Le devoir, 5 août 2014, Cahier A
[" Le comique Yves Pelletier se lance dans la bédé Page B 6 Francisation : les Bhoutanais champions, les Chinois, cancres Page A 3 www.ledevoir.corn ^ Le Devoir Vol.C V N° 1 7 4 LE DEVOIR, LE MARDI 5 AOUT 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 Corruption Montréal manque de « preuves » malgré les aveux de ses anciens ingénieurs BAHADOR ZABIHIYAN La Ville de Montréal n\u2019a pas assez de «preuves» pour intenter une procédure en recouvrement contre les anciens ingénieurs municipaux Robert Marcil et Gilles Vézina, qui ont reconnu avoir accepté des cadeaux de la part d\u2019entrepreneurs lors de leur passage à la commission Charbonneau ainsi que devant le conseil de discipline de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec, a appris Le Devoir.Les deux ex-ingénieurs municipaux ont déjà reconnu avoir reçu de nombreux cadeaux de la part d\u2019entrepreneurs œuvrant dans le domaine de la construction, alors que ces derniers faisaient affaire avec la Ville de Montréal, lors de leur passage à la commission Charbonneau.Plus récemment, M.Vézina avait reconnu devant l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) qu\u2019il avait accepté entre 2000 et 2009, à de nombreuses reprises, «des avantages indus» de la part d\u2019entrepreneurs faisant aflaire avec la Ville.Il a été symboliquement radié pour trois ans, car il est désormais à la retraite.M.Marcil a aussi plaidé coupable devant rOIQ, reconnaissant s\u2019être placé en situation de conflit d\u2019intérêts.M.Marcil attend de recevoir sa sanction de la part de l\u2019OIQ.Lors des audiences de la commission Charbonneau, l\u2019ancien directeur des travaux publics avait raconté avoir reçu des cadeaux, des bouteilles de vin et avoir effectué des visites chez des entrepreneurs à qui la Ville accordait des contrats, notamment lorsqu\u2019il était directeur du service de la réalisation des travaux.«À l\u2019affût» de nouvelles informations Malgré tout, les avocats de la Ville de Montréal estiment qu\u2019il n\u2019y a pas assez de preuves pour intenter des procédures en recouvrement.«Quant à messieurs Vézina et Marcil, aucune procédure en recouvrement à leur égard n\u2019a été entreprise à ce jour», explique la porte-parole de la Ville de Montréal Valérie De Gagné au Devoir.VOIR PAGE A 8 : PREUVES Aujourd\u2019hui Actualités > Le massacre de Lachine a 325 ans.Ce tournant des relations avec les Premières Nations sombre peu à peu dans l\u2019oubli.Page A 2 Le Monde > L\u2019Ukraine appeiie ies civiis à quitter ies zones rebeiies.Pendant ce temps, l\u2019armée russe s\u2019exerce à la frontière.Page A 5 Économie > Agropur iorgne ie marché asiatique.La coopérative en expansion vient aussi de faire trois importantes acquisitions aux Etats-Unis.Page B1 Avis légaux.Décès.Météo.Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.A4 B4 B6 B6 B4 B6 U PRPR \\\\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jacques Pétrin, le président du Comité pour la diversité sexuelle et l\u2019identité de genre de la CSQ, a répertorié une sélection d\u2019ouvrages, dont plusieurs seront accompagnés d\u2019un guide pédagogique.Lectures LGBT pour les écoliers La CSQ veut voir les écoles et les CPE parler de diversité sexuelle MELANIE LOISEL Papa porte une robe, La fiïle qui voulait être un garçon.Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?Voici quelques-unes des suggestions de lecture que la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) veut proposer aux centres de la petite enfance (CPE) et aux écoles primaires.Une liste de littérature jeunesse, dont Le Devoir a obtenu copie, a été dressée pour aborder les questions de l\u2019homosexualité, la bisexualité, des transgenres, de la diversité des familles et de l\u2019intimidation.Ce genre d\u2019initiative a suscité ces derniers mois une vive opposition en France.Sur cette liste qui contient une trentaine de titres, on retrouve principalement des livres de fiction d\u2019une dizaine de pages où on explique aux enfants diverses réalités des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT).Dans La princesse qui n\u2019aimait pas les princes, on raconte par exemple l\u2019histoire de la fille d\u2019un roi qui rejette tous les prétendants qui lui sont présentés et qui tombe amoureuse d\u2019une fée.Dans Tango a deux papas et pourquoi pas?, on parle plutôt de deux manchots mâles inséparables qui se mettent à couver un œuf, puis élévent leur petit poussin Tango.Lutter contre les préjugés «Ce sont tous des volumes où on aborde certains stéréotypes, il n\u2019y a pas d\u2019affaires de sexe», tient à rassurer Jacques Pétrin, le président du Comité pour la diversité sexuelle et l\u2019identité de genre de la CSQ, qui a dressé la liste de lecture.Ces dernières années, ce retraité ouvertement homosexuel et père de famille a répertorié les titres et lu presque tous les livres pour être en mesure d\u2019arriver avec des suggestions de lecture concrètes et des guides pédagogiques pour inciter les CPE et les écoles à se les procurer.Cette initiative vise d\u2019abord à lutter contre les préjugés à voir PAGE A 8 : LECTURES La mémoire de la Grande Guerre L\u2019échec du Canada d\u2019Henri Bourassa Éclatait il y a cent ans ces jours-ci la Première Guerre mondiale, un conflit qui allait faire sur quatre ans 20 millions de victimes.Qu\u2019en reste-t-il aujourd\u2019hui en France, en Allemagne, au Québec?Troisième d\u2019une série de quatre textes.CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris Salaud», «traître», «fo-menteur de trouble», «semeur de rébellion qui cultive la haine de tout ce qui est britannique», gratte-papier «qui trafique lâchement les faits et se cache derrière le journalisme comme un serpent dans l\u2019herbe».Pendant la guerre de 14-18, peu de qualificatifs auront été épargnés dans la presse canadienne-an-glaise à l\u2019endroit de Henri Bourassa, le fondateur du Devoir.Le Saturday Night de Toronto ira jusqu\u2019à écrire que «chaque jour, en Europe, on pend comme traîtres des gens qui ne font rien dé plus mal».Ixjrsque la Première Guerre mondiale est déclarée, dans les premiers jours d\u2019août 1914, le A 14-18 CENT ANS APRÈS petit-fils de Louis-Joseph Papineau n\u2019est pourtant pas au Canada.Il est en voyage en France, en Allemagne et en Belgique, où il est invité à prononcer des conférences.Il s\u2019en faut d\u2019ailleurs de peu qu\u2019il soit bloqué sur place et fait prisonnier comme le fut pendant quatre ans le député de la Beauce Henri-Sévérin Béland.Il rentre en France par la Belgique et doit franchir les frontières à pied faute de train.Mais il prend le temps d\u2019admirer V«union sacrée» qui s\u2019impose d\u2019emblée en France en ces premiers jours d\u2019une guerre que chacun prévoit fulgurante mais courte.«Fin observateur, Bourassa est par principe voir page a 8 : ECHEC Lire aussi > Un éditoiiai d\u2019Henri Bourassa publié le 5 juin 1916, ainsi qu\u2019une chronologie canadienne de la guerre.Sur LeDevoir.com D ARCHIVES NATIONALES DU CANADA Le 22® bataillon, premier bataillon canadien-français, part de Saint-Jean de Terre-Neuve en 1915.Après quelques semaines d\u2019entraînement en Grande-Bretagne, les troupes iront combattre en France.Proche-Orient Trois jours de répit pour négocier Israël rejoint le Hamas au Caire, mais prévient qu\u2019il est à Gaza pour rester JONAH MANDEE SAKHER ABOU EL-OUN à Jérusalem Israël et le Hamas ont accepté la proposition égyptienne d\u2019une trêve de 72 heures à partir de mardi dans la bande de Gaza, peu après que l\u2019armée israélienne a affirmé n\u2019avoir aucunement l\u2019intention de sortir de l\u2019enclave palestinienne, au 29® jour de l\u2019offensive.La Maison-Blanche a salué la proposition égyptienne et souligné qu\u2019il appartenait désormais au mouvement islamiste palestinien de tenir ses engagements.La balle est désormais dans le camp du Hamas, qui doit «démontrer qu\u2019il respectera le cessez-le-feu», a déclaré sur CNN Antony Blinken, directeur adjoint du Conseil de sécurité nationale, le cabinet de politique étrangère de Barack Obama.Plus tôt, un responsable égyptien avait annoncé que «les contacts de l\u2019Eg^te avec les différentes parties ont permis d\u2019obtenir une trêve de 72 heures à Gaza à partir de 8 h locales demain [mardi] matin et que le reste des dél^ations se rend au Caire pour déplus amples négociations».«Israël respectera le cessez-le-feu à partir de demain à 8h [5 h GMT]», a ensuite déclaré un responsable israélien ayant requis l\u2019anonymat, qui a confirmé qu\u2019une délégation de son pays se rendrait bien dans la capitale égyptienne.Ce responsable a ajouté qu\u2019Israël avait déjà accepté une proposition égyptienne similaire voir page a 8 : NÉGOCIER 77831303443132 A 2 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2014 ACTUALITES ) Il y a 325 ans le massacre de Lachine Oubliée par les manuels d\u2019histoire, l\u2019attaque des Iroquois a été un tournant dans les relations avec les Premières Nations JEAN-FRANÇOIS NADEAU Les geRS de Montréal ont peur.A quelques kilomètres de leur ville fortifiée, du côté de Lachine, des colons ont été massacrés par les Iroquois.Presque toutes les maisons sont détruites.C\u2019était il y a 325 ans, le 5 août 1689.On dit longtemps dans la colonie que ce fut «l\u2019année du massacre».La population montréalaise en est très fortement ébranlée.La seule vision des orphelins que les autorités ramènent à Montréal suffit déjà à jeter l\u2019effroi.Même des religieux prennent peur.Pour calmer les esprits, on en retourne d\u2019ailleurs certains en France.Le massacre de Lachine, longtemps souligné dans les manuels d\u2019histoire des écoles, est à peu près oublié aujourd\u2019hui.Pourtant, il s\u2019agit bien d\u2019un moment charnière qui met notamment en lumière les relations entretenues avec les Premières Nations au cours des terribles guerres franco-iroquoises.Les Iroquois frappent alors les expéditions commerciales qui progressent chez eux, vers les Grands Lacs, «les Pays d\u2019en haut».Avec d\u2019autres, le marquis Jacques de Denonville, appuyé par l\u2019intendant de la colonie Jean Pochard de Champigny, mène que offensive au nom du roi.A Québec, l\u2019intendant vient d\u2019ailleurs d\u2019installer un buste de Louis XIV afin que les sujets puissent apprécier les traits de leur maître.Denonville est donc chargé de mener une expédition militaire contre ces autochtones.Des soldats réguliers, des miliciens et aussi des Amérindiens constituent le corps expéditionnaire.Ils attaquent les Tsonnontouans, une des cinq nations iro-quoises.Connu aujourd\u2019hui sous le nom de Sénécas, ce peuple résiste tout d\u2019abord à la surprise grâce à sa maîtrise du terrain et de son sens de l\u2019escarmouche.Mais les Sénécas cèdent bientôt devant la poussée guerrière de l\u2019armée coloniale constituée de plus d\u2019un millier d\u2019hommes.Le 14 juillet 1687, dans cette vaste quête qui vise à assurer le contrôle du territoire de la traite des fourrures, Denonville et ses hommes attaquent le village de Ganondagan.Ce centre majeur de la vie des Sénécas tombe.Torche à la main, les troupes de Denonville détruisent les habitations autant que les réserves de nourriture.Ils feront de même partout où ils passent, ne faisant pas de quartier.Au fort Frontenac, aujourd\u2019hui Kingston, Denonville rassemble tous les Iroquois qu\u2019il peut capturer sur son chemin.Le fort lui-même sert de traquenard.Ces prisonniers sont envoyés à Montréal pour y être expédiés ensuite en France, où ils seront contraints, s\u2019ils survivent jusque-là, à ramer dans les galères de la couronne.Une trentaine de ces prisonniers parviennent finalement outre-Atlantique.Certains reviendront.Contre-attaque L\u2019année suivante, dans la nuit du 5 août, les Iroquois profitent d\u2019un temps orageux pour s\u2019approcher de Lachine.Ils frappent à leur tour sans pitié.Sur 77 maisons que compte alors Lachine, 56 sont rasées.Plusieurs colons sont massacrés, d\u2019autres sont enlevés.Deux cents morts et blessés disent certaines sources.Beaucoup moins, affirment d\u2019autres.Reste qu\u2019en cette année 1689 les incursions iro-quoises reprennent de plus belle au cœur même de la colonie française.Plusieurs villages de la région de Montréal sont attaqués au cours de cette guerre terrible qui touche à son terme avec la Grande Paix de Montréal en 1701.Mais en attendant, une véritable psychose s\u2019installe.Derrière chaque arbre se cache-t-il un Iroquois?L\u2019historienne Louise Deschênes estimait possible qu\u2019un dixième des hommes de la colonie de ces années-là ait péri lors d\u2019attaques amérindiennes.C\u2019est énorme.Le rêve de Lachine Le massacre de Lachine augmentera encore la charge symbolique que porte ce haut lieu de l\u2019histoire d\u2019Amérique qu\u2019est Lachine.Situé au bord des rapides, Lachine est aussi la marque d\u2019un rêve sur lequel percute la réalité.Pour ceux qui exploraient plus en avant les suites du grand fleuve, trouver un passage vers l\u2019Orient plutôt que vers les peaux de castor avait été la raison d\u2019être de ces hommes.Samuel de Champlain espère être le premier à trouver de ce côté un passage vers les Indes.Mais il doit rebrousser chemin à cause des rapides, qu\u2019il baptisa Sault-Saint-Louis.Ses guides lui apprennent néanmoins qu\u2019au-delà de ces barrières d\u2019eau vive se trouvent trois grandes mers d\u2019eau douce.Le rêve continue.Sur les cartes d\u2019époque, comme celle de Jean Guérard en 1634, on inscrit dans le ARCHIVES LE DEVOIR Guerrier iroquois dessiné par Jacques Grasset de Saint-Sauveur au XVIIP siècle.La scalpation a profondément marqué l\u2019imaginaire du Nouveau Monde.A\\ ' MUSEE MCCORD Estampe Massacre et incendie à Lachine, 1689, 1925-1950 vaste espace indéfini qui va au-delà des Grands Lacs, qu\u2019il se trouve là une clé qui ouvre les portes de l\u2019Asie.Guérard écrit dans les limbes de sa carte qu\u2019on «croit qu\u2019il y a passage de là au Japon».Cavelier de La Salle cherchera lui aussi dans les eaux tumultueuses du Saint-Laurent en amont de Montréal ce fameux passage vers l\u2019Orient qui doit mener aux épices, à l\u2019or, à la soie.L\u2019installation de sa seigneurie de Saint-Sulpice débute à compter de 1666, mais l\u2019aventurier vendit tout à Lachine pour poursuivre ailleurs, jusque dans sa mort au milieu du désert du Texas, sa folle quête de fortune.Cette fascination pour l\u2019Orient dont le nom même de Lachine témoigne encore est traduite merveilleusement par Jean Nicolet, un des coureurs des bois de Sameul de Champlain.Nicolet avait découvert le premier les Ouini-pigous, dont l\u2019orthographe anglaise Winnebagos s\u2019est désormais imposée.Le chef de cette tribu invita Nicolet à un banquet.Certain d\u2019être là au cœur d\u2019un protocole chinois, Nicolet revêt pour l\u2019occasion son plus beau vêtement qu\u2019il a soigneusement apporté dans ses bagages: une précieuse robe chinoise brodée de fleurs et d\u2019oiseaux.11 est probable que cet habit vraiment très rare avait transité comme d\u2019autres vers l\u2019Europe par quelque missionnaire.En Europe, ces robes ne pouvaient être acquises qu\u2019à des prix exorbitants.Mais un aventurier qui souhaitait découvrir un nouveau passage vers l\u2019Orient pouvait-il s\u2019éviter d\u2019en acheter une et risquer ainsi d\u2019entraver le protocole qu\u2019il imaginait être celui de ses hôtes?Ces robes chinoises étaient donc un accessoire essentiel pour soutenir le regard qu\u2019avaient sur eux-mêmes ces hommes prêts à tout, même à donner et à connaître des massacres.Le Devoir Pétrole lourd sur le fleuve : la fondation Suzuki fustige Québec BAHADOR ZABIHIYAN La Fondation Davîd Suzukî a déploré que le ministère de l\u2019Environnement ait autorisé l\u2019exportation «par voie maritime» de «pétrole lourd» Issu des sables bitumineux al-bertalns sur le fleuve Saint-Laurent.«Cette nouvelle suscite de vives inquiétudes pour la Fondation puisqu\u2019elle pourrait être le prélude à des exportations massives de pétrole lourd sur le fleuve Saint-Laurent, source d\u2019eau potable pour 43 % des Québécois», déploré la fondation, dans un communiqué publié lundi.Un reportage de Radio-Canada révélait lundi que c\u2019est un pétrole lourd, non raffiné.Issu des sables bitumineux de l\u2019Alberta qu\u2019achemine la compagnie Suncor par train depuis trois semaines à Sorel-Tracy.Ce pétrole est destiné à être exporté par bateaux.«Il est déplorable que le mi- nistère de l\u2019Environnement ait autorisé l\u2019exportation de pétrole lourd sur le fleuve sans que la population en soit informée et sans évaluation environnementale puisque ce projet comporte des risques pour l\u2019environnement et la santé humaine», a Indiqué la fondation Suzuki.Kildair veut rassurer La compagnie Klldalr, qui stocke le pétrole reçu par train avant l\u2019exportation, s\u2019est voulue rassurante.Des gi- cleurs ont été Installés le long des voles de chemin de fer.Un protocole de sécurité est en train d\u2019être mis en place en collaboration avec les municipalités concernées en Monté-régle.Le CN va aussi faire circuler les trains à basse vitesse, et les rails seront Inspectés régulièrement.De plus, les wagons servant à transporter le pétrole ne sont pas les DOT-111, souvent pointés du doigt après la tragédie de Lac-Mégantlc, mais des wagons-citernes plus robustes et plus modernes.Suncor et Klldalr n\u2019ont pas eu besoin de passer par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement, ludique Radio-Canada.Un premier navire chargé de pétrole albertaln devrait quitter Sorel-Tracy vers le milieu du mois de septembre, puis emprunter le Saint-Laurent.Le Devoir Ottawa souligne les 100 ans du début de la Première Guerre mondiale LEE-ANNE GOODMAN à Ottawa Le premier ministre Stephen Harper a souligné lundi à Ottawa le centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le 4 août 1914, en rappelant notamment que le conflit, malgré les énormes pertes humaines, a constitué un élément fondateur de la nation canadienne.«Avec des pertes terribles, le Canada, en tant que pays véritablement indépendant, a été forgé dans les feux de la Première Guerre mondiale», a déclaré M.Harper devant une foule composée de vétérans et de militaires rassemblés au Musée canadien de la guerre.Le premier ministre avait visité en matinée le Monument commémoratif de guerre du Canada sur la colline parlementaire, où 11 a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat Inconnu.Le dominion du Canada est entré de facto dans le conflit il y a un siècle lorsque la Grande-Bretagne a déclaré elle-même la guerre contre l\u2019Allemagne.Le 4 août 1914 au soir, le gouverneur général du Canada, 620000 le duc de Connaught, Canadiens se a reçu un té-\t, légramme sont engages de Londres\t, l\u2019informant SOUS les q u e 1 a drapeaux Grande-Bre- tagne était britanniques en guerre contre l\u2019Aile- et 60 000 magne.Le , f \u2022 duc a alors annoncé au gouvernement de Robert Borden que le Canada était officiellement impliqué dans la Première Guerre mondiale.Au total, 620000 Canadiens se sont engagés sous les drapeaux britanniques pendant le conflit, et 419000 d\u2019entre eux ont traversé l\u2019Atlantique; 60000 ne reviendront jamais au pays.Tournant Cette guerre est considérée comme un tournant de l\u2019histoire canadienne, alors que le pays s\u2019est débarrassé de son passé de colonie pour devenir un Etat indépendant de la mère patrie britannique.Les succès remportés par les soldats canadiens sur divers champs de bataille \u2014 dont Ypres, Vimy et Passchendaele \u2014 ont suscité un grand sentiment de fierté nationale, en plus de renforcer l\u2019idée que le Canada pouvait se tenir seul sur la scène internationale, sans la Grande-Bretagne.Le conflit a également donné l\u2019occasion au Canada de soutenir des alliés dont la souveraineté et l\u2019existence même étaient menacées, a dit M.Harper, avant d\u2019ajouter que le pays le fait toujours aujourd\u2019hui.«Voilà pourquoi, aujourd\u2019hui, nous nous tenons de nouveau auprès de nos amis et alliés dont la souveraineté, dont l\u2019intégrité territoriale, voire carrément les libertés et l\u2019existence, sont encore à risque», a-t-il déclaré, en faisant référence aux positions fortes d\u2019Ottawa en appui à l\u2019Ukraine et Israël.« Ce grand conflit se déroulant de l\u2019autre côté de l\u2019océan n\u2019avait pas besoin de nous impliquer.Mais alors, tout comme maintenant, lorsque nos amis et les valeurs que nous partageons avec eux sont menacés, les Canadiens ne battent pas en retraite.» «Justice et liberté; démocratie et Etat de droit; droits de l\u2019homme et dignité humaine.Pendant un siècle, voilà ce pour quoi nos concitoyens se sont battus.Et voilà les notions que nous défendrons toujours.» La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 5 AOUT 2014 A 3 ACTUALITES V \\ unr- RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Les réfugiés du Bhoutan sont les immigrants non francophones qui ont le plus participé aux cours de francisation au Québec.IMMIGRATION Les Bhoutanais, champions de la francisation En moyenne, 32,8% des immigrants ont suivi au moins un cours de français après leur arrivée ISABELLE PORTER à Québec De tous les groupes d\u2019immi^ants ne parlant pas le français, les réfugiés du Bhoutan sont ceux qui ont participé le plus aux cours de francisation du Québec ces dernières années.Selon le relevé du ministère de l\u2019Immigration, 82,6% d\u2019entre eux ont participé à au moins un cours de francisation dans les deux dernières années suivant leur arrivée.La moyenne pour l\u2019ensemble des immigrants ne parlant pas français est de 32,8%.Les données portent sur toutes les personnes arrivées en 2011 qui ont suivi un cours avant mars 2014.Les cours de francisation ne sont pas obligatoires pour les immigrants.Le gouvernement leur laisse toutefois cinq ans après leur arrivée pour suivre des cours gratuitement.Dans sept cas sur dix, ils s\u2019inscrivent au cours dès la première année et près de 90% de ceux qui le suivent ne décrocheront pas.Après les Bhoutanais, ceux qui affichent le plus haut taux de participation sont les Colombiens (71,,9%), les Afghans (71%) et les Irakiens (60,6%).A l\u2019autre extrême, le taux n\u2019est que de 20,8% chez les ressortissants chinois et de 28,8% pour les gens originaires des Philippines.Parmi les groupes d\u2019immigrants ne parlant pas le français qui viennent au Québec, les Chinois sont les plus nombreux avec près de 5000 nouveaux arrivants en 2011.Au ministère, on juge que ces taux n\u2019ont rien de surprenant puisque les réfugiés sont traditionnellement plus assidus au cours de francisation.Les réfugiés ont besoin d\u2019aide et d\u2019encadrement, et la francisation est une manière d\u2019y parvenir, explique Jonathan Lavallée, porte-parole au ministère de l\u2019Immigration, de la Diversité et de l\u2019Inclusion (MIDI).«La grande majorité des personnes immigrantes qui proviennent du Bhoutan sont des personnes réfugiées, alors que l\u2019immigration en provenance de Chine est en grande partie composée de gens d\u2019affaires et de travailleurs qualifiés.» Au Cégep Sainte-Foy où sont donnés les cours de francisation à Québec, on ne s\u2019étonne pas des chiffres sur les Bhoutanais.«Je n\u2019ai pas de données quantitatives là-des-sus, mais au niveau qualitatif, c\u2019est sûr que c\u2019est une clientèle qui s\u2019est montrée très motivée à apprendre.Ils sont présents, très assidus», explique la conseillère pédagogique, Mariève L\u2019Abbé.«Souvent, on est leur premier lieu d\u2019attache donc il y a vraiment des liens qui se créent entre le personnel et les étudiants.» Entre 2008 et 2013, le Canada a accueilli plus de 5000 Népalo-Bhoutanais, dont 1058 sont venus à Québec.Certains vivaient dans des camps de réfugiés du Népal depuis plus de vingt ans.Les plus jeunes y sont nés et les plus vieux ont encore le souvenir du Bhoutan d\u2019où ils ont été chassés.C\u2019est notamment pour cela que certains se décrivent comme des Népalais et d\u2019autres comme des Bhoutanais.Le Devoir L\u2019Ebola a fauché près de 900 vies L> Qrganisation mondiale de la santé a annoncé f lundi que le bilan de la pire épidémie du virus d\u2019Ebola jamais rencontrée s\u2019établit maintenant à 887 morts, soit une hausse de 158 morts par rapport aux données publiées le 31 juillet.Au Nigeria, un médecin de Lagos ayant soigné un Libérien mort d\u2019Ebola a été contaminé par le virus, deuxième cas recensé dans la plus grande ville d\u2019Afrique de l\u2019Quest.Soixante-dix autres personnes soupçonnées d\u2019avoir été en contact avec le patient libérien font l\u2019objet d\u2019une surveillance.Huit d\u2019entre elles ont été placées en quarantaine à Lagos, dont trois présentent des sjmiptômes et ont subi des tests.Le Libérien Patrick Sawyer, mort à Lagos fin juillet, était le premier cas mortel au Nigeria de l\u2019épidémie d\u2019Ebola, d\u2019une gravité sans précédent, qui frappe depuis le début de l\u2019année trois pays d\u2019Afrique de l\u2019Quest: la Guinée, où elle s\u2019est déclarée, la Liberia et la Sierra Leone.L\u2019aimonce de ce nouveau cas au Nigeria intervient alors que le bilan de cette fièvre hémorragique particulièrement meurtrière continue de s\u2019alourdir, en dépit des mesures draconiennes prises pour la juguler.Commerces et écoles fermés Pour mieux combattre l\u2019épidémie, commerces, bars et restaurants sont restés fermés lundi en Sierra Leone, où le président Ernest Bai Koroma a exhorté la population à «intensifier [ses] efforts dans la lutte» contre le virus, à l\u2019occasion d\u2019une journée décrétée chômée.«L\u2019essence même de [la] nation est enjeu», a-t-il alerté.«Dans ce combat, chaque individu compte.Si un individu, une famille, une communauté ou une ville n\u2019agit pas, le risque augrpente pour toute la nation», a insisté le chef de l\u2019Etat dans une déclaration télévisée.Les marchés et les rues de Ereetown étaient déserts, à l\u2019exception notamment des véhicules du ministère de la Santé arborant des messages de prévention ou d\u2019hygiène tels que «L\u2019Ebola est réel, ne mangez pas de viande de chauve-souris, ni de chauve-souris ou de fruits partiellement mangés par des animaux».Des policiers en civil interrogeaient les rares passants sur leur destination et les ren- .EBO STRINGER AGENCE ERANCE-PRESSE Un infirmier épingie des informations au sujet d\u2019Eboia sur un mur pubiic à Monrovia, au Liberia.voyaient chez eux.Les écoles sont fermées jusqu\u2019à septembre, et par mesure prophylactique, des institutions gouvernementales ont décidé de diminuer «la fréquentation des visiteurs » dans la capitale et dans leurs bureaux de plusieurs villes.Cas possible à New York New York \u2014 Un homme était soigné lundi à l\u2019hôpital Mount Sinai de New York pour des symptômes semblables à ceux d\u2019Ebola et subissait des analyses pour déterminer s\u2019il est infecté par le virus, a annoncé le centre hospitalier.«Le patient a récemment voyagé dans un pays de l\u2019Ajnque de l\u2019Ouest où des cas d\u2019Ebola ont été signalés», a dit l\u2019établissement dans un communiqué.Le patient, dont ni l\u2019identité ni la nationalité n\u2019ont été révélées, a été isolé des autres patients et subissait lundi des analyses médicales pour déterminer ï«origine de ses symptômes», poursuit l\u2019hôpital Mount Sinai.Agence France-Presse Au Liberia voisin, où les services sanitaires sont débordés, des habitants de Monrovia ont manifesté lundi dans la capitale pour protester contre la présence dans les rues de nombreux corps abandonnés par peur de contracter le virus.Des dizaines de personnes bloquaient les principales artères de Monrovia, où des barricades ont surgi depuis le week-end, notamment en banlieue.En raison de la gravité de la crise sanitaire, la présidente libérienne Ellen Johnson Sir leaf comme son homologue sierra-léonais ont renoncé à se rendre au sommet USA/Afrique qui s\u2019est ouvert lundi à Washington en présence d\u2019une quarantaine de chefs d\u2019Etat du continent.Seule note d\u2019optimisme, l\u2019état du médecin américain jCent Brandy, infecté au Liberia et rapatrié aux Etats-Unis par avion sanitaire samedi pour y être traité, «paraît s\u2019améliorer», selon un haut responsable sanitaire américain.Une de ses assistantes, l\u2019Américaine Nancy Writebol, également, infectée, sera rapatriée par avion sanitaire aux Etats-Unis mardi, a indiqué lundi l\u2019organisation caritative SIM, pour laquelle elle travaille.Agence France-Presse Décès de Robert Cadotte, « mouton noir » de l\u2019éducation LISA-MARIE GERVAIS Pour ses idées parfois à contre-courant, ses luttes contre la discrimination envers les enfants des milieux défavorisés, son franc-parler, la passion dévorante qu\u2019il avait pour le métier d\u2019enseignant et les idéaux de justice et de paix dont il était empreint, Robert Cadotte était certainement parmi les plus appréciés et respectés « moutons noirs » du milieu de l\u2019éducation.Profondément intègre, c\u2019est avec la même dignité que cet intellectuel proche des gens a mené son combat contre le cancer, qu\u2019il a finalement perdu le 17 juillet dernier, à l\u2019âge de 68 ans.«Il est parti de la maison et s\u2019en est allé en avant comme il a fait pour toutes ses causes: la tête haute», relate avec émotion sa femme et sa complice de toujours, Diane Savard.L\u2019homme, formé en psychologie et titulaire d\u2019un doctorat en éducation, s\u2019est d\u2019ailleurs toujours tenu debout, cela ne fait aucun doute dans l\u2019esprit de ses amis qui regrettent son départ précipité.«C\u2019était un homme qui avait le courage de ses opinions, même s\u2019il en a souvent payé le prix», souligne Eddy Dunn, un ex-directeur général adjoint qui a côtoyé Robert Cadotte alors qu\u2019il était commissaire scolaire à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Pour lui, c\u2019était un des rares à avoir une vraie «pensée pédagogique».«Il défendait ses idées de pédagogie progressiste même si c\u2019était à contre-courant.Il le faisait visière levée comme tous les chevaliers.Il était admirable».«C\u2019était un homme entier, intègre, tout d\u2019un bloc mais pas toujours facile.Comme du bois franc: ça cogne dur», confie pour sa part son collègue et ami Charles Caouette, avec qui il a travaillé de près à la mise sur pied de l\u2019école secondaire alternative Le Vitrail.«Il était parfois excessif mais toujours généreux.Il donnait beaucoup de son temps et était très engagé socialement.Je l\u2019admirais et j\u2019ai été content de travailler avec lui».Son ami de longue date, Jean Hénaire, loue son énergie débordante.«Il avait des projets dans ses cartons pour les 20 prochaines années».Engagé auprès des plus défavorisés Né à Montréal, mais élevé à Laval-Quest, Robert Cadotte, auteur de nombreux ouvrages, dont son plus récent.Lettres aux enseignantEs.L\u2019école publique va mal! Les solutions dont on ne veut pas parler, a fait sa marque dès l\u2019université, où il a fait partie du groupe de recherche «La maîtresse d\u2019école », qui voulait réformer l\u2019enseignement, notamment dans les milieux populaires.Il a très vite pris le parti de l\u2019éducation pour tous et s\u2019est dévoué pour les résidents de Hochelaga-Maisonneuve, où il avait élu domicile au début des années 1980.«Il avait la sincérité la plus profonde envers les démunis et aussi les handicapés.C\u2019était son principal souci quand il était à la CSDM», note M.Dunn.Pondateur et directeur du défunt Centre de formation sur l\u2019enseignement en milieux défavorisés de rUQAM, il a voulu sensibiliser les enseignants qui oeuvraient dans ces quartiers plus difficiles.«Il voulait que les enseignants soient capables d\u2019aborder les parents de ces familles qui ont parfois vécu de mauvaises expériences avec l\u2019école», explique la veuve de M.Cadotte.«Il voulait leur montrer comment on pouvait amener les enfants plus loin, par-delà leur étiquette».Son engagement dans la communauté d\u2019Ho-chelaga-Maisonneuve s\u2019est aussi traduit par son implication comme président du CLSC et administrateur de l\u2019atelier d\u2019histoire de l\u2019arrondissement.Son ami Réjean Charbonneau rappelle qu\u2019ensemble, ils ont mené diverses luttes, notamment pour la sauvegarde de l\u2019église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, de la vocation du musée Dufresne \u2014 où il a notamment contribué à la réalisation d\u2019une exposition mémorable et très complète sur «l\u2019école d\u2019antan» \u2014 et plus récemment de l\u2019école Baril, menacée de démolition pour ses problèmes de moisissures.Visionnaire, cultivé, humaniste.Robert Cadotte en savait beaucoup sur la nature, ayant pour bible la Elore laurentienne du frère Marie-Victorin.«C\u2019était un honnête homme de culture universelle au sens où on le définissait au 17\u201c et au XVIIE siècle», soutient son ami Jean Hénaire.Et un intellectuel, indépendantiste très convaincu, près des préoccupations concrètes des gens.«Il tirait ses réflexions et ses idées du terrain qu\u2019il occupait.Ce n\u2019était pas un homme abstrait, il savait communiquer sa passion».Un hommage lui sera rendu par ses collègues et ses proches, à la rentrée scolaire en septembre.Le Devoir * î ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Robert Cadotte est décédé le 17 juillet à 68 ans. A 4 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2014 ACTUALITES UNIVERSITE DE MONTREAL Le 1420, \u201d -Royal est remis sur le marché JEANNE CORRIVEAU En quête d\u2019un aclieteur pour l\u2019ancien couvent du 1420, boulevard Mont-Royal, l\u2019Université de Montréal a remis sur le marché le bâtiment patrimonial lundi matin par l\u2019entremise d\u2019une agence immobilière.Comme plus aucun obstacle n\u2019empêche la vente de l\u2019immeuble, l\u2019UdeM a confié à la firme d\u2019évaluation immobilière CBRE le soin de trouver un acheteur.C\u2019est à cette firme que l\u2019université avait eu recours en 2008 pour conclure une entente avec le promoteur immobilier Catania, transaction qui ne s\u2019est jamais concrétisée.L\u2019université a confirmé au Devoir qu\u2019un mandat avait été donné à la firme à la suite d\u2019un appel d\u2019offres.Mais elle demeure avare de détails, indiquant ne pas avoir fixé de prix de vente pour l\u2019immeuble ni avoir déterminé d\u2019échéancier pour réaliser une transaction.«Mais on espère trouver un acheteur le plus tôt possible», a indiqué le porte-parole de l\u2019université, Mathieu Filjon.À l\u2019heure actuelle, il en coûte un million de dollars par année à l\u2019université pour entretenir et chauffer le bâtiment.Le site bénéficie d\u2019un zonage résidentiel depuis 2009, mais l\u2019université n\u2019écarte pas la possibilité de vendre l\u2019immeuble pour un autre type de projet.Une saga 11 s\u2019agit du début d\u2019un nouveau chapitre dans un feuilleton qui a débuté il y a plus de 10 ans.Rappelons que î\u2019UdeM avait acquis l\u2019ancien couvent Un nouveau chapitre s\u2019ouvre dans un feuilleton qui a débuté il y a plus de 10 ans des Sœurs des Saints-Noms-de-Jesus-et-de-Marie en 2003 au coût de 15 millions afin d\u2019y aménager des salles de cours.Compte tenu des coûts élevés que nécessitait sa rénovation, l\u2019université a finalement décidé de s\u2019en défaire, préférant poursuivre son expansion dans la gare de triage d\u2019Outremont.À l\u2019époque, le promoteur Catania avait offert 28 millions pour acquérir l\u2019immeuble qu\u2019il entendait convertir en condos de luxe.La contestation de citoyens devant les tribunaux a bloqué la transaction.En décembre 2012, l\u2019université a finalement renoncé à vendre l\u2019immeuble à l\u2019entreprise dont un dirigeant est Paolo Catania qui fait face à des accusations de fraude dans le scandale immobilier du Faubourg Contrecœur.Et en mars dernier, la Cour suprême a refusé d\u2019entendre les revendications des citoyens qui s\u2019opposent au changement de vocation du bâtiment patrimonial.Militant au sein du groupe de citoyens qui contestent la conversion de l\u2019immeuble, le professeur de philosophie Michel Seymour continue de croire que le changement de zonage autorisé par les élus montréalais est illégal et contrevient au schéma d\u2019aménagement.L\u2019inspecteur général Denis Gallant s\u2019étant intéressé au dossier, les citoyens auraient souhaité que la Ville de Montréal attende son rapport avant de se prononcer sur l\u2019avenir de l\u2019immeuble.En mai dernier, l\u2019administration Coderre a toutefois confirmé le maintien du zonage résidentiel du site.Le Devoir Un incendie dans un dépotoir d\u2019Iqalnit fait rage fante d\u2019argent Iqaluit \u2014 Un plan visant à éteindre l\u2019incendie qui fait rage depuis des mois dans le dépotoir d\u2019iqaluit, au Nunavut, et qui empoisonne fair de la région, est toujours reporté parce que la Ville tente de trouver quelqu\u2019un pour défrayer cette coûteuse opération.«La Ville a adopté l\u2019approche voulant que quelqu\u2019un d\u2019autre paie pour l\u2019opération, et je crois qu\u2019ils attendaient si quelqu\u2019un allait se manifester, a soutenu Darren Flynn, du ministère des Services communautaires et gouvernementaux pour le territoire nordique.Pour moi, ce ne serait vraiment pas exact de soutenir que cela n\u2019a pas retardé le processus», a-t-il expliqué.L\u2019incendie pollue l\u2019air depuis le 20 mai, en émettant entre autres dans l\u2019atmosphère des substances chimiques toxiques.Des responsables municipaux et territoriaux examinent un plan de 2,4 millions pour finalement venir à bout du brasier.La Ville a réclamé une aide financière, mais une rencontre devant rassembler vendredi des responsables municipaux, territoriaux et fédéraux pour discuter du plan a été annulée.Le territoire a ensuite remis une lettre aux responsables municipaux, oû sont décrites les diverses options dont dispose Iqaluit pour financer la lutte contre l\u2019incendie avec ses propres fonds.La Ville dispose de réserves financières de l\u2019ordre de 7,5 millions, indique-t-on dans la missive du gouvernement territorial.«Ils ont peut-être identifié d\u2019autres façons d\u2019utiliser [cette réserve], a suggéré M.Flynn.Mais si vous économisez pour une voiture et qu\u2019entre-temps, la chaudière flanche dans votre maison, vous allez bien entendu modifier votre budget.Tout ce que nous disons à la Ville, c\u2019est qu\u2019il faudra peut-être changer certaines priorités.» La Presse eanadienne AVIS LEGAUX AVIS LEGAUX & APPELS D^OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.iedevoir.com/services-et-annonces/appeis-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis de demande de changement de nom Prenez avis que Rany Ismail-Fawaz dont l\u2019adresse de domicile est le 447 rue Hélène-Baillar-geon, Montréal, Qc, H2J 4E8 présentera au Directeur de l\u2019état civil une demande pour changer son nom en celui de Rany Fa-waz et, en sa qualité de père, pour changer le nom de Naya Ismail-Fawaz en celui de Naya Fawaz, de Karl Ismail-Fawaz en celui de Karl Fawaz, de Léo Ismail-Fawaz en celui de Léo Fawaz.Cet avis a été rempli et signé à Montréal, le 31-07-2014, par Rany Ismail-Fawaz.(s) Rany Ismail-Fawaz Association québécoise des troubles d\u2019apprentissage « J\u2019apprends différemment parce que j\u2019ai de la difficulté,.» www.aqeta.qc.ca Plaidoyer pour commémorer l\u2019ancien cimetière Saint-Antoine CAROLINE MONTPETIT Ly Ecomusée de l\u2019au-delà, qui t s\u2019est donné pour mission la sauvegarde, la connaissance et la préservation du patrimoine funéraire du Québec, estime que la ville de Montréal devrait ériger un monument, place du Canada, pour témoigner de la présence de milliers de sépultures sur le site de l\u2019ancien cimetière Saint-Antoine.Ce cimetière fut le plus important de la ville dans la première moitié du XIK® siècle.Or, depuis quelques mois, la ville de Montréal a entrepris des rénovations de la Place du Canada.Les sépultures qui seront prélevées par les archéologues sur le site seront transférées au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, oû sera érigé un monument à leur mémoire autour de 2017.Mqis pour Alain Tremblay, de l\u2019Écomusée de l\u2019au-delà, ce projet ne vise qu\u2019à donner bonne conscience à la ville, qui ignore ainsi les milliers de sépultures qui dorment peut-être encore sous la place du Canada et qui n\u2019auront pas été déplacées par les travaux.Dans une lettre envoyée au maire de Montréal, la présidente de l\u2019Écomusée de l\u2019au-delà, Louise Dusseault-Leto-cha, rappelle que l\u2019écomusée a déjà soumis quelques idées pour souligner la présence de l\u2019ancien cimetière désacralisé et pour commémorer ce lieu.A ce jour, la ville ne s\u2019est engagée qu\u2019à des croix dans le sol rénové de la place du Canada.Selon Alain Tremblay, ce projet est insignifiant par rapport à l\u2019importance de l\u2019ancien cimetière Saint-Antoine.«Ils pensent A MICHAEL MONNIER LE DEVOIR La Ville de Montréal effectue actuellement des fouilles archéologiques à l\u2019ancien cimetière Saint-Antoine, Place du Canada.que les gens ne voudront plus aller dans le parc s\u2019ils savent qu\u2019il abrite des morts», dit-il.Le site aurait en effet abrité de 40000 à 50000 sépultures, entre son ouverture, en 1799, et sa fermeture en 1855.Pour Alain Tremblay, il témoigne aussi de la période de transition entre le type de cimetière «ad sanctum», qui se trouvait sous ou près des églises, et les grands cimetières urbains d\u2019aujourd\u2019hui.«Avant cette époque, il était plus important d\u2019être enterré près des saints que d\u2019être enterré individuellement», raconte-t-il.Avec les Lumières surgit une nouvelle vision de la mort, qui favorise l\u2019acquisition de lots individuels pour être enterré et l\u2019érection de pierres tombales, ajoute-t-il.Des raisons d\u2019hygiène justifient également que les cimetières soient désormais installés à l\u2019extérieur de la ville fortifiée.«C\u2019est un haut lieu de commémoration de l\u2019Empire britannique», ajoute M.Tremblay Mais le lieu s\u2019urbanise lui aussi rapidement.En 1855, la Fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Montréal ferme le cimetière Saint-Antoine.On déménage de nombreuses sépultures au tout nouveau cimetière Notre-Dame-des-Neiges, sur la montagne.Les familles aisées entre autres choisissent de réinhumer leurs morts au sommet du Mont-Royal.Le nombre de sépultures qui seraient demeurées au cimetière Saint-Antoine demeure donc inconnu.C\u2019est d\u2019autant plus vrai que la présence d\u2019un ancien cimetière sur les lieux a été complètement occultée par l\u2019ouverture de la place du Canada, en 1876.Pour les membres de l\u2019Éco-musée de l\u2019au-delà, les travaux entrepris cette année constituent donc une occasion rêvée de réparer ainsi une erreur historique.Le Devoir S WALTZEBOWSKI ASSOCIATED PRESS James Brady avait été blessé par balle lors de l\u2019attentat contre Ronald Reagan en 1981.Mort de James Brady, porte-parole de Ronald Reagan et défenseur du contrôle des armes à feu Washington \u2014 L\u2019ancien porte-parole de la Maison-Blanche James Brady, qui fut blessé par balle lors de l\u2019attentat contre le président Ronald Reagan en 1981, est décédé à l\u2019âge 73 ans, a annoncé sa famille lundi.Dans un communiqué, ses proches expliquent que M.Brady, devenu un fervent partisan de législations plus restrictives sur la circulation des armes, est mort «après une série de problèmes liés à sa santé».«Nous sommes immensément fiers de tout ce que Jim a accom- pli, que ce soit avant d\u2019être blessé en ce jour fatidique de 1981, alors qu\u2019il servait le président Ronald Reagan, ou dans les jours, les mois et les années qui ont suivi», ont-ils déclaré.Le 30 mars 1981, James Brady avait été blessé avec trois autres personnes, dont le président américain, lorsque John Hinckley Junior avait ouvert le feu sur la délégation présidentielle à Washington.Blessé à la tête, il était resté partiellement paralysé et avait de?problèmes d\u2019élocution.A travers son initiative bapti- sée « Brady Campaign», James Brady s\u2019était lancé dans une croisade pour rendre plus difficile l\u2019accès aux armes à feu aux Etats-Unis.«C\u2019est quelqu\u2019un qui a, je pense, révolutionné ce travail», a déclaré factuel porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest.«Même après avoir été blessé lors de cet attentat contre le président, il a démontré son patriotisme et son implication pour le pays en étant très actif sur un sujet qui lui tenait beaucoup à cœur».Agence France-Presse Robert Gaudette devra répondre à une accusation d\u2019évasion de garde légale Québec \u2014 Robert Gaudette, le meurtrier qui s\u2019était évadé la semaine dernière de l\u2019établissement Montée-Saint-François, de Laval, a brièvement comparu lundi au Palais de justice de Québec, après avoir été appréhendé dimanche soir dans la Vieille Capitale.la comparution visait simplement à confirmer son transfert dans le district judiciaire de Laval, oû il devra répondre, mercredi, à une accusation d\u2019évasion de garde légale.L\u2019homme de 55 ans, qui purgeait depuis 2002 une peine d\u2019emprisonnement à perpétuité pour le meurtre non prémédité de sa conjointe, s\u2019était enfui le 29 juillet dernier en passant par une fenêtre.Il était admissible à une libération cette année.Il n\u2019a offert aucune résistance lors de son arrestation, survenue sur la rue en plein centre-ville de Québec.Par ailleurs, dans ce dossier, Claude Hamelin, un homme de Rigaud de 59 ans qui a plusieurs antécédents judiciaires et qui aurait aidé Robert Gaudette après son évasion, a été épinglé jeudi par la police.Il a été accusé de complicité, vendredi, au Palais de justice de Valleyfield.La Presse canadienne LAC-MEGANTIC Décontaminer le sol prendra plus de temps que prévu Québec ordonne le recours à des techniques biologiques Les travaux de décontamination des milliers de tonnes de terres souillées lors de l\u2019explosion de Lac-Mégantic l\u2019année dernière vont tourner au ralenti pour les prochaines semaines.Le ministère de l\u2019Environnement a demandé à la compagnie qui s\u2019occupe du site de mettre en place un nouveau procédé afin de nettoyer le sol, selon TVA.La compagnie LVM qui est chargée des travaux sur le site va devoir utiliser une technique de décontamination biologique de la terre, selon TVA, sur ordre du ministère.Ceci va demander le démantèlement de certains équipements de chantier à Lac-Mégantic, et l\u2019installation de nouvelles machines.Sous-traitant remercié Le changement de procédé a donné lieu au remerciement d\u2019un sous-traitant de LVM.La compagnie Clean Earth, qui était présente sur le chantier, devra plier bagage, selon Radio-Canada.Une vingtaine d\u2019ouvriers ont été mis à pied.Les travaux de décontamination ont été suspendus pour le moment, mais LVM assure que le chantier ne prendra pas de retard.Le déraillement de train survenu l\u2019année dernière a provoqué le pire déversement de pétrole en sol nord-américain.Plus de 5 millions de litres de pétrole brut ont été déversés au centre-ville de la municipalité.La fin des travaux de réhabilitation est prévue pour décembre 2014.Le contrat obtenu par LVM auprès du ministère de l\u2019Envi-ronnement est d\u2019une valeur de 29 millions de dollars, selon TVA.Le Devoir 20 LE DEVOIR, LE MARDI 5 AOUT 2014 A 5 LE MOIDE L\u2019armée ukrainienne appelle les civils à fuir les zones rebelles Washington dénonce les nouveaux exercices militaires russes à la frontière Donetsk \u2014 L\u2019armée ukrainienne a appelé lundi les civils à fuir les zones contrôlées par les séparatistes prorusses, dont le fief Donetsk se trouve soumis à un étau de plus en plus serré.«Nous appelons la population pacifique à quitter les zones occupées par les terroristes», qui «pillent la population locale, procèdent à des enlèvements, s\u2019emparent de bâtiments et de véhicules privés», a déclaré un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Ly^senko, devant la presse.À Donetsk, l\u2019état-major ukrainien a demandé aux séparatistes de respecter des cessez-le-feu autour de certaines artères pour permettre le départ des civils.Les combats s\u2019intensifient ces derniers jours autour de la plus grande ville du bastion houiller du Donbass.L\u2019armée ukrainienne, qui affirme avoir repris plus de 600 localités en prés de quatre mois d\u2019offensive, a revendiqué lundi une nouvelle avancée aux portes de Donetsk avec la prise de lassynouvata, à une vingtaine de kilomètres au nord.Selon la mairie, d\u2019intenses combats avaient lieu lundi après-midi à Mariïnka, dans l\u2019immédiate périphérie sud-ouest de la ville.Kiev a toujours affirmé que sa stratégie était d\u2019isoler les insurgés à Donetsk et à Lougansk afin de les couper de la frontière russe, mais le rapprochement de ses troupes fait craindre à la population une attaque, au risque de combats particulièrement meurtriers.Le porte-parole militaire a dit n\u2019avoir «aucune information» concernant un assaut en cours.«Des préparatifs sont en cours», s\u2019est-il borné d\u2019ajouter.Les civils, eux, continuent de fuir en masse.«Nous partons parce que c\u2019est la guerre», a expliqué à la gare de Donetsk Igor, accompagné de sa mère et chargé de plusieurs sacs, avant de rejoindre des amis dans l\u2019Ouest.«C\u2019est terrible ce qui se passe: ils [les troupes loyalistes] sont entrés dans Mariïnka et ont tiré sur tout le monde», a déclaré sa mère, Nelly.Dans l\u2019autre bastion séparatiste, Lougansk, la mairie, qui a mis en garde pendant le iveek-end contre une possible catastrophe humanitaire, s\u2019est dite incapable de fournir un nouveau bilan car l\u2019électricité est coupée et les communications téléphoniques ne fonctionnent plus.Depuis le lancement de l\u2019offensive ukrainienne il y a près de quatre mois, plus de 1100 personnes sont mortes selon l\u2019ONU.Ce chiffre ne prend pas compte les 298 victimes du crash du vol MH17 qui a entraîné l\u2019introduction de sanctions occidentales sans précédent contre Moscou.Donetsk et Lougansk «sont les villes clés occupés par les terroristes aujourd\u2019hui, celles où se trouvent la plupart des terroristes et des armes, et nous savons qu\u2019il ne sera pas facile de les libérer», a déclaré DMITRY LOVETSKY ASSOCIATED PRESS Cette femme marche devant une affiche de recrutement des forces rebelles à Donetsk.le ministre ukrainien de la Défense, Valéri Guele-teï.«Terroristes» est le terme utilisé par les autorités de Kiev pour désigner les séparatistes armés.«Je suis sûr à 100% que la victoire est très proche», a dit le ministre dans un entretien dimanche soir à la BBC.Manoeuvres Moscou a déclaré lundi que 438 soldats ukrainiens en opération dans l\u2019Est s\u2019étaient rendus et avaient été admis sur son territoire.A Kiev, M.Lyssenko n\u2019a confirmé que partiellement, indiquant que 311 soldats avaient été contraints de se replier vers un poste-frontière russe à cause des combats.Aoutant à la pression, la Russie a lancé de nouvelles manoeuvres militaires impliquant plus de 100 avions de combat près de la frontière ukrainienne.L\u2019OTAN, qui a procédé à des manoeuvres dans les pays voisins de la Russie ces derniers mois, a haussé le ton pendant le v^eek-end contre ce qu\u2019elle considère comme une «agression russe» en Ukraine, annonçant la préparation de «nou- veaux plans de défense».Les tensions internationales sont reparties de plus belle depuis le crash le 17 juillet du Boeing de Malaysia Airlines, vraisemblablement abattu par un missile, avec 298 personnes à bord dont 193 Néerlandais.Lundi, la recherche des restes humains des victimes par les experts néerlandais, australiens, et pour la première fois lundi malaisiens, n\u2019a pu commencer que tard dans la journée, entravée selon Kiev par des mouvements de troupes séparatistes.Les Etats-Unis s\u2019en sont une nouvelle fois pris lundi à la Russie dans la crise ukrainienne, dénonçant la poursuite de l\u2019acheminement d\u2019armements aux séparatistes et des manoeuvres militaires russes à la frontière orientale de l\u2019Ukraine.«Nous continuons de voir bien sûr des preuves que la Russie fournit aux séparatistes des armes et du matériel et qu\u2019elle les entraîne [.] Nous pensons que la Russie pourrait se préparer à leur tran^érer des lance-roquettes plus puissapts», a indiqué la porte-parole du département d\u2019Etat Jennifer Psaki.Agence France-Presse Démocratie et sommet américano-africain Washington \u2014 Le secrétaire d\u2019Etat américain John Kerry a vanté lundi les valeurs démocratiques et les droits de l\u2019homme au prernier jour d\u2019un sommet sans précédent entre les Etats-Unis et l\u2019Afrique centré sur la coopération économique.Le président Barack Obama et son gouvernement accueillent pçndant trois jours une quarantaine de chefs d\u2019Etat et de gouvernement africains, dont plusieurs foulent le tapis rouge de Washington malgré de mauvais bilans en matière de droits de l\u2019homme.«Une société civile forte, le respect pour la démocratie, l\u2019Etat de droit et les droits de l\u2019homme, ce ne sont pas seulement des valeurs américaines, ce sont des valeurs universelles», a martelé le chef de la diplomatie américaine devant un parterre d\u2019acteurs africains de la société civile.Citant une nouvelle fois l\u2019exemple de l\u2019ancien président sud-africain Nelson Mandela, John Kerry a affirmé que la plupart des peuples d\u2019Afrique étaient favorables à une limitation à deux mandats pour leurs dirigeants.«Nous presserons les dirigeants de ne pas modifier les constitutions pour leurs bénéfices personnels ou politiques», a dit M.Kerry, sans désigner quelqu\u2019un en particulier.Il a rencontré le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila à qui il avait déjà demandé, en visite en mai à Knshasa, de respecter la limite à deux mandats imposée par la loi fondamentale congolaise.Agence France-Presse Bagdad aide les peshmergas Bagdad \u2014 Bagdad a décidé lundi d\u2019aider les peshmergas dans leur contre-offensive contre les jihadistes, une rare coopération entre le gouvernement et les forces kurdes qui témoigne de l\u2019aggravation de la situation dans le nord du pays, où des milliers de civils ont dû fuir leurs foyers.Depuis le lancement le 9 juin d\u2019une offensive d\u2019insurgés sunnites menés par les jihadistes de l\u2019État islamique (El), les relations historiquement difficiles entre le gouvernement central et la région autonome du Kurdistan irakien se sont encore tendues, les Kurdes profitant de la déroute de l\u2019armée irakienne pour s\u2019emparer de territoires disputés de longue date.Mais lundi, face à l\u2019avancée ji-hadiste, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a ordonné aux forces aériennes d\u2019apporter leur soutien aux peshmergas kurdes, a annoncé le porte-parole de l\u2019armée, Qassem Atta.Aux raids promis par Bagdad s\u2019ajoute l\u2019aide des combattants du parti kurde syrien de l\u2019Union démocratique (PYD) qui sont arrivés en Irak prêter main forte aux peshmergas.Agence France-Presse MEDITERRANEE La marine italienne a secouru 2700 immigrés en perdition Rome \u2014 La marine italienne a annoncé lundi avoir secouru plus de 2700 personnes pendant le iveek-end, au cours de leur traversée des côtes de l\u2019Afrique du Nord vers l\u2019Europe, et récupéré deux cadavres devant les côtes libyennes.Concernant les deux corps, la marine a simplement indiqué sur son compte Tv^itter qu\u2019ils ont été récupérés «pendant les opérations de secours effectuées dimanche», sans autres détails.Plus tard dans la journée, les autorités de la localité de Porto Empedocle, en Sicile, où ont été emmenés les deux corps, ont précisé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une femme de 35-40 ans et d\u2019un enfant de 9-10 ans.«Entre vendredi et dimanche, plus de 2500 personnes ont été secourues par les navires impliqués dans l\u2019opération Mare Nostrum», souligne en outre la marine dans un communiqué.Plus de 1300 d\u2019entre elles ont été secourues vendredi et samedi dans le canal de Sicile et se trouvent sur la frégate Easan qui les déposera dans la journée dans le port de Tarante, dans les Pouilles.Un autre navire transporte près de 1200 réfugiés qui arriveront mardi à Salerne, au sud de Naples, tandis que la frégate Aliseo a secouru 227 immigrés dont 40 femmes et 95 mineurs.Selon des chiffres officiels arrêtés au 30 juillet, la marine militaire a effectué dans le cadre de l\u2019opération Mare Nostrum 426 interventions depuis le début de l\u2019année et a secouru plus de 93 000 immigrés.i i MARINA MILITARE AEP Fin de traversée pour un groupe d\u2019Afi-icains L\u2019opération Mare Nostrum a été déclenchée en octobre dernier, après deux naulfages ayant fait plus de 400 morts près de Lampedusa et de Malte.«Tant qu\u2019il n\u2019y aura pas un gouvernement stable en Libye avec lequel discuter d\u2019un contrôle et d\u2019une gestion rationnels des flux de demandeurs d\u2019asile et de migrants, nous ne pourrons rien faire», a déclaré dans l\u2019après-midi la ministre des Affaires é-trangères Eede-rica Mogherini devant une commission parlementaire.Plus de 20 migrants sont morts et des dizaines d\u2019autres disparus dans le naufrage d\u2019une embarcation de fortune qui a coulé au large de la Libye, a par ailleurs indiqué mardi dernier le porte-parole de la marine libyenne.Selon les rescapés, quelque 150 migrants étaient à bord de l\u2019embarcation qui a coulé au large d\u2019Al-Khoms, à 100 km à l\u2019est de Tripoli.Les migrants, originaires d\u2019Afrique sub-saharienne, tentaient de rallier les côtes italiennes proches.La Libye est un pays de transit vers les côtes européennes pour des centaines de milliers de migrants en grande majorité africains.Agence France-Presse L\u2019ambassade d\u2019Israël s\u2019en prend à une journaliste espagnole SANDRINE MOREL Madrid \u2014 La correspondante de la Télévision publique espagnole (TVE) en Israël, Yolanda Alvarez, ne compte plus les commentaires de soutien sur sa page Tvvitter émanant de nombreux journalistes, reporters de guerre ou simples spectateurs, depuis que le porte-parole de l\u2019ambassade d\u2019Israël en Espagne, Ha-mutal Rogel, a publié un communiqué virulent mettant en cause son travail, le 1®\"^ août.Publié sur la page officielle de l\u2019ambassade sur Eacebook, le texte intitulé «TVE à Gaza: activisme vs.journalisme» n\u2019hésitait pas à reprocher à la journaliste d\u2019informer de l\u2019opération « Bordure protectrice » depuis la bande de Gaza.Selon M.Rogel, ce faisant, elle se serait «transformée en courroie de transmission des messages, chiffres, images et données du Hamas.» Critiquant ses «chroniques dramatisées» qui «abusent des adjectifs» et ses «mises en scène, résultat d\u2019un casting et d\u2019une sélection de scénarios au service des intérêts du Hamas», qui sont «le produit d\u2019une militante», le communiqué a provoqué une vive polémique à Madrid.Yolanda Alvarez a répondu rapidement à ces critiques: «Vous le dites vous-mêmes: c\u2019est votre militantisme contre notre journalisme», a-t-elle écrit sur Tivitter.Immédiatement, plusieurs associations de journalistes ont exprimé leur «indignation» face à une «tentative d\u2019intimidation».Le comité de rédaction de TVE a défendu le «travail professionnel» et «extraordinaire» de la journaliste et signalé que «l\u2019accuser d\u2019être une militante» au service d\u2019une organisation considérée comme terroriste par la majorité de la communauté internationale «peut compromettre sa sécurité».La section espagnole de Reporters sans frontières (RSE) est allée plus loin encore.Samedi 2 août, dans un communiqué, elle a dénoncé les accusations de M.Rogel, dont l\u2019objectif serait «de bâillonner par le biais de l\u2019intimidation une journaliste indépendante d\u2019un média public» et de «l\u2019empêcher d\u2019élaborer l\u2019information depuis Gaza même».Surtout, RSE a révélé que «d\u2019autres médias ont confirmé les incessantes pressions auxquelles les services diplomatiques israéliens en Espagne soumettent les journalistes et les médias espagnols».L\u2019organisation évoque notamment «une attitude permanente d\u2019intimidation» par le biais de «plaintes, appels et visites».Et de conclure que «pour toutes ces raisons, RSE-Espagne demande â Israël de cesser d\u2019utiliser ses diplomates comme agents de pression et de propagande».Coïncidence ou pas, Yolanda Alvarez a été contrainte par la direction de TVE de quitter la bande de (Jaza le 31 juillet, la veille du communiqué de M.Rogel, officiellement sur recommandation du ministère des affaires étrangères pour des raisons de sécurité.Elle est retournée à Jérusalem couvrir les bombardements.Le Monde Le Liban fait bloc contre les jihadistes LabvYé \u2014 Le Liban, profondément divisé sur la guerre en Syrie, a fait preuve lundi d\u2019unité peu commune en assurant l\u2019armée de son soutien et rejetant tout compromis avec des jihadistes qu\u2019elle combat depuis samedi dans la région d\u2019Aarsal, frontalière de la Syrie.Au troisième jour d\u2019affrontements qui ont causé 16 morts dans ses rangs, dont deux officiers, l\u2019armée bombardait les collines surplombant la localité d\u2019Aarsal, que les djiha-distes contrôlent partiellement depuis ce vYeek-end.«Il ne peut y avoir de compromis avec les terroristes assassins, avec ceux qui ont violé le territoire libanais et insulté ses habitants», a af firmé à la presse le premier ministre Tamam Salam, à l\u2019issue d\u2019une réunion extraordinaire du gouvernement.Il a assuré aussi qu\u2019il avait «demandé aux autorités françaises d\u2019accélérer la livraison des armes déjà approuvée dans le cadre de l\u2019accord d\u2019armements financé par l\u2019Arabie Saoudite».Ein décembre, Ryad s\u2019était engagé à octroyer trois milliards de dollars à l\u2019armée libanaise afin que celle-ci, faiblement équipée, se procure des armes françaises.Les combats à Aarsal ont éclaté après l\u2019arrestation d\u2019Imad Ahmad Jomaa, un chef du Eront al-Nosra, branche syrienne d\u2019al-Qaïda, selon une source militaire.Des dizaines de djihadistes sunnites ont été tués depuis samedi dans les combats tandis que 13 soldats et 20 policiers sont portés disparus, vraisemblablement aux mains des assaillants, et 86 militaires ont été blessés, selon l\u2019armée et une source de sécurité.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2014 EDITORIAL Révision des programmes Selon Martin Coiteux, président du Conseil du trésor, la Commission permanente de révision des programmes créée par le gouvernement Couillard ne coûtera pas un cent de plus aux contribuables, puisque les 3,8 millions alloués seront pris à même le budget du ministère.De toute façon, 3,8 millions pour dénicher 3,2 milliards d\u2019économies, c\u2019est peu ! En fait, le problème est ailleurs.ü Jean-Robert Sansfaçon ne majorité de Québécois est d\u2019accord pour revoir le panier de services publics autant que la façon de les rendre.Il n\u2019est donc pas question de préserver intégralement le théorique « modèle québécois » ou d\u2019y mettre la hache, mais plutôt de faire le tri pour conserver les programmes essentiels tout en les améliorant.Après tout, il n\u2019est pas normal djatten-dre 14 heures aux urgences même si l\u2019État est déficitaire ! Là s\u2019arrête le consensus, le reste étant question d\u2019idéologie, voire de rapports de force entre groupes d\u2019intérêts souvent divergents.Car qu\u2019est-ce qui est «essentiel»?On connaît depuis quelques semaines le nom des experts qui formeront cette Commission de révision des programmes.Présidée par l\u2019ex-ministre libérale Lucienne Robil-lard, elle sera composée de deux économistes, Claude Montmarquette et Robert Gagné, et de deux ex-administratrices au sein de l\u2019appareil gouvernemental, Mireille Filion et Michèle Bourget.Compte tenu des prises de position passées de certains commissaires, on peut déjà prévoir que la commission proposera, par exemple, de faire appel davantage au secteur privé tout en réduisant l\u2019aide aux entreprises.Ira-t-elle jusqu\u2019à inclure l\u2019abolition des subventions à l\u2019industrie éolienne, à la cogénération dans l\u2019industrie du papier et aux petites centrales hydroélectriques, trois secteurs qui doivent leur survie à la générosité de l\u2019État, ou à augmenter les tarifs d\u2019électricité pour combler ce manque à gagner?En santé, proposera-t-elle de sacrifier la prévention et la recherche sous prétexte de se concentrer sur le travail clinique, pour ne pas dire sur les médecins et les hôpitaux?Ou encore de confier l\u2019assurance médicaments aux compagnies d\u2019assurance au lieu d\u2019étendre ce programme public à tous les Québécois, comme il le faudrait.Puis, qu\u2019adviendra-t-il du ministère de l\u2019Environnement perçu comme un «empêcheur de tourner en rond» par les évangélistes de la création de richesse ?En entrevue, lundi, le ministre Coiteux a répété qu\u2019il trouvait anormal que le Québec consacre plus d\u2019argent aux intérêts sur la dette qu\u2019à l\u2019éducation primaire et secondaire.Voilà une comparaison platement démagogique puisque la dette continuera de croître après l\u2019atteinte du déficit zéro à cause des investissements en infrastructures.En somme, ce qui dérange le plus dans cette opération, c\u2019est qu\u2019on tente de faire croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un exercice de rationalisation des dépenses alors qu\u2019on s\u2019apprête à redéfinir la place de l\u2019État dans notre société sans préciser les principes à la base des travaux.En 2010, la présidente du Conseil du trésor dans le gouvernement Charesf Monique Gagnon-Tremblay, avait annoncé l\u2019abolition ou la fusion de 28 organismes et sociétés.L\u2019opération avait permis de faire quelques économies, mais très peu.Si le gouvernement Couillard veut vraiment réduire ses dépenses de 3,2 milliards l\u2019an prochain, ce sont des pans entiers qui devront disparaître.La décision n\u2019aura rien d\u2019administratif.Elle sera politique.Et il faudra la justifier.CONFLIT UKRAINIEN Recours aux forceps écidément, le dossier ukrainien évolue à l\u2019image de la poupée russe.Un acte posé produit un fait qui fabrique un acte, etc.Le tout dans un emboîtement de rapports de force toujours plus musclés.Au ras des pâquerettes, au cours des sept derniers jours, on a assisté à ceci : les Européens d\u2019abord, les Américains ensuite ont arrêté des sanctions sévères contre la Russie.Après quoi les Ukrainiens prorusses ainsi que leurs parrains du Kremlin ont traité avec paresse la sécurité du périmètre où les inspecteurs et les scientifiques étrangers s\u2019appliquent à retrouver les débris du Boeing de Malaysia Airlines.Autrement dit, ils ont fait le service minimum en dé-^ pit des conventions internationales, î\tEnsuite, le premier ministre britannique Da- ¦-\tvid Cameron a usé des forceps sans hésitation aucune.En vue du sommet de l\u2019QTAN qu\u2019il présidera le mois prochain au Pays de Galles, le locataire du 10, Downing Street propose que les alliés adoptent une politique plus dure contre la Russie.Résultat direct?Éundi, des milliers de soldats russes et au-delà de 100 (!) avions et hélicoptères ont entamé une série d\u2019exercices le long de la frontière avec l\u2019Ukraine.Car.Car il se trouve que l\u2019armée « officielle » d\u2019Ukraine a repris bien des territoires aux militants prorusses.Non seulement elle a encerclé la capitale de l\u2019Est, soit Donetsk, mais elle s\u2019est introduite dans le cœur de celle-ci.Il est désormais dans l\u2019ordre du plausible que Kiev contrarie sérieusement l\u2019ambition régionale de Poutine, à moins que ce dernier opte pour une utilisation plus frontale, plus brutale, des ressorts militaires.En fait, depuis le dévoilement des sanctions décidées par les membres de l\u2019Union emopéenne (UE) et par la Maison-Blanche, l\u2019autocrate du Kremlin sait que le plan consistant à moderniser l\u2019armée russe risque fort d\u2019être mis entre parenthèses.En effet, il est désormais interdit à tous les pays de l\u2019ÛE, à toutes les entreprises, de vendre ces technologies que désirent ardemment les généraux russes.Pour dire les choses platement, sin ce flanc, l\u2019armée russe ne supporte pas la comparaison avec l\u2019Guest.Peut-être, on dit bien peut-être, que ce coin du monde est à la croisée des chemins.Qn avance cela parce que vendredi, Cameron a réclamé plus de sévérité de la part de l\u2019GTAN et que lundi, le camp d\u2019en face a entamé un exercice militaire d\u2019envergure.Tout un chacun aura noté que les uns et les autres affûtent les rapports de force à l\u2019aune de la pression, de l\u2019escalade.Pas une fois au cours des sept derniers jours les mots de la diplomatie, de la négociation, n\u2019ont été entendus.Inquiétant, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET TowUnoI ît H 6A2A., O O «L LETTRES Lettre au
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