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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-03-23, Collections de BAnQ.

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[" Hr ATI FS Le passage des Beatles à Montréal : Neuf heures qui durent depuis 50 ans Cahier Culture Naissance du monde globalisé : un voyage avec une tomate aux origines de TAmérique Cahier Livres www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I V 6 3 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2013 2,61 $ + taxes = 3,00 M JACQUES NADEAU LE DEVOIR Maxence L.Valade a perdu son œil lors de la manifestation de Victoriaville, qui a tourné en émeute le 4 mai dernier.La violence est l\u2019un des stigmates du printemps étudiant.Sur les visages, dans les esprits, dans la rue.En mots, en images, en émotions.Empreintes physiques ou intangibles, le printemps étudiant a marqué un tournant dans la société québécoise.Pour le meilleur et pour le pire.LISA-MARIE GERVAIS Maxence L.Valade porte la marque du printemps étudiant au visage.Au milieu de sa figure balafrée, deux grands yeux bleus, dont Tun fixant le vide.C\u2019est Tœil que le jeune homme de 21 ans a perdu le 4 mai 2012, lors de l\u2019émeute de Victoriaville.Un projectile Ta frappé à la tête, causant un trauma- tisme crânien et fracturant son ossature faciale.Pour lui, pas question d\u2019être un « martyr de la grève ».« Je ne veux pas confisquer cette brutalité policière comme le matricule 728 Va fait, de son côté, souligne-t-il.Il y a, tous les jours, des itinérants, des autochtones qui vivent la brutalité.Ils sont mieux placés pour incarner ça que moi, qui ai reçu une balle quelque part.Dans le mouvement, il y a tellement eu de gens avec des traumatismes crâniens, des dents pétées et des membres cassés.Je VOIR PAGE A 12 : PRINTEMPS Dossier > Vestiges d\u2019un printemps érabie: les traces politiques, financières, judiciaires, artistiques, scolaires et citoyennes.Pages A6àA8 Le printemps d^eprss mutomédia de l\u2019ONF et du Devoir ledevoir.com/printemps2012 Censure et haut-le-cœur pour les photographes de guerre en Irak Il y a dix ans cette semaine éclatait la guerre d\u2019Irak.Une guerre unique, à la fois la première et, comme le suggère l\u2019introduction du livre Photojournalists on War, la dernière de son genre.Entretien avec l\u2019auteur Michael Kamber.LAURENCE CORNET à New York Le photojournaliste Michael Kamber est l\u2019un des témoins privilégiés de la guerre d\u2019Irak, un conflit où la cruauté semble finir par ne plus compter : « Quand on est dans une situation où dix voitures piégées explosent chaque jour pendant VOIR PAGE A 12 : IRAK i BEN BRODY 9 mars 2008 à Musayyib: Ben Brody photographie un soldat américain à la recherche d\u2019un suspect.Formation DE LA main-d\u2019œuvre Québec monte au front « Nous demandons l\u2019exclusion du Québec de ce nouveau programme fédéral et nous refusons ce recul de 15 ans » JESSICA NADEAU MARIE VASTEL Q: uébec veut être exclu du nouveau pro-_ gramme fédéral sur la formation de la main-d\u2019oêuvre et entend «poser des gestes » en ce sens, sans toutefois être capable de préciser les actions qui seront entreprises par un gouvernement qui n\u2019a pratiquement plus de rapport de force.« Nous demandons l\u2019exclusion du Québec de ce nouveau programme fédéral et nous refusons ce recul de 15 ans dans les travaux qui ont été faits pour être efficaces et performants en matière de formation et en matière d\u2019adéquation entre la formation et l\u2019emploi au Québec», a dénoncé Agnès Maltais en point de presse vendredi matin.Elle réagissait à la décision d\u2019Ottawa de modifier les ententes avec le marché du travail VOIR PAGE A 12 : QUÉBEC Lire aussi > L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux: Les gros sabots.Page B 4 Crédit d\u2019impôt aboii: Les fonds de travailleurs sont inefficaces, dit Ottawa.Page C 1 L\u2019ACDi conservera son mandat, selon le ministre des Affaires étrangères, John Baird.Page A 3 Aujourd\u2019hui Économie > Les effets secondaires de ia commission Charbonneau.Les futurs ingénieurs peinent à obtenir des stages en entreprise.Page C1 Actuaiités > Montréai suspend un cadre pour avoir parlé aux médias.Page A 9 7\t.Avis légaux.Carrières Décès.Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .C9 C4 CIO D4 CIO D4 SOLUTION CERTIFIEE 5 ETOILES froptiUez votre entreprUe \u2022\tDéveloppement d\u2019affaires\t^ ^ ^ \u2022\tAccréditation certifiée 5 étoiles éé/^^5\t(g) Chantal Thibault Montréal 514 796-8677 Québec 418 692-6677 c,u^tc:>r& CLAUDE BOUCHARD MONTRÉAL 514-231-8677 LAVAL LONGUEUIL QUÉBEC TROIS-RIV.REPENTIGNY TERREBONNE ST-SAUVEUR BROMONT 450-627-3716 450-445-9829 418-654-8677 819-696-8677 450-585-7577 450-437-4666 450-227-7377 450-534-4377 WWW.ARTISAN-DU-STORE.CA STORES SUR MESURE OPAQUE, SOLAIRE ou TRANSLUCIDE -\tStores motorisés -\tToiles à rouleau -\tStores romains -\tPanneaux coulissants -\tStores verticaux PVC -\tStores horizontaux de bois, de PVC, de métal -\tToiles pour verrière -\tStores extérieurs -\tPersiennes GRATUITE 8d° DE RABAIS OU INSTALLATION GRATUITE iiVSEE 77831303093812 TOUS LES VOLS DE SUNWING AIRLINES OFFRENT LE SERVICE AU CHAMPAGNE Tous les passagers vivent! 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La présélection de sièges et le surclassement en peuvent maintenant être réservés en ligne I DEPARTS DE MONTREAL \u2022 1 SEMAINE \u2022 TOUT COMPRIS À partir de 695^ À partir de 895^ À partir de 1095* SANTA LUCIA Gran Club Santa Lucia ?Chambre *17 et 24 avril PUERTO PLATA ?plus Casa Marina Beach Resort Chambre supérieure vue jardin 9,16 et 23 avril CAYO SANTA MARIA ***** Memories Paraiso Beach Resort Suite junior balcon \u2022 11,18 et 25 avril HOLGUIN Riu Playa Turquesa ?plus Chambre *9,16 et 23 avril 695$ 745$ 795$ 795$ CAYO COCO Memories Flamenco Beach Resort ?Suite junior balcon vue jardin 9,16 et 21 avril VARADERO Be Live Turquesa ?Chambre *7,19 et 22 avril PUNTACANA Natura Park Eco Resort & Spa Chambre *11 et 17 avril PUNTACANA\t**** Be Live Grand Punta Cana Chambre économique \u2022 15 et 22 avril 895$ 895$ 945$ 995$ JAMAÏQUE **** Braco Village Hotel & Spa Chambre royale vue jardin 12,19 et 26 avril LIBERIA COSTA RICA Villas Sol Hotel & Beach Resort ?Chambre *15,22 et 29 avril 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voyages de 2,00 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Pour les modalités et conditions complètes, veuillez vous référera la brochure Vacances Sunwing 2012/2013.Titulaire d'une permis du Québec.23032013 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2013 A 3 ACTUALITES Constitution: Martin Cauchon dit oui.plus tard Ottawa \u2014 Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada Martin Cauchon estime que sa formation doit «redevenir un acteur politique de premier plan au Québec».Pour ce faire, le PLC doit offrir une position «équilibrée» par rapport à l\u2019unité canadienne, ce qui implique de reconnaître que la non-signature par le Québec de la Constitution de 1982 pose problème.«La politique de l\u2019autruche, qui consiste à fermer les yeux et ne rien faire, contribue à la réélection périodique de gouvernements séparatistes au Québec», écrit-il dans une lettre ouverte envoyée vendredi aux médias.Il n\u2019est pas question de se lancer dans une ronde de négociations pour autant «Le moment n\u2019est pas encore venu de rouvrir le débat constitutionnel et d\u2019entamer un nouveau cycle de pourparlers», écrit-il.Mais il promet s\u2019il est élu, de pratiquer un fédéralisme «flexible, inclusif et participatif» avec les provinces, de manière à «préparer la table» pour éventuellement «ramener le Québec duns le giron constitutionnel, mettant ainsi une fois pour toutes un terme à l\u2019instabilité politique et économique».Le Devoir La cause du séuateur Brazeau reportée Accusé de voies de fait et d\u2019agression sexuelle, le sénateur Patrick Brazeau a l\u2019intention de mettre tout cela derrière lui et de retourner travailler au Sénat pour les Canadiens, a indiqué vendredi son avocat.Le sénateur s\u2019était fait expulser du caucus conservateur au lendemain de son arrestation.Présent à la cour pour son client dont le dossier était appelé devant un juge, M® Michel Swanston a fait savoir que la cause a été reportée au mois de juin, après qu\u2019il eut plaidé que toute la preuve ne lui avait pas été dévoilée.M.Brazeau n\u2019était pas présent à la cour vendredi, mais deux avocats le représentaient.Le procureur de la Couronne, Sylvain Petit-clerc, a indiqué que les avocats de la défense ont reçu la totalité du dossier \u2014 rapports de police et déclaration de la victime \u2014 et que le dossier était «100% complet».Questionné pour savoir si M.Brazeau tentait de gagner du temps ou de faire traîner le dossier, M® Petitclerc a répondu qu\u2019il s\u2019agissait dé «une possibilité».La Presse canadienne FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE Selon le ministre des Affaires étrangères John Baird, il n\u2019y aura pas de rationalisation du personnel.BUDGET FÉDÉRAL L\u2019ACDI conservera son mandat malgré la fusion HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La fusion de l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) avec le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) est mal accueillie par le milieu de la coopération, qui craint un asservissement de la première au second.Le gouvernement, lui, assure que le mandat de l\u2019ACDI ne sera pas modifié et qu\u2019il est beaucoup trop tôt même pour conjecturer sur de possibles pertes d\u2019emplois.La fusion de l\u2019ACDI avec le MAECI contenue dans le budget 2013 déposé jeudi à Qt-tawa n\u2019avait pas été annoncée ni n\u2019avait fait l\u2019objet d\u2019une fuite.La surprise a été d\u2019autant plus grande que la justification de cette fusion reste nébuleuse.«Les mécanismes utilisés par le gouvernement pour réaliser ses objectifs en matière de développement sont désormais à multiples facettes et font plus souvent appel à ses relations bilatérales et multilatérales, à ses intérêts commerciaux et à la mobilisation [.] de la société civile et du secteur privé», peut-on lire dans le budget.Il n\u2019en fallait pas plus pour af foler le milieu de la coopération déjà échaudé par les récentes déclarations du ministre responsable de l\u2019ACDI, Julian Ean-tino, selon qui l\u2019ACDI devrait promouvoir les intérêts commerciaux du Canada à l\u2019étranger.L\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale dénonce donc une fusion qu\u2019elle apparente à une «tutelle» parce qu\u2019elle «subordonne désormais la solidarité internationale aux intérêts de la politique étrangère et commerciale canadienne».Sur le terrain Vision mondiale Canada se dit préoccupée par cette fusion faisant en sorte que «l\u2019aide au développement sera utilisée pour renforcer la sécurité et la prospérité du Canada plutôt que pour mettre l\u2019accent uniquement sur les besoins et les aspirations des pauvres».Son président, Dave Toycen, fait valoir qü\u2019«ilya déjà assez de défenseurs dans le monde des besoins des entreprises et des puissants».Qttawa rétorque qu\u2019il n\u2019en est rien.Dans les coulisses gouvernementales, on explique que «le mandat de l\u2019ACDI reste le même».De la même façon que les Affaires étrangères et le Commerce international ont été fusionnés tout en conservant chacun leur ministre, l\u2019ACDI conservera le sien.«Personne n\u2019oserait dire que le ministre Ed Fast est sous l\u2019autorité du ministre John Baird même si c\u2019est le même ministère.Le ministre Fast a son propre sous-ministre, son personnel, etc.», dit cette source.On explique que la différence se fera sur le terrain.On donne l\u2019exemple d\u2019Haïti où l\u2019ACDI mènerait un projet de développement tandis que les Affaires étrangères piloteraient une initiative policière.«En ce moment, lorsque vient le temps d\u2019évaluer l\u2019efficacité des projets, il y a une personne qui évalue celui de l\u2019ACDI et une autre, celui de MAECI.Il n\u2019y a aucune raison pour que ce ne soit pas la même personne qui fasse le travail.» Moins de personnel?Est-ce à dire qu\u2019il y aura une rationalisation du personnel?Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, assure que non.«Nous ne faisons pas cela pour des raisons budgétaires.» Il n\u2019est même pas encore question de déménager les employés d\u2019un édifice à l\u2019autre.Il faut dire que l\u2019ACDI a pignon sur rue à Gatineau, le MAECI, du côté ontarien.L\u2019ACDI est un des ministères fédéraux où le français est prédominant, ce qui n\u2019est pas le cas du MAECI.L\u2019ancien ministre libéral des Affaires étrangères Lloyd Axworthy, qui a le statut de vedette du milieu, a qualifié la fusion A\u2019« admirable » et ajouté qu\u2019il {\u2019«appuie fortement».Le Devoir Lire aussi > La fin de i\u2019ACDi, prévue et prévisibie.Une lettre ouverte en page Idées.Page B 5 TAUPES A L\u2019ASSURANCE-EMPLOI L\u2019opposition dénonce une « chasse aux sorcières » GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ La décision de Service Canada de se lancer à la recherche des dénonciateurs de son service d\u2019intégrité relève de la «chasse aux sorcières», estiment le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Bloc québécois (BQ).Le Devoir révélait jeudi le contenu d\u2019une lettre confidentielle informant les enquêteurs des services d\u2019intégrité du Québec que «l\u2019Unité des enquêtes spéciales du Service de l\u2019intégrité interne procède à une enquête administrative concernant la divulgation non autorisée de documents auprès des médias canadiens de communication».Une manière de dire que les enquêteurs aux fraudes de l\u2019assurance-emploi font eux-mêmes l\u2019objet d\u2019une enquête.Une directrice exécutive écrivait aux destinataires que «des indications démontrent que vous seriez en position de pouvoir nous fournir de l\u2019information concernant ces événements».Selon nos informations, la lettre a été envoyée à plusieurs enquêteurs du Québec et de l\u2019Qntario.Pour le député bloquiste Jean-Erançois Eortin, «ça rappelle le climat de suspicion qu\u2019il pouvait y avoir dans les années 50 aux Etats-Unis, quand on cherchait des communistes.Ils « Ça rappelle le climat de suspicion qu\u2019il pouvait y avoir dans les années 50 aux f Etats-Unis» disent avoir des indications.C\u2019est une façon de mettre de la pression, comme lorsqu\u2019on sépare des complices dans un interrogatoire.Et ça instaure clairement un climat de peur.» C^ouflage A la Chambre des communes, le NPD a affirmé que «ces dénonciateurs sont des héros.Il faudrait les honorer, et non les pourchasser».L\u2019opposition estime que «cette opération de camouflage des conservateurs n\u2019empêchera pas les gens d\u2019être outrés par ces inspections dans les foyers et par les attaques des conservateurs à l\u2019endroit de l\u2019assurance-emploi», a indiqué la députée Megan Leslie.Le premier ministre a esquivé les questions pour réitérer que «l\u2019assurance-emploi est un programme bien important pour ceux qui ont payé leurs primes et qui s\u2019attendent à ce que le programme soit là quand ils sont au chômage».L\u2019enquête interne à Service Canada vise à trouver les taupes qui ont fourni aux médias \u2014 vraisemblablement Le Devoir et CBC \u2014 des informations sur les méthodes d\u2019enquête des inspecteurs et les quotas qu\u2019ils doivent respecter.Service Canada n\u2019a pas répondu à nos demandes de précisions vendredi.Le Devoir ! M SEAN KILPATRICK La députée néodémocrate Megan Leslie Média@McGill présente UNE EVALUATION CRITIQUE DU SCANDALE DES ÉCOUTES TÉLÉPHONIQUES 855 5U 398-83fe'Ç LE SCANDALE DES ÉCOliïES TÉLÉPHONIQUES: UNE ViaOIRE À LA PYRRHUS?SARAH ELLISON JOURNALISTE ET AUlURE JOURNALISME, VÉRITÉ ET ^ RÉCONCILIATION: > LA COMMISSION D'ENQUÊTE\t1 LEVESON ET LES IMPLIQTIONS\t1 POUR DES MÉDIAS D'INFORMATION ^ DÉMOCRATIQUES\ti DES FREEDMAN S, (nD m mmuinemcgill ^ McGül 81 0 CONGRES DE L'ACFAS Du 6 au 10 mai 2013 UNIVERSITÉ LAVAL, VILLE DE QUÉBEC 1 SEMAINE POUR DEPASSER LES FRONTIÈRES DE VOS SAVOIRS Plus de 200 colloques dans tous les secteurs de la recherche Inscrivez-vous sur www.acfas.ca Tarifs préférentiels.\u2019 .'au 31 mars : Sous le patronage : del UNESCO Organisation \u2022 En collaboration avec la des Nations Unies \u2022 Commission canadienne pour l\u2019éducation, .pourl'UNESCO la science et la culture .Association francophone pour le savoir UNIVERSITÉ LAVAL 9t TiacfwAtogfe Québec nci aa Caisse de dépôt et placement du Québec RADioIrâlyisiONliKiaiiiEi #Acfas 6 http://goo.gl/n4qG2 A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 201 ACTUALITES L\u2019EpiPen et le défibrillateur à la portée de tous Une formation en premiers soins ne sera plus obligatoire AMELIE DAOUST-BOISVERT Il ne sera plus nécessaire de détenir une formation en premiers soins pour venir en aide à une personne souffrant d\u2019une réaction allergique sévère ou d\u2019une défaillance cardiaque.En l\u2019absence d\u2019un premier répondant ou d\u2019un ambulancier, «toute personne» pourra utiliser un défibrillateur externe pour procéder à une réanimation cardiorespiratoire sur un tiers en cas d\u2019urgence.Même scénario du côté des victimes d\u2019allergie: «toute personne» pourra administrer de l\u2019adrénaline à l\u2019aide d\u2019un auto-injecteur \u2014 connu sous le nom d\u2019EpiPen \u2014 à une personne présentant les symptômes du choc anaphylactique.Auparavant, poser ces gestes sans avoir suivi une formation préalable était considéré comme un acte médical illégal, ce qui donnait des maux de tête, entre autres, aux enseignants et aux moniteurs de camps appelés à agir en cas de réaction allergique sévère chez un enfant.Québec a publié ces modifications dans la Gazette officielle de mercredi.La nouvelle réglementation entrera en vigueur le 4 avril prochain.Déjà, en 2006, Québec avait suspendu l\u2019obligation de détenir une prescription pour se procurer un EpiPen et élargir le nombre de premiers intervenants autorisés à réagir, moyennant une formation en secourisme reconnue.«Cétait urgent d\u2019agir», dit Marie-Josée Bettez, présidente de Déjouer les allergies.«On ne pouvait pas faire dépendre la vie d\u2019un enfant sur une formation.» Elle ajoute que la formation des enseignants sur les allergies est toujours souhaitable, mais qu\u2019avec le nouveau règlement, toutes les personnes allergiques sont plus en sécurité car quiconque pourra leur venir en aide.M^® Bettez milite également au sein de la Coalition pour la Loi de Megann, formée après le décès de la petite Megann Ayotte Lefort, six ans, en 2010, à la suite d\u2019une grave réaction allergique et asthmatique alors qu\u2019elle se trouvait à l\u2019école.Le Devoir MARIE HELENE TREMBLAY LE DEVOIR Environ 200 personnes ont pris part à la manifestation vendredi à Montréal.MANIFESTATION DU 22 MARS Les policiers coupent court à la commémoration BAHADOR ZABIHIYAN Le rassemblement visant à souligner le premier anniversaire de la première manifestation contre la hausse des droits de scolarité du gouvernement Charest a rapidement été dispersé vendredi par les policiers, et environ deux cents personnes ont été interpellées, y compris le célèbre Anarchopanda.«Depuis une semaine et demie, le droit de manifester est mort à Montréal», a expliqué l\u2019Anarchopanda par téléphone au Devoir, alors qu\u2019il se trouvait dans le groupe de manifestants sur le point d\u2019être arrêté par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).professeur de philosophie qui souhaite garder l\u2019anonymat explique que c\u2019est la première fois qu\u2019il se fait arrêter de la sorte.L\u2019Anarchopanda, qui était devenu aux yeux de nombreux étudiants une mascotte du printemps érable, dit aussi avoir pris «son premier vrai coup de matraque» dans les côtes.Il se trouvait près de l\u2019intersection du boulevard de Maisonneuve et de la rue Labrecque lorsque les policiers anti-émeutes ont chargé la foule qui avançait au milieu de la circulation.Quatre appels à la dispersion Le SPVM avait auparavant demandé à quatre reprises à la foule de se disperser en déclarant la manifestation illégale, selon le porte-parole de la police, Jean-Bruno Latour.Le point de rendez-vous de cette manifestation était le parc Emilie-Gamelin, à 18 h, mais les organisateurs n\u2019ont pas fourni l\u2019itinéraire à l\u2019avance aux policiers.Le sergent Latour ne rapportait aucun acte criminel ni geste de violence, mais il estime que la police a décidé de disperser la manifestation, car le cortège avançait dans le sens «Depuis une semaine et demie, le droit de manifester est mort à Montréal» inverse de la circulation sur le boulevard de Maisonneuve, ce qui présentait un risque pour la sécurité du public.Cette intervention policière a par ailleurs fait réagir l\u2019Association facultaire des étudiants en science politique et droit (AEESPED) de l\u2019Université du Québec à Montréal, qui est à l\u2019origine du rassemblement.Dans un communiqué, celle-ci a dénoncé ce qu\u2019elle qualifie de «techniques d\u2019intimidation employées par le SPVM et par d\u2019autres corps policiers du Québec».L\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante qui avait apporté son soutien à l\u2019AEESPED a aussi condamné l\u2019intervention policière.Son porte-parole, Jérémie Bédard-Wien, a dû courir pour ne pas se retrouver pris en souricière par le SPVM.Einalement, deux groupes de manifestants ont été encerclés par les policiers près de l\u2019intersection des rues Saint-Timothée et Labrecque et du boulevard de Maisonneuve.Un troisième groupe de manifestants s\u2019est formé près de l\u2019intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis, en fin de soirée.Les manifestants pris dans les deux souricières ont attendu plusieurs heures avant d\u2019être embarqués dans les autobus de la Société de transport de Montréal par le SPVM.«Les gens chantent et dansent pour se réchauffer», a expliqué par téléphone au Devoir Evelyne Laforest, qui se trouvait dans le groupe de manifestants en train de se faire arrêter.Les personnes arrêtées devraient recevoir une amende de 634$ en vertu du règlement P6 de la Ville de Montréal, selon le porte-parole de la police.Avec La Presse canadienne Le Devoir ypay^&ùe'riy& (josse^ - .J\\cH&ette^ cotirne/^ O e&ù comm& c/e&^/fear^ av Âiotr- - (jortôsy - ^ÆuriôSy lAGENDA MODERNE \u2014\tMIGNON 44ô,\tH4(eitæ^jffofitreal A/eie^Aofi& ôi4 ^46-4ÿ^0 câùâmdùoiù a\u20acm/redùd& Wd 00 o/ 00 d&y .mm£dôsy eO dimuricÂ&sy d& fO d 00 w fddSO Découvrez un Montréal gourmand à travers 52 adresses d'exception / Félicitations à notre gagnante du concours LE DEVOIR Libre de penser EXPO^-^ manqer santé «?vivre vert MME GHISLAINE ALEXANDRE Dévorer Montréal Restos uniques, cafés sympaset autres adresses d\u2019exception Claire Bouchard cl Chanlellc Grady Un guide coup de cœur dont vous ne pourrez plus vous passer! BUDGET FEDERAL Des tarifs douaniers pourraient creuser l\u2019écart des prix Jim Flaherty JULIAN BELTRAME à Ottawa Les consommateurs canadiens paieront des centaines de millions de dollars de plus sur des biens de consommation courante allant des aliments aux bicyclettes, à cause d\u2019une modification aux tarifs douaniers sur les importations de pays émergents tels la Chine et l\u2019Inde, affirment des analystes.Le changement, passé un peu inaperçu dans le budget fédéral de jeudi, stipule qu\u2019à partir de 2015, le gouvernement fédéral fera passer 72 pays \u2014 dont la Chine, l\u2019Inde, le Brésil, la Russie et l\u2019Indonésie \u2014 d\u2019une catégorie de tarifs douaniers pour les pays les plus pauvres à celle pour les pays développés.La mesure est en quelque sorte une réplique à l\u2019élimination, hautement publicisée par Ottawa, des tarifs douaniers sur les importations de vêtements pour bébé et d\u2019équipement de sport.Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a dit espérer que cela contribuerait à réduire l\u2019écart des prix entre le Canada et les Etats-Unis.Plus de 1000 produits Mais le changement dans la classification des pays émergents pour les tarifs douaniers, qui augmenteront alors d\u2019environ 3%, éclipsera toute baisse de prix que les Canadiens pourraient constater grâce à l\u2019élimination de tarifs sur certains articles pour bébé et de sport.Cette élimination de tarifs s\u2019appliquera à 37 produits importés, tandis que l\u2019augmentation fera monter les prix de plus de 1000 produits, selon Mike Moffatt, professeur à l\u2019école de gestion Richard Ivey de l\u2019Université Western Ontario.Résultat: les consommateurs canadiens paieront probablement plus cher pour plusieurs produits, dont certains aliments importés.Par exemple, le tarif douanier pour les bicyclettes passera de 8,5 à 13%; celui sur les stores vénitiens de 3 à 7%, sur les ventilateurs de table de 2,5 à 8%; sur les parapluies de 5 à 7%, et de 5 à 10,5% sur la fécule de pommes de terre.Selon les prévisions du gouvernement, l\u2019élimination des tarifs douaniers sur l\u2019équipement sportif et les vêtements pour enfants lui coûtera environ 76 millions par année, mais il ti- rera 333 millions de plus avec l\u2019élimination de la liste des pays privilégiés.«C\u2019est comme s\u2019ils nous donnaient un dollar pour en reprendre cinq», a déploré M.Moffatt.Traitement préférentiel L\u2019économiste principal de la Banque de Montréal Doug Porter, qui se penche souvent sur la question des écarts de prix entre le Canada et les Etats-Unis, a indiqué que ces changements pourraient en fait accroître les différences plutôt que les réduire.Dans le budget Ela-herty, le gouvernement a expliqué qu\u2019il apportait des changements sur la façon dont les pays sont classifiés afin de mieux refléter la nouvelle réalité économique mondiale.Si les exportations d\u2019un pays représentent 1% ou plus des exportations mondiales pendant deux années consécutives, ou si le pays est classifié comme étant un pays à revenu élevé ou à revenu intermédiaire, selon les critères de la Banque mondiale, il changera de catégorie.«Nous avons choisi quelques produits dans le but de voir l\u2019effet de cette mesure sur les prix à la consommation», a expliqué le ministre Elaherty vendredi, à Vancouver.Selon lui, il n\u2019est plus raisonnable de laisser certains pays riches dans la liste des pays qui bénéficient d\u2019un traitement préférentiel, une liste qui n\u2019a pas été mise à jour depuis 1974.Mais la nouvelle classification donnera des groupes hétéroclites: Hong Kong, Israel et la Corée du Sud passent à la catégorie de pays développés, tout comme la Jamaïque, la République dominicaine, l\u2019Inde, l\u2019Iran, la Jordanie, Cuba, le Venezuela et le Kazakhstan.Selon M.Moffatt, certains des changements sont logiques, comme le fait de traiter le Japon et la Corée du Sud de la même façon.«Mais lorsqu\u2019il s\u2019agit de pays comme le Kazakhstan, la Jamaïque et même l\u2019Inde, ils sont en voie de développement, mais il est un peu inhabituel de dire qu\u2019ils sont complètement développés», a-t-il noté.Des économistes croient qu\u2019Ottawa pourrait ainsi vouloir combattre ce que le Canada et d\u2019autres pays développés décrivent comme un avantage commercial qu\u2019obtiennent les pays qui peuvent ajuster leur taux de change pour faire gonfler leurs exportations.La Presse canadienne Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Antiquités haut de gamme.Grande valeiu* offerte.Borduas Perron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre ' McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté et autres.I / .4 LES EDITIONS DE LHOMME Une société de Québécor Media Évaluation verbale gratuite poiu* les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte évaluateur et expert conseil a/erle XÜlaiide depuis 1975 \u2022 514.842.1270 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com porter raffinée sur toute la ligne Gagnez votre course contre la montre.Porter vous fait gagner jusqu\u2019à deux heures sur un aller-retour.Porter atterrit à l\u2019aéroport du centre-ville de Toronto.À deux pas de tout.Pas de besoin de courir pour faire marcher vos affaires.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019IcI le 27 mars 2013.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs à partir de : HALIFAX 3 par jour TORONTO ï SAULT STE.MARIE ST.JOHN\u2019S 17 par Jour SUDBURY ï THUNDER BAY TIMMINS WINDSOR BOSTON 212 $ 178 $ 235 $ 281 $ 235 $ 235 $ 235 $ 235 $ 252 $ Taxes et frais compris CHICAGO Taxes et frais compris i Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris MYRTLE BEACH T NEW YORK T WASHINGTON Dulles Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris l Taxes et frais compris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 273 $ 336 $ 241 $ 241 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris l Taxes et frais compris À Taxes et frais compris \\ Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.Téléscripteur - faites ie 711.flyporter.com Nouveau ! 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A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2013 A 7 LE PRINTEMPS D\u2019APRES Il a été dit et entendu que la crise étudiante qui a secoué le Québec en 2012 revêtait un caractère «historique».Une fois la poussière retombée, quelles traces conserve-t-on, en nous et autour de nous, de cette secousse sociale unique?Dans toutes les sphères de la société, mais aussi chez certains individus, des empreintes demeurent bel et bien.Vestiges d\u2019un printemps érable.TRACES PHYSIQUES Le printemps en plein visage Assis dans un divan du café Aquin de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), Maxence L.Valade, qui a perdu un œil lors de l\u2019émeute de Victoriaville en mai dernier, me frxe de son regard énigmatique.Il se méfie des médias et encore plus des policiers, envers qui il est sans pitié.«C\u2019estpas Victoriaville qui a changé quelque chose à ma rage contre la police et le système, c\u2019est arrivé hasardeusement que c\u2019était moi.Ç\u2019auraitpu être un de mes camarades, ç\u2019auraitpu être une autre personne.Et j\u2019aurais eu beaucoup de rage, comme j\u2019en ai présentement, comme j\u2019en avais avant et comme je vais en avoir probablement pour le restant de mes jours», dit-il.N\u2019empêche, l\u2019étudiant au baccalauréat en sociologie de rUQAM veut que son exemple serve à conscientiser les gens.«Certaines personnes me reconnaissent et disent: \u201cOuais, ça fesse.\u201d Ils commencent à voir c\u2019était quoi, la police t.] Ça fait réaliser aux gens que, OK, ils peuvent aller jusque-là.Parce que, veux, veux pas, tu passes proche de la mort», soutient-il.«Les gens qui allaient aux manifs du 22, qui s\u2019impliquaient et tapaient de la casserole, c\u2019était fabuleux, mais ils n\u2019avaient pas la même conception de la police que quelqu\u2019un qui venait aux manifs du soir.» Sa mère, qui est allée pour la première fois dans une manif en mars 2012, s\u2019est fait poivrer parce qu\u2019elle ne marchait pas assez vite, raconte Maxence.«Et là, tu vois qu\u2019il y a une conscientisation de ce que ça peut être.» Le père de Maxence siège au conseil d\u2019administration du cégep Saint-Laurent, en réaction aux événements.Son frère, au secondaire, s\u2019est impliqué dans la grève.Le printemps a laissé des traces «positives», conclut-il.«Plein de gens se sont sentis plus politisés après être allés aux manifs.Certains en tirent une expérience très bénéfique.» Le monopole de la violence Pourtant calme, c\u2019est avec une certaine colère qu\u2019il se lance dans une charge à fond de train contre le corps policier.«Il n\u2019y a rien qui va réhabiliter la confiance des gens qui ont vécu le mouvement étudiant.La police, c\u2019est une illu- sion de confiance, c\u2019est une représentation de la force pour te faire rentrer dans le rang.C\u2019est le monopole étatique de la violence», a-t-il noté.Sévère, il concède qu\u2019il y a sans doute «quelques êtres humains» dans le lot.Amour-rage Pour lui, il n\u2019y a pas eu de «dérives» policières au printemps dernier.« ILa violence] c\u2019est ce que la police fait de manière permanente, et comme il y a eu des manifs de manière permanente, ça leur a permis de faire ce qu\u2019ils font tous les jours, contre un mouvement de masse.» Il accuse les policiers de procéder à des arrestations de masse pour «mater la contesta-tion» et y voit un complot.«Il faut élargir la lutte et ne pas parler juste de gratuité, parler de pourquoi les policiers agissent comme ça: c\u2019est parce qu\u2019il y a des dynamiques néolibérales et capitalistes derrière Maxence L.Valade «Il n\u2019y a rien qui va réhabiliter la confiance des gens qui ont vécu le mouvement » Ni totalement anar-etudiant.\tchiste ni communiste, J y\tsocial-démocrate ou La police,\tencore keynésien, c\u2019est une\tmais probablement révolutionnaire, illusion de\tMaxence Valade dé- teste néanmoins les confiance.»\tidéologies, parce qu\u2019elles sont une forme de «contrôle».Citant Chomski, Hans Kelsen et bien d\u2019autres, il parle de toutes ces causes dont on ne parle pas assez \u2014 l\u2019itinérance, les autochtones, les femmes \u2014 comme s\u2019il portait le monde entier sur ses épaules.«Des gens nous demandaient pourquoi on ne partait pas quand la manif était déclarée illégale.D\u2019un, tu ne peux pas partir.De deux, tu es en résistance contre quelque chose.Tu ne fais pas des manifs pour le fun, tu les fais pour l\u2019urgence d\u2019agir», lance-t-il.Même s\u2019il juge le mouvement en dormance, Maxence a repris la rue plusieurs fois depuis les événements de Victoriaville.Et pas question qu\u2019il rate le prochain printemps.«C\u2019est la dynamique d\u2019amour-rage; tu milites pour une communauté d\u2019appartenance, pour une solidarité, et c\u2019est là que tu te reconnais.Je vais lutter toute ma vie.Je ne vois pas comment il peut en être autrement.» Lisa-Marie Gervais Le Devoir '««121-205 t la loi TRACES SCOLAIRES UNiVERSiTÉ UBRECD UNiVERSiTÉ ÜBRE « Pourquoi, en 2012, un conflit qui porte au départ sur un enjeu traditionnel dans l\u2019histoire des luttes étudiantes au Québec a-t-il déclenché un mouvement social d\u2019une telle ampleur ?» Textes de lisa-Marie Gervais et Marie-Andrée Choninard Photos de Jacques Nadeau L\u2019 « événement » québécois à l\u2019étude Les manifestations associées à la crise étudiante de 2012 ont laissé des marques indélébiles dans l\u2019espace public, dans la réflexion des gens, et parfois même, tristement, jusque dans leur intégrité physique.Citoyens, étudiants, policiers: personne n\u2019est resté indifférent à cette lutte devenue crise sociale, et dont les effets concrets se mesurent aujourd\u2019hui dans les sphères artistique, juridique et sociale.TRACES POUTIQUES Jean Charest est battu chez lui Difficile de mesurer l\u2019impact précis du tumulte printanier dans la décision des électeurs de Sherbrooke, le 4 septembre dernier, de ne pas élire l\u2019équipe libérale et son chef.Mais en remerciant Jean Charest après 28 ans de services dans sa propre circonscription, une portion des citoyens a certainement signifié son désaccord avec la manière dont le premier ministre sortant a manœuvré tout au long du conflit étudiant.Avec 35 % des voix, contre 42 % à son adversaire du Parti québécois et ex-bloquiste Serge Cardin, M.Charest a dû céder la victoire.«Ce n\u2019est pas le résultat que j\u2019aurais souhaité», a-t-il dit le soir de l\u2019élection, en ajoutant qu\u2019il assumait «l\u2019entière responsabilité du résultat» de celle-ci.Marie-Andrée Chouinard Le Devoir TRACES FINANCIERES Des associations étudiantes à sec L\u2019ancien premier ministre du Québec, Jean Charest Début février, le journal étudiant Montréal Campus dévoilait l\u2019un des effets concrets d\u2019une année de lutte menée contre la hausse des droits de scolarité, les coffres de certaines associations étudiantes se retrouvant désastreusement à sec.«Après avoir rangé pancartes et casseroles, les associations étudiantes retrouvent leurs coffres presque vides, tce qui les contraint] à des prévisions budgétaires austères», écrivait Camille Carpentier dans ce journal de l\u2019Université du,Québec à Montréal.À l\u2019université du centre-ville, des associations étudiantes sont littéralement en déficit.C\u2019est le cas de l\u2019AFESPED (Association des étudiants de science politique et de droit), qui accuse, selon Montréal Campus, un retard financier de quelque 67 000$ pour l\u2019année financière 2011-2012, en raison notamment des dépenses en- traînées par l\u2019ampleur de la mobilisation \u2014 qu\u2019on pense seulement à la facture engendrée par la location d\u2019autobus.L\u2019Association facultaire des étudiants en arts (AEEA) accuse elle aussi un recul financier de 71000$, lié notamment aux dépenses de mobilisation de l\u2019année dernière.Il a donc fallu payer chèrement cette lutte contre la hausse des droits de 1625$ en cinq ans décidée par le gouvernement libéral en 2011.Entre autres factures directement liées à la grève étudiante, notons un montant de 15 millions de dollars en heures supplémentaires pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), en plus d\u2019une somme de 40 millions du côté des universités et des cégeps, dont une portion sera remboursée par Québec.Marie-Andrée Chouinard Le Devoir wH SPECTACLE-MARATHON - POUR LA LANGUE FRANÇAISE aimjR Biz de Loco Locass Denis Trudel AU LIOKI D'OR BILLETS EN VENTE ««III 6 AVRIL 2013 quebecfrancais.org Montréal irançais TRACES LITTERAIRES Les livres de la grève Qu\u2019ils aient été acteurs ou observateurs de la grève, plusieurs ont senti le besoin de transposer en livres une mémoire de ces mois d\u2019intensité sociale inhabituelle.À commencer par notre photoreporter Jacques Nadeau: l\u2019été n\u2019était pas terminé que déjà, dans Carré rouge (Eides, août 2012), il racontait en photos et par des réflexions citoyennes les émotions vives d\u2019un conflit qu\u2019il a scruté jour et nuit en suivant les acteurs de la grève.Cette semaine seulement, deux petits nouveaux se sont ajoutés aux rayons des librairies : Le printemps québécois.Une anthologie (Ecoso-ciété, mars 2013) et De l\u2019école à la rue.Dans les cpulisses de la grève étudiante (Ecosociété, mars 2013), par Renaud St-Pierre et Philippe Ethier.Rectifier les faits C\u2019est en allant chercher un Mr.Freeze au dépanneur que ces deux compères ont convenu de se lancer dans l\u2019écriture d\u2019un livre.C\u2019était en plein congrès de la CLASSE sur la loi 78 et les militants étaient en train de voter pour y désobéir.Les deux jeunes hommes se sont regardés, incrédules, se rendant compte qu\u2019ils étaient en train de défier la loi.«On s\u2019est dit qu\u2019on devrait faire un livre là-dessus», a raconté cette semaine Renaud Poirier-St- Fred Pellerin Pierre, ex-attaché de presse de la CLASSE.Plusieurs raisons ont motivé les auteurs, à commencer par le désir de rectifier certains faits.«Certains ont dit que notre mouvement était violent et antidémocratique et, pire encore, certains ont dit qu\u2019il était spontané», poursuit celui qui fait aujourd\u2019hui une maîtrise en sciences politiques.« On voulait répondre à ça dans ce livre et on trouvait que la meilleure façon d\u2019y répondre c\u2019était d\u2019amener le lecteur dans les coulisses du mouvement, qu\u2019on a recréé, montrant ce qu\u2019un militant étudiant en pense.» Entre autres parutions, à lire aussi : La juste part (David Robichaud et Patrick Tur-mel.Atelier 10, juin 2012), Le printemps des carrés rouges (André Frappier, Richard Poulin et Bernard Rioux, M éditeur, octobre 2012), Terre des cons (Patrick Nicol, La Mèche, novembre 2012), Une année rouge (Nicolas Langelier, Atelier 10, novembre 2012).Et ce n\u2019est pas fini : Gabriel Nadeau-Dubois et Martine Desjardins, deux fières figures du printemps érable, sont à l\u2019écriture.Marie-Andrée Chouinard Le Devoir A la session dernière, les étudiants de l\u2019Université Laval ont vu apparaître dans la liste des choix de cours le SOC-2116 Question spéciale de sociologie II: le printemps québécois.Une trentaine de curieux, plusieurs encore tout empreints d\u2019un conflit dont ils avaient été, sinon les acteurs, du moins les spectateurs, ont participé aux cours-conférences.«Pourquoi, en 2012, un conflit qui porte au départ sur un enjeu traditionnel dans l\u2019histoire des luttes étudiantes au Québec a-t-il déclenché un mouvement social d\u2019une telle ampleur et en quoi et jusqu\u2019où ce dernier transforme-t-il notre réalité collective?» Dans le plan de cours préparé par le professeur de sociologie Qlivier Clain, cette immense question sert de préambule à un cours particulier qui, après avoir été donné «à chaud» alors que l\u2019actualité de la crise était encore brûlante, ne sera pas offert de nouveau.«Je tenais à ce que ce cours ait un caractère d\u2019événement, raconte M.Clain en pleine session d\u2019hiver.Et c\u2019est exactement ce que ç\u2019a été.Avec des conférences offertes par des collègues sur des questions qui étaient périphériques au conflit, nous avons réfléchi à la portée sociologique d\u2019un tel événement.» Il s\u2019agissait donc d\u2019un véritable cours de socio, sans teinte idéologique.Qn y a causé Plan Nord, puisque la validité de ce projet conçu par les libéraux était aussi au cœur des contestations étudiantes.Qn a parlé démographie, question de mesurer exactement le poids démographique étudiant dans la balance.Qn a tenté de suivre le destin des classes moyennes québécoises depuis la Révolution tranquille.Crise sociale Surtout, explique Qlivier Clain, on a tenté de comprendre pour quelles raisons un On a tenté de suivre le destin des classes moyennes québécoises depuis la Révolution tranquille conflit né d\u2019une revendication dénuée de toute originalité (combien de luttes étudiantes dans l\u2019histoire du Québec sur cette question des droits?) s\u2019est métamorphosé en une véritable crise sociale.«L\u2019angoisse internationale associée à la crise, la grogne de partout dans le monde devant les inégalités, la mobilisation de la planète pour sauver les banques, tout cela a donné un contexte sociologique qui a rendu parfaitement insupportable pour les étudiants la hausse suggérée», ajoute le professeur.Marie-Andrée Chouinard Le Devoir TRACES JUDICIAIRES Menottes, infractions, etc.Un an après le début du conflit étudiant, Suzanne Bilodeau est toujours membre de Mères en colère et solidaires.TRACES SOLIDAIRES La collectivité avant l\u2019individu Manifester, ça permet de se serrer les coudes! Avec ou sans casserole à la main, nombre de citoyens ont tissé des liens qui restent, même si dans les rues le tumulte s\u2019est tu.Cette semaine, quelques «mères en colère et solidaires» se tenaient les coudes sous les flocons reblanchissant Montréal pour dire leur indignation persistante devant les agissements des policiers de 2012.Elles se voient encore et sont toujours actives.Profs contre la hausse fut l\u2019un des premiers groupes à naître de la bataille menée contre la hausse des droits de scolarité.La solidarité du groupe tient encore, comme on l\u2019a vu lors du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur et lors de la tenue cet automne de leurs toutes premières Journées de l\u2019éducation.Parmi les traces toujours visibles et à tenir entre ses mains, on notera le journal Ceci n\u2019est pas LA MATRAQUE des profs contre la hausse, «distribué à raison de 20000 exemplaires dans l\u2019ensemble de la province et qui fait un retour critique et analytique sur le printemps étudiant».Marie-Andrée Chouinard Le Devoir 1 Multiplication des Injonctions, poursuites criminelles et constats d\u2019infraction.Le printemps dernier a vu éclore bon nombre de procédures qui ont laissé leurs traces, encore visibles aujourd\u2019hui, sur le système judiciaire.Si la loi 78, la loi spéciale adoptée le 18 mai, a été abrogée par les péquistes lorsqu\u2019ils ont pris le pouvoir, d\u2019autres règlements ont vu le jour pendant le conflit étudiant.C\u2019est le cas de P-6, la réglementation antimasque qu\u2019a notamment contestée Anarcho-panda, née le même jour que la loi spéciale.Dans ce règlement adopté par la Ville de Montréal, le port du masque est interdit et oblige les participants à une manifestation à divulguer leur trajet.Selon le Collectif contre la brutalité policière, 1084 constats d\u2019infraction ont été délivrés en vertu de ce règlement entre le 15 mars 2011 et le 22 octobre 2012.C\u2019est aussi pendant le conflit étudiant que quelques centaines de manifestants de plusieurs régions du Québec ont reçu une amende en vertu d\u2019un autre règlement, l\u2019article 500.1 du Code de la sécurité routière, qui interdit toute entrave à la circulation.Selon Denis Poitras, un des avocats qui défendent de nombreux citoyens dans ces dossiers, le 5 Québec est le seul endroit oû ce règlement s\u2019applique aussi dans le cadre d\u2019une «action concertée», soit une manifestation.M® Poitras a déposé une requête dénonçant l\u2019inconstitutionnalité de ce règlement, qui selon lui est en contradiction avec le droit à la liberté d\u2019expression, conféré par les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés.Pas d\u2019aide juridique Et lorsqu\u2019il s\u2019agit de contester des règlements municipaux, il n\u2019y a pas d\u2019aide juridique, déplore M® Poitras.«Quelqu\u2019un d\u2019accusé d\u2019attroupement illégal en vertu du Code criminel, il aurait un casier judiciaire et une amende d\u2019environ 200$.Mais pour P-6, c\u2019est une amende de 500$ et les citoyens n\u2019ont pas droit à un avocat.L\u2019Etat n\u2019est pas obligé de payer pour eux.» Enfin, certains ont reçu des accusations criminelles pour voie de fait sur un agent de la paix, voie de fait armé, entrave ou possession d\u2019armes incendiaires.«Mais ce n\u2019est pas 5% du total des accusations», soutient l\u2019avocat.Aucune accusation n\u2019a été portée en vertu de la loi 78 aujourd\u2019hui moribonde.Lisa-Marie Gervais Le Devoir A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2013 LE PRINTEMPS D\u2019APRES I Anarchopanda est né d\u2019un désir de pointer l\u2019absurde d\u2019un règlement antimasque.TRACES CITOYENNES La démocratie version Anarchopanda Mardi, dans le petit café où il raconte en quoi le conflit étudiant l\u2019a marqué, «Anarchopanda pour la gratuité scolaire» est nu.Nu au sens «mascotte» du terme.C\u2019est-à-dire dépourvu de ses atours toutous portés par «tactique symbolique» pendant le conflit étudiant, et jusqu\u2019à vendredi où il fut arrêté.C\u2019était pour pointer l\u2019absurde d\u2019un règlement antimasque non appliqué pour un panda géant distribuant les câlins, mais appliqué avec rigueur pour tous ceux qui se couvraient le visage autrement.«Le panda, c\u2019était un manifestant masqué parmi d\u2019autres», raconte le prof de cégep, qui tient à son anonymat autant qu\u2019un panda à sa tige de bambou.«Il était plus gros que les autres, plus remarquable, peut-être plus cute, je ne sais pas, mais ce qui aurait dû étonner les gens et qui ne les a pas étonnés tant que ça, c\u2019est que les policiers [avant vendredi, du moins] ont traité le panda d\u2019une manière avec laquelle ils n\u2019ont pas traité les autres manifestants masqués.Parfois, ils me sont rentrés dedans, m\u2019ont donné des petits coups, mais je ne [m\u2019étais] jamais fait arrêter alors que je faisais exactement la même chose que tous ceux qui, habillés en noir, se sont fait frapper dessus.» Le prof continue d\u2019être de toutes les manifestations.Cette présence lui permet de voir le décalage trop souvent immense entre la réalité du terrain et la perception véhiculée par les canaux officiels, médias compris.«Fallait que f expérimente moi-même l\u2019écart entre la réalité et ce qu\u2019on en dit pour que ça vienne me chercher.C\u2019est pour ça aussi qu\u2019on ne pouvait pas trop blâmer les gens qui ne participaient pas aux manifestations de ne pas comprendre ce qui se passait réellement.D\u2019imaginer que ce n\u2019était que de la casse et de la violence.C\u2019était ça dont on parlait dans les médias, sans séquences d\u2019événements, sans lien de cause à effet! Tu ne peux pas comprendre l\u2019abîme entre la réalité et la fiction journalistique pratiquée par plusieurs si tu n\u2019es pas là.» Donner im sens Mais une fois passé de «l\u2019autre côté du rideau», impossible de revenir.«Les gens qui ont décroché de l\u2019info officielle parce qu\u2019on ne leur a pas présenté tous les tableaux, ils ne peuvent plus faire confiance.Ils remettent tout en question quand ils lisent les journaux.Ils se disent: \u201cEst-ce que c\u2019est vraiment ça qui s\u2019est passé ?\u201d Et ils cherchent des sources d\u2019infos alternatives.» « Pour moi, la contribution la plus profonde du printemps érable, c\u2019est d\u2019avoir redonné le goût d\u2019une vraie démocratie à un paquet de gens » Avoir vu le conflit étudiant de l\u2019intérieur ne laisse pas beaucoup de répit aux méninges, même un an plus tard.La tête d\u2019Anarchopanda, philosophe à ses heures, a réfléchi entre autres au sens du mot démocratie.«Pour moi, la contribution la plus profonde du printemps érable, c\u2019est d\u2019avoir redonné le goût d\u2019une vraie démocratie à un paquet de gens, explique le panda déshabillé.Même moi, avant de vivre ce conflit, je crois qu\u2019on aurait pu m\u2019entendre dire: \u201cBen oui, il y a une réelle démocratie au Québec!\u201d TRACES LEXICOLOGIQUES Dictionnaire de la révolte Printemps érable.Dans l\u2019atelier improvisé de l\u2019Ecole de la montagne rouge, par une journée d\u2019esprits échauffés, des étudiants en design de l\u2019Université du Québec à Montréal ont mis au monde cette expression faisant écho symboliquement à une révolution d\u2019ou-tre-mer.Tant l\u2019affiche que l\u2019expression sont passées dans les mœurs.Il y a fort à parier qu\u2019elles resteront dans l\u2019imaginaire collectif un bon moment.«Comme un miroir sans tain ou une lame à double tranchant, printemps érable invite à la fois à l\u2019ouverture, à la réflexion et au bornage, écrivent Patricia Boushel et Anna Sheftel dans Dictionnaire de la révolte étudiante (Tête pre- mière, novembre 2012).Cette expression compliquée, voire embarrassante, est apparue avant la grande manifestation du 22 mars et a rapidement été adoptée par les médias afin d\u2019encapsuler ce phénomène de révolte.» Au nombre des expressions sur lesquelles la vague étudiante a surfé, notons «la juste part», « la belle vie » et la « désobéissance civile ».Sans compter les petits nouveaux («grenades assourdissantes»), les surutilisés («boycott» ou «gratuité scolaire») et les objets populaires («masque», «matraque» et «casseroles»).Marie-Andrée Chouinard Le Devoir PRINTEMPS TRACES POLICIERES Experts en contrôle de foules 711.C\u2019est le nombre de manifestations couvertes par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au cours de l\u2019année 2012.«Une année normale, c\u2019est environ une centaine», explique lan Lafrenière, commandant-superviseur de la section médias du SPVM.Une activité aussi intense qu\u2019inhabituelle a modifié d\u2019abord la manière de communiquer.«Nous avons changé notre présence sur les réseaux sociaux et notre manière d\u2019assurer la vigie de ces réseaux», précise M.Lafrenière.Les policiers ont accentué leur présence sur Twitter et YouTube.«Cela a eu un grand impact sur notre manière d\u2019opérer», explique le commandant.Rester neutre L\u2019information a parfois circulé à une telle vitesse que le corps policier s\u2019est fait prendre au piège de l\u2019info non vérifiée, comme cette fois où, pendant plusieurs jours, on a cherché un manifestant apparem- ment mort alors qu\u2019il reposait dans la quiétude de son logis, bien en santé.Le SPVM s\u2019est bâti une expertise en matière de contrôle de foules, au point où des corps policiers venps d\u2019ailleurs au Canada et des Etats-Unis viennent l\u2019observer en pleine action.Entre autres impacts du conflit, les policiers utilisent maintenant des modes de transport différents, comme le vélo ou la cavalerie.Ils tentent de faire la distinction entre ceux qui viennent «manifester à Montréal maintenant comme si c\u2019était un sport extrême de venir se chicaner avec la police» et ceux qui sont là pour la bonne cause.Ce conflit a généré un flot d\u2019injures à l\u2019endroit des policiers, mais aussi un nombre inégalé de félicitations et de remerciements.«Le job du policier est de ne pas prendre parti.Il fallait rester neutres.» Marie-Andrée Chouinard Le Devoir Mais maintenant, si les mots ont encore un sens, on ne peut pas considérer la démocratie ici comme un fait accompli.» Scènes d\u2019affrontement Ceux qui ont croisé Anarchopanda en pleine manif peuvent témoigner des câlins qu\u2019il distribuait à la ronde, sans distinguer le manifestant du policier.Mais les scènes d\u2019affrontement dont il a été témoin, avec ou sans son déguisement, ont éprouvé le pacifique en lui.«Les opinions qu\u2019on développe sur ce qui est acceptable ou non sont conditionnées par nos expériences personnelles.Moi, je n\u2019ai pas souffert physiquement pendant le conflit, ou à peu près pas.Je n\u2019ai pas vu un de mes proches se faire blesser.Mais qui sait comment j\u2019aurais réagi si c\u2019était arrivé ?» Anarchopanda se lève et met son manteau.Aujourd\u2019hui, une vigile de douze heures sur la nécessité de tenir une enquête publique sur la répression policière l\u2019occupera.Demain, une manifestation.Et pour le reste de sa vie de panda anarchiste, le souci de donner un sens vrai au mot démocratie.Marie-Andrée Chouinard Le Devoir TRACES MEDIATIQUES La manière CUTV En plein cœur de la grève étudiante, les images de la télévision communautaire de l\u2019Université Concordia (CUTV) ont été reprises jusque sur la très regardée CNN.Avec son journalisme résolument engagé, et surtout une couverture des plus mobiles offrant en direct, et avec des séquences sans coupures, la réalité du terrain, CUTV a vu ses adeptes augmenter considérablement.Son parti pris pour la cause étudiante lui a valu les rebuf- TRACES ARTISTIQUES fades de certains, mais CUTV a peut-être gagné au change grâce à la qualité de sa couverture en direct et en continu.Poivrée et malmenée, sou-ventes fois en direct, même, l\u2019équipe de journalistes militants a répliqué à ses détracteurs en avançant que la liberté de presse ne se limitait pas à une question d\u2019impartialité.http.y/cutvmontreal.ca/ Marie-Andrée Chouinard Le Devoir Inspiration printanière Une affiche emblématique Çy était une référence à la fabrique de Mai 68, l\u2019Ecole de la montagne rouge a été créée au tout début du mouvement de grève par des étudiants du Département de design graphique de l\u2019UQAM.Le documentariste et producteur Maël Demarcy les a suivis dès leurs balbutiements jusqu\u2019à leur mort autoproclamée, le 7 septembre 2012.«/g faisais une maîtrise en cinéma et j\u2019ai tout de suite été tenté de faire un film pour poser une mémoire sur eux.J\u2019ai pensé que c\u2019était important qu\u2019on laisse une empreinte visuelle de leur façon de penser», explique-t-il.Son documentaire Aujourd\u2019hui pour toi, demain pour moi a été présenté aux Rendez-vous du cinéma québécois et sortira à l\u2019automne en salle.Au fil de leurs séances de remue-méninges, de la création de slogans et d\u2019affiches, et des manifestations les plus importantes, il dresse le portrait d\u2019un collectif de jeunes artistes en design, inspiré par le printemps.«Je voulais des gens qui avaient une innocence et une candeur par rapport à la problématique, mais qui allaient entrer dedans à 100%, poursuit-il.Je voulais laisser une trace de vécu et non une trace passéiste.» Cinéma direct Influencé par le cinéma direct de Pierre Perrault, Maël Demarcy croit à l\u2019importance des témoignages filmiques, sans quoi certains événements tomberaient dans l\u2019oubli ou vieilliraient à la merci des souvenirs déformés par le temps des protagonistes.Les vidéos YouTube diffusés par les étudiants à travers les réseaux sociaux ont un grand pouvoir de dénonciation, reconnaît-il.«Mais on s\u2019inscrit dans une logique d\u2019instantanéité et on perd une partie de la réflexion», soutient-il.Le documentaire, lui, inscrit les souvenirs dans leur contexte.«C\u2019est un devoir de mémoire qui est primordial.» Lisa-Marie Gervais Le Devoir \\ Voir rinternationalisation des universités autrement LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Thèmes abordés : \u2022\tLa réalisation de la mission universitaire dans un contexte de mondialisation : enjeux et défis \u2022\tLa mise en place de réseaux de collaboration pour enrichir et diversifier la recherche et la formation Mercredi 3 avril 2013 Les alliances internationales et la circulation des idées dans un esprit de responsabilité sociale De midi à 14 h \u2022 Hôtel Delta Centre-Ville Montréal Avec l'appui de : Robert Proulx Recteur, Université du Québec à Montréal Desjardins ?)) SNC»LA\\!ALIN Hydro Quéi Bell t^transat\tLE DEVOIR D^BjnaiPjjonjE\tjjiu\tf Pour vous inscrire : www.corim.qc.ca \u2022 514-340-9622 http://goo.gl/ZoHc0 LE DEVOIR LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 MARS 2013 A 9 ACTUALITES m sÉ-'' JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le maire Michael Applebaum en est rendu à sonder la population pour lui demander si elle veut que les nids-de-poule soient réparés ou non.Nids-de-poule à Montréal : réparer ou ne pas réparer, là est la question JEANNE CORRIVEAU Montréal doit-elle ou non accorder un contrat d\u2019approvisionnement en asphalte à des entreprises dont la probité est douteuse?Les élus montréalais n\u2019arrivant pas à s\u2019entendre sur la question, le maire Michael Applebaum a pris la décision inusitée de consulter les citoyens par l\u2019entremise d\u2019un sondage Internet.Pour certains élus, cette démarche démontre que l\u2019administration de coalition à l\u2019Hôtel de Ville est dysfonctionnelle et est incapable de prendre des décisions.La Ville est aux prises avec un dilemme.Montréal doit accorder un contrat d\u2019approvisionnement en asphalte de 5 millions, faute de quoi elle ne pourra plus colmater les nids-de-poule à compter du 15 avril.Le hic, c\u2019est que parmi les sept entreprises qui se partageront ce contrat, plusieurs ont fait l\u2019objet d\u2019allégations ou ont été citées à la commission Char-bonneau, dont Louisbourg, une firme liée à Tony Accurso, et DJL Construction.En début de semaine, le comité exécutif s\u2019était prononcé pour l\u2019octroi de ce contrat, mais lundi, le conseil municipal, dans une majorité de 30 contre 23, a préféré lui retourner le dossier plutôt qu\u2019entéri- ner le contrat litigieux.Le comité exécutif s\u2019est à nouveau penché sur le dossier mercredi.Sa position n\u2019ayant pas changé, le contrat sera soumis tel quel au conseil municipal lors d\u2019une séance extraordinaire qui aura lieu la semaine prochaine, à une date qui reste à déterminer.Manque de courage?C\u2019est dans ce contexte que le maire Applebaum, favorable à l\u2019octroi du contrat pour des raisons de sécurité, a décidé de lancer un sondage Internet.Selon lui, les résultats de cette consultation permettront d\u2019éclairer les élus sur l\u2019opinion des Montréalais.«Ce n\u2019est pas un sondage scientifique, mais je pense que les citoyens veulent qu\u2019on remplisse les nids-de-poule.» Lors d\u2019un point de presse vendredi, il a rejeté les critiques selon lesquelles l\u2019administration manquait de courage politique.Le conseiller de Projet Montréal Marc-André Ga-doury croit que le maire fait inutilement peur à la population.«Toutes les unités d\u2019affaires, arrondissements ou autres peuvent encore s\u2019approvisionner en asphalte, a-t-il soutenu.On fait face à un cartel qu\u2019on voit tous les jours exposé à la commission Charbon- neau.Est-ce qu\u2019on veut briser ce cartel ou veut-on continuer à faire affaire avec le cartel ?» Quant au sondage, il se limite à remettre en question le libellé de la question.Transparence De son côté, Louise Harel juge que le sondage représente une «façon démocratique et transparente de sensibiliser les citoyens à une décision que prendront les élus bientôt».Mais tous les élus ne sont pas de cet avis.« Ce sondage.«Je trouve que c\u2019est d\u2019une lâcheté politique.C\u2019est totalement loufoque et antidémocratique.Cette coalition, c\u2019est de l\u2019amateurisme.» c\u2019est la preuve que la coalition est incapable de diriger et de décider», estime la conseillère indépendante Jocelyn Ann Campbell.Selon elle, les impératifs de sécurité commandent que le contrat soit octroyé malgré le malaise.«Je trouve que c\u2019est d\u2019une lâcheté politique.C\u2019est totalement loufoque et antidémocratique.Cette coalition, c\u2019est de l\u2019amateurisme.» Pour la mairesse de l\u2019arrondissement de Villeray-Saint- Michel-Parc-Extension, Anie Samson, le recours à un sondage est futile.«C\u2019est un manque de leadership du maire.[.] On demande aux citoyens: \u201cVoulez-vous des nids-de-poule ou vous n\u2019en voulez plus?\u201d, alors que c\u2019est à lui de prendre la décision.» La Ville, dit-elle, a le choix de refuser d\u2019octroyer des contrats quand elle estime que les entreprises soumissionnaires sont douteuses.Québec suit de près la situation, mais n\u2019entend pas intervenir pour l\u2019instant, a-t-on indiqué au cabinet du ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.La Ville pourrait faire deux pierres d\u2019un coup lors de la séance du conseil municipal qui devrait avoir lieu au cours de la prochaine semaine, a appris Le Devoir.En plus de statuer sur le contrat d\u2019approvisionnement d\u2019asphalte, les élus pourraient être appelés à se prononcer sur le choix d\u2019un nouveau directeur général par intérim.Le comité de sélection mis sur pied mercredi s\u2019est réuni vendredi matin et une liste de candidats potentiels aurait été établie.Le Devoir MONTREAL Un cadre de la Ville suspendu pour avoir parlé aux médias JEANNE CORRIVEAU La Ville de Montréal a imposé une suspension de cinq jours à un fonctionnaire à qui elle reproche son manque de loyauté, a appris Le Devoir.La Ville soutient que sous le couvert de l\u2019anonymat, ce cadre se serait confié à des journalistes pour remettre en question des décisions de l\u2019ex-direc-teur général, Guy Hébert.La sanction imposée par la Ville a été dénoncée avec vigueur par la Eédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui estime que les fonctionnaires préfèrent se taire plutôt que de dénoncer des irrégularités au sein de l\u2019appareil municipal.La suspension de l\u2019employé fait suite à un signalement effectué sur le plan éthique, qui relève du contrôleur général de la Ville, Alain Bond.Celui-ci a fait enquête et a rencontré l\u2019employé, en plus de consulter son registre téléphonique.L\u2019enquête ayant démontré que le fonctionnaire avait été en communication avec des journalistes; la Ville a estimé qu\u2019il avait fait preuve d\u2019un « manquement sérieux» à l\u2019obligation de loyauté et de confidentialité à l\u2019égard de son employeur.Le dossier a été transmis au Service de capital humain, et une suspension de cinq jours a été imposée au fonctionnaire.La Ville n\u2019a pas divulgué l\u2019idem fité de l\u2019employé en question.«À la suite de cette suspension, il n\u2019y aura pas d\u2019autres représailles, et la personne va réintégrer ses fonctions», a indiqué PhiHppe Sabou-rin, chargé de communication à la Ville de Montréal.La Ville soutient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un conflit de travail qui aurait dû être réglé par l\u2019entremise d\u2019un grief, et non des médias.Rappelons que la Ville avait ouvert une enquête afin de découvrir qui, parmi ses fonctionnaires, avait pu se confier à des journalistes pour remettre en question certaines décisions administratives de Guy Hébert.Dans le cadre d\u2019articles publiés par La Presse en décembre dernier, des fonctionnaires, sous le couvert de l\u2019anonymat, avaient soulevé des doutes quant à l\u2019abandon de certaines mesures de lutte contre la collusion et la corruption.Rappelons que M.Hébert a quitté ses fonctions dans la tourmente lundi dernier.La FPJQ inquiète La sanction imposée au fonctionnaire inquiète la PPJQ.«On a besoin, dans un service, de la loyauté des employés.Mais la loyauté d\u2019un fonctionnaire est-elle due à son patron ou au public qu\u2019il sert?Moi, je pense que sa première loyauté est due au public», avance Pierre Craig, vice-président de la PPJQ.Selon lui, ce fonctionnaire a fait preuve de «courage» en dénonçant une situation qu\u2019il jugeait contraire à la bonne gestion, malgré les risques que cela comportait.«Je pense qu\u2019au Québec, on n\u2019a pas les moyens de condamner ce genre de courage là», dit-il.La commission Charbon-neau expose tous les jours les preuves que la collusion et la corruption se sont installées dans l\u2019appareil municipal.Qr, ce sont les enquêtes journalistiques qui ont conduit le gouvernement à créer cette commission.Et sans sources, les enquêtes journalistiques ne seraient plus possibles, souligne Pierre Craig.Le Devoir Un comité de travail pour l\u2019agriculture urbaine La Ville de Montréal a décidé de mettre sur pied un comité de travail qui se penchera sur l\u2019agriculture urbaine, une activité qui gagne en popularité dans la métropole: 30000 citoyens avaient réclamé une consultation publique à ce sujet, en octobre.L\u2019annonce a été faite mercredi.Une mesure dont se félicite le Groupe de travail en agriculture urbaine (GTAU), un collectif qui regroupe une quarantaine d\u2019organismes.Le GTAU a salué ce «premier pas franchi par la Ville de Montréal».« On est contents de voir qu\u2019ils ont identifié un interlocuteur à la Ville», explique Geneviève Metson, la porte-parole du GTAU.L\u2019agriculture urbaine regroupe les utilisateurs des jardins communautaires, mais aussi des producteurs qui font pousser des If uits, des légumes ou qui récoltent du miel en ville à des fins commerciales.La conseillère Josée Duplessis sera à la tête du Comité de travail de la collectivité montréalaise sur l\u2019agriculture urbaine.Elle souhaite mettre en place un «guichet unique » où tous ceux qui seront intéressés par l\u2019agriculture urbaine pourront venir se renseigner.L\u2019une des tâches du comité sera de faire le point sur les différentes réglementations en vigueur dans les arrondissements.Le Devoir RELATIONS DE TRAVAIL Un huis clos pour protéger des infos stratégiques La Ville de Montréal a invoqué la nécessité de protéger des informations stratégiques pour demander un huis clos dans la cause qui l\u2019oppose à un de ses fonctionnaires devant la Commission des relations de travail.La Ville craint la divulgation d\u2019éléments confidentiels liés à des transactions immobilières qu\u2019elle a effectuées, a plaidé M® Pierre Lefebvre vendredi lors d\u2019une audience portant sur le grief déposé par le cadre de direction Normand Chagnon.Ancien chef de section au sein de la Direcfion des stratégies et transactions immobilières de la Ville (DSTl), M.Chagnon a subi deux rétrogradations qu\u2019il attribue à son refus de cautionner des transactions qu\u2019il jugeait irrégulières.Son avocate s\u2019est opposée au huis clos.Le commissaire Guy Roy devrait rendre sa décision d\u2019ici le 24 avril.Le Devoir O)
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