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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-02-08, Collections de BAnQ.

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[" Lise Payette: Relaxez, ça ne fera pas mal Page A 9 Josée Blanchette : La tentation de la conversation PageBio WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N» 2 6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 EEVRIER 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Le CN suspend sa participation au Plan Nord Le transporteur est embêté par les signaux contradictoires des minières et les défis techniques MARCO BELAIR-CIRINO Le projet de train du Plan Nord a déraillé.La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) met en veilleuse le projet de construction d\u2019un chemin de fer de plusieurs centaines de kilomètres entre les projets mi- niers de la fosse du Labrador et le port de Sept-Iles, a appris Le Devoir.Le CN a récemment interrompu l\u2019étude de faisabilité et l\u2019évaluation environnementale du tracé afin d\u2019évaluer les «échéanciers» des travaux d\u2019exploitation de fer des sociétés minières.A ce moment-ci, «il n\u2019y a rien d\u2019exclu», y compris l\u2019abandon du projet par le CN, ce qui représenterait un coup dur pour la pièce maîtresse de l\u2019ancien gouvernement, le Plan Nord.«On est, en ce qui concerne cette initiative-là, comment dire, en pause», a affirmé le porte-parole du CN, Louis-Antoine Paquin, en entrevue téléphonique avec Le Devoir.«Le CN et notre partenaire, la Caisse de dépôt et placement, procèdent à une évaluation du projet de concert avec le groupe de clients.Il semble que certains projets miniers soient retardés», a-t-il poursuivi.Cliffs Natural Resources, Labrador Iron VOIR PAGE A 10 : CN Commission Charbonneau Guerre de pouvoir entre Accurso et Borsellino Des entrepreneurs auraient obtenu l\u2019attention des dirigeants du Fonds de solidarité et un traitement privilégié de leurs dossiers BRIAN MYLES Les entrepreneurs rivaux Giuseppe BorseUino et Tony Accurso semblaient engagés dans une bataille rangée pour influencer les choix d\u2019investissement du Fonds de sobdarité de la FTQ.De nouvelles écoutes électroniques tirées du projet Diligence lèvent partiellement le voile sur ce jeu d\u2019influence qui met aussi en cause l\u2019ex-mi-nistre libéral Tony Tomassi et l\u2019ex-directeur général de la FTQ-Constfuction, Jocelyn Dupuis.A ce sujet, Giuseppe Borsellino n\u2019a été d\u2019aucune utilité aux procureurs de la commission Charbonneau, J ., .\trepoussant aux limites du des intngues\tsurréalisme la définition du mot «bateau».Il n\u2019en demeure pas moins que la commission s\u2019intéresse sérieusement à l\u2019existence d\u2019un système de pots-de-vin au Fonds de solidarité de la FTQ, tel que le révélait Le Devoir en août dernier.Des acteurs importants, entre autres à la FTQ-Construction, auraient servi d\u2019intermédiaires auprès d\u2019entrepreneurs influents.En échange de ristournes, ils auraient permis aux entrepreneurs d\u2019obtenir l\u2019attention des dirigeants du Fonds et un traitement privilégié de leurs dossiers, même lorsqu\u2019ils ne répondaient pas aux critères du Fonds.C\u2019est à la lumière de ces allégations sérieuses, niées par le Fonds de solidarité de la FTQ, qu\u2019il faut analyser les nouvelles écoutes Tony Tomassi au cœur VOIR PAGE A 10 : GUERRE Aujourd\u2019hui Actualités > Brazeau expulsé par les conservateurs.Le sénateur doit siéger comme indépendant à la suite d\u2019allégations de violence conjugale.Page A 2 Le Monde > La Tunisie s\u2019enfonce dans la crise.Ennahda refuse de former un gouvernement apolitique.Page B 9 Avis légaux.Décès.Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.A4 B4 B6 B6 B4 B8 Le Devoir à la 63® Berlinale AGENCE FRANCE-PRESSE Mitraillés par les photographes, Tony Leung et Zhang Ziyi, vedettes du dernier film de Wong Kar-wai, ont été les premiers, jeudi, à fouler le tapis rouge.Fresque historique de Wong Kar-wai en ouverture Le réalisateur a mis cinq ans à préparer et vingt mois à tourner The Grandmaster MARTIN BILODEAU à Berlin Rouge.Berlin jeudi soir était rouge.Comme l\u2019affiche officielle et le programme de la 63® Berlinale.La magnifique Zhang Ziyi fut la première vedette internationale féminine à avoir foulé le tapis.rouge, posé devant le Berlinale Palast où était projeté, en ouverture de l\u2019événement, le dernier né du prince écarlate du cinéma chinois Wong Kar-wai {Chungking Express, Happy Together, Les silences du désir).The Grandmaster, amalgame de grand art et de film de genre, somptueuse fresque historique à la gloire passée de la future première économie du monde, inaugurait en fanfare un événement dédié à la défense et à la découverte des cinémas mondiaux.Au menu cette année : près de 300 longs métrages, ventilés dans une douzaine de sections surmontées par la plus commentée d\u2019entre toutes : la compétition officielle, composée cette année de 19 longs métrages parmi lesquels on compte Vie + Flo ont vu un ours, du Québécois Denis Côté.Un ciel gris, un mercure avoisinant le zéro, c\u2019est ce que les festivaliers peuvent espérer de mieux à Berlin et c\u2019est ce qu\u2019ils obtiennent au lever du rideau.Dans les rues, jeudi, ils se « Ce n\u2019est pas un film de kung-fiu, mais un film sur le kung-fii » bousculaient direction le Berlinale Palast ou le Hyatt, QG du festival, certains venus du Nord vêtus comme au printemps, d\u2019autres venus du Sud habillés comme pour le Québec.Retrouver ses repères, mettre la main sur le Variety du jour, trouver la suite d\u2019un attaché de presse ; aux premiers gestes, les roues grincent un peu alors qu\u2019on slalome entre les tables et les fauteuils des terrasses chauffées au propane de la Potsdamer Platz.Mais, entre la première conférence du matin (donnée par le jury) et la VOIR PAGE A 10 : BERLIN Fragments de mémoire collective Recueillir les journaux intimes pour raconter l\u2019histoire ISABELLE PARE Le lait était un luxe, il n\u2019y avait que le bébé qui avait droit au lait Carnation.Clovis et Albert, âgés de 8 et 6 ans et demi se mettaient à deux pour pétrir la pâte (du pain que je faisais moi-même).Je revois ces quatre petites mains qui battaient la mesure de la symphonie de la pauvreté.» Parcelles de misère échappées du journal d\u2019une mère de dix enfants, ces échos venus de la Côte-Nord brisent le silence d\u2019une vie d\u2019infortune au cœur des années 30.Comme ceux de dizaines d\u2019hommes et de femmes ordinaires, le journal personnel d\u2019Anna-Belle Beaudin fait partie des 25 fonds conservés par Archives Passe-Mémoire (APM), un organisme qui tente de sauvegarder des bribes d\u2019histoire en amassant les écrits personnels, journaux intimes, autobiographies et correspondances de monsieur et ijiadame tout le monde.A l\u2019ère d\u2019Internet et des conversations numériques, les fondatrices d\u2019Archives Passe-Mémoire sont lancées dans une course contre le temps.Longtemps considérés comme des soliloques sans intérêt, ces journaux sur papier, sources précieuses d\u2019information pour les VOIR PAGE A 10 : MÉMOIRE c- '< ¦ V ¦ ¦ \u201cÔ ' '\t, >:\tL- ^ 'aLa \u2018\t\" ,.p ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, les 300 lettres de la correspondance du soldat Laurent Melançon, riches en anecdotes tirées de la vie quotidienne d'une jeune recrue, font partie des 25 fonds conservés par les Archives Passe-Mémoire.77831302833106 A 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 EEVRIER 2013 ACTUALITES ^\t- } : t lA Q ÎAU LE DEVOIR Le mandat de la présidence de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec est d\u2019une durée d\u2019un an et n est renouvelable qu\u2019une fois.La présidence de Lucien Bouchara urau a sa fin.Lucien Bouchard quitte l\u2019APGQ Le départ survient après que la société Talisman eut décidé de se retirer du groupe FRANÇOIS DESJARDINS Le lobby pétrolier et gazier du Québec doit maintenant se trouver une nouvelle tête d\u2019affiche pour remplacer Lucien Bouchard, qui a quitté la présidence du regroupement de l\u2019industrie hier après que l\u2019entreprise albertaine Talisman, qu\u2019il représentait, eut décidé de mettre un terme à sa participation.Deux ans après avoir pris la présidence de l\u2019Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), l\u2019ancien premier ministre laisse un poste qui a donné à l\u2019industrie un promoteur fervent et bien en vue, mais aussi une cible de taille pour les écologistes et les opposants du développement des gaz de schiste.En octobre, trois mois avant que Talisman ne décide de quitter l\u2019APGQ, la compagnie avait annoncé que le Québec ne faisait plus partie de ses plans.Elle possède 11 puits, tous fermés, et des permis d\u2019exploration sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.«M.Bouchard s\u2019est retrouvé ce matin dans une situation où il n\u2019avait plus de mandat», a dit hier un porte-parole de Talisman, Stéphane Perrault.Il n\u2019y a pas eu d\u2019annonce, la nouvelle ayant plutôt été ébruitée par le site Web du journal Les Affaires.Le directeur général de l\u2019APGQ, Stéphane Gosselin, a rappelé que le mandat de la présidence est d\u2019une durée d\u2019un an et qu\u2019il n\u2019est renouvelable qu\u2019une fois.La présidence de M.Bouchard tirait à sa fin.«On avait commencé un peu à réfléchir à la question», a-t-il dit.Selon lui, M.Bouchard a été capable de lancer des débats tout en «calmant les choses».Il a été impossible de joindre M.Bouchard, qui travaille au cabinet d\u2019avocats Davies Ward Philips & Vineberg, situé au centre-ville de Montréal.«Un choix personnel» Invitée par la presse parlementaire à commenter la nouvelle, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, qui l\u2019apprenait sur le coup, a été prudente.«M.Bouchard est un ancien premier ministre, c\u2019est quelqu\u2019un d\u2019une très grande crédibilité, mais lorsqu\u2019il a décidé de prendre la présidence de l\u2019APGQ, c\u2019est un choix personnel qu\u2019il a fait, un choix professionnel, et ces choix lui appartiennent», a dit la ministre Ouellet.Le départ survient au lendemain d\u2019une double décision du gouvernement du Québec: celui-ci va charger le Bureau d\u2019audiences publiques en environnement d\u2019étudier les gaz de schiste et entend, par ailleurs, déposer un projet de loi pour imposer un moratoire à l\u2019industrie.M.Perrault a insisté pour dire qu\u2019il n\u2019y a pas de lien entre les annonces de mercredi et le retrait de Talisman à l\u2019APGQ.Il n\u2019y a pas de président par intérim, a dit M.Gosselin en indiquant que le vice-président est Michael Binnion, président de la société Questerre.La date de la prochaine réunion du conseil d\u2019administration n\u2019est pas encore fixée.Le Devoir Brazeau expulsé par les conservateurs Le sénateur doit quitter le caucus de Stephen Harper et siéger comme indépendant à la suite d\u2019allégations de violence conjugale HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Il était devenu l\u2019antithèse de la lutte contre la criminalité que cherche à incarner le Parti conservateur: le sénateur Patrick Brazeau a donc été expulsé du caucus de Stephen Harper jeudi, après que la police de Gatineau s\u2019est rendue à son domicile, à la suite d\u2019un appel fait au 911 pour violence conjugale.Au moment de mettre sous presse, on ignorait encore si des accusations seraient portées contre M.Brazeau et, si oui, lesquelles.La police de Gatineau avait toutefois confirmé qu\u2019elle était en possession d\u2019un mandat de perquisition pour fouiller son domicile.Il devait passer la nuit derrière les barreaux et comparaître vendredi maün devant un juge.«Nous nous opposons à sa remise en liberté jusqu\u2019à son procès», a déclaré au Devoir le porte-parole de la police de Gaü-neau, Pierre Lanthier.C\u2019est par une simple note envoyée à tous les sénateurs conservateurs par la leader au Sénat, Marjory LeBreton, que M.Brazeau a appris jeudi, vers midi, sa mise au ban.Il continue de siéger comme sénateur indépendant.«Etant donné la gravité des événements rendus publics [jeudi], le sénateur Brazeau ne fait plus partie du caucus conservateur», a indiqué M™'\u2019 LeBreton.À la Chambre des communes, le premier ministre Stephen Harper a affirmé que ce sont les événements personnels qui ont rendu cette expulsion nécessaire.«Notre compréhension est que ce sont des questions de nature personnelle et non en lien avec les affaires du Sénat, mais elles sont très sérieuses et nous nous attendons à ce qu\u2019elles soient réglées devant les tribunaux», a lancé M.Harper.Car même avant l\u2019arrivée de la police à 9h 10 jeudi matin à son domicile de Gatineau, M.Brazeau était déjà dans la tourmente.Il a été désigné comme l\u2019un des trois parlementaires qui ont réclamé à tort un dédommagement de dizaines de milliers de dollars pour leurs frais d\u2019hébergement, au motif pour M.Brazeau que son domicile permanent est situé à plus de 100 kilomètres d\u2019Ottawa.Pour ce faire, il a désigné la maison de son père comme sa résidence principale, un endroit où, selon les voisins interrogés par le réseau CTV, il ne met à peu près jamais les pieds.Autre tuile : le réseau CTV a obtenu une copie de ses déclarations de revenus prouvant que, de 2004 à 2008, il a déclaré comme résidence la maison de son ex-beau-père, située dans la réserve indienne de Kitigan Zibi, ce qui lui aurait permis de se soustraire aux impôts.Or le chef de bande, Gilbert White-duck, assure que M.Brazeau n\u2019habitait pas la communauté à ERED CHARTRAND PC Le sénateur Patrick Brazeau ce moment-là.«Non, il n\u2019habitait pas ici, a-t-il dit au Devoir.Il visitait parfois, car sa conjointe habitait ici, mais il ne vivait pas ici.Et rappelez-vous qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une communauté de 540 maisons», insiste-t-il.Ironie du sort, de 2006 à 2008, M.Brazeau dirigeait le Congrès des peuples autochtones, un organisme voué à la défense des intérêts des autochtones vivant hors réserve.Autre controverse: M.Brazeau a raillé le mouvement Idle No More, et en particulier la grève de la faim de la chef Theresa Spence.Le sénateur a lancé à la blague qu\u2019il avait perdu plus de poids en combattant un rhume pendant cinq jours qu\u2019elle pendant une prétendue grève de la faim de 44 jours.Encore sénateur jusqu\u2019en 2049 ?Les règles du Sénat prévoient en de très rares cas l\u2019expulsion d\u2019un sénateur, notamment en cas de faillite et de félonie.Et encore, il faut que le Sénat se saisisse de la question.Un sénateur déclaré coupable d\u2019une infraction criminelle et recevant une sentence est seulement suspendu pendant la durée de celle-ci.On ignore par ailleurs si le sénateur, en n\u2019étant plus conservateur, s\u2019estime libéré de sa promesse de ne siéger que pendant neuf ans.En effet, pour justifier ses multiples nominations au Sénat avant qu\u2019il ne fasse adopter sa réforme de la Chambre haute, Stephen Harper insistait pour que tous ses poulains acceptent à l\u2019avance d\u2019en respecter l\u2019esprit: ils ne siégeraient donc pas jusqu\u2019à l\u2019âge vénérable de 75 ans.M.Brazeau n\u2019a que 38 ans.Il pourrait donc siéger jusqu\u2019en novembre 2049.Il est de loin le plus jeune sénateur siégeant à la Chambre haute.Sur le site Internet du Sénat, sa biographie indique que «Patrick Brazeau est un partisan convaincu de la reddition de comptes, de la responsabilisation et de la transparence dans le domaine des affaires autochtones».M.Brazeau s\u2019est fait remarquer au printemps dernier en participant à un combat de boxe caritatif contre le député libéral Justin Trudeau, qu\u2019il a perdu contre toute attente.Le Devoir La France et le Mali saluent les efforts canadiens au Mali MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa La Erance et le Mali sont satisfaits de l\u2019aide logistique apportée par le Canada dans la crise qui déchire le pays africain.Mais alors que la Erance se prépare à passer les commandes aux forces africaines, son ambassadeur à Ottawa n\u2019exclut pas de faire appel au Canada plus longtemps.Le Canada a prêté un de ses appareils C-17 à la Erance jusqu\u2019au 15 février.Une aide qu\u2019a «énormément appréciée» le gouvernement français, d\u2019autant plus qu\u2019Ottawa «est intervenu extrêmement rapidement, [.] c\u2019est-à-dire exacte- ment au moment où nous avions besoin d\u2019envoyer massivement du matériel et des troupes depuis la Erance», a expliqué l\u2019ambassadeur français, Philippe Zeller, devant le Comité parlementaire des affaires étrangères jeudi.La Erance pourrait-elle demander que la contribution canadienne soit prolongée?«Nous verrons.[.] On vit pour l\u2019instant dans une opération qui est en train de se développer», a rétorqué l\u2019ambassadeur.Quant à une aide canadienne auprès de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine ?La Erance n\u2019a pas fait de demande «spécifiquement au Canada», mais cette mis- sion est menée sous l\u2019égide de l\u2019ONU, et donc «un appel a été fait à l\u2019ensemble des membres des Nations unies d\u2019aider, pour ceux qui le voulaient et le pouvaient».L\u2019ambassadeur Zeller tout comme son homologue malienne s\u2019en sont surtout tenus à saluer les efforts canadiens, notamment l\u2019aide humanitaire supplémentaire de 13 millions de dollars annoncée fin janvier.«Le Canada fait beaucoup pour le Mali», a soutenu l\u2019ambassadrice du pays, Traoré Ami Diallo, s\u2019abstenant d\u2019en demander davantage aux députés canadiens.D\u2019entrée de jeu, en comité, l\u2019ambassadrice a néanmoins lancé un cri du cœur.«Les Ma- liens du Nord comme du Sud attendent votre solidarité pour sortir de cette crise.Les Maliens savent que vous en avez les moyens.Ils s\u2019attendent à des actions décisives et diligentes.Il en va de la sécurité et de la stabilité de notre sous-région, de l\u2019Afrique et du monde entier.» Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, n\u2019avait toujours rien à annoncer, son porte-parole réitérant qu\u2019outre la stabilité et la sécurité du Mali, «il ne faut pas perdre de vue, ni minimiser, le besoin de stabilité politique.Le Canada sera activement engagé sur les fronts du développement diplomatique et politique».Le Devoir THOMAS MULCAIR AU CORIM Le libre-échange avec l\u2019UE trouve grâce aux yeux du NPD BAHADOR ZABIHIYAN Si Thomas Mulcair a fustigé la plupart des aspects de la politique étrangère du gouvernement conservateur, jeudi, lors d\u2019un discours à Montréal, il a toutefois soutenu la mise en place d\u2019un accord de libre-échange avec l\u2019Union européenne (UE) voulu par Stephen Harper.Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) était invité par le Conseil Thomas des relations interna- Mulcair tionales de Montréal (CORIM) afin d\u2019expliquer sa politique étrangère.«Le NPD est enthousiaste à l\u2019idée d\u2019approfondir et d\u2019élargir nos liens commerciaux avec l\u2019Europe.Comme deuxième parte- naire commercial du Canada, l\u2019Europe est certainement l\u2019un de nos alliés les plus précieux», a-t-il déclaré.Ces propos étaient prononcés alors que le ministre du Commerce international, Ed East, rencontrait son équivalent européen, Karel de Gucht, afin de régler les derniers détails, avant la signature d\u2019un traité de libre-échange.M.Mulcair a toutefois prévenu qu\u2019il ne soutiendrait pas la mise en place d\u2019un tel accord si le prix des médicaments venait à augmenter.Les compagnies pharmaceutiques européennes veulent un meilleur accès au marché canadien, et le NPD craint que cela ne coûte 2,8 milliards de dollars par an au Canada.Le discours de M.Mulcair tranche avec les prises de position passées de son parti, qui avait été l\u2019un des plus farouches opposants à la signature de l\u2019Accord de libre-échange nord-américain.Mais la position du parti a évolué depuis.Le NPD s\u2019est notamment prononcé en faveur d\u2019accords de libre-échange avec le Japon, la Jordanie, le Brésil, l\u2019Inde et l\u2019AMque du Sud.Mais les points de discorde sont nombreux entre le NPD et le gouvernement de Stephen Harper.M.Mulcair critique le fait que l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) s\u2019est plutôt tournée vers les pays d\u2019Amérique du Sud, «là où le Canada à des intérêts commerciaux», plutôt que vers l\u2019Afrique.M.Mulcair a refusé de dire ce qu\u2019il pensait de la récente décision du gouvernement Marois de créer sa propre agence de développement international.«Je veux revenir à un rôle positif et progressiste à l\u2019ACDI, c\u2019est ma priorité», s\u2019est-il contenté de déclarer.Par ailleurs, M.Mulcair augmenterait le financement public à Radio-Canada International (RCI) s\u2019il devenait premier ministre.RCI a subi d\u2019importantes compressions dernièrement et il estime qu\u2019il est important que le Canada possède une radio dédiée à un public international, afin de faire connaître les valeurs canadiennes.Avec La Presse canadienne Le Devoir Des baux illégaux?Les résidences privées pour personnes âgées agiraient de manière illégale par les baux qu\u2019elles font signer à leurs locataires, et l\u2019Association québécoise pour la défense des droits des personnes retraitées (AQDR) demande à Québec d\u2019intervenir.Une analyse des baux couvrant près de 40000 logements en résidences privées rendue publique par l\u2019AQDR jeudi démontre la présence d\u2019une multitude de clauses qui ne tiendraient pas la route devant un tribunal, selon son président, Louis Pla-mondon.«Il y a un grand nombre de clauses illégales présentes dans ces baux, indique-t-il.Ça viole non seulement le Code civil et la réglementation de la Régie du logement, mais aussi la Charte des droits [.] puisque le problème de l\u2019exploitation des personnes âgées dans les résidences par le moyen du bail est généralisé.» Parmi ces clauses, l\u2019AQDR note l\u2019exigence de subir un examen médical à l\u2019entrée, le droit de modifier le bail unilatéralement et le droit de résilier unilatéralement le bail.M.Plamondon estime qu\u2019il ne serait pas tellement compliqué de régler le problème par le processus de certification des résidences pour aînés.«Les résidences, dans le cadre de la certification, doivent déposer les menus de leur salle à manger.[.] Que chaque résidence dépose une copie du bail et des règlements avec son menu.C\u2019est un minimum», dit-il.Au bureau du ministre de la Santé et des Services sociaux.Réjean Hébert, qui est également responsable des aînés, on indique que celui-ci est «très conscient du problème des baux» dans les résidences privées pour aînés.Une porte-parole a indiqué que «des correctijs seront apportés» dans la nouvelle réglementation sur la certification.La Presse canadienne Découvrez des initiatives novatrices commentées par des experts LA MÉDIATION CULTURELLE : CRÉER ENSEMBLE 4 émissions pour mieux comprendre les fondements et les enjeux de cette approche Les lundi 21 h EN COLLABORATION AVEC : UQÀM canal SAVOIR POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRE MEDIA LE DEVOIR LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 EEVRIER 2013 A 3 ACTUALITES La langue du maître Christian Rioux à Paris Faudra-t-il bientôt aller en France pour chanter Félk Leclerc ?C\u2019est la question que je me suis posée en écoutant nos auteurs-compositeurs, réunis cette semaine à l\u2019occasion du Forum sur la chanson québécoise.Plusieurs ont déploré le fait que l\u2019école québécoise ne transmettait pas aux éléves ce patrimoine culturel pourtant parmi les plus riches du Québec.Je me suis alors souvenu que ma fille, qui a fait son primaire à Paris, avait eu la chance d\u2019y apprendre deux chansons de Félix Leclerc : Le petit bonheur et la Chanson du pharmacien, véritable chef-d\u2019œuvre de finesse et d\u2019intelligence.Vous imaginez ma joie lorsqu\u2019elle est revenue à la maison avec ces deux textes dans son cartable.Je cite ces chansons, mais je pourrais en nommer des dizaines d\u2019autres tirées du patrimoine commun que partagent la France et le Québec.Les professeurs de ma fille ne se sont jamais demandé si les chansons de Félix pouvaient « séduire» les petits Français.Ils savaient qu\u2019elles méritaient d\u2019être apprises peu importe qu\u2019elles ne soient pas à la mode du jour, celle qui veut aussi que l\u2019on chante en anglais.Alors que le Québec n\u2019a jamais été aussi bilingue, nos élites n\u2019ont jamais été aussi obsédées par la langue du maître.Un peu comme ces gens obèses qui ne sont jamais rassasiés.Faut-il que nous soyons colonisés pour nous inquiéter, comme on l\u2019a fait cette semaine, de l\u2019anglais médiocre avec lequel s\u2019exprime Pauline Marois lorsqu\u2019elle est à l\u2019étranger.Qui donc s\u2019est jamais inquiété des discours en anglais de Jean Charest à Bruxelles, une ville plus francophone que Montréal ?Qui s\u2019est scandalisé du français de Stephen Harper au Sommet de la Francophonie ?Et je ne parle pas de ce qu\u2019ont imposé à mes oreilles tant de ministres québécois et canadiens au cours des ans ! Avouons-le : nos élites tirent plus de fierté d\u2019un premier ministre qui frime en anglais à Londres que d\u2019un leader capable de trouver le mot juste en français à Trois-Rivières.Je n\u2019ai jamais entendu mes collègues étrangers déplorer avec autant d\u2019arrogance le niveau d\u2019anglais d\u2019Angela Merkel ou de Mariano Rajoy.Or, contrairement à Pauline Marois, ces chefs de gouvernement consacrent souvent une grande partie de leur temps aux affaires étrangères.La presse française aussi s\u2019est toujours plus inquiétée des maladresses de Nicolas Sarkozy en français que de son incompétence bien connue en anglais.Colonisés, avez-vous dit?Certaines de nos élites qui se dandinent au son de Radio Radio n\u2019ont de cesse de rendre encore plus bilingue un peuple qui l\u2019est pourtant déjà plus que les autres.Brandissant leur « ouverture AU monde » (.au monde anglo-américain s\u2019entend), elles sont devenues incapables de comprendre que le rapport à l\u2019anglais peut aussi en être un d\u2019oppression.Car c\u2019est bien d\u2019oppression linguistique qu\u2019il s\u2019agit lorsqu\u2019on impose l\u2019anglais au travail à une aide cuisinière haïtienne que l\u2019on a fait venir au Québec en lui faisant miroiter qu\u2019elle pourrait travailler en français.Ainsi, les juges de la Cour suprême n\u2019auraient plus besoin d\u2019être bilingues, mais un simple guichetier du métro avec un diplôme de cinquième secondaire devrait l\u2019être ! Les années cinquante seraient-elles de retour ?Imposer le bilinguisme institutionnel à de simples employés, c\u2019est les mettre dans un état permanent d\u2019infériorité.C\u2019est les obliger à travailler dans une langue qu\u2019ils ne posséderont jamais comme leur langue maternelle.C\u2019est leur dire que leur langue ne sera jamais l\u2019égale de celle du maître.Quelle minorité dans le monde représentant 8 % de la population peut se targuer de pouvoir imposer sa langue à tous?Et que l\u2019on ne me parle pas des touristes ! Il passe plus de touristes parlant anglais en une seule journée à Paris qu\u2019en une année entière à Montréal.Or, ni les guichetiers ni les agents de la circulation ne sont tenus de parler anglais.Ce qui ne les empêche pas d\u2019être courtois.Comme ceux de Montréal d\u2019ailleurs.Il faut être sourd pour ne pas sentir ce nouvel engouement suicidaire pour l\u2019anglais qu\u2019ont récemment exprimé, dans une langue déjà créolisée, les jeunes francophones du groupe montréalais Dead Obies.«Pour nous, c\u2019est pas une lutte qu\u2019on mène pour le français, pour l\u2019anglais, contre l\u2019anglais whatever.[Tout çal c\u2019est des guerres du passé! [.1 Dire que tout le monde à Montréal parle français, c\u2019est un menti là! [.1 Pis fpense que [lutter pour le françaisl c\u2019est une façon de diviser les gens, par le pouvoir qui est en place, de créer des questions de langues comme si, si tout le monde parle [parlaitl français on va [allaitl sauver le monde, get the fuck of that/»* En 1839, le journaliste Etienne Parent écrivait: «L\u2019assimilation, sous le nouvel état de choses, se fera graduellement et sans secousse et sera d\u2019autant plus prompte qu\u2019on la laissera à son cours naturel et que les Canadiens français y seront conduits par leur propre intérêt, sans que leur amour-propre en soit trop blessé.» Au moins le disait-il dans une langue intelligible.* Extrait d\u2019une entrevue diffusée sur CISM FM le 6 décembre, où Dead Obies traite notamment les nationalistes de «suprémacistes blancs».Une autre année à se serrer la ceinture ?Le ministre Duchesne laisse entrevoir d\u2019autres resserrements pour les universités Pierre Duchesne ALEXANDRE ROBILLARD Québec \u2014 Du bout des lèvres, le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a laissé entrevoir une autre année de resserrements budgétaires dans les universités, jeudi, lors d\u2019une étude des crédits où il a dressé un sombre bilan de la gestion des libéraux.M.Duchesne s\u2019est soumis au rituel de l\u2019examen des dépenses de son ministère, au cours duquel les libéraux l\u2019ont pressé de questions pour savoir si les réductions budgétaires exigées pour l\u2019exercice 2012-2013 se poursuivront.En décembre, le ministre avait exigé des compressions totalisant 124 millions de dollars au réseau universitaire, pour l\u2019année financière en cours, qui se termine en avril.Dans ses réponses, M.Duchesne a refusé de se prononcer sur un montant pour l\u2019exercice 2013-2014.Devant les députés réunis en commission parlementaire, il a cependant admis que la croissance des budgets dévolus aux universités pourrait en décevoir certains, l\u2019an prochain, à un taux de 3,3%, pour un total de 3,07 milliards.«Il n\u2019y a pas de récurrence, a-t-il dit.Il y a une croissance de 3,3%.Bien sûr, elle est peut-être réduite par rapport à ce que certains peuvent penser, mais il n\u2019y a pas de récurrence.Pour 2014-2015, on retourne à la situation d\u2019avant.» La présidente de l\u2019Université du Québec, Sylvie Beauchamp, avait affirmé le mois dernier que les compressions se poursuivraient de plus belle lors de l\u2019exercice 2013-2014, pour s\u2019élever à plus de 250 millions en deux ans.La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a refusé de se prononcer sur un tableau déposé par M.Duchesne esquissant les subventions du gouvernement au réseau universitaire pour les six prochaines années financières.«On avait des chiffres qui nous avaient été donnés, le 124 millions, pour l\u2019exercice en cours, a dit la porte-parole Chantal Pouliot.On est à regarder le document qui a été déposé à la commission.» Sombre bilan À ses collègues, M.Duchesne a dressé un sombre bilan de la gestion des libéraux, les accusant d\u2019avoir gaspillé 90 millions à cause de la crise étudiante, en frais dépensés par les universités, les cégeps ainsi que pour le déploiement de policiers.Le député libéral Gerry Sklavounos a talonné M.Duchesne pendant une séance de 3 h 30 consécutives d\u2019échanges ponctués par de nombreux appels au règlement.M.Sklavounos a répété abondamment que M.Duchesne s\u2019était livré à des compressions «brutales» en exigeant des universités qu\u2019elles réduisent leurs dépenses en cours d\u2019exercice.«Je trouve ça difficile que nous soyons ici à faire les crédits de 2013-2014 et que nous ne sachions pas encore, que personne ne soit au courant de ce qui les attend dans les prochains mois, a-t-il dit.Est-ce que le ministre peut répondre simplement à la question: est-ce que ces \u201ccoupes\u201d seront récurrentes ?» Le député de la Coalition avenir Québec Stéphane Le Bouyonnec ne s\u2019est pas formalisé des imprécisions entourant les compressions.Selon M.Le Bouyonnec, le ministre reste vague, car il attend les conclusions qui émergeront du Sommet sur l\u2019avenir des universités du mois prochain, où la question des droits de scolarité sera discutée.«Il m\u2019apparaît évident que si on va vers un gel des frais de scolarité, il y a des chances que les coupes soient récurrentes, a-t- il dit.La sortie du Sommet va conditionner ce qui va arriver après.» Des controverses Dans son allocation d\u2019ouverture, M.Duchesne a rappelé les controverses qui ont secoué les libéraux alors qu\u2019ils étaient au pouvoir.Amorçant son premier passage en commission parlementaire, qui s\u2019étendra sur 12 heures, le ministre a insisté sur la mauvaise gestion des grands projets d\u2019infrastructures, en s\u2019appuyant sur une étude de l\u2019automne dernier démontrant d\u2019importants dépassements de coûts, afin d\u2019illustrer le piètre état des finances publiques dont son gouvernement a hérité.«Je demande à l\u2019opposition officielle une petite gêne quand ils nous demandent des questions sur la façon dont on gère nos finances, a-t-il dit.[Vul le niveau de difficulté que vous nous avez laissé pour gérer nos finances, [je vous demandel une petite gêne.» M.Sklavounos a accusé le ministre de s\u2019être livré à une attaque partisane ciblant les libéraux.«Il a passé ses 15 minutes à parler contre les libéraux, a-t-il dit.Dans ces 15 minutes de remarques préliminaires, ce ministre n\u2019a pas dit un mot pour les universités.» La Presse canadienne Recherche ; Marois promet d\u2019amoindrir les compressions Québec \u2014 Sans promettre «un pactole», Pauline Marois a annoncé jeudi que son gouvernement dégagera des sommes modestes pour amoindrir l\u2019impact des coupes dans le secteur de la recherche.Le gouvernement tente de trouver un moyen pour «soulager l\u2019effort demandé», a dit la première ministre à l\u2019occasion de l\u2019étude des crédits du Conseil exécutif \u2014 le ministère de la première ministre \u2014 en commission parlementaire à Québec.Dans son premier budget, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a décrété des coupes de 124 millions de dollars dans l\u2019ensei^ement supérieur et 63 millions dans la filière de la recherche et de l\u2019innovation.Dans le secteur de la recherche en santé, les compressions atteignent un montant de 10 millions.Talonnée par le chef intérimaire de l\u2019opposition officielle, Jean-Marc Fournier, M\u201c® Marois a dit être sensible aux impératifs de la recherche et s\u2019est engagée à trouver des sommes à même les enveloppes existantes pour amortir les coupes.La première ministre n\u2019a pas voulu dévoiler la hauteur des «ajustements» qui seront apportés, mais a précisé qu\u2019il s\u2019agira d\u2019un correctif mo- deste.L\u2019annonce, a-t-elle dit, sera faite d\u2019ici avril.Pour le «vrai» réinvestissement, il faudra patienter jusqu\u2019en 2014-2015, a prévenu la première ministre.«En 2014-2015, on aura des hausses [de budgetsl importantes.Là, ce sont des corrections mineures qui pourraient être apportées.Je ne veux pas faire croire aux gens qu\u2019on va complètement corriger la situation», a-t-elle indiqué.Pour les mojs à venir, tout l\u2019appareil de l\u2019État est appelé à contribuer à l\u2019effort collectif de retour à l\u2019équilibre budgétaire, a fait comprendre M\u201c® Marois.y * ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Parmi les 15 000 places annoncées en novembre, et pour lesquelles l\u2019appel d\u2019offres a été lancé jeudi, 85% iront aux CPE, dont 2000 spécifiquement en milieux défavorisés.Les 15% restants vont aux garderies privées qui sont déjà subventionnées.Priorité aux CPE La ministre Léger ferme la porte aux garderies privées non subventionnées qui voulaient obtenir leur part des 15000 nouvelles places confirmées jeudi ISABELLE PORTER à Québec La ministre de la Famille, Nicole Léger, ferme la porte aux garderies privées qui veulent rejoindre le réseau public.La grande majorité des 15000 nouvelles places créées ira aux centres de la petite enfance (CPE).«C\u2019est un choix d\u2019affaires qu\u2019ils ont fait.Ils ont voulu être des garderies privées non subventionnées.Ils auraient pu faire des demandes à l\u2019époque et être des CPE», a dit la ministre jeudi lors du lancement de l\u2019appel d\u2019offres pour les nouvelles places en garderie.Mme Légei- ajoute que les parents demandent d\u2019abord des nouvelles places et préfèrent aller en CPE.Selon elle, les parents «demandent de plus en plus d\u2019aller en installation ».Parmi les 15000 places annoncées en novembre, 85% iront aux CPE, dont 2000 spécifiquement en milieux défavo- risés.Les 15% restants vont aux garderies privées qui sont déjà subventionnées.La part de ce réseau baisse puisque, sous les libéraux, on leur avait consenti 35% des places.Concurrence déloyale Aucune nouvelle place n\u2019échoit aux garderies en milieu familial ou au réseau des garderies privées non subventionnées, qui souhaite se convertir au programme des places à 7$.Éa Coalition des garderies privées non subventionnées se désole d\u2019avoir été exclue.«Ça coûte moins cher au gouvernement de convertir 30000 places demain matin que de faire la construction de nouvelles places», dénonce sa présidente, Marie-Claude Colin.Avec l\u2019augmentation des places à 7 $, le réseau crie à la concurrence déloyale.Selon M\u201c® Colin, 10000 places sont vacantes sur les 36000 que compte le réseau privé.«Les garderies non subven- tionnées vont fermer leurs portes parce qu\u2019il y a des garderies subventionnées qui vont venir s\u2019établir à côté de leurs installations.» Le gouvernement s\u2019est engagé à offrir 250000 places d\u2019ici 2016 afin d\u2019assurer à chaque enfant sa place.Le réseau en cqmpte actuellement 218486.À elles seules, les 15000 nouvelles places vont coûter 262 millions de dollars.Quant au budget annuel du réseau, il s\u2019élève à 2,2 milliards.La Coalition avenir Québec reproche au Parti québécois de faire preuve de dogmatisme.Le député Daniel Rathé estime qu\u2019en limitant à 15% le ratio des garderies privées, il se prive d\u2019économies de 200 millions par an.«En agissant ainsi, elle fait attendre les parents et les enfants pendant plusieurs années avant de leur donner accès à une place à 7$», a-t-il dénoncé.Le Devoir RESTAURATION DES SITES MINIERS Québec exigera une garantie couvrant la totalité des coûts ALEXANDRE SHIELDS Québec entend adopter un projet de règlement qui obligerait les entreprises minières à garantir financièrement la totalité des coûts de restauration des sites exploités, ce qui n\u2019est pas le cas actuellement.Mais le gouvernement ne sait toujours pas ce qu\u2019il fera avec la facture à payer pour la restauration des centaines de sites abandonnés.Celle-ci atteint près d\u2019un milliard de dollars et est pour le moment totalement refilée aux contribuables.Le gouvernement péquiste compte demander aux minières qui veulent démarrer un projet de verser en deux ans la totalité de la garantie financière nécessaire pour compléter le plan de restauration et d\u2019aménagement des sites d\u2019extraction.Celles qui exploitent déjà les ressources non renouvelables du sous-sol québécois auront jusqu\u2019en 2016 pour se conformer à ce nouveau règlement.Selon la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, il était important de réduirç le délai pour le versement de la garantie.À l\u2019heure actuelle, les minières peuvent attendre 15 ans avant de compléter la démarçhe, a précisé la ministre.Les risques que l\u2019État se retrouve avec un site abandonné par une entreprise en faillite sont donc plus grands.Qui plus est, la garantie ne s\u2019élève qu\u2019à 70% des coûts pour la restauration des «aires d\u2019accumulation» de résidus.M\u201c® Ouellet n\u2019a par ailleurs pas précisé ce qu\u2019elle entend faire avec les dizaines de sites miniers abandonnés qui nécessitent des travaux pouvant aller de la récupération d\u2019équipement à la nécessité de mener d\u2019importantes opérations de décontaminafion.Selon la ministre, la facture totale dépasse les 850 millions de dollars.Le gouvernement libéral a refusé à plusieurs reprises de discuter d\u2019un possible partage de cette facture avec le Recteur privé.L\u2019ardoise a donc été refilée à l\u2019État.Lorsqu\u2019il était dans l\u2019opposition, le Parti québécois réclamait plutôt la mise en place d\u2019un mécanisme pour obtenir une participation des minières.M\u201c® Ouellet n\u2019a pas dit jeudi si cette avenue était toujours privilégiée, se contentant de mentionner qu\u2019elle présentera bientôt un «plan d\u2019action» pour la restauration des sites.La Coalition pour que le Québec ait meilleure mine suggère d\u2019imposer une redevance spéciale d\u2019environ 1 % pour financer un fonds de restauration.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI EEVRIER 2013 ACTUALITES Responsabilité souterraine Projet Montréal veut dépoussiérer un règlement municipal qui tient les propriétaires montréalais pour responsables des canalisations souterraines entre leur résidence et le point de raccordement à l\u2019égout public, et ce, même si les conduites se trouvent à l\u2019extérieur des limites de leur terrain.Le parti dirigé par Richard Bergeron entend déposer une motion à la prochaine séance du conseil municipal du 25 février afin que la Commission sur l\u2019eau étudie la possibilité de modifier la réglementation.Cette décision fait suite à la diffusion d\u2019un reportage de Radio-Canada relatant le malheur vécu par une résidante de Rosemont-La Petite-Patrie contrainte de payer 16000$ pour une conduite endomma- gée qui se trouve sur le domaine public.Montréal serait l\u2019une des rares municipalités québécoises à avoir un tel règlement.Le Devoir Des contrats sous la barre des 25000$ Le ministre de Injustice, Bertrand Saint-Arnaud, et le député de la Coalition avenir Québec Jacques Duchesneau remettent en question l\u2019octroi d\u2019une centaine de contrats par l\u2019ancien gouvernement libéral sous la barre des 25000$.Sur les 99 contrats accordés ainsi sans appel d\u2019offres, 75 étaient libellés à 24999$.Jacques Duchesneau a soulevé cette «situation délicate» des «contrats douteux» lors de l\u2019étude des cré- dits du ministère de Injustice, jeudi.Des explications ont été données selon lesquelles il ne s\u2019agit pas d\u2019argent dépensé, mais plutôt de marges libérées pour permettre, par exemple, d\u2019acheter de la pizza pour les jurés lors d\u2019un procès.«Au niveau des apparences, ça ne passe pas le test, estime Jacques Duchesneau.Ça paraît drôle, surtout dans un contexte de la commission Charbonneau.» C\u2019est un point de vue partagé par le ministre de Injustice, Bertrand Saint-Arnaud qui a demandé un rapport en bonne et due forme pour «faire la lumière» sur cette «pratique utilisée sous le gouvernement libéral».Il affirme que c\u2019est de son «devoir» de regarder, sur le plan administratif, si de meilleurs procédés peuvent désormais s\u2019appliquer «pour une question de transparence».Le Devoir Entente Qnébec-Wendake Québec \u2014 Québec et la nation huronne-wen-dat ont renouvelé jeudi une entente de développement économique destinée à la communauté de Wendake, située au nord de la Vieille Capitale.Le Fonds d\u2019initiatives autochtones (FIA II) comporte une enveloppe de 1,3 million de dollars sur cinq ans visant à soutenir des projets divers de développement économique, social et communautaire dans la réserve.La signature de l\u2019accord a eu lieu à Québec en présence de la première ministre Pauline Marois, du Grand Chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui, et de la ministre déléguée aux Affaires autochtones, Elizabeth Farouche.La Presse canadienne AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissee En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du present avis, s'opposer a une demande relative au permis ou a la licence ci apres mentionnée en transmettant a la Regie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du present avis Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expedition et être adressée a la Regie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montreal (Quebec) H2Y 1B6 NOM ET\tNATURE DE ADRESSE\tLA DEMANDE DU DEMANDEUR ENDROIT D EXPLOITATION Les Loisirs de St Louis de Montreal Inc CLUB SOCIAL LES LOISIRS DE ST LOUIS DE MONTRE AL 180 rue Saint Viateur Ouest Montreal (Quebec) H2T2L3 Dossier 1663 525 Permis additionnel 1 Club sur terrasse (demande corrigée) 180 rue Saint Viateur Ouest Montreal (Quebec) H2T2L3 (Québec H O Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du present avis, s'opposer a une demande relative au permis ou a la licence ci apres mentionnée en transmettant a la Regie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du present avis Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expedition et être adressée a la Regie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montreal (Quebec) H2Y 1B6 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR\tNATURE DE LA DEMANDE\tENDROIT D EXPLOITATION\tNOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR\tNATURE DE LA DEMANDE\tENDROIT D EXPLOITATION 9100 5850 Quebec\tPermis\t6566 rue\t9267 6386 Quebec\t2 Restaurants\t2471 rue Inc\tadditionnel\tJarry Est\tInc\tpour vendre\tNotre Dame COMPLEXE VICE\t1 Restaurant\tMontreal\tBOULANGERIE LA\tdont 1 sur\tOuest VERSA\tpour vendre\t(Quebec)\tNIÇOISE\tterrasse\tMontreal 6566 rue Jarry Est\tavec autori\tHIP 1W3\t2471 rue Notre\t\t(Quebec) Montreal (Quebec)\tsation de danse\t\tDame Ouest\t\tH3J1N6 H1P1W3\tet spectacles\t\tMontreal (Quebec)\t\t Dossier 307 579\tsans nudité\t\tH3J1N6\t\t \t\t\tDossier 3495 090\t\t Progefranc Ltee\tPermis\t175 rue\t\t\t A L VAN HOUTTE &\tadditionnel\tSainte\tLe Club Boulingrin\t1 Club\t303 boul BISTRO SEINGALT\t1 Bar sur\tCatherine\tde Beaconsfield\t\tBeaconsfield 175 rue Sainte\tterrasse\tOuest W 02\tLE CLUB\t\tBeaconsfield Catherine Ouest\t\t107\tBOULINGRIN DE\t\t(Quebec) W02 107\t\tMontreal\tBEACONSEIELD\t\tH9W 4A7 Montreal (Quebec)\t\t(Quebec)\t303 boul\t\t H2X1Z8\t\tH2X1Z8\tBeaconsfield\t\t Dossier 950 592\t\t\tBeaconsfield\t\t \t\t\t(Quebec)\t\t Bistro Belvu Inc\t1 Bar\t407 avenue\tH9W 4A7\t\t BISTRO BELVU\t\tBeaumont\tDossier 3495 298\t\t 407 avenue\t\tMontreal\t\t\t Beaumont\t\t(Quebec)\t9177 2541 Quebec\t1 Bar\t380 boul Montreal (Quebec)\t\tH3N 1T6\tinc\t1 Restaurant\tRene H3N 1T6\t\t\tCOURTYARD\tpour vendre\tLevesque Dossier 1226 836\t\t\tMARRIOTT\t\tOuest \t\t\tMONTREAL\t\tMontreal 8348677 Canada\t1 Restaurant\t27 rue\tCENTRE VILLE\t\t(Quebec) Inc\tpour vendre\tSainte Anne\t380 boul Rene\t\tH2Z 0A6 CAEEWESTEND\t\tSainte Anne\tLevesque Ouest\t\t 27 rue Sainte Anne\t\tde Bellevue\tMontreal (Quebec)\t\t Sainte Anne de\t\t(Quebec)\tH2Z 0A6\t\t Bellevue (Quebec)\t\tH9X 1L3\tDossier 3495 439\t\t H9X 1L3\t\t\t\t\t Dossier 1265 974\t\t\t9262 3487 Quebec\t1 Restaurant\t3874 boul \t\t\tInc\tpour vendre\tSaint Charles 9268 3846 Quebec\t2 Bars dont 1\t8637 place\tJAVA U\t\tMontreal Inc\tsur terrasse et 1\tChaumont\t3874 boul Saint\t\t(Quebec) CALL BISTRO\tavec spectacles\tMontreal\tCharles\t\tH9H 3C6 MONDAVI\tsans nudité\t(Quebec)\tMontreal (Quebec)\t\t 8637 place\t(suite a une\tH1K1N3\tH9H 3C6\t\t Chaumont\tcession)\t\tDossier 3495 751\t\t Montreal (Quebec)\t\t\t\t\t H1K1N3\t\t\t\t\t Dossier 1650 860\t\t\t\t\t 7160330 Canada\tChangement de\t364 rue de la\t9269 5337 Quebec\t1 Bar avec\t1592 rue Inc\tcategorie et de\tCommune Est\tInc\tautorisation de\tSainte RESTAURANT BAR\tcapacité de 1\tMontreal\tLE CABARET\tdanse et\tCatherine Est SALON TERRASSES\tRestaurant pour\t(Quebec)\t1592 rue Sainte\tspectacles sans\tMontreal BONSECOURS\tvendre sur\tH2Y 4B4\tCatherine Est\tnudité\t(Quebec) 364 rue de la\tterrasse a 1 Bar\t\tMontreal (Quebec)\t(suite a une\tH2L2J2 Commune Est\tsur terrasse\t\tH2L2J2\tcession\t Montreal (Quebec)\tsous un\t\tDossier 3496 163\tpartielle)\t H2Y4B4\tchapiteau\t\t\t\t Dossier 2062 180\t(demande\t\t6861971 Quebec\t1 Restaurant\t830 rue \tamendée)\t\tInc\tpour vendre\tSainte \t\t\tSCORES EXPRESS\t\tCatherine Est 9258 2162 Quebec\t2 Restaurants\t5526 rue\t830 rue Sainte\t\tMontreal Inc\tpour vendre\tSherbrooke\tCatherine Est\t\t(Quebec) BISTRO SHAIKA\tdont 1 avec\tOuest\tMontreal (Quebec)\t\tH2L2E2 5526 rue\tautorisation de\tMontreal\tH2L2E2\t\t Sherbrooke Quest\tspectacles sans\t(Quebec)\tDossier 3497 542\t\t Montreal (Quebec)\tnudité et 1 sur\tH4A1W2\t\t\t H4A1W2\tterrasse\t\tRestaurant La\tChangement\t104 avenue Dossier 2087 641\t\t\tChronique Inc\tpermanent\tLaurier Ouest \t\t\tRESTAURANT LA\td endroit\tMontreal Tapioca Inc\tChangement de\t4274 boul\tCHRONIQUE\td exploitation\t(Quebec) RESTAURANT\tcapacité de 1\tSaint Laurent\t104 avenue Laurier\tde 1 Restaurant\tH2T2N7 RAM EN YA\tRestaurant pour\tMontreal\tOuest\tpour vendre du\t 4274 boul Saint\tvendre existant\t(Quebec)\tMontreal (Quebec)\t99 avenue\t Laurent\tPermis\tH2W1Z3\tH2T2N7\tLaurier Ouest a\t Montreal (Quebec)\tadditionnel\t\tDossier 3498 227\tMontreal au\t H2W1Z3\t1 Restaurant\t\t\t104 avenue\t Dossier 2509 362\tpour vendre sur\t\t\tLaurier Ouest a\t \tterrasse sur le\t\t\tMontreal\t \tdomaine public\t\t\tPermis\t \t\t\t\tadditionnel\t 9264 5571 Quebec\t1 Restaurant\t230 rue de la\t\t1 Restaurant\t Inc\tpour vendre\tRotonde\t\tpour vendre\t LES ENEANTS\t1 Bar sur\tMontreal\t\t\t TERRIBLES\tterrasse\t(Quebec)\t9269 7010 Quebec\t1 Restaurant\t6234 chemin 230 rue de la\t\tH3E 3L3\tinc\tpour vendre\tde la Cote Rotonde\t\t\tLABIDJANAISE\t\tdes Neiges Montreal (Quebec)\t\t\t6234 chemin de la\t\tMontreal H3E3L3\t\t\tCote des Neiges\t\t(Quebec) Dossier 3494 556\t\t\tMontreal (Quebec)\t\tH3S 2A1 H3S 2A1 Dossier 3498 326 Québec E9 E9 E9 E9 brossarcf AVIS PUBLIC AVIS DE PRÉSENTATION D\u2019UN PROJET DE LOI D\u2019INTÉRÊT PRIVÉ PRENEZ AVIS que la Ville de Brossard suivant une resolution adoptee en seance extraordinaire du conseil municipal le 7 février 2013 entend déposer auprès de I Assemblée nationale du Quebec un projet de loi d interet prive visant a corriger certaines lacunes dans le mode de perception des taxes spéciales adoptees aux termes des reglements de la Ville de Brossard numéros 1120 1174 1559 1590 REG-55 REG-59 REG-60 REG-62 REG-64 REG-65 REG-67 REG-84 REG-85 et REG-90 et de la Ville de Longueuil numéros CM-2002-63 CM-2003-83 CM-2003-84 CM-2003-101 CM-2003-106 CM-2003-169 CM-2003-170 CM-2004-222 CM-2004-223 CM-2004-285 CM-2004-296 CM-2005-320 CM-2005-322 et CM-2005-372 tels que modifies de façon a régulariser la perception des taxes spéciales Toute personne qui a des motifs d intervenir sur le projet de loi doit en informer la directrice de la législation de I Assemblée nationale du Quebec Le present avis est publie en vertu de I article 36 des Regies de fonctionnement de I Assemblée nationale du Quebec Donne a Brossard ce 8® jour de février 2013 Isabelle Grenier avocate Directrice des services juridiques et greffiere FQR EXPLANATIQN IN ENGLISH QF THIS NQTICE PLEASE CALL (450) 923-6308 Appel d'offres public W Anjou Montréal Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h a la date ci dessous, a la Direction des affaires publiques et du greffe de l'arrondissement d'Anjou a l'attention de la Secretaire d'arrondissement au 7701, boul Louis H La Fontaine, Anjou, H1K 4B9, pour RÉFECTION DU CENTRE COMMUNAUTAIRE ANJOU 7800, BOULEVARD MÉTROPOLITAIN EST Appel d'offres :\tContrat 2013 01 Date d'ouverture : V mars 2013, 11 h Dépôt de garantie : 10 % de cautionnement Renseignements : Claude Heroux, directeur, 514 493 8002 Documents : Les documents relatifs a cet appel d'offres seront disponibles a compter du 8 février 2013 par le biais du Service électronique d'appel d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par telephone au 1 866 669 7326 ou au 514 856 6600, ou en consultant le site Web www seao ca Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO Pour être considérée, toute soumission devra être presentee sur les formulaires spécialement prepares a cette fin et placée dans une enveloppe cachetee portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement immédiatement apres l'expiration du delai fixe pour leur reception L'arrondissement d'Anjou ne s'engage a accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires Montreal, le 8 février 2013 Jacques Rioux Directeur d'arrondissement HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE NO 700 22 028132 123 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c 7094582 CANADA INC Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P C Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Terrebonne une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de I avis au defendeur a ete laissée a I intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de St Jerome situe au 25 de Martigny Ouest St Jerome II est ordonne a la partie défenderesse de comparaître dans un delai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai un jugement par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des I expiration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d ms tance sera presentee pour decision devant le tribu nal le 12 mars 2013 a 9H30 en I 01 du palais de justice de St Jerome A St Jerome le 28 janvier 2013 MARILYNE LEDUC Greffier adjoint C Q WrfG HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 199054 134 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c GHARBI MAROUANE Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P C Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de I avis au defendeur a ete laissée a I intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au I rue Notre Dame Est local I 120 Montreal II est ordonne a la partie défenderesse de compa raitre dans un delai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des I expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d instance sera presentee pour deci sion devant le tribunal le 13 mars 2013 a 9H00 en la salle 2 06 du palais de jus tice de Montreal A Montreal le I\"\" février 2013 ANNIE OUELLETTE Greffier adjoint C Q CANADA PROVINCE DE QUE BEC DISTRICT DE BEAUHAR NOIS C QC (CH CIV) VALLEY FIELD No 760 02 012736 125 AGENCE DU REVENU DU QUE BEC Partie demanderesse AILEEN MCMILLAN Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 21/02/2013 a 11 30 AU 183 FAIRHAVEN HUD SON seront vendus par autorité de justice les biens et effets de Al LEEN MCMILLAN saisis en cette cause soit NISSAN ALTIMA Cl NEMA MAISON SAC GOLF AQUARIUM TV PIANO GUITA RE VELO EXERCISEUR ETC CONDITIONS ARGENT OU CHE QUE VISE JASTINDER BHAN-DAL HUISSIER DE L\u2019ETUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 m Association québécoise des troubles d apprentissage « J apprends différemment parce que J ai de la difficulté » www.aqeta.qc.ca AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donne que a la suite du deces de Ma nette Bernard en son vivant do miciliee au 20 rue des Fonda leurs Sainte Madeleine Que bec survenu le 19 octobre 2012 un inventaire des biens de la de funte a ete fait par le liquidateur successoral le 28 janvier 2013 conformement a la loi Cet in ventaire peut etre consulte par tout interesse au 130 avenue de I Epee a Montreal Montreal ce 5 février 2013 M® Judith Pinsonneault avocate AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis de la cloture de I in ventaire des biens de la succès sion de Giovannina (alias Jen me) ALA en son vivant domici liee au 6801 boul des Rose raies appartement #105 Ville de Montreal province de Que bec H1M 3R6 decedee le 22 juillet 2012 lequel inventaire peut etre consulte par les inte resses a I etude du notaire sous signe au 6436 Beaubien Est Montreal H1M1A9 Me Martin Dumesnil notaire I Appel d'offres public Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Montréal DIVISION DE L'AMENAGEMENT DES PARCS -ACTIFS IMMOBILIERS Réaménagements et rénovations au chalet du parc Macdonald (Phase 2).(Soumission CDN-NDG-13-AOP-DAI-003) L'ouverture des soumissions prevue pour le 13 février 2013 à 11 heures est reportee au 20 février 2013 à 11 heures.Les soumissions devront donc etre reçues avant 11 heures le 20 février 2013 au 5160, boule vard Decarie, bureau 100, (Accès Montreal), rez de chaussée, Montreal (Quebec), H3X 2H9, a l'attention du secretaire d'arrondissement Montreal, le 8 février 2013 Le secretaire d'arrondissement Genevieve Reeves, avocate AVIS DE PRESENTATION D\u2019UN , PROJET DE LOI D\u2019INTERET PRIVE MRC de Marguerite d\u2019Youville MRC de La Vallee-du-Richelieu MRC de Rouville Avis public est par les présentes donne que les municipa lites régionales de Comte de Marguerite d Youville de La Vallee du Richelieu et de Rouville s adresseront a I Assem blee nationale du Quebec pour presenter un projet de loi d interet prive ayant principalement pour objet 1\tDe leur accorder le pouvoir de se rendre caution des en gagements pris par la Société d économie mixte de I Est de la Couronne Sud inc (appelée SEMECS ) dont elles sont actionnaires et fondateur municipal au delà de la limite prescrite par le troisième alinea de I article 48 de la Loi sur les sociétés d économie mixte dans le domaine municipal L R Q c S 25 01 2\tSe faire donner par la SEMECS toute hypotheque ou toute autre surete qu elles jugent suffisantes afin de garantir I execution des engagements pris dans I entente avec la SEMECS Toute personne qui a des motifs d intervenir sur ce projet de loi d interet prive doit en informer la Direction generale des affaires juridiques et parlementaires de I Assemblée nationale Edifice Pamphile Le May 1035 rue des Parle mentaires 3® etage bureau 3 55 Quebec (Quebec) GIA 1A3 Montreal ce 5 février 2013 Les procureurs des municipalités régionales de comte de Marguerite d Youville de La Vallee du Richelieu et de Rou ville POUPART & POUPART s e n c r I 84 de B resoles Montreal Quebec H2Y 1V5 514 845 6126 WrfG HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 500 22 198644 125 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c ESTRADA CARLA Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P C Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de I avis au defendeur a ete laissée a I intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au I rue Notre Dame Est local I 120 Montreal II est ordonne a la partie défenderesse de compa raitre dans un delai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des I expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d instance sera presentee pour deci sion devant le tribunal le 13 mars 2013 a 9H00 en la salle 2 06 du palais de jus tice de Montreal A Montreal le I\"\" février 2013 ANNIE OUELLETTE Greffier adjoint C Q MG HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 198360 128 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c 9175 4887 QUEBEC INC Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P C Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de I avis au defendeur a ete laissée a I intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au I rue Notre Dame Est local I 120 Montreal II est ordonne a la partie défenderesse de compa raitre dans un delai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des I expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d instance sera presentee pour deci sion devant le tribunal le 13 mars 2013 a 9H00 en la salle 2 06 du palais de jus tice de Montreal A Montreal le 29 janvier 2013 ANNIE OUELLETTE Greffier adjoint C Q CANADA PROVINCE DE QUE BEC DISTRICT DE ST HYACIN THE COUR SUPERIEURE No 750 05 002904 125 No ETA 4772 12 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse HABITATIONS JOMELLE INC Par tie défenderesse PRENEZ AVIS que le 20/02/2013 a 10 00 AU 1645 DE LA ROSE DES VENTS STE MADELEINE seront vendus par autorité de justice les biens et effets de HABITATIONS JOMELLE INC saisis en cette cause soit RE MORQUE CARGO 2 ESSIEUX ECHELLES OUTILS ETC CONDI TIONS ARGENT OU CHEQUE VISE MARC LEMAY HUISSIER DE L\u2019ETUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 RUE DU MOULIN ST-EUSTA-CHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLOTURE D INVENTAIRE (Avis dans le journal CcQ art 795) Prenez avis que Francisco FERNANDES en son vivant do micilie au 8402 12e Avenue Montreal Quebec H1Z3H8 est decede a Montreal le 24 novem bre2011 Un inventaire de ses biens a ete dresse conforme ment a la loi et peut etre consul te par les interesses au 4270 St Laurent Bureau 200 Mon treal Quebec H2W1Z3 Donne ce 5 février 2013 Mario Da Costa Silva liquidateur Avis aux créanciers de la premiere assemblée Dans I affaire de la faillite de CORPORATION DE GESTION BEDFORD FALLS Avis est par les présentes donne que la faillite de CORPORATION DE GESTION BEDFORD FALLS est survenue le 4 février 2013 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue le 28 février 2013 a lOhOO au bureau du syndic 3333 boul Graham bureau 400 Montreal Quebec Gaetano Di Guglieimo, CPA, CA, CIRP Responsable de l\u2019actif PSB BOISJOLI INC Syndic de faillite 3333, boul Graham, bureau 400 Montreal (Quebec) H3R3L5 Telephone (514)341-5511 Telecopieur (514)807-5310 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL NO 540 22 018801 133 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) PRESENT BANQUE ROYALE DU CANADA Partie Demanderesse c OLIVE UMULISA Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne a OLIVE UMULISA de comparaître au greffe de cette Cour situe au 2800 boul Saint Martin Ouest salle RC 05 dans les trente (30) jours de la date de publication du present avis dans le journal LE DEVOIR La requete introductive d instance (action sur prêts) avis a la partie défenderesse sera presentee devant le tribunal le 21 mars 2013 a Laval en salle 2 10 au Palais de justice de Laval Une copie de la requete introductive d instance a ete remise au greffe a I intention de Mme OLIVE UMULISA Laval le 5 février 2013 NICOLE DUCHESNE GREFFIER ADJOINT HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 196145 125 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c 9232 5075 QUEBEC INC Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P C Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de 1 avis au defendeur a ete laissée a 1 intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au 1 rue Notre Dame Est local 1 120 Montreal II est ordonne a la partie défenderesse de compa raitre dans un delai de 30 jours de la publication de la présenté ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des 1 expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d instance sera presentee pour deci sion devant le tribunal le 13 mars 2013 a 9H00 en la salle 2 06 du palais de jus tice de Montreal A Montreal le 30 janvier 2013 ANNICK NGUYEN Greffier adjoint C Q CANADA PROVINCE DE QUE BEC DISTRICT DE LAVAL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 540 02 025705 121 No ETA 6423 12 AGENCE DU REVE NU DU QUEBEC Partie demande resse 7829523 CANADA INC Par fie défenderesse PRENEZ AVIS que le 21/02/2013 a 10 00 AU 510 MAIN HUDSON seront ven dus par autorité de justice les biens et effets de 7829523 CANA DA INC saisis en cette cause soit EQUIPEMENT ET ACCESSOIRES DE RESTAURATION CONDI TIONS ARGENT OU CHEQUE VISE JASTINDER BHANDAL HUISSIER DE L\u2019ETUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les reservations (doivent être faites avant16h00 pour publication (deux (2) jours plus tarid Publications du lundi: Reservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Reservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax.514-985-3340 Sur Internet WWW ledevoir com/services-et-annonces/avis-publics www ledevoir com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel avisdev@ledevoir.com CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL NO 540 22 018709 138 COUR DU QUEBEC (Chambre civile) PRESENT BANQUE ROYALE DU CANADA Partie Demanderesse c MARIAM MANOUKIAN Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne a MARIAM MANOUKIAN de comparaître au greffe de cette Cour situe au 2800 boul Saint Martin Ouest salle RC 05 dans les trente (30) jours de la date de publication du present avis dans le journal LE DEVOIR La requete introductive d instance (action sur prêts) avis a la partie défenderesse sera presentee devant le tribunal le 21 mars 2013 a Laval en salle 210 au Palais de justice de Laval Une copie de la requete introductive d instance a ete remise au greffe a I intention de Mme MARIAM MANOUKIAN Laval le 5 février 2013 NICOLE DUCHESNE GREFFIER ADJOINT HUISSIERS DE JUSTICE COUR DU QUEBEC PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 198785 126 COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c NEWTON PHILLIP BASTIAMPILLAI Partie défenderesse ASSIGNATION 139 C P C Avis est donne a la partie défenderesse que la partie demanderesse a depose au greffe de la Cour du Quebec du district de Montreal une requete introductive d instance Une copie de cette requete et de lavis au defendeur a ete laissée a 1 intention de la partie défenderesse au greffe du tribunal au palais de jus tice de Montreal situe au 1 rue Notre Dame Est local 1 120 Montreal II est ordonne a la partie défenderesse de compa raitre dans un delai de 30 jours de la publication de la présenté ordonnance A defaut de comparaître dans ce delai un juge ment par defaut pourrait etre rendu contre vous sans autre avis des 1 expi ration de ce delai Soyez aussi avise que la requete introductive d instance sera presentee pour deci sion devant le tribunal le 13 mars 2013 a 9H00 en la salle 2 06 du palais de jus tice de Montreal A Montreal le l\"\" février 20 f 3 ANNIE OUELLETTE Greffier adjoint C Q LE DEVOIR LE VENDREDI EEVRIER 20IS A 5 ACTUALITES NOUVEAUX POUVOIRS AUX PHARMACIENS Québec est allé trop loin, dénoncent les onmipraticiens AMELIE DAOUST-BOISVERT Les médecins de famille jugent que le projet de règlement octroyant de nouveaux pouvoirs aux pharmaciens va beaucoup plus loin que ce qui était prévu dans le projet de loi initial.Trop loin, s\u2019inquiète le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Louis Godin.Les médecins s\u2019opposent depuis le début à donner un droit de diagnostic aux pharmaciens, mais sont ouverts à élargir leur champ d\u2019action pour désengorger le système de santé.Quand Québec a présenté le projet de loi 41, adopté à l\u2019unanimité en décembre 2011, ils se sont montrés consensuels et souriants, car à leur satisfaction, le projet de loi donnait la pos-sibibté aux pharmaciens de prescrire des médicaments pour des cas ne nécessitant pas de diagnostic seulement.La prise d\u2019acide folique chez la femme enceinte, par exemple.23 problèmes de santé Qr, une surprise a surgi dans le projet de règlement publié en janvier dernier dans la Gazette officielle du Québec.Si ce règlement est adopté tel quel, les pharmaciens pourront prescrire des médicaments pour 23 problèmes de santé, dont 12 nécessitent, selon la FMQQ, un diagnostic, justement.Rhinite allergique, herpès labial, acné mineure, vaginite, érythème fessier ou infections urinaires chez la femme sont quelques-unes des affections en litige.Le projet de règlement publié par l\u2019Qrdre des professions, et entériné par les deux ordres professionnels concernés, permet aux pharmaciens de prescrire un médicament si le patient a été traité par le passé.La prescription doit avoir moins de 4 ans pour la plupart des diagnostics, moins de 2 ans pour les menstruations douloureuses et les hémorroïdes, et moins d\u2019un an pour les infections urinaires.En clair, si un médecin a prescrit à une patiente un antibiotique pour une infection urinaire il y a six mois et des anti-inflammatoires pour ses règles il y a un an et demi, si les symptômes réapparaissent, cette dernière peut consulter son pharmacien plutôt que son médecin.«On a l\u2019impression qu\u2019ils ont donné aux pharmaciens par règlement ce qu\u2019ils ne voulaient pas donner dans le projet de loi», explique le Louis Godin.«Le Collège des médecins nous assure qu\u2019il y aura des lignes directrices et que ce sera encadré, mais ça nous inquiète.Notre position, c\u2019est que ça prend toujours un diagnostic, même si c\u2019est votre KL infection urinaire.Il y a de bonnes chances que ce soit encore une infection, mais ça pourrait aussi être autre chose.Le Collège nous a avertis de ne pas poser de diagnostic par téléphone ou par le Web, et là, sur simple parole du patient, le pharmacien va pouvoir prescrire ! » La FMQQ a jusqu\u2019en mars pour faire savoir à l\u2019Qrdre des professions ses réserves sur le projet de règlement.Le Collège des médecins se veut rassurant et soutient que les lignes directrices émises aux médecins et aux pharmaciens seront très claires.De plus, un comité de vigie sera appelé à surveiller la mise en application des nouveaux pouvoirs des pharmaciens dès leur entrée en videur.Si le règlement ne subit pas de modification, cela pourrait survenir dès mai ou juin.Le Devoir MONTREAU Feu vert aux quatre centres de compostage JEANNE CORRIVEAU L> administration du maire ' Michael Applebaum a donné le feu vert à l\u2019implantation de quatre centres de compostage pour desservir l\u2019ensemble de l\u2019île de Montréal à compter de 2016.Cette décision a semé la consternation dans le quartier Saint-Michel, où les citoyens s\u2019opposent farouchement au projet depuis des années.L\u2019avis favorable que vient d\u2019accorder l\u2019Qffice de consultation publique de Montréal (QCPM) à l\u2019égard du quatrième centre, qui sera situé dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, a donné le signal de départ du projet.Jeudi après-midi, le maire Michael Applebaum a confirmé que la Ville allait de l\u2019avant.Les trois premiers centres seront en activité en 2016.Dans le secteur Est, l\u2019ancienne carrière Demix, à Montréal-Est, accueillera un centre de biométhanisation et une usine de prétraitement des déchets.Deux centres de compostage seront construits, l\u2019un au Complexe environnemental de Saint-Michel et l\u2019autre dans l\u2019arrondissement de Saint-Laurent.Un second centre de biométhanisation est prévu sur le terrain de Solu-tia, à LaSalle, mais il n\u2019entrera pas en service avant 2020.La Ville compte ainsi valoriser 219000 tonnes de matières résiduelles auparavant destinées à l\u2019enfouissement.Les travaux de construction devraient se réaliser en 2014 et 2015, mais il faudra peut-être attendre jusqu\u2019en 2017 avant que la collecte à l\u2019aide de bacs bruns puisse être étendue à tout le territoire \u2014 à l\u2019exception des immeubles de neuf logements et plus.Le projet nécessitera un investissement de 237 millions de dollars, dont 135,6 millions seront assumés par les gouvernements fédéral et provincial, a-t-on précisé.L\u2019annonce ne fait pas que des heureux.À Saint-Michel, les réactions de déception n\u2019ont pas tardé.«On est tous d\u2019accord avec le compostage, mais les gens ne comprennent pas qu\u2019on veuille implanter un centre de compostage dans un parc, le parc Saint-Michel», a expliqué Denis Sirois, directeur général de la CDEC Centre-Nord et membre de la Coalition contre le site de compostage à Saint-Michel.« La poubelle de Montréal» Les citoyens de Saint-Michel sont surtout furieux de se faire imposer un centre de compostage, eux qui ont enduré pendant des décennies la présence du dépotoir de l\u2019ancienne carrière Miron.«Ce n\u2019est pas un phénomène de «pas dans ma cour».Encore aujourd\u2019hui, on reçoit les neiges usées d\u2019une grande partie de la ville de Montréal.On a le centre de tri des matières recyclables, qui est mal entretenu et nauséabond et qui amène un grand nombre de camions quotidiennement.Ça va être un retour en arrière: les odeurs et le trafic.Le quartier Saint-Michel vient tout juste de se sortir de son image de poubelle de Montréal et les gens veulent passer à autre chose.» Le groupe n\u2019entend pas en rester là et analyse la possibilité d\u2019intenter des recours judiciaires pour bloquer le projet.Des élus municipaux ont aussi exprimé leur déception.La mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Anie Samson, ainsi que les conseillers Frantz Benjamin et Frank Venneri ont reproché à l\u2019administration de coalition de faire la sourde oreille aux résidents de Saint-Michel et d\u2019avoir pris une décision «au nom de l\u2019équité territoriale et non au nom du bien-être des citoyens».Par voie de communiqué, ils ont indiqué qu\u2019ils comptaient «appuyer toutes les initiatives des citoyens dans ce dossier».Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Brian McDonough, directeur du bureau d\u2019action sociaie du diocèse cathoiique, siège sur ie comité consuitatif régionai de ia Commission de vérité et de réconciiiation, qui poursuit ses audiences au Québec.PENSIONNATS AUTOCHTONES L\u2019Église veut se tourner vers l\u2019avenir CAROLINE MONTPETIT Un représentant du diocèse cathojique de Montréal a exprimé le devoir de l\u2019Église de travailler avec les peuples autochtones pour bâtir un avenir meilleur, puisqu\u2019il est impossible de changer le passé des pensionnats.Brian McDonough, directeur du bureau d\u2019action sociale du diocèse catholique, siège au comité consultatif régional de la Commission de vérité et de réconciliation, qui poursuit ses audiences au Québec., Il a rappelé que l\u2019Église avait déjà exprimé des regrets et des demandes de pardon aux survivants des pensionnats autochtones, tant pour les sévices perpétrés sur les enfants pensionnaires que pour la répression de la culture autochtone qui s\u2019y est opérée.Quant à savoir quelles sanctions étaient prises contre les prêtres accusés d\u2019avoir perpétré des sévices sur les enfants qui leur étaient confiés dans les pensionnats indiens, M.McDonough s\u2019est contenté de dire qü\u2019«on ne les mutait plus» vers d\u2019autres fonctions, comme ce fut le cas durant de nombreuses années.Plus tard, en entrevue, il a ajouté que les prêtres qui étaient soumis à des accusations étaient démis de leurs activités pastorales.M.McDonough s\u2019exprimait dans le cadre d\u2019une conférence de presse de la Commission de vérité et de réconciliation, qui poursuit ses audiences au Québec sur les pensionnats autochtones.La Commission annonçait l\u2019événement de commémoration nationale, qui se tiendra à Montréal du 24 au 27 avril.Selon Daniel Tremblay, qui a publié en 2008 un livre sur les agressions sexuelles dans les pensionnats autochtones.L\u2019éveil des survivants, aux éditions Michel Brûlé, il est possible que l\u2019Église évite de présenter de véritables «excuses», à cause des implications, entre autres financières, que cette admission pourrait comporter dans d\u2019autres cas de recours collectifs.Qn sait qu\u2019au Québec, trois recours collectifs sont présentement intentés contre les communautés religieuses pour sévices sexuels, celui des élèves du collège Notre-Dame, celui de l\u2019Institut des sourds-muets de Montréal, et celui du séminaire Saint-Alphonse.Qr, plus que des regrets ou des demandes de pardon, les excuses impliquent une certaine responsabilité, relève-t-il.«Faire des excuses, c\u2019est admettre une certaine responsabilité juridique.Et si on le fait pour les autochtones, il va être difficile de ne pas le faire pour d\u2019autres.» Dans le cas des autochtones, c\u2019est le gouvernement fédéral qui assume la majeure partie des indemnisations liées à la fréquentation des pensionnats.En conférence de presse jeudi, M.McDonough, qui est par ailleurs laïc, a fait valoir que ce n\u2019est pas tout ce qui s\u2019est passé dans les pensionnats autochtones qui est négatif, et que beaucoup de personnes de bonne volonté y ont travaillé.M.McDonough a rappelé que le gouvernement fédéral avait alors une politique d\u2019assimilation culturelle des peuples autochtones.Par ailleurs, selon Daniel Tremblay, qui a récolté de nombreux témoignages sur la question à travers le Québec, et qui a fait ses propres recoupements, on pourrait compter de quatre à cinq agresseurs par pensionnat québécois.Si on calcule que chaque a^esseur sexuel peut faire une moyenne d\u2019une soixantaine de victimes, on arrive à un nombre impressionnant de sévices.«La plupart des accusés sont morts et bon nombre de victimes sont mortes aussi», relève-t-il.Le Devoir Plaidoyer pour un retour du sport à l\u2019école AMELIE DAOUST-BOISVERT Il est plus que temps de remettre du sport dans les écoles, croit la Coalition québécoise sur la problématique du poids, qui fait cinq recommandations en ce sens dans le but avoué d\u2019influencer le contenu des politiques de prévention et d\u2019activité physique que proposera le gouvernement de Pauline Marois.«Nous avons dévalorisé le fait de bouger, comme si on voulait faire de nos enfants de petits anges en porcelaine», déplore la directrice de la Coalition, Suzie Pellerin.Entourée de plusieurs intervenants et de chercheurs, elle a dévoilé cinq recommandations visant à faire de l\u2019école primaire et secondaire un milieu où il fait bon bouger.La Coalition demande d\u2019abord à Québec de rendre obligatoire un temps minimal consacré à l\u2019éducation physique.Au préscolaire, aucun barème n\u2019est proposé, alors qu\u2019au primaire et au secondaire, les plages de 50 heures par an ne seraient pas respectées partout.Favoriser le sport parascolaire, intégrer l\u2019activité physique aux autres matières, organiser des recréations dans des cours d\u2019école bien aménagées et favoriser la marche et le vélo entre l\u2019école et la maison sont les autres recommandations de la Coalition.Le Devoir PATRIMOINE Peu de projets bloqués à Sillery ISABELLE PORTER à Québec Malgré les exigences du ministère de la Culture, peu de travaux sont bloqués à ce niveau dans le site patrimonial de Sillery.Sur les 75 demandes d\u2019autorisation faites l\u2019an dernier, seulement trois ont été bloquées.C\u2019est ce qu\u2019a révélé jeudi la directrice du patrimoine au ministère, Danielle Dubé, lors d\u2019une rencontre avec les médias sur le site de Sillery.« On fait un travail d\u2019accompagnement», «on essaie de les aider», on «fait des suggestions», a-t-ellç expliqué.Étant donné que le site de Sillery a une valeur patrimoniale reconnue, tout travail de construction, de démolition ou de subdivision des terrains doit reçevoir l\u2019aval du ministère.A l\u2019approche de la consultation publique sur l\u2019avenir du site, le ministère rend pubbc cette semaine son plan de conservation pour ce secteur.De l\u2019aveu même des fonctionnaires, ce document n\u2019impose pas de contrôles plus sévères que ce qui était appbqué auparavant, mais il les explique beaucoup plus clairement.Situé entre le chemin Saint-Louis et le fleuve Saint-Laurent, ce secteur est constitué de grands domaines dont plusieurs appartiennent aux communautés religieuses.Ces dernières années, la pression immobilière s\u2019est accrue, ce qui a amené des groupes de citoyens à se mobibser.Pendant la campagne électorale, le Parti québécois s\u2019était engagé à agir dans ce dossier, ce qui a amené le ministre Maka Kotto à lancer une consultation publique sur le sujet.Cette consultation doit débuter le 20 février prochain.Qr, hier, M\u201c® Dubé a souligné que l\u2019exercice ne visait pas seulement les gens de Sillery.« C\u2019est pour tout le Québec», a-t-elle dit.Le site patrimonial de Sillery fait partie de la courte liste des 12 sites patrimoniaux déclarés du Québec, anciennement nommés «arrondissements historiques».Cette liste comprend aussi Percé, l\u2019île d\u2019Qrléans, le Vieux-Québec, le Vieux-Montréal et les quartiers anciens de Trois-Rivières.Le Devoir Résultats des tirages du : 2013-02-06 IL lu 04 18 23 25 39 43 OZ 08 10 Sm 22 27 32 Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ LOT BONI 06 07 09 15 17 48 * Une rente de 100 000 $ par année à vie.3641431 Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience *e0TS BONhS UN À CHAQUE TIRAGE DE FÉVRIER 100 000$.PAR ANNÉE À lAE.-ti- En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité 514*861 *0630 Vieux-Montréal Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 6 LE DEVOIR LE VENDREDI EEVRIER 20IS MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx 12 755,92 -5,67 -0,04% Evolutian sur 250 jours Volume juil.\tsept.\tnov.LES INDICES Indice S&P TSX S&P TX20 S&P TX60 S&P TX60 Cap.Cons.de base Cens, discrét.Énergie Finance Aurifère Santé Tech, de i\u2019info Industrie DE LA BOURSE DE TORONTO Volume (000)\tFermeture\tvar.pts\tvar.%\t1 Indice\tVolume (000)\t\tFermeture\tvar.pts\tvar.% 183 254\t12 755,92\t-5,67\t-0,0\tMatériaux\t66 505\t316,14\t-1-0,15\t0,0 58 465\t602,32\t-1-0,74\t0,1\tImmobilier\t8 102\t239,99\t-1-0,47\t0,2 108 eol\t731,32\t-0,75\t-0,1\tTélécoms\t3 599\t114,44\t-0,49\t-0,4 108 607\t808,69\t-0,83\t-0,1\t5erv.collect.\t2 268\t231,86\t-1-0,43\t0,2 3 102\t252,93\t-1-1,14\t0,5\tMétaux/minera Is\t16 524\t987,20\t-19,65\t-2,0 6 110\t100,98\t-0,30\t-0,3\t\t\t\t\t 45 001\t253,65\t-1,08\t-0,4\t\t\t\t\t 18 527\t197,16\t-0,18\t-0,1\tTSX CROISSANCE\t\t\t\t 46 806\t281,04\t-1-1,11\t0,4\tT5X Venture\t76 724\t1 206,11\t-5,61\t-0,5 695\t69,73\t-1-0,77\t1,1\t\t\t\t\t 11 406\t30,43\t-1-0,44\t1,5\t\t\t\t\t 12 730\t133,11\t-1-0,63\t0,5\t\t\t\t\t¦ HIER À LA BOURSE: Toronto a clôturé la séance en accusant un léger recul, alors que les investisseurs soupesaient les résultats mitigés de grandes entreprises canadiennes.Pour une, Teck Resources a contribué au recul en dépit de résultats trimestriels meilleurs que prévu.La minière a vu la valeur de son titre reculer de 6 %.Titre AVvariation>l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE Allm.Couche-Tard\tATD B\t53,00\t0,40\t0,76\t767\t29,44\t53,00 Astral Media\tACM A\t47,22\t0,32\t0,68\t529\t34,49\t49,29 T Canadian Tire\tCTC A\t68,90\t-0,99\t-1,42\t666\t62,40\t73,46 Cogeco\tCCA\t42,86\t0,05\t0,12\t84\t34,45\t53,54 Corus\tCJR B\t24,74\t-0,01\t-0,04\t68\t21,25\t25,58 Jean Coutu\tPJC A\t15,47\t-0,01\t-0,06\t160\t12,15\t15,84 Loblaw\tL\t40,85\t-0,18\t-0,44\t194\t31,11\t42,19 Magna\tMG\t52,84\t0,14\t0,27\t427\t37,68\t54,59 Metro\tMRU\t63,97\t0,25\t0,39\t230\t49,60\t65,37 Quebecer\tQBR B\t42,80\t-0,41\t-0,95\t116\t32,30\t43,75 Rena\tRON\t12,24\t-0,11\t-0,89\t133\t8,94\t14,49 5aputo\tSAP\t50,83\t0,01\t0,02\t196\t39,76\t51,00 5haw\tSJR B\t23,60\t0,09\t0,38\t447\t18,93\t24,00 A 5hoppers Drug Mart\tSC\t42,10\t0,46\t1,10\t1322\t39,30\t44,44 Tim Hortons\tTHI\t49,33\t-0,16\t-0,32\t347\t45,11\t57,91 A Transat A.T.\tTRZ B\t6,60\t0,11\t1,69\t20\t2,79\t7,25 T Yellow Media\tY\t7,64\t-0,35\t-4,38\t45\t5,40\t10,00 ÉNERGIE\t\t\t\t\t\t\t Cameco\tCCO\t21,66\t-0,08\t-0,37\t1004\t16,50\t26,43 Canadian Natural\tCNQ\t29,98\t-0,15\t-0,50\t2 947\t25,58\t40,24 A Canadian ON 5ands\tCOS\t21,11\t0,30\t1,44\t1357\t18,21\t24,20 En bridge\tENB\t44,67\t0,13\t0,29\t865\t36,47\t44,87 T EnCana\tEGA\t19,28\t-0,42\t-2,13\t1909\t17,41\t23,86 T Enerplus\tERE\t13,48\t-0,15\t-1,10\t381\t11,53\t24,67 Nexen\tNXY\t26,60\t0,05\t0,19\t1377\t15,18\t27,25 T Pengrowth Energy\tPGF\t4,64\t-0,06\t-1,28\t521\t4,38\t10,15 T Pétrolière Impériale\tIMO\t43,26\t-0,66\t-1,50\t610\t39,77\t49,26 5uncor Energy\tSU\t32,23\t-0,30\t-0,92\t6 492\t26,97\t37,28 A Talisman Energy\tTLM\t12,59\t0,17\t1,37\t3 960\t9,72\t14,69 TransCanada\tTRP\t48,25\t-0,25\t-0,52\t888\t41,02\t49,44 FINANCIÈRES\t\t\t\t\t\t\t B.CIBC\tCM\t82,42\t-0,19\t-0,23\t878\t69,13\t84,33 B.do Montréal\tBMO\t62,69\t-0,27\t-0,43\t1344\t53,15\t64,70 B.Laurentlenne\tLB\t44,36\t0,08\t0,18\t31\t40,66\t47,80 B.Nationale\tNA\t78,39\t-0,19\t-0,24\t360\t71,05\t81,27 B.Royale\tRY\t62,66\t-0,01\t-0,02\t2 527\t48,70\t62,94 B.5cotla\tBNS\t58,73\t-0,11\t-0,19\t1245\t50,26\t59,20 B.TD\tTD\t82,86\t-0,09\t-0,11\t985\t75,70\t85,85 Brookfield Asset\tBAM A\t37,87\t0,12\t0,32\t1664\t30,09\t38,14 Comlnar Real\ti\tDUE UN\t22,95\t-0,05\t-0,22\t422\t21,73\t25,46 Corp.Fin.Power\tPWF\t28,72\t-0,13\t-0,45\t351\t24,06\t30,15 Fin.Manuvie\tMFC\t14,55\t0,14\t0,97\t6 722\t10,18\t14,97 Fin.5un Life\tSLF\t29,01\t0,00\t0,00\t876\t19,76\t29,65 Great-West LIfeco\tGWO\t25,87\t-0,10\t-0,39\t319\t19,82\t26,61 A Industrielle All.\tlAG\t36,58\t0,62\t1,72\t231\t20,55\t36,58 Power Corporation\tPOW\t26,53\t-0,25\t-0,93\t606\t21,70\t27,42 T TMX\tX\t55,78\t-0,95\t-1,67\t77\t41,25\t57,82 INDUSTRIELLES\t\t\t\t\t\t\t Air Canada\tAC B\t2,44\t-0,01\t-0,41\t2 989\t0,78\t2,51 A Bombardier\tBBD B\t4,13\t0,05\t1,23\t4 895\t2,97\t4,93 CAE\tCAE\t10,80\t0,08\t0,75\t696\t9,32\t11,10 Canadien Pacifique\tCP\t113,31\t0,28\t0,25\t539\t71,61\t118,57 Chemin de fer CN\tCNR\t96,24\t0,04\t0,04\t681\t74,50\t96,39 A 5NC-Lavalln\tSNC\t47,49\t1,15\t2,48\t1927\t34,36\t53,86 Transcontinental\tTCL A\t11,78\t0,00\t0,00\t110\t7,97\t13,34 Transperce\tTFI\t22,53\t-0,22\t-0,97\t465\t16,06\t22,80 MATÉRIAUX\t\t\t\t\t\t\t Agrium\tAGU\t113,91\t0,32\t0,28\t605\t77,50\t116,38 Barrick Gold\tABX\t32,69\t0,11\t0,34\t2 010\t31,18\t49,93 Goldcorp\tG\t36,06\t0,24\t0,67\t2 955\t32,34\t50,17 Kinross Gold\tK\t8,23\t0,03\t0,37\t3 857\t7,15\t11,65 Mines Agnico-Eagle\tAEM\t45,55\t0,23\t0,51\t552\t31,50\t56,99 Potash\tPOT\t42,00\t0,20\t0,48\t2 484\t37,02\t47,75 T Teck Resources\tTCK B\t34,45\t-2,19\t-5,98\t4 867\t26,02\t42,55 SERVICES PUBLICS\t\t\t\t\t\t\t T Fortis\tFTS\t34,24\t-0,36\t-1,04\t480\t31,70\t34,98 TransAlta\tTA\t16,34\t-0,04\t-0,24\t459\t13,96\t21,20 TECHNOLOGIE\t\t\t\t\t\t\t A BlackBerry\tBB\t16,91\t0,93\t5,82\t9 715\t6,10\t18,49 CGI\tGIB A\t27,10\t0,25\t0,93\t1212\t20,00\t27,10 TÉLÉCOMMUNICATIONS\t\t\t\t\t\t\t BCE\tBCE\t44,43\t-0,09\t-0,20\t1905\t39,12\t45,28 Bell Allant\tBA\t26,71\t-0,02\t-0,07\t289\t24,41\t28,23 Rogers\tRCI B\t46,23\t-0,37\t-0,79\t586\t34,75\t47,33 Telus\tT\t67,01\t-0,52\t-0,77\t529\t55,19\t67,80 FONDS NÉGOCIÉS EN BOURSE\t\t\t\t\t\t\t I5hares DEX\tXBB\t31,02\t-0,05\t-0,16\t278\t30,78\t31,86 I5hares M5CI\tXEM\t24,51\t-0,12\t-0,49\t14\t21,29\t25,26 T I5hares M5CI EMU\tEZU\t33,45\t-0,50\t-1,47\t545\t24,77\t35,41 I5hares 5&P 500\tXSP\t17,22\t-0,03\t-0,17\t330\t14,49\t17,28 I5hares 5&P/T5X\tXIC\t20,16\t-0,05\t-0,25\t60\t17,71\t20,47 C CENTRE D ANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC eoonom e oortempo a INDICES QUEBECOIS Indice\tFermeture INDICE QUÉBEC IQ30\t1503,30 INDICE QUÉBEC IQ120\t1508,57 var.pts var.% -0,53\t-0,04 -0,60\t-0,04 iShares S&P/TSX BlackBerry Fin.Manuvie Suncor Energy lamgold Teck Resources Eldorado Gold Talisman Energy Kinross Gold Yamana Gold XIU BB MFC SU IMG TCK B ELD TLM K YRI LES GAGNANTS EN % Lundin Petroleum\tLUP Horizons BetaPro\tFIND Pure Technologs\tPUR Crew Energy\tCR BlackBerry\tBB Westport\tWPT Gluskin Sheff +\tGS Softchoice\tSO Genivar\tGNV Andrew Poller\tADW\tB LES PERDANTS EN % SMART Technologies\tSMA MIgao\tMGO Horizons BetaPro\tFINU Fortress Paper\tFTP Teck Resources TCK A GLV\tGLV\tA Pacific & Western\tPWC Metalore Resources\tMET Lydian\tLYD Teck Resources TCK B LES GAGNANTS EN $ Lundin Petroleum Fairfax Financial Westport Paladin Labs SNC-Lavalln Genivar Gluskin Sheff + BlackBerry High Liner Foods Atco LUP FFH U WPT PLB SNC GNV GS BB HLF ACOX LES PERDANTS EN $ Fairfax Financial Teck Resources Teck Resources Domtar Domtar (Canada) Glldan Activewear WestJet Airlines Constellation Horizons BetaPro Silver Bullion FFH TCK A TCK B UFS UFX GIL WJA A CSU HNU SBT U Fermeture\tVariation ($) (%)\t\tVolume (000)\t52 semaines bas\thaut\t BOURSE DE TORONTO\t\t\t\t\t 18,39\t-0,06\t-0,33\t14 838\t16,05\t18,69 16,91\t0,93\t5,82\t9 715\t6,10\t18,49 14,55\t0,14\t0,97\t6 722\t10,18\t14,97 32,23\t-0,30\t-0,92\t6 492\t26,97\t37,28 8,74\t0,09\t1,04\t5 360\t7,95\t17,71 34,45\t-2,19\t-5,98\t4 867\t26,02\t42,55 11,34\t0,10\t0,89\t4 846\t9,94\t15,78 12,59\t0,17\t1,37\t3 960\t9,72\t14,69 8,23\t0,03\t0,37\t3 857\t7,15\t11,65 16,73\t0,29\t1,76\t3 471\t12,76\t20,61 25,62\t2,11\t8,97\t0\t16,50\t26,49 4,25\t0,31\t7,87\t3 872\t2,99\t12,51 4,65\t0,33\t7,64\t69\t3,41\t5,13 6,68\t0,45\t7,22\t1444\t4,88\t14,00 16,91\t0,93\t5,82\t9 715\t6,10\t18,49 28,73\t1,56\t5,74\t78\t22,76\t49,68 17,75\t0,94\t5,59\t53\t13,17\t17,75 13,08\t0,68\t5,48\t66\t10,51\t13,75 22,94\t1,09\t4,99\t496\t18,73\t28,49 i 11,49\t0,50\t4,55\t0\t9,75\t11,80 1,52\t-0,20\t-11,63\t122\t1,04\t3,81 1,51\t-0,15\t-9,04\t80\t1,25\t3,80 11,19\t-1,02\t-8,35\t2 589\t7,96\t20,68 7,40\t-0,64\t-7,96\t156\t6,85\t38,80 35,40\t-2,65\t-6,96\t3\t28,18\t43,80 1,75\t-0,13\t-6,91\t125\t1,53\t3,85 1,23\t-0,09\t-6,82\t30\t1,16\t2,23 3,85\t-0,25\t-6,10\t0\t2,99\t6,00 1,86\t-0,12\t-6,06\t339\t1,78\t2,85 34,45\t-2,19\t-5,98\t4 867\t26,02\t42,55 25,62\t2,11\t8,97\t0\t16,50\t26,49 368,00\t2,00\t0,55\t0\t338,00 419,00\t 28,73\t1,56\t5,74\t78\t22,76\t49,68 44,81\t1,29\t2,96\t14\t36,76\t51,89 47,49\t1,15\t2,48\t1927\t34,36\t53,86 22,94\t1,09\t4,99\t496\t18,73\t28,49 17,75\t0,94\t5,59\t53\t13,17\t17,75 16,91\t0,93\t5,82\t9 715\t6,10\t18,49 33,90\t0,90\t2,73\t19\t17,65\t39,00 84,13\t0,84\t1,01\t34\t60,33\t84,74 363,97\t-3,03\t-0,83\t30\t335,00 420,93\t 35,40\t-2,65\t-6,96\t3\t28,18\t43,80 34,45\t-2,19\t-5,98\t4 867\t26,02\t42,55 75,65\t-2,18\t-2,80\t10\t70,25\t99,86 75,71\t-1,85\t-2,39\t0\t69,00\t99,61 35,03\t-1,52\t-4,16\t1024\t21,03\t38,38 21,23\t-1,17\t-5,22\t18\t12,99\t22,84 123,00\t-1,07\t-0,86\t34\t86,20\t127,25 11,19\t-1,02\t-8,35\t2 589\t7,96\t20,68 18,20\t-1,01\t-5,26\t0\t15,75\t21,43 NEW YORK S&P 500 1509,39 ^ -2,73 -0,18% Evolution sur 250 jours NASDAQ 3 165,13 -3,35 -0,11% Evolution sur 250 jours DOW JONES 13 944,05 -42,47 -0,30% LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (Erance) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) NIkkel 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture\tvar.pts\tvar.% 680,88\t-5,28\t-0,8 3 601,05\t-41,85\t-1,1 7 590,85\t-1-9,67\t0,1 16 400,56\t-202,29\t-1,2 45 019,21\t-551,50\t-1,2 58 372,46\t-578,61\t-1,0 2 418,53\t-15,95\t-0,7 23 177,00\t-79,93\t-0,3 11 357,07\t-106,68\t-0,9 4 955,77\t-1-15,26\t0,3 1 589,37\t-5,99\t-0,4 PÉTROLE 95,83 -0,79 $US v -0,82%\t?OR 1670,40 -7,30 $US 'V -0,44%\t?DOLLAR CANADIEN 100,20 -0,25 0US 1$US = 99,80 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE 3 3 O ] © P 3 É LETTRES Illogiques petites centrales Selon Bernard Généreux, président de la Fédération québécoise des municipalités, l\u2019annulation des six derniers projets de petites centrales non encore réalisés serait une fumisterie correspondant à une vision bucolique du Québec, bien loin de la réalité des régions.D\u2019autres maires ont ajouté que ce sont maintenant les citoyens du Québec qui devront payer pour remplacer les revenus que les municipalités et MRC auraient tirés de ces projets.Pourtant, le programme de petites centrales hydroélectriques était clairement une aberration économique : on visait à produire de l\u2019électricité dont on n\u2019a pas besoin, à un coût plus élevé que celle d\u2019Hydro-Québec, tout cela aux frais des contribuables du Québec dont semblent tant se soucier les maires mentionnés.Qui plus est, au plan du patrimoine environnemental, de tels projets défigurent inutilement les rivières du Québec et ont des impacts négatifs sur la faune et la flore.Enfin, cette dégradation de nos rivières patrimoniales nuit au tourisme et à l\u2019écotourisme, et donc, encore là, à l\u2019économie.C\u2019était un programme triplement perdant, en particulier au plan économique.Vision bucolique, dites-vous ?Il était déjà très malheureux que plusieurs petites centrales aient vu le jour au Québec au cours des dernières décennies.Les politiciens ont imposé ces aberrations à Hydro-Québec qui n\u2019en voulait pas.La vraie fumisterie aurait été de mener à terme les six derniers projets.Bravo au gouvernement actuel donc d\u2019avoir mis fin à ce programme.Il faudrait toutefois maintenant retirer la page Web du site de Ressources naturelles Québec qui invite encore les communautés locales et autochtones à soumettre des projets de petites centrales.Et, surtout, il faudrait rapidement annuler la décision illogique d\u2019autoriser le projet de Val-Jalbert, en rien différent des six autres quant au fond.Jean Pinze Québec, le 6 février 2013 Attention anx péages ! Avec la construction prochaine (espé-rons-le !) du nouveau pont Champlain se pose la question du péage.Il semble admis qu\u2019il y en aura.Bon.Cependant, il ne faudrait pas tomber dans la tarification abusive du pont de la 25 Nord à l\u2019occasion de franchissements occasionnels.Exiger 5 $ de frais administratifs pour un simple passage de 1,84$ est scandaleux.Je me demande même si cette pratique exagérée n\u2019est pas un record mondial dans le genre.En effet, si nous nous comparons aux autres en Amérique du Nord, nous sommes certainement les seuls à endurer une telle situation.Si c\u2019est un exemple de ce qu\u2019entraînent les PPP, je nous souhaite bonne chance comme contribuables avec d\u2019autres entreprises comme le CHUM ou le CUSM.Sans compter que l\u2019idée d\u2019instaura- tion de péages sur plusieurs autres ponts de l\u2019île de Montréal fait tranquillement son chemin dans la réflexion de nos décideurs.Dominique linck Montréal, le 6 février 2013 Salut, Monsieur Jean Faucher ! Il en fallait, du cœur à l\u2019ouvrage, à ces armateurs-réalisateurs pour mettre en branle ces grandes expéditions qu\u2019étaient les télé-théâtres de Radio-Canada et les amener à bon port jusque sur nos écrans de télévision.Nous étions nombreux, nous les comédiens, à navi^er à bord de ces grandes caravelles qui avaient pour nom Cyrano, Lorenzaccio.Tout frais sortis des écoles de théâtre, nous apprenions notre métier avec des textes épiques qui nous exaltaient et écorchaient à souhait nos tripes de jeunes loups affamés.Que sont devenus ces grands vaisseaux qui racontaient des histoires prodigieuses?Ils ont sombré dans l\u2019qbîme du rêve depuis que la société d\u2019Etat a capitulé et qu\u2019elle se contente de régurgiter des talk-shows consensuels et incestueux oû co-pulent toujours les mêmes vedettes.Salut, Monsieur Jean Eaucher ! Salut, Monsieur le réalisateur au long cours ! Merci de nous avoir oh! hissés dans vos fantasques épopées ! Cédric Noël Montréal, le 6 février 2013 LIBRE OPINION Un des plus grands d\u2019entre nous MARCEL JUNIUS Ancien directeur général du patrimoine, gouvernement du Québec, ancien président de la Commission des biens culturels du Québec J> espérais bien naïvement trouver le 5 février dans mon Devoir une ligne, ou un peu plus, un rappel tout au moins, pour commémorer le souvenir d\u2019up des plus grands d\u2019entre nous, Georges-Emile Lapalme.L\u2019homme, d\u2019une stature hors du commun, incarnait l\u2019essence même de la probité.Il s\u2019est éteint le 5 février 1985.Le mot n\u2019est pas juste.Il brille encore par son œuvre.Les plus jeunes ne le savent pas et c\u2019est dommage, mais il était, peu ou prou, notre Malraux.Langue riche, pensée profonde, fourmillante, avec un regard perspicace sur l\u2019avenir.La preuve de ceci se vérifie à la lecture de chaque page des trois tomes de ses mémoires.Une grande œuvre littéraire, une tranche authentique de l\u2019histoire du Québec, sans complaisance.Sincère.En filigrane, sourd la souffrance d\u2019un homme cultivé, avocat, amateur d\u2019art, passionné de cinéma et connaisseur de haut rang de la bibliothèque universelle.Homme politique, il ne fut pas politicien.Ses idéaux étaient conduits par des mobiles sociaux et culturels, uniquement.Dans son aventure politique, il aura été malmené, moins par ses adversaires que par les amis de sa formation politique.Il a surtout souffert de la petitesse du cercle au pouvoir.D\u2019autres que moi pourraient décrire précisément la manière dont Georges-Emile Lapalme s\u2019acquitta de son rôle, ingrat, de chef de l\u2019opposition, dressé face à Maurice Duplessis.Je ne m\u2019égarerai pas sur ce chemin.Pour ma part, j\u2019ai connu monsieur Lapalme lorsqu\u2019il fut dégagé des affres de la politique partisane.Après la sanction de la Loi sur les biens culturels, en 1972, l\u2019ancien ministre est appelé à présider la commission créée par elle.Il analyse les règles du jeu, les laudateurs autant que les fossoyeurs du patrimoine culturel.En cours d\u2019exercice, il dévoile entre autres, à la surprise de plusieurs, que certains ministères « constructeurs » du gouvernement étaient dans les faits des démolisseurs de nos trésors nationaux.Il fustige, élève la voix, tonne aussi pour déplorer la banalisation d\u2019anciens villages dans toutes nos régions et s\u2019en prend à ceux qui affublent de matériaux de substitut, de plastique, de ferraille les maisons anciennes en dénaturant leur beauté simple.Dans une autre situation, l\u2019arrondissement historique de Percé avait fait les frais d\u2019une mauvaise lecture par au moins deux ministères du gouvernement du Québec.Les blessures infligées au patrimoine étaient flagrantes.«La Commission des biens culturels ne saurait trop insister sur l\u2019expression: le ministère des Affaires culturelles, maître d\u2019œuvre», écrira-t-il.Ce coup de tonnerre est suivi par un credo.«Il est apparu clairement que l\u2019exigence de la conservation est [.] vitale parce qu\u2019elle est motivée par un besoin profondément humain : vivre dans un univers qui demeure familier, tout en intégrant le changement souhaitable et inévitable.» Pour lui, cela se fondait dans l\u2019urbanisme de la cité, du quartier ou du village.Avec persévérance, il a réitéré son appel pour des plans de sauvegarde qui soient la vision urbanistique, culturelle et sociale de ces portions de territoire élevées au rang de patrimoine culturel.Lorsque viendra le temps de discuter de l\u2019avenir de l\u2019arrondissement historique de Sillery, sou-yenons-nous de la leçon de Georges-Emile Lapalme.Cette commémoration du vingt-huitième anniversaire de son décès, je la fais par reconnaissance.J\u2019ai retenu de ma rencontre avec ce géant une connivence de bon aloi, pour atteindre les objectifs que nous avions en commun.Ils sont maintenant partagés par plusieurs : valoriser le patrimoine historique, l\u2019associer à la vie de la cité et, surtout, renforcer notre identité qui est notre première souveraineté.Sa vision dynamique du patrimoine se confondait avec l\u2019avenir des villes.Pour le Québec, naturellement, une vocation réel-lenjent culturelle.A tous les Québécois, recommandons la lecture de ses mémoires, c\u2019est tonifiant de l\u2019entendre parler du Québec.Ça vous fera du bien ! LE DEVOIR LE VENDREDI EEVRIER 20IS A 9 IDEES Le miroir écossais et la convergence des indépendantistes Il faut cesser d\u2019abandonner la question nationale à des partis politiques qui s\u2019entredéchirent LES MEMBRES DE L\u2019EXECUTIE DU NOUVEAU MOUVEMENT POUR LE QUÉBEC* e refus du premier ministre écossais Alex Salmond de se montrer en public en compagnie de Pauline Marois par peur d\u2019être associé à deux échecs référendaires est le symptôme des problèmes qui minent l\u2019indépendantisme québécois: le «référendisme» et la dispersion de leurs forces.11 n\u2019y a pas que le gouvernement écossais qui a peur ; les Québécois aussi.Par deux fois, ils ont âprement goûté à la défaite.Aujourd\u2019hui, ils semblent installés dans un réflexe défensif naturel.La crainte (savamment exploitée par nos adversaires fédéralistes) d\u2019une nouvelle blessure référendaire, et non la peur de l\u2019indépendance elle-même, agit en paralysant et freine la progression de notre projet.D\u2019autant plus que, pour tous les indépendantistes, la présente situation est décevante : le Parti québécois se retrouve aujourd\u2019hui en situation de gouvernement minoritaire ; Québec solidaire n\u2019a pas remporté la moitié des comtés que cette formation espérait gagner et Qption nationale a perdu son seul député.Voilà qui devrait rendre impérative la convergence de toutes nos forces.L\u2019attitude du gouvernement du Scottish National Party nous renvoie donc à nous-mêmes.Appelons cela le miroir écossais.Plutôt que d\u2019y voir dilution et étiolement, il nous faut y voir une invitation au questionnement, à l\u2019approfondissement de notre réflexion et de notre lutte pour l\u2019indépendance.La question du référendisme Ce questionnement, selon nous, doit porter sur au moins deux grands enjeux.Le premier est le «référendisme», cette façon de concevoir le projet indépendantiste à travers la seule lorgnette du référendum.Point cardinal de toute réflexion et de tout engagement politique, tout se joue là, laissant ainsi le peuple face à une seule issue : la victoire ou le recul durable ; l\u2019indépendance ou le statu quo.Au-delà de son principe éminemment démocratique, cette façon de concevoir l\u2019avenir a-t-elle été fertile pour notre liberté ?Ne conduit-elle pas plusieurs politiciens ayant pris la mesure de la peur chez leurs concitoyens à une impasse discursive et politique, soit celle d\u2019être indépendantistes sans l\u2019être ouvertement?Et d\u2019autres à reprocher aux premiers cette même impasse ?Est-ce cela qui conduit les uns et les autres, en rangs dispersés, à chercher une solution au référendisme sans jamais la trouver tout à fait: au PQ dans la gouvernance souverainiste et le référendum d\u2019initiative populaire ; chez Québec solidaire dans une assemblée constituante, chez Qption nationale dans une élection référendaire?Ne devrait-elle pas conduire tout ce beau monde à chercher une solution ensemble ?Comme de concevoir une proposition qui ménagerait des issues et ferait tout de même avancer le Québec en cas de nouvel échec, en même temps que l\u2019on remet le projet d\u2019indépendance en route ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR La seule façon pour les indépendantistes de pouvoir sérieusement envisager l\u2019indépendance du Québec est d\u2019abord de se réunir.Est-ce nécessaire pour autant de nous ressembler?Non.Mais de se respecter?Si.Car après tout, on ne joue pas à la loterie avec l\u2019avenir d\u2019un peuple.L\u2019impératif de la convergence L\u2019autre grand enjeu à examiner, nous semble-t-il, est celui de la dispersion de nos forces.Plus que jamais, nous sommes en face d\u2019un impératif commun : celui de nous rassembler, nous reconnaître dans nos différences et travailler à déterminer les possibilités de convergence de toutes nos forces.Car la seule façon pour les indépendantistes de pouvoir sérieusement envisager l\u2019indépendance du Québec est d\u2019abord de se réunir.Est-ce nécessaire pour autant de nous ressembler ?Non.Mais de se respecter?Si.La Convergence nationale, c\u2019est d\u2019abord et avant tout un projet de mobilisation non partisane, un moment pour mieux penser la cohésion des indépendantistes, un lieu de dialogue ouvert à la diversité des courants d\u2019idées.11 nous faut nous retrouver, clarifier nos objectifs et préciser nos engagements.Tout cela, croyons-nous, est urgent.Et tout cela mérite de faire l\u2019objet de débats ordonnés.11 faut faire aussi les nécessaires examens de conscience que le mouvement indépendantiste n\u2019arrive pas à faire, engoncé qu\u2019il est entre plusieurs partis, pris eux-mêmes entre leur base militante et celles des autres partis.Sinon, le risque est grand que, sous l\u2019action partisane, les différences d\u2019opinions deviennent à la longue des antagonismes insurmontables.Dans ce contexte, il est nécessaire de revenir au cœur de la politique sans intermédiaires, de citoyen à citoyen.Vers des primaires indépendantistes?11 est temps que les indépendantistes cessent d\u2019abandonner la question nationale à des partis politiques qui s\u2019entredéchirent.11 est temps qu\u2019ils deviennent les auteurs de leur propre histoire, qu\u2019ils fassent une plus grande place à leur citoyenneté critique et jettent les bases d\u2019un acte fondateur.En l\u2019absence de leader pouvant fédérer toutes les aspirations idéologiques divergentes, doit-on inventer une nouvelle formule pour se prémunir des pénalités qu\u2019inflige le système parlementaire britannique à tous ceux qui se divisent?Que ce soit par exemple via un parapluie d\u2019action politique commun, une déclaration commune ou l\u2019organisation de primaires indépendantistes ?Ce qui est certain est que le conformisme, la torpeur et l\u2019inertie doivent être surmontés.C\u2019est un défi lancé contre l\u2019air du temps : sommes-nous capables de reconnaître notre diversité au point de la formaliser dans un souffle commun?C\u2019est une invitation et une responsabilité collective que nous avons vis-à-vis de notre pays.Car sinon, où va le Québec s\u2019il demeure au sein du Canada?Que pouvons-nous espérer d\u2019un pays qui s\u2019éloigne de nous, dans sa direction comme dans ses valeurs, et au sein duquel le Québec est en minorisation croissante.et en réorganisation économique évidente ?Voilà en somme pourquoi nous proposons à tous la tenue d\u2019un congrès de la Convergence nationale du 10 au 12 mai prochain au Palais des congrès de Montréal.Si la liberté est toujours notre désir, il faut la rendre possible et unir la nation derrière elle.Loin d\u2019être un exercice naif, un dialogue conduisant à la reconnaissance mutuelle constitue, à lui seul et en soi, une fin utile et nécessaire.*Jocelyn Desjardins, coporte-parole et président; Lauréanne Daneau, coporte-parole; Jason Brochu-Valcourt; Atim Léon Germain; Benjamin Hogue; Danic Parenteau Pierre Duchesne devra maintenant trancher Gérer, c\u2019est faire des choix et arbitrer entre des options possibles S MICHEL NADEAU Directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées (IGOPP) Ce texte n\u2019engage que son auteur.oyons clairs : ni les étudiants de la EEUQ ni les recteurs de la CREPUQ ne représentent l\u2019ensemble des intérêts du Québec.Aussi, le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, M.Pierre Duchesne, devrait passer outre à ce diktat que lui ont envoyé les différents groupes d\u2019intérêts lors des quatre rencontres préparatoires au Sommet des 25 et 26 février prochains : il faut absolument trouver un consensus entre les parties présentes, surtout celles qui menacent de se retirer ou qui veulent mettre tout sur la table.Par ailleurs, la commande passée à M.Duchesne par M\u201c® Marois est sans équivoque : on veut des résultats.Mais des résultats pour qui et dans quels intérêts?Le ministre ne doit pas tomber dans le vieux piège des dénouements des premiers sommets qui ont marqué l\u2019histoire du Parti québécois à partir de 1976.Au Manoir Richelieu, il fallait que l\u2019Etat écoute MM.Paul Desmarais et Louis Laberge, qui vendaient chèrement leur appui au communiqué final et leur présence enjouée à la conférence de presse de clôture.Les contribuables beurraient ainsi sans le savoir la tartine de chacun qui repartait avec le sourire aux lèvres.La situation budgétaire du Québec ne permet pas de donner la gratuité aux étudiants et 850 millions additionnels aux recteurs.Gérer, c\u2019est faire des choix et arbitrer entre des options possibles tout en tenant compte de son discours préélectoral.La stratégie de M.Duchesne sera évidemment d\u2019essayer d\u2019en donner un peu à chaque groupe pour qu\u2019il ne crie pas trop fort.Mais il ne doit pas oublier l\u2019ouverture de son parti au discours des carrés rouges du printemps dernier.La CREPUQ devra repartir avec quelque chose même si elle n\u2019arrive pas à bien vendre à la population l\u2019enjeu du sous-fi-nancement universitaire ; les recteurs devront-ils réunir leurs partisans au centre Bell et leur offrir des hot-dogs, des croustilles et des boissons gazeuses ?Le grand problème de M.Duchesne est qu\u2019il n\u2019a pas invité en assez grand nombre au Sommet des représentants de ceux qui apportent les 4 milliards au financement universitaire.Les débats se font entre les recteurs, les profs, les étudiants et des gens d\u2019affaires.Point.Les sujets abordés traduisent les préoccupations des trois premiers groupes ; les gens d\u2019affaires ne veulent pas justifier leur présence à la table en se faisant refiler l\u2019addition.et surtout pas par une hausse de la taxe sur la masse salariale.A-t-on soulevé les pierres de tous les vrais enjeux?Par exemple, qui a amené la question de la croissance future de la population universitaire jusqu\u2019en 2023 ?Comment a-t-on abordé la stagnation, voire le déclin de la population future des collèges et son impact sur la population universitaire future ?Y aura-t-il poursuite de la hausse de la demande des cours pour adultes en soirée et des étudiants de 2® et 3® cycles ?Quels seront les effets, sur l\u2019embauche, de l\u2019enseignement par Internet qui se répand partout ailleurs ?Quelle place réserve-t-on à l\u2019apport des étudiants étrangers ?Ces questions auront pourtant un impact déterminant sur la nature de l\u2019offre de la pédagogie universitaire des années à venir.En clôture de sommet, M.Pierre Duchesne devra annoncer des choix clairs combinant l\u2019équité et l\u2019accès à l\u2019université \u2014 pour lesquels son parti s\u2019est montré sensible \u2014 et la responsabilité budgétaire.Le ministre ne doit pas chercher à tout prix la bénédiction de Guy Breton ou de Martine Desjardins, qui vont alors l\u2019applaudir un peu, beaucoup, pas du tout, mais probablement pas passionnément; les orientations de Pierre Duchesne devront aller dans le sens du discours de son parti tout en privilégiant le bien de l\u2019ensemble des Québécois qui financent à 80% les universités et qui retourneront aux urnes dans un an.Relaxez-vous, ça ne fera pas mal.Lise Payette es mots magiques.Des mots qu\u2019on voudrait entendre chaque fois que quelqu\u2019un qui porte un titre important prend la parole; relaxez-vous, ça ne fera pas mal.Vous y croyez chaque fois et dès que vous vous dites que c\u2019est certainement la meilleure chose à faire, vous recevez une énorme taloche dans la face sans trop savoir d\u2019où elle vient ni qui vous l\u2019a donnée.Marie-Louise, ma grand-mère, disait: «Ça fait mal, mais c\u2019est comme ça que l\u2019expérience rentre.» Cette femme de grande sagesse, qui consolait tous ceux qui pleuraient sur son épaule en attendant des jours meilleurs, rajoutait souvent: «Il ne faut pas se laisser faire.» 11 faudrait qu\u2019elle revienne le dire aux Québécois qui encaissent les coups durs les uns après les autres sans trop montrer leur désespoir, leur désarroi ou leur colère souvent silencieuse.Ils se regroupent autour d\u2019une promesse de remise en question sans bonne raison et ils essaient de s\u2019y retrouver dans les ultimes remises en cause de règlements acquis ou fortement espérés et qui se mettent à prendre l\u2019eau au moment le plus inattendu.L\u2019argent qu\u2019on vous avait promis, vous ne l\u2019aurez pas parce qu\u2019il n\u2019existe tout simplement pas ?Relaxez-vous, ça ne fera pas mal.L\u2019est du Québec est dans la rue et se les gèle dans le froid parce que les cris de colère ne sont pas entendus à Ottawa?L\u2019argent de l\u2019assurance-emploi appartient au Eédéral, susurre Stephen Harper avec le sourire aux lèvres et la joie au cœur ?11 ne faut pas le laisser faire ! 11 faut lui rappeler que les politiciens ne sont que des temporaires et que le peuple seul est permanent.Des écoles de la Commission scolaire de Montréal accueillent nos enfants et nos petits-enfants dans des locaux où la moisissure rend les enfants et les professeurs malades.Le problème est connu depuis des années.Relaxez-vous, ça ne fera pas mal.Des cas qu\u2019on peut citer et dont on suit l\u2019évolution dans les journaux, il y en a des centaines, partout dans cet hiver québécois.Surtout, ne pas relaxer.Nous l\u2019avons beaucoup trop fait sous les libéraux pendant neuf ans.Ça nous a pris un temps fou pour nous réveiller.Ce n\u2019est pas le temps de nous rendormir.Qn va nous redire des centaines de fois que l\u2019argent est rare.Qn a bien compris que ça dépend pour quoi.Ce que nous découvrons de la qualité de notre démocratie via la commission Charbonneau nous oblige à nous questionner sur notre part de responsabilité dans ce qui s\u2019est produit dans les villes et les villages, sur nos accommodements silencieux devant des comportements que nous avons choisi de ne pas voir ou de ne pas dénoncer; le silence approbateur que nous avons pratiqué comme si nous ne savions rien.La commission, avec ses révélations, nous oblige à constater qu\u2019elle n\u2019aura pas joué pleinement son rôle si elle ne nous indique pas les routes à suivre pour récupérer l\u2019argent qui nous a été volé et que nous pourrons utiliser pour remettre de l\u2019ordre dans les finances publiques et réaliser quelques projets dont notre société a besoin pour mieux se développer et pour progresser.Nous pourrons aussi réparer les trous qui se multiplient dans le filet social que nous avons voulu mettre en place et qui en arrache en ce moment.lî faudra se souvenir qu\u2019il aura fallu le printemps érable pour nous ouvrir les yeux, qu\u2019il aura fallu transformer les rues du centre-ville en lieux de solidarité pour nous réveiller au bruit des casseroles.11 faudra se souvenir que le Québec est sorti de sa nonchalance il y a un printemps et que le travail n\u2019est pas fini.Ce n\u2019est certainement pas le temps de relaxer, puisque ça fait encore mal et que ce que nous avons vécu collectivement n\u2019est pas réglé.Les cartes ont été rebrassées.Les interlocuteurs ne sont plus les mêmes, mais les problèmes abordés restent entiers.Ce n\u2019est pas le temps de rester là, les bras croisés.Bougez.Autrement, ça va faire bien plus mal.Le Québec, s\u2019il reste immobile et consentant, va manger la volée de sa vie.Personne ne pourrait dire s\u2019il s\u2019en remettra.Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi : si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard (chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Jeanne Corriveau (reporter), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Degliseésoc/éféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Michel Davidéc/^rowe-, Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à OffatcaJ, Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec) ,^rian.Myles (affaires municipales, Montréal) ,lsahe\\[Q:Vort'er (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters) ,I\\xh.Q: Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy ^eàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant,' soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeurj, Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Chantal Rainville, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Ugo GalfrascoH (analyste-programmeur), Hansel Matthews\tinformatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette BéUveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, CéUne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI EEVRIER 20IS ACTUALITES CN SUITE DE LA PAGE 1 Mines Holdings, New Millennium Iron Corp., Cap-Ex Ventures, Alderon Iron Ore Corp., ainsi que Champion Iron Mines Limited forment le groupe de sociétés minières ayant manifesté un intérêt à l\u2019établissement d\u2019un lien ferroviaire entre les gisements de fer de la fosse du Labrador de part et d\u2019autre de la frontière Québec-Terre-Neuve-et-Labrador.«Nous avions statué, dans notre modèle d\u2019évaluation économique préliminaire, que le CN construirait le chemin de fer, mais dans l\u2019étude préliminaire, nous supposons plutôt que nous devrons construire nous-mêmes le chemin de fer», a indiqué au Devoir la directrice des relations avec les investisseurs de Champion Iron Mines Limited, Katrina Chua, dans la foulée de la publication de l\u2019étude de faisabilité préliminaire de son projet Consolidated Fire Lake North.Le CN devra trancher au plus tard en juin, après quoi les compagnies minières pourraient décider de faire cavalier seul.«On va prendre les décisions appropriées quant à l\u2019étude de faisabilité et à l\u2019évaluation environnementale une fois qu\u2019on aura reçu les résultats», s\u2019est contenté d\u2019affirmer M.Faquin du CN jeudi après-midi.L\u2019idée de réunir les six sociétés minières autour d\u2019un autre projet de chemin de fer dans la région du Nord-du-Québec n\u2019est pas écartée, à l\u2019instar de celle de demander l\u2019autorisation à ArcelorMittal afin que le minerai des six joueurs emprunte son chemin de fer privé, qui n\u2019est pas actuellement utilisé au maximum de sa capacité.Les six sociétés minières devraient néanmoins y construire un tronçon de 50 à 60 kilomètres.«Ils ont [le CN] vraiment jusqu\u2019à la fin juin pour revenir à tout le monde avec l\u2019accord de finaliser ou non leur étude de faisabilité.Nous ne pouvons pas vraiment approcher les autres sociétés dans la fiducie, et les autres sociétés ne peuvent pas nous approcher jusqu\u2019à ce que le CN en vienne à une décision», a spécifié M\u201c® Chua.«Cela fait partie de l\u2019entente.» En plus de jauger une nouvelle fois l\u2019intérêt des sociétés minières pour l\u2019extraction de minerai de fer à plus de 800 kilomètres au nord du fleuve Saint-Laurent, le CN serait embêté par les défis techniques se profilant devant elle si elle décide de foncer, selon une source consultée par Le Devoir.Attirées par les gisements de fer Le projet privé évalué à quelque cinq milliards de dollars était destiné à desservir les compagnies minières qui veulent s\u2019établir dans la fosse du Labrador, attirées par les gisements de fer qu\u2019elle renferme.En octobre dernier, la directrice des affaires publiques et gouvernementales du CN, Julie Sénécal, avait toutefois indiqué que l\u2019élection d\u2019un gouvernement du Parti québécois un mois auparavant n\u2019avait aucun impact sur le projet ferroviaire.«Nous continuons d\u2019aller de l\u2019avant», avait-elle déclaré en entrevue au quotidien Le Soleil.La compagnie ferroviaire avait fait paraître dans des publications canadiennes, américaines et européennes un avis appelant les compagnies minières intéressées à grossir la clientèle du train à se manifester.En mars 2012, le ministre des Finances, Raymond Bachand, annonçait que le CN s\u2019associerait à la CDPQ pour l\u2019établissement d\u2019une liaison ferroviaire entre Sept-Iles et Schefferville.Le porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de Finances, Nicolas Marceau \u2014 aujourd\u2019hui ministre des Finances et de l\u2019Économie \u2014, regardait d\u2019un mauvais œil l\u2019investissement de la CDPQ dans le projet de chemin de fer, le jugeant « très risqué pour une institution qui a pour mandat de faire fructifier les cotisations des Québécois».Les communautés innues d\u2019Uashat et de Mabo-tenam ont quant à elles pressé Québec et Qttawa de procéder à une évaluation environnementale «complète et approfondie» du projet de chemin de fer du CN et de la CDPQ, prévenant du même souffle que la compagnie ferroviaire devait obtenir leiu feu vert avant de poiusuivre ses travaux.L\u2019idée d\u2019aménager une voie ferrée ne servant qu\u2019à «exporter nos ressources [naturelles] » à l\u2019extérieur des frontières du Québec sans transformation «n\u2019a pas d\u2019allure», avait pour sa part fait valoir le Syndicat des Métallos.Le Devoir GUERRE SUITE DE LA PAGE 1 électroniques mettant en vedette Giuseppe Borsellino et son ami Jocelyn Dupuis.Le 23 décembre 2008, M.Borsellino surprenait Jocelyn Dupuis en lui relatant une rencontre avec son vieil ami Tomassi, nommé au Conseil des ministres une semaine auparavant.Le nouveau ministre de la Famille avait reçu un appel de Michel Arsenault, qui se trouvait en présence de Tony Accurso.Les deux hommes sont des amis.M.Arsenault a séjourné à bord du fameux bateau de l\u2019entrepreneur, le Touch, qui a coulé quelques carrières politiques.M.Dupuis exprime sa stupéfaction en des termes injurieux lorsqu\u2019il apprend que MM.Accurso et Arsenault tournent autour du nouveau ministre.«Ostie de pourri de câlisse», s\u2019exclame-t-il.M.Borsellino se montre rassurant.«Arsenault, on va le travailler tranquillement», dit-il.Et il recommande à Jocelyn Dupuis de ne pas ébruiter cette affaire.Fidèle à lui-même, le président de Construction Garnier n\u2019a pas été en mesure d\u2019éclairer la copimission sur la signification de l\u2019échange.À force de questions, M.Borsellino a concédé qu\u2019il cherchait peut-être du financement du Fonds de solidarité, possiblement pour l\u2019acquisition d\u2019un terrain près de la gare Bonaventure.«Moi, je pensais que j\u2019aurais pu avoir des sous du Fonds», a-t-il dit.Chose certaine.Tony Tomassi faisait l\u2019objet d\u2019une grande convoitise auprès des entrepreneurs rivaux.Un mois avant la nomination de M.Tomassi comme ministre de la Famille, Tony Accurso faisait «du développement des affaires» avec lui.Dans une conversation du 16 novembre 2008, M.Borsellino raconte à Jo- celyn Dupuis qu\u2019il a croisé M.Tomassi et M.Accurso dans un restaurant.« Tony l\u2019a invité sur le bateau [et il a] fait sa routine», dit-il.L\u2019échange qui a suivi entre la juge France Charbonneau et M.Borsellino fera partie des pièces d\u2019anthologie de la commission.« Si j\u2019ai dit «bateau», est-ce que ça veut dire que c\u2019est un bateau ?J\u2019aurais pu dire n\u2019importe quoi», a bafouillé le témoin.«Comme maintenant?», lui a demandé la juge.Des dons aux partis De la fin des années 90 jusqu\u2019à 2008, Giuseppe Borsellino a contribué aux cocktails de Vision Montréal et d\u2019Union Montréal, de même qu\u2019à ceux du Parti québécois (PQ) et du Parti bbéral du Québec (PLQ).Sa famille et lui ont versé 8025$ aux libéraux et 5200$ aux péquistes.«Je n\u2019ai jamais donné d\u2019argent comptant à un parti politique», dit-il, assurant qu\u2019il payait toujours par chèque.Pour un contrat au moins, il a déjà remis le quart de ses extras sur les chantiers en argent comptant à Michel Lalonde, p.-d.g.de Genius.Accurso nie tout L\u2019entrepreneur Tony Accurso a nié « catégoriquement» les allégations de Giuseppe Borsellino à son sujet par voie de communiqué.11 s\u2019est défendu d\u2019avoir entretenu « quelque relation d\u2019affaires que ce soit» avec l\u2019ex-mi-nistre de la Famille, Tony Tomassi, avant ou après son élection à l\u2019Assemblée nationale.Contrairement à ce qu\u2019affirme M.Borsellino, M.Accurso nie que M.Tomassi a séjourné sur son bateau.11 ne l\u2019a même jamais invité, dit-il.M.Accurso a répété « qu\u2019aucun ministre ou député de l\u2019Assemblée nationale n\u2019est monté à bord de son bateau ».11 n\u2019a accordé aucune entrevue.11 ignore à qui étaient destinées ces ristournes.«Michel Lalonde, c\u2019était plus proche du PQ », a-t-il concédé.Toujours à l\u2019instigation de M.Lalonde, le président de Garnier a participé à quatre ou cinq cocktails de financement du PQ.M.Lalonde a confirmé lors de son témoignage qu\u2019il agissait à titre de porte-parole du cartel des ingénieurs.11 récupérait 25% des extras fictifs accordés aux entrepreneurs sur les chantiers, en liquide, pour les caisses occultes des partis politiques.Le stratagème a profité à Union Montréal, le parti de l\u2019ancien maire Gérald Tremblay, a déclaré M.Lalonde.Celui-ci s\u2019est dit plus proche des péquistes, un aspect que les procureurs de la commission n\u2019ont pas vraiment creusé lors de son témoignage.Ils n\u2019avaient pas l\u2019air plus curieux de savoir si le PQ a profité des largesses du tandem Borsellino-Lalonde.Au PLQ, M.Borsellino transigeait avec André de Maisonneuve, un ingénieur de BPR-Triax aujourd\u2019hui accusé de fraude.M.Borsellino ne fait pas de lien entre ses contributions et l\u2019octroi des contrats à sa compagnie.Sa participation aux cocktails des partis relève d\u2019une «décision d\u2019affaires».Cela lui permettait de «faire du réseautage» et de se rendre visible auprès des firmes de génie-conseil.France Charbonneau a voulu savoir quel était l\u2019intérêt de M.Borsellino de contribuer au financement des partis.«Je ne m\u2019attendais pas à des [retours d\u2019ascenseur].C\u2019était seulement pour avoir de bonnes relations», a-t-il lancé.11 s\u2019est montré critique envers le «modèle d\u2019affaires» des partis.«Les partis politiques nous utilisent pour collecter de l\u2019argent», a-t-il dit.M.Borsellino a pratiquement terminé son passage difficile à la commission Charbonneau, qui fait relâche pour une semaine.11 reviendra le 18 février pour son contre-interrogatoire.Le Devoir MÉMOIRE SUITE DE LA PAGE 1 historiens qui auscultent l\u2019âme et le quotidien d\u2019une société, acquièrent soudain une importance historique renouvelée.« Que restera-t-il de tous ces courriels, ces textes ?Tout ce qui est sur Internet va se perdre au fil des générations.Ce sera une très grande perte, car il est rare d\u2019avoir accès à la vie d\u2019ouvriers et de travailleurs.Notre centre sert à sauver la mémoire de gens ordinaires», explique Andrée Lévesque, fondatrice d\u2019Archives Passe-Mémoire.É\u2019historienne et auteure de la biographie d\u2019Éva Circé-Côté, première femme journaliste au Québec, a fondé Archives Passe-Mémoire après avoir été soufflée d\u2019apprendre que tous les mémoires de ce personnage unique avaient été brûlés par sa fille après sa mort.«Ça m\u2019a donné un coup de fouet!», dit-elle.Depuis sa fondation, il y a deux ans, l\u2019organisme a recueilli 25 fonds de sources et d\u2019époques diverses donnés par des parents, des petits-enfants, certains récupérés in extremis avant d\u2019être jetés aux poubelles.La librairie des secrets Si la vie du commun des mortels n\u2019a pas tou-joius des allures de roman, celles de certains dépassent parfois la fiction.Au nombre des écrits préservés, le rare journal d\u2019un homosexuel confiant son isolement dans le Québec riual des années 50, sa descente aux enfers et son séjour en hôpital psychiatrique, marqué par des séances d\u2019éleçtro-chocs et des injections d\u2019insuline.«A qui songerais-je ?Si ce n\u2019est à ces malheureux que j\u2019ai vus en groupe dans la cour carrée de l\u2019hôpital, les uns marchant, les autres accroupis où lamentablement étendus.Cette cour sans herbe.sans arbre, vue à travers les barreaux de fer! [.] Je ne peux plus concevoir qu\u2019un jour je retournerai dans ces lieux.[.] J\u2019ai peur des hommes !», consigne G.B.dans son joiunal, resté anonjune.«C\u2019est très précieux d\u2019avoir ce point de vue unique pour comprendre l\u2019exclusion vécue par un homosexuel dans les années 50, ou celui posé sur le Québec par un immigrant français au début du siècle, ou encore celui d\u2019une mère qui décrit la violence de son mari.Ça éclaire sur la réalité de toutes ces époques!», précise M\u201c® Lévesque.Sur les tablettes de Passe-Mémoire s\u2019entassent plus de 300 lettres d\u2019un soldat québécois recruté pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que l\u2019imposant fonds de la famille de Sales Laterrière-Henry (1860-1982), trois mètres de rayonnage racontant l\u2019histoire, sur trois générations, d\u2019une famille d\u2019origine française.P.-S.: à ne pas lire Plusieurs écrivains en herbe lèguent leurs joiunaux avant de moiuir, mais certains donnent à APM des journaux encore actifs.Plus que par vanité, plusieurs le font pour laisser une trace, un fragment de mémoire, pour dire l\u2019indicible et confier des souvenirs trop lourds à taire.Certains ne cèdent le fruit de leur plume qu\u2019à la condition de demeurer anonymes, d\u2019autres, de n\u2019être lus que par la famille, ou pas avant 20 ou 30 ans.«Ces conditions sont respectées, car ces textes sont très importants pour l\u2019avenir, ajoute Mme Lévesque.Je rêve de pouvoir avoir accès à des journaux qui parlent de la Crise d\u2019octobre ou de la tuerie de Polytechnique.Vous imaginez le regard que l\u2019on pourrait avoir sur ces événements ?» Plusieius pays ont compris l\u2019importance historique de ces récits du quotidien.En France, l\u2019Asso-ciation pour l\u2019autobiographie et le patrimoine autobiographique (APA) entasse depuis 1992 dans ime usine près de Lyon plus de 2500 fonds composés de joiunaux personnels, autobiographies, carnets de notes, correspondances et collections de cour- riels.Consultée par plusieurs chercheurs, cette b-brairie des secrets compte aussi plus de 800 membres, qui s\u2019acquittent de lire, résumer et partager les précieux papiers.Cette armoire à souvenirs a depuis servi à la rédaction de thèses aux sujets les plus divers, dont Dm chiffon aux ragnagnas: les règles en France au XN siècle ! Sur la piste de l\u2019authenticité Drame, passion, joie, tristesse : à défaut d\u2019être des modèles de littérature, ces écrits intimes ont le mérite de l\u2019authenticité et de la sincérité, estime le fondateur de l\u2019APA, Philippe Lejeune.«J\u2019ai découvert un continent et une souffrance.On nourrit de fausses idées sur les écrits personnels, pensant qu\u2019ils résultent d\u2019une poussée névrotique, narcissique.Les gens n\u2019ont pas envie d\u2019être publiés, mais d\u2019établir un contact.Leur autre désir est de survivre, en sourdine, quelque part», confiait-il, dans une entrevue au Monde, En Allemagne, on a aussi rassemblé depuis cinq ans plus de 200 journaux, dont ceux de personnes ayant confessé des crimes terribles commis durant la Seconde Guerre mondiale.En Itabe, la ville de Pieve Santo Stefano est aussi devenue le dépositaire des mémoires d\u2019illustres inconnus.Toutes ces initiatives sont autant d\u2019échos contemporains à l\u2019Institut national néerlandais pour la documentation sur la guerre (RIQDÉ qui, dès 1946, invitait la population néerlandaise à céder ses journaux, correspondances et photos de guerre dans l\u2019espoir de recueillir des témoi^ages d\u2019une valeur inestimable.Cet appel a permis de recueillir l\u2019équivalent de pas moins de deux kilomètres de rayonnages d\u2019archives, riches de plus de 450 fonds et 1200 journaux particuliers.dont celui d\u2019Anne Frank.Un témoignage qui, à lui seul, a changé à jamais la compréhension de la Seconde Guerre mondiale et contribué à réhabiliter les victimes de l\u2019Holocauste.Le Devoir BERLIN SUITE DE LA PAGE 1 dernière projection du soir {Paradise: Hope, dernier volet de la trilogie d\u2019Ulrich Seidl), l\u2019élan est retrouvé.Kung-fii Et à l\u2019heure du bilan quotidien, c\u2019est le film de Wong Kar-wai qui remonte à la mémoire.«Ce n\u2019est pas un film de kung-fu, mais un film sur le kung-fu», s\u2019était empressé de nuancer en conférence de presse le réalisateur de The Grandmaster, soucieux de ne pas voir son film atterrir sur la mauvaise tablette d\u2019un club vidéo ou dans la mauvaise liste d\u2019un fournisseur en ligne.Celui-ci a mis cinq ans à préparer et vingt mois à tourner cette grande épopée à l\u2019ostentation contrôlée, racontant sur une trentaine d\u2019années (incluant l\u2019occupation japonaise de 1937-1945) les parcours parallèles et parfois croisés de deux grands maîtres des arts martiaux: Ip Man (Tony Leung), citoyen du Sud qui au soir de sa vie enseigna à Bruce Lee, et Gong Er (Zhang Ziyi), fille du Nord qui, secrètement éprise d\u2019Ip Man, a consacré sa vie à venger son père grand maître assassiné par un rival.Tous ces individus ont existé.Mais Wong Kar-wai ne donne pas dans la révision historique, ni même dans la représentation pédagogique.The Grandmaster est une œuvre de mythification exaltée, emportée, un copieux chow mein qui, au-delà de ses qualités gustatives indéniables, fleure bon le cinéma officiel chinois comme sait l\u2019apprécier Serge Losique.Tout sourire et très en verve sur le podium, où il était entouré de ses deux vedettes, le cinéaste qui avait déjà exploré les arts martiaux il y a près de vingt ans dans Les cendres du temps a expliqué à la presse, admirative et pas du tout tentée de le conduire sur le terrain miné du patriotisme, que son film «parle moins des individus que des qualités que doivent posséder les artistes martiaux».Des qualités qui, dit-il, sont aussi celles de ses compatriotes : la discipline, la modestie, la générosité.«Je voulais que le film, plus généralement, explique au monde d\u2019où on vient ce que nous sommes», déclare le réalisateur né à Shanghai et établi à Hong-Kong depuis son adolescence.Généreux en hjqierboles et en ellipses, filmé par deux directeurs photo qui photographiaient à des vitesses différentes (produisant à l\u2019écran des ralentis subliminaux formidables), The Grandmaster réserve plusieurs instants de grâce.La scène du combat virevoltant opposant Zhang Ziyi et son rival Chang Chen, sur un quai de gare, alors qu\u2019un train d\u2019une longueur infinie accélère sa course, est un cadeau de cinéma qui nous laisse le souffle coupé.Tout comme la performance nuancée et retenue de Tony Leung, un acteur que Torn Cruise devrait observer pour comprendre ce que sont l\u2019intelligence et l\u2019intériorité.Leung, véritable muse de Wong Kar-wai (ils en sont à leur huitième collaboration), possède aussi, en conférence de presse, un bon sens de l\u2019humour.Invité à parler de ce qui a différencié ce tournage des précédents, l\u2019acteur a déclaré en riant: «Cette fois, au moins, je savais qui je jouais».Habituellement, nous a-t-il expliqué, Wong Kar-wai ne donne le scénario à ses interprètes qu\u2019une page à la fois, au fur et à mesure du tournage.«Ça peut devenir frustrant lorsque tu ne sais pas vraiment qui tu dois être à l\u2019écran», dit l\u2019acteur.Le jury En plus d\u2019ouvrir cette 63® Berlinale, Wong Kar-wai préside également son jury, composé pour la première fois de son histoire d\u2019une majorité de femmes, dans une proportion de quatre pour trois.«Nous sommes ici pour servir le cinéma et non pas pour juger », avait-il statué lors de la conférence de presse du jury.Signe que l\u2019heure est à l\u2019inquiétude sur tous les fronts du cinéma, celle-ci a servi à verbaliser certains maux qui affectent les cinémas du monde.Ainsi, la jurée iranienne en exil au Caire Shirin Neshat a commenté l\u2019effervescence du cinéma iranien sous le joug d\u2019un gouvernement répressif et son admiration pour le courage de Jafar Pa-nahi, dont le nouveau film tourné dans la clandestinité sera projeté en première mondiale ici.Sa consœur grecque Athina Rachel Tsangari a pour sa part raconté la débâcle économique de son pays et ses impacts, négatifs (manque d\u2019argent) et positifs (croissance des réseaux d\u2019entraide), sur l\u2019industrie du cinéma national.Enfin, Tim Robbins a été appelé à dénoncer la violence dans le cinéma de certains de ses compatriotes, à la lumière des événements survenus au Connecticut en décembre.Toutes ces choses ayant été dites, maestro, musique.Collaborateur Le Devoir Rectificatif Dans l\u2019article intitulé Assurance-emploi: les objec-tijs de coupe sont plus élevés pour le Québec, publié le 7 février en page A 3, il aurait fallu lire que le fédéral a versé des prestations d\u2019assurance-emploi à 441500 demandeurs au Québec, et non pas à 441,5 milbons.Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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