Le devoir, 22 avril 2014, Cahier A
[" Marathon de Boston : le sport reprend ses droits, un an après Tattentat Page B 4 ^ www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C V N° 8 7 LE DEVOIR, LE MARDI 22 AVRIL 2014 1,13 $ + TAXES =1,3 0$ UÎLE d\u2019Anticosti sous le regard de Dominic Champagne PIERRE ETIENNE LESSARD Le metteur en scène et réalisateur Dominic Champagne en train de filmer au bord de la rivière Jupiter, sur l\u2019île d\u2019Anticosti, en compagnie de son fils Jules.Une « perle sauvage » filmée avant le pétrole ALEXANDRE SHIELDS Inquiet de voir le sort de file d\u2019Anticosti scellé par des pétrolières et des politiciens en mal de projets industriels, Dominic Champagne s\u2019est rendu sur la plus grande île du Québec, à la rencontre de sa beauté sauvage, mais aussi des gens qui y vivent.Il vient de terminer le documentaire AwtosfR- la chasse au pétrole extrême, qui sortira dans quelques jours.«Cette île est un symbole parce qu\u2019Anticosti nous expose le problème global que nous avons avec le pétrole, fait valoir le metteur en scène en entrevue au Devoir.La combustion de cette ressource énergétique est en train de bouleverser la vie sur Terre.Et moi, je pense que le débat doit commencer là.La preuve reste à faire qu\u2019il est raisonnable et viable d\u2019aller exploiter le pétrole de l\u2019île d\u2019Anticosti dans un contexte de changements climatiques.Il faut donc un débat public digne de ce nom.» «On sent pourtant, du côté des promoteurs du pétrole, une certitude que l\u2019exigence écologique n\u2019est qu\u2019une chose qu\u2019il faut contourner, et non pas considérer, ajoute M.Champagne.C\u2019est pourtant un préalable à toute politique énergétique.Le récent rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques nous le dit clairement.Et c\u2019est indissociable d\u2019une vision économique viable à long terme.Il nous faut un plan d\u2019envergure sur l\u2019usage de nos ressources et il faut se doter d\u2019une vision à moyen et à long terme.Une vision qui va au-delà de la prochaine échéance électorale.» Il estime raisonnable d\u2019affirmer qu\u2019il pourrait être plus responsable d\u2019exploiter du pétrole qui se trouverait dans le sous-sol québécois.Cela réduirait les importations d\u2019énergie fossile et nous forcerait à contrôler les conditions dans lesquelles cette industrie opère.«Mais là, on nous met devant le fait accompli.» VOIR PAGE A 8 PERLE Lire aussi > Une iettre de Dominic Champagne à Philippe Couillard.Page A 7 Aujourd\u2019hui M Actualités > Santé mentale: à Québec, un projet de cohabitation entre artistes et personnes fragiles donne de bons résultats.Page A 3 Le Monde > Crise ukrainienne: après l\u2019accord de Genève, les signes de progrès se font toujours attendre.Page B 1 Entretien avec un député du Sinn Féin sur la réunification de l\u2019Irlande, 16 ans après l\u2019accord du Vendredi saint.Page B 1 7\t.\t- Avis légaux Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku B6 B4 B5 B5 B4 B2 Le visiteur du soir À table avec Guillaume Long, bédéiste gastronomique FABIEN DEGLISE Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on maîtrise les cases des bandes dessinées qu\u2019on en fait forcément autant avec les cases d\u2019un calendrier.Et il suffit d\u2019inviter à sou-per à la maison le bédéiste Guillaume Long, de passage au Québec où il est venu raconter son œuvre ludique alliant bédé et gastronomie, pour s\u2019en rendre compte.Attendu un jeudi soir, c\u2019est finalement le mercredi qu\u2019il a sonné à la porte, précipitant par le fait même le programme culinaire prémédité pour l\u2019occasion afin de mettre ce dessinateur épicurien, qui officie depuis quelques années sur le site du quotidien Le Monde, en contact avec le terroir et ses traditions culinaires.«Je peux repasser demain», a-t-il lancé, un brin penaud et saisi par le froid d\u2019un hiver persistant.Surtout pas ! Tu viens d\u2019écrire le début de l\u2019article ! Et puis les soupers improvisés, les rencontres à l\u2019improviste, peuvent parfois donner de bonnes histoires à raconter.Surtout quand l\u2019ingrédient de base est bon.Guillaume Long, auteur du blogue A boire et à manger, dont plusieurs planches forment désormais deux albums w Le bédéiste Guillaume Long a réalisé ce dessin à la suite de sa rencontre avec le journaliste Fabien Deglise, du Devoir.publiés chez Gallimard, ne pouvait être accueilli qu\u2019autour d\u2019une table sur laquelle il avait été prévu de déposer une poutine, format apéritif, un pâté chinois en plat de résistance et un pouding chômeur au sirop d\u2019érable en dessert.Le tout revisité, avec des rattes et un gravy au poivre vert ici, un effi- VOIRPAGEA8 VISITEUR Goldcorp renonce à Osisko Tout indique que la minière québécoise passera aux mains des torontoises Yamana Gold et Agnico Eagle ALEXANDRE SHIELDS Après avoir tenté de mettre la main sur la minière québécoise Osisko, la multinationale Goldcorp a finalement jeté l\u2019éponge lundi, dans une course à la surenchère qui aura néanmoins eu raison d\u2019un «fleuron» industriel québécois et de son siège social, a déploré un haut dirigeant d\u2019Osisko.«Nous avons indiqué dès le commencement de ce processus que nous maintiendrions une approche disciplinée en ce qui concerne notre offre visant l\u2019acquisition d\u2019Osisko, et notre décision de ne pas modifier l\u2019offre respecte cet engagement», a simplement fait savoir Chuck Jeannes, président et chef de la direction de Goldcorp, dans un communiqué émis lundi.Aucun porte-parole n\u2019était disponible pour commenter cette annonce.En clair, la décision de l\u2019entreprise basée à Vancouver signifie qu\u2019elle ne bonifiera pas sa dernière offre d\u2019achat hostile.Elle refuse donc de répondre à la nouvelle offre intervenue la semaine dernière.Les sociétés torontoises Yamana Gold et Agnico Eagle \u2014 qui exploite une mine d\u2019or entre Val-d\u2019Or et Rouyn-Noranda \u2014 ont alors offert 3,9 milliards de dollars pour ac- VOIRPAGEA8 OSISKO JACQUES NADEAU LE DEVOIR La nouvelle présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Diane Francœur.P«INT CHAUD Santé : « Tout est à évaluer » Le privé peut servir à financer le public, estime la nouvelle présidente de la Fédération des médecins spécialistes AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Hyperactive, femme d\u2019action et féministe assumée, la nouvelle présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la D'^® Diane Francœur, attaque son mandat avec le désir fi'anc de faire bouger les choses.Le système de santé doit se «métamorphoser», croit-elle.Elle estime qu\u2019on pourrait mieux organiser le public, céder des responsabilités aux autres professionnels de la santé, choisir les priorités dans le panier de services couverts et laisser une juste place au privé.Le 28 février dernier, un vendredi, l\u2019obstétri-cienne-gynécologue à l\u2019hôpital Sainte-Justine a appris que sa vie dlait changer, raconte-t-elle : son prédécesseur, le D'^ Gaétan Barrette, se lançait en politique sous la bannière du Parti libéral du Québec, nouvelle qu\u2019il allait officialiser le lundi suivant.«Je suis en deuil» de la médecine, avoue la nouvelle présidente, qui prévoyait déjà se présenter dans un an, lorsque le poste devait se libérer.«J\u2019étais et je suis encore un vrai docteur, très impliqué sur le terrain!» Quitter ses patientes requiert une période d\u2019adaptation, mais à la FMSQ, elle sait voir PAGE A 8 SANTÉ 77831303443117 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 22 AVRIL 2014 ACTUALITES Les sherpas de l\u2019Everest songent à un boycottage Les guides de montagne reprochent son inaction au gouvernement népalais Katmandou \u2014 Alors que des moines bouddhistes incinéraient les restes des sherpas qui ont perdu la vie dans l\u2019avalanche mortelle survenue vendredi sur le mont Everest, au Népal, des appels au boycottage des activités d\u2019escalade étaient lancés par des sherpas et certaines associations afin de protester contre la timide réaction du gouvernement.Un boycottage des sherpas pourrait perturber les activités pendant la saison de grimpe sur la montagne, mais également priver ces milliers de guides de montagne aguerris et ces porteurs de leur gagne-pain.Au moins 13 sherpas ont perdu la vie lorsqu\u2019une masse de neige et de glace a balayé un périlleux chemin menant au sommet du mont Everest.Trois de leurs collègues manquaient toujours à l\u2019appel lundi.Le travail de guide comporte son lot de Derniers adieux «En ce moment, je ne peux même pas penser à retourner sur la montagne », a laissé tomber Tashi Dorje, dont le cousin a perdu la vie dans cette tragédie.«Nous n\u2019avons pas seulement perdu des membres de notre famille; c\u2019est une perte pour toute la communauté de l\u2019alpinisme et pour le pays», s\u2019est-il désolé.Des centaines de personnes se sont rassemblées à Katmandou, lundi, pour saluer une dernière fois les victimes de l\u2019avalanche.Des camions décorés de drapeaux bouddhistes ont défilé dans les rues avec dans leur coffre ouvert les six dépouilles.Le travail de guide comporte son lot de risques, mais le salaire est un incitatif non nsques, mais le salaire est un incitatif non négligeable négligeable: un sherpa peut gagner 6000$ pour trois mois de travail pendant la saison d\u2019escalade, ce qui représente près de dix fois le salaire moyen annuel au Népal, qui est de 700$.Inaction Mais depuis l\u2019incident, les sherpas se plaignent de l\u2019inaction du gouvernement népalais, qui profite lui aussi largement des retombées économiques liées aux expéditions d\u2019escalade.Selon Ang Tshering, de l\u2019Association d\u2019alpinisme du Népal, les sherpas songent à boycotter leurs activités afin de faire entendre leur voix.Sans ces guides, les départs d\u2019expéditions seraient compromis.Le ministère népalais du Tourisme, qui gère les activités d\u2019alpinisme, a soutenu lundi qu\u2019aucune équipe d\u2019expédition n\u2019avait annulé son ascension.Certains sherpas ont déjà quitté la montagne, que ce soit pour se joindre au mouvement de boycottage ou encore pour se recueillir avec leurs proches.Dans la foulée de l\u2019accident, le gouvernement a annoncé le versement d\u2019une aide financière de 40000 roupies népalaises \u2014 soit 455 dollars canadiens \u2014 pour les familles des victimes.Les sherpas demandent une majoration de cette somme.Plus de 4000 alpinistes ont atteint le sommet de l\u2019Everest depuis la première ascension réalisée en 1953 par le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norgay.Associated Press En ce moment, je ne peux même pas penser à retourner sur la montagne )) Tashi Dorje, sherpa népalais GOUVERNANCE Un sommet contre la mainmise américaine snr le Web Sâo Paulo \u2014 Produit de l\u2019émotion suscitée par l\u2019aflaire d\u2019espionnage américain révélée par Edward Snowden, mais aussi d\u2019une volonté d\u2019établir une gouvernance «ouverte» d\u2019Internet, le sommet NETmundial au Brésil vise à redéfinir les contours de la régulation du réseau mondial, au-jourij\u2019hui de facto sous la tutelle des Etats-Unis.Initiative de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, ce sommet inédit (mercredi et jeudi à Sâo Paulo) est présenté comme un «événement global et multi-acteurs sur le futur de la gouvernance Internet».Ce NETmundial a deux objec-tife: tenter d\u2019établir des principes de gouvernance mondiale de la Toile et définir une feuille de route pour faire évoluer les mécanismes régulant les infrastructures et les usages d\u2019Internet Les résolutions issues de ce sommet ne seront pas contraignantes, mais l\u2019enjeu consistera à chercher un consensus entre pays victimes de l\u2019espionnage de la NSA américaine (Brésil, Allemagne, Mexique.), les Etats contrôlant accès et contenu Internet (Chine, Cuba) et les acteurs privés (Google) jalousant leur liberté.«Il y aura peut-être des points de tension brs de ce sommet», notamment quan( au rôle que devront jouer les Etats dans l\u2019administration d\u2019Internet, explique Virgilio Almeida, président de NETmundial.Pour les Brésiliens en tout cas, l\u2019objectif est clair: s\u2019affranchir de la mainmise américaine, réelle ou symbolique, sur les instances de régulation d\u2019Internet.Les débats risquent d\u2019être animés à Sâo Paulo, faisant même redouter à certains une tribune anti-américaine.Car les révélations, l\u2019an dernier, de l\u2019ex-consul-tant de la NSA Edward Snowden sur la surveillance de certains dirigeants par des agences de renseignement américaines ont déclenché la colère de plusieurs gouvernements, Brésil et Allemagne en tête, et alimenté les craintes de manipulation d\u2019Internet au profit des Américains.Agence France-Presse Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 a SAORESSÎR RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR La rue Saint-Jean multiplie les locaux vides.Et elle n\u2019est pas la seule artère commerciale du Québec à souffrir d\u2019un ralentissement inquiétant « On le voit dans toutes les régions.Il y a im ralentissement partout», confirme Geneviève Raymond, conseillère pour les SDC.ARTÈRES COMMERCIAEES La rue Saint-Jean à bout de soufQe ?Réputée pour son dynamisme, la portion de la rue Saint-Jean qui se trouve dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, à Québec, voit les locaux vacants se multiplier depuis quelques mois.Certains se font rassurants, mais le sort de la rue Saint-Jean serait le symptôme d\u2019un mal qui se répand dans tout le Québec.ISABELLE PORTER à Québec Entre la rue Turnbull et le boulevard Dufferin, Le Devoir recensait cette semaine près d\u2019une dizaine de locaux commerciaux à louer ou à vendre.On remarque aussi que plusieurs appartements aux étages n\u2019ont pas encore trouvé preneur.«On se j^ait poser des questions régulièrement par des résidants du quartier et des commerçants», concède le président de l\u2019Association des gens d\u2019affaires, Carol Proulx.Or ce dernier n\u2019est pas alarmiste.«Il ne faut pas oublier qu\u2019au printemps, il y a un changement naturel dans les petits commerces de quartier » Selon lui, le taux d\u2019inoccupation ne dépasse pas la norme des 5%, mais quand on se promène dans la rue, on a l\u2019impression que c\u2019est bien plus.En quelques mois, on a vu fermer le magasin de vêtements Esther P, une boutique de sous-vêtements pour hommes, un commerce de meubles d\u2019occasion, et plusieurs locaux sont à louer ou à vendre, dont le Copiste du Eaubourg, une institution dans le quartier.Le commerce de Nathalie Descoteaux est à vendre depuis environ un an.Elle liquide actuellement son stock de meubles et de bijoux.Comme la plupart de ceux qui partent, elle invoque une combinaison de facteurs mêlant le personnel et l\u2019économique.Mais, chose certaine, l\u2019hiver dernier a été particulièrement difficile.«On se demande si c\u2019est la température ou l\u2019économie, mais c\u2019est notre pire Noël à vie, puis ça fait 23 ans qu\u2019on est en affaires.» Elle montre aussi du doigt la promotion axée sur le quartier Saint-Roch, les problèmes de stationnement, le déneigement qui n\u2019est pas assez fréquent et les parcomè- S\u2019il est plus visible sur Saint-Jean, le phénomène est loin d\u2019être isolé très qui forcent ses clients à se presser.«Il faut aller chercher du monde de l\u2019extérieur parce que les gens du quartier, ce n\u2019est pas assez, dit-elle.Dans les centres commerciaux, ils n\u2019ont pas de parcomètres alors ils ne se cassent pas la tête.» Plusieurs mentionnent aussi l\u2019impact de la hausse commerciale adoptée par l\u2019administration Labeaume l\u2019an dernier.Malgré les changements faits pour les ménager, ils la trouvent encore difficile à avaler.«C\u2019est sûr que les taxes d\u2019affaires ont un effet sur les petits commerçants», note Carol Proulx qui souligne quand même que ce n\u2019est pas l\u2019enjeu «principal».S\u2019il est plus visible sur Saint-Jean, le phénomène est loin d\u2019être isolé.Début mars.Le Devoir démontrait que plusieurs artères commerciales de Montréal étaient dans un état encore plus inquiétant.Le problème serait même répandu dans tout le Québec se-lon Geneviève Raymond, conseillère pour les sociétés de développement commercial (SDC) et responsable de celle du quartier Saint-Roch.« On le voit dans toutes les régions, qu\u2019on pense à Trois-Rivières, Victoriaville, Jo-liette.Il y a un ralentissement partout, dit-elle.On voit ça depuis l\u2019automne.Ce n\u2019est pas encore alarmant, mais c\u2019est préoccupant.» Besoin de résidants Elle remarque en outre que les artères qui s\u2019en tirent le mieux sont celles qui se trouvent dans des quartiers où il y a beaucoup de résidants, comme la rue Masson, à Montréal, ou la 3® avenue, à Québec.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cela que la SDC de Saint-Roch milite pour qu\u2019on augmente la construction d\u2019appartements dans le quartier.Les rues commerciales, ajoute-t-elle, sont dans une situation paradoxale.«Les petits commerces sont touchés plus rapidement, mais ce sont ceux qui s\u2019en sortent le mieux en période de crise.» Pourquoi?«Souvent, ils vendent des produits exclusif ou haut de gamme.Leur clientèle est moins susceptible d\u2019être touchée par une crise que les chaînes moyen et bas de gamme qu\u2019on trouve dans les centres commerciaux.» Le Devoir Corée du Sud : la présidente fait porter la responsabilité du naufrage à l\u2019équipage LIM CHANG-WON à Séoul La présidente sud-coréenne a violemment condamné lundi les actions de l\u2019équipage du traversier Sewol lors du naufrage qui a fait des dizaines de morts, alors que les opérations de récupération des corps se poursuivent à l\u2019intérieur du navire englouti.«Les actes du capitaine et de certains membres de l\u2019équipage sont totalement incompréhensibles, inacceptables et équivalents à un meurtre», a déclaré la présidente Park Geun-Hye.«Non seulement moi, mais tous les Sud-Coréens, nous avons le cœur brisé, sous le choc, et rempli de colère», a-t-elle dit.Le dernier bilan publié lundi faisait état de 104 morts et de 198 disparus sur les 476 personnes qui se trouvaient à bord du Sewol, dont 352 lycéens en voyage scolaire.Des communications, rendues publiques dimanche, entre le navire et les autorités maritimes montrent un équipage paniqué, incapable de prendre une décision, alors que le Sewol, immobilisé à la suite d\u2019un choc, est près de sombrer.Les autorités ordonnent de s\u2019assurer que tous les passa- ED JONES AGENCE FRANCE-PRESSE Un moine dirige une cérémonie religieuse en mémoire des victimes du naufrage, sur l\u2019île de Jindo, en Corée.gers portent un gilet de sauvetage, tandis que l\u2019équipage s\u2019affole et demande quand vont arriver les bateaux de secours.«Faites-leur au moins porter une bouée de sauvetage et lais-sez-les flotter! Tout de suite!», crie un responsable des secours à terre.Retard indu Il est de plus en plus évident que le capitaine, Lee Joon-Seok, 59 ans et des années d\u2019expérience, a retardé bien trop longtemps l\u2019évacuation du traversier, et qu\u2019il a ensuite «abandonné» les passagers en quittant le bateau alors que des centaines étaient encore à bord, piégés, a estimé la présidente.«Ça dépasse complètement l\u2019imagination, d\u2019un point de vue légal et moral», a déclaré M\u201c® Park, promettant que tous les responsables seront traduits en justice.Selon les témoignages des rescapés, après que le traversier s\u2019est immobilisé, les passagers ont reçu la consigne de ne pas bouger, et ce, pendant plus de 40 minutes.Lorsque le bateau a commencé à sombrer, il était trop tard pour en sortir, les passagers ne parvenant pas à remonter le long de couloirs glissants et inclinés alors que l\u2019eau s\u2019engouffrait.«Des minutes précieuses bêtement gaspillées», écrivait lundi à la une le quotidien Dong-A Ilbo.Pour reconstituer le déroulement des événements, les enquêteurs récupèrent des centaines de messages envoyés par les passagers \u2014 la plupart des adolescents \u2014, notamment par Kakao Talk, un service de messagerie instantanée très populaire en Corée du Sud.La police a arrêté lundi quatre membres supplémentaires de l\u2019équipage, après avoir interpellé samedi le capitaine et deux membres de l\u2019équipe, dont l\u2019officier subalterne peu expérimenté qui se trouvait à la barre lors de l\u2019accident Les familles des morts et des disparus critiquent durement la réaction du gouvernement et des autorités depuis le naufrage, estimant que les secours ont été trop lents à entrer dans le traversier, entièrement submergé.Agence France-Presse LE DEVOIR, LE MARDI 22 AVRIL 2014 A 3 ACTUALITES PHOTOS RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Noël Grenier est l\u2019un des 47 résidents de Sherpa qui cohabitent avec des familles et des artistes.Santé mentale ; une réussite nommée Sherpa Dans le centre-ville de Québec, des intervenants en santé mentale ont ouvert une résidence regroupant des artistes et des personnes fragiles qui commencent à s\u2019en sortir.Après un an de vie commune, les résultats étonnent.ISABELLE PORTER à Québec Coralie (non fictif) vivait dans la rue avant d\u2019aboutir dans l\u2019un des logements subventionnés de l\u2019immeuble.«Ça m\u2019a vraiment sauvé la vie, cet appart-là», raconte cette jeune mère, chef d\u2019une famille monoparentale.Elle ajoute que «ça a diminué beaucoup l\u2019anxiété» et qu\u2019à Sherpa, on ne la traite pas «de haut» comme ailleurs.Avec son design plein de hlocs de couleurs.Sherpa fait tourner les têtes sur le boulevard Charest.Ouvert l\u2019an dernier, ce complexe de logements sociaux abrite 47 personnes ayant des problèmes de santé mentale, 10 familles et 30 artistes émergents qui, eux aussi, peinent à trouver des loyers abordables en ville.Pour les Coralie de ce monde, le lieu est une rare occasion de sortir du ghetto des malades.Car à Sherpa, tout le monde est mélangé et on ne sait pas en théorie qui entre dans la catégorie des artistes ou dans celle de la santé mentale.Dans le jargon des intervenants, on appelle cela de la «mixité sociale».Du côté des artistes, l\u2019avantage financier est incontestable.«Le combat quotidien des artistes, c\u2019est d\u2019arriver à vivre et créer en même temps», explique Geneviève Lapierre une artiste en arts visuels.«J\u2019ai des projets de création qui s\u2019en viennent, mais je n\u2019ai plus à me demander si je vais être capable de payer mon loyer.» Opération séduction Habituée du quartier Saint-Roch qu\u2019elle aime beaucoup, elle a l\u2019habitude de croiser des personnes en difficulté.Or à Sherpa, c\u2019est différent.« J\u2019avais beaucoup plus l\u2019impression d\u2019être entourée de gens avec des problèmes de santé mentale quand j\u2019habitais dans un appartement normal, dit-elle.Ici, on se sent vraiment en sécurité.On se sent bien.» La vie animée du complexe de logements sociaux a fini par attirer les artistes, plutôt réticents au départ.Une galerie multiplie les activités artistiques : séances de jam musicaux, chorale, yoga, expositions.Mais comme beaucoup d\u2019artistes, elle n\u2019était pas convaincue au départ.Présenté à l\u2019origine comme une façon de mêler deux types de folies, le projet a été accueilli avec beaucoup de scepticisme.Du côté artistique, les candidats se comptaient sur les doigts d\u2019une main.Or les avantages ont vite supplanté les scrupules, et le projet a fait ses preuves.Actuellement, Sherpa a une liste d\u2019attente de 12 personnes du côté artistique et de 25 du côté santé mentale.Son succès tient aussi beaucoup à ses activités.Sur le toit, les résidents sont en train d\u2019aménager un jardin.Et au rez-de-chaussée, une galerie multiplie les activités artistiques : séances de jam musicaux, chorale, yoga, expositions.Un signal positif même pour ceux qui n\u2019y participent pas, note l\u2019un des animateurs, Gilles Simard.«Il y en a dans le bloc qui vont moins bien, mais ils en voient d\u2019autres qui montrent que c\u2019est possible [d\u2019aller mieux].» De plus, les activités sont ouvertes au grand public et attirent des gens de tout le quartier.Ce qui accentue la mixité.«Ça devient un lieu d\u2019échange, un lieu qui n\u2019est pas nommé et stigmatisé.Ce n\u2019est pas une chambre de CISC, un local de Robert-Giffard [l\u2019hôpital psychiatrique], c\u2019est un lieu normal, un lieu citoyen, et les gens s\u2019y sentent de mieux en mieux.» Cette vaste entreprise est une initiative de PECH, un organisme qui intervient depuis plus de vingt ans auprès des personnes avec des problèmes de santé mentale et dont les bureaux sont installés derrière la galerie.Hors de la rue Il a fallu dix ans et 17 millions de dollars pour construire Sherpa.Le financement vient de la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ) et de la ville de Québec qui a épaulé le projet dès le départ.Quand on lui fait remarquer que c\u2019est plus de 200000$ par appartement, le directeur général Benoît Côté relativise.«Quelqu\u2019un dans la rue, ça coûte à peu près trois fois plus cher que de le mettre dans un logement social avec soutien», dit-il.« [Dans la rue], c\u2019est des coûts de prison, d\u2019urgence psychiatrique, ça va vite.» Après de longues années passées dans le milieu.Sherpa a changé sa vision du service social.D\u2019ordinaire, nos interventions visent surtout à «stabiliser les gens», dit-il, «mais quand ça c\u2019est réglé, on n\u2019a pas tout réglé».«Je me suis rendu compte que la plus grande peur des personnes, c\u2019est le lien à l\u2019autre, revenir dans la communauté.[.] Dans les années à venir, l\u2019accent devrait être mis davantage sur la participation à la vie citoyenne, la réalisation des aspirations des gens dans la communauté.» Le Devoir DVoir I Une série de photographies de notre photographe Renaud Philippe sur le complexe Sherpa.Sur LeDevoir.com ITINERANCE Le programme fédéral pourrait ne pas convenir aux jeunes Ottawa \u2014 Un rapport à paraître conclut que le programme fédéral Logement d\u2019abord, en vigueur depuis le 1®\"^ avril, pourrait n\u2019avoir qu\u2019un impact limité sur les jeunes ifinérants.Le rapport émet des mises en garde sur l\u2019approche d\u2019un tel programme pour les jeunes, faisant valoir la nécessité d\u2019une attention particulière aux besoins juridiques, sociaux et de développement des jeunes itinérants.Le rapport Corning of Age, obtenu par La Presse canadienne, a été rédigé par le professeur Stephen Gaetz, de l\u2019Université York.Logement d\u2019abord fournit aux individus et aux familles une solution stable de logement comme première étape dans la résolution d\u2019autres problèmes sociaux, plutôt que de prendre l\u2019approche inverse.Le gouvernement conservateur mise sur cette stratégie, qui aurait donné des résultats concrets dans cinq villes au pays, selon la Commission de la santé mentale du Canada.Mais pour le professeur Gaetz, il reste encore à démontrer que cette approche fonctionne pour les jeunes itinérants.Certains chercheurs estiment que les jeunes souffrant de problèmes de dépendance et de santé mentale ne peuvent atteindre l\u2019indépendance requise par les pro- grammes et les choix qui y sont offerts.La ministre d\u2019Etat au Développement social, Candice Bergen, a défendu l\u2019approche lundi.«Logement d\u2019abord est un modèle éprouvé qui donne de meilleurs résultats pour les plus vulnérables tout en s\u2019assurant que l\u2019argent durement gagné par les contribuables est utilisé à bon escient», écrit-elle.Les communautés canadiennes sont quant à elles libres d\u2019investir à l\u2019échelle locale dans d\u2019autres approches éprouvées, ajoute-t-elle.La Presse canadienne Un éleveur de veaux québécois dans la mire des défenseurs des animaux CAROLINE MONTPETIT Après une enquête troublante dans une ferme de Pont-Rouge, au Québec, le groupe de défense des animaux Mercy for Animais demande qu\u2019une politique soit mise en œuvre pour interdire le confinement de veaux à l\u2019intérieur de cages où ils n\u2019ont même pas assez d\u2019espace pour se retourner.Le groupe demande également que des poursuites criminelles soient entamées contre les éleveurs qui font preuve de violence gratuite envers les animaux.Une caméra cachée par un enquêteur du groupe Mercy for Animais a filmé de très mauvais traitements infligés à des veaux relevant de l\u2019entreprise Délimax, dans une ferme de Pont-Rouge.Elle en a tiré une vidéo, La cruauté des cages.On y voit de jeunes veaux attachés par le cou dans des cages si étroites qu\u2019ils ne peuvent même pas se retourner, baignant dans leurs excréments, mais aussi des employés qui les frappent et les maltraitent, et qui les achèvent à l\u2019aide d\u2019un fusil.C\u2019est une personne mandatée par Mercy for Animais (MLA), qui s\u2019est fait employer par la ferme en répondant à une offre d\u2019emploi, qui a pris ces images.Lundi, Stéphane Per-rais, membre du conseil d\u2019administration de Mercy for II n\u2019y a aucune Animais Canada affirmait , ,\t, aussi que l\u2019employé n\u2019avait vu réglementation aucun soin prodigué aux ani- coercitive maux malades.MLA a déposé une plainte en matière contre la ferme à la Société pour la prévention de la de conditions cruauté envers les animaux, .et souhaite que des pour- ^ elevage suites criminelles soient engagées contre la compagnie, les gérants et les travailleurs de cette ferme.Ils souhaitent aussi obtenir du Conseil canadien du commerce au détail qu\u2019il exige une réglementation aux fournisseurs en matière de traitement des animaux.Car si le Code criminel interdit la violence gratuite envers les animaux, il n\u2019y a aucune réglementation coercitive en matière de conditions d\u2019élevage.Tout au plus l\u2019industrie dispose-t-elle d\u2019un code qui donne des balises auxquelles les fermes adhèrent ou non sur une base volontaire.Des porcs aux veaux Or, Mercy for Animais affirme que les compagnies Cotsco, Metro, Sobeys (IGA) et Lo-blaws ont déjà adopté une politique en la matière.En vertu de cette politique, ces compagnies ont donné jusqu\u2019à 2018 aux éleveurs pour qu\u2019ils mettent fin à ces conditions d\u2019élevage douloureuses et insalubres.«L\u2019année dernière, à la suite d\u2019une enquête de Mercy for Animais Canada dans une ferme porcine industrielle, le Conseil canadien du commerce de détail s\u2019est engagé à mettre fin au confinement extrême des truies dans des cages de gestation.MFA demande maintenant au Conseil canadien du commerce de détail de donner la même considération aux veaux élevés pour leur viande», avance Mercy for Animals.Selon Stéphane Perrais, l\u2019Australie, la hlou-velle-Zélande, l\u2019Union européenne et huit Etats américains ont interdit l\u2019élevage de veaux dans des cages minuscules, où les animaux ne voient jamais le soleil.Les cages observées à la ferme de Pont-Rouge mesuraient de 50 à 55 cm de large, tandis que le code de pratique de l\u2019industrie suggère des cages de 70 à 90 centimètres, poursuit Stéphane Perrais.Par ailleurs, Mercy for Animais soutient que la cruauté ainsi que les conditions pitoyables d\u2019élevage de veaux observées à Pont-Rouge semblent assez répandues au Canada.Au cours des derniers mois, l\u2019organisme a mené des enquêtes sur un élevage de porcs au Manitoba et sur un élevage de poules en Alberta, où les animaux étaient maintenus dans des conditions semblables.Le Devoir À la suite d\u2019une enquête de MFA Canada dans une ferme porcine, le Conseil canadien du commerce de détail s\u2019est engagé à mettre fin au confinement extrême des truies dans des cages de gestation )) L\u2019organisme Mercy for Animais A 4 LE DEVOIR LE MARDI 22 AVRIL 2014 ACTUALITES Glissement de terrain: évacuations à Sainte-Sophie Un glissement de terrain survenu à Sainte-Sophie, dans les Lauren-tides, a entraîné l\u2019évacuation de quatre demeures.Les départs forcés ont eu lieu en deux temps, soit dimanche et lundi.Les 11 occupants des résidences visées ont été pris en charge par la Croix-Rouge et ils ont été logés à l\u2019hôtel.Les pluies abondantes ont fragilisé le sol, soutient la mairesse de Sainte-Sophie, Louise GallanL qui rapporte les premières observations des experts ayant étudié le sol argileux du secteiu.Les sinistrés ne poiuront pas réintégrer leiu demeure poiu au moins un mois, sinon davantage.Divers experts ont été dépêchés siu place afin de mener des analyses pour recenser les facteius à l\u2019origine du glissement de terrain et déterminer si d\u2019autres problèmes du même genre sont susceptibles de se produire dans un horizon rapproché.La Presse canadienne Terre-Neuve : pressions pro-vie sur Coleman Saint-Jean \u2014 Celui qui poiurait devenir le prochain premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador lait face aux pressions d\u2019un groupe d\u2019opposants à l\u2019avortemenL qui voudrait que la province restreigne l\u2019accès à l\u2019avortement.Frank Coleman, seul candidat dans la coiuse à la direction du Parti progressiste-conservateiu, a suscité une controverse après qu\u2019il eut confirmé, vendredi, qu\u2019il participe chaque année à une manifestation contre l\u2019interruption volontaire de grossesse.M.Coleman a cependant précisé que, bien qu\u2019il ne cache pas son opinion personnelle, il ne prévoit pas l\u2019imposer aux autres.Le groupe Pro-Life NLmet en doute cette décision.Un porte-parole du groupe, Patrick Hanlon dit espérer que la conscience de M.Coleman le mènera à utiliser l\u2019influence qu\u2019il aiua en tant que premier ministre.La Presse canadienne Montréal: le Bal en blanc a attiré pins de 15 000 personnes Plus de 15000 amateurs de rave ont participé au 20® Bal en blanc de Montréal, lancé dimanche à 21 h et ayant pris fin lundi à 10 h, au Palais des congrès.Le rassemblement s\u2019est déroulé sans incident, aucune arrestation n\u2019étant rapportée par le Service de police de la Ville de Montréal.Selon les organisateurs, il s\u2019agit du plus grand événement du genre présenté en salle en Amérique du Nord.Plus du quart des participants viennent de l\u2019extérieur de lyiontréal, principalement des Etats-Unis et de l\u2019Ontario.La Presse canadienne » JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE Journée de manifestations pour légaliser la marÿuana Ottawa \u2014 Des frisbees, des cerceaux, de la musique reggae et l\u2019arôme particulier du cannabis ont souligné la journée annuelle de célébration de la culture de la marijuana dimanche sur la colline parlementaire.Les partisans de la légalisation de la substance ont organisé plusieius rassemblements à travers le pays, notamment à Montréal.Beaux joueurs, des agents de la Gendarmerie royale du Canada ont observé la scène alors que des nuages de cannabis montaient dans le ciel.«Il s\u2019agit d\u2019un événement annuel qui a toujours été tenu de façon pacifique», a expliqué la porte-parole Lucy Shorey.Le gouvernement Harper se penche sur la possibilité d\u2019imposer de simples amendes poiu la possession de petites quantités de marijuana, mais il n\u2019est pas question pour l\u2019instant de décriminaliser ni de légaliser le cannabis.Ce débat a repris depuis que le chef libéral, Justin Trudeau, a admis avoir déjà fiimé de la marijuana et qu\u2019il s\u2019est dit en faveur de la légalisation.HERB GRAY, 1931-2014 grand allié de Jean Chrétien Ottawa \u2014 Herb Gray, un ancien vice-premier ministre du Canada et un des députés ayant servi le plus longtemps à la Chambre des Communes, est décédé lundi à l\u2019âge de 82 ans.La carrière de M.Gray sur la scène fédérale s\u2019est étendue pendant près de quatre décennies.Membre de l\u2019opposition officielle à l\u2019époque du conservateur John Diefenbaker, il faisait encore partie de l\u2019équipe libérale lorsque Jean Chrétien a été reporté au pouvoir à la tête d\u2019un troisième gouvernement majoritaire en novembre 2000.Ses électeurs disaient de lui qu\u2019il était un politicien terre à terre qui se fichait de la ligne de parti lorsqu\u2019il s\u2019agissait de s\u2019occuper de leurs intérêts.11 laisse dans le deuil sa femme.Sharon Sholzberg, ses deux enfants, Jonathan et Elizabeth, ainsi que buit petits-enfants.L\u2019avocat de Windsor a été élu pour la première fois en 1962.11 était alors âgé de 31 ans.11 est demeuré invaincu lors des 12 élections subséquentes dans la circonscription d\u2019Essex-Ouest et de Windsor-Ouest.En novembre 2000, à ses dernières élections, il a obtenu 20719 votes, plus du double de ceux de son plus proche rival.M.Gray est devenu le premier ministre d\u2019origine juive de l\u2019histoire canadienne lorsqu\u2019il a été nommé ministre sans portefeuille par Pierre Trudeau en octobre 1969.11 a ensuite occupé plusieius postes ministériels.11 a été notamment ministre de la Consommation et des Corporations de de 1972 à 1974, ministre de l\u2019Industrie et du Commerce de 1980 à 1982 et président du Conseil du Trésor de 1982 à 1984.M.Gray est devenu vice-premier ministre en 1997, remplaçant Sheila Copps, qui avait démissionné parce que les libéraux n\u2019avaient pas éliminé la TPS comme ils s\u2019étaient engagés à le faire lors de la campagne électorale de 1993.L\u2019homme était connu pour ses habits conservateurs et ses ré- ponses prudentes.11 a été un des principaux défenseurs de M.Chrétien, notamment sur une rencontre controversée de la Coopération économique pour l\u2019Asie-Pacifique (APEC) et le Shawinigate.11 s\u2019est aussi occupé de la question des agressions commises contre des enfants autochtones dans des pensionnats.Herb Gray était une figure populaire à la Chambre des communes.Dans sa circonscription, on le surnommait «le parrain de la politique ».Un édifice a été nommé en son honneur par une coalition de groupes à but non lucratif à Windsor.Le caucus libéral scandait souvent « Herb ! Herb ! Herb ! » lorsqu\u2019il a occupé les fonctions de chef intérimaire de l\u2019Opposition en 1990.Au cours des dernières années, il a éprouvé de nombreux problèmes de santé, souffrant de problèmes cardiaques et ayant dû lutter contre un cancer de l\u2019oesophage.La Presse canadienne PLAN D\u2019ACTION ECONOMIQUE Ottawa retire des questions embarrassantes d\u2019un sondage Ottawa \u2014 Le ministère fédéral des Finances a demandé à des sondeurs de cesser de poser aux Canadiens des questions plutôt embarrassantes pour Ottawa au sujet de la publicité de son Plan d\u2019action économique.Dans le cadre de 10 sondages d\u2019opinion menés depuis 2009, on demandait aux Canadiens s\u2019ils avaient poussé plus loin leurs recherches au sujet du Plan d\u2019action économique du Canada après avoir vu des publicités dans les journaux, à la télévision, à la radio ou sur Internet.Les résultats révèlent que de moins en moins de Canadiens sont influencés par ces publicités.En 2013, une infime partie des répondants ont ainsi affirmé avoir visité le site du Plan d\u2019action ou appelé le numéro sans frais indiqué dans les publicités.Le ministère des Finances a maintenant éliminé cette question des sondages, en plus de trois autres demandant aux Canadiens d\u2019évaluer la performance du gouvernement.Là-dessus aussi, les résultats étaient de plus en plus bas.Le ministère a déboursé près de 31000$ pour un nouveau sondage \u2014 amputé des questions indésirables \u2014 mené par Harris Décima auprès de 2000 Canadiens au début de novembre.Les répondants étaient alors interrogés sur leur réaction après la diffusion de deux publicités télévisées de 30 secondes et deux publicités radio.Peu efficaces Le contenu des publicités était décrit en détail aux répondants, mais seulement 13% ont dit se souvenir d\u2019avoir vu ou entendu les messages, diffusés du 7 octobre au 3 novembre de l\u2019an dernier.Aucune question n\u2019a cette fois été posée quant à l\u2019influence de ces publicités ou l\u2019opinion des répondants concernant la performance du gouvernement.Le gouvernement conservateur a préparé une autre série de publicités, diffusées entre le 17 février et le 31 mars de cette année à la suite de la présentation du budget du 11 février.Les sondages effectués précédemment par le ministère des Finances révèlent que le taux d\u2019approbation du gouvernement fédéral est en déclin.11 atteignait quelque 45% initialement en 2009, mais était descendu à environ 38% selon les deux derniers sondages effectués en avril et juin de l\u2019an dernier.Le ministère des Finances a payé près de 15 millions de dollars à Acart Communications pour la diffusion de publicités présentant le Plan économique du Canada à la télévision, à la radio et sur Internet en 2012-2013.Le ministère a prévu un budget publicitaire de 10 millions pour 2013-2014.La Presse canadienne Les résultats révèlent que de moins en moins de Canadiens sont influencés par ces publicités LE 22 AVRIL FETQNS LA PLANETE EN CHANGEANT HOS NABITODES.Jour de la Terre® QUÉBEC GRANDS PARTENAIRES ES] Fondation TD des amis de l'environnement ÊER QUÉBECPR PARTENAIRES MAJEURS a|i|iel(i)recycler PARTENAIRES ASSOCIÉS PARTENAIRES MÉDIAS m\t.^ ^geep\tlABCHimmri eÂtSn\tHum.ariii:\tsidlee ''stm TAÇ.T\tMontWii# r DEVOIR I^IW\tl%)iJ0e TV5 Photographie : Simon Duhamel-Le Consulat / Retouches et infographie : Visual Box et Graphiques M&H / Artiste pinatas : lan Langohr 5925 porter raffinée sur toute la ligne Vous serez aux petits oiseaux.Quittez votre nid en gazouillant pendant le solde Folie du printemps de Porter ! 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A 6 LE DEVOIR LE MARDI 22 AVRIL 2014 EDITORIAL SOUVERAINETE OÙ ça, la mort ?L\u2019assermentation, ce mardi, des députés du Parti québécois ne peut être dissociée de l\u2019enjeu qu\u2019est devenu l\u2019avenir même de leur formation politique.Pour les contempteurs de la souveraineté, l\u2019analyse doit même aller un cran plus loin et envoyer pour de bon l\u2019option au rancart.Comme si l\u2019arithmétique électorale pouvait se confondre avec la mesure des convictions.A Josée Boileau lors, elle se meurt ou pas, la souveraineté?Une «idée ne meurt jamais», disait Philippe Couillard appelé à commenter la déconvenue péquiste lors de la première conférence de presse qu\u2019il donnait le 8 avril à titre de premier ministre désigné.Et de fait, si l\u2019on entend par là que «Vidée», ici, aurait pu être remplacée par les mots «rêve» ou «utopie», sa permanence sombre dans une insignifiance telle que _____________ même des fédéralistes farouches comme M.Couillard peuvent s\u2019en accommoder.Ce qui fait peur et déclenche la riposte vive, comme notre histoire en donne moult exemples, ce n\u2019est pas « l\u2019idée » souverainiste, c\u2019est le «projet», mot qui appelle l\u2019avenir.Projeter, dit la déhnition, c\u2019est «jeter en avant et avec force», savoir ce que l\u2019on veut et prendre les moyens pour y parvenir.Donc, il est mort ou pas, le projet souverainiste ?Pour le savoir, le critique compte : le pourcentage d\u2019appui du Parti québécois, le plus faible depuis 1973, ajouté aux votes guère augmentés à Québec solidaire, retranché de l\u2019anémie d\u2019Option nationale, multiplié par les sondages qui montrent que la population s\u2019en fout, et les jeunes donc ! Plus l\u2019apathie hivernale, la fatigue atavique, notre historique permanence tranquille, l\u2019individualisme contemporain, le défaitisme des baby-boomers vieilhssants, sans oublier ceux qui n\u2019y ont jamais cru, tout cela huit par égaler que notre pays n\u2019a maintenant qu\u2019un seul nom : le Canada.CQFD : le souverainisme vit ses derniers moments.Cela tombe bien, c\u2019est ce que le critique entendait démontrer.Sauf que.Ces lendemains désenchantés parce que des batailles se perdent, ou ont été mal menées, ou pas menées du tout, n\u2019ont rien d\u2019une première dans notre histoire politique, et ils n\u2019ont jamais sonné la hn de quoi que ce soit.Retour au XIX® siècle : les suites de la rébellion de 1837-1838 ont été marquées par des tergiversations, des règlements de comptes, un affaissement dans les rangs des patriotes.L\u2019horizon se refermait sur les accusations de «traîtres» d\u2019un côté, «d\u2019agitateurs » de l\u2019autre, comme en témoignent les récits du temps ou ceux signés aujourd\u2019hui par une Micheline Lachance dans ses «romans-vérité», comme elle les appelle, sur la vie des Papineau.Les velléités nationalistes, qui participaient à une idéologie du XIX® siècle, auraient pu s\u2019arrêter là.Elles se sont au contraire ressourcées, refondées, rejouant chaque fois un «A la prochaine fois» qui tient de l\u2019envie tenace et partagée d\u2019avancer (et non pas d\u2019un enchantement dont les Québécois seraient prisonniers, comme le comprend Daniel Jacques).Et il est bien question d\u2019avancer, pas de recommencer.Le XX® siècle a vu des ruptures dans la façon d\u2019aborder le thème de l\u2019indépendance, mais l\u2019idée de fond, être maître de son destin, n\u2019a pas changé, comme le démontrait il y a deux semaines notre reportage «D\u2019une génération à l\u2019autre» (Le Devoir du 12 avril).Au-jomd\u2019hui encore, la détermination de ceux qui veulent reprendre le flambeau ne faibht pas.Ce que les jeunes trouvent dépassé, ce sont les manières de faire du PQ, pas la souveraineté en soi, écrivait samedi dans Le Devoir la toujoms percutante Catherine Dorion, d\u2019Qp-tion nationale.Elle voit dans l\u2019indépendance un propos «frais» et en parle comme tel, avec un regard neuf, sans se cacher.D\u2019autres jeunes limitent, imperméables aux sondages, aux analyses ou aux angoisses péquistes.Convaincus d\u2019arriver à convaincre.Et leur vi-tahté est un vrai pied de nez à la mort dont on parle tant.LE TON À L\u2019ASSEMBLÉE NATIONALE Ruse de vainqueur ?u\u2019elle est réconfortante pour les citoyens la promesse d\u2019un chef de gouvernement qui garantit que, désormais, il sera empli de civilité, vertu qu\u2019il promouvra à l\u2019Assemblée nationale ! C\u2019est ce que Philippe Couillard a fait jeudi au terme de la cérémonie d\u2019assermentation cjes 70 élus libéraux._______ Evidemment, il s\u2019agit d\u2019une promesse usée, peu crédible, puisqu\u2019elle a été répétée mille et une fois dans le passé.Une des dernières, c\u2019était en 2010, lors du retour de Jean-Marc Fournier au poste de leader parlementaire du gouvernement Charest.Dans les deux années qui ont suivi, nous avons pourtant assisté à des échanges extrêmement rudes.Les ministres du gouvernement Charest ne manquaient pas une occasion de s\u2019indigner du « ton » de leurs opposants.Bien sûr, les questions des ^______oppositions étaient souvent très acérées, cer- taines étant à la limite de la malhonnêteté.Malgré le fait que d\u2019autres, qui soulevaient toutefois des cris d\u2019indignation dans les rangs du gouvernement à l\u2019époque, portaient précisément sur ce que l\u2019UPÂC et la commission Charbonneau mettent au jour aujourd\u2019hui.Dans les prochaines années, l\u2019appel à conserver un «ton respectueux» pourrait bien encore servir de ruse aux vainqueurs qui détiennent le pouvoir.Ruse de ces gentlemen qui cultivent un ton lénihant et « informé » alors qu\u2019ils violent leurs promesses ; ruse qui consiste à dépeindre ceux qui questionnent, s\u2019indignent, comme des êtres chicaniers, cherchant la bête noire, nuisant au «consensus», fomentant la «division».Qr, la démocratie est précisément cela, une division.C\u2019est «l\u2019unité dans la discorde», selon la belle formule d\u2019Héraclite exhumée par le philosophe Jan Patocka (dont la pensée a été élégamment rappelée par Rémy Gagnon dans Le Devoir de philo du 19 avril).Heureusement, le premier ministre Couillard l\u2019a dit: «Par leur travail d\u2019opposition qui consiste à exprimer le contre point de vue», les députés d\u2019en face «jouent un rôle essentiel dans notre démocratie».Ils sont même, a insisté M.Couillard devant ses troupes, «des collègues avant d\u2019être des adversaires».Voilà qui tranche avec Jean Charest, qui suggérait à ses ouailles d\u2019apprendre à «haïr» l\u2019adversaire.Mais voilà qui tranche aussi avec le chef libéral Philippe Couillard qui, le 5 mars, lançait sa campagne en disant «je déteste ce gouvernement» Marois, le qualifiant de «toxique».Et qui, plus tard en campagne, affirmait sur les ondes de CHQI à Québec, que ses adversaires voulaient «fourrer le monde».Mais rassurons-nous, M.Couillard compte désormais défendre «notre langue commune, le français, [.] partout au Québec, [.] en la parlant bien ici dans ce Parlement».y* su r .Aj Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LETTRES Élections Québec 2014: pour y voir clair Qn est portés à analyser les résultats des dernières élections en les comparant avec les résultats des élections de 2012.Si l\u2019on remontait un peu plus loin dans le temps, en 2003 par exemple, où le Parti libéral du Québec (PLQ) a ravi le pouvoir au Parti québécois (PQ), on voit que le PLQ avait alors obtenu 1755863 votes et le PQ 1269183.La première constatation que l\u2019on peut faire, c\u2019est que le PLQ, en obtenant 1757 071 votes à cette élection-ci, a fait le plein de ses voix, alors que le PQ, en allant dans toutes les directions, n\u2019est allé nulle part et n\u2019a pas rallié ses électeurs et a obtenu seulement 1074120 voix.La seconde constatation est qu\u2019il n\u2019y a pas eu un engouement réel des Québécois et Québécoises pour le PLQ de Philippe Couillard, car, dans cette période de onze ans, le vote libéral a progressé de 1208 voix alors que les électeurs inscrits ont augmenté de 521889.Ce qui renforce mes propos est le résultat en nombre de sièges.Entre les élections de 2003 et 2014, le PLQ est passé de 76 députés à 70 pour une perte sèche de 6 députés.Il serait plus que souhaitable que des spécialistes fassent une analyse très pointue des résultats de la dernière élection afin d\u2019y voir plus clair.Normand Bourdon Québec, le 16 avril 2014 L\u2019échec de 1982, un mythe ?L\u2019histoire est une science inexacte, et la mémoire est une faculté qui peut jouer des tours.Sommes-nous en train de laisser s\u2019imprégner dans notre inconscient collectif un mjûhe différent des faits historiques ?Les années 1981 et 1982 furent marquées par le rapatriement de la Constitution et les débats et négociations qui s\u2019en sont suivis.L\u2019accord final fut négocié entre les provinces anglophones sans la présence du Québec.Pierre Karl Péladeau pense que nous devrions mettre le drapeau du Québec en berne afin de souligner cet événement.Une analyse plus serrée des faits peut cependant nous amener à d\u2019autres conclusions.L\u2019équipe québécoise était composée entre autres de Claude Charron, Claude Morin et René Lévesque.Les trois nous ont fait grâce de volumes où ils traitent de cet épisode.De ces lectures ressort un fait: nos trois négociateurs n\u2019étaient guère disposés à signer la future constitution canadienne.Quelqu\u2019un peut-il m\u2019afhrmer sans rire qu\u2019il y avait une chance que René Lévesque si^e la Constitution canadienne en compagnie de Pierre Trudeau, de Jean Chrétien et de la reine d\u2019Angleterre?Les provinces anglophones ont peut-être adopté la seule attitude possible face à la stratégie de négociation québécoise.Pour faire image, ils se sont peut-être comportés comme le mari qui ne va pas réveiller sa femme qui a décidé de dormir au salon un soir de brouille.Aussi, nous nous sommes inquiétés beaucoup depuis ce temps de la façon dont les faits sont arrivés en gardant l\u2019impression malheureusement fausse d\u2019avoir été bernés.Mais on s\u2019est très peu questionné sm la valem de la Constitution canadienne.Le temps ayant passé, peut-être vaudrait-il la peine de la regarder d\u2019un peu plus près, afin de voir si, finalement, elle n\u2019était pas si mauvaise?Elle contient une Charte des droits et hbertés, et la disposition de dérogation qui nous permet de l\u2019enfreindre sous certaines conditions.Bref au-delà de la façon, y a-t-il un contenu dont nous pourrions être fiers, un « beau risque » à prendre, n\u2019en déplaise à Pierre Karl Péladeau?Jean Bellerive 17 avril 2014 LIBRE OPINION Surmonter les sujets environnementalistes délicats PASCAL GRENIER Simplicitaire Au Québec, lorsque vous demandez à un ami ou à un voisin ce qu\u2019il fait pour protéger l\u2019environnement, il vous répondra presque immanquablement, «Je fais mon recyclage » D\u2019autres, plus engagés, vont dire: «J\u2019achète le plus possible local et bio ».D\u2019autres enfin, mentionneront: «Je fais du compostage et je prends, aussi souvent que possible, les transports en commun ! » Ces gestes individuels, quoique d\u2019une valeur éthique et écologique signihcative, restent d\u2019une importance environnementale limitée, car les impacts positifs qu\u2019ils engendrent sont surtout locaux et à petite échelle.De plus, ces gestes sont relativement faciles à aborder dans une discussion ou un débat écologique, car ils n\u2019ont pas tendance à soulever de passions.Toutefois, plusieurs thèmes, mentionnés ci-après, ont un impact environnemental déterminant et sont beaucoup plus difhciles à discuter en privé ou à présenter en public.En effet, ils bouleversent fréquemment des éléments fondamentaux de notre mode de vie actuel, de nos valeurs et de notre conception du progrès.Réduire la taille de sa famille en ayant moins d\u2019enfants ; Diminuer l\u2019usage de l\u2019avion pour des voyages non essentiels ; Réduire la taille des maisons et des véhicules, souvent surdimensionnés par rapport aux besoins ; Manger moins fréquemment de la viande et des poissons; Promouvoir un meilleur partage des richesses : des dirigeants de compagnies gagnent des millions par année (par ex.: Monique Leroux, p.-d.g.du Mouvement Desjardins, a gagné 3,34 millions de dollars en 2013) ; Promouvoir un meilleur partage des ressources: 1% des plus fortunés possèdent à,eux seuls 46% des actifs mondiaux (Etude du Crédit Suisse, 2013) ; Densifier les villes et ainsi réduire l\u2019étalement urbain, ce qui est un des problèmes environnementaux structurants les plus importants ; Réduire, de façon importante, la surconsommation de biens matériels.L\u2019obstacle majeur pour protéger l\u2019environnement réside dans le fait que les importantes questions qui précèdent ne peuvent pratiquement pas être abordées en discussion de façon sereine.En effet, en soulevant ces thèmes, il y aura toujours des gens qui se sentiront coupables : l\u2019un se reconnaîtra avec sa maison surdimensionnée, l\u2019autre se sentira mal à l\u2019aise de faire des déplacements excessifs matin et soir pour se rendre et revenir du travail, un troisième enhn aura honte d\u2019être accro au magasinage et à la consommation tous azimuts, etc.Même si le sujet abordé est bien fondé sur le plan environnemental, le sentiment de culpabilité prendra souvent le dessus et se transformera en retrait, en argumentation défensive ou carrément en attaque.Pour espérer obtenir une adhésion à la cause environnementale, le véritable déh consiste à aborder la djmamique de changement social avec méthode, respect et patience.Colette Portelance, dans son livre Relation d\u2019aide et amour de soi (1998), décrit une méthode intéressante visant le changement des individus et par extension le changement social.Cette méthode comprend sept étapes dont les plus importantes sont : la prise de conscience, l\u2019acceptation, la responsabilité et le passage à l\u2019action créatrice.Pour sa part, le respect de la personne et de ses arguments est essentiel si l\u2019on veut qu\u2019il y ait progrès dans la compréhension mutuelle.Encourager son interlocuteur à exprimer ses arguments, en s\u2019y intéressant vraiment, peut permettre de créer une ouverture.Finalement, la patience est nécessaire, car les changements individuels et sociaux prennent du temps.Personnellement, j\u2019ai mis quarante ans avant de vivre sans auto.Les difficultés rencontrées, lorsqu\u2019on aborde certains thèmes environnementaux importants, constituent un véritable défi au changement, qu\u2019il est bon de rappeler en ce jour de la Terre 2014. LE DEVOIR, LE MARDI 22 AVRIL 2014 A 7 IDEES ANTICOSTI ET EXPLOITATION DES HYDROCARBURES Soyez raisonnable, Monsieur le Premier Ministre Votre sens de la « responsabilité » s\u2019inspirera-t-il de l\u2019Alberta et du Dakota du Nord ou de la Suède et du Danemark?DOMINIC CHAMPAGNE Dramaturge et metteur en scène onsieur le Premier Ministre Philippe Couillard, Il y a 40 ans aujourd\u2019hui, le 22 avril 1974, le gouverne-m e n t du Québec procédait à l\u2019expropriation de l\u2019île d\u2019Anticosti, au nom de la défense de l\u2019intégrité du territoire.Depuis ce jour, Québec se considère comme propriétaire de l\u2019île et de l\u2019ensemble de ses ressources, y compris les ressources «en huile», comme on disait à l\u2019époque.En 1974, Anticosti est la propriété de la forestière Consolidated Bathurst.La coupe de bois n\u2019y étant plus une bonne affaire, la « Consol » a annoncé quelques mois plus tôt aux résidants de Port-Me-nier la «fermeture de l\u2019île».Puis elle a entrepris des négociations avec le gouvernement du Canada pour s\u2019en départir à bon prix.Peu avant que le fédéral, dont le ministre responsable de Parcs Canada à l\u2019époque est Jean Chrétien, n\u2019en vienne à une entente avec la Consol, dont le principal actionnaire est Power Corporation, le gouvernement du Québec a vent de l\u2019affaire.Robert Bourassa fait une offre d\u2019achat à Paul Desmarais qui refuse de vendre à Québec.Alors, dans un geste de défense du bien commun difficile à imaginer aujourd\u2019hui, Québec décide d\u2019exproprier.Pour la première fois depuis près d\u2019un siècle, Anticosti de- vient une terre publique où les citoyens pourront aller librement chasser le chevreuil et pêcher, devenir les propriétaires de leur maison et un peu plus maîtres du territoire qu\u2019ils occupent.À l\u2019heure du réchauffement climatique, la notion de protection de l\u2019intégrité du territoire prend une nouvelle mesure.Et si nous sommes tous responsables du domaine commun, ce geste de défense des intérêts supérieurs du Québec vous interpelle directement.Votre gouvernement reprendra-t-il les choses là où le gouvernement de Jean Charest les a laissées, en poursuivant l\u2019œuvre de dépossession du bien public, qui favorise le lais-ser-fa;re et le désengagement de l\u2019Etat au profit d\u2019intérêts privés prêts à sacrifier l\u2019intérêt collectif sur l\u2019autel du rendement à leurs actionnaires ?Ou suivrez-vous la voie tracée par le gouvernement Marois qui, en annonçant la reprise en main par l\u2019Etat, du moins en partie, de ses ressources collectives, a favorisé le financement d\u2019une exploitation pétrolière qui pourrait non seulement être néfaste pour nos finances publiques, pour notre économie, mais aussi pour notre environnement, à l\u2019heure où la communauté scientifique nous somme de prendre acte du bouleversement du climat où l\u2019orgie de nos émissions de carbone nous entraîne ?Ou encore, aurez-vous la sagesse de suivre la voie raisonnable où seront respectées les exigences démocratiques et écologiques que nous sommes en droit de formuler pour que se développe une économie j FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Dominic Champagne exhorte le gouvernement à écouter la population, à qui il revient « de décider de l\u2019usage sage, viable et raisonnable qui doit être fait de nos ressources collectives».qui soit véritablement viable, porteuse d\u2019une prospérité réelle, pour les citoyens du Québec, et par les gens de Port-Menier.Il y a 50 ans, dans un extraordinaire effort de volonté politique et à la suite d\u2019un exercice exemplaire de démocratie \u2014 qui nous fait assurément défaut présentement, le Québec a fondé sa modernité énergétique selon deux valeurs fondamentales : le partage de la richesse et une énergie propre.En vue d\u2019obtenir la sanction du peuple, le ministre des Richesses naturelles René Lévesque ira démontrer aux quatre coins du Québec la nécessité de ce qu\u2019il appelait «le règlement raisonnable d\u2019une situation parfaitement absurde».Aujourd\u2019hui, ce qui est raisonnable, c\u2019est de se mettre à l\u2019écoute de la raison scientifique, et économique, qui exhorte les gouvernements du monde entier à désinvestir dans les combustibles fossiles et à laisser sous terre la grande majorité des ressources connues en pétrole et en gaz pour éviter que le bouleversement climatique ne dégénère en catastrophes.Aujourd\u2019hui, ce qui est absurde, c\u2019est de se lancer à la recherche des nouvelles réserves d\u2019un pétrole parmi les plus sales et les plus polluants de la planète, au nom d\u2019une prétendue indépendance énergétique, sans débat public ni étude environnementale, alors que le Québec ne dispose ni d\u2019un plan crédible d\u2019atteinte de ces objectifs de réduction de GES, ni d\u2019une mise à jour de sa politique énergétique, ni d\u2019une loi sur les hydrocarbures.Aujourd\u2019hui, la nécessaire et inévitable révolution énergétique à laquelle nous sommes conviés doit se faire dans le respect des limites des ressources de notre planète, à commencer par celles dont nous contrôlons le développement sur notre territoire.Nous en appelons à un plan et à une stratégie énergétique à la hauteur de notre potentiel et de nos exigences, comme citoyens du Québec et comme citoyens du monde.Et la preuve reste à faire que cette stratégie passera par l\u2019exploitation du pétrole d\u2019Anticosti.Durant la campagne électorale, vous vous êtes dit «favorable à l\u2019exploitation des hydrocarbures de façon responsable».Votre sens de la responsabilité sera-t-il inspiré de l\u2019Alberta et du Dakota du Nord, où la dévastation du territoire se déroule selon les plus hauts standards de respect de l\u2019environnement?Ou votre politique s\u2019inspirera-t-elle plutôt de la Suède et du Danemark, deux pays parmi les plus verts et les plus équitables au monde, qui se sont dotés de plan crédible de sortie du pétrole et qui misent sur l\u2019exi- gence écologique pour stimuler l\u2019innovation et la création d\u2019emplois axés sur un savoir-faire porteur d\u2019avenir et d\u2019une grande fierté ?Depuis des mois, par l\u2019effet d\u2019un raccourci qui fait insulte à l\u2019intelligence, la classe politique laisse croire à la population qu\u2019en investissant 115 millions, on pourra récolter 45 milliards de bénéfices ! Alors que nous savons pertinemment qu\u2019il faudrait des milliards et des années d\u2019investissements avant de toucher aux très hypothétiques redevances provenant de cette exploitation, ces formules de la pensée magique ne sont pas à la hauteur des exigences que nous sommes en droit de poser.Le Québec ne doit pas faire l\u2019économie d\u2019une approche rigoureuse, transparente et démocratique.Et il revient au peuple de décider de l\u2019usage sage, viable et raisonnable qui doit être fait de nos ressources collectives dont nous demeu-rqns les propriétaires et dont l\u2019Etat n\u2019est que le fiduciaire.La décision d\u2019exploiter le pétrole d\u2019Anticosti ne saurait se prendre sans le consentement préalable, libre et éclairé des citoyens.Quand, en 2007, le gouverna ment auquel vous apparteniez a décidé de céder nos droits sur les ressources pétrolières d\u2019Anticosti, cette dépossession du bien collectif eut lieu sans débat public.Depuis au moins deux ans, aucun membre du gouvernement n\u2019a mis les pieds sur Anticosti.Aujourd\u2019hui, en ce jour anniversaire, souhaitons que votre gouvernement soit digne dp geste fait il y a 40 ans par un Etat capable de se porter véritablement à la défense du bien commun.GABRIEL GARCIa mArQUEZ 1927-2014 Entre la rivière d\u2019eaux claires et l\u2019île des salamandres bleues LEON ARLED ELÔREZ Étudiant du doctorat en sciences sociales appliquées de l\u2019UQO e plus beau mot de l\u2019espagnol aurait pu être Aracataca, dont «ara» si^ifie, dans la langue autochtone chimila, rivière, et «cataca» eau claire.La vie lit-i téraire de Gabriel Garda Marquez fut une Aracataca, une rivière d\u2019eaux claires.Il ne naquit pas dans ce peuple côtier en vain, peuple ayant inspiré en lui l\u2019univers imaginaire appelé Macondo.Il est maintenant parti là-bas, non pas pour nous laisser ici, mais plutôt pour se réunir avec les personnages de ses récits, mettant un terme ainsi aux «cent ans de solitude».Ces années n\u2019étaient rien de plus qu\u2019une métaphore de l\u2019abandon, celui qu\u2019il portait comme un fardeau sur son dos lorsqu\u2019il était petit quand ses parents, Luisa Santiaga et Gabriel Eligio, à peine quelques mois après sa naissance, l\u2019eurent abandonné chez ses grands-parents.Gabo, comme on le surnommait dès son plus jeune âge, fut élevé par ceux-ci, par le colonel Nicolas Mâr-quez, ainsi que par sa femme, Tranquilina Igua-ran.Sa sœur, Margarita, l\u2019accompagna elle aussi à partir de ses trois ans et demi.Ses parents finirent tout de même par venir le chercher définitivement quand il avait sept ans.Malgré cela, son grand-père est celui qui aurait laissé en Gabo les souvenirs les plus indélébiles de sa vie.Dans ses œuvres les plus renommées.Les funérailles de la grande Même, Cent ans de solitude, L\u2019automne du patriarche.L\u2019amour aux temps du choléra, etc., sévit l\u2019empreinte de ses années d\u2019enfance.Son grand mérite, selon moi, fut son habileté à utiliser les fantasmes et les fantaisies de l\u2019enfance pour expliquer la réalité.De cette façon, Gabo a découvert dans la tragédie dans laquelle se débattait son entourage social une forme de magie, magie associée à la persévérance, compromise au débat de l\u2019existence humaine.Il est parti de là afin de construire ce monde appelé Macondo.Ce dernier n\u2019est rien de plus qu\u2019une métaphore ordonnée et merveilleuse de son pays, la Colombie : une république politiquement fragmentée et, par conséquent, enijémiquement violente.A mon avis, la vision précoce du monde, comme instrument explicatif de la débâcle humaine, est son véritable apport et son originale -À ALEJANDRA VEGA AGENCE FRANCE PRESSE L\u2019existence de Gabriel Garcia Marquez (ci-dessus photographié en 2007 à son arrivée dans sa ville natale d\u2019Aracataca) marque une constance d\u2019allers-retours entre le Vieux et le Nouveau Continent, entre les Andes et les Caraïbes, entre les rivières d\u2019eaux claires et les îles de salamandres bleues.invention.C\u2019est cette même chose que les spécialistes de l\u2019œuvre de Garda Marquez et de la littérature appellent le réalisme magique sans toutefois expliquer complètement ses origines.Il est peu étonnant que cette plume magique et subversive ait généré les suspicions des élites politiques habituées à leurs propres récits hégémoniques.La rébellion sémantique de ce côfier d\u2019eau douce s\u2019est bientôt vue menacée par l\u2019Etat parallèle et invisible qui, dans la Colombie de Macondo, est appelé «forces obscures».Dès lors, le Mexique devint le refuge et le foyer de Gabo, et aujourd\u2019hui, en sa destination finale.Il y a deux ans, sans que la coïncidence fasse partie du récit, le mot le plus beau de l\u2019espagnol fut choisi: Querétaro, qui signifie «île des salamandres bleues».La vie de Gabo a donc l\u2019air de s\u2019être déroulée à ce moment-là, dans des espaces n\u2019appartenant pas à ce monde, mais plutôt au monde symbolique des connotations sémantiques.Son existence marque une constance d\u2019al-lers-retours entre le Vieux et le Nouveau Continent, entre les Andes et les Caraïbes, entre les rivières d\u2019eaux claires et les îles de salamandres bleues.Ces allers-retours rappellent la constance des grands hommes, comme Bolivar, qui un jour est parti, pour rester avec nous, pour toujours ! L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine RobitaiIIe (éditorialiste responsable de la page Idees) Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) information générale : Isabelle Pare (chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales) Lisa Marie Gervais (educatio Alexandre Shields (environnement), Amelie Daoust Boisvert (santé) Paulme Gravel (sciences) Fabien Deghse (société) Jean Dion (sports) Melanie Lxnsel et Philippe Orfah (reporters), information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Y)sisr\\à(chroniqueur), Hek Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Marco Belair Cirino et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales Quebe Guillaume Bourgault Cote (reporter), Véronique Chagnon et Ixiuis Gagne (pupitre) information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinema) Stéphane Baillargeon (médias), Frederique Doyon et François œvesque (reporters), Ju Carpentier (pupitre), information économique Gerard Berube (chef de division), François Desjardins, Eric Desrosiers, Jessica Nadeau et Karl Rettmo Parazelli (reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffant (éditorialiste), Claude I^evesq et Guy Taillefer (reporters), Jean Pierre I^egault (pupitre international page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs) Émilie Folie Boivm (pupitre) , équipe internet: I.aurence Clavel, Marie Pier Frappi Benoit Munger, Philippe Papineau et Genevieve Tremblay (pupitre) Martin Blais Sophie Chartier et Florence Sara G Ferrans (assistants) , correction : Andreanne Bedard,^Christme Dumazet et Michele Malenfant soutien à la rédaction: Amelie Gaudreau (secretaire), I.ai Pelletier et Arnaud Stopa (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) Manon Derome (Montreal), Vanessa Racine (Ottawa) Dave Noel (Quebec) PUBLICITÉ Edith Caron (adjointe), Jean de Billy, Jean François Bosse, Marlene Cote, Evelyne De Varennes, An Elimam, Nathalie Jobm (par interim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie I^aporte (avis legaux), Amelie Maltais (coordonnatrice), Elise Girard (secretaire) PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard E Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web) Imane Boudhar (analyste programmeur) Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve 0\u2019Me< (coordonnatrice des communications et de la promotion) Maxime Olivier œderc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie fume Houde Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptable Claudette Beliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentma Draghici, Celme Furoy et Véronique Page A 8 LE DEVOIR, LE MARDI 22 AVRIL 2014 ACTUALITES OSISKO SUITE DE LA PAGE 1 quérir la totalité des actions d\u2019Osisko, soit 8,15$ par action.Cette offre a été déposée en réponse à la dernière proposition de Goldcoq), qui a elle-même offert 3,6 milliards le 10 avril.Il s\u2019agissait alors d\u2019une bonification par rapport à l\u2019offre de l\u2019entreprise torontoise Yamana Gold, qui avait répondu à la première tentative de Goldcorp.La décision rendue publique lundi met ainsi fin à la course à la surenchère lancée par Goldcorp en janvier.Au final, tout indique que Yamana Gold et Agnico Eagle sortiront donc gagnantes et mettront la main sur Osisko.La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui était prête le 2 avril à verser 275 millions en échange d\u2019une partie de la production annuelle de Malartic, ne fait pas partie de l\u2019entente proposée.En entrevue au Devoir lundi, le vice-président finances et chef de la direction financière d\u2019Osisko, Bryan Coates, a déploré toute cette saga.«Nous avons toujours dit que l\u2019offre de Goldcorp n\u2019était pas acceptable et qu\u2019elle ne représentait pas la valeur de la mine Canadian Malartic.Nous maintenons notre point de vue.» Perte d\u2019un fleuron Selon lui, tout cela s\u2019est résumé à une perte de temps, mais surtout de «capital» pour Osisko.«Ils ont détruit une compagnie qui allait très bien et qui était un citoyen corporatif important au sein de la communauté québécoise.C\u2019est une destruction de valeur.Cette situation a aussi apporté beaucoup d\u2019angoisse à plusieurs personnes», a affirmé M.Coates.Au final, il juge que le Québec a perdu gros dans cette course à la surenchère.«C\u2019est la disparition d\u2019Osisko comme on la connaissait.Nous perdons une société aurifère qui avait son siège social à Montréal.Oui, nous conserverons des postes, mais nous perdons un fleuron industriel québécois.C\u2019est dommageable pour l\u2019économie et c\u2019est la perte d\u2019un siège social de plus.» Bryan Coates estime en outre qu\u2019il est nécessaire de tirer des leçons de cette offre hostile.«E s\u2019agit d\u2019un exemple qui illustre la nécessité, pour les légiâa-teurs, de mieux encadrer le processus des offres d\u2019achat hostiles.E faudrait mieux encadrer cela et permettre aux administrateurs de rejeter ce type d\u2019offre.» Osisko détient une mine d\u2019or à Malartic dont l\u2019implantation a nécessité la destruction et le déménagement d\u2019une partie de cette ville d\u2019Abitibi.Cette mine a commencé à produire de l\u2019or en 2011.Osisko a enregistré des revenus de 675 millions en 2013.Yamana Gold a réalisé un chiffre d\u2019affaires de 1,8 milliard, comparativement à 1,6 milliard chez Agnico Eagle.Le Devoir PERLE SUITE DE LA PAGE 1 Dominic Champagne déplore d\u2019ailleurs la décision de l\u2019ex-gouvernement Marois d\u2019investir 115 millions de dollars au cours des deux prochaines années sur Anticosti pour aider les pétrolières à déterminer s\u2019il existe bel et bien des ressources d\u2019or noir exploitables commercialement.Un engagement que Philippe Couillard respectera.«Ce n\u2019est pas simplement l\u2019histoire d\u2019un soi-disant profit pour nos finances publiques, explique celui qui s\u2019était aussi engagé dans la lutte contre le gaz de schiste.Il s\u2019agit aussi de nous déposséder de notre capacité d\u2019agir pour lutter contre les changements climatiques.On peut se demander si c\u2019est vraiment là qu\u2019il faut investir.Le minimum serait donc d\u2019avoir un débat de société avec des experts avisés, et non simplement des joueurs de l\u2019industrie et un futur ministre de l\u2019Environnement qui ne sera qu\u2019un valet dans cette histoire.» Et les Anticostiens ?Au-delà des «prétentions» économiques avancées sans preuves tangibles depuis maintenant plus de trois ans, le metteur en scène estime aussi que le gouvernement du Québec a complètement évacué l\u2019idée d\u2019impliquer les Anticostiens dans la réflexion.«Aucun membre de la classe politique n\u2019a mis le pied sur Anticosti depuis deux ans.» En l\u2019espace de quelques semaines, Dominic Champagne est allé trois fois à la rencontre des citoyens qui habitent sur cette «perle sauvage» sise en plein cœur du Saint-Laurent.«J\u2019ai vécu beaucoup d\u2019émotions à voir une petite communauté d\u2019êtres humains si attachée à cet art de vivre, à cet éloignement et à cet isolement.C\u2019est certain que tout cela ne peut pas cohabiter avec le pétrole.Mais il y a aussi le paradoxe d\u2019une communauté humaine qui a besoin de manger et de travailler.» Le village de Port-Menier survit d\u2019ailleurs de plus en plus difficilement, en mal de projets économiques et face à un exode marqué de ses résidants.«Pour l\u2019instant, le seul horizon qu\u2019on propose, c\u2019est l\u2019industrie pétrolière.Les gens sont donc inquiets, mais certains sont prêts à prendre le \u201cbeau risque\u201d du pétrole.» M.Champagne dit cependant avoir constaté une profonde division chez les insulaires.«Plusieurs personnes m\u2019ont confié sous le couvert de l\u2019anonymat qu\u2019ils sont opposés à l\u2019idée de voir l\u2019industrie pétrolière débarquer sur Vile.Mais ils PIERRE-ÉTIENNE LESSARD Sur rîle d\u2019Anticosti, Dominic Champagne a pu filmer un groupe de phoques gris se prélassant au bord du golfe du Saint-Laurent.ne voulaient pas parler devant la caméra.Des gens m\u2019ont bien accueilli, mais d\u2019autres m\u2019ont dit que leur village allait mourir sans le pétrole.» Au lieu de se lancer dans l\u2019exploitation du pétrole de schiste de l\u2019île, Québec devrait selon lui trouver une solution de développement économique durable qui pourrait être utile à d\u2019autres régions éloignées.Anticosti en héritage Et s\u2019il s\u2019est investi dans le projet, c\u2019est en partie dans un esprit de transmission entre générations de Champagne.Son père, Roland Champagne, était sous-ministre du Tourisme dans le gouvernement de Robert Bourassa.C\u2019est ce gouvernement libéral qui, le 22 avril 1974, adopta le décret qui expropriait d\u2019Anticosti la Consolidated Bathurst, l\u2019entreprise qui possédait alors l\u2019île.A l\u2019époque, Québec avait agi de la sorte afin d\u2019éviter que le gouvernement fédéral ne mette la main sur ce territoire de près de 8000 kmL L\u2019été dernier, il s\u2019est donc rendu sur Anticosti avec un de ses fils.En plus des citoyens, il a découvert un territoire dont il garde un souvenir marquant.«C\u2019est un lieu où on a une impression de bout du monde.C\u2019est un sentiment qui va se négocier cher un jour.Cette impression, même au cœur du village de Port-Menier, on ne retrouve ça nulle part ailleurs dans le monde.» «J\u2019ai aussi vu la rivière Jupiter et son eau d\u2019une clarté exceptionnelle.On voyait des dizaines de saumons.Je me suis dit: \u201cwow, ça existe au Québec\u201d.Et en arrivant à l\u2019embouchure de la rivière, on a vu sur le rivage des fous de Bassan, plusieurs autres espèces d\u2019oiseaux, des phoques et, au loin, des baleines à bosse.C\u2019est sûr que si on débarque sur l\u2019île pour y forer des milliers de puits de pétrole, cette réalité n\u2019existera plus.» Le Devoir ANTIÇOSTI: LACHASSE AU PETROLE EXTREME Avant-première au cinéma Cartier de Québec le vendredi 2 mai.Première au cinéma Excentris le lundi 5 mai.D Voir aussi > La bande annonce du documentaire de Dominic Champagne.SANTE SUITE DE LA PAGE 1 que l\u2019action ne manquera pas.Son mandat, bien sûr, est de représenter les intérêts des médecins spécialistes.Mais celle qui assume les fonctions de vice-présidente depuis 2011 cherche à inscrire cette priorité dans une réflexion plus large sur la métamorphose nécessaire, comme elle l\u2019appelle, de notre système de santé.«E faut envisager que, peut-être, nous sommes effectivement rendus à un moment où ça sera difficEe de payer tout ce qu\u2019on souhaite se payer.E faut faire des choix», dit-elle.La D*^® Francœur défend le système public de santé.«Je vais toujours me battre contre la possibilité de diminuer la qualité des services publics», jure-t-eUe.Ça ne l\u2019empêche pas d\u2019exprimer une ouverture envers le privé.Elle croit qu\u2019en parallèle, tant les cliniques privées qui prennent la «carte soleil» que les cliniques entièrement privées et payantes peuvent exister.Le privé ne nuit pas nécessairement, croit-eUe: «Au contraire, il peut permettre de financer le système public.Tout est à évaluer, mais dans la transparence.» Le privé-public, d\u2019abord, comme les Groupes de médecine familiale ou les cliniques de procréation assistées, d\u2019appartenance privée mais à prestation publique.La D*^® Francœur estime que davantage de services pourraient être sortis de l\u2019hôpital pour diminuer les listes d\u2019attente, comme l\u2019ophtalmologie.Le privé, même pour la classe moyenne ?Et le «vrai» privé, où la carte de crédit remplace la carte d\u2019assurance maladie?Pour la D*^® Francœur, il faut cesser d\u2019imaginer des cliniques de luxe fréquentées par des p.-d.g.d\u2019entreprises.Elle croit que LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 © Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 la classe moyenne pourrait en bénéficier.«Souvent, pour des raisons personnelles, d\u2019horaire, ça peut être difficile de trouver un rendez-vous qui nous convienne.Si cette personne veut se payer des soins privés le soir, est-ce qu\u2019on devrait empêcher ça?», demande-t-elle.Elle évoque le camionneur souvent loin de la maison ou l\u2019éducatrice en milieu familial qui veut éviter de fermer en pleine semaine.Les libéraux ont promis des «super-cliniques» ouvertes 24 heures sur 24 qui devraient, si elles se concrétisent, répondre à ces besoins au public, non?La D*^® Francœur n\u2019est pas tout à fait acquise à cette idée.«lœs services de soir, il ne faut pas se leurrer, ils coûtent plus cher.Est-ce qu\u2019on devrait dépenser pour ça, ou plutôt dépenser pour donner plus de services de jour?La campagne électorale est finie, maintenant, il faut réfléchir.» Des choix à faire au public Il faudra aussi faire des choix parmi ce qui est actuellement couvert, croit-eUe.Les futurs centres hospitaliers universitaires ne compteront que des chambres individuelles, par exemple.«Est-ce qu\u2019on a les moyens de payer des chambres privées à tout le monde ?Si on obligeait au moins les gens qui ont des assurances à les utiliser, ça diminuerait les coûts.» La D*^® Francœur a aussi participé à l\u2019élaboration du mémoire de la FMSQ sur la procréation médicalement assistée, qui conseille de limiter la gratuité à l\u2019infertilité «médicale».Elle se demande si, entre les traitements contre «l\u2019infertilité sociale» et d\u2019autres services, il ne faudrait pas choisir.«La réalité, c\u2019est qu\u2019en CHSLD des personnes âgées ont un bain par semaine», rappelle-t-elle.«A un moment donné, il faut réaliser que ça sort de la même poche.Mais choisir, ce sera l\u2019odieux du nouveau ministre» qui, en l\u2019occurrence, pourrait être son prédécesseur Gaétan Barrette.La D*^® Francœur fait d\u2019ailleurs de l\u2019accessibilité aux soins spécialisés son cheval de bataille.Les autres professionnels de la santé \u2014 infirmières, sages-femmes, pharmaciens, etc.\u2014 pourraient se voir octroyer plus de responsabilités.Les médecins, eux, pourraient s\u2019engager davantage dans la gestion des hôpitaux, croit-elle.Mais elle ajoute qu\u2019il ne faut pas leur faire perdre leur temps et qu\u2019il faut diminuer la lourdeur administrative pour leur donner envie de pousser à la roue.La D*^® Francœur clame qu\u2019eUe est là pour ouvrir des portes: «On peut s\u2019asseoir et grogner.Ou s\u2019impliquer, avancer et avoir des résultats.» Le Devoir Diane Francœur en cinq dates 1987: Obtient son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval.1993: Commence à pratiquer l\u2019obstétrique-gynécologie à l\u2019hôpital Sainte-Justine, où, au fil des ans, elle a occupé les fonctions de chef du service d\u2019obstétrique-gynécologie et de gestionnaire du Programme Santé de la mère et de l\u2019enfant.2006: Devient présidente de l\u2019Association des obstétriciens-gynécologues du Québec, poste qu\u2019elle occupera jusqu\u2019en 2008.2011: Devient vice-présidente de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.2011: Devient vice-présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.VISITEUR SUITE DE LA PAGE 1 loché de porc, là, et une polenta pour simuler le maïs du noble pâté, élu plat national du Québec en 2007, au terme d\u2019une consultation nationale lancée par Le Devoir.«Revisité: c\u2019est à la mode en cuisine, mais c\u2019est casse-gueule, dit-ü.A Québec [où il vient de participer au festival de la héôié], j\u2019ai pris une tarte au citron revisitée.C\u2019était une crème au citron avec juste une langue-de-chat trempée dedans.Décevant.» Cuisine et intimité Le bédéiste prend la cuisine au sérieux, mais surtout pour s\u2019amuser avec, comme en témoignent ses aventures dans le monde de la gastronomie qu\u2019il met en scène et en bande dessinée chaque semaine sur son blogue.Ces planches, en racontant les dix commandements à suivre pour se faire une bonne raclette, en exposant l\u2019art de se faire un bon café, de bien choisir un filet de poisson ou en parlant de sauver des légumes mal aimés, dont le salsifis, ont posé les bases d\u2019un univers atypique, ludique et personnel, au croisement entre deux phénomènes socioculturels en ascension, en Europe comme ici: le récit intimiste dessiné et la cuisine.«Au début, je m\u2019amusais à dessiner des recettes pour les partager avec mes amis, raconte-t-il, le regard intrigué par un sachet de fromage en grains posé sur le comptoir de la cuisine.Et puis, fai commencé à me dessiner dedans, j\u2019y ai ajouté des blagues» et surtout cet esprit, ce regard plein d\u2019autodérision qui a séduit l\u2019équipe du Monde en 2009, année marquant son apparition dans la blogosphère dessinée.Depuis, chaque semaine, des milliers de fidèles convergent pour suivre son régime alimentaire, le commenter, s\u2019en divertir.«E m\u2019arrive de recevoir des demandes en mariage de lectrices», dit le dessinateur en découvrant le «kwik kwik» du fromage en grains sous la dent\u2014 «c\u2019est marrant, ce truc», dira-t-il.«Ui nourriture, c\u2019est très intime.Quand tu en parles, tu finis par entrer dans l\u2019intimité des gens.» Sur la table, un «pâté chinois» a finalement pris forme dans des assiettes, ouvrant la discussion sur les spécificités culinaires locales, sur la «sauce à spaghef», la jeunesse de la gastronomie québécoise, la diversification des fromages fins, les restaurants de Montréal qu\u2019il gagnerait à visiter, mais aussi sur l\u2019engouement des gens pour la nourriture, les émissions de cuisine, les livres de recettes, le tout avec cette démesure très contemporaine dont il tire forcément profit.«Les gens se replient dans la nourriture, dit-il, parce que l\u2019époque autour d\u2019eux est sombre.C\u2019est un espace de confort qu\u2019ils cultivent.Prends les rénovations des salles de bain en ce moment.C\u2019est la même chose, tu vois.On s\u2019occupe des lieux et des choses qui nous permettent de nous retrouver avec nous-mêmes».Et puis, il dira: «Le ketchup aux fruits de ta belle-mère, c\u2019est géant!» La complexité du lait Les bouteilles se succèdent et les fromages arrivent en abondance pour faire oublier l\u2019absence d\u2019un pouding chômeur qui avait besoin de 24 heures de plus pour vivre.Il y a un Louis d\u2019Or \u2014 «bon comme un emmental suisse», dit Guillaume Long, qui connaît bien les lieux pour être né à Gpnève il y a 37 ans.Il y a une tomme de Grosse-Île \u2014 «je l\u2019adore, celui-là», lance-t-il \u2014 et puis une Comtomme \u2014 «raffiné, délicat, terrible» \u2014 et enfin une réflexion sur le lait.«C\u2019est l\u2019ingrédient qui me fascine le plus», dit l\u2019auteur en replantant régulièrement son couteau dans un des fromages sur la table et en abusant des «tu vois» pour ponctuer ses phrases.C\u2019est incroyable la diversité des fromages, des goûts que tu peux avoir avec, à la base, un seul et même produit: du lait.» Le lait, les albums de bande dessinée qu\u2019il vient d\u2019aimer lire, la vie à Lyon \u2014 où il réside \u2014, les origines de la poutine et du pâté chinois, le film Sharknado \u2014 «C\u2019est pas le truc avec les requins dans la neige», demandera-t-il en confondant avec un autre navet du genre.Avalanche Shark \u2014, le jour où il a invité une Italienne à manger des pâtes chez lui.La soirée avance, les sujets se succèdent sans se suivre autour d\u2019un repas qui pourtant était encore improbable au début de la soirée.Et puis les paupières doucement vont s\u2019alourdir et le visiteur du soir va doucement s\u2019avancer vers la porte tout en essayant de clore les nombreuses conversations qui, depuis plusieurs heures, viennent de se jouer près d\u2019un fourneau.En partant, il dira: «Si vous passez à Lyon, faites-moi signe, je vous emmènerais manger une quenelle de brochet sauce Nantua et puis vous viendrez manger à la maison aussi.» Forcément, il aime ça, faire à manger, surtout pour partager.Invitation ?Oui.Mais un jeudi.Pour tenter de renouer avec le plaisir d\u2019une soirée improvisée, en débarquant îe mercredi.Le Devoir Rectificatif Dans l\u2019article «Des mots dans un lance-pierre» paru le 19 avril en page F 4, on lisait à tort que Pierre Peuchmaurd a consacré sa vie aux aphorismes, alors qu\u2019ü était aussi poète.Le recueü de ses aphorismes complets ne constitue donc pas ses œuvres complètes.De plus, la photo illustrant le recueü de Thierry Horguelin aurait dû être attribuée à Antoine Peuchmaurd.Toutes nos excuses.D Le Devoir sur ledevoir.com GO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A-bonnementS (lundi à vendredi, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tahonnements@1edevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.II est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n\u201c 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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