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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2014-07-26, Collections de BAnQ.

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[" i Le retour de Guillaume Côté, fils prodige de la danse PageEi \u2022 t -ti'Tt.¦ * L\u2019itinérance a des visages plus diversifiés que jamais Page B 1 -?www.ledevoir.co ni ?- Une brèche dans le temps chez les gitans de Camargue Page d i LE DEVOIR Vol.C V N» 1 6 6 LE DEVOIR,, LES SAMEDI 2 6 ET DIMANCHE 2 7 JUILLET 2 014 8 3 $ + TAXES L\u2019humanitaire pris en otage f Le devoir de rester.L\u2019éditorial de Josée Boileau.Page B 4 Dossier > Des baiises pour humaniser ia guerre.Depuis 1949, le droit international exige de respecter ceux qui sont hors de combat, qu\u2019ils soient civils ou blessés.Ces limites sont toutefois très souvent bafouées.Page A 4 Le retrait, ie pius grand des échecs.Médecins sans frontières a dû quitter l\u2019Afghanistan en 2005 après l\u2019assassinat de trois employés locaux.Page A 5 Aujourd\u2019hui Actualités > Ecrasement au Mali : la communauté burkinabée de Longueuil réunie dans le deuil.Page A 3 Économie > La Caisse de dépôt pourrait récupérer 385 millions après un jugement dans le dossier des papiers commerciaux.Page C1 Avis légaux.C\t6 Carrières.C\t3 Décès.C\t7 Mots croisés.B\t6 Petites annonces.C 7 Sudoku.D\t4 Vents de mer et d\u2019histoire (4) Le Bremen^ l\u2019île et l\u2019Atlantique Nous venons tous, plus ou moins, d\u2019une lignée d\u2019océan, de mer et d\u2019eaux vives.Le Devoir présente cet été une série d\u2019articles où se mêlent petite et grande histoire dans les vents de l\u2019Atlantique.Trajectoires de femmes et d\u2019hommes qui nous ont précédés, illustres inconnus pour la plupart, creusant jusqu\u2019à nous leur sillon dans la chair du temps.MONIQUE DURAND e 12 avril 1928, 5 h 38.Lorsque, aux commandes du Bremen y ils quittèrent l\u2019aéroport c e Baldonel, près de Dublin, les trois aviateurs, c eux Allemands et un Irlandais, avaient pour objectif d\u2019atteindre New York.S\u2019ils n\u2019atteignirent jamais New York, mais une petite île perdue entre Terre-Neuve et le Labrador appelée Greenly, le commandant James Eitzmaurice, le capitaine Herman Koehl et le baron Ehrenfreid Von Hünefeld marquèrent pour toujours l\u2019histoire de l\u2019aviation en accomplissant la première traversée sans escale de l\u2019Atlantique dans le sens est-ouest.Ils réalisèrent l\u2019exploit une année après celui du célébrissime Charles Lind-berg qui, aux commandes de son monoplace Spirit of St Louis y avait réussi la traversée dans le sens inverse, de New York à Paris.Quand ils abandonnèrent derrière eux le VOIR PAGE A 8 : BREMEN Proche-Orient Kerry arrache une courte trêve Le Hamas et Israël refusent toujours un cessez-le-feu durable MAY YAGHI NICOLAS GAUDICHET à Jérusalem Le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, a obtenu un cessez-le-feu de 12 heures samedi dans la bande de Gaza, à défaut d\u2019arracher une trêve durable des combats entre Israël et le Hamas.Un responsable du mouvement islamiste palestinien a d\u2019abord annoncé dans la nuit avoir accepté de respecter cette pause à partir de 8 h locales, après 18 jours d\u2019un conflit qui a fait quelque 900 morts depuis le 8 juillet.Un peu plus tard, l\u2019armée israélienne a confirmé qu\u2019elle observerait cette trêve, tout en prévenant qu\u2019elle riposterait en cas d\u2019attaques contre ses soldats ou des civils israéliens.Cette promesse de répit, énorme pour la population de Gaza, est arrivée alors que le pessimisme semblait l\u2019emporter: le cabinet de sécurité israélien avait auparavant rejeté «à Vunani-mité» le projet transmis par John Kerry, selon les médias israéliens.Volonté insuffisante?Cités par les radios publique et militaire israéliennes, plusieurs hauts responsables en jugent les termes trop favorables au Hamas.Pour le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, les belligérants n\u2019ont «pas fait preuve d\u2019une volonté suffisante pour négocier» et décrocher un accord.Mais à ses côtés, John Kerry, qui poursuivra ses efforts diplomatiques samedi à Paris, s\u2019est montré moins négatif, assurant que «le cadre fondamental» d\u2019un cessez-le-feu durable avait été fixé et évoquant des points de «terminologie» à régler.«Ce qui se dessine serait une trêve humanitaire de sept jours pour permettre à toutes les VOIR PAGE A 8 : TRÊVE MONIQUE DURAND Uîle Greenly accueille le monument commémoratif de Tatterrissage du Bremen, le premier avion à traverser TAtlantique dans le sens est-ouest.® FILME PENDANT 12 ANS.C VENEZ LE VOIR GRANDIR.J SCOTf IHE NÈW YORKTlMÈS É\u2019cufit\tviîé* RICHARD ÇtNKEATER Jlfr iFC Productions A L\u2019AFFICHE etropoletilms.com 77831303447930 \u2019SOCIAL Alternatives au Forum Social des peuples Une alliance sans précédent pour la justice climatique À l\u2019occasion du très attendu Forum social des peuples qui se tiendra du 21 au 24 août à Ottawa, Alternatives et plusieurs organismes environnementaux, groupes citoyens et militantEs autochtones s\u2019attaqueront à l\u2019enjeu criant des changements climatiques.Avec deux ateliers de bilan des mobilisations contre les oléoducs (21 août), deux autres ateliers de réflexion sur les stratégies futures (22 août) et finalement une large et historique Assemblée des mouvements sociaux sur les changements climatiques (23 août), nous visons à mieux comprendre les résultats des luttes passées, mais surtout à bâtir une nouvelle alliance sans précédent, d\u2019Est en Ouest, afin de contrer de façon plus efficace les oléoducs, le pétrole extrême des sables bitumineux et ainsi diminuer l\u2019impact dévastateur que ces projets canadiens ont sur les changements climatiques.TIRER LES LEÇONS ET PENSER L\u2019AVENIR Nos premiers ateliers feront un bilan du travail fait jusqu\u2019ici contre l\u2019oléoduc Ligne 9B d\u2019Enbridge, Keystone XL, Northern Gateway et d\u2019autres oléoducs.Nous traiterons des impacts et des résultats des campagnes et actions menées jusqu\u2019ici contre ces oléoducs : quelles erreurs, quelles leçons, quelles perspectives?Les ateliers de réflexion de la deuxième journée s\u2019inspireront de ces discussions initiales et porteront sur les innovations et les opportunités stratégiques que les organismes environnementaux du Québec et du Canada, les autochtones, les groupes citoyenNEs, et le mouvement social plus large peuvent construire ensemble dans le cadre d\u2019une vaste campagne contre les projets Energy East de TransCanada ainsi que la ligne 9B d\u2019Enbridge.Efficacité, plaidoyer, action et coopération sont à l\u2019agenda.UNE ASSEMBLEE DES MOUVEMENTS SOCIAUX SUR LE CLIMAT La première rencontre de l\u2019Assemblée des mouvements sociaux sur les changements climatiques s\u2019est tenue le 6 juin dernier à Montréal.La présence d\u2019une soixantaine d\u2019acteurs des milieux environnementaux, autochtones, citoyens, syndicaux, féministes et étudiants, venant du Québec, de l\u2019Ontario, de la Colombie Britannique et d\u2019Alberta, a démontré d\u2019une volonté sans précédent de travailler ensemble, dans le respect des particularités de chacun mais en solidarité et complémentarité les uns avec les autres pour obtenir des gains significatifs contre les politiques anti-climat et pro-hydrocarbures du Gouvernement fédéral actuel.Durant le Forum social des peuples, le 23 août, nous franchiront une nouvelle étape dans la concrétisation de cette nouvelle alliance historique.Les ateliers sont organisés en collaboration avec Greenpeace, Équiterre, Sierra Youth Club, le Conseil des canadiens.Justice climatique Montréal, la Coalition vigilance oléoducs, Unifor Labour Caucus, Mouvement Citoyen « Révolution citoyenne pour respecter les limites de la planète », le Healing Walk, le Regroupement Vigilance Hydrocarbure Québec, STOP oléoduc, l\u2019AQLPA, Toronto No Line 9 Coalition, Rising Tide Toronto et ASAP (Aamjiwnaang & Sarnia Against Pipelines).Soutenez Alternatives, devenez membre ! Alternatives La solidarité en action O Facebook /alternativesMTL Q Web alernatives.ca Twitter ©alternativesMTL O Téléphone (514) 982-6606 ES ET MOU MBLEE DES CIAUX SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES LE 23 AOÛT! ENSEMBLE POUR GAGNER L\u2019AVENIR estàNOUS! FORUMSOCIALDESPEUPLES.GA facebook.com/ForumSocialDesPeuples (I>forumsocial2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUILLET 2014 A 3 ACTUALITES Vol d\u2019Air Algérie La communauté burkinabée réunie dans le deuil DAPHNEE HACKER-B.C?est par dizaines que les Burkinabés ont afflué vendredi à Longueuil, vers le petit appartement de Rita Sanhouidi, dont l\u2019époux, Wilfried Somda, a tragiquement péri dans l\u2019écrasement du vol d\u2019Air Algérie au Mali.Au lendemain du drame, qui a coûté la vie à 116 passagers, dont 12 Québécois \u201411 d\u2019origine burkinabée \u2014, la communauté s\u2019est rapidement mobilisée.«C\u2019est tellement horrible, tout ce qui compte c\u2019est qu\u2019on se soutienne et qu\u2019on reste forts pour Rita et ses enfants», témoigne Bernard Gui-gemdé, un ami d\u2019enfance de Wilfried Somda venu tenir compagnie à Sanhouidi.11 peine encore à croire que son ami, qui était d\u2019ailleurs père d\u2019une petite fille de trois ans, ne reviendra pas.«Il m\u2019avait laissé ses clés de voiture, je devais aller le chercher à l\u2019aéroport», dit-il en fixant le vide.Le plus ébranlant, selon lui, c\u2019est que la femme de Wilfried doit accoucher d\u2019un moment à l\u2019autre d\u2019un petit garçon.Encore sous le choc de la terrible annonce, Sanhouidi n\u2019a pas voulu accorder d\u2019entrevue au Devoir.En plus de la mort de son époux, la dame a aussi perdu toute la famille qu\u2019elle avait au pays, soit le frère de Wilfried, Winmalo Somda, ainsi que sa femme et leurs deux enfants.«Elle est vraiment démolie, on est là pour elle, mais il serait bien qu\u2019elle puisse avoir de l\u2019aide de professionnels», observe Catherine Koudogbo, qui connaissait aussi Wilfried depuis l\u2019enfance.L\u2019une des amies de Sanhouidi, Tania Alfaro, se dit touchée par l\u2019élan de solidarité de la communauté.« Tous les collègues de Wilfried, ses amis, mais aussi des connaissances éloignées.tout le monde est venu voir Rita, lui offrir de la nourriture, de l\u2019argent, du réconfort», raconte-t-elle.Le va-et-vient était effectivement Sécurité aérienne : une rencontre mardi à l\u2019OACI Des responsables de quatre organisations internationales convergeront vers Montréal pour participer à une rencontre où seront discutés les risques courus par les appareils civils qui survolent les zones de conflit.La réunion qui se tiendra mardi au siège de l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACl) rassemblera des responsables de l\u2019Association du transport aérien international (lATA), du Conseil international des aéroports (ACl), de l\u2019Organisation de la navigation aérienne (CANSO) et de l\u2019OACI.Cette rencontre survient dans la foulée de l\u2019écrasement d\u2019un avion de la Malaysia Airlines, la semaine dernière.Le vol MH17 aurait été abattu par un missile sol-air au moment où il volait au-dessus de l\u2019est de l\u2019Ukraine, où des combats font rage depuis des mois.Un Canadien a péri dans cette catastrophe aérienne, qui a fait 298 victimes au total.La réunion portera sur « l\u2019examen de mesures appropriées pour atténuer plus effcacement les risques éventuels que présentent les zones de conflit pour l\u2019aviation civile », a précisé l\u2019organe onusien dans un communiqué de presse vendredi.Au cours des derniers jours, plusieurs compagnies aériennes ont annulé des vols à destination de Tel-Aviv en raison des tensions entre Israël et le Hamas.Mardi, une roquette a frappé à environ deux kilomètres de l\u2019aéroport international de Ben Gourion.La Presse canadienne constant lorsque Le Devoir s\u2019est rendu au domicile de la famille Somda, vendredi.«Je ne connaissais pas beaucoup cette famille, mais je suis de tout cœur avec eux, je suis venu offrir mon aide», explique Mahamoudou Sawadogo.Plusieurs familles décimées Les 12 victimes, dont la destination finale était le Québec, y vivaient ou s\u2019apprêtaient à s\u2019y installer, selon les informations de l\u2019Association des Burkinabés du Grand Montréal.Une mère de famille de Sherbrooke, Isabelle Prévost, est au nombre des victimes de la tragédie.Son conjoint, Danny Erappier, a confirmé qu\u2019elle avait pris place dans l\u2019appareil qui s\u2019est écrasé au Mali jeudi matin.La femme âgée de 35 ans, qui avait trois enfants de cinq, sept et neuf ans, était en vacances en Afrique.La tragédie a aussi durement touché Mamadou Zoungrana, technologue au Centre de santé et de services sociaux de Papineau, en Outaouais.Il a perdu son épouse et leurs deux enfants dans la tragédie.Nouvellement résidents permanents, ils étaient sur le point de venir s\u2019établir au Québec.À Québec, Martine Sandwidi Bikyenga laisse dans le deuil son fils Moïse.Les deux derniers détenteurs de la résidence permanente qui ont péri dans l\u2019accident, Aboubacar Yameogo et sa mère, Kadidia Rouanda, avaient aussi mis le cap sur le Québec pour s\u2019y installer.Une cérémonie de commémoration Plus de 60 personnes se sont regroupées vendredi soir au parc Marie-Victorin, à Longueuil, non loin de la résidence de la famille Somda.Priant, chantant et posant des lampions sur l\u2019eau \u2014 symbole de vie pour les Burkinabés \u2014, les individus ont voulu manifester leur soutien aux proches des victimes.PHOTOS MICHAËL MONNIER LE DEVOIR Plus de 60 personnes se sont regroupées vendredi soir au parc Marie-Victorin, à Longueuil, pour tenir une vigile à la chandelle en mémoire des victimes.«Nous avons spontanément organisé ce rassemblement, je crois que nous sentions le besoin de nous regrouper, de vivre collectivement ce deuil», explique Mahamadi Savadogo, le président l\u2019Association des Burkinabés du Grand Montréal.Ce dernier, qui s\u2019entretient depuis jeudi avec les proches des victimes, avoue être saisi d\u2019un sentiment d\u2019impuissance face à un tel drame.Malgré tout, ce dernier et son équipe ont mis sur pied une campagne de financement, invitant la population à se rendre sur le site Internet de l\u2019Association des Burkinabés du Grand Montréal pour savoir comment contribuer.«Oui, il y a une onde de choc qui traverse la communauté, mais il faut profiter de ce moment pour aider les familles qui veulent se rendre au Mali ou encore contribuer aux coûts liés aux services funèbres», soutient-il.Le Devoir Catherine Koudogbo et Bernard Guiguemdé, amis d\u2019enfance de Wilfried Somda, mort jeudi dans l\u2019écrasement de l\u2019avion d\u2019Air Algérie au Mali, sont venus soutenir sa veuve, Rita Sanhouidi, vendredi à Longueuil.Aucun survivant dans l\u2019écrasement de l\u2019avion au Mali AHAMADOU CISSE à Bamako, Mali ARMEL BAILLY à Ouagadougou, Burkina Faso Aucune des 118 personnes à bord de l\u2019avion d\u2019Air Algérie qui s\u2019est écrasé dans le nord du Mali n\u2019a survécu à la catastrophe, mais une boîte noire retrouvée vendredi au milieu des débris de l\u2019avion désintégré aidera à déterminer les causes de sa chute.Le président malien.Ibrahim Boubacar Keïta, et son homologue burkinabé.Biaise Compaoré, se sont rendus vendredi après-midi sur le site de l\u2019écrasement, une zone proche de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, d\u2019après des sources officielles à Bamako et Ouagadougou.M.Keïta était accompagné de ses ministres des Transports et de la Défense, tandis que M.Compaoré s\u2019y est rendu en compagnie de la Erançaise Eleur Pellerin, secrétaire d\u2019Etat aux Erançais de l\u2019étranger.L\u2019accident s\u2019est produit jeudi, 50 minutes après le décollage d\u2019Ouagadougou de l\u2019avion, affrété par Air Algérie auprès de la sociçté espagnole SwiftAir, à destination d\u2019Alger.A bord se trouvaient 118 personnes: 112 passagers \u2014 dont 54 Erançais et 23 Burkinabés \u2014 et six membres d\u2019équipage, tous espagnols.«Il n\u2019y a hélas aucun survivant», a déclaré le président français, Erançois Hollande, lors d\u2019une brève allocution télévisée.Cependant, a-t-il indiqué, «une boîte noire a été récupérée» par des militaires français dépêchés sur le site et a été «acheminée vers Gao».Selon lui, toutes les hypothèses, notamment climatiques, sont étudiées pour expliquer cet écrasement.D\u2019après le ministère français de la Défense, les militaires envoyés sur le site de l\u2019écrasement \u2014 un détachement terrestre d\u2019une centaine de soldats \u2014 ont pour mission de «sécuriser la zone», de recueillir des éléments utiles à l\u2019enquête et les corps des passagers.Vingt gendarmes et policiers français étaient en route vendredi pour le Mali, où ils seront chargés de mener l\u2019enquête et d\u2019identifier les victimes.En plus des Erançais, Burkinabés et Espagnols, les victimes proviennent de plusieurs pays, dont le Canada, le Liban et l\u2019Algérie, qui a décrété un deuil national de trois jours.L\u2019accident a décimé des familles entières, laissant leurs proches inconsolables.Dans la commune de Gex, dans l\u2019est de la Erance, on pleure la perte de 10 membres d\u2019une même famille, sur trois générations.«Je suis anéanti», a témoigné Seydou Cissé, un Malien résidant à Roubaix, dans le nord de la Erance, après avoir appris la disparition de son ami Bakary Diallo, 35 ans, espoir du cinéma malien.En raison de la catastrophe, un sommet qui devait réunir samedi aux Comores les dirigeants de quatre pays de l\u2019océan Indien et M.Hollande a été reporté sine die.Débris dispersés Les débris de l\u2019appareil, un McDonnell Douglas MD83, ont été repérés jeudi soir par un hélicoptère de l\u2019armée burkinabé dans la zone de Gossi, proche de la frontière avec le Burkina Easo.Des images tournées sur le site par des soldats burkinabés et français montrent des débris métalliques difficilement identifiables, éparpillés sur des dizaines de mètres, avec des flaques d\u2019eau par endroits.«Ce que nous savons, c\u2019est que l\u2019avion s\u2019est écrasé au sol et a été complètement dispersé», avec des débris étalés «sur une très grande distance», a affirmé le général Gilbert Dien-diéré, chef d\u2019état-major particulier à la présidence burkinabée.«Si l\u2019avion avait explosé en vol, la zone aurait été beaucoup plus importante que ce que nous avons vu.Nous pensons que c\u2019est au sol, lorsqu\u2019il y a eu l\u2019impact, que l\u2019avion a commencé à se désintégrer», a-t-il ajouté, Selon la secrétaire d\u2019Etat française Eleur Pellerin, «il n\u2019y avait pas de personnes suspectes parmi les personnes enregistrées à bord», d\u2019après les enquêtes menées par les autorités burkinabées et des renseignements en possession de la Erance.La région de Gao reste une zone dangereuse où des djihadistes continuent à sévir, de même que d\u2019autres bandits et trafiquants armés profitant de l\u2019immensité de cette zone en partie désertique, difficile à contrôler.Les soldats français y sont implantés depuis le début de leur intervention, en janvier 2013, pour chasser du nord du Mali les groupes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).Les djihadistes avaient occupé la région pendant près de dix mois entre 2012 et début 2013.L\u2019Association internationale du transport aérien (lATA) a indiqué vendredi qu\u2019elle allait «tout mettre en œuvre» pour améliorer la sécurité aérienne qui reste une priorité, après une semaine noire au cours de laquelle trois écrasements d\u2019avions ont fait plus de 460 morts.Agence France-Presse Lire aussi > Air Aigérie.La météo est-elle la cause de l\u2019écrasement du vol AH 5017 au Mali ?Page B 3 Aux cyclistes aussi Si vous circuiez près d\u2019un cycliste.Gardez vos distances Laissez un espace d\u2019au moins 1 mètre entre votre véhicule et le cycliste et d\u2019au moins 1,5 mètre en milieu rural.Faites attention avant d\u2019ouvrir votre portière Vérifiez vos angles morts Dépassez de façon sécuritaire Vous pouvez franchir une ligne continue pour dépasser un cycliste, à condition que ce soit sécuritaire.Sinon, ralentissez et attendez.Prenez garde aux intersections Soyez attentif et respectez les priorités de passage.Partageons la route.Société de l'assurance automobile ^ 1\tE9 E9 Québec sa O A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUILLET 2014 LE DEVOIR, LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUILLET 2014 A 5 L\u2019HUMANITAIRE PRIS EN OTAGE ¦A ¥ K l'y MUSTAFA OZER AGENCE FRANCE-PRESSE Des réfugiés syriens dans le camp du Croissant-Rouge de Boynuyogun, en Turquie, près de la frontière avec la Syrie - « J i.^\tqu\u2019aujourd\u2019hui) il peut être un peu Ax plus difficile de distinguer un objectif militaire d\u2019un objectif civil, mais le cœur des Conventions de Genève est extrêmement simple.Au fond, elles disent ceci: respecte celui qui est hors de combat, qu\u2019il soit civil ou blessé.C\u2019est quand même simple.)) Yves Daccord, secrétaire général du Comité international de la Croix-Rouge 1 ISSOUF SANOGO AGENCE FRANCE-PRESSE Un membre de Médecins sans frontières soignant une jeune femme à l\u2019Hôpital général de Bangui, en avril dernier.Cette semaine-là, un hôpital de Centrafrique fut attaqué par des hommes armés, faisant 22 morts, dont 3 employés de MSF.ZAKARIYA AL-KAFI AGENCE FRANCE-PRESSE Une ambulance du Croissant-Rouge arrive sur les lieux d\u2019un raid aérien, dans la ville d\u2019Alep, en Syrie.TED ALJIBE AGENCE FRANCE-PRESSE Un employé de la Croix-Rouge en mission à Zamboanga, aux Philippines Des balises pour « humaniser » la guerre CLAUDE LEVESQUE Quand la Croix-Rouge a été créée en 1863, il s\u2019agissait surtout de sauver les soldats blessés ou faits prisonniers.C\u2019est qu\u2019à l\u2019époque, les armées s\u2019adjoignaient plus volontiers des vétérinaires pour soigner les chevaux qui tiraient les canons que des médecins pour s\u2019occuper des fantassins.Aujourd\u2019hui, les civils font de plus en plus les frais des guerres.Aussi, la majeure partie de l\u2019aide humanitaire concerne ceux-ci.En 1949, après les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale, les Conventions de Genève ont été dernières écrites, reprenant en partie des textes antérieurs,.Elles ont été adoptées par tous les Etats.Elles constituent la base du droit international humanitaire.Des protocoles s\u2019y sont ajoutés, pour tenir compte notamment des guerres civiles ou de décolonisation.Des traités spécifiques, comme les conventions contre la torture et sur l\u2019interdiction des mines antipersonnel, sont venus compléter l\u2019édifice.«Ces cinq ou SIX Impunité Le droit international interdit aux belligérants de tirer sur les véhicules, les bâtiments, les tentes et les personnes portant le symbole de la Croix-Rouge.Parmi les «violations graves» du droit international humanitaire, on doit aussi inclure le meurtre intentionnel de civils et de prisonniers, la torture, la prise d\u2019otages, le pillage, le viol, les attaques dirigées contre des biens à caractère civil, l\u2019enrôlement d\u2019enfants dans les armées, etc.Encore faut-il que le droit soit respecté.On constate qu\u2019il est régulièrement violé.Est-ce par ignorance ?«La beauté du droit international humanitaire, c\u2019est qu\u2019il est relativement simple, note Yves Daccord, secrétaire général du Comité international de la Croix-Rouge, qui est le gardien des Conventions de Genève.C\u2019est vrai qu\u2019aujourd\u2019hui, il peut être un peu plus difficile de distinguer un objectif militaire d\u2019un objectif civil, mais le cœur des Conventions de Genève est extrêmement simple.Au fond, elles disent ceci: respecte celui qui est hors de combat, qu\u2019il soit civil ou blessé.C\u2019est quand même simple.» «Ne me dites pas que les gens ne connaissent pas ces règles, poursuit-il.Les gouvernements et années, on a constaté un accroissement clair des attaques volontaires contre les hôpitaux, les ambulances et le personnel médical» les rebelles sont parfaitement conscients de ce qu\u2019ils font.Le problème n\u2019en est pas un de connaissance, c\u2019est un sentiment d\u2019impunité.C\u2019est ce qui m\u2019inquiète beaucoup actuellement.On vit de nouveau une période où certains groupes et certains gouvernements se sentent libres de mener la guerre comme ils l\u2019entendent.» « Quand on a écrit les Conventions de Genève, il n\u2019y avait pas d\u2019acteurs non étatiques, mais les principes s\u2019appliquent à tous les combattants, soutient de son côté Stephen Cornish, directeur exécutif de Médecins sans frontières Canada.Les acteurs non étatiques ont le droit d\u2019être soignés comme les soldats d\u2019une armée régulière s\u2019ils sont blessés.» Le CICR mène depuis 2011 une campagne de sensibilisation sur le droit international humanitaire pour empêcher qup les forces armées ou la police des Etats, ou encore des milices, aillent attaquer des hôpitaux pour y abattre les blessés.« Cela part d\u2019un constat.Ces cinq ou six dernières années, on a constaté un accroissement clair des attaques volontaires \u2014 et f insiste sur le mot \u201cvolontaire\u201d \u2014 contre les hôpitaux, les ambulances et le personnel médical.On est très inquiets, explique Yves Daccord.On a voulu sensibiliser l\u2019opinion publique, qui donne parfois l\u2019impression de penser que la guerre est sans limites.On a voulu rappeler que, même dans la guerre, il y a des limites.Imaginez que vous ne pouvez pas aller faire soigner votre fils ou votre fille parce que l\u2019hôpital est devenu l\u2019endroit le plus dangereux pour lui ou pour elle.On doit garder au moins un petit espace d\u2019humanité.» La campagne vise le public, mais également les personnes et les milieux directement concernés, dont les associations professionnelles et l\u2019Organisation mondiale de la santé.Le CICR cherche également à travailler avec les armées et les groupes armés, ainsi qu\u2019avec les gouvernements du monde, afin de faire évoluer les lois nationales.Sur le terrain, le travail se fait auprès des ambulanciers et des militaires responsables des postes de contrôle.«On fait aussi un travail technologique pour équiper les ambulances avec des GPS, pour savoir exactement où elles se trouvent», fait remarquer Yves Daccord.Le Devoir Le retrait, le plus grand des échecs RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Malheureusement, la Croix-Rouge est de moins en moins respectée, par rapport à ce que J\u2019ai connu à mes débuts.Je dirais que c\u2019est catastrophique.Quand Je suis allée en Afghanistan pour la première fois, en Ï989, on savait qui se battait contre qui, et où.)) Elizabeth Carrier, infirmière rattachée au CICR à la retraite CLAUDE LEVESQUE En avril 2011, les talibans se servent d\u2019une ambulance pour commettre un attentat suicide à Kandahar, en Afghanistan.Quelques jours plus tard, ils publient un communiqué pour s\u2019excuser et promettent de ne plus recommencer.Que s\u2019est-il passé entre-temps ?Des protestations et des discussions, sans doute fort animées, entre des responsables humanitaires et des représentants de la milice intégriste.«On a fait une intervention auprès de la choura des talibans, au plus haut niveau.Ça été une discussion assez longue et assez dure.On a dit: non seulement vous tuez des gens, mais vous brisez la confiance que tous les militaires, qui sont vos ennemis, ont dans les ambulances», explique Yves Daccord, directeur général du Comité international de la Croix-Rouge.«Ce sont des durs, mais parfois ils comprennent l\u2019idée de réciprocité, ils comprennent que ce qu\u2019ils font pourrait se retourner contre leur famille, leur tribu ou leur clan», poursuit M.Daccord, en précisant que «cette conversation ne peut pas se faire de New York ou de Genève, [c\\\\f]elle doit se faire chez eux».Les travailleurs humanitaires ont dû affronter tous les problèmes imaginables dans ce pays officiellement en guerre depuis 1979.Depuis si longtemps, en fait, qu\u2019on commence à l\u2019oublier.En juin 2005, Médecins sans frontières a dû plier bagage et éviter l\u2019Afghanistan pendant trois ans après l\u2019assassinat de cinq employés locaux.«Il y avait des acteurs militaires qui offraient de l\u2019assistance en échange d\u2019information.Ça, c\u2019est incroyablement troublant.C\u2019est difficile ensuite pour la population locale de faire la différence entre les acteurs», explique Stephen Cornish, directeur général de MSF Canada.Certaines organisations essaient de faire à la fois de l\u2019humanitaire d\u2019urgence et du développement.Dans un contexte comme l\u2019Afghanistan, ou dans d\u2019autres zones de conflit, il est difficile de faire du développement sans collaborer jusqu\u2019à un certain point avec les militaires étrangers ou les politiciens locaux.«Cela contribue à effacer la distinction entre les acteurs», juge Stephen Cornish, qui insiste sur le fait que son organisme travaille en suivant la formule de «l\u2019acceptation communautaire».Qu\u2019est-ce à dire?«On arrive dans un conflit, on va parler avec les leaders de la communauté, les chefs de guerre et les chefs de clan, et on offre nos services en échange d\u2019un pacte de non-agression; ils vont même nous avertir s\u2019il y a des endroits dangereux», explique le d.g.de MSF Canada, qui refuse de croire que ce modèle est devenu désuet avec le début de la «guerre contre la terreur».L\u2019Afghanistan, le Yémen, et aujourd\u2019hui le Sahel et la Syrie sont souvent le théâtre d\u2019enlèvements d\u2019expatriés.«Je suis directeur du CICR depuis quatre ans et je crois que fai passé seulement quatre mois sans qu\u2019il y ait des otages», déplore Yves Daccord.Risques d\u2019enlèvement Elizabeth Carrier, infirmière rattachée au CICR depuis de nombreuses années, n\u2019y a pas échappé.Elle a néanmoins eu de la chance puisqu\u2019elle a pu recouvrer sa liberté au bout d\u2019une demi-journée.«C\u2019était sur la route, à Sarobi en Afghanistan, en 1995.On a dù descendre de voiture à la pointe de la kalachnikov.Les miliciens nous ont emmenés dans leur base et, après discussion, ils ont décidé de nous emmener plus loin.On n\u2019a jamais su où ils voulaient aller», raconte-t-elle.L\u2019aventure s\u2019est terminée après qu\u2019un des ravisseurs eut été touché par des tirs venant d\u2019un groupe ennemi.D\u2019autres travailleurs humanitaires sont restés plus longtemps en captivité, dont une juriste italienne et des groupes de bénévoles coréens et japonais.Quelque 877 travailleurs humanitaires ont été enlevés dans le monde depuis 1997, selon l\u2019USAID.Le nombre ne cesse d\u2019augmenter.On avait dénombré 28 cas en 1997 (et seulement 11 en 2001), mais il y en a eu 132 en 2013.Il arrive plutôt rarement que le CICR retire tout son personnel d\u2019un pays à la suite d\u2019incidents graves.«Par contre, ce qui arrive relativement souvent, c\u2019est qu\u2019on doive repenser no- tre opération et, dans certains pays, nous retirer de certaines régions tant qu\u2019on n\u2019a pas retrouvé les garanties de sécurité après avoir rediscuté avec les gens, indique Yves Daccord.Nous avons comme stratégie d\u2019être près de là où ça se passe.On n\u2019a pas une stratégie de \u201cbunkerisation\u201d; si vous venez chez nous, vous pouvez entrer assez facilement.Le côté négatif de ça, c\u2019est que c\u2019est plus facile pour quelqu\u2019un qui veut venir faire sauter une bombe.» Il en est de même pour MSF.«Nous considérons un retrait comme un très grand échec», af firme Stephen Cornish Le Devoir 877 travailleurs humanitaires enlevés dans le monde depuis 1997, selon l\u2019USAID.3,5 millions de personnes se trouvent dans des zones très difficilement accessibles pour les humanitaires, selon l\u2019ONU.MUSTAFA OZER AGENCE FRANCE-PRESSE Des enfants réfugiés dans le camp de Boynuyogun, en juin 2011 507\u201c % O.RABAIS OU FABRIQUE AU QUEBEC Çfmn mm^jb ESTIMATION GRATUITE SOLAIRES, TRANSLUCIDES, OPAQUES MONTREAL QUÉBEC TROIS-RIV.LAVAL LONGUEUIL 514-231-8677 418-654-8677 819-696-8677 450-627-3716 450-445-9829 Drummondville, Sainte-Hyacinthe, Saint-Hilaire, Beloeil, Deschambault, Berthierville, Joliette, Repentigny, Boisbriand, St-Sauveur, Sainte-Agathe, St-Bruno, Chambly, Candiac, Magog A 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUILLET 2014 ACTUALITES Ottawa est assis sur plus de 730 millions non réclamés par les contribuables ROSS MAROWITS Ottawa est assis sur plus de 730 millions de dollars en remboursements d\u2019impôt et en chèques du gouvernement non réclamés, selon Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.De nombreux Canadiens sont impatients de recevoir leur pension, leurs prestations d\u2019assurance-emploi et leurs prestations fiscales pour enfants, mais le ministère affirme que 3,2 millions de chèques rédigés au cours des cinq dernières années n\u2019ont jamais été encaissés pour une multitude de raisons.Certains chèques ont été égarés, d\u2019autres n\u2019ont pas été reçus, et dans certains cas, les destinataires ont déménagé sans laisser d\u2019adresse.Les remboursements d\u2019impôt représentent 149 millions de dollars n\u2019ayant pas été réclamés par 338000 personnes.Plus de 1,5 million de chèques, d\u2019une valeur totalisant 420 millions de dollars non réclamés, ont été rédigés en vertu d\u2019autres programmes, y compris la Prestation trillium de l\u2019Ontario (40,1 millions) et le Crédit pour la taxe sur les mesures climatiques aux résidants à faible revenu de la Colombie-Britannique (32 millions).Le receveur général du Canada rédige des chèques pour près de 30 programmes au nom de tous les gouvernements provinciaux, à l\u2019exception de celui du Manitoba.Parmi les autres sommes qui demeurent à être réclamées, figurent: 41 millions de dollars pour le Régime de pensions du Canada; 5,1 millions pour l\u2019assurance-emploi; 92.6\tmillions de crédits pour la TPS/TVH; 22.6\tmillions de prestations fiscales canadiennes pour enfants.Le fédéral n\u2019est pas le seul dans cette situation.Le ministère ontarien des Finances et celui de la Santé et des Soins de longue durée, par exemple, comptent pour 67 millions de dollars en chèques qui n\u2019ont pas encore été encaissés.Les chèques fédéraux non encaissés, sans date limite, s\u2019ajoutent à la somme de près de 1 milliard dormant dans des comptes bancaires inactifs ou dans le programme des obligations d\u2019épargne de la Banque du Canada.Faciliter la réclamation Contrairement à la banque centrale, les gouvernements fédéral et provinciaux n\u2019ont pas de site Web permettant aux contribuables de savoir s\u2019ils devraient faire une réclamation.Les défenseurs des droits du consommateur réclament la mise en place par Ottawa et les provinces de mesures qui rendraient plus facile pour les Canadiens de réclamer leur dû.Actuellement, les contribuables sont tenus de contacter chaque ministère émetteur de chèques.«Ce n\u2019est pourtant pas dur à comprendre », a affirmé Brenda Potter Phelan, une comptable qui gère le site Web et blogue Legacy Tracker.«Nous sommes en 2014, a-t-elle ajouté.Pourquoi n\u2019avons-nous pas recours à la technologie ?» La Presse eanadienne Toronto: un avion forcé de rebrousser chemin en raison d\u2019un passager menaçant Toronto \u2014 Un vol de Sunwing Airlines en partance de Toronto à destination de la ville de Panama a dû rebrousser chemin vendredi matin après qu\u2019un passager eut tenu des propos menaçants.Le passager a été arrêté au retour de l\u2019appareil.a indiqué la compagnie aérienne.Le vol 772 de Sunwing avait quitté l\u2019aéroport international de Pearson à 7 h avec à son bord 183 passagers et six membres d\u2019équipage.11 est rentré à Toronto vers 9 h.L\u2019appareil a fait demi-tour après environ 45 minutes de vol, alors qu\u2019il survolait la Vir^nie-Occi-dentale.L\u2019avion subira une inspection complète avant de reprendre du service, a précisé Sunwing Airlines.Les passagers devaient reprendre le chemin de la capitale du Panama vendredi après-midi.La Presse eanadienne Sept-Mes 20/1 Baie-Comeau 18/1 Saguenay Québec 24/16 f Val d\u2019Or 21/11 Trois-Rivieres 24/17 Snerbrooke /16 Montreal Gatineau Lever du soleil: 5h32 Coucher du soleil: 20h30 Canada\tAuj.\t\tDemain\t\tLe Monde Edmonton\tPlu\t20/12\tSol\t24/14\tLondres Moncton\tSol\t26/16\tVar\t23/17\tLos Angeles Saint-Jean\tSol\t22/15\tAve\t20/16\tMexico Toronto\tOra\t25/18\tOra\t27/16\tNew York Vancouver\tSol\t21/14\tSol\t23/15\tParis Winnipeg\tOra\t23/15\tVar\t21/11\tTokyo Montréal\t\t\t\t\t Aujourd-lwL.\tCe soir\t\t\t\tDemain\tLundi ©MétéoMédia 2014 Auj.\tDemain Sol 29/13 Sol 25/15 Sol 28/21 Sol 28/21 Sol 23/10 Ora 22/10 Sol 29/22 Ora 30/21 Var 27/11 Nua 27/11 Sol 34/25 Ora 36/25 26 Averses, pd| 40%, W 18 Faible plülê.l! 40%.Québec Aujourd-h^i: 24 Ce soir [Averses isolées, Ipdp40%.1 16 Averses,'pi 40%, 23/16 Orages, 80%, Demain 22/16 Ciei varl Gatineau Aujourd4yC^ Ce soir füÇ 26 Averses,'pdj 40% 16 Orages, 40%.22/16 Orages, ^p 80%.Demain Lundi 22/13 [NuageiiAavéi I percées de soleil Lundi Mardi 22/15 , Quelques^vérs-es, pdp 40%.Mardi 21/13\t^ Quelques%vérs-es, pdp 40%.24/14 Orages, 70% 20/12 Passages nuageux.Mardi 21/12' Passages ^ nuageux Soyez au courant du temps qu'il fera dans 14 jours.Consultez La tendance 14 iours.¦ Météo Média Adil Charkaoui obtient sa citoyenneté après 19 ans d\u2019attente BRIAN MYLES Adil Charkaoui est officiellement devenu citoyen canadien jeudi, la première de trois étapes dans son combat pour laver son honneur.M.Charkaoui n\u2019y croyait presque plus, surtout avec le durcissement du gouvernement Harper, qui ne voulait même pas reprendre Omar Khadr de la prison de Guantanamo.«Je suis agréablement surpris, surtout que ça ne vient pas d\u2019un gouvernement modéré», dit-il.Sa mère, son père, sa femme et ses enfants étaient tous citoyens canadiens.Adil Charkaoui a dû patienter 19 ans avant de pouvoir en dire autant.M.Charkaoui a fait l\u2019histoire du droit canadien.11 a combattu avec succès deux certificats de sécurité lancés contre lui par le ministre de l\u2019Immigration, afin de le renvoyer dans son pays d\u2019origine, le Maroc.Les autorités le soupçonnaient d\u2019être un «agent dormant» du réseau terroriste al-Qaïda.M.Charkaoui et son avocate de la première heure, Johanne Doyon, ont réussi à faire invalider les deux certificats de sécurité en 2007 et en 2009.Selon la Coalition justice pour Adil Charkaoui, l\u2019octroi de la citoyenneté canadienne par Ottawa est «une admission définitive par le Canada que les deux certificats de sécurité [.] furent des erreurs monumentales d\u2019utilisation d\u2019un processus fondamentalement injuste, raciste et islamophobe».Poursuite de 26 millions M.Charkaoui avait été arrêté en 2003.11 a séjourné 21 mois en détention préventive et il a dû porter par la suite un bracelet électronique (une première au Canada) pendant quatre ans et demi.Lors de sa victoire en 2009, il avait demandé au gouvernement fédéral de lui accorder sa fn-ii RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Adil Charkaoui montre un signe de victoire en 2009 alors que son avocate et lui ont réussi à faire invalider les deux certificats de sécurité lancés contre lui par le ministre de l\u2019Immigration.citoyenneté, de lui faire des excuses publiques et de lui verser la somme sjmibolique de 1 $.En 2010, ses demandes ont gonflé.11 a intenté une poursuite de 26 millions contre le fédéral pour atteinte à sa réputation, et pour son arrestation et sa détention jugées abusives.«Mon objectif, ce n\u2019est pas d\u2019obtenir des millions, au contraire.C\u2019est de rétablir ma réputation », explique-t-il.En novembre dernier, le professeur montréalais a remporté une importante manche.La Cour supérieure a forcé la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS) et l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASEC) à lui remettre des documents secrets à son sujet.tels que des rapports de filature et des conversations d\u2019écoute électronique.Adil Charkaoui a «des boîtes et des boîtes » de CD à étudier.11 ne souhaite pas passer une autre décennie de sa vie dans les procédures judiciaires, et il espère encore de conclure «une entente à l\u2019amiable» avec le gouvernement fédéral.Adil Charkaoui enseigne au secondaire et fait un doctorat à l\u2019Université de Montréal.11 est aussi président du Centre communautaire islamique de l\u2019est de Montréal.Lors des dernières élections, il fut l\u2019un des plus volu-biles opposants à la charte de la laïcité, ce qui lui a valu des critiques acerbes.Le centre a été vandalisé à plus d\u2019une reprise, et M.Charkaoui ne compte plus le nombre de lettres haineuses qu\u2019il a reçues.«C\u2019est la preuve que les dommages à ma réputation sont profonds», estime-t-il.En août 2013, il avait défendu le droit de deux prédicateurs islamistes français de donner une conférence à Montréal, même s\u2019ils entretenaient une vision sexiste et misog5me de la place des femmes en société.Le Palais des congrès avait finalement annulé la conférence.Adil Charkaoui avait défendu la venue des prédicateurs radicaux au Canada au nom de la liberté d\u2019expression.«Je n\u2019ai pas cautionné ces prédicateurs, mais c\u2019était de l\u2019islamo-phobie de leur interdire de venir au Canada», estime-t-il.Le Devoir Une tempête solaire a failli semer la zizanie sur Terre en 2012, selon la NASA Washington \u2014 En 2012, une puissante tempête solaire a manqué la Terre de peu et aurait pu perturber tous les circuits élecüiques et «renvoyer la civilisation contemporaine au XVIIP siècle», a révélé la NASA La tempête, qui s\u2019est produite le 23 juillet 20Î2, la plus puissante depuis 150 ans, a manqué la planète de peu, selon un communiqué de l\u2019agence spatiale américaine publiée sur son site Internet mercredi.«Si l\u2019éruption avait eu lieu une semaine plus tôt, la Terre aurait été en première ligne», souligne Daniel Baker de l\u2019Université du Colorado.Le satellite STEREO-A, qui surveille les tempêtes solaires, a, lui, pu observer de manière très précise le déroulement, permettant aux scientifiques de conclure que la tempête de 2012 n\u2019a eu d\u2019égale que celle de 1859.L\u2019Académie nationale des sciences a estimé que l\u2019impact d\u2019une tempête de l\u2019ampleur de celle de 1859, si elle frappait la Terre, coûterait à l\u2019économie mondiale 2000 milliards de dollars et causerait des dégâts d\u2019une ampleur inédite.Car les tempêtes solaires peuvent aisément perturber les réseaux électriques et interrompre les télécommunications, Internet, les transports aériens ou tout autre système reposant sur l\u2019électricité.Les tempêtes solaires naissent à la surface du Soleil.Ces explosions ou éjections de masse coronale projettent du plasma ionisé dans l\u2019espace à de grandes vitesses.Les vents solaires chargés de puissantes radiations résultant de ces éjections de masse coronale provoquent des orages géomagnétiques en interagissant avec le champ magnétique terrestre.11 y a 12% de risque qu\u2019une tempête solaire puissante touche la Terre dans les dix prochaines années, selon le physicien Pete Riley qui a publié un article sur le sujet dans la publication Space Weather au début de l\u2019année.Agenee Franee-Presse L\u2019Arctique à risque S\u2019il y avait déversement de pétrole en Arctique, les répercussions se manifesteraient jusqu\u2019en Russie Edmonton \u2014 Si un déversement majeur de pétrole devait se produire dans l\u2019ouest de l\u2019océan Arctique au Canada, les répercussions environnementales pourraient se manifester jusqu\u2019en Russie, selon une nouvelle étude.Ces conclusions sont présentées par la division canadienne du World Wildlife Eund (WWE) alors que l\u2019Office national de l\u2019énergie se prépare à étudier des scénarios préventionnistes pour deux projets distincts d\u2019exploration de pétrole dans la mer de Beaufort menés par la Pétrolière impériale et Chevron.Les auteurs de la recherche ont établi 22 situations différentes en cas de déversement majeur dans cette région maritime située au nord des Territoires du Nord-Ouest.Dans chacune des situations, le risque que le pétrole gagne les côtes de l\u2019Alaska est évalué à au moins 50%.Dans le cas d\u2019une explosion d\u2019une installation pétrolière, le risque que le pétrole atteigne la Russie serait d\u2019une chance sur quatre.Les règles actuelles stipulent que chaque exploitation en mer prévoit un second lieu de forage afin d\u2019amoindrir la pression en cas d\u2019explosion.Cela permettrait de mieux colmater la fuite, si elle se produisait.L\u2019Office national de l\u2019énergie a accepté d\u2019entendre des propositions des deux compagnies pétrolières qui, disent-elles, seraient efficaces et moins dispendieuses.La Presse eanadienne Rive-Sud: une jeune cycliste repose dans un état critique Saint-Bruno-de-Montarville \u2014 Une adolescente de 13 ans était dans un état critique jeudi soir à la suite d\u2019une collision entre son vélo et une automobile survenue à l\u2019heure de pointe, à Saint-Bruno-de-Montarville.Selon Ghislain Vallières, porte-parole au Service de police de l\u2019agglomération de Longueuil (SPAL), la jeune fille circulait à vélo sur le boulevard de Boucherville et a été happée par une automobile alors qu\u2019elle utilisait une traverse de piétons sur le boulevard Sir-Wifirid-Laurier, aussi connue comme étant la route 116, vers 17 h 50.L\u2019adolescente, originaire de Saint-Basile-le-Grand, a été transportée vers un centre hospitalier de la Rive-Sud dans un état jugé critique.Souffrant d\u2019un traumatisme crânien sévère, elle a ensuite été transférée vers un établissement spécialisé, oû elle se trouvait dans un état stable, mais critique.L\u2019automobiliste s\u2019est quant à lui immédiatement immobilisé à la suite de l\u2019impact et a collaboré avec les policiers.Le SPAL a ouvert une enquête, mais l\u2019alcool n\u2019est pas en cause.La Presse eanadienne Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 s Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal LE DEVOIR LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE JUILLET 2014 A 7 ACTUALITES FLEUVE SAINT-LAURENT La protection de l\u2019estuaire est toujours à l\u2019étude, dit Ottawa PHILIPPE ORFALI Le gouvernement fédéral aurait toujours rintention de faire d\u2019une large part de l\u2019estuaire du Saint-Laurent une zone de protection marine.Un projet qui pourrait toutefois prendre de nombreuses années avant de se concrétiser.Réagissant à un texte paru dans l\u2019édition de vendredi du Devoir, le directeur général régional de Pêches et Océans Canada, Richard Nadeau, a assuré que la protection de l\u2019estuaire du Saint-Laurent était toujours dans les plans d\u2019Ottawa.Le ministère qualifie ce territoire de «site d\u2019intérêt».Cette désignation est la première étape du processus de création d\u2019une zone de protection marine (ZPM), une appellation contrôlée.Au Québec, deux sites d\u2019intérêt, l\u2019estuaire du Saint-Laurent et le banc des Américains, ont été retenus en vue de la création de ZPM.On les qualifiait autrefois de «projets de ZPM» au lieu de sites d\u2019intérêt, mais M.Nadeau affirme que c\u2019est essentiellement la même chose, dans le vocabulaire fédéral.«Ça demeure un projet de ZPM pour nous en pratique.Le vocabulaire a peut-être changé, ça peut créer une confusion, mais nous avons toujours Vintention de protéger cette région», dit-il, ajoutant que la protection de l\u2019estuaire est un projet à long terme et qu\u2019il «n\u2019est pas susceptible de devenir une ZPM cette année ou l\u2019année prochaine».Aucune ingérence M.Nadeau dément que le mandat du groupe de travail Canada-Québec mis en place pour la réalisation de ce projet ait été modifié d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Il soutient que l\u2019ensemble du dossier n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune ingérence de nature politique jusqu\u2019à présent.Ce projet de ZPM a vu le jour en 1998.Ce milieu d\u2019une immense richesse subit de fortes pressions humaines.La situation pourrait s\u2019aggraver à nouveau avec le projet de port pétrolier à Cacouna.Le territoire couvert par le site d\u2019intérêt, d\u2019une superficie approximative de 6000km^, correspond à l\u2019aire de répartition estivale du béluga, à la grande majorité des sites fréquentés par la population de phoque commun de l\u2019estuaire et à d\u2019importantes aires d\u2019alimentation du rorqual bleu.Rappelons que des groupes environnementaux comme la Société pour la nature et les parcs avaient formulé des craintes quant à la suppression du vocable «projet de ZPM» du site Web gouvernemental, y voyant une façon, pour Ottawa, de faciliter l\u2019implantation du projet de port pétrolier à Cacouna.Le projet de la Trans-Canada s\u2019avancera sur 500 mètres dans le Saint-Laurent, en plein cœur d\u2019un secteur où vivent de jeunes bélugas.Le Devoir « Ça demeure un projet de zone de protection marine pour nous en pratique.Le vocabulaire a peut-être changé, ça peut créer une confusion, mais nous avons toujours Vintention de protéger cette région.)) Richard Nadeau, directeur général régional de Pèches et Océans Canada MANITOBA L\u2019Office national de l\u2019énergie ordonne à Ënbridge de cesser des travaux Calgary \u2014 L\u2019Office national de l\u2019énergie (ONE) a ordonné à Ënbridge de cesser ses travaux le long d\u2019une canalisation située au Manitoba en raison de préoccupations relatives à la sécurité et à l\u2019environnement.L\u2019organisme fédéral a indiqué qu\u2019une inspection de la canalisation courant entre l\u2019Alberta et le Wisconsin, menée plus tôt ce mois-ci, avait permis de déceler plusieurs problèmes.L\u2019ONE a précisé que des terres humides et des terres agricoles à proximité de Cromer, au Manitoba, avaient été endommagées, et que des travaux d\u2019excavation à ciel ouvert présentaient des risques d\u2019accident.Plus tôt cette année.En-bridge a fait part de son intention de remplacer sa canalisation 3 dans sa totalité.Le projet, d\u2019une valeur de 7,5 milliards de dollars, serait le plus important de l\u2019histoire de l\u2019entreprise.Graham White, porte-parole d\u2019Enbridge, a indiqué que l\u2019ordre donné par TONE n\u2019avait rien à voir avec ce projet, mais avec les travaux d\u2019entretien réguliers de ce pipeline, construit il y a 46 ans.M.White a ajouté que la société avait déjà commencé à s\u2019attaquer à certains des problèmes soulignés par TONE, ajoutant que ceux ayant trait à la sécurité seraient réglés sans tarder.La Presse canadienne (jos&ey - .JSoi&ette' tenons^ en^ ùw\u20acntm/*e^ q^encùm, a/ôum&^de^pÂoùM^ ciitic/es^ Imrexiw, sceauæ, w cacAeter^.44ô,\tH4(eitæ^yfîofitreal d/eie^Aofi& ôi4 ^46-4ÿ^0 câùâmdùoiù a\u20acm/redùd& Wd 00 o/ Add 00 dy sum£d^ eO dmzoficdey d& AO d 00 o/ Add SO CHURCHILL FALLS Hydro-Québec remporte une manche en Cour supérieure La société québécoise n\u2019a pas à renégocier ses tarifs d\u2019éiectricité avec son homologue terre-neuvienne, qui portera ia cause en appei MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Nouvelle victoire pour Hydro-Québec dans sa longue querelle avec Terre-Neuve.La société québécoise n\u2019a pas à renégocier ses tarifs d\u2019électricité avec son homologue terre-neuvienne.Churchill Ealls a beau être insatisfaite du contrat de 1969, la Cour supérieure du Québec n\u2019a pas endossé ses critiques et juge qu\u2019Hydro-Québec n\u2019a aucune obligation de revoir l\u2019entente comme le lui demande Terre-Neuve.Québec et sa société hydroélectrique sont ravis, Terre-Neuve est déçue et portera la décision en appel.Ce n\u2019est donc qu\u2019une nouvelle manche dans cette «longue saga» \u2014 telle que la qualifie la Cour supérieure \u2014 qu\u2019a remportée cette semaine Hydro-Québec.Car le litige remonte aux années 1970 et a donné lieu depuis à deux jugements de la Cour suprême, tous deux favorables à la société d\u2019Etat québécoise.Cette fois-ci, Nalcor, la société d\u2019énergie de Terre-Neuve-et-Labrador, était revenue à la charge en 2010 en invoquant la notion de «bonne foi» du Code civil pour forcer Hydro-Québec à renégocier les tarifs auxquels elle achète l\u2019électricité de Churchill Ealls.Car en vertu de l\u2019entente de 1969 \u2014 qui, au grand dam de Terre-Neuve est valide jusqu\u2019en 2041 \u2014, Hydro-Québec achète cette électricité à bas prix et peut ensuite la revendre à prix plus élevé aux Québécois et sur les marchés d\u2019exportation.Terre-Neuve espérait revoir ces tarifs, mais sa requête envoyée à Hydro était restée sans réponse, ce qui a poussé Nalcor à se tourner vers les tribunaux il y a quatre ans.En raison d\u2019une «hausse immense et entièrement imprévue des prix de l\u2019énergie dans les années qui ont suivi» la conclusion de l\u2019entente de 1969, Hydro-Québec a «le devoir, sur la base de bonne foi, de coopération et d\u2019un exercice raisonnable des droits, de renégocier les conditions tarifaires du contrat d\u2019électricité», plaidait Nalcor.La décision de la Cour supérieure est tombée jeudi.«Il n\u2019y a aucune preuve crédible qu\u2019Hydro-Québec, en refusant de renégocier les conditions tarifaires du contrat d\u2019électricité, a agi autrement qu\u2019en tout respect et en pleine conformité de ses obligations contractuelles», a tranché M JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE « Il n\u2019y a aucune preuve crédible qu\u2019Hydro-Québec, en refusant de renégocier les conditions tarifaires du contrat d\u2019électricité, a agi autrement qu\u2019en tout respect et en pleine conformité de ses obligations contractuelles », a tranché le juge Joel Silcoff.le juge Joel Silcoff.«Vraisemblablement, chaque partie, de même que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, jugeait cette entente équitable à l\u2019époque.» Qui plus est, «si la Cour accordait le redressement réclamé par CFLCO [Churchill Ealls Labrador Corp., qui appartient à Nalcor], elle ignorerait dans les faits l\u2019un des principaux avantages négociés et perçus par Hydro-Québec quant à sa prise en charge de divers risques financiers et frais associés au projet, soit celle de la prévisibilité des coûts futurs et de la protection de l\u2019inflation des coûts d\u2019exploitation».Donner raison à CELCO aurait en outre «résulté en une hausse substantielle et non budgétée» des prix d el\u2019électricité, un coût supplémentaire de «plusieurs milliards de dollars» pour Hydro-Québec, a conclu le juge Silcoff.Terre-Neuve prête à se battre A Québec, on s\u2019est dit «satisfait de la décision».Mais puisque Nalcor a annoncé qu\u2019elle porterait la cause en appel, le bureau du ministre des Affaires intergouveme- mentales Jean-Marc Eournier, tout comme un porte-parole d\u2019Hydro-Québec, n\u2019a pas voulu commenter davantage vendredi.Le président de la société Nalcor, Ed Martin, s\u2019est de son côté dit en «profond désaccord» avec la décision du tribunal québécois.Le refus d\u2019Hydro-Québec de revoir le contrat à taux fixe est «un abus» qui nuit à la population de Terre-Neuve, a-t-il affirmé à la CBC.M.Martin était cependant prêt depuis longtemps à porter sa lutte jusqu\u2019aux tribunaux supérieurs.«Quand nous avons pris la décision de procéder avec cette cause devant la Cour supérieure du Québec en 2010, nous nous attendions à ce que l\u2019une ou l\u2019autre des parties porte en appel une décision.» Le premier ministre de Terre-Neuve, Torn Marshall, est du même avis.«Je crois que tout gouvernement et tout premier ministre feraient preuve de négligence s\u2019ils ne s\u2019assuraient pas de corriger ce tort au nom de la population de la province, lorsqu\u2019il y a une occasion de le faire, a-t-il affirmé à La Presse canadienne.Si nous réussissions, les gains sur nos revenus décupleraient par rapport aux frais engendrés jusqu\u2019à présent.» L\u2019ancien premier ministre de la province, Danny Williams, avait déploré \u2014 lorsque la poursuite a été lancée il y a quatre ans \u2014 que le Québec a pu empocher 22 milliards de dollars grâce à cette entente, alors que Terre-Neuve a dû se contenter d\u2019encaisses environ 1 milliard.Le Devoir \\ VOIX C PUBLIQUES L'ÉCOLE DE LA PARTICIPATION CITOYENNE VOIX PUBLIQUES L'ÉCOLE DE LA PARTICIPATION CITOYENNE 13-16 AOUT 2014 A L'UNIVERSITE MCGILL ECOLE VOIX 6ifi PUBLIQUES Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeur offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.I / .4 Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil aVerée XÜfaade depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com PROFITEZ D'UNE INSCRIPTION GRATUITE GRÂCE AU PARRAINAGE! ECOLE.INM.QC.CA/FR/PARRAINAGE O @INM_voix #ee2014 INSTITUT DU NOUVEAU MONDE L'Ecole d'été est soutenue financièrement par le Secrétariat a la jeunesse dans le cadre de la stratégie d'action jeunesse 2009-2014 Siai Québec ^ LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Montréal® ^ McGUl C5N Centrale des syndicats lec @ cso SCFP Synd ^ anad en de X LE DEVOIR Lbre de penser métr^ journalmetro corn A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 JUILLET 2014 ACTUALITES CIBLE SUITE DE LA PAGE 1 kidnappés.Avec un peu de chance, ils sont libérés moyennant rançon.Les humanitaires, qui ont toujours été obligés de travailler entre deux feux, sont trop souvent, de nos jours, soumis à celui de belligérants qui n\u2019apprécient pas leur présence.Les incidents de ce genre se produisent de plus en plus fréquemment, notent les organisations spécialisées.L\u2019agence américaine USAID publie les chiffres suivants: 455 travailleurs humanitaires tués, blessés ou enlevés lors de 248 incidents en 2013, contre 143 dans 63 incidents dix ans auparavant.Neutralité compromise Pour Yves Daccord, le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l\u2019enjeu est «la capacité, pas seulement d\u2019être à Damas ou à Kaboul, mais d\u2019être là où ça se passe, c\u2019est-à-dire à Idlip ou à Kandahar.» «Je pense qu\u2019on vit, depuis quelques années, une période où les parties aux conflits souhaitent de moins en moins avoir des observateurs, des gens qui ne font pas partie du paysage, ajoute M.Daccord dans un entretien téléphonique avec Le Devoir.Par ailleurs, la communauté internationale ne parvenant pas à trouver de solutions politiques aux guerres, les humanitaires se trouvent \u201csous pression\u201d.» Surtout qu\u2019il y a aujourd\u2019hui un nombre sans précédent d\u2019organisations non gouvernementales (ONG) à l\u2019œuvre, aussi bien dans le domaine du développement que dans celui de l\u2019aide humanitaire d\u2019urgence.Comme elles travaillent souvent de concert avec les agences des Nations unies, il peut arriver qu\u2019elles soient accusées de partialité par une ou l\u2019autre des parties à un conflit.Les parties aux conflits souhaitent de moins en moins avoir des observateurs, des gens qui ne font pas partie du paysagey} Yves Daccord, Comité international de la Croix-Rouge «Il y a un durcissement des hostilités dans certains environnements, en Syrie, au Soudan du Sud, en Centrafrique notamment, observe Stephen Cornish, directeur exécutif de Médecins sans frontières Canada.Les hôpitaux, le personnel soignant et même les patients deviennent des cibles et des enjeux des conflits, en l\u2019absence de tout souci d\u2019humanité et sans le moindre respect pour la neutralité des humanitaires.Ça nous paraît extrêmement inquiétant.» Acte médical criminalisé M.Cornish déplore en particulier «la criminalisation de l\u2019acte médical» par certains régimes contestés pendant le Printemps arabe, ou même en Ukraine, où des manifestants non armés n\u2019ont pas pu recevoir de soins après avoir été blessés.« Ce que ça montre en gros, c\u2019est une croissance du non-respect du droit international et des règles du conflit, et un non-respect des endroits qui étaient jusqu\u2019alors considérés comme neutres.Il y a vraiment une détérioration», dit-il.«Quand on déshumanise l\u2019autre, on lui enlève son droit au traitement.Ce qui est clair dans les Conventions de Genève, c\u2019est qu\u2019une fois que des personnes sont blessées, elles ne sont plus des combattants, elles deviennent des civils.Elles ont droit aux soins médicaux et à une protection», ajoute M.Cornish.Le droit international interdit aux belligérants de tirer sur les véhicules, les bâtiments, les tentes et les personnes portant le symbole de la Croix-Rouge.Cette dernière, qui se veut «neutre et impartiale», a été fondée il y a 151 ans en Suisse afin d\u2019humaniser les guerres.Elle constitue donc la plus ancienne organisation humanitaire encore existante.Ses infirmières se sont particulièrement illustrées pendant les deux guerres mondiales.Elles continuent aujourd\u2019hui d\u2019apporter des secours aux populations éprouvées aux quatre coins du monde.Elizabeth Carrier est du nombre.Elle a participé à de nombreuses missions humanitaires depuis la fin des années 1970, dans tous les points chauds de la planète.Elle a écrit deux ouvrages, dont le plus récent s\u2019intitule En mission (Québec Amérique, 2014).«Malheureusement, la Croix-Rouge est de moins en moins respectée, par rapport à ce que fai connu à mes débuts.Je dirais que c\u2019est catastrophique», raconte-t-elle lors d\u2019une conversation avec Le Devoir.«Quand je suis allée en Afghanistan pour la première fois, en 1989, on savait qui se battait contre qui, et où.La situation est plus difficile aujourd\u2019hui, parce que les combats sont souvent au cœur des populations civiles.De plus, il y a beaucoup de milices qui se font et se défont.C\u2019est difficile d\u2019atteindre tous ces différents groupes» pour les informer de la présence et du mandat de la Croix-Rouge.Millions de déplacés Dans des dizaines de pays, la violence a forcé des millions de personnes à prendre le chemin de l\u2019exil, soit à l\u2019étranger, soit à l\u2019intérieur des frontières de leur pays.De la Colombie à la Syrie en passant par la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan, les personnes déplacées, qui sont particulièrement vulnérables, ont difficilement accès à la nourriture et aux produits essentiels à la vie, pour des raisons logistiques ou sécuritaires.Le nombre de «déplacés de l\u2019intérieur» a augmenté considérablement ces dernières années, pour dépasser les 33 millions aujourd\u2019hui, notamment à cause des violences en Syrie et en Irak.En Syrie, où un des plus violents conflits des dernières décennies fait rage, les camps sont souvent ciblés par les bombardements.Dans ce pays, le gouvernement comme les groupes d\u2019opposition armés ne souhaitent pas qu\u2019une aide humanitaire impartiale soit donnée dans certaines parties du territoire.Le régime al-Assad contrôle étroitement celle qu\u2019on essaie d\u2019acheminer vers les zones contrôlées par ses ennemis.Le Conseil de sécurité vient d\u2019autoriser le passage de convois humanitaires de l\u2019ONU par les frontières extérieures de la Syrie sans l\u2019accord de Damas.Certaines ONG le faisaient déjà.Selon l\u2019ONU, 3,5 millions de personnes se trouvent dans des zones très difficilement accessibles pour les humanitaires et 240 000 dans des zones «assiégées».«En plein XXL siècle, on voit dans le conflit syrien des pratiques qui nous rappellent un peu le Moyen Age.Des villes ou des parties de villes qui sont assiégées, pendant des jours, voire des mois entiers», note Yves Daccord du CICR.Le Devoir BREMEN SUITE DE LA PAGE 1 rivage irlandais, plus rien ni personne au monde ne pouvait désormais quoi que ce soit pour les trois équipiers du Bremen, livrés pieds et poings liés à l\u2019infini du ciel, à la solitude des hommes et à la chance.30 juin 2014,18 h30.Le soir rosit tout le paysage, lui donnant un air de début du monde.La mer est calme, la chance est de notre côté.Aimé Beaudoin, pêcheur mais aussi boulanger, résidant de Lourdes-de-Blanc-Sablon, m\u2019emmène à file Greenly, minuscule disque de terre jeté dans le détroit de Belle-Isle, entre la pointe nord de Terre-Neuve et le sud du Labrador.Depuis Lourdes, il faut 20 minutes en chaloupe à moteur pour atteindre file.Notre embarcation vole sur les flots.Une colonie de macareux moines, appelés ici perroquets de mer, s\u2019agite autour de nous.Moment de grâce.Le capitaine-boulanger est aux oiseaux, sa passagère aussi.L\u2019envolée du Bremen, elle, dura plus d\u2019une journée et demie.Le trajet nécessitait un effort physique intense de chaque seconde, un peu comme celui, aujourd\u2019hui, d\u2019un pilote de El.Les aviateurs se relayaient toutes les demi-heures pour tenir le coup.L\u2019appareil ne possédait aucun système de chauffage et il n\u2019y avait pas de radio à bord.Le vent de face avait réduit la vitesse de croisière à moins de 120 kilomètres à l\u2019heure.Les trois aventuriers avaient l\u2019impression de faire du surplace.Vissés à leurs instruments, ils livrèrent un combat sans merci aux éléments et à la peur.30 juin 2014, 19h.Nous voilà presque rendus à file Greenly.On voit le fond de l\u2019eau, claire comme le jour.Les perroquets de mer nous ont suivis.Aimé me raconte qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, son père les chassait pour nourrir la famille.«Il n\u2019y avait pas de poulet à l\u2019épicerie dans le temps.Et le perroquet a une chair délicieuse.» Aimé m\u2019a prêté des bottes de pêcheur, des vraies bottes de sept lieues, pour descendre de l\u2019embarcation, me rendre sur la grève et parcourir les trois cents mètres qui me séparent du cœur de file et de l\u2019endroit où s\u2019est posé, de peine et de misère, en toussant et crachotant, le Bremen il y a 86 ans.MONIQUE DURAND Aimé Beaudoin, capitaine-boulanger, en route vers l\u2019île Greenly.Retour dans la cabine de pilotage des trois forçats du ciel qui, épuisés, volaient depuis maintenant 36 heureç et demie.Il faisait presque nuit.À travers l\u2019obscurité et la neige qui tombait dru, ils scrutaient avec anxiété au-dessous, cherchant fiévreusement une parcelle de terre pour évaluer leur position géographique, se croyant toujours en route vers New York.Les flocons devenaient de plus en plus épais, et le vent de plus en plus violent.Un objet sombre surgit soudain, qu\u2019ils prirent pour la cheminée d\u2019un navire.L\u2019équipage du Bremen passa et repassa au-dessus de la colonne mystérieuse, bientôt soulagé de découvrir qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un phare.Ils savaient qu\u2019ils avaient atteint l\u2019Amérique, mais où ?À bout de force et de carburant, ils décidèrent d\u2019atterrir à proximité du phare, vaille que vaille et à la grâce de Dieu.Pendant un moment, ils survolèrent les lieux en quête de l\u2019endroit le moins dangereux où se poser, puis, retenant leur souffle, amorcèrent la descente.13 avril 1928,18h 08.Le coucou de ferraille atterrit dans un tapage d\u2019enfer.Les trois hommes étaient sains et saufs, mais les pneus du Bremen s\u2019étaient enfoncés dans la glace, l\u2019hélice était endommagée.Au même moment, le fils du gardien du phare était entré en hurlant chez lui.Il venait de voir «un poisson dans le ciel».Son père, Johnny Letemplier, sortit aussitôt et courut au secours de l\u2019équipage, s\u2019attendant au pire.Il trouva les trois hommes ébranlés mais indemnes, et leur apprit qu\u2019ils avaient échoué bien loin de New York.Ils se trouvaient sur l\u2019île Verte \u2014 aujourd\u2019hui appelée île Greenly \u2014, au large de la Basse-Côte-Nord du golfe Saint-Laurent, à l\u2019extrémité est du Québec.Le télégraphiste Alfred Cormier, depuis Lourdes-de-Blanc-Sablon, transmit la nouvelle qui fit immédiatement le tour du monde.30 juin 2014,19h30.Je parcours le sentier légèrement pentu qui me mène jusqu\u2019au lieu où le Bremen se posa péniblement, presque sous la fenêtre de la maison du gardien du phare, toujours sur pied.Le lieu est une surface raboteuse où les buissons de fleurs sauvages succèdent aux arbustes rabougris dans un entrelacs de pierres proéminentes, d\u2019eaux marécageuses et de foin de mer.La glace et la neige qui recouvraient l\u2019île Greenly le 13 avril 1928, masquant les inégalités et les aspérités de la piste de fortune, avaient sans doute sauvé l\u2019équipage du Bremen.L\u2019endroit n\u2019est plus fréquenté aujourd\u2019hui que par les goélands, les loups et quelques aventuriers.15 avril 1928, au surlendemain de l\u2019atterrissage forcé.Un avion Eairchild sur skis partit du lac Saint-Agnès, près de La Malbaie, et atterrit à l\u2019île Greenly avec un mécanicien à son bord pour réparer le Bremen.Ce sera peine perdue.Après moult péripéties, l\u2019appareil sera remorqué par des chiens jusqu\u2019à Lourdes-de-Blanc-Sablon, puis démonté.Et c\u2019est nul autre que Henry Eord qui en fera l\u2019acquisition pour son musée près de Detroit, au Michigan.Le 18 avril, un second avion Eairchild se posa sur l\u2019île Greenly pour récupérer l\u2019équipage du Bremen.Cet appareil, avec à son bord un journaliste et deux photographes de New York, était piloté par Roméo Vachon, ce Beauceron qui allait marquer l\u2019histoire de l\u2019aviation québécoise en effectuant la première desserte aéropostale entre La Malbaie et Sept-Iles.Une circonscription électorale québécoise, sur la rive sud de Montréal, porte aujourd\u2019hui son nom.30 juin 2014, 20h.Me voilà maintenant devant le monument tout simple, un peu rouillé, un peu craquelé, commémorant l\u2019atterrissage historique du Bremen.Il fut inauguré le 14 août 1928, en présence de dignitaires civils et religieux, de pêcheurs de Lourdes et de la famille de Johnny Letemplier, gardien du phare.Me voilà seule dans l\u2019incendie du soir avec mon monument perdu et la mer tout autour.Là-bas, un iceberg, un vrai, petite cathédrale flottante offerte, en cette seconde, à nul autre qu\u2019à moi-même.Plantée à côté de la stèle commémorative, je me dis qu\u2019il y a des histoires de mer, d\u2019île et de lointain qui finissent bien, sans mort ni tragédie.Comme celle du Bremen.Avec mes bottes de sept lieues, je retrouve bientôt mon pêcheur-boulanger.Nous retraversons vers Lourdes sur la mer lisse.Dans le ciel, la trace d\u2019un supersonique en arc de cercle.Oui, la Terre est bien ronde, c\u2019est dans cette aire à perte de vue qu\u2019on le mesure.Collaboratrice Le Devoir Ce texte est inspiré d\u2019un article d\u2019Antonio Cormier, publié dans la Revue d\u2019histoire de la Côte-Nord en 1995.TREVE SUITE DE LA PAGE 1 parties de venir discuter au Caire», avait auparavant expliqué un proche du président palestinien, Mahmoud Abbas.Tunnels névralgiques Une fois obtenu le silence des canons, restera à s\u2019attaquer aux questions de fond et aux divergences profondes entre belligérants.Israël a fixé pour mission à son armée, qui s\u2019est déployée sur le sol de la bande de Gaza le 17 juillet, de détruire l\u2019arsenal du Hamas et de son allié le Djihad islamique, notamment les roquettes qui ont fauché deux Israéliens et un ouvrier agricole thaïlandais.Autre priorité de l\u2019opération Bordure protectrice: les «tunnels d\u2019attaque» utilisés par le Hamas pour mener des attaques au cœur de l\u2019Etat hébreu.Sur ce second point, l\u2019armée a prévenu qu\u2019elle poursuivrait ses opérations durant la trêve de samedi.Signe de cette détermination affichée, le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a même appelé vendredi ses soldats à se tenir prêts à «un élargissement significatif des opérations terrestres à Gaza».Mais le Hamas, qui avait rejeté la semaine dernière une mouture d\u2019accord élaborée par l\u2019Egypte, a aussi ses exigences, la principale étant un engagement d\u2019Israël à lever le blocus qui asphyxie depuis 2006 l\u2019économie de ce petit territoire de 362 km^.Les combats continuent En attendant, un cessez-le-feu et de très incertaines négociations, les combats se sont poursuivis vendredi du nord au sud de Gaza, où, selon un bilan des secours locaux tôt samedi matin, 871 Palestiniens ont été tués et 5730 autres blessés en 18 jours d\u2019opérations.Six morts dans des frappes israéliennes ont encore été comptabilisées entre minuit et 3 h locales.De son côté, même si Israël assure avoir tué 240 de ses combattants et frappe inlassablement ses infrastructures, le Hamas s\u2019emploie à démontrer que ses moyens militaires n\u2019ont pas été annihilés : des roquettes, qui ont tué trois civils depuis le 8 juillet, continuent de viser Israël.Le Hamas a également affirmé avoir tiré vendredi matin trois roquettes de longue portée vers l\u2019aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, sans toutefois obtenir de nouvelle décision de suspension de vols comme après un tir mardi.L\u2019armée israélienne a par ailleurs annoncé le décès vendredi de deux soldats et confirmé celui du soldat Oron Shaul, dont le Hamas avait revendiqué l\u2019enlèvement.Avec 35 morts au combat, il s\u2019agit de ses pertes les plus lourdes depuis la guerre en 2006 contre le Hezbollah libanais, dont le chef.Hassan Nasrallah, ennemi juré d\u2019Israël, a appelé vendredi Arabes et musulmans à armer la «résistance» palestinienne à Gaza.La violence se propage en Cisjordanie Le conflit à Gaza, le quatrième depuis que l\u2019armée israélienne s\u2019est retirée de ce territoire en 2005, a des conséquences sur la Cisjordanie occupée, théâtre de violents affrontements à Hébron, Naplouse, Bethléem ou encore Jérusalem-Est, rappelant des scènes des deux intifadas.Au terme d\u2019un «jour de colère», les affrontements se poursuivaient dans la nuit, et deux Palestiniens de 16 et 18 ans ont été tués lors d\u2019af frontements avec l\u2019armée israélienne.En 24 heures, ce sont une dizaine de Palestiniens de Cisjordanie qui ont perdu la vie.Israël doit aussi faire face aux critiques sur le tribut payé par les civils palestiniens, notamment les plus jeunes.L\u2019UNICEE a fait état vendredi d\u2019un bilan à\u2019«au moins 192 enfants» tués dans la bande de Gaza.Au lendemain du drame dans son école de Beit Hanoun (nord), où selon les secours palestiniens une quinzaine de réfugiés ont été tués par un obus israélien, l\u2019Agence pour l\u2019aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a de nouveau lancé un signal d\u2019alarme sur la situation humanitaire.«Le nombre de personnes déplacées à Gaza atteint désormais trois fois le niveau observé au pire du conflit de 2008-2009», selon l\u2019UNWRA, dont le porte-parole Chris Gunness a précisé que plus de 160000 réfugiés étaient hébergés dans 83 refuges, ce qui représente près de 10% de la population.Si elle a promis d\u2019enquêter sur Beit Hanoun, comme le réclament l\u2019ONU et l\u2019Union européenne, l\u2019armée israélienne a de nouveau accusé le Hamas de se servir des civils comme de «boucliers humains» en dissimulant ses armes dans des écoles, mosquées et hôpitaux.Elle a d\u2019ailleurs affirmé qu\u2019un des soldats tués vendredi l\u2019avait été depuis une «structure située près d\u2019une école de l\u2019ONU».Agence France-Presse Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée dans le texte intitulé «Des cravates rouges en signe de désaccord», publié dans notre édition du vendredi 25 juillet.La rente moyenne des policiers à la retraite, à Montréal, est de 59000$ par année (et non de 81000$ comme nous l\u2019avons écrit).Le montant de 81000$ correspond au salaire moyen des policiers de Montréal.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal\t(sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Par courriel\tagenda@ledevoir.com Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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