Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2013-09-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L\u2019imbroglio persiste autour de la réévaluation des tâches et du salaire des profs de cégep Page A 2 Lever de rideau sur le cinquantenaire de la Place des Arts Page B 8 Train : la pression s\u2019accroît sur Ottawa Page A 3 w w w .1 e (1 e V 0 i r.c o m LE DEVOIR Vol.C I V N° 2 0 4 LE DEVOIR, LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2013 1,13 TAXES = 1,30 La Charte des valeurs québécoises enein dévoilée y 'S':?-; v\" #¦ 4; -3'.W' -'¦'A::?¦\u2019ïf JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon de nombreuses sources, la Charte des valeurs québécoises interdira aux employés de l\u2019Etat le port de signes religieux ostentatoires dans le cadre de leurs fonctions.Les enseignantes, les fonctionnaires, les employées de CPE, d\u2019universités ou de municipalités n\u2019auraient donc plus le droit de porter le voile, comme le fait Chaimaa Slaoui, étudiante en biochimie à l\u2019UQAM.À peine connue, déjà contestée MÉLANIE LOISEL La mobilisation est en branle en vue de contester la Charte des valeurs québécoises qui sera finalement dévoilée, ce mardi matin, dans \\ç hall de PAssemblée nationale à Québec.A 10 h 45, le ministre Bernard Drainville expliquera les propositions du Parti québécois concernant les accommodements religieux et Paffirmation des valeurs québécoises, dont Légalité homme-femme et la laïcité de TEtat.Même si le véritable contenu de la Charte n\u2019est pas encore connu, des politiciens, des défenseurs des droits des immigrants, des représentants des enseignants et une panoplie d\u2019intellectuels sont déjà prêts à s\u2019y opposer.Depuis quelques semaines, de nombreuses informations ont été ébruitées dans les médias au point de soulever un débat houleux, tant au Québec que dans le reste du Canada.Des sources du gouvernement ont révélé que le Parti québécois envisage notamment d\u2019inter- VOIR page a 8 : CHARTE Lire aussi > Le mieux et ie bien.La chronique de Michel David.Page A 3 Séparation oui, neutraiité, non.Le regard de l\u2019historienne Lucia Ferretti sur la Charte des valeurs québécoises.Page A 7 La charte de ia iaïcité française piutôt bien reçue.«Cest ce qui nous permet de coexister librement, ensemble», affirme le ministre français de l\u2019Education nationale.Page A 2 Aujourd\u2019hui Cinéma > La dictature du plateau.Dénoncé par ses actrices pour ses méthodes despotiques, le cinéaste Abdellatif Kechiche, àoniLa vie d'Adèle prend Taffîche au Québec, n\u2019est pas le premier tyran du T art.Page B 8 7\t.w- .- Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 B6 B3 B2 B6 B5 Pierre Claude Nolin au Devoir Le Canada est mûr pour la légalisation du cannabis MARCO PORTIER Le Canada est «prêt pour la légalisation de la marijuana», affirme le sénateur conservateur Pierre Claude Nolin, une décennie après la publication de son important rapport sur l\u2019échec de la guerre contre les drogues.Ce sénateur influent, qui a été conseiller du premier ministre Brian Mulroney, soutient que les conditions n\u2019ont jamais été aussi favorables à la légalisation du cannabis.Deux Etats américains viennent de légaliser l\u2019usage récréatif de la marijuana sans opposition de la part de Washington ; plusieurs pays sud-américains s\u2019interrogent sur la violence associée à la prohibition ; et le débat sur la légalisation a fait des pas de géant au Canada avec l\u2019appui du chef libéral Justin Trudeau, note le sénateur Nolin.VOIR page a 8 : NOLIN JACQUES NADEAU LE DEVQIR Le sénateur Pierre Claude Nolin a publié en 2002 un rapport marquant qui constatait l\u2019échec de la guerre contre les drogues et recommandait la légalisation du cannabis.Il s\u2019agit de l\u2019étude du Sénat la plus lue à ce jour, avec plus de 50 000 téléchargements.Vers une percée positive en Syrie ?La proposition russe de détruire les armes chimiques d\u2019al-Assad sous l\u2019égide de l\u2019ONU est bien accueillie CLAUDE LÉVESQUE Barack Obama et Bachar al-Assad se sont livrés à un duel d\u2019interviews, lundi, pendant que Moscou proposait la séquestration et la destruction des armes chimiques syriennes sous la supervision de l\u2019ONU.Tout en multipliant les nuances, le président américain n\u2019a pas écarté cette proposition, allant jusqu\u2019à proclamer, sur les ondes de PBS, sa «préférence très nette [overwhelming] » pour une «solution diplomatique» à la crise syrienne.Ce même réseau PBS a diffusé lundi soir une interview que son présentateur Charlie Rose avait obtenue quelques heures plus tôt avec Bachar al-Assad ; Barack Obama, de son côté, a rencontré devant la caméra des représentants des six principales chaînes de télévision de son pays, réagissant aux propos de l\u2019homme fort de Damas, dont des extraits avaient été diffusés plus tôt dans la journée.Le président syrien a répondu parfois directe- VOIR page a 8 : SYRIE Lire aussi > Le retour des isoiationnistes américains.Le débat sur la Syrie ravive le courant non interventionniste qui avait cours il y a 70 ans.Page B 5 Barack Obama Bachar al-Assad JACQUES NADEAU LE DEVQIR Robert Fowler a passé 130 jours en captivité.Il en a tiré un livre.« Si al-Qaïda nous ferme une grande partie du monde, il aura gagné » Robert Fowler raconte la « saison en enfer » qu\u2019il a passée aux mains des terroristes dans le Sahara CLAUDE LÉVESQUE Robert Fowler connaissait déjà bien l\u2019Afrique, pour y avoir passé une bonne partie de sa carrière de diplomate, quand le destin a frappé, le 14 décembre 2008.Ce jour-là, il a fait connaissance très personnellement avec al-Qaïda, devenant bien malgré lui, pendant 130 jours, l\u2019hôte de ce réseau terroriste dans les sables du Niger et du Mali.VOIR page a 8 : EOWLER 77831303443137 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 10 SEPTEMBRE 20IS ACTUALITES Imbroglio autour de la réévaluatiou des tâehes au cégep Le gouvernement affirme que les enseignants ne subiront pas de baisse salariale, ce que met en doute le syndicat LISA-MARIE GERVAIS Le gouvernement et les enseignants de cégep n\u2019ont pas la même compréhension de la réévaluation du classement de cette profession : d\u2019un côté, le président du Conseil du trésor qualifie le processus actuel de révision de tâches de «purement administratif» et nie catégoriquement que des baisses salariales pourraient en résulter.De l\u2019autre, le principal sjmdicat d\u2019enseignants des collèges continue d\u2019affirmer que le ministre fait fausse route et que, contrairement à ce qu\u2019il dit, les travaux actuels auront «inévitablement» un impact sur les conditions sa- lariales de ses membres, d\u2019où le vent de panique qui s\u2019est levé en fin de semaine.«Pour nous, c\u2019est clair que ça se traduira par une baisse de salaire ou un gel.Ça ne peut pas être autre chose», a réaffirmé au Devoir Micheline Thibodeau, vice-présidente regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).Les travaux sur la relativité salariale découlent d\u2019une entente conclue entre le gouvernement et les grandes organisations sjm-dicales et visent à évaluer des emplois, les emplois mixtes, qui n\u2019ont pas fait l\u2019objet d\u2019une révision en vertu de la Loi sur l\u2019équité salariale.«[.] Dévaluation produite par les représentants du Conseil du trésor est profondément insultante.Ceux-ci refusent de reconnaître les diplômes de maîtrise et de doctorat, tout comme le travail qui se déroule à l\u2019^térieur des salles de classe, qui est pourtant indispensable pour donner nos cours», a fait savoir Mme Thibodeau.Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, rejette en bloc les craintes et les informations du sjmdicat.«Il n\u2019a pas été question et n\u2019a jamais été question et ne sera jamais question d\u2019une baisse salariale», a-t-il déclaré au Devoir, rappelant que les enseignants des cégeps ont en poche une convention collective valide jusqu\u2019en mars 2015.«Il n\u2019y a jamais eu une baisse de salaire dans l\u2019histoire moderne».Pas de déclassement M.Bédard va jusqu\u2019à contredire la FNEEQ en affirmant qu\u2019il n\u2019y a pas eu de changement de rangement qui baisse d\u2019un rang les professeurs de cégep, tout juste en dessous des enseignants de primaire et secondaire.«Il n\u2019y a pas de changement de rangement II y a des discussions sur le changement de rangement», a-t-il martelé.La FNEEQ affirme que le Conseil du trésor lui a proposé un déclassement d\u2019un rang (de 22® au 21® rang) et admet avoir, de son côté, proposé une élévation de son rang (jusqu\u2019au 24®) pour se placer au-dessus des enseignants du primaire et du secondaire dans l\u2019échelle.«C\u2019est important d\u2019avoir un rangement différent des enseignants au primaire et secondaire, sinon, ça crée de graves problèmes», a souligné M\u201c® Thibodeau.Elle laisse entendre que demeurer sur un pied d\u2019égalité avec leurs homolo^es ferait en sorte que les maîtrises et doctorats ne seraient pas reconnus sur le plan salarial.Stéphane Bédard déplore que le sjmdicat des professeurs de cégep se compare aux en- seignants du primaire et du secondaire et invite à «garder un bon ton».En outre, le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, se dit surpris de constater qu\u2019il y aurait des intendons de diminuer les conditions des professeurs de cégep.«Ce n\u2019est pas dans ce sens-là que la charge des enseignants évolue», a-t-il dit, faisant référence à un document Enseignement au collégial, portrait de la profession qui reconnaît que les tâches des professeurs de cégep ont pris de l\u2019ampleur.Le Devoir JOURNEE DE PREVENTION DU SUICIDE Une stratégie efficace pour les policiers à risque Le nombre de suicides a diminué grandement chez les agents de Montréal CAROLINE MONTPETIT Milieu où les armes sont disponibles en permanence, milieu largement masculin où l\u2019intervendon psychologique inspire peut-être la méfiance, le monde policier est fréquemment aux prises avec des cas de suicides.En faifi on observe de façon constante dans les corps policiers plus de décès par suicide que de morts en service.«Le danger semble donc plus grand à l\u2019intérieur de la veste pare-balles qu\u2019à l\u2019extérieur», disait au sujet de ce problème le D® Normand Martin, psychologue et chef de section au programme d\u2019aide du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), au cours d\u2019un colloque qui s\u2019est tenu en 2011 sur l\u2019intervention et la prévention en dépendance et en santé mentale.Pour Yves Francœur, président de la Fraternité des policiers de la ville de Montréal, c\u2019est la proximité des armes qui rend, par-dessus touL la population policière plus vulnérable au suicide.«Quand un suicide survient chez un policier, c\u2019est presque toujours par arme à feu», dit-il, alors que se fienfi ce mardi, la Journée de prévention du suicide partout au Québec.C\u2019est dans ce contexte que le SPVM a mis sur pied il y a quinze ans un programme de prévention.Et alors que le taux de suicide parmi ses policiers était autrefois légèrement plus élevé que celui de la moyenne des policiers québécois, ü avait chuté de 79% 12 ans après l\u2019implantation du programme.Depuis 1997, donc, tant les cadres que les syndiqués du SPVM sont entraînés à dépister les policiers considérés comme étant à risque de suicide, à les diriger vers l\u2019aide adéquate et à les soutenir au cours de leur démarche.«Davantage du milieu policier dans ce domaine, c\u2019est la cohésion et l\u2019esprit d\u2019équipe, poursuit Yves Francœur.Selon les postes de quartier, les équipes de travail peuvent compter de 8 à 20 membres.Ils se côtoient jour, soir et nuit.Quand ton confrère ou ta consoeur ne se sent pas bien, tu t\u2019en aperçois rapidement.C\u2019est plus facile à dépister que dans d\u2019autres domaines.» Première ligne Parmi les différents volets du programme d\u2019aide, on trouve une équipe bénévole de policiers ayant déjà connu différents problèmes (familiaux, toxicomanie ou autres dépendances, ou encore des problèmes d\u2019orientation sexuelle).Agissant en première ligne, ceux-ci peuvent ensuite renvoyer leurs confrères vers des ressources plus spécialisées.Le programme suit également les équipes de policiers plus susceptibles de faire face à des expériences troublantes en cours d\u2019exercices, les policiers affectés aux collisions automobiles avec blessures et décès, ceux affectés aux agressions sexuelles et ceux affectés à la lutte contre l\u2019exploitation d\u2019enfants à des fins commerciales.Alors qu\u2019il y avait eu 18 suicides au SPVM entre 1980 et 1989, il n\u2019y en a plus eu que 4 entre 2000 et 2009.Le Devoir Affaire Ford: le Conseil de presse ontarien interpellé Deux articles de journaux décrivant des affaires de drogue impliquant le maire de Toronto, Rob Ford, et son frère, qui est conseiller municipal, seront examinés lundi lors d\u2019audiences publiques.Le Conseil de presse de l\u2019Qntario se penchera sur des plaintes formulées par des lecteurs à la suite de la publication de ces articles en mai dernier.L\u2019une des plaintes implique une nouvelle du Toronto Star qui a allégué que le maire avait été filmé en train de fumer ce qui semblait être du crack.L\u2019autre plainte a été déposée après la parution d\u2019un article du Globe and Mail au sujet de transactions de drogue présumées de son frère, Doug Ford.Le Conseil de presse doit déterminer si les journaux ont pratiqué du journalisme d\u2019enquête irresponsable et de façon contraire à l\u2019éthique La Presse canadienne % BERTRAND GUAY AGENCE ERANCE-PRESSE La charte a été dévoilée lundi dans une école de La Ferté-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne.ERANCE Une charte de la laïcité plutôt bien reçue CHRISTIAN RIOUX Correspondant à Paris Au-delà des critiques de l\u2019extrême gauche et de l\u2019extrême droite, qui accusent le ministre de se payer de mots, la charte de la Jaïcité dévoilée lundi par le ministre français de l\u2019Educadon nationale, Vincent Peillon, a été accueillie plutôt favorablement par les parfis politiques, les syndicats, les associations de parents et même certaines organisations religieuses.Dévoilés dans une école de La Ferté-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne, les 15 points de cette charte, qui sera dorénavant affichée dans toutes les écoles publiques, ne constituent pas un nouveau texte législatif, mais un résumé destiné à vulgariser les règles de la laïcité en vigueur dans le monde scolaire.Conception «inclusive» Le ministre a profité de ce dévoilement pour véhiculer une conception qu\u2019il veut «inclusive» de la laïcité qui est, dit-il, «un combat, non pas pour opposer les uns et les autres», mais «contre ceux qui veulent opposer les uns et les autres».Cette «sagesse de la République » n\u2019est pas «d\u2019abord de l\u2019interdit [.], c\u2019est ce qui nous permet de coexister librement, ensemble», dit-il.Le ministre avait en ligne de mire le Front national de Marine Le Pen, qui s\u2019est fait depuis quelques années le défenseur d\u2019une laïcité le plus souvent brandie contre les populations musulmanes.Selon le président de l\u2019Qbservatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, même si la laïcité a plus de cent ans en France, elle demeure «incroyablement moderne».Cette charte «ne résoudra pas tous les problèmes, dit-il, mais les gens ont besoin de repères [.] On a besoin de rechercher des solutions qui vont dans le sens de l\u2019apaisement, du vivre ensemble», a-t-il précisé.En France, les règles qui interdisent le port de signes religieux aux fonctionnaires, aux enseignants, mais aussi, depuis 2004, aux élèves de l\u2019école publique sont largement acceptées.Le député de l\u2019opposition UMP Jacques Myard a apporté son soutien à l\u2019initiative de Vincent Peillon.Le centriste Jean-Louis Borloo a qualifié la charte de «bon texte» qui «évite les pièges principaux».Seul le Parti de gauche de Jean-Luc Mé-lenchon n\u2019y a vu qu\u2019un «gadget» alors que Marine Le Pen évoquait pour sa part une «gesticulation médiatique».Des bémols Les principaux bémols sont venus de certaines organisations religieuses.Le président du Conseil français du culte musulman a déploré «un regard oblique sur l\u2019islam» dont il craint la stigmatisation.«Grandpartisan de la laïcité», il salue cependant l\u2019affichage de cette charte et incite ses coreligionnaires à la respecter.«Assimiler ce texte à une stigmatisation dissimulée est invraisemblable; au contraire, il est rassembleur», a estimé le philosophe Abden-nour Bidar dans Le Journal du dimanche.« C\u2019est un texte ouvert, ni offensif ni offensant», dit-il.Quant à la possibilité soulevée récemment d\u2019étendre l\u2019application de la laïcité aux garderies subventionnées et à l\u2019université, le Défenseur des droits Dominique Baudis a annonçé qu\u2019il demanderait d\u2019abord l\u2019avis du Conseil d\u2019Etat.Le Devoir rv Lire aussi > Une version iongue de cet arti-\" de, de même que le texte de la charte française de la laïcité, est disponible à Ledevoir.com LAÏCITE La position de la FAE décriée LISA-MARIE GERVAIS La position de la Fédération autonome de l\u2019enseignement (FAE) consistant à tolérer le port de vêtements ou d\u2019accessoires à connotation religieuse, ne reflète pas «la base».C\u2019est ce qu\u2019ont déploré des enseignants en profond désaccord avec leur sjmdi-cat, mettant même en doute le processus démocratique qui a permis d\u2019adopter cette position en congrès.«Il y a eu un manque dans le processus démocratique.On n\u2019a jamais été consultés avant l\u2019adoption de la position au congrès», a dit Lorraine Camiré, enseignante à l\u2019école Joseph-François-PerraulL qui signe une lettre ouverte, avec une collègue.Les enseignantes disent ne pas comprendre ce qui s\u2019est passé entre une première consultation électronique en 2012, qui a conclu que 78% s\u2019oi> posent au port de signes religieux, et le vote du congrès en juin dernier, qui s\u2019est soldé par le contraire, dans un vote serré de 113 voix en faveur, 108 contre.Devant ce résultat, «a-t-on le droit de conclure que la FAE a le devoir de s\u2019opposer \u201cfarouchement et vigoureusement\u201d à une interdiction du port de signes religieux par les employés de l\u2019Etat?Non!» ont-elles écrifi exigeant un référendum.(Jette épineuse question a fait l\u2019objet d\u2019un vote secret légal, à la demande d\u2019im des délégués présents, rappelle Sylvain Mallette, président de la FAE.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on a un point de vue différent qu\u2019on peut remettre en question le caractère démocratique du processus», a-t-il dit.La déléguée syndicale Tania Longpré est persuadée que, sans vote secret, le vote sur la tolérance à l\u2019endroit du port de signes religieux n\u2019aurait «jamais passé».«On a l\u2019impression que les membres n\u2019ont pas été écoutés», a-t-elle dit.M.Mallette reconnaît que le débat, très sensible, n\u2019est pas fermé et la FAE se repositionnera devant la charte du gouvernement.« [Interdire] le port de signe religieux, pour nous, ça n\u2019assure pas le caractère laïque des institutions.Au gouvernement de nous convaincre du contraire».Le Devoir La Francophonie : une réponse originale aux nouveaux défis des relations internationales LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL 19 septembre 2013 \u2022 de midi à 14 h Hôtel Hyatt Regency, 1255, rue Jeanne-Mance, Montréal Thèmes abordés : \u2022\tQuel rôle pour la Francophonie dans la diplomatie Internationale?\u2022\tLes crises dans les pays membres de la Francophonie : Égypte, Mail et Tunisie \u2022\tLa langue française et la diversité culturelle : priorités de la Francophonie \u2022\tLes stratégies économiques pour l\u2019espace francophone Avec I appui de Abdou Diouf Hydro Québec Les OfFlces jeunesse internationaux du Québec OFQJ-OQAJ'OQUJ'OQWBJ SNC*LAVAUN Secretaire générai de ia Francophonie Inscrivez-vous : www.corim.qc.ca \u2022 514-340-9622 QGEnCE la francophonie m CENTFECeiA FRANCOPHONIE DES AMÉRIQUES QUÉBEC CANADA http://www.corim.qc.ca/index.php?idsession=0&cate=&recherche=&idmodule=14&idmodule_temp=&idprod=303&page_html=&idstatic=&idlang=1 LE DEVOIR, LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2013 A 3 ACTUALITES Le mieux et le bien Michel é David e passage au Devoir la semaine dernière, la première ministre Marois a assuré que la « charte des valeurs québécoises » ne subirait pas le sort du projet de loi 14 sur la langue, qui est destiné à mourir au feuilleton de TAssemblée nationale, mais elle aura bien du mal à Téviter.Après des semaines de fuites soigneusement orchestrées, le document que le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, dévoilera aujourd'hui ne devrait pas réserver de bien grandes surprises.De la même façon que le gouvernement avait décidé d'exclure d'entrée de jeu du projet 14 les dispositions controversées concernant les cégeps, il a prévu un droit de retrait renouvelable tous les cinq ans qui permettra aux employés des municipalités, hôpitaux, cégeps et universités de se soustraire à l'interdiction d'arborer des signes religieux visibles.Cette sage précaution réduira sans doute le risque de dérapages inutiles.Vouloir interdire à un médecin juif de porter la kippa à l'Hôpital général juif aurait déclenché un débat sans fin.On aura déjà suffisamment de mal à expliquer en quoi une fonctionnaire qui porte un voile dans un obscur bureau du ministère du Revenu porte atteinte à la neutralité de l'État.A plus forte raison si les membres de l'Assemblée nationale sont exemptés de la même obligation vestimentaire, comme le rapportait Le Journal de Montréal Que ces échappatoires permettent ou non à une éventuelle loi de réussir le test des Chartes canadienne et québécoise des droits ne changera manifestement rien à la Le PLQ\tposition du PLQ, qui demeu- rera aussi catégoriquement compte assez opposé à toute interdiction ,\tde signes religieux qu'il de deputes\trétait à tout resserrement nmir faiVp pour Idire\tgj pie^re Paradis avait en sorte\tlaissé entrevoir une certaine ouverture, Philippe Couil-que le débat lard n'a pas tardé à fermer la .\tporte à la moindre conces- S etermse\tsion.Son parti ne se rendra «complice» d'aucune atteinte aux droits individuels, a-t-il déclaré avec toute l'assurance de celui dont les intérêts électoraux coïncident avec les principes qu'il prétend défendre.Certes, le gouvernement n'a théoriquement pas besoin des voix libérales pour faire adopter un éventuel projet de loi, mais le PLQ compte assez de députés pour faire en sorte que le débat s'éternise jusqu'à la probable échéance électorale du printemps.Encore une fois, François Legault doit composer avec l'ambiguïté congénitale de la CAQ.Même si les libéraux monopolisent le vote non francophone, le poids de son aile fédéraliste ne lui permet pas de rivaliser avec le PQ dans la défense de l'identité québécoise, tandis qu'une tiédeur excessive ne peut qu'accélérer l'érosion de ses appuis dans l'électorat francophone.En réalité, la CAQ a tout avantage à ce que le débat finisse en eau de boudin.Il est certain que le PQ, vulnérable sur le plan économique, a tout intérêt à jouer la carte identitaire à fond.Si le cafouillage du pastagate lui a coupé les ailes dans le débat sur la langue, les récents sondages indiquent que le thème de laïcité le sert bien jusqu'à présent.Il serait difficile de plaider la surprise.L'élaboration d'une Charte québécoise de la laïcité, y compris f interdiction faite aux agents de la fonction publique et parapublique de porter «tout signe religieux ostensible », a été résolue en bonne et due forme lors du congrès péquiste d'avril 2011.Depuis un an, on accuse le PQ de renier ses promesses.Faut-il maintenant lui reprocher de vouloir les tenir?En politique comme ailleurs, le mieux est cependant l'ennemi du bien.Déjà, le statut minoritaire du gouvernement rendra certains reculs inévitables.La question est plutôt de savoir si le gouvernement tient réellement à faire adopter quelque chose.Dans le cas du projet de loi 14, il est clairement apparu que la CAQ ne serait satisfaite que s'il était presque complètement vidé de sa substance.On ne peut pas accuser le PQ d'avoir fait preuve d'intransigeance.Les concessions faites par la ministre responsable, Diane De Courcy, étaient à la limite de la compromission.Cette fois-ci, le débat sur le port de signes religieux risque de conduire tout droit à l'enlisement parlementaire.Si tel est le cas, faudra-t-il bazarder l'ensemble du projet de loi?On peut discuter de la portée d'un symbole, mais il est difficile de soutenir que le port du voile dans un bureau du ministère du Revenu ou dans un CPE pose des problèmes de fonctionnement concrets.En revanche, la gestion des accommodements religieux cause bien des maux de tête.Le gouvernement Charest a failli à établir des balises claires.Le PQ rendrait un grand service à tout le monde en fournissant cet encadrement.Sur cette question, une entente entre les partis serait peut-être possible.Encore faudrait-il savoir se contenter du bien.mdavid@ledevoir.com JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Pauline Marois, en compagnie du gouverneur du Vermont, Peter Shumlin.Ce dernier s^est personnellement engagé à porter la résolution au président américain, Barack Obama.SÉCURITÉ FERROVIAIRE La pression s\u2019accroît sur le gouvernement Harper JESSICA NADEAU à La Malhaie \\ A la demande du Québec, les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et les premiers ministres de l'Est du Canada ont voté à l'unanimité une résolution visant à améliorer la sécurité dans le transport ferroviaire.Pour Pauline Marois, cet appui de taille vient accentuer la pression que son gouvernement exerce sur Ottawa depuis la tragédie de Lac-Mégantic.«Après une tragédie comme celle de Lac-Mégantic, nos concitoyens \u2014 qu'il s'agisse des Québécois ou des habitants des Etats voisins \u2014 s'attendent à ce que nous mettions tout en œuvre pour éviter la répétition d'une telle catastrophe, a soutenu Pauline Marois à Tissue de la Conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de fEst du Canada, qui se tenait à Charlevoix lundi.Le fait que nous soyons six gouverneurs et quatre provinces à témoigner de l'importance de cet enjeu, je crois que ça élève le niveau de pression sur le premier ministre canadien, M.Harper » Du Vermont à Washington La résolution est assez vague : en plus de transmettre les condoléances de tous les signataires à la population de Lac-Mégantic et d'accroître le partage d'information, elle «exhorte les autorités fédérales canadiennes et américaines compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires afin de renforcer la sécurité du transport de matière dangereuse par voie ferrée».En conférence de presse, Pauline Marois a précisé ses demandes, qu'elle juge «très raisonnables».Elle souhaite que les règles qui ont été aban- a Nos concitoyens s\u2019attendent à ce que nous mettions tout en œuvre pour éviter la répétition d\u2019une telle catastrophe }} Pauline Marois données ces dernières années puissent être remises en vigueur, que les entreprises déposent des garanties nécessaires pour couvrir les risques et que l'on assure un meilleur entretien des infrastructures.Elle espère une réponse positive d'Ottawa «le plus rapidement possible».Le gouverneur du Vermont, Peter Shumlin, s'est personnellement engagé à porter la résolution au président américain, Barack Obama.«Les gouverneurs et moi, nous avons une bonne relation avec le président, que nous rencontrerons à la Maison-Blanche au début janvier.Il est très sensible aux enjeux qui découlent de tragédies, c'est un président qui fait preuve de beaucoup de compassion, il a un cœur énorme et je suis convaincu qu'il sera très réceptif à notre demande.» Hydroélectricité Une résolution a également été adoptée sur l'aide mutuelle que peuvent s'apporter les États de la Nouvelle-Angleterre et les provinces de l'est du Canada.Car outre les accidents industriels, la région est sujette à de plus en plus de catastrophes naturelles en raison des changements clima- tiques, comme sont venus témoigner nombre d'experts tout au long de la journée lundi.L'adaptation, mais également la lutte contre les changements climatiques, a été au cœur des discussions.Et pour plusieurs États de la Nouvelle-Angleterre, la solution passe notamment par une énergie plus verte et fâchât d'hydroélectricité québécoise.«Les citoyens du New Hampshire comprennent la valeur de l'énergie alternative pour faire face aux changements climatiques, et nous voulons nous assurer d'avoir un portefeuille qui comprend de l'énergie alternative, ce qui, pour nous, inclut une part d'hydroélectricité», a soutenu la gouverneure Margaret Wood Hassan.La résolution qui a émergé de ces discussions est large, mais déjà, le p.-d.g.d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, y voit une avancée notable.« Ça fait plusieurs années qu'on participe à ces conférences, le sens général des échanges indique vraiment que la nécessité de réduire les gaz à effet de serre et d'aller chercher tout ce qu'il y a dans le panier des énergies renouvelables, c'est une grande priorité, ça fait consensus.Pour nous, c'est une très, très bonne nouvelle.» Sur la question des véhicules écoénergétiques, les élus souhaitent que, d'ici 2020, 5% de la flotte automobile de chacun des États et provinces soit composée de véhicules hybrides ou électriques.«Nous, au Québec, on souhaite que cet effort soit plus important», a toutefois précisé Marois qui présentera, dans les prochains mois, la stratégie gouvernementale d'électrification des transports.Le Devoir SEPT-ILES Inquiétudes autour de lïmpact environnemental du déversement Québec pourrait mettre à l\u2019amende l\u2019entreprise pour la fuite de 5000 litres de mazout ALEXANDRE SHIELDS Une semaine après le déversement à Sept-îles de centaines de milliers de litres de mazout lourd d'un réservoir appartenant à la minière Cliffs Natural Resources, plusieurs questions demeurent concernant l'ampleur des impacts environnementaux de l'accident.Et Québec n'a pas encore décidé si l'entreprise sera mise à f amende pour ce déversement d'au moins 5000 litres de mazout dans les eaux du golfe du Saint-Laurent.Selon ce qu'a précisé un porte-parole du ministère du Développement, de fEnvironne-ment, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), un sur- Une enquête vol aérien du secteur effectué lundi aurait permis de est en COUTS constater qu'il n'y avait pour * j ainsi dire pas de traces im-portantes de pollution au mazout lourd, hormis dans le secteur circonscrit par y a eu des estacades dans la baie de Sept-îles.\t« négligence » Des propos qui ne rassu- j -\tj rent pas Anik Boileau, cher-\tpart de cheuse au Centre d'éducation i\tcti et de recherche de Sept-Iles\t^ (CERSI).Elle a ainsi dit avoir constaté, au cours de la fin de semaine, la présence de m^azout le long des berges de la vaste baie de Sept-Iles.«Ça sent le mazout le long des berges dans le secteur de la baie.» M\u201c^® Boileau, qui connaît bien le secteur et aussi la faune qui y vit, a aussi vu plusieurs oiseaux portant des traces d'hydrocarbures.Impossible, cependant, de savoir si du pétrole a atteint les îles situées en face de Sept-Iles.On y retrouve une aire protégée et un refuge d'oiseaux migrateurs.Éa chercheuse a souligné que la marina a été fermée durant la fin de semaine.Elle n'a donc pas pu aller voir sur place.Mais Mme Boileau est formelle: le déversement de milliers de litres de ce liquide toxique aura des impacts sur la faune et la flore du secteur.«Il faudra probablement du temps avant de mesurer les impacts réels, a-t-elle précisé.Mais à long terme, c'est vraiment inquiétant.» Minière responsable ?Une autre personne présente à Sept-Iles a mis en cause f organisation des travaux de nettoyage entamés la semaine dernière.Cette personne estime que les estacades installées ont été mal utilisées et que c'est la raison pour laquelle du mazout a été repéré bien à l'est de la baie.Pêches et Océans Canada a d'ailleurs fermé la pêche récréative et sportive de la rivière Sainte-Marguerite à la rivière Moisie.Cette dernière est située à une quarantaine de kilomètres de la baie.Cliffs Natural Resources n'a pas rappelé Le Devoir lundi.L'entreprise n'a d'ailleurs pas encore déterminé ce qui a provoqué le déversement de 450000 litres de mazout lourd il y a plus d'une semaine.Il semble par ailleurs que le réservoir de rétention censé retenir le déversement aurait lui-même eu une fuite, dans la nuit du dimanche P*' septembre.Au MDDEFP, on a indiqué lundi que la priorité était de superviser les travaux de nettoyage en milieu marin.On évaluera par la suite l'ampleur de la contamination des sols du terrain appartenant à Cliffs Natural Resources.Impossible de savoir, pour le moment, si la minière sera mise à l'amende pour ce cas de pollution.Selon ce qu'a dit un porte-parole du MDDEFP, une «enquête» est en cours afin de déterminer s'il y a eu «négligence» de la part de l'entreprise.Dans un communiqué diffusé dimanche, le ministre Yves-François Blanchet s'est dit «satisfait» des opérations de nettoyage.Le Devoir INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION La commission s\u2019intéresse au crime organisé en Estrie BRIAN MYLES La commission Charbonneau a marché dans les pas de la police lundi en s'intéressant à l'infiltration du crime organisé dans la construction en Estrie.Un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ), Stéphane Viens, a exposé les grandes lignes du projet «Hégémonie», qui s'est soldé en juin 2011 par far restation de 31 personnes pour trafic de drogue, complot, recel et gangstérisme.Une ordonnance de non-publication empêche les médias de révéler la teneur du témoignage du sergent Viens.Les accusés du projet Honorer subissent présentement leur procès à Sherbrooke.La sélection du jury a commencé lundi matin.L'enquête de la SQ a débuté au printemps 2010 à la suite d'une vague d'incendies criminels frappant des détaillants de ponceaux, dans la région de l'Estrie.En cours de route, les poli- ciers ont découvert fexistence d'un réseau structuré, spécialisé dans le trafic de drogue et le recel.Raymond Coulombe, la présumée tête dirigeante du réseau, est mort en janvier dernier avant de subir son procès.Cette figure bien connue du crime organisé était le propriétaire des Ponceaux de fEstrie.Cette entreprise de fourniture de matériaux de construction aurait été au cœur du trafic de drogue et d'une opération de recyclage des produits de la criminalité.Raymond Coulombe aurait commandité la vague d'incendies criminels pour asseoir son monopole sur la vente de ponceaux en Estrie.Des accusations de gangstérisme, complot, trafic de drogue, recel et tentative de meurtre avaient été portées contre lui.La commission Charbonneau enquête présentement sur l'infiltration du crime organisé dans findustrie de la construction.Outre le po- licier Viens, elle a entendu un deuxième témoin dont on ne peut même pas publier le nom pour sa propre sécurité.Un essai convoité Les sbc autres témoignages à venir seront aussi frappés d'une ordonnance de non-publication.Énfin, les procureurs de la commission ont mis la main sur un exemplaire à paraître d'un essai cosigné par Jocelyn Dupuis et Richard Goyette, deux ex-directeurs généraux de la FTQ-Construction.L'ouvrage est intitulé Syndicalistes ou voyous?Nos années à la FTQ-Construction.Il n'a pas encore été publié, et son contenu restera inconnu du public pour le moment.Les procureurs pourront en prendre connaissance dès le 27 septembre.MM.Dupuis et Goyette sont dans la mire des enquêteurs de la commission.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 10 SEPTEMBRE 20IS ACTUALITES VILLE DE QUEBEC Tramway : Labeaume prend ses distances ISABELLE PORTER à Québec Le maire de Québec, Régis Labeaume, n\u2019est plus convaincu à 100% que le tramway est la solution aux problèmes de mobilité à Québec.Selon lui, c\u2019est un «moyen parmi d\u2019autres».C\u2019est ce qu\u2019il a expliqué lors d\u2019une allocution lundi midi devant l\u2019Association québécoise des transports (AQTR).Son titre «Le tramway, oui mais.» laissait présager un changement de ton.Trois ans plus tôt, devant la même association, il avait défendu avec passion un plan de mobilité durable qui plaçait le tramway au centre d\u2019une véritable révolution des transports visant à freiner le développement urbain.Qr lundi, il a expliqué que le tramway devait répondre à certaines conditions pour se réaliser.«Nous voulons des garanties sur le fait que le gouvernement du Québec [.] assumera à 100% le coût du tramway, comme il Va fait dans le passé pour le métro de Montréal et de Laval, et pour les trains de banlieue.» Contrairement aux élus montréalais, M.Labeaume s\u2019est toujours farouchement opposé à ce qu\u2019on finance le transport en commun avec une taxe supplémentaire sur l\u2019essence.Dans son discours, il a répété que l\u2019essence n\u2019était «pas un produit de luxe».Et d\u2019ajouter ceci: «La finalité du Plan de mobilité durable, c\u2019est la mobilité.Le tramway n\u2019est qu\u2019un moyen parmi d\u2019autres pour y arriver.» r Etonnement Au cabinet du ministre Sylvain Gaudreault, on s\u2019étonnait de ce changement de ton.«Ça nous surprend un peu.Je pense que la première fois que le maire Labeaume a rencontré le ministre au début de son mandat, il a été question du tramway», a commenté son attaché de presse Yann Langlais-Plante.Pour ce qui est du financement, il a soutenu que, «dans un contexte où les finances publiques sont extrêmement difficiles, c\u2019est sûr que c\u2019est un dossier qui est complexe».Qr, ajoute-t-il, le gouvernement attend de toute façon les résultats de l\u2019étude de faisabilité sur le projet de tramway attendus pour l\u2019automne 2014.Dans son discours, le maire Labeaume avait d\u2019ailleurs évoqué cette échéance en disant qu\u2019on disposerait alors de l\u2019information pour s\u2019assurer que «le tramway est bel et bien LE moyen qui permettra de répondre» aux objectifs de la Ville.1,5 milliard Evalué à 1,5 milliard de dollars, ce projet est défendu par le maire depuis 2010.11 s\u2019agissait alors d\u2019un revirement puisqu\u2019il y avait été farouchement opposé dans le passé.Pour le président du Conseil régional de l\u2019environnement Alexandre Turgeon, ses récents propos constituent un recul majeur.« C\u2019est quoi, ce re-virement-là ?C\u2019est le plus gros pas en arrière que fai entendu du maire depuis qu\u2019il s\u2019est \u201ccommis\u201d en faveur du tramway», a-t-il déclaré, stupéfait.Invité à expliquer les raisons de ce changement, M.Turgeon n\u2019a pas mâché ses mots.«Parce qu\u2019on est à deux mois des élections ?Pour faire plaisir à deux radios poubelles ?Je ne sais pas de quoi il a peur, il est à 80%o d\u2019appuis dans les sondages.» Du côté du parti d\u2019opposition, on imputait aussi ce revirement à la campagne.«Il redevient ce que j\u2019ai appelé en 2009 le maire \u201ccaméléon\u201d.Il essaie de faire plaisir à tout le monde et personne», a fait valoir le candidat de Démocratie-Québec, Paul Shoiry.Le Devoir Écoquartiers: du logement social et une construction en bois L\u2019écoquartier de Pointe-aux-Lièvres à Québec va démarrer par la construction d\u2019un immeuble de 60 appartements voué uniquement au logement social.Lundi, le maire de Québec, Régis Labeaume, et la ministre A^ès Maltais ont annoncé de surcroît que le bâti- ment serait construit en bois.La première phase de ce quartier vert doit inclure 250 résidences, ce qui porte à 25% la part du logement social.Les appartements seront surtout destinés aux familles et aux personnes seules.Le Devoir JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Louise Harel estime qu\u2019il est trop tôt pour conclure à la disparition de Vision Montréal.La fin pour Vision Montréal ?L\u2019après-3 novembre est incertain pour le parti d\u2019Harel JEANNE CORRIVEAU r Eclipsé par la Coalition Montréal-Marcel Côté jusqu\u2019au 3 novembre.Vision Montréal est-il voué à disparaître?Même si elle demeure vague au sujet de l\u2019avenir de son parti après les élections de l\u2019automne, la chef Louise Harel assure que Vision Montréal continuera d\u2019assumer ses obligations relativement à ses dettes.Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) ayant déterminé que la loi ne permettait pas l\u2019existence d\u2019une coalition de partis, Marcel Côté et Louise Harel ont annoncé dimanche que tous leurs candidats feraient campagne sous une même bannière, celle de Coalition Montréal.En théorie.Vision Montréal pourrait même recueillir des dons, mais ces fonds ne pourraient être utilisés pour la campagne de la Coalition.«Nous avons convenu que [pendant la campagne électorale] tous les dons se feraient à la Coalition Montréal», a précisé Louise Harel.La situation inusitée dans laquelle se retrouve Vision Montréal ne compromet pas sa survie, soutient Louise Harel.« On va continuer à respecter nos obligations», a-t-elle dit au sujet de la dette de 1,6 million découlant des élections de 2009.Quatre ans plus tard, les deux tiers de cette somme ont été remboursés, a-t-elle indiqué : «Notre institution financière est tout à fait au courant de la suite à venir et, en fait, favorise cette coalition».Semaine canadienne de ia^ DËM«ljBRAnE> INSTITUT DU NOUVEAU MONDE Elections Canada De J\u2019aime yU à Je vote ^ COMPRENDRE LES ENJEUX DE LA PARTICIPATION ÉLECTORALE DES JEUNES Lundi, 16 septembre 2013 de 19h à 21h À l\u2019Auditorium de la Grande Bibliothèque, 475, boulevard De Maisonneuve Est, Entrée Berri, Métro Berri-UQAM Gratuit \u2014 Inscription obligatoire et webdiffusion à inm.qc.ca/scd Marc Mayrand Cathy Wong Directeur général des Présidente élections du Canada du Conseil des Montréalaises democracy-\t¦ democratie.ca\t* Alec Castonguay Chef de bureau politique, L\u2019actualité Liza Frulla Ancienne députée semainecanadienne démocratie François Gélineau Professeur, Université Laval @democratieCA #demcda La chef de Vision Montréal estime qu\u2019il est trop tôt pour conclure à la disparition de Vision Montréal: «C\u2019est une question tout à fait prématurée.Ce sera aux membres et au comité exécutif de faire le suivi après l\u2019élection.» Les exigences de la loi Le bureau du DGEQ confirme que la loi rendait impossible une coalition chapeautant plusieurs partis.«En période électorale, si on fait une campagne publicitaire conjointe, c\u2019était pratiquement impossible de pouvoir fractionner les dépenses entre deux entités, a expliqué Cari Charest, porte-parole du DGEQ.De plus, les candidats de Vision Montréal membres de la Coalition n\u2019auraient pas pu avoir la face de M.Côté sur leurs pancartes pour dire qu\u2019ils font partie de ce groupe.» Tant que Vision Montréal respecte les conditions de la loi, c\u2019est-à-dire qu\u2019il a un chef et des dirigeants désignés, qu\u2019il produit ses rapports financiers et qu\u2019il détient une liste de 100 membres actifs, il peut continuer d\u2019exister, et ce, même s\u2019il ne présente pas de candidats lors d\u2019un scrutin, a-t-il dit.Quant aux allocations versées par la Ville de Montréal aux élus pour leur budget de recherche et de soutien (anciennement secrétariat), Vision Montréal devrait y avoir droit après les élections de novembre s\u2019il demeure un parti reconnu par le DGEQ.Au ministère des Affaires municipales, on précise que ces sommes sont destinées aux élus et sont gérées par les parfis auxquels ils appartiennent.En revanche.Vision Montréal devra renoncer aux allocations versées aux parfis, puisque, selon les informations recueillies par Ix Devoir, ces montants sont distribués aux parfis en fonction des résultats des élections.Comme Vision Montréal ne présentera pas de candidats au scrutin du 3 novembre, cet argent lui échappera.Le Devoir Martinez opposée au centre de compostage La directrice de cabinet de Louise Harel, Soraya Martinez, a confirmé qu\u2019elle affrontera Anie Samson à la mairie de l\u2019arrondissement de Villeray-Saint-Michel sous la bannière de Coalition Montréal-Marcel Côté lors des élections du 3 novembre.Questionnée au sujet du centre de compostage de Saint-Michel, M\u201d® Martinez a affirmé qu\u2019elle n\u2019aurait jamais approuvé le choix de ce site si elle avait eu à se prononcer.« C\u2019est un parc qui a été promis aux citoyens depuis 25 ans.C\u2019est un ancien site d\u2019enfouissement qui va devenir le deuxième plus grand parc à Montréal.[.] Elue, jamais, jamais je n\u2019aurais voté pour le site de compostage à Saint-Michel», a-t-elle dit même si, en février dernier, les élus de Vision Montréal avaient approuvé le choix de ce site lors d\u2019un vote au conseil municipal.L\u2019équipe de candidats de la Coalition Montréal sera composée d\u2019Elsie Lefebvre, l\u2019actuelle conseillère de Villeray, de Stella Anas-tasakis, de John De Luca et de Nino Colavecchio qui, lors d\u2019une élection partielle dans Rivière-des-Prairies en 2012, avait été candidat pour Union Montréal.M\u201c® Martinez, qui a été conseillère municipale de 2005 à 2009, fera la lutte à la mairesse actuelle, Anie Samson, de l\u2019équipe de Denis Coderre, et à Nathalie Goulet, candidate de Projet Montréal.Itinérance : Jason Kenney dénonce la désinformation Le cabinet du ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Jason Kenney, qualifie de campagne de désinformation les propos tenus par la ministre québécoise associée à la Santé, Véronique Hivon, et le Réseau Solidarité itinérance Québec.«Le gouvernement désapprouve cette désinformation.Les cou- pures n\u2019affecteront que des postes administratijs à Ottawa, et pas les services.Mais cela n\u2019affecte en rien l\u2019enveloppe dédiée aux services.On fournit le même argent, c\u2019est l\u2019approche qui change», a fait valoir Alexandra Eorfier, attachée de presse du ministre Kenney.Selon cette dernière, l\u2019approche Logement d\u2019abord, soutenue par dqs pays comme la Erance et les Etats-Unis, a fait ses preuves, avec un taux de maintien en logement de 80% après deux ans.Le Devoir Fin de régime tendue à Sainte-Brigitte-de-Laval ISABELLE PORTER à Sainte-Brigitte-de-Laval Le maire de Sainte-Brigitte-de-Laval, Gilbert Thomas-sin, a dû faire face à la colère de nombreux résidants lundi soir lors de la dernière séance du conseil municipal avant les élections.«Monsieur, pourquoi vous ne respectez pas vos concitoyens ?», a lancé Didier Bonaventure à l\u2019endroit du maire.M.Bonaventure et sa conjointe sont en conflit ouvert avec la Ville depuis qu\u2019ils ont appris qu\u2019elle projetait de laisser construire une station d\u2019essence à côté de leur maison ancestrale.Ils réclament en vain qu\u2019elle révise ses plans.Même si aucun permis de construire n\u2019a été octroyé, le maire a expliqué hier qu\u2019il ne pouvait rien faire.«Je ne peux pas enlever des droits à ce citoyen.Le monsieur a des droits sur son terrain, a rétorqué M.Thomassin.Il nous a contactés avant que vous commenciez à vous objecter.» Dans la salle de l\u2019église paroissiale, une quarantaine de personnes exaspérées poussaient des soupirs de découragement tout le long de la période de questions.Plus tqt, un autre résidant, Richard Emond, s\u2019en est pris à l\u2019indemnité de départ qui devait être approuvée pour le maire sortant.«Je trouve ça absolument aberrant, a-t-il dit.Je ne sais pas pourquoi vous adoptez ça juste avant les élections», a-t-il lancé sur un ton sarcastique.Le maire, qui a fait trois mandats, ne se présentera pas aux prochaines élections.Qr son départ annoncé ne semble pas calmer les ardeurs de ces citoyens, qui déplorent le manque de transparence de la Ville au complet.L\u2019un d\u2019eux est par ailleurs venu rappeler au micro que l\u2019un des conseillers de l\u2019équipe Thomassin, Erancis Côté, devait se présenter aux élections du 3 novembre.Boom résidentiel Sainte-Brigitte a eu droit à son lot de tensions depuis quelques mois.Située aux premières loges de l\u2019étalement urbain, la petite ville de quelque 6000 habitants fait face à un boom résidentiel sans précédent.Alors que les travaux routiers se multiplient, le territoire est couvert de pancartes de promoteurs annonçant les nouveaux lotissements à venir.Un parti politique a même été créé par des citoyens à la suite d\u2019un problème de murs de soutien dans les nouveaux quartiers.Dirigé par Wanita Daniele, le parti se plaint en outre du manque de services municipaux donnés aux résidants.En plus de ces tensions, la ville a fait l\u2019objet d\u2019une visite de l\u2019Unité permanente anticorruption et son ancien directeur des travaux publics, Guillaume Côté, a été accusé d\u2019abus de confiance.En février, il avait été congédié après avoir demandé à des cols bleus de la municipalité de faire des travaux chez lui durant leurs heures de travail.Le Devoir Vieux Montreal 514.845.5545 .i^ltematires CONSTRUIRE ENSEMBLE un monde différent Pour nous appuyer; www.alternatives.ca \u2022 514.982.6606 porter raffinée sur toute la ligne Joyeux automne en Fêtes ! De l\u2019automne aux Fêtes et jusqu\u2019à la nouvelle année, le solde de Porter vous fait profiter de super rabais embaiiants.Réservez d\u2019ici le 13 septembre.Vous aurez jusqu\u2019au 12 février pour voyager.automne en \u2022 \u2022 \t\t 1\t\t 1\t\t Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 13 septembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 12 février 2013.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Un supplément peut être facturé pour les bagages enregistrés et d\u2019autres services optionnels.* Tarifs à partir de : \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO\tMYRTLE BEACH NEW YORK\tWASHINGTON A partir du 3 octobre\tDulles 242 $ 265 $ 221 $ 227 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris l Taxes et frais compris PRIX TOUT 1 COMPRIS Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com 'Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de i\u2019Est le 13 septembre 2013.Voyagez d\u2019ici le 12 février 2014.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles du 17 décembre 2013 au 25 décembre 2013 et 1 janvier 2014 au 6 janvier 2014.Porter peut exiger un achat 21 jours à l'avance.Les tarifs annoncés sont fonction de la disponibilité et peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires, qui peuvent atteindre 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.D\u2019autres conditions (comme des frais de 25 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un premier bagage et de 35 $ pour un deuxième sur les vols à destination ou en provenance des É.-U., des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage sur les vols au Canada et des frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent être modifiées sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Pour en savoir plus, allez à flyporter.com.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 10 SEPTEMBRE 20IS EDITORIAL ASSURANCE-EMPLOI ! Go west, young man i L\u2019annonce du gel des cotisations à l\u2019assurance-emploi pour les employeurs et les employés a surpris tout le monde.Voilà une fort bonne nouvelle pour ceux qui se soucient de maintenir les impôts sur la masse salariale au plus bas niveau.Mais ce gel ne doit pas faire oublier que l\u2019assurance-emploi prive des milliers de travailleurs d\u2019une aide précieuse depuis la récente réforme.c Jean-Robert Sansfaçon eux qui doutaient de la capacité du gouvernement fédéral d\u2019équilibrer ses finances avant la tenue des prochaines élections seront confondus.En annonçant le gel des cotisations à l\u2019as-surance-emploi à leur niveau actuel pour les trois prochaines années, Ottawa confirme de façon éloquente qu\u2019il atteindra sa cible budgétaire du déficit zéro en temps voulu, voire qu\u2019il pourra promettre de nouvelles baisses d\u2019impôt aux électeurs.Dans le budget 2012-2013, le ministre des Finances, Jim Flaherty, limitait d\u2019autorité à 5 C par année l\u2019augmentation des cotisations qui aurait normalement dû être décrétée par l\u2019Office de financement de l\u2019assurance-emploi du Canada (OFAEC).En théorie, cette augmentation annuelle doit servir à équilibrer le Compte des opérations de l\u2019assurance-emploi, déficitaire depuis ___\tla crise de 2008.En théorie seulement puisque, dans les faits, le solde de ce compte a toujours fait partie intégrante du budget global du gouvernement fédéral.On se rappellera qu\u2019Ottawa a longtemps utilisé les excédents annuels de l\u2019assurance-em-ploi pour équilibrer les autres dépenses de programmes, une pratique à laquelle les conservateurs disent avoir renoncé depuis.Néanmoins, malgré le gel des cotisations à 1,88$ par tranche de 100$ de salaire d\u2019ici 2017, Ottawa encaissera près de 11 milliards d\u2019excédents sur la période, ce qui contribuera encore une fois à l\u2019atteinte du déficit zéro.Personne ne se plaindra d\u2019un tel gel des cotisations, à commencer par les entreprises qui assument 60% du fardeau.Les salariés non plus ne bouderont pas leur plaisir de savoir que leurs cotisations n\u2019augmenteront pas en janvier, contrairement aux années passées.Il y a déjà assez du coût de la vie qui augmente alors que les salaires ne bougent à peu près pas, inutile d\u2019en rajouter ! Cela dit, si ce gel des cotisations est d\u2019abord dû à la bonne performance de l\u2019économie et de l\u2019emploi, il est aussi rendu possible par la réforme en cours, qui privera des milliers de travailleurs saisonniers des prestations auxquelles ils avaient droit jusqu\u2019ici.Au Québec, le gouvernement Marois a récemment créé la Commission nationale d\u2019examen sur l\u2019assurance-emploi pour recevoir les commentaires des travailleurs et des entreprises affectés par cette réforme fédérale.Coprésidée par Gilles Du-ceppe et Rita Dionne-Marsolais, cette commission fait présentement le tour du Québec et remettra son rapport à la fin de novembre.Inutile d\u2019être devin pour prévoir que le rapport sera sévère à l\u2019endroit d\u2019Qttawa, dont les réformes du marché du travail visent un double objectif : réduire les coûts pour les entreprises tout en favorisant une plus grande mobilité de la main-d\u2019œuvre d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.Reste à voir comment la Commission parviendra à concilier de façon crédible cet objectif auquel elle ne peut pas être opposée avec les revendications des chômeurs québécois et des employeurs qui espèrent avoir accès à des programmes de formation de qualité et à une aide financière adéquate pour poursuivre leur vie dans la région qui les héberge.SALAIRE DES PROFESSEURS AU COLLEGIAL Diplômes dévalorisés V aloriser l\u2019éducation, les diplômes ; encourager les étudiants universitaires à terminer leurs études, chose cruciale dans cette « économie du savoir » : tout le discours officiel des gouvernements, des hautes instances de l\u2019enseignement, va dans le sens d\u2019encourager la «persévérance».Dans le jargon du monde de l\u2019éducation, le phénomène même de décrochage tend à être «positivé» en «persévérance scolaire».«Persévérez, insistent-ils, vous allez en retirer beaucoup.mais si vous avez une maîtrise ou un doctorat en poche et que vous enseignez au cégep, il n\u2019est pas certain qu\u2019on veuille tenir compte de ces diplômes dans le calcul de ^ V votre salaire » ! Tel est le signal déconcertant que le Conseil du trésor a lancé aux professeurs du niveau collégial, récemment.Il s\u2019agissait d\u2019échanges avec la Fédération na-\ttionale des enseignants (FNEEQ-CSN) au A\t^ sujet de la valeur des emplois (afin de fixer des salaires), comme nous l\u2019a appris Le De-Antoine\tvoir samedi.Robitaille Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a eu beau se vouloir rassurant, lundi, par voie de communiqué, rappelant qu\u2019une convention collective protège, jusqu\u2019au 31 mars 2015, les profs maîtres et docteurs.En somme, aucune baîsse de salaîre soudaîne n\u2019est à envîsager d\u2019îcî là.Il reste que, dans le cadre de l\u2019application de la loi sur l\u2019équité salariale, le scénario d\u2019un reclassement des enseignants du collégial a bel et bien été évoqué.Qr, s\u2019ils passaient du rang 22 à 21, Ils perdraient la possibilité de faire valoir une maîtrise ou un doctorat.Qr, cette manière de reconnaître la valeur des diplômes a été enfin accordée en 2002.Position de négociation de la part de l\u2019État?Peut-être.Mais on ne peut s\u2019empêcher d\u2019y voir un réflexe déplorable de plusieurs au Québec ; réflexe qui a conduit, dans les années 1990, dans la formation des enseignants au secondaire, à diminuer radicalement l\u2019Importance des connaissances disciplinaires.Vous avez une maîtrise en chimie ou un doctorat en histoire et vous voulez enseigner ces matières qui vous passionnent?Allez faire quatre ans de pédagogie et on vous reparlera après.«Au Québec, Einstein n\u2019aurait pas le droit d\u2019enseigner la physique dans nos écoles!», Illustrait l\u2019essayiste Jacques Dufresne, en 2005.Commentaire de Pauline Marois, à l\u2019époque candidate à la direction du PQ ?«Einstein peut être [.] un chercheur exceptionnel, mais peut très bien n\u2019avoir aucune capacité de transmettre l\u2019information et les connaissances.» Autrement dit, s\u2019il enseignait au cégep, pourquoi le paleralt-on davantage ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET (\u2019Aï i?u\u20acfri0N\tlî CRuCifU \"A\tNATiONAtf, M AK.ûuTsr-cf fl0£ TuFAil ici 7 «fi LK (qi|(ÎA/aTT£ l£>i3-09-10 LETTRES Des questions ! Elle était très belle en ce matin sombre de janvier : ses beaux grands yeux foncés brillaient et ses hautes pommettes lui donnaient un air de jeunesse éternelle.Elle portait un magnifique ensemble en coton de différents tons de vert, de jaune et de bleu.Son chemisier montait jusqu\u2019au menton et descendait jusqu\u2019aux cuisses, ses manches cachaient même ses poignets, ses pantalons se rendaient aux souliers.Un voile cachait ses cheveux.Seuls son visage et ses mains étalent en contact avec l\u2019air.Elle venait remplacer une enseignante partie en congé de maternité et, dans le salon du personnel de l\u2019école, elle souriait à tous et toutes.Voici les questions que je me suis posées et qui perdurent.Comment cette enseignante pourra-t-elle aborder les questions de sexualité qui font partie du programme scolaire ?Comment pourra-t-elle accueillir les parents athées lorsqu\u2019elle affiche que sa croyance religieuse est au-dessus de tous les autres principes universels?Quel message enverra-t-elle à la petite écolière de 5 ans que le père oblige de porter elle aussi le voile et des vêtements qui cachent tout le corps sauf les mains et le visage ?Comment pourra-t-elle exiger que tous les élèves revêtent leurs vêtements d\u2019éducation physique pour aller à ce cours ?Comme enseignante durant 37 ans, je n\u2019al jamais pu entrer dans l\u2019école avec une Identification du parti politique que je soutenais durant les campagnes électorales.Et c\u2019est très bien ainsi.Par respect pour tous les enfants pour qui l\u2019enseignante a un très grand pouvoir et aussi par respect pour tous les parents.Il en est de même des croyances religieuses.C\u2019est pourquoi je suis d\u2019accord avec l\u2019Interdiction de porter des signes religieux dans toutes les Institutions de l\u2019État.Danielle Jasmin Montréal, le 8 septembre 2013 Ce crucifix qui dérange Je reconnais que la présence d\u2019un crucifix dans l\u2019enceinte de l\u2019Assemblée nationale peut déranger ceux qui pratiquent le culte d\u2019une laïcité Intégrale et pure.Une logique rigoureuse semble exiger qu\u2019on envole aux oubliettes le symbole d\u2019une époque qualifiée de grande noirceur, surtout que, paraît-il, nous baignons désormais dans une grande clarté que nous aurait apportée la mise au rancart du passé.Mais il y a néanmoins beaucoup des gens qui associent cet objet religieux au message social que nous a transmis le crucifié originaire de Nazareth.Qn décèle dans ce message des éléments précieux, tels par exemple la culture de la vie, l\u2019égalité de tous les êtres humains incluant l\u2019égalité homme-femme, la liberté, la justice sociale, le devoir de partage, la défense des droits des plus démunis, la solidarité, la non-violence, la primauté de la personne face à la domination de l\u2019argent.Qn se dit que ce serait bénéfique pour tous les citoyens si ceux et celles qui prennent les décisions politiques et adoptent des lois s\u2019inspiraient de cet héritage véhiculé dans l\u2019Évangile, transmis à travers les siècles et symbolisé par un crucifix.Certains préfèrent la pureté du vide.C\u2019est un autre choix.Il n\u2019est toutefois pas assuré que cette préférence garantisse mieux le progrès de la société québécoise.Louis O\u2019Neill Le 6 septembre 2013 Beaucoup d\u2019encre a coulé J\u2019essaye de comprendre depuis le début l\u2019affaire de la charte des valeurs.Je l\u2019appelle l\u2019affaire parce qu\u2019elle prend des proportions énormes et remarquez qu\u2019on n\u2019a même pas vu le texte complet encore ! Ce n\u2019est plus un malaise, mais une bombe et qui n\u2019éclate que dans un sens.C\u2019est-à-dire contre la charte.Qn n\u2019en veut pas.Point barre.QK, chacun a le droit à ses opinions.Je pense à la liberté d\u2019opinion, justement.Ici, en tout cas, il semble y avoir unanimité.Qn parle de crucifix, de kippa, etc.Moi, j\u2019aimerais entendre parler de francisation, de modèles de réussites d\u2019intégration, etc.Est-ce qu\u2019il y a ça dans la charte?.Qups! Est-ce que je peux évoquer ces questions ?Est-ce qu\u2019en discuter autrement est considéré comme un geste d\u2019agression?Une chance.Le Devoir ose aborder «la charte» sans «colère» sous-jacente et c\u2019est tant mieux parce que l\u2019homogénéisation de la pensée est une forme d\u2019intégrisme.Qups ! Et on semble en souffrir au Québec à ce sujet.Nathalie Alarie Le 7septembre 2013 LIBRE OPINION La déplorable partialité du DGE et de l\u2019INM MICHEL BRULE Editeur Le 16 août dernier, l\u2019Institut du Nouveau Monde a organisé un débat entre quatre candidats à la mairie de Montréal, soit Richard Bergeron, Denis Coderre, Marcel Côté et Mélanie Joly.Pendant dix jours, j\u2019ai fait des pressions pour y participer en donnant des entrevues aux médias et par une mise en demeure envoyée à l\u2019organisme la veille de l\u2019événement.De son côté, Michel Venue, directeur de l\u2019INM, n\u2019est pas revenu sur sa décision de m\u2019exclure du débat et, quand les journalistes lui ont demandé pourquoi il avait invité Mélanie Joly, qui est candidate indépendante comme moi, il a répondu que c\u2019était à cause de son jeune âge (elle a 34 ans).En tant qu\u2019éditeur, j\u2019ai toujours dénoncé la discrimination faite sur la base de l\u2019âge en publiant notamment un livre sur les clauses de disparité de traitement qui affectent les jeunes travailleurs.Toute ma vie, j\u2019ai défendu la cause des jeunes, comme en témoignent les essais Interdit aux autruches et Génération IDéaliste, publiés respectivement en 1997 et en 2004.Aujourd\u2019hui, à 49 ans, je crois toujours en notre jeunesse.L\u2019INM se définit comme «un organisme non partisan dont la mission est de favoriser la participation citoyenne et de renouveler les idées au Québec».Il est paradoxal d\u2019avoir ces prétentions et d\u2019exclure du débat un éditeur, renommé pour ses livres polémiques.(Rappelons que j\u2019ai publié Normand Lester, Jacques Parizeau, Richard Le Hir et beaucoup d\u2019autres.) Peu importe cette contradiction, peut-être que vous vous direz que l\u2019INM avait le droit d\u2019organiser un débat avec les candidats de son choix, et ce point de vue est défendable.Ée lendemain du débat, j\u2019ai appris que le Directeur général des élections du Québec était l\u2019un des partenaires officiels de l\u2019INM ! Le DGE, qui est censé être d\u2019une neutralité absolue, s\u2019associe à un organisme, qui approuve le favoritisme politique ! Quatre jours durant, Michel Venue a défendu bec et ongles son choix de m\u2019exclure du débat, et le DGE n\u2019a pas réagi.Le DGE doit jouer le rôle de chien de garde de la démocratie et il a perdu toute sa crédibilité en n\u2019intervenant pas dans ce dossier.Le DGE aurait dû sommer riNM d\u2019inviter tous les candidats autorisés sous peine de retirer son partenariat.En n\u2019ayant pas pris position, le DGE s\u2019est placé dans une situation inacceptable.Si le DGE encourage la partialité, quelle institution démocratique nous reste-t-il?Après le débat auquel j\u2019ai assisté en tant que spectateur, un journaliste de Radio-Canada m\u2019a interviewé en me demandant ce que j\u2019aurais dit si j\u2019avais participé au débat.J\u2019ai répondu que j\u2019étais le seul à avoir une position claire face à la langue et qu\u2019aucun des candidats ne faisait la différence entre le bilinguisme individuel et le bilinguisme collectif.Sur une base individuelle, ai-je expliqué, il est bien de parler l\u2019anglais (je suis moi-même polyglotte), mais dans toutes les villes bilingues, il y a une langue qui empiète sur l\u2019autre et, à Montréal, l\u2019anglais gagne du terrain au détriment du français.Eh bien, cette entrevue n\u2019a pas été présentée aux nouvelles de fin de soirée.Le dimanche 25 août, Isabelle Ferras, vice-présidente et directrice générale.Citoyen Qptimum, une firme de relations publiques, a commenté l\u2019actualité municipale à RDI Matin et elle a affirmé que je ne serais invité dans aucun débat.Il y a quelques mois, la Chambre de commerce de Montréal avait brossé le portrait du candidat idéal et je pense avoir le profil qu\u2019il faut.Je suis un homme d\u2019affaires prospère et j\u2019ai des idées de gauche.Je suis dynamique, fonceur et innovateur.Enfin, je suis d\u2019une intégrité exemplaire et comme je le dis souvent: «Je préfère mourir qu\u2019être croche.» LE DEVOIR LE MARDI 10 SEPTEMBRE 20IS A 7 IDEES CHARTE DES VALEURS QUEBECOISES Séparation oui, neutralité, non LUCIA FERRETTI Historienne, Université du Québec à Trois-Rivières a Charte des valeurs québécoises manifeste la volonté émergente de l\u2019État de repenser ses rapports avec les organisations religieuses.Car nous ne vivons pas en régime de séparation Églises-État, mais plutôt en régime d\u2019association.Or, les modalités de celle-ci ont tellement changé depuis trente ans qu\u2019une majorité de Québécois attend une intervention de l\u2019État.Celle-ci doit cependant viser les bons objectifs et prendre les bons moyens de les atteindre.1.\tUn rapport de force favorable aux Églises.Depuis trente ans, la capacité des organisations religieuses de pénétrer les États s\u2019accroît partout.Même dans les très rares pays de séparation, celle-ci devient plus poreuse.Éa France finance désormais généreusement ses écoles privées confessionnelles, à condition toutefois qu\u2019elles soient reconnues d\u2019utibté pubbque; le gouvernement turc aljaisse les barrières érigées par Atatürk entre l\u2019État et l\u2019islam;,depuis que la Russie n\u2019est plus communiste, l\u2019Église orthodoxe y opcupe une place toujours grandissante; et aux Çtats-Unis, pays de séparation stricte en principe, l\u2019État fédéral paie largement les organisations rebgieuses pour dispenser certains services sociaux pubbcs.Ée Canada qst particulièrement ouvert aux pressions des Égbses.Les lobbies rebgieux, surtout ceux des confessions piinoritaires, tournent constamment autour des États fédéral et provinciaux.On sait la proximité du gouvernement Harper avec des groupes évangébstes.Une partie du succès de ces lobbies doit à l\u2019interprétation juridique très large donnée au principe de bberté de religion, qui est devenu un instrument aux mains de la Cour suprême pour façonner le Canada selon sa vision du multiculturalisme.Encouragés, des grqupes tentent désormais de faire pénétrer dans l\u2019État leurs propres normes rebgieuses: pensons aux pressions pour légitimer un éventuel «tribunal islamique» fondé sur la charia en Ontario en 2003; à l\u2019aval donné au get [divorce religieux] juif par la Cour suprême en 2007 ; ou, jusqu\u2019en 2011, à l\u2019essai des mormons de Bountiful (C-B) de faire légabser la polygamie.L\u2019évolution récente ne va pas du tout dans le sens du rqodèle bbérql de laïcité, fait de séparation entre les Égbses et l\u2019État et d\u2019une neutrabté stricte de celui-ci.Tout sbnplement parce que ce modèle est une vue de l\u2019espriL qui ne tient absolument pas compte des rapports de force au sebi des sociétés.Du reste, le modèle bbéral n\u2019est réabsé nube part au monde.2.\tSéparer davantage le,s Églises et l\u2019État.Pour être indépendant des Égbses et manifester sa laïcité, l\u2019État doit donc avant tout trancher ses liens avec ce qui ne sert pas le bien commun.11 pourrait commencer par couper tout financement aux nombreuses écoles privées religieuses, pas seulement hassidiques, qui ne respectent ni le programme ni les conditions d\u2019apprentissage que la loi prescrit.Aucun motif ne justifie non plus que des dizaines d\u2019autres écoles ethno-religieuses reçoivent du financement aux niveaux préscolaire et primabe pour garder les élèves dans leur culture d\u2019origine : l\u2019école payée par des fonds publics doit favoriser l\u2019intégration à la culture commune.Le ministre responsabie du projet de charte des vaieurs québécoises, Bernard Drainviiie Un très grand nombre d\u2019associations religieuses sont enregistrées comme organismes de charité.Seules celles qui rendent des services sans discrimbiation confessionnelle, même impb-cite, devraient bénéljcier d\u2019un traitement fiscal spécial.Séparer les Égbses et l\u2019État, c\u2019est aussi que l\u2019État veille jalousement sur le droit civil comme bien commun.Désbeux de protéger les femmes contre la clandestinité de décisions prises selon des normes rebgieuses qui leur sont très défavorables, des juristes recommandent d\u2019encadrer cebes-ci en les bicon^orant dans le droit civü.Mais les conditions du divorce, la garde des enfants, le droit de se remarier, entre autres questions, ne devraient jamais être soustraits au droit appbcable à tous.11 en va de la cohésion d\u2019une structure sociale essentieUe.3.\tPour uij État ln,carné dans la culture.Si la séparation Églises-État doit être approfondie là où elle compte vraiment, c\u2019est-à-dire dans les structures, n\u2019adoptons pas pour autant la théorie bbérqle de la laïcité.Une complète neutrabté de l\u2019État, outre qu\u2019elle soit impossible, ferait de celui-ci un être désincarné, sans ben avec la culture et l\u2019histobe nationales.On fait grand cas du crucifix à l\u2019Assemblée nationale.Convenons qu\u2019il pourrait être placé ailleurs, en toute logique de séparation.Cependant, on l\u2019a vu, on n\u2019en est pas à un illogisme près en cette matière.Déplacer le crucifix satisferait les esprits cartésiens.Mais ce serait effacer un autre lien avec notre histobe.Car la signification de ce crucifix, quoi qu\u2019on en dise, ne se réduit pas au duplessisme.Elle renvoie à notre culture pluriséculabe.L\u2019idée d\u2019égalité entre les hommes et les femmes n\u2019est pas née ailleurs que dans les pays de civilisation chrétienne.C\u2019est notre culture catholique, qui autrefois nous faisait bien rbe du puritanisme victorien et de la prohibition antialcoolique de nos voisins, qui, aujourd\u2019hui, nous donne notre manière plus collective de comprendre la justice sociale, nous fait préférer la coopération au néobbérabsme, et la réhabilitation à la répression.Sur ces questions et d\u2019autres, que l\u2019État, sans aucun souci de neutrabté, protège les institutions et les valeurs héritées de notre culture catholique sécqlarisée.Les Québécois exigent que l\u2019État traite les citoyens également, qu\u2019ils appartiennent ou non à quelque religion que ce soit; mais ils s\u2019attendent aussi à ce que l\u2019État assume vigoureusement la culture du peuple dont il est l\u2019expression et en fasse le fondement de la culture commune.Cela passe-t-il par l\u2019éradication des signes religieux personnels et patrimoniaux «ostensibles»?Cela passe plutôt pqr plus de séparation dans les rapports Églises-État.Ef dans le cadre du Canada, par la clause «nonobstant».JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE IA Lire aussi > Le texte d\u2019un appel signé par \" 100 Intellectuels québécois contre le projet de la charte des valeurs québécoises et intitulé «Nos valeurs excluent l\u2019exclusion».Parmi les signatabes: Martin Jalbert, professeur, cégep Marie-Victorin, Benoit Renaud, enseignant, Isabelle Baez, écrivaine et chargée de cours, Diane Lamoureux, professeure.Université Laval.«Nous sommes contre tout projet de charte des valeurs québécoises.Nous avons en partage des valeurs comme l\u2019égalité entre hommes et femmes et la laïcité de l\u2019Etat et des institutions publiques.Nous ne pensons pas que ces valeurs appartiennent en propre ni au Québec ni à l\u2019Occident.Nous croyons que ces valeurs ne doivent pas être séparées de ces autres valeurs: le souci de justice, le désir d\u2019émancipation, le refus du racisme, des stigmatisations et de toutes les formes de domination et d\u2019inégalité quelles qu\u2019elles soient.La liberté « de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu\u2019en privé », reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme de 1948, ne représente pas pour nous une source d\u2019inconfort, mais un acquis qui doit rester associé au principe même de la laïcité, comprise comme une condition de l\u2019égalité au sein d\u2019une société pluri-religieuse.Sur LeDevoir.com Parlez-vous la « sportlangue » ?Montréal carbure malheureusement au sabir bilingue entendu dans tous ses stades HERVE ANCTIL remier service/first service.Quarante-quinze/forty-fifteen.» La litanie emplissait le stade Uniprix à Montréal.C\u2019était à l\u2019occasion de la Coupe Rogers, en août dernier.Le tournoi de tennis attire chaque année les plus grands joueurs du monde, à Montréal et à Toronto, hommes et femmes, en alternance.«Trente-zéro/thirty-love.» La rengaine s\u2019éternisait quand, tout à coup, l\u2019évidence m\u2019a frappé.Pourquoi cette bête répétition français-anglais ?L\u2019annonce du score est faite pour le public \u2014 ici à très forte majorité francophone.Bien sûr, il y a aussi dans la foule des anglophones, des Italiens, des Serbes, mais tout le monde se familiarise vite avec un vocabulaire d\u2019une dizaine de mots répétés cent fois par jour.Pourquoi donc ce rabâchage absurde?La chose fait peut-être partie de la culture du ten- nis, me suis-je dit.Mais non! 11 y a quelques années, j\u2019ai eu la chance d\u2019avob des billets pour le tournoi de Paris (Roland-Garros), l\u2019un des quatre plus importants rendez-vous annuels de la planète tennistiquq.Là, tout se passe en français.À Rome, c\u2019est en italien.À Madrid, en espagnol.Pourquoi donc était-ce dbfé-rent à Montréal?Notre «cana-dienneté », voilà ! L\u2019explication me semblait limpide.Si tel était le cas, Toronto (qui accueillait cette année les femmes) aurait adopté la même pratique.Nenni.Là-bas, tout se passe en anglais.Bien entendu ! Montréal était donc l\u2019exception.Ma métropole était bi (comme dans «bilingue ») /my city was bi.J\u2019ouvre ici une parenthèse : il faut dire où on loge quand on aborde la question linguistique au Québec.Alors voilà.Un, je suis un amant des langues, de toutes les langues.Deux, je crois que les Québécois devraient pouvoir s\u2019exprimer en anglais et, pourquoi pas aussi.Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir of fre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, un billet tbé de la dernière livraison, juin-juilletaoût 2013, de la revue Idées (http://revue-idees.org/, anciennement RND), un «magazine d\u2019information sociale bimestriel qui traite aussi de questions d\u2019actualité».Hervé Anctil fait partie du comité d\u2019administration de la revue.en espagnol, l\u2019idiome le plus répandu dans les Amériques.Trois, je suis pour l\u2019ouverture, le métissage.Dont acte.Pourquoi donc Montréal, deuxième ville francophone en importance au monde, a-telle idées L\u2019KCuiliH in ^uiwlin Qu\u2019est-ce qu\u2019on I mange : Notr» Justice Bst-elle Juste?L«vcittji16ans poiff ouctntn?Sport biingue IMonWa] adopté un tel comportement?Je crois qu\u2019une partie de la réponse se trouve dans la tradition sportive.Qr, en matière de sport, c\u2019est connu : Montréal est hockey (slogan du club «Les Canadiens»).Qui a déjà assisté à un match au Centre Bell connaît bien la langue qu\u2019on y parle : le même sabb bilingue qu\u2019on entend au stade Uniprix, que l\u2019on répète au Stade olympique et que l\u2019on reprend au stade Percival-Molson, le domicile des Alouettes (l\u2019équipe de football).C\u2019est comme si Montréal avait développé son dialecte, une sportlangue qu\u2019elle seule pratique.Ce sabir s\u2019est répandu partout: dans les manifestations publiques, les conférences de presse, etc.Ce faisant, la société envoie un message ambigu au visiteur et à l\u2019immigrant, eux qui croyaient débarquer dans un univers francophone.Une fierté Certains Montréalais influents sont fiers de leur sport-lan^e et souhaitent même que l\u2019idiome soit reconnu officiellement, qu\u2019il devienne la signature de la cité.Montréal bilingue ! Ceux-là ne savent pas que le bilinguisme collectif est toujours une phase transitoire : un jour, la langue dominante s\u2019impose dans les institutions, puis dans la rue.Une simple question de temps.L\u2019Histoire ne ment pas.Deuxièmement, ils oublient que la vraie marque distinctive de Montréal \u2014 et du Québec \u2014, c\u2019est sa différence en Amérique, sa langue, sa culture, son histoire métissée.Quel intérêt, dites-moi, y auraitil pour la métropole à devenir un petit Toronto ou un gros Saint-Louis (Missouri) ?Je plaide donc pour que Montréal abandonne la sportlangue, ce rebquat d\u2019un passé récent où la métropole était contrôlée par une élite anglophone.Je lui demande de s\u2019afficher désormais en français, de parler français.Comme Madrid parle espagnol, Rome italien, Budapest hongrois, Helsinki finnois, Tokyo japonais.Bref, je plaide pour que Montréal soit québécoise.Ét fière de l\u2019être.Des commentaires ?Des suggestions pour Les Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l'information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien 'Deg^se(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel DdNÏMchroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division).Odile Tremblay (cinéma), Stéphane BaiUargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Éric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; iirformation internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Taillefer/rcpcr^crs/, Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)\u2019, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Émilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michéle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)\u2019, Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur)\tDerome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec).PUBOClTÉ Elyes Ben M'rad, Claire Breton {superviseur), jean, de BiUy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Nathalie Jobin (par intérim), Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Susan Rooke, (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Amélie Maltais, {coordonnatrice), Élise Girard (secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la /îrcmchcw/,Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables),C\\a.\\ideVie Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Elorentina Draghici, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE MARDI 10 SEPTEMBRE 20IS ACTUALITES SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 ment et d\u2019autres fois très évasivement aux questions sans complaisance de Charlie Rose.Pour Bachar al-Assad, une frappe américaine pourrait être le prélude à une autre «guerre folle» dans la région, conflit qui «empirera les choses».«Si vous frappez quelque part, attendez-vous à des répercussions ailleurs», a-t-il dit, tout en rejetant une fois de plus les accusations qui pèsent contre lui.Les répercussions en question pourraient prendre la forme d\u2019une «expansion du terrorisme», a précisé le président syrien.Quand l\u2019animateur lui a demandé s\u2019il était prêt à livrer ses armes chimiques à l\u2019ONU, Bachar al-Assad a répondu que la possession ou non de ces armes est un sujet frappé par le secret-défense.L\u2019entrevue s\u2019est déroulée avant le dépôt de la proposition russe.A plusieurs reprises, Bachar al-Assad a nié avoir ordonné l\u2019utilisation de gaz sarin, et reproché aux Américains de ne pas avoir fourni de preuve à ce sujet.Interrogé sur les «répercussions» qu\u2019auraient d\u2019éventuelles frappes américaines, Barack Obama a répondu que la Sjrie ne possèd,e pas la capacité militaire pour frapper les Etats-Unis.11 a ajouté que l\u2019Iran et le mouvement libanais Hezbollah sont en mesure de s\u2019attaquer aux ambassades américaines dans la région, mais qu\u2019ils hésiteraient à le faire en cas de frappes limitées.L\u2019appui du Congrès Le président américain peine à trouver au Congrès les appuis nécessaires pour frapper le régime de Bachar al-Assad, qui a selon lui fait usage de gaz sarin contre sa population le 21 août.Cette opération aurait fait plus de 1400 victimes, au dire de Washington.Les élus américains semblent au diapason de la population des Etats-Unis, qui s\u2019oppose à des frappes en Sjrie dans une proportion de 60%, selon les derniers sondages.Moscou a proposé lundi que les armes chimiques dont dispose (ou disposerait) le régime de Damas soient placées sous le contrôle des Nations unies dans le but d\u2019être détruites.La proposition, accueillie «favorablement» par le ministre des Affaires étrangères syrien, s\u2019est heurtée à une bonne dose de scepticisme de la part de Washington, qui ne l\u2019a cependant pas rejetée du revers de la main.«La menace digne de foi d\u2019une frappe militaire des Etats-Unis [.] les a fait réfléchir sur la possibilité » de placer leur arsenal chimique sous contrôle international, a déclaré le président Obama à la chaîne NBC, lundi, en parlant du gouvernement syrien.«Et s\u2019ils le font, alors cela pourrait constituer une percée importante.Mais il nous faut rester sceptiques parce que ce n\u2019est pas ainsi que nous les avons vus fonctionner ces deux dernières années» au cours de la guerre civile qui déchire le pays, a ajouté le chef de la Maison-Blanche.Barack Obama a aussi parlé d\u2019un développement « potentiellement positif » dans le conflit et promis de le prendre «au sérieux».Dans son entretien à CNN, il a toutefois mis en garde contre toute tentative de diversion du régime de Bachar al-Assad.En fait, M.Obama a fait preuve de la même prudence sut tous les réseaux.À BBS, il a souligné l\u2019importance de faire respecter le bannissement international des armes chimiques.«Il faut s\u2019assurer que [l\u2019attaque du 21 août] ne se reproduira pas.Si on peut y arriver par des moyens diplomatiques, il est certain que c\u2019est ma très nette préférence », a-t-il dit.Le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Moallem, a affirmé que son pays accueillait la proposition de Moscou en évoquant «les inquiétudes concernant la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays» et en considérant que les dirigeants russes avaient la sagesse de tenter A\u2019 « empêcher une agression américaine contre son peuple».Un porte-parole de l\u2019opposition sjrienne a accusé le régime de mentir.Le secrétaire général de l\u2019Organisation des Nations unies.Ban Ki-moon, a également bien accueilli l\u2019idée des Russes.«J\u2019étudie la possibilité de demander de manière urgente au Conseil de sécurité d\u2019exiger le transfert immédiat des stocks d\u2019armes et de précurseurs chimiques dans des zones en Syrie où ils pourraient être entreposés en sûreté et détruits», a précisé le chef de l\u2019ONU.Le chef de la Maison-Blanche avait annoncé, le 31 août, avoir pris la décision d\u2019une opération militaire contre le régime de Bachar al-Assad, mais avait réclamé le feu vert du Congrès.Barack Obama a admis lundi ne pas être certain d\u2019obtenir le soutien des élus, dans son entretien à NBC.«Je suis confiant dans le fait que les élus du Congrès prennent cette question très au sérieux et l\u2019étudient de près», a-t-il déclaré.Par ailleurs, le vote du Sénat américain sur d\u2019éventuelles frappes contre le régime syrien, qui devait avoir lieu mercredi, a été reporté à une date ultérieure.«Nous devons faire en sorte que le président ait l\u2019occasion de parler à tous les 100 sénateurs et aux 300 millions d\u2019Américains avant que nous ne fassions cela», a déclaré le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, quelques heures après avoir programmé le vote pour mercredi.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Le Devoir CHARTE SUITE DE LA PAGE 1 dire aux employés de l\u2019État le port de signes religieux ostentatoires dans le cadre de leurs fonctions.Les enseignants, les fonctionnaires, les employés de CPE, d\u2019universités ou de municipalités n\u2019auraient plus le droit de porter le hidjab ou le niqab, de même que la kippa et le turban.Les signes plus discrets, comme des chaînes avec une croix, des boucles d\u2019oreilles ou des bagues avec un signe religieux, seraient toutefois autorisés.Selon les informations qui ont fdtré, les élus et les membres des conseils d\u2019administration n\u2019auraient pas à se soumettre aux exigences de la Charte.Les institutions publiques telles que les hôpitaux et les universités pourraient également demander une dérogation de cinq ans avant de s\u2019y conformer.En entrevue éditoriale au Devoir la semaine dernière, la première ministre Pauline Ma-rois a refusé de divulguer le contenu de la Charte, mais elle a confirmé que le crucifix de l\u2019Assemblée nationale, qui fait partie du patrimoine du Québec, ne serait pas touché.Elle a indiqué que l\u2019implantation de la Charte se ferait par étapes et qu\u2019il faudrait plusieurs années avant qu\u2019elle ne soit appliquée intégralement.Des consultations publiques auront lieu au cours des prochaines semaines, et un projet de loi sera déposé à la fin de la session parlementaire d\u2019automne.Pauline Marois a également indiqué qu\u2019elle ne recourrait pas à la clause dérogatoire pour mettre la Charte à l\u2019abri des poursuites judiciaires.i JACQUES BOISSINOT PC Bernard Drainville Vive opposition À Québec, les partis d\u2019opposition attendent impatiemment de connaître les détails de cette Charte sur laquelle ils se sont déjà prononcés.Le chef du Parti libéral, Philippe Couillqrd, a prôné la neutralité de l\u2019État, mais non celle des individus.Pour lui, il est hors de question d\u2019interdire les signes religieux à l\u2019exception des voiles pour des raisons de sécurité et d\u2019identification.La Coalition avenir Québec a fait savoir, pour sa part, qu\u2019elle est favorable à l\u2019interdiction des signes religieux, mais seulement chez les policiers, les gardiens de prison, les procureurs de la Couronne, les juges, de même que les enseignants des écoles primaires et secondaires.Contrairement à la CAQ, la Pédération autonome de l\u2019enseignement (EAE), qui représente 32000 membres, a déclaré qu\u2019elle userait de tous les recours, y compris judiciaires.pour défendre le droit de ses membres de porter des signes religieux.La EAE craint que le droit au travail de ses membres ne soit bafoué si le port du voile est interdit.Lundi soir, des dizaines de personnes du Collectif Personne n\u2019est illégal-Montréal se sont aussi réunies à l\u2019Université Concordia en vue de définir leur stratégie pour protester contre cette Charte dont les préceptes sont qualifiés de «xénophobes, racistes et sexistes».«C\u2019est clair que le gouvernement est en train de faire un calcul politique avec cette Charte pour obtenir des voix aux prochaines élections.Il cherche des boucs émissaires en visant des individus qui sont déjà victimes d\u2019exclusion sociale et je trouve ça dégueulasse», lance Jaggi Singh, l\u2019un des membres de ce collectif qui défend les droits des immigrants et le droit de base des pratiques religieuses.Cet automne, il espère mobiliser divers organismes lors d\u2019une grande manifestation pour protester contre cette charte.«On doit créer de l\u2019unité, alors que le gouvernement ne cherche qu\u2019à faire de la diversion.Dans une société libre, c\u2019est un droit de pratiquer sa religion, pas juste dans les endroits privés, en autant que ça ne menace pas les autres personnes», mentionne M.Singh.Dans un document public intitulé Nos valeurs excluent l\u2019exclusion et ayant été largement dif fusé sur Internet, une centaine de professeurs de cégep, d\u2019universitaires et d\u2019intellectuels du Québec abondent en grande partie dans ce sens.Ils critiquent le projet de charte du gouvernement Marois jugé pour le moment «répressif et diviseur».Avec La Presse canadienne Le Devoir NOLIN SUITE DE LA PAGE 1 «Le Canada est prêt pour la légalisation du cannabis.La société est prête.La population a évolué.Les scientifiques, les parents, les éducateurs, les policiers, les officiers de la santé publique sont tous à des années-lumière en avance sur les politiciens», a dit Pierre Claude Nolin en entrevue au Devoir.Le sénateur a publié un rapport marquant qui recommandait la légalisation du cannabis, en 2002.Après trois années d\u2019étude approfondie, son comité spécial du Sénat avait conclu à l\u2019échec de la prohibition.11 prônait une politique de santé publique qui réglementerait la production et la distribution de la marijuana, une substance dont l\u2019usage était déjà largement répandu, il y a 11 ans.Le ministre de la Justice de l\u2019époque, Martin Cauchon, a par la suite tenté de décriminaliser la possession de petites quantités de cannabis, mais le projet n\u2019a jamais abouti.Les libéraux ont été chassés du pouvoir en 2006 par les conservateurs, qui ont durci le ton contre la marijuana.Le gouvernement Harper a même imposé une sentence minimale de six mois de prison pour la culture d\u2019à peine six plants de cannabis.«Les peines minimales, ça ne marche pas, même les Américains Vont reconnu.Ils font marche arrière sur les peines minimales», dit le sénateur, qui ne craint pas de critiquer le gouvernement conservateur.Pierre Claude Nolin a pourtant présidé les campagnes électorales des conservateurs en 1993, 1997, 2004 et 2006 au Québec, mais sa démarche sur les drogues se veut non partisane, explique-t-il.«Le durcissement des peines pour possession simple stimule encore plus les bandes organisées, soutient le sénateur.Ça professionnalise le marché noir.Ça crée une prime au risque, ça augmente la valeur du produit.Ça sort la production du petit producteur qui cultive pour ses amis.Plus on criminalise la production, plus on dit aux petits producteurs: laissez ça aux criminels.» Les mentalités évoluent Les corps policiers de tout le Canada admettent ouvertement qu\u2019ils ont mieux à faire que d\u2019arrêter les petits consommateurs, note Pierre Claude Nolin.Ils ne sont pas les seuls: au moins une demi-douzaine de pays d\u2019Amérique latine réfléchissent aux conséquences dramatiques de la prohibition, qui crée une vague de violence sans précédent.La guerre contre les drogues a fait plus de 60 000 morts, seulement au Mexique, depuis 2006, rappelle-t-il.Le sénateur de 63 ans est devenu une sommité internationale en matière de drogues depuis la publication de son fameux rapport \u2014 qui est l\u2019étude du Sénat la plus lue à ce jour, avec plus de 50000 téléchargements.Pierre Claude Nolin a été consulté par des ministres, des juges et des corps policiers de partout dans le monde.«D\u2019autres pays n\u2019attendent que ça, qu\u2019un gros pays, comme le Canada, un pays stable, sérieux, voisin des Américains, décide de lever la tête et de dire: c\u2019est assez! Il y a des pays européens, sud-américains et africains qui vont embarquer.Je suis convaincu que ça va réveiller les affirme le sénateur.Signe dq l\u2019évolution des mentalités aux États-Unis, les États de Washington et du Colorado ont légalisé l\u2019usage récréatif de la marijuana à la suite de référendums tenus au moment de l\u2019élection présidentielle de l\u2019an dernier.Sans faire de bruit, la Maison-Blanche a annoncé il y a deux semaines qu\u2019elle n\u2019allait,pas contester la volonté populaire des deux États.«C\u2019est un grand pas», croit le parlementaire canadien.Autre signe encourageanfi selon M.Nolin, Barack Qbama a déclaré deux fois, avant d\u2019être élu président, qu\u2019il considère l\u2019usage du cannabis comme une question de santé publique, et non gomme une question de sécurité.Au moins 17 États américains ont d\u2019ailleurs autorisé l\u2019usage thérapeutique de la marijuana, rappelle le sénateur.L\u2019effet Trudeau De ce côté-ci de la frontière, Pierre Claude Nolin voit d\u2019un bon œil la sortie récente de Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada (PLC), en faveur de la légalisation de la marijuana.Comme Justin Trudeau et bien d\u2019autres élus, Pierre Claude Nolin admet en riant avoir déjà fumé du cannabis \u2014 mais pas depuis qu\u2019il a été nommé au Sénat, en 1993.Plus de 70% des jeunes Canadiens âgés de 12 à 17 ans ont fumé de la marijuana, rappelle-t-il.«Ce que je vois de bon dans la position de Justin Trudeau, c\u2019est qu\u2019il met cet enjeu-là à l\u2019avant-scène du débat public.J\u2019espère que les politiciens seront capables de relever le défi de façon intelligente et respectueuse pour les citoyens», dit le sénateur conservateur.M.Nolin dit avoir été consulté par des membres influents du PLC sur la marche à suivre dans ce dossier.Sa recommandation : nommer un responsable national de la.politique des drogues au sein de l\u2019appareil d\u2019État, convoquer une conférence nationale sur la légalisation du cannabis et informer les alliés du Canada de son intention de le légaliser.Qttawa doit aussi relancer la recherche sur les effets du cannabis, pour mieux encadrer la consommation, selon lui.«L\u2019important est de ne surtout pas se contenter d\u2019une simple loi, sans apport scientifique et débat public.Les Canadiens méritent mieux», dit-il.Des drogues bien plus puissantes que le cannabis sont consommées couramment sans nuisance pour la santé publique.Le sénateur Nolin peut en témoigner.Souffrant d\u2019un cancer du cholédoque (une partie du système digestif), il prend un cocktail de produits qui comprend de la morphine pour soulager ses douleurs.Utilisés de façon sécuritaire, ces produits améliorent de façon considérable la qualité de vie des Canadiens.Le Devoir FOWLER SUITE DE LA PAGE 1 Trimballé de camp en camp en plein désert, avec son collègue et compagnon de captivité Louis Guay, il s\u2019est trouvé dans une situation «privilégiée » pour prendre la mesure du fanatisme absolu de ces djihadistes, dont le fameux Mokhtar Belmokhtar, l\u2019un des principaux chefs d\u2019al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMl) à l\u2019époque.L\u2019otage-diplomate devenu auteur croit qu\u2019al-Qaïda joue un rôle dans le «choc des civilisations » évoqué par Samuel Huntington, tout en précisant que cette nébuleuse ne représente qu\u2019une pqtite frange extrémiste du monde musulman.A ses yeux, ses membres sont tout de même assez nuisibles pour qu\u2019on appuie «nos excellents amis» africains qui veulent les combattre et qu\u2019on ne «fasse rien» en Sjrie, afin de ne pas les aider.Le cerveau enraciné dans le VIL siècle «Ce sont des croyants absolus qui sont couverts de gadgets modernes tels que GPS, ordinateurs, téléphones cellulaires ou satellitaires, mais dont le cerveau est enraciné dans le VIE siècle», explique Robert Powler.«Ces djihadistes sont profondément opposés à nos valeurs fondamentales : ils détestent la liberté, ils détestent la démocratie, ils détestent le libre-arbitre parce que, dans leurs cerveaux, ces domaines sont la province de Dieu, pas des hommes.Mes ravisseurs croient que l\u2019Occident vit dans le péché, dans un constant affront à Dieu, poursuit l\u2019ancien diplomate, qui est aujourd\u2019hui professionnel en résidence à l\u2019Université d\u2019Qttawa.Ils croient que le djihad est le sixième pilier de l\u2019islam, que c\u2019est leur devoir de s\u2019y joindre et une façon sûre d\u2019aller au paradis.Ils étaient habillés en haillons, mais ils ne recherchaient pas les biens matériels et n\u2019enviaient aucunement les vedettes.» Quels sentiments ressent-il à leur égard ?«Ils sont ce qu\u2019ils sont et ils font ce qu\u2019ils font.Peut-on haïr l\u2019ours qui vous attaque ?Peut-être que oui, mais ça donne quoi ?», répond-il.Et à quoi ressemblait le fameux Mokhtar Belmokhtar, vétéran algérien de la « guerre sainte » en Afghanistan et dans son pays, surtout connu pour avoir dirigé l\u2019attaque d\u2019un complexe gazier au début de l\u2019année?«Il était ail business, très froid.Il ne venait pas pour jaser, mais seulement pour régler des détails pratiques.Je ne veux pas idéaliser le personnage, mais son leadership était très clair.C\u2019est un survivant.» Plus ou moins vendu à al-Qaïda Le 14 décembre 2008, Robert Eowler et Louis Guay sont kidnappés en plein jour à 35 kilomètres de Niamey, la capitale du Niger, près d\u2019une prison militaire et non loin d\u2019un endroit oû le personnel de l\u2019ambassade canadienne a l\u2019habitude d\u2019aller pique-niquer le dimanche.Eowler «a beaucoup de raisons de croire » que l\u2019ancien président nigérien, Mama-dou Tandja, ou son gouvernement l\u2019ont plus ou moins vendu à al-Qaïda parce qu\u2019ils voyaient d\u2019un mauvais œil la mission que l\u2019QNU lui avait confiée, laquelle consistait à trouver une solution négociée à la rébellion des Touaregs qui sévissaient depuis 18 mois dans le nord du pays.« Je sais aujourd\u2019hui que nos ravisseurs nous traquaient depuis au moins deux jours», ajoute M.Eowler.Pour ce qui est de sa libération, elle est survenue trois mois plus tard, à l\u2019issue d\u2019intenses négociations.M.Powler ne sait «pas exactement» pourquoi il est libre aujourd\u2019hui, mais dit n\u2019avoir «aucune raison de douter» des affirmations du gouvernement canadien selon lesquelles aucune rançon n\u2019a été versée, ni aucun prisonnier libéré en échange de sa libération.Certains rapports de presse laissaient entendre à l\u2019époque qu\u2019il avait pu bénéficier de la rançon versée pour la libération de deux otages européennes.Garder l\u2019espoir Robert Powler, raconte tout cela dans Ma saison en enfer (Éditions Québec Amérique), un récit dont la traduction française paraît cette semaine.Quel conseil le diplomate donne-t-il aux diplomates et aux coopérants qui doivent aller dans des pays oû ils risquent de se faire kidnapper ?Avant de répondre à la question, dans l\u2019entrevue qu\u2019il accordait lundi au Devoir, Robert Powler affirme que les Qc-cidentaux doivent continuer à aller dans des pays comme le Niger et le Mali, car, si al-Qaïda «nous ferme une grande partie du monde, il aura gagné».11 conseille à ces personnes d\u2019être prudentes, bien qu\u2019il ait pour sa part l\u2019impression, voire la certitude, de n\u2019avoir commis aucune imprudence.Et si le pire se produit, si des malfaiteurs réussissent malgré tout à s\u2019emparer de votre personne ?«Il faut tout faire pour garder l\u2019espoir et la stabilité mentale», répond Robert Powler.Celui-ci explique que c\u2019est précisément pour cette raison qu\u2019il a pris, dès ses premiers jours de captivité, la décision d\u2019écrire un livre s\u2019il s\u2019en sortait.Et cela, même s\u2019il n\u2019a pratiquement pas eu foccasion de prendre des notes pendant les 130 jours d\u2019enfer qu\u2019il a vécus dans l\u2019immensité du Sahara.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.