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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2013-06-10, Collections de BAnQ.

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[" Des pneres pour laisser ; partir en paix Nelson Mandela, le libérateur Page B 1 ?www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V 1 2 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 JUIN 2013 1,13 $ + TAXES = 1,30 $ P^INT CHAUD La foi n\u2019est pas affaire d\u2019État Christian Lépine prêche pour une laïcité « ouverte » Même s*ï\\ est en poste depuis à peine plus d^un an, Tarchevêque de Montréal, M^*^ Christian Lépine, caresse de nombreux projets pour servir la communauté catholique de Montréal.Après avoir imposé un moratoire sur la vente des églises, il envisage de créer, d^ci un an, une résidence pour jeunes universitaires qui ont soif de foi.LISA-MARIE GERVAIS Il n\u2019oserait pas le dire ainsi, par respect pour ses prédécesseurs, mais Tarchevêque de Montréal, M®\"\" Christian Lépine, se désole de voir que le Québec est en train de jeter le bébé de la religion catholique avec l\u2019eau du bain.Une quarantaine d\u2019églises vides ont été cédées ou vendues, laissant à découvert certains quartiers qui n\u2019ont plus ^e lieux de culte.Le message envoyé est que l\u2019Église abandonne ses fidèles.Et pourtant C\u2019est tout le contraire, comme veut le prouver Lépine, avec les divers projets qu\u2019il entend mettre sur pied Le plus près d\u2019aboutir est sans doute celui d\u2019une résidence où de jeunes universitaires, garçons et filles, pourraient se ressourcer et vivre selon les valeurs chrétiennes catholiques, a confié l\u2019archevêque de Montréal au Devoir.«B existe des maisons d'hébergement pour étudiants universitaires qui, en même temps qu'ils font leurs études universitaires à l'extérieur, peuvent se ressourcer et vivre une expérience de fraternité.C'est une belle façon de nourrir sa foi et de côtoyer le monde de l'université, qui est très varié», a-t-il expliqué.Les jeunes qui décideront ensuite de s\u2019engager plus concrètement dans la religion pourront aller étudier au grand Séminaire, pour les garçons désireux de devenir prêtres, ou, par exemple, chez les carmélites, pour les jeunes filles voulant se faire religieuses.«Entre 18 à 25 ans, c'est un beau moment de la vie, c'est précieux et riche, on a toute la vie devant soi, et c'est bien qu'il y ait des maisons pour héberger les jeunes adultes pour qu'ils puissent VOIR PAGE A 8 : EOI Aujourd\u2019hui Actualités > La division au sein du mouvement souverainiste se poursuit avec la démission du président du Nouveau Mouvement pour le Québec.Page A 3 International > L\u2019armée syrienne s\u2019apprête à lancer la bataille d\u2019Alep, après avoir reconquis Qousseir.Page B1 Actualités > Manon Cornellier commente la polémique au sujet du fonds discrétionnaire au bureau de Stephen Harper.Page A 3 Avis légaux.B\t6 Décès.B\t2 Météo.B\t6 Mots croisés.B\t5 Petites annonces.B 2 \u2014- -\tSudoku.B 5 Les increvables \\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Parce que les Stones, c\u2019est les Stones ! Tant qu\u2019ils pourront, tant qu\u2019on pourra se les payer: on en était là dimanche soir au Centre Bell, encore et toujours au poste pour les Rolling Stones, sept ans après la dernière der des ders au même endroit, à se demander si c\u2019était, vraiment, finalement, «the last time».Mais la tournée anniversaire 50 And Counting lancée en 2012 n\u2019a pas de péremption prévue, il s\u2019est trouvé des gens pour acheter la plupart des billets (y compris, en maugréant, les vertigineux à 640$), et si l\u2019on en juge par Mick, Keith, Ronnie et Charlie.Lire le compte rendu de Sylvain Cormier en page B 8.ASSURANCE-EMPLOI La révision obligatoire se fera à l\u2019aveugle Les plaignants n\u2019auront accès à leur dossier qu\u2019au moment de l\u2019appel GUILLAUME BOURGAULT-COTE Les chômeurs qui voudront contester le refus de leur demande de prestations d\u2019assurance-emploi devront entamer le processus à l\u2019aveugle.Service Canada a en effet décidé de ne pas transmettre le dossier des plaignants à ceux-ci ou à leurs représentants pour l\u2019étape de la révision obligatoire, a appris Le Devoir.Une nouvelle qui inquiète les avocats.Le nouveau système d\u2019appel pour l\u2019assurance-emploi (entré en vigueur le avril) prévoit que toute décision contestée doit d\u2019abord faire l\u2019objet d\u2019une « révision obligatoire».La Commission de l\u2019assurance-emploi reprend alors le dossier qu\u2019elle vient de refuser, et voit s\u2019il y a lieu de modifier la décision prise.A cette étape, il est possible pour le chômeur de fournir de nouveaux renseignements qui seront considérés par la commission.Si la décision négative est maintenue, le chômeur peut alors déposer un appel officiel auprès du Tribunal de la sécurité sociale (TSS).Plusieurs étapes sont possibles par la suite.Service Canada a donc confirmé au Devoir que «ce n'est qu'au moment d'un appel [et pas pour la révision] que la Commission (k l'assurance-emploi assemble les documents sur lesquels sa décision est fondée et les fournit au TSS, qui transmettra le dossier d'appel aux parties intéressées».Selon Ottawa, le processus était le même dans fancien système, les dossiers étant transmis quand une Un chômeur qui conteste ime décision de Tassurance-emploi devra patienter im mois de plus pour obtenir justice VOIR PAGE A 8 : AVEUGLE GRAND PRIX DU CANADA Dominant, Vettel remporte une première victoire à Montréal La grande fête de la Formule 1 est assombrie par la mort d\u2019un travailleur de piste ERIC DESROSIERS Allemand Sebastian Vettel a exercé une do-' mination souveraine sur le circuit Gilles-Villeneuve, dimanche, pour la première victoire de sa carrière au Grand Prix du Canada à Montréal.Parti en position de tête, le pilote Red Bull n\u2019a cédé la première place que le temps de faire son premier arrêt aux puits avant de la repren- dre immédiatement et de maintenir ensuite une confortable avance.La lutte a été plus chaude à l\u2019arrière, le pilote Lerrari, Lernando Alonso, concluant une belle remontée entreprise de la sixième place en ravissant le deuxième rang au Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) à seulement huit tours de f arrivée.Lancée par un temps chaud et ensoleillé qui avait fait cruellement défaut depuis le début du week-end de course, l\u2019épreuve de Lor- mule 1 a rapidement vu le petit groiipe des équipes de tête distancer les autres.A la mi-course, plus de la moitié des voitures accusaient déjà un tour de retard sur le meneur.Lorsque ce dernier a passé le drapeau en VOIR PAGE A 8 : VETTEL Lire aussi > C'est du sport! En commençant par la fin, la course vue par Jean Dion.Page B 4 LUCA BRUNO ASSOCIATED PRESS Sebastian Vettel a signé une première victoire à Montréal, sa troisième de la saison sur le circuit de la Formule 1 77831303442424 A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 JUIN 2013 ACTUALITES ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Mohamed Harkat rejette toutes les accusations d\u2019une quelconque implication dans des activités terroristes.UENS TERRORISTES PRÉSUMÉS Mohamed Harkat doit garder son bracelet GPS, selon Ottawa JIM BRONSKILL à Ottawa Un résidant d\u2019Ottawa accusé d\u2019avoir des liens avec des groupes terroristes aura dorénavant le droit de posséder un téléphone cellulaire, mais le gouvernement fédéral refuse toujours de lui permettre de retirer son bracelet de surveillance électronique ou d\u2019avoir accès à une connexion Internet.Dans des documents déposés à la Cour fédérale, Ottawa indique également être ouvert à la possibilité de laisser tomber l\u2019obligation de prévenir les autorités chaque fois que Mohamed Harkat souhaite quitter la ville.De telles concessions pourraient adoucir les conditions de mise en liberté de l\u2019homme, mais elles ne répondent toutefois pas à l\u2019ensemble de la liste des droits qu\u2019il tentera de recouvrer mardi au cours d\u2019une audience au tribunal.Mohamed Harkat, un réfugié algérien, a été arrêté il y a plus de dix ans, alors qu\u2019il était soupçonné d\u2019être un agent double d\u2019al-Qaïda.Il a vécu l\u2019essentiel des sept dernières années en assignation à domicile avec de sévères conditions.L\u2019homme de 44 ans habite Ottawa avec son épouse et doit porter un bracelet GPS à la cheville en tout temps, en plus de devoir rendre des comptes aux autorités sur une base régulière.Il ne peut pas non plus quitter la capitale canadienne sans permission, et n\u2019a pas droit à un cellulaire ni à une connexion Internet.Mohamed Harkat a rejeté les accusations d\u2019une quelconque implication dans des activités terroristes et affirme avoir vécu avec difficulté les dix dernières années.Il dit être traité depuis trois ans par un psychologue pour des troubles d\u2019anxiété, de stress post-traumatique et d\u2019insomnie.Stress post-traumatique Le psychologue D\"^ Colin Cameron a indiqué dans une déclaration sous serment que son client prenait quatre médicaments pour soigner sa grave dépression, son stress posttraumatique et son anxiété.«Je n\u2019ai violé aucune de mes conditions depuis la révision de mon dossier, en septembre 2009.Me plier à ces conditions est une priorité quotidienne pour moi, et je suis très sérieux dans ma volonté de les respecter et de laver ma réputation», a soutenu l\u2019accusé.Or, les procureurs fédéraux ont soutenu que ce parcours sans tâche était une «conséquence de l\u2019efficacité des conditions, instaurées pour minimiser le risque posé par M.Harkat» Les procédures judiciaires n\u2019ont cessé de se multiplier dans le cas de Mohamed Harkat depuis son arrestation, le 10 décembre 2002, alors qu\u2019il travaillait comme livreur de pizza.La Presse canadienne Accident nucléaire: le ministre Oliver veut revoir les règles de dédommagements Ottawa \u2014 Des sources ont révélé à La Presse canadienne que le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, s\u2019apprêtait à dévoiler son plan pour augmenter le montant que les exploitants de centrales nucléaires canadiens devraient débourser en cas d\u2019accident.Ce montant est actuellement établi à 75 millions de dollars, mais cette somme est largement considérée comme étant insuffisante, particulièrement dans la foulée du désastre de Fukushima qui a provoqué des dégâts de l\u2019ordre de dizaines de milliards de dollars.Les conservateurs ont plusieurs fois présenté des projets de loi pour faire passer ce montant â 650 millions de dollars, mais tous sont morts au feuilleton.Cette fois, des documents obtenus plus tôt cette année par Greenpeace démontrent qu\u2019Ot-tawa envisageait la possibilité d\u2019augmenter le montant â un peu plus de 650 millions.Les écologistes veulent l\u2019abolition du plafond, mais les partisans de l\u2019énergie nucléaire soutiennent que cela serait un argument pouvant pousser une entreprise impliquée dans un accident â déclarer faillite et â laisser la facture au gouvernement.La Presse canadienne Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Premières Nations : plus de consensus que d\u2019opposition, croit le ministre Valcourt Des militants planifient des manifestations et des blocages routiers cet été HEATHER SCOEEIELD à Ottawa Le ministre fédéral des Affaires autochtones affirme comprendre les frustrations de la jeunesse des Premières Nations, mais soutient avoir constaté, au fil de ses séjours dans différentes communautés autochtones du pays, que les politiques de son gouvernement suscitent davantage de consensus que de confrontations.En entrevue avec La Presse canadienne, Bernard Valcourt a déclaré qu\u2019il n\u2019était pas étonnant que les jeunes autochtones soient frustrés, compte tenu de la surpopulation, des services de santé défaillants, des taux de chômage et d\u2019incarcération élevés et des problèmes de violence qui touchent les réserves amérindiennes.«Mon impression est que l\u2019impatience que nous constatons provient majoritairement de ces jeunes, qui, je crois, sont frustrés par le peu de progrès qu\u2019ils constatent, a déclaré le ministre.Ils regardent leur famille et ne voient pas de changements dans certains domaines.» M.Valcourt affirme cependant qu\u2019Ottawa a démontré une volonté de trouver des solutions pratiques dans ces dossiers, notamment grâce â l\u2019éducation, une priorité pour la majeure partie des chefs autochtones du pays.« Quelle est l\u2019approche la plus fondamentale, la plus substantielle qui puisse être correcte et contribuer à modifier la situation, si ce n\u2019est l\u2019éducation ?Voilà une idée qui a été mise de l\u2019avant par le leadership des chejs autochtones du pays.» Actions estivales M.Valcourt a été nommé au poste de ministre au lendemain du mouvement de revendication Idle No More et de la grève de la faim de la chef d\u2019At-tawapiskatTheresa Spence, l\u2019hiver dernier.Les militants se préparent par ailleurs â plus de manifestations et de blocages cet été, qui pourraient comprendre des manifestations en milieu urbain et des actions directes sur les terres des Pre- mières Nations, bien que le ministre Valcourt soutienne que le fait de se crier au visage ne sera jamais aussi utile que de s\u2019asseoir pour trouver des solutions.Messages mixtes Il dit avoir beaucoup voyagé depuis qu\u2019il a remplacé John Duncan, il y a trois mois, et a découvert une volonté de travailler Une entente sur la façon de gérer et de moderniser les anciens traités et les droits autochtones est attendue avec Ottawa en matière d\u2019éducation, de formation et de développement économique.De hauts responsables du ministère et du Bureau du Conseil privé entretiennent d\u2019importantes discussions avec les leaders des Premières Nations depuis janvier, dans une tentative de trouver une entente sur la façon de gérer et de moderniser les anciens traités et les droits autochtones qui, affirment les Premières Nations, ont été ignorés depuis trop longtemps.M.Valcourt et le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo, affirment tous deux que les progrès sont réguliers.Le ministre s\u2019attend même â des recommandations concrètes pour aller de l\u2019avant d\u2019ici la fin de l\u2019été.Dans une récente entrevue, M.Atleo a toutefois dit recevoir des messages mixtes de la part du gouvernement: s\u2019il constate des progrès avec les groupes de travail comprenant les hauts responsables, il dit également remarquer des reculs en matière de soins pour les enfants, et l\u2019adoption de plusieurs lois sans financement ou consultation adéquats.Il affirme par ailleurs qu\u2019Ottawa a refusé de lancer une enquête nationale sur les centaines de femmes autochtones qui ont été enlevées ou assassinées.Selon M.Atleo, l\u2019ampleur des protestations de l\u2019été dépendra de la volonté d\u2019Ottawa d\u2019aller au-delâ de la rhétorique pour agir.La Presse canadienne L RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Près de 68000 soldats, dont 86% d\u2019hommes, ont été contactés en août dernier pour répondre volontairement à un sondage anonyme sur le harcèlement sexuel dans les Forces canadiennes.L\u2019armée enquête sur l\u2019ampleur des cas d\u2019agressions sexuelles Les résultats d\u2019un sondage doivent être dévoilés cet automne SUE BAILEY ALISON AUD Les résultats d\u2019un sondage du ministère de la Défense, qui devraient être publiés â l\u2019automne, pourraient révéler l\u2019ampleur des agressions sexuelles au sein de l\u2019armée, et plus particulièrement les viols d\u2019hommes par des hommes.Près de 68 000 soldats, dont 86% d\u2019hommes, ont été contactés en août dernier pour répondre volontairement â un sondage anonyme sur le harcèlement sexuel dans les Forces canadiennes.On y demandait leur sexe, leur nombre d\u2019années de service et leur rang, de même que cent autres questions allant du harcèlement â des questions sur le viol.Un tel sondage n\u2019avait pas été mené auprès de l\u2019armée depuis 1998.Les résultats pourraient lever le voile sur les agressions sexuelles entre soldats, alors que ce genre de cas n\u2019est que très rarement dénoncé, selon d\u2019anciens soldats et des travailleurs sociaux.Les données seraient encore plus rares en ce qui concerne les viols d\u2019hommes.Aux Etats-Unis, un sondage semblable publié le mois dernier indiquait que 6,1% de femmes et 1,2% d\u2019hommes avaient été victimes de contacts sexuels non souhaités.Par ailleurs, 85% des militaires américains sont des hommes, et la majorité des victimes d\u2019agressions sexuelles, soit environ 55%, sont aussi des hommes, selon les données du département de la Défense.Or, une fraction seulement de ces agressions est rapportée.«Les victimes peuvent être des hommes ou des femmes, tout comme leur agresseur peut être un homme ou une femme», a souligné Brian Lewis, qui est devenu plus tôt cette année le Résultats des tirages du : 2013-06-08 08\t11\t19\t27\t\tliAI4.!4J\t03\t06\t15\t04 42\t46\t47\tcompl.\t\t\t16\t24\t39\tcompl.Prochain gros lot (approx ) 7 000 000 $ 4720901 Résultats des tirages du : 2013-06-07 u 05^19^24^34^35^38^43j COMPL (08) Prochain gros lot (approx )\t20 000 000 $ 3312501 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Quebec cette derniere a priorité premier homme â témoigner devant le Congrès américain â propos des viols d\u2019hommes par d\u2019autres hommes au sein de l\u2019armée.Il a raconté comment on l\u2019avait menacé d\u2019être étiqueté d\u2019homosexuel et démis de ses fonctions s\u2019il portait plainte.«L\u2019autre raison, c\u2019était que cela aurait été mauvais pour la réputation du supérieur», a poursuivi M.Lewis.« Culture macho » Selon Phillip Millar, un avocat représentant plusieurs femmes qui auraient été agres-sées par un employé de l\u2019équipe médicale des Forces canadiennes \u2014 aujourd\u2019hui retraité \u2014, il existerait au sein de l\u2019armée une «culture macho» qui force les hommes â garder le silence.«Il est très difficile de savoir ce qui se passe, puisque la culture environnante décourage les gens de rapporter ces agressions», a précisé M.Millar, qui s\u2019est retiré des Forces armées canadiennes en 2005 après 12 ans de service.Il a indiqué que s\u2019il n\u2019avait pas entendu de militaires soutenir qu\u2019il ne fallait pas dénoncer la violence sexuelle, les victimes savaient tout de même qu\u2019elles risquaient d\u2019être étiquetées de faibles ou encore blâmées pour l\u2019agression.La Presse canadienne Anticosti : QS veut plus de transparence Québec solidaire demande plus de transparence au gouvernement Marois dans le dossier de l\u2019exploration pétrolière sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Pour le député de Mercier, Amir Khadir, les prises de position du ministre de l\u2019Environnement sèment la confusion et alimentent l\u2019inquiétude de la population.H demande â Yves-François Blanchet de dire s\u2019il permettra, oui ou non, la fracturation au cours des forages sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Le député de Mercier réagit aux récentes déclarations du ministre qui juge que les forages exploratoires sont souhaitables.M.Blanchet croit que les études du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) devront venir plus tard, avant l\u2019étape d\u2019exploitation.Il croit que les forages exploratoires permettront de colliger des données scientifiques qui aideront â prendre des décisions éclairées.Anticosti est exclue du territoire couvert par le moratoire qui interdit la fracturation et l\u2019ex-ploration des hydrocarbures dans la vallée du Saint-Laurent.Selon M.Khadir, le gouvernement devrait préciser dès maintenant s\u2019il permettra la fracturation sur l\u2019île, même dans la phase exploratoire.«Ce qu\u2019on veut savoir, s\u2019agit-il de forage avec fracturation dont parle le ministre lorsqu\u2019il parle de forage?», questionne M.Khadir.Fracturation Selon lui, la fracturation en mode exploratoire est aussi polluante et dommageable pour l\u2019eau souterraine.Il se demande aussi d\u2019où le ministre tire sa norme de 400 mètres de distance d\u2019une nappe phréatique pour permettre un forage alors que des experts suggèrent plutôt une distance minimale de 1000 mètres.«Qu\u2019est-ce qu\u2019il cherche à endormir en parlant de forage plutôt que de fracturation, en parlant de zone tampon plutôt que de dire qu\u2019il faut protéger les aquifères avec les normes les plus sévères», ajoute le député.Québec solidaire s\u2019oppose â toute exploitation pétrolière sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Le parti souhaite plutôt que la province réduise sa dépendance au pétrole.«La question n\u2019est pas de changer de pusher.Que ce soit le pétrole d\u2019Arabie, de l\u2019Alberta ou d\u2019Anticosti, c\u2019est pareil, on reste dépendants du pétrole», affirme M.Khadir.Selon lui, le gouvernement devrait plutôt consacrer son énergie â réduire la consommation de pétrole en créant des emplois dans les transports collectifs et les énergies propres.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 10 JUIN 20IS A 3 ACTUALITES Le puits empoisonne Manon CORNELLIER à Ottawa Le cTief de cabinet du premier ministre Stephen Harper a-t-il, oui ou non, le contrôle d\u2019un fonds discrétionnaire du Parti conservateur réservé aux dépenses partisanes du chef?«Oui, non, peut-être, toutes ses réponses.» On pourrait résumer ainsi les explications données par les conservateurs depuis jeudi soir.Ce soir-là, la CBC révélait qu\u2019un tel fonds, financé par le parti, existait au sein du bureau de M.Harper depuis son arrivée au pouvoir.La CBC se demandait s\u2019il pouvait y avoir un lien avec le don de 90000$ fait au sénateur Mike Duffy par le chef de cabinet démissionnaire Nigel Wright.Dans leur réplique aux premiers courriels du journaliste de la CBC, le Parti conservateur et le bureau du premier ministre (BPM) ont été catégoriques.Aucun fonds du parti n\u2019a servi à payer le sénateur Duffy pour qu\u2019il rembourse 90000$ en indemnités injustifiées.M.Wright a utilisé ses fonds personnels pour ce faire, ce qui a conduit à sa démission.Mais dans ces mêmes courriels, ni le parti ni le BPM ne niaient l\u2019existence d\u2019un fonds géré à partir du bureau du premier ministre.Vendredi matin, le directeur des communications de M.Harper, Andrew McDougall, reconnaissait sans problème l\u2019existence 6î«un budget dans le bureau qui vient du parti pour les événements politiques» et qui est «géré par le chef de cabinet».Il n\u2019y voyait rien d\u2019anormal, le premier ministre participant à des activités partisanes aux frais du parti.Il est vrai que les chefs évitent de facturer aux contribuables les dépenses associées à leurs activités partisanes.Leurs partis ramassent la facture.Ce qui est inhabituel cependant, c\u2019est de confier au chef de cabinet du premier ministre la gestion des fonds du parti réservés à cet effet.Cette façon de faire est extrêmement risquée sur le plan éthique.Un chef de cabinet est un détenteur d\u2019une charge publique, soumis aux codes sur les conflits d\u2019intérêts, et il est payé par les contribuables.Il est au service du premier ministre, pas du chef de parti.La ligne est fine entre les deux, et certains dossiers peuvent obliger le chef de cabinet à se placer à la frontière entre les deux, mais de là à se mêler de la gestion des fonds du parti, il y a un pas que personne n\u2019avait encore franchi.Pour une raison évidente : éviter que le chef de cabinet se retrouve dans une position conflictuelle capable de nuire à son patron.Sentant peut-être la soupe chaude, moins de deux heures après les déclarations de M.McDougall, le député Pierre Poilievre répétait aux Communes qu\u2019«î7 n\u2019y a pas de caisse distincte».Peu après, le parti diffusait une déclaration dénonçant la CBC et niant toute l\u2019histoire, mais en choisissant ses mots.01 notait par exemple que toutes les dépenses du parti étaient financées par le fonds contrôlé par le Parti conservateur, mais cela n\u2019empêche pas le financement d\u2019un fonds au sein du BPM.) Samedi, autre soubresaut.Talonné sur les ondes de la radio de la CBC, le député conservateur Chris Alexander disait que «personne ne nie» l\u2019existence au BPM d\u2019un fonds discrétionnaire géré par le chef de cabinet et distinct du fonds du Parti conservateur.Vendredi, M.McDougall parlait pour ainsi dire d\u2019un arrangement commode, sans plus.Le chef de cabinet connaît l\u2019horaire du premier ministre et sait mieux que personne ce qui représente une activité gouvernementale et une activité partisane.Le BPM aurait pu simplement transmettre les factures au parti et l\u2019affaire aurait été réglée, mais bon, peut-être que le directeur des communications dit vrai en parlant d\u2019un choix pratique.Le problème est que bien pçu de gens sont prêts à avaler cette explication.A cause des déclarations en zigzag des derniers jours et d\u2019une feuille de route qui a eu raison de la crédibilité des conservateurs et du premier ministre.On ne les croit plus.Il y a eu trop de cachotteries, d\u2019obstruction, de dénigrement, de bâillons à répétition et de mensonges, dont celui sur le coût des chasseurs F-35.Et il y a le refus de rendre des comptes au Parlement, du coût des projets de loi en matière de justice au dossier des détenus afghans en passant par les accrocs à la Loi électorale.Le député Brent Rathgeber, qui a quitté le caucus conservateur la semaine dernière, a résumé la situation dans le billet expliquant son départ.«J\u2019ai rejoint les mouvements réformiste et conservateur parce que je pensais que nous étions différents, un groupe ^\u2019outsiders étrangers arrivant à Ottawa pour nettoyer la place, promouvoir un gouvernement ouvert et responsable.Je nous reconnais à peine et, pire, je crains que nous nous soyons transformés en ceux-là mêmes que nous dénoncions.» Il visait directement le BPM, sa façon d\u2019opérer «opaque» et «sans supervision» qui représente «un affront aux exigences constitutionnelles d\u2019un gouvernement responsable».Personne ne peut prédire les effets à long terme de la crise des derniers mois, mais, chose certaine, elle aura mis le premier ministre et son équipe à l\u2019épreuve, exposé leurs plus grandes faiblesses, alimenté l\u2019insatisfaction d\u2019un nombre croissant de leurs partisans et sédimenté la méfiance qu\u2019ils inspirent à une partie de l\u2019électorat.mcornellier@ledevoir.com NMQ ; le president claque la porte Jocelyn Desjardins déplore les divisions au sein du mouvement indépendantiste BAHADOR ZABIHIYAN Jocelyn Desjardins, le président du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), qui s\u2019était donné pour mission d\u2019unir les mouvances souverainistes, a démissionné samedi, regrettant les divisions au sein de l\u2019organisme qu\u2019il a lui-même fondé, il y a deux ans.«L\u2019ingratitude et un mouvement aux mille tensions, incapable de se rebâtir sauf pour un peu de moments cosmétiques comme aujourd\u2019hui, auront eu raison de ma volonté», a-t-il écrit sur sa page Facebook samedi.Sa décision a été prise à la suite d\u2019une réunion du Conseil de la souveraineté du Québec (CSQ) .L\u2019organisme a pour mission de faire la promotion de la souveraineté, en réunissant des militants issus des partis politiques et de la société civile.M.Desjardins a souhaité connaître le montant des dons effectués par les partis politiques au CSQ en 2012, a-t-il expliqué au Devoir.La question se pose, car l\u2019argent que les partis donnent conditionne par la suite les décisions du CSQ, selon lui.Il affirme qu\u2019il n\u2019a eu aucune réponse de la part de Gilbert Paquette, le président du CSQ.M.Desjardins a alors demandé à sa délégation de quitter la réunion avec lui, en signe de protestation.Mais son équipe a refusé de le suivre et, face à «ce désaccord de fond trop important», il a décidé de quitter son poste.Pression sur le CSQ?De son côté, M.Paquette a expliqué, lors d\u2019une entrevue téléphonique avec Ix Devoir, que les dons des partis politiques à son organisme sont nécessaires et que les montants de ces contributions sont déjà connus.Ainsi, en 2012, le Parti québécois a donné 10000$ à son organisme, le Bloc québécois et Québec solidaire ont fait un don de 5000$ chacun, et une «organisation syndicale» a contribué avec un don de 5000$.Les partis devraient aussi contribuer financièrement pour l\u2019année en cours, mais M.Paquette ne connaît pas les montants, étant donné qu\u2019il n\u2019y a eu encore aucun versement.M.Desjardins affirme aussi que les partis politiques, plus parti- Primaires: Landry sera le président dn consortinm Bernard Landry sera le «président» d\u2019un «consortium» qui doit être mis en place par le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) afin d\u2019élaborer un plan pour la tenue de primaires indépendantistes dans certaines circonscriptions, a fait savoir Jocelyn Desjardins (notre photo).Le NMQ propose que les militants des différents partis puissent choisir un seul candidat souverainiste.Cette solution est difficilement applicable, dit le président du PQ, Raymond Archambault.«Ça veut dire une investiture à l\u2019intérieur du Parti québécois pour déterminer qui sera le candidat du PQ [.], et une fois qu\u2019on aura déterminé qui remporte l\u2019investiture, il faudra se présenter dans une deuxième investiture pour savoir qui est le candidat souverainiste dans telle ou telle circonscription », explique-t-il.M.Landry n\u2019a pas rappelé Le Devoir.culièrement le PQ, par l\u2019intermédiaire de son président Raymond Archambault, ont fait pression sur le CSQ afin que l\u2019organisme ne participe pas au Congrès sur la convergence nationale qui s\u2019est tenu le mois dernier.M.Archambault rejette cette affirmation.« Quand la décision a été prise autour de la table du conseil d\u2019ad- ministration du Conseil de la souveraineté, fai dit à M.Paquette: \u201cje dois consulter mes instances\u201d, c\u2019est tout», a expliqué le président du PQ, en entrevue téléphonique au Devoir.M.Paquette précise toutefois que les partis n\u2019étaient pas enchantés à l\u2019idée que le CSQ, qu\u2019ils financent en partie, participe au Congrès.«Au début, quand les gens ont appris la démarche du Nouveau Mouvement pour le Québec pour le congrès, bien sûr, oui, il y a eu certaines réticences de certains représentants de partis politiques, [.] ça n\u2019a pas empêché le Conseil de la souveraineté d\u2019appuyer le congrès de la convergence, ce qui démontre bien que le conseil de la souveraineté est indépendant des partis politiques, c\u2019est un mouvement citoyen», dit M.Paquette.Tout contrôler M.Desjardins ne croit pas en la capacité de mobilisation du CSQ.«Les gens ne se réuniront pas derrière un organisme comme le Conseil de la souveraineté du Québec, oublions ça», explique-t-il.Quant à l\u2019avenir du NMQ dont il était jusqu\u2019à récemment le président, il n\u2019est guère plus optimiste.«De tous les angles par lesquels j\u2019ai essayé de m\u2019y prendre, il n\u2019y a rien qui fonctionne [.] à un moment donné, tu te dis: \u201cbon, je vais laisser la place à d\u2019autres\u201d», constate-t-il.M.Desjardins souhaite diminuer l\u2019influence des partis au sein des mouvements souverainistes comme le CSQ ou le NMQ afin de favoriser des espaces de discussion non partisans au sein de la société civile.«Les partis politiques indépendantistes essayent de tout contrôler à la base, ils sont partout: cégeps, universités», déplore-t-il.Mais le NMQ a toutefois fait savoir qu\u2019il y avait eu d\u2019importants progrès accomplis cette fin de semaine.Ainsi, il a été décidé samedi que les partis n\u2019auraient plus le droit de vote au conseil d\u2019administration du CSQ, et que le NMQ y aurait un siège.Le NMQ a salué le travail de M.Desjardins, précisant par voie de communiqué que les enjeux soulevés par son départ sont «effectivement» importants.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des médecins veulent agir contre la prolifération de frais accessoires jugés abusifs dans le système de santé québécois.Des médecins veulent contrer les frais accessoires abusifs NICOLAS LEVESQUE Un groupe de médecins revient à la charge pour contrer la prolifération des frais accessoires dans le système de santé québécois.Un nouvel outil d\u2019information devrait permettre aux patients de s\u2019y retrouver plus facilement pour savoir quels sont les services de santé assurés par la province et ceux pour lesquels les médecins peuvent légitimement imposer des frais à leurs patients.Les Médecins québécois pour le régime public (MQRP) jugent que les patients, en général, connaissent mal leurs droits.MQRP a réalisé un tableau récapitulatif des frais illégaux.Cet outil sera disponible sur leur site Internet et diffusé sur les réseaux sociaux.Pour Alain Vadeboncœur, le président de MQRP, il est essentiel que les patients, mais aussi les médecins, soient bien informés des balises imposées par la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ).Selon lui, des cliniques privées imposent parfois une facture à leurs patients sans savoir que cela contrevient à la loi.La Fédération des médecins spécialistes du Québec a réagi rapidement à cette initiative.«MPRQ représente un très petit nombre de médecins et ses positions nous apparaissent pour le moins dogmatiques», a déclaré Gaétan Barette, par voie de communiqué.«Nous, on parle des patients et de l\u2019accès aux soins, ça n\u2019a rien de dogmatique» La FSMQ ne souhaitait pas s\u2019expliquer de vive voix sur ce dossier qui a déjà été abondamment commenté, selon elle.Pour le docteur Barette, les frais accessoires existent en raison de l\u2019indécision gouvernementale concernant la couverture adéquate des coûts opérationnels pour dispenser les services médicaux.« C\u2019est parce que l\u2019Etat refuse de couvrir les frais accessoires que ceux-ci existent Non pas parce que les médecins le désirent», soutient le médecin spécialiste.«Nous, on parle des patients et de l\u2019accès aux soins, ça n\u2019a rien de dogmatique», répond le DWadeboncoeur.Il déplore toutefois que ce soit les patients qui fassent les frais d\u2019une mésentente entre les médecins et le gouvernement.Imposer une facture pour des services assurés par la RAMQ équivaut, selon lui, à permettre un système de santé à deux vitesses.«On n\u2019est pas si loin de ça des médecins spécialistes sur le fond.Nous aussi, ce qu\u2019on dit, c\u2019est que ça doit être réglé entre les fédérations et le gouvernement, mais pas entre les médecins et leurs patients», affirme le docteur Alain Vadeboncœur.Le MQRP interpelle à nouveau le ministre de la Santé, Réjean Hébert, pour que le dossier des frais accessoires soit réglé rapidement.La Presse canadienne COMPRESSIONS De nouveaux moyens de pression à prévoir dans les garderies privées Les garderies privées envisagent déjà de nouveaux moyens de pression pour convaincre la ministre de la Famille de revoir son plan de compression de 15 millions de dollars.Sylvain Lévesque, le président de l\u2019Association des garderies privées du Québec (AGPQ), qui regroupe plus de 350 établissements, s\u2019est dit revigoré par la décision des membres de l\u2019autre organisme représentant les éducatrices dans la province.Les membres du Regroupement des garderies privées du Québec (RGPQ) ont en effet décidé de rejeter l\u2019entente de principe conclue entre leur bureau et la ministre de la Famille Nicole Léger la semaine dernière.Pour M.Lévesque, ce rejet de l\u2019offre gouvernementale signifie que la ministre n\u2019a pas réussi à diviser les éducatrices de la province.L\u2019AGPQ tiendra une nouvelle assemblée, mardi.De nouveaux moyens de pression seront alors envisagés.Il est notamment question de boycotter les comités auxquels les propriétaires de garderies siègent bénévolement au ministère de la Famille.Des manifestations de fin de semaine seront aussi organisées avec l\u2019appui des parents.Par ailleurs, l\u2019AGPQ envisage de nouvelles journées de grève, mais attend l\u2019avis juridique de son avocat, Julius Grey, avant d\u2019aller de l\u2019avant.La dernière journée de grève a été assortie d\u2019amendes de 800000$ imposées par la ministre Léger.La Presse canadienne Le cas « Laval » de retour à la commission Charbonneau La commission Charbonneau reprend ses travaux lundi, et le dossier lavallois sera de nouveau à l\u2019ordre du jour.L\u2019ex-représentant officiel du PRQ des Lavallois, M® Jean Bertrand, doit poursuivre son témoignage.Lors de l\u2019interruption des audiences, le 31 mai, M® Bertrand avait déclaré que presque tous les conseillers municipaux élus depuis 1997 à Laval, dont le maire actuel, Alexandre Duplessis, avaient servi de prête-noms pour financer le parti de l\u2019ex-maire Gilles Vaillancourt.M® Bertrand assure que ceux-ci avaient été prévenus qu\u2019ils commettaient un acte illégal.Alexandre Duplessis a nié avoir été impliqué dans le stratagème, mais a refusé de commenter plus en détail les allégations, prétextant que le témoignage de Jean Bertrand n\u2019était pas terminé, et que les personnes visées auraient l\u2019occasion de s\u2019expliquer devant la commission.Quelques conseillers de Laval devraient d\u2019ailleurs être convoqués par la commission cette semaine.La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 10 JUIN 2013 ACTUALITES La FECQ veut améliorer le recrutement en région Québec \u2014 Après la lutte contre Uaugmentation des droits de scolarité, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) veut maintenant se concentrer sur la qualité de renseignement dans les cégeps en région.Réunie en congrès, dimanche, à Québec, afin de discuter des grandes orientations à adopter pour l\u2019année à venir, la Fédération s\u2019est notamment prononcée en faveur de l\u2019amélioration des stratégies de recrutement dans les établissements situés en région.Sa présidente, Eliane La-berge, a expliqué que plusieurs cégeps en région font face à une diminution des inscriptions, ce qui provoque une réduction de leur financement public.Elle estime qu\u2019il faudrait peut-être revoir la formule du financement des cégeps, afin de permettre aux établissements aux prises avec des difficultés de recrutement de maintenir leur offre de service.Éliane Laberge Les membres de la FECQ ont aussi réitéré leur position quant à la nécessité de maintenir la formation en soins infirmiers au niveau collégial.Laberge croit qu\u2019obliger les infirmières à détenir un diplôme universitaire pour avoir le droit de pratiquer serait nuisible à l\u2019accessibilité à cette formation dans plusieurs régions du Québec.La réforme de la cote de rendement au collégial, la recherche sur les conditions de stages et l\u2019augmentation du nombre de services aux étudiants avec besoins particuliers figuraient également au menu des discussions.En entrevue, la présidente de la FECQ a rappelé que sa position en faveur d\u2019un gel des droits de scolarité ne changeait pas.Laberge a expliqué que les décisions prises par la Fédération ce dimanche étaient motivées par la volonté de reprendre certains dossiers qui avaient été laissés de côté récemment.La Presse canadienne L\u2019ACIA n\u2019enquêtera plus sur la maladie du charbon JOHN COTTER à Edmonton La maladie du charbon (anthrax) ne sera plus surveillée par l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments, qui estime que cette responsabilité revient plutôt aux producteurs de bétail.L\u2019ACIA a fait savoir qu\u2019elle n\u2019enquêtera plus sur les fermes infectées par le bacille du charbon, pas plus qu\u2019elle ne les mettra en quarantaine ou recueillera des échantillons pour des fins d\u2019analyse.Le bétail ne sera plus vacciné par ses soins et aucune aide financière ne sera dorénavant apportée aux producteurs pour se débarrasser des carcasses d\u2019animaux infectés.De nouvelles règles, qui sont entrées en vigueur au printemps, prévoient que ces responsabilités incomberont désormais aux propriétaires de cheptels et à leur vétérinaire privé.«Il s'agit essentiellement d'une décision d'entreprise; c'est une question de rentabilité que prendront les producteurs et leurs vétérinaires, a expliqué la Penny Greenwood, directrice nationale du programme de lutte contre les maladies de l\u2019ACIA.Et quand il s'agit d'une décision d'entreprise, l'implication de l'ACIA n'est pas vraiment appropriée pour le contrôle de ce genre de maladies, contrairement à d'autres qui sont très difficiles à contrôler» Rares cas humains La maladie du charbon est une maladie infectieuse liée à des bactéries se trouvant naturellement dans le sol, et qui peuvent devenir actives pendant la saison chaude suivant de fortes pluies.Elle peut entraîner la mort de bovins, de bi-sons ainsi que d\u2019autres animaux de pâturage, et dans de rares cas, d\u2019humains.Des personnes peuvent être infectées en manipulant des produits provenant d\u2019animaux eux-mêmes infectés.Mme Greenwood n\u2019a pas dit si les compressions budgétaires fédérales étaient responsables de ce changement de politique.La Presse canadienne \\ \\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour éviter d\u2019être visés par le règlement P-6 encadrant les manifestations, les participants ont tenu un danse-o-thon à Montréal.Les lois entourant la prostitution devant la Cour suprême Les travailleuses du sexe tentent de mobiliser la population canadienne NICOLAS LÉVESQUE Des organismes représentant les travailleuses du sexe tentent de mobiliser la population canadienne alors que la Cour suprême du Canada se penchera sur les lois touchant la prostitution cette semaine.Des activités de sensibilisation ont été organisées dans six villes du pays, samedi, y compris à Montréal, Toronto et Vancouver.Les juges de la Cour suprême entendront jeudi les arguments des défenseurs de la décriminalisation de la prostitution et ceux du gouvernement qui souhaite conserver la loi actuelle.Cette dernière étape judiciaire est le point final d\u2019un long processus entamé en 2009 par trois travailleuses du sexe.Terry-Jean Bedford, Amy Lebovitch et Valerie Scott avaient déposé une plainte pour contester les articles du Code criminel canadien traitant de la prostitution.La Cour supérieure de l\u2019Ontario leur avait donné en grande partie raison, en septembre 2010.La juge Susan Himel avait invalidé trois articles du Code criminel qui traitent de la prostitution.Le gouvernement fédéral avait fait appel et demandé à ce que l\u2019application de la décision soit reportée.Les trois articles en question concernent les maisons de débauche, l\u2019interdiction de vivre du fruit de la prostitution et la sollicitation.Droit, liberté, sécurité La juge Himel a statué que ces articles violaient les droits à la liberté et à la sécurité accordés par la section 7 de la Charte canadienne des droits et libertés.Pour la juge, les torts causés aux travailleurs et travailleuses du sexe par l\u2019application de ces lois dépassent largement ceux causés à la collectivité.Le gouvernement ne le voyait pas de cette façon et a contesté la décision jusqu\u2019en Cour suprême.Pour l\u2019organisme de défense des droits des prostituées Stella, il est primordial que la Cour suprême confirme le jugement de première instance pour assurer la sécurité des travailleurs du sexe.Selon sa directrice générale Emilie Laliberté, la décision de la juge Himel est solide en droit.Stella n\u2019a pas réussi à obtenir un statut d\u2019intervenant à l\u2019audition de la Cour suprême.mais d\u2019autres organismes y seront, dont le Réseau juridique canadien VIH/Sida.Les Nations unies ont aussi obtenu le droit de se faire entendre.La décision du plus haut tribunal du pays devrait être connue d\u2019ici six à neuf mois.M\u201c® Laliberté espère que la décision ne sera pas mitigée.«Pour nous, c'est aussi essentiel que ce ne soient pas les travailleurs de la rue qui écopent.C'est-à-dire que le jugement de La décision du plus haut tribunal du pays devrait être connue d\u2019ici six à neuf mois la Cour suprême pourrait dire: \u201coui, c'est permis de travailler à l'intérieur, mais pour les gens sur la rue, on va maintenir l'article sur la sollicitation et criminaliser les personnes qui travaillent sur la rue\".Ce n'est pas ce qu'on souhaite, ces gens-là sont déjà hypercriminalisés», ajoute M\u201c® Laliberté.Danse-o-thon Selon elle, le prochain jugement pourra donner une ligne directrice aux policiers.«Ils pourraient mettre leurs efforts à la bonne place, prendre ça au sérieux lorsque des travailleuses du sexe portent plainte pour agression sexuelle.Ils pourraient intervenir là où il y a de l'exploitation, lutter contre le gangstérisme plutôt que d'arrêter les personnes dans Hoche-laga-Maisonneuve.» En plus du processus judiciaire, le dossier prendra aussi la voie politique, croit M\u201c® Laliberté.D\u2019autres pays, comme la Nouvelle-Zélande, ont déjà décriminalisé la prostitution.«Le Parlement devrait se pencher sur la question et on espère profondément que ce ne sera pas un gouvernement à majorité conservatrice qui va réécrire des lois qui pourraient être beaucoup plus dommageables que celles qui sont en plape», affirme M\u201c® Laliberté.A Montréal, l\u2019événement de samedi se voulait ludique.Pour éviter d\u2019être visés par le règlement P-6 encadrant les manifestations, les participants ont tenu un danse-o-thon.«On ne voulait pas exposer les travailleuses du sexe et nos alliés à une distribution massive de contraventions», affirme M\u201c® Laliberté.La Presse canadienne LEGISLATIVE PARTIELLE Le candidat de l\u2019UMP est élu député des Français d\u2019Amérique du Nord Washington \u2014 Frédéric Lefebvre, candidat de l\u2019Union pour un mouvement populaire (UMP) à la législative partielle française d\u2019Amérique du Nord, a été élu député à l\u2019issue du second tour de l\u2019élection, selon des résultats non officiels communiqués dimanche par les équipes de campagne des deux candidats.M.Lefebvre a obtenu environ 54% des voix contre 46% pour le socialiste Franck Scemama, soit un écart d\u2019environ 1500 voix à l\u2019échelle de la circonscription, qui regroupe les Etats-Unis et le Canada.L\u2019élection a été marquée par une très forte abstention de 86%, selon les chiffres fournis après l\u2019ouverture des urnes électroniques, dimanche soir.« Cette victoire est d'abord celle des Français d'Amérique du Nord qui se sont mobilisés autour d'un projet, l'Ame Nord, que j'entends maintenant appliquer scrupuleusement, avec enthousiasme», a déclaré Frédéric Lefebvre dans un communiqué, en évoquant son projet d\u2019association pour le continent nord-américain.« C'est forcément une déception, a commenté de son côté auprès de l\u2019AFP Franck Scemama, reconnaissant sa défaite.Si on avait eu un mois et demi de campagne en plus, on aurait pu faire la différence.» Enjeux fiscaux L\u2019élection avait été déclenchée par l\u2019invalidation par le Conseil constitutionnel du compte de campagne de la socialiste élue en 2012, Corinne Narassiguin, une décision qui a entraîné son inéligibilité pour un an.Le candidat UMP, ancien se- crétaire d\u2019État au Commerce, avait échoué face à Mme Narassiguin en 2012, en ne remportant que 46% des voix.La campagne de M.Lefebvre était axée sur les enjeux fiscaux, comme le rapportait Le Devoir en mai dernier.Il s\u2019oppose notamment au projet socialiste d\u2019imposer les gains en capital réalisés par les expatriés qui vendent leur maison en France.Le candidat de 49 ans a rédigé une proposition de loi pour combattre ce qu\u2019il considère comme de la double imposition et il s\u2019apprête à contester le tout devant le Conseil constitutionnel français.Avec Agence France-Presse Le Devoir ERANCOIS GUILLOT AGENCE ERANCE PRESSE Le député Frédéric Lefebvre LE BLOGUE URBAIN Un NOUVEAU blogue collectif écrit par des journalistes passionnés de vie urbaine www.ledevoîr.com/blogue-urbaîn LE DEVOIR, LE LUNDI 10 JUIN 20IS A 5 ECONOMIE ANALYSE Le retour du Japon JEAN-PIERRE PETIT Le «cas» japonais est particulièrement intéressant parce qu\u2019il est potentiellement annonciateur de ce qui risque de survenir dans un grand nombre de pays développés.D\u2019abord parce que, première victime de l\u2019économie de bulle d\u2019après-guerre, le Japon a clairement sombré dans une spirale déflationniste il y a presque vin^ ans.Ensuite parce que c\u2019est le pays dont le déclin démographique est le plus accentué : l\u2019âge médian est de 45,4 ans en 2012, soit le niveau le plus élevé au monde.Le PIB nominal japonais n\u2019a pratiquement pas bougé depuis vingt ans, et le ratio dette totale (ménages, entreprises non financières et administrations publiques) sur PIB a atteint aujourd\u2019hui 390%, contre 265% en 1990.Or, il paraît très difficile pour un pays démocratique et vieillissant de pouvoir stabiliser sa dette dans une situation de stagnation nominale longue.Récemment, le Japon a, semble-t-il, décidé de «se ressaisir».Pourquoi Shinzo Abe, héritier d\u2019une dynastie politique au sein du Parti libéral démocrate, déjà premier ministre entre 2006 et 2007 et que l\u2019on n\u2019attendait donc guère dans la figure du «rénovateur», s\u2019est-il lancé dans une stratégie aussi ambitieuse?La première raison est que le Japon enregistre un déficit commercial depuis 2011.Un tel déficit est structurellement cohérent avec le vieillissement (baisse de l\u2019effort d\u2019épargne, hausse des dépenses publiques).Mais il a été renforcé par la hausse des importations d\u2019énergie consécutive à la catastrophe de Fukus-hima et par les tensions commerciales avec la Chine.Il a aussi été amplifié par l\u2019appréciation continue du yen depuis 2008 jusqu\u2019à fin 2012, nouvel endaka (yen surévalué) après celui de la période 1985-1995, qui avait déjà largement contribué à faire entrer le Japon en déflation.La balance courante ne reste positive que grâce aux revenus des actifs étrangers.Or, le Japon a échappé à toute crise systémique depuis vin^ ans grâce à cet excédent courant, qui permet que la dette publique japonaise soit détenue à une écrasante majorité par des résidents.Un déficit courant impliquerait une dépendance à l\u2019égard des créanciers internationaux, donc une prime de risque croissante sur les titres de dette publique japonaise, avec à la clé un risque d\u2019effondrement du yen et/ou surtout un krach obligataire qui pèserait sur les institutions financières nippones.La deuxième raison est que le Japon doit faire face à la puissance économique, commerciale et désormais militaire croissante de la Chine.Le troisième facteur a sans doute été la relative réussite de la politique monétairç d\u2019assouplissement quantitatif engagé par les Etats-Unis il y a plus de quatre ans.(Jelle-ci a permis, depuis la reprise économique, une croissance réelle de 2%, la création de près de 7 millions d\u2019emplois privés, un sensible redressement des banques et du marché immobilier, le tout en réussissant à diminuer considérablement le déficit courant et à stabiliser le ratio dette totale/PIB.Outre une nouvelle relance budgétaire, le Japon a donc souhaité «mettre le paquet» sur la politique monétaire, en fixant un objectif de doublement de la base monétaire d\u2019ici à fin 2014.Cohérence et détermination Les mécanismes de transmission de cette politique sont désormais en place : baisse des taux d\u2019intérêt réels, baisse du taux de change, reflation des actifs et gains de confiance pour les entreprises et les ménages.La première étape a donc d\u2019ores et déjà été réussie.La croissance réelle a d\u2019aillerus été de 3,5% en rjdhme annualisé au premier trimestre, avec notamment une forte contribution de la consommation et des exportations.Une croissance à nouveau proche de 3% est tout à fait envisageable poru le second trimestre.Aucun autre grand pays dans le monde ne connaît une tendance de l\u2019activité aussi favorable.Restent les deux prochaines étapes.D\u2019abord, un changement durable des anticipations de nature à favoriser une hausse des salaires et des dépenses d\u2019investissement.Ensuite, des réformes structurelles de nature à augmenter le potentiel productif.Jusqu\u2019à présenfi le contenu précis et le calendrier de ces réformes restent encore assez flous (libéralisation du secteur de l\u2019énergie, de l\u2019apiculture et de la santé, hausse du taux de participation du travail féminin et des jeunes, participation aux négociations sur le partenariat transpacifique.).Sans doute en sarua-t-on plus après les élections sénatoriales de juillet.La politique de Shinzo Abe présente poru le moment les qualités de l\u2019action publique propres à exiger un pays d\u2019une crise grave : unité de diagnostic, cohérence et détermination dans l\u2019action.Ce volontarisme paie sru le plan économique, mais aussi politique : le taux d\u2019approbation dépasse 70% dans les sondages, contre 30% à la fin du premier mandat de M.Abe.S\u2019il réussit à conforter son assise lors des élections sénatoriales, il disposera d\u2019une perspective de longévité qui constitue un atout-clé pour asseoir des réformes structurelles.Le Japon des six derifiers mois constitue finalement un réel rayon de soleil pour l\u2019ensemble des pays développés.Celui qu\u2019on n\u2019attendait plus réapparaît sru la scène internationale.Néanmoins, M.Abe n\u2019est pas le premier responsable politique japonais à proclamer le «renouveau» de son pays.La tâche est encore rude.Même après être sorti de la déflation, il faudra en particulier rompre avec les conservatismes et le clientélisme historique du Parti libéral-démocrate, d\u2019autant que Tokyo entrera alors dans une période d\u2019ajustement budgétaire diuable.Le Monde La fin du déclin américain Les chantres de la suprématie des États-Unis font entendre leur voix CORINE LESNES Déclin ?Vous avez dit déclin ?Il y a quelques années, le mqt était sur toutes les lèvres.Les Etats-Unis avaient perdu de leur superbe.Face à la Chine, future première économie du monde (en 2025), leur sort était joué.Aujourd\u2019hui, une humeur ragaillardie s\u2019est emparée des élites américaines.Pas d\u2019exubérance irrationnelle, n\u2019exagérons rien (même si certains parlent d\u2019une nouvelle bulle en Californie), mais un nouvel entrain.Après le gloom and doom {« sinistrose ») des années de crise, voici venu le temps des antidécli-nistes, les promoteurs de la puissance américaine ressuscitée.Avec, en toile de fond, cette visite du président chinois.Xi Jinping, en Californie, il faut le constater : la peur de la Chine est passée de mode.La fine fleur des think tanks a aligpé les statistiques rassurantes.Le PNB des Etats-Unis?16000 milliards de dollars, un quart de l\u2019économie mondiale, deux fois plus que celui de la Chine.Le PNB par habitant?Neuf fois plus élevé.«Arrêtons ce débat abstrait, nous ne sommes pas en déclin, proclame Richard Haass, le président du Council on Foreign Relations, l\u2019un des cercles de réflexion les plus influents en politique étrangère.Nous sommes en croissance.» Certes, croissance au ralenti, mais le reste du monde a de «sérieux,» problèmes.Et ceux qui font mieux que les Etats-Unis n\u2019ont pas grand mérite : «Ils ont commencé beaucoup plus bas.» Si on en croit les antidéclinistes, les perspectives sont riantes pour l\u2019Amérique.Deux spécialistes des affaires militaires l\u2019affirment sans complexe: Michael O\u2019Hanlon, expert à la Brookings Institution, et David Petraeus, l\u2019ancien commandant en chef des forces en Irak et en Afghanistan reconverti, depuis sa démission pour cause d\u2019adultère, dans une carrière d\u2019universitaire doublée d\u2019une fonction nettement plus lucrative dans un fonds d\u2019investissement.Au seuil d\u2019une nouvelle ère?Dans un texte intitulé « Un avenir américain plein de promesses », les deux stratèges déclinent les raisons de leur optimisme.D\u2019abord, la révolution énergétique.Les Etats-Unis deviendront le premier producteur de pétrole brut entre 2017 et 2020, et exportateur net en 2030.Ils sont déjà le plus grand producteur de gaz naturel (avec «cent ans de réserves», as-surent-ijs).Autre révolution, industrielle celle-là : les Etats-Unis comptent parmi les chefs de file mondiaux de l\u2019impression en 3D et de la robotique.Enfin, la révolution dans les technologies de l\u2019information et la transition vers le cloud computing, domaines «dans lesquels nous sommes aussi les leaders».Pour le^ antidéclinistes, l\u2019union économique entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique va sauver la croissance mondiale, plus sûrement que ne le feront jamais la Chine, le Japon ou l\u2019Europe.Le monde pourrait être au seuU d\u2019une nouvelle ère, celle de «la Nouvelle Amérique du Nord», écrivent Petraeus et O\u2019Hanlon.La transformation du secteur énergétique est un «phénomène nord-américain », renchérit Richard Haass.Ce sera peut-être «l\u2019une des grandes histoires du XXI'\u2019siècle».Optimisme exagéré ?Sûrement, kjais d\u2019ores et déjà, l\u2019atmosphère a changé aux Etats-Unis.Le déficit baisse plus vite qu\u2019escompté (10% du PNB en 2009, 4% aujourd\u2019hui).Wall Street a battu son record historique en avril.Les prix de l\u2019immobilier remontent.Et 56% des Américains estiment maintenant que l\u2019économie va mieux, le score le plus haut depuis 2009.Les républicains continuent leur obstructionnisme, mais chaque catastrophe \u2014 et Dieu sait qu\u2019il y en a \u2014 donne le spectacle d\u2019une nation ressoudée autour des veillées à la gloire des victimes, des secouristes et des miraculés, alors que la Maison-Blanche annonce la visite d\u2019un président qui est passé maître dans l\u2019art de consoler.Les antidéclinistes ne rêvent que du jour oû la Chine, dont la dépendance énergétique ne risque pas de s\u2019améliorer (70% de ses importations de pétrole viendront du Moyen-Orient en 2015), aura, à son tour, à composer avec l\u2019Orient compliqué.D\u2019ici là, il reste malheureusement à surmonter quelques légères contrariétés.Quelques « bumps in the road» («cahots sur la route»), comme dit Barack Obama: les armes chimiques syriennes, les missiles nord-coréens, le nucléaire iranien.Le Monde ÜR53ÎÏ5;» ATTA KENARE AGENCE ERANCE-PRESSE A Téhéran, des femmes font leurs emplettes.Les sanctions prises à l\u2019encontre de l\u2019Iran pèsent lourdement sur son économie.SANCTIONS ÉCONOMIQUES L\u2019Iran s\u2019enlise dans le marasme économique Les candidats à la présidentielle du 14 juin critiquent la gestion du président Ahmadinejad CHRISTOPHE AYAD En pleine campagne électorale, Washington est venu rappeler aux Iraniens que le prochain président, qu\u2019ils doivent élire vendredi 14 juin, devra sortir le pays d\u2019une crise économique sans précédent.Une crise due aux sanctions adoptées par les pays occidentaux afin que l\u2019Iran cesse son programme nucléaire militaire présumé.Le président américain, Barack Obama, a signé l\u2019ordre de mise en oeuvre d\u2019un neuvième train de sanctions, qui touchent cette fois-ci le rial, la devise iranienne, qui a perdu deux tiers de sa valeur depuis fin 2011, et le secteur automobile.Les nouvelles mesrues visent à geler les fonds en riais à l\u2019étranger et à empêcher l\u2019usage de cette monnaie dans les transactions avec le reste du monde.Un régime d\u2019exemptions est toutefois prévu poru les pays diminuant leurs commandes de pétrole iranien.C\u2019est le cas de la Chine, de l\u2019Inde et de laTruquie, notamment.En avril, les exportations de brut de Téhéran ont atteint un plancher record avec seulement 700000 barils par jour.Une nouvelle chute du rial porurait se traduire par une nouvelle poussée de l\u2019inflation, déjà à 30% et hors de contrôle de la Banque centrale d\u2019Iran, de son propre aveu.Les mesures visant le secteur automobile pourraient, elles, se traduire par des licenciements dans l\u2019un des plus importants secteurs industriels du pays, après le pétrole et la pétrochimie.La vente d\u2019automobiles d\u2019Iran Khodro, le constructeur national, a été divisée par deux lors de l\u2019année écoulée, passant de 1,3 million de voitures en 2012 à 600000 cette année.«Du fait des sanctions, de plus en plus d\u2019entreprises ne peuvent plus ni importer ni exporter, ex- plique Michel, Malinsky, chargé d\u2019enseignement sur l\u2019Iran à l\u2019École supérieure de commerce et de management de Poitiers.Elles ne parviennent plus à payer leurs fournisseurs, voire leurs ouvriers.Elles ne licencient pas seulement parce que le gouvernement le leur interdit.» Souffrance, mois après mois Les Iraniens souffrent et voient, mois après mois, leur niveau de vie se détériorer.La viande a atteint des prix prohibitifs, autour de 5 euros le kilo, hors de portée de la classe moyenne.Des médicaments étrangers, notamment les traitements contre le cancer, manquent cruellement, faute de devises ou de mécanismes financiers pour les importer.Les équipements hospitaliers se décadent.Les autorités ont beau claironner qu\u2019elles ont réussi à diversifier leur économie afin de contrer l\u2019arsenal occidental, notamment avec succès dans le secteur pétrochimique \u2014 visé par des sanctions américaines le 31 mai \u2014, force est de reconnaître que le pays va mal.«La population souffre vraiment, assure Michel Malinsky.La seule bouée de sauvetage qui empêche les gens de descendre dans la rue, ce sont les allocations versées directement par l\u2019Etat aux plus pauvres.» Lors du premier débat télévisé, tous les candidats à la présidentielle ont fait de l\u2019état de l\u2019économie leur sujet de préoccupation numéro un.Mais plutôt que de parler des sanctions, ce qui reviendrait à remettre en cause implicitement le choix d\u2019une ligne «dure» sur la question nucléaire, ils ont préféré critiquer vertement la mauvaise gestion économique du président sortant Mahmoud Ahmadinejad.Auprès des moins éduqués et des moins in- formés, cette vision des choses a un effet désastreux, car ils peuvent en conclure que le pays est dirigé par des incompétents et des voleurs, alors qu\u2019il est soumis à l\u2019arsenal de sanctions économiques et financières le plus draconien depuis l\u2019époque de l\u2019apartheid en Afrique du Sud.Le seul candidat à avoir créé un lien explicite entre les conséquences des sanctions et les choix stratégiques du Guide suprême, l\u2019ayatollah Ali Khamenei, est l\u2019ancien négociateur Hassan Rohani, un conservateur modéré qui capitalise sur le public réformateur laissé en déshérence.Selon lui, «les slogans politiques comme celui de la résistance» ne sont pas compatibles avec une économie en bonne santé.Saïd Jalili, actuel négociateur sur la question nucléaire et candidat favori à la présidentielle, a soutenu par le passé une «économie de résistance face aux sanctions».M.Jalili, considéré comme un dur et un proche du Guide, considère les sanctions comme «une occasion», car l\u2019Iran a, d\u2019après lui, «d\u2019autres avantages que le pétrole».Sans aller aussi loin que M.Rohani, Ali-Ak-bar Velayati, un ancien diplomate, a évoqué l\u2019idée A\u2019«améliorer les relations diplomatiques pour résoudre les problèmes liés aux sanctions».Jeudi, un autre candidat, Mohsen Rezaie, a déclaré, lors d\u2019une conférence de presse : «Pour éradiquer la hausse des prix, des mesures seront prises afin de lever les sanctions grâce à des négociations nucléaires.» Pas sûr que le Guide, seul décideur en la matière, soit convaincu du bien-fondé de négocier après l\u2019adoption des nouvelles mesures américaines.Le Monde A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 10 JUIN 20IS EDITORIAL LIBRE-ECHANGE L\u2019envers de la médaille «Le dîner est prêt», a déclaré au Devoir le représentant du Québec auprès de l\u2019équipe de négociation de l\u2019Accord économique et commercial global Canada-Union européenne, M.Pierre Marc Johnson.En attendant une conclusion qui tarde, rappelons que, même s\u2019ils sont importants, ces accords à deux constituent un pis-aller qui risque de nuire à de futures négociations multilatérales.L m Jean-Robert Sansfaçon ors de l\u2019annonce de l\u2019échec des négociations entre les 153 pays membres de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC), en août 2008, plusieurs se sont réjouis.Lancées sept années plus tôt au Qatar, ces négociations dites du cycle de Doha visaient à réglementer la libéralisation des échanges entre les pays membres de l\u2019OMC, ceux du Nord et ceux du Sud.Or, comme on pouvait s\u2019y attendre, ,elles ont achoppé au chapitre de l\u2019agriculture, les Etats-Unis et l\u2019Inde n\u2019étant pas parvenus à s\u2019entendre siu les détails d\u2019un mécanisme de réduction des importations agricoles dans l\u2019éventualité où une chute des prix mondiaux menacerait l\u2019économie locale.L\u2019échec fut perçu comme une victoire par les altermondia-listes, mais force est d\u2019admettre aujourd\u2019hui que grâce au statu quo et au niveau élevé des subventions qui le caractérise, ce sont les pays riches qui ont profité le plus de cet échec.D\u2019ailleurs, ces négociations n\u2019étaient pas terminées que tous s\u2019empressaient de relancer des ' FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET iu PFnçamT ?AuvA(?ef T)*AnT(\u2018Co5TÙ.LETTRES Ici, on est ailleurs J\u2019ignorais avojr contribué au revampage d\u2019une société d\u2019État.On biffe Radio-Canada et il reste Ici.Mais où sommes-nous?Quel est l\u2019intérêt de gommer une signature, une marque, un repçre, voire un fait accompli?Cette société d\u2019État qui me fait autant rager que crier au génie a trouvé le moyen de saborder son image de marque.Ils voulaient que tout le monde en parle et ça marche.Én parle-t-on pour le bon motif?J\u2019en doute! Les blagues simplistes frisent déjà.L\u2019indicatif sera alors ici ICI.Je ris en imaginant cette signature: Joyce Napier Ici, Washington! Bonjour l\u2019absurdité.Je ne sais pas s\u2019il y a cohésion dans cette future appellation, mais je sens qu\u2019elle est factice, car le blogue A\u2019Info-man la met déjà en pièces.Non mais, chers bonzes Iciens (m\u2019habi-tuerai-je), où avez-vous la tête?Qu\u2019on soit séparatiste, fédéraliste ou même pentecôtiste, le label Radio-Canada est fort même plus fort que de simples lettres comme TVA ou V.Pourquoi gommer cette marque qui justement est votre marque?Dites-vous que vous soyez ICI ou ailleurs, je resterai le dernier des Mohicans qui clamera qu\u2019il écoute A la semaine prochaine à Radio-Canada, Unité 9 à Radio-Canada et même que je consulterai votre site Web de Radio-Canada et que ça vous plaise ou non et je le dirai ici (oups) et partout.Citoyennes, citoyens, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, crions très fort pour conserver ce noble vocable qu\u2019est Radio-Canada, car ici on l\u2019aime comme ça! Paul-Philippe Paquet, enseignant Montréal, le 6 juin 2013 Le jupon rouge dépasse ! Les garderies commerciales sont en guerre contre le gouvernement.Elles se battent pour conserver des subventions qui génèrent des profits accumulés de 160 millions de dollars.Les CPE ont accepté de piger dans leurs surplus (222 millions de dollars) et ainsi éviter de couper dans les ser- vices aux enfants.Je trouve cela admirable.Les CPE sont des organismes communautaires, dirigés par des parents bénévoles.Les propriétaires des garderies commerciales refrisent de faire comme les CPE.Ils préfèrent garder le fric pour eux et le mettre dans un chalet, un bateau ou un nouveau char.Ils reçoivent 436 millions par année en subvention.Depuis quand des entreprises privées manifestent-elles dans la rue et menacent-elles de faire la grève pour avoir des subventions gouvernementales?Je trouve cela inacceptable.Ce qui est encore plus inacceptable, c\u2019est de constater que cinq des sept administrateurs de l\u2019Association des garderies privées du Québec et leurs familles ont donné 43445$ au Parti libéral entre 2003 et 2010 et qu\u2019ils ont obtenu 525 places subventionnées pour leurs garderies commerciales au cours de la même période.La guerre que mènent les garderies commerciales contre le gouvernement péquiste est une guerre de libéraux qui veulent garder leur fric et qui refusent de faire un effort comme le font tous les CPE et tous les Québécois.Décidément, le jupon rouge dépasse.Sylvain Sauvé Québec, le 5 juin 2013 Les Jeux et la laïcité Les Jeux olympiques sont des exemples parfaits de neutralité face aux religions.On n\u2019a jamais demandé un accommodement religieux à cet organisme.Tous les participants de quelque religion que ce soit sont bienvenus, mais pas question de signes ostentatoires religieux.On imagine mal une musulmane exiger de participer au plongeon avec un niqab ou de participer à la gymnastique avec une burqa.Est-ce qu\u2019un sikh pourrait faire de la boxe avec un kirpan ou un turban ?Un musulman pourrait-il faire du tennis en djellaba?Un hassidim pourrait-il sauter à la perche avec son costume et son chapeau?Est-ce qu\u2019un musulman pourrait jouer au soccer en djellaba?Les sports, dans le monde entier, doivent se pratiquer avec des équipements et des uniformes convenus sur le plan international.La EIEA sans doute repose ses décisions sur les mêmes critères.Pas question de se chercher des critères subjectifs comme la sécurité (kirpan ou le turban) ou l\u2019identité (niqab), il est question ici d\u2019une règle simple : la stricte neutralité.Si les sikhs ne portent pas le turban dans leur propre pays, on voit bien que ce n\u2019est pas une expression essentielle de leur foi.Même chose pour le voile qui a été interdit en Turquie et en Tunisie.Ce n\u2019est pas davantage l\u2019expression d\u2019une religion personnelle qui doit être limitée à la sphère privée, soit au domicile et dans les temples.Si on laisse tout un chacun exprimer sa religion, on en viendra à des conflits comme au Liban, en Algérie et en Irlande du Nord.Une Charte éviterait tous ces accommodements religieux souvent ridicules et tous ces recours aux tribunaux tout aussi ridicules et inutiles.Vivement la Charte ! Normand Rousseau Gatineau, le 6 juin 2013 Une prière oecuménique ?Prononcer les mots «Au nom du Père, du Pils et du Saint-Esprit», tout en se signant, si cela n\u2019est pas le geste d\u2019un pratiquant catholique, alors je me demande bien ce que c\u2019est.Mais les trois juges de la Cour d\u2019appel du Québec ont soutenu quand même que la prière de Jean Tremblay, maire de Saguenay, en début d\u2019assemblée municipale, est manifestement œcuménique, parce que s\u2019adressant autant aux hindous, aux bouddhistes, qu\u2019aux musulmans et.aux non-croyants.Ne serait-ce qu\u2019à cause d\u2019un pareil égarement de la part de trois personnages censés posséder un jugement supérieur à la moyenne, il faudrait que la Cour suprême du Canada soit saisie de l\u2019affaire.Marcel Audet Chicoutimi, le 31 mai 2013 LIBRE OPINION La Place des Arts, un lieu animé MARC BLONDEAU Président-directeur général de la Place des Arts Nous souhaitons répondre ici aux commentaires de monsieur Guy Marchand, publiés dans Le Devoir (« Maison sjnnphonique ou cacophonique?», l®\u2018^juin 2013), au sujet des bruits ambiants à la sortie des salles de la Place des Arts.Au cours des grands travaux de réaménagement de ses espaces publics intérieurs, la Place des Arts a voulu créer un véritable carrefour culturel, au cœur du Quartier des spectacles, pour les millions de spectateurs, usagers du métro, travailleurs du centre-ville et autres citadins qui y circulent quotidiennement.Une programmation artistique variée y est offerte dans le but de rapprocher les arts, les artistes et le public.Ainsi, des aires de restauration y ont été aménagées pour répondre à la demande de notre clientèle.Le Salon urbain, inauguré en 2012, est un endroit qui accueille des conférences de toutes sortes, des expositions, des causeries pré-concerts et des réceptions privées.Ce lieu, qui a remporté les honneurs et s\u2019est attiré des éloges pour son design multifonctionnel (comprenant des équipements à la fine pointe), est rapidement devenu un lieu privilégié pour la tenue d\u2019événements de toutes sortes.Ce sont souvent les compagnies artistiques qui présentent des spectacles à la Place des Arts qui y tiennent des activités culturelles et autres.La Place des Arts a le souci constant de satisfaire pleinement l\u2019expérience des différents publics qui assistant à des spectacles dans ses salles.À cet égard, elle s\u2019assure que les activités présentées dans les aires publiques ne perturbent en aucun temps les conditions d\u2019écoute des spectacles dans les salles.Cette règle est primordiale pour nous et est appliquée en permanence et saps exception.À la sortie des salles, la Place des Arts a souhaité créer un lieu vivant.Il n\u2019est donc pas rare que le spectateur puisse voir ou entendre des performances d\u2019artistes de tous gemes, des groupes de musiciens, de la musique d\u2019ambiance ou, à l\u2019occasion, de la musique amplifiée.Des réceptions privées ont même souvent lieu dans les foyers des salles immédiatement après les spectacles.Il est difficile de préserver l\u2019atmosphère ambiante d\u2019un concert, d\u2019un opéra ou d\u2019un autre type de spectacle à la sortie des salles alors que le spectateur est rapidement confronté aux bruits urbains.Nous comprenons qu\u2019en certaines occasions, certains de ces bruits peuvent déranger.Aussi, la Place des Arts portera désormais une attention particulière à ce que M.Marchand a relevé, afin d\u2019éviter les excès pour l\u2019ensemble des spectateurs. LE DEVOIR LE LUNDI 10 JUIN 2013 A 7 IDEES Grace Kelly pour toujours Voilà la vraie fontaine de Jouvence : l\u2019immortalité consacrée où la gloire et la beauté arrogantes seront figées dans l\u2019éternité du papier glacé KARIMA BRIKH Animatrice de Mise à jour àMaTV e Musée McCord vient tout juste dlnaugurer sa nouvelle exposition: De Philadelphie à Monaco: Grace Kelly, au-delà de Vicône.Pour les amateurs de costumes et de glamour, voilà une exposition fascinante.Mais elle Test d\u2019autant plus qu\u2019elle nous dévoile la prégnance des icônes populaires dans l\u2019imaginaire collectif.Plus de trente ans après sa mort, Grace Kelly fait toujours courir les foules.Dans une société égalitaire comme le Québec, marquée par les luttes féministes et le discours d\u2019émancipation, pourquoi ce récit à l\u2019eau de rose réussit-il encore à nous émouvoir?La réponse ne relève pas d\u2019une science exacte.Mais la fascination pour cette princesse éternelle nous renvoie au rapport entretenu aujourd\u2019hui avec la célébrité ainsi qu\u2019à l\u2019image de la femme.Il faut bien l\u2019avouer, en nous rendant à cette exposition consacrée à Grace Kelly, nous n\u2019en apprendrons pas davantage sur sa vie.Un récit calqué sur les plus dignes contes de fées, racontés encore aujourd\u2019hui aux fillettes émerveillées par les crinolines, les fées et les princes charmants, au grand dam de plusieurs.Grace Kelly, qui porte si bien son nom, jeune femme de bonne famille qui, après des études en art dramatique, se taille rapidement une place dans le milieu du show business.Son talent et sa beauté exceptionnels font rapidement d\u2019elle la coqueluche des studios d\u2019Hollywood puis la muse d\u2019Alfred Hitchcock.Elle deviendra l\u2019icône d\u2019une génération.Au faîte de sa gloire, un Oscar en main, elle abandonne sa carrière d\u2019actrice pour entreprendre le plus grand et long rôle de sa vie, celui de princesse de Monaco, titre qui lui revient après son mariage avec le prince Rainier HI, baptisé maintes fois «le mariage du siècle».Et puisque chaque icône vient avec sa part tragique, malheureusement la princesse n\u2019y échappera pas.Elle meurt à 52 ans à la suite d\u2019un accident de voiture.Célèbre pour réternité Les sociétés occidentales vivent depuis longtemps déjà à l\u2019ère de l\u2019image.La multiplication des téléréalités, des vidéos personnelles sur YouTube et la popularité des réseaux sociaux où tout un chacun documente publiquement sa vie privée, nécessairement magnifiée, n\u2019en est que l\u2019expression la plus patente.Etre vu pour exister, être vu pour être immortalisé.Etre vu pour se croire exceptionnel, être exceptionnel pour aspirer à un destin exceptionnel.Ce ne sera pas la première fois que l\u2019homme aspire à transcender la fatalité de ses origines modestes, à aspirer à être plus beau, plus éduqué.plus riche, plus, plus et encore plus.La société de l\u2019image en a convaincu plusieurs que le salut passait par la célébrité.Spécialistes dans la reproduction de leur image, les grands acteurs, chanteurs, super mannequins et grands sportifs sont devenus les nouveaux dieux auxquels il faut se vouer.Avec un peu de chance, si on arrivait à leur ressembler, on pourrait aspirer au statut de vedette, puis de star et la consécration suprême: icône.Comme Grace Kelly.Alors qu\u2019avec les années qui passent, nos traits se plissent, nos chairs tombent et l\u2019éclat de la jeunesse s\u2019estompe, les icônes, elles, ne prennent pas une ride.Dans une époque obsédée par la fraîcheur des traits, voilà la vraie fontaine de Jouvence : l\u2019immortalité consacrée où la gloire et la beauté arrogantes seront figées dans l\u2019éternité du papier glacé.Plus que le souvenir véritable de ce qu\u2019était la personne, le public d\u2019aujourd\u2019hui et de demain conservera toujours cette image immuable, ce bluff de perfection et de vie rêvée dont le commun des mortels ne s\u2019approchera jamais réellement malgré plusieurs tentatives, à coup de changement de photos de profil Eacebook et de vidéos personnelles mises en ligne sur YouTube.Image de la femme Alors que plusieurs starlettes de l\u2019époque commencent à se dénuder un peu plus chaque jour pour attirer l\u2019attention, Grace Kelly attire les regards par sa réserve naturelle.Elle incarnait et incarne toujours la beauté classique, l\u2019élégance, une sorte d\u2019éternel féminin qui survit aux théories du genre, à la mode dans certains milieux.Aujourd\u2019hui, dans cette société spectacle où le sexe est exposé chaque jour, il est curieux de voir à quel point ce même charme discret de la défunte princesse éclipse encore d\u2019un coup les poitrines dévoilées et fesses moulées de starlettes en mal de popularité.Mais si le conte de fées présenté dans l\u2019exposition dévoile un destin exceptionnel, il révèle aussi les limites à l\u2019émancipation féminine qui régnait à cette époque et qui règne encore dans l\u2019univers royal.Grace Kelly a déjà déclaré que sa vie a véritablement commencé le jour de son mariage avec le prince Rainier et qu\u2019elle n\u2019a connu de joie plus grande que de serrer ses enfants dans ses bras le jour de leur naissance.On veut la croire.Mais le conte de fées des princesses qui se perpétue avec la princesse Kate Middleton, c\u2019est aussi de prendre pour vocation le rôle suprême d\u2019une vie: épouse de prince et première dame.Quitter sa vie de femme indépendante pour se figer dans un rôle immuable, peu importe la femme derrière la princesse.La femeuse prison dorée.Certaines se réjouiront de leur nouveau rôle, les autres devront taire leurs souffrances et afficher un sourire impeccable lors des réceptions mondaines.Mais pour le public des musées du monde, l\u2019image sera toujours plus forte.Pour le commun des mortels, l\u2019icône vivra et mourra toujours heureuse.f AGENCE ERANCE-PRESSE La fascination pour cette princesse éternelle qu\u2019est Grace Kelly nous renvoie au rapport entretenu aujourd\u2019hui avec la célébrité ainsi qu\u2019à l\u2019image de la femme.Ci-dessus, Grace Kelly à New York, quelques jours avant son mariage avec le prince de Monaco en avril 1956.Noces d\u2019étain pour le mariage homosexuel en Ontario Dix ans plus tard, il faut rappeler pourquoi les unions font la force MATHIEU CHANTELOIS Journaliste à Toronto.L\u2019un des premiers gais à convoler en justes noces.1 y a dix ans, la justice m\u2019a donné le droit d\u2019épouser celui que j\u2019aime.La Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario a dit «oui» au mariage homosexuel.Ce jugement m\u2019aura permis de changer mon état civil.Il m\u2019a aussi mis dans tous mes états.Comme la plupart des homosexuels, j\u2019ai grandi dans une famille hétéro.Je m\u2019imaginais alors créer un jour ma propre famille fondée sur l\u2019amour, une des valeurs que mes parents m\u2019ont si bien inculquée.J\u2019ai dù mettre une croix sur cette aspiration lorsque j\u2019ai réalisé mon homosexualité à l\u2019adolescence.J\u2019ai brutalement constaté que je n\u2019aurais pas un tel avenir.Je ne pourrais jamais me marier, avoir une famille, recréer la structure familiale dans laquelle j\u2019avais été élevé et aimé.Il n\u2019y a encore pas si longtemps, les unions entre deux personnes de même sexe progressaient dans le vide juridique et la confusion totale.L\u2019idée d\u2019avoir un jour accès au mariage m\u2019était impensable.Contre toute attente, le 10 juin 2003, on m\u2019a donné les outils pour prendre mon avenir entre quatre mains.JACQUES NADEAU LE DEVOIR En avril 2004, René Lebœuf et Michael Hendricks ont été les premiers homosexuels québécois à se marier.Tout d\u2019un coup, je suis devenu «bon à marier».L\u2019Ontario venait ainsi de damer le pion à toutes les autres provinces canadiennes.Qui l\u2019aurait cru?Duo et duel Conscients que le plus haut tribunal du pays pouvait invalider le jugement, mon conjoint et moi avons été l\u2019un des premiers couples à défiler à l\u2019hôtel de ville de Toronto.Sans tambour ni trompette, nous avons fait les cent pas dans un petit couloir pas très chaleureux, voire même glacial, en attendant l\u2019ouverture du bureau des mariages civils.La cérémonie a duré quelques minutes.En bon gentleman, j\u2019ai laissé mon fiancé signer le registre en premier.Il est ainsi devenu mon époux sur notre certificat de mariage.L\u2019employée municipale s\u2019est confondue en excuses en inscrivant mon nom sur la ligne restante, celle réservée à.l\u2019épouse.C\u2019était presque drôle.Et yraiment sans importance.A notre sortie, le cortège nuptial était toutefois moins joyeux.Des manifestants, dont plusieurs Américains arrivés en autobus nolisés, avaient des slogans à nous cracher au visage.Bibles et drapeaux en mains, ces parangons de la morale as- sociaient mon union à la honte et au péché.Sur un ton incantatoire, ils proclamaient que la reconnaissance de ma relation amoureuse enlevait tout son sens à la sacro-sainte institution du mariage, qui ne peut exister qu\u2019entre un homme et une femme.Des enfants les accompagnaient et hurlaient avec eux.Tout cela n\u2019avait rien à voir avec les traditionnels applaudissements et confettis félicitant les nouveaux mariés.J\u2019ai quitté les lieux sous une pluie d\u2019insultes, ébranlé mais solide.Malheureux, mais extrêmement heureux.Je n\u2019avais rien à cirer de tous ces rednecks.Je n\u2019avais qu\u2019une chose en tête : l\u2019homme de ma vie que je venais d\u2019épouser.Occupation double: pour ou contre?En 2003, un sondage de la firme Ekos affirmait que 47% des Canadiens étaient «défavorables» au mariage entre conjoints de même sexe.En tenant compte du pourcentage élevé d\u2019indécis, on constate que les répondants opposés au mariage gai formaient la majorité.En 2012, selon Ipsos Reid, seulement 18% des gens étaient «totalement opposés» à cette même idée.Que s\u2019est-il passé?Mine de rien, la société a accepté nos unions.Contrairement à ce qu\u2019avaient prédit nos plus virulents détracteurs, le ciel ne nous est pas tombé sur la tête.L\u2019obtention de ce droit n\u2019a nui à personne.En ouvrant l\u2019institution du mariage aux conjoints de même sexe, la majorité hétérosexuelle ne s\u2019est déshonorée d\u2019aucune manière.Au contraire, elle a reconnu aux homosexuels ce qu\u2019il y a de commun chez tous les êtres La lutte pour la reconnaissance des mariages pour tous n\u2019est pas ime fin en soi humains: le désir d\u2019aimer et d\u2019être aimé.Il y a dix ans, la société m\u2019a donné un moyen significatif d\u2019affronter le temps et d\u2019inscrire ma réalité sur papier.Cette reconnaissance a placé le Canada dans le club sélect des pays qui sont à l\u2019avant-garde des à'oits homosexuels.Nous avons été les troisièmes à franchir cette immense étape vers la justice sociale.Aujourd\u2019hui, 17 pays reconnaissent le mariage pour tous \u2014 dont deux seulement sur une partie de leur territoire.Si la tendance se maintient, plusieurs autres nations emboîteront bientôt le pas.Mais le droit, qu\u2019on dit souvent à la traîne des nouvelles réalités sociales, est plus rapide que la sensibilisation et l\u2019éducation.Il y a encore beaucoup de travail à faire ici, même s\u2019il ne fait aucun doute que la bataille la plus importante se déroulera ailleurs dans le monde.On n\u2019a qu\u2019à regarder le débat houleux qui s\u2019est récemment déroulé en Erance pour comprendre que tout n\u2019est pas encore acquis.Les Américains (sans doute les mêmes qui s\u2019étaient invités à mes noces !) ont ressorti leurs pancartes pour les brandir chez eux.Par ailleurs, la lutte pour la reconnaissance des mariages pour tous n\u2019est pas une fin en soi.Dans 78 pays, les pratiques homosexuelles sont passibles d\u2019emprisonnement, voire même de la peine de mort.Sans parler des crimes haineux qui se commettent tous les jours ici et ailleurs dans le monde.J\u2019aime toutefois penser qu\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019heure est à la célébration de nos noces d\u2019étain.Pas tant les miennes que celles de notre société.Ici, la décennie a été marquée par un véritable désir de comprendre l\u2019autre et de mettre fin à toute forme d\u2019intimidation et de discrimination.Voilà une bien belle preuve d\u2019amour.UEQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien 'DegX\\%e(société) et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel Y)zyj\\à.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters)Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Éric Desrosiers (reporters), Gérald DaUaire (pupitre) ; irrformation internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'Teà'Weier(reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)', section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Folie-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Frappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andrèanne Bèdard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ; soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Florence Ferraris (commis).DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur) ,Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawà), Dave Noël (Québec).PUBOClTÉ Claire Breton, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebai', (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Élise G\\raxd(secrétaire).PRODUCTION Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ÉT TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),lsÆaxmi-0^'v\\er Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,C\\andetXB Béliveau (adjointe administrative), Claudine Chevrier, Florentina Draghici, Céline Furoy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 10 JUIN 20IS ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Christian Lépine: «[UEtat] est trop convaincu que le respect de la pluralité passe par le fait de taire la religion.» FOI SUITE DE LA PAGE 1 voir leur vie comme une réponse au discours de Jésus Christ», a ajouté Lépine, qui espère rendre son projet plus concret «d\u2019ici un an».Ces résidences catholiques pour jeunes universitaires pourraient ainsi être la suite logique d\u2019une éducation de niveau secondaire dans une école privée catholique.C\u2019est aussi le souhait de plusieurs parents, selon l\u2019archevêque.«Il y a des parents qui m\u2019appellent et me rencontrent pour avoir des écoles privées catholiques où tout le projet éducatif de l\u2019école est animé par la foi», a dit Lépine, sans vouloir quantifier cette demande.Selon lui, les pnfants n\u2019appar-tieqnent ni à l\u2019État ni non plus à l\u2019Église, mais aux parents qui sont responsables de leur éducation.Èn ce sens, il leur est tout à fait légitime de choisir l\u2019éducation et les valeurs qu\u2019ils veulent transmettre à leur progéniture.«Un musulman, c\u2019est légitime qu\u2019il envoie ses enfants à l\u2019école musulmane.De la même façon, c\u2019est légitime que les catholiques veuillent envoyer leurs enfants dans une école catholique», dit-il.Avant d\u2019avoir la masse critique pour lancer un tel projet d\u2019écoles catholiques, Éé-pine admet qu\u2019il faut maintenant «partir de ce qui existe déjà.Il faut que ce qui existe déjà soit reconnu comme légitime et ayant sa place dans la société», avance-t-il, laissant entendre qu\u2019il compte renforcer l\u2019appui à certaines écoles catholiques.Sans vouloir se comparer aux autres religions, il remarque que les catholiques sont particulièrement victimes de railleries.«C\u2019est certain que, lorsqu\u2019il s\u2019agit de foi catholique, j\u2019ai des échos de jeunes et de parents expliquant qu\u2019ils sont tournés en dérision.On rit d\u2019eux s\u2019ils disent qu\u2019ils vont à la messe ou s\u2019ils expriment leur foi.» Église et État Afin que toutes les religions aient leur place légitime, Lépine se fait le chantre de la laïcité «ouverte», où toutes les religions sont libres de s\u2019exprimer sous le couvert d\u2019un État tolérant aux manifes-tatioqs et aux signes religieux.«[L\u2019État] est trop convaincu que le respect de la pluralité passe par le fait de taire la religion», note-t-il se gardant bien de discuter davantage du projet de charte de la laïcité du gouvernement péquiste.«Il y a des choses qui n\u2019appartiennent pas à l\u2019Eglise, mais à l\u2019Etat, comme le pouvoir judiciaire, le maintien de la paix sociale.Mais parmi les çhoses qui appartiennent à l\u2019Eglise, il y a la définition de sa propre foi.Je ne pense pas que ça appartienne à l\u2019Etat», souligne-t-U.De la mêipe façon, le nouveau cours Éthique et culture religieuse imposé depuis 2008 dans les écoles primaires et secondaires du Québec ne peut pas être enseigné selpn la posture «laïque» de l\u2019État.«C\u2019est très cohérent que, si on est dans une école confessionnelle musulmane, catholique, juive., ce soit à partir du point de vue musulman, catholique ou juif que les choses se passent», note le prçlat.,Les valeurs de l\u2019Église et de l\u2019État s\u2019opposent aussi actuellement dans le dossier des Centres de la petite enfance (CPE) qui cherchent à installer leurs pénates dans des églises.Le diocèse de Montréal ne cache pas qu\u2019il a récemment imposé un moratoire sur tout projet de cession de ses lieux de culte, notamment pour ceux qui ne partagent pas ses valeurs catholiques.De tout temps, dit-il, ces lieux ont été d\u2019abord offerts aux différentes communautés chrétiennes, les catholiques en priorité.«Le premier enjeu, d\u2019un point de vue catholique, ce n\u2019est pas l\u2019argent, c\u2019est la foi», rappelle Lépine.«Il y a quand même cent paroisses qui ont été supprimées [fusionnées], par la force des choses.Et les ventes [d\u2019églises] n\u2019ont pas tellement rapporté de sous par rapport à la valeur réelle du marché.» L\u2019important est de stabiliser les choses, dit l\u2019archevêque qui considère qu\u2019il y a eu «accélération» de la vente du patrimoine religieux.11 mise sur un fonds d\u2019entraide, dont pourraient bénéficier les paroisses les plus endettées, qui sont environ 50%.«L\u2019idée est de faire grandir ces éléments de solidarité pour que les paroisses économiquement plus stables se sentent concernées ».Envisage-t-il de développer un réseau de garderies privées catholiques, non subventionné pour poursuivre ses oeuvres selon ses valeurs?«Ce serait collèrent avec le projet de l\u2019Eglise.Ce serait un espace lié à la communauté chrétienne, lié aux parents.Il y a des demandes en ce sens.J\u2019écoute avant de faire atterrir les choses», soutient-il.Le Devoir Christian Lépine en cinq dates 1951:11 naît à Montréal.1983:11 est ordonné prêtre après des études en théologie à Montréal et en philosophie à Rome.1998:11 travaille au service du Vatican durant deux ans.2006:11 est nommé curé des paroisses Notre-Dame-des-Champs et Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie à Repentigny.2012:11 remplace Jean-Claude Turcotte à la tête de l\u2019Archevêché de Montréal.AVEUGLE SUITE DE LA PAGE 1 demande d\u2019appel était déposée.Sauf qu\u2019à l\u2019époque, le processus de révision était aléatoire.Certains dossiers portés en appel étaient révisés par la Commission de l\u2019assurance-emploi, d\u2019autres pas.«Dans les faits, nous obtenions toujours les éléments du dossier avant de monter le dossier d\u2019appel \u2014 et avant la révision informelle », indique Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeurs (CNC).M.Céré résume: «On appelait les agents de liaison [avec qui les représentants des chômeurs n\u2019ont désormais plus de contacts, comme le révélait Le Devoir \\e 22 mai], ils nous transmettaient le dossier, on l\u2019étudiait et on déposait l\u2019appel si nécessaire.Et parfois le dossier était révisé et réglé avant de passer de-vai^t le conseil arbitral.» À Ottawa, on explique qu\u2019à «titre de mesure supplémentaire pour accroître davantage les gains d\u2019efficience, simplifier et moderniser le processus d\u2019appel, le ministère officialise et améliore l\u2019ancien processus informel de réexamen des décisions visant l\u2019assurance-emploi ».Avocat au Mouvement ac- Le processus d\u2019appel en résumé 1-\tRéexamen formel obligatoire par la Commission de l\u2019assurance-emploi de la décision initiale de la commission.2-\tSi le refus de la demande de prestations est maintenu, le chômeur peut déposer un appel auprès de la division générale du Tribunal de la sécurité sociale (TSS).3-\tLa division générale peut rejeter sommairement le dossier s\u2019il n\u2019a «aucune chance de réussir».Dans ce cas, le chômeur peut s\u2019adresser à la Division d\u2019appel du TSS, qui a le pouvoir de forcer la division générale à étudier le dossier.Mais elle peut aussi confirmer le refus.4-\tSi l\u2019appel est retenu par la division générale, une audience (par écrit, téléphone, vidéo ou plus rarement en personne) peut être organisée.La division peut aussi rendre un jugement sur la foi du dossier.5-\tLes décisions de la division générale peuvent généralement être contestées devant la division d\u2019appel, qui rend alors une décision définitive.tion-chômage de Montréal, Hans Marotte estime qu\u2019il y a «problème éthique» et pratique avec la nouvelle formule.«Comme avocat, quand je fais une démarche, je dois m\u2019assurer que fai tous les éléments importants et pertinents au dossier, dit-il.Je réserve toujours mes arguments juridiques tant que je n\u2019ai pas les documents.» Ce qui veut dire qu\u2019il ne fournira aucune information supplémentaire à la commission lors de la demande de révision, de manière à ne pas incriminer le chômeur qu\u2019il représente, dit-il.Mais ce faisant, la commission a toutes les chances de conclure que sa décision initiale était la bonne.Les chômeurs pourront contester ces deux décisions, mais ils auront perdu une trentaine de jours dans le processus, fait remarquer Pierre Céré.Responsable du dossier de l\u2019assurance-emploi à la ETQ (Eédération des travailleurs du Québec), Marc Bellemare fait valoir qu\u2019on étire inutilement les délais en privant les chômeurs et leurs représentants d\u2019une information importante.«On a 30 jours pour demander une révision, et on ne parle à personne pendant ce temps-là, dit-il.Si on veut faire valoir des faits nouveaux et inciter la commission à changer d\u2019opinion, encore faudrait-il savoir de quoi on parle et ce qu\u2019on reproche précisément à l\u2019employé.Moi, je ne dirai rien sans avoir en main l\u2019enquête et la déclaration de l\u2019employeur.Et si on ne fournit pas d\u2019informations nouvelles à la commission, sa déci- sion va rester la même et on aura perdu un mois.» Avocat spécialisé en assurance-emploi, Jean-Guy Quel-let estime aussi «fondamental» d\u2019obtenir le dossier des gens qu\u2019il représente avant d\u2019entreprendre toute action.«Si on ne l\u2019a pas, on ne peut pas faire notre preuve et contester une décision dont on ne connaît pas les bases», dit-il.Quand un prestataire reçoit une réponse négative de la Commission de l\u2019assurance-emploi, la lettre indique généralement la raison du refus : pas assez d\u2019heures travaillées, départ volontaire, départ à la suite d\u2019une inconduite, etc.Mais les détails expliquant la décision ne sont pas fournis.Le Devoir LUCA BRUNO ASSOCIATED PRESS Fernando Alonso a pris le deuxième rang devant Lewis Hamilton alors qu\u2019il restait huit tours de piste.VETTEL SUITE DE LA PAGE 1 damier, seules quatre voitures avaient évité cet affront.Une première pour le premier Pourtant triple champion du monde, Sebastian Vettel n\u2019était jamais, jusqu\u2019à présent, parvenu à faire mieux qu\u2019une deuxième place à Montréal, comme son écurie d\u2019ailleurs.Sa victoire de dimanche lui permet de creuser son avance en tête du championnat des pilotes avec 132 points après 7 épreuves sur une saison qui en compte 19, devant Per-nando Alonso (96 points), Kimi Raikkônen chez Lotus (88 points) et Lewis Hamilton (77 points).«Je suis très content qu\u2019on ait si bien su se donner tout de suite une bonne avance et que nous ayons réussi à la garder lorsqu\u2019on était dans la circulation.[.] Je ne me suis pas levé ce matin en me disant que je devais absolument remporter cette première victoire, mais je suis évidemment ravi d\u2019avoir gagné.Le Grand Prix du Canada est toujours très apprécié des équipes.» Parti de la sixième position sur la grille de départ, Per-nando Alonso a été l\u2019un des grands animateurs de la course.«Cette deuxième place a un goût de victoire après le difficile week-end que nous avions eu jusque-là.[.] C\u2019est un plaisir de se battre roues dans roues à 315km/h et de se sentir malgré tout en sécurité parce qu\u2019on a affaire à des pilotes doués et intelligents.Ça devrait être ça, la course», a-t-il commenté en référence au Grand Prix précédent qui ne s\u2019est pas si bien passé à Monaco.L\u2019Espagnol garde espoir dans sa course au titre des pilotes, du moins, tant que Sebastian Vettel n\u2019aura pas 75 à 80 points d\u2019avance.«La saison est encore jeune.Espérons que nous ne passerons pas cette barre.» Détenteur de la deuxième place sur la grille de départ, Lewis Hamilton pouvait être relativement content de son sort.Sa Mercedes a eu la fâcheuse tendance, depuis le début de l\u2019année, à être très rapide sur un tour, mais à être aussi rapidement à la peine à mesure que les tours s\u2019accumulent.«La voiture s\u2019améliore, mais ça se fait petit à petit.» Le Pinlandais Valtteri Bottas a été moins chanceux.Seul coureur à souhaiter ouvertement qu\u2019il pleuve dimanche, le pilote Williams s\u2019était faufilé entre les gouttes de pluie la veille pour enregistrer le troisième temps des qualifications alors que son équipe n\u2019avait jamais pu faire mieux, cette saison, qu\u2019une 14® place.Le pauvre pilote avait déjà perdu trois places après le premier tour, et a fini sa journée de travail au 14® rang.Accident tragique Un travailleur de piste est mort après avoir été écrasé par un véhicule lourd dans les instants qui ont suivi le drapeau en damier.Qccupé à l\u2019enlèvement d\u2019une Eormule 1 accidentée au bout de la première ligne droite, l\u2019homme de 38 ans a perdu pied et a été écrasé par la roue du tracteur qui soulevait le bolide.L\u2019équipe médicale du Grand Prix s\u2019est immédiatement portée à son secours.H a été transporté par hélicoptère à l\u2019hôpital Sacré-Cœur où son décès a été constaté à 18h02.C\u2019est la première fois qu\u2019un travailleur de piste est tué au Grand Prix, a déclaré le promoteur de l\u2019événement, Prançois Dumontier.L\u2019homme \u2014 dont le nom n\u2019a pas été dévoilé pour laisser le temps de prévenir la famille \u2014 avait une dizaine d\u2019années d\u2019expérience.Mis à part ce triste accident, Prançois Dumontier s\u2019est dit très satisfait du succès remporté par son événement.« On a eu plus de spectateurs que l\u2019an dernier, ce qui est tout de même remarquable compte tenu de la météo, qui n\u2019a pas été très favorable.» Plus de détails sur l\u2019ampleur de cette assistance devraient être donnés au cours de cette semaine.Tenu sur trois jours, l\u2019événement a des gradins qui peuvent accueillir environ 100000 personnes par jour.Pas encore d\u2019entente avec Bernie Ecclestone De passage au Grand Prix, dimanche, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a nié qu\u2019une entente de principe ait déjà été conclue entre les différents ordres de gouvernement et le grand manitou de la Eormule 1, Bernie Ecclestone, pour le maintien de l\u2019événement à Montréal jusqu\u2019en 2024, comme l\u2019avait rapporté TVA Nouvelles durant le week-end.Elle a toutefois assuré que les négociations avec M.Ecclestone « se passent bien jusqu\u2019à présent» et dit espérer qu\u2019une entente sera conclue «ces prochaines semaines ».« Quand j\u2019ai rencontré M.Ecclestone, je lui ai dit: \u201cnous devons conclure un accord gagnant-gagnant\u201d.Je pense qu\u2019il est d\u2019accord avec moi.» Elle a fait valoir que le Grand Prix constituait une précieuse vitrine internationale pour le Québec, en plus d\u2019attirer de nombreux visiteurs étrangers et d\u2019être un événement apprécié du grand public.« Ça aussi, c\u2019est très important.» Conclue en 2009 et encore bonne jusqu\u2019à l\u2019an prochain, l\u2019entente actuelle prévoit le versement de 15 millions par année par Qttawa (5 millions), Québec (5 millions) ainsi que Tourisme Montréal et la Ville de Montréal (5 millions) .Entreprises depuis plusieurs mois déjà, les négociations de renouvellement de cette entente auraient buté sur les réticences du gouvernement Harper à augmenter sa çontribution.À en croire ce qui en a filtré jusqu\u2019à présent, on chercherait, cette fois, à conclure une entente d\u2019une durée de dix ans.La contribution commune des gouvernements serait majorée à un peu plus de 20 millions par an, mais devrait s\u2019accompagner d\u2019un investissement dans la modernisation du circuit Gilles-Villeneuve (ligne des puits, garages, paddock, tour de contrôle) dont la facture pourrait s\u2019élever entre 25 et 40 millions.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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