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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-10-22, Collections de BAnQ.

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[" Lac-Mégantic : une étude met en lumière une grave «défaillance réglementaire» Page a w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m LE DEVOIR Vol.C I V 2 3 9 LE DEVOIR, LE MARDI 22 OCTOBRE 2013 1,13 $ + TAXES =1,3 0$ Voix dissidente au sein des conunissions scolaires On peut se serrer la ceinture tout en réduisant le décrochage, dit la présidente de Marguerite-Bourgeoys LISA-MARIE GERVAIS Est-il possible de se serrer la ceinture tout en diminuant le décrochage scolaire ?Oui, dit Diane Lamarche-Venne, présidente de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui a atteint 79,7% de taux de diplomation après sept ans, soit le meilleur taux de son histoire.Elle reconnaît que son discours n\u2019est pas «politically correct», mais qu\u2019il tranche sur celui des commissions scolaires, qui prétendent ne pas pouvoir si facilement favoriser la réussite de leurs élèves après avoir subi autant de compressions.«Nous, on dit, que oui, c'est possible de faire plus avec moins.Ce n\u2019est pas politically correct de le dire, mais on en fait la preuve», a indiqué au Devoir Lamarche-Venne, consciente que les commissions scolaires disent actuellement le contraire.Selon les données du ministère récemment publiées, le taux de diplomation pour Tannée 2012-2013 de presque 80% de la CSMB constitue une hausse de 4 points sur Tannée antérieure.La prévision étant de passer de 71% à 76% en sept ans, l\u2019objectif du plan stratégique 2010-2014 de cette commission scolaire est ainsi déjà atteint.VOIR PAGE A 8 : COMMISSIONS Contestation de la RÈGLE DU 50 % PLUS 1 Harper a répondu à des attentes au Canada anglais ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec En permettant au gouvernement fédéral de contester la validité de la loi 99, le premier ministre Stephen Harper a répondu favorablement à l\u2019exhortation du Comité spécial pour l\u2019unité canadienne (CSUC) et d\u2019un de ses députés de l\u2019Ouest, Peter Goldring.En décembre dernier, au nom du CSUC, un organisme porté à bout de bras par l\u2019ancien chef du Parti égalité, Keith Henderson, le député d\u2019Edmonton Est, Peter Goldring, a signé une lettre avec ce dernier et trois autres membres de ce comité pour convaincre Stephen Harper de la nécessité d\u2019invalider la loi 99, adoptée en 2000 par le gouvernement de Lucien Bouchard pour répliquer à la Loi fédérale sur la clarté.La Cour supérieure doit entendre la cause de Keith Henderson qui conteste la constitutionnalité de la loi 99.Cette loi affirme que le peuple du Québec est le seul maître de son destin et qu\u2019un référendum se gagne avec VOIR PAGE A 8 : HARPER Lire aussi > La chronique de Michei David: L\u2019apocalypse, prise deux.Page A 3 Aujourd\u2019hui Le Monde > Un entretien avec la militante Mariela Castro Espin, fille du président cubain.Page B 5 Idées > L\u2019ancien ministre Pierre Marois dit ne plus reconnaître la Commission des droits de la personne, qu\u2019il a présidée.Page A 7 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B6 B4 B2 A4 B4 B6 Lace-à-face Khadir-Benhabib sur la Charte des valeurs » \u2022 m '1 YAN DOUBLET LE DEVOIR Le député de Québec solidaire Amir Khadir et l\u2019ex-candidate du Parti québécois Djemila Benhabib ont pris part lundi soir à Québec à un intense débat sur la Charte des valeurs.Organisée par Le Devoir, cette troisième version de l\u2019événement « Le Devoir de débattre» a fait salle comble et a été suivie par un grand nombre d\u2019internautes attentifs sur le réseau Twitter.Page A 3 Effort de guerre : un patrimoine menacé de sombrer dans l\u2019oubli L\u2019ancienne Canadian Power Boat Company est le dernier témoin de l\u2019effort de guerre montréalais le long du canal de Lachine.L\u2019édifice tombera sous le pic des démolisseurs en 2014, qui marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale.Ironie du destin, qui illustre le rapport paradoxal qu\u2019on entretient avec le patrimoine industriel.FRÉDÉRIQUE DOYON Son humble architecture n\u2019a pas l\u2019effet «wow» des complexes industriels transformés en lofts luxueux.Les murs du 4000, Saint-Patrick portent pourtant un pan d\u2019histoire méconnue de l\u2019industrie de la guerre à Montréal.Récit qu\u2019une cascade d\u2019évé nements récents risque de condamner au quasi-oubli.Effet domino.En septembre 2012, la Ville expulse la ANJA BORCK L\u2019édifice de la Canadian Power Boat Company, près du canal de Lachine, a gardé presque entièrement son aspect original.quinzaine de locataires du 4000, Saint-Patrick, exproprié afin d\u2019en faire la cour de service \u2014 le garage des véhicules \u2014 de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Celle-ci venait de subir le même sort à cause des plans du nouvel échangeur Turcot et cherchait à se reloger.Un an plus tard, l\u2019édifice vacant de l\u2019ancienne Canadian Power Boat Company (CPBC) attend son sort.La Ville n\u2019a pas encore statué sur la portion à démolir.«Le comité de démolition ne se réunira pas avant les VOIR PAGE A 8: PATRIMOINE Scandale au Sénat Mike Duffy contre-attaque MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Après avoir assuré au sénateur Mike Duffy que ses réclamations d\u2019indemnités de logement étaient bel et bien réglementaires, le bureau du premier ministre a rapidement fait volte-face lorsque le sénateur s\u2019est retrouvé en plein scandale à faire les manchettes.Tout à coup, M.Duffy était sommé \u2014 voire menacé \u2014 de mettre à exécution le plan de match du bureau de Stephen Harper pour étouffer l\u2019affaire.L\u2019avocat de Mike Duffy, McDonald Bayne, s\u2019est présenté devant la presse lundi à Ottawa muni de courriels qui démontreraient que le sénateur a été forcé d\u2019approuver un scénario prévoyant qu\u2019il plaide coupable publiquement et rembourse 90000$ au Sénat, même si le cabinet du premier ministre (CPM) lui avait confirmé au départ qu\u2019il agissait selon les règles.Et ces révélations ne seraient «qpe la pointe de l\u2019iceberg», a prévenu M® Bayne.A la suite de sa nomination à la Chambre haute en 2009 et jusqu\u2019en 2012, M.Duffy se serait vu confirmer par le CPM et le bureau de la leader du gouvernement au Sénat, Marjory LeBreton, que ses notes de frais étaient «parfaitement valides».VOIR PAGE A 8 : DUFFY i Dü 4s[PltHBRE\"4N0MR[ megaphonemtLca PRÉSENTATION QUARTIER DES SPECTACLES _______ MONTRÉAL\t009 uam i CRÉATION MOMENT FACTORY Mercredi 23 octobre à 20h30 Sur la promenade des Artistes dans le Quartier des spectacles Un siècle de corruption Avec : Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, Josée Boileau, rédactrice en chef Antoine RobitaiUe, éditorialiste LE DEVOIR partenaire média 77831303443143 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 22 OCTOBRE 2013 ACTUALITES Q ELECTIONS MUNICIPALES MAIRIE DE MONTREAL Les candidats s\u2019affrontent sur l\u2019économie JEANNE CORRIVEAU Les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal s\u2019entendent pour dire qu\u2019il faut limiter les hausses de taxes à l\u2019inflation, mais sur bien d\u2019autres aspects, comme la mobilité et les transports, leurs divergences sont nombreuses.Ils ont d\u2019ailleurs eu l\u2019occasion, lundi soir, d\u2019en découdre lors d\u2019un débat à saveur économique organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Comment relancer l\u2019économie de Montréal et attirer les investisseurs?Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté estime qu\u2019il faut d\u2019abord imposer une réforme majeure de l\u2019appareil administratif, qui est «désuet et dysfonctionnel».Si rien n\u2019est fait, a-t-il prévenu, Montréal demeurera «capitale du cône orange», handicapée par une culture organisationnelle déficiente et inefficace.Grands projets Pour le chef de Projet Montréal, Projet Montréal, l\u2019essor Les gens d\u2019affaires estiment que Montréal compte trop d\u2019élus et d\u2019arrondissements économique de la métropole passe par un rehaussement significatif de l\u2019offre de transport collectif.À son avis, Québec doit accélérer la réalisation de grands projets de transport, qu\u2019il s\u2019agisse des voies réservées, des trolleybus ou du prolongement du métro, afin,qu\u2019ils soient prêts pour 2017.À cela s\u2019ajoutent les 15 kilomètres de tramway que M.Bergeron aimerait implanter s\u2019il est élu le 3 novembre.Denis Coderre, lui, a une vision tout autre du développement du transport.«Moi, j\u2019aime mieux investir dans la peinture pour l\u2019instant.On va faire des voies réservées.On a déjà assez payé», a-t-il lancé à son adversaire.Il a rappelé que Québec pilotait déjà plusieurs projets comme celui du prolongement du métro.Selon lui, la Ville devrait se limiter à des projets efficaces, mais moins onéreux, et s\u2019assurer que le réseau actuel fonc- tionne.«Au lieu de réinventer les boutons à quatre trous, est-ce qu\u2019on peut s\u2019assurer que les choses fonctionnent ?» «Montréal doit arrêter d\u2019être un junky du foncier», a pour sa part plaidé Mélanie Joly qui a réitéré son intention de réclamer de Québec un statut fiscal particulier et une part de 0,5% de la taxe de vente du Québec (TVQ).Elle estime également que, pour attirer les investissements, il faudra éliminer ce qui complique la vie des gens d\u2019affaires.Ainsi, elle propose de mettre sur pied un comité formé de gens d\u2019affaires et de fonctionnaires qui passera en revue la réglementation afin, notamment, de réduire des délais dans l\u2019obtention de permis.Eîqjériences À un certain moment, Mélanie Joly a fait remarquer que ce n\u2019était pas au maire de faire du développement économique.Un maire doit plutôt créer un environnement sain afin d\u2019attirer les entrepreneurs et les investisseurs, a-t-elle fait valoir.«Je comprends que Mme Joly\td\u2019OXpé- rience», a commenté Denis Coderre.La réplique de Mélanie Joly a été instantanée: «Si c\u2019est votre expérience, j\u2019aime mieux ne pas l\u2019avoir», s\u2019est-elle exclamée.En matière de gouvernance, les gens d\u2019affaires estiment que Montréal compte trop d\u2019élus et d\u2019arrondissements, mais les quatre candidats croient que la métropole a bien d\u2019autres problèmes plus importants.«On a assez gaspillé de salive sur la centralisation versus la décentralisation, a indiqué Denis Coderre.Il est temps qu\u2019on passe à l\u2019action.Soyons honnêtes.C\u2019est 17 millions sur un budget total de 4,9 milliards.» Seul Richard Bergeron a évoqué l\u2019idée d\u2019un débat sur la question après les élections municipales.Mais selon lui, ce n\u2019est pas à l\u2019étage politique qu\u2019il faudrait rationaliser, mais plutôt à l\u2019étage administratif, se demandant par exemple s\u2019il était nécessaire d\u2019avoir 20 directeurs des sports et loisirs soit 19 dans les arrondissements et un à la ville-centre.Le Devoir Un témoin uniqne du passé Un bâtiment unique en son genre, témoin du passé industriel de Montréal, connaîtra une nouvelle vie.La tour d\u2019aiguillage Wellington, située près du canal de Lachine, dans Griffin-town, sera transformée en lieu à vocation culturelle.La Ville de Montréal invite les organismes culturels à soumettre des propositions.Tous les détails dans le Blogue urbain du Devoir à www.ledevoir.com/opinion/blogues/le-blogue-urbain.PHOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR YAN DOUBLET LE DEVOIR Le débat entre Régis Labeaume et David Lemelin a donné lieu à de vifs échanges.Q ELECTIONS MUNICIPALES Débat corsé à Québec ISABELLE PORTER à Québec Le premier débat public entre Régis Labeaume et David Lemelin a donné lieu lundi à des échanges vifs et parfois musclés, notamment sur le transport en commun et l\u2019amphithéâtre.Le thème du transport en particulier a provoqué des échanges nourris.Le chef de Démocratie Québec, David Lemelin, a reproché à son opposant d\u2019avoir mis de côté les objectifs du Plan de mobilité durable en transport en commun.«f aurais aimé ça que vous réjlé-chissiez avant de le signer.» Du tac au tac, son adversaire a répliqué: «Lisez-le au complet, vous allez voir.» Le maire sortant de la Ville de Québec a voulu justifier l\u2019idée d\u2019élargir les autoroutes.Il a martelé qu\u2019il ne fallait pas restreindre le nombre de voies sur les autoroutes pour favoriser le transport en commun.«Ça fait Corée du Nord», a-t-il dit en allusion à une sortie faire par son adversaire il y a quelques jours où M.Lemelin avait comparé Québec à la Corée du Nord parce que, disait-il, beaucoup de gens avaient peur de Régis Labeaume.L\u2019amphithéâtre Dans le dossier des retraites, Régis Labeaume a accusé M.Lemelin d\u2019avoir menti en s\u2019associant à l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ).«J\u2019ai parlé à mon président, il n\u2019est pas fier de vous.Il a dit que ce que Régis Labeaume est poursuivi Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCEP) a mis ses menaces à exécution.Lundi, il a annoncé qu\u2019il poursuivait le maire Labeaume pour ses différentes sorties publiques sur l\u2019organisation depuis le déclenchement de la campagne électorale.Le différend sera par ailleurs présenté le 2 décembre devant la Commission des relations de travail à Québec.vous aviez dit ce n\u2019était pas la po-sitiçn de l\u2019UMQ, c\u2019est faux.» À propos de l\u2019amphithéâtre, le chef de Démocratie Québec a reproché à la ville d\u2019avoir fait passer la facture de 45 millions de fonds publics à trois fois plus.« On aurait dû se poser de sérieuses questions avant de dire oui», a-t-il lancé.À une question des animateurs sur l\u2019impact économique du retour des Nordiques, M.Labeaume a répondu.«On s\u2019en fout, le monde aime ça, c\u2019est notre sport national on a le droit de le vivre pleinement.» Et d\u2019ajouter que les gens n\u2019avaient «aucune inquiétude à avoir».Au début, les deux candidats à la mairie avaient eu leur premier accrochage sur le sujet du coffre-fort virtuel.Qualifié par David Lemelin «d\u2019échec», ce projet-pilote a été lancé par l\u2019administration Labeaume avec l\u2019entreprise française Asentri et peine à démarrer.Le maire a répliqué en disant que les détracteurs du projet «ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez» et qu\u2019on sous-estimait le potentiel du cloud computing.Vive tension Sur les grands événements, David Lemelin a fait valoir que la ville de Québec, avec son patrimoine, n\u2019avait peut-être pas besoin d\u2019autant de grands événements et qu\u2019il fallait «consolider» ce qu\u2019on offrait aux touristes.M.Labeaume a vite répliqué.«Consolider, je sais jamais ce que ça veut dire, c\u2019est un buzzword.» La tension entre les deux hommes était palpable, M.Labeaume en particulier semblant très agacé par les propos de son adversaire.À un certain moment, l\u2019animateur Pierre Jo-bin a lancé: «Vous avez le droit de vous regarder en passant», ce qui a bien fait rire l\u2019audience.«Ya des gens beaucoup plus cute [sic] dans la salle», a répliqué le maire sortant.M.Labeaume n\u2019avait pas participé à une joute de ce genre de-puis sa première campagne électorale il y a six ans en 2007.Le Devoir lA Voir aussi > Une version \u201d longue de ce texte est disponible à LeDevoir.com MEDICAMENTS Les taux d\u2019acceptation en baisse ?AMELIE DAOUST-BOISVERT Le taux d\u2019acceptation de nouveaux médicaments contre le cancer ne cesse de chuter depuis quelques années, déplore la Coalition priorité cancer, qui demande à Québec d\u2019agir.Cette dernière confirme toutefois recevoir deux fois plus de fonds de l\u2019industrie pharmaceutique qu\u2019il y a deux ans.Lundi, la Coalition a une fois de plus protesté contre la lenteur de Québec à approuver des médicaments et affirme même que la situation se détériore.Depuis le début de l\u2019année 2013, un médicament sur les 13 soumis a été recommandé.Les 12 autres ont été soit refusés, soit reportés à la prochaine étude des médicaments en 2014, ou soit, pour 4 d\u2019entre eux, acceptés par le ministre malgré une recommandation défavorable de l\u2019Institut national d\u2019excellence en santé et en services sociaux.Financement de l\u2019industrie en hausse Pendant que l\u2019acceptation de nouvelles molécules plonge, le financement de la Coalition par l\u2019industrie pharmaceutique, lui, a doublé en deux ans.En 2012, la coalition a reçu 400000$ de ses «partenaires», comme Pfizer ou Bayer, a-t-elle confirmé au Devoir.Ces sommes ont servi à organiser les différents événements tenus en courant d\u2019année.En 2011, ce financement s\u2019élevait à 200000$ par an.La coalition a toujours défendu son indépendance et affirme que l\u2019argent proposé par l\u2019industrie ne peut être refusé, car c\u2019est la survie même de la Coalition qui en dépend.C\u2019est pratiquement la seule source de fonds pour cette association de patients.Des oncologues croient au bien-fondé de ces nouveaux médicaments que Québec ne souhaite pas rembourser, tout comme des patients.«On est assez effrayés par la lenteur des changements, mais aussi, et surtout, à l\u2019idée que les patients soient pris entre l\u2019arbre et l\u2019écorce dans le processus.Les oncologues aussi, parce qu\u2019eux savent quels traitements prescrire, mais ils sont contraints de demander à leurs patients [s\u2019ils ont des assurances privées] », a résumé de son côté Nicole Giroux, membre du comité des patients et survivants de cancer de la coalition.Avec La Presse canadienne Le Devoir FTQ Arsenault entend se faire réélire malgré la grogne JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Michel Arsenault fait fi du coup de force qui se prépare à la section québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCEP-Qc) pour réclamer son départ et maintient sa décision de se présenter aux élections de novembre.«M.Arsenault va être là, il va se présenter au congrès, il n\u2019y a aucun problème», a soutenu le directeur des communications de la ETQ, Jean Laverdière, en réaction aux révélations du Devoir, lundi.Si le SCEP-Qc vote en faveur d\u2019une résolution contre Michel Arsenault, «il y aura un débat au sein de la FTQ à ce moment-là sur le plancher et les gens décideront.» Jean Laverdière répondait au nom de Michel Arsenault, qui a refusé de commenter le dossier lundi sous prétexte que «c\u2019est un débat qui appartient au SCFP».Michel Arsenault n\u2019a jamais même envisagé l\u2019idée de ne pas se représenter afin de préserver l\u2019image du syndicat, le temps de laisser passer la tempête, répond M.Laverdière.«Ça n\u2019a rien à voir.Si on vous accuse d\u2019avoir fait une malversation, et vous, dans votre âme et conscience, vous savez que vous n\u2019avez rien fait, est-ce que vous allez baisser les bras ?Ce n\u2019est pas dans la solution.» Dommages collatéraux À Québec, où les délégués du SCEP-Québec étaient réunis en congrès national, tout le monde marchait sur des œufs.En point de presse, le secrétaire général, Denis Bolduc, s\u2019est contenté de confirmer que les résolutions pour réclamer le départ de Michel Arsenault émanaient de deux secteurs spécifiques, mais que «la grogne au sein du SCFP s\u2019étend au-delà de ces deux secteurs».La présidente, Lucie Levasseur, affirme pour sa part que le syndicat se demande quels sont les «dommages collatéraux» de la présence de Michel Arsenault, même si elle avoue qu\u2019il n\u2019y a toujours pas d\u2019accusations formelles contre lui.«Franchement, on ne reproche rien à M.Arsenault précisément.Mais quand on est un homme à la tête d\u2019une fédération et qu\u2019il se passe ce qui se passe, quelque part, on subit les contrecoups de tout cela».Les délégués québécois se sont rencontrés en caucus lundi soir et un nouveau conseil général a été convoqué pour jeudi afin de poursuivre les discussions et, possiblement, passer au vote.Le Devoir JACQUES BQISSINQT PC Michel Arsenault Découvrez la production artistique à l'époque du régime français PARCOURS : L\u2019ART EN NOUVELLE-FRANCE Avec les historiens Esther Trépanier et Laurier Lacroix A Canal Savoir, dès ce soir 22 h EN COLLABORATION AVEC: Musée national des beaux-arts du Québec Québec nn Télé-Québec y canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRE MEDIA LE DEVOIR LE DEVOIR, LE MARDI 22 OCTOBRE 20IS A 3 ACTUALITES L\u2019apocalypse (prise 2) Michel David La longue saga du projet de loi 99 sur « l\u2019exercice des droits fondamentaux et des privilèges du peuple québécois », qui s\u2019est étirée sur une année entière, a fait la triste démonstration de l\u2019apathie des Québécois face aux attaques fédérales que Lucien Bouchard a déplorées le jour de sa démission.La riposte à la Loi sur la clarté se voulait dramatique.Deux jours après que Stéphane Dion eut présenté son projet à la Chambre des Communes, le 13 décembre 1999, M.Bouchard avait réquisitionné les ondes pour crier à la violation de notre droit le plus sacré, celui à l\u2019autodétermination, et annoncer l\u2019adoption prochaine d\u2019une véritable « Charte des droits politiques du peuple québécois».Cette fois, on allait bien voir de quel bois il se chauffait.Très vite, l\u2019opération a cependant dégénéré en une pitoyable séance de marchandage avec l\u2019opposition libérale, qui n\u2019y a vu qu\u2019une autre «astuce » péquiste pour relancer la souveraineté.Le gouvernement a eu beau réécrire son projet, rien n\u2019a pu amadouer les libéraux, qui ont tous voté contre en décembre 2000.Un véritable fiasco.Stephen\tPire encore, la population a assisté à ce triste spectacle Harper\tdans la plus totale indiffé- , I V\trence.Il ne faut pas abuser est le pere\tl\u2019apocalypse.Les crises spirituel\td\u2019indignation de M.Bou- ^\tchard avaient été trop nom- de la Loi\tbreuses pour qu\u2019on s\u2019en , émeuve encore.Même à Ot-sur la clarté tawa, où plusieurs craignaient que la Loi sur la clarté ne ranime la flamme souverainiste, on n\u2019en était pas revenu de la voir passer comme une lettre à la poste.Le gouvernement Harper a surpris tout le monde la semaine dernière en s\u2019associant à la contestation de la loi 99 devant les tribunaux, près de treize ans après son adoption.Bien entendu, devant cette «attaque frontale et sournoise» le gouvernement Marois s\u2019est empressé de remonter aux barricades, mais il risque de s\u2019y retrouver aussi seul que celui de M.Bouchard.Sur le fond du litige, il n\u2019y a pas à se surprendre de la position de Stephen Harper, qui est le père spirituel de la Loi sur la clarté.Dès le 20 octobre 1996, soit plus de trois ans avant l\u2019initiative de M.Dion, il avait présenté aux Communes le projet de loi C-341 intitulé «Loi déterminant les conditions auxquelles un référendum sur la séparation du Québec du reste du Canada doit satisfaire pour être considéré comme l\u2019expression véritable de la volonté de la population du Québec».En dévoilant le pot aux roses dans son blogue du magazine Maclean\u2019s vendredi dernier, le collègue Paul Wells a expliqué que le journaliste militant Bill Johnson, qui est également le biographe de Stephen Harper, implorait depuis un bon moment le premier ministre de se joindre à la contestatjon lancée en 2002 par l\u2019ancien chef du Parti Egalité, Keith Henderson, mais que M.Harper ne voyait pas l\u2019intérêt de s\u2019associer à une cause qui semblait laisser les médias indifférents.Il faut reconnaître la ténacité de M.Henderson et de son éternel acolyte, Brent Tyler, qui ont réussi à faire en sorte que la Cour supérieure accepte de se saisir de l\u2019affaire, onze ans après s\u2019y être refusée une première fois.Dès lors, Qttawa pouvait difficilement refuser de s\u2019associer à la défense de la loi qui est sans doute la plus populaire au Canada anglais, après la Charte de Pierre Elliott Trudeau.Historiquement, c\u2019est le Parti libéral qui a toujours été perçu comme le champion de l\u2019unité canadienne.L\u2019occasion est belle de couper l\u2019herbe sous le pied de Justin Trudeau.Cela embarrasse visiblement la poignée de conservateurs qui ont survécu à la vague orange de mai 2011, mais le NPD risque de l\u2019être plus encore.Le dernier sondage Léger Marketing-Lc Devoir l\u2019indiquait clairement : avec la protection de la langue française, la défense des intérêts du Québec face à Qttawa est le seul domaine où le PQ donne satisfaction à la population.Durant la campagne électorale, la dernière initiative fédérale lui évitera de devoir mettre tous ses œufs dans le panier de la Charte des valeurs québécoises.C\u2019est plus délicat pour le PLQ.Philippe Couil-lard, qui ne manque aucune occasion de réitérer son attachement au Canada, n\u2019a pas voulu condamner trop férocement le geste d\u2019Qttawa, disant simplement qu\u2019il n\u2019apportait «rien de particulièrement utile ou constructif».Cette position mi-chair, mi-poisson n\u2019a rien d\u2019étonnant.Les libéraux ont toujours eu du mal à traduire leurs bonnes intentions en gestes concrets.En 1977, ils étaient en principe favorables à la protection du français, mais contre la loi 101.En 2000, ils étaient en faveur du droit à l\u2019autodétermination, mais contre la loi 99.Ils se disent aujourd\u2019hui favorables à la laïcité, mais ils s\u2019opposent à toute limitation du port de signes religieux.Qn finirait par croire à de la duplicité.mdavid@ledevoir.com Le Devoir de débattre Charte : Khadir et Benhabib croisent le fer ISABELLE PORTER à Québec Le débat organisé par Le Devoir siu le projet de Charte des valeurs québécoises a mis en évidence des points de vue parfois tranchés lundi soir à Québec.Alors qu\u2019Amir Khadir y voit un moyen disproportionné qui risque de nuire à ses propres fins, Djemila Benhabib a dressé un portrait plus alarmiste de la menace de l\u2019inté^isme.«Je vois de plus en plus de voiles islamiques.Ça ne me dit rien de bon pour la démocratie», a lancé Benhabib.Et d\u2019ajouter que cela entraînait notamment plus de «femmes bâillonnées», de «journalistes assassinés».Un tonnerre d\u2019applaudissements a accueilli ce commentaire, l\u2019un des plus imposants de la soirée.Qr pour Amir Khadir, on risque de nuire à l\u2019intégration en agissant de façon trop agressive.«Personne ne relate un tel état de choses», a-t-il dit à propos de la prétendue multiplication des accommodements.«Il n\u2019y a pas de loup dans la bergerie.» La salle semblait partagée puisque les commentaires de M.Khadir ont eux aussi été souvent chaudement applaudis.Échanges passionnés La Chapelle de l\u2019Amérique française était pleine pour ce débat où on posait la question « Une Charje des valeurs québécoises, une nécessité ?».À la fin, les participants étaient nombreux à faire la queue pour poser des questions aux invitçs.Les échanges étaient souvent passionnés.À un certain moment, un homme a dû être rappelé à l\u2019ordre parce qu\u2019il avait crié en s\u2019adressant à M.Khadir.Ce dernier a donné les exemples de la laïcité « carrée » à la turque et du voile obligatoire en 38 congrégations s\u2019expriment Des congrégations religieuses tiennent à rectifier certains faits souvent entendus, ces dernières semaines, dans le débat sur la Charte des valeurs québécoises.Trente-huit congrégations rappellent que, dans l\u2019histoire du Québec, les religieux n\u2019ont jamais été contraints de retirer leurs habits, contrairement à ce qui a été dit, et qu\u2019ils les ont plutôt délaissés «sans y être obligés par l\u2019Etat ou par qui que ce soit d\u2019autre ».Ces communautés estiment que le gouvernement Marois ne deyrait donc pas obliger les fonctionnaires de l\u2019État, surtout dans les garderies et les établissements d\u2019enseignement, à retirer leurs signes religieux.Elles craignent particulièrement que les femmes immigrantes se retrouvent sans emploi alors que leur intégration est nécessaire dans la société.Le Devoir Iran, pour s\u2019en prendre aux moyens trop musclés.«Chaque fois qu\u2019on impose quelque chose aux personnes, malheureusement, ça produit l\u2019effet inverse que [celui qui est] recherché.» Il s\u2019agissait du 3® événement de la série Le Devoir de débattre.Comme la dernière fois, l\u2019événement avait, lieu à la Chapelle de l\u2019Amérique française.Étant donné le sujet abordé cette fois-ci, cet ancien lieu de culte conférait à la soirée quelque chose de particulier.«Ily a du monde à la messe!», a blagué d\u2019entrée de jeu l\u2019animateur Antoine Robitaille.Dès le départ, il a demandé si le Parti québécois avait lancé ce débat «à des jîns électoralistes».À cela, M\u201c® Benhabib a répondu que ce débat avait cours «partout dans le monde» et que c\u2019était «normal».À des fins électoralistes ?M.Khadir ne croit pas que le PQ ait lancé ce débat «uniquement à des fins électoralistes», mais il s\u2019est notamment demandé pourquoi il n\u2019avait pas lancé le débat sur la Charte tout de suite après avoir été élu.Tout en se disant favorable au principe de laïcité, le député de Mercier a concentré ses commentaires sur les moyens pris et leur impact.«Malgré quelques dérapages [.], le débat s\u2019est déroulé de façon assez raisonnable», a-t-il noté au départ.Mais plus tard, il a interpellé les indépendantistes dans la salle pour leur dire qu\u2019ils risquaient actuellement de perdre une partie de leurs sympathisants immigrés avec ce débat.M\u201c® Benhabib a quant à elle donné beaucoup d\u2019exemples étrangers, évoquant tantôt la situation en Prance, tantôt l\u2019histoire de Salman Rushdie ou encore ses souvenirs d\u2019adolescence en Algérie.Elle a raconté avoir été «déstabilisée» à 13 ans quand sa professeure de mathématiques avait commencé à porter le voile.«Pour ma part, elle était en porte-à-faux avec la matière qu\u2019elle enseignait, un domaine de rationalité», a-t-elle raconté.Pour M\u201c® Benhabib, «la question qu\u2019il faut se poser », c\u2019est pourquoi, dans le passé, les femmes ont arrêté de porter le voile et pourquoi elles ont recommencé à le porter depuis les années 1990.Le Devoir m % Un partenariat ponr les maladies génétiqnes Un nouveau partenariat a été conclu entre Génome Québec et le Centre hospitalier Sainte-Justine qui permettra des recherches plus poussées touchant les maladies génétiques.Qn s\u2019y intéressera non seulement au diagnostic, mais aussi à ce que le monde médical décrit comme l\u2019avenir de la médecine clinique, à savoir les traitements personnalisés, adaptés à chacun.L\u2019annonce a été faite en présence de la première ministre du Québec, Pauline Marois, du ministre de la Santé, Réjean Hébert, et des représentants de Génome Québec, du CHU Sainte-Justine et de chercheurs, lundi à Montréal.Ce partenariat ne nécessite pas d\u2019investissement financier en soi; il permettra de conjuguer les efforts des chercheurs et des cliniciens afin de mieux comprendre certaines maladies rares et de mieux traiter des maladies génétiques en permettant d\u2019obtenir plus rapidement un portrait génomique d\u2019un enfant malade.Le traitement pourra ensuite être personnalisé à partir des informations génétiques obtenues.PHOTO ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Soins palliatifs : les besoins sont en voie d\u2019être comblés, dit Hivon 1 AMELIE DAOUST-BOISVERT uébec vy sa cil palliatifs p uébec est près d\u2019atteindre cible d\u2019un lit de soins palliatifs par tranche de 10000 habitants grâce aux sommes investies plus tôt cette année.En entrevue avec Le Devoir, la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, a dit avoir bon espoir de combler les besoins à 100% d\u2019ici le 31 mars 2015, soit un an avant son objectif initial.Le projet de loi 52, s\u2019il est adopté, garantit l\u2019accès aux soins palliatifs pour tous les patients : Québec doit donc bouger pour pallier les lacunes dans le réseau, ont remarqué plusieurs intervenants lors de la commission parlementaire siu le sujet.La ministre confirme que 791 des 806 lits nécessaires seront financés d\u2019ici au 31 mars prochain.C\u2019est-à-dire qu\u2019en 2013-2014, 47 nouveaux lits auront été ouverts.Parmi eux, 24 sont en maison de soins palliatifs, 16 en CHSLD et 7 en hôpital.La ministre affirme atteindre «98%» de sa cible d\u2019un lit par tranche de 10000 habitants avec ces résultats découlant d\u2019un investissement de 15 millions annoncé plus tôt cette année.Mais elle concède qu\u2019en réalité, la cible est plutôt atteinte à 92%, car certaines régions ont plus de lits que la cible, alors que d\u2019autres sont toujoius en déficit.Selon la ministre, il faudra ouvrir 60 autres lits d\u2019ici au 31 mars 2015, un objectif réalisable, affirme-t-elle.15 millions\t_____ Sur les 15 millions in- Véronique vestis, 4 ont servi à re- Hivon hausser les soins en institution, comme les maisons de fin de vie ou les CHSLD.L\u2019argent permet également de rehausser de 60000 à 68000 $le financement de chacune de ces places dans les 29 maisons de fin de vie.Véronique Hivon refuse de s\u2019avancer sur les sommes qui devront être dégagées à même le prochain budget pour atteindre ses objectifs.Élle ajoute que, «avec 15 millions, nous avons fait la moitié du chemin en termes de lits dédiés et intensifié l\u2019offre à domicile».Les résultats des 11 millions investis à domicile ne sont pas encore connus.Alors que mardi l\u2019Assemblée nationale se penchera sur l\u2019adoption de principe du projet de loi 52 sur les soins de fin de vie, Véronique Hivon estime que les résultats obtenus en quelques mois démontent certaines critiques qui croient qu\u2019on ne peut permettre l\u2019aide médicale à mourir tant que les soins palliatifs ne sont pas plus accessibles.«Des opposants [au projet de loi 52] avancent des chiffres qui laissent croire que seulement 20 ou 30% des gens ont accès aux soins palliatifs, alors que nous sommes près d\u2019une atteinte de 100 fo de nos objectijs.Ça remet les choses en perspective», affirme la ministre.Le Devoir RUMEURS D\u2019ELECTIONS La lutte se fera entre le PLQ et le PQ, prédit Couillard JOCELYNE RICHER à Québec Le choix des Québécois se fera entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) lors du prochain scrutin, selon le chef libéral Philippe Couillard, qui semble ignorer la présence dans le décor de la Coalition avenir Québec (CAQ).Il n\u2019y a que «deux grandes formations politiques au Québec en termes d\u2019importance, de taille», c\u2019est le Parti québécois et le Parti libéral, a jugé M.Couillard, lundi, en marge d\u2019une réunion spéciale de deux joius de ses députés en prévision du possible déclenchement d\u2019élections cet automne.La solution de rechange au gouvernement Marois sera donc incarnée par le PLQ lors du prochain scrutin, selon M.Couillard, qui ne semble pas envisager une lutte à trois avec la CAQ de Prançois Legault, qui peine à faire bonne figure dans les derniers sondages.«Il est clair que la véritable alternative de gouvernement au Québec, c\u2019est le Parti libéral du Québec.Je pense que c\u2019est très clair pour tous», selon celui qui mise siu le ralliement des électeurs mécontents vers le PLQ.«Les gens nous disent: on voit que le vote important de la prochaine élection, c\u2019est la décision de rallier tous ceux et celles qui veulent changer de gouvernement vers le Parti libéral du Québec», a-t-il ajouté.Durant son point de presse, la seule allusion faite par M.Couillard à M.Legault a été pour dire que, sous sa gouverne, le PLQ avait revu son programme en consultant sa base, dans toutes les régions du Québec, non pas en écrivant un livre, «en vase clos» seul dans sa maison.M.Legault a fait paraître ce lundi un livre.Cap sur un Québec gagnant, décrivant son projet de promotion d\u2019une «Silicon Valley» québécoise, autour de la mise en valeur économique de la vallée du Saint-Laurent.Ce projet, axé sur la technologie et l\u2019innovadon, sera au cœur de son programme électoral.Qualifiant le chef libéral de «très arrogant», le député caquiste Gérard Deltell est venu à la défense de son chef pour dire qu\u2019il était faux de prétendre que M.Legault avait travaillé en vase clos.Il dit qu\u2019il a mené des consultations auprès des membres au cours d\u2019une tournée en régions.La Presse canadienne Le débat sur la Charte a nui à la CAQ, affirme Legault Le chef de la CAQ, Prançois Legaulf a reconnu lundi que la polarisation du débat sur la Charte des valeurs avait nui à son parti, qui propose de trancjier la poire en deux en matière de laïcité de l\u2019État.Lors d\u2019une entrevue, M.Legault a observé que le gouvernement du Parti québécois a réussi à faire des gains en présentant ses propositions en matière de laïcité de l\u2019Étaf qui visent notamment une interdiction des signes religieux dans la fonction publique.«C\u2019est certain que, pendant que ça se passe, depuis quelques semaines, la polarisation fait que lorsqu\u2019on est pour la Charte, on vote pour le Parti québécois, et quand on est contre, on vote pour le Parti libéral, a-t-il dit.Donc ça a un impact négatif, mais très temporaire sur les appuis.» A 4 LE DEVOIR LE MARDI 22 OCTOBRE 20IS ACTUALITES Les scientifiques fédéraux craignent leurs maîtres politiques HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les scientifiques de la fonction publique fédérale estiment qu\u2019ils sont muselés par leurs maîtres politiques, au point de devoir régulièrement modifier des informations dans leurs rapports pour des raisons non scientifiques.C\u2019est la conclusion à laquelle arrive un vaste sondage Environics commandé par l\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada auprès des quelque 15000 scientifiques syndiqués qu\u2019il représente.Un peu plus de 4000 fonctionnaires de 40 ministères et organismes fédéraux y ont répondu.Les scientifiques ont indiqué qu\u2019ils se font demander de manière régulière de modifier ou d\u2019exclure des informations de leurs documents pour des raisons non scientifiques.Ces demandes sont parvenues certes de leurs supérieurs, mais aussi de lobbyistes et même de membres du personnel politique.Par exemple, 18% des 651 répondants travaillant à Santé Canada ont affirmé s\u2019être fait demander d\u2019exclure des informations par l\u2019entourage du ministre.De manière inquiétante, un scientifique sur deux dit être au courant de cas où la santé et la sécurité des gens ou la durabilité de l\u2019environ-nement sont compromises à cause d\u2019ingérence politique dans les travaux scientifiques (50%) ou de cas où un ministère a supprimé des informations ou refusé de les publier et que cela a mené à une impression publique incomplète, inexacte ou trompeuse de la situation (49%).Ils sont 49% à penser que s\u2019ils détenaient des preuves qu\u2019une action ministérielle nuira à l\u2019intérêt public et en alertaient leur ministère, ils feraient l\u2019objet de représailles.Mauvaise mine Le moral est particulièrement mauvais à Environnement Canada, où 63% des 670 répondants ont affirmé que le ministère n\u2019incorpore pas la meilleure science à propos des changements climatiques dans ses politiques et ses prises de décision! Seulement 35% des chercheurs estiment dans ce ministère que les médias qui posent des questions reçoivent «des renseignements exacts et scientifiquement défendables».«Les scientifiques vivent dans un climat de peur», estime le président de l\u2019Institut, Gary Corbett.« C\u2019est un coup de froid provoqué par les politiques gouvernementales qui ne servent les intérêts de personne.» Mais ce sondage est-il fiable ?Est-il possible que seuls les plus insatisfaits se soient donné la peine d\u2019y répondre?Derek Leebosh, le vice-président d\u2019Environics, ne pense pas que ce soit le cas.«Lorsque nous faisons des sondages auprès de nos membres, un taux de réponse de 26% est considéré comme très élevé», dit-il.11 rappelle que les sondages politiques interrogent généralement à peine 1000 personnes et qu\u2019on estime qu\u2019ils reflètent adéquatement l\u2019opinion d\u2019environ 20 millions d\u2019adultes.Le Devoir t n m If' iii» I JACQUES NADEAU LE DEVOIR La tragédie de juillet dernier à LAC-MÉGANTIC sssmmS Lac-Mégantic a fait 47 victimes.Une « défaillance réglementaire » en cause, selon une étude ALEXANDRE SHIELDS En misant sur la déréglementation dans l\u2019industrie ferroviaire malgré la hausse fulgurante des quantités de pétrole transporté à travers le pays, le gouvernement canadien a largement contribué à créer un scénario qui nous condamne à appréhender la répétition des catastrophes.C\u2019est ce qu\u2019affirme le Centre canadien des politiques alternatives (CCPjV dans une étude dont Le Devoir a obtenu copie.j^rès avoir analysé la tragédie qui a frappé Lac-Mégantic l\u2019été dernier, le directeur du CCPA, Bruce Campbell, se dit convaincu que le déraillement et l\u2019explosion du convoi pétrolier ont été provoqués par la «négligence» des entreprises impliquées, mais surtout par la «défaillance réglementaire» tolérée à Ottawa.Le pire, selon lui, c\u2019est que les choses ne semblent pas être envoie de changer.«Malgré les accidents récents, on ne voit pas de changements fondamentaux dans la réglementation.Le risque est donc bien réel que ça continue», a-t-il expliqué lundi.M.Campbell estime pourtant que le gouvernement fédéral devrait se livrer à un véritable examen de conscience, puisqu\u2019il est en partie responsable de cette situation, qui présente des risques environnementaux et pour la sécurité publique.275 000 Nombre de barils de pétrole qui transitent chaque jour sur les rails du Canada 11 est selon lui évident qu\u2019Ot-tawa n\u2019assure pas une surveillance adéquate de l\u2019industrie ferroviaire.«A Transports Canada, il n\u2019y a que 35 inspecteurs, l\u2019équivalent d\u2019un seul pour 4000 wagons-citernes transportés en 2013.En 2009, au début du boom de transport de pétrole par rail, on comptait un inspecteur pour 14 wagons-citernes», souligne Bruce Campbell dans l\u2019étude intitulée La tragédie de Lac-Mégantic: quand cesseront-ils de se renvoyer la balle?.Le document doit être publié mardi.Budget restreint L\u2019étude établit également que le gouvernement a réduit le budget de la sécurité ferroviaire «de 19%) de 2010 à 2014».Quant au budget de la division du transport des marchandises dangereuses au sein de Transports Canada, il est demeuré «très restreint» selon le CCPA, soit «13 millions de dollars pour couvrir tous les modes de transport».Or, au cours de cette période, le nombre de wagons chargés de pétrole circulant au Canada est passé de 500 à 140000.Selon les données du CCPA, près de 275000 barils par jour transitent sur les rails du pays.Un chiffre qui devrait doubler au cours des prochaines années.Pressées de répondre aux demandes grandissantes de transport de pétrole brut, les entreprises ont su exploiter les «trous» dans la réglementation, estime M.Campbell.Elles sont aussi très actives auprès du gouvernement fédéral.Le directeur du CCPA a dit avoir recensé plus de 700 interventions de lobbyistes au cours des dernières années.«Ce qu\u2019elles disent lorsqu\u2019elles vont à Ottawa, c\u2019est que la réglementation est suffisante pour garantir la sécurité et qu\u2019il n\u2019y a aucun besoin de la bonifier.Les dirigeants ont développé une véritable aversion contre toute réglementation qui pourrait affecter leur structure de coûts d\u2019opérations.» Selon les conclusions de M.Campbell, le fédéral doit revoir en profondeur la réglementation actuelle et toruner le dos à toute forme A\u2019«autoréglementation» par l\u2019industrie.11 juge qu\u2019il porurait être judicieux de lancer une Commission royale d\u2019enquête polu étudier la question.Le Devoir Lire aussi > Un autre déraiiie-ment.Un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.Page A 6 CRISE CLIMATIQUE Les ours polaires se portent bien, assure Aglukkaq ALEXANDRE SHIELDS Même si l\u2019ours blanc est désigné «espèce préoccupante» sur la liste canadienne des espèces en péril, la ministre de l\u2019Environnement, Leona Aglukkaq, ne s\u2019inquiète pas pour la population.Selon elle, l\u2019espèce se porterait en fait plutôt bien.«Souvent, les scientifiques jettent leur dévolu sur la faune et la flore du Nord pour démontrer que le changement climatique est en marche et que les ours polaires vont disparaître et je ne sais quoi, a-t-elle affirmé au Globe and Mail.Mais les gens sur le terrain vous diront que la population d\u2019ours polaires est en bonne santé.Vous savez, dans ces régions, elle a en fait augmenté.» «Mon frère est un chasseur qui vous dira que la population d\u2019ours a augmenté et que les scientifiques ont tort», a ajouté la ministre conservatrice à la veille de la première rencontre du Conseil de l\u2019Arctique depuis que le Canada en a pris la présidence, en mai.Le gouvernement entend d\u2019aiîlerus profiter de sa position poru «stimuler le développement économique» de cette région de plus en plus fragilisée par les changements climatiques.Le Canada a par aillerus refusé en mars dernier d\u2019appuyer une proposition internationale qui aurait permis d\u2019interdire le commerce des oius polaires et des produits dérivés de cette espèce.Risque d\u2019extinction L\u2019orus polaire figure parmi les victimes probables des effets des bouleversements du climat dans l\u2019Arctique.Selon les données du Groupe intergouvememental d\u2019experts sru l\u2019évolution du climat, l\u2019espèce sera confrontée à «un haut risque d\u2019extinction » d\u2019ici quelques décennies.Elle est déjà considérée depuis 2011 comme une «espèce préoccupante» au sens de la Loi canadienne sru les espèces en péril.Les doimées sur les taux de survie et de reproduction laissent penser qu\u2019au moins 4 des 13 sous-populations «connaissent probablement un déclin à l\u2019heure actuelle», selon la fiche de l\u2019espèce disponible au Registre public des espèces en péril.«Bien qu\u2019il y ait des incertitudes quant à l\u2019impact global des changements climatiques sur la répartition et le nombre d\u2019individus de l\u2019espèce, il existe d\u2019importantes préoccupations relativement à l\u2019avenir de l\u2019espèce au Canada», précise-t-on.La population canadieime d\u2019orus blancs est estimée à 15500 individus.Devant le risque de disparition accélérée, certains experts proposent déjà d\u2019envisager de distribuer des phoques prêts à manger aux orus dans la nature ou de les parquer dans des centres animaliers durant l\u2019été.En dernier recours, les zoos poiuraient bien devenir leur dernier refuge.On porurait ainsi protéger une petite partie du bagage génétique de l\u2019espèce, mais dans un cadre totalement artificiel.«Pour aider l\u2019Arctique et protéger l\u2019ours polaire, il faut empêcher l\u2019exploitation pétrolière en Arctique et réduire drastiquement les émissions de CO2, mais le gouvernement Harper s\u2019y refuse», a fait valoir lundi Patrick Bonin, de Greenpeace Canada.Le Devoir MOTS CROISÉS 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.\tEnsemble des acquisitions des sociétés humaines.2.\tPère de l'aviation -Rouge violacé.3.\tFemme qui aliaite des enfants en bas âge -Qualifie un chemin.4.\tGros noyau - Moment soulageant.5.\tPlacée - Valait en moyenne 52 ares.6.\tBéryllium - Commandait le Sud - Petite fleur.7.\tRésine malodorante -Ornement.8.\tDénuement - Style de jazz.9.\tEn outre - Artiste.10.\tTrès faible quantité -Qui s'oppose à.11.\tChanger de pc État d'Afrique.2.Convenables - Adjectif indéfini.Ont perdu une moitié -Agitation populaire.Imaginaire - Conçu contre la pluie.Piège à oiseaux -Aboiement.Copiée - Ancien nom de Tokyo.Cérémonie religieuse -Donne beaucoup de jus.Plus jeune - Puits naturel.Double règle - Boue -En santé.10.\tIgnoble - Caisson de transport.11.\tDéduit - Craindre vivement.12.\tConter - Suppliée.1 23456789 101112 3.4.5.6.7.8.9.Arbre africain.VERTICALEMENT 1.Action de manger des êtres de sa propre espèce.1\tP\tA\tP\tA\tmTjE.iB¥\tA\tG\tE 2\tA\tV\t0\t1\tWBiTïoTn\tP.\tE\tT 3\tP\tE\tR\tM\tTfsTi'lHB'\t1\tN\tE 4\t\\ÔU\t\tT\tE\tnIdIrIeIs\tS\tE\tS DI1I3 milClDlIl R\tS\tA\tS\tZ 0\tT\tS\tH\t0 P\tE\tS\tE\tS E\tR\tE\tN\tT E\t¦\t0\tT\tE N\t[ci\t1\tE\tR S\tIëI\tR\tR\tE COMMISSION MÉNARD Manifester peut inclure le blocage de ponts, dit Anmistie «Exiger dans un règlement de ne pas bloquer un pont, ce serait une entrave à la liberté de manifester», a indiqué lundi matin Béatrice Vaugrante, présidente d\u2019Amnistie internationale section Canada francophone, devant la commission Ménard sur les événements du printemps 2012.Une manifestation, malheureusement oui, ça dérange, a-t-elle souligné.En plus de plaider pour une commission d\u2019enquête publique et indépendante, Amnistie a dénoncé des règlements comme P6 et les arrestations de masse de la police, qui ont bafoué le droit de manifester garanti par certaines grandes conventions internationales des droits de la persoime, en dissuadant nombre de gens de prendre la rue.La commission, qui reprenait lundi ses audiences, a également entendu Dominique Dion, un restaurateur sjmpa-thique aux «carrés rouges» et deux étudiants du Cégep de Ri-mouski.Son présidenL Serge Ménard, a laissé entendre qu\u2019il serait impossible de remplir la mission que le gouvernement Marois lui a confiée étant doimé l\u2019ampleur de la tâche.Une version longue de ce texte est disponible à LeDevoir.com Le Devoir Le BQ présente son candidat dans Bonrassa Le Bloc québécois présente la candidature de Daniel Diuan-leau poiu occuper le siège vacant dans la circonscription fédérale de Boiuassa.Depuis un an, le chef Daniel Paillé a rencontré plusieius candidats avant d\u2019arrêter son choix siu M.Diuanleau, qui a été auparavant président de la CSDM.SOLUTION DU 2384 DERNIER f ROMOTIOM die Lu s Des photos de la Canadian \" Power Boat Company, ledevoir.corn D\u2019autres édifices nés de la guerre à Montréal Canadian Propeiiers Limited Pratt & Whitney a mis sur pied cette usine de fabrication d\u2019hélices d\u2019avion en six mois pendant la Première Guerre mondiale.Le vaste site de la rue Hochelaga, qui a servi d\u2019entrepôts à Steinberg, abrite aujourd\u2019hui un terrain de kart et le centre d\u2019escalade Horizon Roc, entre autres.Le Royai Canadian Ordnance Corps Communément appelé «l\u2019Qrdonnance» à l\u2019époque, le site servait d\u2019immense base logistique et de magasins militaires du ministère de la Défense nationale à Longue-Pointe.Celui-ci y a toujours ses quartiers, entre les rues Hochelaga et Notre-Dame.L\u2019usine Canadian Vickers à Saint-Laurent (boui.Marcei-Laurin) Construite en quelques mois pendant la Seconde Guerre, l\u2019usine de 10000 ouvriers y assemblait de gros hydravions Catalina.Devenue Canadair en 1944 (acquise par Bombardier en 1986), elle constitue le pôle autour duquel s\u2019est développée l\u2019industrie aérospatiale de Saint-Laurent.DUFFY SUITE DE LA PAGE 1 «Mike, on me dit que tu as respecté toutes les règles applicables et qu\u2019il y aurait plusieurs sénateurs avec des arrangements semblables [une demeure à Qttawa, et une dans la province représentée au Sénat].Ceci ressemble fortement à une campagne de salissage», aurait écrit un Nigel Wright rassurant, fin 2012, selon M® Bayne.Mais à peine deux mois plus tard, le ton a changé.Selon M® Bayne, en février 2013, M.Wright aurait dit à M.Duffy que «nous, au CPM, avons préparé des \u201clignes de presse\u201d et un scénario pour toi qui répondraient à toutes tes préoccupations, y compris le remboursement en espèces».C\u2019était après que les remboursements d\u2019allocations de logement qu\u2019avait touchés M.Duffy depuis quatre ans en déclarant que sa résidence principale était à l\u2019île-du-Prince-Édouard eurent fait les manchettes.Mike Duffy aurait refusé le plan de match du CPM.Nigel Wright l\u2019aurait menacé, en lui disant qu\u2019un comité du Sénat conclurait alors qu\u2019il avait violé les règles et l\u2019expulserait de la Chambre haute.«Ils voulaient balayer sous le tapis cette affaire politiquement gênante pour leur base conservatrice», a accusé M® Bayne.Et s\u2019il dévoile aujourd\u2019hui ces détails, c\u2019est parce que le Sénat s\u2019apprête à mettre cette même menace à exécution en débattant d\u2019une motion visant à suspendre sans salaire M.Duffy, Patrick Brazeau et Pamela Wallin.Pas de réponse aux Communes Bombardé de questions de l\u2019opposition en Chambre, le premier ministre est resté de glace, refusant de commenter ces allégations de l\u2019avocat de M.Duffy.«Nous avons été clairs à l\u2019effet que nous nous attendons à ce que tous les parlementaires respectent la lettre et l\u2019esprit de toutes les règles visant les dépenses.Et s\u2019ils ne les respectent pas, ils peuvent s\u2019attendre à ce qu\u2019il y ait des conséquences», a simplement mar- Mike Duffy télé Stephen Harper, en répétant que M.Wright \u2014 qui a depuis démissionné de son poste de chef de cabinet \u2014 avait agi seul.Qr, le néodémocrate Charlie Angus a souligné que M.Wright aurait parlé de «nous, au CPM», en vendant sa tactique de crise à M.Duffy, au dire de M® Bayne.En point de presse au Parlement, M® Bayne n\u2019a pas voulu produire de copies des courriels qu\u2019il citait, plaidant que le tout faisait l\u2019objet d\u2019une enquête policière.Mais selon le libéral Dominic LeBlanc, M® Bayne «est pas mal plus crédible que M.Harper».La néodémocrate Françoise Boivin a reconnu que les révélations n\u2019avaient pas encore été prouvées devant les tribunaux, «mais c\u2019est quand même, en termes d\u2019énoncés, assez gros [.] Ce que ça indique, c\u2019est que le sénateur Duffy n\u2019a pas l\u2019intention de tomber tout seul».Néodémocrates et libéraux exhortent depuis des mois le premier ministre à fournir les documents portant sur cette affaire.Une demande répétée en vain, hier.Débat attendu au Sénat Le sort de Mike Duffy n\u2019est pas encore scellé, ni ceux des sénateurs Brazeau et Wallin \u2014 tous trois nommés par M.Harper et visés par une enquête de la GRC pour les remboursements d\u2019allocations de logement et de déplacement qu\u2019ils ont perçus.Le leader du gouvernement au Sénat, Claude Carignan, déposera une motion cet après-midi visant à les suspendre sans salaire.La volonté du sénateur Carignan ne fait cependant pas l\u2019unanimité.Des conservateurs et des libéraux s\u2019y sont opposés, arguant que cela revenait à refuser aux sénateurs le droit d\u2019être traités comme innocents jusqu\u2019à preuve de leur culpabilité.Néanmoins, les conservateurs estiment qu\u2019ils devraient avoir suffisamment d\u2019appuis pour aller de l\u2019avant.L\u2019avocat du sénateur Duffy a prévenu qu\u2019une contestation devant les tribunaux était «certainement envisagée », dénonçant une motion «honteuse», «choquante» et «inconstitutionnelle».La semaine dernière, l\u2019avocat de M\u201c® Wallin a brandi la même menace.Le Devoir Rectificatifs Dans l\u2019article intitulé « Une attaque frontale d\u2019Qttawa», publié en une de notre édition du 21 octobre, nous avons écrit que la règle du 50% + 1 lors d\u2019une consultation populaire représente une majorité simple, alors qu\u2019il s\u2019agit, en fait, d\u2019une majorité absolue.Dans la chronique de Jean-Claude Leclerc intitulée «Ne pleurez pas, \u201cJanette\u201d, nous les dévoilerons» publiée dans notre édition du 21 octobre 2013, il est indiqué que M\u201d® Bertrand porte le nom de son mari.En fait, le patronyme de M\u201d® Bertrand est celui de sa naissance et n\u2019a rien à voir avec son état matrimonial.Nos excuses pour cette erreur.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1\t800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel inc, 12800, rue Brault, 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