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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-11-28, Collections de BAnQ.

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[" Assurance-emploi : plus que des pouvoirs, Québec veut des correctifs Page A 2 wi-T À Québec, les voies réservées aux autobus causent la discorde Page A 3 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 2 7 1 LE DEVOIR, LE JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 1,13$\t+ TAXES =\t1,30 Commotion cérébrale : une poursuite d\u2019un jeune hockeyeur JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un coup de trop?Pour la première fois, un jeune joueur blessé poursuit Hockey Québec et Hockey Canada en raison des séquelles qu\u2019il conserve d\u2019une commotion cérébrale causée par un coup à la tête subi alors qu\u2019il évoluait dans une ligue pee-wee CC.«Ce n\u2019est plus un sport, ça devient de la lutte», déplore Alexis Turcotte, 14 ans, qui réclame 370000$ en dommages et intérêts.Page A 2 Aujourd\u2019hui Le Monde > Libre circulation des personnes: Londres défie l\u2019Union européenne.Le premier ministre britannique annonce un durcissement de l\u2019accueil des immigrés européens.Page B 5 Politique > Embouteillage politique.Michel David constate qu\u2019il n\u2019y a aucune rationalité dans le statut des ponts enjambant le fleuve.Page A 3 Culture > Le rire a-t-il un sexe?Le Colloque de l\u2019humour se penche sur les implications d\u2019être femme et humoriste au Québec.Page B 7 7\t_______________ ^ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B6 A4 B2 B8 A4 B5 ^.oissaw -%y/ 7»^ É\\\t.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Comme employés de Provigo, Patrick Soultan et Carole Surprenant participent à la nouvelle collecte des produits de la viande, des denrées rarissimes pour les banques alimentaires.De nouvelles munitions pour la lutte contre la faim Deux projets permettent de récupérer viandes et « prêt-à-manger » dans les supermarchés au profit des banques alimentaires ISABELLE PARE L> idée de faire une percée < majeure dans la lutte contre la faim au Québec n\u2019est plus un vague espoir, mais est en voie de prendre forme, kilo par kilo, camion par camion.Tout cela grâce aux «rêveurs réalistes» que ce sont Dany Michaud, directeur général de Moisson Montréal, et Jean-François Archambault, à la barre de la Tablée des chefs, qui viennent de conclure deux ententes importantes avec les géants de l\u2019alimentation pour récupérer, grâce à la congélation, des centaines de tonnes d\u2019aliments qui pre- naient jusqu\u2019ici le chemin des poubelles.Depuis déjà quatre semaines, un premier projet-pilote de collecte des produits de la viande bat son plein dans 16 supermarchés de Montréal affdiés à Provigo et Loblaws.VOIR PAGE A 8 : EAIM Tourisme Montréal L\u2019ex-p.-d.g.a empoché 654000$ à son départ Le vérificateur général critique les avantages excessifs consentis à Charles Lapointe JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Indemnité de départ de plus d\u2019un demi-million de dollars, frais de voyages exorbitants, dépenses réclamées en double, utilisation à des fins personnelles de reçus d\u2019impôts liés aux dons de charité faits par l\u2019organisme.L\u2019ex-p.-d.g.de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, s\u2019en est mis plein les poches aux frais des contribuables, dénonce le vérificateur général, qui parle d\u2019une «mauvaise utilisation des fonds publics» par l\u2019organisme financé par Québec.«On a relevé des irrégularités importantes», a VOIR PAGE A 8 : LAPOINTE Lire aussi > CHUM : un uitimatum d\u2019une semaine et une menace de tuteiie.Le vérificateur général constate les déficiences affectant la gestion du centre hospitalier.Page A 2 L\u2019honorable déshonoré.L\u2019éditorial d\u2019Antoine Robitaille.Page A 6 Commission Charbonneau FTQ : Arsenault et Accurso s\u2019épaulaient dans la tourmente BRIAN MYLES L> ex-président de la FTQ, Michel Arsenault, ' entretenait d\u2019étranges relations de copinage avec l\u2019entrepreneur Tony Accurso au plus fort de la tourmente sur l\u2019existence d\u2019un système de ristournes au Fonds de solidarité.M.Arsenault semble en avoir su pas mal plus qu\u2019il ne l\u2019avouera jamais sur l\u2019infiltration du crime organisé au sein du Fonds et sur le problème du traitement préférentiel (le fast track) accordé à certains promoteurs.Des conversations d\u2019écoute électronique présentées mercredi à la commission Charbonneau révèlent la grande familiarité entre le syndicaliste de carrière et l\u2019un des principaux entrepreneurs en construction du Québec.Les liens d\u2019amitié entre MM.Arsenault et Accurso étaient déjà connus.Les bénéfices intangibles que tirait l\u2019entrepreneur controversé de cette relation l\u2019étaient moins.En mars 2009, au plus fort de la tempête médiatique sur l\u2019influence d\u2019une relation des Hells Angels, Denis Vincent, dans les décisions d\u2019affaires du bras immobilier du Fonds, la SQLIM, Michel Arsenault a appelé Tony Accurso à deux reprises.VOIR PAGE A 8 : ETQ Michel Arsenault 77831303445548 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 ACTUALITES Le député Dubourg ne remboursera pas son indemnité Ottawa \u2014 Le nouveau député libéral de Bourassa, Emmanuel Dubourg, n\u2019a pas l\u2019intention de rembourser l\u2019indemnité de départ qu\u2019il a touchée en quittant l\u2019Assemblée nationale, et ce, même s\u2019il recevra sous peu son salaire d\u2019élu fédéral de 160200$.«Cette histoire, on en a longuement parlé pendant la campagne, et les électeurs de Bourassa Vont tranchée.Pour moi, la porte est tournée, le dossier est clos», a expliqué M.Dubourg mercredi.Son chef Justin Trudeau l\u2019appuie.«M.Dubourg a suivi toutes les règles de l\u2019Assemblée nationale.» En août, M.Dubourg a touché une indemnité de 100000$ lorsqu\u2019il a quitté son siège à Québec pour se présenter à l\u2019élection partielle fédérale.Tous les élus ont droit à cette indemnité à leur départ de la vie politique, mais le gouvernement péquiste veut l\u2019éliminer dans les cas de départs volontaires en cours de mandat.Le NPD l\u2019a attaqué en campagne à cause de cette indemnité.Mercredi, Uio-mas Mulcair s\u2019est moqué de lui.«Je ne suis pas sûr de comprendre l\u2019image de la porte qui est ''tournée\u201d.Peut-être que pour lui, c\u2019est une porte tournante où tu encaisses 100000, tu t\u2019en viens au fédéral, et tu continues à toucher un salaire.» Le Devoir Budget: parler pour parler à Ottawa Ottawa \u2014 A quoi bon se déplacer à Ottawa pour expliquer aux élus réunis en comité parlementaire l\u2019impact des législations qu\u2019ils envisagent?C\u2019est la question que se sont posée les syndicalistes cette semaine.Mardi, ceux-ci sont venus mettre les députés en garde contre les conséquences qu\u2019aura le projet de loi budgétaire mammouth C-4 sur le droit de grève au pays.Ils ont alors appris que l\u2019heure limite pour proposer des amendements au projet de loi était déjà passée ! Même si les syndicats étaient parvenus par leur plaidoyer à convaincre les députés de changer le projet de loi, ces derniers n\u2019auraient pas pu agir.C-4 fait en sorte qu\u2019Ot-tawa désigne désormais seul ce qui constitue un service essentiel dans la fonction publique.Si un secteur d\u2019activité est considéré comme essentiel à 80% ou plus, les fonctionnaires y perdent leur droit de grève.C-4 était étudié article par article mercredi soir, et au moment de mettre sous presse, le gouvernement n\u2019avait accepté aucun amendement.Le Devoir Perquisition à Stationnement de Montréal Une perquisition a lieu mercredi dans les locaux de Stationnement de Montréal, la société qui gère les stationnements municipaux tarifés dans la métropole.Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé que des enquêteurs ont mené une saisie dans un édifice paramunicipal situé sur la rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal.En janvier dernier, deux cols bleus avaient été arrêtés en lien avec des irrégularités constatées à Stationnement de Montréal.La société avait alors mandaté un spécialiste en juricomptabilité pour mener une enquête à l\u2019interne.Le 15 novembre.Stationnement de Montréal annonçait avoir remis le rapport au SPVM et ajoutait que deux nouvelles arrestations avaient alors eu lieu.La Presse canadienne COMMISSION SUR UASSURANCE-EMPLOI Avant les pouvoirs, Québec veut des correctifs GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ils vont regarder ça, mais pas tout de suite.Le gouvernement Marois n\u2019a pas montré d\u2019empressement mercredi à répondre à l\u2019une des principales recommandations du rapport de la commission Du-ceppe-Marsolais sur l\u2019assurance-emploi, soit que Québec et Ottawa négocient une entente confiant à la province la gestion du régime.«À court terme, il appartient au fédéral de corriger le tir [de la réforme].La balle est dans leur camp», a réagi le ministre Alexandre Cloutier, responsable de la gouvernance souverainiste.C\u2019est au nom de cette dernière que la Commission nationale d\u2019examen sur l\u2019assu-rance-emploi avait été mise sur pied en mars dernier.Parmi les 30 recommandations du rapport d\u2019une centaine de pages déposé mercredi, trois suggèrent à Québec de «négocier une entente administrative lui déléguant la gestion du régime et lui permet- tant de l\u2019adapter aux besoins particuliers» du Québec.Au lieu d\u2019un rapatriement en bonne et due forme, les présidents Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais plaident donc pour une formule qui ne nécessite pas de toucher à la Constitution.«On va la regarder, bien sûr.Mais ce que le monde veut, à court terme, c\u2019est d\u2019avoir accès aux prestations», a répondu le ministre Cloutier, tout en rappelant que son gouvernement veut «contrôler l\u2019ensemble des leviers».Modifications Selon la solution retenue par la commission, Ottawa conserverait la responsabilité d\u2019établir le taux de cotisations et les critères d\u2019admissibilité au régime.«On ne touche pas aux normes pancanadiennes», a précisé M.Duceppe en entretien.Il estime que la formule permettrait de mieux arrimer les stratégies de soutien à l\u2019emploi (assurance-emploi et formation de la main-d\u2019œuvre, notamment).«Si toutes ces différentes avenues pouvaient converger vers les mêmes objectifs, on serait plus ef ficaces», juge-t-il.Au-delà de cette question, la commission a documenté certains effets de la réforme.Elle recommande ainsi toute une série de mesures pour modifier les modifications apportées au régime en janvier 2013.On suggère entre autres à Ottawa de préciser les critères «Il est clair que la commission n\u2019a été qu\u2019un exercice politique [.] dont le seul intérêt a été de faire peur aux Québécois» de temps de déplacement pour se rendre à son travail, afin de tenir compte de contraintes telles que l\u2019absence de transport en commun.Actuellement, le gouvernement s\u2019attend à ce que les «prestataires cherchent un emploi à moins d\u2019une heure de déplacement de leur domicile».La commission recommande d\u2019éliminer les catégories de prestataires introduites par la réforme (fréquent, occasionnel, travailleur de longue date), propose différents assouplissements au régime et souligne que les critères d\u2019admission semblent discriminer les femmes \u2014 une étude sur les exclusions serait bénéfique, dit-on.Sur le plan monétaire, le rapport propose que le gouvernement fédéral «participe de nouveau au financement partiel du régime» en constituant une «réserve de stabilisation de l\u2019ordre de 15 milliards».Au total, la commission estime que les mesures proposées coûteraient 1 milliard de plus au gouvernement fédéral, dont 320 millions pour le Québec.Kenney dénonce A Ottawa, le ministre de l\u2019Emploi, Jason Kenney, a réagi au dépôt du rapport en soutenant «qu\u2019il est clair que la commission n\u2019a été qu\u2019un exercice politique [.] dont le seul intérêt a été de faire peur aux Québécois».M.Kenney estime que les changements apportés au régime sont «modestes et raisonnables».Il a dévoilé des chiffres indiquant que sur les 698000 demandes de prestations refusées pour les sept premiers mois de l\u2019année 2013, 380 sont imputables aux nouvelles obligations.Au Québec, ce serait 160 refus sur 187 000, a indiqué le cabinet du ministre.Jason Kenney affirme qu\u2019il est «difficile de débattre avec des gens qui ignorent sciemment les faits et utilisent de la désinformation».Pour le NPD, le rapport établit toutefois clairement que la «réforme favorise l\u2019exode des travailleurs spécialisés, cause une baisse accrue de l\u2019incitation au travail chez les prestataires [et a] un impact néfaste sur les économies régionales qui comptent sur les industries saisonnières».Les travaux de la commission auront coûté 1,3 million, selon Gilles Duceppe.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon Annie Turcotte, son fils Alexis conserve des séquelles du coup reçu à la tête en 2010.HOCKEY MINEUR Un hockeyeur victime d\u2019une commotion cérébrale intente une poursuite Hockey Québec, Hockey Canada et l\u2019agresseur sont visés AMELIE DAO USX-BOISVERT Pour la première fois, un jeune joueur blessé poursuit Hockey Québec et Hockey Canada en raison des séquelles qu\u2019il conserve d\u2019un coup à la tête, porté alors qu\u2019il évoluait dans une ligue pee-wee CC.Alexis Turcotte et sa mère Annie Turcotte poursuivent également les organisations locales de hockey mineur en cause et le joueur qui l\u2019a frappé lors d\u2019une partie en 2010.«Ce n\u2019est plus un sport, ça devient de la lutte», déplore Alexis Turcotte, 14 ans, qui raconte qu\u2019à la suite de sa commotion cérébrale, la lumière et les bruits lui étaient insupportables.C\u2019est l\u2019avocat spécialisé en droit de la santé Jean-Pierre Ménard qui mène cette requête, dans laquelle on réclame 370000$ en dommages et intérêts.Des conséquences importantes Le 27 novembre 2010, le jeune défenseur, alors âgé de 11 ans, jouait à l\u2019aréna d\u2019Am- 370000$ Dommages et intérêts réclamés dans la poursuite intentée par Alexis Turcotte et sa mère Annie.qui.Son équipe menait 11 à 3: il restait quelques minutes au match.Son gardien effectue un arrêt, suivi d\u2019un arrêt de jeu.C\u2019est pendant cet arrêt qu\u2019un joueur de l\u2019autre équipe l\u2019aurait mis en échec.Alexis tombe.Il se relève, mais le joueur lui aurait assené un second coup de bâton, au visage.Alexis a perdu connaissance quelques minutes, puis a été transporté en ambulance à l\u2019hôpital.Trois ans plus tard, Alexis Turcotte subit les conséquences de la commotion cérébrale qui en a résulté.Il éprouve des difficultés de concentration et d\u2019apprentissage et ne peut plus pratiquer les sports qu\u2019il aime.M® Ménard reproche à Hockey Canada et à Hockey Québec de ne pas prendre les mesures nécessaires pour éviter ces incidents.Selon lui, les règlements existent, mais ils ne sont pas appliqués et les ligues tolèrent les écarts.«Je suis étonné qu\u2019il n\u2019y ait pas eu de telle poursuite avant.Il arrive que les victimes poursuivent leurs agresseurs, mais pas les organisations, et ces dernières ne changent pas leurs pratiques », déplore Jean-Pierre Ménard.Aucun commentaire Un rapport d\u2019accident envoyé à Hockey Canada n\u2019a eu aucune suite.Mercredi, ni les ligues mineures impliquées, ni Hockey Canada ou Hockey Québec n\u2019ont souhaité émettre de commentaire.Au téléphone, la mère du jeune joueur poursuivi était bouleversée par la tournure des événements.«Mon fils n\u2019a rien à se reprocher et moi non plus, a-t-elle dit au Devoir lors d\u2019une brève conversation.La poursuite m\u2019a surprise, comme un coup de tonnerre.Je suis contre la violence à cent pour cent.Mais c\u2019est certain que ça brasse [au hockey] ».Le Devoir CHUM : un ultimatum d\u2019une semaine et une menace de tutelle ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec KARL RETTINO-PARAZELLI A la suite des constats du vérificateur général du Québec sur les déficiences affectant la gestion du Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal (CHUM), le ministre de la Santé et des Services sociaux.Réjean Hébert, exige le remboursement des sommes consenties en trop et donne une semaine au conseil d\u2019administration de l\u2019établissement pour statuer sur le sort de la haute direction.Mercredi prochain, le ministre Hébert évaluera les mesures qui lui seront présentées par le CA pour «redresser la situation».Il s\u2019est dit prêt à prendre les grands moyens: désigner un «accompagnateur» pour surveiller la direction de l\u2019institution, comme il l\u2019avait fait pour le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) , ou plus draconien encore, virer son conseil d\u2019administration pour le remplacer par une administration provisoire.«Ma responsabilité à moi, c\u2019est de faire ce que fai à faire comme dans le cas du Centre de santé de McGill: nommer un accompagnateur ou encore mettre en place une administration provisoire pour le CHUM», a déclaré Réjean Hébert, mercredi, après que le vérificateur général (VG) par intérim, Michel Samson, eut déposé à l\u2019Assemblée nationale son rapport pour l\u2019année 2013-2014, dont un des chapitres porte sur la gestion et la gouvernance du CHUM.Rémunération En début de soirée, M.Hébert s\u2019est rendu à Montréal pour rencontrer les membres du conseil d\u2019administration à huis clos.Il leur a fait part de ses préoccupations et de ses attentes.L\u2019avenir du directeur général du CHUM, Christian Paire, est entre leurs mains, a-t-il précisé à sa sortie de la réunion.Le CA s\u2019est réuni quelques heures plus tard pour une assemblée ordinaire.M.Paire y était, mais s\u2019est refusé à tout commentaire.De 2010 à 2013, la rémunération versée par le CHUM à son directeur général a dépassé de 70000$ au total la somme maximale autorisée par le Conseil du trésor.Cette somme maximale était de 350000$ en 2013.Qui plus est, le conseil d\u2019administration n\u2019aurait pas dû autoriser son directeur général à recevoir, pendant deux ans, une rémunération annuelle supplémentaire de 80000$ de la part de l\u2019Université de Montréal, malgré l\u2019interdiction du Conseil du trésor.En outre, le CHUM a consenti, de janvier 2010 à mars 2013, 750000$ en trop à des cadres en raison de «déficiences» relatives à leur rémunération, dont le non-respect de la classe salariale définie par le ministère, l\u2019attribution systématique de la rémunération maximale de la classe et l\u2019octroi de «sommes non conformes».«Comme le vérificateur nous le suggère, M.Paire et les autres cadres supérieurs qui ont reçu des salaires en trop devront les rembourser», a indiqué M.Hébert.Manque d^information Autre accroc mis en lumière par le vérificateur général: plus de la moitié des postes hors cadres et de cadres supérieurs ont été comblés sans affichage interne, et plusieurs d\u2019entre eux en l\u2019absence de concours.Les deux tiers des contrats de services professionnels ont été attribués de gré à gré, alors qu\u2019ils auraient dû faire l\u2019objet d\u2019un appel d\u2019offres public ou sur invitation.De plus, des frais de repas, qui dépassaient souvent les sommes permises, ont été remboursés, et dans plusieurs cas, les pièces justificatives manquaient.Pour le VG Michel Samson, le conseil d\u2019administration du CHUM n\u2019a pas joué son rôle et ne «reçoit pas suffisamment d\u2019information pour assumer ses responsabilités en matière de gouvernance».Le CA du CHUM est présidé par Alain Cousineau, l\u2019ancien président de Loto-Québec, qui auparavant avait été directeur général du Parti libéral du Québec.Le Devoir Concours Sous le soleil de CUBA LE DEVOIR Pour participer au concours, remplissez le formulaire en ligne et répondez aux deux questions.www.ledevoir.com/concours www.meliacuba.com I sunwing. LE DEVOIR, LE JEUDI 28 NOVEMBRE 20IS A 3 ACTUALITES Embouteillage politique Michel David Il n\u2019y a aucune rationalité dans le statut des ponts enjambant le fleuve François Legault a très bien traduit l\u2019exaspération des Montréalais et des résidants de la Rive-Sud, à la pensée des bouchons qui vont leur empoisonner l\u2019existence pendant des années, quand il a lancé mardi à l\u2019Assemblée nationale: «Il n\u2019y a personne ici qui va me convaincre qu\u2019on n\u2019est pas capable de remplacer le pont Champlain avant2021.» Le fouillis des relations fédérales-provin-ciales est assez déroutant pour le commun des mortels avec ses chevauchements de compétence, ses programmes conjoints et ses formules compliquées pour calculer la péréquation et d\u2019autres paiements de transfert.Le débat sur le remplacement du pont Champlain permet cependant d\u2019illustrer jusqu\u2019à la caricature le dysfonctionnement qui peut en résulter et ses pénibles conséquences sur la vie quotidienne de dizaines de milliers de citoyens.Il n\u2019y a aucune rationalité dans le statut des quatre ponts enjambant le fleuve, ce qui est propice à la formation de monstrueux embouteillages de nature politique.Les ponts Champlain et Jacques-Cartier sont les seuls ponts intrapro-vinciaux au Canada qui sont de propriété fédérale.Ils sont administrés par une société d\u2019Etat qui gère également la portion de l\u2019autoroute Bonaven-ture située entre le pont et le canal de Lachine, de même que le tronçon des autoroutes 15 et 20 situé entre le pont et l\u2019avenue Atwater.Le pont Mercier, lui, est administré à la fois par Ottawa et Québec.La partie sud-ouest, de propriété fédérale, est administrée par la même société d\u2019Etat que les ponts Champlain et Jacques-Cartier.Le reste du pont est la propriété du ministère des Transports du Québec, qui est cependant responsable des opérations quotidiennes sur l\u2019ensemble du pont.Sans oublier l\u2019entente qui, depuis 1934, accorde une priorité d\u2019emploi aux Mohawks de Kahnawake.Quant au pont Victoria, quj est le plus ancien (1860), il appartient au CN.Etant au départ un pont ferroviaire, qui a été ouvert plus tard à la circulation automobile, il est régi par un règlement fédéral.En mars 2012, le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, avait ouvert la porte à un éventuel transfert de compétence sur les ponts au gouvernement du Québec, avec toutes les discussions que cela suppose, notamment sur la compensation financière que Québec ne manquera pas d\u2019exiger, mais il reportait toute négociation après l\u2019achèvement du nouveau pont Champlain.Cela ne règle donc rien dans l\u2019immédiat.La première ministre Marois, qui voudrait que le pont soit achevé dès 2017, soit quatre ans plus tôt que prévu dans l\u2019échéancier fédéral, a proposé à son vis-à-vis canadien, Stephen Haiper, que Québec prenne l\u2019entière responsabilité de sa construction, évaluée entre 3 et 5 milliards.Cette proposition n\u2019a cependant trouvé aucun écho à Qttawa, ce qui est interprété à Québec comme une fin de non-recevoir.Mercredi, l\u2019Assemblée nationale a adopté à Funanimité une motion réclamant que le gouvernement fédéral accélère l\u2019échéancier et intègre à la nouvelle structure un système léger sur rails (SLR), mais le différend sur le «plan d\u2019affaires » que M.Lebel s\u2019est engagé à rendre public d\u2019ici la fin de l\u2019année risque de perdurer.Avec un peu de bonne volonté, la participation fédérale au financement du SLR ne devrait pas poser de problème insurmontable.Malgré l\u2019opposition de tous les intervenants de la région, M.Harper a cependant été très clair lors de son récent passage à Montréal : son gouvernement ne financera pas la reconstruction du pont Champlain si un péage n\u2019y est pas implanté, même si cela a pour effet de congestionner complètement les autres ponts.Le maire Coderre n\u2019y voit qu\u2019une position de négociation sur laquelle Qttawa sera éventuellement forcé de revenir, mais le premier ministre canadien a la tête particulièrement dure.Hier, le gouvernement fédéral a démontré sa détermination en accordant un contrat de 1,1 million de dollars pour faire l\u2019évaluation de différents systèmes.Pour Québec, il ne s\u2019agit pas d\u2019un « nouveau pont», mais plutôt d\u2019un «pont de remplacement», qu\u2019une meilleure construction et un entretien plus constant auraient peut-être rendu moins nécessaire, mais cela ne change rien à son coût.Réplique de M.Harper: «Nous n\u2019avons aucun projet comme cela dans le reste du Canada.C\u2019est seulement ici que nous avons un pont régional qui sera construit entièrement par le fédéral.Il est nécessaire, pour avoir l\u2019appui des contribuables [ailleurs au pays], que nous ayons la participation financière de la population ici.» Pour des raisons analogues, son gouvernement a refusé toute participation au financement de l\u2019amphithéâtre de Québec, tout en sachant qu\u2019il y aurait un prix électoral à payer.Les automobilistes pris dans les embouteillages sur le pont le plus achalandé au pays ne votent même pas conservateur.mdavid@ledevoir.com » « Tifi i Ë RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Des conducteurs utilisent les voies réservées aux véhicules du Réseau de transport de la capitale.VILLE DE QUÉBEC Les voies réservées de la discorde ISABELLE PORTER à Québec \\ A Québec, les voies réservées pour bus s\u2019imposent comme un enjeu très délicat.Après avoir causé des maux de tête au maire Régis La-beaume en 2011, elles reviennent cette semaine dans l\u2019actualité.Sauf que cette fois-ci, c\u2019est le ministre des Affaires municipales et des Transports Sylvain Gaudreault qui est sur la sellette.«Le ministre Gaudreault travaille contre les gens de Québec», titrait le Parti libéral dans un communiqué mercredi.La veille, le député ca-quiste Eric Caire déclarait sur les ondes du FM93 que «dans la tête de Sylvain Gaudreault», «l\u2019automobiliste, c\u2019est un mauvais citoyen égoïste qui veut juste avoir le confort de sa petite voiture ».M.Gaudreault est critiqué parce qu\u2019il compte profiter du futur élargissement de l\u2019autoroute Henri IV pour y intégrer une voie réservée au transport en commun.Qr, le maire Labeaume n\u2019est pas d\u2019accord.«Le ministre tient à son système de voie réservée, pure idéologie», avançait le député libéral Sam Hamad mercredi à l\u2019Assemblée nationale.«Les citoyens de Québec n\u2019en veulent pas, le maire de Québec n\u2019en veut pas, les élus de la région n\u2019en veulent pas.» Le projet irrite d\u2019autant plus qu\u2019on teste ces jours-ci la nouvelle voie réservée sur une autre autoroute, Robert-Bourrassa, et ce, dans des conditions climatiques difficiles.Sur les ondes des radios privées, les animateurs s\u2019époumonent et les appels de conducteurs en colère fusent.Certains ont même raconté avoir sciemment bloqué le passage aux véhicules du Réseau de transport de la capitale (RTC) pour exprimer leur colère.Mardi, l\u2019animateur du FM93, Sylvain Bouchard, se choquait d\u2019avoir vu défiler seulement «quelques» autobus sur la voie réservée alors que les voitures cheminaient à côté à la queue leu leu.«Ça, c\u2019est le rêve des environnementa-listes, dénonçait-il.Le but, c\u2019est de nous faire renoncer à l\u2019automobile ! » Un appel au calme Mercredi, les « environnementalistes » ont lancé un appel au calme.Le groupe Accès transports viables s\u2019est dit «troublé qu\u2019aucun décideur impliqué dans le dossier des voies réservées sur Robert-Bourassa n\u2019ait encore appelé au calme certains automobilistes et radios privées de Québec.» « Une voie réservée avec un autobus aux 60 secondes qui transporte une cinquantaine de personnes, c\u2019est 30p0 personnes à l\u2019heure, plaidait son directeur Etienne Grandmont.Une voie à 50km/h sans lumières, c\u2019est au maximum 2000 voitures par heure.» Tempête politique Interpellé dans ce dossier, le maire de Québec avait lancé mardi qu\u2019il appartenait au ministre de défendre sa position dans ce dossier.Qr, Régis Labeaume tient à ce que la voie réservée sur Robert-Bourassa soit maintenue même s\u2019il est opposé à ce qu\u2019on en aménage une ailleurs.Il y a trois ans, le projet sru l\u2019autoroute Robert-Boiurassa avait déclenché une véritable tempête politique à Québec et entraîné la démission du directeur général adjoint Guy Renaud.Critiqué vivement notamment sur les ondes de la radio, Régis Labeaume avait demandé au ministère Gaudreault de reporter le projet, lequel a quand même fini par aboutir cet automne.Le Devoir Labeaume encense le choix de Marcoux comme d.g.de Montréal JEANNE CORRIVEAU S> il faut en croire Régis Labeaume, le maire Denis Coderre ne pouvait faire un meilleur choix en recrutant le directeur général de la Ville de Québec, Alain Marcoux.Gestionnaire aguerri doté d\u2019une intégrité sans faille et d\u2019une connaissance approfondie des enjeux municipaux, Alain Marcoux sera le directeur général dont la Ville de Montréal a besoin, croit le maire de Québec.Régis Labeaume affirme qu\u2019il n\u2019en veut pas à son homologue de Montréal de lui avoir ravi son d.g.Au contraire, il l\u2019en félicite.«Je vais appeler le maire Coderre pour lui dire qu\u2019il a fait un bon coup », a-t-il indiqué au Devoir lors d\u2019un entretien téléphonique.envoie un message très clair et très positif pour l\u2019avenir de Montréal» Rare compétence Son refus de commenter la rumeur envoyant son d.g.à Montréal devant les journalistes, mardi, a été faussement interprété comme une «irritation », dit-il.Mais à ce moment, Denis Coderre n\u2019avait pas confirmé l\u2019embauche de M.Marcoux comme d.g.de Montréal, sou-ligne-t-il: «Moi, je le savais.Alain me l\u2019avait déjà dit.Mais quand je ne veux pas parler, j\u2019ai l\u2019air bête.[.] Je suis tellement content pour Alain.Dans sa vie personnelle, Montréal arrive bien», dit-il.M.Marcoux, qui partageait sa vie entre Montréal et Québec, multipliait les allers-retours entre les deux villes.«Et honnêtement, je suis content pour Montréal et pour le maire de Montréal aussi, ajoute M.Labeaume.Des gars qui ont cette compé-tence-là, il n\u2019y en a pas d\u2019autres au Québec.Il n\u2019y en avait qu\u2019un, et il était à Québec.» Ancien ministre au sein du gouvernement de René Lévesque, Alain Marcoux est d.g.de la Ville de Québec depuis 2006.Il avait auparavant occupé les fonctions de d.g.à l\u2019ancienne Ville de Sainte-Foy.Il devait quitter ses fonctions en «La venue d\u2019une personne du calibre de M.Marcoux mars 2014, mais la semaine dernière, il a annoncé qu\u2019il ne terminerait pas son mandat.Bien que les défis qui attendent Alain Marcoux à Montréal soient nombreux \u2014 budget, infrastructures, fonds de pension et gestion décentralisée \u2014, Régis Labeaume n\u2019est pas inquiet: «Sa période d\u2019adaptation professionnelle ne sera pas longue.» «Bourreau de travail» Le chef de l\u2019opposition, Paul Shoiry, ne tarit pas d\u2019éloges à l\u2019endroit de M.Marcoux, avec qui il a travaillé lorsqu\u2019il était maire de Sillery.«C\u2019est un homme d\u2019une grande rigueur intellectuelle, très intelligent et doté d\u2019une mémoire phénoménale, dit-il.Je pense que le maire Coderre vient de frapper un circuit.» À Québec, M.Marcoux a su mener à bien des tâches délicates, comme l\u2019harmonisation du plan d\u2019urbanisme et des règlements de zonage à la suite des fusions municipales, souligne-t-il.Alain Marcoux est incorruptible, avance M.Shoiry.C\u2019est aussi un sportif: «Il a 68 ans, mais il est en forme comme un gars de 50 ans.Quand il se promène dans l\u2019hôtel de ville, il ne marche pas, il court.» Ancien d.g.de Québec, Serge Viau a bien connu M.Marcoux, «un bourreau de travail».Selon lui, il faut distinguer le ton guerrier du maire Labeaume dans ses affrontements avec les syndicats de celui de M.Marcoux.«Mais M.Marcoux a quand même des idées assez fermes sur la nature des relations de travail, l\u2019efficacité et les conventions collectives», reconnaît-il.Denis Coderre a réitéré mercredi son intention d\u2019embaucher M.Marcoux : «Il sera là pour faire une réforme administrative en profondeur.La venue d\u2019une personne du calibre de M.Marcoux envoie un message très clair et très positif pour l\u2019avenir de Montréal.» Le Devoir Pont Champlain: nne idée accneillie froidement L\u2019idée de céder à Québec la responsabilité de construire un nouveau pont poru remplacer le pont Champlain est accueillie plutôt froidement.La première ministre Pauline Marois a confié, mardi à l\u2019Assemblée nationale, avoir discuté de cette possibilité avec son homologue fédéral, Stephen Harper, afin d\u2019accélérer la construction.Le ministre fédéral de l\u2019Infrastructure, Deifis Lebel, s\u2019est montré prudent mercredi.«Nous sommes ouverts à écouter les propositions de Québec concernant le transfert de l\u2019ensemble des ponts fédéraux dans la grande région de Montréal une fois que le nouveau pont sera construit » Le maire de Montréal, Deifis Coderre, croit qu\u2019il faut se concentrer sur la construction avant de se préoccuper de la gestion.Il estime que la date de livraison initiale de 2021 ne peut plus tenir.La Presse eanadienne COMPLEXE IMMOBILIER JOIE DE VIVRE Du chauffage et de l\u2019eau chaude pour les locataires L\u2019appel des locataires des deux immeubles à logements de la rue Deguire, privés de chauffage depuis plusierus jorus, a été entendu.L\u2019installation d\u2019un système temporaire mardi soir permet désormais aux résidants de l\u2019arrondissement montréalais de Saint-Laruent d\u2019avoir accès à de l\u2019eau chaude et des pièces chauffées.La température des appartements oscille entre 17 et 20 degrés Celsius, ajoute l\u2019un d\u2019entre eux, Abdelka-him Foruari.Les chaufferettes d\u2019appoint prêtées dernièrement aux locataires ne sont plus nécessaires, affirme-t-il.En compagnie de représentants des deux immeubles, M.Foruari a l\u2019intention de porusuivre CAPREIT, la compagifie propriétaire du complexe immobilier, devant la Régie du logement.«On ne demande pas la lune et les étoiles.On veut être remboursés pour le loyer et le chauffage.Tout ce qu\u2019on veut, c\u2019est un peu de respect», insiste le locataire.Jusqu\u2019à maintenanfi la compagifie n\u2019a offert que 25$ aux résidants poru se payer un repas chaud.Le Devoir A4 LE DEVOIR LE JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 ACTUALITES SONDAGE Les signes religieux n\u2019indisposent pas les omnipraticiens MELANIE MARQUIS Plus des trois quarts des médecins omnipraticiens estiment qu\u2019il n\u2019existe pas de problématique liée au port de signes religieux ostentatoires dans leur milieu de travail, révèle un sondage dont les grandes lignes ont été obtenues par La Presse canadienne.«En ce moment, les médecins ne sentent pas qu\u2019il y a de problème sur le terrain en général.C\u2019est ce qui revient souvent dans leurs commentaires», a résumé Jean-Pierre Dion, directeur des communications de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).il s\u2019agit là de l\u2019une des conclusions de l\u2019enquête menée par la fédération, qui a tâté le pouls de ses membres entre le 12 et le 18 novembre par le biais d\u2019un sondage internet.Le coup de sonde tend aussi à démontrer qu\u2019une très forte majorité d\u2019omnipraticiens \u2014 environ 75%, selon M.Dion \u2014 juge que le port de signes religieux n\u2019affecte pas «négativement la qualité de la pratique médicale au Québec».Le projet de loi 60 interdirait le port de signes ostentatoires religieux au sein de la fonction publique.Le ministre responsable des institutions démocratiques, Bernard Drainville, a affirmé il y a quelques semaines que les médecins, à titre A\u2019« employés de l\u2019Etat», seraient soumis aux mêmes règles : pas de kippa, pas de voile ni de turban.Or, techniquement, les médecins sont des travailleurs autonomes.La FMOQ a consacré l\u2019une des questions de son sondage à cet aspect.«C\u2019était une majorité qui était en désaccord [avec l\u2019idée d\u2019assimiler, aux fins d\u2019application de la Charte, les omnipraticiens à ce statut].Disons une bonne majorité, autour des deux tiers», a indiqué Jean-Pierre Dion.Faux débat Aux yeux du porte-parole libéral en matière de laïcité, Marc Tanguay, ces résultats préliminaires démontrent que la question du port des signes religieux ostentatoires constitue «un faux débat».«Je crois qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une étude additionnelle qui vient démontrer l\u2019absence d\u2019études qui viendraient justifier la position du Parti québécois», a-t-il lancé à l\u2019autre bout du fil.Le son de cloche des omnipraticiens permet de constater que le Parti québécois est «complètement déconnecté de la réalité», a-t-on fait valoir du côté de la Coalition avenir Québec (CAQ).«Les restrictions de port de signes religieux devraient s\u2019appliquer uniquement aux fonctionnaires en poste d\u2019autorité, comme les juges, les gardiens de prison et les enseignants.Jamais [la CAQ] ne voudrait mettre ça dans le réseau de la santé», a indiqué Guillaume Simard-Leduc, attaché de presse de l\u2019aile parlementaire caquiste.Les résultats détaillés du sondage seront inclus dans un mémoire que déposera la FMQQ d\u2019ici le 20 décembre, en prévision d\u2019un passage en commission parlementaire sur le projet de loi sur la Charte.Le président de la FMQQ, le docteur Louis Godin, n\u2019était pas disponible pour commenter les conclusions de l\u2019enquête.Le ministre Drainville n\u2019a pas donné suite à la demande d\u2019entrevue.La Presse eanadienne TRANSPORT FERROVIAIRE DE PRODUITS DANGEREUX Le nombre d\u2019inspecteurs inchangé depuis 10 ans MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le nombre d\u2019inspecteurs des wagons de train transportant des matières dangereuses au pays n\u2019a pas augmenté depuis dix ans, et ce, malgré la croissance constante de ce type de trafic sur les rails.Dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic cet été, le Comité parlementaire des transports a entamé une étude des normes de sécurité imposées par le fédéral.Mercredi, des fonctionnaires du ministère des Transports ont notamment reconnu que 35 inspecteurs sont responsables de vérifier l\u2019état des wagons sur les rails ou chez les manufacturiers.Un autre groupe d\u2019inspecteurs évalue de son côté les trains et leur structure.«C\u2019est toujours resté constant», a avoué Marie-France Dagenais, directrice générale du transport des marchandises dangereuses au ministère.Hausse exponentielle Des propos qui ont fait sourciller le néodémocrate Hoang Mai, car le transport de matières dangereuses augmente chaque année et, selon l\u2019Association de chemins de fer du Canada, on comptait 500 wagons-citernes au pays en 2009 contre 14000 aujourd\u2019hui.N\u2019aurait-il pas fallu augmenter le nombre d\u2019inspecteurs chargés de surveiller leur bon état?«On ne » JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE Le trafic ferroviaire a grandement augmenté au Canada depuis une dizaine d\u2019années.compte pas les contenants comme tel.On fait une planification au chapitre du risque», a répondu M\u201c® Dagenais.Les partis d\u2019opposition ont en outre interrogé les fonctionnaires quant à certains reproches formulés par le vérificateur général dans son rapport déposé mardi.Michael Ferguson a notamment rapporté que les inspecteurs étaient mal formés, mais aussi que seulement 26% des vérifications des systèmes de gestion de la sécurité, dont doivent se doter les sociétés ferroviaires, ont été menées depuis trois ans.Pourquoi?a demandé le libéral David McGuinty.«Selon notre évaluation des risques dans le système, nous estimions à l\u2019époque que le nombre initial de vérifications qui avait été prévu était probablement excessif à ce qui s\u2019avérait nécessaire», a répondu Gerard McDonald, sous-ministre adjoint à la sécurité.De nouvelles normes Wagons DQT-lll toujours autorisés Les fonctionnaires ont par ailleurs annoncé que le gouvernement s\u2019apprête à imposer de nouvelles normes de sécurité aux wagons DQT-lll \u2014 comme ceux qui ont explosé à Lac-Mégantic.Mais les changements s\u2019appliqueront aux wagons qui seront construits à l\u2019avenir et les modifications (une coque plus épaisse et des boucliers protecteurs à l\u2019avant) étaient déjà apportées par les manufacturiers depuis quelques années.Pour ce qui est des DQT-lll moins modernes qui sont en circulation, Qttawa ne prévoit pas encore de les retirer du marché.«Ces wagons circulent partout en Amérique du Nord, alors il serait très difficile pour nous de réglementer un plan pour les retirer unilatéralement», a argué M.McDonald, en précisant qu\u2019Qttawa discute présentement du sujet avec ses homologues américains.Ces wagons inquiètent les groupes environnementaux, l\u2019opposition politique et le Bureau de la sécurité des transports, qui enquête sur la tragédie de cet été.Le Devoir Un avant-goût de l\u2019hiver Le spectre d\u2019une première tempête hivernale d\u2019importance qui devait s\u2019abattre sur le Québec, laissant derrière elle un épais couvert de neige, a considérablement pâli.Mercredi, le temps doux a contribué à liquéfier les précipitations, de sorte que les chutes de neige attendues se sont transformées en pluie dans la plupart des régions du Québec.C\u2019est plutôt l\u2019Qutaouais et l\u2019est de l\u2019Qntario qui ont réellement goûté au premier soubresaut hivernal.Les villes d\u2019Qttawa (notre photo) et de Gatineau ont reçu quelque 20 centimètres de neige.Plusieurs sorties de route ont été rapportées des deux côtés de la rivière des Qutaouais.Une dizaine de centimètres supplémentaires ont envahi les rues de la capitale canadienne en cours de journée mercredi.PHOTO ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE La NSA au G20 Le Canada aurait cautionné une vaste opération américaine de surveillance des communications lors du sommet du G20 à Toronto, en 2010, selon des documents secrets obtenus par le réseau anglais de Radio-Canada.Selon ces documents, divulgués par l\u2019ancien consultant de la NSA, Edward Snowden, l\u2019ambassade américaine à Qttawa serait devenue pendant une semaine, en 2010, le centre de contrôle d\u2019une opération çi\u2019es-pionnage menée par les Etats-Unis, mais cautionnée par le Canada.Selon Radio-Canada, le document indique que l\u2019opération était «étroitement coordonnée avec le partenaire canadien».Ce partenaire est le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC).Le rôle qu\u2019a joué le CSTC n\u2019est pas clairement identifié dans la note.Selon les documents dont fait état la CBC, le Canada feraij partie d\u2019une alliance avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l\u2019Australie et la Nouvelle-Zélande.Les cinq partageraient de l\u2019information obtenue en interceptant des conversations téléphoniques, des courriels et en s\u2019infiltrant dans les réseaux informatiques.Le mémo sur l\u2019opération est d\u2019ailleurs destiné à tous les membres du groupe, indique Radio-Canada.La note de la NSA parlerait aussi de «fournir un soutien aux décideurs».La Presse eanadienne Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES APPARÎEMENÎSEÎ L06EMENÎSÀ APPARÎEMENÎSEÎ L06EMENÎSÀL0UER LIVRES Eî DISQUES SERVICES DIVERS SERVICES DIVERS SERVICES DIVERS GOLDEN SQUARE ^ MILE 4 'h 1 242 pc, 2 c.c.+ 2 s.de b., chauffage, A/C, eau chaude, 3 électros.Piscine/gym/ sécurité/portiers 24h Promotion pour le mois de décembre Les Appartements Le Parc - 3450 Rue Drummond (514)845-5294 APPARÎEMENÎSEÎ LOGEMENÎSÀLOOER ANJOU - 4 1/2, Duplex près de tous les services, dispo imm , 725$ 514 652-4590 ou 514 825-5832 Avenue West Hill-Très beau 4 1/2 en Triplex pour 850$/mois complètement rén 2013 Plane de b franc, arm stratifiées Possibilité d'inclure gr cour arnère Prox de tt les services 9 écoles 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Tu ne t\u2019encabaneras point.Premier commandement pour profiter de i\u2019hiver : prenez l\u2019air grâce au grand «solde L\u2019hiver à la porte» de Porter.Des rabais ravigotants qui vous donneront la bougeotte.Réservez d\u2019ici le vendredi 29 novembre.porter raffinee sur toute la ligne Vols au depart de Montreal.Reservez d\u2019ici le 29 novembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 11 avril 2014.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à i'avance.Tarifs alier simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : HALIFAX 3 par Jour TORONTO SAULT STE.MARIE 17 par Jour 160$ 116$ 195$ CHICAGO\tNEW YORK WASHINGTON\t-^ \\ Dulles\tPRIX 1 232 $ 211 $ 216$ c&i Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.\t\t\t \t\t\t flyporter.com 'Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de l'Est le 29 novembre 2013.Voyagez d'ici ie 11 avrii 2014.Porter peut exiger un achat 21 Jours à l'avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Desoription détaillée des tarifs pour tous les Itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des servioes optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant Jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 28 NOVEMBRE 20IS EDITORIAL VERIFICATEUR GENERAL ET CHARLES LAPOINTE L\u2019honorable déshonoré La rémunération et les dépenses du baron de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, telles que scrutées par le Vérificateur général, étaient non seulement extravagantes, mais manifestement scandaleuses.Comment T«honorable» a-t-il pu régner en maître sur cet organisme pendant un quart de siècle sans que le conseil d\u2019administration réagisse ?Poser la question, c\u2019est réclamer que cette gabegie soit dûment sanctionnée.D Antoine ROBIiaiLLE abord, il y a le salaire: 398300$ (ce qui comprenait un «boni» de 54100$).Charles La-pointe, en somme, gagnait plus de deux fois la rémunération due à la première ministre du Québec, 180781$.Plus aussi,que le plus haut des hauts fonctionnaires de l\u2019État, le secrétaire général du Conseil exécutif, 241500$.Et ce, pour vanter Montréal et attirer des congrès ! M.Lapointe était qualifié A\u2019«honorable» ____________ parce qu\u2019il avait été député et ministre au fédéral entre 1974 et 1984.Un passé, au fait, qui lui fournit d\u2019autres revenus, en tant qu\u2019ancien élu.Or, malgré cela et son faramineux salaire, malgré une indemnité de départ mirobolante (654000$), l\u2019honorable s\u2019est déshonoré dans de petites combines de remboursement qui feraient pâlir d\u2019envie des sénateurs canadiens, Jocelyn Dupuis ou encore Lise Thibault.Son organisme faisait des dons de charité ?À lui les reçus pour déduction d\u2019impôt ! Pour les trois dernières années scrutées par le VG, cela a permis à M.Lapointe «de déduire un total de 64000$».Heureusement qu\u2019il y a le VG, r\tV.M.Lapointe est en pourparlers avec Revenu Québec et l\u2019Agence du revenu fédérale.Pour ces trois années (sur 24) du règne de M.Lapointe, le VG a aussi trouvé des remboursements en double ainsi qu\u2019une allocation de A\t^\tquelque 11000 $ par année pour une voiture.alors que Tourisme Montréal (TM) lui en fournissait déjà une ! M.Lapointe a commencé à rembourser des montants au fisc et à l\u2019État.Ceux-ci apparaissent encore bien insuffisants.Mais où était donc, tout ce temps, le conseil d\u2019administration de cet organisme ?Les gens qui le composent, dont son dernier président, Jacques Parisien, ne peuvent fuir leurs responsabilités.Leurs réponses au VG Michel Samson, pour l\u2019instant, ont quelque chose de risible.Notamment sur le salaire du p.-d.g.À San Diego, se justifient-ils, le grand vizir du tourisme reçoit 435121 $.Lorsqu\u2019ils répondent par ailleurs qu\u2019un «comité permanent de gouvernance» a été mis sur pied, assisté par un «cabinet-conseil», et qu\u2019un code d\u2019éthique a été adopté.Tourisme Montréal ajoute de la bureaucratie là où le bon sens aurait dû prévaloir depuis longtemps.A-t-on vraiment besoin d\u2019un « comité de gouvernance » et d\u2019un code d\u2019éthique pour comprendre que les traitements princiers et les dépenses excessives sont inacceptables ?Michel Samson a eu raison de rétorquer en conférence de presse que, d\u2019une part, le maire de San Diego a récemment déclaré que «ce poste-là ne devrait pas être rémunéré à plus de 165000$» et que, d\u2019autre part.Tourisme Montréal, dans ses comparaisons, a oublié Chicago et New York, où les détenteurs de postes similaires sont beaucoup moins payés.Yves Lalumière, le successeur de M.Lapointe, a le même salaire que ce dernier.Le gouvernement Marois pourrait commencer par diminuer le débit dans ce robinet.Et ensuite trouver au plus vite des moyens de faire la recension des organismes publics du type de Tourisme Montréal se trouvant à échapper aux règles propres à la fonction publique.Pour ensuite définir des règles afin d\u2019éviter les excès et les dépenses douteuses révélées par le Vérificateur général à Tourisme Montréal.CAMERON CONTRE LES IMMIGRANTS Les mal-aimés V kf Serge Truffaut écidément, il est mal vu d\u2019être un immigrant en Europe.En effet, après les représailles décidées par l\u2019ex-gouvernement de Silvio Berlusconi, les mesures retorses prises ici et là dans FUnion européenne (UE) afin de multiplier évidemment les embûches, voilà que le premier ministre britannique David Cameron vient d\u2019annoncer une politique qui va se traduire par un affrontement avec la Commission européenne.Carrément! Dans une lettre parue dans le Financial Times, Cameron précise qu\u2019un durcissement des conditions d\u2019accueil, celles en fait qui ont trait aux aides sociales et à l\u2019assurance chômage, aura prochainement force de loi.Plus exactement, le chef du gouvernement de Sa Majesté entend introduire ces mesures avant le 1®\"^ janvier.Car, à cette date, les Roumains et les Bulgares qui le désirent pourront aller travailler dans les divers pays membres de l\u2019UE.Qu tient à souligner dix fois plutôt qu\u2019une que cette politique vise des citoyens européens et non des Asiatiques ou des Africains, tous citoyens de nations qui ne sont, c\u2019est bête à dire, mais., qui ne sont pas dans l\u2019UE.En promettant l\u2019imposition de cadenas, Cameron se pose en fait en adversaire de la libre circulation des personnes dans une Europe qui, au cours des dernières années, s\u2019est transformée en une Éurope de boutiquiers plus enclins à gérer les égoïsmes nationaux que les ambitions fixées par les pères de TUnion.Qu s\u2019en doute, l\u2019inclination de Cameron en la matière est le reflet d\u2019un calcul politique tout simple : réduire le champ politique de Nigel Earage, chef du Parti pour l\u2019indépendance du Royaume-Uni (UKIP) qui, comme son nom l\u2019indique, est si farouchement opposé à Bruxelles qu\u2019il veut couper tous les liens avec cette dernière.Un message fort bien reçu par les Britanniques : 82 % d\u2019entre eux applaudissent aux restrictions évoquées plus haut et surtout, surtout, 52% sont contre la libre circulation des individus.Comble de cette politique qui sent le rance, le repli racial, il n\u2019y a pas d\u2019autre mot, Cameron avance l\u2019idée suivante : la liberté de circulation devrait être assujettie au test dit du PIB par habitant.Seuls ceux qui vivent dans un pays où le PIB équivaut plus ou moins à celui du Royaume-Uni auront le droit de circuler.Les autres ?Ils seront spectateurs des mouvements migratoires.Dans sa missive, Cameron confie que les dirigeants de l\u2019Allemagne, des Pays-Bas et de l\u2019Autriche sont eux aussi favorables à une révision des règles qui balisent actuellement l\u2019immigration sous prétexte que trop d\u2019immigrants ont commis des abus.La CE leur a demandé des preuves.Et alors ?Aucune n\u2019a été communiquée.C\u2019est à se demander si le racialisme n\u2019est pas de retour en Europe.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET UE VCdîfiCATfPfî ^ême'RAU CllîT^^Ü^ LE fALAÎRE P.6\tAAo^TpéAL.ET TI?eiiVAiS Aussi ÛUE kfs Touriste?êTAi£MT LouRPS- M ^^Pol^JTC IL6\u2019.LETTRES Après les tourtes, les bélugas?Les innombrables tourtes, appelées aussi pigeons voyageurs, abondantes au point de nuire aux récoltes et fortement chassées pour leur chair délicieuse, ont néanmoins disparu faute d\u2019un habitat propice.C\u2019était en 1914.Du peintre Antoine Plamondon, on connaît La chasse aux tourtes (1853), et d\u2019Hubert Reeves, une mention comme espèce disparue en Amérique dans son dernier livre Là où croît le péril.croît aussi ce qui sauve.Verrons-nous, pour une semblable raison, la disparition de nos bélugas, un siècle plus tard ?Pierre Demers Le 26 novembre 2013 Sauver nos livres.et notre culture Depuis le dernier Salon du livre de Montréal, j\u2019ai compris que Maka Kotto, notre ministre de la Culture, ne répondra pas à l\u2019appel d\u2019un mouvement qui pourtant réunit tous les artisans du livre (auteurs, éditeurs, distributeurs et libraires) dans un consensus historique concernant le prix du livre.Pour avoir milité au sein de plusieurs organismes culturels depuis vingt ans, j\u2019ai pu constater à quel point la culture québécoise dans toutes ses déclinaisons est le parent pauvre de notre société.Au moment où le gouvernement du Parti québécois propose une charte de valeurs qu\u2019il veut inscrire au cœur de notre identité québécoise, il est navrant de voir à quel point il hésite pour assurer la survie de notre culture.II s\u2019agit cette fois de ne pas rater le coche, comme le PQ l\u2019a fait en 1990.J\u2019attends du Parti québécois, qui prône la souveraineté du pays, des actions concrètes en matière de culture \u2014 surtout quand il y a consensus du milieu \u2014 pour protéger notre littérature, ainsi que tous nos patrimoines culturels délaissés.Louise Chevrier Chambly, le 26 novembre 2013 La météo politicienne n\u2019annonce rien de bon ! J\u2019apprends que le maire de Montréal a nommé Philippe Schnobb à la présidence du conseil d\u2019administration de la Société de transport de Montréal, en remplacement de Michel Labrecque.S\u2019il y avait une personne à rescaper de l\u2019administration Tremblay, c\u2019était bien M.Labrecque.Sous sa gouverne, et compte tenu des limites inhérentes à sa fonction, ce dernier a fait avancer, concrètement et dans les esprits, l\u2019importance qu\u2019on doit accorder au transport en commun.Nommer un candidat défait à un poste politique va de soi dans la vieille façon de faire.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que le maire Tremblay avait fait pour M.Labrecque, conseiller municipal défait en 2009 dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal.Comme conseiller cependant, il avait été responsable du plan de déplacement urbain (PDU).Avec Denis Coderre, on a donc déjà une idée de ce que sera sa politique municipale partisane.Une question: Richard Bergeron aurait-il compris la pertinence de le garder en poste ?Ronald Bélanger Lorraine, le 26 novembre 2013 Inutile peur ! C\u2019est incroyable de penser que la stratégie des conservateurs est de faire peur avec la marijuana.Premièrement, toutes les tentatives de répression contre cette « drogue » n\u2019ont pas fonctionné et ne fonctionneront jamais : il y a toujours au moins un million de consommateurs au Canada.Deuxièmement, cela nous a coûté des milliards, sans compter tout le temps et le nombre de policiers affectés à cette tâche inutile.Il serait de loin préférable de légaliser la marijuana afin de pouvoir contrôler son utilisation.Et troisièmement, l\u2019illégalité de la marijuana rapporte beaucoup à la mafia et au crime organisé.Autrement dit, les conservateurs sont pour jeter notre argent par les fenêtres, contre la santé de nos citoyens et nos enfants et pour l\u2019économie illégale.Qu\u2019on se le tienne pour dit! Yannick Legault Le 27novembre 2013 LIBRE OPINION Photos de sans-abri : l\u2019ATSA voulait bien faire ANNIE ROY Cofondatrice de l\u2019Action terroriste socialement acceptable (ATSA) Réponse à Jean-François Mary, L\u2019ATSA, ou l\u2019enfer est pavé de bonnes intentions, Le Devoir, 21 novembre.Nous partageons votre indignation quant au sort des personnes sans-abri.De nos jours, comme le dit M.Jean-Marc Fontan, professeur de sociologie à l\u2019Université du Québec à Montréal, l\u2019itinérance est le «terminus de l\u2019indifférence » et nous avons voulu secouer cette indifférence par la diffusion des photos de la campagne #ATSAdor-mirdehors.H nous semble de la plus haute hypocrisie que de se promener à côté d\u2019elles dans cet état et de faire comme si on ne les avait pas vues.Le «politically correct» finit par nous faire taire l\u2019inadmissible et le phénomène d\u2019habituation prend de l\u2019ampleur.Nous avons voulu signifier «Je t\u2019ai vu » en publiant des photos de dormeurs itinérants sur les réseaux sociaux, en prenant soin de ne pas les identifier, ni de les déranger.La controverse que suscite cette campagne photographique travestit le discours de respect en un discours de non-respect et nous avons depuis cessé d\u2019insister.Nous avons même organisé une table de discussion sur le sujet à laquelle vous serez invité ! Nous avons aussi rencontré des sans-abri de La Maison du Père lors d\u2019un atelier donné par le groupe EXEKQ.La discussion s\u2019est très bien déroulée et tous les points de vue ont été entendus dans le respect et, surtout, ne sont pas monolithiques.Voilà l\u2019autre son de cloche de la rue : «L\u2019idéal est certainement de demander la permission [de prendre en photo un sans-abri], mais dans ce contexte, c\u2019était pratiquement impossible.Le cliché est respectueux, car on ne reconnaît pas la personne, sauf si on la connaît déjà.On aime que ce soit une photo de la vraie vie, ce qui n\u2019aurait pas été possible en réveillant la personne ou en lui demandant la permission, ou en organisant la photo.L\u2019intention de sensibilisation est claire, surtout avec le texte à côté qui demande à ce que l\u2019on ne reconnaisse pas la personne ni son lieu de sommeil.Il n\u2019y a pas d\u2019humiliation possible, c\u2019est juste la vérité.Le projet est fait sans finalité commerciale, il est important d\u2019en parler.C\u2019est plus important de faire des photos et de montrer la situation que de ne pas le faire.J\u2019aurais été content de m\u2019y retrouver et que ma réalité serve une oeuvre plus grande que ma portée de parole, et tant mieux si on me reconnaît! Parfois, ceux qui chiaient parlent au nom des autres.» Voilà un autre son de cloche.Le contexte de diffusion de ce projet s\u2019inscrit dans une tradition événementielle et artistique de l\u2019ATSA, qui depuis 16 ans fait un évènement artistique et de solidarité sociale avec la rue sur la place Émilie-Gamelin.Les personnes précaires y sont très impliquées.Nous donnons du travail à des gens de la rue pendant l\u2019événement, des repas, des vêtements chauds, des spectacles gratuits, et une implication citoyenne solidaire importante de milliers de personnes autour de nous depuis toutes ces années démontre les racines profondes de notre volonté à contrer leur exclusion.[.] Nous voyons à quel point il est difficile d\u2019attirer l\u2019attention autour du caractère inacceptable du sort réservé aux gens de la rue.Les réseaux sociaux, selon l\u2019usage qu\u2019on en fait, peuvent être une plateforme qui remet le sujet à l\u2019ordre du jour et ailleurs que dans les milieux déjà «connaissants» de la question.Nous pensions que le texte qui accompagnait la campagne était assez clair.[.] Bien entendu, nous comprenons votre opinion et c\u2019est pourquoi nous avons depuis plus d\u2019une semaine cessé notre campagne.Cependant, vous serez peut-être surpris d\u2019apprendre qu\u2019il y a maintenant des personnes de la rue qui nous envoient des photos.Nous attendons donc les citoyens à notre événement «Fin noyembre» jusqu\u2019à dimanche, à la place Émilie-Ga-melin, pour une rencontre sociale et artistique menant à plus de solidarité.C\u2019est notre but, car fitinérance est l\u2019affaire de tous. LE DEVOIR, LE JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 A 7 IDEES Niqab : acceptez et taisez-vous maintenant ! Au nom de la liberté religieuse, en venons-nous à accepter chez nous des symboles de ségrégation sexuelle que nous condamnions quand ils étaient portés à l\u2019étranger ?KARIMA BRIKH Animatrice de Mise à jour à MaTV a photo devenue virale des deux intervenantes en service de garde en niqab a suscité Témoi.Pourtant, ce n\u2019était pas la première fois qu\u2019on voyait des niqabs.La différence c\u2019est qu\u2019on a toujours eu l\u2019impression que cela se passait très loin.Et pour cette raison, on se donnait le droit de s\u2019indigner publiquement de l\u2019injustice faite aux femmes ; en Afghanistan ou en Arabie Saoudite par exemple.Des féministes à côté de gens soucieux des droits de l\u2019homme se tenaient main dans la main pour s\u2019inquiéter du fait que tant de femmes se voient forcées de se cacher dans l\u2019espace public, au risque de leur vie si elles décident de braver l\u2019interdit.Combien de fois avons-nous regardé ces femmes en niqab et en burqa, la gorge serrée en nous demandant comment une telle ségrégation sexuelle pouvait être instaurée aujourd\u2019hui?Maintenant que le phénomène apparaît ici, il semble que la rectitude politique exige qu\u2019on se taise et que l\u2019on accepte bêtement, au nom d\u2019une ouverture à l\u2019autre.Le vent tourne.Non pas à cause de la peur de l\u2019autre, mais par peur des représailles publiques si l\u2019on affiche des réactions de réticence face à ce symbole sexiste.Le débat sur la Charte s\u2019étant tellement envenimé, n\u2019avoir rien contre les compétences objectives de l\u2019éducatrice, mais rejeter ce symbole pourrait être vite taxé d\u2019intolérance et de xénophobie.C\u2019est maintenant ceux qui s\u2019inquiètent de ce genre de pratiques qu\u2019il faudrait suspecter ! Rapidement, la photographe a cru bon de s\u2019excuser pour les préjudices qu\u2019elle aurait pu causer aux éducatrices.Un geste courtois \u2014 elle a reconnu son erreur de ne pas avoir masqué le visage de bambins \u2014, mais qui trahit aussi sa peur de devenir elle-même le bouc émissaire d\u2019une situation potentiellement explosive.Le paradoxe est que le débat a été détourné en un procès sur la façon maladroite dont il a été amené dans les médias.Aberration En somme, ce fut à celle qui s\u2019est étonnée de voir des niqabs au Québec de se cacher dans la honte pour avoir osé révéler au grand jour une pratique controversée.En plus, comme les parents de la garderie ont envoyé une lettre d\u2019appui aux éducatrices, puisque l\u2019on a appris qu\u2019une des femmes était instruite, avait fréquenté McGill et que c\u2019était son choix.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Je pense que derrière chacune de ces forteresses de tissu se cache une femme avec un vécu qui mérite d\u2019être connu, ainsi que des rêves et une personnalité singulière, écrit Tauteure.les détracteurs devaient maintenant se taire et l\u2019affaire être considérée comme classée.C\u2019est une aberration, quand on sait que s\u2019interroger sur ce symbole est légitime pour tous ceux qui défendent l\u2019égalité homme-femme.Bien que le phénomène semble encore marginal ici, ceux qui défendent le niqab et la burqa évoquent souvent le «contexte différent» du Québec qui devrait légitimer la normalisation de ce symbole.Comme il s\u2019agirait d\u2019un «libre-choix», on devrait s\u2019incliner.Mais si le «contexte» est si différent, pourquoi accepter de normaliser ici une pratique que nous condamnons lorsqu\u2019elle est instaurée ailleurs dans le monde?Il y a dans cette réaction une forme d\u2019hypocrisie doublée d\u2019une justice à deux vitesses.On pourrait finir par abandonner certaines femmes privées ici de cette chance du « libre-choix ».Et si dans le contexte québécois, l\u2019adoption volontaire du niqab témoignait d\u2019un rejet viscéral des valeurs libérales, pourquoi devrait-on encore se taire devant cet aveu ?Bien sûr, il ne s\u2019agit pas de s\u2019en prendre à ces femmes et de les mépriser.Elles-mêmes vous diront qu\u2019elles travaillent, qu\u2019elles s\u2019intégrent à leur façon.Je ne nie pas ce type de démarche.Mais je ne peux nier aussi ce symbole qu\u2019elles nous forcent à regarder tout en s\u2019en servant pour se dissimuler.Grâce à la liberté religieuse, nous avons la chance au Québec de choisir notre culte ou encore d\u2019être athées.J\u2019ai eu la chance de naître dans une famille où différentes pratiques religieuses se sont côtoyées de façon harmonieuse.Ma mère québécoise catholique, mon père agnostique, un oncle athée et une grand-mère paternelle algérienne, musulmane et pratiquante, heureuse de délaisser le port du voile lors de ses visites de plusieurs mois au Québec pour le revêtir au moment des prières qu\u2019elle faisait chez nous.Comme quoi il y a toujours une part culturelle qu\u2019il ne faut pas négliger dans le port de signes religieux ostensibles, toutes religions confondues.Dans ce cas précis, c\u2019est l\u2019islam qui apparaît et cela varie entre ceux qui ne portent pas de signes religieux et celles qui portent le foulard, le tchador, le niqab et enfin la burqa.Au nom de la liberté religieuse, en venons-nous à accepter des symboles de ségrégation sexuelle ?Au nom d\u2019une lutte pour plus de justice et d\u2019égalité, en venons-nous à trouver justes et égales toutes les pratiques existantes ?Forme de renoncement Je ne crois pas qu\u2019il faille interdire le niqab partout et suis convaincue qu\u2019il ne faut pas s\u2019en prendre à ces femmes, puisqu\u2019elles ne se réduisent absolument pas à leur voile.Je pense que derrière chacune de ces forteresses de tissu se cache une femme avec un vécu qui mérite d\u2019être connu, ainsi que des rêves et une personnalité singulière.Mais c\u2019est justement pourquoi il nous reste encore le droit, peut-être même l\u2019obligation morale, de ne pas normaliser tous les symboles présents qui sont synonymes d\u2019une oppression à laquelle nous ne pouvons consentir.Avons-nous encore la possibilité de remettre en question publiquement le bien-fondé de telles pratiques au Québec sans risquer l\u2019opprobre?Sous la gentillesse, on semble trouver une forme de relativisme et même de renoncement.Quand nous disons qu\u2019«au fond, ça ne nous dérange pas», je soupçonne que plusieurs d\u2019entre nous ne connaissent rien de la vie de ces femmes et n\u2019en côtoient aucune.Ça ne nous «dérange pas», car nous consentons à les marginaliser dans leur différence, pourvu qu\u2019elles ne viennent pas bousculer nos habitudes.Et comme nous souhaitons ne jamais risquer d\u2019avoir l\u2019air intolérants, nous n\u2019osons même plus user de notre sens critique.À ce stade, ce n\u2019est peut-être plus de tolérance dont nous faisons preuve, mais davantage de lâcheté et d\u2019aveuglement volontaire.Et ce, sans niqab ni burqa.Réplique > Charte de la laïcité Sortir de la brume Peut-on, comme Yvon Rivard, renoncer à la dimension politique de l\u2019existence pour s\u2019en remettre entièrement à la bonne foi présumée des uns et des autres ?CARL BERGERON Essayiste, auteur de Un cynique chez les lyriques.Denys Arcand et le Québec, Boréal, 2012.ans Le Devoir du 20 novembre, l\u2019écrivain et professeur de littérature Yvon Rivard a signé un texte fort bien écrit {Ce qui séparé) sur le rapport à l\u2019altérité et le débat sur la Charte de la laïcité.Je l\u2019ai lu avec intérêt, même si je suis loin d\u2019adhérer à tout son propos, tant il est vrai que la beauté de la forme, qui est la première exigence de l\u2019écriture, est aussi le premier plaisir de la lecture.Yvon Rivard rappelle à juste titre la vieille querelle ou, pour le dire plus justement, la vieille tension dans notre culture entre le pôle du Nouveau Monde et celui de la Nouvelle-Erance.Le débat sur la Charte en serait, selon lui, un prolongement, avec d\u2019une part des intervenants se réclamant de l\u2019exemple français, et de l\u2019autre des intervenants se réclamant de l\u2019exemple américain.Rivard, qui se reconnaît dans la figure du «coureur des bois», dit s\u2019être rendu compte avec ce débat qu\u2019il était plus «indépendantiste que nationaliste, plus épris de justice sociale que d\u2019affirmation identitaire».Il écrit: «Pour moi, le défi de tout individu et toute nation, c\u2019est de ne pas être écrasé par le passé ou projeté dans l\u2019avenir, et de ne pas être avalé par l\u2019espace en y cultivant un jardin, un pays, que le dialogue et le commerce (échange de biens, de cultures) défendent mieux que les chartes et les frontières.» J\u2019aimerais tout d\u2019abord demander à Rivard en quoi le fait de se sentir plus indépendantiste que nationaliste le rendrait plus sensible à la justice sociale?Sous couvert de désaccord avec le Parti québécois, cette fausse équivalence serait-elle chez lui l\u2019autre nom d\u2019un re-nçncement au politique en soi, c\u2019est-à-dire à l\u2019État-nation ?C\u2019est, à mes yeux, le sens de l\u2019op- Le déclencheur « Ç\u2019aura été le grand (et peut-être le seul) mérite de la Charte de redistribuer l\u2019amitié, sinon les alliances, de chaque côté des lignes de fracture traditionnelles et de remettre la pensée en marche.J\u2019aurai appris, au cours des derniers mois, deux choses que j\u2019avais oubliées.La première, c\u2019est que j\u2019étais plus indépendantiste que nationaliste, plus épris de justice sociale que d\u2019affirmation identitaire, peut-être parce qu\u2019ayant grandi dans le bois, je n\u2019ai pas tant eu à me mesurer aux autres qu\u2019au silence et à l\u2019immensité de la forêt.» Yvon Rivard, Le Devoir, 20 novembre 2013.position qu\u2019il fait entre le couple libéral sacré «du dialogue et du commerce», et celui, maudit, des «chartes et des frontières».Bien-fondé Il est tout à fait fondé que Rivard pointe les faiblesses de la culture québécoise, qui manque de transcendance, de souveraineté, de profondeur.Mais que le Québec souffre de carences certaines en ce domaine ne l\u2019interdit pas de se penser politiquement et d\u2019agir par l\u2019État.On peut bien sûr débattre ensuite du bien-fondé de la Charte, de ses pour et de ses contre, de ses implications juridiques \u2014 et la chose me semble bien engagée depuis quelques mois, malgré d\u2019inévitables maladresses.Mais peut-on, comme Rivard, renoncer à la dimension politique de l\u2019existence pour s\u2019en remettre entièrement à la bonne foi présumée des uns et des autres dans la conduite des affaires collectives?J\u2019entends bien que Rivard défend une conception vivante de la culture, ce à quoi je ne peux qu\u2019adhérer.Mais la défense d\u2019une concep- tion vivante de la culture ne devrait pas aller de pair avec une disqualification du politique, pas plus qu\u2019elle ne devrait se confondre avec une mystique théoricienne de l\u2019altérité.Comme Rivard, je suis de formation littéraire, mon tempérament même est profondément littéraire.L\u2019une des choses qui m\u2019ont le plus frappé (et attristé) durant mon passage à l\u2019université fut de constater à quel point était répandu, chez les professeurs comme chez les étudiants de littérature, ce refus souvent inconscient de penser le politique en des termes non pas brumeux, religieux ou mystiques, mais politiques.Ainsi légiférer au Parlement sur le port des signes religieux dans la fonction publique est-il assimilé sous la plume de Rivard moins à un acte politique contestable dans les paramètres de la légitimité démocratique qu\u2019à de la « peur » et de «l\u2019affolement» (registre psychologisant).Les musulmanes voilées du XXL siècle mises sur le même pied que les autochtones du XVIL siècle.Les analogies sont rapides, vertigineuses.C\u2019est certes bien écrit, mais qu\u2019est-ce que cela veut dire?Que doit-on en comprendre d\u2019un point de vue politique ?Figure antipolitique Rivard a le droit de s\u2019identifier à la figure du coureur des bois (figure antipolitique par excellence, je le note en passant), chaque écrivain peut bien développer de son côté, dans l\u2019intimité de son cabinet de travail, son fantasme teilhardien de la communion humaine, cela n\u2019empêche pas l\u2019État de continuer d\u2019exister en Ipi-même et par lui-même, en rapport avec des États concurrents ou alliés.Et, au contraire de ce qu\u2019en dit Rivard, je crains que le multiculturalisme ait tout,à y voir: l\u2019État québécois est subordonné à l\u2019État canadien, qui se fonde bel et,bien sur une Constitution dont la doctrine d\u2019État est le multiculturalisme.Comprend-il que ce conflit appelle une réponse de l\u2019État qué- bécois?Admet-il, tant soit peu, que celle-ci puisse relever de l\u2019esprit de décision et non de l\u2019affect trouble ?Je suis très sensible aux arguments évoqués par Yvon Rivard sur la pauvreté de la culture québécoise, son «manque à être», sa transcendance abîmée et ses névroses, oui, nationalistes.Tout écrivain sérieux qui a grandi dans la culture québécoise et évolue en son sein s\u2019en rend tout de suite compte, dès lors qu\u2019il tente d\u2019habiter la langue.Mais au nom de quelle fatalité cette modestie de destin devrait-elle bloquer aux Québécois la réalité du politique pour les cantonner dans une conception messianique du rapport à l\u2019autre ?Én conclusion de son texte, Rivard cite Pierre Vadeboncœur et Gaston Miron.Le premier disait, en 1963: «Notre patriotisme manque d\u2019infini.» Le second écrivait, lui, ces vers: «Nous n\u2019avons pas su lier nos racines de souffrance / à la douleur universelle dans chaque homme ravalé.» Deux citations qui ne manquent pas de beauté à première vue (même si Miron a écrit de bien meilleurs vers), mais qui, sitôt qu\u2019on les médite, trahissent cet esprit messianique dont Rivard se fait le défenseur hardi.Le messianisme n\u2019est pourtant pas admirable, il est un mépris du réel.Sous un vernis catholique tapageur, dont plus personne aujourd\u2019hui n\u2019est dupe, il a joué, au cours de notre histoire, le rôle d\u2019un réflexe compensatoire pour faire oublier l\u2019impuissance politique du peuple canadien-français.Rivard pense que le Québec meurt d\u2019une absence d\u2019infini.Je pense pour ma part que c\u2019est plus compliqué : le Québec meurt de ne pas sa-voir composer avec le monde fini, le monde réel et concret; autrement dit, il ne sait pas habiter le politique.L\u2019infini auquel il se résout est donc un infini d\u2019emprunt: un infini de pauvre, c\u2019est-à-dire un imaginaire qui ne porte pas à conséquence, qui tire une vanité d\u2019embrasser l\u2019humanité à défaut de pouvoir embrasser le monde.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditonaliste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste), information générale : Isabelle Paré {chef de division), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Améhe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse (société), Jean Dion (sports), Mélanie Loisel et Karl Rettmo-Parazelli (reporters), information politique Marco Forùer (chef de division), Michel 'Da'vid(chroniqueur), Hélene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Québec), Jeanne Cornveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), information culturelle Catherine Lalonde (responsable du cahier Livres), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baülargeon (médias), Frédérique Doyon et François Lévesque (reporters), Julie Carpentier (pupitre), information économique Gérard Bérubé (chef de division).Marco Bélair-Cirmo, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters'), Gérald Dallaire pupitre) , information internationale Serge Truffent (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivm et Louis Gagné {pupitre') , équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier et Genevieve Tremblay (assistantes) , correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Améhe Gaudreau (secrétaire), Elorence Eerraris (commis) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) PUBLICITÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton {^uperviseurè), Jean de Bilty\u2019, Jean-Erançois Bossé, Marlene Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin {par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier et Chantal Rainville (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice').Elise Gvrard(secrétaire) PRODUCTION Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guunond, Yannick Morin et Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Imane Boudhar (analyste programmeur), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Genevieve O\u2019Meara (coordonnatrice des communications et de la promotion), Maxim-Olivrer Leclerc (coordonnateur du service a la clientele), Manon Blanchette, Danielle Cantara, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Claudme Chevrier, Elorentma Draghici, Célme Euroy et Véronique Pagé A8 LE DEVOIR LE JEUDI 28 NOVEMBRE 2013 ACTUALITES LAPOINTE Charles Lapointe SUITE DE LA PAGE 1 soutenu le vérificateur général du Québec, Michel Samson, qui s\u2019est intéressé à la gouvernance de Tourisme Montréal dans son rapport rendu public mercredi.«Ce n\u2019est pas à moi de décider si les autorités policières veulent intervenir ou non, a-t-il déclaré aux journalistes.Mais comme c\u2019est déjà arrivé par le passé dans d\u2019autres dossiers, on connaît notre numéro de téléphone et si on nous appelle, on va collaborer dans ce sens-là.» Selon le v.g., le salaire de Charles Lapointe était «nettement supérieur» à celui de ses homologues des autres associations touristiques régionales et des plus hauts fonctionnaires de l\u2019Etat.Pour la période de 2001 à 2013, l\u2019ex-p.-d.g.de Tourisme Montréal a touché un revenu annuel \u2014 incluant salaire, bonis et autres avantages financiers \u2014 frôlant les 400000$.«Le salaire qu\u2019il avait auparavant, je ne peux pas vous le mentionner, mais je ne crois pas que son salaire a triplé dans les deux dernières années.Je crois que son salaire a sûrement toujours été élevé», a soutenu Michel Samson en point de presse mercredi.Il se questionne également sur l\u2019indemnité de départ de 654000$ que l\u2019ancien p.-d.g.s\u2019est accordée en juin 2013.Ce dernier bénéficiait également d\u2019un bureau et d\u2019une secrétaire pendant les trois années suivant son départ, en plus de contrats de consultation pour les années à venir, ce que le vérificateur général considère comme étant des «avantages discutables du point de vue tant éthique que financier».Voyages, alcool et dépenses en double Au cours des deux dernières années, Charles Lapointe s\u2019est fait rembourser plus de 145000$ de fi'ais de voyage en Europe et en Asie, payant parfois jusqu\u2019à 1000$ la nuit, soit quatre fois plus que la limite habituelle pour les voyages de sous-ministres et présidents d\u2019organismes gouvernementaux dans ces régions.Les frais de repas et d\u2019alcool pour la même période s\u2019élèvent à près de 40000$.«L\u2019importance des sommes en cause est préoccupante, d\u2019autant plus que le but de ces rencontres n\u2019est pas toujours documenté», explique le v.g.dans son rapport.Autre irrégularité frappante, l\u2019ex-p.-d.g.s\u2019était négocié une allocation financière de plus de 10000$ par an pour les frais liés à l\u2019utilisation d\u2019une automobile, alors que son employeur lui fournissait déjà un véhicule de service tous fixais payés.Sur trois ans, le v.g.a repéré des dépenses d\u2019environ 10000$ réclamées en double.Reçus fiscaux pour dons de charité Le v.g.remet en question le versement annuel par Tourisme Montréal de plus de 750000$ en dons et commandites à des organismes culturels ou de charité «sans aucune norme ou politique d\u2019attribution», et ce, alors que certains dons ne semblent avoir aucun lien avec la mission de Tourisme Montréal.Mais ce qui est pour le moins surprenant, c\u2019est que l\u2019ancien p.-d.g.utilisait ces relevés fiscaux à des fins personnelles.«Pour les trois dernières années, cela lui a permis de déduire un total de 64000$ en dons de sa déclaration de revenus, ce qui n\u2019est pas admissible sur le plan fiscal.» En conférence de presse, le v.g.a reconnu que Charles Lapointe avait accepté de rembourser une partie de ces dépenses lorsqu\u2019il a été confronté à ces constats.Il aurait également fait une déclaration volontaire à l\u2019Agence de revenu du Québec, de même qu\u2019au fédéral pour actualiser son dossier.Questionné à cet effet, le ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, soutient qu\u2019il ne commentera pas, puisque «Revenu Québec est déjà saisi de cette question».Il entend toutefois rencontrer le conseil d\u2019administration très prochainement.« C\u2019est inacceptable pour nous, ce l\u2019est certainement pour les contribuables québécois.Nous avons des questions sérieuses à poser au conseil d\u2019administration pour nous assurer que ça ne puisse pas se reproduire et comprendre ce qui s\u2019est passé.» La direction de Tourisme Montréal a réagi par voie de communiqué mercredi, affirmant que le salaire du p.-d.g.«se situe dans la moyenne des of fives de tourisme de villes semblables avec qui Montréal compétitionne».Le président du conseil d\u2019administration, Jacques Parisien, a ajouté que «des mesures de gouvernance en lien avec des recommandations du vérificateur général sont déjà en place ou sont en voie de réalisation.» Le Devoir Plus de 20 ans à Tourisme Montréal Charles Lapointe a siégé à Ottawa à titre de député libéral de Charlevoix de 1974 à 1984, dirigeant notamment les ministères des Relations extérieures, des Travaux publics et du Tourisme.A la suite de la défaite libérale de 1984, il est devenu p.-d.g.de l\u2019International Aeroplane Company, une filiale de la firme d\u2019ingénierie Lavalin en Irlande.Pendant près d\u2019un quart de siècle, de 1989 à juillet 2013, il a ensuite œuvré comme p.-d.g.de Tourisme Montréal.Depuis décembre 2012, il est président du Conseil des arts de Montréal.% \u2019P'¦k?\u2019 -ïsAJ ''t 411.J w'tir.!.\\ V, OLEG KARGOPOLOV AGENCE ERANCE-PRESSE Le 15 février dernier, un météore d\u2019environ 11 tonnes avait explosé dans le ciel de la Russie, laissant voir une tramée lumineuse caractéristique.Le ciel étant couvert, cette lumière n\u2019a pu être observée dans le cas de l\u2019objet ayant causé un émoi, mardi soir, dans l\u2019ouest du Québec.Vraisemblablement un météore.PAULINE GRAVEL est fort vraisemblablement l\u2019entrée dans l\u2019atmosphère terrestre d\u2019un météoroïde, un gros caillou venu de l\u2019espace qui, par son bruit retentissant, a provoqué l\u2019émoi des habitants de l\u2019ouest de Montréal, de l\u2019Outaouais, de l\u2019qst de l\u2019Ontario et du nord de l\u2019Etat de New York, mardi soir vers 20 h.Différents témoignages d\u2019internautes indiquent que le bruit a été entendu sur plusieurs centaines de kilomètres, ce qui exclut un phénomène météorologique local comme un coup de tonnerre, voire l\u2019explosion d\u2019un transformateur, d\u2019autant qu\u2019Hy-dro-Québec n\u2019a relevé aucun bris sur l\u2019ensemble de son réseau.Selon Robert Lamontagne, professeur d\u2019astronomie à l\u2019Université de Montréal, «l\u2019explication la plus cohérente» est celle d\u2019une météorite, mais elle ne peut être confirmée pour le moment vu l\u2019insuffisance des informations recueil- lies.Les témoins sont nombreux à avoir relaté le bruit, mais personne n\u2019a vu la caractéristique traînée lumineuse de ce corps en fusion étant donné que le ciel était couvert.Seuls quelques rares individus affirment avoir vu une lueur bleue, jaune ou blanche dans le ciel \u2014 rien de comparable à ce qui avait été observé en Russie le 15 février dernier alors qu\u2019un météore d\u2019environ 11 tonnes avait explosé à son entrée dans l\u2019atmosphère.Un bang supersonique Un caillou provenant de la ceinture d\u2019astéroïdes située entre Mars et Jupiter ou tout simplement un fragment de Mars ou de la Lune serait donc à l\u2019origine de ce phénomène.Lorsqu\u2019il a pénétré dans l\u2019atmosphère terrestre, la friction de l\u2019air l\u2019aurait chauffé et rougi, d\u2019où la formation d\u2019une tramée lumineuse, que l\u2019on désigne sous le nom de météore.Lors de sa traversée de l\u2019atmosphère, le caillou voyageait à une vitesse pouvant atteindre 60000 km/h, une vitesse supérieure à celle du son dans l\u2019air qui a entraîné ce bang supersonique qui se fait normalement entendre quand un avion franchit le mur du son.«H est aussi possible qu\u2019une partie du bruit soit due à la désintégration du caillou à plus basse altitude», explique M.Lamontagne.Très souvent, quand le caillou est relativement peu massif, tous les débris brûlent dans l\u2019atmosphère.Mais parfois, certains débris survivent à la traversée et atteignent le sol, c\u2019est ce qu\u2019on appelle des météorites.Aucun débris n\u2019a été retrouvé à la suite du bruit de mardi soir, et cela risque d\u2019être difficile d\u2019en dénicher, car il y a eu très peu de témoins qui auraient pu nous renseigner sur la trajectoire de l\u2019objet céleste.De plus, il s\u2019agira vraisemblablement de tout petits cailloux bien banals à côté de ce qui avait été trouvé en Russie.Le Devoir FAIM SUITE DE LA PAGE 1 D\u2019ores et déjà, l\u2019expérience a permis d\u2019acheminer une tonne et demie de produits carnés chez les centaines d\u2019organismes desservis par Moisson Montréal.Pour ce faire, les produits de la viande qui ont atteint la date de péremption sont retirés chaque jour des comptoirs et disposés immédiatement au congélateur dans des bacs destinés à Moisson Montréal.«Je crois que ça pourrait facilement être étendu à la grandeur du Québec.On pourrait atteindre des centaines de kilos par semaine si des centaines de magasins emboîtent le pas», affirme Dany Michaud.Si la récolte semble mince par rapport aux 1200 tonnes de denrées recueillies chaque mois par Moisson Montréal, elle est cruciale, puisque la viande est rarissime dans les banques alimentaires.Lentement, la culture des détaillants en alimentation est en passe de changer quant aux produits périssables, affirme M.Michaud.Mais pour cela, il a fallu travailler de pied ferme pour développer un système de traçabilité des aliments en cas d\u2019alerte à la bactérie E.colî ou de tout autre contaminant.«Le principal frein des marchands était que les denrées dépérissent pendant le transport et qu\u2019on leur Impute la responsabilité d\u2019empoisonnements alimentaires», dit-il.Le fameux système permet de déterminer l\u2019heure et le lieu de provenance du produit congelé récupéré, qui est réétiqueté et remballé avec le logo de Moisson Montréal.«Nous aurions besoin de 150000 à 200000 kg de viande par mois au Québec pour atteindre 10 à 15 % de la nourriture totale distribuée.On est loin du compte», tempère Dany Michaud.Des mets préparés Un deuxième projet pilote lancé par la Tablée des chefs, touchant 12 magasins Métro et Super C de la région métropolitaine, permet quant à lui de récupérer charcuteries, produits de boulangerie, mets préparés et fromages.La congélation systématique de ces produits, à la date de péremption, permettra de récupérer environ 2000 kg de nourriture par mois, soit l\u2019équivalent de 6600 portions.«SI on arrive à étendre ça aux centaines de magasins Métro au Québec et à leurs bannières, on pourra atteindre des millions de portions.On peut rêver!», affirme le directeur de la Tablée des chefs, qui relie ces grandes surfaces à des organismes locaux dans le cadre de son programme de courtage alimentaire durable.Le projet a ceci de particulier que la majorité des denrées récupérées sont des plats préparés, «prêts à manger», une manne inespérée pour les personnes seules, âgées ou démunies quant à la préparation d\u2019aliments.«Ça va avoir un Impact majeur sur la qualité de l\u2019alimentation de ces personnes», ajoute M.Archambault.Tortellinis, pâtés au saumon, charcuteries, plats en sauce: tous les invendus arrivés à leur date de péremption passent au congélateur en fin de journée, en attendant que le camion d\u2019un organisme local recueille le précieux butin.Pour Loblaw, l\u2019objectif est d\u2019étendre cette expérience du «congeler-récupérer» réalisée avec la viande, non seulement à d\u2019autres magasins à Montréal, mais aux autres régions, soutient Hugues Mousseau, porte-parole pour le groupe Loblaw, qui compte au Québec 400 magasins sous les enseignes Loblaws, Provigo, Maxi, Maxi & Cie et d\u2019autres affiliés, dont Axep, Intermarché et Club Entrepôt.«Maintenant que les équipements sont en place, le projet pourrait même s\u2019étendre un jour aux fruits et aux légumes», assure Hugues Mousseau, porte-parole de Métro.« Quand on Imagine cela en marche dans tout le réseau Métro, ce serait assez Impressionnant, la quantité de nourriture qui pourrait être récupérée», rêve Jean-Erançois Archambault.Cette manne pourrait aussi changer le quotidien des 350000 personnes, dont 125000 enfants, qui recourent chaque mois aux banques alimentaires au Québec.Avec ces deux projets, des milliers de kilos d\u2019invendus éviteront le compacteur à déchets.«Avant, affirme Hugues Mousseau, la viande non vendue était jetée ou ramassée par des compagnies qui la revendent, entre autres, à l\u2019Industrie des produits cosmétiques.» Du statut de futur cosmétique, la viande passera au statut de comestible, un sort un tant soit peu plus logique pour les milliers d\u2019usagers des banques alimentaires.Le Devoir FTQ « Je reste surpris de voir comment M.Vincent peut se mettre à égalité avec ces hauts gestionnaires alors qu\u2019il n\u2019a pas de poste.Il agit comme un décideur.» SUITE DE LA PAGE 1 Le président de la centrale a demandé à l\u2019entrepreneur controversé s\u2019il connaissait les relations de Denis Vincent au sein du crime organisé, tout en lui conseillant de rester sur ses gardes.«H y a une taupe au Fonds de solidarité, confie Michel Arsenault.Faut pas paniquer.Faut pas que tu parles aux journalistes.» Tony Accurso l\u2019a rassuré en lui disant qu\u2019il n\u2019avait jamais brassé des affaires avec Denis Vincent.«Il travaille sur des petits, fai pas le temps pour des p\u2019tits deals, je veux des gros deals, moi», dit Tony Accurso, qui traite Denis Vincent de «sangsue à commissions».Le principal intéressé donnera une version contraire sur les écoutes.Denis Vincent mentionne à plus d\u2019une reprise qu\u2019il est en contact avec Tony Accurso.La fin de Lavallée Les deux comparses s\u2019entendent sur un point.Le règne de Jean Lavallée à la ETQ-Construction (ETQ-C) est terminé.Denis Vincent, le courtier informel qui percevait des ristournes en son nom, a fait trop de dommages.«Johnny, son chien est mort, Tony», dit Michel Arsenault.Encore une fois, l\u2019entrepreneur rassure son ami, qu\u2019il appelle «Mike».Jean Lavallée «va juste prendre sa retraite, pis c\u2019est tout.C\u2019est pas le genre de gars pour démolir [ce qu\u2019il a] lui-même construit», observe-t-il.Les travaux de la commission complètent le portrait déjà brossé par les journalistes d\u2019enquête au sujet de Denis Vincent.Le pilote d\u2019hélicoptère lié aux Hells Angels percevait des ristournes pour Jean Lavallée, l\u2019ex-président de la ETQ-C et du conseil de la SOLIM.Denis Vincent n\u2019avait aucun lien d\u2019emploi avec le Eonds de solidarité.Il était pourtant mêlé à de nombreuses conversations décisionnelles avec Guy Gionet, le p.-d.g.de la SOLIM.L\u2019enquêteur de la commission, Michel Co-meau, n\u2019en revient tout simplement pas de l\u2019influence de cet électron libre.«Je reste surpris de voir comment M.Vincent peut se mettre à égalité avec ces hauts gestionnaires alors qu\u2019il n\u2019a pas de poste.Il agit comme un décideur», a-t-il dit lors de son témoignage.Jean Lavallée, Guy Gionet, Denis Vincent et Tony Accurso formaient «une gang tissée serrée», a enchaîné l\u2019enquêteur Comeau.Ils réglaient de nombreuses affaires en dehors des heures de travail, le week-end, comme l\u2019atteste l\u2019écoute électronique.Une série de bombes Le Eonds de solidarité a été forcé de se départir des «dossiers toxiques» impliquant Denis Vincent en raison de la pression médiatique.La révision des règles de gouvernance au Eonds découle de l\u2019intérêt des médias, en particulier de La Presse et Enquête.A partir de l\u2019hiver 2009, des conversations au sommet ont eu lieu entre Michel Arsenault, le p.-d.g.du Eonds Yvon Bolduc, et le p.-d.g.de la SOLIM Guy Gionet.Ils cherchaient à écarter Denis Vincent, tout en préservant la viabilité des projets qu\u2019il avait amenés au Eonds.Le rôle de Jean Lavallée n\u2019échappe pas à Michel Arsenault et à son conseiller politique, Gilles Audette.Dès 2004, ils avaient été informés du fait que Denis Vincent avait possiblement perçu des ristournes lors de la vente de Eortier Transfert à Grues Guay.«Johnny, quand un dossier arrivait au Fonds, il contactait l\u2019entrepreneur pour qu\u2019il fasse affaire avec Denis Vincent», explique-t-il à M.Arsenault, en vilipendant au passage «toute l\u2019ostie de scheme à Johnny».Dans cette histoire, Guy Gionet joue un double rôle.Il prend part aux discussions stratégiques entre Michel Arsenault et Yvon Bolduc, tout en essayant de préserver ses relations avec Denis Vincent et les entrées de celui-ci à la SOLIM.Selon l\u2019enquêteur Comeau, M.Gionet était «dirigé» par Jean Lavallée.Jean Lavallée, Denis Vincent et Guy Gionet seront tous écartés du giron syndical à la suite de la crise de mars 2009.Avec la démission récente de Michel Arsenault, seul Yvon Bolduc reste toujours en poste à titre de p.-d.g.du Eonds de solidarité.M.Bolduc a ménagé la chèvre et le chou lorsque «les bombes» de Denis Vincent ont explosé au visage des gestionnaires du Eonds.Il était très inquiet du «risque réputationnel» quant au Eonds, une variable qui n\u2019a jamais intéressé Guy Gionet.« C\u2019est une notion que je ne connais pas et que je ne veux pas connaître», a d\u2019ailleurs dit M.Gionet à Denis Vincent.Pour MM.Vincent et Gionet, la rentabilité des investissements l\u2019emportait sur toute autre considération.Lors de son renvoi de la SOLIM, en mai 2009, Guy Gionet s\u2019est plaint d\u2019avoir servi de bouc émissaire.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-3360 Publicité Au téléphone Extérieur de Montréal (sans frais) Par télécopieur 514 985-3399 1 800 363-0305 514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et 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pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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