.], et tout le monde veut être premier ministre, dit-il.Je suis fier de ça, même des gens qui critiquent mon gouvernement.» Malgré les divergences d\u2019opinions, il assure que tous les Israéliens ont un but commun, soit la «solution à deux Etats».Des relations privilégiées Pour M.Barak, le Canada et Israël ont des liens privilégiés, qui vont au-delà des partis politiques, même si certains ne soutiennent pas son pays.Ces derniers jours, le chef du Nouveau parti démocratique, Thomas Mulcair, a multiplié îes déclarations, plutôt sévères, à l\u2019endroit d\u2019Israël, l\u2019accusant d\u2019avoir violé de façon «flagrante» JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Si j\u2019ai un but, c\u2019est ceiui d\u2019arriver à prendre chaque iecteur du Devoir et de ie mettre dans ies souiiers d\u2019un Israéiien qui a des enfants qui font pipi au iit tous ies soirs par peur des missiies», dit Rafaei Barak.ses obligations de protéger les civils.Rafael Barak joue de prudence.«Je ne veux pas entrer dans la politique canadienne, dit-il.[M.Mulcair] a critiqué mon pays, mais il soutient notre droit de nous défendre.Il fait des nuances.Je sais bien que ce n\u2019est pas tout le monde qui soutient mon gouvernement, dit-il en mentionnant que même parmi les cinq partis de la coalition qui gouverne, les critiques fusent de toutes parts.C\u2019est sain.» Certes, en Qccident (France, Grande-Bretagne, etc.), où ont lieu plusieurs manifestations en soutien aux Gazaouis, î\u2019image d\u2019Israël semble s\u2019être quelque peu étiolée.L\u2019ambassadeur rétorque avec quelques mises au point.«Nous regrettons les civils et les innocents qui ont été touchés et tués, et ce, des deux côtés.Mais je connais très bien les efforts que mon armée a faits pour essayer d\u2019épargner les civils».a-t-il soutenu, rejetant le blâme sru le Hamas, qui a non seulement «attaqué des civils», mais s\u2019est aussi défendu «en utilisant des citoyens comme bouclier.» M.Barak ne critique pas aussi vivement le travail des médias, comme l\u2019a fait récemment le consul israélien sortant au Québec, Joël Lion.Ils font leur travail, et lui, le sien.Celui d\u2019informer, de mettre en perspective et de défendre les positions et les choix de son gouvernement.«Notre stratégie [de communication] est celle de la transparence.Si j\u2019ai un but, c\u2019est celui d\u2019arriver à prendre chaque lecteur du Devoir et de le mettre dans les souliers d\u2019un Israélien qui a des enfants qui font pipi au lit tous les soirs par peur des missiles.» Le Devoir REGARD SUITE DE LA PAGE 1 Gouin, fils de l\u2019ancien premier ministre Lomer Gouin, pedt-fils du premier ministre Honoré Mercier, qui l\u2019accueille.Qn a oublié qu\u2019après avoir dirigé les dissidents de l\u2019Action libérale nationale puis s\u2019être rallié à l\u2019Union nationale de Duplessis, ce Gouin fut connu à la fois comme un collectionneur d\u2019art et un défenseur d\u2019un embryon de politique culturelle.Druant son séjour, la remarquable photographe, habituée de la vie culturelle new-yorkaise, se rend à Charlevoix, à l\u2019Isle-aux-Coudres, puis du côté de Québec, à l\u2019île d\u2019Qrléans, en Gaspésie aussi, en Montérégie, à Montréal bien sûr.Sur son chemin, elle fréquente toutes sortes de gens.Parmi les portraits qu\u2019elle réalise alors, on note ceux des sculpteurs Médard Bourgault et Louis Archambault, des écrivains Alain Grandbois et Roger Lemelin, des peintres Alfred Pellan et Stanley Cosgrove, de l\u2019homme de théâtre Gratien Gélinas, de même que du chef d\u2019orchestre Wilfrid Pelletier.Sa maîtrise de la lumière confère à ses portraits un caractère unique dans les photographies du Québec de cette époque.11 n\u2019y a pas que les personnalités qui l\u2019intéressent.Loin de là.Une bonne partie de son temps au Québec sera consacrée à capter des instantanés de la vie quotidienne.Mais on n\u2019est pas strictement dans le reportage, dans !\u2019« instant décisif» capté à la vitesse de l\u2019éclair par des photo^aphes de l\u2019école des Robert Capa et Henri Cartier-Bresson.Chez Moser, très souvent, les sujets posent.Cela permet à la photographe d\u2019ajuster la scène et de suggérer peut-être davantage sa propre vision du monde à travers la réalisation de ces images dûment réfléchies.Lida Moser était fascinée par l\u2019œuvre du photographe français Eugène Atget, avec qui on peut trouver certains éléments communs dans la composition.En entrevue au Devoir en 2004, elle dit: «A l\u2019école, les professeurs nous faisaient clairement savoir qu\u2019il ne fallait pas aller apprendre le français au Québec parce que vous parliez un drôle de français.Je suis juive, alors j\u2019ai tout de suite compris que c\u2019était une forme de propagande.Et j\u2019ai ainsi ressenti une profonde sympathie pour ce peuple dont on ne connaissait rien, sinon la police montée, la baie d\u2019Hudson et Wilfrid Pelletier, pour certains.» lida Mpser continue de photographier à son retour aux États-Unis, où elle enseignera son art ime bonne partie de sa vie.Témoignages Gabor Szilasi, le doyen des photographes québécois, a bien connu Lida Moser.11 a même séjourné chez elle, à New York.« C\u2019était sur la 57'- rue.Elle était très accueillante, même si elle avait des opinions fortes, très tranchées», dit-il en entrevue au Devoir.Le cinéaste Jean-Claude Labrecque avait eu le privilège de parcourir ses photos pour un projet de film.«Elle était allée voir tous les comédiens, tous les artistes du Québec des années 1950.Et à Québec, elle est tombée sur l\u2019ethnologue Luc Lacoursière.Elle l\u2019a suivi, avec Paul Gouin, tandis qu\u2019il recueillait des contes en Gaspésie.Toutes ses photos étaient formidables ! [.] Elle voulait faire un film avec ses photos.Je l\u2019ai aidée à classer ses photos et les archives étaient réticentes à les acheter.On ne voulait pas acheter ses photos, parce qu\u2019elle était encore vivante! Elle avait très peu d\u2019argent.C\u2019est finalement René Lévesque lui-même, avec un fonds discrétionnaire, qui a fait en sorte que Québec achète sa collection.Elle était très pauvre et c\u2019étaient pourtant des photos exceptionnelles.Elle est devenue une amie.Elle venait régulièrement.» Le Musée national des beaux-arts à Québec est par ailleurs à préparer une grande rétrospective du travail de Moser.Intitulé 1950, le Québec de la photojournaliste américaine Lida Moser, l\u2019exposition sera présentée du 19 février au 10 mai 2015.L\u2019animatrice Joyce Borenstein prépare par ailleurs un film d\u2019animation à son sujet.11 n\u2019a pas été possible de lui parler.Lida Moser est née aux États-Unjs, le 17 août 1920, de parents d\u2019origine russe.À ses débuts comme photographe, après avoir beaucoup étudié l\u2019œuvre d\u2019Atget, elle appartient à la Photo League, une coopérative de photographes, telles qu\u2019il en existe plusieurs au milieu du XX® siècle.La particularité de celle-ci est qu\u2019elle se voue, de 1936 à 1951, à l\u2019univers de la photographie sociale et artistique.Plusieurs des grands photographes de l\u2019époque appartiennent à cette ligue dont les origines sont très marquées à gauche.C\u2019est le cas de Berenice Abbott, dont Moser sera l\u2019assistante, de Lisette Model et de Ruth Qrkin.Fait notable : la ligue compte un nombre important de femmes photographes, ce qui est relativement peu fréquent, malgré les exemples de grande réussite comme ceux offerts par Gerta Taro, tuée lors de la guerre civile espagnole, Germaine Krull ou encore Gisèle Freund.Les Archives nationales du Québec possèdent aujourd\u2019hui 3594 images de Moser.Ce qui signifie grossièrement, selon les standards des pellicules moyen format qu\u2019elle employait à l\u2019époque, qu\u2019elle photographia l\u2019équivalent de 350 rouleaux de film lors de son passage au Québec.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.