Le devoir, 4 juin 2013, Cahier A
[" Michel David et les justiciers de la CAQ Page A 3 Labeaume recrute le «carré vert» Laurent Proulx Page A 2 w w w .16 (16 V 0 i r.c 0 m ?- LE DEVOIR Vol.C I V N° 1 2 3 LE DEVOIR, LE MARDI 4 JUIN 2013 1,13 $ + TAXES= 1,30 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Serge Ménard, président de la Commission spéciale d\u2019examen des événements du printemps 2012 Printemps érable Ménard invite les policiers à venir se « vider le cœur » à huis clos Mais seuls les dirigeants des corps policiers acceptent de collaborer aux travaux de la commission spéciale MARCO FORTIER Le président de la commission d\u2019enquête sur le printemps étudiant de 2012, Serge Ménard, a lancé lundi ses travaux en invitant les policiers à venir «se vider le cœur» en privé, loin des caméras de télévision.M.Ménard et les deux commissaires adjoints, l\u2019ex-présidente de la CSN Claudette Car-bonneau et l\u2019ancien juge Bernard Grenier, ont défendu farouchement leur indépendance par rapport au gouvernement.Ils ont rejeté les critiques des associations de policiers, de partis de l\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale et de groupes étudiants, qui boycotteront la Commission dont ils mettent en doute l\u2019impartialité.Serge Ménard a invité les policiers à ignorer l\u2019avis de leurs associations professionnelles, qui maintiennent leur recommandation de ne pas collaborer avec la Commission spéciale d\u2019examen des événements du printemps 2012.Les policiers qui le voudront pourront venir témoigner derrière des portes closes à titre individuel, a-t-il dit.VOIR PAGE A 8 : MÉNARD Aujourd\u2019hui 4 Économie > Téléphone sans fil : le CRTC sonne le glas des contrats de trois ans.Page B1 Actualités > L\u2019UPAC doit enquêter sur les dossiers du CHUM et de son centre de recherche, croit Québec solidaire, qui s\u2019interroge sur l\u2019explosion des coûts de ces projets et l\u2019absence de concurrence lors de l\u2019octroi des contrats.Page A 3 Le Monde > Conflit syrien : Washington va déployer des missiles en Jordanie pour des exercices.Page B 5 7\t.WW .w Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .B4 B6 B2 B8 B6 B5 Laval Le maire se dit « 100 % légitime » Une équipe de tutelle prend la gouverne de la troisième ville du Québec BRIAN MYLES Cent pour cent légitime.» Alexandre Duplessis compte bien terminer son mandat à la mairie de Laval, en dépit de la mise sous tutelle de la Ville officialisée lundi midi par le Conseil des ministres.L\u2019ancien directeur général de la Sûreté du Québec (SQ) Florent Gagné et les juges administratives Sandra Bilodeau et Sylvie Pierard ont pris la direction de la troisième ville en impor- tance au Québec.Ils seront épaulés par les deux vérificateurs spéciaux nommés en novembre dernier par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire (MAMROT), Sylvain Gaudreault.Pour le ministre Gaudreault, la mise sous tutelle va permettre à la Ville de continuer à fonctionner jusqu\u2019aux prochaines élections municipales ou jusqu\u2019à ce que la Commission municipale décide de se retirer.D\u2019ici là, «il est très important que les affaires se poursuivent normalement», a soutenu le ministre.«Cette décision du Conseil des ministres est donc essentiellement motivée par l\u2019intérêt de la Ville de Laval, l\u2019intérêt de sa population et l\u2019intérêt des institutions municipales.» Désormais, les élus lavallois ne peuvent plus prendre une seule décision sans obtenir l\u2019accord de leurs tuteurs.«Nous ne sommes pas là pour remplacer le conseil, ni le comité exécutif», a précisé Florent Gagné.VOIR PAGE A 8 : LAVAL JACQUES NADEAU LE DEVQIR Le maire par intérim de Laval, Alexandre Duplessis, a accepté de répondre aux questions journalistes, mardi, à l\u2019occasion de l\u2019entrée en vigueur de la mise sous tutelle de la Ville, qui coïncidait avec le jour de la séance mensuelle du conseil municipal.Le soutien aux librairies du Québec se fait attendre En France, la ministre de la Culture annonce un important plan de soutien au secteur de la librairie JEAN-FRANÇOIS NADEAU Les librairies vont mal, soulignait le quotidien parisien Le Monde dans son plus récent cahier «Des Livres».A preuve, le journal cite le cas du Québec.Comment ne pas s\u2019inquiéter pour les libraires et l\u2019avenir du livre, écrit Le Monde, alors que chez les Québécois on compte « vingt établissements fermés depuis 2010» ?Pour la présidente de l\u2019Association des libraires du Québec (ALQ), Katherine Fafard, les choses apparaissent plus compliquées ou, du moins, à nuancer.«Il y a effectivement vin^ librairies, au sens large, qui ont fermé depuis 2010 au Québec, explique-t-elle, mais ce n\u2019est pas strictement pour des raisons économiques.Le cas le plus récent, celui de la Librairie générale française à Québec, tient à une absence de succession et une question d\u2019échéance de bail.Il y a toutes sortes de raisons pour expliquer ces fermetures.Mais il est vrai qu\u2019il y a aussi des problèmes économiques en cause.» Katherine Fafard souligne que c\u2019est au cours de la dernière année que les fermetures les plus importantes ont été notées.Selon les données de l\u2019ALQ, on constate que 40% des fermetures ont eu lieu dans la région de la vieille capitale et 30% dans la région montréalaise.Dans ce dernier cas, il s\u2019agit surtout de librairies spécialisées qui ont dû fermer leurs portes.En France, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a décidé d\u2019agir pour contrer ce mou- VOIR PAGE A 8 : LIBRAIRIES MIGUEL MED INA AGENCE ERANCE-PRESSE La ministre française de la Culture, Am-élie Filippetti Analyse indépendante Au moins 12000 puits de pétrole sur Anticosti Amir Khadir doit dévoiler une pétition de quelque 26 000 noms demandant un moratoire ALEXANDRE SHIELDS Ly exploitation pétrolière sur Anticosti pour-' rait nécessiter le forage de 12000 puits, voire davantage.Il faudrait ajouter à cela l\u2019obligation de développer d\u2019importantes infrastructures, dont des routes et un réseau d\u2019oléoducs.Bref, l\u2019implantation d\u2019une telle industrie ne se fera pas sans impacts permanents pour la plus grande île du Québec, selon ce qui se dégage d\u2019une analyse produite par l\u2019ingénieur géologue Marc Durand.Une pétition de quelque 26000 noms exigeant un «moratoire» sur l\u2019exploration doit d\u2019ailleurs être présentée sous peu à l\u2019Assemblée nationale.« Vous pouvez vous imaginer ce que représente le débarquement de matériel, le camionnage, les plateformes de forage, la construction d\u2019oléoducs, d\u2019un port, etc.Pour les entreprises pétrolières présentes sur Anticosti, l\u2019exploitation signifierait plusieurs dizaines de milliards de dollars d\u2019investissements.Et on parle de décennies de travaux», explique au Devoir M.Durand, qui a étudié pendant plusieurs mois le cas de l\u2019île sise en plein cœur du Saint-Laurent.«En fait, ce sera absolument démesuré par rapport à ce que l\u2019île pourra encaisser d\u2019un point de vue environnemental.Mais c\u2019est un choix.On VOIR PAGE A 8 : ANTICOSTI 77831303443123 A 2 LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2013 ACTUALITES VILLE DE QUEBEC Labeaume recrute un « carré vert » Laurent Proulx se joint à l\u2019équipe du maire en vue des élections municipales de l\u2019automne ISABELLE PORTER à Québec Ly ex-carré vert Laurent < Proulx se joint à Equipe Labeaume en vue des élections municipales de l\u2019automne.Le maire sortant dit toutefois qu\u2019il n\u2019appuie pas nécessairement ses opinions sur le mouvement étudiant et la privatisation de Radio-Canada.Le jeune homme s\u2019était fait connaître pendant le conflit étudiant en demandant aux tribunaux de lui permettre de suivre son cours d\u2019anthropologie malgré la grève.En août dernier, il déclarait être favorable à l\u2019abolition de Radio-Canada.Interrogé sur cette candidature, le maire Régis Labeaume n\u2019a pas voulu dire s\u2019il partageait ses opinions sur la crise étudiante.«Laurent a ses opinions et je n\u2019ai aucun problème avec ça.[.] Ce que j\u2019aime de Laurent, c\u2019est qu\u2019il a beaucoup de courage et on n\u2019en a pas trop en politique», a-t-il dit lors d\u2019une conférence de presse en matinée lundi.Plus tard en journée, il a souligné que c\u2019est Laurent Proulx qui l\u2019avait contacté le premier et qu\u2019à l\u2019époque, il ne savait pas qui il était.«Finalement, on l\u2019a rencontré.Il est très intelligent.[.] Je sais qu\u2019il est pour l\u2019abolition de Radio-Canada, je ne suis pas obligé d\u2019être d\u2019accord, quoique des fois, je serais assez d\u2019accord!», a-t-il lancé dans un grand éclat de rire.Pas besoin de « candidats-vedettes » Le principal intéressé affirme quant à lui que le dossier étudiant est chose du passé.«J\u2019ai fait un travail du- À JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE En avril 2012, Laurent Proulx avait obtenu une injonction afin de lui permettre d\u2019assister à son cours d\u2019anthropologie à l\u2019Université Laval malgré la grève étudiante.rant le conflit étudiant.J\u2019ai défendu les intérêts de ceux qui voulaient assister à leur cours en toute quiétude.Cet épisode est derrière nous.Maintenant, je suis au service des gens de Québec», a dit M.Proulx.Par contre, le dossier des régimes de retraite l\u2019intéresse beaucoup.Il y voit un enjeu «de justice intergénérationnelle ».Agé de 26 ans, Laurent Proulx habite à Québec depuis deux ans.Depuis le début de l\u2019année, il travaille comme assistant de recherche dans un cabinet d\u2019avocats.Il se présente dans le district de Cap-Rouge-Laurentien qui était occupé jusqu\u2019à présent par De- nise Tremblay-Blanchette, conseillère sortante d\u2019Equipe Lalpeaume.Equipe Labeaume a présenté dix candidats lundi.Outre M.Proulx, le groupe inclut l\u2019ingénieur Erançois Paul-bus, les restaurateurs Sébastien Chamberland et Erédéric Poitras, l\u2019ancien ombudsman de la ville Robert Dinan, l\u2019ex-présidente de la Eondation de l\u2019entrepreneurship Natacha Jean, le secrétaire général de la Société immobilière Jona-tan Julien, l\u2019ancienne animatrice de télévision Anne Corri-veau, le coordonnateur au Ministère de la Sécurité publique Patrick Voyer et un jeune courtier immobilier du nom de Jérémie Ernould.Le maire Labeaume a dit avoir choisi ces candidats pour leurs compétences «très spécifiques», mais qu\u2019il cherchait aussi des «personnes engagées et désirant ardemment faire de la politique municipale malgré le climat délétère de ce milieu».Interrogé sur l\u2019absence de «candidats-vedettes», il a laissé entendre que ce n\u2019était pas nécessaire en politique municipale.«On gère une ville, nous autres, ce n\u2019est pas le Parlement du Québec [.].Ça nous prend des gestionnaires.» Le Devoir INONDATIONS À QUÉBEC Le maire demande de se passer du BAPE «Qu\u2019on se retire et qu\u2019on arrête de dépenser, s\u2019il vous plaît ISABELLE PORTER à Québec Le maire de Québec demande au gouvernement du Québec de contourner le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) pour accélérer le réaménagement de la rivière Lorette qui a causé les inondations de la fin de semaine.«Personne ne pensait qu\u2019il pourrait y avoir deux épisodes de ça en cinq ans.C\u2019est pour ça qu\u2019on dit au ministre \u201cPouvez-vous faire sauter les règles, pas de BAPE puis on va ajouter l\u2019argent\u201d», a expliqué lundi Régis Labeaume devant le conseil municipal.L\u2019épisode d\u2019inondations de la fin de semaine est le deuxième à survenir à la Rivière Lorette en huit ans (et non pas cinq).La Ville, qui a déjà investi 15 millions de dollars dans des travaux sur le site, a un projet majeur pour rehausser les berges, mais on craint qu\u2019il n\u2019aboutisse pas avant 2019.Selon le cabinet, le ministre du Développement durable, Yves-Erançois Blanche!, lui aurait donné son appui lors d\u2019un entretien téléphonique en début de soirée.Si cela se confirme, M.Blanche! devra toutefois obtenir l\u2019appui du Conseil des ministres pour aller de l\u2019avant.Coffre-fort virtuel Sur un autre sujet, le maire Labeaume et son équipe ont dû défendre lundi soir le projet de coffre-fort virtuel dont les médias ont révélé les ratés la se- maine dernière.«Qu\u2019on se retire et qu\u2019on arrête de dépenser s\u2019il vous plaît», a lancé la conseillère de Démocratie Québec, Ginette Picard-Lavoie.Aux conseillers de l\u2019opposition qui ctiaient au gaspillage, les élus d\u2019Equipe Labeaume ont rétorqué qu\u2019il n\u2019y avait là rien d\u2019inquiétant puisqu\u2019on avait affaire à un projet «de recherche et développement».Une somme de 2,4 millions de dollars doit être investie dans ce projet technologique visant à attirer dans la capitale une filiale du groupe français Orange.L\u2019administration Labeaume martèle que son propre investissement est modeste et que le reste vient d\u2019une subvention du gouvernement du Québec.Encore des poussières Par ailleurs, le maire Labeaume a commencé à manifester de l\u2019impatience dans le dossier du Port de Québec.Après la poussière rouge en novembre et les révélations sur le nickel, un nuage de poussière noire (du charbon) s\u2019est répandu dans l\u2019air au-dessus du port vendredi.«Arrimage St-Laurent, je suis rendu au bout de ma patience avec eux autres, a lancé le maire en matinée.Ma position de maire fait que je dois avoir du respect pour une organisation qui crée beaucoup d\u2019emplois puis qui amène de la richesse à Québec, mais on ne peut pas le faire au détriment de la santé des gens.» Le Devoir Le gouvernement Harper veut réaliser le nouveau pont Champlain en partenariat public-privé.Pourquoi en PPP alors que ça revient royalement plus cher?La construction en PPP peut coûter jusqu\u2019au double du prix.Contrairement au gouvernement, le secteur privé vise le profit.Et il finance sa participation à un taux d\u2019intérêt plus élevé que le secteur public.La facture est refilée aux usagers.A propos ; qui dit pont en PPP dit pont à péage.Et vu son prix, on est certain d\u2019avoir un péage comme on n\u2019en a jamais vu à Montréal.En PPP, le gouvernement perdra le contrôle et une expertise indispensable.La gestion du pont \u2014 une infrastructure essentielle \u2014 relèvera du privé.Et tant pis pour la reddition de comptes et la transparence dans l\u2019octroi des contrats.Le gouvernement se départira d\u2019une équipe complète d\u2019experts en gestion et entretien de pont.On a vu ailleurs ce qu\u2019il en coûte au secteur public de perdre son expertise interne.Pas rassurant, n\u2019est-ce pas?Le mode PPP, on a vu ce que ça fait et on le paie cher.Après les problèmes, scandales et échecs associés aux PPP \u2014 pensons aux haltes routières, au CUSM, au CHUM, entre autres \u2014, pourquoi le gouvernement Harper nous impose-t-il le mode PPP pour notre nouveau pont?Le PPP pour le nouveau pont Champlain, c\u2019est royalement trop cher.pour pas plus de pont.Syndicat canadien de ^ ia fonction pubiique Fit) LANGUES OEEICIELLES La GRC blâmée pour son manque de respect envers le français OT^iSriTT .ATii:' n/i.niAT\tT r'DA' STEPHANIE MARIN à Ottawa T-shirts deux fois plus chers en français qu\u2019en anglais, site Internet unilingue pour sa fondation qui vend la plupart de sa marchandise dans cette langue : la GRC s\u2019est fait taper sur les doigts par le Commissaire aux langues officielles pour son manque de respect du français après une plainte du NPD.Le commissaire Graham Eraser vient de rendre un rapport préliminaire sur la situation \u2014 obtenu par La Presse canadienne \u2014 après que le député néodémocrate Yvon Godin, aussi porte-parole du parti en matière de langues officielles, eut porté plainte contre la Gendarmerie royale du Canada (GRC).M.Eraser a conclu que les plaintes, déposées en 2011, sont fondées.L\u2019enquête a notamment révélé qu\u2019en ce moment, sur le site Web de la boutique de souvenirs Mountie, les images présentant les vêtements portent uniquement le logo RCMP (Royal Canadian Mounted Police), même sur la page française.Un message explique qu\u2019il faut passer une commande spéciale pour se procurer un article «dans une autre langue officielle».Deux fois plus cher Qr, il en coûtera alors près du double pour y voir le sigle GRC et la livraison sera deux fois plus longue, a constaté le commissaire.«C\u2019est aberrant», a commenté la députée blo-quiste Maria Mourani.«Tout le monde devrait payer le même prix».La fondation s\u2019occupe de récolter l\u2019argent généré par les dons et par la vente de marchandises \u2014 notamment par la boutique Mountie à Qttawa \u2014 arborant les emblèmes de la GRC.L\u2019argent sert ensuite à appuyer les activités de la GRC en matière de police communautaire et de prévention criminelle.La GRC a d\u2019abord donné l\u2019argument que les produits vendus par la boutique ne sont pas un «service» offert par elle.Et que ni sa fondation ni la boutique ne sont assujetties à la loi sur les langues officielles, car elles ne sont pas des «institutions fédérales».Le commissaire a rejeté ces prétentions.«La fondation agit pour le compte de la GRC au sens de l\u2019article 25 de la loi.Dans cette optique, il incombe à la GRC de s\u2019assurer que les communications et les services destinés au public par la fondation et par la boutique Mountie sont disponibles dans les deux langues officielles et qu\u2019ils sont de qualité égale», écrit M.Fraser.11 a aussi noté que le panneau d\u2019ouverture de la boutique était uniquement en anglais en 2011 : «open/closed».Celui-ci est désormais bilingue.Aussi, des 14 ouvrages sur la GRC vendus, aucun n\u2019est offert en français, a constaté le commissaire.Le site de la fondation, incluant les liens pour les dons, est uniquement dans la langue de Shakespeare.Absurdité M.Godin trouve absurde que la GRC, dont le mandat est de faire respecter les lois, se batte de cette façon.«Il y a quelqu\u2019un qui a la responsabilité de leur dire, et moi je crois que c\u2019est le premier ministre, le gouvernement conservateur qui est au pouvoir, qui devrait dire aux dirigeants de la GRC qu\u2019il faut respecter la loi sur les langues officielles», a-t-il dit.Le député libéral Bob Rae est du même avis.«Il faut continuer l\u2019effort venant du bureau du premier ministre, venant du Parlement du Canada pour renforcer l\u2019importance du bilinguisme».11 dit voir beaucoup d\u2019exemples oû il y a un ralentissement dans les efforts du gouvernement de M.Harper.La GRC a déjà pris des engagements, notamment afin d\u2019aider la fondation à traduire son site.La Presse canadienne Les tweets de Harper dérangent Des messages envoyés des comptes Twitter de Stephen Harper font sourciller \u2014 tout en soulevant des questions les ressources que les élus peuvent utiliser pour entretenir leurs réseaux sociaux.Le premier ministre a affiché sur Twitter lundi un lien du site Web du Parti conservateur du Canada (PCC) qui encourage l\u2019internaute à s\u2019abonner à la liste d\u2019envoi des conservateurs.Ces gazouillis ont été envoyés des comptes @pre-mierministre et @pmharper, généralement destinés aux annonces gouvernementales, et perçus par plusieurs comme les comptes officiels du premier ministre.En général, il est admis que les ressources gouvernementales ne doivent pas être dédiées à des fins partisanes.«Aidez-nous à bâtir un Canada plus fort \u2014 ajoutez votre nom», peut-on lire sur les comptes français et anglais de M.Harper qui comptent respectivement 8700 et 340000 abonnés.Au bureau du premier ministre, on affirme que le compte Twitter oû l\u2019on peut lire le gazouillis en question n\u2019est pas le compte officiel du premier ministre.Dans la présentation d\u2019accueil de ce compte, on mentionne pourtant qu\u2019il est le premier ministre du Canada et non le chef conservateur, et on renvoie au site Web officiel gouvernemental.«@pmharper est un compte Twitter politique, pas gouvernemental», a écrit la porte-parole Julie Vaux dans un courriel.Elle affirme que le compte officiel est @Misea-jourWebPM, qui compte seulement 800 abonnés en français et 8000 en anglais.En fin d\u2019après-midi lundi, le bureau du premier ministre n\u2019avait pas encore répondu à La Presse canadienne, qui voulait savoir si du personnel \u2014 payé par les contribuables \u2014 entretenait le fil Twitter de M.Harper, ou s\u2019il était géré par du personnel du Parti conservateur.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 4 JUIN 2013 A 3 ACTUALITES Les justiciers Michel David Petit à petit, le ruisseau perce le rocher, se plaisait à répéter Claude Ryan.Relayée par une publicité sur le Web, la campagne que la CAQ mène depuis des semaines à lAssemblée nationale pour amener le gouvernement Marois à intenter des poursuites civiles contre les entreprises mises en cause devant la commission Ctiarbonneau a finalement réussi à faire les manchettes.L\u2019été dernier, François Legault avait frappé un grand coup en recrutant Jacques Duches-neau.Grâce à lui, la CAQ avait pu ravir au PQ le rôle du chevalier blanc durant la campagne électorale, mais les résultats de l\u2019élection du 4 septembre l\u2019avaient forcé à se contenter d\u2019un statut de palefrenier.La CAQ tente aujourd\u2019hui de tirer profit de la colère légitime des contribuables qui, au fil des ans, se sont fait voler des milliards de dollars par des entreprises sans scrupules, acoquinées avec des politiciens et des fonctionnaires véreux.Le populisme faisait partie de l\u2019héritage laissé par la défunte ADQ.Dans le message publicitaire diffusé sur le Web, MM.Legault et Duchesneau surenchérissent donc sur le thème : « Il faut faire payer les profiteurs ».Le ministre de la Justice, Bertrand St-Ar-naud, a eu beau plaider que trop de précipitation risquerait de faire échouer les poursuites et assurer que les procureurs du gouvernement agiraient en temps et beu, la CAQ revient à la charge quotidiennement.Un jour, on réclame que les transferts d\u2019actifs soient l)lo-qués pour éviter que les entreprises délinquantes ne se transforment en coquilles vides.Le lendemain, on exige qu\u2019elles soient privées de tout contrat public tant qu\u2019elles n\u2019auront pas remboursé.?Il est clair que les exactions commises devront être sanctionnées d\u2019une manière ou d\u2019une autre, mais la solution n\u2019est La solution\tpeut-être pas aussi simpliste que ce que propose la CAQ.n\u2019est peut-être Le Québec n\u2019est pas la seule .\tsociété à s\u2019être trouvée aux pas aussi\tprises avec la corruption.eimnliefp\tPeut-être serait-il bon de s P sie\ts\u2019inspirer de ce qui s\u2019est fait que ce que\tailleurs.Un collègue de La Presse propose\ts\u2019est rendu récemment aux 1 TAH\tPays-Bas, où sévissait un la CAQ\tcartel de la construction dont les méthodes, d\u2019abord révélées par un journaliste de la télévision, ressemblaient à s\u2019y méprendre à celles qui sont exposées depuis des mois devant la commission Charbonneau.Un exemple qui mérite réflexion.Là-bas, il a fallu moins de trois mois après la diffusion du reportage pour mettre sur pied une commission parlementaire, qui a produit un rapport de 3000 pages en décembre 2002.La collusion s\u2019était étendue à tout le pays.Des dizaines d\u2019élus et de fonctionnaires avaient été corrompus, des milliards d\u2019euros avaient été volés aux contribuables.Là-bas aussi, on avait distribué des bouteilles de vin, rénové des maisons gratuitement et distribué des enveloppes brunes.Les bordels d\u2019Amsterdam avaient également été mis à contribution.La ministre des Transports avait été surprise en train de descendre du jet privé d\u2019un entrepreneur qui l\u2019avait invitée à assister, non pas à un concert de Céline Dion, mais à un championnat de patinage artistique.«J\u2019adore le patinage artistique», avait-elle plaidé.?Les Néerlandais étaient certainement aussi indignés que le sont aujourd\u2019hui les Québécois et aussi désireux de voir les entreprises fautives rendre gorge.Malgré toutes les révélations faites devant la commission d\u2019enquête, aucune des poursuites intentées par le procureur général des Pays-Bas n\u2019a toutefois abouti.Le ministre amatrice de patinage artistique s\u2019en est tirée indemne et elle préside aujourd\u2019hui l\u2019association des maires du pays.Afin de récupérer une partie des sommes perdues, on a plutôt promulgué une amnistie et négocié avec les entreprises un remboursement de 400 millions d\u2019euros, qui ne représentaient toutefois que 2% des sommes volées.C\u2019est une formule de ce genre que le maire Ap-plebaum désire explorer avec les entreprises mises en cause.Bien sûr, un compromis de cette nature ne satisferait pas ceux qui tiennent à ce que des têtes se balancent sur des piques, mais l\u2019exemple néerlandais démontre à quel point la voie judiciaire est incertaine.Au mieux, les tribunaux seraient engorgés pendant des années, avec les frais d\u2019avocats faramineux que cela implique.Il serait sans doute plus prudent d\u2019attendre les recommandations de la commission Charbonneau avant de statuer sur la marche à suivre.Le problème est qu\u2019elle ne terminera ses travaux qu\u2019au printemps, soit bien après la date probable des prochaines élections.D\u2019ici là, bien d\u2019autres révélations viendront exacerber la co-lèrç de la population.A défaut de réussir à convaincre les électeurs qu\u2019elle est la plus apte à offrir la meilleure solution de rechange au gouvernement Marois, la CAQ pourra donc continuer à jeter de l\u2019huile sur le feu en jouant les justiciers sans égard aux conséquences.mdavid@ledevoir.com FecËxDÿül JACQUES NADEAU LE DEVOIR La coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, et le député de Mercier, Amir Khadir (notre photo), se sont rendus lundi matin aux biueaux de l\u2019UPAC poiu déposer une demande d\u2019enquête sur l\u2019octroi des contrats pour la réalisation du CHUM et de son centre de recherche.L\u2019UPAC doit enquêter sur le CHUM, soutient QS JEANNE CORRIVEAU Les dossiers du CHUM et de son centre de recherche soulèvent suffisamment de doutes pour que l\u2019UPAC s\u2019y intéresse sérieusement, croit Québec solidaire (QS).L\u2019explosion des coûts de ces projets, l\u2019absence de concurrence lors de l\u2019octroi des contrats et les questions sur la probité des entreprises ont poussé Québec solidaire à demander à l\u2019UPAC d\u2019ouvrir une enquête.«On dit souvent qu\u2019il n\u2019y a pas de fumée sans feu.Nous avons trouvé suffisamment de fumée dans toute la chronologie des événements qui ont conduit aux énormes dépassements de coûts pour nous dire que l\u2019UPAC devrait mettre son nez là-dedans», a indiqué la co-porte-parole de QS, Françoise David, lors d\u2019un point de presse tenu en compagnie du député Amir Khadir devant les bureaux de l\u2019UPAC, rue Ful-lum, lundi matin.Les deux députés ont souligné l\u2019absence de concurrence lors du processus d\u2019appels d\u2019offres pour les deux projets.Dans le cas du CHUM, c\u2019est le consortium Collectif santé Montréal formé de Dalkia, In-nisfree et OHL qui a décroché le contrat de réalisation contre Accès Santé CHUM (Acciona, Fiera-Axium et Pomerleau) qui s\u2019est disqualifié en présentant une proposition dont le coût dépassait le plafond prévu.Pour ce qui est du contrat du centre de recherche du CHUM (CRCHUM), c\u2019est le consor- FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directeur de Tinformation ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de Pinformation PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET LETTRES La région de Montréal de pins en pins nniversitaire ! Montréal est fier, ou du moins devrait l\u2019être, de ses quatre grandes universités : l\u2019Université de Montréal, l\u2019Université du Québec à Montréal, McGill University et Concordia University.Mais, elles ne sont pas les seules.Qui n\u2019a pas remarqué, près du métro de Longueuil, la grâce architecturale de l\u2019édifice de l\u2019extension de l\u2019Université de Sherbrooke?Peu savent aussi que près du parc La Pontaine, à Monjtréal, Acadia University de la Nouvelle-Ecosse a aussi une extension officielle.C\u2019est maintenant au tour de l\u2019Université Laval de prendre « sa place au soleil» avec une nouvelle extension.Bienvenue parmi nous! Gaétan J.Paquette Le 29 mai 2013 Des ordres professionnels an service de qni ?Depuis le début des travaux de la commission Charbonneau, on a vu défiler hommes d\u2019affaires (je n\u2019ai vu aucune femme), ingénieurs, fonctionnaires de haut niveau, élus (ici encore pas de visage de femmes) qui, tous de près ou de loin (surtout de près), ont trempé dans des vols du bien public.Voilà qu\u2019à Laval, en plus de la clique de l\u2019ex-maire Vaillancourt, ce sont des avocats qui sont entrés dans le bal de la collusion qui dure depuis des années.Bien avant que des soupçons bien fondés, mais non entendus, aient soulevé des questions sur tel ou tel contrat octroyé par les villes ou le MTQ.Je viens de parcourir le site de l\u2019Qrdre des ingénieurs du Québec qui «a comme mission d\u2019assurer la protection du public en contrôlant l\u2019exercice de la profession dans le cadre de ses lois constitutives et de mettre la profession au service de l\u2019intérêt du public», ainsi que le site du Barreau du Québec qui «assure la protection du public».Questions.En quoi ces ordres professionnels ont-ils protégé le public au cours des dix ou quinze dernières années?L\u2019intérêt du public n\u2019exigeait-il pas que la population puisse compter sur ces ordres professionnels pour prévenir la commission de ces « crimes graves » ?Normand Breault Montréal, le 2 juin 2013 Petite leçon de dépendance Voici une petite histoire qui illustre bien la dépendance aux machines vue par une fille et sa mère.Un soir, ma mère et moi étions assises dans le salon et parlions de la vie et de la mort.«Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l\u2019on dépend de machines, lui dis-je.Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiendraient en vie.Je préfère mourir!» Alors, ma mère se leva et débrancha la télévision, le lecteur de DVD, le câble Internet, l\u2019ordinateur, le MP3/4, la PlayStation, la PSP, la WII, le téléphone fixe.Elle me prit aussi mon mobile, mon iPod, mon iPad, mon BlackBerry et balança le tout dans la poubelle.J\u2019ai failli mourir! Henri Marineau Québec, le 2 juin 2013 L\u2019acte le pins élevé d\u2019nn être hnmain Au grand bourdon des savants propos sur la prière, je veux ajouter un petit son de cloche.Je constate avec étonnement que 99% des intervenants à ce sujet n\u2019ont jamais prié.C\u2019est très évident pour une personne qui a l\u2019expérience de la prière : s\u2019ils avaient prié, ils en connaîtraient les fruits.Ils en loueraient la pratique.Ils sauraient que la prière change notre regard sur toute chose et met en nous un esprit et un cœur nouveaux.Ils sauraient aussi que la prière est l\u2019acte le plus élevé d\u2019un être humain.Les grands esprits et les géants de l\u2019humanité, ceux et celles qui dépassent tous les autres, ont cru et prié, notamment: Dante, saint Augustin, Pascal, Gandhi, Teilhard de Chardin, l\u2019abbé Pierre, de Gaulle, Pierre Trudeau et, plus près de nous, Gilles Vigneault.En fin de compte, il me semble que la prière est un acte trop important pour en confier l\u2019examen ou l\u2019application à des incroyants.Christian Larsen Gatineau, le 31 mai 2013 LIBRE OPINION Une agence, nouvean lieu de favoritisme ERIC CAIRE Député de La Peltrie, Coalition avenir Québec automne dernier, le gouvernement ! péquiste faisait part aux Québécois de son intention de transformer une partie du ministère des Transports (MTQ) en agence (ATQ).Selon le ministre, l\u2019objectif était de rebâtir l\u2019expertise de ce ministère pour mieux lutter contre la collusion et la corruption.L\u2019agence permettrait aussi de « mettre un voile » entre le pouvoir politique et la gestion et la réalisation des travaux sous la responsabilité du MTQ.Bref l\u2019effet serait d\u2019empêcher le pouvoir politique d\u2019intervenir à des fins partisanes dans l\u2019octroi de contrats.Qu\u2019en est-il vraiment de cette idée?D\u2019abord fexpertise.Dans son rapport, Jacques Duchesneau considère clairement cette lacune comme étant à l\u2019origine de la collusion dont nous avons été collectivement les victimes.Sans l\u2019expertise et le nombre suffisants de ses équipes d\u2019ingénieurs, le MTQ a dû confier presque toute la conception, la réalisation, et surtout la surveillance de ses travaux, à des firmes de génie externe, qui en ont profité.Cette situation a été créée par l\u2019incapacité des gouvernements précédents à maintenir des conditions d\u2019emploi propres à attirer et retenir des ingénieurs expérimentés, ceux-ci désertant le MTQ pour se joindre à des firmes qui tiraient profit de la faiblesse du ministère.S\u2019il est exact qu\u2019il faille rebâtir l\u2019expertise du ministère, l\u2019agence proposée n\u2019est en aucun cas nécessaire à l\u2019atteinte de cet objectif.Le gouvernement a tous les outils en main pour offrir à ses ingénieurs et à ses techniciens en travaux publics des conditions d\u2019emploi avantageuses, qui tiennent compte des particularités de leurs fonctions.Les ingénieurs du gouvernement sont représentés par un syndicat indépendant et la loi sur l\u2019équité salariale prévoit que des conditions particulières peuvent être consenties pour les corps d\u2019emploi en pénurie de main-d\u2019œuvre.Ce qui est le cas ici.[.] Quant au «voile» entre le politique et les dirigeants d\u2019une éventuelle ATQ, c\u2019est essentiellement une fumisterie.Quel voile existe entre Sylvain Gaudrault, actuel ministre, et Nicolas Girard, actuel président de l\u2019Agence métropolitaine des transports et ancien collègue député de M.Gaudrault?Aucun, bien sûr.En vertu des manières de procéder actuelles, le président de la nouvelle agence ne sera qu\u2019une nomination partisane de plus.En revanche, il est exact de dire qu\u2019une agence ne rendra de comptes qu\u2019à son ministre de tutelle.Il s\u2019agit donc, en fait, d\u2019un voile entre le ministre et la nécessaire reddition de comptes devant l\u2019Assemblée nationale.C\u2019était d\u2019ailleurs un des principaux arguments du PQ lorsque celui-ci s\u2019opposait au même projet d\u2019Agence, jadis piloté par le gouverne- ment libéral.Les péquistes doutaient alors du bien-fondé d\u2019une Agence des transports parce que cela revenait à créer un nouveau lieu de favoritisme.Je suis bien d\u2019accord avec leur opinion de l\u2019époque.Alors que la commission Charbonneau expose de nouveaux scandales de copinage pratiquement toutes les semaines, le Québec a-t-il vraiment besoin de nouveaux lieux de favoritisme ?Par ailleurs, avec la fusion d\u2019infrastructure Québec et de la Société immobilière du Québec et la création de la Société québécoise des infrastructures, le gouvernement disposera d\u2019un meilleur outil de gestion de projets d\u2019infrastructure, qui sera pleinement en mesure de continuer à planifier et à faire les suivis sur la réalisa-tiop des projets en transport.A ce jour, le MTQ n\u2019a pas su donner une seule bonne raison de soutenir son projet d\u2019agence.Personnellement, je n\u2019en ai trouvé aucune.Non pas que nous soyons doctrinaires ou que la Coalition veuille s\u2019opposer pour s\u2019opposer.Mais avant de lancer le ministère des Transports, fragilisé par des années de négligence, dans une aventure improvisée, on devrait convaincre les Québécois que l\u2019on agit pour le mieux et non pour le pire.Les résultats doivent primer les apparences.Malheureusement, pour le moment, tout indique qu\u2019on ne s\u2019attaque qu\u2019aux apparences. LE DEVOIR LE MARDI JUIN 2 O I S A 7 IDEES Le mirage du modèle turc DAVID BENSOUSSAN L\u2019auteur est professeur de sciences à l\u2019Université du Québec lors qu\u2019il était en prison, l\u2019actuel premier ministre turc, Recep Taj^yip Erdogan, écrivait: «Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants nos soldats.» Durant sa campagne à la mairie d\u2019Istanbul en 1994, Erdogan s\u2019est déclaré être un «serviteur de la charia ».Bien des observateurs préférèrent ne pas tenir compte de ces propos, préférant vanter l\u2019islamisme modéré exemplaire de la Turquie.Peu d\u2019entre eux estimaient alors voir la Turquie sombrer dans une dictature idéologique, convaincus qu\u2019ils étaient de ce qu\u2019Erdogan devait «obligatoirement» diluer ses convictions profondes en raison du réalisme qui devrait «normalement» accompagner l\u2019accession au pouvoir de son parti, TAKE L\u2019Europe louangea la mouvance démocratique de la Turquie, considérant que la toute-puissance des généraux constituait un frein à l\u2019éventuelle adhésion de ce pays à l\u2019IInion européenne.Or l\u2019Europe se prononça assez brutalement contre l\u2019adhésion de la Turquie, à commencer par le président français Sarkozy, qui déclara que ce pays n\u2019avait pas sa place dans rUnion européenne.La Turquie se concentra alors sur le développement de relations privilégiées avec le Proche-Orient et l\u2019Asie.Erdogan salua le Printemps arabe et admonesta les dirigeants en place, les incitant à «écouter leur peuple».La Turquie participa à l\u2019intervention armée en Libye, proposa des accords bilatéraux importants à rEg5q)te, appuya le Hamas à Gaza et les rebelles de Sj^ie.Or le pouvoir sj^ien se montra plus coriace que prévu et les retombées économiques espérées avec les pays arabes déstabilisés ne se concrétisèrent pas.Place Taksim Au fd des ans, le « modèle turc » devint de moins en moins attrayant.Après les généraux, ce fut au tour des journalistes libéraux d\u2019être emprisonnés.Sur le plan de la liberté de presse, la Turquie est aujourd\u2019hui classée au 154® rang (siçr 179 pays) par Reporters sans frontières.À titre d\u2019exemple, alors que CNN montrait des dizaines de milliers de manifestants sur la place Taksim, la version turque de CNN faisait passer un documentaire sur les manchots de l\u2019Antarctique ! Des mesures d\u2019islamisation rampantes furent prises : relaxation des lois sur le port du voile I ADEM ALTAN AGENCE ERANCE-PRESSE La jeunesse turque se révolte contre le gouvernement Erdogan.islamique ; tentative de loi visant à criminaliser l\u2019adultère; condamnation à 13 mois de prison d\u2019un intellectuel ayant critiqué le prophète Mahomet; arrêt de vente de boissons alcoolisées la nuit.La revalorisation de la gloire passée de l\u2019Empire ottoman alla jusqu\u2019à exalter devant des audiences de jeunes turcs l\u2019illustre bataille de Manzikert au cours de laquelle les Turcs seljuks défirent les chrétiens byzantins en 1071.Pourtant, le parti d\u2019Erdogan fut réélu avec une majorité de 50% aux élections législatives en 2011, ce qui le dispensa de tout accommodement avec des partis d\u2019opposition.Durant la campagne électorale, Erdogan vanta la performance économique de la Turquie, 17® puissance économique du monde.Peu de personnes prêtèrent alors attention aux dessous de ce succès économique dû en partie à l\u2019infusion de prêts à court terme consentis essentiellement par les émirats du Golfe en 2009 et qui atteignirent 115 milliards en 2012.Or, la dette extérieure à court terme augmente de 30% par an.La dette publique est de l\u2019ordre de 80% du PIB.La dette des consommateurs turcs augmente annuellement de 40%, et l\u2019inflation gravite autour de 7 %.Le taux de croissance prodigieux du PIB à partir de 2010 est maintenant revenu à un niveau inférieur à celui de 2008.Qui plus est, le ralentissement des économies d\u2019Europe et de Russie, de même que l\u2019instabilité qui prévaut dans bien des pays arabes, ont rétréci les marchés d\u2019exportation turcs.Le miracle économique turc est encore en sursis.Conflit syrien Sur la scène internationale, Erdogan a tenté de s\u2019imposer partout, avec un succès plus qu\u2019incertain: attaques répétées et démesurées contre Israël qui lui valurent des réserves sérieuses de la part des leaders européens; tentative \u2014 avortée \u2014 de servir d\u2019intermédiaire pour résoudre le problème de la prolifération de la technologie nucléaire iranienne ; soutien systématique du Printemps arabe et, pour ce qui est de la crise syrienne, la Turquie doit composer aujourd\u2019hui avec l\u2019afflux des réfugiés syriens, lequel mécontente grandement les populations frontalières.Elle doit aussi trouver sa place entre l\u2019Arabie Saoudite qui soutient les salafistes ; le Qatar qui finance les Erères musulmans; l\u2019Iran qui appuie le Hezbollah libanais et le régime sj^ien ; la Russie et la Chine qui soutiennent le pouvoir syrien et l\u2019Qccident qui ne finit pas d\u2019hésiter d\u2019appuyer des rebelles sj^iens de peur que ces derniers ne finissent par être dominés par des extrémistes musulmans, ce qui pourrait engendrer ultérieurement un problème majeur.L\u2019incertitude qui prime à l\u2019heure actuelle n\u2019augure rien de bon pour l\u2019économie turque dont la performance fut l\u2019atout majeur du succès électoral de l\u2019AKPen 2011.Qn pourra noter que le conflit syrien débuta avec une simple manifestation d\u2019adolescents et une répression démesurée.Au parc Gezi d\u2019Istanbul, la répression policière devant la revendication écologique fut également démesurée, ce qui déclencha l\u2019expression ouverte de la frustration des mécontents turcs, dont les libéraux.Défiant, Erdogan a affirmé pouvoir réunir un million de manifestants ce qui, selon lui, naniserait la contestation en cours.Actuellement, Erdogan se donne le crédit d\u2019une paix (prématurée ?) avec la rébellion kurde et cherche à établir un changement constitutionnel pour établir un régime présidentiel en Turquie, lequel prendrait effet lorsqu\u2019il aura achevé son second mandat de premier ministre en 2015.Après une longue pério de de silence, la contestation politique devant la dégradation des libertés s\u2019est enfin déclenchée.Ce que décroître veut dire Une transition faite dans cette optique provoquera un bouleversement fondamental de notre mode de vie.Une telle révolution est culturelle dans le sens profond du terme.C ERIC PINEAULT Professeur au Département de sociologie de l\u2019UQAM ritiquer la croissance, c\u2019est, dans un premier temps, souligner les limites des solutions économiques à la crise écologique actuellement mises en avant au Québec, pour ensuite envisager les !.] possibilités d\u2019une transition écologique radicale \u2014 et donc exigeante [.].Une véritable transition implique une série de ruptures, non seulement avec le dogme de la croissance matérielle comme vecteur de progrès, mais plus largement avec le régime de propriété et le mode de consommation et de production qui caractérisent le capitalisme en tant que tel.Einale-ment, décroître veut aussi dire reconnaître l\u2019existence d\u2019autres types d\u2019économies que cette économie capitaliste et les valoriser.Qr, pour plusieurs, inutile d\u2019aller si loin ! Tant à gauche qu\u2019à droite, on pense que les approches qui vont du « capitalisme vert» au «keynésianisme écologique» permettraient d\u2019amorcer une transition vers un autre modèle de croissance en évitant l\u2019effondrement écologique que prédisent plusieurs scientifiques.La plus sérieuse de ces propositions, le keynésianisme écologique, mise sur des politiques publiques structurantes, en particulier une taxe sur le carbone et des dépenses publiques élevées.Le keynésia- nisme écologique est certes anti-néolibéraî, ce qui lui donne un air de radicalité [.].Mais il ne va pas jusqu\u2019à rompre avec le capitalisme.[.] Par l\u2019investissement public massif dans les technologies vertes et la reconversion écologique des infrastructures (industries, routes, parcs immobiliers), une telle approche pourrait sortir l\u2019économie du piège « stagnation/austérité » [.].Au Québec, les projets d\u2019électrification des transports et de sortie de notre dépendance au pétrole sont des exemples types de cette approche.Si elle n\u2019est pas nécessairement contre certains projets de modernisation écologique, l\u2019approche de la décroissance considère néanmoins que le keynésianisme écologique ne peut que différer pour quelque temps (des décennies, des années) l\u2019inévitable effondrement d\u2019un système économique basé sur la croissance illimitée dans un monde biophysique limité.[.] Trois économies L\u2019économie qui doit décroître est celle qui prend la forme d\u2019une économie monétaire de production [.].C\u2019est celle que mesure le PIB [.].Qr, ceux qui réfléchissent à la transition écologique font valoir que celle-ci n\u2019est qu\u2019une de nos trois «économies», au sens étymologique du terme oikos-nomos, qui renvoie aux modalités par lesquelles nous assurons la reproduction matérielle de notre société et produisons nos biens et services.Il faut donc aussi tenir compte de Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, quelques extraits d\u2019un texte paru dans la dernière livraison de la revue Relations (n\u201c 765, juin 2013), dont le dossier principal est « Cap sur la décroissance».l\u2019existence d\u2019une économie vernaculaire et ordinaire (non monétaire) de production, propre à un cadre de production domestique ou communautaire, et de ce que nous pouvons nommer une économie naturelle, que représentent les écosystèmes avec lesquels nous coproduisons la structure métabolique de notre société.[.] Qr, depuis quelques siècles la croissance de l\u2019économie monétaire de production capitaliste se fait aux dépens de ces deux autres types d\u2019économie [.].Décroître signifie donc renverser l\u2019emprise de cette économie monétaire sur les deux autres autant qu\u2019effectuer de profonds changements dans la base technologique de notre mode de production et nous défaire d\u2019une norme de consommation fondée sur le gaspillage.Décroître, c\u2019est accepter de consa- ReLatiONS hiiffol anrf Jinr tarMM/iuto Cap sur la décroissance En finit ivM l'Afw I Cn^iM\tvtiil crer plus de temps et de ressources sociales au développement des activités et institutions de l\u2019économie vernaculaire, ce qui implique de revaloriser les activités de production de biens et services qui s\u2019effectuent dans le cadre domestique et communautaire [.].Cela peut se traduire, par exemple, par une plus grande production et transformation agro-alimentaires sur le plan local, et par une plus grande part d\u2019activités consacrées à l\u2019entretien, la réparation et la réutilisation de biens durables et semi-durables [.].La transition, une révolution culturelle Au Québec, il existe un consensus voulant que la transition écologique nécessite d\u2019importants changements dans la base énergétique de notre économie.Le débat public est déjà entamé sur comment nous pouvons « sortir du pétrole » grâce à notre vaste potentiel hydroélectrique ainsi que par la mobilisation de nouvelles (et vieilles) sources énergétiques renouvelables telles que l\u2019éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse ligneuse (bois et résidus de bois).Mais la perspective de la décroissance est beaucoup plus exigeante ; elle exige que nous réduisions notre usage de l\u2019énergie afin de soutenir la sortie du pétrole et du charbon chez nos voisins immédiats.[.] La même chose doit être dite de la base matérielle de notre vie quotidienne : l\u2019habitat, les véhicules et la multitude de choses qui nous entourent.La décroissance implique de développer un mode de production et de circulation des biens basé sur le développement de circuits économiques courts [.].Qn peut, par exemple, facilement envisager la chose dans le secteur de la construction/réno-vation de bâtiments résidentiels et commerciaux, où les matériaux pourraient mieux refléter les économies naturelles [.].Pensons à un meilleur usage du bois comme matériau de structure \u2014 en particulier les bois francs dans le sud du Québec \u2014 ainsi que des matériaux isolants de sources végétales.[.] Cette transition signifie aussi et surtout la décroissance générale de notre dépendance à la production industrielle.parce qu\u2019il nous faut réduire dans l\u2019absolu notre consommation matérielle et éliminer toutes les formes de gaspillage qui sont actuellement des moteurs d\u2019une croissance économique liant surproduction et surconsommation.[.] Ainsi, une transition faite dans une optique de décroissance provoquera un bouleversement fondamental de notre mode de vie.Une telle révolution est culturelle dans le sens profond du terme: elle implique, d\u2019une part, la naissance d\u2019une nouvelle culture et, d\u2019autre part, une critique radicale des structures de notre quotidien, de nos valeurs et de nos aspirations, critique qui est passablement rebutante et peut même paraître régressive.La décroissance a beau se vouloir conviviale, elle commande une simplicité qui est loin d\u2019être évidente \u2014 ni même volontaire ! Le choc culturel à venir sera aussi important que celui qu\u2019a connu le Québec lorsqu\u2019il devint une société industrielle et urbaine au XX® siècle.[.] La limite principale [.] est qu\u2019actuellement, les forces sociales anti-néolibérales, telles que les organisations syndicales les plus militantes, sont plutôt engagées dans une lutte contre l\u2019austérité, contre la stagnation et donc pour un retour de la croissance.Une contradiction de plus dans ce que décroître veut dire au Québec.Des commentaires?Des idçes pour Les Idées en revues?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (editoriahste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghse/soceefe/ et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\d(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Jubé Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l information), Marco Belau* Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page 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Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxira-0\\rvier Leclerc (responsable duservice a la clientele), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Olena Bilyakova (reponsable des services comptables) ,G\\a\\id'sXX/s.Behveau (adjointe administrative), Claudine Chevner, Elorentina Draghici, Cehne Euro y, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 8 LE DEVOIR, LE MARDI JUIN 2013 ACTUALITES LAVAL SUITE DE LA PAGE 1 Les trois administrateurs nommés par la Commission municipale comptent s\u2019appuyer sur l\u2019expertise de la fonction publique lavalloise durant la tutelle, qui se prolongera fort probablement au-delà des éleç-tions de novembre prochain.A brève échéance, ils devront statuer sur le sort du directeur général, Gaétan Turbide, et de son adjoint, Jean Roberge, suspendus avec solde depuis le 3 mai dernier.Le maire Duplessis semblait soulagé dans les circonstances.«Je continuerai donc à exercer mon rôle de maire de Laval avec mes collègues, en collaborant bien sûr avec les gens de la commission», a-t-il dit.«Je suis 100% légitime.Le ministre Gaudreault l\u2019a réitéré, et M.Gagné l\u2019a réitéré», a-t-il ajouté.M.Duplessis a accepté de répondre aux questions des journalistes, ce qu\u2019il avait refusé de faire lors de sa sortie publique de vendredi dernier.Il n\u2019a pas voulu commenter les révélations accablantes de l\u2019agent officiel du PRO des Lavallois, Jean Bertrand, devant la commission Char-bonneau.L\u2019avocat a déclaré que M.Duplessis et tous les conseillers du PRO, à trois exceptions, avaient servi de prête-noms.«L\u2019ancien agent officiel du parti a donné sa version des faits.Je considère que c\u2019est sa vérité à lui.Nous aurons, nous aussi, l\u2019occasion de donner notre version des faits aux commissaires lors de notre participation à ces travaux», a dit M.Duplessis.Le maire a profité de l\u2019occasion pour redorer son blason, en rappelant qu\u2019il avait entrepris les dé- marches pour que le gouvernement Marois mette sa ville en tutelle.«En novembre dernier, fai ramassé par terre le flambeau de la mairie de Laval.Je savais alors que cette tâche ne serait pas facile.C\u2019est avec courage et fierté que fai relevé le 4éfi», a-t-il déclaré.A Montréal, la première ministre Pauline Marois a dit trouver «terrible» et «triste» à la fois la situation qui prévaut à Laval.«Mais, en même temps, je crois que c\u2019était une sage décision de [sa] part qu\u2019il demande de l\u2019aide du gouvernement, ce à quoi nous répondons positivement», a-t-elle commenté.Un conseil convenu La mise sous tutelle coïncidait avec la tenue de la séance mensuelle du conseil municipal, en soirée.Plus de 175 personnes ont investi le 1, place du Souvenir pour l\u2019occasion.Curieusement, rares furent les interventions des citoyens portant sur le thème de l\u2019intégrité, de l\u2019éthique, de la tutelle ou même de la commission Charbonneau.Au moment de mettre sous presse, les citoyens présents avaient posé des questions sur l\u2019installation de compteurs intelligents d\u2019Hydro-Québec, la disparition d\u2019un boisé, les délais dans l\u2019adoption du nouveau schéma d\u2019aménagement, les négociations avec les employés du Service du sport et loisir, etc.Quand le candidat pressenti à la mairie pour le Mouvement lavallois, Marc Demers, a abordé le sujet de l\u2019intégrité d\u2019Alexandre Duplessis, son intervention a été accueillie par des soupirs indignés par certains membres de l\u2019auditoire.Le président du Mouvement lavallois, David De Cotis, a préféré re- JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019ancien directeur général de la Sûreté du Québec, Florent Gagné tirer sa question sur la commission Charbonneau devant l\u2019intransigeance du président de l\u2019assemblée.Benoit Fradet.«Aucune question sur les témoignages à la commission Charbonneau ne va être acceptée ce soir», a prévenu M.Fradet.L\u2019administration Duplessis s\u2019est réfugiée derrière une excuse commode \u2014 «le processus judiciaire suit son cours» \u2014 pour éviter tout débat à ce sujet.M.Fradet a présidé la séance sur le mode impératif: «posez votre question, votre tour est terminé, aucune manifestation ne sera tolérée», répétait-il sans cesse.Pas de politique à l\u2019Hôtel de Ville En début de séance, M.Duplessis a lu une courte allocution confirmant la mise sous tutelle de Laval, dont le texte était calqué sur son intervention devant les médias.Sur un ton de défiance, il a enjoint aux candidats de l\u2019opposition de ne pas parasiter la période de questions, réservée aux citoyens, pour faire avancer leur programme politique.« Une campagne électorale, ça ne se gagne pas à l\u2019hôtel de ville, mais dans les quartiers auprès des citoyens», a-t-il lancé.Les trois partis d\u2019opposition, non représentés à l\u2019hôtel de ville, accueillent avec satisfaction la mise sous tutelle de Laval.Robert Borde-leau (chef du Parti au service des citoyens), Jean-Claude Gobé (chef d\u2019Action Laval) et Marc Demers (chef probable du Mouvement lavallois) ne s\u2019arrêtent pas là.Ils demandent tous trois la démission de M.Duplessis et des membres restants de son équipe.Un des membres du comité exécutif, Sylvie Clermont, a annoncé sa démission pour des «raisons de santé», dit-on.Selon Jean-Claude Gobé, le maire et son équipe n\u2019ont plus «aucune crédibilité».«C\u2019est un tuteur qui va gérer les affaires courantes de la Ville, point à la ligne», a dit M.Gobé.M.Bordeleau considère pour sa part le maire Duplessis comme «une marionnette».«Pourquoi les garder à notre service ?Il faut devancer la date des élections», clame-t-il.M.Demers estime enfin que le maire a trahi les électeurs en leur promettant plus de transparence lors de son élection.«Quel est l\u2019intérêt qu\u2019il reste en poste jusqu\u2019en novembre?Le lien de confiance est brisé», estime-t-il.Avec la collaboration de Jessica Nadeau et La Presse canadienne Le Devoir MENARD SUITE DE LA PAGE 1 «Nous aimerions avoir l\u2019opinion des policiers qui étaient sur le terrain et nous voudrions probablement les entendre aussi en privé pour qu\u2019ils se vident le cœur, qu\u2019ils nous expliquent les difficultés qu\u2019ils ont eues, qu\u2019ils ne soient pas gênés, qu\u2019ils n\u2019aient pas peur de passer pour des plaignards devant les caméras», a déclaré le président de la Commission lors d\u2019un point de presse, lundi matin.Les explications de Serge Ménard et de ses adjoints sont loin d\u2019avoir rassuré les sceptiques, qui dénoncent la proximité de deux des trois commissaires avec le gouvernement Marois.Après une carrière d\u2019avocat criminaliste, Serge Ménard a été ministre péquiste de la Sécurité publique, au tournant des années 2000, puis a siégé à Ottawa comme député du Bloc québécois, de 2004 à 2011.Quant à Claudette Carbonneau, ex-présidente de la GSN, elle a déjà vivement critiqué la loi 78 qui encadrait le droit de manifester, votée par le gouvernement Charest en plein Printemps érable.«Ce n\u2019est pas parce que tu es pour un gel des droits de scolarité que tu es contre la police.Ce n\u2019est pas parce que tu défends le droit de manifester que tu fais des appels à la violence, au contraire.Et ce n\u2019est pas parce que tu défends le droit de manifester que tu ne reconnais pas qu\u2019il y a un rôle légitime, utile, nécessaire de la police dans les circonstances», a fait valoir Claudette Carbonneau.Examiner les techniques Les trois commissaires parlaient pour la première fois en public de- 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Serge Ménard et ses deux commissaires adjoints, l\u2019ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau et l\u2019ancien juge Bernard Grenier puis leur nomination controversée par le ministre Stéphane Bergeron, le mois dernier.Ils comptent tenir leurs premières audiences \u2014 dont certaines à huis clos \u2014 autour du U'' août et doivent remettre leur rapport le 20 décembre.Le coût estimé de la Commission est d\u2019environ un demi-million de dollars.«Ce que le ministre nous demande, c\u2019est essentiellement d\u2019examiner les techniques utilisées par les forces policières et les méthodes employées par les agitateurs lors des manifestations», a expliqué Serge Ménard, lundi.«Bien que de façon générale, les très nombreuses manifestations du printemps 2012 se soient déroulées dans l\u2019ordre et dans la bonne humeur, sous le signe de l\u2019humour, il y a eu chez certains manifestants et certains policiers des débordements regrettables qui ont fait l\u2019objet d\u2019accusations devant les tribunaux ou de plaintes devant le conseil de discipline de la police», a-t-il précisé.Pas question de collaborer Yves Francœur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, dit être resté sur son appétit après le point de presse de Serge Ménard.Il a déploré l\u2019utilisation des mots «débordements regrettables» par le commissaire, avant même le début des travaux de la Commission.« Ça nous laisse perplexes, et on n\u2019a pas l\u2019intention de collaborer», a insisté M.Francœur.Il recommande à ses 4600 membres de ne pas aller témoigner devant la commission, même à huis clos.Selon lui, les policiers n\u2019auront «aucune immunité» et risquent de s\u2019incriminer en allant par- ler de leur travail au cours des 700 manifestations qui sont survenues durant le Printemps érable.Quelque 300 policiers sont cités devant le comité de déontologie policière dans 170 dossiers liés aux manifestations du printemps 2012, note Yves Francœur.«Les policiers ne sont pas la cause de cette crise-là.Pourquoi vouloir nous faire porter le chapeau ?», dit-il.La direction des corps policiers provincial et municipal compte collaborer aux travaux de la commission, mais l\u2019Assocation des policiers provinciaux du Québec boycottera elle aussi les audiences.Le député libéral Robert Poëti, un ancien policier qui a fait carrière durant 28 ans à la Sûreté du Québec, a dit comprendre la frustration de ses anciens collègues.La Commission «est une action partisane tout à fait inutile qui va coûter un demi-million de dollars», a-t-il réagi lundi.«Le rapport est déjà écrit d\u2019avance, c\u2019est un gros scoop.' c\u2019est la faute aux libéraux», a-t-il ajouté sur un ton ironique.De son côté, Québec solidaire invite les policiers et les associations étudiantes à venir témoigner, pour que la lumière soit faite sur le travail des policiers durant la crise.Le rapport accablant de la Ligue des droits et libertés, qui soulignait le manque de cohérence dans le travail des policiers, semble fondé, selon Françoise David.LASSE entend boycotter la Commission.Les deux autres associations étudiantes doivent déterminer la marche à suivre en congrès au cours des prochains jours.Avec la collaboration de Jeanne Corriveau Le Devoir ANTICOSTI SUITE DE LA PAGE 1 peut se dire qu\u2019on y va parce qu\u2019il y a tellement d\u2019argent à faire qu\u2019on oublie Vile», ajoute-t-il.En fait, il a analysé la formation géologique de Ma-casty, qui se retrouve sous toute la superficie d\u2019Anticosti.C\u2019est cette formation que les entreprises Junex et Pétrolia estiment la plus prometteuse.Selon des données préliminaires, le sous-sol de l\u2019île pourrait contenir pas moins de 40 milliards de barils de pétrole.M.Durand estime toutefois qu\u2019au mieux, 2% à 3% du pétrole pourrait être «récupérable», soit 800 millions à 1,2 milliard de barils.«Lorsque les politiciens reprennent des chiffres, ceux-ci viennent le plus souvent du promoteur.N\u2019importe qui, voyant le chiffre de 40 milliards de barils et la dette du Québec, ne peut que rêver.Mais c\u2019est fou.Aucun scientifique ne va dire que dans le cas du pétrole de schiste, on pourrait exploiter la totalité de la ressource.» Selon son analyse, le taux de récupération sur Anticosti pourrait être similaire à ce qp\u2019on observe au Dakota du Nord.Dans cet Etat américain, le boom pétrolier actuel est essentiellement le fait du pétrole de schiste.C\u2019est ce type d\u2019or noir qu\u2019on retrouverait sur Anticosti.Le président de Pétrolia, André Proulx, a pour sa part déjà évoqué un taux de 5%, soit deux milliards de barils.De 12000 à 15000 puits En tenant compte de la superficie de l\u2019île et en se basant sur des forages horizontaux avec fracturation menés ici et aux Etats-Unis, Marc Durand évalue que les pétrolières devraient forer 12000 à 15000 puits.«Si on regroupe les puits à raison de six par plateforme de forage, il faudrait 2000 plateformes.Selon ce que j\u2019ai constaté, le rayon d\u2019action d\u2019un forage est en moyenne de 1000 mètres.Il faut donc implanter une plateforme tous les deux kilomètres sur toute la surface de l\u2019île pour exploiter au maximum le gisement, d\u2019après les chiffres avancés par les promoteurs.» «Les plateformes de forage pourraient occuper 4 à 5%) de la superficie de Vile, ajoute ce professeur retraité du Département des sciences de la Terre et de l\u2019atmosphère de l\u2019UQAM.Et on ne parle pas des infrastructures qui doivent être mises en place.Le paysage serait radicalement transformé.» Il reconnaît que les chiffres qu\u2019il avance pourraient devoir être révisés, mais il estime avoir tenté de faire un travail «factuel» de manière indépendante afin de mieux comprendre ce à quoi ressemblerait l\u2019exploitation d\u2019énergie fossile sur la plus grande île du Québec.Pour un «moratoire» Très inquiète des conséquences d\u2019une telle industrie, Marie-Hélène Parant a lancé l\u2019an dernier une pétition sur le site avaaz.org exigeant un «moratoire immédiat pour éviter des dommages environnementaux irréversibles» sur l\u2019île.Au moment de mettre sous presse lundi soir, celle-ci avait recueilli un total de 25 564 signatures.Le député solidaire Amir Khadir doit aujourd\u2019hui prendre part au dévoilement de la pétition et se faire le «messager» des signataires à l\u2019Assemblée nationale.Mme Parant se dit outrée de voir les trois principaux partis politiques à Québec démontrer une ouverture certaine pour l\u2019industrie pétrolière sur Anticosti.«J\u2019ai le sentiment qu\u2019il n\u2019y a pas de frein, qu\u2019on va de l\u2019avant avant de connaître les risques.» L\u2019île est surtout reconnue comme un paradis de la chasse au cerf de Virginie.Mais on y retrouve aussi des rivières à saumon exceptionnelles.Et selon les données officielles du gouvernement du Québec, près d\u2019une vingtaine d\u2019espèces animales et végétales en péril se retrouvent sur Anticosti ou dans le secteur la ceinturant.Sans oublier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un site géologique unique en Amérique du Nord.Le gouvernement Marois promet de mandater le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement pour étudier le dossier pétrolier sur l\u2019île, mais seulement une fois que les pétrolières auront terminé l\u2019exploration.Pétrolia et Junex prévoient des travaux de forage au cours des prochains mois.Junex a déjà évoqué l\u2019idée de procéder à de la fracturation dès 2014.Le Devoir LIBRAIRIES SUITE DE LA PAGE 1 vement désastreux.Le 3 juin, elle a annoncé des mesures de soutien à l\u2019occasion des Rencontres nationales de la librairie.Ces rencontres, tenues à Bordeaux, lui ont permis d\u2019offrir une aide supplémentaire à ce secteur névralgique de la culture.Dans son annonce, Aurélie Filippetti n\u2019a pas mâché ses mots.Elle a accusé le site Amazon de se livrer à du «dumping», indiquant qu\u2019elle réfléchissait à des mesures précises pour y mettre fin.Les sites de ce genre offrent des rabais exceptionnels sur les livres au détriment de l\u2019activité plus globale offerte par la librairie afin d\u2019éliminer la concurrence, estime la ministre.Un nouveau plan de soutien aux libraires de 12 millions de dollars a donc été annoncé dans la foulée, auquel l\u2019Etat contribuera à hauteur de 2,7 millions aux côtés des éditeurs.«Aujourd\u2019hui, tout le monde en a assez d\u2019Amazon qui, par des pratiques de dumping, casse les prix pour ensuite pénétrer sur les marchés pour ensuite faire remonter les prix une fois qu\u2019ils sont en situation de quasi-monopole», a lancé la ministre à Bordeaux.Elle n\u2019a pas montré du doigt que ces géants de la grande surface.«Le secteur du livre et de la lecture est concurrencé par certains sites utilisant toutes les possibilités pour s\u2019introduire sur le marché du livre français et européen.[.] C\u2019est destructeur pour les libraires», a-t-elle ajouté, affirmant réfléchir à l\u2019interdiction de cumuler la gratuité des frais de port et la réduction de 5% sur le prix des livres permise par la loi sur la vente des nouveautés.Comme plusieurs pays occidentaux, la France s\u2019est dotée il y a longtemps d\u2019une politique de contrôle des prix du livre.La loi Lang, adoptée en 1981, limite la concurrence que se font les libraires entre eux afin de favoriser le développement global de la lecture.En Europe, une quinzaine de pays profitent de lois semblables.Au Québec, une loi de ce type n\u2019existe tou- jours pas bien que des discussions en ce sens aient lieu depuis des années.En conséquence, ce phénomène de «dumping» que décrie la ministre française ne peut qu\u2019avoir des conséquences plus marquées encore au Québec.Modernisation et distribution Afin de soutenir le monde du livre, le Syndicat national de l\u2019édition française a par ailleurs annoncé un plan d\u2019aide de 9,4 millions de dollars en faveur des libraires.Ce plan sera notamment financé par la baisse de 5,5 à 5% de la taxe sur le livre en 2014.Viendra s\u2019y ajouter une enveloppe de 2,7 millions promise par la ministre Filippetti afin de favoriser la «modernisation des librairies» et le développement de «la vente en ligne des libraires indépendants français».«Jamais nous n\u2019avons connu un plan en faveur de la librairie d\u2019un tel montant», s\u2019est félicité, après ces annonces, Matthieu de Montcha-lin, libraire à Rouen et président du Syndicat des librairies françaises.Ces 12 millions viennent s\u2019ajouter à l\u2019enve- loppe du même montant annoncée par M\u201c® Filippetti en mars dernier, lors du Salon du livre de Paris.Cette aide comprenait un fonds d\u2019avance de trésorerie de 6,7 millions destiné aux libraires et un renforcement de l\u2019aide à la transmission des commerces de 5,3 millions.Pendant ce temps au Québec, les libraires et les amoureux des livres attendent toujours le début d\u2019une commission parlementaire qui doit étudier les termes éventuels d\u2019une nouvelle politique du livre.Cette politique réglementerait chez nous le prix de vente des nouveautés, comme cela se pratique déjà ailleurs.La semaine dernière, le projet de consultation a été bloqué à l\u2019Assemblée nationale par les libéraux.Il devrait être à nouveau déposé cette semaine afin qu\u2019une commission parlementaire puisse commencer à siéger à la fin de l\u2019été.En somme, aucune avancée concrète n\u2019est à envisager au mieux avant des mois.Avec Le Monde Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com oo sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi à 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qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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