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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-05-08, Collections de BAnQ.

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[" Manon Cornellier et le ministre des sables bitumineux Page A 3 « .\tFrancine Pelletier et les vieilles chicanes Page A 9 >> www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I V 1 0 1 LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 MAI 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 Opération charme à Chîbougamau CÉGEPS C\u2019est la fin du programme arts et lettres La littérature n\u2019est plus qu\u2019une « option » dans le nouveau programme culture et communication LISA-MARIE GERVAIS Exit le programme collégial arts et lettres, bonjour culture et communication.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a officiellement approuvé le 18 avril dernier le nouveau programme d\u2019études préuniversitaires qui devra entrer en vigueur dès l\u2019année scolaire 2015-2016 dans tous les cégeps du Québec.Un changement pas seulement cosmétique qui suscite déjà de vives réactions.Culture et communication a pour objectif de «donner à ^\tl\u2019élève une formation équilibrée ^ .\tqui comprend une formation culturelle de base et une formation générale» afin de lui permettre de poursuivre à l\u2019université dans les domaines des «arts, des langues, des lettres, des sciences de l\u2019éducation ou des communications», précise-t-on dans le document explicatif du,programme, dont Le Devoir a obtenu copie.A la lecture de ce document au jargon hermétique, quelques nouveautés.On constate d\u2019abord d\u2019emblée que la littérature devient une «option» (profil) aux côtés de six autres (théâtre, arts, médias, langues, multidisciplinaire et cinéma).La formation spécifique de ce nouveau programme est aussi bonifiée de 30 heures pour un total de 705 heures, rattrapant presque totalement l\u2019écart avec d\u2019autres programmes comme sciences de la santé et sciences humaines.Quoi d\u2019autre ?On y lit, entre les lignes, une volonté plus ferme du gouvernement d\u2019insister sur l\u2019histoire dans ce programme qui ne comptait aucun cours obligatoire (ni en formation générale ni en formation spécifique).«Dans les sondages auprès des étudiants, une des lacunes qui est ressortie est les connaissances générales en histoire.Les jeunes pou- VOIR PAGE A 10 : CÉGEPS Aujourd\u2019hui Pierre Duchesne Les Sports > Le Canadien perd en prolongation à Ottawa et risque maintenant l\u2019élimination.Page B 6 Le Monde > Pakistan : les attentats contre les partis politiques se poursuivent à quatre jours du scrutin.Page B 7 Culture > La France et le clip College Boy: Xavier Dolan rétorque à la présidente du Conseil supérieur de l\u2019audiovisuel.Page B 9 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B8 B4 B6 B6 B4 B2 « Le Nord pour tous » n\u2019est pas qu\u2019un slogan, affirme Pauline Marois, mais plusieurs questions demeurent encore sans réponse JESSICA NADEAU à Chibougamau ROBERT DUTRISAC Correspondants parlementaires à Québec Pauline Marois a beau répéter que son projet de Nord pour tous n\u2019est «pas qu\u2019un simple slogan», son gouvernement n\u2019a pas encore de stratégie officielle et n\u2019est toujours pas en mesure de dire, au-delà des investissements de 866 millions, comment seront déterminées les cibles de conservation du territoire, ni sur quel modèle d\u2019affaires on développera ces infrastructures.Entourée de cinq ministres et de deux députés de la région, la première ministre Pauline Marois tenait à marquer le coup et à rassurer les élus locaux et les représentants de l\u2019industrie, que l\u2019on comptait par dizaines au club de golf de Chibougamau.«La forte présence des membres du gouvernement marque notre volonté de soutenir et d\u2019appuyer les communautés, a affirmé Pauline Marois.Le développement nordique, on y croit.» La première ministre a annoncé la création du Ponds de développement nordique, qui bénéficiera d\u2019investissements de plus de 800 millions de dollars pour les infrastructures publiques, «des fonds qui sont provision- a- nés, disponibles et prévus dans les budgets t-elle répété fièrement.Le gouvernement n\u2019a pas précisé le détail de ces investissements, affirmant qu\u2019ils permettraient d\u2019assurer « la construction d\u2019infrastructures routières, de logements sociaux, de VOIR PAGE A 10 : CHIBOUGAMAU Lire aussi > La vision péquiste du développement minier nordique mécontente les écologistes et les industriels.Page A 4 Redevances minières: Changement de cap.L\u2019éditorial de Josée Boileau.Page A 8 ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le président du Conseil national de recherches du Canada, John McDougall, au cours de la conférence de presse annonçant la nouvelle orientation industrielle de l\u2019organisme scientifique, mardi, à Ottawa.Recherche Priorité aux retombées industrielles Des voix s\u2019élèvent pour dénoncer le virage du Conseil national de recherches du Canada HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Entreprises, manifestez-vous ! C\u2019est le message qu\u2019a envoyé mardi le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) en annonçant que son virage industriel était bien entamé.Il privilégiera désormais la recherche dont les retombées commerciales sont immédiates, et s\u2019inspirera des besoins exprimés par l\u2019industrie pour donner la priorité à ses champs d\u2019activité.Cette réforme fait bondir de nombreux chercheurs qui mettent en garde contre le risque de délaisser la recherche fondamentale.«Nous avons bon espoir que les changements mis en place feront du CNRC un partenaire de l\u2019industrie beaucoup plus attirant et valable, a déclaré son président, John McDougall.Pour accomplir ceci, nous effectuons un virage au CNRC, passant d\u2019une approche axée sur la recherche fondamentale et la découverte scientifique à une approche beaucoup plus focalisée sur la recherche et le développement.Ce faisant, nous faisons du CNRC une organisation qui a la capacité d\u2019avoir un impact positif immédiat sur VOIR PAGE A 10 : RECHERCHE 81® CONGRÈS DE L\u2019ACEAS Emploi-Québec, une porte d\u2019entrée vers les agences controversées de location de personnel ISABELLE PORTER à Québec Emploi-Québec contribue à l\u2019essor des agences de location de personnel en affichant leurs offres sur son portail Web.Confus, des gens se font ainsi recruter malgré eux dans des emplois plus précaires.Après le site Web Kijiji et d\u2019autres portails comme Jobboom, le site d\u2019Emploi-Québec est la principale porte d\u2019entrée des gens vers ces agences, a révélé mardi le professeur de l\u2019INRS Mircea Vultur lors d\u2019une présentation à l\u2019Acfas.Phénomène grandissant dans le monde du travail, les agences de location de personnel sont controversées parce qu\u2019elles permettent aux entreprises de se soustraire aux syndicats et à toutes sortes d\u2019obligations.M.Vultur et son collègue Jean Bernier de VOIR PAGE A 10 : AGENCES Lire aussi > Du curcuma en nanoparticules.Page A 5 SOURCE RDI Le secteur de la transformation alimentaire figure parmi ceux qui ont le plus recours aux agences de location de personnel, auxquelles s\u2019adressent de nombreux immigrants.77831302831719 A GAGNER; 1 800 CAISSES desjardins.com/epargnezgros Pour chaque tranche de 1 000$ investie dans un produit d\u2019épargne ou de placement Desjardins d\u2019ici le 29 Juin, vous obtenez une chance de gagner 1 prix de 100 000$ à raison de 10 000$ par année pendant 10 ans 13 prix secondaires de 1 000 $ Desjardins Gestion de patrimoine Renseignez-vous auprès de votre conseiller Desjardins.Coopérer pour creer ravenir Aucun achat requis.Du 14 avril au 29 juin 2013.Ouvert exclusivement aux membres d'une caisse Desjardins du Québec, d'une caisse populaire membre de la Fédération des caisses populaires de l'Ontario Inc., âgés de 18 ans ou plus en date du 14 avril 2013.Un prix secondaire par semaine sera tiré à compter du 2 mai jusqu'au 4 juillet parmi les personnes ayant investi au comptant dans les produits d'épargne ou de placement et un prix secondaire sera tiré par mois pour ceux ayant investi dans les produits d'épargne-projets périodique.Maximum de 500 chances.Les retraits d'un produit d'épargne ou de placement pendant la durée du concours peuvent réduire le nombre de chances.Règlement en caisse et à desjardins.com/epargnezgros. LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 MAI 20IS A3 ACTUALITES Le commis voyageur A Manon CORNELLIER à Ottawa ncore une fois, le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, se retrouve à l\u2019étranger pour défendre d\u2019abord et avant tout les intérêts de l\u2019industrie des sables bitumineux.En tournée en Europe du 6 au 10 mai, il a pour mission de convaincre ses interlocuteurs de l\u2019iniquité du projet de Directive sur la qualité des carburants de l\u2019Union européenne.A la fin d\u2019avril, il était à New York et à Washington pour y parler emplois et sécurité énergétique.En mars, il était à Chicago et à Houston.Son but: persuader le gouvernement Obama à donner le feu vert à l\u2019oléoduc Keystone XL, nécessaire au transport du bitume albertain vers le golfe du Mexique.Les efforts de M.Oliver ne surprennent personne.Les conservateurs ont toujours été des alliés indéfectibles de l\u2019industrie pétrolière, et en particulier des sables bitumineux.Leur porte lui est d\u2019ailleurs ouverte.Selon l\u2019Institut Polaris, il y a eu, entre 2008 et 2012, plus de 2700 rencontres entre des lobbyistes du secteur du pétrole et du gaz et des représentants du gouvernement fédéral.Les intérêts de l\u2019industrie des sables bitumineux et ceux, dans une moindre mesure, de l\u2019ensemble du secteur des ressources ont dicté la politique environnementale des conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir.Ils interprètent volontiers toute demande d\u2019action en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) comme une critique voilée contre cette industrie.Eux préfèrent lui faire la part belle.En fait, toute la politique économique et budgétaire conservatrice dépend largement du succès de cette industrie.Les revenus du gouvernement sont fortement influencés par les fluctuations du prix des matières premières et, en particulier, du bitume.On comprend mieux, dans ce contexte, l\u2019impatience d\u2019Ottawa à trouver des débouchés.Mais voilà, l\u2019accès aux marchés n\u2019est pas toujours aisé, ce qui exerce une pression à la baisse sur les prix.Les pipelines qui transportent le brut vers les raffineries américaines ne fournissent pas à la tâche, d\u2019où l\u2019importance accordée au projet Keystone XL.Il y a toujours les marchés asiatiques, mais sans accès à la mer, l\u2019Alberta dépend de la bonne volonté de ses voisins.L\u2019incertitude qui entoure le projet Keystone XL depuis environ deux ans est en grande partie responsable de l\u2019intérêt du gouvernement pour le pipeline Northern Gateway, qui doit transporter le bitume de l\u2019Alberta vers lütimat, en Colombie-Britannique.C\u2019est aussi ce qui explique pour une bonne part les changements apportés l\u2019an dernier au processus d\u2019évaluation environnementale.Depuis deux ans, le ministre Oliver consacre donc une grande partie de son temps à vendre les sables bitumineux.Ou, devrait-on dire, à défendre cette source d\u2019énergie auprès des Américains et des Européens.Un gouvernement a le devoir de tout mettre en oeuvre pour protéger ce qu\u2019il estime être les intérêts nationaux de son pays.La question est de savoir si ceux du Canada sont bien servis par une défense des sables bitumineux assortie d\u2019un retrait du Protocole de Kyoto et d\u2019une politique at-tentiste en matière de réduction des émissions de GES.Le Canada est maintenant considéré comme un cancre en matière d\u2019environnement.M.Oliver a beau protester, ce contre quoi il se bat n\u2019est pas un refus des exportations canadiennes d\u2019énergie, mais d\u2019une ressource en particulier, dont la mauvaise réputation est renforcée par la politique environnementale de son propre gouvernement.Cette réalité ne changera pas parce qu\u2019il adoucit les angles, embellit le portrait ou présente les sables bitumineux comme une ressource renouvelable au détour d\u2019un document signé en Israël.Les sables bitumineux ont une lourde empreinte écologique et leur développement tel qu\u2019il se fait actuellement n\u2019est pas durable.La résistance ne se fait pas sentir qu\u2019à l\u2019étranger.Concilier environnement et développement énergétique est au cœur de la campagne électorale en cours en Colombie-Britannique.Et les deux partis susceptibles de gagner n\u2019entendent pas donner carte blanche aux pétrolières.La première ministre sortante, la libérale Christy Clark, a déclaré cette semaine au Globe and Mail que sa province n\u2019avait pas besoin de l\u2019Alberta pour contribuer au développement économique du pays.M\u201d® Clark, qui mise sur l\u2019exploitation du gaz naturel liquéfié, avait déjà formulé cinq conditions pour accepter le passage vers le Pacifique de l\u2019oléoduc Northern Gateway.Elle estime que ces conditions n\u2019ont toujours pas été remplies.Son adversaire néodémocrate, Adrian Dix, a lancé un avertissement d\u2019un autre genre lors de sa rencontre avec le Globe.Il ne veut pas que l\u2019examen des projets énergétiques traîne en longueur, mais cela ne doit pas être au prix de la participation du public.L\u2019acceptabilité sociale des projets est essentielle, dit-il.Les conservateurs fédéraux ne pourront pas indéfiniment ignorer ces signaux.Ils détiennent la majorité des sièges dans cette province et espèrent prendre plusieurs des nouvelles circonscriptions qui seront créées d\u2019ici 2015.Eaire passer l\u2019environnement au second plan pourrait finir par se faire à leurs propres dépens.Khadir charge Proaction et consorts La Fédération de la santé et des services sociaux appuie la demande de moratoire sur les projets d\u2019optimisation de Québec solidaire AMELIE DAOUST-BOISVERT Pour restaurer la qualité des soins, mais aussi des milieux de travail, le ministre de la Santé Réjean Hébert doit décréter un moratoire sur les projets d\u2019optimisation de la firme Proaction et de ses semblables, ont scandé mardi le député de Québec solidaire Amir Khadir et la Eédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).Méfiance, sentiment de persécution et de harcèlement, niveau élevé de détresse psychologique: les travailleuses sociales et techniciennes en services sociaux du CSSS de la Pointe-de-l\u2019Ile souffrent d\u2019un climat de travail délétère depuis le passage de Proaction, selon une étude interne dont Le Devoir a ohienn copie.«Il faut mettre fin à une dérive qui nuit non seulement à la qualité du milieu de travail, mais surtout à la qualité des soins», a lancé Amir Khadir en conférence de presse à l\u2019Assemblée nationale mardi.Selon Nadine Lambert, vice-présidente de la PSSS-CSN, les firmes privées instaurent des méthodes qui «entrent en contradiction avec nos codes de déontologie».Détresse psychologique Au CSSS de la Pointe-de-l\u2019île, le passage de Proaction a laissé des séquelles chez des travailleuses sociales et des techniciennes en travail social.Le syndicat a mené une enquête interne qui décrit un climat de travail malsain.Une intervenante, se confiant par lettre, écrit: «J\u2019ai pleuré toute la fin de semaine.» Une autre: «Est-ce normal d\u2019avoir la nausée le matin quand tu vas travailler?Est-ce normal d\u2019avoir une seule envie, celle de démissionner?» «Avant, je me préoccupais de savoir si j\u2019avais la bonne approche envers le client, mais maintenant, je me demande seulement si je vais réussir à remplir la grille», confie une autre intervenante.Les grilles utilisées par Proaction minutent le temps nécessaire à chaque intervention.Le syndicat, dans le document d\u2019analyse, parle de «détresse psychologique» et d\u2019un «sentiment de harcèlement et de peur».D\u2019ailleurs, aux côtés de la PSSS et d\u2019Amir Khadir, l\u2019ergothérapeute Louise Desmarais est venue confier avoir pris sa retraite un an et demi plus tôt que prévu.«Je faisais de l\u2019insomnie, j\u2019avais des migraines.J\u2019aurais pourtant voulu pouvoir continuer plus longtemps.» La direction du CSSS de la Pointe-de-l\u2019île tient à préciser que cette étude «a été menée chez 5% des employés».Toutefois, la direction, préoccupée par les résultats, a convenu avec îe syndicat de déposer un plan d\u2019action d\u2019ici le II juin.«Nous n\u2019avons pas de regret d\u2019avoir fait appel à Proaction, dit Hélène Barrai, directrice de la qualité et des communications, car nous n\u2019avons quasiment plus de liste d\u2019attente en soins à domicile.» Des contrats remis en question Selon l\u2019Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, Proaction cumule au moins 15 millions de dollars en contrats avec le réseau de la santé, dont plusieurs accordés de gré à gré.«Cette firme, qui n\u2019a aucune compétence en JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Pour le député de Québec solidaire Amir Khadir, «il faut mettre fin à une dérive qui nuit non seulement à la qualité du milieu de travail, mais surtout à la qualité des soins».Deux ans de lobbyisme Pondée en 2004, Proaefion International a percé le réseau de la santé en 2009.De 2008 à 2010, la firme a mandaté le lobbyiste Martin Daraiche pour «positionner l\u2019entreprise auprès du gouvernement (MSSS) pour proposer des solutions visant l\u2019amélioration de la productivité des établissements de santé dans le but éventuel d\u2019obtenir un contrat».Ancien conseiller politique de Nathalie Normandeau et de Jean Charesf aujourd\u2019hui as- socié chez National, M.Daraiche a déjà représenté l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec.C\u2019est aussi lui qui avait fait des représentations à Québec pour le compte de Smart Technologies, une compagnie de tableaux blancs interactifs destinés entre autres aux écoles.santé, semble avoir accaparé le système, on ne sait pas^ par quel hasard», dénonce Amir Khadir.A la période des questions, il a questionné le ministre Nicolas Marceau sur un «dîner» avec le président de Proaction Denis Lefebvre.En effet, sur le réseau social Pacebook, M.Lefebvre affirme avoir participé à un «finer avec le ministre des Einances» le 25 mars.A la demande du Devoir, l\u2019attachée de presse de Nicolas Marceau a vérifié l\u2019agenda du ministre.Elle nie fermement toute rencontre : «[.] ni ce jour-là ni les autres.Le ministre ne reconnaît pas non plus cette personne en photo.Il n\u2019y a eu ni dîner ni rencontre.Le ministre serre beaucoup de mains.», indique Mélanie Malenfant.En novembre.Réjean Hébert a demandé au MSSS d\u2019analyser les contrats accordés à Proaction.Un processus qui «suit son cours», indique son attachée de presse Ariane Lareau.« Ça fait six mois que le ministre a promis de faire le point.Les ratés se multiplient.J\u2019invite le ministre à agir», presse Amir lÜiadir.Une pétition lancée le 29 avril par l\u2019APTS réclame un «moratoire» sur les projets d\u2019optimisation dans le réseau de la santé.Elle a récolté 784 noms jusqu\u2019à maintenant.Proaction n\u2019a pas rendu les appels du Devoir mardi.Le Devoir L\u2019AIDE MEDICALE A MOURIR EST UNE MORT PROVOQUEE Le Collectif de Médecins du Refus Médical de l\u2019Euthanasie dit: NON TUER n\u2019est pas un soin Protégeons les plus vulnérables Seulement 3o% des patients en fin de vie ont accès aux soins palliatifs* vivredignite.co'ijn :\tI^IhI soignertoujours.conn r*| f 'f' COLLOQUE LE 11 MAI Centre Mont-Royal, 2200 rue Mansfield, Montréal.Métro Peel.8 h 30 à 12 h 45 refusmedical.blogspot.ca ¦I DE L'EUTHANASIE ^ y * Institut National de Santé Publique du Québec MtE DANS LA DIGNITÉ A4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 MAI 2013 ACTUALITES La loi du budget envoyée en condté Ottawa \u2014 Le projet de loi budgétaire a été adopté par les conservateurs, mardi, pour poursuivre son étude parlementaire en comité.Le gouvernement a voté à 153 voix pour adopter en deuxième lecture le premier projet de loi de mise en œuvre de son budget 2013, contre 125 néodémocrates, libéraux et bloquistes qui s\u2019y sont opposés.Le projet de loi C-60 a été déposé il y a une semaine.Le gouvernement a imposé le bâillon quelques jours plus tard, réduisant ainsi son étude aux Communes à six jours de débats.Le ministre des Finances a précisé que C-60 serait étudié par différents comités parlementaires afin que chaque volet soit analysé par le comité pertinent.C\u2019est le comité des finances qui fera cette répartition lors de sa prochaine réunion.C-60 détaille la réforme du programme des travailleurs temporaires étrangers, de même que la fusion de l\u2019Agence canadienne du dévœ loppement international avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international; comprend aussi des dispositions qui permettront au Conseil du trésor de surveiller les négociajdons collectives des sociétés d\u2019Etat; et met en œuvre les diminutions de tarifs douaniers pour certains produits et les augmentations sur d\u2019autres provenant de 72 pays.Le Devoir Une nouvelle espèce de dinosaure Toronto \u2014 Des scientifiques canadiens ont identifié une nouvelle espèce de dinosaure à tête en forme de dôme, qui peuplait jadis les plaines du sud de l\u2019Alberta.La découverte de XAcro-tholus Audeti vient étayer la thèse voulant que la planète fût peuplée d\u2019espèces de dinosaures beaucoup plus variées qu\u2019on ne le croyait.L\u2019herbivore à deux pattes arriverait à peine à la hauteur du genou d\u2019un humain et il pesait environ 40 kilos, des mensurations qui s\u2019apparentent à celles d\u2019un berger allemand.Les détails de l\u2019étude ayant mené à cette trouvaille ont été publiés mardi dans le magazine Nature Communications.L\u2019auteur principal de la recherche, David Evans, estime que la petite taille du spécimen est intéressante sur le plan scientifique.Selon M.Evans, conservateur en paléontologie des vertébrés au Musée royal de l\u2019Ontario, il s\u2019agit d\u2019une pièce importante du puzzle pour ceux qui cherchent à établir l\u2019histoire des dinosaures, de leur apparition à leur déclin.La Presse canadienne ALLOCATIONS DE LOGEMENT Les sénateurs Brazeau et Harb devront rembourser des dizaines de milliers de dollars MARIE VASTER Correspondante parlementaire à Ottawa Après trois mois d\u2019enquête, la vérification commandée par le Sénat aurait permis de déterminer que deux sénateurs ont empoché des dédommagements en frais de résidence auxquels ils n\u2019avaient pas droit, et ceux-ci se feraient ordonner de rembourser des dizaines de milliers de dollars.Mais peu importent les conclusions du rapport, attendues jeudi, l\u2019opposition refuse de se contenter d\u2019un examen du Sénat sur ses propres membres et réclame que la GRC soit chargée du dossier.Le réseau CTV a rapporté que le sénateur libéral Mac Harb et l\u2019indépendant Patrick Brazeau seront blâmés par l\u2019enquête de Deloitte, qui doit être déposée jeudi au comité sénatorial qui l\u2019avait commandée.Les sénateurs seraient appelés à rembourser respectivement plus de 100000$ et 30000$.Ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019a rappelé Le Devoir mardi.Mais, intercepté par la CBC, le sénateur Harb a rétorqué que le reportage de CTV était «complètement faux» et qu\u2019il contenait «de fausses informations».M.Harb a été député d\u2019Ottawa pendant 15 ans avant d\u2019être nommé au Sénat.Il possède quelques demeures à Ottawa, de même qu\u2019une maison à Pembroke \u2014 laquelle a été déclarée comme résidence principale, ce qui lui a permis de toucher des allocations de logement puisque ce domicile est situé à plus de 100 kilomètres de la capitale.Cette maison est désormais en vente, car le sénateur a perdu son droit à la vie privée depuis qu\u2019il fait les manchettes, a-t-il déploré.M.Brazeau déclarait quant à lui habiter Mani-waki.Il a également une maison à Gatineau.Une enquête de la GRC Aux Communes mardi, les néodémocrates ont mis en doute la légitimité d\u2019une enquête du Sénat sur ses propres membres.«Est-ce qu\u2019ils vont en- ADRIAN WYLD PC FRED CHARTRAND PC Patrick Brazeau Mac Harb voyer un message clair à leurs amis du parti du Sénat et référer au plus vite tous ces cas de fraude à la GRC?», a lancé Alexandre Boulerice aux conservateurs.Une demande reprise par le chef bloquiste Daniel Paillé, qui réclame que les fautifs se voient imposer des sanctions.«Sinon, c\u2019est «J\u2019exagère jusqu\u2019à ce que je me fasse pogner».C\u2019est pas de même que ça marche!» Le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, n\u2019a pas répondu à la demande, affirmant uniquement que le gouvernement s\u2019est engagé «à veiller à ce que toutes les dépenses soient appropriées» et ajoutant qu\u2019il s\u2019attend «à ce que tout l\u2019argent réclamé octroyé à tort soit remboursé après la vérification».Au Sénat, ni le président du bureau de la régie interne, le conservateur David Tkachuk, ni les communications n\u2019ont voulu répondre au reportage de CTV.Le rapport doit être déposé au bureau de la régie interne jeudi.Les sénateurs décideront alors s\u2019ils le rendent public.D\u2019ici là, le chef libéral Justin Trudeau réserve ses commentaires, arguant ne pas en connaître les conclusions.Est-ce qu\u2019une enquête du Sénat suffit?Le sénateur Harb pourrait-il être expulsé du caucus s\u2019il a fraudé?«On verra en temps et lieu», a-t-il dit.L\u2019enquête se penchait aussi sur le cas du conservateur Mike Duffy.Celui-ci a déjà remboursé 90000$, reçus pour une demeure à l\u2019île-du-Prince-Edouard.Sa collègue Pamela Wallin aurait quant à elle repayé une «somme considérable», mais les enquêteurs, toujours insatisfaits, prendraient plus de temps pour étudier ses dépenses, selon CTV.Le Devoir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE La ministre Agnès Maltais a annoncé à la fin avril les grandes lignes des modifications à l\u2019aide sociale qui doivent entrer en vigueur le juin.COUPES À LAIDE SOCIALE « On n\u2019a pas le cœnr à la fête » Des groupes de défense des personnes assistées sociales sortent déçus d\u2019une nouvelle rencontre avec la ministre Maltais MARIE-ANDREE CHOUINARD Triste, triste Semaine de la dignité des personnes assistées sociales, soupirait hier Amélie Châteauneuf, porte-parole du Front commun des Radio Ville-Marie 91,3 fm Montréal \u2022 89,3 FM Victoriaville \u2022 89,9 FM Trois-Rivieres \u2022 100,3 FM Sherbrooke \u2022 104,1 FM Rimouski 1350 AM Gatineau 18® Radio-don SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 MAI Objectif : 140000$ 1-855-212-2020 Avec Marcel Leboeuf et Jean-Marc Chaput personnes assistées sociales, à sa sortie d\u2019une rencontre avec la ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité, Agnès Maltais.«On n\u2019a pas trop, trop le cœur à la fête», a-t-elle dit mardi, déçue, comme ses homologues du Collectif pour un Québec sans pauvreté, que la ministre soit apparemment demeurée inflexible sur les changements qu\u2019elle entend apporter au régime de prestations d\u2019aide sociale.Depuis le début d\u2019avril, où M\"^® Maltais a annoncé les grandes lignes de ces modifications qui doivent entrer en vigueur le l^'^juin, rien ne semble avoir changé.«Nous sommes indignés, outrés, déçus, en colère, et tout ce que vous voulez», a dit Serge Petitclerc, du Collectif pour un Québec sans pauvreté.« aucun détail de plus, on ne sait toujours pas combien de places il y aura dans les ressources en emploi, où iront les enfants si les parents sont en parcours d\u2019emploi», a affirmé M\"^® Château-neuf, qui croit toujours que les modifications proposées ne feront que retourner des gens dans une pauvreté encore plus grande.«C\u2019est le retour du bâton!», ajoute M.Petitclerc, qui affirme que l\u2019entretien de mardi n\u2019a pas été «très agréable».Les modifications doivent cibler deux catégories de prestataires qui perdront l\u2019allocation mensuelle de 129$ pour «contrainte à l\u2019emploi» : les bénéficiaires de 55 à 57 ans et des familles avec un enfant de moins de cinq ans.En plus, de nouvelles règles encadreront le versement de l\u2019allocation d\u2019hébergement pour les toxicomanes en traitement.Pas d\u2019ouverture La ministre Agnès Maltais a réagi à cette sortie, où le Front commun a même demandé sa démission, en déplorant la fermeture des groupes, alors qu\u2019elle entend améliorer le sort des personnes démunies en les retournant sur le marché du travail.«J\u2019ai répondu à toutes leurs questions, mais ils veulent que rien ne change», a déclaré M\"^® Maltais mardi dans certains médias.«Moi, j\u2019ai demandé à Emploi Québec de changer ses pratiques.On va sortir des gens de l\u2019aide sociale et les amener à briser le cercle de la pauvreté.C\u2019est ça, l\u2019esprit.Et ils veulent que rien ne change.Même dans les centres de traitement en toxicomanie.Ça n\u2019a pas de sens.» M\"^® Maltais doit aussi bonifier la prestation pour personnes seules.Le Devoir Le Nord pour tous : le PQ mécontente les écologistes et les industriels ALEXANDRE SHIELDS JESSICA NADEAU Les groupes environnementaux ne sont pas rassurés par le dévoilement mardi de la vision péquiste du développement minier nordique.Ils estiment que ce nouveau Plan Nord se résume surtout à un engagement en faveur des infrastructures dont l\u2019industrie a besoin.Le lobby minier a pour sa part répété qu\u2019il s\u2019opposait à la volonté du gouvernement de protéger 50% du territoire situé au nord du 49® parallèle.« C\u2019est une annonce qui se limitait à ventiler des dépenses en infrastructures.Si c\u2019est ça, leur vision du développement nordique, c\u2019est un recul, a laissé tomber la directrice québécoise de l\u2019Initiative boréale canadienne, Suzanne Méthot.On a éludé toute la question de la planification écologique, on n\u2019a pas précisé comment le développement pourra se faire de façon à protéger l\u2019environnement.Ce que j\u2019ai entendu, c\u2019est: \u201cOn va investir 800 millions dans les infrastructures.\u201d» Pour l\u2019essentiel, les engagements en matière de protection du territoire nordique du Québec pris par les libéraux ont été répétés mardi par le gouvernement Marois.On s\u2019engage ainsi à offrir une certaine forme de protection à la moitié d\u2019une zone de 1,2 million de kilomètres carrés, mais seulement en 2035.D\u2019ici 2020, des aires protégées doivent couvrir 20% de ce territoire.Rassurer les minières Mais M\"^® Méthot estime que les péquistes ont surtout voulu, avec leur «Nord pour tous», rassurer les minières quant aux possibilités de développement.Elle a ainsi soutenu que les groupes environ- nementaux se sont vu refuser deux demandes de rencontres avec des représentants du gouvernement pour discuter de la protection du territoire nordique.«Le gouvernement a passé du temps à discuter avec l\u2019industrie, mais pas avec les gens de l\u2019environnement», a-t-elle affirmé.Elle a du même souffle déploré l\u2019absence du ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, lors de l\u2019annonce de mardi.«Protéger 50 % du territoire nordique est un objectif louable qui doit permettre d\u2019atteindre un réel équilibre entre le développement et la conservation du territoire.Mais le gouvernement ne nous présente aucune feuille de route pour parvenir [à protéger 50% du territoire], a aussi dénoncé Nature Québec par voie de communiqué.Pourtant, la planification écologique du territoire est un outil essentiel à mettre en place pour s\u2019assurer que nous ne protégerons pas les miettes laissées par l\u2019industrie minière ou forestière.» Fausse route Le lobby minier juge pour sa part que le gouvernement fait fausse route en voulant soustraire 50% du territoire de toute activité industrielle lourde.«Pas un pays ne va rayer du développement 50% de son territoire», a laissé tomber Philippe Cloutier, président de l\u2019Association d\u2019exploration minière du Québec.La Fédération des chambres de commerce du Québec est elle aussi déçue.«Nous croyons dans la protection de l\u2019environnement, mais une approche plus scientifique et moins aléatoire aurait été nécessaire et il ne faut pas que l\u2019économie en fasse indûment les frais», a dit sa présidente, Françoise Bertrand.Le Devoir Commanditaire officiel LES RÉSIDENCES GROUPE SAVOIE Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocats inc.514.861.0469 Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE MERCREDI MAI 2013 A5 ACTUALITES \u2022jtip ''M FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR C\u2019est à l\u2019institut psychiatrique Philippe-Pinel que Max a trouvé la médication adéquate pour à la fois soigner la psychose de sa maladie bipolaire et cesser de consommer de la drogue et de l\u2019alcool.SEMAINE DE LA SANTÉ MENTALE Drogue et maladie mentale : un cocktail explosif CAROLINE MONTPETIT Max avait consommé du cannabis et de la cocaïne, il y a cinq ans, lorsqu\u2019il a poignardé une inconnue en pleine rue en espérant calmer les voix qui le hantaient en permanence.Et c\u2019est au cours du séjour à l\u2019institut psychiatrique Philippe-Pinel qui a suivi qu\u2019il a trouvé la médication adéquate pour à la fois soigner la psychose de sa maladie bipolaire et cesser de consommer de la drogue et de l\u2019alcool.La personne qu\u2019il a attaquée a survécu.Depuis quelques mois, Max, qui a aujourd\u2019hui 28 ans, vit en appartement supervisé.Il joue au hockey et est en recherche d\u2019emploi.«Avant, f aurais été incapable de donner cette entrevue», dit-il.A l\u2019occasion de la semaine de la santé mentale, Max a accepté de partager son histoire, en compagnie de responsables de la clinique Cormier-Lafontaine, qui traite conjointement la toxicomanie et les problèmes de santé mentale.Effets pervers Cette approche tente de contrer certains effets pervers du système qui faisaient en sorte que des personnes toxicomanes étaient exclues des soins de santé, et que les malades ne pouvaient pas bénéficier de soins de désintoxication.«Souvent, on demandait à un patient de cesser de consommer pendant au moins six mois pour faire une bonne évaluation de son état de santé mentale.On faisait abstraction du fait que c'est difficile de cesser de consommer pour n\u2019importe qui», expliquait mardi Nathalie Néron, coordonnatrice de la clinique Cormier-Lafontaine.Parallèlement, les personnes souffrant de problèmes de santé mentale s\u2019adaptaient mal aux exigences des cures de désintoxication, entre autres à cause de relations interpersonnelles difficiles lors de groupes de partage, ou encore parce qu\u2019on exigeait d\u2019elles l\u2019abstinence de toute médication.Or, selon les données de la clinique Cormier-Lafontaine, 50 à 70% des personnes qui consultent pour des pro- « Quand je fumais, les voix augmentaient.Mais je n\u2019étais capable de m\u2019en passer.» blêmes de toxicomanie ont des problèmes de santé mentale.Inversement, de 30 à 50% des personnes qui souffrent d\u2019une maladie comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire ont aussi des problèmes de surconsommation de drogue ou d\u2019alcool.Et si les personnes aux prises avec ces problèmes disent souvent qu\u2019elles procèdent à une forme d\u2019autotraitement en consommant drogue et alcool, ce cocktail a la plupart du temps des effets dévastateurs sur leur maladie.«Quand je fumais, les voix augmentaient, se souvient FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Depuis quelques mois, Max vit en appartement supervisé.Max, qui ne se définit pas comme un homme violent.Mais je n\u2019étais pas capable de m\u2019en passer » Selon Nathalie Néron, plusieurs personnes souffrant de problèmes de santé mentale ont aussi de la difficulté à faire confiance à leur médecin, ce qui n\u2019était pas le cas de Max, pas qui a toujours pris la médication prescrite.D\u2019où l\u2019importance d\u2019établir un lien de confiance entre patients et traitants, ce que privilégie la clinique Cormier-Lafontaine en assurant un suivi de l\u2019équipe soignante à travers les différentes étapes de la vie du patient.La cause, Teffet?Max a consommé du cannabis à partir de l\u2019âge de douze ans.Il a ensuite fumé de quinze à vingt joints par jour.Il a aussi consommé beaucoup de cocaïne, dont le jour de son crime, mais aussi de la kétamine, une drogue utilisée entre autres en clinique vétérinaire et qui se vend dans les bars.«Souvent, ils ne savent même pas ce qu\u2019ils prennent», ajoute le psychiatre Lrançois Noël, chef médical de la clinique Cormier-Lafontaine, qui est aussi le médecin traitant de Max.Dans la rue, on peut se procurer des amphétamines pour trois fois rien, un dollar la pilule, par exemple, et cette drogue peut avoir pour effet d\u2019induire des psychoses.Les études ont démontré qu\u2019il y a deux fois plus de psychoses chez les consommateurs de cannabis.Mais il demeure difficile d\u2019établir hors de tout doute un lien de causalité entre les deux phénomènes, la prédisposition à la maladie mentale pouvant être un facteur de consommation.En fait, la consommation de drogue peut devancer de dix ans l\u2019apparition des symptômes de maladies comme la schizophrénie, estime Nathalie.Et pour le D*\" Lrançois Noël, ces dix ans sont précieux, parce qu\u2019ils peuvent faire une différence dans le niveau de scolarisation de l\u2019individu, par exemple.Par ailleurs, le cannabis, la cocaïne et les amphétamines peuvent clairement induire des états psychotiques, relève le D*\" Noël.Max est pour sa part certain qu\u2019il ne serait pas où il est s\u2019il n\u2019avait pas consommé autant de drogue.«J\u2019aurais fini mon secondaire», soutient-il.Une démarche qu\u2019il lui reste encore à faire.Le Devoir 81^ CONGRES DE LACEAS Du curcuma en nanoparticules Le procédé accroît l\u2019efficacité et les propriétés neuroprotectrices de l\u2019épice PAULINE GRAVEL à Québec On connaît bien les propriétés antioxydantes du curcuma, mais l\u2019ingestion orale de l\u2019épice ne procure pas les effets attendus car celle-ci est dégradée rapidement dans le tractus gastro-intestinal.Pour éviter cette situation, les chercheurs de l\u2019Institut Armand-Lrappier ont pensé à encapsuler le curcuma dans des nanoparticules qui sont ensuite éliminées par voie naturelle.«Le curcuma est hydrophobe, il ne se dissout pas dans l\u2019eau, ce qui réduit son absorption par voie orale.De plus, il est dégradé rapidement dans le tractus gastro-intestinal», a précisé d\u2019entrée de jeu Doggui Sihem, étudiante au doctorat à l\u2019Institut Armand-Lrappier, dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas qui se poursuit à l\u2019Université Laval de Québec.Dans le but d\u2019accroître la disponibilité de l\u2019épice dans l\u2019organisme, notamment dans le cerveau où ses propriétés antioxydantes devraient aider à freiner la maladie d\u2019Alzheimer, la jeune chercheuse a mis au point des nanoparticules de 100 nanomètres de diamètre qu\u2019elle remplit de curcuma.Doggui Sihem a synthétisé ces nanoparticules de poly-lac-tide-coglicolide par évaporation d\u2019acide lactique et d\u2019acide glycolique, ce qui en fait des nanoparticules biodégradables qui sont éliminées par voie naturelle.Des expérimentations in vitro ont montré que ces nanoparticules libèrent rapidement (au cours des six premières heures) le curcuma attaché à leur surface interne.Le reste du contenu en curcuma diffuse ensuite lentement à travers la matrice des nanoparticules au cours des 10 heures suivantes.Cancer et Alzheimer Pour vérifier si le curcuma encapsulé dans les nanoparticules est bien internalisé par les cellules que l\u2019on veut traiter, la scientifique a exposé des cellules de neuroblastome humain (un cancer du système nerveux) à du curcuma seul, ainsi qu\u2019à des nanoparticules contenant du curcuma.Alors que cinq micromoles de curcuma seul ont été nécessaires pour induire un début d\u2019internalisation, à peine 0,07 micromoles de nanoparticules de curcuma ont entraîné une bonne internalisation de l\u2019épice dans les cellules cancéreuses.Dans le but de mimer le stress oxydatif qui survient dans la maladie d\u2019Alzheimer, Doggui Sihem a appliqué du peroxyde d\u2019hydrogène sur les cellules de neuroblastome humain.Elle a ensuite observé que le curcuma encapsulé dans des nanoparticules prévenait la mort de ces cellules contrairement au curcuma administré seul, qui n\u2019offrait aucune protection.«Nous avons également observé que les nanoparticules de curcuma diminuaient significativement la libération des molécules très réactives qui sont relâchées lorsqu\u2019on traite les cel- Les propriétés antioxydantes du curcuma devraient aider à freiner la maladie d\u2019Alzheimer Iules au peroxyde d\u2019hydrogène.Et il fallait une dose dix fois plus grande de curcuma seul pour obtenir un effet comparable», a précisé M\u201c® Sihem.Lors d\u2019un stress oxydatif, la concentration de glutathion, une molécule antioxydante pré sente en permanence dans le cerveau, diminue rapidement car elle est utilisée pour combattre ce stress oxydatif.Or la chercheuse a montré que l\u2019administration de nanoparticules de curcuma bloque cette diminution, «probablement parce que les cellules utilisent le curcuma à la place du glutathion pour atténuer les effets nocifs du stress oxydatif», avance-t-elle.Le facteur de transcription Nrf2 qui induit la synthèse de protéines antioxydantes, dont le glutathion, est activé chez les patients atteints de la maladie d\u2019Alzheimer, ainsi que lorsqu\u2019on provoque un stress oxydatif à l\u2019aide du peroxyde d\u2019hydrogène, car son rôle est d\u2019assurer la survie des cellules, ajoute la chercheuse.Or les nanoparticules de curcuma bloquent là aussi l\u2019activation du Nrf2.Selon Doggui Sihem, les résultats positifs de ces expériences fondamentales prouvent que l\u2019encapsulation du curcuma dans des nanoparticules accroît l\u2019efficacité et les proprié tés neuroprotectrices de l\u2019épice en augmentant sa disponibilité dans l\u2019organisme.D Le Devoir Lire aussi > Une Québécoise améiiore i\u2019efficacité d\u2019un hôpitai suisse.Pas de recette à la Toyota ou de minutage des soins dans la méthode de Danielle D\u2019Amour.A ledevoir.com/acfas DÀ ne pas manquer > Toute ia semaine, nos journalistes suivent l\u2019actualité du congrès de l\u2019Acfas et rendent compte des résultats inédits de certaines des re-cherqhes présentées en journée.À ledevoir.com/acfas CE SOIR* 19 H 30 EMISSION INTERACTIVE TV5.te/duo Vieillir en beauté avec Andrée Lachapelle / LA BEAUTE 13 INVITES SOUS TOUTES 13 SUJETS SES FACES 1 NOUVELLE SÉRIE A6 LE DEVOIR, LE MERCREDI MAI 2013 ACTUALITES IVois femmes libérées après 10 ans de séquestration THOMAS J.SHEERAN JOHN COYNE à Cleveland Trois femmes qui avaient disparu séparément il y a une dizaine d\u2019années ont été retrouvées lundi dans une maison de Cleveland, dans le Midwest américain, et ont probablement été retenues en otages au même endroit pendant toutes ces années, a indiqué mardi le chef de police de la ville.Les trois captives semblaient en bonne santé et ont été amenées à rhôpital pour y être examinées et réunies avec leurs proches.Elles ont obtenu leur congé mardi matin puis ont été emmenées vers un lieu gardé secret.La police a indiqué qu\u2019une fillette âgée de six ans, la fille de l\u2019une des femmes, avait été retrouvée au domicile.Une des femmes séquestrées, Amanda Berry, avait fait un appel désespéré aux services d\u2019urgence dans lequel elle expliquait avoir été enlevée.«Au secours, je suis Amanda Berry.J\u2019ai été kidnappée et je suis disparue il y a 10 ans, a-t-elle lancé.Et je suis ici Je suis libre maintenant.» Les autorités ont arrêté trois frères, Ariel, Pedro et Onil Castro, âgés de 50 à 54 ans.Un proche a indiqué que son neveu Ariel Castro était le pro- priétaire de la maison.Le chef de police, Michael McGrath, a dit croire qu\u2019Amanda Berry, Gina Dejesus et Michelle Knight avaient été emprisonnées dans la maison depuis qu\u2019elles étaient adolescentes ou au début de la vingtaine.Son collègue Ed Tomba a refusé de dire qui était le père de la fillette, que l\u2019on croit être la fille de M^® Berry.Un appel frénétique La libération des trois femmes a commencé par un appel à l\u2019aide frénétique.Un voisin, Charles Ramsey, a raconté à la chaîne WEWS-TV qu\u2019il a entendu des cris lundi et qu\u2019il a aperçu une femme qui tentait désespérément de sortir de la maison et qui l\u2019a imploré de l\u2019aider à contacter la police.«J\u2019ai entendu des cris.J\u2019étais en train de manger mon McDonald\u2019s.Je suis sorti dehors.J\u2019ai vu cette jîlle affolée, qui tentait d\u2019essayer de sortir de la maison», a-t-il raconté.Une autre voisine, Anna Tejeda, a expliqué qu\u2019elle était assise sur son perron avec des amis lorsqu\u2019ils ont entendu quelqu\u2019un de l\u2019autre côté de la rue crier et donner des coups de pied dans une porte.Un de ses amis a traversé la rue et a suggéré à M\"^® Berry de défoncer à coups de pied la Le nouveau chouchou des Américains Charles Ramsey, le voisin énergique qui a libéré trois jeunes filles kidnappées à Cleveland, est devenu mardi, avec son accent plein de gouaille et ses formules-chocs, le chouchou des médias et des internautes américains, qui se repassent ses interviews en boucle.Charles Ramsey est «le nouveau héros de l\u2019Amérique», résume le site de nouvelles TheDC.com, alors que les vidéos de ce plongeur dans un restaurant racontant son exploit ont été vues des centaines de milliers de fois sur YouTube et répandues tout autant sur Twitter ou Yahoo !.L\u2019homme, un Noir d\u2019une quarantaine d\u2019années, est le voisin immédiat de la maison où étaient séquestrées les trois jeunes filles et, en répondant à l\u2019appel de l\u2019une d\u2019entre elles, a permis leur libération.Avec force «bro!» pour «brother» et des jurons typiquement américains, l\u2019homme aux cheveux longs, les dents abîmées et le t-shirt blanc taché, a raconté comment il avait «entendu un cri alors qu\u2019il mangeait son McDonald\u2019s».Quelques-unes de ses phrases, à la presse ou à la police, se retwittent à l\u2019infini, comme celle à la chaîne WEWS: «J\u2019ai su que quelque chose n\u2019allait pas quand une jolie petite Blanche s\u2019est précipitée dans les bras d\u2019un Noir.Ou elle est dodo ou elle a des problèmes.» Lorsqu\u2019il appelle la police qui lui demande si la jeune fille «a besoin d\u2019une ambulance ou de quoi que ce soit», il répond: «Elle a été kidnappée!Elle a besoin de tout, mets-toi dans ses baskets!» Ses phrases ont même été remixées, style rap.moustiquaire, ce qui lui a permis de s\u2019enfuir.M\"^® Tejeda, qui s\u2019exprimait en espagnol, a raconté que Mme Berry était nerveuse et pleurait.Elle était vêtue d\u2019un pyjama et de vieilles sandales.Lorsqu\u2019elle lui a expliqué qui elle était, Tejeda a refusé de la croire, lui disant qvi « Amanda Berry est morte».Quand cette dernière a rétorqué qu\u2019elle avait été kidnappée il y a 10 ans, Tejeda lui a tendu un téléphone pour qu\u2019elle appelle la police.Les policiers sont arrivés en quelques minutes et ont libéré les autres femmes de la maison.14, 16 et 20 ans Mme Berry avait disparu le 21 avril 2003 après avoir appelé sa sœur pour l\u2019avertir qu\u2019on la ramenait à la maison en voiture depuis son travail.Elle était alors âgée de 16 ans et en a aujourd\u2019hui 27.Mme Dejesus n\u2019avait pas été vue depuis qu\u2019elle revenait de l\u2019école, un an plus tard.Elle n\u2019avait que 14 ans au moment de sa disparition.Toutes deux ont été retrouvées à quelques kilomètres de l\u2019endroit où elles avaient été portées disparues.Quant à M^® Knight, les autorités ont dit qu\u2019elle avait 20 ans au moment de sa disparition survenue en 2002.Elle est aujourd\u2019hui âgée de 32 ans.«Nous avons plusieurs questions sans réponses.Pourquoi ont-elles été enlevées ?Comment ont-elles été enlevées ?Et comment sont-elles restées à Cleveland sans être repérées pendant tout ce temps ?», s\u2019est demandé mardi le maire de Cleveland, Erank Jackson, lors d\u2019une conférence de presse.La police a indiqué être déjà intervenue à deux reprises dans la maison des jeunes femmes: en mars 2000 pour une bagarre dans la rue et en janvier 2004 au sujet d\u2019Ariel Castro, chauffeur de bus scolaire, qui avait oublié un enfant dans un bus.La police avait alors frappé en vain à la porte du domicile, sans obtenir de réponse.Mais elle n\u2019avait pas trouvé motif à délit.Cette découverte à Cleveland a mis fin à des années d\u2019attente anxieuse de la part de leurs proches et a été accueillie avec stupeur par le voisinage de ce quartier résidentiel habituellement paisible.Des voisins, stupéfaits, ont décrit Ariel Castro comme un chauffeur de bus sympathique, musicien, indiquant que sa fille venait le voir de temps à autre avec ses enfants.Mardi, un drapeau américain flottait devant la façade de la maison où ont été découvertes les jeunes femmes, mais la bâtisse est désormais barrée par la police pour cause d\u2019enquête, cernée par des médias et une cinquantaine de curieux.Avec l\u2019Agence Erance-Presse Associated Press Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I \u2022 N \u2022 D REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100 \u2022 150 Achat-vente-échange 160 \u2022 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFIAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l\u2019édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE NOUVELLES MAISONS MODÈLES WHITLOCK WEST If'.1,1 Un projet intégré dans la nature, à Hudson.(450) 458-5688 \u2022 www.whitlockwest.com lansereau 514 721-2121 COMMERCIAL BUREAUX À PARTAGER A VILLERAY 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ceux qui pourront participer à ce projet-pilote qui se déploiera sur neuf sites au centre-ville.Les restaurateurs seront aussi jugés sur la provenance des produits utilisés, la qualité du service, l\u2019apparence de leur véhicule-cuisine, leur originalité et leurs çonnaissances en restauration.A titre d\u2019exemple, on avertit déjà que les aliments préemballés et usinés sont exclus.Une sélection «très exigeante» Cette sélection sera «très exigeante», soutient Claude Rainville, responsable du développement économique de l\u2019arrondissement Ville-Marie, qui rêve de voir des chefs éclatés qui feront parler d\u2019eux obtenir une place au soleil.M.Rainville espère d\u2019ailleurs que les restaurateurs rivaliseront d\u2019originalité pour offrir des plats différents de ceux servis en restaurant.Les critères dévoilés visent à assurer «une offre culinaire à la hauteur de la réputation gastronomique de Montréal», précise la Ville dans un communiqué.Les restaurateurs, qui doivent déjà avoir pignon sur rue dans la métropole pour présenter un projet ont jusqu\u2019au 24 mai pour déposer leur dossier de candidature.Les heureux élus auront ensuite pour tâche de gagner le cœur et surtout le ventre des Montréalais, entre le 20 juin et le 29 septembre.Ce service de restauration extérieur sera offert de 7 h à 22 h, toute la semaine, et les cuisines mobiles changeront de lieu tous les jours afin de diversifier l\u2019offre dans tous les secteurs de l\u2019arrondissement.Neuf sites ont été choisis dans l\u2019arrondissement Ville-Marie pour accueillir la cuisine de rue.On retrouvera notamment les camions des chefs sur le Mont-Royal, dans le Vieux-Montréal et à la place du Canada.La vente de nourriture dans la rue est interdite depuis 1947 à Montréal.Cette pratique est de retour depuis une dizaine d\u2019années, surtout lors d\u2019événements spéciaux.Le Devoir La barricade érigée par Ottawa a été démantelée mardi matin THIERRY HAROUN à Percé La Ville de Percé a mis ses menaces à exécution en démantelant, tôt mardi matin, la barricade au quai de la municipalité qui avait été installée par le ministère des Pêches et des Océans (MPO) pour des raisons de sécurité publique.Le MPO avait fermé mercredi dernier, à la surprise générale, l\u2019accès au quai de Percé, ce qui a déclenché la co-Ipre des autorités municipales.A tel point que Percé avait mis en demeure le gouvernement fédéral de rouvrir le quai lundi à 16 h au plus tard, à défaut de quoi des conséquences devaient s\u2019ensuivre.Le maire Bruno Cloutier a donc mis ses menaces à exécution en ordonnant le démantèlement de la barricade constituée de clôtures de métal et de blocs de béton.Une équipe d\u2019employés municipaux s\u2019est mise à la tâche dès 6 h 40 mardi avec une pelle mécanique, et le tout a été terminé vers 7 h, ouvrant ainsi l\u2019accès, aux piétons seule-menf à cette infrastructure qui permet de voir le rocher Percé de plus près.Les employés ont laissé sur place quelques blocs de béton pour bloquer l\u2019accès aux véhicules.Pas le choix Rencontré par Le Devoir quelques minutes plus tard, le maire a fait valoir «que le ministère des Pêches a agi de façon cavalière; peut-être que nous avons aussi agi de façon cavalière, mais je ne regrette pas le geste qu\u2019on a posé.S\u2019il y a des répercussions, on va vivre avec, c\u2019est tout.Mais nous n\u2019avions pas d\u2019autres choix, il nous fallait aller de l\u2019avant avec ce geste pour donner accès aux piétons».Ginette Boulanger, une citoyenne THIERRY HAROUN LE DEVOIR Les employés municipaux qui ont détruit la barricade ont laissé sur place quelques blocs de béton pour bloquer l\u2019accès aux véhicules.qui a été témoin du démantèlement de la barricade, appuie sans réserve la décision des élus municipaux.«Écoutez, on a besoin de ce quai.Interdire l\u2019accès au quai, je trouve que c\u2019était sauvage comme décision !» Richard Bélanger, un camionneur, s\u2019était également présenté tôt au quai.«Pourquoi le ministère des Pêches a-t-il procédé si tard au printemps alors qu\u2019il aurait pu le faire l\u2019automne dernier?», se questionne-t-il.Sécurité publique En réaction au démantèlement de la barricade, le porte-parole du MPO, Michel Pla-mondon, a déclaré au Devoir que, pour eux, «la priorité, c\u2019est la sécurité publique.Nous avons mandaté la firme CIMA +, une firme indépendante, qui procédera à l\u2019évaluation du quai et nous attendons un rapport préliminaire duns les prochains jours.On demande par ailleurs aux gens de ne pas circuler sur le quai pour des raisons de sécurité et pour permettre aux ingénieurs de faire leur travail».En effet, des ingénieurs de cette firme étaient déjà à l\u2019œuvre mardi matin pour inspecter les lieux.Entre-temps, impossible de savoir si Ottawa entend remettre en place les clôtures qui empêchaient la circulation sur le quai ni pourquoi il a choisi d\u2019avoir recours à une firme privée dans le dossier.Questionné à la période de question aux Communes par le Nouveau Parti démocratique (NPD), le ministre des Pêches et des Océans n\u2019a pas semblé voir le dossier comme une priorité pour son ministère.«Je sais que le député de l\u2019opposition est pleinement conscient du rôle d\u2019un port de petites embarcations, et nous nous concentrons sur les quais principaux de bateaux de pêcheurs.Il y a approximativement trois pêcheurs à temps plein utilisant le port de Percé [.]», a tranché Keith Ashfield.Le ministre d\u2019Etat au tourisme, Maxime Bernier, s\u2019est pour sa part dit bien content que des inspecteurs indépendants aient été appelés en renfort.«Ce qui m\u2019inquiète le plus, c\u2019est la sécurité des piétons qui utilisent le quai.Mais on va savoir dans quelques jours qu\u2019est-ce qui arrive et je suis bien conscient aussi des préoccupations du maire», a-t-il noté.Mais pojur le député de Gas-pésie-les-Iles-de-la-Madeleine, Philip Toone, le fédéral doit prendre ses responsabilités quant à l\u2019entretien du quai au plus vite.«Je comprends que les gens de Percé sont rendus à leur limite», a-fil insisté.«C\u2019est la conséquence d\u2019avoir laissé le quai dans un état pitoyable pendant des années.L\u2019effet cumulatif de tout ça, c\u2019est que les gens, ils explosent.L\u2019économie de la région dépend énormément de ce quai-là.» Le député bloquiste Jean-Erançois Eortin croit de son côté que la vétusté du quai de Percé n\u2019est que la pointe de l\u2019iceberg.«Le gouvernement fédéral est capable de ne pas entretenir le quai le plus connu de la Gaspésie.Imaginez-vous toutes les infrastructures portuaires, les ports pour petits bateaux, les ports de mer, comment le fédéral accorde peu d\u2019importance à l\u2019entretien.» Le Devoir avait mis la main sur le courriel expédié par le MPO le N\u2019ornai à la direction générale de Percé, courriel qui est à l\u2019origine de ce bras de fer.On pouvait y lire: «Prenez note qu\u2019à la suite d\u2019une inspection visuelle du quai de Percé, nous allons procéder à une fermeture du quai en attendant une inspection plus approfondie.Un évidement et des perforations de la pal-planche d\u2019acier ont été constatés par notre technicien.Ce dernier a mandaté un entrepreneur afin d\u2019installer des butoirs de béton pour fermer le quai à toute la circulation.Nous installerons un affichage indiquant les dangers sur la propriété d\u2019ici vendredi prochain.La situation sera réévaluée à la suite des résultats de l\u2019inspection structurale.» Le Devoir ENQUETE SUR LA LEGIONELLOSE La Régie du bâtiment se défend C> était au tour de la Régie du bâtiment de témoigner, mardi, à l\u2019enquête publique concernant le décès de 14 personnes à la suite de l\u2019éclosion de la légionellose l\u2019été dernier à Québec.L\u2019organisme gouvernemental a dû se défendre de ne pas avoir mis en œuvre une recommandation datant de 1997 sur l\u2019entretien (Jes tours de refroidissement.A la suite d\u2019une autre éclosion de légionellose qui avait fait un mort dans la Capitale-Nationale, le ministère de la Santé avait suggéré d\u2019adopter un règlement pour obliger les propriétaires d\u2019immeubles à nettoyer leurs installations.Devant la coroner Catherine Rudel-Tessier, la Régie du bâtiment a expliqué que le contexte politique de l\u2019époque favorisait davantage un allègement réglementaire plutôt que l\u2019ajout de contraintes aux propriétaires.C\u2019est pour cette raison qu\u2019elle avait préféré préparer un guide de sensibilisation sur l\u2019entretien des équipements de refroidissement.Cette réglementation souhaitée dans les années 1990 a finalement été adoptée après l\u2019épisode de l\u2019été dernier et entrera en vigueur le 12 mai.La Régie a par ailleurs plaidé qu\u2019elle n\u2019avait pas l\u2019expertise pour faire face à une telle crise et qu\u2019il n\u2019y avait pas de répertoire des tours de refroidissement, compliquant son intervention.L\u2019enquête publique reprenait mardi ses activités pour sa deuxième et dernière semaine.Au cours des six jours d\u2019audiences, la coroner Rudel-Tessier doit entendre une douzaine de témoins et d\u2019experts.Elle formulera ensuite ses recommandations dans un rapport.En plus des 14 morts, la bactérie a affecté quelque 180 personnes et forcé l\u2019hospitalisation de plus de 130 autres.Le Devoir PRIX ARTS-AFFAIRES DE MONTRÉAL ÉDITION 2012 CELEBRONS L'ALLIANCE DES ARTS ET DES AFFAIRES Les Prix Arts-Affaires de Montréal récompensent la contribution des gens d'affaires et des entreprises au développement des arts et de la culture de la métropole.RÉSERVATION : www.ccmm.qc.ca/COCKTAIL-ARTS-AFFAIRES INFORMATION SUR LES PRIX : www.ccmm.qc.ca/prix-arts-affaires www.artsmontreal.org/fr/prix/prix-arts-affaires REMISE DES PRIX Mardi 11 juin 2013 de 17 h 30 à 19 h 30 Théâtre Rialto 5723, avenue du Parc Fermeture du Jardiu des glaciers Baie-Comeau \u2014 Ce qui devait être une attraction touristique de la Côte-Nord, le Jardin des glaciers à Baie-Comeau, a fermé ses portes.Cette fermeture est intervenue après seulement quatre ans d\u2019opération et 12 millions de dollars A VOS SOURIS ! Jouez au sudoku et aux mots-croisés en ligne En CO aboration avec CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL TOURISME Montréal CHAMBRE DE COMMERCE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN CREATEURS D'AFFAIRES d\u2019investissements de la part des gouvernements.L\u2019organisme offrait un spectacle multimédia portant sur la période glaciaire et un parc d\u2019aventures maritimes.L\u2019attraction n\u2019attirait que la moitié des touristes prévus à l\u2019origine et se retrouve dans le rouge pour un montant d\u2019un million de dollars.La Presse canadienne ledevoir-com/ieux A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI MAI 2 O I S EDITORIAL REDEVANCES MINIERES Changement de cap Si la politique est l\u2019art du possible, alors il faut admettre que le gouvernement Marois a taillé toute une brèche dans le régime d\u2019impôt minier.Les minières auront eu beau tempêter sur tous les tons, toutes seront tenues de payer des redevances.Et ne serait-ce que sur ce seul principe, c\u2019est une vraie rupture avec les libéraux.E Josée Boileau n campagne électorale, l\u2019impératif est clair pour les politiciens: chiffrez vos promesses! réclament les adversaires.et les médias.Et puisqu\u2019il s\u2019agit de se faire élire, les partis dorent la pilule.On projette à long terme, les milliards pleuvent et les millions se ramassent à la pelle.Hélas toutefois pour eux, c\u2019est à cette aune comptable que par la suite les réalisations sont comparées.Il est donc vrai qu\u2019en matière de redevances minières, le Parti québécois avait promis mer et monde l\u2019été dernier.Avec son nouveau régime hybride, un gouvernement Marois s\u2019assurait de centaines de millions de dollars de revenus annuels, avec quoi on pourrait éliminer la taxe santé, annuler une partie de la hausse des tarifs d\u2019électricité, réduire la dette.Ah ! Perrette et son pot au lait.Mais comme dans la fable, il faut se méfier des écueils de la route quand on la parcourt avec autant de projets en tête.En matière de redevances minières, ces écueils sont nombreux.La fluctuation des prix de la matière sur le marché international en est déjà un de taille.Mais surtout, il y a tout un barrage à traverser : celui des entreprises minières, toujours prêtes à clamer qu\u2019elles vont retirer lems billes si on les encadre trop.Dès l\u2019élection du gouvernement Marois, elles se sont livrées, avec l\u2019appui de maires et de chambres de commerce, à une bataille féroce, signe des intérêts en jeu, s\u2019attaquant à la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet, dénonçant un climat d\u2019incertitude qu\u2019elles alimentaient.«Les compagnies minières vont essayer de nous faire peur [.].Nous devons résister à cette forme classique de chantage», disait Nicolas Marceau en campagne électorale.Ce fut au final une demi-résistance : entre le projet de départ du PQ et celui présenté lundi, les compromis ont été nombreux.On a modifié les façons de calculer l\u2019impôt minier minimum et celui sur les profits, et ces deux impôts ne s\u2019additionneront pas.C\u2019est encore par les incitatifs que la transformation de la ressomce au Québec sera encouragée.Pom qui rêvait mieux, c\u2019est décevant.Et pourtant, une bataille a été gagnée.Si le pot de Perrette s\u2019est renversé, il ne s\u2019est pas cassé et c\u2019est en soi énorme.Maintenant, toutes les minières en activité au Québec payeront un impôt minimum.C\u2019est une avancée.Réelle.Car d\u2019où part-on?Qn part d\u2019un rapport du vérificateur général qui, en 2009, démontrait que les sociétés minières payaient des broutilles en matière de droits.Qn part d\u2019un gouvernement libéral qui se contentait d\u2019aller chercher les redevances sur les profits nets des minières, faisant en sorte que, de 2002 à 2008, 40% des entreprises n\u2019ont rien versé, 50% en 2011.Il faut voir encore dans quel environnement favorable les minières travaillaient sous les libéraux.Pas question pour le gouvernement de les pousser à faire de la transformation locale ; pas question non plus d\u2019exiger d\u2019elles une contribution financière pom restaurer les sites miniers exploités.Pas question non plus de lever le secret (!) quant au nombre et au nom des entreprises payant des redevances, encore moins de connaître le montant versé par chacune.Un monde à part, bien protégé.Ce temps-là vient de se terminer.Qutre les redevances, le nouveau régime minier soutiendra davantage la transformation sur place : ce ne sont pas les contraintes souhaitées par plusiems, mais ce n\u2019est pas le laisser-faire.La Loi sur les mines sera par ailleurs modifiée pom assmer la restamation des sites.De plus, toute l\u2019information sur les redevances payées et le tonnage extrait sera, enfin, rendue publique.11 y amait moyen de faire mieux: le monde minier reste marqué d\u2019une cultme du Par West digne du XIX® siècle.Creuser l\u2019emporte encore sur les exigences çnvironnementales et citoyennes, et la législation s\u2019en fait l\u2019écho.À cet égard, il n\u2019y a pas de révolution : la Loi sur les mines ne sera pas réécrite.Mais contre vents et marées, le gouvernement Marois fait un effort.Alors qu\u2019il relançait mardi à sa façon le Plan Nord et qu\u2019on attend de voir en quoi, hors l\u2019esbroufe, son «Nordpour tous» se distinguera du grand projet de Jean Charest, il est au moins clair qu\u2019en matière minière, le gouvernement part sur de nouvelles bases.Ce n\u2019est pas rien dans un sectem qui n\u2019a de cesse d\u2019imposer son exigence : qu\u2019on lui laisse les coudées franches.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE LETTRES L\u2019OACI au Qatar, c\u2019est possible ! Malheureusement, le billet de Jean-Robert Sansfaçon sur le déménagement possible du siège social de l\u2019QACI de Montréal au Qatar est bien réel.Si jamais Montréal perdait ce prestigieux siège social de l\u2019ÔNU, les Montréalais et les Québécois auront goûté aux conséquences idéologiques du gouvernement Harper.Le RQC, naïvement, ne voit pas le danger insidieux de ce gouvernement qui brise la réputation du Canada.Monsieur Harper fait mal au Canada, mais beaucoup plus au Québec avec son idéologie de droite hyper conservatrice.contre Kyoto, anti-Nations unies, contre la science, etc.La liste est longue et la planète nous regarde changer avec étonnement! Si nous perdons ce siège social, nous le perdrons directement à cause de l\u2019idéologie du gouvernement Harper, et j\u2019espère que les Montréalais descendront dans la rue pour décrier haut et fort le prix de cette idéologie de nains intellectuels.La perte de l\u2019QACI pour Montréal serait une gifle difficile à accepter.De voir monsieur Baird ramer pour sauver les meubles aux côtés de messieurs Applebum et Lisée me choque, car ce même monsieur Baird est directement responsable du regard odieux du monde arabe et des Nations unies sur le Canada, qui fait directement très mal à Montréal.Je me souviens.Guy Charron Montréal, le 4 mai 2013 Harper linguiste Les concepteurs de la variante Harper de la noviangue viennent d\u2019innover avec brio.Un vrai bijou: le pétrole extrait des sables bitumineux est de l\u2019énergie renouvelable.Qrwell proposait comme énoncé typique de cette langue-là : « La guerre, c\u2019est la paix.» Les conservateurs égalent désormais leur modèle.Et ce, d\u2019autant mieux que, loin de s\u2019en tenir à leur habituelle camelote verbale, ils vont recruter des « scientifiques » complaisants pour tirer de leurs «recherches » la seule preuve préalablement commandée.L\u2019altération totale du sens des mots permettra de fabriquer la version officielle de ce qui devra passer pour la réalité elle-même.La première moitié du XX® siècle garde ouvert un chantier pour la pensée s\u2019exerçant à discerner les procédés artificieux qui ont favorisé l\u2019émergence des régimes totalitaires.Qn ferait bien de ne pas prendre à la légère des «tentations», toujours vivaces, auxquelles peut céder un pouvoir impatient de faire sauter les garde-fous démocratiques pour étendre son emprise.La falsification éhontée du langage et le fanatisme idéologique résolu à faire taire toute contestation, fut-elle la mieux documentée, manifestent sans équivoque, de la part du gouvernement Harper, la volonté de mettre au pas les citoyens, à commencer par les plus démunis.Ce mot de Karl Kraus reste à l\u2019ordre du jour: «Finalement, tous les César ont été au-dessus de la grammaire.» Paul Chamberland Morin-Heights, le 6 mai 2013 Une vision différente ! Dernièrement, j\u2019ai lu dans le journal de mon quartier que la Ville voulait encourager les familles à vivre à Montréal dans des logements sociaux.C\u2019est bien, encourager les gens à vivre à Montréal.Par contre, là où le bât blesse, c\u2019est d\u2019encourager les gens à devenir propriétaire.Je suis certaine que c\u2019est le rêve de tous, mais ce n\u2019est pas tout le monde qui peut se le permettre, même avec des arrangements.Donc, la clientèle visée n\u2019est pas monsieur et madame Tout-le-monde ! Et les pauvres ?Donc, l\u2019expression «logements sociaux» prend une connotation différente selon le point de vue économique des gens.Pour moi, cela veut dire logement abordable, non quelque chose à payer à 300000$ ou plus! De plus, celui qui devient propriétaire paie des taxes municipales, a la responsabilité de payer les réparations, par exemple.ce que le locataire n\u2019a pas à faire.Dans une ville, il y a diverses classes sociales et elles ont toutes le droit d\u2019y vivre.Est-ce qu\u2019il y a beaucoup d\u2019annonces du genre «Venez vivre dans des coopératives.Nous bâtirons prochainement des HLM pom répondre aux besoins criants de la population existante.Nous construisons des appartements à 100$ la pièce, donc vous trouverez de beaux 4 et demie pom 450$» ?Nous entendons plus parler de condominiums et du désir que les gens deviennent des propriétaires! Je souhaite que toutes les clientèles soient invitées à vivre à Montréal et trouvent une place convenable pour habiter selon lems revenus ! Agathe Melançon Le 6 mai 2013 LIBRE OPINION Ne laisser personne de côté ! FRANÇOISE DAVID Députée de Gouin, porte-parole de Québec solidaire Agnès Maltais, ministre de l\u2019Emploi, de la Solidarité sociale et de la Condition féminine, veut couper des allocations à l\u2019aide sociale et répète qu\u2019elle «n\u2019échappera personne».Ils seront supposément rencontrés dès le mois de juin, ces hommes seuls de 54 ans, à l\u2019aide sociale depuis souvent plus de 10 ans et qui n\u2019ont pas terminé une 5® secondaire.Les centres locaux d\u2019emploi (CLE), pourtant en panne de personnel, leur trouveront un programme d\u2019insertion au travail et un gentil employeur qui voudra bien leur donner une chance.A 55 ans.Vous y croyez, vous?Je sais: les entreprises cherchent des travailleurs qualifiés, diplômés, ces temps-ci.Désolée, il n\u2019y en a pas tellement à l\u2019aide sociale.Sinon, vous pensez bien, ils seraient déjà au travail ! Au 30 septembre, on coupera aussi dans l\u2019aide aux mères de jeunes enfants.Près de la moitié n\u2019ont pas un diplôme d\u2019études secondaires.Les rares fonctionnaires des CLE tenteront de les amener rapidement sur le marché du travail.Une baguette magique ne ferait pas mieux.mais dans la vraie vie, la ministre va «en échapper», des personnes pauvres, et beaucoup.Je ne suis pas seule à l\u2019affirmer, plusieurs organismes sérieux ont dit exactement la même chose.Une question se pose alors : pourquoi cette obstination à couper dans les allocations de personnes déjà en situation de détresse ?Comme un mauvais «remake» En 2001, un gouvernement du Parti québécois lançait une consultation sur la lutte contre la pauvreté avec un document intitulé Ne laisser personne de côté.Un peu comme dans: « n\u2019échapper personne » ! Pourquoi cette consultation?Pour corriger l\u2019impression désastreuse laissée par son insensibilité totale aux revendications relatives à la pauvreté, de la Marche mondiale des femmes en octobre 2000.Aussi pour répondre au formidable mouvement de solidarité qui avait émergé autour du projet de loi citoyen pour l\u2019élimination de la pauvreté.En décembre 2002, une loi-cadre visant «à lutter contre la pauvreté et l\u2019exclusion sociale» était finalement adoptée et, qui plus est, à l\u2019unanimité des voix à l\u2019Assemblée nationale.Qnze années plus tard, où en sommes-nous ?Ceux et celles qui sont au bas de l\u2019échelle ont-ils amélioré leur sort?Notre société est-elle moins inégalitaire?J\u2019aimerais répondre oui à ces questions et passer à un autre appel.Mais nous n\u2019en sommes pas là.H y a moins de personnes à l\u2019aide sociale aujourd\u2019hui qu\u2019il y a 11 ans.Les familles pauvres ont amélioré leur sort surtout à cause de l\u2019augmentation importante des allocations pour les enfants.Et puis.c\u2019est tout.En fait, le sort des personnes seules à l\u2019aide sociale s\u2019est grandement détérioré.Celles que l\u2019on dit «aptes au travail» ont vu leur prestation à demi indexée durant quatre ans, gracieuseté du gouvernement libéral.Qn n\u2019a connu aucune augmentation réelle de la prestation de base malgré une hausse importante du coût de la vie.Aujourd\u2019hui, comme en 2002, une personne sur dix, au Québec, n\u2019a pas un revenu lui permettant de couvrir ses besoins de base.Et le nombre de travailleuses et de travailleurs pauvres augmente malgré une progression sensible du salaire minimum.Beaucoup de personnes au salaire minimum travaillent environ 25 heures par semaine.Comment arriver ?Sans compter tous ceux qui passent par des agences de placement temporaire pour dénicher un emploi généralement sous-payé ! Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019entre 2008 et 2012, la fréquentation des banques alimentaires ait augmenté de 22%.Thérapie pour les angoissés fiscaux?Cette triste situation devrait secouer le gouvernement actuel, commander une intervention audacieuse et déterminée pour enfin s\u2019attaquer à la pauvreté.En lieu et place, il coupe une allocation donnant juste un peu de répit à des parents de jeunes enfants et aux personnes qui atteindront l\u2019âge de 55 ans le l^juin prochain.Tout ça pour épargner 34 millions.Et pourquoi épargner 34 millions en sabrant le maigre, très maigre budget des plus pauvres ?Parce que ces personnes vulnérables, souvent en détresse physique et psychologique, ces exclus des salons mondains.doivent contribuer à une atteinte obsessionnelle de l\u2019équilibre budgétaire en 2013-2014.Chacun doit collaborer, n\u2019est-ce pas?Ce qui me révolte tout particulièrement, c\u2019est que cet « effort budgétaire » est demandé à des personnes dépossédées d\u2019une vie tout simplement décente.Pendant ce temps.eh bien, on ne demande aucun effort aux plus riches et aux entreprises.Il est vrai qu\u2019il faut les ménager, ils font de l\u2019angoisse fiscale ! Un psy gratis avec ça?Un défi, madame la ministre Si vous voulez vraiment permettre à des milliers de personnes de sortir de la pauvreté, oubliez vos coupes et augmentez les prestations de base pour toutes les personnes assistées sociales.Embauchez des fonctionnaires pour les rencontrer et prendre le temps de bâtir avec elles un plan de retour au travail quand c\u2019est possible et réalisable.Vous êtes aussi ministre du Travail ; faites le ménage dans les agences de placement! Assurez-vous que des employeurs sont vraiment disposés à embaucher des travailleuses et des travailleurs suç une base régulière avec des salaires décents.Eliminez de la prestation des mères à l\u2019aide sociale le montant reçu pour une pension alimentaire.Si vous travaillez dans cette direction, alors je croirai que vous ne laissez personne de côté, que véritablement vous «n\u2019échapperez personne».Il y a des reculs qui sont l\u2019expression du bon sens et de la générosité. LE DEVOIR LE MERCREDI MAI 2 O I S A9 IDEES OACI Le Qatar doit retirer son offre Le pays qui s\u2019est joint en 1971 à l\u2019ONU doit respecter l\u2019usage onusien de permanence des sièges des grandes institutions internationales LOUISE LAMARRE-PROULX Présidente GILLES GINGRAS Vice-président MICHEL DUVAL Secrétaire LIONEL ALAIN DUPUIS Membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Association canadienne pour les Nations unies (Grand Montréal) e Qatar viserait à « ravir » le L Siège de l\u2019OACl, l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale, au Canada et à Montréal.La surprise est grande.Le secrétaire général de l\u2019OACl et le Canada ont déjà conclu fructueusement les négociations pour le renouvellement de l\u2019Accord de siège supplémentaire, entreprises au printemps 2011, et convenu de le reconduire jusqu\u2019en 2036.De plus, le 11 mars 2013, le conseil de l\u2019OACl a entériné ce nouvel accord et autorisé le secrétaire général à le signer.Le conseil est l\u2019autorité décisionnelle de l\u2019Organisation entre les sessions de l\u2019assemblée générale et ses décisions sont exécutoires.L\u2019affaire est donc décidée.Par conséquent, l\u2019Association canadienne pour les Nations unies du Grand Montréal est d\u2019avis que le secrétaire général doit se conformer à la décision de son conseil et signer l\u2019entente convenue avec le Canada.Autre dossier: une proposition d\u2019accueil du siège du Qatar qui reprocherait au Canada son manque de générosité envers l\u2019OACl, son climat et les difficultés d\u2019obtention de visas pour certains visiteurs à l\u2019OACI.Il est important de rappeler ce qu\u2019il en est vraiment.Le prétendu manque de générosité du Canada Dès sa création, en 1944, l\u2019OACI a accepté l\u2019invitation de Montréal, du Québec et du Canada et a installé son siège permanent à Montréal.Depuis, le Canada lui a fourni plusieurs résidences.La dernière, la « Maison de rOACI», fut construite par le Canada en 1996 aux spécifications de l\u2019OACI, au coût d\u2019une centaine de millions de dollars en devises de l\u2019époque, au cœur du quartier international de Montréal, et le résultat est un immeuble de qualité absolument exceptionnelle.L\u2019Accord de siège supplémentaire finalisé en 1997 prévoyait que le Canada offrait cet immeuble à l\u2019OACl sur une base de coûts partagés, 75% au Canada et 25% à l\u2019OACI, jusqu\u2019en 2016, avec possibilité de renouvellement.Les conditions offertes au siège de rOACI à Montréal se comparent avantageusement aux sièges de l\u2019UNESCO à Paris, de rONU à New York, de l\u2019OMI à Londres et de la FAO à Rome.De plus, lors des négociations, le Canada a bonifié les termes de l\u2019accord en vigueur en acceptant, pour 2016-2036, d\u2019assumer 80% des coûts alors que l\u2019OACl n\u2019en paiera plus que 20 %.Il faut aussi mentionner que depuis 2001, le Québec fournit gracieusement à rOACI des bureaux dans la tour Bell voisine du siège.On ne parlera pas de la promesse d\u2019exemption de taxes et d\u2019impôts pour les diplomates.Ceux-ci sont exemptés de taxes et d\u2019impôts partout au monde et le Canada se conforme à cet usage international.Le climat Personne ne contestera que les hivers à Montréal sont plus froids qu\u2019au Qatar, mais un climat très chaud comme à Doha n\u2019est-il pas plus difficile qu\u2019un climat froid et tempéré?Surtout que Montréal est équipée jîUlid liS'Jsbj'gs W.Illlll\"\"* HUI'\"\"' S JACQUES NADEAU LE DEVOIR La «Maison de l\u2019OACl» a été construite par le Canada en 1996 aux spécifications de l\u2019OACl, au coût d\u2019une centaine de millions de dollars en devises de l\u2019époque, au cœur du quartier international de Montréal, et le résultat est un immeuble de qualité absolument exceptionnelle.d\u2019agréables souterrains reliant l\u2019OACl aux principaux points du centre-ville.Les prétendues difficultés d\u2019obtention de visas Le Canada, comme notamment les Etats-Unis, la France, la Suisse et le Royaume-Uni, exige des visas d\u2019entrée des participants aux réunions d\u2019organes comme l\u2019OACI.lî n\u2019est pas plus sévère que les autres Etats hôtes d\u2019organes de rONU.Nous ne doutons pas que le gouvernement du Qatar devra faire de même.Le personnel Par ailleurs, les fonctionnaires de l\u2019OACl sont demeurés silencieux jusqu\u2019à présent.Seraient-ils prêts à quitter Montréal, et quelles seraient les conséquences pour eux et leurs familles de déménager au Qatar?Et à quels coûts pour rOACI ?Le Qatar aurait annoncé qu\u2019il couvrira tous les coûts du transfert, mais la détermination et la ventilation de ces coûts n\u2019ont pas été faites.Qu\u2019en sera-t-il par exemple des énormes montants que rOACI devra verser à ses fonctionnaires en suppléments et compensations, en sus des salaires, pour couvrir le coût de vie très élevé du Qatar ?Par ailleurs, si les fonctionnaires refusaient de déménager au Qatar, cela représenterait pour l\u2019QACI une perte d\u2019expertise.Comment trouvera-t-elle au Qatar l\u2019expertise et l\u2019expérience accumulée à Montréal par le personnel de l\u2019QACI depuis 69 ans ?Autre problème : l\u2019Qrganisation internationale du travail (QIT), organe spécialisé des Nations unies comme l\u2019QACI, s\u2019inquiète depuis longtemps des pratiques du Qatar en matière de relations de travail.Un autre organe du système de l\u2019QNU comme l\u2019QACI devrait-il entériner de telles pratiques ?Qn le voit bien : la proposition du Qatar n\u2019est justifiée sur aucun plan.Et elle ne peut qu\u2019entraîner des conséquences très néfastes pour l\u2019QACI et tout le système onusien.De plus, le 11 mars dernier, le conseil de l\u2019QACI a accepté les résultats des négociations avec le Canada et autorisé le secrétaire à reconduire l\u2019Accord.De quelle autorité certains à l\u2019intérieur de l\u2019QACI pourraient-ils ignorer la décision exécutoire des membres de leur propre conseil et soudainement la remettre en question pour une offre formulée hors délai?La décision déjà prise par le conseil doit être respectée.C\u2019est une question de droit et de saine gestion.Depuis 1945, le système des organes de l\u2019QNU n\u2019a connu qu\u2019un seul déménagement de siège, celui d\u2019une institution qui ne peut être comparée à l\u2019QACI.L\u2019usage est que les organes spécialisés ne déménagent pas.Précisément pour des raisons d\u2019efficience et de continuité.Nous demandons respectueusement au Qatar, qui a grossi les rangs des Nations unies en 1971, de se conformer à l\u2019usage onusien de permanence des sièges des grandes institutions internationales dans un esprit de respect entre les pays, de collaboration à l\u2019ordre établi et de bonne gouvernance internationale.Nous lui demandons donc de retirer l\u2019offre qu\u2019il aurait faite quant au Siège de l\u2019QACI.Nous demandons de plus au président du conseil de l\u2019QACI d\u2019informer formellement le Qatar qu\u2019une entente est déjà intervenue entre l\u2019QACI et le Canada et qu\u2019il n\u2019existe aucun motif valable justifiant d\u2019envisager le déménagement de l\u2019QACI.Citoyens Internet, mais citoyens ! En réponse au texte de Cari Bergeron, paru le 7 mai 2013 dans la section Idées.LOUIS ROY Montréal histoire de l\u2019humanité nous a habitués à l\u2019expression de craintes concernant tout nouveau moyen de , communication.Chaque fois que les citoyens ont eu accès au savoir et à l\u2019information, les pouvoirs en place ont tenté de condamner ou contrôler ces innovations technologiques.Si l\u2019imprimerie a mené à l\u2019apprentissage généralisé de la lecture et à l\u2019appropriation du savoir par le plus grand nombre, les pouvoirs d\u2019alors n\u2019en ont pas moins démonisé cette invention qui leur faisait perdre le contrôle absolu qu\u2019ils avaient sur le peuple depuis des siècles.L\u2019arrivée de la radio et de la télévision ont créé les mêmes appréhensions chez les biens pensants et Internet semble déclencher le même phénomène.Au-delà du rapport intime que les individus ont et auront avec les nouveaux moyens de communication et sans égard aux excès qu\u2019ils ne manqueront pas de produire, l\u2019ouverture extraordinaire sur la connaissance, l\u2019information, la communication et même la mobilisation citoyenne que procurent les Google, Wiki, Facebook et autres services de réseautage constitue en soi un avancement pour l\u2019humanité.Cela explique que plusieurs voudraient bien contrôler l\u2019Internet, l\u2019infdtrer ou encore le tarifer pour en réduire la propagation.Et même si Big Brother venait nous filmer dans nos plus intimes retranchements, peut-être fmira-t-il par imposer la «vraie» réalité humaine plutôt que celle concoctée par la rectitude politique qui, elle, n\u2019empêche pas la collusion, la corruption, la bigoterie et l\u2019exploitation.Les humains commencent à peine à utiliser ces nouveaux moyens de communiquer globalement.Je suis convaincu qu\u2019ils en feront un outil collectif plus fort que ceux qui existent déjà.Laissons-leur le temps de s\u2019amuser un peu avec leur nouveau jouet sans les culpabiliser et tenter de les réduire au silence par des analyses faussement humanistes.Les vieilles chicanes Francine Pelletier Cm est l\u2019histoire d\u2019un Martien qui sur-^ vole la Terre en l\u2019an 1981, précisément au moment oû les tractations pour rapatrier la Constitution canadienne font rage.Le Martien ne sait rien de ce que le juge en chef à Qttawa est supposément en train de chuchoter dans l\u2019oreille du procureur général britannique.C\u2019est secret, après tout.Il ne sait pas non plus que le Québec se relève péniblement d\u2019un premier échec référendaire, ni que le flamboyant premier ministre canadien, Pierre Trudeau, a joué du coude à cette occasion en promettant un changement constitutionnel.Mais il comprend l\u2019essentiel.Au-delà du crêpage de chignon, intelligible aux seuls habitants de cette partie de la Terre, il comprend que ça fait 50 ans (quand même.) que le Canada tente de rapatrier sa Constitution, et que tout pays digne de ce nom se doit d\u2019avoir en sa possession sa Bible, sa genèse, sa raison d\u2019être.Il sait aussi que la raison pour laquelle le précieux document croupit toujours dans les coffres de Westminster est qu\u2019on n\u2019arrive t^» i ^ pas à s\u2019entendre sur la for- ^ abora, mule d\u2019amendement.Cette Tvndonn formule de modification, c\u2019est le roi Salomon des avait raison, grandes chicanes constitutionnelles, la porte de sortie Sur le fond, en cas de mésentente.Et ,\t, Dieu sait qu\u2019il y en a! De- ® entend, puis le Statut de Westminster en 1931, qui libérait enfin le Canada de la tutelle britannique, les premiers ministres provinciaux, avec le chef fédéral, ont eu pas moins de dix grands conciliabules à ce sujet.Superbes exercices à tourner en rond, chaque fois.Au risque de me faire lyncher sur la place publique, je crois qu\u2019il y a quelque chose qui se perd dans cette nouvelle controverse entourant le rapatriement de 1982.D\u2019abord, Trudeau avait raison.Sur le fond, s\u2019entend.Sur la forme, peu de leaders canadiens ont démontré autant d\u2019arrogance et de mépris à l\u2019égard de leurs homologues provinciaux.Mais je pense qu\u2019on parle un peu trop de la sale besogne de l\u2019ex-PM contre le Québec et pas assez de sa compréhensible motivation de rapatrier la Constitution et, surtout, de la doter d\u2019une Charte des droits et libertés, un énorme cadeau à faire à n\u2019importe quel pays.Là-dessus, Trudeau s\u2019inspirait de son mentor, le poète et juriste montréalais Frank Scott, pour qui une Charte des droits représentait le Saint-Graal de la vie démocratique.En d\u2019autres mots, il n\u2019y a pas qu\u2019une série de vacheries ici, il y a de légitimes aspirations, tout aussi légitimes que la reconnaissance du Québec comme société distincte.Qn semble souvent l\u2019oublier.Au-delà de la politicaillerie, des basses manœuvres, du tempérament de cochon de l\u2019irrépressible PET, c\u2019est de ces actes «fondateurs» dont l\u2019Histoire se souviendra.Qn en a d\u2019ailleurs une indication du fait que les Canadiens tiennent en très haute estime la Charte des droits, la législation la plus populaire au Canada.Bora Laskin là-dedans ?Il semble assez évident que le juge en chef a manqué à ses devoirs en 1981.Mais, encore une fois, l\u2019Histoire aura vite fait de passer l\u2019éponge, peu importe le nombre de chemises que le ministre des Affaires intergouvemementales, Alexandre Cloutier, est prêt à déchirer, ou le degré de trémolo dans sa voix.Dans les tractations de la Cour suprême autour du rapatriement de la Constitution, le problème, à mon avis, n\u2019est pas tant les indiscrétions de Laskin que la décision de la Cour jugeant la proposition de rapatriement «légale, mais inconstitutionnelle».Décision qui ne tient visiblement pas la route, comme le faisait remarquer René Lévesque à l\u2019époque.Comment un geste peut-il être inconstitutionnel sans être illégal?Il y a certainement un degré d\u2019illégalité de contrevenir au fondement légal d\u2019un pays, quand mêpe.Alors, oui, il y a bel et bien eu « coup d\u2019Etat constitutionnel», mais ce n\u2019est pas la faute à Trudeau.Les juges ont décidé ça d\u2019eux-mêmes, séduits qu\u2019ils étaient, comme le Martien de cette histoire, par le portrait d\u2019ensemble.Entre doter un pays d\u2019outils fondamentaux pour se défendre et s\u2019affirmer, et protéger le droit de chaque province de tirer la couverture de son bord, la nature même de la fédération canadienne, vous choisiriez quoi, vous?Bref, la Cour a essentiellement dit à Trudeau qu\u2019elle était d\u2019accord avec le fond, mais pas avec la forme.«And the rest is history», comme disent nos compatriotes.Tout ça pour dire que le Parti québécois se trompe s\u2019il croit raviver la flamme souverainiste en revisitant les dédales obscurs du rapatriement.Non seulement c\u2019est du passé, c\u2019est verser à nouveau dans la chicanerie ; c\u2019est être à nouveau du mauvais côté de l\u2019histoire.Comme dit Fred Pellerin, «qu\u2019est-ce qu\u2019on aurait le goût d\u2019aller vers quelque chose qui grandit» ! fpelletier@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division'), Dominique Reny (adjointe au directeur de l information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre 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millions de projets à retombées locales, un réseau d\u2019égout par ci, des terrains résidentiels par là.« Ça m\u2019a fait plaisir de vous serrer la main à l\u2019aéroport, mais tantôt, je vais même vous embrasser!», s\u2019est exclamée la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr.Secrétariat au développement nordique La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, qui a été fortement critiquée par les oppositions ces dernières semaines, est venue présenter les grandes orientations du Secrétariat au développement nordique, qui sera sous sa responsabilité.Elle parle d\u2019une structure «souple et efficace» qui «permettra de coordonner l\u2019ensemble des interventions des ministères».Le secrétariat aura trois «antennes» : à Chibougamau, à Baie-Comeau et à Sept-îles.il aura notamment le mandat de «revoir le modèle d\u2019affaires au niveau des infrastructures» pour permettre un «accès équitable» au territoire avec un partage des coûts avec les utilisateurs.La^ministre regarde du côté du Port de Sept-îles, qui est un modèle «exemplaire», mais avoue n\u2019en être encore qu\u2019à l\u2019étape de «l\u2019étude».Absence du ministre de l\u2019Environnement «L\u2019ensemble des députés concernés par le Nord sont présents», a lancé fièrement Martine Ouellet, en présentant les membres du Secrétariat au développement nordique.Dans le lot, nulle trace de son collègue du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP), Yves-François Blanchet.Pourtant, les mots «environnement» et «développement durable » figurent dans toutes les communications du gouvernement sur le Nord pour tous.C\u2019est même l\u2019un des trois grands axes, avec le développement social et économique, autour duquel s\u2019articule la stratégie qui reste à être définie par le Secrétariat.En entrevue au Devoir, Yves-François Blanchet répète que «ce n\u2019est tellement pas un problème», puisque «tous les projets» du développement du Nord devront ultimement passer par son ministère pour obtenir des certificats d\u2019autorisation.« On a pas mal de chaudrons au feu.[.] Ça ne veut pas dire que le ministère de l\u2019Environnement n\u2019est pas préoccupé par les questions nordiques.» Confusion autour des cibles de conservation Le ministre de l\u2019Environnement a réitéré, comme l\u2019avait fait plus tôt Pauline Marois, son intention de soustraire 50% du territoire du Nord à toute activité industrielle d\u2019ici 2035.De ce 50%, l\u2019ancien gouvernement libéral s\u2019était engagé à mettre 20% en aires protégées.=5^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de l\u2019Environnement, Yves-François Blanchet, ne faisait pas partie de la délégation qui s\u2019est rendue à Chibougamau mardi.En point de presse en matinée, Pauline Marois a confondu, parlant plutôt de la cible officielle du gouvernement de 12 % pour l\u2019ensemble du Québec.Après quelques heures de flou, le ministre de l\u2019Environnement est venu rectifier la donne : il n\u2019a «jamais même pris en consi- dération» cette cible de 20% d\u2019aires protégées dans le Nord.«Je ne me sens pas lié par les engagements du Parti libéral», a-fil affirmé en entrevue.Sur le site du Nord pour tous, cette cible est néanmoins indiquée clairement.Sur la façon dont les territoires à protéger seront choisis, le ministre de l\u2019Environnement se «garde la totalité de la latitude», mais assure qu\u2019il y aura des «consultations hautement représentatives» qui seront «passablement en continu».Opposition Pour le député Jean D\u2019Amour, porte-parole libéral pour les mines, le plan annoncé par la première ministre est une «copie» du Plan Nord de Jean Charest.«Ils [les péquistes] ont dénoncé le Plan Nord et aujourd\u2019hui [mardi], ils annoncent encore une fois le Plan Nord avec à peu près les mêmes éléments», juge Jean D\u2019Amour.Dans son dernier budget, l\u2019ex-ministre des Finances Raymond Bachand énumérait les investissements publics dans le Nord québécois qui totalisaient 890 millions en cinq ans.«Nous, on autofinançait le développement du Nord.Ce n\u2019est pas le cas aujourd\u2019hui», a fait valoir le député libéral.Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a déploré, de son côté, que Pauline Marois n\u2019ait pas annoncé d\u2019investissements du secteur privé.«C\u2019est normal qu\u2019il y ait une part publique.Mais il faut aussi qu\u2019on soit assez sûr qu\u2019on ait un plan et des investissements privés.Si les contribuables sont les seuls à investir dans le Plan Nord, ça ne sera pas très payant», a-t-il fait remarquer.Le Devoir RECHERCHE SUITE DE LA PAGE 1 le bien-être économique et social du Canada.» Le CNRC est un immense organisme tentaculaire employant 4000 personnes, en plus de 1500 travailleurs invités, il dispose d\u2019une cinquantaine d\u2019installations et de laboratoires à travers le pays, que ce soit le «tunnel à vent» d\u2019Qttawa, qui imite les conditions de vent et de pression atmosphérique pour des tests aériens, ou encore le Centre des technologies de l\u2019aluminium, à Chicoutimi.il dispose d\u2019un budget annuel de 900 millions de dollars fourni par Qttawa.«Dans le passé, on faisait de la recherche fondamentale en identifiant des thèmes de recherche qui éventuellement seraient intéressants dans cinq, dix, quinze ans, ou peut-être pas.C\u2019était basé sur la curiosité individuelle, l\u2019intérêt des chercheurs.Là, on travaille avec l\u2019industrie.Ce n\u2019est plus nous qui définissons nos programmes de recherche, c\u2019est plus l\u2019industrie qui viendra vers nous et on mettra en commun nos ressources.Ce que l\u2019industrie apporte, c\u2019est la connaissance du marché», a expliqué un haut responsable du CNRC lors d\u2019une séance d\u2019information avec les journalistes.Les entreprises qui ont besoin d\u2019innover pourront s\u2019adresser au CNRC, utiliser ses installations et ses chercheurs.Elles payeront une partie des services obtenus: la quasi-totalité des frais dans le cas des recherches à court terme, et de l\u2019ordre de 30 à 50% des coûts des initiatives « stratégiques » à plus long terme.Ce changement avait été annoncé dans le budget 2012 et réitéré dans celui de mars dernier, avec à la clé une enveloppe de 121 millions de dollars sur deux ans pour négocier le virage.«Il y a deux raisons pour lesquelles nous faisons de la science et de la technologie, a expjiqué en conférence de presse le ministre d\u2019Etat aux Sciences et Technologie, Gary Goodyear.La première est pour créer du savoir et repousser les frontières de la connaissance.La seconde est d\u2019utiliser ce savoir pour apporter un bénéfice social et économique.Malheureusement, trop souvent, le savoir gagné est une occasion ratée.» Le ministre a rappelé le retard canadien en matière d\u2019innovation, retard documenté dans le rapport Jenkins sur le soutien fédéral de la recherche-développement remis au gouvernement à l\u2019automne 2011.Adieu recherche fondamentale?Le ministre Goodyear se défend bien de délaisser la recherche fondamentale au profit de la recherche appliquée.«Ce n\u2019est pas l\u2019un contre l\u2019autre.On ne fait pas l\u2019un au détriment de l\u2019autre.Notre gouvernement fournit un niveau historique de financement de la science et la technologie, mais nous voyons un besoin d\u2019inclure un peu plus l\u2019industrie dans le portrait.» il a rappelé que 95% des entreprises canadiennes comptent moins de 50 employés chacune et qu\u2019elles n\u2019ont donc pas les moyens de faire de la recherche approfondie.Plusieurs intervenants ont salué ce virage.«Nous voulons un équilibre, lance Norma Koz-haya, économiste en chef au Conseil du patronat.La recherche fondamentale est importante, mais la recherche industrielle aussi.Les deux sont complémentaires.» Le président du Conference Board du Canada, Daniel Muzyka, abonde dans le même sens.«Nous avons mis l\u2019accent sur la science fondamentale, mais nous avons une faiblesse dans notre capacité à transformer cette recherche en application commerciale.C\u2019est la faiblesse de notre écosystème d\u2019innovation et ceci est la réponse du gouvernement à cette faiblesse.» Tous ne partagent pas cet optimisme.Jim Turk, le président de l\u2019Association canadienne des professeurs d\u2019université, est du lot.« C\u2019est une annonce terrible, lance-t-il.Elle reflète l\u2019orientation de ce gouvernement et explique pourquoi la science est en si mauvaise posture au Canada ces jours-ci.Si on considère la science comme une pyramide, la recherche fondamentale en est la base», dit-il.Si on néglige aujourd\u2019hui la base, il n\u2019y aura plus, demain, de sommet sur lequel travailler! Cette idée, lancée par le ministre Goodyear, que ce sont les universités qui devraient davantage faire de la recherche fondamentale, ne passe pas la rampe, selon M.Turk, parce que îes trois conseils subventionnaires fédéraux qui les financent ont eux aussi dû, sous le gouvernement conservateur, prendre le virage industriel.il cite le Prix Nobel de chimie Paul Berg (1980), qui a été récompensé à l\u2019époque pour ses travaux sur la division de l\u2019ADN et sa recombinaison.«Il a dit que si cette politique avait été en place à l\u2019époque, jamais il n\u2019aurait pu faire ses travaux.Pourtant, aujourd\u2019hui, ses recherches sont à la base de l\u2019industrie de la biotechnologie qui génère des milliards de dollarsj» Scott Findlay, le cofondateur du groupe Evidence pour la démocratie, est aussi du nombre des critiques.Ce groupe dénonce les diverses décisions du gouvernement conservateur ayant pour effet de limiter les connaissances factuelles sur lesquelles appuyer les politiques publiques.«C\u2019est préoccupant, car on voit le gouvernement se désintéresser de la science effectuée dans l\u2019intérêt du public.Ce réalignement limite l\u2019information accessible au public.» Geneviève Tanguay, la vice-rectrice à la recherche, la création et l\u2019innovation de l\u2019Université de Montréal, dénonce ce changement et espère que les installations du CNRC continueront d\u2019être disponibles pour la recherche fondamentale.Elle rappelle que le président du Conseil, John McDougall, «avait fait le même ménage à l\u2019Alberta Research Council, qu\u2019il présidait précédemment, ménage qui a été décrié par le milieu de la recherche».Les chefs du NPD, du Parti libéral et du Bloc québécois ont tous trois dénoncé le virage imprimé au CNRC, y voyant la preuve que le gouvernement conservateur est méfiant envers la science.Avec la collaboration de Pauline Gravel Le Devoir AGENCES SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019Université Laval organisaient un colloque uniquement dédié à ces agences qui doit prendre fin aujourd\u2019hui.Les chercheurs y ont démontré que souvent, les travailleurs d\u2019agence étaient moins payés que les employés réguliers des entreprises oû on les dépêche, et ce, pour le même travail.Fait notable, il arrive que les gens aboutissent dans le système des agences sans l\u2019avoir voulu parce que les sites Web \u2014 dont celui d\u2019Emploi-Québec \u2014 ne spécifient pas si une of fre provient d\u2019une agence ou pas.«Je soupçonne que les postes annoncés n\u2019existent même pas», a avancé le professeur Bernier.Ainsi, l\u2019agence se servirait de l\u2019annonce «pour se constituer une banque de données».Le fait qu\u2019Emploi-Québec, un organisme public, participe à cela même indirectement «pose des questions», selon lui.Un représentant d\u2019Emploi-Québec qui était présent dans la salle, AÎain Rhéault, a alors précisé que le «service de placement en ligne était offert pour l\u2019ensemble des entreprises » et qu\u2019il était basé «sur les inscriptions volontaires de ces dernières ».M.Rhéault, qui dirige la direction des enquêtes, a ajouté que « quand on a connaissance » que des entreprises sont «suspectées d\u2019activités frauduleuses, on les retire».Un représentant du ministère du Travail, Patrice Tremblay, a ajouté que les chercheurs d\u2019emplois avaient la possibilité de «cocher une case pour exclure les agences» de leurs résultats.Les agences de location sont présentes surtout dans les secteurs du travail de bureau, des institutions financières, de la manutention, du secteur manufacturier, de la transformation alimentaire et de l\u2019entreposage.Un dernier recours pour beaucoup d\u2019immigrants Malgré tout, ces agences permettent aussi à des immigrants de se trouver un emploi quand toutes les autres portes se ferment.«C\u2019est une façon pour eux de contourner la discrimination raciale et ethnique dont ils sont victimes sur le mprché du travail», a souligné Sylvie Gravel de l\u2019École des sciences de gestion de l\u2019UQAM.Le professeur Mircea Vultur a aussi insisté sur le fait que, pour certains \u2014 les jeunes étudiants en particulier \u2014, il s\u2019agissait d\u2019un choix.Les agences, dit-il, ont l\u2019avantage de faciliter les horaires irréguliers, le travail intermittent, etc.Les résultats préliminaires présentés mardi sont issus d\u2019une série d\u2019entrevues menées auprès de 42 de ces travailleurs.Le groupe comptait 28 hommes et 14 femmes.La moitié sont des immigrants de l\u2019Afrique noire et du Maghreb en majorité.Plusieurs chercheurs ont souligné qu\u2019ils étaient surscolarisés pour les emplois qu\u2019on leur confiait.«On travaille comme des animaux», a déclaré en entrevue un immigrant africain affecté à l\u2019expédition des colis.Un autre a comparé les relations avec ses supérieurs à celles de «maîtres-esclave».«Dans un cas, ils ont fait travailler un homme avec un truc très dangereux, mais il ne le savait pas», a raconté la chercheuse Marie-Josée Dupuis, de l\u2019organisme Au bas de l\u2019échelle.Préoccupé par le fait de transporter une matière dangereuse, il a demandé à son supérieur s\u2019il était vrai qu\u2019il risquait «de faire exploser la bâtisse» en échappant la bonbonne qu\u2019il transportait.11 s\u2019est fait répondre que c\u2019était «pour ça» que la tâche avait été confiée à une personne d\u2019une agence.«Comme ça, s\u2019il y a un problème, c\u2019est pas nous autres qui se ramassent avec les troubles, c\u2019est l\u2019agence qui va devoir remplir les papiers», pouvait on lire dans l\u2019extrait d\u2019entrevue.Comme n\u2019importe quelles entreprises, les agences sont soumises au Code du travail et à la Loi sur la santé et la sécurité au travail.Qr, puisque le rôle de l\u2019employeur se partage entre î\u2019agence et l\u2019entreprise, les lois ne sont pas d\u2019un grand secours, résume Jean Bernier.«Qui fournit les équipements de sécurité?Qui donne la formation ?Si l\u2019entreprise fait faire des heures supplémentaires et que l\u2019agence n\u2019est pas d\u2019accord, qui paye pour?» Le colloque a aussi permis de déboulonner certains mythes.Une nouvelle étude de la Commission des normes du travail montre que la grande majorité des agences ne perçoivent pas de frais des travailleurs pour leur formation ou d\u2019autres services.L\u2019étude révèle aussi que la plupart ne sont pas payés en bas du salaire minimum.Qr, elle avance que 90% des sondés ont été victimes d\u2019au moins une infraction à la Loi sur les normes du travail.Le Devoir CEGEPS SUITE DE LA PAGE 1 valent bien connaître les techniques de montage en cinéma, ou l\u2019actualité cinématographique, mais ils manquaient de connaissances générales en histoire, dans la chronologie.Par exemple, quand on parlait du cinéma dans l\u2019époque de T entre-deux-guerres\u201d, les jeunes avaient de la difficulté à la situer», explique David Descent, conseiller pédagogique au cégep régional de Lanaudière, à Terrebonne.L\u2019un des objectifs du nouveau programme culture et communication était de mieux arrimer les programmes collégiaux et les programmes universitaires et d\u2019assurer un «continuum de formation».Certains contenus théoriques, notamment en cinéma, se dédoublaient entre îes deux niveaux d\u2019études.Le nouveau programme fait aussi disparaître certains cas étranges, comme le fait que feu le programme arts et lettres avait un profil.en arts et lettres.11 répond aussi à un souhait d\u2019uniformiser le programme entre les cégeps, sans obliger à ce que les cours soient tous îes mêmes d\u2019un établissement à l\u2019autre.Mais selon M.Descent, le ministère voulait répondre aux préoccupations des étudiants pour qui le terme «communication» avait davantage de résonance, comparativement au mot « lettres », qui fait un peu « vieilli ».« [Le ministère] s\u2019est aperçu que 45 % des gens allaient dans le profil communication.Il drainait tellement de gens que le ministère s\u2019est dit qu\u2019il allait le nommer ainsi », constate-t-il.Des craintes chez les littéraires Sans être du pareil au même, le programme change tout en s\u2019inscrivant dans la continuité du précédent.« C\u2019est comme si on jetait à terre une maison et qu\u2019on la rebâtissait exactement pareille, mais avec des matériaux différents, qu\u2019ils soient plus durables ou à la mode», résume un enseignant au cégep.N\u2019empêche que le programme était vieux et qu\u2019il méritait une modernisation, comme l\u2019ont évoqué plusieurs.Pour Luc Bouchard, professeur de littérature au cégep du Vieux-Montréal, qui a réfléchi comme bien d\u2019autres de ses collègues à ce changement de programme, c\u2019est le nom « culture et communication» qui pose problème.«Je trouve ça d\u2019une infinie tristesse que lettres disparaisse.C\u2019était ce sur quoi l\u2019éducation était fondée depuis toujours.La littérature, c\u2019est l\u2019étude des textes, la transmission du savoir par la lecture., dit-il.Dans culture et communication, ça devient une option, alors que, bien que je sois prof dans cette discipline, il m\u2019a toujours semblé que le meilleur moyen d\u2019accéder à la culture était d\u2019abord et avant tout la littérature», poursuit-il.M.Bouchard déplore que le mot «oeuvre» ait été remplacé dans le programme par « objet culturel».«Un objet culturel, ça peut être L\u2019homme rapaillé, mais ça peut être aussi une bouteille d\u2019eau», fait-il remarquer.Le blogue pARLE prof a recensé plusieurs réactions à l\u2019avènement du nouveau programme.Plusieurs enseignants craignent que culture et communication mène davantage les élèves à s\u2019inscrire à l\u2019université dans des disciplines relevant des sciences humaines.En accord avec le terme «culture», le directeur du Département des littératures de langue française à l\u2019Université de Montréal, Benoît Melan-çon, craînt que le mot communication n\u2019Indulse une certaine «professionnalisation».«Lesgens travaillent dans le domaine de la communication, mais on ne peut pas dire la même chose du domaine des lettres.On n\u2019est pas du tout dans une logique professionnalisante», a-fll soutenu.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OC sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi à vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal 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Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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