Le devoir, 3 juin 2014, Cahier A
[" Le Conseil du statut de la femme veut protéger tous les conjoints de fait Page A 3 Feu vert à la cimenterie de Port-Daniel Page B 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V N° 1 2 2 LE DEVOIR, LE MARDI 3 JUIN 2014 1,13 $ + TAXES = 1,30 ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La Cour suprême a accordé un an à Ottawa pour accoucher, s\u2019il le désire, d\u2019un nouveau cadre légal à la prostitution.Criminaliser les clients plutôt que les prostituées Ottawa dit vouloir s\u2019inspirer de l\u2019opinion de Canadiens ayant pris part à une consultation sur la prostitution HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La table est mise pour la réforme des lois encadrant la prostitution au Canada.Une claire majorité de citoyens croit que ce ne sont pas les prostituées, mais plutôt leurs clients qui devraient être pourchassés par les policiers.Le ministre de Injustice dit vouloir s\u2019inspirer de cette préférence pour son projet de loi à venir, même si les premières intéressées critiquent cette approche.Quelques jours avant Noël, la Cour suprême du Canada a invalidé les portions du Code criminel interdisant les bordels, le proxénétisme et la sollicitation.Les juges ont tranché Ækt que ces interdictions, en poussant les femmes vers la 'JiV\tclandestinité, les obligent à prendre des risques et briment donc leur «droit à la vie, à la liberté et à la sécurité» garanti par la Charte des droits et libertés.Le tribunal a accordé un an à Ottawa pour accoucher, s\u2019il le désire, d\u2019un nouveau cadre légal à la prostitution.En l\u2019absence d\u2019action législative, ces trois pratiques deviendront légales.Le gouvernement conservateur a déjà indiqué qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de présider à l\u2019apparition de bordels rue Sainte-Catherine.Mais avant de déposer un projet de loi pour combler le vide laissé par la Cour, il a senti le besoin de solliciter l\u2019avis des citoyens pendant un mois.Au total, un peu plus de 31000 réponses en ligne ont été reçues par le ministère de Injustice.L\u2019analyse de ces avis, dévoilée lundi, permet de constater que 56% des répondants estiment que le fait d\u2019acheter des services sexuels devrait être criminel.Mais ils ne sont que 34% à penser que la vente de ces services devrait être criminelle.Bref, les citoyens approuvent le «modèle nordique» consistant à criminaliser les clients, pas les prostituées.«Nous avons l\u2019impression que c\u2019est la meilleure réponse pour protéger les Canadiens vulnérables et la communauté dans son ensemble», a indiqué le ministre de Injustice, Peter MacKay.Il a promis de déposer son projet de loi «au cours des prochains jours».Une consultation dénoncée Le «modèle nordique» a vu le jour en Suède, à la fin des années 1990.Il a inspiré la Norvège et pourrait devenir loi en France en 2015.L\u2019idée consiste à raréfier la demande en imposant aux clients des amendes proportionnelles à leurs revenus.Des peines de prison d\u2019un maximum de six mois sont possibles, quoique peu infligées.De l\u2019avis de plusieurs, cette approche n\u2019est efficace que parce qu\u2019elle s\u2019accompagne d\u2019importantes campagnes de sensibilisation pour rendre inacceptable aux yeux du public l\u2019açhat de services sexuels.A terme, le but de l\u2019approche nordique est l\u2019abolition de la prostitution.Plusieurs intervenants, dont les trois femmes à l\u2019origine de la cause s\u2019étant rendue à VOIR PAGE A 8 : PROSTITUTION Peter MacKay «Nous avons l\u2019impression que [le modèle nordique] est la meilleure réponse pour protéger les Canadiens vulnérables » Un deuxieme pont pour rA19 La structure réservée aux autobus s\u2019ajoute au chantier, dont la facture grimpe de 200 millions VALÉRIE MAYNARD Le chantier de l\u2019autoroute 19, qui doit relier Laval et Bois-des-Filion, dans la couronne Nord, prend du galon: l\u2019aménagement d\u2019un deuxième pont réservé aux autobus vient de s\u2019ajouter au projet, a appris Le Devoir.Ce vaste chantier sera «bonifié» pour inclure non seulement deux ponts, mais aussi deux échangeurs supplémentaires, ce qui fait grimper la facture.Estimé entre 350 et 400 millions de dollars en mai 2013, le parachèvement de l\u2019autoroute 19 est aujourd\u2019hui assorti d\u2019une enveloppe budgétaire de 500 à 600 millions de dollars.Pendant que la voiture règne sur le pont de l\u2019autoroute 25, que les discussions autour d\u2019un éventuel système léger sur rail (SRL) sur le pont Champlain tournent en rond et que la piste cyclable sur le pont Mercier proposée par le fédéral terminera sa course.au milieu du pont, le projet de parachèvement de l\u2019auto- route 19 fait déjà une place importante au transport en commun.Bonifié par rapport à l\u2019ébauche présentée par Québec il y a un an, le nouveau projet met résolument les voies réservées au transport collectif et au transport actif au cœur de sa démarche.De fait, il s\u2019agit de la première infrastructure au Québec dont les voies réservées sont intégrées à même la planification du projet.VOIR PAGE A 8 : PONT Washington s\u2019attaque aux GES r F ^ I t À 3ir JIM LO SCALZO NEWSCOM Le dôme du Capitole, à Washington, aperçu derrière les rejets émis par l\u2019unique centrale au charbon de la capitale américaine.Le plan Obama pour le climat Les centrales devront réduire leurs émissions de 30 % d\u2019ici 2030, par rapport au niveau de 2006 ALEXANDRE SHIELDS Dans un geste politique pour le moins audacieux pour un président américain, Barack Obama a annoncé lundi son intention de mettre en place de nouvelles normes censées réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques.Une décision qui démontre une volonté de regagner une certaine crédibilité dans les négociations internationales sur le climat, en plus de mettre davantage de pression sur le gouvernement Harper.Selon le plan dévoilé par l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA), les centrales qui produisent l\u2019électricité aux États-Unis devront globalement réduire leurs émissions de 30% d\u2019ici 2030, par rapport au niveau de 2005.Un tel effort de réduction est d\u2019autant plus important que les centrales du pays génèrent environ un tiers de l\u2019ensemble des émissions de gaz à effet de serre.Il faut dire que le charbon, considéré comme le pire combustible fossile, est encore largement utilisé chez nos voisins du sud.Il fournit près de 40% de l\u2019électricité du pays, devant le gaz naturel (30%) \u2014 en croissance en raison du gaz de schiste \u2014 et le nucléaire (19%).L\u2019an dernier d\u2019ailleurs, en raison des prix plus éle- VOIR PAGE A 8 : CLIMAT Test ministériel de LECTURE EN 4^ ANNÉE Les examens recorrigés pour cause de taux d\u2019échec élevé LISA-MARIE GERVAIS Devant un taux d\u2019échec inhabituellement élevé, le ministère de l\u2019Éducation force tous les enseignants de la 4® année du primaire à corriger de nouveau l\u2019épreuve ministérielle en lecture pour faire réussir plus d\u2019élèves.Selon les informations obtenues par Le Devoir, la notation de certaines questions de l\u2019épreuve ministérielle obligatoire en lecture de fin du 2® cycle du primaire, qui compte pour 20% de la note finale, devra être entièrement modifiée.Dans la plupart des cas, les notes de cette épreuve, que les élèves ont passée il y a deux semaines, avaient déjà été envoyées aux élèves et aux parents, Le ministère de l\u2019Éducation ne nie pas qu\u2019il a dû procéder des changements.«Certains milieux ont réagi assez vite et ne savaient pas trop comment se comporter face aux résultats des épreuves.Il y avait un grand écart entre l\u2019évaluation en cours d\u2019année faite par les enseignants et les résultats de l\u2019épreuve ministérielle», a expliqué Jean-Guy Hamel, directeur de la sanction des études.«Dans des classes de 25, habituellement 3 ou 4 élèves éprouvaient des difficultés [.], mais avec l\u2019examen du ministère, on se retrouvait avec 10 à 15 élèves en situation critique», a-t-il ajouté, se gardant de donner des détails sur le nombre d\u2019échecs ou la moyenne à l\u2019examen.Aucune note revue à la baisse Les quelques élèves qui seraient défavorisés dans le recalcul de la note de l\u2019examen garderont leur résultat initial.«Si, exceptionnellement, certains résultats étaient portés à la baisse à la suite de ces modifications, veuillez maintenir le résultat initial.En d\u2019autres termes, aucun VOIR PAGE A 8 : ÉCOLES ALEXANDER ZEMLIANICHENKO ASSOCIATED PRESS Aujourd\u2019hui Le Monde > Ukraine.Les combats s\u2019intensifient à Lougansk, bastion prorusse.Page B 5 Actualités > Commission Charbon-neau.Les partis ont sacrifié des boucs émissaires, dit une ex-v.p.de Roche.Page A 2 Économie > La Caisse de dépôt et placement ouvre des bureaux à l\u2019étranger.Page B1 Les Sports > Canadien de Montréal.Un bilan positif et un avenir prometteur, selon la direction.Page B 6 7\t.w- , - Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces Sudoku .B4 A4 B6 B6 A4 B4 77831303443123 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI JUIN 2014 ACTUALITES EDUCATION Le milieu implore Québec de ne pas réduire son budget LISA-MARIE GERVAIS Le milieu de l\u2019éducation a lancé un cri d\u2019alarme pour que le gouvernement Couillard ne lui impose pas des compressions budgétaires supplémentaires.Celles-ci compromettront inévitablement les services aux éléves, ont déclaré d\u2019une même voix enseignants, directions et commissions scolaires à la veille du dépôt du budget.A la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante du Québec, de nouvelles compressions dans le budget «vont mettre à mal l\u2019école publique» et remettront aussi en cause l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire, a soutenu lundi la présidente, Catherine Harel-Bourdon, lors d\u2019une conférence de presse.« On a atteint un seuil de non-retour.» La CSDM a connu il y a trois ans un déficit record de prés de 50 millions, mais estime avoir fait des efforts depuis, puisque ses frais d\u2019administration sont de moins de 4%.Le déficit de l\u2019année en cours pourrait être de 16 millions et l\u2019objectif est d\u2019atteindre le retour à l\u2019équilibre d\u2019ici 2016-2017.Il y a deux semaines, 25 postes de professionnels ont été supprimés, faute d\u2019argent.Besoin de courage.et d\u2019argent Des compressions supplémentaires auront un impact sur la réussite des éléves, le décrochage scolaire, les éléves handicapés et en difficulté, la charge de travail des enseignants et la francisation des éléves en classes d\u2019accueil, a fait valoir M\u201c® Harel-Bourdon.Les cinq syndicats représentant le personnel enseignant et non enseignant de la CSDM exhortent quant à eux le gouvernement à avoir le «courage politique de réinvestir dans le réseau des écoles «Avec le programme d\u2019austérité qui s\u2019annonce, on s\u2019en va dans la direction opposée» publiques les 550 millions de dollars réservés annuellement aux écoles privées».M\u201c® Harel-Bourdon a rappelé la situation difficile et particulière de la CSDM, due à sa surpopulation, à sa grande mixité sociale et à son grand nombre d\u2019élèves issus de l\u2019immigration.Alors que 1000 élèves de plus font leur entrée à l\u2019école, 80% des écoles primaires sont déjà pleines.Une vingtaine de projets d\u2019agrandissements sont en chantier et un rattrapage d\u2019un milliard dans les dix prochaines années sera nécessaire pour rénover le parc immobilier de 200 écoles et enrayer le problème de moisissures.«Avec le programme d\u2019austérité qui s\u2019annonce, on s\u2019en va dans la direction opposée», a déploré Jacques Dionne, commissaire parent au secondaire.La CSDM regroupe environ 10% des élèves handicapés du Québec et dirige plusieurs écoles régionales et supraré-gionales offrant des services à une clientèle lourdement handicapée.Or, ces services sont sous-financés.Le gouvernement n\u2019assure que 10% de la facture de ces services au primaire et 14% de celle au secondaire.«Mais c\u2019est du double que l\u2019on aurait besoin», a insisté Marie-Josée Lapointe, présidente du Comité consultatif des élèves ayant des besoins particuliers, et mère d\u2019un enfant trisomique.La présidente de la Fédération des commissions scolaires, Josée Bouchard, a fait savoir qu\u2019il y a une incohérence dans le discours d\u2019austérité du gouvernement et sa priorité, qui est la réussite éducative.M\u201c® Bouchard a aussi souligné que les commissions scolaires ont besoin d\u2019un peu plus de 300 millions de dollars pour assumer uniquement les coûts de système.Le Devoir Un autre refuge pour fenuues fermera le week-end Après la Maison Marguerite, c\u2019est au tour du refuge de jour pour femmes itinérantes Chez Doris, à Montréal, d\u2019annoncer qu\u2019il devra bientôt fermer ses portes durant les fins de semaine pour éviter l\u2019endettement.«Cette année encore, deux de nos subventionnaires principaux ont réduit le montant qu\u2019ils nous octroient: l\u2019un de 21000$ et l\u2019autre de 2%», ont fait savoir par communiqué Gisèle Molgat et Nicole Saltiel, coprésidentes de la Fondation du refuge pour femmes Chez Doris.Le nombre de femmes qui fréquentent le refuge a doublé en sept ans alors que les subventions n\u2019ont pas suivi, ajoutent-elles.«L\u2019année dernière, nous avons servi plus de 40000 repas, une augmentation de 9,5 % par rapporté l\u2019année précédente», écrivent-elles.Le refuge Chez Doris offre deux repas par jour aux femmes itinérantes ainsi qu\u2019un abri contre les intempéries, les proxénètes et les violences de la rue.Il offre aussi une attention particulière aux femmes itinérantes inuites de Montréal.Le Devoir Le NPD obligé de rembourser des millions de dollars en envois postaux?Ottawa \u2014 Le NPD pourrait être obligé de rembourser les envois postaux effectués par plusieurs dizaines de députés au frais des contribuables et ce remboursement pourrait atteindre plusieurs millions de dollars.Le Bureau de régie interne qui étudie à huis clos les dépenses de la Chambre des communes a conclu qu\u2019un nombre d\u2019élus néodémocrates ont violé les règles concernant les ressources parlementaires.Ce comité a étudié jusqu\u2019à 1,8 million d\u2019envois postaux utilisant des enveloppes de la Chambre des communes.Ces envois ont été effectués par l\u2019entremise du service postal gratuit offert aux députés.Selon les conservateurs et les libéraux du comité, ces envois étaient partisans et contrevenaient donc aux règles internes régissant les dépenses des élus.Le NPD a réitéré par voie de communiqué lundi soir que ces envois «respectaient les règles en vigueur».Le président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, doit réagir à ce sujet, mardi matin.La Presse canadienne Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 COMMISSION CHARBONNEAU Les partis ont sacrifie des boucs émissaires France Michaud a pris la défense des responsables du financement du PQ et du PLQ BRIAN MYLES Les responsables du financement du PQ Ginette Boi-vin et du PLQ Violette Trépa-nier ont trouvé une alliée en la personne de France Michaud.La principale responsable des dons occultes chez Roche s\u2019est portée à leur défense, lundi à la commission Charbonneau, jugeant leur congédiement «injuste».«Les deux, c\u2019étaient des personnes dédiées à leur parti.C\u2019était pas dans les hautes sphères, mais c\u2019est eux autres qui ont payé», a-t-elle dit lors de son témoignage.Selon M\u201c® Mi-chaud, il aurait été plus simple que les partis fassent «mea-culpa» sur le financement illégal, au lieu d\u2019utiliser M\u201c® Boi-vin et M\u201c® Trépanier comme des boucs émissaires.Mme Trépanier et M\u201c® Boivin rappelaient toujours à France Michaud qu\u2019elle devait respecter la loi électorale, interdisant les contributions d\u2019entreprises aux caisses électorales des partis.«Elles espéraient qu\u2019on ferait les choses bien.Elles ne m\u2019ont pas donné de signe autre que ça», a-t-elle dit.Par contre, les deux responsables du financement n\u2019ont jamais mis l\u2019ingénieure en garde contre l\u2019utilisation de prête-noms, l\u2019une des spécialités de Roche.France Michaud a surtout déploré le renvoi de Ginette Boivin, en 2006.Leurs relations étaient difficiles au début, car Roche avait la réputation d\u2019être une firme «peinturée rouge».Peu à peu, M\u201c® Michaud s\u2019est liée d\u2019amitié avec M\u201c® Boivin, «une femme entière» pour qui le PQ était l\u2019équivalent «d\u2019une deuxième famille».«La façon dont Ginette Boivin a été remerciée, je ne trouvais pas ça correct», a-t-elle dit.Mme Michaud a été si vexée par le renvoi de son amie, à la suite de la publication du rapport Moisan sur le financement illégal, en 2006, qu\u2019elle a cessé pratiquement toutes ses activités au bénéfice du PQ.Courir à sa perte Mme Michaud a été vice-présidente de Roche jusqu\u2019à son ar-restation, en février 2011, dans le dossier de l\u2019usine de traitement des eaux de Bois-briand.Elle est accusée notamment de fraude, de complot et de corruption avec six autres coaccusés, dont l\u2019entrepreneur Lino Zambito.L\u2019ingénieure, qui s\u2019est présentée comme «une rentière», accuse le poids de plus de trois ans de tracasseries judiciaires.Pour des raisons médicales, elle a bénéficié d\u2019une ordonnance de non-publication différée pour son témoignage.Ses propos pouvaient être rapportés en temps réel, mais les Mme Michaud a été vice-présidente de Roche jusqu a son arrestation, en février 2011 images étaient libérées lors des pauses.En milieu d\u2019après-midi, le procureur Simon Tremblay a coupé court à l\u2019exercice, en libérant la femme qui a semblé au bord de l\u2019effondrement à plus d\u2019une reprise lors de son témoignage.Franpe Michaud a couru à sa perte.À la suite de sa mutation du bureau de Roche à Québec à celui de Montréal, en 2003, elle a «pris les devants» pour rencontrer Ginette Boivin et Violette Trépanier, afin de contribuer à leurs cocktails de financement.Son rôle s\u2019est accru lorsque Marc-Yvan Côté est passé du rang de vice-président à celui de consultant, en 2005, à la suite de son témoignage embarrassant à la commission Go-mery, où il a dû avouer qu\u2019il avait fait du financement illégal au bénéfice du PLC.Mme Michaud cherchait à «centraliser» les contributions de Roche, une firme sollicitée de toutes parts pour contribuer au financement des partis.« Un moment donné, il faut être capable de dire non», a-t-elle dit.La «centralisation» n\u2019a pas entraîné une diminution des dons, mais une meilleure coordination en fonction des objectifs et des projets parrainés par Roche.Entre 1998 et 2011, la firme a utilisé des prête-noms et des stratagèmes de fausse facturation pour faire des dons de près de 730000$ aux trois partis provinciaux (dont 404419$ a\\i PLQ et 309480$ au PQ).A l\u2019époque, les firmes de génie-conseil auraient pu adopter le même slogan informel en matière de financement: «Tout le monde le fait, fais-le donc!» «On le sait que c\u2019est pas quelque chose qui est correct de faire du financement politique.On le faisait parce que tout le monde le faisait», a dit Mme Michaud.L\u2019un des principaux actionnaires de Roche, André Côté, a décrit France Michaud comme l\u2019une des principales responsables du financement illégal avec lui et Marc-Yvan Côté (un ancien ministre libéral dans le cabinet de Robert Bourassa).Mme Michaud ne conteste pas ce titre peu enviable.«J\u2019aurais pu avoir le guts de dire \u2018je ne donne plus\u201d, mais je ne l\u2019ai pas eu», a-t-elle dit.L\u2019ex-vice-présidente de Roche n\u2019a pas établi de lien entre les contributions politiques et l\u2019octroi des contrats publics au provincial.Les dons étaient perçus comme une police d\u2019assurance afin d\u2019ouvrir des portes dans les cabinets ministériels et d\u2019obtenir de l\u2019aide en cas de problème dans les projets.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019augmentation de 1,5 milliard par an des dépenses en infrastructures sera vraisemblablement mise de côté par le gouvernement Couillard au dépôt du budget, mercredi.INERASTRUCTURES Une autre promesse menacée par le budget Leitao ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Après les hausses de tarifs qui devaient se limiter à la simple indexation, c\u2019est un autre engagement majeur de la plate-forme électorale des libéraux qui risque de passer à la trappe lors du premier budget Leitao : l\u2019augmentation de 1,5 milliard par an des dépenses en infrastructures pendant les dix prochaines années.Lundi, tant le premier ministre Philippe Couillard que le ministre des Finances, Carlos Leitao, ont refusé de confirmer que les dépenses en infrastructures passeraient de 9,5 à 11 milliards par an tout au long de la prochaine décennie.C\u2019était pourtant un des éléments moteurs du cadre financier d\u2019un futur gouvernement libéral qui prévoyait ainsi stimuler l\u2019économie, ce qui a permis à Philippe Couillard, pendant la campagne électorale, de faire miroiter une croissance supérieure à celle prévue dans le S\u2019il y a la décote, c\u2019est 500 millions en cinq ans essentiellement qu\u2019on met en service de dette }) Nicolas Marceau, porte-parole péquiste en matière de finances dernier budget péquiste et par les économistes du secteur privé.Interrogé par les journalistes en matinée, Philippe Couillard a répondu par une lapalissade, «On va faire les infrastructures», a-t-il dit sans préciser la hauteur des investissements.Lors de la période des questions à l\u2019Assemblée nationale, le premier ministre, interrogé par le chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Bé-dard, a de même éludé la question.Report de projets Les conséquences pour le gouvernement Couillard ne sont pas seulement économiques et financières : plu- sieurs projets, annoncés par le gouvernement Charest sans être inscrits dans le Programme québécois d\u2019infrastructures (PQI), devront être reportés, ce qui causera de la grogne dans les communautés visées.Depuis un mois, l\u2019opposition officielle martèle que l\u2019accroissement de 15 milliards en dix ans de la dette du Québec \u2014 les investissements en infrastructures sont entièrement passés à la dette \u2014 empêcherait le gouvernement de respecter ses objectifs de réduction du poids de la dette par rapport au Produit intérieur brut (PIB), ce qui conduirait les agences de notation à abaisser la cote de crédit du Québec.«S\u2019il y a la décote, c\u2019est 500 millions en cinq ans essentiellement qu\u2019on met en service de dette», a indiqué lundi Nicolas Marceau.Et à cette somme s\u2019ajoutent 500 autres millions pour couvrir les intérêts de la dette supplémentaire.Cible Bachand Or, selon La Presse, le gouvernement, cédant à la pression des mandarins du ministère des Finances, s\u2019est résigné à mettre de côté cette promesse de hausser les dépenses en infrastructures.Le gouvernement Couillard s\u2019est rivé à la même cible de réduction du poids relatif de la dette qu\u2019avait fixée l\u2019ancien ministre libéral des Finances, Raymond Bachand, et qu\u2019a reprise à son compte son successeur péquiste, Nicolas Marceau.Au 31 mars 2014, la dette brute du Québec atteignait 198,5 milliards, ou 54,3 % du PIB.L\u2019objectif est de ramener ce pourcentage à 45 % en 2026.Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI S JUIN 2014 A 3 ACTUALITES Le dénonciateur Michel é David Les libéraux ont d\u2019excellentes raisons d\u2019en vouloir au p.-d.g.de l\u2019Agence métro-pplitaine de transport (AMT), Nicolas Girard.À l\u2019époque où il était député de Gouin, c\u2019est lui qui avait déterré le « scandale des garderies», qui a hanté le gouvernement Charest jusqu\u2019à la fin.Le favoritisme est toujours détestable, mais il devient carrément odieux quand les enfants risquent d\u2019en faire les frais.Quand le gouvernement Marois l\u2019a nommé à la tête de l\u2019AMT, après sa défaite aux mains de Françoise David, l\u2019opposition libérale a aussitôt poussé des cris indignés.«C\u2019est un scandale qu\u2019on donne une prime à la partisanerie à un député reconnu pour ses jobs de bras», avait lancé l\u2019ancienne ministre des Transports, Julie Boulet.Aussi bien la CAQ que Québec solidaire avaient cependant salué la qualité du travail parlementaire de M.Girard, de sorte qu\u2019il a fallu trouver autre chose à lui reprocher.Il n\u2019avait jamais rien dirigé de plus gros qu\u2019un bureau de député, ont souligné les libéraux.Dès lors, comment pouj\u2019rait-il gérer convenablement une société d\u2019Etat de cette envergure ?Son prédécesseur, Joël Gauthier, avait dirigé le PLQ, une structure sans doute plus complexe qu\u2019un bureau de député, mais où il a manifestement contracté de déplorables habitudes, à en croire le mandat de perquisition demandé et obtenu par l\u2019Unité permanente anticorruption GJPAC).Ce qu\u2019on lui reproche revient comme une litanie ces temps-ci: fraude, abus de confiance, acceptation de cadeaux, etc.Quand un homme demande à sa secrétaire de détruire son cellulaire à coups de talon, c\u2019est généralement qu\u2019il n\u2019a pas la conscience tranquille.Les travaux de la commission Charbonneau nous ont donné l\u2019occasion de nous familiariser avec les méthodes de finan-M.Girard\tcement des partis poli- tiques, notamment l\u2019utilisa-sera-t-il puni tion de prête-noms, qui leur ,\ta permis de contourner la pour avoir\tlol pendant des décennies.rnntrihiiP à\tcertainement cho- quant d\u2019appr,endre qu\u2019une l\u2019assainissement société d\u2019Etat comme 1 AMI a pu faire partie du des mœurs système, mais plus encore y .\t\u201e\tque des sommes d\u2019argent politiques.\tcomptant auraient été dé- posées dans des comptes bancaires personnels de son p.-d.g., dont la fréquentation assidue d\u2019entrepreneurs véreux est également troublante.Nicolas Girard savait très bien que le retour au pouvoir des libéraux signifierait sa mise au chômage à brève échéance, mais il avait décliné l\u2019invitation à se représenter à l\u2019élection du 7 avril.La perquisition effectuée par l\u2019UPAC rend toutefois sa liquidation nettement plus délicate.C\u2019est M.Girard lui-même qui a mis la police sur la piste en lui transmettant des courriels compromettants de M.Gauthier.Sera-t-il puni pour avoir contribué ainsi à l\u2019assainissement de nos moeurs politiques ?Le premier ministre Couillard a promis une transparence absolue et la plus grande sévérité sur les questions d\u2019intégrité.Qn pourrait dire que le p.-d.g.de l\u2019AMT est allé au-devant de ses désirs en informant l\u2019UPAC du comportement douteux de son prédécesseur.Le ministre des Transports, Robert Poëti, a d\u2019ailleurs indiqué qu\u2019il avait lui-même demandé à M.Girard de rendre la perquisition publique.Le gouvernement Marois devait présenter à l\u2019Assemblée nationale un projet de loi pour protéger les dénonciateurs au sein de la fonction publique, mais le déclenchement des élections l\u2019en avait empêché.Le syndicat des fonctionnaires et celui des professionnels du gouvernement, présentement astreints à un « devoir de réserve» qui leur impose le silence, le réclament depuis des années.À l\u2019époque, M.Couillard disait craindre «d\u2019instaurer un climat de dénonciation permanent», mais il approuvait le principe d\u2019un tel projet.«Si quelqu\u2019un a quelque chose à dire, il faut que cette personne ait la possibilité de le dire de façon anonyme, dans la protection de sa personne.Là-dessus, je serai intransigeant», avait-il déclaré durant la campagne électorale.Le projet de loi créant le nouveau poste d\u2019inspecteur général de Montréal prévoit que les personnes qui lui fourniront des informations, qu\u2019il s\u2019agisse de fonctionnaires ou de simples témoins, seront protégées contre toute mesure de représailles.Il serait renversant que cette protection ne soit,pas accordée à un dirigeant de société d\u2019Etat qui agit comme informateur.Il est vrai que M.Girard n\u2019avait aucune expérience de gestionnaire avant son arrivée à l\u2019AMT.C\u2019est pourquoi on avait demandé à celui qui avait assuré l\u2019intérim après le départ de Joël Gauthier, Paul Côté, d\u2019être conseiller spécial.M.Girard n\u2019en a pas moins fait le ménage à l\u2019AMT Soit, c\u2019est un péquiste, mais a-t-on quelque chose de précis à reprocher à sa gestion?Le gouvernement Couillard a parfaitement le droit de préférer un service d\u2019autobus à un SLR sur le nouveau pont Champlain.Quelle que soit sa propre opinion, M.Girard ne contestera certainement pas ce droit.mdavid@ledevoir.com DROIT DE LA FAMILLE Le CSF veut protéger tous les conjoints de fait L\u2019organisme prône le droit à une pension alimentaire et au partage du patrimoine en cas de rupture GUILLAUME BOURGAULT-COTE f Eric et Lola font des petits.Dans la foulée de la réflexion que mène Québec à la suite du jugement sur le célèbre couple, le Conseil du statut de la femme (CSF) modifie une position qu\u2019elle défend depuis longtemps et préconise désormais une protection juridique pour tous les couples.Mariés ou pas, parents ou non.Dans un volumineux avis publié lundi soir, le CSF propose ainsi des modifications majeures au droit québécois de la famille.Ce faisant, il reconnaît que les femmes demeurent aujourd\u2019hui encore souvent les grandes perdantes des fins de vie commune.Un constat qui force une rupture avec la traditionnelle défense de la «liberté de choix individuelle» pour les femmes.Le conseil souhaite donc maintenant que l\u2019obligation alimentaire (la «pension») s\u2019applique aux conjoints de fait, exactement comme pour les couples mariés.Il suggère également que les conjoints de fait soient soumis aux règles de partage du patrimoine familial dès lors qu\u2019ils ont cohabité pendant plus de deux ans \u2014 ou moins s\u2019ils ont eu des enfants.Ne voulant pas «marier de force» tous les couples du Québec, le Conseil prévoit dans son avis une sorte à\u2019«opting out», soit la possibilité pour les tenants de l\u2019union libre de se soustraire à l\u2019application du nouveau régime.Si un couple ne veut pas du partage des biens ou de la notion de pension alimentaire, il devrait toutefois «recevoir des conseils juridiques indépendants» et faire notarier son refus (les moins fortunés pourraient se faire rembourser).Cela afin de «garantir un consentement éclairé».De la matière pour le comité Cet avis du Conseil est publié alors qu\u2019un comité consultatif mandaté par Québec en avifi 2013 poursuit des travaux qui déboucheront sur une proposition étoffée de réforme du droit de la famille.Le président du comité, le juriste et professeur Alain Roy, a indiqué lundi au Devoir que le rapport du CSF «nourrira» la réflexion de son groupe, dont le rapport est attendu au printemps 2015.a, n devenait difficile de défendre le choix individuel plutôt que de penser à lïntérêt collectif des conjoints les plus vulnérubks }} Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme Le comité avait été mis en place quelques mois après Je jugement de la Cour suprême dans l\u2019af faire Eric c.Lola, le plus célèbre couple anonjme du Québec.Dans cette affaire opposant im milliardaire à son ex-compagne qui demandait une pension alimentaire personnelle (en plus de celles réservées aux enfants), la Cour avait jugé que le Code civil du Québec est discriminatoire envers les conjoints de lait, parce qu\u2019il ne leur accorde pas les mêmes droits qu\u2019aux couples mariés.Essentiellement, ces droits concernent la pension alimentaire et le partie du patrimoine familial.La Cour avait conclu que le caractère discriminatoire du Code n\u2019était pas anticonstitutionnel (ce qui permettait le maintien du statu quo), mais elle avait suggéré à Québec d\u2019intervenir pour modifier la discrimination.D\u2019où la création du comité consultatif chargé d\u2019étudier la pertinence de revoir l\u2019ensemble des dispositions composant le droit familial.Dans un rapport d\u2019étape, en octobre 2013, le comité suggérait que la naissance ou la prise en charge d\u2019un enfant justifie désormais l\u2019application du droit de la famille \u2014 et non plus seulement le mariage.Le Conseil du statut de la femme estime qu\u2019un pas de plus est possible, et penche pour ime protection des couples sans enfant.Coup de pouce à l\u2019égalité Selon la présidente du CSF, Julie Miville-Dechêne, la sortie de l\u2019organisme n\u2019a toutefois pas tant à voir avec ces événements qu\u2019avec les changements sociaux observés au Québec depuis une trentaine d\u2019années.«Dès mon arrivée au Conseil en 2011, fai vu qu\u2019il fallait se pencher sur la position que nous avions depuis plus de trente ans», dit-elle en entretien.Le Conseil a «longtemps défendu un traitement différencié entre les couples mariés et non mariés lors d\u2019une rupture», rappelle l\u2019avis.Cela «au nom de l\u2019autonomie et de l\u2019égalité des personnes».Le CSF soutenait alors que «les femmes étaient sur la voie de l\u2019autonomie économique et qu\u2019elles seraient capables de faire le choix le plus avantageux pour elles», pour autant qu\u2019elles soient informées des droits et obligations de chaque régime.Julie Miville-Dechêne rappelle qu\u2019à l\u2019époque, le Conseil «jugeait que l\u2019entrée massive des femmes sur le marché du travail leur permettrait d\u2019acquérir leur autonomie économique et les placerait en position d\u2019égalité au sein du couple».Ôr, si de grands progrès ont été enregistrés en ce sens, les espoirs du CSF sont en partie demeurés cela: des espoirs.«Ce n\u2019est pas un constat d\u2019échec, dit-elle.Mais c\u2019est clair que l\u2019égalité de fait n\u2019est pas réalisée.» M\u201c® Miville-Dechêne a bien noté un récent sondage de la Chambre des notaires qui montrait que les Québécois ignorent largement que le droit actuel ne donne aucune protection aux conjoints de fait (à moins de signer un contrat de vie commime).Dans les circonstances, comment croire au «caractère éclairé des choix faits par les femmes pour une forme d\u2019union plutôt qu\u2019une autre ?», demande-t-elle.«La situation est qu\u2019en 2014, 80% des couples en union de fait [qui représentent près de quatre couples sur dix au Québec] ne signent aucun contrat, ne bénéficient d\u2019aucune couverture en cas de rupture.» «Il devenait difficile de défendre le choix individuel plutôt que de penser à l\u2019intérêt collectif des conjoints les plus vulnérables, dit Julie Miville-Dechêne.On parle de ceux qui consacrent plus de temps aux tâches familiales, qui sacrifient leur carrière pour les enfants.Et c\u2019est encore davantage les femmes.» Le Devoir '''fesse YAN DOUBLET LE DEVOIR Sans s\u2019engager à interdire i\u2019activité pétroiière et gazière dans ies basses terres, ie ministre Pierre Arcand a avancé que ie gouvernement ne déiivrerait «probabiement pas» pour ie moment ies certificats d\u2019autorisation nécessaires.Ci-dessus, Taiisman forait en 2010 à Saint-Edouard-de-Lotbinière.HYDROCARBURES L\u2019évaluation environnementale stratégique est un « travail pédagogique », dit le ministre Arcand MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le gouvernement libéral s\u2019est une nouvelle fois défendu lundi de préparer le terrain au retour de foreuses à gaz de schiste avec son évaluation environnementale stratégique globale (EESG) sur la filière des hydrocarbures.L\u2019EESG s\u2019inscrit dans un «travail pédagogique» nécessaire, a répété le ministre de l\u2019Energie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, trois jours après avoir dévoilé le Plan d\u2019action gouvernemental sur les hydrocarbures.Selon M.Arcand, «plus la population va être informée, plus elle va être en mesure de nous suivre».L\u2019ancien ministre de l\u2019Environnement s\u2019est toutefois refusé à rejoindre le camp des «pour» ou des «contre» à l\u2019exploitation de pétrole et de gaz de schiste au Québec.«Bien sûr, on aimerait bien, comme tout le monde, si les choses peuvent se faire correctement, pouvoir développer nos ressources naturelles [et] enrichir les Québécois», a-t-il dit avant d\u2019ajouter du tac au tac : «Mais pas à n\u2019importe quel prix.» L\u2019équipe Couillard «avance, mais avance à un rythme qui est celui des citoyens» en matière de développement des ressources d\u2019hydrocarbures, a fait valoir M.Arcand.«On n\u2019a pas l\u2019intention de brusquer les citoyens.» «[L\u2019EESG] va nous permettre de nous faire une tête sur l\u2019ensemble de la filière des hydrocarbures, et c\u2019est ce que veulent les Québécois», a également fait valoir le ministre de l\u2019Envi-ronnemenfi David Heurtel.Elle mettra en lumière les «nouvelles technologies» utilisées par les sociétés afin d\u2019extirper le pétrole ou le gaz de schiste, a ijlustré par la suite son collègue à l\u2019Energie et aux Ressources naturelles.Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, reprochait lundi à l\u2019équipe Couillard de faire fi à des années de recherche sur la filière du gaz de schiste.« [BAPE ou évaluation environnementale stratégique] les conclusions sont les mêmes, très claires: pas d\u2019acceptabilité sociale et des grands risques environnementaux, comme la contamination des eaux», a fait valoir en chambre l\u2019élu péquiste, dont la « [réapparition du] bon vieux gouvernement libéral qu\u2019on a connu en 2010» saisit de frayeur.Le Parti québécois mène une politique de «peur», de «procès d\u2019intention» et 61 «accusations non fondées», a rétorqué M.Heurtel.Acceptabilité sociale manquante M.Arcand a déposé lundi le projet de loi 5 consistant notamment à prolonger la période au cours de laquelle le titulaire d\u2019un permis de recherche de pétrole ou de gaz est exempté d\u2019exécuter les travaux de recherche exigés habituellement en vertu de la législation.«Si ses dispositions prenaient fin tel que prévu le 13 juin 2014, l\u2019une de ces conséquences serait d\u2019obliger les détenteurs de permis à mener des travaux, y compris dans les basses terres du Saint-Laurent, ce qui n\u2019est pas souhaitable puisque, comme vous le savez, l\u2019acceptabilité sociale des activités dans le shale n\u2019est pas encore établie», a expliqué Pierre Arcand, réitérant son souhait de faire l\u2019ébauche d\u2019un projet de loi sur les hydrocarbures d\u2019ici à l\u2019automne 2015.Le ministre n\u2019entend toutefois pas frapper les basses terres d\u2019une interdiction d\u2019activité pétrolière et gazière à l\u2019instar de l\u2019estuaire du Saint-Laurent ou du golfe du Saint-Laurent.Selon M.Arcand, le gouvernement du Québec ne délivrerait «probablement pas» de certificats d\u2019autorisation nécessaire aux travaux devant l\u2019absence 6\u2019«acceptabilité sociale» autour des projets d\u2019exploration ou d\u2019exploitation du gaz de schiste.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 3 JUIN 2014 ACTUALITES Congédié à Verdun, accueilli à bras ouverts par CDN-NDG JEANNE CORRIVEAU L?arrondissement de Côte-' des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG) compte embaucher un cadre congédié par Verdun en mars dernier.Ex-directeur de l\u2019arrondissement de Verdun, Pierre Boutin avait été démis de ses fonctions à la suite d\u2019une enquête disciplinaire qui n\u2019avait toutefois pas révélé de «manquements majeurs» de sa part.Lors de la séance du conseil d\u2019arrondissement de CDN-NDG lundi soir, les élus devaient entériner l\u2019embauche de Pierre Boutin au poste de directeur de?travaux publics.A l\u2019arrondissement, on indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «décision réfléchie et longuement analysée» et que tant la direction générale de la Ville que le bureau du Contrôleur général ont été consultés au cours du processus de sélection.On a souligné que l\u2019expérience et la compétence de M.Boutin en matière de gestion lui avaient permis de se démarquer des autres candidats.Enquête disciplinaire Rappelons que M.Boutin était l\u2019un des trois fonctionnaires que l\u2019arrondissement de Verdun avait suspendus en février dernier à la suite de la découverte d\u2019irrégularités dans l\u2019octroi de permis de construction.Au terme d\u2019une enquête M.Boutin recevra le même salaire que lorsqu\u2019il était directeur de l\u2019arrondissement de Verdun disciplinaire, le maire de Verdun, Jean-François Parenteau, avait décidé de congédier M.Boutin.«L\u2019enquête administrative a démontré que ses actions n\u2019ont pas donné lieu à des manquements majeurs.Toutefois, j\u2019estime que le lien de confiance entre un maire et son directeur d\u2019arrondissement est primordial pour travailler à toute réforme administrative sérieuse», avait expliqué M.Parenteau en mars dernier pour justifier sa décision.Il avait alors ajouté que M.Boutin était un «homme intègre».Benoit Malette, chef de division du Service de l\u2019urbanisme, avait pour sa part été rétrogradé alors que le troisième fonctionnaire, Jean Cardin, avait été blanchi et avait pu réintégrer ses fonctions.Même salaire A titre de directeur des travaux publics, M.Boutin recevra la même rémunération que lorsqu\u2019il était directeur de l\u2019arrondissement de Verdun, soit 145768$, indiquent les documents remis aux élus sans explications supplémentaires.Une partie de son salaire sera assumée par Verdun, soit 7750$ en 2014 et 15500$ pour 2015, alors que CDN-NDG paiera la différence.M.Boutin devrait entrer en fonctions le 9 juin prochain.Le Devoir Produits imperméabilisants : des cas d\u2019intoxication Le centre antipoison du Québec a reçu 79 appels concernant des intoxications relatives à l\u2019usage d\u2019imperméabilisants pour tentes et vêtements de plein air en 2012-2013.La majorité des personnes exposées ont dû se présenter dans un centre hospitalier en raison d\u2019une détresse respiratoire.Après avoir fait enquête sur la question, l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a conclu que les cas d\u2019intoxication étaient liés à une mauvaise utilisation du produit par les consommateurs.Endroit aéré «En regardant les dossiers, on s\u2019est rendu compte que les utilisateurs ne prenaient pas les mesures de protection recommandées», relève Pierre-André Dubé, qui a cosigné l\u2019avis avec Dafnée Brisebois-Tremblay.« Ou ils ne comprennent pas nécessairement ce que veut dire: \u201cutiliser l\u2019aérosol dans un endroit aéré\u201d».En effet, l\u2019aérosol imperméabilisant pour les tentes et vêtements de plein air doit être utilisé à l\u2019extérieur seulement.On doit aussi attendre plusieurs heures avant d\u2019entrer dans le produit imperméabilisé.L\u2019INSPQ recommande également que Santé Canada répertorie la résine fluorée et la résine siliconée comme produits toxiques, même quand leur concentration est inférieure à 1 %, ce qui était le cas lors des intoxications étudiées.Dans un des cas répertoriés dans l\u2019étude de l\u2019INSQ, la patiente a eu des séquelles de cet épisode de détresse respiratoire.Le Devoir 1 PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR L\u2019arrondissement montréalais a annoncé 11 mesures qui visent à améliorer la cohabitation des piétons, des cyclistes et des automobilistes.ROSEMONT-LA PETITE-PATRIE Des vignettes de stationnement plus chères pour les véhicules polluants JEANNE CORRIVEAU Il en coûtera moins cher pour stationner une voiture hybride ou électrique qu\u2019une voiture à essence dans l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.Dans le cadre de sa stratégie de mobilité durable, l\u2019administration du maire François Croteau a décidé de revoir à la baisse le prix des vignettes pour les propriétaires de véhicules moins polluants.A l\u2019heure actuelle, les vignettes pour résidants dans Rosemont-La Petite-Patrie coûtent 70$ par année, mais leur prix sera sous peu de 115$ pour les véhicules à essence, de 87$ pour les hybrides et de 58$ pour les voitures électriques.«On aurait aimé différencier les grosses cylindrées et les moins grosses cylindrées dans la tarification.Cependant, le système informatique de la Ville de Montréal ne nous permet pas de faire une gradation aussi pointue», a expliqué le maire Croteau lundi.Incitatif Le maire Croteau ne s\u2019attend pas à ce que cette nouvelle grille tarifaire permette à son arrondissement de récolter des revenus supplémentaires.Il y voit plutôt un incitatif pour les citoyens à se procurer un véhicule moins polluant.On estime d\u2019ailleurs à plus de 500$ par année le coût d\u2019entretien d\u2019un espace de stationnement sur rue.Dans le Plateau-Mont-Royal, l\u2019administration Ferrandez avait privilégié un tarif uniforme de 140$ (plus taxes) pour les vignettes de stationnement.«Chaque arrondissement a des problématiques dijférentes en matière de stationnement, a commenté François Croteau.Par exemple, plusieurs arrondisse- II 11 L\u2019arrondissement veut aussi multiplier les saillies de trottoir pour sécuriser les intersections.ments n\u2019ont pas de vignettes ou presque pas, comme Anjou ou Verdun.Lorsqu\u2019on établit une tarification, il faut le faire en fonction des réalités du territoire.» Onze mesures La tarification des vignettes est l\u2019une des onze mesures annoncées par le maire Croteau dans le cadre de la stratégie de mobilité durable de l\u2019arrondissement visant à favoriser un meilleur partage de la chaussée.Au cours des quatre prochaines années, l\u2019arrondissement entend ajouter 20 kilomètres de voies cyclables aux 34 kilomètres qui existent déjà.Il poursuivra l\u2019aménagement de saillies de trottoir verdies \u2014 il y en a 74 à l\u2019heure actuelle \u2014 pour sécuriser les intersections.Il entend aussi s\u2019assurer du dégagement obligatoire de cinq mètres aux intersections tel que le prescrit Je Code de sécurité routière.A Montréal, cetfe règle est peu respectée.A l\u2019instar du Plateau-Mont- Royal, Rosemont-La Petite-Patrie envisage d\u2019aménager des vé-lorues oû la circulation cycliste aura priorité sur celle des automobilistes.L\u2019arrondissement n\u2019a pas déterminé quelles rues pourraient être transformées, mais François Croteau a évoqué la rue Saint-Zotique, à l\u2019ouest de Papineau, «où il y a un problème récurrent de partage de la chaussée entre cyclistes et automobilistes».Les autres mesures du plan prévoient l\u2019installation de dos d\u2019âne \u2014 qui sont au nombre de 200 à l\u2019heure actuelle dans cet arrondissement \u2014 et l\u2019aménagement de stationnements de vélos sur rue à proximité de commerces et des zones d\u2019emploi.François Croteau soutient que ce plan ne devrait pas susciter de protestations de la part des pompiers, car, dit-il, il a été élaboré dans le respect des normes établies par le gouvernement du Québec.Le Devoir IMMOBILIER Lâbeâume veut accélérer la délivrance des permis ISABELLE PORTER à Québec Le maire Régis Labeaume trouve que la Ville de Québec fait trop attendre les promoteurs en matière de délivrance de permis et promet des changements majeurs pour accélérer le processus.«On a beaucoup de projets à Québec, mais les permis ne sortent pas assez vite», a lancé le maire de Québec lundi soir avant la séance du conseil.«Je vais faire une couple d\u2019annonces d\u2019ici une ou deux semaines.» Sans définir la nature des changements, le maire a dit que «le système au total» était à revoir.n a ajouté que les délais privaient la Ville de revenus importants.«Un permis qui ne sort pas, c\u2019est peut-être une année de revenus qu\u2019on n\u2019a pas à la Ville, a-t-il dit.On dirait que les gens ne comprennent pas ça.» Après une période très faste, les mises en chantier sont au ralenti dans la capitale.Dans le secteur résidentiel, la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement prévoit des baisses de 13,5% en 2014 et 11,1% en 2015.Sur le marché du condominium, on appréhende 40% de diminution pour cette année.Budget: pas d\u2019attentes Le maire a par ailleurs dit avoir peu d\u2019attentes en vue du premier budget du gouvernement Couillard, qui sera présenté mercredi.«Les attentes sont très limitées [.] Notre travail actuellement, c\u2019est d\u2019appuyer le gouvernement dans son objectif d\u2019éliminer le déficit.Je pense qu\u2019on a à appuyer le premier ministre là-dedans.» M.Labeaume tient toutefois pour acquis le financement de l\u2019élargissement de l\u2019autoroute Henri-IV, sa priorité.«Henri IV, ça ne m\u2019inquiète pas», a-t-il dit.Le Devoir {{Notre travail actuellement, c\u2019est d\u2019appuyer le gouvernement dans son objectif d\u2019éliminer le déficit )) Régis Labeaume, maire de Québec Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain Téléphone 514-9854322 Télécopieur 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement cartes de crédit 1 \u2022 N\t\u2022 D \u2022 E \u2022 X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat vente échangé 160-199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 - 250 Achat vente échangé 251 - 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES APPARTEMENTS ET LOGEMENTS A LOUER AAHUNTSIC- aveD'AUTEUIL 5 1/2 reno Près metro Non fum Tranquille 890$ rien d inclus Juillet 514 708 6702 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu un logement est offert en lo cation (ou sous location) toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit etre traitée en pleine égalité sans distinction exclusion ou preference fondée sur la race la couleur le sexe la gros sesse I orientation sexuelle letat civil I age du locataire ou de et a ses enfants la religion les convie tiens politiques la langue I origine ethnique ou nationale la condition sociale le handicap ou I utilisation d un moyen pour pallier ce handi cap METRO SNOWDON Haut duplex grand 6 1/2 rénové ensol 3 ch balcons lav/sec s s pl bois 2 electros JUILLET 1 750$ chauffe 514-714-9861 MOREAU & SHERBROOKE R de 0 1500 P 0 aspect loft reno ve avec gout calme bois franc Stat Jardin 2 mm metro 1 685$ 514 848-9770 514 206-9770 NDG-5r2 - Haut duplex rénové Pl bois Face parc près bus Libre 1125$ 514 481-8043 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS A LOUER OUTREMONT - 4 1/2 av Lajoie Rénové boisfr chauff 4 electros JUILL ouav 1390$ 514-733-9614 Outremont Duplex 61/2, r de c Garage 2 electros Les entrees 1 600$ chauffe Ref 514 737 6169 PLATEAU 31/2-41/2-61/2 700$a 1535$ www locationduplateau corn Libres\t514 598-5872 PLATEAU 41/2 nouveau condo A vendre ou a louer 3 mm metro parc Laurier 5 electros Sat disp Libre 1250$ 514 978 3937 ROSEMONT (prox Parc Molson) 51/2 Impeccable rénové en 2011 Quartier tranquille et agréable Disp le 1er juillet (514)840 2042 Details a www 6571 ca VILLEST-LAURENT-512 Haut de duplex chauffe pl bois 2 balcons superbe vue Juillet 1100 $/m\t514 332-2770 VILLEST-LAURENT-61/2 H duplex chauffe rénové a 2 pas du centre Place Vertu et bibliothe que LIBRE 1350$ 514-333-4138 VMR bas duplex, grand 7 1/2 a/c Garage Poss accès jardin Juillet 1500$ 514 564 4998 CONDOMINIUMS A LOUER CENTRE-VILLE-LOFT 31/2 4 electros neufs chauffe et climati se Impeccable Insonorise A 2 pas du CHUM UQAM N Fumeur 919$ 514-717-5422 QUEBEC A LOUER SILLERY près MAGUIRE Maison de prestige MEUBLEE 4 etages 4 c c 3 s de b Août 2014 a août 2015 2 500$/m\t418 688 7886 HORS FRONTIERES EUROPE A LOUER PARIS Atelier loft meuble libre juillet août Equipe 2 chambres ensoleille calme sur allee privée table a I extérieur sous les arbres Sympathique quartier de Belleville Metro Télégraphe (15 mm deCha telet) 2800$/mois (800$/sem) 33 1 40 30 09 14 riouxchristian@yahoo corn http riouxchristian e monsite corn/ PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel 2 1/2 rénové 08 Tt équipé très ensoleille Sur jardin Sem/mois 514 272 1803 PROVENCE Valleedu Rhone Maison de village dans le quartier medieval de Nyons 2cc 2 s de b Toute equipee Terrasse ensoleillee Internet www bonnevisite ca/nyons mariehalarie@gmail corn 819 658-1218 CHALETS A LOUER DEMENAGEMENTS SERVICES DIVERS SERVICES DIVERS GASPESIE - Baie des Chaleurs Paspebiac Maison a la sem De juin a octobre 1 800 463 0890 www aubergeduparc com/maison ANTIQUITES MTM International Nous achetons or argent bijoux et tous objets de collections Vente de successions mtmmternational ca 514-527-1526 LIVRES ET DISQUES \u201cLibrairie Bonheur d'Occasion* acheté a domicile livres de qualité en tout genre 514 914-2142 1317, av du Mont-Royal Est ARGENT DEMANDE OU A PRETER ArgentDirect corn Prêts de 500 $ et plus sans enquete de credit approbation 1h 1-888-374-5777 VOTRE ORDINATEUR BOGUE OU RALENTIT \u2019 Mise a jour et reparation PC Mac et portables lOansdexp Service a domicile 514 573-7039 Julien LES DEMENAGEMENTS BRETON-SAVARD Emballage Entreposage Pianos Assurances compi Estim gratuite info@bretonsavard corn 514 254-1447 operationenfantsoleil ca 1 877 683 2325 MAGOG Pour VOS réunions d'affaires, réceptions de tout genre, 4 salles privées, menu du terroir.www.auxjardinschampetres.com ANNIVERSAIRES ET MARIAGES ANNIVERSAIRES ET MARIAGES NOUVELLES RUBRIQUES Soulignez les heureux événements de la vie Anniversaires, mariages, naissances, félicitations, etc.514 985-3322 ou petitesannonces@iedevoir.com Construire ensemble,.-, un monde different Pour nous appuyer ; www.alternatives.ca \u2022 514.982.6606 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2014 A 5 ACTUALITES Ottawa a une dette envers le chantier Davie, juge le ministre Daoust MARCO BELAIR-CIRINO Correspondant parlementaire à Québec Le ministre de l\u2019Économie, Jacques Daoust, presse Ottawa de «donner de l\u2019ouvrage» aux travailleurs du chantier naval Davie, envers lequel il a une dette.Le Québec n\u2019a pas eu «sa juste part» des contrats de construction des navires \u2014 totalisant 33 milliards de dollars \u2014 octroyés par le gouvernement fédéral à l\u2019automne 2011, a-t-il fait valoir lundi.Le chantier maritime de Lévis avait été boudé au profit de ceux d\u2019Halifax, Irving Shipbuilding, et de Vancouver, Seaspan.Ceux-ci s\u2019étaient respectivement vu confier la construction de 21 navires pour la Marine royale (25 milliards) et de sept navires pour la Garde côtière (8 milliards).Le Diefenbaker dans la mire M.Daoust a dit épauler Davie dans sa tentative de ravir à Seaspan le contrat du plus gros brise-glace canadien, le Diefenbaker, lourdement plombé par les retards et les dépassements de coûts.«J\u2019ai l\u2019intention de continuer de faire en sorte qu\u2019on essaie d\u2019obtenir ce navire-là », a-t-il déclaré lundi après-midi à la période des questions et des réponses orales.Le député péquiste Nicolas Marceau l\u2019exhortait à se rallier à Davie.Le chantier maritime s\u2019est proposé de prendre la relève de Seaspan, ce «Il y a d\u2019autres bateaux qui s\u2019en viennent, il va falloir que ce gouvernement soit [équitable] )) Jacques Daoust, ministre de i\u2019Êconomie qui lui permettrait de faire travailler quelque 2000 personnes à Lévis.Mais Ottawa a refusé net.« On devra agrandir les cales sèches de Vancouver pour venir à bout de fabriquer [le Diefenbaker] », a fait remarquer M.Daoust à sa sortie du Salon bleu, rappelant que le chantier naval Davie dispose de «la plus grande cale sèche au Canada».«Je ne comprends pas beaucoup.» D\u2019ailleurs, l\u2019ancien président d\u2019investissement Québec a fait part de son incompréhension au ministre fédéral des Finances, Joe Oliver, qu\u2019il connaît depuis 25 ans.M.Daoust demande au gouvernement conservateur de dorénavant répartir équitablement les contrats de construction navale.«Il y a d\u2019autres bateaux qui s\u2019en viennent, il va falloir que ce gouvernement soit [équitable] », a-t-il indiqué à la presse.Le Devoir COMMISSAIRE À LA VIE PRIVÉE Le choix de Harper contesté par des experts MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Nouvelle nomination du gouvernement, nouvelles critiques.Le dernier nommé de Stephen H^er, cette fois-ci au commissariat à la protection de la vie privée, ne fait pas l\u2019unanimité.Une coalition de groupes et d\u2019experts dans le domaine reproche au premier ministre d\u2019avoir retenu un exfonctionnaire qui manque d\u2019expérience et qui pourrait se retrouver en conflit d\u2019intérêts en surveillant des lois et pobtiques qu\u2019il a aidé à façonner.Mercredi dernier en fin d\u2019après-midi, Stephen Harper annonçait la nomination de Daniel Therrien à titre de commissaire à la protection de la vie privée.Un choix rapidement contesté par une trentaine de chercheurs, professeurs d\u2019université et associations qui ont fait connaître leurs inquiétudes dans une lettre envoyée au premier ministre cette fin de semaine.Lacunes À leur avis, M.Therrien, fonctionnaire depuis une trentaine d\u2019années, «manque de perspective et d\u2019expérience».Qui plus est, il était jusqu\u2019à sa nomination sous-procureur général adjoint responsable de la Sécurité publique, de la Défense et de l\u2019Immigration au sein du ministère de la Justice.«La responsabilité directe de M.Therrien et son regard porté sur plusieurs des programmes contre lesquels il devra maintenant lutter ne font qu\u2019aggraver la courbe d\u2019apprentissage à laquelle il fait face», font valoir les experts dans leur missive.«Nous nous inquiétons en outre [du fait] I: SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, s\u2019inquiète de i\u2019impartiaiité du commissaire Daniei Therrien, car ceiui-ci a contribué à i\u2019éiahoration de certains projets de ioi sensihies.qu\u2019en raison de son rôle de conseiller juridique pour nombre de ces programmes, M.Therrien pourrait être confronté à des conflits d\u2019intérêts qui pourraient le disqualifier de pouvoir contester ces programmes en tant que commissaire à la vie privée», écrivent-ils au premier ministre.Des critiques reprises par le chef néodémocrate, Thomas Mulcair, qui s\u2019est inquiété, aux Communes lundi, de voir «un chien de garde des programmes d\u2019espionnage sans mandat qu\u2019il a lui-même aidé à créer».Le premier ministre a défendu sa recrue, «un expert dans son domaine».«Il a passé trente ans comme fonctionnaire distingué.Il est pleinement capable de comprendre à la fois son rôle de fonctionnaire dans le passé et son futur rôle de commissaire à la vie privée, et il s\u2019acquittera de ses responsabilités comme il se doit», a réitéré M.Harper, en notant que M.Therrien saura s\u2019expliquer en comité \u2014 où il est prévu qu\u2019il comparaisse ce mardi midi.C\u2019est le président du Conseil du trésor.Tony Clement, qui a recommandé la nomination de M.Therrien après l\u2019avoir rencontré, de même qu\u2019une autre candidate.en entrevue, révélait le Globe and Mail lundi.M.Clement n\u2019a pas voulu commenter le processus de sélection confidentiel, à sa sortie des Communes, reprenant plutôt les éloges du premier ministre.Les libéraux ont de leur côté appuyé la nomination de M.Therrien.Les inquiétudes du NPD et des groupes de protection de la vie privée quant à l\u2019impartialité de la personne nommée ne les préoccupent pas.«Je pense qu\u2019il va être tout à fait capable de faire la distinction, a affirmé Stéphane Dion.On a vu très souvent des fonctionnaires de haut niveau qui, lorsqu\u2019on leur donne de nouvelles responsabilités, les remplissent avec autant de compétence et d\u2019efficacité que ce qu\u2019ils faisaient avant.» Déséquilibre Les signataires de la missive déplorent par ailleurs que le projet de loi C-13 contre la cyberintimidation \u2014 qui octroie de nouveaux pouvoirs policiers pour mener des enquêtes dans Internet \u2014 soit étudié trop rapidement à leur goût par le comité de la justice.Résultat, l\u2019aspect «cybercriminalité» a amplement été discuté, disent-ils, mais les mesures sur le transfert de renseignements personnels aux autorités gouvernementales sans mandat «n\u2019ont pas reçu le même niveau d\u2019attention particulière».Un sort réservé de façon générale aux lois sur la protection de la vie privée, alors que celles régissant les pouvoirs d\u2019enquête des policiers sont toujours rapidement adaptées à l\u2019ère numérique, concluent-ils.Le Devoir raffinee sur toute la ligne D Jusqu\u2019à la HALIFAX\tTORONTO SAULT STE.MARIE\tSt JOHN\u2019S\tSTEPHENVILLE\tSUDBURY\tTHUNDER BAY\tTIMMINS\tWINDSOR 3 par jour\t17 par Jour\tÀ partir du Juin 28 201 $ 124 $ 167 $ 264 $ 258 $ 208 $ 217 $ 208 $ 182 $ BOSTON\tCHICAGO\tNEW YORK WASHINGTON Duiies PRIX 225 $ 255 $ 244 $ 208 $ Uffis' Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com * Réservez d'ici 23 h 59 heure de l\u2019Est le 5 juin 2014.Voyagez d\u2019ici le 5 octobre 2014.Le rabais ne s\u2019applique pas du 27 juin au 1°\u2019juiilet, du 4 au 6 juiliet, du 1^\u2019 au 4 août et du 28 août au 2 septembre 2014.Porter peut exiger un achat jusqu'à 21 jours à l'avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l'émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2014 EDITORIAL CIMENTERIE DE PORT-DANIEL Toujours un pari Soutenir la Gaspésie est une aspiration politique louable, à condition que l\u2019appui ne repose pas sur des chimères.Quand on voit les arguments utilisés en faveur du projet de cimenterie de Port-Daniel, le gouvernement Couillard, comme celui de Pauline Marois avant lui, s\u2019avance dans des sables bien mouvants.Qu\u2019on nous fasse la preuve que ce n\u2019est pas le cas.1 y a vingt ans qu\u2019on en parle : s\u2019il faut une cimenterie à Port-Daniel, c\u2019est en raison de son gisement d\u2019une qualité exceptionnelle, de sa situation de bord de mer qui permet d\u2019acheminer le ciment par bateau en toutes saisons, ce qui est moins cher que par le rail ou la route.On y aura aussi recours à une nouvelle technologie, plus performante, qui réduira encore les coûts.Et puis, la demande américaine est telle que sa production sera vouée à l\u2019exportation, ce qui ne nuira pas aux autres cimenteries du Québec, œuvrant sur le marché local.Surtout, on créera 400 emplois, directs et indirects, en Gaspésie, où le chômage sévit.Ce que vous venez de lire date des années 90.Le discours d\u2019aujourd\u2019hui est si à l\u2019identique que c\u2019en est troublant.À l\u2019époque, l\u2019affaire avait tourné court.Cette fois, en l\u2019espace de quelques mois, deux gouvernements d\u2019esprit bien différents ont confirmé qu\u2019ils injectaient des fonds publics, sous forme de prêt et de capital-actions, dans l\u2019aventure désormais pilotée par Laurent Beaudoin derrière Ciment Mcinnis.Le chef de la Coalition avenir Québec, Lrançois Legault, n\u2019en revient toujours pas, lui qui en campagne électorale avait virulemment ^énoncé cet investissement coûteux pour un Etat exsangue.Interrogé lundi su,r le projet, Jacques Daoust, ministre de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et des Exportations, a eu cette exclamation: «Oh oui, il est viable!» «Tellement viable» en fait que le nord des États-Unis serait déjà preneur de centaines de milliers de tonnes de ciment, ce qui garantirait la survie de l\u2019entreprise dès sa naissance.Lort bien, mais il faut croire ministres et investisseurs sur parole.Pas moyen de voir les études de marché qui les ont convaincus.Retournons alors aux années 90 : que disaient les critiques à l\u2019époque ?Que l\u2019industrie québécoise 4u ciment n\u2019avait pas besoin d\u2019un nouveau joueur appuyé par l\u2019État alors qu\u2019elle ne fonctionnait qu\u2019à 60% de sa capacité et qu\u2019elle devait exporter une partie de sa production; que le monde entier, en fait, était en surproduction et essayait d\u2019écouler ses excédents aux États-Unis.Qu\u2019en est-il en 2014 ?Le Québec est toujours à 60% de sa capacité de production et ses quatre cimenteries font toujours de l\u2019exportation.Le dumping étranger aux États-Unis, lui, s\u2019est accentué.Et les cimenteries américaines ne voient pas d\u2019un bon œil ce Ciment Mcinnis qui s\u2019annonce sur leur marché.À quoi s\u2019ajoute le fait que le projet actuel est deux fois plus gros que celui des années 90.La capacité d\u2019exploitation avait alors été fixée à un million de tonnes par année.On parle maintenant de 2,2 millions de tonnes.Précisons aussi que si, cette fois, les investisseurs sont au rendez-vous, c\u2019est parce qu\u2019Inves-tissement Québec est au dossier.Sans le gouvernement, il n\u2019y aurait pas de cimenterie à Port-Daniel.Et peut-être que si le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) s\u2019en mêlait il n\u2019y en aurait pas non plus ! On nous vante un procédé moins polluant, qui répondra aux meilleures normes américaines.Mais cela n\u2019empêchera pas l\u2019émission massive de gaz à effet de serre.Et nul ne mesurera l\u2019impact d\u2019une telle cimenterie sur l\u2019écosystème de la baie des Chaleurs.Les gouvernements en font l\u2019économie au fumeux prétexte que le projet date d\u2019avant juin 1995, moment où le recours au BAPE est devenu de rigueur.C\u2019est plutôt que la création d\u2019emplois à tout prix les aveugle.Ce prix, il nous faut le connaître.L\u2019ABDICATION DU ROI JUAN CARLOS Monarchie affaiblie Josée Boileau A Serge Truffaut ffaibli par une ribambelle d\u2019opérations, fragilisé par les « affaires » de sa fille Cristina et de son gendre, miné par ses propres errements, le roi Juan Carlos a fini par faire ce que les Espagnols attendaient depuis des mois : il a abdiqué au profit de son fils, le prince Eelipe.En fait, on se doit de souligner que ce monarque a vraiment tardé à jeter l\u2019éponge, car il n\u2019était plus en mesure d\u2019observer les devoirs de sa fonction depuis longtemps.Cette qpasi-impotence, constatée sur plusieurs années, du chef de l\u2019État espagnol qui est également le chef des armées a eu des répercussions lourdes de sens.En effet, ses absences, tant physiques que mentales, ont «produit» un certain affaiblissement de l\u2019État qui, par voie de conséquence, a réveillé les démons qui tiraillent ce vieux 9, V pays.Lesquels ?Le nationalisme basque et sur-tout le nationalisme catalan, aujourd\u2019hui plus ^\t_\t\u2019 aiguisé qu\u2019avant 2009, année au cours de la- \u201c\tquelle Juan Carlos a subi la première d\u2019une sé- rie de huit opérations.L\u2019autre démon est le fruit de cette division entre élus de droite, qui appellent à un renforcement du pouvoir central, et ceux de gauche, qui militent pour davantage de pouvoirs alloués aux provinces.Mis à part les hiatus relevant de son fait, de son autorité, les frasques financières de sa fille Cristina ont passablement altéré la réputation qu\u2019avait la maison royale auprès des Espagnols.Dmant plus d\u2019une trentaine d\u2019années, Juan Carlos a caracolé en tête du classement des personnalités.Il fut apprécié jusqu\u2019à ce qu\u2019on apprenne que sa fiUe et le mari de celle-ci étaient impliqués dans une sinistre histoire de détoiu-nement de fonds.Ce faisant Cristina a été mise en examen en janvier dernier, ce qui a placé de facto l\u2019immunité de la famille royale entre parenthèses.Néanmoins, Juan Carlos va fort probablement demeurer l\u2019une des principales incarnations de la démocratie espagnole des quarante dernières années.En effet, hier comme aujourd\u2019hui, une forte majorité de citoyens saluent en leur monarque l\u2019homme qui a eu le courage de faire barrage à son camp, celui des militaires dont il était issu.Il avait le grade de capitaine général.Toujours est-il que, le 23 février 1981, il ordonna aux putschistes de regagner leurs casernes.Pour tous les observateurs, c\u2019est bel et bien son allocution télévisée de ce jour-là qui a mis fin à la tentative du coup d\u2019État.Juan Carlos à la retraite, Eelipe va donc lui succéder.De lui, on dit qu\u2019il a été formé, formé, formé comme aucun autre roi de l\u2019histoire moderne de l\u2019Espagne.On le dit également plus posé, plus sérieux que son père.C\u2019est bien, très bien même.Car la majorité des Éspagnols estiment, avec raison, que «les monarchies n\u2019ont plus aucun sens en Europe».LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET O MlWpTTt LETTRES OÙ sont nos dépntés fédéranx?Le chantier Davie de Lévis a besoin de l\u2019aide des députés fédéraux de la région pour ficeler et pousser davantage le dossier du brise-glace NGCC John G.Diefenbaker.Où est donc M.Maxime Bernier, le ministre de la Petite Entreprise ?Pourtant, Maxime réussit très bien à se faire voir et entendre lorsque vient le temps de déblatérer abondamment sur le Québec, cela avec les mains pleines de gâteaux, mine de rien.Certains observateurs affirment que M.Bernier serait le vassal de M.Harper.Où est donc M.Steven Blaney, député de Lévis-Belle-chasse, ce champion de l\u2019hibernation prolongée ?Où sont les députés du NPD de la région de Québec qui ne cessent de se regarder dans le miroir pour se dire : quand vais-je commencer à travailler ?L\u2019énergie de ces proactifs ne parvient pas à quitter la case départ.Heureusement, il y a M.Gilles Lehouillier, maire de Lévis, qui semble pousser dans la même direction que le syndicat des travailleurs du chantier Davie.Il ne faudra surtout pas compter sur M.Harper, grand voyageur, premier ministre à temps partiel, ni sur M\u201c® Diane Pinley, l\u2019opiniâtre reine des œillères, rarement ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux qui, même à six pouces de la cible, la rateront lamentablement.Je commence à croire que M.Harper et M\u201c® Pinley, déjà décrochés de la logique, possèdent la science inverse du succès.Le bateau prend l\u2019eau ! Michel Beaumont Québec, le T\u2019' juin 2014 tribunal et, dans l\u2019exercice de son nouveau rôle, démolit les arguments qu\u2019il venait d\u2019avancer.La pièce est très amusante, mais si j\u2019étais médecin spécialiste, je ne trouverais pas la situation présente très drôle.Pierre Ducharme Laval, le T\u2019'juin 2014 Le Barrette et le théâtre Les hassidim et le 24 juin On sait que le D\"^ Gaétan Barrette, exprésident de la PMSQ, avait obtenu du gouvernement Charest une hausse importante et rapide de la rémunération des médecins spécialistes.Trois ans plus tard, devenu ministre, il estime que cette hausse n\u2019est plus urgente et il propose de l\u2019étirer sur une douzaine d\u2019années.Dans Le Devoir du samedi 31 mai, M.Michel David remarque que cette situation pourrait inspirer un auteur de théâtre.Eh bien, c\u2019est déjà fait ! L\u2019écrivain français Georges Courteline (1858-1929) a écrit en 1898 une courte pièce intitulée Un client sérieux.La scène se passe au tribunal, où un avocat déploie des trésors d\u2019éloquence pour défendre son client.Au milieu de sa plaidoirie, cet avocat apprend sa nomination à titre de substitut du procureur (ici, avocat de la Couronne).Sans hésitation et à la surprise de son client, il traverse aussitôt le Cette année, le 24 juin tombe un mardi.Nous verrons donc, malgré la Eête nationale, les élèves des écoles hassidiques d\u2019Outremont prendre leur autobus scolaire comme si de rien n\u2019était.Lorsque M.Werzberger parle d\u2019inté^a-tion et de négociation (Le Devoir du 2 juin 2014), serait-il prêt à décréter que les écoles hassidiques respectent cette journée de Eête nationale en faisant comme tout le monde, c\u2019est-à-dire en donnant congé à tous ?Les membres de la communauté hassidique sont aussi des Québécois à part entière.J\u2019ose espérer que Projet Montréal saura faire les démarches nécessaires pour que le 24 juin soit respecté par l\u2019ensemble de la communauté.[.] La communauté hassidique devrait tenir compte de cette proposition de give and take : pas de transport scolaire et pas d\u2019école le 24 juin.Réal Gingras Outremont, le 2 juin 2014 LIBRE OPINION Les 12 travaux de Carlos Leitao BERTRAND MALSCH Ph.D., professeur.Queen\u2019s School of Business MARIE-SOLEIL TREMBLAY Ph.D., professeure.Ecole nationale d\u2019administration publique Bien que les pouvoirs de Carlos Leitao soient ceux d\u2019un simple mortel, les épreuves qui l\u2019attendent n\u2019ont rien à envier à celles des héros de l\u2019Antiquité.Tour d\u2019horizon des 12 travaux qu\u2019il devra réaliser pour monter haut dans l\u2019Olympe gouvernemental.Maîtriser l\u2019hydre des dépenses publiques.Déficit estimé: 3,1 milliards en 2013-2014.Mission : équilibrer le budget.Erreur à éviter : appliquer une politique de pansement en vendant les bijoux de famille.Armes : réformes de structure, hausse des tarifs subventionnés.Atout: courage.Faire taire les oiseaux de malheur de la rigueur.Mission : appliquer une politique de rigueur.Erreur à éviter : diminuer les investissements productifs.Armes : prendre l\u2019intelligence des Québécois au sérieux, se souvenir que Québec solidaire ne représente que 8% de l\u2019électorat.Atout: pédagogie.Battre à la course la masse salariale de l\u2019Etat.Hausse de 5,1% en 2013-2014, 60% des dépenses de programmes.Mission : dégraisser la fonction publique.Erreurs à éviter: démotiver le personnel compétent, réduire les services de première ligne.Armes : rémunération au mérite, fin de la progression à l\u2019ancienneté, s\u2019inspirer du modèle Scandinave.Atout: fermeté.Vaincre le géant des acquis sociaux.Mission: moderniser les politiques publiques.Erreur à éviter : transformer un acquis social en un boulet social.Arme: réévaluer constamment la pertinence des programmes sociaux.Atout: créativité.Nettoyer les écuries comptables du gouvernement.8,1 milliards: montant sous-estimé des déficits cumulés dans les états financiers du Québec.Mission : présenter des états financiers avec prudence.Erreur à éviter : hjqiothèses économiques et comptables irréalistes.Armes : suivre les recommandations du Vérificateur général.Atout: transparence.Ressusciter la classe moyenne québécoise.Taux d\u2019endettement moyen: 140% du revenu disponible.Mission: Sauver la classe moyenne.Erreurs à éviter: transposer le fardeau fiscal vers les revenus les plus élevés, niveler la société par le bas.Armes : diminuer la pression fiscale, programme d\u2019accès à la propriété.Atout: audace.Prendre le taureau çlu vieillissement par les cornes.Troisième État parmi les plus vieux au monde en 2030.Mission: stimuler la natalité, préserver le système de retraite.Erreurs à éviter : fragiliser la place des femmes sur le marché du travail, appauvrir les aînés.Armes: politiques tarifaires préférentielles pour les familles, simplifier l\u2019aide fiscale aux aînés.Qualité requise: visionnaire.Trancher le nœud gordien du financement universitaire.850 millions : montant du sous-fmancement universitaire.Mission : rattraper le retard.Erreur à éviter : imaginer que le problème n\u2019est qu\u2019une question d\u2019argent.Armes : modulation des droits de scolarité, plus de sélectivité, récompenser la performance en recherche.Atout: intelligence.Rapporter d\u2019Ottawa un trésor caché.Mission: récupérer une juste part de la marge financière fédérale.Érreurs à éviter : contaminer le fédéral avec les déficits provinciaux, faire croire aux Québécois que la responsabilité du déficit incombe à Ottawa.Arme : prendre en main son destin économique.Atout: confiance.Combattre les hausses de taxes.État le plus taxé d\u2019Amérique du Nord.Mission: attirer les investisseurs, récompenser le travail.Erreur à éviter : alléger le fardeau fiscal sans remettre en question le filet social.Armes : défiscaliser les heures supplémentaires, amnistie fiscale, taux d\u2019imposition maximale inférieur à 50%.Atout: détermination.Ne pas se faire dévorer par les agences de notation.Mission : restaurer le crédit du Québec à l\u2019international.Erreur à éviter : agir trop tard.Arme : maîtrise budgétaire, compétitivité renforcée, développement de nos ressources.Atout: rapidité.Descendre aux enfers et enchaîner la dette du Québec.Augmentation de la dette : 25 millions par jour.Mission: reprendre le contrôle.Erreur à éviter: se consoler en se comparant.Arme: réaliser les 11 travaux précédents.Atout: volontarisme. LE DEVOIR.LE MARDI 3 JUIN 2014 A 7 IDEES Guy Rocher, le savant et le politique Le cheminement du sociologue illustre le dépassement de cette vision binaire par laquelle la réflexion exclut Faction KARIM BENYEKHLEF Professeur, Université de Montréal, Directeur du Centre de recherche en droit public (CRDP) de l\u2019Université de Montréal et directeur du Laboratoire de cyberjustice.Extrait de la préface du livre collectif: Guy Rocher, Le savant et le politique, dirigé par Violaine Lemay et Karim Benyekhlef L\u2019ouvrage est lancé ce mardi.es engagements intellectuels et politiques [du sociologue] Guy Rocher posent la question inévitable de la tension entre la pensée et Faction.La Cité n\u2019est pas le lieu de la pure idéation.Et, comme l\u2019écrit Michel Wi-nock, «une double tentation saisit l\u2019homme de l\u2019esprit.Ou rester dans le monde de la pureté idéelle, qui est celui du langage \u2014 mais au risque de s\u2019isoler et de rester sans prise sur le monde.Ou accepter trop bien les impératif de l\u2019univers politique, choisir son camp, devenir partisan, savoir se taire ou parler toujours à bon escient \u2014 au risque cette fois de n\u2019être plus qu\u2019un auxiliaire de police ou un fonctionnaire des espérances en suspens, un gestionnaire plus ou moins zélé du pouvoir».La figure de l\u2019intellectuel organique, définie par Gramsci, se dessine, celle de l\u2019intellectuel qui justifie «la classe dominante dans ses pouvçirs en produisant l\u2019idéologie de sa domination».A cette figure s\u2019oppose, schématiquement, celle de l\u2019intellectuel critique dont la posture est à contre-courant des pouvoirs, résolument en opposition à la doxa mais, aussi parfois, habitée par une idéologie prométhéenne d\u2019un nouvel homme, d\u2019un nouvel âge.On connaît les dangereuses et mortelles dérives auxquelles ont donné lieu les grandes religions séculières du XX® siècle.Mais c\u2019est sans doute là une vision binaire et élémentaire qui appartient plus à ce XX® siècle marqué par une lutte épique entre des idéologies mortifères et un idéal démocratique pétri de contradictions et de bonnes intentions.Hyperspécialisation L\u2019intellectuel, aujourd\u2019hui, écrit Pierre Nora, «n\u2019est plus sacerdotal».Il «s\u2019est puissamment laïcisé, son prophétisme a changé de style».Le contexte d\u2019exercice de l\u2019intellectuel a profondément changé depuis l\u2019après-guerre.«L\u2019investissement scientifique» a complètement immergé l\u2019intellectuel «dans un large réseau d\u2019équipes et de crédits».Cette immersion dans des réseaux subventionnés de recherche soulève alors la question de l\u2019expertise de l\u2019intellectuel.Dans un monde scientifique aujourd\u2019hui catégorisé, l\u2019expertise de l\u2019intellectuel n\u2019est plus totale ou globale, si elle le fut jamais, elle devient parcellaire et hyperspéciali-sée.Ce cantonnement de l\u2019activité intellectuelle, exacerbée par une bureaucratisation de la re- cherche, aurait comme conséquence de restreindre la portée du discours de celui-ci et de congé dier la figure de Fintellectuel-oracle.Tant mieux, diraient certains.Pourtant, rien n\u2019est moins sûr.Les sociétés contemporaines occidentales, préoccupées par leur complexité et leurs mutations incessantes, font une part belle à l\u2019opinion de l\u2019expert, sollicité sans cesse pour éclairer les politiques dans un monde qui, s\u2019il apparaît moins GUY ROCHER lE SAVANT ET LF POLITIQUE JACQUES GRENIER ARCHIVES LE DEVOIR Le livre Guy Rocher, Le savant et le politique paraît ce mardi aux Presses de TUniversité de Montréal.KK sociétés contemporaines occidentales, préoccupées par leur complexité et leurs mutations incessantes, font une part belle à l\u2019opinion de l\u2019expert )) idéologique, n\u2019en est pas moins à la recherche d\u2019un oracle laïque qui revêt les oripeaux non pas de la doctrine, mais de la science.Rocher a-t-il su démarquer son engagement politique de son action scientifique?Il reviendra au lecteur d\u2019en juger.Une séparation nette et tranchée relève de l\u2019illusion et d\u2019une certaine naïveté.La question n\u2019est pas tant de savoir si un savant peut être un politique que de se deman- der si le savant abdique toute liberté intellectuelle lorsque son engagement le porte loin du confort de l\u2019université.Pertinence et liberté Les contributeurs de cet ouvrage démontrent tout au long de ces pages la pertinence de la réflexion de Guy Rocher dans les débats scientifiques et politiques de notre temps et sa liberté.Son cheminement illustre le dépassement de cette vision binaire par laquelle la réflexion exclut Faction.Il est possible de participer à Faction politique de sa communauté, puis de revenir à ses «chères études» sans que l\u2019une soit dénaturée par l\u2019autre.Pour Rocher, «la pratique de la sociologie a été marquée par un va-et-vient presque incessant entre, d\u2019une part, la pratique de l\u2019action et, d\u2019autre part, la pratique de l\u2019interprétation».Son engagement politique se signale notamment dans l\u2019élaboration de certaines grandes politiques du gouvernement québécois (loi 101, politiques culturelles, etc.) où on reconnaît la patte du sociologue.Loin des débats homériques et clivants des années d\u2019avant et d\u2019après-guerre, la tension entre le politique et le savant se résout avantageusement en l\u2019espèce par la démonstration de l\u2019apport inestimable de la science dans la çonception des politiques d\u2019un Etat québécois en pleine affirmation de son identité.Le contexte historique explique peut-être cette heureuse résolution.En effet.Faction de Rocher s\u2019est déployée dans un monde démocratique, paisible et prospère.L\u2019arrière-plan historique n\u2019est plus encombré par la montée des radicalités idéologiques mortifères.Le CRDP aura offert à Rocher de revenir à la réflexion intellectuelle tout en maintenant une parole politique.Ce cadre, c\u2019est celui du «travail quotidien et anonyme» de l\u2019intellectuel, «comme éducateur», qui «paraît devoir être reconnu comme le véritable contre-pouvoir, à la fois critique et organique, au sein de la société démocratique».Paisiblement, discrètement, le travail scientifique de Rocher s\u2019est accompli en prise avec les sujets du moment.Il est difficile de ne pas évoquer les générations de jeunes chercheurs qui sont passés par le Centre et ont pu bénéficier de ses enseignements.C\u2019est sans doute là le principal héritage du savant.Et ces générations peuvent faire sienne Faction de Rocher, parce que «la seule chose que nous pouvons, que nous devons savoir, c\u2019est que l\u2019aménagement du monde, l\u2019aménagement de la société et la conduite de notre vie sont notre affaire, que c\u2019est nous qui leur donnons un sens; [le sens] que, ensemble, les hommes veulent leur donner et que chacun de nous, sous sa responsabilité et par son choix, décide de donner à sa propre vie».Rocher, avec d\u2019autres bien sûr, a contribué à défricher le chemin qui conduit à un Québec moderne.Surprenante Nouvelle-France ! Nous devrions faire preuve, à l\u2019égard de ce passé, du même type d\u2019ouverture que nous pratiquons à l\u2019égard des altérités présentes PATRICK MOREAU Rédacteur en chef de la revue Argument e la NouvelleErance, le lecteur contemporain ne connaît en règle générale que quelques clichés qui font figure d\u2019images d\u2019Epinal: es guerres (contre les Iroquois et contre les Anglais) ; les Filles du roi débarquant sur les quais de Québec ; quelques missionnaires qui s\u2019enfoncent dans les bois pour aller y convertir les Amérindiens et pour finir parfois en martyrs attachés au poteau de torture; des coureurs des bois; des castors à profusion et un commerce des pelleteries qui est à peu près la seule richesse de la colonie ; une poignée de colons s\u2019attelant à la tâche de défricher la vallée du Saint-Lau-rent ; trois villes (même si deux d\u2019entre elles \u2014 Trois-Rivières et Montréal \u2014 ne seraient à nos yeux guère plus que des bourgades) et quelques paroisses qui poussent sur ce sol à peine défriché et où se conservera quelque chose de l\u2019absolutisme monarchique et du catholicisme post-tridentin qui Cette vision pour le moins stéréotypée de la Nouvelle-France fait rimpasse sur deux siècles d\u2019une histoire très riche pèsent alors de tout leur poids sur la France.Bref, des débuts prometteurs, certes, \u2014 «l\u2019émergence d\u2019une société», comme dit le nouveau programme d\u2019histoire du secondaire \u2014, mais qui n\u2019ont en eux-mêmes que peu d\u2019intérêt.Cette vision pour le moins stéréotypée de la Nouvelle-France fait l\u2019impasse sur deux siècles (de 1534 à 1759) d\u2019une histoire très riche, variée et qui recèle, si seulement on prend la peine de s\u2019y intéresser, bien des découvertes.Bien des surprises aussi.Des Idées EN REVUES Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages d\u2019un des derniers numéros de leur publication.Cette semaine, un extrait du dernier numéro (printemps-été 2014) de la revue Argument.RGUMEINT POLITIQUE SOCIETE HISTOIRE Alliés Ainsi en va-t-il de la rencontre entre les Français et les Amérindiens, que l\u2019on résume trop souvent de façon caricaturale au mépris que les premiers auraient éprouvé à l\u2019égard des seconds et au terme «sauvages» qui leur servira à désigner les habitants du nouveau continent.La réalité est beaucoup plus complexe.Du fait de leur petit nombre, eu égard à l\u2019immensité du territoire dont ils revendiquent la propriété sous le nom de Nouvelle-France, les Français, dès le départ (avec Gravé du Pont et Cham- plain), établissent avec les premiers habitants une relation qui fait d\u2019eux des alliés, bien plus que des sauvages à exterminer afin de s\u2019approprier leurs terres ou des peuples à coloniser.Cette première rencontre jette les bases d\u2019un rapport à l\u2019autre qui, bien que non dénué de conflits, n\u2019est pas avant tout un rapport de force, mais bien plutôt un rapport d\u2019échange (en la matière, on peut parler d\u2019ouverture à l\u2019autre, de métissage ou d\u2019interculturalisme, termes ou expressions anachroniques en ce qu\u2019on les doit à notre époque, sans que celle-ci ait pour autant inventé ces attitudes où se décline une des potentialités universelles de la relation à autrui).Surprenante NOUVELLE-FRANCE ! Autour d\u2019un livre Joseph Yvon Then uih Ë î igil e ( O t>.d A t'y q En quête de nouvelles alliances, de nouveaux territoires de traite, et, pendant longtemps, d\u2019une route vers la Chine puis d\u2019un débouché sur la mer occidentale.Français et Canadiens s\u2019élancent à la découverte d\u2019un territoire immense qui s\u2019étendra bientôt de Terre-Neuve aux Rocheuses et des abords de la baie d\u2019Hudson à l\u2019estuaire du Mississippi.Outre des profits liés à la traite pelletière ou cette conquête des âmes qu\u2019ils y opèrent avec plus ou moins de succès, les explorateurs, traiteurs, missionnaires qui parcourent ce nouveau pays à la taille d\u2019un continent en retirent aussi une connaissance intime des différentes nations amérindiennes (on oublie trop souvent que des truchements \u2014 autrement dit des interprètes \u2014 comme Jean Nicolet, des missionnaires tels Gabriel Sagard ou Paul Lejeune s\u2019en vont vivre durant des mois, parfois des années parmi les Amérindiens) qu\u2019ils se mettent à nommer: Monta-gnais, Hurons, Saulteux, Illinois, Christenaux, etc., à décrire, dont ils entreprennent d\u2019apprendre les langues.Loin d\u2019être colonisés (ils le seront plus tard), les Amérindiens imposent en effet à leurs hôtes cet apprentissage de leur propre langage, certaines de leurs coutumes (le pétunage, les harangues, les échanges de cadeaux) , et s\u2019ils se montrent satisfaits de recevoir des fournitures européennes (textiles, chaudrons et haches de métal, fusils et alcool), les échanges sont réciproques et les Français de leur côté leur empruntent aussi quelques-uns de leurs usages ou de leurs outils (le canot d\u2019écorce, les caches de fourrures, de vivres enfouis dans le sol, la «petite guerre»).Acteurs de l\u2019histoire En tout état de cause, on ne peut donc résumer cette rencontre entre Français, puis Canadiens, et Amérindiens au seul impérialisme des premiers, à la victimisation des seconds.Les uns comme les autres sont les acteurs d\u2019une histoire, et non ses témoins passifs.Nul ne ressort, si l\u2019on peut dire, indemne de cette mise en relation brutale de deux civilisations si différentes.Du fait de cette rencontre, Français et Amérindiens (même si pour ces derniers on en possède forcément peu de traces) sont amenés d\u2019une manière ou d\u2019une autre à relativiser leur propre culture.D\u2019une telle mise à distance, la littérature de l\u2019époque conserve de multiples témoignages : du récollet Gabriel Sagard, en mission durant un an chez les Hurons, au baron de Lahontan qui inventera, avec son Huron philosophe Adario, le mythe du «bon sauvage».C\u2019est l\u2019une des raisons pour lesquelles il serait certainement souhaitable de faire preuve à l\u2019égard du passé de la même ouverture dont nous savons faire preuve à l\u2019égard des altérités présentes et de relire sans préjugés ces vieux textes, ce qui nous permettrait proba-blement de nous rendre compte qu\u2019ils sont bien éloignés des clichés trop souvent colportés jusque dans les classes.C\u2019est ce à quoi s\u2019emploie Argument avec ce numéro spécial consacré à la Nouvelle-France.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Écrivez à arobitaille@ledevoir.corn L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste responsable de la page Idees) Jacques Nadeau (photographe) Michel Garneau (caricaturiste) information generale \u2022 Isabelle Pare (chef de division) Caroline Montpetit (affaires sociales) Lisa Marie Gervais (education) PAe-KanAre Shields (environnement) Amelie Daoust Boisvert\tPauline Gravel 7sciewcesJ Fabien Deglise tsocietej iean Dion (sports) Melanie Loisel et Philippe Orfali (reporters) information politique Marco Fortier (chef de division) yiiche\\DaYiA(chroniqueur) Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa) Marco Belair Cinno et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec) Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales Montreal) Isabelle Porter (affaires municipales Quebec) Guillaume Bourgault Cote (reporter) Véronique Chagnon et Louis Gagne (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres) Odile Tremblay (cinema) Stéphane Baillargeon (médias) Fredenque Doyon et François Levesque (reporters) Julie CaTçiontior (pupitre) information economique GorarADorvAoo (chef de division) François Desjardins Enc Desrosiers Jessica Nadeau et Karl Rettino Parazelli (re/)orters) Gerald Dallaire (pupitre) information internationale Serge Truffaut (erfitoria/istéj Claude Levesque et GuyTaillefer (reporters) Jean Pierre Legault (pupitre international page editoriale et cahier Perspectives) section art de vivre- Diane Precourt (responsable des cahiers Week end et Plaisirs) Emilie Folie Boivin (pupitre) équipé internet- Laurence Clavel Marie Pier Frappier Benoit Munger Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pMpifre) Martin Blais Sophie Chartier et Florence Sara G Yerraris (assistants) correction - Andreanne Bedard Christine Dumazet et Michele Malenfant soutien a la redaction-Amelie Gaudreau (secretoire) Laura Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) Manon Derome (Montreal) Vanessa Racine (Qttawa) Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Edith Caron (adjointe) Jean de Billy Jean François Bosse Marlene Cote Evelyne De Varennes Amel Elimam\tohm (par interim) Claire Paquet Catherine Pelletier et Chantal Rainville (pMÔ/icitoires) Sylvie Laporte («fis/egaMx) Amehe MaAtais (coordonnatrice) Dime Girar A (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (rfirecfewr arf/oinf) Michel Bernatchez Richard Des Cormiers Donald Filion Yannick Monn et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web) Imane Boudhar (analyste programmeur) Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion) Maxime Olivier Leclerc (coordonnateur du service a la clientele) Manon Blanchette Nathalie Filion Mane Lune Houde Brisebois Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) Claudette Beliveau (adjointe administrative) Claudine Chevner Florentma Draghici Celme Furoy et Véronique Page A 8 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2014 ACTUALITES PONT SUITE DE LA PAGE 1 Le maire de Bois-des-Filion et président de la Coalition pour le parachèvement de l\u2019autoroute 19, Paul Larocque, est ravi.«Cette autoroute, c\u2019est bien plus qu\u2019un apport autoroutier; c\u2019est d\u2019abord un projet de transport collectif.C\u2019est une révolution dans notre façon d\u2019intégrer le transport collectif à notre mode de vie», dit-il.Feu vert au transport collectif L\u2019avis semble partagé du côté de Laval, où le maire Marc Demers, dans un communiqué diffusé au lendemain d\u2019une séance d\u2019information tenue par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), la semaine dernière, a souligné l\u2019importance du transport collectif.« Cette phase finale de l\u2019autoroute, planifiée depuis longtemps, doit favoriser en priorité les exigences du transport collectif » La séance du BAPE marque aussi une étape importante dans ce projet dont les balbutiements remontent aux années 60.«En 40 ans, jamais ce projet ne s\u2019est rendu aussi loin», s\u2019est réjoui M.Larocque.Deux raisons expliquent la hausse du coût prévu du projet, selon Guillaume Paradis, porte-parole du ipinistère des Transports du Québec (MTQ).A commencer par la bonification du chantier, qui se traduira par l\u2019ajout d\u2019un MPD/CC Des citoyens et des élus de la couronne Nord réclament depuis de nombreuses années le parachèvement de l\u2019autoroute 19.deuxième pont et de deux nouveaux échangeurs.«Le deuxième pont, construit à côté du pont existant, permettra la circulation en continu des autobus sur les deux voies réservées au transport collectif», dit-il.Quant aux échangeurs, de deux, ils passent à quatre (Dagenais Est, Saint-Saëns Est, des Laurentides-des Mille-îles et Adolphe-Chapleau), en plus de l\u2019échangeur 640 qui sera réaménagé.La deuxième cause de la hausse de la facture réside dans la création d\u2019une réserve financière mise sur pied pour pallier, entre autres choses, l\u2019inflation, le risque et la hausse du prix des matériaux.M.Paradis n\u2019a toutefois pas été en me- sure de chiffrer cette réserve.Au final, le tronçon projeté comptera quatre voies longues de 8 km (deux dans chaque direction) et deux voies (une dans chaque direction) réservées au transport collectif qui s\u2019étendront sur 10 km, soit du nouveau stationnement incitatif qui sera aménagé au nord de l\u2019autoroute 640 jusqu\u2019au boulevard Saint-Martin, à Laval.Enfin, une piste multifonctionnelle réservée au transport actif sera aménagée sur une longueur de 9 km.Selon l\u2019échéancier avancé, les travaux débuteront vers la fin de l\u2019année 2016 et s\u2019échelonneront sur une période de trois ans.Rappelons qu\u2019un Comité d\u2019axe A-19, mis sur pied en février dernier, sera chargé de mettre en évidence les solutions optimales en matière de transport collectif et de mobilité.Parmi les partenaires qui y siègent se trouvent les sociétés de transport (CIT Laurentides et STL, à Laval) , ainsi que plusieurs élus de Laval et de la couronne Nord (MRC Les Moulins etThérèse-De Blainville), les régions limitrophes de la future autoroute.L\u2019emprise actuelle de l\u2019autoroute 19 a été acquise par le MTQ, en 1970.Trois ans plus tard, soit en 1973, la Ville de Laval et le MTQ se sont entendus pour prolonger l\u2019autoroute 19 entre la 440, à Laval et la 640, à Bois-des-Filion.11 a fallu exproprier 80 maisons et 30 commerces du centre-ville de Bois-des-Filion.Collaboratrice Le Devoir ECOLES SUITE DE LA PAGE 1 résultat ne peut être revu à la baisse à la suite de l\u2019application de ces modifications», lit-on dans la lettre envoyée aux écoles par la direction des études.Un enseignant de 4® année la région de Québec déplore cette «obsession» du gouvernement qui ne cherche qu\u2019à atteindre les cibles de réussite.«Ils sont obsédés par les notes et les statistiques, constate-t-il.C\u2019est comme s\u2019ils s\u2019étaient pris à leur propre jeu.Ils mettent la barre très haut, mais, finalement, ils changent les notes parce que les élèves ne réussissent pas », a-t-il ajouté.Jean-Guy Hamel se défend de ne se préoccuper que des chiffres, soutenant que l\u2019impact des recorrections de l\u2019épreuve de lecture sur la note finale est somme toute marginal.Mais, selon lui, il ne faut pas décourager les élèves dans leur cheminement scolaire.«C\u2019est sûr que ce n\u2019est jamais une situation plaisante, surtout en début de parcours, pour un élève d\u2019être en situation d\u2019échec.Surtout si ça ne reflétait pas son cheminement pendant l\u2019année.» L\u2019enseignant de Québec s\u2019étonne d\u2019une telle confusion.«C\u2019est n\u2019importe quoi.Tout ce qu\u2019ils a.C\u2019est n\u2019importe quoi.Tout ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est sauver la face parce qu\u2019ils ont eu un taux d\u2019échec inattendu ï} Un enseignant de Québec veulent, c\u2019est sauver la face parce qu\u2019ils ont eu un taux d\u2019échec inattendu», déplore l\u2019homme qui a voulu garder l\u2019anonymat.«Pourtant, ajoute cet enseignant, l\u2019examen a été fait et refait, et vérifié par des cohortes d\u2019enfants.Les enseignants ont même eu une formation là-dessus.C\u2019est assez étonnant que le ministère se soit trompé à ce point.» M.Hamel reconnaît que l\u2019épreuve avait été testée au préalable auprès de 400 élèves.«Notre mise à l\u2019essai est bonne, mais on s\u2019est aperçus que des éléments nous avaient échappé.Il y a des biais qui s\u2019étaient introduits à notre insu.C\u2019est pour ça qu\u2019on est intervenus somme toute rapidement, a-t-il reconnu.La préoccupation de la mise à l\u2019essai portait davantage sur la nature des tâches, par exemple déterminer si des biais culturels peuvent s\u2019introduire selon le sujet du texte.» Fardeau supplémentaire C\u2019est la deuxième année que les élèves de 4® année sont soumis à la nouvelle épreuve ministérielle en lecture.Ce grand nombre d\u2019échecs résulte d\u2019un resserrement, visiblement trop grand, des critères d\u2019évaluation, selon M.Hamel.«Habituellement, lorsqu\u2019on est dans les épreuves de secondaire 4 ou 5, on fait des analyses et on est en mesure d\u2019intervenir directement au moment de corriger avec nos correcteurs du ministère», a-t-il souligné.Mais les épreuves au primaire sont corrigées par les enseignants eux-mêmes, et le ministère n\u2019a pas d\u2019information ou de contrôle sur les résultats, précise-t-il.Aux enseignants qui ne voudront pas d\u2019un tel fardeau supplémentaire de correction à ce temps-ci de l\u2019année, la direction de la sanction des études répond que les changements ne nécessiteront qu\u2019une heure de travail.« On a fait des simulations pour évaluer la charge que ça représentait, sachant que les enseignants ont à peu près 25 élèves en 4'- année», a expliqué M.Hamel.11 ajoute que la recorrection ne touche que 6 questions sur 20.Le Devoir CLIMAT SUITE DE LA PAGE 1 vés du gaz naturel, les Etats-Unis ont brûlé davantage de charbon, pour une moyenne mensuelle de 35 millions de tonnes.Le président Qbama voit donc dans son plan la pièce maîtresse autour de laquelle doit s\u2019articuler la lutte contre les changements climatiques.«Ces nouvelles normes nous aideront à laisser à nos enfants un monde plus sûr et plus stable», a d\u2019ailleurs lundi déclaré le président américain lors d\u2019une conférence téléphonique.Mais le climat est un dossier politiquement explosif dans un pays où plusieurs élus contestent la réalité des changements climatiques, alors que d\u2019autres s\u2019interrogent sur la responsabilité de l\u2019activité humaine dans la pire crise environnementale de l\u2019histoire.L\u2019administration démocrate a donc décidé de passer par la voie de la réglementation en s\u2019appuyant sur la Loi sur la propreté de l\u2019air (Clean Air Act).L\u2019EPA prévoit de parachever sa réglementation d\u2019ici un an.Chaque Etat devra ensuite proposer, d\u2019ici juin 2016, son plap d\u2019action détaillé poiu atteindre l\u2019objectif fixé.Un Etat poiura par exemple décider de fermer certaines centrales vieillissantes, d\u2019encourager le développement du solaire ou de l\u2019éolien, ou encore de mettre des mécanismes en place poiu réduire la consommation énergétique des ménages.L\u2019implantation de marchés du carbone fait aussi partie du panier de solutions.Signal fort La commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, a salué la décision en disant qu\u2019il s\u2019agissait de «la plus forte jamais prise par un gouvernement américain pour combattre le changement climatique».La responsable climat de l\u2019QNU, Christiana Figueres, a pour sa part jugé que ce projet enverrait «un signal positif» aux pays du monde entier, en démontrant que «l\u2019un des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre prend l\u2019avenir de la planète et de ses habitants au sérieux».M.Qbama a effectivement voulu envoyer un «message» à la communauté internationale, affirme Hugo Séguin, spécialiste de la question climatique et enseignant à l\u2019Ecole de politique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke.«Depuis des années, les Etats-Unis sont à la traîne dans la lutte contre les changements climatiques.En fait, ils ne font pas ce qu\u2019ils devraient CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AEP L\u2019administratrice de i\u2019EPA, Gina McCarthy, iors du dévoiiement, iundi, des nouveiies iignes directrices à i\u2019endroit des centraies.faire en tant que pays développé, riche et historiquement le premier producteur de gaz à effet de serre.On peut dire qu\u2019ils sont loin de faire leur part, surtout lorsqu\u2019on les compare à l\u2019Europe, par exemple.» Qr, Barack Qbama souhaite selon lui léguer un «héritage» politique positif sur la question climatique.L\u2019administration américaine espère en outre démontrer sa volonté d\u2019agir, à un peu plus d\u2019un an (Je la rencontre de Paris.C\u2019est là que les 190 Etats qui négocient sous l\u2019égide des Nations unies doivent parvenir à un accord sur le climat dont l\u2019entrée en vigueur est prévue pour 2020.«Ils doivent élaborer ce plan pour demeurer crédibles dans la négociation, estime M.Séguin, qui participe chaque année au cycle de négociations climatiques internationales.Démontrer leur capacité de mettre en oeuvre des mesures de réduction des gaz à effet de serre est une porte d\u2019entrée dans la négociation.» Message à Ottawa Hugo Séguin voit aussi dans le plan Qbama un message clair pour le gouvernement de Stephen Harper, qui a toujours dit vouloir suivre îes objectifs de Washington dans le dossier du climat.«La décision américaine met de la pression supplémentaire sur le gouvernement canadien pour qu\u2019il s\u2019attaque à notre principale source de croissance des émissions de gaz à effet de çerre, c\u2019est-à-dire le pétrole et le gaz.» À Qttawa lundi, le gouvernement conservateur a toptefois plus ou moins laissé entendre que les Etats-Unis étaient deux ans en retard sur le Canada.«Nous avons annoncé des règles pour ce secteur il y a deux ans, a lancé M.Harper à la Chambre des communes.Non seulement avons-nous agi, mais en vertu des règlements que ce gouvernement a mis en avant, nos réductions seront 150% plus importantes que celles des Etats-Unis.Nous agissons plus tôt, nous agissons de manière plus importante.» Les partis d\u2019opposition ont été prompts à dénoncer ce qu\u2019ils considèrent comme de la malhonnêteté intellectuelle.Bien qu\u2019annoncées en 2012, les mesures canadiennes n\u2019entreront en vigueiu qu\u2019en 2015.Mais, surtout, les centrales au charbon n\u2019ont, pas, au Canada, l\u2019importance qu\u2019elles ont aux Etats-Unis.Pour faire un geste d\u2019importance équivalente, font-ils valoir, il faudrait que le Canada s\u2019attaque aux émissions du secteur pétrolier et gazier, ce qu\u2019il ne fait pas et n\u2019a plus l\u2019intention de faire.«Nous n\u2019avons pas de réglementation en ce sens, fait justement valoir Hugo Séguin.Le cadre réglementaire est promis et reporté depuis des années.Or, l\u2019administration américaine vient de démontrer qu\u2019elle est prête à faire un geste sérieux.Est-ce que le Canada est prêt à faire un geste similaire ?C\u2019est la véritable question.» Selon les dernières données disponibles, à moins de consentir des efforts supplémentaires majeurs, le Canada ratera complètement les cibles de réduction de gaz à effet serre pourtant revues à la baisse par les conservateurs.Les émissions devraient plutôt grimper, alimentées par les pétrolières qui exploitent les sables bitumineux albertains.Avec Hélène Buzzetti et Marie Vastel Le Devoir PROSTITUTION SUITE DE LA PAGE 1 la Cour suprême, dénoncent ce «modèle nordique» parce qu\u2019il ne fera que reproduire les mêmes travers du régime actuel.Si un client craint de se faire prendre (comme autrefois la prostituée), il refusera de se rendre dans un heu reconnu et préférera arpenter les ruelles et autres lieux sombres non sécuritaires pour trouver ce qu\u2019il cherche.L\u2019absence de sécurité que les prostituées dénonçaient avec leur cause persistera, selon elles.«On croit que lorsqu\u2019on criminalise une industrie ou une partie de l\u2019industrie, on la maintient dans la clandestinité», soutient la coordonnatrice clinique chez Stella, Anna-Aude Caouette.Chez Stella comme chez Maggie\u2019s, qui représentent respectivement les travailleius du sexe de Montréal et de Toronto, on déplore au départ la tenue de cette consultation publique.Les deux groupes estiment que les questions étaient «biaisées» pour amener les répondants à préférer la criminalisation des clients.En outre, on s\u2019interroge sur la pertinence de concocter une politique publique sur l\u2019opinion de gens qui ne sont pas concernés par cette industrie.«On ne me demanderait pas de commenter les conditions d\u2019emploi dans l\u2019industrie de la pêche, alors on doit se poser la question pourquoi des gens qui ne sont pas des travailleurs du sexe sont considérés comme la meilleure source d\u2019information pour influencer la rédaction de lois sur l\u2019industrie du sexe », indique dans un communicjué de presse Vanessa D\u2019Allesio, une travailleuse du sexe siégeant au conseil d\u2019administration de Maggie\u2019s.D\u2019ici le 20 décembre Le projet de loi est attendu dans les prochains jours.Le gouvernement a jusqu\u2019au 20 décembre pour le faire adopter à la Chambre des communes et au Sénat.Plus il tarde à le déposer, moins il y aura de temps poiu en débattre.Notons par ailleurs que 62% des 31000 personnes ayant fait parvenir leur avis au ministère de la Justice estiment qu\u2019il devrait être criminel de vivre de la prostitution d\u2019autrui.Cette clause est souvent associée au proxénétisme coercitif.Encore là, les prostituées font valoir que les choses sont plus complexes que cela.«Les proxénètes ne sont pas tous des proxénètes de coercition, rappelle M\u201c® Caouette.Il peut s\u2019agir de tiers partis qui assurent la sécurité de la travailleuse, par exemple un chauffeur, une réceptionniste, un webmestre de site de prise de rendez-vous ou même une collègue avec qui on reçoit les clients dans un même endroit.» Le Devoir Soeur libérée au Cameroun: les missions remises en question À la lumière de la libération de sœiu Gilberte Bussière, qui a passé deux mois en captivité au Cameroun, la congrégation à laquelle elle appartient se livrera à \\me«sérieuse réflexion »siu î\u2019ave-nir de ses missions dans le pays africain.La leader de la Congrégation de Notre-Dame, Joséphine Badali, s\u2019est montrée rassiuée de constater que sœiu Gilberte, 74 ans, semblait être en bonne santé lors de leiu échange téléphonique.«Elle avait une voix forte.Elle était heureuse.De ce que nous savons à ce moment-ci, c\u2019est qu\u2019elle est en bonne santé», s\u2019est-elle réjouie en conférence de presse à Montréal, lundi.Elle dit ignorer à quel moment l\u2019ancienne captive rentrera au pays.La.situation sécuritaire dans le nord du Cameroun est source d\u2019inquiétude pour la congrégation.Iæ pays partage une frontière avec le Nigeria, où sévit le groupe islamiste radical Boko Haram.La Presse eanadienne Précision L\u2019éditorial sur l\u2019Initiative en santé maternelle et infantile publié dans notre édition de samedi indiquait que le gouvernement fédéral s\u2019était engagé à financer ce programme à hauteur de 3,25 milliards de dollars pour la période 2015-2020.Iæ montant accordé est plutôt de 3,5 milliards.Pour la période 2010-2015, la contribution du gouvernement canadien à ce programme avait été de 2,85 milliards.Rectificatif Une malencontreuse erreur s\u2019est glissée dans l\u2019article intitulé «L\u2019ex-p.-d.g.de l\u2019AMT dans la mire de l\u2019UPAC », publié samedi en page A 3.Contrairement à ce que nous avons écrit, le nom d\u2019Qlivier Beauregard, directeur de l\u2019audit interne à l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT), n\u2019apparaît pas dans l\u2019agenda que Rosaire Saïuiol a remis volontairement aux policiers.M.Beauregard ne faisait donc pas partie de la liste des personnes qui devaient se rendre au Centre Bell avec Joël Gauthier pour un spectacle de Madonna, le 22 juin 2006.Nous nous excusons auprès de M.Beauregard poiu l\u2019avoir associé à tort à cet événement.Iæs documents judiciaires dont il est question dans notre article démontrent au contraire que M.Beauregard a collaboré avec les policiers, en leiu remettant des photocopies de l\u2019agenda de Joël Gauthier.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.