Le devoir, 2 février 2013, Cahier A
[" 25\u201e nouvelles inédites Catherine Mavrikakis Michel Tremblay Terrine Leblanc en > 140 Yann Martel caractères > 25 histoires 25 auteurs Un livre électronique Disponible dans Alexandre Jardin TcàarBen Jellmn Tonino Benacquista l'i Bookstore et disponible à ledevoir.com Un dossier à lire dans le Cahier Livres www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.C I V 2 1\t?LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 EEVRIER 2013 2,61 $ + taxes = 3,00$ Santé mentale : des solutions Revenir à la vie étape par étape Les appartements supervisés, un pas vers l\u2019autonomie V*.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Evgeny (ci-dessus) habite chez Nanty Auger, une mère de famille qui a reçu une formation de l\u2019Institut Douglas pour héberger des personnes souffrant de maladie mentale.Il est nourri, logé, et on supervise sa prise de médicaments.Son rêve?«Avoir un appartement supervisé.» Les problèmes de santé mentale touchent un lot important de Québécois, mais on peine toujours à les nommer, les prévenir et les soigner.Les failles du système québécois de la santé sont immenses pour ces maux de la tête, mais il existe des portes ouvertes sur l'espoir.CAROLINE MONTPETIT Nathalie était enseignante au secondaire lorsque des problèmes de santé mentale lui ont fait perdre son emploi.Puis, elle a perdu son logement.Et elle a connu l\u2019itiné- rance.Un trou noir dans sa vie, dont elle s\u2019est relevée avec peine.« Cela a pris un an avant que je touche mes assurances », raconte-t-elle.C\u2019est en retournant chez sa mère qu\u2019elle a réussi à remonter la pente.Victime d\u2019hallucinations, elle est hospitalisée et se fait finalement prescrire des médicaments.Elle se retrouve ensuite dans une maison de transition tenue par Nancy Auger.Mère de famille, Nancy Auger a reçu une formation de l\u2019Institut Douglas pour héberger neuf personnes souffrant de maladie mentale, en plus de son mari et de ses VOIR PAGE A 10 : SANTÉ Dossier > Dépistage précoce: intervenir rapidement pour éclaircir l\u2019avenir.Pages A 6 et A 7 Les élans d\u2019Avec pas d\u2019casque et de Philippe B Leur musique ne se chauffe pas tout à feit du même bois, mais il y a quelque chose qui unit le groupe Avec pas d\u2019casque et l\u2019auteur-compositeur-interprète Philippe B.Quelque chose qui feit écho chez les 25-35 ans qui pourrait peut-être expliquer leur récent succès.Les deux groupes seront d\u2019ailleurs vendredi en concert à l\u2019e^se Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, entre autres en compagnie du Quatuor Molinari.PHILIPPE PAPINEAU \\ Ann an d\u2019intervalle, Philippe B et Avec pas d\u2019casque ont connu à peu près le même destin.Artistes établis sur la scène indépendante montréalaise, leur plus récent disque respectif leur a ouvert des portes encore plus grandes, confirmant l\u2019amour de beaucoup de Québécois pour le folk, la poésie évocatrice mais terreà-terre, et aussi, pour l\u2019humilité de ceux qui la composent.En 2011, Philippe B, Abitibien d\u2019origine, a trouvé une place de choix dans les palmarès de fin d\u2019année d\u2019à peu près tous les médias \u2014 y VOIR PAGE A 10 : ÉLANS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Philippe B (à gauche) en compagnie de Stéphane Lafleur, chanteur du groupe Avec pas d\u2019casque Assurance-emploi Des centaines de millions à récnpérer, dit Ottawa ¦\tOttawa confirme l\u2019existence de cibles de réduction ¦\tHarper ferme la porte aux demandes de Québec GUILLAUME B O URGAULT-C ÔTÉ Le gouvernement conservateur a reconnu vendredi qu\u2019il fixe des « objectifs par région », détaillant la valeur des prestations d\u2019assurance-emploi qui doivent être coupées.Ottawa estime avoir ainsi des « centaines de millions » à récupérer auprès des fraudeurs.Pour l\u2019opposition, cela confirme les pressions faites sur les enquêteurs pour qu\u2019ils atteignent les quotas fixés.Le dossier de l\u2019assurance-emploi \u2014 et les révélations du Devoir concernant l\u2019existence de quotas imposés aux enquêteurs aux fraudes \u2014 a monopolisé l\u2019attention vendredi.Mais les pressions multiples pour un assouplissement de la réforme de l\u2019assurance-emploi n\u2019ont pas fait fléchir le premier ministre Harper.Ce dernier a indiqué depuis Lévis qu\u2019il n\u2019entend pas modifier les paramètres du nouveau régime, tout en rappelant que celui-ci est de compétence exclusivement fédérale.A Ottawa, le gouvernement conservateur a VOIR PAGE A 10 : EMPLOI Lire aussi > L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux: Premiers échanges.Page B 4 Aujourd\u2019hui Perspectives > La recherche au régime sec?Perplexes et inquiets, les chercheurs pressentent des effets dramatiques.Page B1 7\t.W.W.\t\u201e Avis légaux.Carrières Décès- Mots croisés.Petites annonces.Sudoku ,.C6 C5 C9 .D4 C9 .D6 -è- Fabriqué ^ au Québec Ciaude Bouchard MONTRÉAL 514 231-8677 QUÉBEC 418-654-8677 TROIS-RIV.418-696-8677 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 STORES SUR MESURE | OPAQUE, SOLAIRE ou TRANSLUCIDE -\tStores motorisés -\tToiles à rouleau -\tStores romains -\tPanneaux 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sexuellement au cours de leur fréquentation de l\u2019Institut des sourds de Montréal, de 1940 à 1982.L\u2019Association faisait cette requête en marge des plaidoiries, qui avaient cours au Palais de justice de Montréal, autour du recours collectif qui oppose les victimes de l\u2019Institut des sourds de Montréal à 28 clercs de Saint-Viateur et six laïcs, pour des sévices survenus sur une période de 40 ans.«Il préfère payer ses avocats 500$ l\u2019heure plutôt que d\u2019indemniser les victimes; c\u2019est franchement pitoyable», faisait valoir la fondatrice de l\u2019Association, France Bédard, au sujet du père Claude Roy.Le Devoir Le projet de réforme du Sénat prend la direction de la Cour suprême MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Après avoir refusé pendant cinq ans de soumettre sa réforme du Sénat à l\u2019avis de la Cour suprême, le gouvernement de Stephen Harper fait volte-face.Pour s\u2019expliquer, il accuse l\u2019opposition et le gouvernement québécois de retarder sa mesure.Les conservateurs ont beau être majoritaires depuis un an et demi, le ministre de la Réforme démocratique a insisté, vendredi, pour imputer aux partis d\u2019opposition le fait que sa réforme n\u2019ait toujours pas été adoptée, ni même débattue depuis près d\u2019un an.Pourtant, le gouvernement n\u2019a pas hésité à user de sa majorité pour limiter le temps de débat et accélérer l\u2019adoption d\u2019autres me- sures (le bâillon a été imposé 28 fois depuis l\u2019élection de 2011, selon le NPD).Pourquoi pas cette fois-ci?Le ministre Tim Uppal n\u2019a pas expliqué.11 a plutôt rajouté qu\u2019en confiant la réforme du Sénat à la Cour d\u2019appel, le gouvernement du Québec est lui aussi à blâmer pour expliquer que le projet de loi C-7 fait du surplace au Parlement.«Alors, la meilleure façon d\u2019aller de l\u2019avant avec notre réforme du Sénat et d\u2019avancer à un rythme accéléré, c\u2019est de la confier à la Cour suprême», a plaidé Tim Uppal.D\u2019abord la Cour d\u2019appel Or, même si la Cour suprême est chargée du dossier dès maintenant, rien ne garantit que cela précipite une décision.Dans le dossier de la commission nationale des ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de la Réforme démocratique, Tim Uppal, impute aux partis d\u2019opposition le fait que sa réforme du Sénat n\u2019ait toujours pas été adoptée, ni même débattue depuis près d\u2019un an.valeurs mobilières, la Cour suprême avait attendu que se prononcent d\u2019abord les Cours d\u2019appel du Québec et de l\u2019Al- berta.Si c\u2019est le cas avec la réforme du Sénat, une décision du plus haut tribunal pourrait ne pas être rendue RABAIS DE RABAIS DE RABAIS DE RABAIS DE RABAIS DE RABAIS DE 2,55$ I 2,35$ 14,00$ I 3,10$ 15,00$ I 5,70$ 10,10$ 12res« J.P.CHENET |OSE^lAK.IA®DAfONSEO\\ CABERNET-SYRAH 15,15$ 12,35$ 20,15$ 25TtS« AROMATIQUE ET CHARNU AROMATIQUE ET SOUPLE AROMATIQUE ET CHARNU 22,25$ RAVENS O O D CALIFORNIA Grand Vin de Bordeaux ISESOffiMüffi Bordeaux élevë en barriüubs N?S2947 liM P'WDJ- FRANCE - PrODJCTOF fRVlCL r^uffino RISERVA DUCALE Chianti Classico ^Mieur fcBois CRàME D'ÉRABLE i A Maple cream ____ i iifOimiit La modération a bien meiiieur goût.SttucvaÊcoot PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS 18+ Titulaires de permis, agences de la saq, comptoirs vin en vrac, SAQ Dépôt, SAQ Signature et SAQ.COm exclus.L'offre Économisez jusqu'à 20% sur ces 6 produits est en vigueur le samedi 2 février 2013 seulement, jusqu'à la fermeture de la succursale ou l'épuisement des stocks, selon la première éventualité.Limite de 3 bouteilles par produit, par client, par transaction, pour chacun des produits suivants: Albis, vinho regional peninsula de setûbal (code SAQ: 00319905); Ruffino Riserva Ducale, chianti-classico d.o.c.g.(code SAQ: 00045195); Ravenswood Vintners Blend, zinfandel, california (code SAQ: 00427021); Réserve de Louis Eschenauer, bordeaux a.o.c.(code SAQ: 00517722); J.P.Chenet, cabernet-sauvignon/syrah, vin de pays d'oc (code SAQ: 10536757); Coureur des Bois, boisson à la crème et au sirop d'érable (code SAQ: 11091921).Quantités limitées à 35000 caisses pour tout le réseau.Aucune mise de côté n'est acceptée.18 ans ou plus.avant la mi-2014 \u2014 ce qui rendrait fort peu probable l\u2019adoption de C-7 avant les prochaines élections fédérales prévues à l\u2019automne 2015.Là encore, le ministre Uppal a refusé de reconnaître cette possibilité.L\u2019offensive d\u2019Qttawa a été mal accueillie à Québec, où le ministre de la Justice a accusé «l\u2019initiative unilatérale du fédéral [d\u2019être] prématurée et irrespectueuse de la démarche québécoise ».Le gouvernement de Jean Charest avait le premier demandé à la Cour d\u2019appel d\u2019étudier le C-7, l\u2019été dernier, arguant que les changements proposés à la Chambre haute sont inconstitutionnels puisque les provinces ne sont pas consultées.«Le gouvernement fédéral tente de court-circuiter le gouvernement du Québec en s\u2019appuyant sur sa position prépondérante dans le système juridique canadien, ce qui est inacceptable», a dénoncé le ministre de la Justice péquiste, Bertrand St-Arnaud, en prévenant que Québec n\u2019abonnerait pas son recours.Le plus haut tribunal a lui-même reconnu les bénéfices de décisions de premières instances, a d\u2019ailleurs noté Sébastien Grammond.«C\u2019est sûr qu\u2019ultimement la Cour suprême a le dernier mot.Maintenant, la Cour suprême dit souvent dans ses décisions qu\u2019elle bénéficie de l\u2019opinion des tribunaux inférieurs», a souligné le professeur de droit à l\u2019Université d\u2019Qttawa.Les balises de l\u2019étude L\u2019avantage d\u2019Qttawa en confiant lui-même la cause à la Cour suprême, c\u2019est de déterminer les balises de l\u2019étude, a expliqué à son tour Benoît Pelletier.«La stratégie, c\u2019est [.] qu\u2019en soumettant un renvoi à la Cour suprême, le fédéral pose ses propres questions», a noté l\u2019ancien ministre libéral aux Affaires intergouvemementales à Québec, aujourd\u2019hui professeur de droit à l\u2019Université d\u2019Qttawa.Le gouvernement Harper soumet davantage de questions à la Cour suprême que Québec à la Cour d\u2019appel, en demandant si le Parlement a la compétence de légiférer un mandat aux sénateurs (d\u2019une durée de huit, neuf, dix ans ou de deux ou trois législatures) ; de mener une consultation nationale, ou provinciale ; ou carrément d\u2019abolir le Sénat.En vertu du projet de loi C-7, les sénateurs siégeraient neuf ans \u2014 plutôt que jusqu\u2019à l\u2019âge de 75 ans \u2014 et les provinces mèneraient, si elles le veulent et à leurs frais, un vote «consultatif» pour recommander des candidats au premier ministre, qui aurait néanmoins le dernier mot.Près de la moitié des provinces s\u2019opposent au C-7, non seulement comme Québec pour des raisons constitutionnelles, mais aussi parce qu\u2019elles refusent de devoir payer des élections sénatoriales.Les libéraux ne s\u2019opposent pas à une réforme.Mais depuis 2007, ils recommandent que la Cour suprême soit appelée à trancher, arguant eux aussi que le C-7 doit obtenir l\u2019assentiment de sept provinces représentant 50% de la population canadienne.Bonne nouvelle donc que les conservateurs obtempèrent, a réagi Stéphane Dion.«Nous auraient-ils écoutés qu\u2019ils auraient eu leur réponse depuis longtemps et on serait fixé.» Les néodémocrates, qui ne comptent pas de représentant au Sénat et souhaitent son abolition, déplorent que M.Harper promette sa réforme tout en tramant par sa faute de la patte dans le dossier.Selon Nathan Cullen, les conservateurs «appuient sur le bouton de délai, c\u2019est une façon pour eux de se débarrasser des critiques qui proviennent de leur propre caucus».Le Bloc québécois souhaite aussi abolir le Sénat, mais, en attendant, «qu\u2019on le fasse correctement en consultant les provinces», a insisté le chef Daniel Paillé.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 EEVRIER 2013 A3 ACTDAllTES CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Au terme de la rencontre du caucus péquiste, la première ministre Pauline Marois a dit s\u2019attendre à une session parlementaire corsée.Pont Champlain : Québec et Ottawa travailleront ensemble ROBERT DUTRISAC à L\u2019Estérel et Lévis Pauline Marois est ressortie enchantée de sa première rencontre de travail avec Stephen Harper, au cours de laquelle les deux premiers ministres se sont entendus pour que leurs gouvernements travaillent ensemble au projet du nouveau pont Champlain.«Ç\u2019a été une rencontre très fructueuse», a livré Pauline Marois après leur entretien, qui a duré quelque quarante minutes.«J\u2019ai indiqué qu\u2019il était inadmissible que son gouvernement agisse en solitaire sur cette question qui est névralgique pour la région de Montréal», a signalé la première ministre, qui a demandé au premier ministre de créer une «table» afin que les deux gouvernements puissent «discuter, échanger, s\u2019entendre sur des stratégies, sur la place qu\u2019occupera le transport en commun».Stephen Harper, qui n\u2019a pas tenu de point de presse après cette rencontre, a accueilli cette demande «très favorablement», selon la première ministre.«Le gouvernement du Québec et le gouvernement d\u2019Ottawa vont travailler ensemble», s\u2019est-elle réjouie.Tout est également au beau fixe avec le gouvernement fédéral en ce qui a trait à la négociation de l\u2019accord commercial entre le Canada et l\u2019Europe.Le modèle où un négociateur québécois, en l\u2019occurrence Pierre Marc Johnson, peut faire valoir le point de vue du Québec tout au long des pourparlers «est très satisfaisant pour le Québec», juge Pauline Marois, tellement, qu\u2019elle a demandé qu\u2019il soit appliqué aux négociations du Partenariat transpacifique, auxquelles participent 11 pays dont le Canada.Là encore, Stephen Harper s\u2019est montré ouvert, a-t-elle mentionné.Un projet sur la laïcité Plus tôt dans la journée, au terme du caucus présession-nel des députés du Parti québécois tenu à L\u2019Estérel, dans les Laurentides, Pauline Marois a révélé dans un point de presse que son gouvernement déposera au début de l\u2019été au plus tard des «documents d\u2019orientation» sur la laïcité qui permettront de consulter la population «sur la base de projets concrets».Sa position n\u2019a pas changé.«Le choix du Parti québécois n\u2019a pas été celui de la laïcité ouverte, mais plutôt d\u2019une laïcité stricte.et c\u2019est l\u2019orientation que, moi, je privilégie.Mais je me permets quand même de déposer une proposition qui va permettre d\u2019entendre une dernière fois les Québécois sur cette question», a dit la première ministre.Au cours de la prochaine session qui s\u2019ouvre le 12 février, le gouvernement Marois continuera sa «lutte à la corruption» avec la présentation d\u2019un projet de loi sur le financement de la politique municipale.Pauline Marois entend aussi mettre «beaucoup d\u2019accent» sur l\u2019économie et la création de richesse.La première ministre souhaite tirer avantage des surplus d\u2019électricité que supporte Hydro-Québec pour attirer au Québec des entreprises qui consomment beaucoup d\u2019électricité et pour électrifier les transports.Pauline Marois estime que la situation minoritaire de son gouvernement n\u2019a pas empêché son gouvernement d\u2019agir jusqu\u2019ici, puisque les partis d\u2019opposition ont «assez bien collaboré».La prochaine session «pourrait être plus difficile», a-t-elle admis.«On rentre dans une période où on attaque des morceaux un peu plus costauds», comme le projet de loi 14 pour renforcer la Charte de la langue française, un projet de loi sur les mines et un règlement sur les redevances tirées de l\u2019exploitation des ressources naturelles.Par ailleurs, Pauline Marois a affirmé sa confiance envers son ministre responsable des relations avec la communauté anglophone, Jean-Erançois Li-sée, qui veut qu\u2019on exige le bilinguisme des employés de la Société des transports de Montréal, qui sont en relation avec la clientèle.Or, elle a pris une tout autre position à ce sujet.«Je ne crois pas que c\u2019est une avenue pour nous de soutenir le bilinguisme», a-t-elle dit à une journaliste anglophone.Les affaires doivent se faire en français, tout comme les relations du gouvernement avec les citoyens, bien que son gouvernement entende respecter les droits de la communauté anglophone d\u2019avoir accès à des services en anglais en matière de santé et de justice, notamment, a-t-elle dit en substance.«Nous ne sommes pas dans une société, dans un pays qui est bilingue.La langue officielle ici est le français», a-t-elle déclaré dans la langue de Shakespeare.Le Devoir Le « syndrome Armstrong » en politique Lorsque vient le temps d\u2019expliquer des agissements douteux, les politiciens souffrent du «syndrome Lance Armstrong», affirme Amir Khadir.«Non, mais on en a soupé, au Québec, de tous ces politiciens qui disent: on ne pouvait pas savoir! On a besoin d\u2019Oprah pour les faire passer aux confidences.» Le député de Québec solidaire commentait, en entrevue au Devoir, les dernières révélations de Radio-Canada, qui démontraient que le chef du Parti libéral, Jean-Marc Eournier, avait participé en 2008 à une activité de financement au désormais célèbre 1000, de la Commune à Montréal en présence de deux personnes liées au crime organisé.Ce dernier s\u2019est défendu jeudi soir en disant qu\u2019il ne pouvait pas savoir, deux ans à l\u2019avance, que ces personnes seraient accusées.Selon lui, Jean-Marc Eournier n\u2019est «pas un novice» en matière de financement, il aurait donc dû poser des questions.«Soit c\u2019est un parfait incompétent, ce dont je doute, soit il est tombé dans le déni, dans l\u2019aveuglement volontaire.» Le Devoir Vague de mécontentement au PQ Au moins cinq membres de l\u2019exécutif de Maskinongé démissionnent en bloc, reprochant au parti d\u2019abandonner ses engagements et de s\u2019éloigner de ses militants JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec \\ A quelques jours du Conseil national du Parti québécois, une vague de mécontente ment déferle sur le parti avec la démission en bloc d\u2019au moins cinq membres de l\u2019exécutif de Maskinongé, qui se disent tout simplement désabusés par les fausses promesses et le peu d\u2019intérêt accordé aux militants et à l\u2019option souverainiste.«En même temps que le gouvernement du Parti québécois prend ses distances par rapport au programme du parti, le PQ, notamment la permanence nationale, se bureaucratise et s\u2019éloigne de sa base militante, en mettant l\u2019emphase plus sur les procédures que sur l\u2019atteinte de l\u2019objectif», écrivent les démissionnaires dans une lettre datée du 29 janvier.Ils reprochent au gouvernement Marois des «décisions qui semblent un peu précipitées», dont l\u2019annonce de la fermeture de Gentilly-2 qui, selon le président démissionnaire Robert Gauthier, a été faite de façon tout simplement «cavalière».La lettre fait également mention de «l\u2019abandon ou le report d\u2019engagements électoraux importants comme l\u2019abolition de la taxe santé», d\u2019un «budget qui s\u2019inscrit plus dans les demandes à court terme de la communauté des affaires que dans la lignée des consensus dans le programme du parti», et des fameuses «sagas» Breton et Bois- clair pour lesquelles Robert Gauthier s\u2019est fait poser de questions par les membres.«Nous, on a vendu notre programme pendant les élections, et là, on voit que ces mesures sont amenuisées, explique Robert Gauthier en entrevue au Devoir.On nous dit que c\u2019est un gouvernement minoritaire, mais en même temps, il y a des choses qu\u2019on pouvait faire à l\u2019automne et qu\u2019on ne pourra plus jamais faire.» Souveraineté Il évoque également les relations avec la permanence nationale du parti, qui ne reconnaît pas suffisamment l\u2019implication des militants et «Nous sommes perçus comme des gens qui servent à amasser des fonds pour financer la permanence, tout simplement» des exécutifs régionaux.«Nous sommes perçus comme des gens qui servent à amasser des fonds pour financer la permanence, tout simplement», se désole Robert Gauthier.Il déplore surtout le fait que le parti ne mette plus l\u2019emphase sur la souveraineté.«Il est de plus en plus évident que le Parti québécois, qui a été un grand parti au Québec, ne réussit plus à rassembler seul l\u2019ensemble des forces souverainistes pour atteindre l\u2019objectif de faire du Québec un pays.[.] Une des raisons.selon nous, vient sans doute du fait que les dirigeants actuels du PQ, qui répètent souvent être souverainistes, ne consacrent pourtant pas beaucoup de temps, d\u2019énergie et de ressources à expliquer les avantages pour une nation d\u2019avoir son propre pays.» En entrevue, il précise ne pas vouloir personnaliser ses attaques envers la première ministre Pauline Marois, puisque ce sont des décisions qui sont prises de manière consensuelle par le conseil des ministres.Questionné sur le plan d\u2019action visant à faire la promotion de l\u2019option souverainiste qui devrait être lancé lors du Conseil national à Drummondville le week-end prochain, Robert Gauthier affirme que ce n\u2019est pas la première fois que l\u2019on promet de grandes actions sans y mettre les moyens.«On a beau avoir les plus beaux plans, si on n\u2019a pas l\u2019argent qui vient avec, on s\u2019en va encore vers des comités et des études.Ce n\u2019est plus de cela que nous avons besoin.» « Loin de Thécatombe » Robert Gauthier affirme que sept des douze membres de l\u2019exécutif de Maskinongé se sont joints à lui, même s\u2019ils ne sont que cinq à avoir signé la lettre.Mais Erancis Clément, qui siège toujours sur l\u2019exécutif, conteste des chiffres.Ils ne sont pas huit à avoir quitté, selon lui, mais six.dont une pour des raisons personnelles.«Je ne minimise pas, mais je relativise, on est loin de l\u2019hécatombe dont certains parlaient ce matin», af-firme-t-il en entrevue.En marge du caucus du gouvernement, qui se tenait à l\u2019Es-térel, M\u201c® Marois a répondu que «c\u2019est dommage, mais d\u2019autres prendront la relève».Elle invite par ailleurs les démissionnaires à «continuer à militer pour la souveraineté», comme ils disent vouloir le faire dans leur missive.De son côté, le député péquiste de Saint-Maurice, Luc Trudel, estime que cette sortie est «déplorable», mais se fait rassurant: «Si vous me demandez si le leadership de M\u201d'^ Marois est contesté, je vous répondrai certainement pas, surtout pas ces temps-ci! Elle n\u2019aura jamais été aussi solide, tout le monde est de bonne humeur, et on a une équipe soudée.» Mais pour Mario Charron, ex-président de Groulx, qui a démissionné avant les élections l\u2019été dernier, les commentaires de M\u201c® Marois sont une véritable insulte.«On voit bien qu\u2019elle n\u2019a jamais compris pourquoi les militants démissionnent.C\u2019est exactement ce que nous avons subi dans Groulx.Elle est en train de mettre à terre ce parti.Et je peux dire, de source sûre, que ce n\u2019est pas tout le monde qui est heureux à l\u2019intérieur de ce parti.» Avec Robert Dutrisac Le Devoir TOUT LE MONDE EST UNIQUE SPECIAUX D\u2019HIVER Ici, le plaisir fait boule de neige! 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décisions prises, des chantiers lancés et probablement des projets de loi envisagés».La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) attend les conclusions du Sommet de pied ferme.Sa présidente, Martine Desjardins, a durci le ton à l\u2019endroit du ministre et a averti que les étudiants ne se laisseront pas imposer l\u2019indexation.«Si le gouvernement pense qu\u2019il peut gagner sans les jeunes, il se met le doigt dans l\u2019œil», a-t-elle dit, en rappelant que le gouvernement est minoritaire et qu\u2019il a passé avec quatre députés de plus.«Il va falloir qu\u2019il écoute la voix des jeunes, parce que je peux vous garantir que les étudiants vont le retenir aux prochaines élections», a-t-elle menacé.La FEUQ décidera de ses moyens d\u2019action à son prochain congrès les 8, 9 et 10 février prochains.Assises de recherche Tentant encore de rassurer les chercheurs mécontents des compressions en recherche, le ministre Duchesne a annoncé la tenue d\u2019assises nationales de la recherche en avril.Les mémoires reçus et les travaux de réflexion déjà entamés, notamment par l\u2019ACFAS, serviront à l\u2019exercice, qui aboutira en une Politique nationale sur la recherche et l\u2019innovation (PNRI).«Il y a déjà un travail de fait considérable et il faut arriver à des discussions en face à face.» Pour la présidente de la FEUQ, c\u2019est déjà tard.«On ne sait jamais quand on va avoir la fameuse politique, ça va créer un flottement», a dit Desjardins.Pour elle, ce n\u2019est rien pour rassurer les chercheurs.«On a besoin de savoir c\u2019est quoi le jînancement pour les années subséquentes; si on n\u2019est pas capable de tabler là-dessus, ça va bloquer la recherche dans les universités, c\u2019est un problème majeur.» Au terme de cette dernière rencontre avant le Sommet, l\u2019importance de la recherche pour le développement régional a fait, sans surprise, consen- sus.S\u2019il admet que l\u2019exercice n\u2019est pas vain, le porte-parole libéral en matière d\u2019Enseigne-ment supérieur, Gerry Skla-vounos, dresse toutefois un bilan sévère des quatre rencontres.Pour lui, les dés sont pipés, notamment parce que le scénario de la gratuité a été écarté.Le Sommet sur l\u2019éducation se tiendra les 25 et 26 février prochains à Montréal.Le Devoir rv Lire aussi > Un compte- \" rendu plus complet de la rencontre est publié à ledevoir.com André-Grasset se défend Le cégep privé est accusé de voler des étudiants aux régions en lançant un nouveau programme en télévision LISA-MARIE GERVAIS à Rimouski Le collège André-Grasset se défend de voler des étudiants aux régions.La directrice générale de ce cégep privé de Montréal, Lyne Boileau, ne croit pas que son nouveau programme de Techniques de production et de postproduction télévisuelles soit en compétition avec celui d\u2019Art et technologie des médias du cégep de Jonquière, qui en a poiu l\u2019instant l\u2019exclusivité.D\u2019abord, avance-t-elle, parce que ce pro^amme intensif de 18 mois, qui coûte de 16000$ à 18000$, ne s\u2019adresse pas à des jeunes qui sortent du secondaire, mais bien à des étudiants détenteurs d\u2019un diplôme d\u2019études collégiales (DEC).Mais aussi parce qu\u2019il ne peut accepter que 25 étudiants par cohorte, précise M\u201c® Boileau, également présidente de l\u2019Association des collèges privés.«Peut-être que des étudiants adultes vont faire le choix de ne pas aller [à Jonquière], mais en même temps, on a fait le choix de ne pas offrir notre programme à de nombreux étudiants, justement pour ne pas avoir cette dif-ficulté-là», a-t-elle indiqué au Devoir en marge de la rencontre pré-Sommet sur l\u2019éducation à Rimouski vendredi.«C\u2019est un débat qui est plus grand que nous», a noté M\u201c® Boileau, qui se dit consciente du problème du recrutement en région.Poiu elle, son programme sera complémentaire, car il visera les immigrants.«On a aussi plusieurs programmes, comme l\u2019animation 3D, qui peuvent lui apporter une touche particulière.» La présidente de la Fédération qtudiante collégiale (FECQ), Eliane Laberge, déplore le précédent qui est créé.«C\u2019est vrai que le programme d\u2019André-Grasset ne viendra peut-être pas chercher la même clientèle, a-t-elle reconnu.Mais ça vient quand même créer une brèche.» Elle dit craindre que le nombre d\u2019étudiants admis dans ce programme ne continue de croître et souhaite que le ministre intervienne pour protéger les programmes exclusifs.Ceux-ci sont régis par deux lois distinctes, qui font que «le privé marche sur les pieds du public», souligne M\u201c® Laberge.Le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierrq Duchesne, reconnaît que l\u2019État a un rôle à jouer pour contrer le «phénomène de cannibalisation » et souhaite en discuter.«A la fin du sommet, il y aura des décisions prises, des chantiers lancés, probablement des projets de loi envisagés, on verra là si ce thème se développera de façon suffisante pour avoir un consensus.» Le nouveau programme du collège André-Grasset a été autorisé sous le précédent gouvernement libéral.11 débutera en septembre 2013.Le Devoir lA Lire aussi > Une version \" longue de ce texte est publiée à ledevoir.com Le Rôle des médias pendant et après le printemps arabe : le cas spécial de l'Égypte Conférence publique gratuite en anglais | Le mercredi 6févriGr2013 de14hà17h30 855, rue Sherbrooke Ouest,Pavillon Leacock, salle 232 Information : medla.mcglN.ca ou 514-398-8364 @m , ® McGill' ux^&mcgtll \\^/ The New Media Ecology and Dynamics of Power: Lessons from Egypt and Beyond Zeynep Tufekci University of North Carolina, Chapel Hill Youth and Women's Leadership, Cyberactivism, and the Arab Spring: Prospects for Political and Social Transformation in Contemporary Egypt Sahar Khamis University of Maryland Social Media and the Arab Uprising Marc Lynch George Washington University mmm È JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Sous les yeux du maire Régis Labeaume, le premier ministre Stephen Harper a serré la pince du Bonhomme Carnaval pour le bénéfice des photographes.Harper à Québec : rien de neuf L\u2019annonce faite à Lévis portait sur le soutien d\u2019un projet que le fédéral doit financer depuis trois ans.ISABELLE PORTER à Québec La visite du premier ministre Harper à Québec et Lévis n\u2019a pas permis d\u2019en apprendre sur ses projets et investissements futurs dans la région de Québec.L\u2019annonce faite à Lévis portait sur le soutien d\u2019un projet que le fédéral doit financer depuis trois ans.Le projet vise la revitalisation du secteur d\u2019où partent les traversiers du côté de Lévis.Ce projet nécessitera des investissements de 19 millions dont le fédéral financera le tiers.La première pelletée de terre doit se faire cette année en vue d\u2019une ouverture des nouvelles installations en 2015.Qn avait déjà annoncé que ce projet serait financé en partie par Qttawa à l\u2019approche des célébrations du 150® anniversaire de la ville, en 2010.Mais il aura fallu attendre à cette semaine pour qu\u2019on l\u2019officialise.Le projet étant déjà connu (transformation du terminal, aménagement d\u2019une piste cyclable, nouveau centre d\u2019interprétation), le premier ministre a profité de l\u2019annonce pour vanter les mérites de Lévis.«Lévis est remplie de trésors, qu\u2019on pense à la Maison ancestrale d\u2019Alphonse-Desjardins [.] ou encore au fort de Lévis», a-t-il dit avant d\u2019évoquer le chocolat de la rue Bégin et sa crème glacée plongée dans le chocolat.Rencontre avec Bonhomme Un peu plus tôt, il avait commencé son allocution en se réjouissant d\u2019avoir pu prendre le traversier après avoir rencontré le Bonhomme Carnaval.Sur l\u2019heure du dîner, le cabinet du premier ministre avait organisé une séance de photo devant le château de Bonhomme en compagnie de la mascotte et du maire de Québec, Régis Labeaume.Depuis quelques mois, les relations entre le cabinet Harper et l\u2019équipe de M.Labeaume semblent au beau fixe.Lors d\u2019une annonce au Manège militaire en novembre, les deux hommes avaient pu avoir une longue conversation à propos de laquelle le maire s\u2019était montré fort heureux sans donner beaucoup de détails.Qn se rappellera qu\u2019en 2011, c\u2019était tout le contraire à l\u2019époque où le maire multipliait les pressions pour que le fédéral s\u2019engage à financer l\u2019amphithéâtre.Le Devoir Financement politique : rUMQ veut de nouvelles règles BAHADOR ZABIHIYAN A huit mois des élections municipales, l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) souhaite que le plafond pour les dons individuels aux partis politiques soit revu à la baisse, et que les règles deviennent les mêmes poiu les candidats indépendants et ceux qui se présentent poiu un parti.«Les règles en place encouragent presque les gens à se présenter sous la bannière d\u2019un parti.[.] Il faut que cela soit équitable pour l\u2019ensemble des candidats», explique le président de rUMQ, Éric Forest.L\u2019UMQ a envoyé une lettre au ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, afin de lui faire part de ses propositions.Selon M.Forest, l\u2019accès au financement est plus simple poiu les candidats qui appartiennent à une formation politique.Ainsi, un candidat indépendant a 12 mois pour rembourser ses dépenses électorales, alors que celui affilié à un parti bénéficie d\u2019un délai de quatre ans, explique M.Forest.D\u2019autant plus que 65% des candidats sont indépendants lors des élections municipales, selon M.Forest, qui est maire de Rimouski.L\u2019UMQ souhaite aussi que le plafond des contributions individuelles, qui est de 1000$ présentement, soit ramené à 500$.11 faut «tendre vers un jînancement plus public», dit M.Forest.L\u2019UMQ désire que le Directeiu général des élections du Québec (DGEQ) publie la liste des donateius siu son site Internet Par ailleurs, les municipalités demandent au DGEQ de mieux siuveiller les candidats et de les sanctionner plus sévèrement s\u2019ils ne respectent pas les règles de financement.Ée cabinet du ministre Sylvain Gaudreault n\u2019a pas rendu l\u2019appel du Devoir, mais M.Forest a indiqué que celui-ci comptait étudier les propositions de l\u2019UMQ.Le Devoir La Virginie tourne le dos à l\u2019uraninm Des groupes québécois pressent le gouvernement Marois de suivre cet exemple MARCO BELAIR-CIRINO Des groupes environnementaux pressent le gouvernement de Pauline Maçois de suivre l\u2019exemple de l\u2019État de la Virginie en tournant le dos à l\u2019exploitation des mines d\u2019uranium sur son territoire.Un projet de loi visant à lever l\u2019interdiction sur l\u2019exploitation des mines d\u2019uranium a été retiré jeudi juste avant qu\u2019il soit soumis à un vote à une commission du Sénat de l\u2019État où il se dirigeait vers une morte certaine.11 est «très frustrant pour moi de constater que je n\u2019ai pas réussi à convaincre certains de mes collègues que [l\u2019exploitation de mines d\u2019uranium] peut être réalisée en toute sécurité et économiquement, ici, en Virginie», a affirmé le sénateur républicain John C.Watkins, appuyé par une société minière qui convoitait un gisement d\u2019uranium évalué à sept milliards de dollars dans le sud de l\u2019État.«Après plus de trois ans d\u2019analyses scientifiques et de débats publics, et malgré les pressions de l\u2019industrie minière, la Virginie a pris une sage décision», s\u2019est réjoui le porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe.«C\u2019est le temps que Québec décrète aussi un moratoire sur les mines d\u2019uranium », a-t-il lancé.Après vérification des meilleures pratiques appliquées dans le monde \u2014 le Canada inclus \u2014, il n\u2019existe encore aucune méthode éprouvée à long terme pour assurer la sécuri- sation des grandes quantités de résidus miniers, contenant jusqu\u2019à 85% de la radioactivité originale des gisements exploités, laissés derrière par l\u2019industrie, relève l\u2019^Académie des sciences des États-Unis dans un volumineux rapport publié en décembre 2011.«Cela serait également une suite logique à l\u2019abandon du nucléaire au Québec pour privilégier d\u2019autres sources d\u2019énergie à moindres risques et à moindres impacts», a indiqué le porte-parole de Nature Québec, Christian Simard.UnBAPE Le gouvernement péquiste doit épouser les principales recommandations d,e l\u2019Académie des sciences des États-Unis ou.s\u2019il s\u2019y refuse, lancer un BARE générique sur les mines d\u2019uranium, font valoir Québec meil-leiue mine et Nature Québec.Cette nouvelle requête intervient au moment où la société uranifère Ressources Strateco inc.tente de forcer par le biais de la Cour supérieure le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs à cesser de tergiverser dans le projet Ma-toush, situé «à la tête des eaux du lac Mistassini, le plus grand lac d\u2019eau douce au Québec».S\u2019opposant fermement à ce projet, les Cris demandent également un temps d\u2019arrêt sur les projets miniers d\u2019uranium au Québec.Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne Vous partez gagnant.Vous arrivez gagnant au centre-ville de Toronto.Avec Porter, vous gagnez jusqu\u2019à deux heures sur un aller-retour à Toronto.Porter atterrit à l\u2019aéroport du centre-ville de Toronto.À deux pas des tours, loin des bouchons de l\u2019autoroute.Il vous restera du temps pour faire vos courses ou du jogging.porter Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 6 février 2013.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Le rabais est compris dans les tarifs.Tarifs à partir de : \t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t CHICAGO\tMYRTLE BEACH\tNEW YORK\tWASHINGTON À partir du 14 février\tDuiies 277$ 392$ 245$ 245$ Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.Téléscripteur - composez « 711 ».flyporter.com 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A6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 EEVRIER 2013 SANTE MENTALE Freiner la chute Comment empêcher que la maladie mentale mène à l\u2019itinérance ou à la prison ?PAULINE GRAVEL AU début de janvier, un père à bout de souffle livrait en nos pages un témoignage poignant qui soulignait à quel point notre système de santé est inapte à aider et à encadrer les jeunes atteints d\u2019un trouble mental persistant.L\u2019homme vivant en Gaspésie décrivait le parcours tragique de son fils qui, à 28 ans, a été interné en raison de manifestations psychotiques qui se sont révélées être associées à une schizophrénie paranoïde.Il racontait que les années qui ont suivi ce diagnostic ont été marquées par de multiples déboires: psychoses à répétition, interventions policières et judiciaires, ainsi que tentative de suicide.Refusant d\u2019être traité, son fils «s\u2019est enfoncé graduellement dans la toxicomanie, le vagabondage et la criminalité de survie».En raison de ses délits, le jeune homme a récolté un emprisonnement de six mois.En probation jusqu\u2019en avril prochain, il s\u2019est réfugié en octobre chez ses parents, qui ont recueilli «un être traqué, totalement désorganisé, très nerveux, bourré de tics et de manies, alcoolique, décroché de la réalité, en proie à des voix fortes, fumeur invétéré vivant de nuit, lugubre, peu communicatif et dont la capacité à toute forme d\u2019autonomie personnelle est amoindrie».Notre système actuel «abandonne», voire «condamne à la misère, à la rue, à la violence», concluait ce père de famille.Des lacunes, des solutions La directrice générale de l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas, Lynne McVey, tout comme le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, sont conscients des lacunes dans la réponse qui est accordée aux besoins des personnes atteintes d\u2019un trouble mental et ils formulent des solutions pour y remédier.Pour Lynne McVey, une grande partie de la solution se trouve dans la prévention.«Si un jeune homme est dépisté à 14 ou 15 ans, au moment de son premier épisode psychotique, qu\u2019il fait l\u2019objet d\u2019une intervention intensive à ce mo-ment-là et que sa famille et lui sont pris en charge pendant une période de deux ans, il ne se retrouvera probablement pas à la rue, affirme-t-elle.Par la suite, un intervenant pivot pourrait continuer à suivre cette personne en collaboration avec les organismes communautaires, les centres de santé et services sociaux [CSSS] et les services de première ligne afin qu\u2019elle soit rapidement retournée vers des interventions plus intensives si elle rechute.» «Il faut maintenir un suivi d\u2019intensité variable selon les besoins de la personne, comme on le fait auprès des personnes cancéreuses», souligne McVey qui, avant de prendre les rênes de l\u2019Institut Douglas en janvier 2012, a œuvré pendant 25 ans à l\u2019Hôpital général juif où elle a assuré la direction ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Lynne McVey des soins infirmiers et des opérations cliniques de l\u2019établissement et la codirection du Centre du cancer Segal qui y est rattaché.De son expérience au Centre du cancer Segal, Lynne McVey a aussi retenu le rôle stratégique de l\u2019infirmière pivot qui aide les patients cancéreux à naviguer à travers le réseau de la santé.«Malheureusement, dans le secteur de la santé mentale, aucune infirmière pivot n\u2019est là pour accompagner les personnes qui reçoivent un diagnostic de maladie mentale.Autant le patient que sa famille se retrouvent dépourvus, ne sachant où trouver les ressources adaptées à leurs besoins.Notre rêve est qu\u2019il existe un numéro de téléphone 1 800 en santé mentale et un intervenant pivot qui guiderait le patient durant ses traitements, voire durant l\u2019ensemble de sa vie», propose-t-elle pour parer au «manque de continuité dans les services» que soulevait le commissaire à la santé et au bien-être en décembre dernier.Un accès aux soins difficile Pour avoir travaillé en santé physique pendant de nombreuses années, Lynne McVey a aussi pu constater que les personnes souffrant d\u2019un trouble mental n\u2019ont pas nécessairement le même accès aux soins de santé que celles atteintes de maladies physiques.«Les problèmes visant la santé physique sont toujours plus urgents que ceux concernant la santé mentale.Selon la culture ambiante, ces derniers peuvent attendre», dit-elle avant de donner l\u2019exemple d\u2019une femme enceinte ayant commencé ses contractions, qui sera admise immédiatement à l\u2019hôpital où on lui trouvera un lit même si l\u2019établissement est achalandé, tandis qu\u2019une maman de deux enfants qui présente des symptômes dépressifs se verra offrir un rendez-vous dans deux mois, et ce, seulement si elle a le courage de révéler son problème.Comme le commissaire, M\u201c® McVey est très sensible à cette iniquité dans l\u2019accès aux soins.«À Montréal, les patients atteints de maladie mentale font face à de longues attentes aux urgences et ils se retrouvent souvent dans des lits pour soins aigus destinés aux patients revenant d\u2019une chirurgie ou de l\u2019urgence.Nous misons sur le bon patient à la bonne place avec le bon traitement au bon moment et avec un bon suivi.» Pour ce faire, le Douglas favorise le cheminement des patients vers des logements supervisés par des équipes spécialisées multidisciplinaires.«Nous encourageons ainsi un retour graduel de ces personnes dans la communauté.En dirigeant les patients au bon endroit, nous améliorerons la qualité des services à la population souffrant de problèmes de santé mentale et nous réduirons les coûts», explique M\u201c® McVey, tout en précisant que l\u2019Institut Douglas dispose actuellement de 1200 places sur le territoire géographique qu\u2019il couvre, mais qu\u2019«il manque 500 places pour la population vivant dans le secteur ouest de Vile de Montréal du Réseau universitaire intégré santé [RUIS] McGill».Intervention précoce Lynne McVey insiste sur le fait que la maladie mentale peut être traitée avec succès, à condition d\u2019intervenir précocement.Mais les tabous et la stigmatisation qui subsistent encore aujourd\u2019hui nuisent au dépistage précoce des personnes à risque.«Même en 2013, par crainte d\u2019être stigmatisées, les personnes sont embarrassées lorsqu\u2019elles doivent aborder leur problème de santé mentale, elles hésitent à demander des soins», dit-elle avant d\u2019insister sur l\u2019importance de travailler à éliminer les tabous.«Il nous faut créer une société plus inclusive dans laquelle un problème de santé mentale sera considéré sans préjugés et avec la même diligence et attention qu\u2019une tumeur cancéreuse.Pour y arriver, il nous faut démystifier la maladie mentale par des campagnes, comme Bell cause pour la cause, ou par des témoignages de personnalités connues.Ces derniers aident à créer un nouveau discours à propos de la santé mentale», souligne-t-elle.Lynne McVey souhaiterait aussi que les entreprises privées soient plus ouvertes envers leurs employés qui s\u2019absentent du travail pour des raisons de maladie mentale.«Le retour au travail d\u2019un employé ayant souffert d\u2019une maladie mentale est souvent moins bien accueilli que celui d\u2019un employé qui était atteint d\u2019un problème de santé physique, dit-elle en donnant l\u2019exemple d\u2019une jeune femme ayant souffert d\u2019une dépression qui s\u2019est fait dire par son employeur qu\u2019elle ne «pourra revenir au travail avant d\u2019être complètement rétablie à 100%».«Or nos résultats de recherche nous démontrent que, si la personne fait un retour au travail graduel, le rétablissement se fait ^us rapidement», ajoute-t-elle.Il y a 60 ans, le cancer était aussi un peu tabou, rappelle M\u201c® McVey.«Quand une personne recevait un diagnostic de cancer, elle perdait souvent son emploi et elle le cachait à sa famille.Mais il y a eu une révolution sociale au cours des dernières décennies grâce aux diverses stratégies employées pour recueillir des fonds pour la recherche.On a ainsi déstigmatisé le cancer.Nous sommes, je crois, à la frontière d\u2019une telle révolution en santé mentale», lance-t-elle avec espoir.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Nathalie était enseignante quand la maladie mentale l\u2019a frappée, lui faisant perdre son emploi puis la conduisant à la rue.Après une remontée difficile, elle habite aujourd\u2019hui dans un appartement supervisé par une équipe de l\u2019Institut Douglas.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les personnes souffrant d\u2019un trouble mental n\u2019ont pas nécessairement le même accès aux soins de santé que celles atteintes de maladies physiques.Dépistage précoce : intervenir PAULINE GRAVEL Intervenir dès l\u2019émergence des premiers symptômes psychotiques, voire dès l\u2019apparition de signes précurseurs, améliore grandement le pronostic et le devenir du patient.Les données obtenues par l\u2019imagerie cérébrale le corroborent.Pour cette raison, les professionnels de l\u2019Institut universitaire en santé mentale Douglas déploient maintes approches pour repêcher les jeunes adultes atteints d\u2019un trouble mental ou en voie de l\u2019être.La maladie psychotique est toxique à la fois pour le cerveau et pour la vie psychosociale de l\u2019individu, affirme le D'^Ridha Joober, psychiatre à l\u2019Institut Douglas et professeur à l\u2019Université McGill.« Une maladie qui touche les fonctions supérieures de l\u2019esprit et du mental aura une toxicité majeure sur les relations interpersonnelles, sur la capacité de la personne à se trouver un travail, d\u2019autant que la maladie apparaît généralement entre 15 et 30 ans, soit à une étape très critique du développement de la personne qui est en train d\u2019établir les premières bases de sa vie future.En réduisant à la fois la toxicité biologique et la toxicité sociale, l\u2019intervention précoce améliore nettement l\u2019état des patients et le pronostic au long cours», précise le D'^Joober avant d\u2019ajouter qu\u2019il a été démontré très clairement que plus la durée de la psychose non traitée est longue, plus la rémission et la récupération sont laborieuses, voire incomplètes.Sur le plan biologique, certaines études ont montré que plus la psychose non traitée persiste, plus les structures du cerveau, qui ont été associées aux troubles psychotiques, en souffrent.Il existerait même une corrélation entre la durée de psychose non traitée et le volume de régions cérébrales, comme le cortex préfrontal et orbito-frontal, qui rétrécirait à mesure que s\u2019allonge la durée de la psychose non traitée.«Plus on reste psychotique longtemps, moins on répond bien aux traitements, probablement en raison de facteurs biologiques et moléculaires, mais aussi psychologiques.Quand on pense qu\u2019il y a cinq nains qui habitent sur les toits et qu\u2019on vit très longtemps avec cette idée-là, il devient beaucoup plus difficile de la renverser même si on prend des médicaments», explique le chercheur.Le fait que la récurrence des crises psychotiques soit associée à une récupération moins bonne est également lié à des effets sociaux.«La défaite sociale d\u2019un jeune qui a rechuté après trois épisodes psychotiques «La maladie apparaît généralement entre 15 et 30 ans, soit à une étape très critique du développement de la personne» dont il avait récupéré est extrêmement importante», croit le DUoober.Le psychiatre déplore le fait qu\u2019on ne recueille les patients que plusieurs années après l\u2019éclosion de leur maladie.«Quand on prend connaissance de l\u2019historique des patients, on voit souvent qu\u2019ils ont commencé à présenter des symptômes deux ou trois ans auparavant et qu\u2019ils ont vadrouillé longtemps avant d\u2019être reconnus comme souffrant de troubles psychotiques, précise-t-il.Lorsqu\u2019un jeune qui vit avec ses parents commence à présenter des difficultés dans ses relations et que son comportement comporte des éléments bizarres.les parents se demandent d\u2019abord s\u2019il s\u2019agit d\u2019une adolescence qui tourne mal ou d\u2019un problème de drogue.Très souvent, la famille se débat avec ce problème pendant très longtemps sans savoir comment intervenir.On perd ainsi énormément de temps.Or ce temps est déterminant dans la qualité des relations que la personne entretient avec son environnement et sa famille.Si on intervient précocement, on pourra aider ces familles-là à mieux s\u2019en sortir.» Le programme PEPP Dans le but d\u2019accroître le dépistage des jeunes qui commencent tout juste à présenter des symptômes psychotiques, les chercheurs du Douglas ont préparé des petits films, «des vignettes cliniques», qui décrivent les différents symptômes que peut présenter un jeune ayant développé un trouble psychotique.Ces films ont été présentés aux enseignants, aux travailleurs sociaux et aux psychoéducateurs d\u2019écoles secondaires et d\u2019universités, ainsi qu\u2019au personnel de CLSC et d\u2019urgences hospitalières pour que, s\u2019ils rencontrent une personne manifestant des symptômes comme ceux-là, ils contactent les intervenants du programme PEPP (premier épisode psychotique non traité) de l\u2019Institut Douglas.Ceux-ci s\u2019engagent à procéder dans les 72 heures qui suivent à une évaluation poussée de la personne et, s\u2019il s\u2019avère qu\u2019elle souffre d\u2019un trouble psychotique, ils proposeront une intervention intensive et un suivi du patient et de sa famille pendant deux ans.«Nous aidons la personne dans toutes les sphères de son fonctionnement à l\u2019aide de médicaments, de psychothérapie et centre culturel chrétien Sauvée par ie programme PEPP.^ Le témoignage de Nathalie, aujourd\u2019hui âgée de 29 ans : «Mon gestionnaire de cas m'a sauvé la vie et m'a réappris à vivre.» A lire à ledevoir.com (yasse' - .J\\om£ttey comrier- oœù comm& eri/Âiücr- - (jcutôsy - lAGENDA MODERNE \u2014\tMIGNON 446, ru&Sù-^JltJ^ice^, J^æitæ^jffontreal l4eIe^Âxme^ ôi4 6^4ô-4ÿ6^0 dotôü\u20acrtar\u20acy do/ âmdù ao/ ü^fidred/d& 10 d 00 o/ y
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