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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2013-02-28, Collections de BAnQ.

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[" Michel David : Le prochain psychodrame Page A 3 Claude Lévesque : La commedia Page B 6 www.ledevoir.corn Le Devoir Vol.C I V N\u201c4 3 LE DEVOIR, LE JEUDI 28 EEVRIER 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ La procréation assistée coûte plus cher que prévu Québec entend augmenter de plus de 50 % l\u2019offre actuelle AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Les services de procréation assistée sont plus populaires que prévu : Québec devra, pour boucler le budget de l\u2019année qui s\u2019achève, rehausser jusqu\u2019à environ 68 millions le budget du programme, alors que ce dernier devait coûter 63 millions sur deux ans.Lors du lancement de la gratuité en 2010, Québec évaluait qu\u2019elle coûterait 63 millions de dollars pour environ 7000 cycles de fécondation in vitro (FIV) en 2013-2014.Or, la facture atteint déjà ces prévisions: elle s\u2019élève à 62,9 millions pour 7305 cycles de FIV pour l\u2019année financière 2011-2012, révèlent des documents déposés par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) lors de la plus récente étude des crédits.Cette popularité a obligé le MSSS à revoir ses pronostics.Déjà, on devrait compléter près de 8000 cycles de FIV pour l\u2019année financière qui s\u2019achève le 31 mars prochain.La facture montera alors à environ 68 millions de dollars, confirme la porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn.Québec doit donc injecter au moins 5 millions par année de plus que les prévisions initiales.Et ce chiffre est conservateur: il faudra que la popularité du programme plafonne à environ 8000 cycles par an , pour respecter ce cadre budgétaire.A titre de comparaison, il y a eu 8,5% plus de cycles de FIV en moyenne, en 2012-2013, que l\u2019année précédente.«On pense que [la popularité] est en train de stagner, indique M\u201c® Vanheuverzwijn.On aimerait avoir une boule de cristal pour le prédire, mais ce n\u2019est pas possible.C\u2019est une expérience qui est vraiment jeune.» Elle ajoute que le programme n\u2019est soumis à aucun quota: quand la demande augmente, les budgets suivent.Selon le D\u2019\u2019 François Bissonnette, il est probable que la croissance de la demande se stabilise, après le boom ayant suivi l\u2019annonce de la gratuité en août 2010.« C\u2019est populaire, on a atteint plus rapidement le nombre de cycles prévus, mais je pense effectivement qu\u2019on atteint un plateau, c\u2019est une hypothèse plausible et ça correspond à nos observations sur le terrain», remarque celui qui partage son temps entre la cli- VOIR PAGE A 10 : EÉCONDATION Aujourd\u2019hui «Est-ce qu\u2019il y a lieu de continuer les développements de nouvelles cliniques [au public] sans compter ?» Economie > Caisse de dépôt et piacement : avec un rendement de 9,6 %, Sabia bat l\u2019indice de référence.Page B1 Commission Charbonneau > Marcii nie toute participation au système de collusion.Page A 3 Avis légaux.B\t8 Décès.A\t7 Météo.B\t7 Mots croisés.B 7 Petites annonces.A 7 7\t, w-.\t,\tSndoku.B2 FRED CHARTRAND LA PRESSE CANADIENNE «Écoutez, aujourd\u2019hui, il y avait du curé jusqu\u2019au Conseil du patronat de choqué, de l\u2019Assemblée nationale à l\u2019Assemblée des évêques.Tout le Québec au complet est soulevé.Ça ne se terminera pas là, c\u2019est pas vrai », a lancé Agnès Maltais après sa rencontre avec Diane Finley.Réforme de l\u2019assurance-emploi Finley ne bronche pas Maltais prévient que la bataille n\u2019est pas terminée MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa C?est une fin de non-recevoir qu\u2019a reçue la ministre du Travail du Québec lors de sa visite à Ottawa.Au terme d\u2019une rencontre avec son homologue fédérale, mercredi, Agnès Maltais s\u2019est vue forcée de repartir bredouille, puisqu\u2019Ottawa ne changera rien à sa réforme tant dénoncée.Malgré les doléances de la ministre québécoise, de même que celles de la Coalition pour l\u2019assurance-emploi de l\u2019Est-du-Québec, qui rencontrait aussi la ministre fédérale Diane Finley mercredi, cette dernière est restée impassible.Sa réponse aux préoccupations de M\u201c® Maltais : le gouvernement fédéral surveillera les impacts de la réforme pour ensuite possiblement y apporter des changements.«Ça n\u2019a pas de sens!», a déploré la ministre québécoise, à l\u2019issue de la rencontre de 20 minutes qui a semblé la laisser exaspérée.Car en réponse aux inquiétudes soulevées par M\u201c® Maltais, M\u201c® Finley lui répliquait qu\u2019elle ne comprenait pas la réforme fédérale.«Je pense que fêtais en droit de m\u2019attendre à mieux», a déploré la Québécoise.Un discours servi aussi à la Coalition, débarquée à Ottawa avec une délégation d\u2019une quarantaine de personnes.«Je ne peux pas croire qu\u2019ils ne nous comprennent pas.Le problème, c\u2019est qu\u2019ils nient», a accusé le président, Bertrand Berger, à la suite de son propre entretien avec Mme Finley, de laquelle il a tracé aussi un bilan «plus que mince».Pas de moratoire tel que réclamé par Québec, donc.Quant aux études d\u2019impact réclamées par la province, la ministre Finley n\u2019a rien fourni.M\u201c® Maltais a affirmé n\u2019avoir maintenant «aucun doute» qu\u2019il n\u2019y en a pas eu avant de mettre en branle la réforme.Du côté du gouvernement conservateur, on s\u2019est contenté de réitérer les objectifs de la ré- VOIR PAGE A 10: EINLEY The Zombies à Montréal en lumière La rarissime visite d\u2019un groupe cultissime Un grand voyage a lieu au Métropolis ce jeudi, véritable odyssée qui mène au pays voisin de Pepperland : les terres fertiles de la chanson pop la plus merveilleuse et magique des années 1960.Bienvenue chez Rod Argent et Colin Blunstone, rebonjour les Zombies.SYLVAIN CORMIER Ly écrire, c\u2019est fou comme ça me rentre dedans.Jeudi-au-Métropolis-les-Zombies.t C\u2019est donc bien vrai, la preuve en noir sur blanc.Pour marquer le moment, je réécoute pour la cent millième fois leur chef d\u2019œuvre de 1967, l\u2019album Odessey & Oracle, et j\u2019en ai le regard tout embué.Care of Cell 44, A Rose for Emily, Beachwood Park, ça me chavire encore, ces mélodies, ces harmonies, le mellotron, le piano, le clavecin sous les doigts enchantés de Rod Argent, la voix d\u2019ange de Colin Blunstone.Ils vont jouer la moitié de l\u2019album jeudi, ils me l\u2019ont dit.Rod et Colin.Moi, Sylvain Cormier de Montréal-Nord, qui écoutait déjà les Zombies VOIR PAGE A 10 : ZOMBIES LEO CINICOLO Colin Blunstone (à gauche) et Rod Argent Bébé Doc devant la justice Faisant l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019amener, l\u2019ancien dictateur ne peut plus bouder la Cour sans être déclaré fugitif CLAUDE LÉVESQUE Jean-Claude Duvalier, qui a boudé trois précédents rendez-vous avec la justice haïtienne depuis le début de l\u2019année, devrait enfin comparaître en Cour aujourd\u2019hui, relativement aux crimes de sang commis sous sa présidence, entre 1971 et 1986, sous peine d\u2019être considéré comme un fugitif En janvier 2011, l\u2019ancien dictateur est rentré d\u2019un long exil en France.Un an plus tard, soit le 27 janvier 2012, un juge d\u2019instruction a décidé qu\u2019il devra répondre des accusations de crimes économiques, notamment de détournement de fonds publics, qui pèsent contre lui, mais pas des crimes de torture, de détention arbitraire, de disparition forcée et d\u2019homicide que plusieurs de ses concitoyens l\u2019accusent d\u2019avoir ordonnés.Ces crimes, considérés par de nombreux juristes comme des crimes contre l\u2019humanité, ont été perpétrés le plus souvent par ces miliciens redoutés qu\u2019on surnomme les «tontons macoutes».Les victimes et les proches des victimes, regroupés au sein du Collectif contre l\u2019impunité, n\u2019ont pas baissé les bras, convaincus qu\u2019il ne peut y avoir de délai de prescription pour ce genre de crimes, contrairement à ce qu\u2019avait statué le juge VOIR PAGE A 10 : DUVALIER Le président Martelly a déjà exprimé le souhait que Duvalier soit amnistié 77831302832409 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 28 FEVRIER 2013 ACTUALITES DIANE DE COURCY EN ENTREVUE AU DEVOIR Des « ratés » dans le système d\u2019accueil des réfugiés ISABELLE PORTER à Québec La ministre de Tlmmigration, Diane De Courcy, concède que des changements s'imposent dans l'accueil des réfugiés au Québec.Toutefois, elle n'a aucun argent frais à investir dans le secteur.«Je constate qu'il y a des choses qui sont à corriger y a-t-elle déclaré mercredi lors d'un entretien.Quand on met en place des systèmes d'accompagnement, il faut s'assurer qu'ils fonctionnent.Il y a un programme au ministère d'assurance-qualité, mais là, manifestement, il y a des choses à voir » La ministre réagissait à une série d'articles sur la situation des réfugiés népalo-bouthanais à Québec.Le reportage rapportait que des dizaines de familles quittaient le Québec pour le Canada anglais faute d'avoir pu s'adapter à la langue française.Il montrait aussi que les services d'accueil étaient insuffisants ou confus et que certaines solutions, comme le projet d'intervenants-pi-vots, étaient sous-financées.Ces intervenants servent de personnes-res- JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE «Quand on met en place des systèmes d^accompagnement, il faut s^assurer qu^ls fonctionnent», reconnaît Diane De Courcy.sources aux réfugiés et les aident à naviguer dans le système.De Courcy y voit une «histoire à succès».Elle croit aussi qu'il faut freiner l'exode des réfugiés.«Je souhaite qu'on les aide suffisamment.Qu'ils sachent que se trouver un emploi en fran- çais, ça va être possible et aussi alléchant que dans le réseau anglophone.» Le reportage, ajoute-t-elle, faisait écho à ce qu'elle a constaté à la grandeur du Québec lors d'une récente tournée des services d'accueil régionaux.«Je voulais voir comment on s'en sortait.[.] J'ai vu des choses extrêmement intéressantes et fai vu aussi qu'on avait quelques ratés à corriger.» Ainsi, la décentralisation des services d'accueil lancée en juillet par le ministère ne serait pas une réussite absolue.L'ancienne ministre libérale, Kathleen Weil, avait alors délégué plus de responsabilités en intégration à 51 organismes en échange d'une enveloppe de 15,5 millions de dollars.«Est-ce qu'on en est encore à des ajustements dans cette opération-là?La réponse est oui», affirme Diane De Courcy en ajoutant toutefois que la réforme est récente.«Est-ce qu'il y a des trous, des coordinations plus ou moins bien faites ?La réponse est oui.[.] Une faut pas que ça dure.» Elle entend d'ailleurs «faire le tour de la question» au cours des prochaines semaines.Un plan serait présenté d'ici à juin pour annoncer «des ajustements», des mesures «nouvelles» ou à consolider.L\u2019impact de la loi 14 La ministre est d'autant plus préoccupée par ces questions en raison du projet de loi 14 sur la langue française.En consacrant dans la Charte le droit de recevoir des services et de travailler en français, le gouvernement se donne de nouvelles obligations envers les nouveaux arrivants, reconnaît-elle.«Le projet de loi 14 est assez ferme autour de cette intention-là.Donc les efforts en francisation [.] devront donner des résultats.» Mais pas question d'investir d'argent frais dans le milieu.Dans le contexte actuel, la ministre se félicite que le budget de francisation n'ait pas subi de compressions.«Pour le ministère de l'Immigration, on n'ajoutera pas de sommes.Pas pour les 18 prochains mois.Le président du Conseil du trésor a consenti à ce qu'il n'y ait pas de coupes en francisation, en services au ministère.[.] Pour moi, ça témoigne de la sensibilité du gouvernement du Québec à s'assurer que les personnes immigrantes comptent.» Le Devoir Plus de sécurité pour îes aînés KARL RETTINO-PARAZELLI Québec serre la vis aux résidences privées pour aînés en établissant de nouvelles normes de qualité et de sécurité.Les groupes de défense des personnes âgées s'en réjouissent, tandis que les propriétaires de résidences se demandent bien comment ils parviendront à absorber les coûts.Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a annoncé mercredi matin qu'un règlement encadrant la certification des résidences privées pour personnes âgées entrera en vigueur le 13 mars prochain.Séparées en deux catégories \u2014 autonomes et semi-autonomes \u2014 les résidences devront se conformer à une série d'exigences: signature obligatoire d'un bail, instauration d'un système d'appel d'urgence, respect d'un seuil minimal de surveillance selon le nombre d'unités de la résidence et vérification des antécédents du personnel et des sous-traitants de rétablissement, entre autres.Les préposés devront obligatoirement suivre une formation qui sera adaptée à la catégorie de résidence dans laquelle ils travaillent.Pour faciliter cette formation, Québec injectera 15,3 millions de dollars sur trois ans.Satisfaction et inquiétudes Les réactions ne se sont pas fait attendre.L'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, le Regroupement provincial des comités des usagers et le Réseau EADOQ ont accueilli favorablement la nouvelle réglementation, qui s'ajoute à celle concernant les dispositifs pour limiter la température de l'eau chaude, entrée en vigueur le 11 février.Du côté des propriétaires, on admet que fobjectif du règlement est louable, mais on anticipe déjà une facture salée.Plusieurs résidences devront sans doute augmenter le prix de leurs loyers, alors que d'autres pourraient carrément être contraintes de fermer leurs portes, soutient le président du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins.«Il y a un coût à cette sécurité-là.C'est pas vrai qu'on peut refiler toute la facture aux locataires.» «Il faut s'assurer que la sécurité soit au rendez-vous, a répliqué le ministre Hébert.Je préfère que des résidences ferment plutôt que de laisser les personnes âgées dans des milieux qui ne correspondent pas à nos normes et nos standards.» Bien que le règlement entre en vigueur à la mi-mars, des délais sont accordés aux plus petites résidences pour leur permettre de se conformer aux exigences.Le Devoir SOMMET SUR L\u2019ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Les cégeps sont surpris de leurs gains « C\u2019est la course du marathonien qui part en arrière du peloton ! », illustre le président-directeur général de la Fédération des cégeps LISA-MARIE GERVAIS Ils n'étaient pas au cœur des rencontres pré-Sommet sur renseignement supérieur et rien ne laissait présager qu'ils allaient finalement ressortir gagnants à cette grande messe qui s'est tenue en début de semaine.Sans tout rafler, les cégeps repartent avec un chantier de travail, où seront discutées des questions cruciales pour le réseau, notamment l'offre de formation au collégial.«C'est la course du marathonien qui part en arrière du peloton!», illustre le président-directeur général de la Eédération des cégeps, Jean Beauchesne.Il se réjouit de la «profession de foi» envers les cégeps qu'a livrée la première ministre Pauline Marois et identifie sept mesures qui donneront un bon coup de main au réseau.La Eédération nationale des enseignants du Québec (ENEEQ-CSN), qui représente la majorité des profs de cégep, s'est aussi dite «surprise» de l'ampleur des propositions qui concernaient les cégeps.«Il y a eu beaucoup de choses intéressantes pour nous», a noté Caroline Senneville, présidente de la ENEEQ-CSN.Au cœur de ce chantier, la révision de i'offre de formation au coiiégiai, pour s'assurer que toutes les régions puissent dispenser à la fois des formations plus universelles, comme les sciences infirmières, mais qu'elles développent leurs propres créneaux de formation JACQUES NADEAU LE DEVOIR La révision de Eoffre de formation au collégial sera au cœur du chantier, pour s'assurer que toutes les régions puissent dispenser à la fois des formations plus universelles, mais qu'elles développent leurs propres créneaux de formation selon leurs besoins.selon leurs besoins.C'est l'idée que les régions ne se cannibalisent pas entre elles, a expliqué M.Beauchesne, en rappelant que le mécontentement qu'a suscité l'ouverture, au Collège André-Grasset, d'un programme très similaire à celui d'Art et technologie des médias (ATM), à Jonquière.Sur ce point, Senne-ville se dit préoccupée et appelle à garder l'équilibre entre les créneaux régionaux et la formation plus générale.« Ce n'est pas parce que je suis en Abitibi que je veux travailler dans une mine, a-t-elle averti.Il ne faudrait pas qu'un diplômé de Saint-Péli-cien ne puisse pas travailler dans le Bas-Saint-Laurent.» Le soutien des cégeps en région sera aussi discuté dans le cadre du chantier, présidé par Guy Demers, ancien directeur de cégep, qui a également travaillé au ministère de l'Education.L'idée est d'attirer un « Un échec épouvantable pour le Québec » Si Philippe Couillard se montre plus prudent, Raymond Bachand affirme qu\u2019il reviendrait avec une hausse des droits de scolarité supérieure à l\u2019indexation s\u2019il prenait le pouvoir ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Alors que le candidat à la chefferie libérale Raymond Bachand, s'il devient premier ministre, n'hésiterait pas à revenir avec une hausse des droits de scolarité universitaire au-delà de f indexation, son rival Philippe Couillard se montre plus prudent.Selon l'ancien ministre des Einances, le réinvestissement de 1,7 milliard dans les universités pour les sept prochaines années, comme fa confirmé le gouvernement Marois lors du Sommet sur l'enseignement supérieur, est «à risque» puisqu'il n'est «pas possible dans un cadre financier».Il s'agit de fait de 800 millions d'argent frais que le gouvernement actuel doit dégager et qui, sous le gouvernement libéral, devait provenir des étudiants.«Ce n'est pas vrai que je vais monter les impôts des Québécois pour combler cet espace qui n'a pas été pris par les étudiants.Ce n'est pas vrai que je vais couper les autres services \u2014 la santé, les services aux personnes âgées \u2014 pour combler ça non plus», a affirmé Raymond Bachand au Devoir.Pour Philippe Couillard, la prudence est de mise.«Mon point de vue est prudent, c'est-à-dire qu'on ne retombera pas dans une discussion difficile pour le seul plaisir de montrer qu'on a un avis différent», a déclaré le candidat au Devoir.Raymond Bachand juge que le Sommet est «un échec épouvantable pour le Québec parce que l'enjeu fondamental \u2014 pour nos enfants, pour notre avenir \u2014 du financement des universités et de la recherche-développement est fragilisé».Contrairement à son adversaire, Philippe Couillard estime que le Sommet a eu au moins une vertu.«Si ça fait partie des buts poursuivis, certainement tous les Québécois vont être contents qu'on reste dans une ambiance de paix sociale relative», a-t-il dit.Raymond Bachand estime que le gouvernement Marois n'a fait qu'abdiquer.«On peut toujours acheter la paix, abdiquer, hypothéquer l'avenir et tu n'as plus de débat», a-t-il avancé.L'ancien ministre de la Santé croit que le gouvernement Marois aurait dû évaluer les besoins financiers des universités afin qu'elles maintiennent leur compétitivité mondiale avant le Sommet pour y être discutés et non pas après.S'il s'avère que ce financement n'est pas suffisant, Philippe Couillard a indiqué qu'il sera nécessaire de reprendre les discussions sur la part qui doit être assumée par les étudiants.Les positions des deux candidats se rejoignent au moins sur un point : la modulation des droits de scolarité en fonction du coût des programmes, pour la famille de programmes en santé notamment, médecine, pharmacie, dentisterie et médecine vétérinaire.Le Devoir nombre croissant d'étudiants, que ce soit par des bourses ou un plus grand recrutement d'étudiants étrangers.Egalement parmi ces mesures, la réouverture du régime collégial, qui pourrait à terme allonger certaines techniques pour les rendre plus complètes et conformes au marché de l'emploi.«C'est majeur, ça fait 6-7 ans qu'on demande de dépoussiérer ça», a dit M.Beauchesne.Il se réjouit des sommes Léo Bureau-Blouin dit avoir été menacé Léo Bureau-Blouin, fancien leader du mouvement étudiant devenu député péquiste, essuie le feu des critiques alors que les droits de scolarité seront soumis à une indexation de 3%.Le jeune député, élu sous la bannière du Parti québécois, dit avoir reçu des menaces et des attaques sur la page Eacebook qu'il utilise pour publiciser les rencontres mensuelles avec ses électeurs.Certains internautes l'ont ainsi traité de «ringard» et de «traître».Un autre a réclamé sa démission.Le bureau de circonscription de M.Bureau-Blouin a été la cible de manifestants, plus tôt cette semaine, et de la peinture rouge a été lancée contre la façade durant la nuit.Plusieurs s'en sont pris à la page Eacebook de M.Bureau-Blouin, critiquant fhomme qui était autrefois f un des visages les plus reconnaissables de leur mouvement.L'un des porte-parole de FASSE, Jérémie Bédard-Wien, a annoncé que les membres du groupe étudiant prévoyaient d'assister aux réunions mensuelles.D'autres messages félicitaient plutôt M.Bureau-Blouin pour avoir tenu ses promesses.La Presse canadienne promises pour la reconnaissance des acquis, soit mieux évaluer les dossiers des professionnels qui retournent sur les bancs d'école et possiblement les exempter de certains cours.La Eédération est heureuse qu'on s'attaque aussi à la formation continue, pour les étudiants à temps partiel dont l'administration des enveloppes est écartelée entre plusieurs instances.Les cégeps ont reçu la promesse d'investissement de cinq millions pour le soutien des étudiants ayant des besoins particuliers.«Leur présence s'est décuplée ces dernières années», confirme Senneville.Des budgets sont également prévus pour un meilleur arrimage de la formation au collégial et à l\u2019université, qui peuvent parfois se dédoubler.«Actuellement, surtout en sciences humaines, il y a des cours qui ont été faits au cégep qui se refont à l'université», a expliqué M.Beauchesne.Enfin, la reconnaissance de la recherche au collégial est la cerise sur le gâteau pour les cégeps.«Il faut mesurer l'arbre à ses fruits», a toutefois indiqué M.Beauchesne, même s'il a une grande confiance dans les promesses faites.Les enseignants insisteront pour être de la partie, assure Senneville, mais ils ne croient pas non plus que le chantier sera «cosmétique».Le Devoir Des accusations reliées au terrorisme Un des manifestants arrêtés lors du rassemblement de mardi en marge du Sommet sur l'enseignement supérieur a comparu mercredi après-midi au Palais de justice de Montréal pour faire face à des accusations de possession de matériel explosif et incendiaire, de menaces de mort et d'incitation de faire craindre à des actes terroristes.Denis Marc Pelletier a d'abord été interpellé mardi par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en possession de deux cocktails Molotov.Le SPVM a alors constaté que le suspect était dans la mire de la Sûreté du Québec en raison de propos tenus sur Eacebook.« Vous allez bientôt assister au terrorisme 2.0 made in occident.[.] Je suis prophète de malheure et on parle beaucoup des tech.ruine ma job, je fou des explosif dans un speaker a un show de 50000personnes» (sic), a-t-il, par exemple, écrit sur sa page personnelle le 22 février.Lors de sa comparution, Faccusé a plaidé non coupable à tous les chefs d'accusation.Il doit revenir en cour jeudi pour son enquête sur cautionnement.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 28 EEVRIER 20IS A 3 ACTUALITES Le prochain psychodrame Michel David Le ministre Pierre DucLiesne racontait qu\u2019il ne lisait plus sa revue de presse tellement les pronostics concernant le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur étaient d\u2019un pessimisme déprimant.Force est de reconnaître que M.Duchesne, qui était devenu la cible privilégiée de l\u2019opposition, s\u2019en est bien tiré.Une autre ministre recrue sera sur la sellette au cours des prochaines semaines.Les « angry-phones » ne casseront peut-être pas de vitrines, mais la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane de Courcy, aura fort à faire pour éviter que les au-,,,,\tdiences publiques sur le pro- Melanger\tjet de loi 14 \u2014 la « nouvelle la langue\t'' promise par le PQ »\t\u2019\t\u2014 ne provoquent un autre l\u2019école\tpsychodrame.Mercredi, un nouvel orga-et l\u2019armée\tnisme baptisé ALLiance ,\tQmcôcc 2.0 a lancé sur Interpeut donner\t^et une campagne visant à informer la communauté in-un tocKidii\tter nationale de cette «viola- explosif\tdroits de la per- sonne».Il distribue également certains articles promotionnels, par exemple du papier hygiénique imprimé de fleurs de lys.Toujours à l\u2019affût d\u2019un nouveau complot contre le français, le président du Mouvement Québec français (MQF), Mario Beaulieu, a vu un lien direct entre l\u2019imminence de la commission parlementaire, qui commencera ses travaux le 12 mars, et la récente «cabale» menée contre l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF).Coïncidence ou non, le « pastagate » a indéniablement donné mauvaise presse à l\u2019OQLF et, par extension, au gouvernement Marois, mais le projet de loi 14 lui-même contient bien assez de dispositions controversées pour alimenter la polémique.Les principaux griefs de la communauté anglophone sont bien connus.Le nouveau pouvoir qu\u2019entend s\u2019accorder la ministre, qui pourra retirer leur statut bilingue aux municipalités qui ne comptent plus une majorité de résidants de langue maternelle anglaise, a provoqué une véritable levée de boucliers, même si M\u201c® de Courcy a assuré qu\u2019il n\u2019y aurait pas &\u2019« agression » contre ces municipalités.Faire du droit de vivre et de travailler en français un droit fondamental garanti par la Charte des droits et libertés de la personne déplaît également au plus haut point, bien que cette disposition s\u2019inspire d\u2019un projet de loi présenté au départ par le gouvernement Charest, qui l\u2019avait cependant abandonné.11 n\u2019y a sans doute pas là de quoi créer un grand émoi dans l\u2019opinion francophone.Cela ne se compare pas au projet d\u2019étendre au cégep les dispositions qui régissent l\u2019accès à l\u2019école primaire et secondaire anglaise, auquel le gouvernement a renoncé parce qu\u2019une grande partie des francophones, soucieux de bilinguisme, s\u2019y opposaient.11 arrive toutefois qu\u2019un débat se cristallise autour d\u2019un élément inattendu.Ainsi, la CAQ a donné son appui à l\u2019Association des commissions scolaires anglophones, qui promet une bataille «féroce» contre l\u2019article du projet de loi 14 qui retirerait aux enfants de militaires canadiens francophones, appelés à servir dans d\u2019autres provinces, le droit de fréquenter l\u2019école anglaise.C\u2019est une question d\u2019équité envers tous les autres francophones, qui n\u2019ont pas accès à l\u2019école anglaise, fait-on valoir au bureau de M\u201c® de Courcy.Peut-être, mais cette mesure qui toucherait environ 1000 enfants dans l\u2019ensemble du Québec pourrait prendre valeur de sjmibole.Mélanger la langue, l\u2019école et l\u2019armée peut donner un cocktail explosif.La directrice du Quebec Community Groups Network, Sylvia Mar tin-Laforge, qui siège également au Conseil supérieur de la langue française, croit qu\u2019aucune des dispositions du projet ne pourra être adoptée en raison de l\u2019opposition des libéraux et de la CAQ.Dans le cas des libéraux, les choses sont claires : c\u2019est le projet dans son ensemble qu\u2019ils jugent inacceptable.Sur ce point, tous les candidats à la succession de Jean Charest semblent d\u2019accord.Aucun compromis ne paraît donc possible de ce côté.Les intentions exactes de la CAQ sont plus nébuleuses.Qn sait ce qu\u2019elle n\u2019aime pas dans le projet de loi, mais y a-t-il quoi que ce soit qui trouve grâce à ses yeux?François Legault voudrait plutôt appliquer la loi telle qu\u2019elle est avec plus de rigueur.Tiens, c\u2019est aussi ce que voulaient les inspecteurs de l\u2019QQLF Reste le gouvernement.Après les cégeps et les écoles passerelles, est-il disposé à exclure autre chose de son projet pour sauver ce qui peut encore l\u2019être ?Qu cherche-t-il simplement à démontrer que les deux autres partis ne sont pas disposés à lever le petit doigt pour renforcer la situation du français ?Au Sommet, il n\u2019a pas été possible d\u2019arriver à une entente que le gouvernement aurait sans doute souhaitée.Si l\u2019objectif des uns est maintenant de démontrer la turpitude des autres, le débat s\u2019annonce pour le moins ardu.mdavid@ledevoir.com RYAN REMIORZ LA PRESSE CANADIENNE Même s\u2019il a concédé quelques manquements à l\u2019éthique, l\u2019ex-patron des travaux public à Montréal, Robert Mardi, a conclu son témoignage à la commission Charbonneau en répétant qu\u2019il ignorait tout de la collusion et de la corruption dans l\u2019octroi des contrats municipaux.Commission Charbonneau MarcU nie toute participation au système de collusion BRIAN MYLES Malgré des questions insistantes et une abondante preuve circonstancielle, la commission Charbonneau n\u2019a pas été en mesure de faire admettre à Robert Marcil qu\u2019il trempait dans un système de collusion et de corruption à la Ville de Montréal.L\u2019ex-patron des travaux publics a terminé son témoignage à la commission mercredi en repoussant tant bien que mal les attaques du procureur Denis Gallant, qui l\u2019a sommé d\u2019avouer qu\u2019il avait «les deux mains dedans».«Je n\u2019étais pas au courant de ce système et je n\u2019y participais pas», a affirmé le témoin.M.Marcil a été forcé de concéder quelques errements éthiques.Il a enfreint le Code de déontologie des ingénieurs.Il a accepté des marques d\u2019hospitalité des entrepreneurs d\u2019une valeur approximative de 15000$, selon l\u2019estimation du commissaire Renaud Lachance.Confronté à des textes entre Giuseppe Borsellino et lui, il a reconnu qu\u2019il avait livré des informations sensibles au patron de Garnier sur des contrats à venir.M.Marcil a aussi transmis à Bernard Trépanier, présumé responsable de la caisse occulte d\u2019Union Montréal, des informations sur les délibérations des comités de sélection qui attribuaient les contrats.Son indolence devant la curiosité déplacée de Bernard Trépanier, dont il ne s\u2019est pas méfié, lui a valu les foudres de la juge France Charbonneau.«Etes-vous en train de nous dire que vous êtes un imbécile et un incompétent?», a-t-elle lancé.Le commissaire Lachance a creusé davantage la question des liens eptre MM.Marcil et Trépanier.À au moins neuf comités de sélection auxquels étau se resserre autour des présumés ac-' teurs du scandale financier du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), parmi lesquels l\u2019ancien p.-d.g.de l\u2019établissement, le D\"^ Arthur Porter.La Sûreté du Québec a ainsi procédé mercredi à l\u2019arrestation de Yanaï El-baz, l\u2019un des cinq individus visés par des mandats d\u2019arrestation lancés en matinée.Ancien bras droit d\u2019Arthur Porter, Yanaï Elbaz fait notamment face à des accusations de fraude, de complot pour fraude, de fraude envers le gouvernement, d\u2019abus de confiance et de recyclage des produits de la criminalité.Gardé en détention, M.Elbaz comparaîtra jeudi matin.Cette arrestation fait suite à l\u2019annonce, mercredi matin, par l\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC), du lancement de cinq mandats d\u2019arrestation visant Arthur Porter et Yanaï Elbaz, ainsi que Jeremy Morris, de la firme Sierra Asset Management, Pierre Du-haime, ex-p.-d.g.de SNC-Lavalin, et Riadh Ben Aïssa, ancien vice-président chez SNC-Lavalin.Parmi les 24 chefs d\u2019accusation portés contre eux figurent notamment ceux de fraude, de complot pour fraude, de fraude envers le gouvernement, d\u2019abus de confiance et de recyclage des produits de la criminalité.\tArthur Porter Sous le soleil des Bahamas Arthur Porter, qui a piloté l\u2019important chantier du CUSM de 2004 à 2011, vit aux Bahamas, tout comme Jeremy Morris, administrateur d\u2019une firme soupçonnée d\u2019avoir servi d\u2019intermédiaire pour le versement Pierre de pots-de-vin, mais des procé- Duhaime dures d\u2019extradition seraient en cours, a indiqué Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l\u2019UPAC.De son côté, Pierre Duhaime a quitté SNC-Lavalin en mars 2012 \u2014 avec une indemnité de départ de cinq millions de dollars dont le versement a été interrompu par la suite \u2014 lorsque l\u2019existence des paiements douteux totalisant 56 millions de dollars à des agents commerciaux ont été découverts.Il a été arrêté le 28 novembre dernier par l\u2019escouade Marteau et accusé de complot, de fraude et d\u2019usage de faux.Les policiers l\u2019avaient remis en liberté sous condition de remettre son passeport et de rester au Québec.Quant à Ben Aïssa, il est présentement détenu en Suisse, où il fait face à des accusations de corruption, d\u2019escroquerie, de blanchiment d\u2019argent relativement à des projets en Afrique du Nord.L\u2019UPAC a précisé que, dans les cas de Pierre Duhaime et de Riadh Ben Aïssa, il s\u2019agissait de nouvelles accusations criminelles autorisées par le Bureau de lutte contre la corruption et la malversation.Contrat de 1,3 milliard Arthur Porter était dans la mire de l\u2019escouade Marteau depuis plusieurs mois à cause de paiements douteux de 22,5 millions de dollars autorisés par des dirigeants de SNC-Lavalin pour l\u2019obtention d\u2019un contrat au CUSM.Le D\"^ Porter dirige maintenant un centre d\u2019oncologie aux Bahamas et serait atteint d\u2019un cancer des poumons pour lequel il suivrait des traitements.Lors d\u2019une entrevue accordée au réseau CBC le mois dernier, le D\"^ Porter avait nié avoir reçu des pots-de-vin dans le dossier du CUSM.Rappelons que le contrat de 1,3 milliard de dollars pour la construction du CHUM a été accordé en juillet 2010 au Groupe immobilier santé McGill (GISM) formé de SNC-Lavalin et de l\u2019entreprise britannique Innisfree, dans le cadre d\u2019un partenariat public-privé (PPP).En septembre dernier, l\u2019UPAC avait effectué des perquisitions chez Infrastructure Québec ainsi qu\u2019aux bureaux administratifs du CUSM.Avec La Presse canadienne Le Devoir Montréal aura ses ruelles blanches JEANNE CORRIVEAU Les citoyens montréalais qui aménagent une patinoire dans leur ruelle ne devraient plus avoir à craindre que des employés municipaux y répandent du sel.Le conseil municipal a voté à l\u2019unanimité, mercredi, pour une motion visant à doter la Ville de règles pour encadrer l\u2019aménagement de ruelles blanches.Enchantée de l\u2019appui de ses collègues, la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, croit que de nouvelles règles pourraient s\u2019appliquer lors de la prochaine saison hivernale.« Ces activités gratuites permettent aux citoyens de s\u2019approprier des lieux publics exceptionnels.On est une ville de hockey», a-t-elle rappelé peu avant la tenue du vote.Au cours des prochains mois, la Ville fera une recension des règlements en vigueur sur le territoire.Des orientations pourront être proposées aux arrondissements à l\u2019automne prochain.Elsie Lefebvre croit que les procédures permettant aux citoyens d\u2019aménager leur ruelle s\u2019inspireront du concept des ruelles vertes.Elles devraient être plus souples puisque, dans bien des cas, les ruelles ne sont pas entretenues par la Ville l\u2019hiver, dit-elle.Les aspects légaux devront également être examinés puisque la Ville s\u2019expose à faire l\u2019ob- jet de poursuites si un citoyen se blesse sur une patinoire se trouvant sur le domaine public.En janvier dernier, des employés municipaux avaient détruit deux patinoires aménagées par des citoyens dans une ruelle de Villeray à la suite d\u2019une plainte d\u2019un voisin.L\u2019affaire s\u2019était rapidement transformée en enjeu municipal.La conseillère Lefebvre travaillait déjà à un projet de ruelle blanche lorsque cet incident est survenu.En plus d\u2019encourager l\u2019activité physique, les ruelles blanches représentent un attrait pour les familles qui seraient tentées de s\u2019exiler en banlieue, estime Elsie Lefebvre.Le Devoir L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR C\u2019EST TOUT LE QUÉBEC QUI EN PROFITE DES RÉSULTATS CONCRETS POUR S\u2019ENGAGER ENSEMBLE VERS UNE SOCIÉTÉ DU SAVOIR Le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur a rétabli le dialogue.Les discussions ont permis d\u2019arriver à des résultats bien tangibles.L\u2019enseignement supérieur au Québec pourra désormais s\u2019appuyer sur des bases solides tout en respectant la capacité de payer des contribuables québécois.Dorénavant: \u2022\tLes universités pourront compter sur un réinvestissement; \u2022\tLe rôle de nos cégeps en région sera mieux reconnu; \u2022\tLa reddition de comptes des universités sera allégée et plus transparente; \u2022\tLa recherche dans les cégeps et dans les universités sera mieux soutenue; \u2022\tLes droits de scolarité seront raisonnables et prévisibles; \u2022\tL\u2019endettement étudiant sera limité; \u2022\tLe nombre de professeurs, de chargés de cours et de professionnels augmentera; \u2022\tEt l\u2019accessibilité à l\u2019enseignement supérieur sera assurée.De plus, afin de poursuivre les efforts déployés depuis plusieurs mois, le gouvernement ouvre cinq chantiers de travail sur des enjeux majeurs concernant l\u2019enseignement supérieur.Avec un enseignement supérieur de qualité, c\u2019est tout le Québec qui en profite.mesrst.gouv.qc.ca UN , QUEBEC POUR TOUS Québec A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 28 FEVRIER 2013 ACTUALITES SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Unanime, le jugement de la Cour suprême vient lever tous les doutes qui subsistaient sur l\u2019illégalité de la propagande haineuse.JUGEMENT DE LA COUR SUPREME Les frontières de la liberté d\u2019expression STEPHANIE MARIN à Ottawa Tout n\u2019est pas permis au nom de la liberté d\u2019expression et de religion, surtout pas les propos haineux envers les homosexuels, a précisé la Cour suprême du Canada, qui a rabroué un militant homophobe pour ses actions.La frontière entre les propos haineux et la liberté d\u2019expression et de religion vient ainsi d\u2019être tracée plus fermement par la Cour dans un jugement unanime rendu mercredi.Le plus haut tribunal du pays a affirmé la constitutionnalité et la validité du Code des droits de la personne de la Saskatchewan, qui interdit les propos haineux.« Une victoire pour les groupes minoritaires qui sont souvent la cible de discrimination et de violence», a affirmé dans un communiqué David Arnot, commissaire en chef de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan, qui avait porté la cause en appel.Cette décision suit les précédentes rendues par la Cour suprême, qui avait confirmé la validité de plusieurs lois canadiennes qui interdisent le discours haineux.Et le jugement vient enlever tous les doutes qui subsistaient sur l\u2019illégalité de la propagande haineuse, a souligné Errol Mendes, professeur de droit constitutionnel et de droit international à l\u2019Université d\u2019Ottawa.«Il s\u2019agit d\u2019une décision très importante, car la décision est unanime», souligne le professeur, qui rappelle que factuelle juge en chef, Beverley McLachlin, avait été dissidente dans les deux dernières décisions majeures qui avaient mis des limites à la liberté d\u2019expression dans les cas de propagande haineuse.La juge en chef avait alors été plus permissive que ses collègues.Quatre dépliants Dans cette affaire, un homme avait distribué quatre dépliants contenant des propos homophobes et haineux dans les boîtes aux lettres de diverses maisons de Saskatoon et de Regina en 2001 et en 2002.On y trouvait notamment des commentaires grossiers et humiliants sur les pratiques sexuelles que pourraient avoir des partenaires de même sexe.Les homosexuels étaient qualifiés de «pervers» et associés à la pédophilie.En menant cette campagne, William Whatcott agissait au nom de Christian Truth Activists, un groupe religieux.Quatre personnes qui ont reçu les tracts avaient déposé des plaintes, alléguant que leur contenu «incitait à la haine contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle», ce qui constitue une violation du Code des droits de la personne de la Saskatchewan.Le tribunal chargé d\u2019entendre les plaintes a jugé que les tracts contrevenaient bel et bien au Code provincial.M.Whatcott a porté sa cause en appel, alléguant qu\u2019il ne faisait qu\u2019exercer sa liberté d\u2019expression et sa liberté de religion, qui sont des droits protégés par la Charte canadienne des droits et libertés.Selon lui, la Charte a préséance sur le code provincial.Et dans un argument subsidiaire, il a plaidé que, si le contenu était haineux, il était dirigé contre le «comportement sexuel», ce qui n\u2019est pas un motif interdit.La Cour d\u2019appel de la Saskatchewan a pour sa part conclu en 2010 que le Code des droits de la personne Chez nos voisins du Sud, tout ou presque est permis au nom de la liberté d\u2019expression.«Mais pas ici.Il y a des limites.» n\u2019avait pas été violé par M.Whatcott, car il n\u2019exposait pas les homosexuels à la haine.Cette décision a été infirmée par la Cour suprême.Plus précisément, même si les six juges de la Cour ont conclu que l\u2019article du Code qui interdit de tels propos viole la liberté d\u2019expression et de religion protégée par la Charte canadienne des droits et libertés, ils ont aussi jugé que de telles limites sont acceptables dans notre société pour empêcher la propagation de la haine envers certains groupes.La Cour suprême a toutefois invalidé une petite portion du Code ; celle qui prévoyait que les propos qui «ridiculisent, rabaissent ou portent par ailleurs atteinte à la dignité» sont interdits.Pour la Cour, il faut plus, c\u2019est-à-dire il faut que les propos incitent à la haine.En raison de la distinction entre la haine et le ridicule affirmée par la Cour dans sa décision de mercredi, seulement deux des quatre dépliants distribués par M.Whatcott sont jugés illégaux.Pour le professeur Errol Mendes, la Cour suprême a aussi affirmé la différence entre le Canada et les Etats-Unis ; chez nos voisins du Sud, tout ou presque est permis au nom de la liberté d\u2019expression.«Mais pas ici.Il y a des limites», lance-t-il.La Presse canadienne Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE JEUDI 28 EEVRIER 2013 A 5 ACTUALITES Faible affluence à la présentation du maire Labeaume Québec \u2014 Il n\u2019y avait pas foule mercredi soir à la présentation de l\u2019administration Labeaume sur les régimes de retraite.Dans une opération de communication plutôt inusitée, l\u2019équipe du maire Régis Labeaume avait payé des publicités à la radio pour inviter la population à l\u2019hôtel de ville pour ce comité plénier.La Ville voulait ainsi convaincre la population du caractère alarmant du déficit des régimes de retraite et de la nécessité que les syndicats des employés apportent leur contribution pour le rembourser.Mardi, le même exposé sur les retraites avait été présenté aux médias en matinée.Finalement, 40 personnes se sont déplacées à la rencontre, dont plusieurs représentants s^dicaux et militants de l\u2019opposition.Or, selon l\u2019attaché de presse du maire, il ne s\u2019agit aucunement d\u2019un échec puisque la séance était aussi télédiffusée.«On se doutait bien qu\u2019un mercredi soir les gens [ne] pourraient peut-être pas se déplacer, a expliqué Paul-Christian Nolin.C\u2019est pour ça que c\u2019est télédiffusé.» Un montant de 12000$ a été investi dans cette opération de communication.Le Devoir La Convergence nationale a son comité directenr On connaît maintenant la composition du «comité directeur» qui établira le programme du congrès de la Convergence nationale.L\u2019étudiant Jason Bro-chu-Valcourt, l\u2019avocat Jean Maurice Latulippe, la profes-seure de science politique Anne Légaré, le conseiller à la FTQ Atim Léon, l\u2019auteur Robin Philpot, le professeur de philosophie Michel Seymour et le doctorant en science politique Louis-Philippe Vien se sont vu confier le mandat de rédiger un «cahier du participant» et d\u2019identifier les propositions qui seront débattues lors du congrès, qui aura lieu du 10 au 12 mai prochain.L\u2019ancien premier ministre Bernard Landry agira également à titre de «conseiller spécial» du comité.Le congrès de la Convergence nationale est une initiative du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), qui vise à «concevoir une stratégie et une plateforme commune à tous les indépendantistes en vue de la prochaine élection».La possibilité d\u2019une fusion des partis souverainistes ne sera toutefois pas à l\u2019ordre du jour.Le Devoir ATTAQUE DE SOLDAT ET TERRORISME Kenney ei^nlserait anssi des Canadiens « de souche » HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa S y il n\u2019en tenait qu\u2019au ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration, Jason Kenney, tous les citoyens canadiens, y compris ceux nés au pays, devraient perdre leur citoyenneté s\u2019ils attaquent un soldat ou commettent un acte terroriste.Malheureusement, dit-il, une convention internationale interdit la création d\u2019apatrides.«La citoyenneté s\u2019appuie sur le principe de loyauté envers son pays, a expliqué mercredi M.Kenney.Si quelqu\u2019un exprime violemment son manque de loyauté envers son pays, en s\u2019attaquant à un soldat ou en se joignant à un groupe terroriste désigné, cela est une expression plutôt claire de sa renonciation à sa citoyenneté.» La Chambre des communes est saisie du projet de loi C-425 émanant du député conservateur d\u2019arrière-banc Devinder Shory.Il prévoit qu\u2019un citoyen canadien «qui possède une nationalité étrangère ou est un résident autorisé d\u2019un pays étranger» perd sa citoyenneté «s\u2019il commet un acte de guerre contre les Forces armées canadiennes».M.Kenney entend amender ce projet de loi en comité parlementaire, où il a été envoyé mercredi soir au terme d\u2019un vote à 276 contre 3, afin d\u2019en élargir la portée aux actes terroristes.Ce genre de projets de loi est critiqué, car il crée deux catégories de citoyens canadiens: ceux qui sont nés au pays, et qui ne sont pas soumis à cette menace, et les autres, donc détenteurs d\u2019une seconde nationalité, qui peuvent perdre leur citoyenneté canadienne.Pourquoi ce double traitement?M.Kenney estime qu\u2019il n\u2019y peut rien.«En principe, j\u2019aimerais appliquer l\u2019intention du projet de loi de M.Shory en ce qui concerne la renonciation de la citoyenneté à tous les citoyens \u2014 ceux nés au Canada et ceux naturalisés.Le problème est de nature légale.Dans les années 1950, on est devenu signataire d\u2019une convention sur le statut des apatrides.A cause de cette entente, on n\u2019a pas le pouvoir légal de retirer la citoyenneté à quelqu\u2019un qui n\u2019a pas une double ou multiple citoyenneté.Mais en principe, je crois que ça devrait être appliqué à tout le monde.» La Convention sur la réduction des cas d\u2019apatridie adoptée en I96I prévoit à l\u2019article 7 qu\u2019un Etat signataire ne peut révoquer une nationalité si l\u2019individu n\u2019en possède ou n\u2019en acquiert pas une autre.M.Kenney estime en outre qu\u2019il ne s\u2019agit pas nécessairement de protéger les Canadiens «de souche» puisque eux aussi sont à risque.Il donne l\u2019exemple d\u2019un Canadien qui obtien- ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE «Si quelqu\u2019un exprime violemment son manque de loyauté envers son pays, en s\u2019attaquant à un soldat ou en se joignant à un groupe terroriste désigné, cela est une expression plutôt claire de sa renonciation à sa citoyenneté », affirme le ministre Jason Kenney.drait au cours de sa vie une seconde nationalité.Celui-là aussi pourrait perdre son passeport à feuille d\u2019érable s\u2019il s\u2019attaquait à un soldat.M.Kenney fait remarquer qu\u2019auparavant, la sanction prévue pour ces cas de traîtrise était la peine de mort.Il appuie sa disparition, insiste-t-il, mais il ajoute: «Jepense que la renonciation réputée de la citoyenneté est une solution de rechange très modeste.» Le Devoir Canada, terre d\u2019accueil Le ministère de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration a annoncé mercredi qu\u2019en 2012 le Canada avait accueilli 257 515 nouveaux résidents permanents.Le ministère se vante que le Canada accueille depuis 2006 \u2014 année de l\u2019arrivée au pouvoir du Parti conservateur \u2014 un quart de million d\u2019immigrants par année.Le communiqué cite même le ministre Jason Kenney, qui présente ce niveau d\u2019immigration comme «le plus élevé de l\u2019histoire canadienne».Notons toutefois qu\u2019en 2005, sous un gouvernement libéral, le Canada avait accueilli un peu plus de 262 000 nouveaux arrivants.Selon M.Kenney, ces niveaux d\u2019immigration sont les «plus élevés au monde» par habitant.Le gouvernement conservateur donne son appui au bilinguisme obligatoire des agents du Parlement Le projet de loi néodémocrate est adopté avec 269 votes pour et aucun contre HÉLÈNE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa La Chambre des communes a voté unanimement pour le projet de loi néodémocrate imposant aux agents du Parlement qu\u2019ils soient bilingues au moment de leur nomination.Même les troupes conservatrices se sont ralliées à cette initiative qu\u2019elles avaient au départ dénoncée.Le vote s\u2019est soldé par un résultat de 269 votes pour et aucun vote contre.Toutefois, certains conservateurs présents à la Chambre des communes se sont abstenus de voter.C\u2019est le cas notamment de l\u2019Ontarien Larry Miller.Le lieutenant québécois de Stephen Harper, Christian Paradis, ainsi que le ministre Maxime Bernier, qui le premier avait exprimé son appui à l\u2019initiative, brillaient par leur absence.Le projet de loi C-419 prévoit que les dix agents du Parlement doivent «comprendre le français et l\u2019anglais sans l\u2019aide d\u2019un interprète» et «s\u2019exprimer clairement dans les deux langues officielles».Au nombre des agents du Parlement, on compte le vérificateur général, le directeur général des élections, le commissaire aux langues officielles, les commissaires à la protection de la vie privée, à l\u2019information et celui au lobbying.Le nouveau vérificateur général La nomination au poste de vérificateur général de l\u2019unilingue anglophone Michael Ferguson en novembre 2011 est à l\u2019origine de ce projet de loi.Cette nomination s\u2019ajoutait à celles de juges unilingues anglophones à la Cour suprême du Canada.Devant le tollé créé, M.Ferguson s\u2019était engagé à apprendre le français au cours de sa première année en fonction.Il n\u2019en a pas été capable: à l\u2019automne 2012, il n\u2019a pas su répondre aux questions posées en français par les journalistes.Le gouvernement avait d\u2019abord indiqué qu\u2019il s\u2019opposait au projet de loi, mais le député Maxime Bernier s\u2019est pro- noncé publiquement en sa faveur.On dit que les pressions de coulisses québécoises ont eu raison des réticences conservatrices.Toutefois, le gouvernement s\u2019apprêterait à amender le projet de loi en comité parlementaire pour faire en sorte que l\u2019exigence de bilinguisme s\u2019applique à seulement huit des 10 agents.On ignore si les huit seraient désignés à l\u2019avance ou si l\u2019identité des huit fluctuerait au rythme des nominations.Le Devoir Le bisphénol A perturbe le développement du cerveau en bloquant l\u2019expression d\u2019un gène PAULINE GRAVEL Le bisphénol A (BPA) qui entre dans la composition de divers plastiques et du revêtement de boîtes de conserve bloque l\u2019expression d\u2019un gène dont le rôle est crucial dans le développement des neurones du cerveau, a découvert une équipe de l\u2019Université Duke en Caroline du Nord.Diverses études menées chez l\u2019animal ont mis en évidence les dangers de l\u2019exposition au BPA, qui pourrait engendrer des problèmes de santé d\u2019ordre comportemental, mais aussi des troubles de la reproduction et du système immunitaire, voire l\u2019obésité et le cancer.Certaines de ces études suggèrent aussi que les nourrissons et les jeunes enfants seraient plus vulnérables que les autres aux effets du BPA.Pour cette raison, la Food and Drug Administration (FDA) a banni en juillet 2012 l\u2019utilisation du BPA dans les biberons et les tasses pour bébé, et Santé Canada lui a emboîté le pas.Alors qu\u2019il a été démontré que le BPA affecte le développement du système nerveux, on en sait peu sur les mécanismes par lesquels il intervient.Au début de leur développement, les neurones JONATHAN HAYWARD PC L\u2019utilisation du BPA dans les biberons et les tasses poiu bébé est bannie en raison de la vulnérabilité des noiurissons à cette substance.contiennent une concentration élevée de chlore.Mais à mesure que se poursuit leur maturation, une protéine dénommée KCC2 transporte les ions chlore à l\u2019extérieur des cellules nerveuses, car des niveaux de chlore trop élevés dans les neurones compromettraient leur aptitude à migrer à leur bon emplacement dans le cerveau, expliquent les chercheurs dans l\u2019article qu\u2019ils ont publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.Kcc2 bâillonné L\u2019équipe de Wolfgang Liedtke, professeur de neurobiologie à l\u2019Université Duke, a donc exposé des neurones de rongeurs et d\u2019humains à d\u2019infimes concentrations de BPA.Les chercheurs ont alors remarqué qu\u2019en présence de BPA, le gène Kcc2 \u2014 qui fabrique la protéine KCC2 \u2014 interrompt son activité, ce qui entraîne un retard dans la sortie des ions chlore en raison de la pénurie du transporteur KCC2.Les chercheurs ont également remarqué qu\u2019une autre importante protéine participant au bon fonctionnement du cerveau, la MECP2, qui se lie au gène Kcc2, est à l\u2019origine de cette perturbation, car le BPA, en favorisant l\u2019accumulation de la MECP2, contribue à un plus grand bâillonnement du gène Kcc2.Dans leur article, les chercheurs précisent aussi que les neurones provenant d\u2019individus de sexe féminin étaient plus sensibles à la toxicité du BPA que ceux issus d\u2019individus mâles.Une information qui pourrait bien être reliée au fait que la molécule de BPA, par sa forme, ressemble beaucoup à l\u2019œstrogène.Les chercheurs affirment bien humblement qu\u2019ils viennent de mettre au jour qu\u2019un aspect de l\u2019effet du BPA.Le Devoir Besoin de générer des idées créatives ?27 MARS 2013 MAITRISER LE BRAINSTORMING ET LES SESSIONS CRÉATIVES Formateur François Descarie Substance stratégies AGREE PAR ^\"'0%\tHH yUCbeC Q Ea soFEDuc LA PREMIERE ECOLE DE FORMATION POUR LES PROFESSIONNELS DES COMMUNICATIONS CWIPUS INFOPRESSE* INSCRIPTION OU INFORMATION: 514 840-3377 OU CAMPUS@iNFOPRESSE.COM CAMPUS.iNFOPRESSE.COM Offre d'emploi PUBLICITE 1 r' ) P Au Service de police de la Ville de Montréal La Ville de Montréal et le SPVM manquent de respect envers leurs policiers et policières en affirmant qu'ils travaillent actuellement trois jours par semaine.C'est faux.Le nombre d'heures dans l'horaire modernisé est exactement le même que dans l'horaire désuet auquel ils veulent forcer un retour.En imposant ce retour à un horaire des années '70 qui oblige une rotation jour-soir-nuit, ils réduisent la qualité du service à la population et rendent impossible la conciliation travail-famille.La Ville ne doit pas pousser les policiers et policières à la retraite anticipée ou à la maladie, car les remplacer sera difficile.DESCRIPTION DU POSTE: Vous aimez vous faire menacer à tous les jours ?Vous voulez travailler avec des équipements désuets, un fonds de pension en sursis, un horaire de travail digne des années '70, sans égard pour votre santé et votre vie familiale ?Et le tout, sans aucun respect de l'employeur et des élus montréalais ?Cette offre d'emploi est pour vous.Le Service de police de la Ville de Montréal pourrait bientôt avoir plusieurs postes de patrouilleurs à combler.Le candidat ou la candidate idéal n'a aucune vie de famille, aime travailler dans un climat hostile et se plaît dans un environnement de travail dangereux.TÂCHE PRINCIPALE: L'employé assure la sécurité des Montréalaises et des Montréalais TÂCHES CONNEXES: Dans le cadre de ses fonctions, l'employé peut être appelé à agir comme: \u2022\tPsychologue \u2022\tTravailleur social \u2022\tPercepteur de taxes via les contraventions QUALITÉS REQUISES: \u2022\tGrande patience \u2022\tInsensible aux intempéries \u2022\tSanté de fer \u2022\tImperméable aux insultes \u2022\tPeu sensible au décalage horaire en raison de l'horaire « roulette » \u2022\tSpécialiste des questions Juridiques pour témoignage à la cour \u2022\tCapacité à travailler pour un employeur qui n'a ni vision ni reconnaissance RÉMUNÉRATION: \u2022\tSe situant au 32® rang (sur 34) des corps policiers du Québec avec l'offre patronale du régime de retraite HORAIRE DE TRAVAIL : \u2022\tParfois de Jour, parfois de soir, parfois de nuit \u2022\tAucune régularité \u2022\tSans possibilité de conciliation travail-famille.MISE EN GARDE - Malgré les prétentions de Temployeur, il ne s'agit pas d'un horaire de trois jours Fraternité des policiers et policières de Montréal LE DEVOIR, LE JEUDI 28 EEVRIER 201 A 7 ACTUALITES Benoît XVI acclamé par la fonle pour son ultime audience JEAN-LOUIS DE LA VAISSIERE au Vatican \\ A la veille de sa démission historique, Benoît XVI a été acclamé par une foule chaleureuse, mercredi au Vatican, lors d\u2019adieux émouvants au cours desquels il a évoqué «les eaux agitées» de son pontificat et assurq que «Dieu ne laisse pas couler la barque» de l\u2019Église.Devant quelque 150000 personnes qui l\u2019applaudissaient à tout rompre, en brandissant des drapeaux et des banderoles disant «merci» dans toutes les langues, Joseph Ratzinger a évoqué «les eaux agitées» de ses huit ans de pontificat.Auparavant, par un temps frais mais avec un grand soleil, il avait fait un long tour de la majestueuse place en papamobile décapotée.Voûté et frêle, mais souriant et ému, à l\u2019approche de ses 86 ans, il s\u2019est arrêté à plusieurs reprises pour embrasser des bébés et des enfants.Lors de son ultime audience publique, la 348®, il a aussi exprimé sa confiance dans l\u2019Église et les simples fidèles rencontrés sur les cinq continents qu\u2019il a remerciés longuement dans plusieurs langues, du portugais à l\u2019arabe, de l\u2019italien au polonais.«Je suis vraiment ému et je vois l\u2019Église vivante» y a-t-il lancé à plusieurs reprises, en réponse aux acclamations de la foule qui scandait son nom en italien, «Benedetto, Benedetto!» L\u2019accent était mis sur la confiance dans l\u2019avenir.Mais, durant le pontificat, a-t-il reconnu, «il y a eu aussi des moments pas faciles, dans lesquels les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l\u2019histoire de l\u2019Église».Des controverses Le pontificat de Benoît XVI a été ponctué de controverses, notamment sur la levée de l\u2019excommunication d\u2019un évêque révisionniste, mais surtout sur Ja gestion d\u2019un vieux scandale sordide dans l\u2019Église, celui des centaines de prêtres pédophiles que la hiérarchie a parfois protégés.Plus récemment, le scandale Vatileaks a révélé de nouvelles intrigues au Vatican, tandis que la presse évoquait la présence d\u2019un «lobby gai».«Le Seigneur semblait dormir, mais j\u2019ai toujours su que la barque de l\u2019Église n\u2019est pas mienne, n\u2019est pas nôtre, mais qu\u2019elle est Sa barque et qu\u2019il ne la laisse pas couler», a souligné Benoît XVI, en référence à un célèbre passage de l\u2019Évangile où les apôtres s\u2019affolent dans la tempête sur le lac de Tibériade, le Christ endormi à côté d\u2019eux dans la barque.«Dieu guide son Église, la soutient toujours et aussi dans les moments difficiles», a-t-il affirmé dans une dernière recommandation, en demandant à 1,2 milliard de catholiques de prier pour les cardinaux qui devront élire son successeur en conclave le mois prochain.Benoît XVI a envoyé simultanément à ses 2,5 millions de «followers» ce qui pourrait être H TIZIANA FABI AGENCE FRANCE PRESSE Quelque 150000 personnes ont assisté mercredi à la dernière audience du pape Benoît XVI, au cours de laquelle il a notamment exprimé sa confiance dans l\u2019Église et remercié longuement les fidèles dans plusieurs langues, du portugais à l\u2019arabe, de l\u2019italien au polonais.le dernier twitt de son pontificat, leur demandant de redécouvrir «la joie d\u2019être chrétien».Le pape est longuement revenu sur sa décision de démissionner, qui n\u2019a pas été toujours bien comprise, y compris par les catholiques : «Aimer l\u2019Église signifie aussi avoir le courage de faire des choix difficiles», a-t-il dit, se déclarant «conscient de la gravité et de la nouveauté» de sa décision.«Je ne reviens pas à la vie privée, à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences, etc.Je n\u2019abandonne pas la croix, mais je reste d\u2019une façon nouvelle près du Seigneur crucifié.Je n\u2019assume plus le pouvoir de la charge du gouvernement de l\u2019Église, mais je demeure dans le service de la prière», a-t-il dit.Dans la foule, de nombreux laïcs, mais aussi des religieux, dont une soixantaine de cardinaux.«C\u2019est vraiment une joie pour nous d\u2019être là aujourd\u2019hui pour ce moment historique», confiait Alban, qui étudie au séminaire français de Rome.Anna Santamaria, retraitée d\u2019Orte, qui voulait «le voir une dernière fois», dit «comprendre sa décision».«A son âge, c\u2019est trop difficile», a-t-il dit.Alors que Leonardo Rossi, un jeune de rOpus Dei, n\u2019est pas du même avis: «Ce n\u2019était pas le moment, avec tous les problèmes que traverse l\u2019Église.» Grands moments Des paraboles de télévision et des écrans géants étaient installés, comme à tous les grands moments, des funérailles de Jean-Paul II en 2005 à sa béatification en 2011.Si l\u2019audience a respecté le même déroulé que les autres, il n\u2019y a en revanche pas eu de baciamano, ce défilé de personnes qui ont le privilège de baiser l\u2019anneau du pape et d\u2019échanger quelques mots avec lui.Le pape ne voulait marquer aucune différence en ce moment de départ, entre les gens importants et les anonymes.Le pape allemand, qui a pris la décision historique de démissionner, est le premier pontife à le décider librement en sept siècles.Il avait annoncé le 11 février qu\u2019il n\u2019avait plus les forces d\u2019assumer ses fonctions face aux défis d\u2019un monde en pleine mutation.Jeudi, Joseph Ratzinger quittera le Vatican, sans cérémonie, pour se retirer sous le titre de «Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite» dans sa résidence d\u2019été de Castel Gandolfo.Puis il s\u2019installera dans un monastère, caché aux yeux du monde, sur la colline du Vatican.Avec une simplicité correspondant à son tempérament, le pape mettra fin à ses fonctions jeudi à 19 h GMT.Iden ne marquera cet instant.Agence France-Presse Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I «N «D REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100 \u2022 150 Achat vente échangé 160*199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 200 \u2022 250 Achat vente échangé 251 \u2022 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOEERES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS QUEBEC Jardins-Mérici (sans agent) Vue splendide sur fleuve a l\u2019annee, 4® etage Climatisation, ultra-lumineux, piscine creusee, 2 chambres a coucher + solarium Chambre principale avec walk-in Cuisine et salle de bains renovees (plancher-chauffant) Stationnement intérieur, 2 rangements intérieurs Inclus electromenagers de la cuisine, meubles sur mesure dans bureau et luminaires 418-658-8348 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avec un rendement de 4% comparativement à 4,2%.Pour la même année.Teachers, la caisse de retraite des enseignants ontariens dont les résultats sont publiés en avril, a réalisé 11,2%.Depuis son entrée en scène au lendemain de la crise qui a fait perdre 40 milliards à la Caisse en 2008, Michael Sabia a restructuré l\u2019organisation pour en extraire les éléments les plus risqués.Il a réduit de beaucoup le recours aux produits struc- E turés et aux emprunts milliardaires destinés à produire un effet de levier très pénalisant en période de chute rapide des marchés.,\tEn contrepartie, la Caisse a désormais re- \u2018 cours à la gestion passive pour le cinquième de I\tinvestissements au moyen de produits cal- qués sur les indices, ceux-là mêmes que les ges-tionnaires tentent de surpasser sans y parvenir.Jean-Robert Par ailleurs, sous la pression du milieu po-Sansfaçon litique, la Caisse a investi davantage dans les sociétés québécoises et depuis quelques mois, elle a entrepris de réduire ses transactions quotidiennes en Bourse au profit d\u2019investissements à long terme dans un nombre restreint de titres de sociétés d\u2019envergure mondiale, à la façon du célèbre milliardaire Warren Buffett.Malgré ces changements (certains très récents, il est vrai), la Caisse offre une performance décevante au regard des autres fonds d\u2019importance.Dans les actions canadiennes, par exemple, secteur qu\u2019elle connaît le mieux, elle n\u2019est pas parvenue à battre l\u2019indice de référence au cours des trois dernières années, se privant ainsi de plusieurs centaines de millions.Mince consolation d\u2019entendre M.Sabia répondre qu\u2019il reste beaucoup à faire ! Autre sujet d\u2019inquiétude : la Caisse a investi énormément d\u2019argent dans SNC-Lavalin, dont elle est le deuxième actionnaire, et plus récemment, dans Genivar, dont le nom revient souvent dans la bouche des témoins à la commission Charbonneau.Mercredi, M.Sabia a réitéré sa confiance dans la nouvelle direction de SNC-Lavalin malgré la chute brutale de l\u2019action en Bourse et les nombreuses accusations de fraude qui ne peuvent pas avoir été le fait d\u2019individus isolés dans l\u2019entreprise.Certes, la Caisse agit de façon autonome, mais il devient très gênant que la caisse d\u2019épargne des Québécois soit un actionnaire important de sociétés soupçonnées d\u2019avoir détroussé les contribuables.Sous la direction de Michael Sabia, la Caisse a pris une orientation prudente axée sur le long terme et c\u2019est tant mieux.Ce qu\u2019on ne sait pas, faute d\u2019analyse externe objective, c\u2019est si les décisions qui accompagnent ce choix sont aussi pertinentes qu\u2019on veut nous le faire croire.Le mandat de M.Sabia venant à échéance l\u2019an prochain, le moment est venu pour le gouvernement d\u2019en faire le bilan.OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE La mauvaise cible Bernard Descôteaux ____ empête dans un verre d\u2019eau que cet oukase d\u2019un ins- r n pecteur de l\u2019Office de la langue française bannissant des mots italiens comme pasta des menus de restaurants ?On peut bien sûr penser que cela n\u2019est pas si grave, néanmoins, il a venté suffisamment fort dans ce verre d\u2019eau pour qu\u2019il déborde.Certains ont été éclaboussés, l\u2019OQLE, le gouvernement Marois et nous tous, Québécois, alors qu\u2019ont resurgi dans la presse anglophone tous les clichés sur cette société anxieuse qui cherche à se protéger en recourant à une police de la langue.Il est vrai que l\u2019on trouve au Québec des zélotes de la langue qui ne peuvent tolérer des emprunts à l\u2019anglais comme W.-C., parking ou week-end.Des emprunts, cela existe dans toutes les langues.Il ne faut surtout pas se surprendre que dans une société multiethnique comme cela se trouve à Montréal, il ~ s\u2019en trouve dans la langue de tous les jours.Quoi de plus normal que de retrouver dans r\tnotre vocabulaire culinaire le mot pasta ou dans le langage courant d\u2019un anglophone montréalais le mot « dépanneur »?Pour l\u2019Qffice de la langue française, il y a beaucoup plus important que de se mettre à la chasse de mots anglais, comme « on/off » sur des appareils électriques, et d\u2019exiger du propriétaire de l\u2019entreprise de les cacher par un collant.Le fautif est, on devrait pourtant le savoir à l\u2019OQLE, le fabricant de l\u2019appareil, pas le propriétaire de l\u2019appareil.Nos maisons sont d\u2019ailleurs remplies d\u2019appareils ménagers ou électroniques dont les indications d\u2019usage ne sont qu\u2019en anglais.Les excès de zèle linguistiques de l\u2019QQLE peuvent être très dommageables, tout particulièrement à l\u2019heure des réseaux sociaux.Qn a vu à quelle vitesse s\u2019est propagé l\u2019exemple du restaurant Buonanotte et de son menu en italien, vite devenu une sorte de scandale socioculturel.Une partie de la planète a pu se moquer des Québécois, tandis que les adversaires de la loi 101 et du projet de loi 14 par lequel le gouvernement Marois veut la renforcer montaient aux barricades.Il faut prendre garde toutefois à ne pas donner plus d\u2019importance qu\u2019il ne le faut à cet incident.Il n\u2019y a pas de « Pastagate ».Bien sûr, l\u2019expression est ironique, mais les adversaires de la loi 101 aimeraient bien que l\u2019on se laisse assaillir par la culpabilité.Non, ne commençons pas à nous autoflageller.Le problème, ce n\u2019est pas la loi 101.Ne la prenons pas pour cible.Le problème, c\u2019est toujours et encore la fragilité de la langue française.Le risque d\u2019une telle controverse est d\u2019occulter le débat de fond.Ce n\u2019est pas parce que quelques inspecteurs de l\u2019QQLE se sont laissés emporter par leur zèle qu\u2019il faut les sortir des commerces de Montréal.Au contraire, il faut demeurer vigilants.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE DCfiNjTicN Pu PerîT SoeePT (MAIîç.T) rowPuîT 'a SfcT\u20180M CiRCUi-AiRE OffTlWf'a FAÎBf PASSER DW LETTRES Amère déception et faible espoir Au terme d\u2019une journée et demie d\u2019échanges dirigés par un gouvernement qui, si on le compare au précédent, a au moins ouvert les yeux et tendu l\u2019oreille pour scruter la question de l\u2019enseignement supérieur, peut-on affirmer, comme M\u201c® Marois l\u2019a dit, qu\u2019««7 n\u2019y a pas de perdants »t Et que la «crise sociale est terminée »1 L\u2019optimiste en moi aimerait y croire, mais ce n\u2019est pas le cas.La colère bout encore.C\u2019est une indignation à vif qui s\u2019est emparée de la rue mardi après-midi.C\u2019est une foule majoritairement pacifique, accablée par les décisions prises autour d\u2019une table de «complets-cravates » oû la diversité des revendications étudiantes a été sous-représentée, qui a scandé ses idéaux d\u2019une voix encore rauque du printemps passé.J\u2019arrive à voir une lueur d\u2019espoir avec la proposition des cinq chantiers, mais l\u2019indexation annoncée laisse un goût amer généralisé.Le débat de fond n\u2019apparaît pas avoir été abordé en profondeur, les enjeux que représente l\u2019éducation sous l\u2019angle d\u2019un choix de société à considérer collectivement sont encore oubliés, voilés par des thèmes à saveur économique.L\u2019élément central dépasse celui des frais afférents, du financement, de l\u2019aide financière aux études, voire de l\u2019accessibilité ou de la reddition des comptes.La question est celle de la place que le Québec compte offrir dans l\u2019ordre de ses priorités à l\u2019éducation et pas seulement celle du niveau supérieur.La paresse intellectuelle semble avoir masqué la valorisation des connaissances, la «malculture» est partout.Mais on ne comptabilise pas cela.Dommage, car l\u2019éveil au savoir est vecteur de lilierté, liberté de penser et de s\u2019exprimer.A quand un chantier oû la force des mots l\u2019emportera sur le poids des chiffres ?Adèle Clapperton-Richard Etudiante en études internationales, Université de Montréal Le 27février 2013 Ouf! Le Québec, notamment sa jeunesse étudiante, l\u2019a échappé belle; l\u2019idée de moduler les droits de scolarité par faculté vient d\u2019être mise de côté par madame Marois.La mise en œuvre de cette idée, fortement soutenue par le PLQ, certains recteurs et le milieu des affaires, aurait été une grande victoire des courants qui rêvent de casser le « modèle québécois » de démocratisation de l\u2019éducation.Demander plus cher aux étudiantes et étudiants en médecine parce que leur formation coûte plus cher et parce que leurs revenus plus élevés leur faciliteront le remboursement de leurs dettes rompt avec les principes de prise en charge publique du financement de l\u2019éducation, de valorisation de toutes les formations et d\u2019imposition des charges fiscales sur la base des revenus encaissés et non des revenus «anticipés».Que le gouvernement veille à l\u2019établissement de la justice fiscale et il pourra financer tous ses programmes sans penser, même furtivement, à recourir à des modalités de financement qui, en définitive, ont un objectif évident: faire en sorte que les parvenus ne paient pas leur juste part du fardeau fiscal.Gilles Dussault Québec, le 26 février 2013 Retour sur le Pastagate Que n\u2019aime-t-on pas inventer comme scandale pour dévaloriser le travail essentiel des fonctionnaires de l\u2019Qffice québécois de la langue française.Mais bon, il vaut mieux en rire qu\u2019en pleurer.D\u2019abord, pour une fois que l\u2019QQLE vise un commerçant non anglophone de Montréal \u2014 dans le cas qui nous préoccupe, un restaurant italien \u2014 accordons-nous au moins pour dire que l\u2019intervention sort un peu de l\u2019ordinaire et qu\u2019elle démontre que ledit office ne s\u2019en prend pas qu\u2019au milieu anglophone de Montréal.C\u2019est déjà cela de pris.Mais bon, le restaurateur italien en question prônant le mot pasta dans son menu s\u2019est fait taper sur les doigts.Quille ! D\u2019accord, il y a là matière à y voir un zeste d\u2019exagération.Voilà, il n\u2019en fallait pas plus pour que le scandale éclate.Le « Pastagate » a déferlé en moins que rien sur les réseaux sociaux du Canada, bien avant que l\u2019Qffice québécois de la langue française se soit ravisé, bien avant que Pauline Marois elle-même nous ait parlé de cas isolé.Trop tard.Le gouvernement québécois était à nouveau taxé de raciste et d\u2019excessif d\u2019un océan à l\u2019autre de « notre plus beau pays» si bilingue.N\u2019importe quoi! Yvan Giguère Saguenay, le 26 février 2013 LIBRE OPINION De leur côté du rideau CLAUDEL P-DESROSIERS Etudiante en médecine.Université de Montréal Coauteure du livre Pour un printemps.Livre citoyen Je regarde les nouvelles, et tout ce que je vois est des images du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur.Ça me fait tout drôle de pouvoir me dire «fy étais».Durant ces deux derniers jours, j\u2019ai habité cette grande salle.Certes, à titre d\u2019observatrice, mais j\u2019aurai quand même eu la chance d\u2019avoir Pauline Marois, Pierre Duchesne, Martine Desjardins, Guy Breton et tout ce tralala de gens importants assis à quelques mètres de moi.J\u2019avais hâte à ce Sommet.Parce qu\u2019il y a un peu moins d\u2019un an, j\u2019animais à fUniver-sité de Montréal le plus grand mouvement de grève de l\u2019histoire qu\u2019ont connu les facultés de médecine du Québec.J\u2019ai été porte-parole et coauteure d\u2019un livre appelant à un éveil citoyen.J\u2019ai milité, je suis descendue dans les rues, j\u2019ai crié jusqu\u2019à en perdre la voix, j\u2019ai débattu, je suis allée voter, j\u2019ai suivi religieusement l\u2019actualité politique, j\u2019ai écrit dans les journaux, je me suis engagée.Cette cause était profondément ancrée en moi, j\u2019étais sincèrement passionnée.Et j\u2019essaie, encore aujourd\u2019hui, de faire tout ça.Ce Sommet m\u2019intriguait et je refusais de croire, peut-être un peu naïvement, que les dés étaient pipés.J\u2019avais hâte de pouvoir suivre les discussions, de voir les enjeux cruciaux remis au cœur des débats, de pouvoir parler ouvertement de gratuité scolaire sans obtenir simplement comme réponse que c\u2019est impossible.J\u2019avais hâte de rêver d\u2019une vision commune sur l\u2019éducation supérieure au Qué-beç.Mais rien de tout ça n\u2019est arrivé.A la place, entre les sachets de thé Kusmi, la mousse choco-framboise dans les petits pots Mason et les olives mari-nées, les discussions étaient anormalement calmes.Beaucoup de consensus trop faciles sur un sujet aussi important.Des grandes phrases remplies de mots compliqués qui nous laissent sur notre faim.Des propos un peu déroutants du Conseil du patronat, de Legault et de la CREPUQ \u2014 rien d\u2019étonnant.Peu de temps pour analyser en profondeur les questions de financement et d\u2019accessibilité.Un gouvernement serein et confiant, parlant de réformes majeures, de prospérité, d\u2019avenir.Des gens habillés chic qui, du haut de leurs tours d\u2019ivoire, ont oublié ce que c\u2019était d\u2019être étudiant ou étudiante.Des techniciens de l\u2019Arsenal me disaient que monter la salle allait avoir pris plus de temps que le Sommet lui-même.Un photographe de QMI me disait qu\u2019il ne voulait pas devoir couvrir la manifesta- tion du 25 février au soir, de peur d\u2019être poivré et tabassé par les policiers.Un chauffeur de taxi soutenait qu\u2019au Liban, les études en pharmacie coûtent 25000$ par année, et qu\u2019au Québec, on ne pouvait pas penser à la gratuité.Un manifestant a braqué son iPhone en mode vidéo sur moi à ma sortie du Sommet, me lançant du même coup un regard de feu, comme si je devais avoir honte de m\u2019être assise dans cette salle.Je suis encore extrêmement perplexe par rapport aux conclusions de ce Sommet.J\u2019ai encore beaucoup trop de choses qui me trottent dans la tête.J\u2019ai hâte de voir comment les médias et réseaux sociaux vont dépeindre l\u2019évènement dans quelques jours, quelques semaines.Tout ce que je me retrouve à dire en ce moment, c\u2019est «fy étais».Déjà, les étudiants sont de retour dans les rues et la police est prête à toute offensive.J\u2019ai encore des frissons par rapport à ce que nous avons réussi à faire au printemps dernier, et j\u2019ai le goût qu\u2019on se dise : poussons encore plus loin, portons notre voix franche de nos convictions au plus haut des tribunes, ne renonçons pas à notre espoir de voir une éducation supérieure accessible à tous.Ne laissons surtout pas cette réflexion s\u2019effriter.De leur côté du rideau, la rage et la passion étudiante me manquaient. LE DEVOIR LE JEUDI 28 FEVRIER 20IS A 9 IDEES L\u2019après-crise étudiante selon Paul Ricœur Nous sommes entrés dans un temps où il faut « faire du réformisme et rester révolutionnaire » avait dit, après mai 1968, le philosophe, qui aurait eu 100 ans cette année SIMON COUILLARD Enseignant en philosophie, cégep de Drummondville ette année marque le centenaire d\u2019un philosophe regretté, Paul Ricœur.Né à Valence, dans la vallée du Rhône, le 27 février 1913, il est mort en 2005 à l\u2019âge de 92 ans.11 a laissé un nombre considérable d\u2019écrits couvrant un nombre tout aussi considérable de disciplines.Fidèle à lui-même comme aux autres, il a réfléchi sur son siècle, cherchant à le comprendre à travers ses événements de pensée fondamentaux.Aujourd\u2019hui, son œuvre le situe parmi celles des grands noms de l\u2019herméneutique philosophique, tels Heidegger et Gadamer.Au printemps 1968, Ricœur va se retrouver au cœur d\u2019une crise étudiante devenue une crise sociale.11 est alors professeur au Département de philosophie de l\u2019Université Paris X-Nanterre.Dans le cours du mois de mai, alors que la crise bat son plein, Ricœur se range d\u2019abord du côté des étudiants.11 voit dans les événements qui se succèdent rapidement l\u2019indice d\u2019une «révolution culturelle» qui affecte l\u2019Occident, et plus généralement, les sociétés industrielles avancées.Mais le temps passe et les positions se radicalisent.En 1969, il est choisi comme doyen de l\u2019Université, en vue de calmer le jeu et de reprendre le dialogue : il démissionne le 9 mars 1970 avec le sentiment d\u2019avoir été manipulé par le ministre de l\u2019Intérieur dans le cadre d\u2019une intervention policière.AGENCE ERANCE-PRESSE Ce que Paul Ricœur dénonce, du côté de l\u2019extrême gauche, c\u2019est la « groupusculisation » qui fait que chaque groupe subit le chantage d\u2019un autre plus extrême duquel il n\u2019arrive pas à se démarquer, mais aussi une certaine nostalgie passéiste qui vise à «refaire mai».Sur notre photo, le philosophe en mars 1970.Durant son mandat, Ricœur s\u2019est trouvé pris entre les exigences du gouvernement, dans les deux sens, et l\u2019agitation d\u2019extrême gauche (on ira jusqu\u2019à lui renverser une poubelle sur la tête !).Ce qu\u2019il dénonce, du côté de ces derniers, c\u2019est la «groupusculisation» qui fait que chaque groupe subit le chantage d\u2019un autre plus extrême duquel il n\u2019arrive pas à se démarquer, mais aussi une certaine nostalgie passéiste qui vise à «refaire mai».Ricœur fera de son passage à la tête de l\u2019Université un constat d\u2019échec, mais cet échec relatif n\u2019est pas, pour nous, exempt de leçons.Comme philosophe et enseignant, Ricœur se préoccupait davantage de l\u2019éthique de sa profession, de la relation pédagogique, de la liberté de pensée et du rôle de l\u2019institution universitaire dans la société que de son financement.Néanmoins, il aurait été précieux de l\u2019entendre sur les lendemains de la crise sociale au Québec et de l\u2019actuel Sommet sur l\u2019éducation, comme pour lui, «la conviction est la réplique à la crise».Peut-être réitérerait-il sa croyance en une synthèse, comme il l\u2019avait fait en juin 1968 dans son article pour la revue Esprit, intitulé Réforme et révolution dans l\u2019Université : «Les uns, réformistes, seront tentés d\u2019édifier des structures aussi rigides que les précédentes, destinées à capter l\u2019énergie des révolutionnaires et à briser celle-ci là où elle résiste.Les révolutionnaires purs voudront récuser toute institution, où ils verront un piège et un essai de récupération, et dont ils empêcheront le fonctionnement régulier.Aux uns et aux autres, il faut dire ceci: nous sommes entrés dans un temps où il faut faire du réformisme et rester révolutionnaire.Tout l\u2019art du législateur, dans les temps prochains, sera de mettre en place des institutions légères, révocables, réparables, ouvertes à un processus interne de révision et à un processus externe de contestation.» Que la crise se résorbe en conviction et qu\u2019elle trouve le chemin d\u2019institutions nouvelles, c\u2019est bien une des leçons que l\u2019on pourrait retenir de cet homme qu\u2019on commémore cette année.En ce qui nous concerne, peut-être est-il juste d\u2019affirmer qu\u2019il y a une part de réaction dans le compromis qui se profile; mais peut-être représente-t-il aussi une étape nécessaire pour rebâtir le dialogue brisé et la confiance en des institutions discréditées.Une crise est une crise, après tout.L\u2019idée d\u2019un Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, regroupant les intervenants et les spécialistes sous la responsabilité du gouvernement élu, est sans doute une solution que n\u2019aurait pas dédaignée un philosophe, mais le contexte vient nuire à l\u2019idée d\u2019une discussion plus large sur le rôle de l\u2019enseignement supérieur dans notre société.Dure aussi > Le centenaire de Paui Ricœur.Un texte de Marc-Antoine Vallée, chercheur post-doctorant (EHESS/Fonds Ricœur, fondsricoeur.fr).« Ricœur aimait dire que \u201clire un livre, c\u2019est considérer son auteur comme déjà mort et le livre comme posthume \u201d.Et il ajoutait: \u201cEn effet, c\u2019est lorsque l\u2019auteur est mort que le rapport au livre devient complet et en quelque sorte intact; l\u2019auteur ne peut plus répondre, il reste à seulement lire son œuvre.\u201d» A lire à ledevoir.com Richesse de Ricœur.La recension, par Louis Cornellier, du «Que sais-je?» (PUF) consacré à Ricœur et signé par le Québécois Jean Grondin.A lire samedi dans notre Cahier Livres Une journée d\u2019étude sur le philosophe se tiendra le 28 mars 2013 à l\u2019Université Laval.La réplique > Fusion Films Séville et Alliance Vivaeilm Un appui inconditionnel au cinéma québécois ! Notre engagement est clair : les Films Séville s\u2019engagent à maintenir des investissements substantiels dans les films d\u2019ici A PATRICK ROY Président, Les Films Séville u cours des dernières semaines, quelques voix se sont élevées dans l\u2019industrie du cinéma québécois afin d\u2019exprimer des craintes à la suite du regroupement des Films Séville et d\u2019Alliance Vi-vafilm.C\u2019est en tant que nouveau président des Films Séville que je souhaite m\u2019exprimer afin de partager nos intentions et rectifier certaines inexactitudes qui circulent présentement.D\u2019entrée de jeu, je tiens à préciser que Les Films Séville, avec leur siège social basé à Montréal, sont une filiale autonome de Entertainment One (eOne).eOne est quant à elle une compagnie inscrite à la Bourse de Londres, mais canadienne et non britannique, comme on a pu le lire dans certains médias.De plus, notre engagement est clair et je le réitère.Les Films Séville souhaitent main- Nous souhaitons une saine et dynamique compétition en distribution de films au Québec parce que malgré leur taille, Les Films Séville ne peuvent pas tout faire tenir l\u2019investissement substantiel dans le cinéma québécois auparavant accordé par Alliance Vivafilm et Les Films Séville.Et j\u2019ajouterais que notre volonté est même d\u2019en faire encore plus.Les gens qui nous connaissent savent que nous sommes passionnés par le cinéma québécois; à preuve, nous nous sommes impliqués au cours des 15 dernières années dans la distribution de plus de 150 films québécois, dont plus de 40 premières œuvres.Et je suis convaincu qu\u2019avec l\u2019union des forces des Films Séville et Le déclencheur «Après que le Bureau de la concurrence (BdC) a fait savoir jeudi dernier qu\u2019il ne s\u2019opposait pas à la vente d\u2019Alliance Eilms à Entertainment One (eOne) de Toronto pour 225 millions de dollars, des voix se lèvent.Le président de l\u2019Association des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIEQ), Louis Dussault, déjà réfractaire au projet en septembre dernier, remet en cause les conclusions du BdC.[.] Use demande avec quels fonds il pourrait bien les concurrencer.» Interrogations sur la fusion Alliance/eOne, Qdile Tremblay, Le Devoir, 8 janvier 2013 d\u2019Alliance Vivafilm, nous avons encore plus à offrir aux créateurs québécois, ici et à l\u2019étranger.En effet, notre entreprise, en plus de distribuer de nombreux films québécois à l\u2019internatipual, est aussi présente aux Etats-Unis, en Angleterre, en Irlande, en Hollande, en Belgique, en Espagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande.11 est pertinent de rappeler, par exemple, que c\u2019est notre compagnie qui distribue, autant au Québec qu\u2019à l\u2019étranger, le film Incendies de Denis Villeneuve.De plus, nous avons distribué \u2014 ou allons prochainement le faire \u2014 plusieurs films québécois à l\u2019international et directement sur nos territoires, notamment Incendies en Austfalie, Starbuck aux Etats-Unis et en Australie, ainsi que Inch\u2019Allah aux Etats-Unis.Sans oublier les centaines de festivals de films internationaux où nous avons accompagné de nombreux films québécois.C\u2019est là un appui réel et fort à nos talents québécois, qui continuent de rayonner sur la planète.Je respecte les craintes exprimées par certains producteurs québécois, mais il est faux de prétendre que nous avons refusé certains projets parce qu\u2019ils ne cadrent plus dans les plans de l\u2019entreprise.Nous avons toujours eu et aurons toujours la prérogative de refuser certains projets, en nous basant sur notre évaluation de leur contenu et de nos ressources financières, mais nous allons continuer d\u2019encourager au Québec la diversité des voix, des genres, et ce, autant pour la relève que, pour les réalisateurs établis.A titre d\u2019exemple, au cours des dernières semaines, nous avons présenté 21 projets de films québécois aux institutions afin d\u2019obtenir du financement en production; le tout, en collaboration avec 16 sociétés de production québécoises.Je reconnais aussi l\u2019exactitude de certains constats énoncés par le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIFQ) la semaine dernière lors d\u2019une rencontre de presse.En effet, les défis sont nombreux pour les distributeurs d\u2019ici et de partout dans le monde, et ce, qu\u2019ils soient de grande ou petite taille.Notre industrie est en profonde mutation et nous devons sans cesse nous réinventer.Nous devons tous composer avec des changements technologiques importants, mais l\u2019impact de ceux-ci n\u2019est pas que négatif et il y a des opportunités que tous peuvent saisir.11 est faux toutefois de prétendre que notre entreprise peut imposer sa volonté aux propriétaires de salles ou à quelque autre partenaire de notre industrie.Nous sommes tous confrontés à la même réalité : c\u2019est la performance de nos films qui fait foi de tout SOURCE SÉVILLE Ce sont Les Films Séville, rappelle l\u2019auteur, qui distribuent, autant au Québec qu\u2019à l\u2019étranger, le film Incendies de Denis Villeneuve.et qui permet d\u2019assurer une longue présence de ceux-ci sur les différentes plateformes d\u2019exploitation.Nous souhaitons une saine et dynamique compétition en distribution de films au Québec parce que malgré leur taille.Les Films Séville ne peuvent pas tout faire.Le RDIFQ regroupe huit entreprises qui ont un rôle à jouer tout comme des entreprises telles que Métropole Films et Remstar, dont le RDIFQ parle peu, mais qui pourtant contribuent depuis de nombreuses années à la vitalité de notre cinéma.Nous pensons aussi que le regroupement des Films Séville et d\u2019Alliance Vivafilm mènera probablement à la création de nouveaux distributeurs qui voudront profiter d\u2019un espace à combler dans le marché.Cette situation offrira aussi de réelles opportunités aux distributeurs existants d\u2019accroître leur niveau d\u2019activité en distribution.Une belle occasion à saisir donc pour les gens qui sauront faire preuve\t^ source séville de dynamisme, d\u2019audace et de Le film Starbuck, de Ken Scott, est distribué aux États-Unis et en détermination.\tAustralie.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), PauHne Gravel (sciences), Fabien DegÜsefsocféféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Michel Da5Ad(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec), Jeanne Corriveau et Brian Myles (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté (reporter) ; information culturelle : Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), OdÜe Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffent (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy AjeAWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ¦, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie Eolie-Boivin et Louis Gagné {pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : Andréanne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant / soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)', Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBOCITÉ Vincent Spiridigliozzi (directeur adjoint), Céline Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Evelyne De Varennes, Amel Elimam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Rainville, Nadia Sebai', Ousmane C.Touré (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise G\\rBrd(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web).Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie Eilion, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, Céline Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 10 LE DEVOIR LE JEUDI 28 EEVRIER 20IS ACTUALITES FÉCONDATION SUITE DE LA PAGE 1 nique de fertilité du CHUM et la clinique OVO, dont il est l\u2019un des actionnaires.11 est également président de la Société québécoise de fertilité et d\u2019andrologie.Développement de l\u2019offre publique malgré tout Même si Québec estime que la demande atteint un plateau et qu\u2019il n\u2019y a, actuellement, pas vraiment de listes d\u2019attentes pour accéder aux services, l\u2019objectif d\u2019ajouter une capacité de plus de 4500 cycles dans le réseau public au cours des prochaines années est maintenu, indique le MSSS.Une augmentation de plus de 50% par rapport à l\u2019offre actuelle.Les raisons de ce développement public, même si on ne prévoit plus de croissance de la demande ?L\u2019idée est d\u2019offrir un «plateau complet de services gratuits», de «desservir les régions» (Québec et Sherbrooke) et de «rendre disponibles des services de pointe comme le diagnostic préimplantatoire», indique M\u201c® Vanheu- verzwijn, au MSSS.Les patientes souhaitent-elles délaisser les cliniques privées implantées depuis plusieurs années?On observe moins un déplacement des patientes des cliniques privées vers la nouvelle clinique du CHUM que du CUSM vers les autres cliniques, privées ou publiques, constate-t-on en analysant les statistiques disponibles.En effet, au CUSM, on observe une baisse de 9% de la cadence, avec 17 FIV de moins par mois en 2012-2013 que l\u2019année précédente, a calculé Le Devoir à partir de données publiques.Le Montreal Fertility Centre et la clinique OVO ont connu une croissance respective de 18% et 8% dans le même intervalle, alors que le Montreal Reproductive Centre et Procréa maintiennent un rythme assez stable depuis 2 ans.Les cliniques privées réalisent les deux tiers des cycles de FfV au Québec.Cette variable est stable depuis 2 ans.Le CHUM en sous-capacité Au CHUM, on est loin d\u2019avoir atteint la cadence espérée de 2000 cycles par an.Ouverte en décembre 2011, la clinique à la fine pointe de la technologie a nécessité un investissement de 16 millions de dollars.En 8 mois, en 2012, on y a complété 310 cycles.«Ça a démarré tranquillement», reconnaît le François Bis-sonnette.Toutefois, il précise qu\u2019on peut y traiter des cas plus délicats ou complexes.«Le CHUM, on y croit, dit le Bissonnette.Mais je me questionne en voyant les chiffres.Est-ce qu\u2019il y a lieu de continuer les développements de nouvelles cliniques [au public] sans compter?», demande-t-il.11 y a trois nouvelles cliniques publiques dans les cartons du MSSS.Au CHU Sainte-Justine, on prévoit compléter, pour la première année d\u2019opération en 2013, 200 cycles de FIV, et 400 d\u2019ici trois ans.Québec y a investi 5,1 millions.Le CHU de Québec, encore à l\u2019étape du plan d\u2019affaires, doit commencer à recevoir des patients en 2014 et vise, à terme, 2000 cycles par an.L\u2019hôpital estime avoir besoin de 20 millions pour lancer sa clinique.Québec n\u2019a pas encore confirmé les montants qui seront accordés.Le projet du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) a été retardé, alors que la clinjque de FIV devait ouvrir à l\u2019automne 2012.A terme, elle doit réaliser 500 cycles par an : cela nécessitera un investissement d\u2019environ 5 millions de dollars.Le Devoir DUVALIER SUITE DE LA PAGE 1 d\u2019instruction Carvès Jean.Ce dernier avait également fait valoir que la notion de crime contre l\u2019humanité n\u2019existe pas dans le droit haïtien.Qn n\u2019en est pas encore au stade du procès, mais un pas a été franchi jeudi dernier puisque le juge de la Cour d\u2019appel, voyant que l\u2019ancien homme fort haïtien s\u2019était encore défdé, pour une troisième fois consécutive, a ordonné l\u2019émission d\u2019un mandat d\u2019amener, qui a un caractère contraignant, ne se contentant plus d\u2019une simple citation à comparaître.Lors des audiences précédentes, les avocats de l\u2019ancien dictateur avaient justifié l\u2019absence de leur client par une politisation présumée de la procédure, et multiplié les requêtes, notamment une requête visant à dessaisir le tribunal.Passeport diplomatique «Bébé Doc», qui est le fils de François Duvalier, le président qui a régné sur la république antillaise de septembre 1957 jusqu\u2019à sa mort en avril 1971, se présentera-t-il enfin devant le juge ce jeudi?Ce n\u2019est pas certain, d\u2019autant moins que des rumeurs persistantes veulent qu\u2019il se soit fait délivrer un passeport diplomatique, document qui l\u2019aiderait grandement s\u2019il décidait de s\u2019enfuir vers un pays au régime complaisant.«Et il n\u2019a jamais fait l\u2019objet d\u2019un mandat de détention préventive même s\u2019il est frappé d\u2019une interdiction de sortie du territoire.Plusieurs personnes craignent qu\u2019il ne cherche à obtenir l\u2019asile quelque part en disant qu\u2019il fait l\u2019objet de persécution», note Philippe Tremblay, directeur des affaires juridiques d\u2019Avocats sans frontières, une organisation qui conseille les avocats haïtiens des victimes tout en agissant à titre 6?amicus curiae auprès de la Cour d\u2019appel haïtienne pour l\u2019éclairer AGENCE ERANCE-PRESSE Jean-Claude Duvalier, alias «Bébé Doc» sur certains points de droit international.Jean-Claude Duvalier bénéficie toujours de soutien important au sein des classes dirigeantes haïtiennes et, notamment, du président Michel Mar-te%, qui a déjà exprimé le souhait qu\u2019il soit amnistié.«S\u2019il n\u2019est pas là jeudi, il est de la responsabilité du gouvernement d\u2019expliquer pourquoi, a dit Béatrice Vaugrante, directrice générale de la section francophone canadienne d\u2019Amnistie internationale, dans une entrevue téléphonique au Devoir.Avec un passeport diplomatique, le risque de fuite est réel.S\u2019il n\u2019est pas là, nous demanderons qu\u2019on l\u2019arrête.» «Le fait qu\u2019il y ait mandat d\u2019amener est une étape importante, mais on sait très bien que M.Duvalier peut partir, sortir, être malade, trouver tout un tas d\u2019arguments pour ne pas se présenter», a-t-elle poursuivi.Manque de ressources La justice haïtienne, surtout depuis le séisme de 2010, manque de ressources tant matérielles qu\u2019humaines, ce qui la rend fragile et donc vulnérable aux ingérences politiques.Et il y a lieu de se poser de sérieuses questions lorsqu\u2019un prévenu se voit octroyer un passeport diplomatique ! La,totalité des crimes commis par les agents de l\u2019Etat haïtien sous le régime des Duvalier est restée impunie.Dans un rapport intitulé On ne tue pas la vérité.Amnistie internationale soutenait en 2011 que «Haïti est tenu par le droit international de mener des enquêtes approfondies sur ces violations des droits de l\u2019homme, quelle que soit la date à laquelle elles ont été commises.Il appartient en outre à Haïti de traduire en justice les auteurs de violations des droits de l\u2019homme et de les sanctionner s\u2019il existe des éléments à charge suffisants.Analyser les violations des droits de l\u2019homme commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier exclusivement au regard de la législation haïtienne n\u2019aboutira qu\u2019à pérenniser l\u2019impunité.» Béatrice Vaugrante croit possible que Injustice haïtienne mette enfin un terme à cette impunité.«La route sera certainement très longue parce que le système de justice haïtien n\u2019est pas des plus efficaces ni des plus impartiaux», a dit la directrice générale de la section francophone canadienne d\u2019Amnistie internationale, ajoutant: «Il se peut que la Cour interaméricaine des droits de l\u2019homme se mêle de la cause éventuellement, mais l\u2019idéal serait que le système de justice haïtien puisse le faire: pour les victimes qui poursuivent, bien sûr, mais aussi pour tous les Haïtiens, qui voudraient bien pouvoir compter sur un système de justice impartial.Pouvoir juger Jean-Claude Duvalier sans trop d\u2019intervention politique serait tout un résultat.» Il est possible, en effet, qu\u2019on doive internationaliser la cause si la procédure avorte en Haïti.«Il existe en droit international une règle appelée \u201crègle de l\u2019épuisement des recours internes\u201d, qui dit qu\u2019à partir du moment où nous pouvons faire démonstration qu\u2019il est impossible d\u2019obtenir justice sur le plan national, on peut saisir la Commission interaméricaine des droits de l\u2019homme dans un premier temps et, éventuellement, la Cour interaméricaine des droits de l\u2019homme», a expliqué Philippe Tremblay d\u2019Avocats sans frontières.Le Devoir ZOMBIES SUITE DE LA PAGE 1 avant de connaître les Zombies parce que notre Bruce avec ses Sultans les adaptaient en français, j\u2019ai parlé à Rod Argent et Colin Blunstone des Zombies.Sans rire : c\u2019est quasiment comme si j\u2019avais parlé à Paul ET John le même jour.Car c\u2019est bien ça, les Zombies.Presque les Beatles.Ce niveau-là dans l\u2019aristocratie pop des années 1960.Pas aussi universellement populaires (et certainement moins connus et reconnus que les Kinks, Bee Gees, Pink Floyd et autres Moody Blues), mais quasiment aussi extraordinaires.Même les BeaÜes le disaient.George Harrison leur levait le pouce en l\u2019air à l\u2019émission Juke Box Jury de la BBC dès 1964, et il n\u2019avait pas le pouce facile.«Quelle accolade c\u2019était, d\u2019évoquer Blunstone./e croisé une seule fois, après l\u2019un de leurs Christmas Shows à Londres.Rod et moi, on avait été invités par Jim Rodford, qui joue maintenant avec nous, et qui était dans l\u2019un des groupes au programme.En sortant de scène.George nous a reconnus et salués, end of story.Nous allions pourtant dans les clubs que fréquentaient les Beatles, le Bag O\u2019Nails, le Scotch of St-James, et frayions avec tous les autres groupes, mais jamais le même soir qu\u2019eux.» Pas mjdhomane.Colin Blunstone.Pour ceux qui ne retiennent de cette décennie-là que les succès, l\u2019histoire des Zombies se résume à deux titres, au mieux trois : She\u2019s Not There, Time of the Season, peut-être Tell Her No.II en va tout autrement pour ceux qui savent et se le disent, de bouche de druide en oreille de druide : les Zombies ont un catalogue exceptionnel, un corpus parfaitement cohérent, une œuvre, quoi, où même les faces B des 45 tours sont des joyaux (les Sultans reprenaient d\u2019ailleurs ces faces B, How We Were Before, You Make Me Eeel Good.).Argent: «Nous souhaitions le succès, mais n\u2019en fabriquions pas.Nous ne nous disions jamais : cette chanson doit accrocher dans les trente premières secondes.La chanson allait là où elle devait aller.» Et ça donnait, par exemple, l\u2019exquise I Must Move, avec ses ac- cords descendants et ses entrelacs d\u2019harmonies.Une face B.«Il faudrait bien que nous la refassions, celle-là!» Enthousiasme de Rod Argent au bout du fil, jubilation de l\u2019intervieweur.« Une des meilleures chansons de Chris White [le bassiste du groupe, retraité aujourd\u2019hui], une splendide construction.Je vais en parler à Colin ! » L\u2019odyssée WOdessey Pourquoi les Zombies sont-ils surtout un groupe culte?Mauvaise gérance, mauvaise promotion, mauvais timing, tout le monde n\u2019avait pas un Brian Epstein dévoué corps et âme à la cause : pensez, quand leur formidable Odessey & Oracle sortit finalement en Amérique, presque deux ans après l\u2019enregistrement aux studios FMI d\u2019Abbey Road, le groupe n\u2019existait plus.Il fallut que le musicien-producteur américain Al Kooper s\u2019en entiche et l\u2019impose: la chanson Time of the Season se retrouva au sommet des classements, sans Zombies poru en profiter.De sorte que c\u2019est seulement depuis la reformation du groupe à la fin des années 1990 que des chansons A\u2019Odessey \u2014 devenues mjThiques entre-temps \u2014 exultent sur scène.En 2008, quarante ans après la sortie de l\u2019album au Royaume-Uni, les Zombies rejouaient Odessey & Oracle intégralement poru la première fois au Shepherd\u2019s Bush Empire Theatre de Londres.Grand «aaahhhh!» d\u2019Argent: «Une expérience unique, hélas difficile à rééditer.On a voulu reproduire l\u2019album à la note près, tous les instruments, Darian Sahanaja du groupe de Brian Wilson est venu jouer le mellotron.» Sur le disque, faut-il rappeler, c\u2019est le mellotron de Strawberry Eields Eorever qu\u2019on entend.Blunstone: «Eh oui.Les Beatles venaient de partir, avaient tout laissé en plan, le mellotron était installé, on en a profité.En plus, nous avons travaillé avec les mêmes ingénieurs, Geoff Emerick et Peter Vince, une sacrée chance.pour une fois!» Argent: «Nous avions de CBS un budget de famine, l\u2019équivalent de 1400dollars à peu près, alors nous avions intensément répété, à ce point qu\u2019il nous est resté du temps de studio, juste assez pour jouer avec leurs jouets.» En 1965 au Forum Le spectacle des Zombies au Métropolis, qui mêlera faces A, faces B, bloc Odessey de cinq ou six titres, échantillons des carrières solos et chansons des récents albums, sera le tout premier du groupe au Québec en tête d\u2019affiche.Une fois auparavant, le 2 juin 1965 au vieux Forum, ils avaient chanté leurs succès de palmarès dans le cadre d\u2019un Dick Clark Caravan of Stars, tournée à multiples vedettes menée dans des conditions inimaginables aujourd\u2019hui.Pas de moniteurs, pas d\u2019autre système de son que celui de l\u2019amphi sportif, la galère.Souvenirs de Colin Blunstone : «Je crois fermement que personne ne m\u2019a entendu chanter.J\u2019aurais pu mimer.Le véritable plaisir pour nous était de côtoyer les vedettes américaines que nous admirions, Del Shannon, Little Anthony.» Rod Argent : «Il y avait si peu d\u2019argent que nous alternions entre nuit d\u2019hôtel et nuit de route en autobus.Mais nous étions jeunes et robustes.Je me souviens qu\u2019au milieu de la nuit, au fond de l\u2019autobus, souvent une note s\u2019élevait, mmmmmmm : c\u2019était Mel Carter qui donnait le signal.Et puis des harmonies s\u2019ajoutaient et bientôt, on était en plein gospel.Eabuleux.» «Mais l\u2019envers de cette merveilleuse cohabitation avec les artistes noirs était de constater la ségrégation qui régnait en Amérique.Une fois, on était tous entrés dans un restaurant, favais mon bras autour des épaules de l\u2019une des Velvelettes [girl-group de Motown], et Colin aussi, et un silence de mort nous avait accueillis.» Pas de ça au Métropolis jeudi.Pas de Velvelettes non plus.Blunstone : «Je me souviens très bien de Montréal, vous savez?Pas seulement le spectacle, avec les Herman\u2019s Hermits en haut de l\u2019affiche, qui suscitaient une réaction incroyable: j\u2019y avais de la famille.Est-ce que vous étiez là ?» Gilles Valiquette était là.J\u2019étais couché rue Qlier quand les Zombies sont montés sru scène.Il faut dire que j\u2019avais quatre ans.Jeudi, jrué craché, si je pars avant la fin, ce sera évanoui, sru une civière, pendant She\u2019s Not There.Le Devoir The Zombies, jeudi au Métropolis (en configuration cabaret), avec les Reyenants, dans le cadre de Montréal en lumière.À 20 h.FINLEY SUITE DE LA PAGE 1 forme, soit de jumeler chômeurs et emplois et d\u2019aider les travailleurs à chercher du travail, «une responsabilité qu\u2019ils ont toujours eue».La ministre Finley n\u2019a pas souhaité quant à elle rencontrer les journalistes, dépêchant plutôt le ministre des Anciens Combattants Steven Blaney, qui a tenu un point de presse de trois minutes.Dans une déclaration envoyée par courriel, elle a d\u2019autre part réitéré que, dans les régions où les emplois sont surtout saisonniers, «l\u2019assurance-emploi continuera à exister comme toujours».Ottawa a beau avoir été intransigeant, Québec ne reculera pas pour autant.«On n\u2019a pas fini la bataille.Ecoutez, aujourd\u2019hui, il y avait du curé jusqu\u2019au Conseil du patronat de choqué, de l\u2019Assemblée nationale à l\u2019Assemblée des évêques.Tout le Québec au complet est soulevé.Ça ne se terminera pas là, c\u2019est pas vrai», a lancé la ministre Maltais.La réforme fédérale distingue maintenant les chômeurs en trois catégories, les travailleurs «fréquents», qui ont eu plus souvent recours à l\u2019assurance-emploi étant obligés d\u2019accepter un emploi à moindre salaire et à une heure de chez eux.Ce qu\u2019ont vivement critiqué l\u2019opposition et Québec, accusant le fédéral d\u2019ignorer la réalité des travailleurs saisonniers.Parmi ce bassin de travailleurs au Canada, 40% vivent au Québec.Mais ce qui inquiète aussi la Coalition, c\u2019est la fin d\u2019un projet pilote qui accordait cinq semaines de prestations supplémentaires aux travailleurs afin de réduire la période du « trou noir » (telle que baptisée par les groupes de chômage) entre la fin des prestations et le début d\u2019un nouvel emploi \u2014 ou d\u2019une saison de travail.Faute de travail, et de prestations pour compenser au manque à gagner, certains songeraient déjà à quitter les Iles-de-la-Madeleine, rapportait Sébastien Cummings, président de l\u2019Association touristique des îles et ex-candidat conservateur.Chasse aux chômeurs En somme, la réforme «resserre l\u2019étau» sur les chômeurs, croit Danie Harvey d\u2019Acdon Chômage Charlevoix et membre de la Coalition.Les chômeurs doivent se chercher un emploi, mais maintenant, des enquêteurs de Service Canada augmentent la pression à coup d\u2019appels ou de visites-surprises pour vérifier qu\u2019ils font bel et bien des efforts.«C\u2019est ajouter l\u2019insulte à l\u2019injure», a déploré M\u201c® Harvey.Selon de hauts fonctionnaires de Service Canada, qui ont tenu une séance d\u2019information de dernière minute mercredi, le porte-à-porte de leurs enquêteurs n\u2019est pas une nouvelle pratique.Cette année, 1200 chômeurs choisis de façon aléatoire recevront une visite (197 au Québec, 220 dans les Maritimes, 384 en Qnta-rio et 374 dans l\u2019ouest du pays).«S\u2019ils ont des preuves, des indications qu\u2019il y a une fraude, c\u2019est leur obligation d\u2019y mettre fin.Mais ils sont en train de créer une présomption de culpabilité», a néanmoins scandé Thomas Mulcair en accusant les conservateurs de mener une chasse aux sorcières.Les partis d\u2019opposition dénoncent qu\u2019Qttawa ait fixé des objectifs d\u2019économies en prestations d\u2019assurance-emploi, qui sont imposés aux fonctionnaires du service d\u2019intégrité de Service Canada.Les libéraux ont en outre divulgué cette semaine que les fonctionnaires qui atteignent les cibles d\u2019Qttawa reçoivent des bonis.Faux, ont rétorqué les conservateurs, en précisant que c\u2019est plutôt une «rémunération à risque » remise aux gestionnaires, après avoir été prélevée à la source en attendant de voir leur rendement.«Il y a une partie de la paie des gestionnaires dans tous les ministères basée sur la performance», a défendu Stephen Harper aux Communes.De hauts fonctionnaires ont quant à eux souligné que les employés ne risquent aucune conséquence s\u2019ils ne parviennent pas à atteindre les «objectijs de rendement» (Qttawa refuse de parler de quotas).«On joue sur les mots», a accusé le chef libéral Bob Rae.« Un bonus, c\u2019est un bonus.Et quand on est un patron dans la fonction publique, on fait sans doute des pressions sur ses employés», a renchéri le leader bloquiste Daniel Paillé.La ministre Finley martèle que l\u2019an dernier, 500 millions ont été récupérés en paiements inéligibles d\u2019assurance-emploi, de sécurité de la vieillesse ou du régime de pension du Canada.La preuve qu\u2019il y a de la fraude à déceler.Qr, Ressources humaines n\u2019a pas été en mesure de préciser le nombre de Canadiens qui ont été accusés de fraude l\u2019an dernier.Les fonctionnaires dressent le bilan des dollars récupérés, pas des citoyens qui ont fauté.Une manifestation pour Stephen Harper Les rassemblements des dernières semaines risquent de rattraper le premier ministre ce jeudi, alors qu\u2019il sera de passage à Rivière-du-Loup où un comité d\u2019accueil doit l\u2019attendre pour lui signifier le mécontentement par rapport aux changements.Mercredi, à une centaine de kilomètres de là, à Rimouski, plus de 1000 personnes ont protesté contre la réforme, tandis que des centaines d\u2019autres manifestaient au Nouveau-Brunswick, selon Radio-Canada.Québec n\u2019est pas la seule province à rejeter la réforme conservatrice; les provinces maritimes ont à l\u2019unanimité critiqué les changements, s\u2019inquiétant aussi du sort des travaillerus saisonniers.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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