Le devoir, 29 juillet 2014, Cahier A
[" libye : incendie hors de contrôie dans une immense réserve d\u2019hydrocarbures Page A 5 La disparition du prix Thérèse-Casgrain suscite colère et indignation Page A 3 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C V 1 6 8 LE DEVOIR, LE MARDI 29 JUILLET 2014 1,13$ +TAXES =\t1,30$ Montréal; colère contre les bombardements à Gaza V ^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat général d\u2019Israël à Montréal, lundi, au square Westmount.Le cortège, un des plus importants du genre depuis le début du conflit israélo-palestinien, a marché rue Sainte-Catberine jusqu\u2019au square Dorcbester, les manifestants scandant des slogans anti-israéliens.D\u2019autres manifestations sont à prévoir, ont prévenu les organisateurs.Une solution diplomatique de plus en plus lointaine BAHADOR ZABIHIYAN Ly Opération bordure de protection entame sa I 23® journée, et sur le terrain, les tirs de missiles israéliens et de roquettes palestiniennes continuent, alors que les efforts diplomatiques n\u2019ont toujours pas donné de résultats tangibles.Le premier ministre israélien Benjamin Néta- nyahou, qui jouit du soutien de l\u2019opinion publique, a promis lundi «une longue campagne» contre le Hamas, dont Israël entend annihiler la puissapce de feu.Du côté de Washington, le secrétaire d\u2019Etat John Kerry a indiqué lundi qu\u2019il souhaitait une résolution durable du conflit, qui mènera au «désarmement» du Hamas et des groupes terroristes.Le quotidien israélien Haaretz a qualifié l\u2019initiative de cessez-le-feu de M.Çerry de «fiasco» après que le gouvernement de l\u2019État hébreu l\u2019eut rejetée, cette fin,de semaine.A New York, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l\u2019ONU, réunis en urgence, avaient exprimé, avant la reprise massive des hostilités, VOIR page a 8 : GAZA Aujourd\u2019hui Actualités > Deux toiles de Pellan sont de retour au ministère des Affaires étrangères à Ottawa.Mais le portrait de la reine Elizabeth II qui les avait chassées restera à sa place.Page A 2 Nomination des juges: vers un nouveau bras de fer entre Québec et le gouvernement Harper.La ministre québécoise de Injustice sollicite l\u2019opinion de la Cour d\u2019appel.Page A 3 Avis l^aux.A\t4 Décès.B\t4 Météo.B\t5 Mots croisés.B\t5 Petites annonces.B 4 7\t\u2014.\tSudoku.B 6 VIENS-TU JOUER DANS MA cou»?N \u2022 \u2022 JACQUES GRENIER ARCHIVES LE DEVOIR La comédienne Marjolaine Hébert devant son théâtre d\u2019Eastman en juillet 1981 Marjolaine Hébert, 1926-2014 Le théâtre dans la peau ODILE TREMBLAY Dans un hôpital de Longueuil, la grande Marjolaine Hébert, cariatide de l\u2019art dramatique en sol québécois, vient de disparaître à 88 ans.Elle fut pionnière dans tant de branches de l\u2019art dramatique que seule la passion du métier peut expliquer la frénésie de sa brillante carrière.Plus de 70 ans de vie artistique dans un monde au départ en pleine Grande Noirceur, puis en ar- dente production artistique au long des développements technologiques et de l\u2019ouverture de sa société à la modernité.Ajoutez 35 ans à la tête du théâtre d\u2019été La Marjolaine ; son empreinte est gravée partout.Pour bien des Québécois aux tempes grises, le nom de Marjolaine Hébert se confond avec son parcours au petit écran.Ils évoqueront son personnage voir page a 8 : HÉBERT Protection DE l\u2019eau potable Québec laisse tomber Ristigouche La municipalité gaspésienne est forcée de récolter des fonds pour se défendre contre la pétrolière Gastem ALEXANDRE SHIELDS La petite municipalité de Ristigouche Sud-Est, en Gaspésie, a eu beau contacter directement le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, pour solliciter son aide.Le Devoir a appris que Québec n\u2019interviendra pas dans le dossier de la poursuite intentée par la pétrolière Gastem.Faute de moyens pour se défendre, elle en est réduite à lancer une campagne de financement afin de mener la bataille judiciaire.«Le ministère fait preuve d\u2019ignorance par rapport à notre situation, a lancé lundi le maire de Ristigouche Sud-Est, François Boulay.C\u2019est insultant.Soit ils n\u2019ont rien compris, soit ils font la sourde oreille.» Le maire a pourtant contacté le ministère des Affaires municipales à plusieurs reprises.Il a finalement écrit directement au ministre Pierre Moreau pour solliciter une audience.«J\u2019ai demandé au ministre de me rencontrer pour qu\u2019il m\u2019aide à trouver des pistes de solution, a expliqué voir page a 8 : RISTIGOUCHE Azerbaïdjan Laïcité stricte en terre d\u2019islam Fortement sécularisé pendant l\u2019ère soviétique, l\u2019Azerbaïdjan reste attaché au principe de laïcité.Une rareté poiu im pays à majorité musulmane, qui tenté de façon parfois maladroite de résister aux pressions de groupes religieux, de plus en plus présents.Le Devoir a séjoiuné dans le pays du Caucase du Sud.Dernier de deux téxtés.JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Bakou, Azerbaïdjan Sur la promenade longeant la Caspienne au centre-ville de Bakou, les bars de style lounge s\u2019alignent et s\u2019animent tard dans la nuit.La bière locale Baltika et le vin tiré des vallées de l\u2019ouest du pays coulent à flot, les femmes sont court-vêtues et le voile est à peu près inexistant.Qu s\u2019enfonce un peu plus loin dans la ville et on peine toujours à trouver les signes religieux de l\u2019islam.Seuls la grande mosquée Bibi-Heybat, à l\u2019extrémité sud de la promenade, et d\u2019autres lieux de culte à l\u2019intérieur de la capitale nous rappellent que TAzerbaidjan est une terre majoritairement musulmane.C\u2019est que Tex-république soviétique sise entre la Russie et l\u2019Iran est l\u2019une des sociétés les plus sécularisées du monde musulman.«Vous trouverez plus de femmes voilées à Paris ou à Londres qu\u2019à Bakou», affirme sans ambages au Devoir Altay Goyushov, professeur d\u2019histoire et chercheur au centre d\u2019études islamiques à l\u2019Université d\u2019État de Bakou.M.Goyushov, qui a étudié l\u2019histoire islamique de LAzerbaïdjan, postule même que le pays du Caucase du Sud est le plus sécularisé du monde musulman.Certes, avance-t-il, d\u2019autres anciennes républiques soviétiques ont été sécularisées par Tidéo- VOIR page a 8 : LAÏCITÉ 77831303443131 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 29 JUILLET 2014 ACTUALITES PROJET-PILOTE Des limites de vitesse adaptées à la météo Des panneaux électroniques seront testés dans les régions de Montréal et Québec PHILIPPE ORFALI S> il n\u2019en tient qu\u2019à Robert Poëti, les aléas de la météo pourraient bientôt dicter la limite de vitesse permise sur certaines autoroutes du Québec.Le ministre des Transports a l\u2019intention de lancer un projet-pilote, à l\u2019automne, qui vise à adapter la limite de vitesse permise aux conditions météorologiques ou à d\u2019autres facteurs, comme l\u2019achalandage de la circulation ou la présence de travaux routiers.Les régions de Montréal et de Québec pourraient être les premières visées par ce projet, qui vise avant tout à accroître la sécurité sur les routes du Québec.La localisation des zones d\u2019essais aurait déjà été arrêtée par le ministère des Transports du Québec (MTQ), et une annonce pourrait être effectuée dès le début de l\u2019automne.Des pourparlers auraient déjà eu lieu entre les maires de Montréal et Québec, Denis Coderre et Régis Labeaume, et le MTQ.Les traditionnels panneaux rectangulaires blancs et noirs seraient remplacés par des panneaux électroniques aux mêmes couleurs.En cas de précipitations ou de tempêtes de neige, la vi- Pas question toutefois de hausser la limite de vitesse au-delà des 100 km/h tesse pourrait être modifiée à la baisse.Ces panneaux nouveau genre seraient divisés en deux parties.«En haut, il y aurait une vitesse maximale.S\u2019il ne fait pas beau, elle pourrait baisser, par exemple, explique l\u2019attachée de presse du ministre Poëti, Valérie Rodrigue.Et sur le panneau du bas, il y aurait la vitesse réelle à laquelle roulent les voitures, comme ce que Von peut observer, déjà, dans certains quartiers résidentiels.» Tout ça dans l\u2019objectif de réduire au maximum la vitesse sur les routes.Pas question, toutefois, de hausser la limite de vitesse au-delà des 100 kilomètres à l\u2019heure, a précisé une porte-parole du ministre des Transports Robert Poëti, Valérie Rodrigue.Au début du mois de juillet, la Colombie-Britannique a créé un précédent en haussant à 120 km/h la vitesse sur trois de ses autoroutes, devenant ainsi la première province à permettre, noir sur blanc, la conduite à plus de 110km/h.Du même souffle, elle a également rehaussé la vitesse permise sur de nombreuses autres routes, la vitesse passant, dans bien des cas, de 90 à 100 km/h.Le Devoir / A /O M.% m m ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La rue Sainte-Catherine subira une cure de rajeunissement au cours des prochaines années.MONTRÉAL Pour un partage équitable de la rue Sainte-Catherine Une coalition veut une meilleure coexistence entre piétons, cyclistes et automobilistes PHILIPPE OREALI Haro sur l\u2019auto, rue Sainte-Catherine Ouest.Une alliance d\u2019organismes convaincus de la nécessité de donner une meilleure place aux piétons et aux cyclistes sur la principale artère commerciale du centre-ville de Montréal voit le jour, alors que s\u2019achève la première phase de consultation en vue des travaux de ré-fecjdon de la « Sainte-Cath ».À une semaine de la fin de la première consultation populaire portant sur l\u2019avenir de la rue Sainte-Catherine, le Conseil régional de l\u2019environnement (CRE) de Montréal, le Centre d\u2019écologie urbaine de Montréal, Vélo Québec et Vivre en ville créent l\u2019Alliance pour un nouveau partage de la rue Sainte-Catherine.Après deux affaissements majeurs de la chaussée survenus au cours des dernières années, la Ville de Montréal doit remplacer les vieilles conduites a C\u2019est me rue emblématique que nous avons la chance de réimaginer yy Suzanne Lareau, p.-d.g de Vélo Québec d\u2019aqueducs et d\u2019égouts sous la rue Sainte-Catherine.L\u2019administration Coderre veut profiter de l\u2019occasion pour refaire une beauté à la rue, qui a déjà eu plus fière allure.375® anniversaire Le projet, assez complexe vu l\u2019âge des infrastructures souterraines et la présence du métro et de la ville souterraine, se divise en deux phases.La première s\u2019étendra de la rue de Bleury à la rue Mansfield.Les travaux devraient débuter au printemps 2016, pour se terminer vers 2018, avec une pause en 2017, le temps que soit célébré le 375® anniversaire de Mont- réal.La seconde phase, elle, fait près d\u2019un kilomètre et demi et vise la rénovation de Sainte-Catherine jusqu\u2019à l\u2019avenue Atwater.«C\u2019est une rue emblématique que nous avons la chance de réimaginer, s\u2019exclame la présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau.On veut en faire une icône pour Montréal.Nous, quand on pense à cette rue-là, on l\u2019imagine piétonne, beaucoup plus cyclable.Aujourd\u2019hui, c\u2019est un vaste parking à ciel ouvert, des voitures qui circulent à la queue leu leu alors que les piétons s\u2019entassent sur le trottoir.» L\u2019Alliance, dont le principal objectif est de pousser les ci- toyens de Montréal à participer aux consultations qui s\u2019achèvent, souhaite voir une rue qui donne en tout temps beaucoup plus d\u2019espace à ses milliers de piétons, en réduisant l\u2019espace consacré à la voiture, propice aux rencontres, au magasinage, et à l\u2019animation, en toutes saisons.Une rue plus verte qui marie végétation et innovations environnementales.Surtout, une rue plus sécuritaire, au design unique et durable.« On ne dit pas de retirer complètement les voitures, ils vont garder une place, pour que les consommateurs ayant absolument besoin de venir en voiture puissent le faire.Mais on espère moins de circulation de transit», dit Christian Savard, de Vivre en ville.La première ronde de consultations en ligne se poursuit jusqu\u2019au mardi 5 août, à l\u2019adresse saintecath.ca.Le Devoir CONFLITS D\u2019INTERETS Pierre-Hugues Boisvenu pourrait être réprimandé MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa La commissaire à l\u2019éthique a beau avoir décrété que le sénateur Pierre-Hugues Bois-venu avait fait une erreur « de bonne foi» lorsqu\u2019il a enfreint le code de conflit d\u2019intérêts du Sénat, ses collègues pourraient néanmoins sévir contre lui.Les membres du comité des conflits d\u2019intérêts se sont réunis à huis clos, lundi, pour discuter du dossier du sénateur québécois.M.Boisvequ avait été invité à s\u2019y expliquer.A son entrée à la réunion, il n\u2019a pas voulu s\u2019adresser aux journalistes.Ein juin, la commissaire à l\u2019éthique du Sénat avait tranché que le sénateur Boisvenu a contrevenu au code régissant les conflits d\u2019intérêts de la Chambre haute en intervenant auprès d\u2019un sénateru et du greffier du Sénat poru s\u2019assruer que son ex-employée \u2014 et ex-petite amie \u2014 puisse profiter d\u2019un congé de maladie de deux semaines avant de changer de poste au Sénat.Puisque l\u2019employée en question, Isabelle La-pointe, «n\u2019était pas seulement son employée, mais aussi une personne avec qui il avait ou avait eu une relation personnelle», il a agi de «façon irrégulière», avait conclu la commis- saire Lyse Ricard.Le sénateur Boisvenu a développé une relation amoureuse avec M\u201c® La-pointe à la suite de son embauche en 2010.Mesures disciplinaires La commissaire a toutefois reconnu que le sénateur voulait simplement défendre une ancienne employée et qu\u2019il croyait que l\u2019octroi de congés avait été convenu.«C\u2019est de bonne foi qu\u2019il a commis cette erreur de jugement», écrivait M\u201c® Rycard dans son rapport, qui recommandait «qu\u2019aucune sanction ne soit imposée».11 pourrait cependant en être autrement.Le comité sénatorial des conflits d\u2019intérêts se garde la possibilité d\u2019imposer de son côté des «mesures disciplinaires» au sénateur, en a indiqué la présidente, la sénatrice conservatrice Rajmell Andreychuk.Mais la décision se fera attendre.Cette dernière ne s\u2019attendait pas à ce que ses collègues tranchent lundi soir.«Très peu probable», a-t-elle affirmé, car il faut «entendre les preuves, voir ce que les membres en pensent, et prendre le temps de réfléchir si vous voulez prendre la bonne décision».Le comité pourrait se retrouver mardi après-midi.Le Devoir LA PRESSE CANADIENNE La toile représentant l\u2019Ouest canadien de l\u2019œuvre Canada Ouest Canada Est, du peintre québécois Alfred Pellan Retour discret des toiles de Pellan aux Affaires étrangères Les œuvres du peintre québécois avaient été retirées du hall d\u2019entrée au profit d\u2019un portrait de la reine Elizabeth II MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Alfred Pellan est de retour au ministère des Affaires étrangères.Les deux toiles du peintre québécois, qui avaient été écartées du hall d\u2019entrée du ministère au profit d\u2019un portrait de la reine Elizabeth II, sont de retour.timidement, sur un mur adjacent.Les deux tableaux avaient été remplacés à la veille de la visite du prince William et de sa femme Kate, à l\u2019été 2011.Plutôt que les peintures colorées du peintre québécois, les diplomates et visiteurs du ministère sont désormais accueillis par une grande reproduction d\u2019un portrait de la reine, jonché au-dessus du comptoir de la réception \u2014 où se trouvaient les Pellan depuis l\u2019inauguration de l\u2019édifice par la reine en 1973.Décision controversée La décision avait fait tiquer des employés du ministère, des amateurs d\u2019art et l\u2019opposition péquiste à Québec.Les fonctionnaires des Affaires étrangères ont ainsi remarqué le retour, bien que discret, des peintures de Pellan ce lundi.Les grandes toiles \u2014 qui avaient été commandées pour l\u2019ouverture de la première mission canadienne à Rio de Janeiro en 1944 \u2014 sont maintenant sur un mur adjacent, du côté du hall d\u2019entrée où patientent les visiteurs du ministère.«Les deux peintures ont été retirées en 2011 pour la création du mur de la souveraine, qui était un hommage présenté en^ZOll digne de notre chef d\u2019Etat, la reine Elizabeth II, en reconnaissance de son jubilé de diamant, en 2012», a rappelé un porte-parole du ministère.«A la suite du retour des deux peintures de Pellan du Musée des beaux-arts de Québec, où elles étaient exposées, les œuvres ont été accrochées dans le lobby des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, où tous les Canadiens qui visitent l\u2019édifice peuvent en profiter», a expliqué lan Trites par courriel.Direct MNBAQ La mise au rencard des toiles Canada Est et Canada Ouest (l\u2019un représentant des pêcheurs et des voiliers, l\u2019autre des mâts totémiques et des montagnes) a en revanche fait des heureux au Musée national des Beaux-Arts du Québec (MNBAQ).L\u2019ouverture d\u2019un nouveau pavillon mettant en vedette quatre expositions permanentes, présentant quatre figures de l\u2019art moderne québécois, a consacré une de ses salles aux dessins, estampes et peintures d\u2019Alfred Pellan.Les deux oeuvres écartées par le ministère ont ainsi été prêtées au musée quelques mois.Au grand bonheur de l\u2019institution, qui se targuait de cette «primeur».Car puisque les deux toiles habitaient le hall d\u2019entrée du ministère des Affaires étrangères depuis quarante ans, c\u2019était la première fois qu\u2019elles étaient exposées au Québec, a-t-on indiqué au MNBAQ lundi.Dans un document d\u2019information présentant l\u2019exposition, le musée se réjouissait en outre de pouvoir présenter «deux fresques magistrales » «qui risquent d\u2019attirer l\u2019attention des visiteurs».«Il faudra donc profiter de cette occasion unique pour les apprécier, en vrai ! », sommait le MNBAQ dans son communiqué du mois de février dernier.Les oeuvres ont été retournées au ministère en juin.M.Trites a souligné que le ministère avait «toujours eu l\u2019intention de [f\u2019]assurer que les deux peintures de Pellan soient de retour sur les murs du ministère».90000$ chacune A l\u2019époque du changement de décor, il y a trois ans, des fonctionnaires avaient jonglé avec l\u2019idée de vendre les deux toiles du célèbre artiste québécois, évaluées à 90 000 $ chacune par le ministère.Mais cette possibilité a rapidement été abandonnée lorsque la nouvelle de leur remplacement dans l\u2019entrée de l\u2019édifice d\u2019Qttawa a fait les manchettes, selon ce qu\u2019avait alors révélé La Presse canadienne.Qn avait alors songé à les afficher ailleurs dans le ministère, notamment dans le lobby.La Reine n\u2019avait par ailleurs pas seulement fait son entrée dans l\u2019enceinte diplomatique d\u2019Qttawa.Le ministre John Baird avait aussi ordonné à toutes ses missions diplomatiques à l\u2019étranger d\u2019afficher un portrait de la reine Elizabeth II, en septembre de la même année.Le tableau devait s\u2019ajouter aux portraits du gouverneur général, du premier ministre et du ministre qui sont exposés dans toutes les ambassades canadiennes.Le Devoir LA PRESSE CANADIENNE La toile représentant l\u2019Est canadien de l\u2019œuvre Canada Ouest Canada Est. LE DEVOIR, LE MARDI 29 JUILLET 2014 A 3 ACTUALITES PRIX THERESE-CASGRAIN Une abolition qui suscite colère et indignation MÉLANIE LOISEL Navrant, arrogant, ignorant, offensant, révoltant.Ce n\u2019est pas les adjectifs qui manquaient pour qualifier la décision du gouvernement Harper d\u2019abolir le Prix Thérèse-Cas-grain du bénévolat pour le transformer en prix du premier ministre.La décision a pourtant été prise en 2010, mais La Presse canadienne l\u2019a seulement révélée, lundi, soulevant du coup une indignation quasi générale des défenseurs des droits des femmes au Québec et même à Ottawa.«De la part de ce gouvernement, plus rien ne me surprend, mais c\u2019est très méprisant et aberrant d\u2019enlever le nom de Casgrain qui a tant contribué à l\u2019avancement des femmes au pays», lâche la sénatrice Céline Hervieux-Payette au bout du fil.Même si elle assistait à une conférence aux Etats-Unis, elle tenait à réagir à cette directive du gouvernement Hai^er qui a été prise, en catimini, il y a déjà quatre ans.«C\u2019est sûr qu\u2019on vit dans un pays avec deux cultures.Mais si on ne la connaissait pas, ce n\u2019était pas si difficile de se renseigner sur Wikipedia pour savoir tout ce qu\u2019elle a fait», a-t-elle renchéri en rappelant que M™® Casgrain lui a ouvert la porte en étant l\u2019une des premières femmes à siéger au Sénat.Pionnière Au Québec, cette grande pionnière du mouvement féminisme est surtout connue pour son combat pour le droit de vote des femmes obtenu en 1940, mais aussi pour avoir créé la Fédération des femmes du Québec (FFQ) en 1966.La vice-présidente de la FFQ, Elisabeth Germain, était vraiment outrée que le nom de leur fondatrice soit relégué aux oubliettes.«Déjà qu\u2019il n\u2019y a pas beaucoup de prix qui portent le nom d\u2019une femme, c\u2019est vraiment minable, mais c\u2019est à l\u2019image de ce gouvernement de bas-fond qui essaie d\u2019effacer le nom de Thérèse Casgrain comme il essaie d\u2019effacer du paysage public tout le militantisme citoyen», affirme-t-elle.LA PRESSE CANADIENNE 10 novembre 1961.Thérèse Casgrain participe à une vigile silencieuse devant un monument aux morts de guerre, à Montréal.La députée de Québec solidaire Françoise David, qui a déjà dirigé la FFQ, n\u2019en revenait pas non plus de cette décision.« C\u2019est décourageant et insultant.Madame Casgrain fut une femme déterminée et dévouée à la cause de l\u2019égalité entre les femmes et les hommes.Monsieur Harper a quoi à son actif?Ôter des subventions à des ONG internationales qui soutiennent le droit des femmes à la liberté de leur santé reproductive», ironise-t-elle.Au conseil du statut de la femme, la porte-parole Christine Chabot s\u2019est plutôt inquiétée de la place accordée à Mme Casgrain dans l\u2019histoire du Québec et même du pays.«Elle est un véritable modèle.Déjà qu\u2019on en a peu, que très peu de noms de femmes ont été conservés dans l\u2019histoire et qu\u2019on parle peu d\u2019elles à l\u2019école, si on commence à les faire disparaître, c\u2019est vraiment désolant», indique-t-elle.La jeune militante et féministe Léa Clermont-Dion a abondé dans le même sens en se demandant quel sera le legs pour les prochaines générations.«Je ne sais pas si c\u2019est de l\u2019indigence intellectuelle ou de la mauvaise foi, mais c\u2019est jouer avec notre histoire et notre mémoire que d\u2019effacer le nom de Thérèse Casgrain pour le remplacer par le premier ministre», déplore-t-elle, en ajoutant que le geste de monsieur Harper est vraiment «vicieux» et «insidieux».Classe politique Sans vouloir se mêler à la politique fédérale, la ministre québécoise de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, a tout de même tenu à souligner «l\u2019importance pour la classe politique, tout ordre de gouvernement confondu, d\u2019honorer la mémoire de Mme Thérèse Casgrain qui a su tracer la voie aux centaines de femmes qui se sont engagées au sçin de la société québécoise.» A Ottawa, le NPD a d\u2019ailleurs signalé qu\u2019il était «profondément déçu de la décision du gouvernement conservateur» et rappelé l\u2019immense héritage de Thérèse Casgrain pour la cause des fernmes.A travers ce tollé, l\u2019ancienne ministre libérale Monique Jé-rôme-Forget était plutôt «ambivalente» sur le choix du gouvernement Hanter.«Si on veut donner un prix de bénévolat, avoir un prix du premier ministre, c\u2019est comme le prix du gouverneur général, c\u2019est plus prestigieux.Si ça avait été un prix pour les femmes, là j\u2019aurais fait campagne pour Thérèse Casgrain», a-t-elle mentionné en ajoutant qu\u2019elle est en plus de la famille.Avant de se marier, cette grande militante s\u2019appelait Thérèse Forget.Le Devoir Vers un nouveau bras de fer entre Québec et Ottawa Québec veut l\u2019avis de la Cour d\u2019appel sur les conditions de nomination de ses juges PATRICE BERGERON à Québec Québec conteste à sa façon la nomination par Ottawa d\u2019un nouveau juge à la Cour d\u2019appel du Québec et fourbit ses armes en vue d\u2019un nouveau bras de fer avec le gouvernement Harper au sujet de la nomination des magistrats.La ministre de Injustice, Stéphanie Vallée, demande l\u2019opinion de la Cour d\u2019appel du Québec concernant les conditions de nomination des juges des cours du Québec.Ce renvoi fait suite à la nomination en juin par le gouvernement conservateur du juge Robert Mainville à la plus haute cour québécoise, affirme le communiqué émis lundi après-midi.Or cette nomination est controversée, puisque le magistrat provient d\u2019une cour fédérale et non d\u2019un tribunal québécois.Et qui plus est, son passage à la Cour d\u2019appel pourrait le rendre ensuite admissible à la Cour suprême du Canada, où le siège d\u2019un des trois juges issus du Québec se libère cet automne.L\u2019opposition aux Communes soupçonne les conservateurs de vouloir ainsi contourner les règles pour nommer un de leurs hommes à la Cour suprême.Cette même Cour suprême a en effet pourtant servi un camouflet au gouvernement fédéral en invalidant en mars la nomination du juge Marc Na-don, issu de la Cour fédérale, au plus haut tribunal du pays, pour occuper un des trois sièges du Québec.Le plus haut tribunal canadien avait statué que seuls les juges de la Cour supérieure et de la Cour d\u2019appel du Québec étaient admissibles, ou encore des membres du Barreau du Québec depuis au moins 10 ans, en vertu de la Constitution.Un tremplin vers la Cour suprême Mais en offrant à un juge issu d\u2019une cour fédérale le tremplin de la Cour d\u2019appel, le gouvernement conservateur pourrait ensuite le placer à Cour suprême pour succéder à Louis LeBel cet automne.«Il est essentiel que soient clarifiées les règles constitutionnelles concernant ces nominations, pour garantir l\u2019expertise en droit civil, les traditions juridiques et les valeurs sociales du Québec», a soutenu Stéphanie Vallée dans son communiqué.Ce faisant, le gouvernement Couillard soulève donc des doutes sur «l\u2019expertise en droit civil, les traditions juridiques et les valeurs sociales du Québec» chez les juges de la cour fédérale.Le renvoi porte sur l\u2019interprétation à donner de l\u2019article 98 de la Constitution, sur la validité de la nomination des membres des cours fédérales.Les juges de la Cour d\u2019appel devront donc se prononcer sur les critères de nomination d\u2019un de leurs collègues.Dans une courte entrevue téléphonique, le porte-parole de la ministre, Jad-Patrick Parsoum, est demeuré laconique et n\u2019a pas voulu apporter plus de précisions sur les motifs du renvoi.«Sous toutes réserves, non, c\u2019est la première fois que cela arrive», qu\u2019un juge de la Cour fédérale est nommé à la Cour d\u2019appel, s\u2019est-ü borné à commenter.Après Nadon, Mainville En juin, le gouvernement conservateur avait entretenu la confusion à propos de ses intentions à l\u2019égard de Robert Mainville.En Chambre, le ministre de la Justice, Peter MacKay, avait déclaré MacKay, a dit que les compétences du juge Mainville seraient les bienvenues à la Cour suprême et aussi à la Cour d\u2019appel.Il a par la suite tenté de rectifier ses propos \u2014 et de réfuter qu\u2019on envisageait de le nommer à la Cour suprême \u2014 en disant que la Cour d\u2019appel est la « Cour suprême » pour la province de Québec.L\u2019opposition continue néanmoins de croire que le gouvernement conservateur tente de contourner le jugement de la Cour suprême dans la cause Nadon, en nommant le juge Mainville à la Cour d\u2019appel, pour ensuite légitimer son accession à la Cour suprême.Ces soupçons sont alimentés de plus par la courte liste de remplaçants potentiels pour le juge LeBel à la Cour suprême, qui a été publiée dans le journal Globe and Mail.Le nom de Robert Mainville y figure.Par ailleurs, un avocat de Toronto, Rocco Galati, le même qui avait demandé à la Cour fédérale d\u2019annuler la nomination de Marc Nadon, a aussi déposé une demande pour faire invalider celle du juge Mainville.Il soutient que la Constitution prévoit que les juges de la Cour supérieure et de la Cour d\u2019appel doivent être «choisis parmi les membres du Barreau de cette province » et pas parmi les juges siégeant à la Cour fédérale.La Presse canadienne CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ancienne lieutenante-gouverneure Lise Thibault s\u2019est présentée en cour en compagnie de son aide de camp.Lise Thibault entend se battre comme une « tigresse » L\u2019ex-Iieutenante-gouverneure subit son procès pour fraude et abus de confiance PATRICE BERGERON à Québec Nous allez voir la tigresse», ^ a prévenu l\u2019ancienne lieutenante-gouverneure Lise Thibault, qui est maintenant prête à sortir les griffes pour défendre sa réputation.Elle était de retour en cour lundi, au palais de justice de Québec, pour subir son procès pour fraude et abus de confiance, après avoir été déboutée dans ses deux dernières requêtes visant à mettre fin aux procédures.Elle a entrepris son témoignage avec un long récit de sa vie et de sa carrière, en répondant aux questions de son avocat, Marc Labelle, devant le juge Carol St-Cyr, de la Cour du Québec.En début d\u2019après-midi, à l\u2019ajournement de l\u2019audience, elle a rompu un long silence dans les médias en tenant un point de presse.Elle a dit que cela lui faisait du bien de parler et qu\u2019il était important de témoigner «pour que vérité se sache».Elle soutient qu\u2019elle a été une femme engagée toute sa vie et qu\u2019à 75 ans, elle ne veut pas laisser l\u2019image d\u2019une femme qui, après avoir tout donné, a entaché une institution aussi importante que celle de lieutenant-gouverneur.Elle a clamé avec vigueur son innocence et son honnêteté.Elle est maintenant prête à se défendre bec et ongles.«Ça, Monsieur, je peux a Ça, Monsieur, je peux vous dire que j\u2019ai été honnête toute ma vie yy L\u2019ancienne lieutenante-gouverneure Lise Thibault vous dire que j\u2019ai été honnête toute ma vie.[.] Je crois en l\u2019honnêteté du citoyen, en l\u2019honnêteté de nos institutions, tant qu\u2019elles ne me prouvent pas le contraire, mais quand elles me prouvent le contraire, vous allez voir la tigresse, par exemple.» Traitement spécial Thibault a droit à un traitement spécial de la cour en raison de son état de santé.Son avocat a en effet déposé une lettre de son médecin pour lui éviter des journées de longs témoignages, en raison de ses ennuis de santé depuis un accident vasculaire cérébral en 2003.Son témoignage sera donc assorti de nombreuses pauses.Au cours de la description exhaustive de ses expériences de vie, sa mémoire lui a fait défaut à quelques reprises.Elle ne se rappelait plus exactement la durée de son mariage.«Au moins 45 ans», a-t-elle déclaré, et son avocat, magnanime, lui a dit de ne pas s\u2019en faire: «Ily en a qui ne s\u2019en souviennent pas et cela dure moins longtemps.» En matinée, le juge St-Cyr a rejeté les deux requêtes de Lise Thibault.Elle réclamait une immunité royale relative lorsque des dépenses qualifiées d\u2019injustifiées ont été effectuées.Elle demandait aussi l\u2019abandon des accusations d\u2019abus de confiance, car elle prétend qu\u2019elle n\u2019était pas une fonctionnaire et ne pouvait donc pas être accusée d\u2019abus de confiance à l\u2019égard des gouvernements du Canada et du Québec.Puisque l\u2019ensemble de la preuve n\u2019a pas été entendu lors du procès, le juge St-Cyr s\u2019est dit incapable de consentir aux requêtes.Le juge a affirmé qu\u2019en vertu du droit constitutionnel, le lieutenant-gouverneur ne possédait pas les mêmes avantages que la reine.Il a ajouté que l\u2019immunité ne s\u2019appliquait que pour les actes posés en liçn avec les fonctions de l\u2019État, pas pour des actes personnels.Selon le juge St-Cyr, il ne peut y avoir de confusion entre le statut de lieutenant-gouverneur et ses fonctions alors que M®® Thibault n\u2019était pas dans l\u2019exercice de ses fonctions de façon constante.Le juge est aussi d\u2019avis que Lise Thibault était bel et bien une fonctionnaire car elle avait été nommée pour remplir une fonction publique.Il a aussi fait remarquer dans sa décision que, en vertu de la Constitution, le lieutenant-gouverneur est un fonctionnaire, ce qui était même précisé sur le site Internet de la lieutenante-gouverneure.Revers à répétition L\u2019ancienne représentante de la reine a multiplié les recours devant les tribunaux pour éviter d\u2019être traduite en justice.En 2012, Lise Thibault a été déboutée en Cour d\u2019appel du Québec sur la question de l\u2019immunité royale totale.Son avocat plaidait qu\u2019elle ne devrait pas être tenue de subir un procès, parce que Sa Majesté la reine ne peut se poursuivre elle-même \u2014 le vieux principe «The Queen can do no wrong».Par la suite, en mai 2013, la Cour suprême du Canada a refusé d\u2019entendre sa cause.Selon les vérificateurs généraux du Québec et du Canada, au cours de ses 10 ans en poste, elle a dépensé environ 700000$ de façon injustifiée pour des voyages, des fêtes, des repas, des leçons de golf et de ski et des cadeaux.La Presse canadienne Lire aussi > Vice royal.Un éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 A 4 LE DEVOIR LE MARDI 29 JUILLET 2014 ACTUALITES NUNAVUT Levés sismiques : des Inuits montent au front CAROLINE MONTPETIT Des groupes communautaires de la petite communauté de Clyde River, au Nunavut, ont déposé une requête en cour fédérale pour faire annuler la décision de l\u2019Office national de l\u2019énergie d\u2019autoriser des levés sismiques dans la baie de Baffin et dans le détroit de Davis.Dans un communiqué, ces groupes, dont l\u2019Association régionale des chasseurs et des trappeurs, ont fait valoir que les canons à air utilisés pour faire des levés émettaient des sons 100000 fois plus forts que ceux d\u2019un avion jet, et que ces détonations devaient se produire toutes les 13 à 15 secondes, 24 heures par jour.Le bruit de ces canons à air correspondrait à 230 décibels, ce qui est bien supérieur aux 140 décibels qui peuvent causer des dommages permanents à l\u2019ouïe humaine.Animaux marins Les groupes s\u2019inquiètent également des conséquences de ces levés sur les mammifères marins, dont les baleines, les morses et les phoques.«Ces animaux font partie de la diète de base des Inuits, écrivent-ils.[.] Les sons et les vibrations puissants émis par les canons à air peuvent causer des dommages permanents aux animaux marins, dont la perte de l\u2019ouïe, les carences de nourriture et le détournement des routes migratoires».Le maire de Clyde River, Jerry Natanine, qui fait partie des requérants, précise par ailleurs que la communauté ne s\u2019oppose pas à toute extraction minérale, de pétrole ou de gaz.«Mais nous avons besoin de l\u2019assurance que notre nourriture, notre économie et notre culture ne seront pas détruites.» «Les Inuits ont vécu de ces terres et de ces eaux durant plus de 4000 ans, ajoute-t-il.Les mammifères marins de ces eaux sont au centre de notre mode de vie.Ils constituent notre nourriture et font partie intégrante de notre culture.Si les compagnies pétrolières nous les enlèvent, nous n\u2019aurons plus rien».Les Inuits déplorent le fait que l\u2019Office national de l\u2019énergie ait approuvé les levés sismiques malgré les inquiétudes exprimées par les communautés locales.«La décision de l\u2019Office national de l\u2019énergie viole les droits fondamentaux des peuples du Nunavut», dit l\u2019avocat constitutionnaliste Nader Hasan, qui représente les requérants dans ce conflit.À moins d\u2019un ordre de la cour, les tests sismiques dans la baie de Baffin et le détroit Davis débuteront en 2015.Le Devoir MANAN VATSYAYANA AGENCE ERANCE-PRESSE Les musulmans fêtent l\u2019Aïd el-Fitr C\u2019était l\u2019Aïd el-Fitr, lundi, la fête musulmane marquant la fin du jeûne du mois de ramadan.Après une dernière prière en matinée, comme ici à Kuala Lumpur en Malaisie, des millions de musulmans à travers le monde ont célébré «la fête de la rupture», une occasion pour les familles et les amis de se retrouver.AVIS LEGAUX AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics ________www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres________ AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS PUBLIC Rosemont La Petite-Patrie Montréal 1 DEMANDE DE DEMOLITION D'IMMEUBLE AVIS est par les présentes donné par le soussigné, secrétaire de l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, que le comité consultatif d'urbanisme de l'arrondissement tiendra une séance publique le 13 août 2014, à 19 h, à la salle du conseil située au 5650, rue D'Iberville, 2\u201c étage, en la Ville de Montréal, afin de statuer sur la demande d'autorisation de démolir le bâtiment situé à l'adresse suivante : 6836, 1'\u2018 Avenue Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R.Q., chapitre A-19.1) et au Règlement régissant la démolition d'immeubles (RCA-6), toute personne qui veut s'opposer à la démolition doit, dans les 10 jours de la publication de l'avis public ou, à défaut, dans les 10 jours qui suivent l'affichage de l'avis sur les immeubles concernés, faire connaître par écrit son opposition motivée au secrétaire d'arrondissement, à l'adresse suivante : Secrétaire d'arrondissement Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie 5650, rue D'Iberville, 2\u201c étage Montréal (Québec) H2G 2B3 Donné à Montréal, ce 29 juillet 2014 M\u201c Karl Sacha Langlois, LL.L, B.A.A., OMA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL LOCALITÉ DE MONTRÉAL NO : 500-22-213260-147 COUR DU QUÉBEC Chambre civile CAISSE DESJARDINS ALLARD \u2022 SAINT'PAUL, corporation régie selon la Loi sur les caisses d\u2019épargne et de crédit, ayant son siège social au 2645, rue Allard, dans les cité et district de Montréal, province de Québec, H4E 2L7, résultant de la fusion avec Caisse populaire Desjardins Cûte-Saint-Paul et Caisse populaire Saint-Jean-de-Matha de Montréal: -\tDemanderesse c.REFAAT REFAI, d\u2019adresse inconnue -\tDéfendeur ASSIGNATION 1139 C.P.C.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Avis est donné à la partie défenderesse, REFAAT REFAI, que la partie demanderesse, CAISSE DESJARDINS ALLARD, a déposé au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal, une requête introductive d\u2019instance.Une copie de cette requête et de l\u2019avis au défendeur ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au Palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal, Québec- II est ordonné à la partie défenderesse, REFAAT REFAI, de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai, Soyez aussi avisé que la requête introductive d\u2019instance sera présentée pour décision devant le tribunal le 4 septembre 2014 à 9h00, en la salle 2.06 Cour du Québec, au Palais de justice de Montréal.À Montréal, ce 25 juillet 2014 NATHALIE LECLERC GREFFIÈRE ADJOINTE TOM JEFFERSON/GREENPEACE AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019exploitation du charbon fait l\u2019objet de vives protestations depuis des années en Australie, notamment en raison de ses impacts négatifs durables sur la Grande Barrière de corail.GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL Un mégaprojet minier fait craindre le pire Le projet vise l\u2019extraction annuelle de plus de 60 millions de tonnes de charbon ALEXANDRE SHIELDS Ly Australie vient de donner ' le feu vert définitif à ce qui pourrait devenir la plus importante mine de charbon au monde, un projet qui produira des quantités massives de gaz à effet de serre et qui aura aussi des impacts négatifs durables sur la Grande Barrière de corail.Le projet Carmichael Coal Mine, de la multinationale indienne Adani, pourra donc voir le jour en plein cœur du Queensland, dans le nord-est du pays.Plus de 60 millions de tonnes de charbon doivent être tirées du sol chaque année, et ce, sur une période de près d\u2019un siècle.Le conglomérat Adani estime que la seule extraction produira trois milliards de tonnes de gaz à effet de serre au cours de la durée de vie de la mine.Sa combustion entraînera aussi l\u2019émission de 130 millions de tonnes de gaz à effet de serre chaque année \u2014 l\u2019équivalent du cinquième des émissions canadiennes \u2014, selon Greenpeace.Ce mégaprojet minier va de pair avec la construction d\u2019un 3 milliards Tonnes de gaz à effet de serre émises au cours de la durée de vie de la Carmichael Coal Mine chemin de fer qui doit permettre de transporter le minerai jusqu\u2019au port en eau profonde Abbot Point, situé dans le nord-est du pays.Le projet du groupe Adani augmentera d\u2019ailleurs de 70% les exportations de charbon de ce port.Critiques de l\u2019UNESCO Le projet risque toutefois d\u2019avoir des impacts irréversibles sur la Grande Barrière de corail.Il faudra en effet agrandir significativement les installations du port.Pour ce faire, quelque cinq millions de tonnes de sols des fonds marins devront être draguées et larguées tout près du parc marin protégeant en théorie la Grande Barrière des risques de dommages environnementaux.Ces millions de tonnes de sédiments pourraient bien étouffer les coraux.L\u2019UNESCO a d\u2019ailleurs critiqué le mois dernier l\u2019intention du gouvernement australien d\u2019autoriser l\u2019agrandissement du port Abbot Point.Exprimant ses «regrets» qqant au feu vert donné par l\u2019État au promoteur du projet, rUNESCO a jugé insuffisantes les études concernant des «alternatives» qui auraient permis de réduire l\u2019impact environnemental du futur port Malgré la pression intensive exercée par l\u2019Australie, le Comité du patrimoine mondial a réitéré qu\u2019il pourrait inscrire la Grande Barrière de corail sur la liste du patrimoine en péril dès 2015.Coraux en péril L\u2019état de santé de la Grande Barrière ne cesse en effet de se détériorer.Selon les résultats d\u2019une étude américaine publiée l\u2019automne dernier, elle a perdu la moitié de ses coraux en à peine trois décennies.Les écosystèmes du récif présentent «une tendance à la dégradation de leur état en raison d\u2019une qualité de l\u2019eau qui reste mauvaise et des effets cumulatifs du changement climatique et d\u2019une augmentation, en fréquence et en intensité, des événements [météorologiques] extrêmes», selon un rapport publié l\u2019an dernier par Canberra.D\u2019autres menaces risquent fort de nuire au retour des coraux.Toute la zone maritime souffi'c de plus en plus des impacts de l\u2019acidification des océans, un phénomène directement lié à l\u2019accroissement constant des émissions mondiales de gaz à effet de serre.Une situation que le charbon contribue d\u2019ailleurs à aggraver.La Grande Barrière abrite une très grande biodiversité.Celle-ci couvre une superficie de 348000 kilomètres carrés, au nord-est de la côte australienne.Inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1981, elle abrite 400 espèces de coraux, 1500 espèces de poissons et 4000 espèces de mollusques.Le Devoir CSi\t Les petits frères des Pauvres\t La fanille des persornesâ^ées seules\t1.8«6.627.Se53 Le plus grand bateau solaire du monde en mission archéologique en Grèce Athènes \u2014 Le plus grand bateau solaire au monde, le catamaran PlanetSolar, entame en Grèce une mission d\u2019archéologie sous-marine mêlant scientifiques suisses et grecs sur les traces d\u2019un des plus vieux sites occupés par l\u2019homme en Europe, aujourd\u2019hui sous la mer, à l\u2019est du Péloponnèse.PlanetSolar a fi'anchi lundi le canal de Corinthe qui relie la mer Ionienne et la mer Égée et va lui permettre de rallier l\u2019Ar-golide, au large du Péloponnèse.La mission doit débuter le 11 août.Le projet «TerraSubmersa» va conduire le catamaran de 31 mètres à la découverte des «paysages submergés» près de la grotte de Lranchthi, un site préhistorique connu, a expliqué à l\u2019ALP Julien Beck, chercheur et enseignant à Tuniversité de Genève, qui dirige la mission.«Cette grotte a la caractéristique d\u2019avoir été habitée de façon continue pendant environ 35 000 ans, du paléolithique au néolithique,^ et on a de bonnes raisons de croire que vers la fin du néolithique, des habitants se sont établis à proximité sur un site aujourd\u2019hui englouti».«Si on découvrait ce village, ce serait l\u2019un des plus anciens de Grèce et d\u2019Europe», poursuit Julien Beck.Depuis son tour du monde bouclé en 2012 uniquement grâce à l\u2019énergie solaire, Planet- .'U t fi VALERIE GACHE AGENCE FRANCE-PRESSE PlanetSolar, en avant-plan, a franchi lundi le canal de Corinthe.Solar, qui bat pavillon suisse, a déjà participé à des campagnes de mesures scientifiques.En Grèce, aux côtés d\u2019un bateau du Centre grec pour la recherche marine, il procédera à des mesures géophysiques tandis que des archéologues sous-marins mèqeront les fouilles sous la mer Égée.L\u2019ensemble de la mission qui as,socie l\u2019Université de Genève, l\u2019École suisse d\u2019archéologie en Grèce, la direction des antiqui- tés sous-marines du ministère grec de la Culture, durera environ un mois.PlanetSolar, dont le capitaine est le navigateur français Gérard d\u2019Aboville, est équipé de 825 modules avec 38 000 cellules photovoltaiques réparties sur une surface totale de 537 mètres carrés.Il atteint en moyenne une vitesse de 7,5 nœuds (14 km/h).Agence France-Presse Pas de liberation sous caution pour Bain Une audience sur la libération sous caution de Richard Henry Bain, accusé relativement à la fusillade lors du rassemblement du Parti québécois aux élections en 2012, a été annulée.L\u2019audience devait se tenir mardi à Montréal.Une requête en libération sous caution au nom de Bain n\u2019a pas été déposée par son avocat dans les temps requis par le juge de la Cour supérieure du Québec, Guy Cour-noyer.Le procureur de la Couronne, Matthew Lerguson, a affirmé que le juge avait annulé formellement l\u2019audience la semaine dernière après avoir reçu une lettre de l\u2019avocat de Bain le 17 juillet, disant que son client ne réclamerait pas de libération sous caution.Bain est accusé de meurtre prémédité et de tentative de meurtre à la suite de l\u2019attaque perpétrée au Métropolis, à Montréal, le 4 septembre 2012, alors que la première ministre élue Pauline Marois célébrait avec députés et militants l\u2019élection d\u2019un gouvernement du PQ.Bain fait aussi face à plusieurs chefs d\u2019accusation relativement à la possession d\u2019armes à feu et d\u2019autres en lien avec l\u2019incendie qui a éclaté derrière la salle de spectacle ce soir-là.L\u2019affaire a été ajournée jusqu\u2019au 12 septembre, alors que se tiendra une conférence préparatoire au procès.Le début du procès est prévu pour janvier 2015.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 29 JUILLET 2014 A 5 LE MONDE LIBYE 90 millions de litres de carburant menacés par le feu L\u2019incendie déclenché par une roquette est hors de contrôle IMED LAMLOUM à Tripoli Les autorités libyennes ont mis en garde lundi contre une catastrophe à Tripoli, où un incendie ravageant un immense dépôt de stockage d\u2019hydrocarbures n\u2019a pu être maîtrisé en raison de violents combats, le gouvernement appelant les habitants à quitter la zone.Face à une situation qui s\u2019aggrave, poussant notamment des ressortissants étrangers à quitter la Libye, les dirigeants allemand, américain, italien, français et britannique ont réclamé lundi «un rôle plus important de l\u2019ONUdans la crise libyenne».L\u2019incendie a été déclenché dimanche soir par l\u2019explosion d\u2019une roquette sur un réservoir contenant plus de 6 millions de litres de carburant.Le réservoir se trouve sur un site de stockage contenant au total plus de 90 millions de litres de carburant outre un réservoir de gaz naturel.Ce dépôt de stockage d\u2019hydrocarbures est situé sur la route de l\u2019aéroport de Tripoli, où des combats opposant des milices rivales ont déjà fait en plus de deux semaines au moins 97 morts et 400 blessés, selon un dernier bilan officiel.La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé en milieu d\u2019après-midi que l\u2019incendie était désormais «hors de contrôle», le feu s\u2019étant déclaré dans un deuxième réservoir contenant plus de 10 millions de litres de dérivés de pétrole, selon son porte-parole, Mohamed al-Hrari.Une catastrophe Le gouvernement a mis en garde contre «une catastrophe humaine et environnementale aux conséquences difficiles à prévoir».«Les pompiers ont quitté le site définitivement» en raison des combats qui se poursuivaient à proximité, a précisé M.al-Hrari.Le porte-parole de la NOC craint une propagation des flammes aux réservoirs de MAHMUD TURKIA AGENCE ERANCE-PRESSE Une gigantesque colonne de fumée a envahi le ciel de Tripoli lundi.gaz ménager.« Une grande explosion risque alors de se produire et provoquer des dégâts sur un rayon de 3 à 5km», a-t-il prévenu.Le gouvernement a demandé de l\u2019aide à plusieurs pays, qui ont annoncé leur disposition à envoyer des canadairs.Mais certains comme l\u2019Italie ou la Grèce ont posé comme condition l\u2019arrêt des combats entre milices rivales, a déploré M.al-Hrari.Selon un photographe sur place, des roquettes Grad ont atterri à la mi-journée à proximité du réservoir en feu.Face au chaos, le gouvernement libyen a mis en garde cqntre «l\u2019effondrement de l\u2019Etat», et plusieurs pays européens dont la France, le Royaume-Uni et l\u2019Allemagne ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye.Les Etats-Unis, dont l\u2019ambassade est située sur la route de l\u2019aéroport, ont évacué leur personnel diplomatique samedi.Un pays parab^sé?Certains pays comme l\u2019Italie ou Malte ont d\u2019frété des avions pour évacuer leurs ressortissants, selon une source diplomatique.Plusieurs expatriés travaillant pour des compagnies occidentales ont également été évacués par la route, via la Tunisie voisine.Ces départs risquent de paralyser davantage le pays.Le ministère de la Santé a déjà mis en garde contre une pénurie en personnel médical, notamment après l\u2019annonce des Philippines de l\u2019évacuation de leurs ressortissants, dont 3000 médecins et infirmiers.Les dirigeants allemand, américain, italien, français et britannique ont pour leur part réclamé lundi «un rôle plus important de l\u2019ONU dans la crise libyenne», lors d\u2019un entretien téléphonique, selon un communiqué de Berlin.Ils «se sont accordés à dire qu\u2019un cessez-le-feu immédiat entre les milices à Tripoli était nécessaire.» Londres a aussi rendu compte de cette conversation : «Ils se sont accordés à dire que les Nations unies avaient un rôle essentiel à jouer pour faciliter le processus politique» afin de restaurer la stabilité en Libye.Les affrontements autour de l\u2019aéroport ont éclaté le 13 juillet après une attaque menée par des combattants islamistes et d\u2019ex-rebelles de la ville de Mis-rata (200 kilomètres à l\u2019est de Tripoli) qui tentent de chasser de l\u2019aéroport leurs anciens compagnons d\u2019armes venus de Zen-ten.Considérés comme le bras armé de la mouvance libérale, les ex-rebelles de Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) contrôlent l\u2019aéroport de Tripoli et plusieurs autres sites militaires et civils du sud de la capitale.Le gouvernement a maintes fois appelé à l\u2019arrêt des combats mais les espoirs se tournent vers le nouveau Parlement, issu des élections du 25 juin, qui pourrait imposer un arrêt des combats.La nouvelle Chambre doit entrer en fonction le 4 août et siéger dans la ville de Benghazi, chef-lieu de l\u2019Est libyen.Mais des incertitudes planent déjà sur la capacité des élus à se réunir alors que Benghazi est le théâtre d\u2019affrontements quasi-quotidiens.Ainsi, 38 personnes ont été tuées durant le week-end dans de nouveaux combats entre l\u2019armée et des milices islamistes.Agence France-Presse Floride : pour le cannabis à usage médical Une très large majorité des électeurs de Floride est en faveur de la légalisation du cannabis à usage médical, indique un sondage publié lundi, à quatre mois d\u2019un référendum sur la question.Quelque 88% des électeurs se disent d\u2019accord pour autoriser la vente de cannabis à des fins médicales, contre 10% qui s\u2019y opposent, selon cette enquête réalisée par l\u2019institut Quinnipiac.De même, une majorité (55%) de personnes interrogées est en faveur de la dépénalisation de la possession de petites quantités de marijuana à usage récréatif, contre 41 % qui ne le souhaitent pas.Agence France-Presse Brésil : 64 cas de torture depuis 2010 La torture reste un «grave problème» au Brésil, malgré les mesures prises pour la combattre, indique un rapport de Human Rights Watch (HRW) diffusé lundi qui recense 64 cas pratiqués par des policiers depuis 2010.«Le Brésil a adopté des mesures importantes pour combattre la torture mais il y a encore beaucoup à faire», souligne la directrice de HRW au Brésil, Maria Laura Canineu.«Ily a de forts indices de participation d\u2019agents de l\u2019Etat dans 64 cas de torture ou de traitement cruel, inhumain et dégradant depuis 2010», affirme un communiqué.Dans 40 de ces cas, il s\u2019agit effectivement de torture, selon HRW.Agence France-Presse AFRIQUE Le Liberia ferme en partie ses frontières face à l\u2019épidémie d\u2019Ebola Le Liberia a annoncé la fermeture d\u2019une partie de ses frontières pour tenter d\u2019enrayer la propagation de l\u2019épidémie de fièvre Ebola qui a fait plus de 670 morts dans trois pays et qui continue de s\u2019étendre, avec le premier cas confirmé au Nigeria la semaine dernière.Cette épidémie, en cours depuis le début de l\u2019année, s\u2019est déclarée en Guinée avant d\u2019affecter le Liberia puis la Sierra Leone, trois pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1201 cas dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS).Sur ce total, d\u2019après l\u2019OMS, 249 cas dont 129 mortels ont été signalés au Liberia.Ce week-end, une ONG humanitaire américaine a annoncé y avoir placé en quarantaine deux Américains, dont un médecin, engagés dans la lutte contre l\u2019épidémie et qui y ont été contaminés.Sept des quinze provinces du pays sont affectées, a indiqué dimanche la présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf.Pour tenter de stopper la propagation de l\u2019épidémie, a-t-elle annoncé, «toutes les frontières du Liberia seront fermées à l\u2019exception des principaux points d\u2019entrée» dans cet Etat, ayant aussi pour voisin la Côte d\u2019ivoire et dont les régions sud sont bordées par l\u2019océan Atlantique.Les points d\u2019entrée qui ne sont pas concernés par la mesure de fermeture sont CELLOU BINANI AGENCE ERANCE-PRESSE L\u2019ONG Médecins sans frontières est active au Liberia.l\u2019aéroport international Roberts de Monrovia, l\u2019aéroport James Spriggs Payne (de moindre importance, à Monrovia), et trois importants postes d\u2019accès terrestres aux frontières avec la Guinée et la Sierra Leone.En outre, selon Mme Sirleaf, le dispositif de surveillance sanitaire sera renforcé, avec des tests de dépistage de l\u2019Ebola obligatoire avant de quitter le Liberia ou d\u2019y entrer.Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d\u2019animaux infectés.Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90 % chez l\u2019homme et il n\u2019y a pas de vaccin homologué contre elle.En Guinée, selon le bilan de rOMS, 427 cas dont 319 mor- tels avaient été comptabilisés au 23 juin.Mais dans ce pays, «la situation s\u2019est stabilisée dans certaines régions», a estimé la semaine dernière l\u2019organisation Médecins sans frontières (MSF), très active en Afrique de l\u2019ouest dans la lutte contre l\u2019épidémie.Les plus fortes appréhensions des acteurs de la lutte concernent actuellement la Sierra Leone qui, selon MSF, est devenue «le nouvel épicentre de l\u2019épidémie».Au 23 juillet, il y était dénombré 525 cas dont 224 mortels, en grande partie dans des localités de l\u2019est du pays.Autre développement inquiétant, l\u2019annonce par le Nigeria du premier cas confirmé d\u2019Ebola sur son sol.Agence France-Presse UKRAINE L\u2019armée se rapproche du site de l\u2019écrasement Les forces ukrainiennes se sont lancées lundi à l\u2019assaut de points stratégiques tenus par les insurgés prorusses près du site au-dessus duquel a été abattu l\u2019avion malaisien, livrant d\u2019intenses combats qui ont empêché les experts néerlandais et malaisiens d\u2019accéder aux débris de l\u2019appareil.L\u2019ONU a réclamé une enquête «rapide, minutieuse, efficace et indépendante» sur la destruction du Boeing de Malaysia Airlines qui a fait 298 morts et qui selon elle s\u2019apparente à « un crime de guerre».Onze jours après le drame, l\u2019intensification des combats à proximité immédiate du site de l\u2019écrasement rend encore plus difficile l\u2019arrivée d\u2019experts étrangers sur les lieux du drame que contrôlent les séparatistes prorusses où il reste toujours des débris de l\u2019appareil ainsi que des fragments de corps.«Les chances ne sont pas très grandes» que toutes les dépouilles et tous les effets personnels retournent aux Pays-Bas, a admis lundi le chef de la police néerlandaise, Gerard Bouman.Un convoi d\u2019une vingtaine de voitures y compris celles de la presse escortées par les rebelles a quitté dans la matinée Donetsk en direction de cette zone située à une soixantaine de kilomètres plus à l\u2019est.Les journalistes ont été stoppés par les insurgés à Chakhtarsk, à une dizaine de kilomètres du site.Les policiers et les experts médicaux légaux ont finalement fait demi-tour, des explosions ayant été entendues non loin d\u2019eux.La veille, les experts avaient déjà renoncé à aller sur place.Avancée Selon Kiev, les soldats sont entrés à Chakhtarsk et à To-rez, à l\u2019est de Donetsk, près de l\u2019endroit de la catastrophe, et ont repris la colline de Savour-Moguyla, tout près de là.Des combats se poursuivaient en outre à Snijné, dans la même zone, selon un porte-parole militaire ukrainien.Selon l\u2019ONU, les combats ont fait plus de 1110 morts en plus de trois mois Au nord de la région de Donetsk, les forces ukrainiennes ont également indiqué avoir reconquis la ville de Debalt-seve et se préparer en vue de «libérer» le bastion rebelle de Gorlivka où des tirs de lance-roquettes Grad ont provoqué dimanche la mort de 14 civils, dont deux enfants.Selon rONU, qui a dénoncé l\u2019utilisation d\u2019armes lourdes des deux côtés, les combats ont fait plus de 1110 morts en plus de trois mois.Décompression et explosion «Les Ukrainiens ont pris possession d\u2019une partie du territoire du crash », a reconnu devant la presse Vladimir Antiou-feev, numéro deux du gouvernement séparatiste de la République autoproclamée de Donetsk.L\u2019avion malaisien qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur a été abattu le 17 juillet.Kiev et les Occidentaux ont presque ouvertement accusé les séparatistes et leurs protecteurs au Kremlin d\u2019être responsables du drame.M.Strelkov a martelé lundi que ni lui ni ses subordonnés n\u2019avaient abattu le Boeing et que les rebelles ne disposaient pas des missiles Bouk montrés du doigt.Selon Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, les données des boîtes noires ont révélé une «décompression» liée à la «forte explosion» d\u2019un missile à fragmentation.En visite à Kiev lundi, la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, et son homologue néerlandais, Frans Timmermans, ont discuté de la possibilité de laisser les policiers de leurs pays porter des armes dans la zone du crash.Le chef de la diplomatie néerlandaise a ainsi signé un accord en ce sens, mais le déploiement d\u2019une telle mission requiert le feu vert du Parlement ukrainien, qui devra se prononcer jeudi à huis clos.Agence France-Presse L\u2019UE adopte de nouvelles sanctions L\u2019Union européenne a décidé lundi de bloquer les avoirs d\u2019un homme d\u2019affaire russe proche du président Poutine accusé de bénéficier de l\u2019annexion de la Crimée et veut sanctionner de la même manière trois autres oligarques.LUE va également sanctionner trois entités économiques actives en Crimée et des dirigeants des mouvements séparatistes dans l\u2019est de l\u2019Ukraine,.Les identités des personnes et des entités sanctionnées seront publiées mercredi au Journal officiel de l\u2019UE.C\u2019est la première fois que l\u2019Union européenne s\u2019attaque aux milieux d\u2019affaires proches du pouvoir en Russie et c\u2019est un signal très clair de sa détermination.L\u2019Union européenne doit par ailleurs confirmer mardi l\u2019adoption de sanctions économiques d\u2019envergure concernant l\u2019accès aux marchés financiers, les ventes d\u2019armes, les technologies sensibles dans le domaine de l\u2019énergie et des biens à double usage militaire et civil.Agence France-Presse 2013 Des millions de fidèles déplacés par des conflits religieux Les conflits qui ont secoué la planète en 2013 ont provoqué les plus grands déplacements de populations pour des raisons religieuses dans l\u2019histoire récejite, se sont alarmés lundi les Etats-Unis.« Quasiment aux quatre coins du monde, des millions de chrétiens, musulmans, hindous et fidèles d\u2019autres religions ont été forcés de quitter leurs lieux de résidence en raison de leurs croyances religieuses», a fustigé le département d\u2019Etat dans son rapport annuel sur les libertés religieuses dans le monde.Dans ce panorama international, Washington s\u2019en prend particulièrement aux conflits en Syrie, en République centrafricaine (RCA) et aux troubles religieux en Birmanie.En Syrie, après trois ans de guerre «la présence chrétienne n\u2019est plus que l\u2019ombre d\u2019elle-même», pointe le département d\u2019Etat, soulignant que «dans la ville de Homs le nombre de chrétiens s\u2019est effondré d\u2019environ 160000 avant le conflit à un millier» aujourd\u2019hui., Le département d\u2019Etat insiste aussi sur les violences confessionnelles en RCA entre chrétiens et musulmans qui ont provoqué la mort d\u2019au moins 700 personnes en décembre et le déplacement de plus d\u2019un million de personnes.En Birmanie, les violences contre des musulmans ont conduit à la mort de 100 personnes et contraint 12000 autres à quitter la région au début de l\u2019année dernière.Agence France-Presse A 6 LE DEVOIR LE MARDI 29 JUILLET 2014 EDITORIAL LISE THIBAULT AU TRIBUNAL Vice royal Encore une fois, Lise Thibault a tenté de faire avorter les procédures judiciaires liées à son tristement célèbre «règne» comme lieutenante-gouverneure.Encore une fois, elle a échoué.Heureusement rejetée par le tribunal, son argumentation empreinte d\u2019arrogance monarchique nous en dit toutefois long sur le régime politique qui est le nôtre.S A Antoine Robitaille i on additionnait les coûts occasionnés par les innombrables procédures engagées par Lise Thibault pour faire avorter le procès qu\u2019on lui fait pour des dépenses injustifiées, on a sans doute déjà dépassé le montant de quelque 700 000 dollars que les vérificateurs généraux du Québec et du Canada lui ont reproché il y a déjà près d\u2019une décennie.Evidemment, la justice n\u2019a pas de prix, et une accusée, même vice-royale, a droit à une défense pleine et entière.Au moins, si, pendant ce temps, l\u2019on saisissait l\u2019occasion pour réfléchir à notre régime politique.Car à son égard, la cause sans précédent de Thibault met en relief bien des caractéristiques.D\u2019une part.Lise Thibault, dans les requêtes présentées lundi, soutenait qu\u2019elle n\u2019était point une «fonctionnaire».On ne pouvait l\u2019accuser d\u2019abus de confiance à l\u2019égard du gouvernement du Québec.D\u2019une certaine façon, son avoca,t a-t-il soutenu, elle «incarnait» l\u2019exécutif; l\u2019État, c\u2019est moi.Et la reine, comme on le sait, ne peut rien se faire reprocher par les procureurs de la.Couronne.Le juge Carol St-Cyr a heureusement répondu à Mme Thibault que reine, elle n\u2019était pas, mais seulement une représentante ; donc une fonctionnaire au sens du Code criminel.Dans une seconde requête, Thibault a fait valoir qu\u2019elle était en fonction 24 heures sur 24 et 365 jours par année.Pour cette raison, elle n\u2019avait pas à justifier même dix dépenses des plus douteuses pour lesquelles elle a pourtant obtenu remboursement, et dont le juge a fait lecture sans rire.Car parmi celles-ci, on trouvait: le salaire payé en extra à son garde du corps; les 34000dollars versés à son REER; l\u2019achat de terrains à même les fonds fournis par le fédéral et.l\u2019achat de sous-vêtements.Cet autre type d\u2019arrogance monarchique a aussi été rejeté par le juge.Qn peut parier qu\u2019il y a quelques décennies, plusieurs magistrats auraient donné raison à celle-ci.Et quand il s\u2019agit de la véritable reine du Canada, cette logique s\u2019applique évidemment.Elle n\u2019a pas à justifier ses dépenses car le peuple n\u2019est pas souverain; c\u2019est elle, la souveraine.Le Parlement aussi est souverain.car on est en monarchie constitutionnelle.Mais le peuple, non.Les référendums n\u2019y sont que consultatifs, rappelons-nous.Les Québécois acceptent-ils le fait qu\u2019ils ne sont pas souverains, comme peuple ?Dans les sondages, de fortes majorités favorisent l\u2019abolition de la monarchie.Sans pour autant définir un autre régime en particulier.11 existe au Québec «une pratique sociale républicaine fort répandue et enracinée», constate Danic Parenteau dans Précis républicain à l\u2019usage des Québécois (Pi-dés) ; mais elle est peu revendiquée.Même par les souverainistes, la plupart du temps concentrés sur le projet de souveraineté de l\u2019État et non du peuple.Peut-être est-ce le mot même de « république » qui fait référence ici à des expressions péjoratives: «république bana-nière»?Qu est-ce l\u2019écho d\u2019une épreuve douloureuse, l\u2019épisode des patriotes de 1837-1838, selon la thèse du politologue Marc Chevrier ?Ce dernier, du reste, soutient que la monarchie constitutionnelle ici «tourne à vide»: «Faute de véritable famille dynastique nationale au pays, il est demandé à de pâlots personnages, nommés par la volonté du premier ministre fédéral, de singer la dignité d\u2019un souverain étranger.» Vice royal?CONFLITS EN LIBYE Pays sans État rois ans après l\u2019amorce d\u2019un soulèvement géographiquement si étendu qu\u2019il fut baptisé Printemps arabe, trois ans après le renversement du sanguinaire Mouammar Kadhafi et les espérances démocratiques que cet événement permettait d\u2019envisager en Libye, voilà que ce pays s\u2019avère le territoire, le royaume des chaos et non du chaos.À tel point, que toute tentative d\u2019explication rationnelle relève de la mission quasi impossible.Dans les jours qui ont suivi la mise à mort de Kadhafi, la Libye s\u2019est distinguée par l\u2019émergence d\u2019un nombre de milices proportionnellement plus imposant qu\u2019ailleurs dans le monde arabe.Cette promiscuité de brigades découle tout d\u2019abord du morcellement ethnique : des Arabes qui côtoient des Berbères qui sont voisins des membres des tribus africaines des Haoussas et des Toubous.Elle découle également de la réalité suivante : Kadhafi avait conjugué son arsenal militaire avec colossal.Qn précisera même que les armes dites légères dominaient le nombre de ch^s ou d\u2019hélicoptères.À ces distinctions ethniques et militaires, on ajoutera la singularité politique.La Libye de ,\tKadhafi se caractérisait par des pays voisins, Égypte et Tunisie, ou lointains, on pense à la Syrie, par un pouvoir personnel plus aiguisé, plus marqué qu\u2019ailleurs.Plus exactement, dans les pays nommés, il y avait tout de même une ou des institutions d\u2019État qui fonctionnaient.En Libye, ce n\u2019était pas et,ce n\u2019est toujours pas le cas.À telle enseigne que l\u2019appareil d\u2019État, hormis l\u2019appareil répressif, était pour ainsi dire le produit de la personnalité fantasque ou imprévisible de Kadhafi.11 était pratiquement inexistant.Cette absence foncièrement organisée a eu pour conséquence un morcellement des intérêts concurrents.Dit autrement, l\u2019atomisation des ambitions politiques et économiques \u2014 la Libye est extrêmement riche \u2014 s\u2019est traduite par une addition de milices religieuses ou politiques ou mafieuses qui s\u2019affrontent,aux quatre coins.Bref, la Libye est un pays, pour l\u2019instant, sans État, puisqu\u2019un fond.Kadhafi était le seul dictateur de cette région du monde qui aurait pu clamer : «l\u2019Etat, c\u2019est moi.» Cela rappelé, rien n\u2019illustre mieux l\u2019essor des violences, et le fanatisme qu\u2019il induit, que l\u2019irresponsabilité foncière des milices qui s\u2019affrontent à Tripoli.Ces dernières n\u2019ont rien trouvé de mieux que de mettre le feu ces jours-ci à un parc d\u2019hydrocarbures totalisant notamment 90 millions de litres de pétrole.Qn insiste : 90 millions ! Le cas libyen a ceci de tragique que sa lecture reste quasi impossible.11 ne faudrait d\u2019ailleurs pas s\u2019étonner qu\u2019un fractionnement du pays s\u2019ensuive.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET \\ / V /' / N / N / LETTRES Deltell à Ottawa?L\u2019idée que le député caquiste, Gérard Deltell, puisse rejoindre le Parti conservateur à Qttawa devrait réjouir non seulement les partisans conservateurs de la région, mais aussi ceux qui pensent que dans la conjoncture politique fédérale actuelle, ce parti risque de demeurer au pouvoir.Dans une telle situation, ce parti aurait alors l\u2019avantage de pouvoir compter sur un représentant de grande qualité.En effet, au cours de sa carrière politique, Gérard Deltell a démontré qu\u2019il a su défendre avec grands talents des valeurs que partage une fraction de l\u2019électorat fédéraliste.A titre de député à Qttawa dans un parti actuellement sous-représenté au Québec, il pourrait donc contribuer à l\u2019élargissement de son ouverture aux besoins de la société québécoise.Qn peut même imaginer, puisqu\u2019il en a les compétences, qu\u2019il devienne membre d\u2019une équipe ministérielle.Ce qui est un motif de plus souhaiter qu\u2019il fasse le saut et qu\u2019il trouve la confiance des électeurs de la circonscription de son choix.Claude Poulin Québec, le 26 juillet 2014 Puristes et insouciants Les puristes tout comme les insouciants de notre belle langue semblent alimenter l\u2019anxiété lin^istique associée à la coexistence grandissante de l\u2019anglais et du français dans cette polémique du franglais ayant cours au Québec.Un regain d\u2019anxiété linguistique est tout à fait nor- mal quand les rapports, de force entre deux langues changent.A en juger par le déclin démographique du français ailleurs en Amérique, brandir l\u2019épouvantail de l\u2019anglicisation n\u2019aidera vraisemblablement pas, ni prétendre à de nouvelles formes d\u2019expression artistique en déni d\u2019une tendance lourde.Mais pour que l\u2019anxiété linguistique puisse se soigner, ne faudrait-il pas d\u2019abord la nommer adéquatement, tel que dans d\u2019autres formes d\u2019anxiété comme le trac, la mélancolie et les phobies ?En espérant ne pas en susciter davantage, per-mettez-moi, en provenance de l\u2019Quest canadien, expert en la matière, de proposer aux lecteurs, aux chroniqueurs et à la rédaction du Devoir \\e terme «frangouiche» pour désigner l\u2019anxiété souvent ressentie quand le français et l\u2019anglais interagissent.Peut-être que les puristes et les insouciants pourront alors se faire traiter et montrer un meilleur exemple.Réjean Beaulieu Vancouver, le 27juillet 2014 Être une démocratie ne donne pas tous les droits fl est quelque peu surprenant de lire ou d\u2019entendre tant de gens prendre a priori le parti d\u2019Israël, dans le conflit qui l\u2019oppose à ses voisins, au seul prétexte que ce pays est une démocratie.11 est bon de rappeler que si une démocratie qui fonctionne plutôt bien que mal est une preuve de maturité chez un peuple, elle ne garantit pas du tout les mêmes effets bénéfiques pour ses voisins.Ce sont les démocraties européennes qui ont colonisé tant de pays ; c\u2019est la démocratie américaine qui a causé la mort de 1,5 million de Vietnamiens, et qui a plus ou moins «géno-cidé » les Amérindiens, par des moyens pas très démocratiques, etc.Depuis que le premier ministre Yitzhak Rabin a été assassiné, en 1995, Israël a choisi la fuite en avant en espérant que le temps jouerait pour lui : grignotage sans vergogne du territoire palestinien, implantations de colonies juives un peu partout, sabotage systématique de toute nouvelle proposition de paix qui lui est faite, comme en témoigne le fait que, 24 heures après la dernière tentative par le vice-président américain John Kerry de reprendre les pourparlers de paix, et ainsi que je l\u2019avais prévu, Israël annonça une nouvelle implantation de colonies juives, sachant très bien que les Palestiniens se verraient dans l\u2019obligation morale de refuser toute négociation, seul moyen pour eux de protester.Devant le refus d\u2019Israël de respecter les décisions des Nations Unies visant à rétablir les Palestiniens dans leurs droits, et les spoliations territoriales croissantes dont ils sont victimes et qui ont pour objectif principal évident de rendre à terme tout État palestinien impossible à réaliser, je n\u2019ai lu ou entendu nulle part de proposition réaliste pour offrir aux Palestiniens une autre option que la violence, qui leur permettrait de récupérer leurs droits.Max Bauchet Deux-Montagnes, le 25 juillet 2014 LIBRE OPINION Des propos mesquins de la FIQ MICHELINE BARRIAULT Présidente du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l\u2019Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ) Devant la lettre ouverte de Régine Laurent, présidente de la Pédération interprofessionnelle de la santé (EIQ), parue dans Le Devoir du 25 juillet, le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l\u2019Est-du-Québec (SfllEQ-CSQ) n\u2019a d\u2019autre choix que de dénoncer ses propos mensongers et de rectifier les faits.Toute organisation syndicale digne de ce nom doit être capable de reconnaître les gains syndicaux qui font avancer les droits de l\u2019ensemble des travailleuses et travailleurs de la fonction publique, et ce, même en période de maraudage.En effet, nous avons remporté une bataille importante devant la Commission des relations du travail et en Cour supérieure.La décision qui a été rendue le 2 décembre 2009 souligne bel et bien que le SfllEQ a réussi à faire reconnaître le personnel d\u2019agence comme faisant partie du personnel syndiqué et couvert par les conventions collectives, rendant le re- cours à celles-ci moins Intéressant pour les employeurs, et surtout moins Intéressant pour le personnel des agences privées.Ainsi, nous pouvons confirmer que le CSSS de Matane n\u2019utlllse plus aucune main-d\u2019œuvre Indépendante depuis deux ans.Même chose depuis un an au CSSS de La Mills.Cela peut être vérifié directement auprès des ressources humaines de ces deux CSSS.11 est tout de même Ironique que la EIQ dénigre cette victoire du SfllÈQ, alors qu\u2019elle Invoque elle-même cette décision comme jurisprudence dans les causes qu\u2019elle amène elle-même devant les tribunaux, ce qui peut se vérifier dans les décisions déjà rendues par la Commission des relations du travail.De plus, tandis que le recours aux agences représente en moyenne 0% dans les CSSS syndiqués avec le SfllEQ, des sources officielles ont démontré que les établissements syndiqués EIQ présentent des chiffres allant de 20 à 25%, et ce, seulement pour le personnel infirmier.En ce qui a trait à l\u2019agence privée Code Bleu qui a été évoquée par la EIQ, l\u2019information n\u2019a pas été vérifiée, puisque les données reposent sur des demandes de ces CSSS qui datent de plusieurs années et qui n\u2019ont pas été mises à jour.Vous gagneriez en crédibilité si vous faisiez une juste vérification de vos informations avant de vous livrer à de telles attaques.La vie est difficile en Gaspésie, nous vivons en région éloignée, avec des conditions qui nous sont propres : pénurie reliée à l\u2019exode des jeunes, travail dans des unités multiclientèles où l\u2019on doit être compétentes dans toutes les spécialités ; manque de médecins.Dans notre région, plusieurs infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes sont soutien de famille.Nous n\u2019avons pas besoin de «pelleteux de nuages» et de discussions sans fin.Nous avons plutôt besoin d\u2019un syndicat fort, qui se tient debout, qui est capable de défendre nos emplois, nos salaires, de faire respecter nos droits et de nous faire respecter par les employeurs.Le SfllEQ est un syndicat qui agit, qui a la réputation d\u2019être combatif et revendicateur.Madame Laurent, présidente de la EIQ, ne tentez pas, par des moyens détournés, de noircir notre réputation, même en période de maraudage, en colportant de fausses informations. LE DEVOIR, LE MARDI 29 JUILLET 2014 A 7 IDEES À quand un Mandela israélo-palestinien ?Un homme ou une femme de cœur ayant la volonté de mettre fin à la souffrance de son propre peuple, mais aussi du peuple « adversaire » AOUA BOCAR LY-TALL Sociologue, analyste et chercheuse associée à VInstitut d\u2019études des femmes, Université d\u2019Ottawa i une mère israélienne ni une ~m\tmère palestinienne ne sont M\tassurées de voir ses enfants M\tgrandir, fonder un foyer et te- M\tnir ses petits-enfants dans ses M\tbras.Car, bébé, enfant ou M\tado, chaque jour, leur vie peut ¦ être arrêtée par un bras extré-\\ miste, par une roquette ou par un bombardement massif, si ce n\u2019est par la faim et par de mauvaises conditions de vie dues à un blocus de longue durée.Depuis 67 ans, cette triple Terre sainte est imbibée de sang qui coule et coule toujours.Israël persiste dans son occupation.Gaza se radicalise dans sa résistance.Périodiquement, tous les trois à cinq ans, le monde assiste à une montée de violence et à une guerre sanglante entre Israéliens et Palestiniens durant laquelle ces derniers payent le lourd tribut de cet affrontement: 660 morts en 2006, 1033 en 2009, 1000 en 2014 et 5000 blessés, dont une majorité d\u2019enfants et de femmes, donc de populations civiles ; sans compter les infrastructures (écoles, maisons, mosquées, systèmes d\u2019eau ou d\u2019électricité, etc.) démolies.De partout, l\u2019indignation s\u2019élève: des valses diplomatiques se mènent, des manifestations s\u2019organisent à travers le monde (Afrique, Asie, Europe, Amérique).Si Nelson Mandela avait dit: «Tant que la Palestine ne sera pas libérée, notre libération ne sera pas totale», il apparaît que sans la paix en Israël/Palestine, la paix mondiale ne se sera pas possible.La violence qui s\u2019en dégage oppose toujours des propalestiniens aux proisraéliens dans les grandes villes du monde et alimente l\u2019antisémitisme et l\u2019islamophobie.Au lieu de vivre en paix et en harmonie dans ce monde riche en tout au XXP siècle, partout les citoyens du monde s\u2019entredéchirent.Haine, désespoir, tristesse, révolte, découragement habitent les uns et les autres.La fin de l\u2019apartheid On se souvient de l\u2019odieux système d\u2019apartheid qui opprima la Communauté non blanche (africaine, indienne et métis) en Afrique du Sud durant trois siècles.Il faut prendre conscience qu\u2019il prit fin sans guerre civile, sans effusion de sang qui aurait tellement pu se produire.Tout cela, à cause du courage d\u2019un homme dénommé Rolihlahla Madiba Nelson Mandela.Le plus célèbre des prisonniers du monde qui échappant à la peine de mort, passa vingt et sept ans de sa vie dans l\u2019une des pires geôles du monde, à Robben Island.Mais, doté de sagesse, d\u2019humanisme et de réalisme politique, Mandela réalisa que la seule issue viable pour son pays était la paix.Car, la violence tient en otage et l\u2019oppresseur et l\u2019opprimé, la vengeance enferme l\u2019un et l\u2019autre dans un cycle de violence sans fin, dans la peur et dans la souffrance.\\ MAJED HAMDAN ASSOCIATED PRESS Tous les trois à cinq ans, le monde assiste à une montée de violence et à une guerre sanglante entre Israéliens et Palestiniens.En plus et surtout, jamais la force, fut-elle la plus féroce, n\u2019a pu venir à bout de la volonté des peuples à se libérer.En effet, face au Nazisme, la Erance résista farouchement et fit appel au monde entier pour retrouver sa liberté.De même, les peuples de l\u2019Asie, de l\u2019Afrique et de l\u2019Amérique latine menèrent des luttes de libération acharnées et héroïques contre le puissant système colonial jusqu\u2019à la décolonisation de tous leurs pays.Les Africains et les Américains surent opposer des résistances soutenues à l\u2019esclavage jusqu\u2019à son abolition.La communauté juive sut relever la tête face à l\u2019horrible Shoa.Aux pires moments de l\u2019Holocauste, certains Juifs arrivèrent à organiser des évasions réussies des ghettos nazis et purent alerter le monde quant au traitement inhumain qu\u2019y subissaient les leurs.C\u2019est dire : un système d\u2019oppression, aussi structuré et organisé qu\u2019il soit, comporte des failles que l\u2019opprimé arrive à déceler et à exploiter pour sa libération.Pourquoi donc ne pas en finir avec le conflit israélo-palestinien qui embrase non seulement la région, mais le monde?Eaudra-t-il un Mandela moyen-oriental ?En d\u2019autres termes, un homme, ou une femme, de cœur; ayant la volonté de mettre fin à la souffrance de son propre peuple, mais aussi du peuple «adversaire».A quand un être humain capable de tendre la main comme Mandela et un autre en mesure de l\u2019accepter, comme De Klerk?A quand des leaders éclairés, capables de tisser ensemble le retour à paix à Jérusalem et en territoires palestiniens ?Le monde entier (diplomates, sociétés civiles) appelle de tous ses vœux ce Mandela moyen-oriental.l UQTR Une J.:.__ à la dérive ROBERT LAPLANTE Directeur de la revue L\u2019Action nationale a méthode est éculée : faire une annonce en plein mois de juillet pour tenter de passer le plus gros sapin possible.Ainsi donc, l\u2019UQTR, son directeur du Département des sciences de la gestion et tout un quarteron d\u2019administrateurs bien branchés sur la rhétorique de la mondialisation ont décidé de faire servir les fonds publics au dévoilement de la mission de l\u2019institution qu\u2019ils sont censés servir.Il faut vraiment prendre les vessies pour des lanternes pour s\u2019imaginer qu\u2019un cours en anglais sur les bords du Saint-Maurice propulsera l\u2019université Aans le marché international de la formation.A l\u2019heure où les cours en ligne pullulent en anglais dans l\u2019Internet, on ne voit pas très bien en quoi une telle initiative pourrait être autre chose qu\u2019une pâle copie de programmes américanisés.Rien ne vaudra jamais mieux que l\u2019original.Les promoteurs de ce genre de stratagème de marketing ne comprennent même pas ce que leurs domaines devraient pourtant leur apprendre.En anglais, l\u2019UQTR ne sera jamais plus qu\u2019un ersatz, elle n\u2019attirera jamais personne d\u2019autre que les naïfs ou les écartés qui ne peuvent ou ne savent faire la différence entre le réel et les simulacres.Si l\u2019université n\u2019est pas capable de s\u2019assumer dans sa langue, si ses artisans ne comprennent pas que son rayonnement peut et doit se faire en français, si ses ressources ne servent qu\u2019à produire des copies, on se demande bien en quoi il faudrait que les contribuables du Québec financent leurs simagrées.Démission culturelle Il a fallu des décennies de lutte et d\u2019efforts pour que la région se donne une institution d\u2019enseignement supérieur et il faudrait s\u2019en servir pour saper l\u2019existence française de la nation ?Il y a des limites au mépris de soi et à la démission culturelle.Que ceux-là qui considèrent le français comme une entrave à leur carrière aillent se faire voir à Saskatoon ou en Ohio.[.] La science peut se faire en français, les connaissances peuvent se diffuser en français, nos institutions n\u2019ont d\u2019autres choix que de se développer en français.Quand on renonce à être soi-même pour se définir dans la singerie, l\u2019on ne trompe que soi-même.A l\u2019heure où les ressources se font rares, il est aussi débile qu\u2019affligeant de voir une université qui, pourtant, peut afficher de remarquables succès, se laisser aller à les gaspiller dans les imitations d\u2019un programme qui ne sera jamais que de la pacotille.Le clientélisme et la recherche de nouvelles sources de financement ne peuvent tout justifier.Les Québécois ne sont pas fermés au monde parce qu\u2019ils veulent vivre dans leur langue et leur culture.Ils consacrent des ressources considérables pour soutenir leurs institutions qui doivent servir à former d\u2019abord les gens d\u2019ici et contribuer au développement de notre société et non pas à la croissance du marché de l\u2019éducation.Le collège classique comme lieu de mémoire C LOUISE BIENVENUE Professeure au Département d\u2019histoire de l\u2019Université de Sherbrooke inquante ans après son arrêt de mort, signé par le rapport Parent et le gouvernement de Jean Lesage, le collège classique n\u2019est pas tout à fait enterré.Son spectre plane toujours sur la société québécoise.Par «la volonté des hommes» et «le travail du temps», pour reprendre les mots de l\u2019historien Pierre Nora, cet ancien fleuron du système éducatif s\u2019est imposé comme lieu de mémoire et «point de cristallisation de l\u2019héritage collectif».Travaillant l\u2019inconscient scolaire des Québécois, la référence au cours classique est, en effet, mobilisée dès que vient le temps de réfléchir au rapport que nous entretenons au savoir et à la culture.Pourtant fréquenté par une minorité de garçons et un nombre anecdotique de filles, le collège classique semble l\u2019institution qui incarne au mieux un « ancien temps » de l\u2019éducation et, surtout, l\u2019envers de la doxa pédagogique actuelle, axée sur la démocratisation du savoir, l\u2019expression de soi, la perspective utilita- riste de même que la mixité des cultures et des sexes.Le collège classique s\u2019impose dans l\u2019imaginaire comme ce lieu ayant vu défiler la fine fleur de la société.De P.-J.-O.Chauveau jusqu\u2019à Pauline Ma-rois, presque tous les premiers ministres du Québec y ont fait leurs études.Les travaux des historiens ont beau apporter des nuancçs qui égratignent l\u2019image d\u2019Epinal, notre réflexe est tenace de penser le collège comme une institution fidèle à la tradition du Ratio Studiorum, conçue à la Renaissance.On s\u2019en souvient aussi comme d\u2019un bastion des valeurs catholiques et des traditions canadiennes-françaises où, selon le mot de Montaigne, l\u2019on formait des têtes bien faites plutôt que des têtes bien pleines.Changement de cap Mais depuis l\u2019avènement des polyvalentes et des cégeps, en 1968, le collège classique ne survit que sous forme de traces.Ouvrages commémoratifs et conven-tums en réaniment, ponctuellement, le folklore : redingotes rigides, coups pendables du pensionnat, concours de rhétorique, retraites de vocation.Quelques œuvres de fiction en portent aussi la mé- Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait du dernier numéro de Mens, revue d\u2019histoire intellectuelle et culturelle (volume xiii, numéro 2, revuemens.ca) moire, comme la pièce et le film Les feluettes.Là, toutefois, où le collège s\u2019impose avec une étonnante vitalité, c\u2019est au sein du débat pédagogique.Un regard sur la presse écrite francophone et les essais des vingt dernières années fait aisément saillir cette référence.Le thème de la transmission de la culture est particulièrement propice à l\u2019évocation du modèle; plusieurs auteurs inquiets de l\u2019évolution pédagogique depuis la Révolution tranquille se désolent du secondaire technocratique, calibré sur la moyenne inférieure, présentement offert.Plutôt qu\u2019intro- MENS Louise Bienvenue Dominique Marquis François Olivier Dorais duire la nouvelle génération à la culture, on se limiterait à former la main-d\u2019œuvre.L\u2019essayiste Jean Larose résume fort bien cette sensibilité critique: «Il y a deux générations, pour corriger l\u2019injustice qui réservait le patrimoine classique à l\u2019élite, au lieu d\u2019ouvrir celui-ci à tout le monde, on l\u2019a enlevé à tout le monde [Le Devoir, 14 juin 2013].» On retrouve révocation de l\u2019ancien modèle jusque dans la, bouche d\u2019une ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne: «J\u2019ai une certaine nostalgie du cours classique», confessait-elle à L\u2019Actualité en 2009.Bien sùr, les détracteurs d\u2019un tel point de vue y voient, pour leur part, le fait d\u2019«obsédés du paradis perdu», accrochés à un modèle élitiste révolu.En lien avec la défense de la culture et, en particulier, de la culture nationale, le thème de la langue est aussi propice au rappel du collège classique.L\u2019institution privilégiait, on le sait, l\u2019apprentissage des langues anciennes.«Au Québec, l\u2019enseignement classique avait compris l\u2019importance d\u2019établir des comparaisons systématiques entre le français et les autres langues alors au programme (anglais, latin, grec).C\u2019était, évidemment, avant l\u2019âge d\u2019or de la pédagogie du vécu et de l\u2019oral», déplorait un rapport du Conseil supérieur de la langue française en 1999.Or un tel point de vue pessimiste n\u2019est pas partagé par tous : «Les finissants du cours classique écrivaient peut-être à peu près sans faire de fautes, mais les autres, la majorité, abandonnaient l\u2019école et, souvent, n\u2019écrivaient plus», précisait pour sa part Louis Cornel-lier {L\u2019Expression, novembre 2007).Héritage Que reste-t-il du cours classique ?Qu\u2019il s\u2019agisse de la formation des maîtres, de l\u2019enseignement du français, des droits de scolarité ou du rapport à l\u2019effort, la référence au cours classique demeure encore biep vivante au sein de l\u2019agora.Épouvantail pour les uns, joyau sacrifié sur l\u2019autel de la modernité pour les autres, le collège classique est évoqué pour soutenir divers argumentaires.Si certains le voient comme un contre-modèle, représentant d\u2019un temps moins démocratique et assurément plus sexiste, ce sont les contempteurs du système scolaire actuel et les hérauts d\u2019un nationalisme québécois irrigué de sa source cana-dienne-française qui ont le plus souvent les mots «humanités» et «collèges classiques» à la bouche.Ce réflexe s\u2019éteindra-t-il avec les derniers diplômés?Le Québec perdra-t-il un jour définitivement son latin ?Tant que le collège classique demeure dans la mire de tribuns qui n\u2019étaient pas nés au moment où les établissements ont fermé leurs portes, on peut prévoir un bel avenir à sa mémoire.Non, le collège classique n\u2019est pas mort! Ad multos et faustissimos annos ! Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste); information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deglise (société), Jean Dion (sports), Mélanie Ix)isel et Philippe Orfali (reporters); information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Da\\\\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Marco Bélair-Cirino et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter)-, Véronique Chagnon et Louis Gagné (pupitre), information culturelle : Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre)-, information économique : Gérard Bérubé (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettino-Parazelli {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger, Philippe Papineau et Geneviève Tremblay (pupitre), Martin Blais, Sophie Chartier et Florence Sara G.Ferraris (assistants) ; correction : Andréanne Bédard,,Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Vanessa Racine (Qttawa), Dave Noel (Québec).PUBOCITE Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais {coordonnatrice), Laurence Hémond (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Geneviève O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxime-Olivier Leclerc (coordonnateur du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy et Véronique Pagé.^ A8 LE DEVOIR LE MARDI 29 JUILLET 2014 ACIUAIIIES RISTIGOUCHE SUITE DE LA PAGE 1 M.Boulay.Je n\u2019ai pas parlé d\u2019argent.Je lui ai simplement fait état de la situation dans laquelle nous nous trouvons.» La situation est la suivante : Ristigouche Sud-Est est sous le coup d\u2019une poursuite intentée en août 2013 par l\u2019entreprise Gastem, en raison de l\u2019adoption d\u2019un règlement sur la protection de l\u2019eau potable, qui a bloqué les projets d\u2019exploration de la pétrolière.Selon le libellé de la requête déposée en Cour supérieure, la municipalité «a outrepassé ses pouvoirs en créant de toutes pièces une nuisance par la prohibition d\u2019une activité d\u2019exploration ne présentant aucun inconvénient sérieux et n\u2019étant aucunement susceptible de porter atteinte de quelque manière que ce soit à la santé publique ou au bien-être de la communauté».L\u2019entreprise, présidée par l\u2019ancien ministre libéral Raymond Savoie, réclame 1,5 million de dollars en guise de remboursement des investissements, qu\u2019elle dit avoir effectués en vue d\u2019un projet de forage.Elle ne souhaite toutefois pas poursuivre les travaux dans ce secteur.Elle a même cédé ses permis d\u2019exploration à l\u2019entreprise Pétrolia.Québec dit non Pour Ristigouche Sud-Est, la somme réclamée est tout simplement démesurée.11 faut savoir que le budget total de la municipalité pour 2014 se chiffre à 275000$.«Nous n\u2019avons même pas les moyens de nous rendre au bout du procès», a déclaré lundi Erançois Boulay.Mis au fait de la situation dans laquelle se retrouve la municipalité, le ministre Moreau a refusé de rencontrer le maire.«Nous devons vous mentionner que le ministère ne peut s\u2019immiscer dans un dossier faisant l\u2019objet d\u2019une procédure judiciaire », a répondu le ministère dans une brève lettre, dont Le Devoir a obtenu copie.Dans une réponse écrite transmise lundi, le ministère a en outre précisé qu\u2019il n\u2019a pas de «programme pour soutenir les municipalités aux prises avec des poursuites judiciaires ».On a également indiqué que «les interventions en matière d\u2019aide financière pour aider les municipalités à se défendre lors de contestations devant les tribunaux constituent des cas d\u2019exception ».La porte-parole du ministre Pierre Moreau a cependant affirmé que ce dernier est «sensible au sort des citoyens et de la municipalité dans ce dossier et continuera d\u2019en suivre l\u2019évolution attentivement».Des réponses qui sont jugées nettement insuffisantes par le maire de Ristigouche Sud-Est.Pour lui, il ne fait aucun doute que le gouvernement a une part de responsabilité dans l\u2019impasse actuelle.11 estime que Québec a «trop tardé» avant d\u2019adopter le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP), annoncé la semaine dernière.S\u2019il avait été en videur à l\u2019été 2012, Gastem n\u2019aurait pas selon lui obtenu son permis l\u2019autorisant à mener un forage.Le maire de Ristigouche Sud-Est, François Boulay Du côté de l\u2019Union des municipalités du Québec, on a également refusé de commenter le dossier lundi.«Nous allons regarder cela de près», a simplement répondu le porte-parole Jules Chamberland-Lajoie.Quant à la Mutuelle des municipalités, l\u2019assureure de Ristigouche Sud-Est, elle refuse d\u2019assumer les coûts de la défense de la municipalité.225000$ à trouver Confrontée à un véritable cul-de-sac financier, la municipalité est forcée de lancer ce mardi une campagne de financement pour «contrer la poursuite de la pétrolière Gastem », a appris Le Devoir.Celle-ci vise un objectif de 225000$.Différents maires du Québec doivent d\u2019ailleurs profiter de l\u2019occasion pour donner leur appui au maire Boulay.Quelque 70 municipalités québécoises ont adopté un règlement dit «de Saint-Bonaventure».Plusieurs d\u2019entre elles se situent dans la vallée du Saint-Laurent et ont donc agi de la sorte pour bloquer la voie à l\u2019exploration et à l\u2019exploitation du gaz de schiste.Ces règles municipales sont désormais remplacées par le RPEP préparé par le gouvernement de Philippe Couillard.Celui-ci fke pour la première fois la distance «minimale» qui devra être respectée entre un site de forage et une source d\u2019eau potable.Celle-ci devra être de 500 mètres.La distance pourrait toutefois être plus grande, en fonction des conclusions de l\u2019étude hydrogéologique, qui sera désormais exigée par Québec.Le Devoir GAZA SUITE DE LA PAGE 1 leur «fort soutien à un cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans condition ».Mais la déclaration a été très froidement accueillie par les deux camps.Le représentant palestinien à l\u2019QNU a regretté que le Conseil n\u2019ait pas appelé à la levée du blocus imposé depuis 2006 à Gaza.Israël jugeait que la déclaration passait sous silence la situation sécuritaire du pays.Une lueur d\u2019espoir : le président palestinien Mahmoud Abbas, après un passage dimanche par l\u2019Arabie Saoudite, devrait se rendre «très bientôt» au Caire à la tête d\u2019une délégation de son mouvement le Eatah, du Hamas et du Dji-had islamique, pour discuter d\u2019un arrêt des combats.Dix-sept Palestiniens ont été tués dans des frappes à Rafah et dans des tirs d\u2019artillerie israéliens sur le camp de réfugiés de Bureij mardi matin, a indiqué Achraf al-Qoudra, porte-parole des secours à Gaza, à l\u2019Agence Erance-Presse (AEP).Cela porte à 1104 le nombre de Palestiniens tués à Gaza depuis le début,de l\u2019opération israélienne le 8 juillet.À cela s\u2019ajoute la mort de trois civils israéliens et de 48 soldats israéliens.Pour l\u2019armée israélienne, il s\u2019agit là du bilan le plus lourd depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006.La journée de lundi s\u2019est d\u2019ailleurs révélée particulièrement sombre pourTsahal.Quatre de ses soldats, des tan- MARCO LONGARI AGENCE ERANCE-PRESSE Un Palestinien portant une camisole tachée du sang de son fils manifeste sa rage près de l\u2019hôpital al-Shifa, de Gaza, après une attaque aérienne.Listes, ont été tués par un tir de mortier du Hamas le long de la frontière avec l\u2019enclave palestinienne.Un autre militaire est mort à Gaza lors de combats.Les avions israéliens ont bombardé la maison du dirigeant du Hamas, Ismail Haniyeh, à Gaza, dans le camp de réfugiés de Chah.Dans ce même camp, huit enfants et deux adultes sont morts lundi, Israël et le Hamas se renvoyant la responsabilité du décès de ces civils.Trois roquettes ont été tirées mardi matin sur Israël.L\u2019une d\u2019entre elles a été interceptée et les deux autres se sont écrasées à 10 km au sud de Tel-Aviv, des tirs revendiqués par la branche armée du Hamas.À Gaza, en cette fin du ramadan, les rues étaient inhabituellement calmes, rapporte l\u2019AEP «C\u2019est l\u2019Aïd du sang», a résumé Abir Chamali en caressant la terre fraîche qui recouvre le corps de son fils de 16 ans tué jeudi près de la ville de Gaza.Manifestations Des dizaines de milliers de Palestiniens se sont rassemblés pour la fin du ramadan sur l\u2019esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est occupé et annexé par Israël.Ils ont crié leur soutien à Gaza et leur hostilité contre l\u2019offensive militaire israélienne dans le territoire.À Montréal, quelques centaines de personnes ont manifesté sous la pluie afin de soutenir les habitants de la bande de Gaza et critiquer la politique israélienne.Le cortège s\u2019est réuni d\u2019abord au carré Westmount à 17h, car le consulat général d\u2019Israël se trouve dans un des immeubles du complexe.Munis de haut-parleurs, plusieurs orateurs se sont succédé pour dénoncer ce qu\u2019ils estimaient être une «agression» israélienne envers le peuple palestinien à Gaza.Les slogans en françajs, en anglais et en arabe contre l\u2019État hébreu se sont succédé.«Israël assassin, Canada complice», «de la rivière jusqu\u2019à la mer, la Palestine sera libre» ou encore «Allah O Akbar» (Dieu est grand, en arabe) ont été lancés par les organisateurs au micro et repris par la foule.Le cortège a ensuite marché au milieu de la rue Sainte-Catherine, sous l\u2019œil des policiers.Aux très nombreux drapeaux palestiniens s\u2019ajoutaient des drapeaux de la Tunisie, de l\u2019Algérie, de l\u2019Irak, du Québec ou du Canada.«La situation des gens à Gaza ne s\u2019améliore pas, nous voulons juste essayer d\u2019amener le monde à se soucier de ce qui se passe là-bas», a expliqué l\u2019un des organisateurs de la manifestation, lhab Lotayef Le cortège est arrivé au square Dorchester vers 19h30.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir IA À voir > Le résumé en images \" d\u2019une journée marquée par une escalade de violence.LeDevoir.com HEBERT SUITE DE LA PAGE 1 de Bedette dans Le survenant, toute jeunette au milieu des années 50, sa Jeanne Jacquemin de Terre humaine au début des années 80, mère et ^and-mère cette fois.Sans oublier ses prestations multiples dans maints télé-théâtres de Radio-Canada, qui surent initier tant de spectateurs à l\u2019univers de Tchékhov, de Strindberg, de Marcel Dubé et compagnie.En évoquant la pièce Au retour des oies blanches du même Dubé, plusieurs revoient en esprit son visage en mère hantée par ses secrets de famille, aux côtés de sa fille rebelle incarnée par Louise Marleau.Cette dernière s\u2019avouait lundi toute bouleversée par ce départ.«J\u2019ai joué avec elle si souvent au théâtre et à la télé, puis dans les productions à La Marjolaine, alors je n\u2019oublierai jamais sa générosité extraordinaire et sa présence.Elle prenait soin de nous comme une mère et possédait des qualités d\u2019enfant, une naïveté, un émerveillement constant.Marjolaine était une actrice formidable, toujours dans une espèce de légèreté, sauf dans le grave Au retour des oies blanches.Sa belle personne entière et honnête, cette vraie actrice, si polyvalente, était aussi une artisane dans le noble sens du terme.» Icône de la télé, soit, en 1951, à la chaîne CKVL, première femme annonceuse de l\u2019histoire du Québec, mais la grande disparue considérait son théâtre d\u2019été La Marjolaine, fondé en 1960 avec Louise Rémy, Hubert Loi-selle et Gilbert Comtois, dans une grange d\u2019Eastman du XIK® siècle, comme le plus bel héritage de sa vie.Elle en avait repris seule la direction en 1964, tint haut sa barre durant 35 ans, et les murs gardent les empreintes de sa voix unique, de son rire sonore, de son travail acharné aussi.Une quarantaine de comédies musicales ont été présentées à La Marjplaine.La première.Doux temps des amours d\u2019Éloi de Grandmont et Louis-Georges Carrier, s\u2019offrait une musique signée Claude Léveillée transposée par Erançois Cousineau.Loin d\u2019elle l\u2019intention d\u2019abrutir son public.«On est plusieurs petits orphelins, soupire l\u2019acteur animateur Marc-André Coailier.Des comédiens, bien sûr, mais aussi les petits bébés de La Marjolaine, les propriétaires de théâtres privés.Nous sommes une vingtaine sur le territoire du Québec, à marcher sur ses traces.» Les comédies musicales d\u2019auteurs québécois, son genre de prédilection, étaient des créations.Plus tard en soirée, sa boîte à chansons accueillait tout ce que le Québec comptait de talents nouveaux ou confirmés.Les Jean-Pierre Perland, Vie Vogel, et tant d\u2019autres venaient s\u2019y produire.«La Marjolaine a accueilli à son théâtre des petits nouveaux comme Louise Forestier, Robert Charlebois bien avant leur Qsstidcho, rappelle Marc-André Co-aillier.A côté de têtes d\u2019affiche, elle faisait travailler beaucoup déjeunes.Son fils Daniel Gadouasy joua souvent, aussi toutes les générations réunies: Albert Miliaire, Janine Sutto, Guy Sanche, Sylvie Léonard, Normand Brathwaite, etc.C\u2019est un lieu où l\u2019on créait.En 2010, pour célébrer les 50 ans de La Marjolaine, on lui avait rendu hommage avec plusieurs comédiens, des administrateurs, des concepteurs de théâtre.Ce fut un moment vraiment heureux.Elle aimait les travaux que j\u2019avais entrepris pour rénover et agrandir la boîte.» Miroir d\u2019un Québec en évolution Née à Qttawa en 1926, la jeune et jolie adolescente à la bouille ronde et enjouée avait fait ses débuts à l\u2019émission pour enfants Radio Petit-Monde à CHLP en 1939.L\u2019univers des radio-romans, si populaires au cours des décennies 40 et 50 avant l\u2019avènement du petit écran, fut pour elle un terrain d\u2019apprentissage ultra-fécond, particulièrement en Marguerite dans Madeleine et Pierre d\u2019André Audet, rôle endossé durant cinq ans au micro.Marjolaine Hébert prêta même sa voix à la fin des années 40 à des enregistrements 78 tours de contes de Perrault.Le théâtre l\u2019avait happée dès 16 ans, mordue à jamais à l\u2019heure oû tant d\u2019autres se cherchent une vocation.L\u2019école des femmes de Molière, Le songe d\u2019une nuit d\u2019été de Shakespeare furent la manne de sa jeunesse.Elle allait jouer en tout dans une quarantaine de pièces.Au fil de sa vie.Marjolaine Hébert alla aussi beaucoup à la rencontre des dramaturges québécois, Dubé, Erançoise Loranger, etc.Chevalière de l\u2019Qrdre national du Québec, officière de l\u2019Qrdre du Canada, lauréate du prix Victor-Morin de la Société Saint-Jean-Baptiste, de deux trophées Méritas, sa société lui tira son chapeau.Son dernier rôle à la télé fut celui de la Mar-souine dans Cormoran au début des années 90 et au théâtre à la même époque dans Conte d\u2019hiver d\u2019Anne Legault au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui.Une époque oû Marjolaine Hébert se délesta de ses charges.En 1994, fati^ée, elle quittait aussi la direction de La Marjolaine, qui connut des intérims avant l\u2019arrivée de Marc-André Coailier.Elle ne regrettait pas de passer la main, alors que les rôles se faisaient rares pour les femmes de sa génération, à l\u2019heure également oû les théâtres d\u2019été cessaient d\u2019être subventionnés par le Conseil des arts du Québec.Les règles changeaient.Vingt ans plus tard, elle tire sa révérence pour de bon après avoir mille fois donné.Le Devoir laïcité SUITE DE LA PAGE 1 logie athée du communisme, comme le Kazakhstan et le Kirghizstan.Mais, contrairement à celles-ci, l\u2019Azerbaïdjan a de profondes racines séculières qui précèdent l\u2019ère soviétique, en plus d\u2019afficher un nationalisme séculier beaucoup plus fort, clame-t-il.Résultat: la renaissance religieuse et parfois islamiste qui a suivi l\u2019effondrement de l\u2019Union soviétique s\u2019y est butée à un mur.«L\u2019identité est soudée autour d\u2019un nationalisme culturel embrassé par la majorité de la population, ce qui a fortement affaibli les sentiments pro-islamiques», explique Altay Gojmshov.Malgré cela, il serait taux de croire que l\u2019islam est absent de ce pays de huit millions d\u2019habitants, dont 90% sont musulmans.Beaucoup de citoyens ont renoué avec la religion après la chute de l\u2019Union soviétique.La mosquée Bibi-Heybat, à Bakou, détruite par les bolcheviques en 1936, a d\u2019ailleurs été recons-ûuite dans les années 1990.Selon im sondage mené par les Caucasus Resource Research Centers, 33% des Azerbaïdjanais considèrent la religion comme ime partie «hautement importante» de leur vie quotidienne, et 44% estiment qu\u2019elle occupe une part «plutôt importante» de leur vie quotidienne.Ce sont les rituels qui sont peu observés.Parmi ces 77% de citoyens, selon le même sondage, un maigre 5% assiste à un service religieux au moins une fois par semaine.Près de la moitié ne jeûne pas lors du mois du ramadan et 20% ne le font que rarement.Laïcité à l\u2019épreuve Les dirigeants du petit pays caucasien s\u2019attellent à maintenir le statu quo.Issue de l\u2019ère soviétique, fière de son héritage séculier et cosmopolite \u2014 le pays a été traversé par les cultures turques, persanes et russes \u2014, la dynastie autoritaire des Aliyev, qui règne de père en fils depuis l\u2019indépendance au début des années 1990, cherche à faire respecter de façon stricte la laïcité enchâssée dans la Constitution.Celle-ci ne fait aucune référence à dieu, quel qu\u2019il soit, insiste sur le caractère laïque des institutions et sur la séparation étanche du politique et du religieux.Or, les pressions religieuses, alimentées par des puissances étrangères, se font de plus en plus fortes.À commencer par le salafisme, un courant fondamentaliste de l\u2019islam sunnite absent jusqu\u2019à tout récemment du paysage azerbaïdjanais.Bien qu\u2019il reste très minoritaire, «le salajîsme est le courant de l\u2019islam qui a connu la plus forte croissance au pays», assure Altay Gojmshov.Au salafisme, principalement issu des pays arabes du Golfe Persique, s\u2019ajoute le proséljûisme de nombreuses organisations privées turques, ce qui a participé à développer une «nouvelle conscience sunnite», écrit Bayram Bald, chercheur au Carnegie Endowment for International Peace.Puis, il y a l\u2019influence de l\u2019Iran, oû plusieurs chiites azerbaïdjanais vont étudier, et que Bakou a accusé de s\u2019immiscer dans ses affaires internes.Selon M.Bald, ces influences étrangères à la fois chiites et sunnites avivent les tensions entre les deux communautés, ce que l\u2019Azerbaïdjan n\u2019avait pas connu depuis de nombreuses décennies.Le pays musulman est en effet l\u2019un des rares dans le monde à être divisés entre chiites (65%) et sunnites (35%).La cohabitation paisible entre les deux groupes est encore plus rare.«Malheureusement pour l\u2019Azerbaïdjan, cette division va de mal en pis chaque jour en raison du sectarisme qui émerge au Moyen^rient», écrit-il.Entre tolérance et répression Bien qqe la loi assure la liberté de religion et interdise l\u2019État d\u2019interférer dans les activités religieuses, l\u2019ancien président Heydar Aliev (le père) et l\u2019actuel, Ilham Aliyev (Je fils), ont resserré le contrôle de l\u2019espace religieux au fil des ans.«Les autorités azerbaïdjanaises contrôlent le phénomène religieux par une politique qui oscille entre tolérance et répression», résume Bayram Bald.Inquiet des influences étrangères et de la montée de certains groupes, le régime a récemment sévi, parfois avec la manière forte, suscitant la colère de plusieurs autorités religieuses et de fidèles.Il a notamment interdit le port du voile dans les écoles en 2010, ce qui a donné lieu à des manifestations houleuses et a choqué Téhéran, qui a incité les chiites azerbaïdjanais à la désobéissance civile.L\u2019année suivante, le régime a fait emprisonner le leader du Parti islamique, pour ensuite criminaliser l\u2019importation, la publication ou la distribution de matériel religieux non approuvé par le comité gouvernemental chargé de la gestion des affaires religieuses, créé en 2002.Une façon de restreindre les influences étrangères, estime Altay Gojmshov.Qr, le régime navigue à vue, estime-t-il.«Tout comme le reste de la société, le gouvernement n\u2019a pas d\u2019expérience solide dans la gestion des groupes religieux.Il n\u2019a pas de politique et de stratégie claires.Il répond aux menaces qu\u2019il perçoit par des mesures dures et généralement inappropriées.» Ce comportement peut avoir son retour de flamme, craint M.Goyushov.Surtout que la nature autoritaire du régime le rend prompt aux abus de pouvoir.En fait, «les autorités tendent à manipuler les menaces pour résister aux appels intérieurs et extérieurs à la démocratisation», croit-il.Un talon d\u2019Achille que les groupes religieux, radicaux ou non, peuvent utiliser pour rallier les fidèles.Collaborateur Le Devoir Notre collaborateur a séjourné en Azerbaïdjan grâce à l\u2019Alliance des civilisations de l\u2019ONU.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel agenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientele.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siege social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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