Le devoir, 16 avril 2013, Cahier A
[" L\u2019industrie aéronautique pourrait appeler en renfort des travailleurs étrangers Pages www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I V N° 8 2\t?LE DEVOIR, LE MARDI 16 AVRIL 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 La CREPUQ se fissure L\u2019Université de Montréal pourrait imiter celle de Laval, qui a quitté l\u2019organisation pour mieux se défendre LISA-MARIE GERVAIS La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) est dans la tourmente.Après le départ du recteur de l\u2019Université Laval, Denis Brière, celui de rUniversité de Montréal, Guy Breton, aurait lui aussi signifié au conseil d\u2019administration qu\u2019il partirait dans les prochains mois, a appris Le Devoir.«Il y a une réflexion à ce propos.Oui, il y a des insatisfactions, mais aucune décision n\u2019a encore été prise», a déclaré Mathieu Filion, porte-parole de l\u2019UdeM.Après en avoir informé les membres lors d\u2019un conseil d\u2019administration jeudi dernier, le recteur Brière a confirmé lundi par voie de communiqué qu\u2019il quittait bel et bien ce regroupement «qui ne répond plus aux besoins de l\u2019Université Laval en matière de défense et de promotion de ses intérêts et de son identité».Depuis un certain temps, M.Brière faisait cavalier seul sur certains dossiers, notamment celui des compressions imposées par le gouvernement Marois.Il avait refusé de signer une lettre conjointe de tous les recteurs, préférant mener seul la bataille sur le sujet.Visant sans le nommer le cas de l\u2019îlot voyageur à rUQAM, le recteur vit mal avec le fait de devoir faire partie d\u2019un bloc monolithique avec d\u2019autres universités, surtout lorsque certaines d\u2019entre elles connaissent des dérapages.«L\u2019autonomie de nos universités est régulièrement attaquée depuis les dernières années sous le prétexte, entre autres, d\u2019éviter certains déboires financiers isolés vécus par certaines universités», écrit-il dans son communiqué.Dans ses explications, M.Brière fait également allusion au débat sur le financement des universités privées à chartes et celle du réseau de l\u2019Université du Québec (UQ), qui divise depuis longtemps la CREPUQ et qui a été ravivé lors des rencontres préparatoires du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur.Certains recteurs d\u2019universités possédant une faculté de médecine, dont l\u2019Université de Montréal et McGill, avaient plaidé pour des droits de scolarité modulés selon le domaine d\u2019étude.«Nous sommes particulièrement inquiets de voir cette tendance à considérer toutes les universités québécoises comme des institutions publiques et VOIR PAGE A 8 : CREPUQ Denis Brière V-\";\t^\tA-r- - 1 -.-VA ' i.i\u2019- JOHN TLUMACKI ASSOCIATED PRESS/THE BOSTON GLOBE Un marathonien tombé par terre après l\u2019explosion de la seconde bombe regarde des policiers courir autour de lui.Terreur au marathon de Boston Des explosions à répétition sèment la mort et le chaos BAHADOR ZABIHIYAN Deux bombes ont explosé lundi près de la ligne d\u2019arrivée du marathon de Boston, faisant au moins trois morts, dont un enfant de huit ans, et plus de 130 blessés, ont déclaré les autorités américaines.Et le bilan aurait pu être bien pire, puisque deux autres bombes ont été découvertes par la police, avant qu\u2019elles n\u2019explosent.« Je venais de franchir la ligne d\u2019arrivée quand la première explosion a eu lieu », explique Jean-Claude Drapeau, qui faisait partie d\u2019un contingent de 95 coureurs québécois, qui se sont rendus à Boston.Les deux bombes ont explosé à moins de 90 mètres de M.Drapeau, mais il s\u2019en est sorti indemne, tout comme les autres membres de son groupe.Mais pour ces coureurs habitués à l\u2019ambiance bon enfant des marathons, c\u2019était l\u2019effroi.«La personne qui était la plus proche de l\u2019explosion était affectée par ça [.] mais elle n\u2019a rien eu, si ce n\u2019est toute l\u2019émotion que génère un tel événement», a raconté M.Drapeau, en entrevue téléphonique au Devoir.M.Drapeau estime que la première bombe, qui a explosé en face des estrades, aurait pu faire bien plus de victimes si elle avait été placée en dessous de celles-ci, car des dizaines de personnes y avaient pris place.Quelques minutes seulement après les explosions, les images de scènes de carnage, parfois insoutenables, étaient diffusées sur les chaînes de télévision, mais aussi sur les réseaux sociaux.Si, lundi, les autorités américaines ne connaissaient pas les motivations des poseurs de bombes, une chose était certaine : s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un attentat, les auteurs voulaient s\u2019assurer le maximum d\u2019exposition médiatique.En effet, la ligne d\u2019arrivée était filmée en perma- nence par plusieurs caméras et, en plus des 26000 coureurs, des milliers de spectateurs avaient fait le déplacement pour assister à l\u2019événement annuel, qui a plus d\u2019un siècle.« C\u2019est la journée la plus heureuse à Boston normalement, parce que tout le monde s\u2019encourage, et il y a aussi beaucoup des coureurs qui courent pour des fondations, ça nous affecte beaucoup ici», a expliqué Matthieu Trudeau, un Québécois qui réside à Boston et qui a couru le marathon cette année.Mais cette journée traditionnellement joyeuse s\u2019est transformée en cauchemar.Alors que, près de 12 ans après les attentats du 11-Septembre, le pays sous le choc se demandait s\u2019il venait d\u2019être victime d\u2019une nouvelle attaque terroriste, le président américain n\u2019a pas utilisé le mot attentat.Mais s\u2019adressant solennellement aux Américains depuis la Maison-Blanche, il a VOIR PAGE A 8 : TERREUR Aujourd\u2019hui Corruption > Le collecteur contradicteur.Devant la commission Charbonneau, Bernard Trépanier refuse de porter le chapeau dont, dit-il, on veut le coiffer.Page A 3 Québec > Le nickel venu du port.lià contamination au nickel observée dans le quartier Limoilou tire son origine des activités de transbordement au port.Page A 4 Venezuela > Élection contestée.Henrique Capriles refuse de concéder la victoire à 7\t.w- .- ___ w Page B 5\t Avis légaux\t\t.B 4 Décès\tB6 Météo\tB2 Mots croisés\t\tB3 Petites annonces.\tB6 Sudoku\t\tB5 DISNEY ENTERPRISES Le dernier Winnie Vourson a coûté 30 millions et n\u2019a rapporté que 33 millions.Le dernier souffle du dessin animé traditionnel Walt Disney se sépare de ses animateurs les plus inspirés ERANÇOIS LEVESQUE Vains soupirs de soulagement, la semaine dernière, dans le service d\u2019animation traditionnelle du géant Disney.En effet, des 150 postes abolis au cours de l\u2019étape initiale d\u2019une vaste réorganisation de l\u2019entreprise, peu se trouvaient dans ce secteur emblématique du studio.Depuis, le couperet est tombé là comme ailleurs, et de manière encore plus cinglante, à tel point que les sites spécialisés Business Insider et Cartoon Brew n\u2019hésitent pas à faire des conjectures sur la mort imminente de l\u2019animation traditionnelle chez Disney.Ce n\u2019est pas le nombre de licenciements dans ce secteur névralgique qui fait sourciller, mais les noms: Nik Ranieri, Ruben Aquino, Frans Vi-scher, Russ Edmonds, Brian Ferguson, Jamie Lopez et Dan Tanaka, tous des animateurs de premier plan et des responsables dans leurs divisions respectives.Au moins deux autres animateurs d\u2019expérience ont en outre été remerciés le 12 avril, mais leur identité n\u2019a pas encore été confirmée.Chez Disney, on poursuit les rencontres avec les employés du service d\u2019animation traditionnelle afin de parler de départs volontaires négociés, de retraites anticipées et de révisions à la baisse des salaires.«Cette restructuration me paraît être la suite prévisible du développement du cinéma d\u2019animation hollywoodien depuis le début des années 2000.VOIR PAGE A 8 : DISNEY Perversion conservatrice Trudeau se fait reprocher un « strip-tease », même si c\u2019était pour une bonne cause HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Sera-ce un cas d\u2019arroseur arrosé ?Le Parti conservateur a lancé lundi, comme promis, les hostilités publicitaires contre le nouveau chef du Parti libéral du Canada.Son utilisation péjorative d\u2019un « strip-tease » effectué par Justin Trudeau pour un événement caritatif lui est toutefois reprochée.Deux publicités en anglais et une en français ont été lancées dans Internet en matinée.Le thème?«Il n\u2019est pas à la hauteur» {way over his head en anglais).Dans la première, on voit M.Trudeau, racoleur, portant une moustache de mousquetaire et effectuant un semblant d\u2019effeuillage se terminant sur une camisole de coton blanc d\u2019ouvrier.Le tout sur une musique de fête foraine.La séance « coquine » est entrecoupée d\u2019une citation de M.Trudeau dans laquelle il affirme que «les Québécois sont meilleurs que le reste du Canada».La publicité a immédiatement suscité des critiques.D\u2019abord, parce que l\u2019effeuillage en question a été effectué à la blague en novembre 2011 VOIR PAGE A 8 : PERVERSION Lire aussi > Tout est à faire.L\u2019éditorial de Bernard Descôteaux sur les déhs du Parti libéral du Canada et de son chef Page A 6 Justin Trudeau 77831302830016 A 2 LE DEVOIR, LE MARDI 16 AVRIL 2013 ACTUALITES CHEFFERIE DU PLC Des appuis québécois pour'' '¦ V .mais pas canadiens HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Forte en Colombie-Britannique, mais pas assez à l\u2019Est.Présent au Québec, mais nulle part ailleurs.Ainsi pourrait-on caractériser les campagnes de Joyce Murray et Martin Cauchon qui ont tenté en vain de ravir la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC).Le Devoir a décortiqué les résultats obtenus par les candidats dans les 308 circonscriptions.On constate que l\u2019ex-ministre de la Justice n\u2019avait que très peu d\u2019appuis en dehors de sa province d\u2019origine.Il a récolté au Québec 621 de ses 816 points.En moyenne, il n\u2019a donc reçu que 0,8% des appuis dans chacune des 233 circonscriptions restantes.Le vote de la course était pondéré par circonscription, chacune valant 100 points, pour un total possible de 30800 points.M.Cauchon a obtenu un score national de 2,7%.Justin Trudeau est arrivé premier dans toutes les circonscriptions québécoises, mais M.Cauchon est souvent arrivé second, quoique très loin derrière.Même dans Ou- Martin Cauchon tremont, son ancien fief électoral, il est arrivé deuxième avec 14,6%.On constate par ailleurs que c\u2019est en Colombie-Britannique, la province qu\u2019elle représente à la Chambre des communes, que Joyce Murray a obtenu ses meilleurs résultats.Elle y a obtenu 1003 points (28%), soit le tiers de tous ses appuis canadiens.Dans Vancouver, elle est même arrivée presque à égalité avec Justin Trudeau.Dans les cinq circonscriptions de la ville, elle a obtenu 222 points (44%) contre 238 (48%) pour Justin Trudeau.M™'' Murray était la seule à proposer une forme d\u2019alliance avec les autres partis progressistes pour battre le Parti conservateur en 2015.La pondération du vote a obligé les candidats à être stratégiques pour maximiser la valeur de leurs appuis.Par exemple, au Nunavut, où seulement 41 personnes ont voté, les 37 votes obtenus par Justin Trudeau lui ont valu 90 points alors que ses 1033 votes dans Ottawa Centre, où 1599 personnes ont voté, ne lui ont rapporté que 65 points.Le Devoir Santé ; 146 lits de plus à l\u2019hôpital Pierre-Le Gardeur Québec annonce un investissement de 150 millions afin d\u2019ajouter 146 lits de courte durée à l\u2019hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne dans Lanaudière.L\u2019annonce en a été faite lundi par la première ministre, Pauline Marois, en compagnie du ministre de la Santé, Réjean Hébert, et de la ministre responsable de la région, Véronique Hi-von.Un premier investissement de 1,2 million sera mis en œuvre dès maintenant afin réaliser les travaux préliminaires à l\u2019élaboration du plan d\u2019affaires du projet, plan qui doit être livré au printemps 2014.La somme de 150 millions, qui n\u2019est qu\u2019une estimation pour l\u2019instant, proviendra du prochain Plan québécois d\u2019infi-astructures.La Presse canadienne Des conservateurs se disent muselés Une pause de deux semaines dans la session parlementaire n\u2019a rien fait pour arrêter la minirébellion de députés conservateurs contre ce qu\u2019ils décrivent comme étant une discipline de parti étouffante imposée par Stephen Harper.Les députés ontariens Michael Chong et Pierre Lemieux ont annoncé lundi qu\u2019ils appuyaient leur collègue Mark Warawa, dont les tentatives de faire débattre aux Communes une motion sur l\u2019avortement sexo-sélectif ont été bloquées par M.Harper, qui semble déterminé à respecter sa promesse de ne pas rouvrir le débat sur l\u2019avortement M.Warawa a demandé le mois dernier au président de la Chambre, Andrew Scheer, d\u2019intervenir, soutenant que ses privilèges de parlementaire n\u2019étaient pas respectés.La Presse canadienne BRUNCH-CONFERENCE SUR LE DROIT DE LA COPROPRIÉTÉ Dimanche le 21 Avril 2013 à llhOO Centre Athlétique Midtown (Le Sanctuaire) 6105 Ave du Boisé, Montréal \u2022 Les vices-cachés en immobilier par Bruno Bourdelin Les Syndicats de copropriété par Karine Cloutier-Lépine \u2022 Réservez vos places 20,00 $ Demandez Lucie St-Louis 514-277-1175 25,00 $ à rentrée www.fisetlegal.com [ FISET légal ] cabinet d\u2019avocats CONSEILLERS EN DROITS IMMOBILIER, CONSTRUCTION ET COPROPRIÉTÉ SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Stéphane Dion se dit certain que la Cour suprême fera la lumière sur les dessous du rapatriement de la Constitution.RAPATRIEMENT ET COUR SUPRÊME Des allégations inquiétantes, selon Dion Pour Justin Trudeau, il s\u2019agit d\u2019un débat d\u2019«historiens» MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Il a longtemps été la voix du fédéralisme au Québec, mais cela n\u2019empêche pas Stéphane Dion de croire aujourd\u2019hui que c\u2019était une erreur pour le juge en chef de divulguer, comme cela a été allégué, certains délibérés entourant le rapatriement de la Constitution.Il n\u2019en déplore pas moins rutilisation «politique» que fait le gouvernement péquiste de cette histoire.Interrogé à sa sortie des Communes, M.Dion a reconnu que les faits rapportés dans le livre La bataille de Londres, de Erédéric Bastien, «montrent une certaine imprudence, si c\u2019est vrai, de la part de l\u2019ancien juge en chef.» «C\u2019est inquiétant parce qu\u2019un juge ne doit émettre aucune information.Mais selon ces allégations, le juge n\u2019a pas transmis des informations sur le contenu des délibérations, plutôt sur le rythme.Et c\u2019est une faute, bien sûr, mais ça n\u2019autorise pas l\u2019auteur et ceux qui le relaient à prétendre qu\u2019il y a eu complot Entre une faute \u2014 qui relève d\u2019une imprudence \u2014 et la preuve d\u2019un complot, il y a une immense marge», a soutenu le libéral, qui Trop tôt pour une enquête indépendante Le Barreau du Québec croit qu\u2019il faut laisser la Cour suprême faire elle-même la lumière à propos d\u2019allégations sur son rôle lors du rapatriement de la Constitution canadienne, il y a plus de 30 ans.Le bâtonnier Nicolas Plourde a déclaré en entrevue lundi qu\u2019il serait prématuré de confier à une autorité indépendante le mandat d\u2019examiner l\u2019implication d\u2019un ancien juge en chef.Bora Laskin, dans le processus.M.Plourde a invité Ottawa à rendre public tout document qui permettrait de déter- se dit certain que la Cour suprême fera la lumière.Or, si son nouveau chef estime aussi que «les séparatistes [.] vont ramener tout ce qu\u2019ils peuvent pour rouvrir des vieilles questions», il ne partage pas les préoccupations de M.Dion quant à une possible violation de la séparation des pouvoirs.« C\u2019est un débat d\u2019historiens [.] On est en train de parler de choses qui se sont passées il y a 30 ans entre des gens qui pour la plupart ne sont plus avec nous», a réagi Justin Trudeau.Une position semblable à celle des conservateurs, qui se miner si la règle de la séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif a été enfi-einte.Par la suite, il sera possible de déterminer s\u2019il faut mandater une enquête indépendante, comme le réclame le gouvernement québécois depuis la parution du livre La bataille de Londres, croit M.Plourde.H a affirmé qu\u2019il avait été étonné par les allégations, qu\u2019il estime «sérieuses».H a prévenu qu\u2019il ne faut pas tirer des conclusions hâtives à propos du rôle de M.Laskin, maintenant décédé.La Presse canadienne tiennent loin du dossier.«Nous ne sommes pas intéressés à ouvrir de vieilles chicanes constitutionnelles.C\u2019est bien clair», a réi-térç Maxime Bernier.A l\u2019inverse, dimanche Thomas Mulcair s\u2019est, comme M.Dion, dit «vivement préoccupé» de cette possible «très grave atteinte à nos institutions démocratiques».Mais il estime qu\u2019il faudrait une enquête indépendante plutôt qu\u2019une de la Cour suprême sur ses propres gestes.En Chambre lundi, le Bloc québécois a demandé un débat d\u2019urgence sur cette affaire.La demande a été rejetée, ce qu\u2019a trouvé «déplorable» le chef Daniel Paillé.«Ce dossier pose des questions fondamentales sur la séparation des pouvoirs.Le fait que la Cour s\u2019auto-enquête ne me rassure pas.On ne sait même pas qui va mener l\u2019enquête, comment et quand», a-t-il critiqué.Pas de commentaires Dans son livre, M.Bastien soutient que l\u2019ex-juge en chef de la Cour suprême Bora Laskin a tenu les gouvernements canadien et britannique au courant de certains détails entourant les délibérés de 1982.Le tribunal a répété lundi n\u2019avoir «aucun commentaire à faire» sur le processus qu\u2019il suivra pour éclaircir le dossier.La semaine dernière, le gouvernement de Pauline Marois a demandé à la Cour de s\u2019expliquer, et a sommé le fédéral de rendre publics tous les documents relatifs au rapatriement de la Constitution.Les libéraux québécois et la Coalition avenir Québec appuient la démarche.Le cabinet du ministre des Affaires intergouvemementales a en outre indiqué lundi que Québec accepte de son côté de mettre à disposition ses propres archives constitutionnelles.Au bureau de Stephen Harper, on a refusé de préciser si l\u2019on ferait de même.Le Devoir La grève des diplomates se fait sentir dans les missions MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les moyens de pression exercés par les diplomates canadiens se feraient déjà sentir à l\u2019international.Des demandes de visa commencent à s\u2019empiler sur les bureaux de missions, tandis que la planification d\u2019événements d\u2019enver- gure est perturbée, selon le syndicat des agents du service extérieur.Il y a une semaine, les diplomates à Ottawa et à travers le monde se sont mis à suivre leurs contrats de travail à la lettre \u2014 pas de tâches supplémentaires, pas de BlackBerry hors des heures de bureau, et surtout pas d\u2019heures supplémentaires.Résultat: les quotas Camps d\u2019été DEPUIS 1983 CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS de demandes d\u2019immigration ou de visas ne seraient plus respectés, notamment dans deux des plus gros bureaux, en Inde et en Chine.«Déjà, après seulement une semaine, il devient évident que cela a des effets», a affirmé Tim Edwards, de l\u2019Alliance professionnelle des agents du service extérieur.Car les ministères de l\u2019Immigration, et Affaires étrangères et Commerce international «ont une dépendance structurelle aux heures supplémentaires pour répondre à la charge de travail minimale de base qui leur est demandée», a-t-il expliqué, avançant en outre qu\u2019une poignée de voyages de ministres auraient aussi été annulés \u2014 une allégation toutefois démentie par les Affaires étrangères.A ce ministère, on indique qu\u2019on compte des plans de contingence pour pallier les moyens de pression.Du côté d\u2019immigration, on rétorque que «plusieurs facteurs peuvent affecter les délais de traitement» et que «les tâches essentielles sont assurées» malgré les circonstances.Aucun ministère n\u2019a voulu préciser si l\u2019on ferait pression après du Conseil du trésor pour que se règle le conflit de travail.Sans contrat de travail La convention collective des agents du service extérieur est échue depuis l\u2019été 2011.Ils réclament un salaire égal à ceux d\u2019autres fonctionnaires aux tâches similaires.Au Conseil du trésor \u2014 responsable des négociations collectives \u2014, on a réitéré qu\u2019il s\u2019agit de «postes très recherchés et bien rémunérés» et qu\u2019on «continuera à négocier de bonne foi».Quant aux effets des moyens de pression, «il est regrettable que le syndicat cherche à refuser des services aux Canadiens», a-t-on accusé.M.Edwards a soutenu que le syndicat continuera d\u2019intensifier ses moyens de pression, qui pourraient aller jusqu\u2019à la grève.Le Devoir Pour étudiants de 7 à 17 ans Pour information: Centre-ville de Montréal et Toronto à Toronto: (416) 921-6998 Camp de jour et résidence\tà Montréal: (514) 531-4193 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relations avec les cousins provinciaux serait un bon point de départ.D'ailleurs, M.Trudeau a manifesté son intention de rencontrer Philippe Couillard dans les plus brefs délais.En principe, l'arrivée simultanée de deux nouveaux chefs qui ne sont pas associés aux grandes querelles constitutionnelles du passé et qui semblent partager une même vision du Canada pourrait être l'occasion de jeter les bases d'une collaboration inexistante depuis un demi-siècle.L'expérience montre toutefois la très grande difficulté d'accorder les violons de deux chefs francophones, qui se transforment immanquablement en frères ennemis.Depuis 50 ans, l'anglophone Lester B.Pearson, qui n'avait pas à prouver qu'il était un bon Canadien, a été le seul chef du PLC à se montrer réellement ouvert aux aspirations du Québec, même si le gouvernement Lesage a dû négocier pied à pied pour créer le Régime des rentes, rapatrier des points d'impôt et poser les premiers jalons d'une diplomatie québécoise distincte de celle d'Ottawa.L'arrivée de Pierre Elliott Trudeau a mis brutalement fin à cette belle entente.La.crise d'octobre lui a permis d'affirmer d'entrée de jeu sa prééminence sur Robert Bourassa.Il n'a jamais osé qualifier Claude La\tRyan de «mangeur de hot- dog », mais il a superbement normalisation\tignoré tous ses efforts pour f1p«5\tréformer le fédéralisme, aes reiauons Durant la phase 2 de son règne, M.Bourassa s'est opposé à John Turner sur la les cousins\tquestion du libre-échange, .\t.\tmais ce dernier appuyait l'ac- provinaaux\tcord du lac Meech.C'est Jean Chrétien, inspiré par M.Trudeau, qui en a orchestré im bon point ^\t.t Meme si Jean Charest avait de départ fait partie du triumvirat qui dirigeait le camp du non durant la campagne référendaire de 1995, M.Chrétien lui a claqué la porte au nez quand il est devenu chef du PLQ.Dès que M.Charest a manifesté son désir de voir la spécificité du Québec reconnue dans la Constitution canadienne, l'autre a répliqué que la Constitution n'était pas un «magasin général».Le chef du PLQ a dû traîner ce boulet durant toute la campagne de 1998.La Loi sur la clarté pesait trop lourd pour qu'une quelconque alliance avec Stéphane Dion puisse être envisageable.L'arrivée de Michael Ignatieff \u2014 autre anglophone \u2014 a semblé amorcer un rapprochement entre les cousins libéraux, mais il a vite mesuré l'étroitesse de la marge de manœuvre que lui laissait l'état de l'opinion publique au Canada anglais.De toute manière, il n'a fait que passer.avec serait Si l'objectif de Jean Chrétien était de démontrer la nécessité de tourner la page sur les «vieilles chicanes», comme le répète Justin Trudeau chaque fois qu'il ouvre la bouche, il faut reconnaître que son discours caricatural de dimanche était très efficace.L'histoire est cependant têtue et la politique a ses impératifs.Philippe Couillard semble regretter un peu plus chaque semaine d'avoir proposé de rouvrir le dossier constitutionnel, mais le voilà soudainement embarqué dans une croisade pour faire la lumière sur les circonstances obscures du rapatriement de 1982, que son nouvel homologue fédéral ne voit pas d'un très bon œil.Dans une étonnante entrevue accordée au Devoir en janvier dernier, M.Couillard avait développé une approche de la «nouvelle identité québécoise» très semblable au multiculturalisme préconisé par M.Trudeau.La majorité francophone devait «faire attention à la tentation d'imposer sa vision aux autres communautés», disait-Ü.Une semaine plus tard, lors du deuxième débat entre les candidats à la succession de Jean Charest, il avait senti le besoin de rectifier le tir.«Quelque chose de profond» avait changé avec le rapatriement de la Constitution, avait-il déploré.«Cest l'abandon de la dualité, l'abandon des deux peuples pour un concept de multiculturalisme.» En son for intérieur, M.Couillard ne demanderait peut-être pas mieux que de se joindre à Justin Trudeau pour «écrire un nouveau chapitre dans l'histoire de notre pays».Leurs situations sont cependant bien différentes.Pour M.Trudeau, le chemin du pouvoir passe indéniablement par Québec, mais M.Couillard, qui sera le premier à se présenter devant l'électorat, a-t-il intérêt à cheminer en sa compagnie ?mdavid@ledevoir.corn COMMISSION CHARBONNEAU Beaucoup de contradictions pour peu d\u2019aveux Le collecteur Bernard Trépanier continue à minimiser son rôle dans le cartel des ingénieurs BRIAN MYLES Bernard Trépanier s'est révélé peu à peu comme un collecteur de fonds sans scrupules, capable de briser toutes les règles de financement en suivant sa propre logique de développement des affaires.L'ancien directeur du financement d'Union Montréal a presque terminé son témoignage à la commission Charbonneau.Egal à lui-même, il a refusé d'assumer la pleine responsabilité dans la création du cartel des ingénieurs et le versement de ristournes illicites de 3% au parti.«Monsieur 3%» n'en finit plus de contredire les nombreux ingénieurs qui ont affirmé sous serment qu'ils devaient verser des ristournes à Union Montréal en échange d'une généreuse part des contrats publics.Charles Meunier (BPR), Yves Cadotte (SNC-Lavalin) et Michel Lalonde (Génius) ont tous menti à son sujet.De M.Meunier, il n'a «jamais» accepté d'argent comptant.De M.Cadotte, il a pris 40000$, et non 125000$.Enfin, il n'a jamais sollicité M.Lalonde pour le financement de l'ancienne ministre libérale.Line Beauchamp.En gros, l'homme de 74 ans reproche en termes confus aux membres du cartel des ingénieurs de faire porter sur ses épaules l'ensemble de leurs activités de financement illégal.«Je craquerai pas.J'ai pris ce que j'ai pris.Ce que fai pas pris, je l'ai pas fait», a dit M.Trépanier à bout de patience.Dons et contrats A son corps défendant, M.Trépanier concède du terrain au procureur Denis Gallant.Il y a deux semaines, il a fini par admettre qu'il avait tenté de répartir les contrats entre les firmes de génie qui contribuaient au financement d'Union Montréal, avant d'être écarté pour sa maladresse par les ingénieurs Michel Lalonde et Rosaire Sauriol.Lundi, il a reconnu que l'ampleur des contrats accordés aux firmes de génie-conseil était proportionnelle à leur générosité pour le parti.Il a aussi JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le témoignage de Bernard Trépanier (à gauche) contredit ceux de plusieurs témoins.admis qu'il ne rechignait pas à accepter des contributions des entreprises, illégales par définition, que ce soit en chèque ou en argent comptant.Ingénieurs, architectes, avocats: tous les types de cabinets de professionnels étaient ciblés par ses opérations de financement sectoriel.Le courant ne passe pas entre M® Gallant et lui.Pressé de questions par le procureur qui cherchait à comprendre son modus operandi, M.Trépanier lui a lancé: «Prochaine campagne électorale, je vais vous inviter.» Le vieux routier a éprouvé du mal à justifier certaines de ses pratiques.Le responsable du financement pour Union Montréal devait atteindre des objectifs fixés par les bonzes du parti, mais il ne se donnait même pas la peine de compter les recettes à l'issue d'un cocktail.Louis Lewis et lui étaient les deux seuls employés du parti à connaître la combinaison du fameux coffre-fort, dans lequel «Monsieur 3%» a entreposé notamment le don en argent comptant de 40000$ attribué à Yves Cadotte.Quand les liasses de billets se sont volatilisées, il n'a posé aucune question, présumant qu'elles avaient été déposées dans le compte du parti.L'explication a fait sourciller le commissaire Renaud Lachance.Milioto épargné M.Trépanier a bien pris soin de tenir les entrepreneurs et leur intermédiaire auprès de la mafia, Nicolo Milioto, loin de son témoignage en dents-de-scie.L'ex-patron de Mivela, surnommé «Monsieur Trottoir», ne percevait pas de ristournes pour le bénéfice d'Union Montréal auprès des entrepreneurs.«Non, il ne m'amenait pas d'argent», a-t-Ü dit Des entrepreneurs tels que Lino Zambito ont déclaré qu'ils versaient un pizzo de 2,5% à la mafia et une ristourne de 3% à Union Montréal par l'entremise de M.Milioto.Lors de l'opération Colisée, M.Milioto a été filmé pendant qu'il comptait et échangeait des liasses d'argent avec le défunt parrain Nicolo Rizzuto.M.Trépanier était en contact régulier avec l'ex-président du comité exécutif, Erank Zampino (1808 appels), et Nicolo Milioto (81 appels).Ses liens avec Nicolo Milioto se limitaient à l'appeler pour lui vendre des billets pour les cocktails de financement d'Union Montréal, assure-t-il.Le procureur Denis Gallant a par ailleurs analysé les relations d'affaires entre M.Trépanier et Astral.De 2002 à 2011, le collecteur de fonds et organisateur politique a reçu des honoraires de près de 570000$ de la compagnie.M.Trépanier était payé à commission pour aider Astral à placer des panneaux publicitaires dans différentes municipalités, dont Montréal, Laval et Longueuil.Il avoue d'emblée qu'il marchandait ses contacts politiques auprès de l'entreprise.«Comme hobby, forganisais des élections.C'était dans le but de m'ouvrir des portes», a-t-Ü dit.M.Trépanier abordera mardi son rôle dans la vente au rabais des terrains du Eaubourg Contrecœur à Paolo Catania.Il sera suivi de Erank Zampino, qui est considéré comme le plus haut responsable politique des stratagèmes de collusion dans l'octroi des contrats.Le Devoir f.U A 1 1\tV M A- /1 o\\.PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le bureau montréalais de Daniel Breton a été investi par des militants issus notamment du Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain.AIDE SOCIALE Des militants investissent les bureaux de députés péquistes MARIE-ANDREE CHOUINARD La grogne contre les modifications à l'aide sociale s'est transportée lundi dans les bureaux de quatre députés du Parti québécois, qui ont reçu la visite de müitants issus entre autres du Eront d'action populaire en réaménagement urbain (ERAPRU), inquiets des effets néfastes potentiels des changements annoncés par la ministre Agnès Maltais.Les bureaux de Daniel Breton, Réjean Hébert, Carole Poirier et Serge Cardin ont été investis par des manifestants venus chercher réponse à leurs questions.Dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques, une quarantaine de membres du ERAPRU ont réussi à parler à Daniel Breton, mais le contenu de l'échange a donné lieu en cours de journée à des interprétations diverses.L'organisatrice du ERAPRU Marie-José Corriveau a expliqué au Devoir avoir compris des propos de M.Breton non seulement qu'il était préoccupé par les changements annoncés, ce pourquoi il avait lui-même posé plusieurs questions à la ministre Maltais, mais aussi qu'il s'engageait à dire KK C\u2019est de la science-fiction qne de croire qne tont le monde va se tronver un emploi )) Françoise David publiquement son mécontentent si d'aventure les changements apportés ne le satisfaisaient pas.Au bureau de M.Breton, le son de cloche était tout autre, mais il a été impossible de parler au principal intéressé.«M.Breton a dit qu'il allait communiquer les réserves des citoyens à la ministre, qu'il allait leur acheminer leurs questions, et c'est tout», a dit Sébastien Marcü, attaché de presse du caucus du PQ.Même version des faits avec l'attaché politique de M.Breton depuis son bureau de comté.Pétition L'insatisfaction prendra la forme d'une pétition menée par le Eront commun des personnes assistées sociales et comptant plus de 11500 noms.Elle sera déposée jeudi à l'Assemblée nationale par la députée de Gouin pour Québec solidaire, Erançoise David.Près du métro Beaubien, dans sa circonscription, où elle récoltait lundi des signatures, M\u201c® David a expliqué son désaccord avec le fondement des changements.«La seule raison, quoi qu'en dise M^^ Maltais, c'est d'atteindre l'objectif du déficit zéro.» «Elle n'a pas besoin de commencer par couper [les assistés sociaux] ! Elle proposerait des allocations pour des parcours à l'emploi et on serait tous ravis, tout le monde applaudirait! C'est ça qui n'a pas de bon sens!», a-t-elle dit en entrevue.Entre autres questions qui demeurent sans réponse, qu'arrivera-t-il des personnes assistées sociales dont l'allocation de 129$ sera coupée au P*' juin prochain et qui, après avoir suivi une démarche de réinsertion à l'emploi, ne trouveront pas chaussure à leur pied?«C'est de la science-fiction que de croire que tout le monde va se trouver un emploi, surtout dans un contexte de chômage comme certaines régions en connaissent», dit M™® David.«Mais on ne sait pas ce qui leur arrivera lorsque le montant [195$] versé pendant le parcours ne sera plus accessible.» La ministre de l'Emploi a promis que des réponses et des précisions seraient apportées au début de mai, lorsque le projet de règlement final, et tout ce qui en découle, sera connu.L'obstination du Parti québécois dérange M\u201c® David, qui craint comme d'autres groupes un effet d'appauvrissement des personnes les plus vulnérables.«L'aide sociale, les gouvernements passent et coupent dedans, le Parti québécois comme les autres.» Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 16 AVRIL 20IS ACTUALITES #CHRONIQUEFD L\u2019erreur de jugement Fabien F Deglise ême si l\u2019on vit dans un monde où tout va de plus en plus vite, parfois ça peut être long avant de se rendre compte que l\u2019on est numériquement en train de faire une grosse connerie.Parlez-en à Dom del Torto, ce gars qui travaille dans le monde de l\u2019animation à Londres et qui, dans les dernières semaines, après s\u2019être fait voler son ordinateur portable, a écrit malgré lui une fascinante histoire en prise directe avec le présent.Une histoire qui allie technologie intrusive, vengeance, vigilantisme, exposition du soi, surmédiatisation et dont le dernier chapitre s\u2019intitule, «l\u2019erreur de jugement» avouée par la victime de ce vol qui regrette d\u2019avoir eu les moyens d\u2019aller si loin.Drôle d\u2019époque.On remonte le petit maelstrom à sa source.Le 4 février dernier, Dom se fait voler son ordinateur dans son appartement de la capitale britannique.11 n\u2019est pas très content.Mais il a un atout dans sa manche : prévoyant, l\u2019homme a installé en effet une application invisible qui permet de suivre son ordinateur à la trace, dans l\u2019éventualité d\u2019un vol ou d\u2019un égarement.L\u2019app, comme on dit, est assez redoutable, puisqu\u2019elle permet de géolocaliser l\u2019objet avec une précision chirurgicale, tout en prenant en photo, par l\u2019entremise de la caméra interne, et sans qu\u2019il s\u2019en rende compte, le nouveau propriétaire de l\u2019ordinateur mal acquis.Et ça fonctionne.Le 23 mars, soit dit en passant jour de son anniversaire, Dom reçoit un cadeau amusant: un message de son ordinateur envolé qui, visiblement, avait très envie de prendre le large.Selon les informations récoltées par l\u2019application cachée, l\u2019appareil se trouve désormais à.Téhéran, en Iran, dans une famille ordinaire qui, comme en témoignent les clichés envoyés, semble aussi très heureuse avec.Quotidien mis en scène A une époque où, pour être valable, l\u2019existence humaine, ses bonheurs, ses découvertes tout comme ses petits emmerdements se doivent d\u2019être numériquement partagés avec la terre entière, Dom del Torto décide alors de raconter cette histoire rocambolesque en ligne, par l\u2019entremise du site de création de microblogues Tumblr.Sous le titre «L\u2019ordinateur de Dom en Iran», il y diffuse l\u2019itinéraire de son ordinateur ainsi que quelques photos «gentiment commentées» de la famille qui l\u2019utilise.L\u2019adresse est partagée avec ses amis, qui la transmettent à leurs amis, qui.pour devenir très vite un phénomène remarqué sur la Toile.Au grand dam de Dom.La semaine dernière, le Londonien n\u2019a pas tout effacé, mais presque.Il a d\u2019abord masqué l\u2019identité de la petite famille sur les photos, avec des bandes noires sur les yeux, pour ensuite remplacer le tout par des dessins.Le geste a été accompagné d\u2019une réflexion à voix haute sur le respect de la vie privée, sur l\u2019autojustice et sur les dérives vers lesquelles les mondes numériques nous conduisent parfois, dans un aveuglement qui fait peur à voir, lorsqu\u2019on commence à ouvrir les yeux.Il écrit: «les propriétaires innocents de mon ordinateur [ils ne savaient pas qu\u2019ils avaient acquis un appareil volé] m\u2019ont contacté et sont horrifiés par» l\u2019ampleur qu\u2019est en train de prendre cette histoire.« Cela a été une énorme erreur de jugement de ma part de partager ce récit en ligne et de ne pas respecter leur vie privée.» La famille iranienne lui a proposé de lui rendre son ordinateur.Repentant, en guise d\u2019excuse, Dom a plutôt décidé de le leur laisser.«Je ne me suis jamais posé de questions sur l\u2019intrusion dans la vie privée des gens que je présentais sur les photos, et qui ne sont pas des voleurs, ajoute l\u2019homme.Le bien-être et la sécurité des personnes sont plus importants que n\u2019importe quelle possession.Même si mon ordinateur me manque, je ne veux faire de mal à personne.» Après l\u2019histoire de l\u2019ordinateur de Dom, à la diffusion malheureuse et épidémique, c\u2019est désormais son étonnante conclusion, qui mérite de connaître le même sort.La faute à son point final qui a un contour plutôt signifiant, merci, par les temps qui courent.Il prouve en effet que les univers numériques ne sont pas seulement porteurs de dérives et de narcissisme, mais également de lucidité, à condition toutefois qu\u2019on lui laisse le temps d\u2019éclore.Et parfois, tout ça peut prendre un détour de 4800 km, entre Londres et Téhéran pour s\u2019en rendre compte.Sur Twitter: @FabienDeglise la iHCT-lll v-asin.^ ¦ SAFETY + FIRST y SS.\t\u2022 riî'f s.iKcrïïrt \u2022S9£ RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR La source d\u2019émission de poussière de nickel a été localisée au port de Québec.LIMOILOU Le nickel provient du port Le Comité vigilance souhaite une décontamination des sols ISABELLE PORTER à Québec Une fois la source des concentrations de nickel contrôlée, il faudra s\u2019attaquer à la décontaminahon des sols, selon Véronique Lalande du Comité vigilance Port de Québec.«La première chose, c\u2019est de fermer le robinet, mais après ça, il va falloir décontaminer notre milieu», a-t-elle déclaré.«Je ne sais pas si vous vous rendez compte les millions que ça va coûter.» Cette résidante du quartier Li-moilou est la première à avoir dénoncé publiquement le port pour les poussières de métaux trouvées dans son secteur.Lundi, elle avait les larmes aux yeux quand une étude du ministère du Développement durable a confirmé que la source des concentrations de nickel provenait bien du transbordement de vrac dans le port.L\u2019étude témoigne d\u2019une corrélation entre les concentrations de nickel et les vents en provenance du port.Elle a aussi établi que le nickel contenu dans l\u2019air (la pentlandite) est du même type que celui qui est transbordé dans le port par l\u2019entreprise Arrimage St-Laurent.Enfin, elle révèle que l\u2019incinérateur n\u2019est pas en cause.Interrogé sur la gravité des résultats, le directeur régional du Minis- tère, Jean-Marc Lachance, a rappelé que les concentrations de nickel dans Limoilou étaient de deux à huit fois supérieures à la norme.D\u2019emblée, même lorsqu\u2019il n\u2019y avait pas de vents en provenance du port, les concentrahons de nickel dans Limoilou étaient anormales.Ce qui laisse croire à M™ Lalande que le sol même pourrait être contaminé.Le nickel est considéré comme potentiellement cancérigène, mais les autorités gouvernementales n\u2019ont pas encore établi quelles seront les conséquences de l\u2019exposition sur la santé des résidants touchés.Au ministère, on dit attendre le rapport du directeur de la Santé publique sur le sujet.Arrimage St-Laurent Arrimage St-Laurent a réagi avec prudence lundi en soulignant que l\u2019étude désignait «certaines» de ses achvités comme «une source probable».«Nous aurions peut-être ^ réagir avant si nous avions été prévenus en temps utile», fait valoir son directeur dans un communiqué.L\u2019entreprise se dit prête à «collaborer» avec le Ministère, mais ajoute qu\u2019elle a déjà fait des efforts avec des investissements de 8 à 10 millions pour mieux contrôler ses émissions de poussière.Le ministère lui a transmis lundi un avis de non-conformité en exi- geant notamment qu\u2019elle se dote d\u2019un système de transbordement étanche.Une lettre a également été transmise au Port.De ce côté, le patron Mario Girard a dit qu\u2019il ferait tout ce qui est en son possible pour que les concentrations de nickel tombent dessous la norme.Il réitère par ailleurs sa confiance en Arrimage St-Laurent «un partenaire qui est très responsable, qui prend la chose très au sérieux».Mme Irlande et QS Le sujet a par ailleurs rebondi au conseil municipal où le maire a reproché à Véronique Lalande ses accointances avec Québec solidaire.«Moi je pense que M\u2019\"\u201d Lalande a fait un excellent travail.Elle est très intelligente [.] sauf que sa conférence de presse avec M.Amir Khadir a créé beaucoup de doutes dans mon esprit.» M\u201d® Lalande avait en effet tenu un point de presse avec le député solidaire à l\u2019Assemblée nationale le 21 mars dans le dossier du nickel.«Amir Khadir, ce n\u2019est pas un de mes amis.M.Khadir n\u2019a jamais eu de bons mots pour l\u2019administration de la ville de Québec.[.] Vous comprendrez qu\u2019à partir de là, je vais garder une saine distance vis-à-vis de ces gens-là.» Le Devoir Labeaume est fier de ses compressions Les services aux citoyens écoperont, dit l\u2019opposition ISABELLE PORTER à Québec Le maire de Québec, Régis Labeaume, a présenté avec fierté lundi les résultats de son programme de compressions à la ville.Or pour les élus de l\u2019opposition, ses prévisions ne sont pas réalistes et compromettent les services aux citoyens.« On peut parler d\u2019une performance assez remarquable, je pense», a lancé le maire en ouverture de séance.M.Labeaume se réjouit d\u2019avoir réussi à abolir 624 postes dans l\u2019ad-ministrahon municipale en trois ans, soit 124 de plus que l\u2019objectif de 500 qu\u2019il s\u2019était fixé à l\u2019origine.«Aujourd\u2019hui, il y a moins d\u2019employés à la Ville de Québec que lors des fusions en 2002, a-t-il déclaré.Ça fait la preuve que ça fonctionne pareil.» En matinée, il avait convoqué les médias à une présentation détaillée de ses réalisahons.Il avait alors souligné que le poids de la masse salariale sur son budget était passé de 43% à 38,8% alors qu\u2019à Montréal, ce poids s\u2019élève à plus de 50%, a-t-il dit.Les suppressions de postes et diverses mesures de rationalisation ont permis à l\u2019administration d\u2019économiser 180 millions, a-t-on fait valoir.Et ce n\u2019est pas fini.Elle entend économiser 67 millions de plus au cours des trois prochaines années.Le maire se dit prêt de plus à privah-ser de nouveaux services.Appréhendant des queshons sur la qualité des services, il a brandi en matinée des sondages montrant un taux de sahsfachon des citoyens oscillant autour de 90%.Pour l\u2019opposition, c\u2019est une solution téméraire.La conseillère Ginette Picard-Lavoie (Québec Autrement) a fait valoir que 57% des employés de la Ville de Québec étaient démohvés.La conseillère Anne Gué-rette, du parh Démocratie Québec, s\u2019est aussi montrée inquiète.«Est-ce que couper 67 millions sur trois ans, c\u2019est réaliste?Est-ce qu\u2019on va vraiment être capable de couper [.] sans couper dans les services ?» La présentahon du bilan de la Ville survient après que les commerçants de Québec eurent mis de la pression sur le maire dans ce dossier.Erappés par des augmentahons de taxes majeures, ils ont invité récemment la Ville à «regarder ses dépenses» et à «faire un travail dans [sa] cour».Le Devoir Garderies subventionnées privées : poursuite des négociations JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Les parents ayant reçu une lettre de leur garderie les informant que les places pour les enfants de quatre ans ne seraient plus disponibles en septembre peuvent cesser de s\u2019angoisser.Les négociations sont toujours en cours entre Québec et les garderies privées subvenhonnées pour déterminer la façon d\u2019en arriver à des compressions de 15 millions, mais déjà, l\u2019épineuse queshon du financement des places à quatre ans a été écartée.«Ils ont arrêté de menacer les enfants de quatre ans, les quatre ans peuvent respirer», se réjouit Isaac Sachs, vice-président du Rassemblement des garderies privées du Québec (RGPQ).Depuis quelques semaines, en réaction aux compressions annoncées par le gouvernement Marois, des lettres sont distribuées aux parents d\u2019enfants fréquentant l\u2019une des 150 garderies membres de ce réseau à travers le Québec.«Nous n\u2019avons d\u2019autres choix, en tant que réseau, que de cesser d\u2019offrir le service aux enfants de quatre ans dès septembre 2013», écrivait l\u2019organisme.En recevant la missive, David Dunn a eu un choc.Il craignait pour sa petite Elorence, quatre ans, qui adore son milieu de vie.«Tout le monde parle de ça à la garderie, c\u2019est le sujet du jour, parce qu\u2019on se retrouve le bec à l\u2019eau.Nous sommes tous très inquiets.» Bien qu\u2019il n\u2019ait pas été en mesure de faire le suivi pour rassurer les parents, le RGPQ a de- Un caquiste comme lobbyists Les garderies privées font appel à un caquiste pour devenir elles aussi subventionnées.Christian Lévesque, qui a déjà été président-directeur général de l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ), est désormais lobbyiste pour la Coalition des garderies non subventionnées du Québec.Toujours membre de la Coalition avenir Québec (CAQ), il vient de s\u2019inscrire au Registre des lobbyistes pour remplir un mandat bien précis : obtenir du financement de l\u2019Etat pour la Coalition, à l\u2019instar du réseau des garderies subventionnées.M.Lévesque, qui a été battu dans Bellechasse au scrutin de septembre 2012, rencontrera la ministre de la Famille, Nicole Léger, vendredi, pour lui remettre un mémoire qui propose une formule pour «baisser ses coûts».Depuis trois semaines il dirige le bureau de Québec du cabinet de lobbyistes HaÜey, dont il est aussi actionnaire.La Presse canadienne mandé à ses membres de cesser de distribuer les lettres avant les négociations de vendredi dernier.Il faut dire que le gouvernement avait accepté d\u2019abandonner cette mesure très impopulaire pour parvenir à une entente avec les CPE jeudi dernier.Le montant des aménagements budgétaires de- mandé au réseau public reste de 31 millions, mais au lieu de faire des économies en changeant le barème de financement des enfants de quatre ans, les CPE iront plutôt puiser dans leurs surplus.15 millions à trouver Et c\u2019est là que le bât blesse pour les garderies privées subventionnées, qui doivent à leur tour trouver 15 millions pour 2013-2014.«Dans le privé, des surplus, ça s\u2019appelle des profits.Et ça ne reste pas là à dormir dans les coffres comme dans les CPE», explique le vice-président du Rassemblement, Isaac Sachs.«Le gouvernement nous a demandé de faire preuve d\u2019imagination.Ils nous ont dit: \u201cvous êtes bons avec ça, vous autres, dans les garderies.Imaginez quelque chose pour trouver ailleurs les 15 millions\u201d.C\u2019est là oû nous en sommes, au cœur même du problème.» Au bureau de la ministre de la Famille, Nicole Léger, on se contente de répéter que «les négociations se poursuivent».De son côté, la critique de l\u2019opposition officielle en matière de Famille, Danielle St-Amand, estime «qu\u2019on n\u2019en serait pas là si la ministre avait connu son réseau et qu\u2019elle avait parlé à ses partenaires».Elle présentera mercredi une pétition comptant plus de 15000 signatures pour demander au gouvernement d\u2019annuler les compressions dans les services de garde du Québec.Le Devoir V - 4 Découvrez la riche histoire des 150 ans du Collège Sainte-Anne de Lachine LE GRAND HÉRITAGE Un documentaire réalisé par Daniel Bertolino Ce soir 22 h UNE PRODUCTION DE : Les Productions Via Le Monde (DB) Inc.canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRE MEDIA LE DEVOIR porter raffinée sur toute la ligne Toronto, facile comme bonjour et good morning.Porter atterrit à l\u2019aéroport du centre-ville de Toronto, à deux pas du cœur de la ville.Son aérogare contemporaine est intime et bien pensée.Tout est à portée de la main.Tout se fait en un clin d\u2019œil, avec le sourire.SORTIE Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 17 avril 2013.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs à partir de : \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK\tWASHINGTON Dulles 273 $ 336 $ 241 $ 252 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris k Taxes et frais compris k Taxes et frais compris 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d'itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d'autres demandes spéciales, peuvent s'ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d'itinéraire moyennant des frais allant jusqu'à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (Incluant des frais de 20 $ pour l'enregistrement d'un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu'à l'émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.* Évasions Porter est une entreprise agréée par TICO. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 16 AVRIL 20IS EDITORIAL PARTI LIBERAL DU CANADA Tout est à faire Le Parti libéral du Canada s\u2019est donné ce week-end un nouveau chef en Justin Trudeau.Pour ce parti, il s\u2019agit d\u2019un nouveau départ.L\u2019enthousiasme des militants est palpable, mais ils ne doivent pas se méprendre.Tout reste à faire.A Bernard Descôteaux u lendemain de ce congrès, peu de choses ont fondamentalement changé au Parti libéral.Celui-ci n\u2019est toujours que le deuxième parti d\u2019opposition avec seulement 35 députés.Son organisation est toujours en reconstruction et il n\u2019a toujours pas de programme politique.Malgré le travail fait par le chef intérimaire, Bob Rae, depuis la raclée subie le 2 mai 2011 aux mains du Parti conservateur et du NPD, le parti demeure fragile.Le déroulement de la course au leadership est en soi une illustration de cette fragilité.Malgré la multitude de candidats, il n\u2019y avait pas de véritable compétition.Jamais Justin Trudeau n\u2019a été menacé.Il a recueilli 80% des voix parce qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019autre choix que lui.Certes, le nouveau chef a démontré sa capacité à créer de l\u2019enthousiasme par ses discours Ij^iques.Certes, le parti sort uni, ce qui, dans les circonstances, allait de soi.Mais tout tient désormais à ce jeune politicien peu expérimenté sur qui on a tout misé.Le pari fait sur Justin Trudeau est éminemment risqué, car on sait très peu de choses sur lui, à part quelques clichés.Il est bien sûr le fils de son père, \u2014 Pierre Elliott Trudeau, le Trudeau de la tru-\"\" deaumanie et du rapatriement de la Constitu- rtion, ce qui est à la fois un avantage et un lourd handicap.Comme son père, il a du charisme, mais, à l\u2019inverse de lui, il sait être proche des '\t-\t™ gens.Par contre, il n\u2019a pas sa stature intellec- tuelle, et son cheminement professionnel ne le prépare d\u2019aucune façon à prétendre aux plus hautes fonctions politiques.Le charisme peut beaucoup en politique, pourvu qu\u2019il soit accompagné d\u2019une vision porteuse de quelques idées-forces.Les plus sévères ont reproché au député de Papineau de ne pas avoir exposé d\u2019idées au cours de sa campagne, ce qui, paradoxalement, ne lui a pas nui, comme le montre l\u2019envolée du Parti libéral dans les sondages.Par opposition au rigorisme dont nous affligent les conservateurs, son Ijn-isme a pu paraître rafraîchissant aux Canadiens.Mais un jour, il lui faudra dire comment il entend s\u2019y prendre «pour bâtir un pays meilleur pour nos enfants» et la place qu\u2019il réserve aux Québécois dans ce vaste projet.Contrairement à son père ou encore à Brian Mulroney, Justin Trudeau n\u2019est porteur d\u2019aucun grand projet susceptible d\u2019influencer le cours de l\u2019histoire, comme ces deux premiers ministres l\u2019ont fait, l\u2019un avec la Charte des droits et libertés et l\u2019autre avec le libre-échange.Il aura besoin de penseurs qui pourront lui rédiger un « livre rouge » qui lui servira de feuille de route, à la manière de ce qu\u2019avait fait Jean Chrétien en 1993.Son succès tiendra pour une très large part à sa capacité à s\u2019entourer.Cela mettra à l\u2019épreuve son leadership dès maintenant.Le Parti libéral est une formation où les élites exercent une influence indue.Ce sont elles qui ont vu dans Michael Igna-tieff un sauveur.Ce sont elles qui croient toujours à la grandeur du parti de Sir Wilfrid Laurier.Il lui faudra s\u2019en éloigner pour ne pas s\u2019enliser dans les sillons du passé.L\u2019élection du 2 mai 2011 a marqué une rupture avec ce qu\u2019avait été le Parti libéral jusque-là.La popularité retrouvée dans les sondages, ces dernières semaines, ne résistera pas à l\u2019épreuve du réel si Justin Trudeau ne se souvient pas des raisons de ce rejet.C\u2019est un nouveau Parti libéral que les Canadiens attendent.Son défi est de démontrer qu\u2019en dépit de son nom il peut définir un nouvel avenir pour son parti.La partie difficile commence et, c\u2019est certain, elle sera très difficile.Il peut compter pour cela sur Stephen Harper et Thomas Mulcair.CONGRÈS DU NPD Mulcair gagne son parti Josée Boileau 1 avait l\u2019œil bien malicieux et le débit bien vif, Alexandre Boulerice, lorsqu\u2019il a pris la parole à la fin de la période des déclarations de députés lundi aux Communes.Quelques minutes plus tard, à la période de questions, ce serait l\u2019entrée en scène du nouveau chef libéral, Justin Trudeau.Pas question de lui abandonner le champ de la nouveauté.Le député néodémocrate s\u2019est donc lancé dans la célébration du congrès tenu par son parti durant la fin de semaine, martelant les mots «espoir», «optimisme», «leader expérimenté».Visant nommément les conservateurs, ce sont les libéraux qu\u2019il ciblait.Le message était clair : la fougue nous appartient.Démonstration s\u2019ensuivit: son chef Thomas Mulcair attaqua la période de questions avec aplomb.Les électeurs finiront par dire lequel des deux partis, entre le NPD et le PLC, représente vraiment le changement.Mais on est vraiment arrivés à une nouvelle étape de la joute politique fédérale.Pour le chef néodémocrate, elle prend assise sur un constat, évident dmant la fin de semaine : ce parti est maintenant le sien.Les 92,3% d\u2019appui qu\u2019il a obtenus des délégués au congrès renvoient pour de bon à l\u2019oubli les critiques acerbes qu\u2019un Ed Broadbent tenait à son égard durant la campagne au leadership l\u2019an dernier.Qn a même évité la crise d\u2019identité annoncée : le NPD a cessé dimanche d\u2019être socialiste au terme d\u2019un débat réduit à sa plus simple expression, là où des déchirements étaient attendus.M.Mulcair tenait à ce que la modernisation du parti, enclenchée sous ses prédécesseurs, mais jamais achevée, arrive à son terme.C\u2019est chose faite.Le chef, qui a fait de l\u2019économie son thème de prédilection, peut maintenant s\u2019appuyer sur des statuts qui reconnaissent l\u2019économie de marché plutôt que la production et la distribution de biens et services à des fins non lucratives.De la même manière, les résolutions les plus controversées du congrès de Montréal ont été commodément mises de côté ou renvoyées à plus tard.M.Mulcair a vraiment eu carte blanche au cours de ce week-end.Ce qui reste, c\u2019est ce qui fait consensus : défaire les énormités conservatrices.Comme elles sont légion, il y en a tant pour les goûts néodémocrates que pour ceux des libéraux.Comment dès lors se démarquer ?C\u2019est là tout l\u2019enjeu.Qn peut croire que les principes et les traditions du NPD lui donneront plus de substance pour argumenter, surtout au regard d\u2019un Justin Trudeau, mais quelles positions originales le parti arrivera-t-il à articuler pour gagner ce centre de l\u2019électorat que les libéraux convoitent tout autant?Pour le moment, on ne voit pas.Si M.Mulcair a redéfini son parti, un flou demeure : lui, qu\u2019est-ce qui le définit?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE M out; £T.fcLir;TATiOWS Pour l'PtErTÎoiù A PA ÇU PARTî UZiP-M- G LETTRES N\u2019en parlez pas ! Les anti-indépendantistes répètent sans cesse : « Ne parlez plus de constitution.» Se rendent-ils compte qu\u2019en continuant à imposer la Constitution de 1982, ils mettent eux-mêmes le sujet sur le tapis?Qu\u2019ils choisissent.Qu ils renoncent à imposer aux Québécois l\u2019exécrable Consfitufion de 1982 et peuvent alors espérer des autres qu\u2019ils exaucent leurs vœux de ne plus entendre parler de ce sujet, ou ils continuent à imposer cet ignoble texte et qu\u2019alors ils acceptent non seulement qu\u2019on en parle, mais qu\u2019ils se sentent interpellés et qu\u2019ils fassent la démonstration qu\u2019un geste unilatéral est digne d\u2019une démocratie.Sylvain Barrette Québec, le 13 avril 2013 Rien de vraiment nonvean Qn n\u2019apprend rien de réellement nouveau dans l\u2019ouvrage de Frédéric Bastien, La bataille de Londres, qui vient tout juste de paraître.Du moins, rien que nous ne soupçonnions ! Son mérite tient toutefois à ce qu\u2019il met au jour des faits.Nous savions tous que les Québécois avaient été bernés encore une fois par un gouvernement central souhaitant colmater une fois pour toutes nos velléités d\u2019émancipation.Que le Foreign Qffice du gouvernement britannique ait été de connivence avec Qt-tawa, cela ne surprend personne.Que nos juges de la Cour suprême aient avalisé ce rapatriement bâclé, ainsi que la mise en place d\u2019une charte qui n\u2019a de cesse de laminer la différence québécoise, son essence en quelque sorte, cela ne peut certes pas nous stupéfier.Que Trudeau et sa cour de sujets « bien-pensants » aient mis toute leur énergie à précipiter cette opération de rapatriement en laissant le Québec à l\u2019écart, cela est encore sans surprise.Le Québec l\u2019est d\u2019ailleurs toujours, par la nature distincte non seulement de sa culture et de ses institutions, mais également par ses aspirations, sa base industrielle et ses façons de faire.Espérons que cette différence si chère à nos yeux parce qu\u2019elle nous définit, de même qu\u2019elle structure notre intelligence et notre sensibilité au monde, puisse un jour être consacrée par une quelconque tournure « légale », et ce, sans sacrifier le bien-fondé moral de notre affirmation comme seul peuple français d\u2019Amérique minoritaire sur ce continent.Louis Fortier Montréal, le 12 avril 2013 Le marketing supérieur de Denis Coderre Denis Coderre innove dans sa manière de se faire connaître comme candidat.Au lieu de parler de projets sensés ou spéciaux qui risquent de ne pas être remarqués tellement ils sont communs dans les campagnes électorales, il met tout l\u2019accent sur lui-même, une méthode qui a ses avantages.Qn en déduit certaines choses.Le premier point est qu\u2019il est un politicien populaire connu et reconnnu pour sa longue expérience.Sa compétence essentielle est de pouvoir dire clairement ce qu\u2019il pense et d\u2019en imposer à ceux qui sont moins décidés que lui.Et ce sera sans doute sa marque de commerce : être un défenseur efficace de Montréal qui pourra en imposer au gouvernement.Des autres candidats on ne peut en déduire autant : ils seront transparents et éthiques?Mais tout le monde va l\u2019être! Louise Harel sera capable de diriger la ville au jour le jour?Une platitude ! Elle est très démocrate?Mais on ne le voit pas ! Elle veut modifier la gouvernance de Montréal ?Mais a-t-elle l\u2019envergure pour le faire ?Et Richard Bergeron est un urbaniste bien structuré pro-tramway et antiauto?Mais être vert est-il vraiment suffisant pour une grande métropole ?Du candidat Labrecque on ne sait presque rien.En somme, Denis Coderre semble tout simplement encore le plus prometteur du point de vue personnel dans le contexte.Michel Magnant Le 10 avril 2013 Médias sociaux: on veut savoir qui publie quoi De plus en plus, avec l\u2019avènement des médias sociaux, il est très facile de «publier nationalement, mondialement» des informations de toutes sortes: culture, sport., intimidation, menaces, harcèlement, «viol en direct».Tout cela en conduisant l\u2019auto ou pas.Récemment, dans un cas de clavardage au volant, nous apprenions qu\u2019une compagnie de télécom conservait tous les messages envoyés sur son réseau.Pas chanceux, l\u2019accusé utilisait le réseau de cette compagnie: il a été condamné sur cette base.Le simple fait de savoir que nos «publications électroniques » sont conservées va fortement inciter à la prudence, à la réserve, à la réflexion., avant de «publier».Bien entendu, ceux qui s\u2019opposent aux «photos radars pour excès de vitesse» s\u2019opposeront aussi à ce que leurs « clavar-dages» soient conservés.[.] Pierre Drolet Neuville, le 12 avril 2013 LIBRE OPINION Le F35 : de plus en plus futile MICHEL FORTIER Ingénieur Avec l\u2019arrivée du printemps, Lockheed Martin entreprend une campagne de publicité au Canada pour faire la promotion de son F35 auprès des médias et de la population.Cette campagne survient pendant que le gouvernement Harper serait en train de réexaminer ses options pour le remplacement des CF18 dans un contexte de restrictions budgétaires.Qn se souviendra que ce même gouvernement s\u2019était engagé à acheter soixante-cinq F35 avant d\u2019être reporté au pouvoir.Le premier ministre Harper et son ministre de la défense justifiaient alors cet achat controversé avec les arguments suivants : les CF18 auront bientôt atteint la fin de leur vie utile et doivent être remplacés, le contrat d\u2019achat a été octroyé à Lockheed Martin à la suite d\u2019une compétition d\u2019où le F35 est sorti gagnant et le F35 est le meil-lem appareil pour remplir les besoins des forces de l\u2019air canadiennes.Les premiers CF18 ayant été mis en service en 1984 auront 30 ans l\u2019année prochaine.Qn peut donc comprendre qu\u2019ils soient fatigués et qu\u2019une compétition s\u2019impose à la suite d\u2019un appel d\u2019offres pour leur succession.Toutefois, il s\u2019est avéré que le F35 avait été choisi sans compéti- tion et qu\u2019il n\u2019y avait pas de contrat d\u2019achat.Ce que nous savions déjà avant les élections.Après celles-ci.Kevin Page (le directeur du budget) nous confirmait les dires du vérificateur général sur les explosions des coûts.Ceux-ci n\u2019étant pas de l\u2019ordre de 20 milliards dollars comme l\u2019affirmait le premier ministre, mais bien de plus de 40 milliards dollars.Qn estime maintenant les coûts à près de 65 milliards de dollars.Malgré leurs mensonges et leur incompétence, les conservateurs furent malheureusement réélus avec une majorité.Heureusement, à la suite des témoignages de Page, du vérificateur général, des jomnalistes d\u2019enquête et des pressions de l\u2019opposidon, le gouvernement effectua une volte-face et confia au ministère des Travaux publics la tâche de reprendre les devoirs du ministère de la Défense.Cela étant, la question de savoir si, au-delà des coûts, le F35 est un bon choix pour le Canada ne doit pas être oubliée.Pour y répondre, on doit prendre en considération les rôles assignés aux forces de l\u2019air et la capacité de cet avion à remplir les missions qui en découlent.Ces rôles, tels qu\u2019ils sont énoncés par le gouvernement, dans l\u2019ordre de leurs priorités, se résument principalement au contrôle de l\u2019espace aérien au-dessus du territoire canadien pour maintenir sa sou- veraineté, l\u2019aide à la défense du continent nord-américain dans le cadre du NQRAD et l\u2019aide aux opérations de l\u2019QTAN.Les missions reliées aux deux premiers rôles sont de tj^e air-air et, pour le troisième, de type air-sol.Le F35, ayant été conçu pour détruire des cibles terrestres hors de la portée de leurs défenses, n\u2019est donc pas un bon candidat pour les missions air-air.Ses performances (taux de montée, rayon d\u2019action, agilité) ne sont pas à la hauteur des exigences de ces missions.Quant au troisième rôle, à moins que l\u2019QTAN décide d\u2019attaquer l\u2019Iran ou la Corée du Nord, on voit mal le F35 dans une mission de soutien aux forces terrestres.Une mission qui demande une bonne capacité d\u2019endurance qui manque au F35.En conclusion, nous pouvons affirmer que le F35 n\u2019est pas le bon choix pour le Canada.Nous pouvons aussi demander au gouvernement conservateur s\u2019il aura encore le culot de nous refiler une facture de 65 milliards de dollars, après ses restrictions dans les programmes d\u2019assurance emploi, ses compressions budgétaires en recherche scientifique et son retrait de la convention de l\u2019QNU sur la lutte contre la désertification.Nous pouvons aussi espérer que la population ne sera pas dupe de la campagne de poudre aux yeux de Lockheed Martin. LE DEVOIR LE MARDI 16 AVRIL 20IS A 7 IDEES Non, la Ville de Montréal n\u2019est pas paralysée REAL MENARD Maire de l\u2019arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve Membre du comité exécutif (Responsable du transport) epuis novembre 2012, la Ville de Montréal est dirigée par une administration de coalition.Ce phénomène n\u2019est pas banal.En proposant une administration de coalition, le maire, Michael Applebaum, a accepté de partager le pouvoir et d\u2019insuffler un vent de transparence aux mécanismes de prises de décision en rendant les travaux du comité exécutif publics.L\u2019administration de coalition implique que tous les partis représentés au conseil municipal aient des représentants à l\u2019exécutif, ainsi que les élus qui siègent à titre d\u2019indépendants.Par cette réforme, le maire a transformé la dialectique partisane qui prévalait pour favoriser une dynamique fondée sur la délibération et le compromis.11 faut être reconnaissant à Louise Harel et à Richard Bergeron, qui ont accepté de donner à la fonction d\u2019opposition un caractère moins traditionnel, qui consiste moins à critiquer l\u2019administration en place qu\u2019à assumer des responsabilités de gestion et à proposer des politiques alternatives.Or, voilà que, dans certains milieux, il est de bon ton de laisser à penser que Montréal est paralysée, qu\u2019aucune décision n\u2019est prise et que s\u2019est abattu sur la métropole un voile d\u2019inertie par lequel les forces de l\u2019immobilisme et du statu quo régnent en maîtres.Ils sont nombreux ces chroniqueurs, analystes, voire même des élus à l\u2019Assemblée nationale tels que Lrançois Legault et Lrançois Bonnardel, à utiliser un ton larmoyo-dépressif lorsqu\u2019il s\u2019agit de parler de Montréal.Travail considérable Depuis quatre mois, l\u2019administration de coalition a accompli un travail considérable.Qu\u2019il me soit permis de donner quelques exemples : Dans le secteur culturel, le Quartier des spectacles, avec ses quarante festivals, ses trente salles de spectacles et ses cinq millions de festivaliers, a bénéficié d\u2019investissements considérables votés par le conseil municipal, et ce, tant au chapitre du développement urbain que du soutien aux festivals; Nous avons adopté une politique sur les ateliers d\u2019artistes qui permettra de conserver des espaces de création et de production à coût raisonnable dans les quartiers centraux, confirmant Montréal comme Ville de créateurs; Au chapitre de furbanisme, de l\u2019habitation et du développement durable, la coalition a agi au nom du bien collectif; Un règlement d\u2019emprunt de 170 millions a été adopté par le conseil municipal permettant Wt GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Les scandales qui ont secoué l\u2019Hôtel de Ville ont amené les élus à mettre en place une administration de coalition.de réaliser la construction des centres de traitement des matières organiques et un centre pilote de prétraitement pour gérer nos déchets de manière durable et responsable ; La Ville de Montréal et le gouvernement du Québec sont en voie de s\u2019entendre quant à une version améliorée du programme ClimatSol, dont la métropole a un urgent besoin compte tenu de la présence de terrains contaminés issus de son passé industriel; Pour maintenir les familles à Montréal, les subventions à l\u2019accès à la propriété ont été majorées pour tenir compte de l\u2019évolution à la hausse du marché immobilier montréalais et nous avons relancé le programme d\u2019aide financière de stabilisation des fondations résidentielles; Aussi, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec ont signé une entente sur le développement économique local et le soutien à l\u2019entre-preneuriat, par laquelle 15,6 millions de dollars seront versés à la métropole, de 2013 à 2015, pour soutenir les conseils locaux de développement (CLD) et les corporations de développement économique communautaire (CDEC) ; Linalement, alors que cela était réclamé depuis des mois par plusieurs élus, la Société du Havre de Montréal a été abolie et la coalition a transféré ses responsabilités, notamment le réaménagement de l\u2019autoroute Bona-venture, aux services municipaux, ramenant du même coup l\u2019expertise au sein de l\u2019administration publique.En ce qui a trait aux transports, l\u2019administration de coalition et le gouvernement Marois se sont entendus sur l\u2019établissement de quelques priorités, dont le système rapide par bus (SRB) Pie-IX, le prolongement du métro dans l\u2019axe de la ligne bleue, le train de l\u2019est ainsi que l\u2019ouverture du boulevard de l\u2019Assomption dans l\u2019est de Montréal; Rappelons également que la phase III du réseau BDQ permettra d\u2019acquérir 50 nouvelles stations et de desservir de nouveaux secteurs; Au regard de l\u2019éthique, de la gouvernance et de l\u2019intégrité, le maire de l\u2019administration de coalition, Michael Applebaum, en a fait une priorité.C\u2019est dans ce contexte que l\u2019Escouade de protection de l\u2019intégrité municipale (EPIM) a été créée et que le mandat de récupérer plus d\u2019un million de dollars auprès de trois anciens employés de la Ville de Montréal qui ont commis des gestes frauduleux a été confié au Service des affaires juridiques ; Dans le domaine des sports, une demande du milieu qui remonte à plus de vingt ans a reçu notre aval, et nous pourrons procéder à l\u2019appel d\u2019offres public pour la construction d\u2019un centre de soccer municipal au Complexe environnemental de Saint-Michel; Nous avons également réservé 42 millions de dollars pour améliorer l\u2019état des parcs, des bâtiments et des installations aquatiques et sportives, pour les années 2013 à 2015; Plus récemment, le comité exécutif a donné son appui à la Stratégie jeunesse municipale 2013-2017, qui définit les orientations prioritaires à l\u2019égard des jeunes de 12 à 30 ans ; Pinalement, à la fin du mois de mars, Montréal s\u2019est vu confirmer par Sports Québec qu\u2019elle sera l\u2019hôte des Jeux du Québec en 2016, année de la commémoration du 40® anniversaire des Jeux oljmipiques de 1976.La tenue de ces jeux générera des retombées économiques de 49 millions de dollars pour Montréal.Présent et avenir Ces quelques éléments de bilan suffisent, je l\u2019espère, à nuancer le regard qu\u2019il nous faut porter sur l\u2019administration de la Ville de Montréal.Il ne s\u2019agit pas de nier d\u2019aucune façon que Montréal soit blessée dans sa culture éthique et dans son tissu démocratique.Le drame de notre ville est que la lourdeur de son passé risque d\u2019occulter le dynamisme de son présent et de son avenir.11 y a fort à parier que c\u2019est parce que la Ville de Montréal a une administration de coalition, dirigée par Michael Applebaum, qu\u2019elle a évité la mise en tutelle par le gouvernement du Québec.Il me reste à souhaiter que le modèle de gouvernance voulant que plusieurs partis politiques se partagent le pouvoir avec comme seul objectif l\u2019intérêt supérieur des Montréalaises et des Montréalais survive à l\u2019élection de novembre prochain.L\u2019éducation à l\u2019ère des « produits cognitifs » GUILLAUME ASSELIN ^^=j| U assiste, depuis ces 0 dernières années, à une véritable levée de boucliers contre ce qu\u2019il est désormais convenu d\u2019ap-peler la « marchandisation du savoir».Qu ne compte plus les publications dénonçant cette capture capitaliste des institutions d\u2019enseignement transformées en agences de recherche et de développement publiques au service des entreprises privées, qu\u2019elles sont chargées d\u2019alimenter en «capital humain» afin de répondre aux besoins et aux pressions du marché.Emit de dix ans de travaux et de réflexions collectifs conduits dans le cadre de séminaires et de recherches ayant déjà donné lieu à plusieurs publications connexes dont il dresse une manière de bilan {Le nouvel ordre éducatif mondial, 2002; L\u2019école n\u2019est pas une entreprise.Le néolibéralisme à l\u2019assaut de l\u2019enseignement public, 2003), ce «petit livre de combat» s\u2019inscrit dans le sillage de la sociologie critique des années 1970, dont il revendique l\u2019héritage marxiste en l\u2019actualisant et en l\u2019adaptant au contexte socio-économique contemporain.Le titre lui-même renvoie à L\u2019école capitaliste en France (1971) de Christian Baudelot et Roger Establet qui y analysaient, dans le sillage du livre phare de Bourdieu et J.-C.Passeron {La reproduction.Éléments pour une théorie du système d\u2019enseignement, 1970), les mécanismes suivant lesquels une institution à vocation universelle censée former les subjectivités à l\u2019exercice de l\u2019esprit critique s\u2019avérait souvent, en pratique, un outil de reproduction sociale au service des classes et des milieux favorisés.Cependant, l\u2019école, par une sorte de «ruse de la raison scolaire», réussissait tout de même à préserver son autonomie à l\u2019égard des lois du marché et de l\u2019économie.C\u2019est cette autonomie qui est aujourd\u2019hui sérieusement menacée par l\u2019impérialisme néolibéral qui ne fait plus pression sur l\u2019institution de l\u2019extérieur, mais la phagocyte pour désormais la déterminer de l\u2019intérieur, au niveau même de ses structures organisationnelles et de l\u2019orientation donnée à ses programmes.Le tournant managérial Cette mutation du monde et de la philosophie de l\u2019éducation trouve sa soqrce dans l\u2019avènement de « l\u2019État managérial» {corporate state) chargé par la droite néolibérale de détrôper, dès les années 1980, l\u2019État providencç accusé de tous les maux.A l\u2019idéal républicain et social-démocrate jugé obsolète et passéiste au regard des nouvelles réalités économiques et des défis suscités par la mondialisation, on substitue le culte de la performance et de l\u2019effica- Le savoir capital Pierre Dorion LouisHamelIn Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, un extrait d\u2019une recension de La nouvelle école capitaliste.Sous la direction de Christian Laval (La Découverte), publiée dans le dernier numéro de Spirale.cité censé permettre enfin l\u2019entrée dans l\u2019ère de l\u2019innovation et des savoirs d\u2019avçnir.Ce démantèlement de l\u2019État social et éducateur ne se limite pas à un simple retrait ou à un simple rétrécissement de son champ d\u2019action, dont il concéderait une part de plus en plus importante au secteur privé.Les institutions restées publiques sont elles-mêmes restructurées sur le modèle de l\u2019entreprise, qui impose sa norme, son vocabulaire et ses outils gestionnaires à l\u2019ensemble des services gouvernementaux [.].C\u2019est cela, le néolibéralisme: «cette logique générale qui impose partout, même dans les sphères a priori les plus éloignées du cœur de l\u2019accumulation du capital, un même système normatif de conduite et de pensée».«L\u2019économie de la connaissance», comme le dit bien son nom, tend de plus en plus à faire l\u2019économie de la connaissance et de la formation générale au profit du développement et de la promotion de « compétences clés » {key competences) directement applicables et monnayables sur le marché du travail.Ce qui pourrait n\u2019apparaître que comme un banal glissement sémantique (la substitution des « compétences » aux anciens « savoirs ») recouvre en réalité une véritable professionnalisation du cursus scolaire, où la recherche fondamentale se voit dévaluée au profit de la recherche appliquée.Les savoirs se voient ainsi assimilés à des «produits cognitifs» \u2014 des biens de consommation comme les autres \u2014 qu\u2019il s\u2019agit de vendre sur le «marché des idées » livré à la logique d\u2019une concurrence mondiale généralisée sommant l\u2019école de se rendre économiquement utile et rentable.Diabolisation de l\u2019autre La plus grande force de ce livre est sans nul doute d\u2019éviter le piège de la diabolisation de l\u2019autre dans laquelle se complaît trop souvent une certaine gauche plus radicale et moins nuancée.Les auteurs indiquent d\u2019emblée leur intention de rompre avec ce manichéisme simpliste voulant qu\u2019il faille «sanctuariser» l\u2019école publique contre une marchandisation qui viendrait l\u2019agresser de l\u2019extérieur: «L\u2019école n\u2019est pas la \u201cvictime\u201d passive des méchants capitalistes qui l\u2019encerclent et veulent l\u2019envahir.» Tous les acteurs de la scène sociale et éducative (les responsables politiques, la haute administration, les groupes professionnels, les parents d\u2019élèves, les professeurs, les étudiants) sont partie prenante de cette dynamique et sont responsables de la mutation en cours.Il s\u2019agit, pour tous, de savoir comment organiser une résistance efficace [.].Il ne s\u2019agit, au final, ni de verser dans le fatalisme, ni dans la nostalgie.Mais s\u2019il n\u2019y a jamais eu d\u2019âge d\u2019or de l\u2019école, la mutation managériale en cours mine sérieuse- ment le fondement même de ce qui a, au fil de son histoire, assuré la force symbolique de l\u2019institution scolaire et universitaire en tant que foyer de culture et de civilisation : son autonomie et son indépendance à l\u2019égard des pouvoirs tant religieux que politiques et économiques, seules garantes du libre exercice de la pensée critique sans laquelle le citoyen n\u2019est qu\u2019un pion à la merci des sophismes chiffrés du discours dominant, ce « news-peak » (A.Giroux) tablant sur le même éternel cortège de métaphores revampées du vieux taylorisme (compétitivité, excellence, performance, etc.).Contre ce capitalisme sauvage qui aplatit l\u2019humain sous le rouleau compresseur du New Public Management et les mécanismes aveugles et incontrôlés d\u2019un marché élevé au rang de toute-puissante entité, les auteurs invitent à renouer avec l\u2019idéal démocratique, c\u2019est-à-dire avec cette «capacité collective de définir un destin commun» plutôt que de se le laisser dicter par les zélotes de l\u2019industrie et de l\u2019économie.S\u2019il est un idéal qui vaille la peine d\u2019être défendu, c\u2019est bien celui-là.Et il ne tient bien évidemment qu\u2019à nous qu\u2019il ne soit pas relégué au rang des utopies.Des commentaires ?Des idées pour L^s Idées en revues ?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Degliseés«3«éféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Marco Fortier (chef de division), Michel DaviéKchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TeàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazelH et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant ,\u2022 soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur) (bAeaxoxv Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebai', Ousmane C.Touré (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxira-Oh.\\içT Leclerc (responsable duservice à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables).Claudette BéUveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, CéUne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE MARDI 16 AVRIL 20IS ACTUALITES TERREUR SUITE DE LA PAGE 1 promis que les auteurs du carnage devraient «rendre des comptes».«Nous n\u2019avons pas encore toutes les réponses.Nous ne savons pas encore qui a fait ça, ou pourquoi», a-t-il déclaré.«Mais nous trouverons, et ceux qui sont responsables, individus ou groupes, sentiront tout le poids de la justice», a-t-il ajouté.Un haut responsable à la Maison-Blanche, parlant sous couvert d\u2019anonymat, a évoqué un «acte terroriste».«N\u2019importe quel événement avec plusieurs engins explosijs \u2014 comme il semble que ce soit le cas \u2014 est clairement un acte terroriste», a-t-il déclaré.«Mais nous ne savons pas qui l\u2019a commis, et une enquête exhaustive devra déterminer si cela a été préparé et commis par un groupe terroriste, étranger ou pas».Quelque 23 000 coureurs, dont plus de 2000 Canadiens, ont participé au marathon, l\u2019un des plus anciens et prestigieux au monde.La course a lieu le jour des Patriotes, qui commémore les premières batailles de la révolution américaine à Concord et Lexington en 1775.Le commissaire de la police de Boston, Edward Davis, a demandé aux gens de rester à l\u2019intérieur et d\u2019éviter les foules alors que des escouades s\u2019affairaient à vérifier tous les sacs et objets abandonnés le long du parcours du marathon.11 a affirmé que les enquêteurs ne savaient pas si les bombes avaient été dissimulées dans des boîtes aux lettres ou des poubelles et que les autorités n\u2019avaient pas reçu de renseignements concernant une possible attaque avant l\u2019événement.L\u2019administration de l\u2019aviation fédérale américaine a suspendu les vols à basse altitude dans un périmètre de sécurité autour du site des deux explosions.Barack Obama a été informé de la situation par sa conseillère à la sécurité nationale, Lisa Monaco.11 a assuré au maire de Boston, Torn Menino, et au gouverneur du Massachusetts, L DAVID L RYAN ASSOCIATED PRESS La première explosion s\u2019est produite tout près du fil d\u2019arrivée; la seconde (notre photo) a eu lieu un peu plus loin.Deval Patrick, que son administration leur fournirait tout le soutien dont ils avaient besoin.« Soyez sûrs que nous ferons la lumière sur celle affaire», a déclaré M.Obama.À quelques kilomètres de la ligne d\u2019arrivée du marathon et presque à la même heure, un feu a éclaté au musée John F.Kennedy.Le commissaire Davis a affirmé que l\u2019incendie était peut-être d\u2019origine criminelle, mais qu\u2019il ne semblait pas être lié aux deux explosions.Lors de l\u2019incident, quelque 17 000 coureurs avaient terminé la course, mais des milliers d\u2019autres étaient toujours sur le parcours.Les policiers se sont frayé un chemin entre les participants qui poursuivaient le marathon afin de porter secours aux blessés.La ligne d\u2019arrivée du marathon de Boston ressemljle à un goulot d\u2019étranglement, selon Jeanne-Evelyne Turgeon, qui faisait partie des 355 Québécois qui s\u2019étaient inscrits à la course annuelle.«C\u2019est le moment de la journée où il y avait le plus de monde amassé au même moment au même endroit», relate-t-elle, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.Elle se trouvait à plusieurs centaines de mètres lorsque les explosions se sont produites, mais sa fille n\u2019était pas loin de la ligne d\u2019arrivée.«Nous, on devait aller récupérer notre fille qui était là-bas avec nos autres amis, on disait qu\u2019il fallait aller récupérer tout le monde avant de partir de là.» 11 lui a cependant fallu de longues minutes, avant de pouvoir rejoindre ses proches, qui s\u2019en sont tirés sains et saufs.Dans les grandes villes américaines, les services de sécurité sont sur le qui-vive.Les services de police de New York et de Los Angeles ont annoncé lundi qu\u2019ils avaient renforcé la sécurité aux abords des hôtels et d\u2019autres lieux importants de la ville à la suite des explosions survenues à Boston.Avec l\u2019Agence France-Presse Le Devoir PERVERSION SUITE DE LA PAGE 1 pour amasser des fonds pour la Fondation canadienne du foie.La moustache est celle que le chef libéral se fait pousser pendant le « movem-ber», ce mouvement annuel de sensibilisation à l\u2019importance du dépistage du cancer de la prostate, la maladie dont son père est décédé.La Fondation canadienne du foie a été prompte à réagir.«La Fondation croit que M.Trudeau devrait être applaudi pour son engagement envers un important enjeu de santé qui affecte près de 3,4 millions de Canadiens», indique le communiqué de presse.M.Trudeau avait aussi offert aux enchères un souper avec lui vendu 1900$.L\u2019événement avait permis d\u2019amasser 128000$.Radio-Canada rapporte même que l\u2019épouse du premier ministre, Laureen Harper, avait assisté à l\u2019édition annuelle précédente de l\u2019effeuillage.Le principal intéressé estime que le geste du Parti conservateur se retournera contre les troupes de Stephen Harper.«L\u2019idée qu\u2019ils sont en train d\u2019attaquer quelqu\u2019un qui a fait un geste pour aller chercher des fonds pour la charité [une oeuvre de bienfaisance] démontre, je trouve, un peu un manque de jugement de leur part.» Le porte-parole du Parti conservateur, Fred DeLorey, ne voit pas en quoi ces bémols changent quoi que ce soit.«Nous croyons que l\u2019empressement de Justin Trudeau à effectuer un strip-tease, quels qu\u2019en soient le lieu ou l\u2019objectif putatif, est révélateur de son jugement.» Quant à la citation, elle est tirée d\u2019une entrevue accordée au réseau (JTV dans le cadre d\u2019un documentaire sur le rapport de son père Pierre Elliott avec les séparatistes québécois.Justin Trudeau explique alors: «Sa philosophie qu\u2019il a voulu nous transmettre est que les Québécois sont meilleurs que le reste du Canada parce que nous sommes davantage bilingues, biculturels et à l\u2019affût du reste [du monde].Il y a une richesse.Alors, pourquoi aurions-nous besoin d\u2019une protection spéciale, d\u2019une entente spéciale ou de prestations spéciales pour nous protéger?» La seconde publicité place en parallèle l\u2019expérience comme premier ministre de Stephen Harper et le curriculum vitæ de Justin Trudeau, avec l\u2019effeuillage pour toile de fond.Justin Trudeau n\u2019a été « que » moniteur de camp, instructeur de rafting et professeur de théâtre, dit la voix remplie de dédain en prononçant le mot «théâtre».«Je suis très fier d\u2019avoir été professeur, surtout de français et de mathématiques, a rétorqué M.Trudeau.Mais oui, fai enseigné le théâtre et d\u2019autres choses.L\u2019approche des conservateurs de penser qu\u2019ils peuvent attaquer les enseignants parce qu\u2019ils ne font QUE de l\u2019enseignement va, je pense, rebondir sur eux.» Signe que les attaques étaient prêtes depuis longtemps, les noms de domaine justinoverhi-shead et justinpasalahauteur ont été achetés par le PC le 22 mars et F\u2019\u2019 avril derniers, respectivement.Le Parti conservateur refuse de dire si les publicités seront diffusées sur les ondes commerciales et combien elles coûteront.M.Trudeau a indiqué que le PLC répondrait sous peu avec ses propres publicités positives.11 croit que «les Canadiens sont fatigués de cette intimidation et de ce cynisme», même s\u2019il est conscient d\u2019avoir offert à ses adversaires beaucoup de matériel au cours de sa vie.«On me place un micro sous le nez depuis que fai cinq ou six ans!» 11 entend modifier la composition de son cabinet fantôme à l\u2019automne seulement.Baptême parlementaire Pour sa première période de questions à titre de chef, Justin Trudeau a par ailleurs choisi de questionner le gouvernement sur sa décision de hausser les tarifs douaniers, contenue dans le dernier budget.Cette hausse rapportera 333 millions par année de plus dans les coffres d\u2019Qttawa, une hausse de taxes qui s\u2019appliquera à une multitude de biens de consommation et que le gouvernement s\u2019est bien gardé de mettre en lumière.«Le gouvernement ne comprend-il pas que d\u2019augmenter le prix de centaines de produits de base représente un fardeau onéreux pour les Canadiens qui souffrent?», a-t-il lancé en français et de manière un peu rigide.11 a dû se reprendre à deux reprises, le brouhaha l\u2019ayant interrompu.Gentleman, M.Harper a d\u2019abord répondu: «Je voudrais commencer par féliciter le nouveau chef du PLC pour son élection.» 11 a ensuite soutenu que son gouvernement avait depuis 2006 «réduit les tarijs douaniers canadiens de plus d\u2019un demi-milliard de dollars par année».Le Devoir CREPUQ SUITE DE LA PAGE 1 uniformes, ce qui limite, sur le plan stratégique, le potentiel de développement de certaines institutions.» À ce stade-ci, l\u2019Université Laval se sent plus près des enjeux défendus par une association comme le groupe U-15, qui représente 15 des grandes universités de recherche au Canada.« On a des enjeux de recherche et internationaux qui nçus sont très importants», a indiqué au Devoir Eric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement de l\u2019Ulaval.« Quand on va s\u2019asseoir et jaser pour déterminer une prise de position des universités qui ont une faculté de médecine, on va pouvoir plus facilement faire ressortir le message que si ça prend un consensus au sein de la CREPUQ, y compris avec des universités qui n\u2019ont pas de facultés de médecine.» Une journée de réflexion Le conflit étudiant a éprouvé les recteurs, a reconnu Luce Samoisette, rectrice de l\u2019Université de Sherbrooke et présidente de la CREPUQ.«La dernière n\u2019a pas été facile pour les universités», a-t-elle soutenu.Elle prétend que la nouvelle a été accueillie de façon respectueuse par tous les membres et refuse de croire à un effet d\u2019entraînement.«Il y a une insatisfaction et c\u2019est la sienne et il en a fait part aux collègues.C\u2019est tout.» Certains dossiers sont «difficiles», convient-elle.«C\u2019est clair que pour le financement, avec des universités à charte et le réseau UQ, on ne s\u2019entendra pas, les réalités sont trop différentes.C\u2019est pour ça que le ministère doit trancher», a-t-elle admis.«De l\u2019autre côté, sur la gouvernance, ça va être beaucoup moins problématique de s\u2019entendre ».Certains recteurs n\u2019avaient pas apprécié le fait que le réseau UQ ait une tribune dans le cadre des différentes rencontres du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, en plus de celle des recteurs de la CREPUQ, a confirmé au Devoir une source du milieu de l\u2019enseignement supérieur.Ils l\u2019avaient pris comme du favoritisme de la part du gouvernement.La CREPUQ ne se met toutefois pas complètement la tête dans le sable et s\u2019est donné le mandat de tenir une journée de réflexion pour redéfinir sa mission et son mandat d\u2019ici le début des vacances d\u2019été.«Il y en avait déjà eu, il y a quatre ou cinq ans avant que j\u2019arrive, et ça avait entraîné des changements dans la composition du CA, par exemple.C\u2019est normal d\u2019avoir ce genre de réunion.Surtout après l\u2019année qu\u2019on a eue, a dit M\u201c® Samoisette.Mais je n\u2019ai eu aucune menace de partir avant qu\u2019on pense à tenir cette journée de réflexion.» Le recteur Brière n\u2019a toutefois pas attendu cette journée de réflexion avant d\u2019annoncer son départ.11 s\u2019est toutefois offert pour y participer.M\u201c® Samoisette ne perd pas espoir que l\u2019Université Laval réintègre finalement les rangs de la CREPUQ, si des changements sont apportés.«C\u2019est déjà arrivépar le passé», note-t-elle.Pour l\u2019heure, M.Brière paiera encore pour six mois de cotisation et continuera de bénéficier des services offerts par l\u2019organisation, comme le service d\u2019information et de données ,et la bibliothèque.Selon Eric Bauce, l\u2019Université Laval défendra désormais ses propres positions, mais demeurera en interaction avec les autres universités.« On peut facilement travailler avec nos collègues des autres universités sans être sur la même plateforme, a-t-il dit.Om n\u2019est jamais aussi bien servi que par soi-même.» Le Devoir DISNEY SUITE DE LA PAGE 1 Nous sommes ici dans une logique industrielle et commerciale qui exclut, disons, tout préjugé favorable à l\u2019égard d\u2019une technique jugée \u201cancienne\u201d.Le long métrage d\u2019animation hollywoodien est entièrement dominé par l\u2019animation par ordinateur 3D stéréoscopique», explique Marco De Blois, pro^ammateur-conservateur en cinéma d\u2019ani-mation à la Cinémathèque québécoise.Aux célèbres studios de Burbank, en Californie, on évoque le manque de rentabilité du service, dont les deux dernières productions, La princesse et la grenouille et Winnie l\u2019ourson, ont coûté plus cher à produire ,et à promouvoir que ce qu\u2019elles ont rapporté.À titre d\u2019exemple, le budget de Winnie l\u2019ourson s\u2019élevait à 30 millions de dollars, sans compter la campagne publicitaire mondiale, alors que ses recettes n\u2019ont pas dépassé 33 millions.Une opération préméditée Avant même ces échecs successifs, plusieurs observateurs estimaient que le service d\u2019animation traditionnelle était maintenu sous respirateur artificiel, un privilège consenti entre autres parce que John Lasseter, le directeur artistique de Pixar et de Disney, y demeurait attaché.Qr, si l\u2019on en croit un courriel anonjune d\u2019un employé publié dès octobre sur le site de la Guilde des animateurs, cet amour n\u2019a pas survécu aux impératifs économiques.«Nous développons une variété de projets à mon- trer à John Lasseter.C\u2019est un processus compliqué.Nous les présentons à un groupe de développement, ils nous disent ceux qu\u2019ils aiment, puis ils nous demandent de préparer trois présentations supplémentaires par projets, parce que John aime qu\u2019on lui montre trois choses.Et quand enfin nous présentons, on nous fait comprendre que les histoires ne sont pas nécessairement destinées à un projet en animation traditionnelle.Quand nous avons abordé la question avec John Lasseter, il s\u2019est dérobé et a refusé de se prononcer sur la question de l\u2019animation traditionnelle.» Jamais deux sans trois?Rappelons qu\u2019au cours des années 1980, l\u2019avenir du service d\u2019animadon traditionnelle de Disney semblait déjà compromis.Après Les Aristo-chats (1970) et Bernard et Bianca (1977), les foules cessèrent de se bousculer au portillon.Par la suite, malgré les succès modestes de films tels Rox et Rouky (1981) et Basil, détective privé (1986), les longs métrages animés du studio ne bénéficièrent pas de la cote d\u2019amour d\u2019antan au- Un palmarès éloquent près du public qui avait jadis célébré Blanche-Neige et les sept nains, Cendrillon, ou encorç Bambi au cours des années 1930,1940 et 1950.À ce chapitre, Taram et le chaudron magique, sorti en 1984, ne généra que 21 millions de dollars sur un budget de 44, un coup très dur.Puis, à la fin de la décennie, le vent tourna grâce au succès planétaire de La petite sirène, en 1989.Dès lors, Disney entra dans un second âge d\u2019or qui vit la parution successive de plusieurs productions parmi les plus payantes du studio, dont Lq belle et la bête, Pocahontas, Aladin, et Le roi lion.A partir du milieu des années 1990 toutefois, les demi-succès (Tarzan, Lilo et Stitch) et les échecs cuisants (Atlantide, l\u2019empire perdu.Hercule) revinrent hanter le service d\u2019animation traditionnelle.Bien installé dans le giron de Disney, le studio Pixar amorçait à l\u2019inverse une série de mégasuccès (Histoire de jouets 1 et 2, Une vie de bestioles.Trouver Némo, etc.) en repoussant les limites des technologies numériques.Pour peu que le passé soit garant de l\u2019avenir, un troisième âge d\u2019or de l\u2019animation tradi- En 2008, rAmerican Film Institute (AFl) avait rendu publique une série de top 10 des meilleures productions américaines issues de tous les grands genres cinématographiques.Le palmarès consacré au cinéma d\u2019anima- tion rend compte de l\u2019importance accordée à plusieurs longs métrages phares de Disney.Sur dix titres retenus, sept ont en effet été réalisés par le service de l\u2019animadon traditionnelle du studio.11 s\u2019agit, en ordre décroissant.de Cendrillon (9), La belle et la bête (7), Eantasia (S), Le roi lion (4), Bambi (S),Pinoc-chio (2) et Blanche-Neige et les sept nains (1).Les autres titres sont Trouver Némo (10), Shrek (8) et Histoire de jouets (6).tionnelle chez Disney serait-il envisageable ?«Dans un avenir immédiat, c\u2019est, me semble-t-il, surtout du côté du long métrage indépendant et du court métrage que les techniques artisanales comme le dessin s\u2019émanciperont, estime Marco De Blois.Cela dit, cela n\u2019exclut pas que Disney pourrait avoir recours à des dessinateurs pour un projet spécifique, sans pour autant maintenir un département hand-drawn.[.] Des films européens acomme Ernest et (Jélestine et Couleur de peau : Miel occupent un créneau que délaisse Disney.L\u2019indépendant américain Ralph Bakshi (Fritz le chat, American Pop) prépare en ce moment un long métrage d\u2019animation dessiné et fait appel à Kickstarter pour y arriver.D\u2019autres indépendants aux Etats-Unis, comme Bill Plymp-ton et Don Hertzfeldt, explorent eux aussi la voie de l\u2019animation dessinée en long métrage».Nouvelle direction Comme l\u2019indiquait Le DewoîV le 11 avril, Disney entend désormais distribuer davantage de fibns issus de ses enseignes Marvel, Pixar, Lucasfilm et Dreamworks, et en produire moins sous la sienne propre.11 s\u2019agit là de la clé de voûte de cette grande réorganisation tout juste mise en branle et que le studio poursuivra jusqu\u2019à la fin de 2013.D\u2019autres compressions surviendront.Qutre un modèle d\u2019affaires en mutation en matière de plateformes de distribution et de nouveaux médias, Disney accuse des pertes dans le secteur de la vente de DVD et de Blu-ray de ses productions animées.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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