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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2013-01-21, Collections de BAnQ.

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[" Algérie : un lourd bilan humain à la suite de la prise d\u2019otages à In Amenas Page b WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I V 1 0 LE DEVOIR, LE LUNDI 21 JANVIER 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ Maka Kotto AU Devoir Les grands projets immobiliers en veilleuse « Nous avons dix-huit mois difficiles à passer », admet le ministre de la Culture FRÉDÉRIQUE DOYON Le ministre de la Culture et des Communications prévient qu\u2019une bonne part des projets d\u2019infrastructures culturelles seront reportés.Maka Kotto entend respecter les engagements de ses prédécesseurs à ce titre, mais le marasme financier laissé par ceux-ci le force à revoir les échéanciers.«Dans Vétat actuel, beaucoup de projets culturels seront différés.Pas abandonnés, mais différés», a-t-il affirmé, en rencontre éditoriale au Devoir.Il faudra attendre la reprise des activités parlementaires pour connaître les tristes élus des échéanciers remaniés.Chose certaine, les PPP ne sont plus au goût du jour, avec la dette hypothécaire de la Maison symphonique, qui a avalé le tiers de la mince augmentation (2,1%) du budget de son ministère.«A la lumière de ce qui a été fait, [le PPP] était une mauvaise idée», estime M.Kotto.Sur la «liste de priorités» du ministre, il y a notamment Le Vivier, maison des musiques nouvelles en devenir dans l\u2019ex-bibliothèque Saint-Sul-pice, la Maison Théâtre qui veut s\u2019agrandir, le Wilder destiné à devenir une Maison de la danse pour les Grands Ballets Canadiens, l\u2019École de danse contemporaine et le diffuseur Tangente ou encore le théâtre Diamant de Robert Lepage.«Le problème [du Wilder], cést qu'il n'était pas attaché avec le Conseil du Trésor, il n'y avait pas d'argent réservé pour ça», explique M.Kotto en assurant qu\u2019il n\u2019est pas écarté pour autant.Et «il y en a d'autres», indique le ministre qui, tout en refusant de les nommer, s\u2019avoue découragé par leur nombre.VOIR PAGE A 8 : KOTTO ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto: «STI y a une trace que je veux laisser, c^est celle d^améliorer les conditions de vie de nos créateurs.» Richard Carneau 1930-2013 JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR Richard Garneau chez lui, en septembre 2002, à Foccasion d^un entretien quTl avait accordé au Devoir* Le commentateur sportif est décédé dimanche à Fâge de 82 ans.Un monument disparaît r Jean Dion A la petite école, on nous enseignait dans les cours de catéchèse que derrière la création de toute chose se trouvait la sainte Trinité, formée d\u2019un Père, d\u2019un Fils et d\u2019un Saint-Esprit, un concept relativement alambiqué où ils étaient à la fois trois et un seul, mais il fallait prier et ne pas trop poser de questions.Quelques-uns d\u2019entre nous n\u2019étaient cependant pas dupes de cette histoire : nous étions convaincus que la véritable messe hebdomadaire se déroulait le samedi soir, qu\u2019elle avait pour nom La soirée du hockey et que la vraie trinité, comme un trio sur la patinoire, était constituée de ses principaux officiants, René Lecavalier, Lionel Duval et Richard Garneau.C\u2019est vers eux que nos yeux d\u2019enfants se tournaient pour trouver le réconfort, pour savoir qu\u2019au fond, il n\u2019y avait bel et bien que le hockey dans la vie.Passé 80 ans, Richard Garneau avait encore la voix claire, le timbre chaud, le propos fluide.Pour tout dire, il donnait l\u2019impression VOIR PAGE A 8 : GARNEAU Lire aussi > La communauté sportive rend hommage à un homme d\u2019exception.Page B 4 P^INT CHAUD La puissance minée des États-Unis Obama n\u2019aura pas les moyens d\u2019une politique étrangère ambitieuse, dit le chercheur Aaron Miller À la veille de la seconde investiture de Barack Obama, à Fheure des bilans et des prospectives, Fexpert en politique étrangère américaine Aaron David Miller ne croit pas à Fétat de grâce du début de second mandat: les astres ne sont pas alignés pour que les projets ambitieux soient couronnés de succès sur la scène internationale.JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Washington, D.C.Les jours qui suivent la cérémonie d\u2019investiture lors des seconds mandats seraient l\u2019occasion idéale pour entreprendre de grands projets.Libéré à jamais de la tyrannie des rendez-vous électoraux, le président américain ne serait plus jugé par le public, mais par l\u2019histoire.Voilà pourquoi plusieurs figures publiques enjoignent à Barack Obama de renouer avec l\u2019audace et l\u2019ambition sur la scène internationale.Mais ce n\u2019est là qu\u2019illusion, estime Aaron David BRENDAN SMIALOWSI ASSOCIATED PRESS Barack Obama a entamé dimanche son second mandat à la présidence en prêtant serment lors d^une courte cérémonie à la Maison-Blanche, avant les festivités grandioses de lundi.Miller, chercheur éminent au Woodrow Wilson International Center for Scholars, un think tank à Washington.«Car ou sont les possibilités ?, se demande-t-il.Je ne les vois pas.» Le président n\u2019aura peut-être pas à se faire ré- élire, mais les contraintes auxquels il fait face en politique étrangère sont légion, estime M.Miller.Et nul besoin d\u2019aller loin pour trouver un premier barrage.«La véritable clé de la puissance des Etats-Unis est la volonté nationale, résume-t-il.Elle dépend du degré de cohésion de notre système politique, de notre structure sociale et de notre économie nationale.Or, Obama sait \u2014 et je suis d'accord avec lui \u2014 que nous souffrons d'une lente saignée.C'est ce que j'appelle les \u201csix D mortels\": le déficit, la dette, la dysfonction du milieu politique, la dépendance à l'égard des hydrocarbures, la décrépitude des infrastructures et la détérioration du système d'éducation.En quelques mots, notre maison est en morceaux! Et ça fnine fortement la puissance américaine.» A cela s\u2019ajoute l\u2019effet cumulé des deux guerres les plus longues de l\u2019histoire américaine, en Afghanistan et en Irak.Selon Aaron Miller, les États-Unis sortent perdants de ces deux aventures, dont le succès est tout sauf évi- VOIR PAGE A 8 : OBAMA Reconnaissance DU Québec L\u2019idéalisme de Couillard est battu en brèche Le deuxième débat libéral donne lieu à un désaccord sur la place du Québec ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire de Québec Ly idéalisme de Philippe Couillard, qui veut f convaincre le reste du Canada de reconnaître formellement la «spécificité» du Québec, s\u2019est heurté au pragmatisme des deux autres candidats, Raymond Bachand et Pierre Moreau, lors du deuxième débat de la course à la chefferie du Parti libéral du Québec.Pour Philippe Couillard, «quelque chose de profond» a changé lors de la ratification, en 1982, de la Constitution sans l\u2019accord du Québec.«C'est l'abandon des dualités, l'abandon des deux peuples pour un concept de multiculturalisme», a-t-il affirmé lors du débat qui s\u2019est déroulé dimanche à Québec en présence de quelque 250 personnes, dont la grande majorité était composée d\u2019apparatchiks ou de bénévoles associés à l\u2019un ou l\u2019autre des trois camps.Le débat portait sur la gouvernance, l\u2019intégrité et le fédéralisme.Philippe Couillard souhaite mener «une conversation» afin d\u2019arrêter une définition collective de «notre caractère spécifique» et de la présenter au reste du pays.«Je ne conçois pas personnellement qu'on puisse s'engager en politique québécoise sans penser à cet enjeu», a dit Philippe Couillard, qui projette de «faire mûrir le fruit» plutôt que d\u2019attendre passivement.Terre à terre, Raymond Bachand a répliqué qu\u2019il Mait choisir ses batailles.«Je m'occupe d'em- «Le nationalisme, ce n\u2019est pas ime conversation théorique», dit Bachand VOIR PAGE A 8 : COUILLARD Lire aussi >L\u2019éditoriai d\u2019Antoine Robitaiiie: Comme le Labrador.Page A 6 Aujourd\u2019hui rmcmsxne construction Actualités > Les audiences de la commission Charbonneau reprennent en se penchant de nouveau sur l\u2019administration montréalaise.Page A 2 Politique > Les neuf candidats à la chefferie du PLC croisent le fer dans un premier débat.Page A 3 Sports > Baltimore et San Francisco s\u2019affronteront au Super Bowl.Page B 4 Avis legaux.B\t2 Décès.B\t6 Météo.B\t5 Mots croisés.B\t5 Petites annonces.B 6 -\tSudoku.B4 77831302829404 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI 21 JANVIER 20IS ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une trentaine de personnes ont manifesté samedi leur solidarité avec les Reyes Mendez.Parmi eux, le député de QS, Amir Khadir.Les Reyes Mendez sont renvoyés au Mexique MARIE-ANDREE CHOUINARD Les Reyes Mendez sont partis.Jusqu\u2019à la toute dernière minute, depuis l\u2019avion d\u2019où ils expédiaient des textes aux amis venus les soutenir à l\u2019aéroport Montréal-Trudeau, les quatre membres de la famille mexicaine expulsée par le gouvernement canadien auront espéré up sursis qui n\u2019est jamais venu.À 10hl2 ce samedi, le vol AM681 a décollé à destination de la ville de Mexico, avec à son bord Ma-risol Mendez et Fernando Reyes, et leurs deux enfants, Ingrid et Eduardo.Immigration Canada a rejeté la demande d\u2019asile formulée par la famille en décembre 2008 à son arrivée en sol canadien.Déjà enlevé à trois reprises par des ravisseurs qu\u2019il soupçonne être liés au commerce de la drogue et aux autorités policières fédérales, Fernando craint pour sa vie et celle de sa famille une fois de retour au Mexique.Le verdict est tombé peu après neuf heures: «Nous venons de recevoir le courriel officiel», a dit Rosane Doré Lefebvre, députée du NPD dans la circonscription lavalloise d\u2019AFred-Pellan, où résidait la famille.«Le ministre de la Sécurité publique, Vie Toews, dit qu\u2019il n\u2019interviendra pas pour ce cas.» Seul le pouvoir discrétionnaire du ministre Toews ou de son collègue à l\u2019Immigration, Jason Kenney, aurait pu fournir une fin heureuse.Déception et mines attristées parmi les sympathisants déçus non seulement de cette décision «inhumaine», comme l\u2019ont qualifiée plusieurs, mais aussi du fait qu\u2019ils n\u2019ont pas pu dire un dernier au revoir à leurs amis.Comme des criminels Selon l\u2019organisme Mexicains unis pour la régularisation (MUR), qui est resté en contact avec les Mendez Reyes jusqu\u2019au dernier moment, la famille a reçu vendredi soir un message leur intimant de passer par les bureaux d\u2019immigration Canada au lieu de se rendre directement à l\u2019aéroport.Personne, ni amis ni médias venus assister à ce départ, n\u2019aura donc pu les voir.«Le pire, c\u2019est de ne même pas savoir si Eduardo sera en sécurité une fois de retour au Mexique.» Les yeux rougis par les larmes, Ann Marquis ne pouvait pas croire à ce qui se jouait devant elle.«Eduardo ne nous avait rien dit», dit la ^ande amie du jeune garçon, qui a tenté de communiquer avec elle jusqu\u2019aux tout derniers instants, depuis l\u2019avion, jusqu\u2019à ce qu\u2019on lui demande d\u2019éteindre son cellulaire.«Il ne nous avait même pas fit qu\u2019il risquait d\u2019être déporté.» À 8 h 33, un texto arrive sur le cellulaire de sa mère, Ljme Filion.«Ils embarquent dans l\u2019avion.Ça y est.Eduardo veut une photo de toi Ann.» Mme piiion n\u2019en revient pas du traitement infligé à des gens qui n\u2019ont aucune faille à leur parcours.«Ils sont traités comme des criminels, on les arrête, on les empêche de dire bonjour à leurs amis, dit Lyne Filion./af essayé d\u2019envoyer des courriels à Jason Kenney [ministre de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration], mais je n\u2019ai même pas reçu d\u2019accusé de réception.» Appui de Khadir Pour qu\u2019elle puisse aller saluer son ami en bonne et due forme, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a fait jouer ses contacts jusqu\u2019aux derniers moments, en vain.«C\u2019est une scène inhumaine qui se joue ici, a-t-il dit.Priver leurs sympathisants, les gens qui les ont accompagnés, d\u2019un au revoir convenable, c\u2019est proprement sournois, déloyal.C\u2019est ce qu\u2019a fait l\u2019Immigration.Et ce sera de plus en plus comme ça, dénué de cette sensibilité qui faisait la fierté de la tradition canadienne.» La députée Rosane Doré Lefebvre abonde dans ce sens.«Je vois ces scènesdà de plus en plus», dit celle qui tente de suivre ces départs jusqu\u2019au bout chaque fois.«Avec C-31, nous verrons de ces situations tristes et éprouvantes de plus en plus.» Selon l\u2019organisme MUR, quelque 20000 autres demandeurs d\u2019origine mexicaine risquent de subir le même sort.Les membres de cet organisme, qui demande un moratoire sur les expulsions des Mexicains, estiment que chaque jour, sept Mexicains sont renvoyés dans leur pays d\u2019origine, malgré le danger et la menace.Le Devoir COMMISSION CHARBONNEAU Des témoins attendus en lever de rideau Les audiences reprennent en se penchant de nouveau sur l\u2019administration montréalaise KATHLEEN LEVESQUE La commission Charbon-neau replongera le Québec dans ses zones d\u2019ombre à compter de lundi matin pour tenter d\u2019en dégager un peu de lumière.En effet, les audiences de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction reprennent après deux mois au cours desquels l\u2019équipe d\u2019enquêteurs et de procureurs a travaillé à préparer cette troisième vague de travaux publics.Le financement des partis politiques, l\u2019implication des firmes de génie-conseil, la Ville de Laval, le monde syndical et ses accointances avec le crime organisé, Hydro-Québec pourraient être parmi les nouveaux chantiers explorés au cours des prochains mois.Dans l\u2019immédiat, c\u2019est toutefois la Ville de Montréal qui sera encore sur la loupe.Au moins deux témoins liés au parti Union Montréal, l\u2019ex-or-ganisateur Martin Dumont et l\u2019ex-réceptionniste Alexandra Pion, sont appelés à la barre.Il semble que des failles dans le premier témoignage de M.Dumont, qui a littéralement poussé le maire Gérald Tremblay vers la sortie, aient été détectées.Il est également prévu que la policière Isabelle Toupin, sergente supervi-seure à la Sûreté du Québec (escouade Marteau), témoigne en cette première journée d\u2019audience.Nouveaux procureurs Préalablement, la présidente de la commission, la juge France Charbonneau, pourrait entendre différentes requêtes de la part des avocats représentant les participants ou intervenants aux travaux.M\u201c® Charbonneau ou la procureure en chef, M® Sonia Lebel, précisera vraisemblablement le menu des prochains mois.De la même façon, des précisions devraient être apportées quant à l\u2019administration de la commission.Au cours des derniers mois, deux procureurs ont quitté la commission ; trois autres auraient été La Ville de Laval et Hydro-Québec pourraient être au nombre des chantiers explorés prochainement embauchés récemment.De plus, l\u2019absence du troisième commissaire, le constitutionnaliste Roderick Macdonald, qui n\u2019a jamais siégé, doit être éclaircie.La situation a soulevé une certaine irritation de la part du ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, et ce, bien que la commission Charbonneau soit indépendante du gouvernement.Par ailleurs, le budget de la commission (14,6 millions) est largement entamé alors que le terrain devant être couvert en est encore à ses balbutiements.Il y a une semaine, la Commission n\u2019avait pas encore demandé de ressources supplémentaires pas plus qu\u2019une prolongation de son mandat au gouvernement du Québec.La Commission a ajourné ses travaux en novembre dernier en déposant la liste partielle des personnes ayant fréquenté le très sélect club privé 357C sans offrir d\u2019interprétation des allées et venues des uns et des autres.Quelques jours plus tard.Le Devoir révélait que cette liste agissait comme un avertissement adressé à toute la classe dirigeante et bien nantie du Québec, avertissement selon lequel persoime ne serait à l\u2019abri du regard de la commission Charbonneau.Le Devoir a~Trniiiiiill:araDplE Air Canada nuit à la croissance de Montréal Les liaisons internationales profitent à Toronto au détriment de la métropole EABIEN DEGLISE Pour aller en Asie, en Inde, au Brésil et dans plusieurs autres pays de l\u2019Amérique du Sud, un passager de Montréal doit de plus en plus faire escale à Toronto avant d\u2019arriver à destination.Un problème induit par Air Canada qui, dans les dernières années, a organisé ses liaisons internationales pour faire de l\u2019aéroport Trudeau un simple satellite chargé de «nourrir de passagers» celui de la Ville reine.Au mépris de Montréal et de son développement économique et urbain, estime un spécialiste du tourisme.Dans une lettre ouverte publiée lundi en page Idées (A 7), Michel j^rchambault, professeur à l\u2019École des sciences de la gestion de l\u2019UQAM et président du Bureau des gouverneurs de la Chaire de tourisme Transat, déplore ce traitement accordé par Air Canada à l\u2019aéroport de Montréal-Trudeau.La compagnie aérienne éloigne les passagers de liens directs avec les métropoles importantes du globe, comme celles de l\u2019Asie, de l\u2019Inde ou de la côte ouest américaine, ce qui constitue «un handicap majeur pour l\u2019accueil de congrès internationaux, [.] l\u2019implantation et la rétention de sièges sociaux», mais aussi pour les investissements dans «nos principaux secteurs économiques» : l\u2019aérospatiale, la santé, les technologies de l\u2019information et les énergies vertes, estime-t-il.«La situation est insoutenable et inacceptable», écrit l\u2019universitaire, qui chiffre à plusieurs centaines de millions de dollars l\u2019impact écono- HSBCO \u2019'A/ÆC/tMdûN JACQUES NADEAU LE DEVOIR Montréal-Trudeau est le troisième aéroport international au pays.mique négath lié à la satellisation de l\u2019aéroport de Montréal par Air Canada au profit de celui de Toronto.«Elle impose une mobilisation de haut niveau qui devrait rassembler le maire de Montréal», Montréal International, Tourisme Montréal, la Chambre de commerce et les ministres provinciaux et fédéraux concernés, ajoute-t-il.Pas d\u2019accès à l\u2019Asie Montréal-Trudeau est le troisième aéroport international au pays, mais pourrait perdre cette position au profit de Calgary, où plusieurs liens directs, vers l\u2019Asie par exemple, sont en train de voir le jour.L\u2019Asie n\u2019est pas accessible Montréal par avion.Aucun lien direct pour des destinations comme Tokyo, Hong Kong, Beijing ou encore New Delhi n\u2019y est offert par Air Canada ou ses partenaires de Star Alliance.Toronto offre 63 liens directs vers l\u2019Asie, et Vancouver : 81 liens.Même chose pour l\u2019Amérique du Sud, Tel-Aviv et San Francisco, des pôles stratégiques dans les secteurs des technologies, du capital-risque et du tourisme émergent.Pour y accéder depuis Montréal, il faut passer par Toronto ou par un aéroport américain.Pis, en délaissant Montréal, Air Canada a également éloi- gné de l\u2019aéroport international de la métropole ses principaux partenaires au sein de Star Alliance.Sur les vingt-sept compagnies aériennes qui forment ce groupe, seulement cinq atterrissent à Montréal.Mardi, le président d\u2019Air Canada, Câlin Rovinescu sera de passage à Montréal à l\u2019occasion d\u2019un déjeuner-causerie organisé par la Chambre de commerce de Montréal.La place de Montréal au regard du nouveau maillage aérien international mérite de se retrouver au cœur des discussions avec le dirigeant de l\u2019entreprise, juge Michel Archambault.Le Devoir A 1 11 ^ O 'O- ' / L,u\\ LE FLEURDELISÉ FÊTE SON 65® ANNIVERSAIRE Le 21 janvier 1948, le fleurdelisé a été hissé pour la première fois.Depuis, il nous accompagne dans notre histoire.Il symbolise notre identité, il suscite notre fierté et nous donne espoir en l\u2019avenir, un avenir où le Québec sera plus libre que jamais.Célébrons le 65® anniversaire du drapeau officiel du Québec, Un drapeau pour tous.UN .QUEBEC POUR TOUS Québec E3E9 E3E9 LE DEVOIR, LE LUNDI 21 JANVIER 20IS A 3 ACTUALITES Entre rêve et réalité A'\\ Manon CORNELLIER à Ottawa On ne pourra pas dire que le Parti libéral du Canada (PLC) n\u2019a pas pris le taureau par les cornes lors du débat d\u2019hier entre les neuf candidats à la direction.Il a mis au menu, dès ce premier face-à-face à Vancouver, la question litigieuse de la coopération électorale avec d\u2019autres partis.De quoi permettre à la candidate Joyce Murray de se distinguer, puisqu\u2019elle est la seule qui en a fait un thème important de sa campagne.Murray propose qu\u2019en 2015, et seulement en 2015, le PLC, le NPD et les verts autorisent leurs membres, là où la lutte s\u2019annonce serrée, à élire un candidat qui représenterait deux ou trois partis.Son but est de défaire les conservateurs au plus tôt pour ensuite procéder à une réforme du mode de scrutin.Les autres candidats ne la suivent pas sur le terrain de la coopération préélectorale et personne, évidemment, n\u2019envisage de fusion.Mais ce débat, qui a provoqué quelques étincelles, a mené plusieurs à se prononcer en faveur d\u2019une réforme du mode de scrutin, Marc Carneau se lançant à l\u2019eau le premier.C\u2019est au moins cela de pris.Sinon, ils disent tous que le PLC délogera les conservateurs en regagnant la confiance des Canadiens et, pour cela, qu\u2019il leur faut le bon programme, la bonne vision et ainsi de suite.On peut toutefois comprendre le raisonnement derrière la proposition de Joyce Murray.Depuis Tunion de la droite, le Parti conservateur peut compter sur un noyau dur de supporteurs qui lui assure environ 35% des votes.Face à une opposition divisée, il n\u2019a qu\u2019à charmer quelques milliers d\u2019électeurs de plus pour prendre le pouvoir.L\u2019élection de 2011 en est un bon exemple.Il a obtenu un mapdat majoritaire avec 39,6% des votes.À une autre époque, c\u2019est la division de la droite qui faisait le bonheur de Jean Chrétien, qui a ainsi pu emporter trois élections d\u2019affilée.En 1997, le PLC a même obtenu un mandat majoritaire avec seulement 38,5% des voix.L\u2019union de la droite a mis fin à cette emprise et, depuis, on entend ces appels en faveur d\u2019une alliance entre libéraux, néodémocrates et verts, certains osant même évoquer une fusion.Il est vrai que ces partis se vampirisent.Le succès de l\u2019un se fait généralement au détriment de l\u2019autre.(Au Québec, la situation est différente.Le NPD doit la hausse de ses appuis aux partisans du Bloc québécois.Une alliance avec les libéraux porurait toujorus séduire ceux d\u2019entre eux qui sont déterminés à défaire les conservateurs, mais repousser les plus farouchement anti-libéraux.) L\u2019obstacle à une coopération ou à une fusion va toutefois au-delà de l\u2019entêtement de certains.Les bases militantes des partis ne sont pas automatiquement transférables.C\u2019est même vrai à droite.L\u2019expérience du PC est instructive à cet égard.Ce n\u2019est qu\u2019à la quatrième élection, celle de 2011, que ce parti né de la fusion de l\u2019Alliance canadienne (anciennement le Reform Party) et du Parti progressiste-conservateur a obtenu plus de voix que ces formations réunies.L\u2019expérience et l\u2019histoire des partis qui logent à gauche des conservateurs ne ressemblent pas à celles du PC.L\u2019union de la droite mettait fin à une longue chicane de famille.Le Parti libéral du Canada et le NPD, eux, ont toujours été en compétition, tant au fédéral qu\u2019au provincial.Ils ont collaboré à l\u2019occasion lorsqu\u2019un des deux était minoritaire à Ottawa ou dans une province, mais sans plus.Le NPD est proche des sjmdicats et des mouvements sociaux, des électeurs qu\u2019un parti plus centriste porurait rebuter.Le PLC, lui, réunit dans ses rangs des progressistes, mais aussi des gens plus conservateurs sur le plan fiscal qui ne veulent rien savoir du NPD.En 2011, la crainte de voir les néodémocrates a suffi à les pousser dans le giron conservateru, permettant au PC de ravir assez de sièges en Ontario poru être majoritaire.Les partis doivent aussi composer avec la résistance de l\u2019électorat.Un sondage Angus Reid, publié samedi, montre que seulement 25% des Canadiens appuieraient une fusion du NPD et du PLC et qu\u2019à peine 29 % seraient en faveur d\u2019un candidat unique là où la division du vote favoriserait les conservateurs.Ce qui a davantage la cote (41%) \u2014 et ce qui est plus conforme à nos traditions \u2014 serait une éventuelle coopération post-électorale à la suite de l\u2019élection d\u2019un gouvernement minoritaire.Entente formelle, accord informel, gouvernement de coalition, plusieurs possibilités existent et ont été expérimentées avec succès au fédéral et dans certaines provinces.La plupart des stratèges politiques croient cependant qu\u2019en parler avant le fait risque d\u2019être interprété comme un aveu de faiblesse et d\u2019incapacité à prendre le pouvoir.Il ne faut donc pas s\u2019attendre à ce que les partis, à part les verts, fassent grand bruit autoru de cette question.Mais ne pas en parler donne aux conservateurs les coudées franches pour diaboliser et dénaturer un mécanisme tout à fait légitime en démocratie parlementaire.Ils peuvent, du coup, le transformer en tabou dont ils se servent pour faire peru au monde.Ils n\u2019ont pas hésité à le faire en 2008, lors de la crise entoruant la prorogation, et durant la campagne de 2011.On peut parier qu\u2019ils se feront un plaisir de recommencer pour menotter de nouveau leurs adversaires.mcornellier@ledevoir.com DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE Justin Trudeau et Martin Cauchon ont croisé le fer dimanche lors d\u2019un premier débat à la chefferie du PLC.CHEFFERIE DU PLC Un premier débat sans éclat HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les neuf aspirants au poste de chef du Parti libéral du Canada (PLC) ont, pour la première fois dimanche après-midi, croisé le fer.Le ton a été la plupart du temps consensuel, mais les sujets de la coopération avec les autres partis politiques et de la construction de pipelines ont donné lieu à quelques légères prises de bec.Au menu de cet échange tenu à Vancouver : les affaires autochtones, le logement, l\u2019environnement et l\u2019énergie ainsi que la coopération avec les autres partis politiques.C\u2019est ce dernier sujet qui a le plus montré la couleur de chaque candidat.Joyce Miuray, une députée de Colombie-Britannique et exministre provinciale, propose la tenue de primaires dans les 50 ou 60 circonscriptions du pays où la division du vote entre PLC, NPD et Parti vert permet au Parti conservateur de se faufiler.Cette primaire permettrait de désigner un candidat «de gauche» unique.Elle était seule dans son camp, tous les autres candidats rejetant cette idée avec virulence.«Stephen Harper et Thomas Mulcair ont la même stratégie, soit d\u2019écraser et éliminer le PLC aux prochaines élections.Je ne serai pas complice», a lancé avec vigueur un Marc Carneau d\u2019ailleurs très combatif et passionné tout au long de cette joute.Martin Cauchon a rappelé que le PLC est «le parti de la raisonnabilité et du pragmatisme».Selon lui, toute discussion sur la coopération est une «pure distraction».Martha Hall Pindlay a demandé aux libéraux où était leur «confiance».Quant à Justin Trudeau, il a lancé que «la coopération, ça veut dire que la priorité devient de gagner et non de servir les Canadiens ».Ce n\u2019est pas tout de tasser Stephen Harper, a-t-il fait valoir, ce par quoi on le remplace a aussi de l\u2019importance.Ce à quoi M\u201c® Murray a répondu du tac au tac: «Tout ça, Justin, sonne bien, mais si tu veux remplacer Stephen Harper, où est ton plan .^ [.] Pensons à ce qui s\u2019est passé à Calgary Centre.Est-ce qu\u2019on veut que ça se reproduise Ce premier débat n\u2019a pas vraiment permis aux candidats d\u2019affronter leurs adversaires partout au pays?» Lors de l\u2019élection partielle de novembre dernier, la candidate conservatrice, Joan Crockatt, a été élue même si elle n\u2019était pas très appréciée parce que les candidats verts et libéraux ont obtenu chacun près du quart des votes exprimés.Lieux communs Ce premier débat n\u2019a pas vraiment permis aux candidats d\u2019affronter leurs adversaires, sauf lors d\u2019un seul échange d\u2019à peine trois minutes.Ensuite, les candidats étaient regroupés par trois pour discuter d\u2019un sujet proposé par un militant dans la salle.Ainsi, c\u2019est sur la question très consensuelle du logement que les deux meneurs présumés de la course, MM.Trudeau et Carneau, se sont donné la réplique.Marc Carneau a, à plusieurs reprises, insisté sur l\u2019importance en tant que candidat d\u2019avoir un bon bilan à offrir, référence larvée à son passé d\u2019astronaute et de gestionnaire de l\u2019Agence spatiale canadienne et à celui d\u2019enseignants de son rival Justin Trudeau.Ce dernier a fait valoir pour sa part que le PLC devait choisir un chef capable de rameuter de nouveaux électeurs.«Ce n\u2019est pas juste de rebâtir ce qu\u2019on a été dans le passé, mais de créer de toutes pièces un nouveau mouvement.» H a rappelé ses dures batailles électorales pour remporter l\u2019investiture puis le siège de Papineau comme preuves qu\u2019il a cette capacité à rallier les gens au-delà de la base électorale libérale traditionnelle.Dans ce débat qui a très souvent multiplié les lieux communs et les vœux pieux, les idées concrètes ont très peu été élaborées.Sur l\u2019enjeu de l\u2019environnement et des pipelines, Martha Hall Pindlay a livré un vibrant plaidoyer pour la construction de pipelines vers l\u2019ouest du pays qui permettraient de vendre à l\u2019Asie Ip pétrole canadien dont les Etats-Unis n\u2019auront bientôt plus besoin.Joyce Murray, elle, fait plutôt la promotion des pipelines vers l\u2019est du pays.Quant à l\u2019imposition d\u2019une taxe sur le carbone, Justin Trudeau s\u2019est dit en faveur «d\u2019un prix sur le carbone».«La pollution ne peut pas être gratuite.» Quelle forme cela prendra par la suite, cela reste à déterminer, a-t-il dit.Le Devoir Cloutier s\u2019oppose désormais au choix du « vice-roi » par l\u2019Assemblée ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Après avoir proposé que l\u2019Assemblée nationale choisisse le lieutenant-gouverneur du Québec, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a fermé la porte à cette option, affirmant que son seul objectif est l\u2019abolition de ce poste honorifique.M.Cloutier avait tenté de déposer l\u2019automne dernier une motion, qui n\u2019a pu être débattue en raison du refus des libéraux, dans laquelle il réclamait l\u2019abolition de cette fonction et, dans l\u2019intervalle, la possibilité pour les élus de choisir le candidat qui serait nommé par Qttawa.Mais lors d\u2019une entrevue, M.Cloutier a rejeté cette dernière option, alors que des signaux d\u2019ouverture provenaient pourtant du camp libéral à ce sujet.Plutôt que de saisir la perche tendue par l\u2019ex-ministre Benoît Pelletier, M.Cloutier a accusé ses adversaires de faire fausse route en tentant de moderniser une fonction dont il souhaite la disparition.Le ministre péquiste a soutenu qu\u2019il voulait éviter de donner plus de légitimité au lieutenant-gouverneur en appuyant sa nomination sur un choix de l\u2019Assemblée nationale.Un poste à abolir La motion, proposée en novembre dernier par le ministre, stipulait que, d\u2019ici à l\u2019abolition du poste de représentant de la reine au Québec, «l\u2019Assemblée nationale réclame que le gouvernement fédéral nomme dorénavant comme titulaire du poste de lieutenant- « C\u2019est gouverneur la personnalité qu\u2019elle aura elle-même désignée une fonction démocratiquement».\t.«Nous, notre but, ce n\u2019est archaïque qui pas de modifier le processus\tmrrpsnnnd de nomination, notre objec-\t^ tif c\u2019est de nous débarrasser du poste de lieutenant-gouverneur, a dit Alexandre valeurs des Cloutier vendredi.Awgwzew- ^ r, r ter la légitimité d\u2019un vice- QUebecoiS» roi, vous aurez compris que, nous^ on n\u2019est pas dans cet univers-là.» «A notre point de vue, c\u2019est une fonction archaïque qui ne correspond pas aux valeurs des Québécois», a-t-il dit.Lui-même ancien ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Benoît Pelletier a affirmé vendredi que les libéraux pourraient être d\u2019accord pour doter l\u2019Assemblée nationale du pouvoir de choisir le lieutenant-gouverneur du Québec.M.Pelletier a d\u2019ailleurs évoqué une résolution adoptée par les militants libéraux au conseil général de mai dernier, favorable à une modernisation du processus de nomination.«C\u2019est certainement quelque chose qui doit être examiné, même par le Parti libéral du Québec, a-t-il dit.La proposition 66, c\u2019est ça qu\u2019elle dit, qu\u2019on doit moderniser les façons de nommer le lieutenant-gouverneur.» Davantage de légitimité Selon M.Pelletier, la fonction de lieutenant-gouverneur aurait une légitimité plus grande si les élus pouvaient se prononcer sur son choix.«On rend la fonction mieux adaptée au contexte contemporain, on démocratise davantage la fonction », a-t-il dit.M.Pelletier s\u2019est étonné que le gouvernement péquiste ait proposé l\u2019automne dernier le choix du lieutenant-gouverneur par l\u2019Assemblée nationale, en raison de la légitimité que cela accorderait au candidat retenu.«Normalement, ça ne devrait pas être un objectif recherché par le PQ, je comprends mal le jeu, a-t-il dit.Ont-ils mesuré toutes les conséquences?» Un portp-parole de la Ligue monarchiste du Canada, Etienne Boisvert, a affirmé que le choix du lieutenant-gouverneur par les élus pourrait augmenter le risque de politiser cette fonction qui se veut neutre.« Ça pourrait politiser cette nomination et augmenter sa légitimité démocratique, ça pourrait lui donner un droit de regard ou un pouvoir plus important dans la prise de décisions politiques», a-t-il dit.La Presse eanadienne Casier judiciaire : les demandes de pardon sont en hausse JIM BRONSKILL BRUCE CHEADLE à Ottawa De plus en plus d\u2019ex-détenus et de condamnés en justice font appel à la Prérogative royale de clémence (PRC) dans le but de recevoir un pardon officiel depuis l\u2019entrée en vigueur de nouvelles restrictions sur la fermeture et l\u2019annulation du casier judiciaire, rapporte la Commission des libérations conditionnelles du Canada.En fait, l\u2019agence fédérale a dû afficher un «avis important» sur son site Web pour décourager les demandeurs, et elle y rappelle que la clémence est exercée «seulement dans des circonstances exceptionnelles».«Si vous n\u2019êtes pas admissible à la suspension du casier ou que la Commission a refusé d\u2019ordonner la suspension du casier dans votre cas, il est très peu probable que vous répondrez aux critères pour être admissible à l\u2019éventuel exercice de la PRC», lit-on dans l\u2019avertissement.Il y a actuellement 79 demandes de clémence en traitement, selon la porte-parole de la Commission des libérations conditionnelles du Canada Caroline Douglas.Ce nombre contraste avec les 58 demandes actives dans le système en mars dernier, mois pendant lequel la Commission a justement rapporté qu\u2019elle traitait habituellement une vingtaine de demandes par année.Il semble donc que les changements dans la réglementation du pardon fédéral apportés par les conservateurs aient des effets.Agressions sexuelles Des modifications ont été apportées à la PRC en 2010, après que La Presse canadienne eut rapporté qu\u2019un ancien entraîneur de hockey junior, reconnu coupable d\u2019agressions sexuelles sur des enfants, eut bénéficié du pardon en 2007.L\u2019homme, Graham James, a depuis plaidé coupa- ble à de nouvelles accusations d\u2019agressions sexuelles survenues pendant la même période.Une loi omnibus sru le crime adoptée au printemps a rendu le pardon hors de portée pour les ex-délinquants, bloquant notamment l\u2019accès au pardon poru les persoimes reconnues coupables d\u2019a^essions sexuelles sru des enfants ou ayant trois condamnations poru des actes criminels.La nouvelle loi double également la période de temps pendant laquelle un délinquant doit s\u2019abstenir de commettre des crimes afin de pouvoir demander la PRC.Elle passe à dix ans dans les cas de condamnations pour acte criminel et à cinq ans pour les infractions sommaires, considérées moins sérieuses.Au même moment, Qttawa a adopté de nouvelles règles qui ont quadruplé les frais d\u2019une demande de pardon, désormais appelée «suspension du casier», les faisant passer à 631 $.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE LUNDI 21 JANVIER 20IS ACTUALITES Qui sont les nouveaux élus ?Se faire un prénom Il y a six mois à peine, ils ont choisi de se lancer dans le vide et de mettre leur destin entre les mains des électeurs.Tous, quel que soit le parti, ont choisi de s\u2019engager en politique pour faire bouger les choses, mais certains découvrent la dure réalité des jeux politiques.Le Devoir est allé à la rencontre de nouveaux élus.«Je veux que les gens disent: \u201coui, c\u2019est la fille d\u2019Yvon, mais c\u2019est aussi Karine\u201d » JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Depuis qu\u2019elle est toute petite, Karine Vallières est «la fille d\u2019Yvon Vallières».L\u2019ombre de son père, député libéral de Richmond pendant plus de trente ans, plane sur elle, quoi qu\u2019elle fasse.Aujourd\u2019hui qu\u2019elle a repris le flambeau, siégeant à son tour à l\u2019Assemblée nationale, elle aspire à faire sa place, à s\u2019affranchir et à « devenir Karine ».«Je ne veux pas que ce titre-là me colle pendant des années, avoue la jeune députée libérale de 34 ans.Je veux que les gens disent: \u201coui, c\u2019est la Jîlle d\u2019Yvon, mais c\u2019est aussi Karine\u201d.C\u2019est le but que je me fixe à l\u2019intérieur de ce premier mandat.» Karine Vallières a toujours gravité autour du monde politique.Petite, plutôt que d\u2019aller à La Ronde comme ses amis, elle accompagnait son père dans les soupers spaghetti des chevaliers de Colomb.«Je n\u2019ai rien connu d\u2019autre», confie-t-elle dans son nouveau bureau à Québec, qui n\u2019est que partiellement décoré.Sur les murs, ce ne sont pas ses filles, mais de parfaits inconnus préencadrés qui sourient.Elle rit, gênée, lorsqu\u2019on le lui fait remarquer.«Je n\u2019ai pas eu le temps de les changer!», s\u2019excuse-t-elle, s\u2019empressant de montrer une vraie photo de Roseliane et de Clémence, 8 et 10 ans, qui trône près de son ordinateur.Jeune mère, elle a été replongée au cœur de sa propre enfance lorsqu\u2019elle s\u2019est mise à envisager de prendre le relais de son père, qui partait à la retraite, dans cette circonscription qu\u2019elle a si souvent sillonnée avec lui.«J\u2019ai eu toute une réflexion pour savoir si c\u2019était une vie que je voulais pour mes propres enfants.Qu\u2019est-ce que ça m\u2019avait apporté à moi?Qu\u2019est-ce que favais trouvé difficile ?Est-ce que ça a été finalement plus enrichissant pour moi que le fait, des fois, de manquer de la présence de mes parents?» La réponse fut positive.Conciliation famille-travail Elle savait ce qui l\u2019attendait, elle connaissait les horaires exténuants entre le travail de comté et celui de parlementaire à Québec, du mardi au jeudi.La transition n\u2019est pas facile, avoue-t-elle.« C\u2019est le petit sentiment de culpabilité les deux soirs où je ne suis pas là, où je ne regarde pas les devoirs.Et quand je vois passer des examens qui reviennent et que ce n\u2019est pas moi qui les ai signés.Elle laisse échapper Karine Vallières en bref Âge : 34 ans Parti : Parti libéral du Québec Circonscription : Richmond Fonctions : porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de lutte contre la pauvreté Professions antérieures : coordonnatrice des communications chez Desjardins à Asbestos, attachée politique au bureau de circonscription de Saint-Erançois un petit cri.Ah ! C\u2019est moi qui faisais ça habituellement ! » Son cœur de mère est déchiré, mais Karine Vallières n\u2019est pas du genre à se laisser abattre.Ce ne sera d\u2019ailleurs pas son premier défi de taille.En 2005, on lui a diagnostiqué un cancer de la peau, qu\u2019elle a réussi à vaincre.Quelques années plus tard, ce fut le cancer de l\u2019utérus.«A partir du moment où on nous annonce un deuxième cancer, c\u2019est plus difficile.On se questionne beaucoup: pourquoi nous, encore ?Est-ce qu\u2019on a fait quelque chose de pas correct?» Karine Vallières parle de cette période tout simplement, sans jouer à la victime.Elle veut paraître forte.«Moi, je suis une fille très positive dans la vie.J\u2019ai toujours pris ça: bobo, plaster, on continue.» Mais elle a appris à voir la vie autrement, à profiter de chaque seconde qui passe, à vivre pour ne rien regretter.Grande déception C\u2019est cette philosophie qu\u2019elle a choisi d\u2019appliquer lorsque son conjoint des cinq dernières années, Martin Breault, a été reconnu coupable de fraude en 2010.«C\u2019est une grande erreur de parcours» qui est arrivée avant qu\u2019elle ne le connaisse, soutient-elle.Mais, œuvrant à l\u2019époque dans le domaine des communications, elle a dû faire un choix.Elle a choisi d\u2019écouter son cœur.«A partir du moment où on aime une personne et qu\u2019on est bien, est-ce que, pour une question de jugement public, je mettrai de côté mon propre intérêt?Je trouvais que ce serait de faire plaisir aux autres plutôt que de voir à mon propre bonheur.Et la maladie nous amène à penser plus à nous, alors ça a fait partie de la réflmon.» Elle a beau répéter que cela s\u2019est produit «dans une autre vie», avant qu\u2019elle ne se lance en politique, elle confirme que « c'est peut-être une inquiétude» depuis qu\u2019elle est élue.Mais elle va de l\u2019avant, défendant ses dossiers, dont le plus important est sans doute celui de l\u2019amiante, une industrie d\u2019importance dans sa région.Elle s\u2019est levée à quelques reprises en chambre et a fait des points de presse pour dénoncer l\u2019annulation, par le nouveau gouvernement, du prêt à la mine Jeffrey à Asbestos.«C\u2019est ma grande déception, confie-t-elle.Québec allait être précurseur dans l\u2019utilisation sécuritaire du chrysotile à l\u2019étranger [.] On n\u2019aura pas eu le temps de démontrer que c\u2019était faisable.» Le Devoir CLEMENT ALLARD JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Legault, chef de la CAQ, a visiblement développé un rapport obsessif à Twitter pendant cette campagne en diffusant personnellement plus de 2800 messages.ÉLECTIONS PROVTNCTAT.es DE 2012 La campagne 2.0 n^a pas vraiment eu lieu EABIEN DEGUISE Retour en arrière.Même si les politiciens et les partis politiques ont investi en plus grand nombre le réseau Twitter lors de la campagne électorale de 2012 au Québec, l\u2019usage qui a été fait de cet outil de conversation et d\u2019échanges en format numérique est resté «timide», indique la première étude d\u2019envergure menée au Québec sur l\u2019usage de Twitter pendant les 35 jours de la dernière course électorale.«L\u2019idée d\u2019une campagne 2.0, promue par la classe journalistique avant la campagne, n\u2019a pas vraiment eu lieu», lance à l\u2019autre bout du fil Thierry Giasson, professeur de communication politique à l\u2019Université Laval et auteur de cette étude, dont les grandes lignes ont été dévoilées vendredi dernier à Québec à l\u2019occasion d\u2019un colloque organisé par le Centre pour l\u2019étude de la citoyenneté démocratique.Le Devoir lui a parlé dimanche.«Dans l\u2019ensemble, les partis politiques ont renforcé leur présence sur ce réseau en 2012, mais ils ont utilisé ce réseau principalement comme un outil de diffusion de l\u2019information, plutôt qu\u2019un espace de dialogue et de conversation», fonctions pour lesquelles Twitter a pourtant été imaginé.Au total, l\u2019équipe de M.Giasson a soumis à l\u2019analyse de contenu plus de 2500 micromessages produits pendant la campagne par les six formations politiques engagées dans la course.Cela représente 41% de l\u2019ensemble de twitts générés par ces forces politiques.Contrôler le message Il en ressort que les partis traditionnels, «ceux qui avaient le plus de chance d\u2019accéder au pouvoir», dit-il, ont fait preuve d\u2019une très grande prudence dans leur communication sur ce réseau en favorisant la transmission d\u2019information, plutôt qu\u2019en amorçant en dialogue avec leurs abonnés ou d\u2019autres personnes présentes sur le réseau.«Cela s\u2019explique en partie par la volonté de ne pas perdre le contrôle du message», mais également de ne pas se placer dans des situations potentiellement délicates, résume le chercheur, qui parle du coup «d\u2019un simulacre d\u2019interactivité».En matière de communication sociale, les plus petits partis, comme Option Nationale et Québec solidaire, se sont montrés plus dynamiques en favorisant les interactions avec leurs abonnés, révèle l\u2019étude fine de leurs messages envoyés sur ce réseau.Cette exploitation du Web dans sa dimension participative s\u2019explique en partie par le fait que ces formations captent moins l\u2019attention des médias traditionnels et trouvent du coup dans Twitter une façon de se faire entendre.Ces jeunes partis, dont les militants sont généralement plus au fait des codes culturels numériques et ont également plus de facilité à comprendre et à exploiter le potentiel du web 2.0 Des électeurs intéressés La campagne électorale 2012 a également confirmé l\u2019intérêt des électeurs pour Twitter : les comptes des partis se sont en effet étoffés de 31000 nouveaux abonnés entre le déclenchement des élections et le jour du scrutin, indique l\u2019étude qui place Option nationale en tête des formations ayant connu la plus grande progression d\u2019abonnement.Le Parti libéral, le Parti québécois et la Coalition avenir Québec suivent.La formation politique de Jean-Martin Aussant se distingue également pour avoir généré le plus de messages sur Twitter durant la campagne, avec une moyenne de 55 tweets par jour.Soit plus que Québec solidaire (47) et que le Parti québécois (40).Le PLQ et la CAQ ont envoyé 17 messages par jour à leurs abonnés.Enfin, autre constat, Eran-çois Legault, chef de la CAQ, a visiblement développé un rapport obsessif à Twitter pendant cette campagne en diffusant personnellement plus de 2800 messages sur ce réseau pendant la campagne.C\u2019est dix fois plus que la production de M.Aussant ou d\u2019Amir Kha-dir de Québec solidaire, pourtant qualifiés à l\u2019époque de très actifs sur ce réseau.En comparaison, lors de la campagne électorale fédérale de 2011, l\u2019ensemble des politiciens impliqués dans la course avaient envoyé à leurs abonnés un total de 700 messages sur Twitter, soit un quart de la production de M.Legault.Le Devoir Santé: l\u2019assurance autonomie d\u2019abord, le financement à l\u2019activité ensuite MARIE-MICHELE SIOUI L> assurance autonomie, ' pierre angulaire de la politique nationale de soins et de services à domicile du Parti québécois, doit être mise en place en avril 2014.Le financement à l\u2019activité des hôpitaux, lui, devra attendre.De l\u2019aéroport où il attendait l\u2019avion qui le mènera en Europe pour y rencontrer ses homologues français et belges, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a indiqué dimanche que sa visite portait surtout sur les aspects juridiques d\u2019une assurance autonomie, mais également sur son fonctionnement et sop financement.À propos de ce dernier sujet, il assure que les sommes déjà consacrées aux personnes âgées en perte d\u2019autonomie, qui totalisent 3 milliards de dollars, seraient transférées à la nouvelle assurance et combinées aux 500 millions que le Parti québécois s\u2019est engagé à consacrer à l\u2019aide à domicile.Pour l\u2019instant, donc, pas question d\u2019imposer des tarifs pour financer cette mesure.De l\u2019avis du ministre, la mise en place de l\u2019assurance autonomie viendra soulager les aidants naturels, qui «réclament plus de services financés par l\u2019Etat», selon lui.L\u2019assurance reprendrait un modèle semblable à celui de l\u2019pssurance-emploi, afin que l\u2019État puisse verser une allocation aux personnes âgées et aux proches aidants pour des soins à domicile ou en hébergement.Accueil tiède À l\u2019Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic, la nouvelle reçoit un accueil tiède.«Sur le long terme, le pari des soins à domicile est une bonne idée, mais il ne faut pas laisser tomber les gens qui ont des besoins immédiats, lance son porte-parole, Mathieu Santerre.Il y a 4000 personnes Congédié ?Voyez Résultats des tirages du : 2013-01-19 François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 01 04 06 13 20 44 Chain gros lot (approx.] 3 000 000 $ 09 17 19 33 28 compl.\t\t09 27 31 34 44 45\t\t46 compl.\t\tE\tltr3, 6482483\t 05 OZ 14 42 '\u2019Les détenteurs d\u2019une sélection Québec 49jouée avec le Lotto 6/49 sur un même billet et comportant les quatre numéros d\u2019une même sélection boni tirée se partagent une cagnotte de 49 000 $ Résultats des tirages du : 2013-01-18 0775397 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité sur des listes d\u2019attente pour aller en CHSLD [centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée].On veut des gestes concrets dès ce printemps.» De l\u2019aveu de M.Hébert, le dossier de l\u2019assurance autonomie est plus avancé que celui du financement à l\u2019activité.Coïncidence s\u2019il en esL un système de financement en fonction du poids relatif \u2014 basé sur une grille de pondération liée aux disciplines et aux cycles d\u2019études \u2014 est actuellement en vigueur dans le milieu de l\u2019éducation supérieure, et il a bien des détracteurs.D\u2019aucuns dénoncent une course aux étudiants et y voient une explication pour la délocalisation des campus et la gestion «bancale» d\u2019institutions d\u2019enseignement.Assisterons-nous donc à une course aux patients?«Je viens voir les impacts positifs, mais aussi les négatifs, répond M.Hébert, prudent.Je veux savoir si les effets négatifs sont évitables et s\u2019ils contrebalancent les effets bénéfiques.» Il rappelle que des modèles de financement semblables sont en vigueur en Erance, en Angleterre, en Suède et en Australie.En Erance, le ministre Hébert doit rencontrer la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et la ministre déléguée aux Personnes âgées et à l\u2019Autonomie, Michèle Delaunay.Il s\u2019entretiendra ensuite, en Belgique, avec la jninistre walloime de la Santé, Éliane Til-lieux, et son homologue flamand, Jo Vandeurzen.La Presse eanadienne Plus d\u2019un million de dollars pour le Julien La 10® Guignolée du D® Julien aura finalement permis de recueillir plus d\u2019un million de dollars, un succès inégalé.Les dons ont totalisé précisément 1050 000 $, comparativement à 974000$ en 2011.À cette somme s\u2019ajoutent tous les dons matériels récoltés, notamment des jouets, qui ont été distribués à plus d\u2019un millier de familles durant les Eêtes.La Eondation du DMu-lien vient en aide à plus de 2000 enfants et à leur famille par l\u2019entremise de ses deux centres de pédiatrie sociale en communauté, à Montréal.La Presse eanadienne Le mauvais temps provoque plusieurs carambolages Le mauvais temps a provoqué de nombreux carambolages, dimanche, sur le réseau routier québécois.Trois accidents impliquant plusieurs véhicules se sont produits sur l\u2019autoroute 25, près de la municipalité de Saint-Esprit, dans Lanaudière, entre 13 h 30 et 15h30, ce qui a entraîné la fermeture complète de l\u2019autoroute dans le secteur.Un signaleur a notamment été happé par une voiture en tentant de diriger la circulation.On ne craindrait toutefois pas pour sa vie.Deux autres carambolages sont survenus sur l\u2019autoroute 20 OuesL près de Drum-mondville.Plusieurs routes ont dû être fermées à la circulation en après-midi.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE LUNDI 21 JANVIER 20IS A 5 ECONOMIE PERSPECTIVES Le precedent canadien i Eric Desrosiers 4 -V) Les États-Unis et l\u2019Europe s\u2019apprêteraient à entreprendre des négociations commerciales ambitieuses qui viseraient notamment à établir les futures normes industrielles mondiales.Une partie du travail pourrait toutefois déjà avoir été faite lors des négociations que le Canada est lui-même en train de conclure avec les Européens.On dit que l\u2019annonce serait imminente.Qu\u2019elle pourrait même, se faire avant la fin du mois.Les États-Unis et l\u2019Union européenne entreprendraient la négociation d\u2019un traité de libre-échange qu\u2019on appellerait TAFTA (pour Trans-Atlantic Free Trade Agreement) et qui couvrirait, ainsi, plus de la moitié de l\u2019économie mondiale.Selon ses partisans, l\u2019entente pourrait générer une augmentation des échanges commerciaux entre les deux économies de l\u2019ordre de 20%, ou de 200 milliards annuellement, soit une sacrée bonne nouvelle alors que, de part et d\u2019autre, on continue d\u2019avoir toutes les misères du monde à se remettre de la Grande Récession.Mais comme la plupart des tarifs s\u2019appliquant au commerce des biens entre les deux juridictions ont déjà été réduits à leur plus simple expression, l\u2019éventuelle entente devrait surtout porter sur une vaste gamme d\u2019autres questions, telles que la libéralisation des services, les contrats publics, notamment aux niveaux infra-nationaux, la protection des investisseurs étrangers et de la propriété intellectuelle, ainsi que les mille et une normes et règles techniques, sanitaires ou environnementales qui représentent souvent des obstacles au commerce plus importants que les tarifs.Selon certaines évaluations, plus du cinquième du seçteur des services, aussi bien en Europe qu\u2019aux États-Unis, ne serait exposé à aucune concurrence étrangère en raison des contraintes et des coûts induits par ces différences de règles et de normes.Conscient de l\u2019ampleur du défi, on ne parle pas d\u2019une harmonisation des normes, mais plutôt d\u2019une coopération qui mènerait à l\u2019établissement de mécanismes de reconnaissance mutuelle dans des secteurs aussi diversifiés que l\u2019industrie pharmaceutique, les automobiles électriques et l\u2019infonuagique {cloud computing.C\u2019est une occasion rêvée, dit-on à Bruxelles comme à Washington, d\u2019établir les bases de l\u2019économie de demain avant que ne le fassent elles-mêmes les nouvelles puissances économiques, comme la Chine.Échaudé par les négociations du cycle de Doha qui n\u2019en finissent pas de mourir, à l\u2019OMC, depuis 11 ans, on voudrait mener cette affaire le plus rondement possible.«Sur un seul réservoir d\u2019essence», dit la Maison-Blanche, c\u2019est-à-dire en vue d\u2019une entente dès l\u2019année prochaine.On admet volontiers que l\u2019opinion publique a rarement été aussi peu sjmipathique à la cause du libre-échange.On observe cependant que l\u2019Union européenne apparaîtra sans doute moins menaçante, aux travailleurs américains, que le Mexique ou les pays du Partenariat transpacifique.Les sujets les plus délicats, comme l\u2019agriculture, pourraient, au besoin, être laissés de côté.L\u2019exemple qui vient du Nord Ce projet de traité commercial ressemble beaucoup à un autre qui serait sur le point non pas de commencer, mais de se conclure entre l\u2019Union européenne et le Canada.On retrouve dans leur projet d\u2019Accord économique et commercial global (AECG, ou CETA en anglais) les mêmes grands thèmes de négociation, le même genre d\u2019arguments en sa faveur, la même ambition d\u2019écrire une page d\u2019histoire décisive.Là aussi, on dit notamment vouloir établir des «précédents » juridiques et commerciaux en vue des négociations que l\u2019on mènera fatalement, un jour ou l\u2019autre, avec les géants chinois ou indiens.Mais on disait aussi vouloir établir des précédents en prévisioq des négociations qu\u2019on savait à venir entre les États-Unis et l\u2019Europe.L\u2019exemple le plus souvent cité, à ce chapitre, est celui de la protection de la diversité culturelle.Le négociateur en chef pour le Québec, Pierre Marc Johnson, a souvent dit qu\u2019il valait mieux que le Canada et l\u2019Europe conviennent du meilleur moyen de traduire cet objectif commun en règles commerciales concrètes avant que les Européens n\u2019aient à le défendre devant des Américains beaucoup plus réticents.Restera à voir ensuite quel poids aura ce précédant canado-euro-péen par rapport aux puissants États-Unis.Entrepris en 2009 et toujours pas conclu, l\u2019AECG montre, en tout cas, que de telles négociations finissent toujours par être plus longues qu\u2019on le pensait.Quant au fait que ces négociations entre pays riches susciteraient moins de crainte et de résistance au sein de la population, cela reste aussi à vérifier.Il est vrai qu\u2019à ce jour, les négociations de l\u2019AECG n\u2019ont pas soulevé de grandes tempêtes.Souvent très critique à son égard lorsqu\u2019il était dans l\u2019opposition, le Parti québécois n\u2019a eu besoin que d\u2019un mois pour se ranger dans le camp de ses partisans après son élection.On verra si ce calme relatif se maintiendra après l\u2019annonce de la conclusion d\u2019une entente attendue dans les prochaines semaines.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Serge Bélair: «Je ne me voyais pas comme un homme d\u2019affaires, j\u2019aspirais seuiement à gagner ma vie en faisant ce que j\u2019aimais.» Un monde à traduire Serge Bélair rêve d\u2019élever son entreprise de traduction au rang de société internationale CLAUDE TURCOTTE « L oin d\u2019être un mal néces-s a i r e , comme certains le pensent, la traduction doit devenir un moteur de croissance économique», proclame Serge Bélair, un traducteur qui caresse un rêve, celui de devenir un entrepreneur qui aura construit une société mondiale dans l\u2019industrie de la traduction.Pour l\u2019instant, Traductions Serge Bélair inc.est une PME qui compte près de 120 employés, pas uniquement des traducteurs, mais aussi d\u2019autres spécialistes langagiers.L\u2019entreprise génère un chiffre d\u2019affaires d\u2019environ 15 millions provenant essentiellement de grandes sociétés de l\u2019industrie pharmaceutique, des banques, du monde de la finance, des assurances et depuis peu de l\u2019aéronautique.Faisant partie des dernières cohortes d\u2019étudiants de formation classique, le jeune Bélair, «un peu hippie», a voyagé en Europe, avant de devenir enseignant tout en suivant des cours du soir en traduction à l\u2019Université de Montréal.Cela l\u2019a conduit à un travail de réviseur dans certaines entreprises, avant de devenir un traducteur autonome œuvrant dans son sous-sol à Brossard.La solitude ne lui convenant pas, il s\u2019est trouvé un emploi dans un cabinet de traduction, mais rapidement, il a voulu lancer modestement son propre cabinet dans le Vieux-Montréal, où il se trouve toujours 25 ans plus tard.«Honnêtement, je ne me voyais pas comme un homme d\u2019affaires, j\u2019aspirais seulement à gagner ma vie en faisant ce que j\u2019aimais », reconnaît-il.Mais, il a rapidement perçu dans les années 1980 que le contexte québécois et la dualité linguistique au Canada of fraient un terrain fertile pour des entreprises de traduction.«J\u2019ai aussi compris qu\u2019en m\u2019entourant de collaborateurs partageant ma vision et mes exigences, il serait possible un jour de faire du Québec un pivot mondial de la traduction.Cet objectif ne semble plus si fou, 25 ans plus tard.» M.Bélair voit bien le cheminement qu\u2019ont connu d\u2019autres compris qu\u2019en m\u2019entourant de collaborateurs partageant ma vision et mes exigences, il serait possible un Jour défaire du Québec un pivot mondial de la traduction )) secteurs d\u2019activités.Les noms de Bombardier, du Cirque du Soleil lui viennent à l\u2019esprit, ainsi que le génie-conseil, qui, grâce à la construction de grands barrages au Québec, a évolué jusqu\u2019à étendre ses marchés partout dans le monde.La Révolution tranquille dans les années 1960, l\u2019affirmation de la langue française et, plus particulièrement, l\u2019adoption de la loi 101 ont eu, entre autres résultats, celui de créer de nombreux emplois pour les traducteurs.Mine de rien, le Canada, avec moins de 0,5% de la population mondiale, en est venu à détenir maintenant 10% du marché mondial de la traduction.La moitié (49%) de cette part canadienne est québécoise.Qui plus est, au moins 80% de ces textes traduits au Québec ou ailleurs le sont pour le marché québécois.« Une petite population de huit millions d\u2019habitants est peut-être responsable de 8% de toute la traduction qui se fait dans le monde.Le défi est de se servir de cette force pour en faire un levier et un tremplin.Nous avons acquis une expertise, même si elle se limite à deux langues, le français et l\u2019anglais.Sur l\u2019analyse des dossiers, la constitution de bases technologiques, plusieurs pays européens prennent exemple sur le Canada et le Québec», insiste M.Bélair.Prendre de l\u2019expansion ou devenir des vassaux des multinationales?Au Canada, la traduction est faite en majorité pour les grandes entreprises et les gouvernements, notamment celui d\u2019Qf tawa, qui aurait environ 2000 employés traducteurs et un grand nombre de pigistes.Mais avec la clientèle du secteur privé, «Montréal est la capitale de la traduction », soutient cet homme, dont l\u2019entreprise travaille surtout pour de grandes compares pancana-diennes et américaines, lesquelles ont souvent recours à une firme qui en plus de ses services de traduction peut agir comme conseiller, notamment sur les exigences linguistiques prévues par les lois canadiennes et québécoises.«Parfois, il y en a qui pensent que tout le Canada est français.Je ne leur dis rien, ils se rendront bien compte de la réalité», glisse le patron-traducteur au fil de la conversation, en ajoutant qu\u2019au Québec, on insiste sur la qualité de la langue plus que dans bien d\u2019autres endroits.Pour ses clients les plus importants, Bélair fait la quasi-totalité de leurs communications d\u2019entreprise, y compris les rapports annuels, les bulletins d\u2019information aux employés, les documents juridiques, la présentation de nouveaux produits pharmaceutiques à Santé Canada, etc.Globalement, les traducteurs se partagent un marché très fragmenté.L\u2019Qrdre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (QTTIAQ), qui ne représente pas tous les traducteurs, compte tout de même plus de 2000 membres, dont un très grand nombre de pigistes.Avec ses 120 employés.Traductions Serge Bélair est l\u2019un des cinq plus importants cabinets à Montréal.Sa croissance, affirme son président, a été de 25% par année depuis cinq ans à cause de l\u2019arrivée de nouveaux clients et des anciens dont les besoins augmentent.Jusqu\u2019à maintenant, la réputation de Bélair s\u2019est faite par la voie du bouche-à-oreille.La PME vient à peine de se doter d\u2019un service de développement des affaires.Ce virage se- rait-il provoqué par des menaces extérieures?«Les entreprises de traduction étrangères occupent une part croissante de notre marché.Or, elles ne sont pas des concurrents ordinaires.Elles cassent les prix, ce qu\u2019elles peuvent faire d\u2019autant plus facilement que le volet \u201cfrançais canadien\u201d s\u2019inscrit souvent dans des contrats multilingues.Elles peuvent se permettre d\u2019enregistrer une perte ici, tout en dégageant une marge bénéficiaire à l\u2019échelle mondiale pour un même client», soutient M.Bélair.Ce dumping a forcément un impact à la baisse sur les prix payés aux traducteurs locqnx.À l\u2019échelle mondiale, on compte environ 25000 organisations offrant des services de traduction dans 152 pays, ce qui génère des revenus de 30 milliards, selon Common Sense Advisory, une firme indépendante américaine de recherche.Pour le Canada, cette industrie affiche un chiffre d\u2019affaires de trois milliards et crée 15000 emplois.Il faut dire que le marché mondial est lui aussi très fragmenté.Seulement 2% des cabinets de traduction ont un chiffre d\u2019affaires d\u2019au moins 15 millions, 8% ont de 50 à 100 clients et 23% ont un marché de langue française, 85% de ces petites entreprises sont privées et 75% ap-partieiment à leur fondateur.Dans un tel contexte, M.Bélair, qui affiche déjà un chiffre d\u2019affaires d\u2019environ 15 millions, avec quelque 120 employés et plusieurs pigistes, a peut-être raison de penser que son rêve de conquérir le monde «n\u2019est plus si fou».Néanmoins, le rêveur conserve quand même les deux pieds bien sur terre et se limite à dire qu\u2019il faut y aller «une étape à la fois».Il envisage «une démarche à moyen terme».Toutefois, cette approche prudente n\u2019atténue pas l\u2019inquiétude^ profonde de M.Bélair: «A défaut de nous hisser dans les ligues majeures de la traduction, nous deviendrons des sous-traitants, des vassaux de ces multinationales.Elles dicteront alors les règles, notamment les conditions d\u2019exercice de la profession.» Collaborateur Le Devoir A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 21 JANVIER 20IS EDITORIAL 1982 ET LE PLQ Comme le Labrador Le déni, qui était une habitude bien ancrée au Parti libéral du Québec (PLQ), semble maintenant avoir carrément été inséré dans son ADN.On l\u2019aura constaté lors du deuxième débat de la course à la direction de ce parti, dimanche.Q Antoine Robitaille uel déni ?Que les fondements de cette fédération sont viciés.Une fois de plus dimanche, une «vérité libérale» est sortie de la bouche de Pierre Moreau : «Il n\u2019y a pas d\u2019impact pratique à ne pas avoir signé la Constitution», a répété à deux reprises celui qui est pourtant juriste.Pourquoi, alors, l\u2019ancien chef de ce parti Robert Bourassa a-t-il passé le plus clair de son temps, de 1985 à 1992, à vouloir corriger ce contrat fondamental?Pourquoi le PLQ a-t-il adopté le rapport Pelletier en 2001 ?Il faudrait que M.Moreau nous l\u2019explique.Détrompons-nous : les « impacts pratiques » de ce texte imposé au Québec sont légion : la Constitution de 1982 a centralisé le Canada, donné un poids sans précédent aux juges sélectionnés et nommés par Ottawa.Ce sont eux qui tranchent en matière de partage des pouvoirs entre les provinces et l\u2019Etat central.(Comme si une équipe de hockey nommait les ^\t\\ arbitres de la partie qu\u2019elle dispute.) Cette ÿ\tT Constitution a inscrit dans le texte fondamental *ï ^ une détestation de la notion même d\u2019une nation québécoise.C\u2019est au surplus un document pratiquement non modifiable tant sa formule ^ ^ .*./ d\u2019amendement est immuable (ce que dénonce f de manière étoffée le chef par intérim du PLQ, Jean-Marc Fournier.dans un excellent mémoire de maîtrise).L\u2019effet «corrosif» (pour reprendre un mot du politolqgue Guy Laforest) de 1982 sur l\u2019identité québécoise, sur l\u2019État du Québec, se constate quotidiennement.L\u2019esprit de cette Constitution semble même avoir pénétré la pensée de MM.Moreau et Couillard.La semaine dernière, ce dernier a exprimé une vision très multiculturaliste du Québec, soutenant qu\u2019il fallait «faire attention à la tentation de la majorité francophone, qui est nous, d\u2019imposer sa vision aux autres communautés».Dimanche, il est allé plus loin encore en rejetant la proposition de Raymond Bachand, soit de formuler quatre « demandes » précises à l\u2019endroit du fédéral (investissements en infrastructures et dans le Nord, entre autres).Fonctionner ainsi, ce serait se «prendre au jeu du PQ», a rétorqué M.Couillard! Sous la houlette de l\u2019ancien ministre de la Santé, le PLQ serait donc inconditionnellement canadien \u2014 davantage peut-être que sous Jean Charest \u2014, car il renoncerait même à faire semblant de réclamer quoi que ce soit au gouvernement central, auquel les Québécois versent la moitié de leurs impôts.Au PLQ, avec les années, la critique de 1982 s\u2019est muée en une sorte de vieux grief repris sans conviction ni espoir de victoire.Un «fruit jamais mûr» pour un combat; on dirait l\u2019antique dossier des frontières du Labrador.Le PLQ s\u2019est affaissé par peur de la revendication, qu\u2019il confond avec la «chicane».Mais aussi, et surtout, par l\u2019appât du pouvoir, qu\u2019il estime à portée de main.Dans les années 1990, l\u2019habitude du déni l\u2019a conduit à escamoter une réelle réflexion sur l\u2019échec fédéraliste des années Meech-Charlottetown.En 2013, il refuse de se pencher sur sa dernière défaite.Il précipite le choix d\u2019un nouveau chef.Certains sont mal à l\u2019aise, comme l\u2019un des derniers réels fédéralistes québécois (les autres étant « Canadians ») du PLQ, l\u2019ancien ministre Benoît Pelletier: «Quand un parti politique tient pour acquis que le pouvoir lui est dû, que le pouvoir va lui tomber dessus comme si c\u2019était naturel, ce parti-là normalement commet de graves erreurs.» L\u2019establishment actuel du plus ancien parti québécois saura-t-11 comprendre l\u2019enjeu ?On peut en douter.L\u2019AFFAIRE LANCE ARMSTRONG Dopé au cynisme a prestation de Lance Armstrong sur le plateau de la populaire animatrice Oprah Winfrey s\u2019est déroulée à l\u2019enseigne du trop peu, mais pas trop tard.Mais encore ?Son acte de contrition a fait écho au rapport de rUSADA, l\u2019agence américaine antidopage, sans qu\u2019il y greffe les précisions, les confidences, que souhaitaient entendre justement l\u2019USADA, l\u2019Union cycliste Internationale (UCI), certains commanditaires, des coureurs et autres acteurs de l\u2019univers sportif.Bref, il a reconnu avoir menti à répétition sans jamais s\u2019épancher sur le modus operandi élaboré par lui, mais surtout par les experts en administration de drôles diverses et de contre-feux conçus ^poin faire écran aux tests effectués par les auto-31\t* rités versées en dépistage de la tricherie.Autre- T ~\tment dit, il reste beaucoup à faire.Il est d\u2019ailleurs remarquable de constater que son témoignage des derniers jours a fait l\u2019unanimité : de l\u2019USADA à tel ex-coéquipier en passant par tel commanditaire, tout un chacun a déploré que son dialogue avec Winfrey ait été réduit à une stricte opération de relations publiques.Dans quel but?Amorcer des négociations, notamment avec rUSADA, dans l\u2019espoir que la peine infligée l\u2019automne dernier, à savoir une radiation à vie de la compétition, soit ramenée à huit ans.Quoi d\u2019autre ?Sauver le maximum d\u2019espèces sonnantes extorquées, c\u2019est le cas de le dire, par lui, ses coéquipiers et les membres de son entourage.À l\u2019égard de l\u2019argent, des millions de dollars, des millions d\u2019euros, l\u2019attitude d\u2019Armstrong s\u2019avère au fond une définition du cynisme.Qu\u2019on y songe: sous prétexte que l\u2019US Postal Service (USPS), commanditaire de son équipe, aurait gagné 100 millions, selon ses conseillers qui avancent ce chiffre calculé on ne sait comment, le commanditaire en question ne devrait pas réclamer les 30 millions de primes qu\u2019il a versés.Dit autrement, monsieur voudrait que l\u2019USPS s\u2019abstieime et cautioime de fait ses délits et ceux des autres membres de l\u2019équipe.Restons sur le flanc de l\u2019argent et de ce qui dans ce dossier est l\u2019un de ses principaux ressorts : le cynisme.C\u2019est bien simple : l\u2019équipe d\u2019Armstrong a été fondée et financée par le banquier Thomas Weisel.Il était et reste président de Tailwind Sports, soit le holding de USPS pour les activités sportives.À titre de patron de Tailwind, Weisel a démarché des entreprises, et parmi les plus grosses, pour empocher des millions.Et alors ?Aujourd\u2019hui, Weisel assure qu\u2019il n\u2019était au courant de rien et qu\u2019il n\u2019a jamais discuté, tenez-vous bien, de dopage avec Armstrong.Ce monsieur a dû mettre la rigolade en conserve.Restons avec le cynisme.Pour.Pour mieux saluer la ténacité de l\u2019USADA et son combat contre le cjmisme ambiant et trop dominant.L Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCOTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO AfltopjRT P£ LETTRES Arrêtons de faire les clowns La nouvelle que personne n\u2019avait envisagée est tombée comme une bombe : le Cirque du Soleil doit se résoudre à supprimer quelques centaines d\u2019emplois, à réorganiser ses priorités, à évaluer sa rentabilité sous un autre jour.Le Cirque du Soleil, notre fierté québécoise, est ébranlé dans cette épreuve humaine et la tempête médiatique qui s\u2019ensuit.En échange de toutes les fois oû nous avons été fiers collectivement du rayonnement et des nombreux succès du Cirque, il nous revient aujourd\u2019hui de démontrer notre solidarité et notre confiance à Guy Lali-berté et à toute son équipe.Je ne comprends pas donc la réaction ultra-négative de beaucoup de gens qui s\u2019en prennent à Guy Laliberté en lui reprochant de faire des mises à pied alors qu\u2019il a une fortune personnelle considérable! Puis-je rappeler que Guy Laliberté a commencé au bas de l\u2019échelle et qu\u2019il est arrivé au sommet en montant les marches l\u2019une après l\u2019autre, dans des circonstances pas toujours favorables?Il a cru en son rêve, en son grand talent et en celui de son équipe malgré un chemin rempli de préjugés et de défis de taille, avec détermination et créativité.Même quand nous lui avons fermé les portes en refusant de le seconder dans son projet audacieux de spectacle permanent au Québec, il a gardé la tête haute sans jamais renier ses origines et surtout sans jamais nous garder rancune.S\u2019il est vrai que plus de 400 personnes se retrouveront sans emploi, n\u2019oublions pas le nombre d\u2019emplois qu\u2019il a créés durant toutes ces années, les retombées économiques dont nous avons collectivement bé- néficié, l\u2019apport économique et culturel de son entreprise qui fait rayonner le Québec sur la scène internationale.Francine Laplante Le 17 janvier 2013 Pour une vision d\u2019avenir La démarche de Theresa Spence est mal dirigée: les contrats, traités et autres documents, promesses et déclarations à l\u2019égard des autochtones ne sont pas des documents qui relèvent de la justice et de la légalité.La royauté et le gouverneur général n\u2019ont rien à voir dans ce problème actuel et réel.Le Canada est un pays souverain qui fait ses propres lois et qui a toqte la latitude requise pour les appliquer.A lui donc de régler ses problèmes internes et de reconnaître, comprendre et poser les gestes nécessaires pour rendre habitable son territoire pour toutes les Premières Nations.Le passé n\u2019est pas en cause, le présent l\u2019est; le présent avec ses injustices et ses incompréhensions.Beaucoup de préjugés sont à la base de la situation actuelle.Ils perpétuent une image des Autochtones qui en fait des êtres différents, fermés au progrès.En réalité, ils sont comme les autres Canadiens : capables de très belles réalisations lorsque les possibilités de développement leur sont offertes [.].Les gouvernements ont souvent apporté aux Autochtones des solutions apparemment valables, mais inadéquates à la base même.Ces solutions, politiquement utiles, ont servi à démontrer l\u2019inutilité des efforts entrepris pour régler la situation au lieu de constituer des étapes vers de vraies réalisa- tions qui auraient inclus un leadership, de la formation, un accès au commerce, une relocalisation, une sincère confiance mutuelle.C\u2019est malhpnnête et pas très honorable de la part d\u2019un État de simplement lancer de l\u2019argent à la tête de problèmes complexes dont on sait que l\u2019essentiel est absent.A nos gouvernants dç se comporter en hommes et en femmes d\u2019État pour établir une vision d\u2019avenir qui les honorera lorsque l\u2019histoire décrira leur passage à la tête du Canada, car les Indiens le savent: la terre nous est prêtée, nous ne faisons tous que passer.Jacques G.Risdon Rosemère, le 14 janvier 2013 Dès la première infraction La Cour suprême décide d\u2019être plus sévère en accordant le droit de confiscation du véhicule d\u2019un récidiviste en matière d\u2019alcool au volant.Cela représente un net progrès, car cette sanction est très incitative, pour ne pas dire dissuasive, à ne pas conduire ivre au volant.Ajoutons, par ailleurs, qu\u2019il n\u2019y a jamais assez de progrès dans ce domaine, car le véhi-çule devient une arme à tuer, rien de moins.A mon sens, la véritable offensive efficace serait de confisquer le véhicule dès la première infraction, lors de laquelle un fêtard peut tuer deux ou trois personnes.Il y penserait à deux fois avant de prendre le volant avec un taux d\u2019alcool élevé.Après tout, on n\u2019incarcère pas un criminel uniquement après son quatrième meintre! Michel Beaumont Québec, le 17janvier 2013 LIBRE OPINION Gaspé : du cynisme à l\u2019estime et à l\u2019admiration NORMAND PERRY Ex-conseiller municipal (Les Coteaux, 2005 à 2009) Nous le savons tous au Québec, le comportement des membres de la classe politique est parfois très douteux.Ce qui a pour effet d\u2019avoir développé à l\u2019égard de la classe politique une dose assez élevée de cynisme dans la population, au point de mettre notre système démocratique à mal, pour ne pas dire le rendre dysfonctionnel.A cet égard, le taux de participation aux élections municipales est devenu si peu élevé que des gens prennent le pouvoir sans une majorité d\u2019électeurs inscrits, et parfois même sans majorité des votes.On pourrait jaser très longuement de la réelle légitimité des élus portés au pouvoir dans tels contextes par ailleurs.L\u2019objectif de ce billet n\u2019est pas de discuter de solutions hypothétiques visant à pallier les problèmes évoqués.Car, en réalité, la seule solution à ce problème de cynisme chez les citoyens à l\u2019égard de la classe politique réside chez les politiciens eux-mêmes, et pas ailleurs.Des politiciens gagnent vraiment la confiance des citoyens lorsque, au cœur de l\u2019action de leur travail d\u2019élus, ils savent démontrer, en paroles et en gestes cohérents, un dévouement entier et total au service du citoyen et de la population qu\u2019ils représentent.De mémoire d\u2019homme, je ne me rappelle pas la dernière fois oû un élu s\u2019est fait applaudir à tout rompre par sa population, alors qu\u2019il venait de prendre une décision politique éclatante et de voter une loi ou un règlement faisant la quasi-unanimité auprès de ces concitoyens.Et à une époque oû les commissions d\u2019enquête publiques dévoilent au grand jour des scandales de corruption et de collusion, oû la classe politique est éclaboussée fortement au premier plan, de telles scènes d\u2019ovations sont à peine imaginables ou relevant carrément d\u2019un fantasme.Eh bien, cette ovation s\u2019est produite à Gaspé le 14 janvier 2013.François Roussy, maire de l\u2019endroit, entouré de son conseil municipal, venait de voter une réglementation sur la protection de l\u2019eau potable, et annonçait qu\u2019il allait faire appliquer cette réglementation.L\u2019adoption de cette réglementation était devenue un impératif alors qu\u2019une compagnie pétrolière (Pétrolia) projetait (et projette toujours à ce jour) de creuser des puits d\u2019exploration pétrolière à Gaspé même, risquant de mettre en danger la nappe phréatique de Le maire de Gaspé s\u2019est clairement positionné du côté du citoyen et du développement durable Gaspé.Malgré des menaces très sérieuses par le président de l\u2019entreprise en question (juridiques et de quitter l\u2019endroit), le maire de Gaspé n\u2019a pas plié l\u2019échine.En véritable Gaspésien qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, Érançois Roussy, tel un David, s\u2019est dressé contre un grand Goliath et a dit « non » ! Le maire de Gaspé s\u2019est clairement positionné du côté du citoyen et du développement durable.Le maire de Gaspé, malgré le chantage, les pressions et les menaces, a fait preuve d\u2019un courage assez rare de la classe politique de nos jours face au lobby de l\u2019entreprise privée à la mentalité et au fonctionnement du capitalisme néolibéral (sous-entendre ici un comportement sauvage).François Roussy, par son comportement et son exemple, a donné à la fonction de politicien élu ses lettres de noblesse.Cet homme mérite toute notre estime et notre admiration.Toute femme et tout homme qui songe unjoin à se lancer en politique pour servir le citoyen au Québec a désormais un véritable modèle de qui s\u2019inspirer, et il se nomme François Roussy.Je vous lève mon chapeau, monsieur le maire! LE DEVOIR LE LUNDI 21 JANVIER 20IS A 7 IDEES Air Canada coupe les ailes de la métropole Si le transporteur continue de la traiter comme un satellite par rapport à Toronto, Montréal ratera la croissance phénoménale du tourisme annoncée d\u2019ici à 2025 MICHEL ARCHAMBAULT Professeur associé et président du Bureau des gouverneurs de la Chaire de tourisme Transat, ESC UQAM ien que le siège social d\u2019Air Canada (AC) soit situé à Montréal, la compagnie aérienne n\u2019offre aucun vol direct vers l\u2019Asie-Paci-fique et l\u2019Amérique du Sud en partance de notre métropole.AC a fait de Toronto sa principale plaque tournante (hub).Ce hub rentabilise son exploitation en contraignant les passagers en provenance d\u2019autres villes importantes à y faire des correspondances.Montréal est la plus stratégique et la plus rentable d\u2019entre elles en raison du nombre élevé de passagers obbgés de transiter par Toronto.Elle est traitée comme un simple satelbte.Pour notre métropole, d\u2019énormes impacts économiques négatifs découlent de cette situation.En effet, cela constitue un handicap majeur pour l\u2019accueil de congrès internationaux et de grandes foires, l\u2019implantation et la rétention de sièges sociaux ainsi que pour les investissements dans nos principaux secteurs économiques tels que l\u2019aé-rospatiale, la santé, les nouvelles technologies, les énerves vertes.De plus, si la situation perdure, Montréal ne pourra pas profiter pleinement de la croissance du tourisme international prévue d\u2019ici à 2025, dont la plus forte de pays en plein essor économique, comme la Chine, l\u2019Inde et le Brésil.Air Canada est, en fait, le seul transporteur régulier au Canada dont la flotte d\u2019appareils peut relier directement tous les continents.La compagnie bénéficie, de facto, d\u2019une situation privilégiée dans les accords bilatéraux négociés par le gouvernement fédéral.Son concurrent potentiel, Westjet, utilise un seul type d\u2019appareils à portée limitée, le B-737, et se concentre sur le corridor nord-américain, le Mexique et les Antilles.La situation est insoutenable et inacceptable, elle impose une mobibsation de haut niveau qui devrait rassembler le maire de Montréal, les présidents des conseils d\u2019administration et chefs de direction de Montréal International, de Tourisme Montréal, de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et les ministres concernés du gouvernement du Québec.Ensemble, ils doivent interpeller clairement la haute direction d\u2019AC.Aéroports de Montréal (ADM) a la responsabilité de développer l\u2019aéroport Montréal-Trudeau et elle doit s\u2019associer à cette coab-tion et évaluer avec elle les taux potentiels de remplissage des vols.En l\u2019absence d\u2019une réponse satisfaisante d\u2019Air Canada, il faudra prendre tous les moyens pour convaincre des transporteurs étrangers de relier Montréal directement aux marchés qui échappent actuellement à la métropole et qui sont cruciaux pour son développement économique.Le portrait actuel En décembre dernier, le président et chef de la direction d\u2019Air Canada, M.Câlin Rovi-nescu, commentait la bonne performance de son entreprise comme suit: «Forts d\u2019une croissance du trafic de 6,9% dans les marchés de la région Asie-Pacifique, et de T\u2019/o dans les marchés combinés de l\u2019Australie, des Antilles, du Mexique, de l\u2019Amérique centrale et de l\u2019Amérique du Sud, nous avons enregistré une hausse du trafic dans tous les marchés.» Malheureusement, Montréal n\u2019en a pas ou peu profité.Les voyageurs québécois, surtout montréalais, y ont pourtant fortement contribué, en faisant une escale obligée à Toronto ou à Vancouver.Sur les quelque 33 millions de passages à l\u2019aéroport Pearson, on en compte plus de 9 millions qui y transitent dont la grande majorité du Québec.Comme ces voyageurs versent à Toronto une taxe de transit, j\u2019estime que les Québécois ont laissé à Pearson, depuis une dé- GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Invité de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain mardi, Câlin Rovinescu, président d\u2019Air Canada, ne pourra éviter de parler du développement économique de Montréal.cennie, des centaines de mil-bons de dobars, soit l\u2019équivalent d\u2019un, sinon deux toits du Stade oljmipique.Alors que Toronto en compte 63, Montréal ne dispose d\u2019aucun lien direct avec l\u2019Asie (Chine, Inde, Japon, etc.) et l\u2019Amérique du Sud (BrésU, Colombie, Argentine, Chili, etc.).Elle est donc absente de régions à forte croissance économique et touristique, dont les pays du BRIC.En outre, alors que Montréal cherche à se positionner dans les secteurs des technologies et du capital de risque, les acteurs de pôles stratégiques, par exemple Tel-Aviv et San Erancisco (SUicon Valley), ne peuvent nous visiter sans escale.De mai à novembre, Montréal offre bien six vols par semaine vers San Erancisco, mais en novembre, le tout passe à zéro.Air Canada ne semble viser, pour Montréal, que le marché des vacances d\u2019été.J\u2019estime que les Québécois ont laissé à l\u2019aéroport Pearson, depuis une décennie, des centaines de millions de dollars Asie, Toutes les sources convergent: pour la période 2010-2025, l\u2019augmentation du nombre de touristes biternationaux sera deux fois plus bnpor tante en provenance des pays émergents (Qrganisation mondiale du tourisme) ; 13 des 25 vibes à plus forte croissance mondiale seront chinoises (McKinsey Global Institute, 2012) ; entre 2010 et 2020, nos voisins américains prévoient une croissance majeure des arrivées internationales chez eux; elle sera de 151% en provenance de la Chine, de 110% en provenance de l\u2019Inde et de 38% en provenance du Brésil (US Travel Association) ; enfin selon Câlin Rovinescu, «en l\u2019essor de la classe moyenne et les besoins des entrepreneurs offrent des débouchés énormes pour notre industrie» (magazine enRoute, janvier 2013, L\u2019ère du Pacifique).Dans l\u2019état actuel des choses.Montréal ratera cet envol.Dans le cadre de relations bilatérales, les ministères des Transports et des Affaires étrangères du Canada négocient avec leurs homologues d\u2019un autre pays un droit pour les transporteurs canadiens d\u2019offrir un certain nombre de liaisons.Nos transporteurs sont par la suite invités à signifier leur intérêt à assurer ces liaisons.En pratique, il n\u2019y a qu\u2019un seul répondant possible, en situation de monopole : Air Canada.Et la compagnie a choisi, pour l\u2019Est du Canada, d\u2019affecter au départ de Toronto toutes les routes vers l\u2019Asie et l\u2019Amérique du Sud.Ainsi, le 29 novembre dernier, AC annonçait de nouvelles baisons Toronto-Istanbul, Toronto-Séoul et des départs additionnels vers Beijing, toujours de Toronto ! Au nom de la sacro-sainte non-intervention dans les af faires privées, le gouvernement canadien argue qu\u2019il ne peut obliger AC ou tout autre transporteur étranger à privilégier Montréal.N\u2019intervient-il pas, toutefois, lors de conflits de travail ?Dans le secteur aérien international, la tendance mondiale privilégie le concept de plaque tournante avec des parte-nab-es recoupés au sein d\u2019une alliance visant à maximiser les économies d\u2019échelle.Ainsi, Toronto n\u2019est pas seulement le hub d\u2019AC mais aussi celui de Star Alliance, dont fait partie AC.Des 27 transporteurs de ce regroupement, 15 volent vers Toronto contre cinq seulement vers Montréal.Montréal-Trudeau : quel avenir?En 1976, les aéroports de Montréal étaient en position dominante au Canada.Aujourd\u2019hui, l\u2019aéroport Montréal-Trudeau se situe au 3® rang, derrière Toronto et Vancouver.11 sera bientôt au 4® rang, dépassé par Calgary, qui le talonne en ayant déjà un lien vers l\u2019Asie (Tokyo), en attente de Beijing.La valeur économique d\u2019un lien direct international est inestimable.Des études citées par les aéroports américains de San Diego et de Portland (qui désiraient obtenir des vols internationaux directs en beu et place de Los Angeles et Seattle) évaluent les retombées entre 50 et 200 millions de dollars annuellement.De plus, lorsqu\u2019un lien existe, le trafic progresse rapidement comme le montre la liaison Calgary-Tokyo qui, en moins de deux ans, est passée de 3 à 5 vols par semaine.Qn annonce même une liaison quotidienne pour l\u2019été 2013.Ainsi, en moins de trois ans, l\u2019offre passera de quelque 600 sièges par semaine, dans chaque direction, à plus de 1400.Invité du déjeuner-causerie de la CCMM mardi, M.Câlin Rovinescu, président d\u2019Air Canada, ne pourra éviter de parler du développement économique de Montréal.Sa stratégie pour Bâtir un avenir meilleur pour Air Canada, selon le titre de sa conférence, repo-sera-t-elle encore sur l\u2019exclusion d\u2019ailes internationales pour Montréal?11 faudra lui poser clairement la question.L\u2019assermentation de Barack Obama et l\u2019écriture de l\u2019histoire ELISABETH VALLET CHARLES-PHILIPPE DAVID Respectivement professeure associée en géographie et coprésident de l\u2019Observatoire sur les Etats-Unis, Chaire Raoul-Dandurand, UQAM lors que le slogan officiel de la journée est «notre peuple, notre avenir» c\u2019est un poète hispanique, jeune, gai \u2014 Richard Blanco \u2014 qui prononcera le poème de la cérémonie officielle d\u2019assermentation, tanjlis que le révérend Luis Leon, de l\u2019Église épiscopa-benne de St.John, connue pour son ouverture à la communauté gaie, en prononcera la bénédiction.C\u2019est également la deuxième fois dans l\u2019histoire du pays que le président sera investi le jour consacré à la mémoire de Martin Luther King.C\u2019est encore la première fois qu\u2019une femme, Myrlie Evers, n\u2019appartenant pas au clergé, prononcera la prière publique d\u2019ouverture : elle est la veuve de Medgar Evers, assassiné au Mississippi en 1963 par un membre du Ku Klux Klan, deux fois acquitté \u2014 avant d\u2019être finalement condamné.trente ans plus tard.Barack Qbama amorce donc son second mandat avec une série de symboles.Rassembleur, diront certains.Racoleur, diront d\u2019autres.Qr le second mandat d\u2019un président peut être un tremplin.Qu une fatalité.La malédiction du second mandat En effet, c\u2019est au cours de son second mandat que le président Madison a, au début du XIK® siècle, vu la Maison-Blanche brûlée par les Britanniques.Que Wilbam McKinley et Abraham Lincoln ont été assassinés.Que Woodrow Wüson a tenté en vain de faire ratifier son projet de Société des Nations par le Sénat.et en est mort (devant l\u2019opposition, ü est parti faire campagne à travers les États-Unis et a fait une crise cardiaque dont ü ne s\u2019est jamais tout à fait remis).C\u2019est également au cours de son second mandat qu\u2019Harry Truman s\u2019abîme dans le ma- rasme de la guerre de Corée avec un taux d\u2019approbation inférieur à 30%.Que Ronald Reagan, pourtant réélu dans un véritable raz-de-marée républicain, s\u2019enferre dans la scandaleuse affaire Iran-Contra.Que Clinton essuie les conséquences de multiples scandales personnels.Que George W.Bush s\u2019enlise dans les sables de Mésopotamie et se noie dans sa mauvaise gestion de l\u2019ouragan Katrina, pour quitter l\u2019avenue Pennsylvanie avec l\u2019un des plus bas taux d\u2019approbation de l\u2019histoire récente.11 laissera d\u2019ailleurs derrière lui un parti déchiré par des luttes intestines, des factions aux intérêts de plus en plus divergents, comme en a témoigné la dernière élection.Ainsi, tous les présidents ont connu des retours de flamme durant leur second mandat.Mais ce qui fait la différence, c\u2019est leur aptitude à reprendre le dessus.Certains sont habiles, comme Reagan qui a quitté la présidence avec un taux d\u2019approbation de 68%, comme Cbnton qui, tel un chaf paraît avoir sept vies pobtiques.D\u2019autres ont été moins doués, comme Nixon.Lui-même le disaif au lendemain de sa réélection en 1972, que «la plupart des seconds mandats sont désastreux» et qu\u2019ü ferait l\u2019impossible «pour que le sien ne le soit pas».Pour autant, moins de deux ans plus tard, il quitte la Maison-Blanche en plein cœur du Watergate, désavoué par la Cour suprême dont il a nommé quatre des neuf membres, honni par une population qui ne le comprend plus.Perclus de son arrogance qui a fini par constituer sa perte.Ée fardeau tautologique du second mandat, c\u2019est que le président a justement un passé présidentiel: son büan de premier mandat comporte des éléments que l\u2019opposition voudra exploiter.Le réformateur du premier mandat se mue donc traditionnebement en un gestionnake de son propre héritage, qu\u2019il veut inscrke dans les livres d\u2019histoke.La plus grande latitude du président (qui n\u2019est plus en campagne à compter des élec- Tous les présidents ont connu des retours de flamme durant leur second mandat fions de mi-mandat \u2014 donc 2014) devrait donc lui permettre d\u2019être plus innovant, plus audacieux.Mais cela n\u2019est toujours pas le cas.De toute évidence, le président Qbama fera face \u2014 pour au mobis deux ans encore \u2014 à une Chambre des représentants vindicative et phago-cjTée par le Tea party.Toutefois, plus bbre qu\u2019il ne l\u2019était lors de son premier mandat puisqu\u2019ü ne peut briguer un troisième mandat, il paraît dé-cîdé à trancher dans un certaîn nombre de dos-sîers, comme îl l\u2019a montré la semaine passée dans le domaine du contrôle des armes à feu.Et en politique Intérieure, 11 va sans doute aller d\u2019urgence en urgence.Urgence de régler la crise budgétaire avant que les marchés ne s\u2019bnpadentent et que la récession ne frappe de nouveau.Urgence de prévenir le retour du pays en récession.Urgence de régler la question migratoire, avant que les élections de mi-mandat n\u2019amènent les Hispaniques à se braquer contre le président qu\u2019üs ont porté à la tête du pays.Toutefois, comme la plupart de ses prédécesseurs, son second mandat le mènera à se tourner davantage vers l\u2019bi-ternational \u2014 d\u2019autant que le principal contrepoids, le Sénafi lui est plutôt favorable.Et dans ce domaine les dossiers sont nombreux et cruciaux: l\u2019Iran, la Chbie, le conflit israélo-palestinien.Et on se souvient de Reagan et de la fin de la guerre froide, de Clinton et des accords du vendredi saint (friande) ou encore du sommet de Camp David (entre Israéliens et Palestiniens).Qr l\u2019influence américabie repose en grande partie sur sa puissance économique.Qn comprend donc que l\u2019enjeu sera plus complexe encore cette fois-ci, alors que des pays émergents envisagent de lui ravir ce titre, et de jouer un rôle dans la géopolitique biternadonale plus bnportant encore.Le temps de réécrire l\u2019histoire Qbama n\u2019a que quelques mois, au-delà du fait de sa réélection, pour véritablement «passer à l\u2019histoire».Que retiendront les historiens?Qu\u2019il a su sauver les meubles pour éviter les dommages énormes que peut encore provoquer le précipice fiscal?Pour ce faire, il devra mobibser toute une nation en utüisant le fameux «pouvoir de persuasion» auprès des Américabis pour fake plier les dogmatiques bisensés du Congrès.Qn souhaite en ce domaine qu\u2019il intervienne tel un président résolu pour fake passer un accord bud-gétake (en recourant par exemple à la menace de fermer le gouvernement, comme Cbnton l\u2019a déjà fait en 1994).Se souviendra-t-on de lui parce qu\u2019il saura laisser sa marque en politique intérieure, sur les armes à feu ou sur l\u2019immigration?Peut-être, encore là, si les astres s\u2019alignent (peu probable) ou si, tel Lincoln, il convainc les récalcitrants à force de persuasion et en cherchant, en exploitant, l\u2019appui d\u2019une partie de l\u2019opinion publique souhaitant, réclamant, une volonté présidentielle affirmée.Qu sera-ce, assez souvent comme tous les présidents qui l\u2019ont précédé, la politique étrangère qui marquera au final ce second mandat?A vrai dire, Qbama n\u2019a pas encore subi le test d\u2019une crise en ce domaine (certains évidemment dkont que l\u2019opération contre Ben Laden ou encore le renversement de Kadhafi en Libye le fut, quoique, dans les deux cas, on ne parle pas de véritables surprises, mais de décisions bien réfléchies de la part du président).Qn peut croke que la relation avec l\u2019Iran et le nucléake s\u2019avère certes le scénario le plus prévisible de ce que pourrait nous réserver une surprise dans le second mandat d\u2019Qbama.Un affrontement ou une entente, personne ne le sait.Rien ne laisse croke, pour l\u2019instant, que les prochaines années seront particulièrement exceptionnelles pour ce président s\u2019il répète les recettes de son premier mandat.Pour vraiment «passer à l\u2019histoke», Qbama aura à réorienter celle-ci.Il devra le faire de manière marquante et durable.Le pourra-t-il, le voudra-t-il seulement?Le pari est ouvert: en politique intérieure, sur l\u2019endettement ou face à une grave crise internationale ?Réponse dans quatre ans.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Choumard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Jeanne Cornveau (reporter), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Marie Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Deghsef'soceefeJ et Jean Dion (sports) , information politique Michel Davidf'c/trowe-, Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a OffatcaJ, Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec) ,^r\\an.Myles (affaires municipales, Montreal) ,lsahe\\[Q:Vort'er (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters) ,}\\xh.Q: Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belair Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy ^aiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Cehne Benoît, Jean de BiUy, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Amel Ehmam, Amehe Maltais, Claire Paquet, Chantal Rainville, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Ehse G\\rard(secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guunond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Ugo Galfrascoh (analyste-programmeur), Hansel MatthewsÉfec/^wîc^ew informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Ohvier Leclerc (responsable du service a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevner, Cehne Euro y, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 8 LE DEVOIR LE LUNDI 21 JANVIER 20IS ACTUALITES COUILLAED SUITE DE LA PAGE 1 plot.Les urgences, ce n\u2019est toujours pas réglé, le décrochage scolaire non plus.» «On peut bâtir le Québec \u2014 bâtir pour les citoyens, aller chercher ce dont ils ont besoin \u2014 sans faire de conférences constitutionnelles», a-t-il avancé.L\u2019ex-ministre des Finances a critiqué Philippe Couillard qui, au sujet de la prise de contrôle de Roua par des intérêts américains, a favorisé la «liberté des marchés capitalistes».«Le nationalisme, ce n\u2019est pas une conversation théorique», a lancé Raymond Bachand.Pierre Moreau ne croit pas que Québec doive se «précipiter» dans des discussions constitutionnelles.Un «momentum» doit exister qui ne dépende pas du seul intérêt de l\u2019une ou l\u2019autre des provinces.«Ce momentum, à l\u2019évidence, n\u2019est pas là», a fait observer le candidat.De toute manière, «il n\u2019y a aucune conséquence à ne pas avoir signé l\u2019acte confédératif», les Québécois bénéficiant des mêmes droits que les citoyens de la Saskatchewan, a-t-il pris comme exemple.Un jour cependant, il faudra que le Québec signe cette Constitution dans «l\u2019honneur et l\u2019enthousiasme», a dit Pierre Moreau en reprenant l\u2019expression utilisée par Brian Mulroney il y a près de 30 ans.«On doit tendre vers la perfection », a-t-il dit.Les trois candidats ont tous fait une profession de foi fédérabste, l\u2019animatrice du débat, Dominique Poirier, leur ayant demandé de préciser leur degré d\u2019attachement à la fédération canadienne.«Je suis résolument fédéraliste», a affirmé Pierre Moreau.«Depuis le début de mon engage- ment politique, fai toujours été fédéraliste», a-t-il dit alors que feymond Bachand, lui, ne peut en dire autant.«On fait fausse route si on veut essayer de masquer notre appartenance au fédéralisme en essayant d\u2019aller chercher des francophones dans notre parti, en disant: \u201cregarde, on n\u2019est pas si fédéralistes que ça\u201d», a prévenu Pierre Moreau, un message à fey-mond Bachand, qui veut faire du Parti bbéral une vaste coabtion.Aucun des trois candidats ne convient que les Québécois ne se reconnaissent plus dans les valeurs canadiennes telles qu\u2019elles évoluent ces dernières années.Pour Philippe Couillard, cette idée d\u2019une «rupture irrémédiable des valeurs» entre le Québec et le reste du Canada, c\u2019est une «mythologie» qui vient du Parti québécois.Qr, ce n\u2019est que le fait d\u2019un gouvernement à Qttawa «avec une orientation politique particulière».«Lorsqu\u2019on n\u2019est pas satinait d\u2019un gouvernement, on ne change pas de pays, on change de gouvernement», a résumé Pierre Moreau.Une commission Charbonneau permanente Comme il l\u2019avait fait lors du premier débat en lançant l\u2019idée d\u2019abolir le cégep, Pierre Moreau a sorti un lapin de son chapeau en proposant que la commission Charbonneau devienne permanente.Elle prendrait la relève des policiers s\u2019ils sont incapables d\u2019amasser suffisamment de preuves, «une commission qui soit permanente et qui soit en veilleuse».Des exemples de commission permanente d\u2019enquête, il en existe à Singapour et à Hong Kong, a-t-il précisé.Son idée semble toute fraîche puisque le candidat a dit s\u2019appuyer siu le contenu d\u2019un article du Devoir, publié samedi, qui étabbs- sait qu\u2019il y avait eu six commissions d\u2019enquête sur la corruption au Québec depuis 1905.Les deux autres candidats n\u2019ont pas été en reste, proposant des mesures de leur cru.Raymond Bachand a préconisé une «rotation» des inspecteurs municipaux qui seraient appelés à se déplacer de ville en ville ainsi que l\u2019abandon de la règle du plus bas soumissionnaire, une idée qu\u2019appuie Pierre Moreau.Philippe Couillard a promis de mettre fin aux nominations partisanes pour tous les postes de la fonction pubbque.Rajunond Bachand a proposé que tous les permanents et les bénévoles du PLQ soient soumis à un code d\u2019éthique.Tout le personnel de sa campagne a fait l\u2019objet d\u2019une enquête, dont s\u2019est chargé l\u2019ex-policier Guy Quellet, a révélé le candidat: deux bénévoles ont été écartés.Poiu Philippe Couillard, le gouvernement Cha-rest a trop attendu avant de déclencher la commission Charbonneau.L\u2019hésitation, comme dans le cas de la crise étudiante, a pris le pas siu le fond de la question, estime-t-il.Sur le plan de la gouvernance, Phibppe Couillard croit que le modèle québécois n\u2019est pas une «tfire», comme le présentent certains, mais que l\u2019Etat est «hypertrophié» et doit «rétrécir» tout en offrant les mêmes services.Pierre Morçau estime qu\u2019il faut augmenter les revenus de l\u2019État en exploitant les ressoiuces naturelles, dont les gaz de schiste.Poiu Rajunond Bachand, il faut être discipliné afin de protéger les services publics.11 propose que les citoyens soient informés du coût des services publics qu\u2019ils utilisent, de la chirurgie qu\u2019ils ont subie ou des services de garde auxquels ils ontrecoius, a-t-il doimé en exemple.Le Devoir KOTTO SUITE DE LA PAGE 1 Ces projets non attachés s\u2019ajoutent aux coffres vides laissés par les bbéraux, devenus la rengaine et le talon d\u2019Achille des péquistes.Le «puits» réputé intarissable de la réserve ministérielle s\u2019est révélé complètement «asséché».L\u2019austérité qui s\u2019impose jusqu\u2019au retoiu de l\u2019équilibre budgétaire en 2013-2014 commande la prudence.«Nous allons aller au bout de nos engagements», dit-il.Mais «nous avons dix-huit mois difficiles à passer».Guichet unique Bref, le ministre artiste a peu de marge de manœuvre poiu rêver, ce qui lui fait presque regretter son rôle de ministre par les temps qui coiuent.«Si j\u2019avais su, j\u2019aurais pas venu», dit-il, s\u2019amusant à citer La guerre des boutons.11 n\u2019en a pas moins un mandat à remplir.« C\u2019est mon missel, je ne peux pas en sortir», dira-t-il.En haut de celui-ci figure le rapatriement des pouvoirs culturels d\u2019Qttawa, même si le contexte de gouvernement minoritaire ne le favorise pas.«Tous les gouvernements, libéraux comme péquistes, ont eu à cœur de faire du Québec le maître d\u2019œuvre en matière de culture, plaide-t-il, indiquant qu\u2019il travaille avec James Moore, son homologue du Patrimoine canadien.Concrètement, on parle de transferts d\u2019enveloppes.On vise le Conseil des arts du Canada, Téléfilm Canada.» Et Télé-Québec, que Pauline Marois promettait de transformer en véritable réseau national de télédiffusion?«Les éléments du discours inaugural sont sur la table.Nous y travaillons présentement avec les fonctionnaires».Idem pour le rayonnement de la culture à l\u2019étranger.«Il y a des parts de marché à prendre, on n\u2019en fait pas assez», estime celui qui dit croire «fortement à la diplomatie culturelle».Dénoncée dans plusieurs médias comme une dépense de trop à l\u2019heure des rigueurs budgétaires, la venue de vingt-deux conseillers culturels internationaux à Montréal, dans le cadre de l\u2019important marché des arts de la scène CINARS, en novembre dernier, fait partie de cette stratégie.Les retombées de cette réunion se sont-elles fait sentir?«Il faut donner le temps au temps», répond-il.11 faut dire que l\u2019appel à la patience prend des airs d\u2019attentisme chez le ministre.Poiu connaître ses engagements, il a fallu attendre le budget, puis les crédits.Qn comprend maintenant qu\u2019à moyen terme, tout semble bouché par les finances malades.Et «pour l\u2019information fine sur l\u2019agenda à court terme», dit-il, patience encore, jusqu\u2019au dépôt du plan stratégique, en février.Le mois prochain est aussi attendue la motion qui donnera le coup d\u2019envoi à la Commission parlementaire SIU le prix unique du livre, qui poiurait prendre la forme d\u2019un comité de réflexion et déboucher sur un projet de loi.«L\u2019exercice [de réflexion] va se faire à court terme», promet le ministre.Une chose est claire: pas question d\u2019ouvrir la loi 51 qui, juge-t-il, «vise trop large».«Il faut plutôt trouver un cadre pour aller de manière chirurgicale trouver la solution que le milieu appelle.» Aider les artistes Dans tous ces dossiers, il y en a poiutant un qui semble lui tenir plus à cœiu que les autres.«S\u2019ily a une trace que je veux laisser, c\u2019est celle d\u2019améliorer les conditions de vie de nos créateurs, parce que c\u2019est le moteur fondamental; sans eux, il y a fragilité sur le plan de l\u2019offre culturelle et de la solidité identitaire», confie l\u2019ancien comédien.En témoignent les enveloppes préservées du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la SQDEC lors du budget Marceau.«Les sommes résiduelles de la réserve ministérielle ont été réparties entre les deux organes.On a sauvegardé le soutien aux créateurs.» Les récentes ententes avec Copi-bec et Artisti vont aussi dans ce sens.Mais dix-huit mois de remise à flot des finances pubbques séparent les artistes d\u2019une réelle hausse des crédits du CALQ.Patience donc.Le Devoir L\u2019artiste derrière le ministre Son nouveau rôle de ministre, Maka Kotta le rêvait bien différemment.«De l\u2019extérieur, fai été très critique, acerbe même parfois.Maintenant que je suis à l\u2019intérieur, j\u2019ai gagné en nuances.» L\u2019austérité imposée par le redressement des finances publiques lui pèse néanmoins.«Je viens du milieu culturel, je sais ce que les gens endurent, je sais ce que c\u2019est que de se faire dire d\u2019attendre, et ça, ça fait mal.» Au point qu\u2019il avoue qu\u2019«î7 n\u2019aime pas trop» être ministre, «dans les circonstances actuelles».11 faut dire que son nouveau rôle de ministre est «très prenant», admet encore Maka Kotto.Trouve-t-il le temps de continuer ses productions artistiques ?«,Non, f écris, c\u2019est tout ce que je peux faire.» À raison A\u2019«une page par jour», précise-t-il.«Ce qui est intéressant, c\u2019est que f écris relativement à ce que je vis actuellement.[.] L\u2019idée, c\u2019est de contribuer à concilier le citoyen et le politique, à terme, quand je serai sorti de cet enfer-là», lance-t-il en riant.OBAMA SUITE DE LA PAGE 1 dent.«Le succès est l\u2019idéologie la plus respectée sur la scène internationale, explique-t-il.Alors, je ne vois pas comment nous pouvons être pris au sérieux par le reste du monde aujourd\u2019hui après ces deux guerres.Notre crédibilité est réduite.Elles nous ont affaiblis.» Cela expliquerait selon lui pourquoi il est de plus en plus aisé po,ur les leaders étrangers de défier les États-Unis.Exemples ?Le chef de l\u2019Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,, est allé à l\u2019QNU demander le statut d\u2019État observateur pour la Palestine en dépit de l\u2019opposition des Américains ; le premier Aaron ministre israélien.Benjamin Nétanya- Miller hou, a dit qu\u2019il irait de l\u2019avant avec le projet de colonie controversé dans la zone El près de Jérusalem-Est, malgré l\u2019opposition de Washington; le président russe, Vladimir Poutine, continue à dire non à toute résolution un tant soit peu ambitieuse sur la Sjuie \u2014 en plus de signer une loi interdisant l\u2019adoption par des Américains ; les Iraniens continuent de faire tourner les centrifugeuses.«Dire non aux Etats-Unis n\u2019est peut-être pas nouveau, mais il semble que cela soit devenu beaucoup plus facile», juge M.Miller, un habitué des négociations internationales, puisqu\u2019il a conseillé en haut lieu le gouvernement américain pendant plus de vingt ans sur la question israélo-palestinienne.Obama, réaliste Aaron Miller n\u2019est pas un prophète du déclin de l\u2019empire américain pour autant.Tenant de l\u2019école réaliste, il répète que «le monde est un endroit cruel» que «les Etats-Unis n\u2019ont jamais véritablement contrôlé».«Il y a eu certains moments où les États-Unis ont eu beaucoup de succès sur la scène internationale, juge-t-il.' entre 1945 et 1950, après la Seconde Guerre mondiale; au début des années 1970, avec la Détente et l\u2019ouverture des relations diplomatiques avec la Chine; la fin des années 1980, lorsque l\u2019URSS s\u2019est écroulée; et quelques moments pendant les années 1990.Mais ce n\u2019étaient que des moments, pris entre plusieurs échecs ou reculs!» Qr, Barack Qbama est également de cette école réaliste, qu\u2019il a rapidement adoptée lors de son premier mandat estime M.Miller.Le président cultivait de grandes ambitions dans le monde lors de sa campagne de 2008 et au début de son premier mandat.Ses discours à Berlin (sur le multilatéralisme), au Caire (sur l\u2019ouverture au monde arabo-musulman) David ou à Prague (sur la dénucléarisation de la planète) les laissaient clairement voir.11 voulait être, comme en politique intérieure, un président «transformationnel».Mais «il a vite compris que le monde peut être très inhospitalier, dit-il.Il a finalement adopté une approche plus prudente.Il avançait de façon progressive dans les situations incertaines, comme en Libye.Et en Syrie, son approche est minimaliste, même si c\u2019est un conflit dur à regarder.Je crois qu\u2019il est prêt à aller loin pour éviter la guerre».Cinq dossiers Sans être minimaliste, le programme de politique étrangère d\u2019Qbama pour son second mandat risque donc fort d\u2019être modeste.Du moins, riep de nouveau ne plane à l\u2019horizon.À moins d\u2019une catastrophe, la politique du président devrait se limiter à cinq dossiers, estime Aaron Miller : assurer la sécurité des Américains en prévenant un autre attentat terroriste sur leur territoire ; sortir les troupes l\u2019Afghanistan en ne laissant que quelques ressources sur le terrain afin de maintenir la stabilité du gouvernement afghan; poursuivre la recherche d\u2019une solution sur le nucléaire iranien sans entrer en guerre avec l\u2019Iran; trouver une voie d\u2019entente avec les Russes et les Chinois pour mettre en branle la transition politique en Syrie, et gérer la question israélo-palestinienne.«Mais je ne vois de solution simple à aucun de ces enjeux, prévient-il.Et je parierais que le président qui prendra la place d\u2019Obama à la Maison-Blanche en janvier 2017 aura les mêmes dossiers sur son bureau.» D\u2019autant que, selon Aaron Miller, le temps d\u2019Qbama est déjà compté auprès de ses interlocuteurs.« Tous les jours à partir du 21 janvier, un autre grain de sable tombera dans le sablier.Et plus les grains de sable tomberont, plus le reste du monde se dira : \u201cje vais attendre le prochain président\u201d.» Collaborateur Le Devoir Aaron Miller en cinq dates 1973: Présent à Jérusalem pendant la guerre d\u2019Qctobre.1978: Se joint au département d\u2019État américain après avoir obtenu son doctorat en histoire de la diplomatie américaine et du Moyen-Qrient de l\u2019Université du Michigan.1991: Participe à la conférence de Madrid sur la paix au, Proche-Qrient avec le secrétaire d\u2019État James Baker.2000: Membre de la délégation américaine qu sommet de Camp David avec Bill Clinton, Éhoud Barak et Yasser Arafat.2006: Se joint au Woodrow Wilson International Center for Scholars.GARNEAU SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019il serait toujours là, qu\u2019il était éternel.Sa disparition soudaine à la suite de complications liées à une chirurgie cardiaque, dimanche matin, alors qu\u2019on pouvait encore l\u2019entendre au micro de Radio-Canada il n\u2019y a pas un mois et qu\u2019on ne pouvait se douter de rien, ébranle et laisse un grand vide tout à la fois.11 faisait pratiquement partie de la famille, dans laquelle il entrait par le truchement des ondes.Au bon vieux temps du hockey, Lecavalier, c\u2019était la joute elle-même.Duval et Garneau, eux, devaient faire en sorte qu\u2019on demeure au poste pendant les entractes, même si c\u2019était plus facile qu\u2019aujourd\u2019hui parce qu\u2019il n\u2019y avait que deux chaînes et pas de commande à distance.Ils étaient assis sur des bancs dans un petit studio attenant au vestiaire du Forum, et ils interrogeaient des joueurs essoufflés, une serviette autour du cou qu\u2019ils passaient toutes les cinq secondes sur leur visage où la sueur dégoulinait en torrents et qui disaient «les gars y jouzent ben».Autant les questions étaient déclinées dans un excellent français, autant les réponses montraient une tendance à frôler l\u2019inintelligibilité.Qn aimait ça quand même.Mais en plus, Richard Garneau semblait toujours être celui qu\u2019on désignait pour aller faire up tour dans le vestiaire des champions.À l\u2019époque, le Canadien de Montréal remportait la Coupe Stanley presque chaque année, et les célébrations étaient fréquentes.Avec bonne humeur, Garneau allait au front même s\u2019il savait qu\u2019il n\u2019en sortirait pas indemne : invariablement, Guy Lapointe, ou Yvon Lambert, ou Mario Tremblay lui verserait une bouteille de champagne sur la tête maculant son beau veston bleu poudre, et c\u2019est avec les yeux qui piquent qu\u2019il devrait procéder à ses entrevues.Le métier de reporter sportif n\u2019était pas sans risques, mais il ne fallait pas avoir peur de se (faire) mouiller pour l\u2019accomplir.Des années plus tard, début 1992 pour être précis, après que Garneau eut succédé à Lecavalier sur la galerie de presse et eut lui-même passé le flambeau à Claude Quenneville, un jeune journaliste qui en était à ses premières armes reçut une assignation particulière : lire le premier livre de l\u2019annonceur-vedette et rencontrer ce dernier pour un article dans La Tribune de Sherbrooke.Le livre, autobiographique, s\u2019intitulait A toi, Richard.et portait en sous-titre «Altius, Angélus, Airbus», afin de souligner la passion de l\u2019auteur pour l\u2019olympisme, de rappeler son enfance dans le cadre religieux strict qui caractérisait le Québec des années 1930 et 1940 et d\u2019évoquer les multiples voyages que les sports lui avaient permis, chanceux, de faire à travers le monde.Le jeune journaliste était terrorisé.Quoi?Interroger un monument, même si celui-ci aurait été le premier à être gêné par un pareil qualificatif?Avait-il le quart des qualifications nécessaires pour ne pas passer pour un minable ?Et si par malheur, malgré toute l\u2019admiration qu\u2019il vouait à la légende de la télévision et de la radio, il trouvait que le récit n\u2019était pas très bon?11 n\u2019en dormit pas pendant quelques jours.Heureusement qu\u2019il était encore jeune.Mais il n\u2019avait pas à s\u2019inquiéter.D\u2019abord, le livre était excellent, au point qu\u2019on éprouvait de la difficulté à le mettre de côté.Un sacré conteur à la vaste culture, qui narrait avec un humour qu\u2019on ne lui soupçonnait pas son passé tout aussi étonnant de gamin turbulent, indiscipliné, rebelle aux autorités.Une reconstitution captivante et désopilante, aussi, des premières heures de la radio et de la télévision, où la verdeur et l\u2019audace étaient des vertus cardinales alors que tout ou presque restait à inventer.Ensuite, l\u2019homme lui-même était tout ce dont un intervieweur peut rêver.La classe faite homme.Charmant, affable, éloquent, respectueux, drôle.Et d\u2019une immense modestie, comme toujours.Le jeune journaliste allait pouvoir poursuivre sa carrière.Quand on croisait Richard Garneau, il avait toujours un bon mot pour vous, une parole d\u2019encouragement, ou alors il vous racontait une blague de pince-sans-rire ou une anecdote tirée de sa mémoire encyclopédique.11 disait souvent que René Lecavalier lui avait enseigné une chose essentielle : ne jamais cesser de s\u2019émerveiller devant l\u2019objet de son travail, sinon changer d\u2019emploi.À 82 ans, la durée n\u2019avait pas élimé son regard, qu\u2019il avait de toute évidence conservé intéressé et fasciné et qu\u2019on ne pouvait s\u2019empêcher de deviner alors qu\u2019il décrivait en communicateur au talent hors du commun un 100 mètres enlevant, une cérémonie olympique originale ou la puissante beauté des paysages du Tour de France.Dans une entrevue accordée au Devoir en 2002, il déclarait: «Je ne veux pas prendre ma retraite.Ils devront m\u2019arrêter parce que je vais continuer!» Personne n\u2019a jamais eu l\u2019intention de l\u2019arrêter, et sa voix s\u2019éteint beaucoup trop tôt.11 est singulier de penser qu\u2019on ne l\u2019entendra plus.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, 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