Bulletin de l'ACFAS /, 1 juin 1980, Été
[" Bulletin de Été 1984, Vol.2 no 1 Plus de 2000 personnes au 48e Congres.Le récent congrès tenu à l\u2019Université Laval, du 14 au 16 mai, a sans doute été le plus considérable de l\u2019histoire de l\u2019ACFAS.Pour la première fois, les inscriptions y ont dépassé le nombre de 2 000.Pas moins de 960 communications individuelles étaient inscrites au programme des sections, sans compter les exposés présentés dans le cadre des 48 colloques et ateliers spéciaux tenus à cette occasion.C\u2019est en sciences biologiques que l\u2019on continue de retrouver le plus de communications (388); les sciences humaines viennent ensuite (342), puis les sciences physiques et mathématiques (236).Par contre, les sciences humaines ont regroupé près des deux tiers des colloques et ateliers spéciaux.Une centaine de communications ont été données selon la formule des présentations visuelles (poster), au sein des sections de biochimie, biologie cellulaire et moléculaire, physiologie, pharmacologie, physique, dans le colloque sur la chronobiologie et par le Club de microscopie électronique de Québec.Le prochain congrès de l\u2019ACFAS aura lieu à l\u2019Université de Sherbrooke, les 13, 14 et 15 mai 1981.Sommaire Les récipiendaires des prix de PACFAS .1010 200 LL AL a a aa a ea aa aa ana 2 La promotion des études graduées: une questionde qualité.3 Attitudes des entrepreneurs vis-a-vis les investisseurs potentiels dans leurs entreprises .8 À Radio-Canada, la science c\u2019est important.12020001 000 LL a La aa a ae 17 Conseil d\u2019administration de l'ACFAS 11020000 LL LL AL a a A La 20 Le gouvernement du Québec et I\u2019aide aux sociétés scientifiques .21 EI EE EE PER EEE EN EE SEE TOC EE ; + » 2% ~ ; Bs Ki Wo Ri.hi 08 \"2 3 Les récipiendaires des prix de l\u2019ACFAS.Prix Archambault: M.Henri Schreiber M.Henri Schreiber est chimiste et professeur au département de génis chimique de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal.Il a auparavant fait une carrière de chercheur industriel au sein de la Canadian Industries Ltd.Les travaux de M.Schrei- ber ont porté sur les propriétés des polymères ainsi que sur certains procédés de protection contre la corrosion des métaux.M.Schreiber détient onze brevets et a reçu des distinctions scientifiques de l\u2019Institut de chimie du Canada ainsi que de la Fédération américaine des sociétés sur les couches minces.Prix Bombardier: M.M.Jacques Beaulieu est physicien, attaché au Centre de recherches pour la défense de Valcartier.Avec ses collaborateurs, il a mis au point un nouveau type de laser, opérant à excitation transversale et à pression atmosphérique.Cette invention a résulté en d\u2019importantes applications dans les domaines de la fabrication industrielle et de la recherche et a donné lieu au développement d\u2019une industrie de pointe.M.Beaulieu détient neuf brevets; il est membre de la Société Royale du Canada et a déjà reçu le prix Archam- bault de lACFAS (1971).Le prix Archambault est attribué dans le secteur des sciences physiques et mathématiques.Il est d\u2019une valeur de $2 000, grâce à un don de la société Alcan.Jacques Beaulieu Le prix Bombardier, créé en 1980, a pour but de souligner des contributions à l\u2019innovation technologique.La Fondation J.-Armand Bombardier soutient financièrement ce prix, qui est d\u2019une valeur de $2 000.Prix Pariseau: M.André Barbeau M.André Barbeau est directeur du département de neurobiologie de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal; il est également professeur de neurologie à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Ses principales contributions scientifiques ont porté sur la maladie de Parkinson et sur l\u2019ataxie de Friedreich.M.Barbeau est membre de la Société Royale du Canada et de la Société Royale d\u2019Angleterre et il est récipiendaire de nombreux prix et distinctions scientifiques.Le prix Pariseau attribué en sciences biologiques est d\u2019une valeur de $2 000.Le financement du prix est assuré par la Banque Nationale du Canada.Prix Vincent: M.Jean Hamelin M.Jean Hamelin est professeur d\u2019histoire à l\u2019Université Laval.Ses travaux de recherche l\u2019ont amené à publier, seul ou en collaboration, des ouvrages majeurs d\u2019histoire économique, politique et sociale.Citons, entre autres publications: Economie et société en Nouvelle-France, La presse québécoise, des origines à nos jours, Histoire économique et sociale du Québec, 1851-1896.% % img 8 = CT : 3 # \u2018 w > a y Lo Le prix Vincent est décerné dans le secteur des sciences humaines.Il comprend un montant de $2 000, grace a la contribution de Bell Canada.Prix d\u2019excellence pour étudiants gradués.MM.Pierre Chantal et Mario Poirier ont reçu les deux prix, d\u2019une valeur de $500 chacun, que PACFAS destine à des étudiants qui entreprennent des études supérieures.M.Chantal poursuit une maîtrise en génie chimique à l\u2019Université Laval, après y avoir complété un baccalauréat.M.Poirier a terminé des études de premier cycle en mathématiques à l\u2019Université de Sherbrooke avant d\u2019entreprendre une mai- trise en informatique a l\u2019Université de Waterloo, Ontario.Su que gl jon 8 Polyte fs [gut pin It jour 0 groyon fs contre I ment coral lasse vont Enpr mile cours cond form; mille del bibl fous tous impe près com lisa quèb Pre Poy qua déve (hey ery aly ous fe ny, D l'A eu La promotion des études graduées: une question de qualité\u201d par l\u2019Association des étudiants aux grades supérieurs de Polytechnique Suite à la publication du livre vert «Pour une politique québécoise de la recherche scientifique», l\u2019Association des étudiants aux grades supérieurs de l\u2019Ecole Polytechnique (A.E.G.S.P.), étant fortement impliquée dans la recherche, présentait un mémoire au ministre Laurin intitulé: «Pour une formation de qualité dans le milieu universitaire».Le présent document constitue en fait une mise à jour ou une seconde édition de ce mémoire.Nous croyons que certaines des idées développées initialement dans le mémoire et représentées dans ce document rencontrent les objectifs de discussion fixés par ce colloque.Il est évident que l\u2019A.E.G.S.P.s\u2019attarde principalement aux situations vécues dans son milieu.Toutefois, certains contacts avec d\u2019autres milieux universitaires laissent croire qu\u2019une partie importante des analyses qui vont suivre s\u2019avèrent exactes là aussi.En premier lieu nous toucherons le côté académique du milieu universitaire gradué (2e et 3e cycles), soit les cours offerts et l\u2019apprentissage de la recherche.En second lieu nous voulons montrer que la qualité de cette formation académique dépend pour une large part du milieu de vie, c\u2019est-à-dire de l\u2019environnement physique, de l\u2019assistance technique spécialisée, des revenus et de la bibliothèque.Etant donné les moyens limités de l\u2019Association, il nous fut impossible de présenter une étude complète de tous les sujets abordés mais chacun de ceux-ci garde une importance fondamentale.Enfin, nous ne pouvons que souhaiter que cette présentation, ainsi que celles des autres groupes qui l\u2019accompagnent, puissent amorcer le processus de conscien- tisation dont le milieu universitaire de la recherche québécoise a vraiment besoin.Premier thème: Pour la formation de chercheurs de qualité: Dans les lignes qui suivent, nous nous proposons de développer deux éléments liés à la formation de chercheurs au Québec.Dans un premier temps, nous nous permettrons quelques remarques sur les cours dispensés aux niveaux des 2e et 3e cycles.Dans un second temps, nous élaborerons quelque peu sur l\u2019apprentissage de la recherche telle qu\u2019elle est vécue actuellement au niveau universitaire.Les cours: Dans tous les programmes offerts aux 2e et 3e cycles, il est obligatoire d\u2019accumuler un certain nombre de crédits de cours.Une qualité élevée de ceux-ci se doit d\u2019être la caractéristique essentielle de l\u2019enseignement aux études supérieures.Il existe des exemples de cours de qualité satisfaisante à la fois bien structurés dans leur forme et dans leur fond et présentant des connaissances très à point.Cependant, dans la majorité des cas, la qualité des cours se révèle fort inégale et insatisfaisante.D\u2019une part, l\u2019approche est souvent dépassée, il n\u2019y a aucun renouvellement, le contenu est mal adapté et non pertinent dans un contexte de formation de chercheurs.D\u2019autre part, la présentation de ces cours est trop souvent mal préparée et tient plus du hasard et de la spontanéité que de l\u2019organisation structurée et logique d\u2019une pensée cohérente, bien aux vues de la connaissance actuelle.Que cette situation provienne d\u2019une carence au niveau pédagogique de certains professeurs et/ou d\u2019un manque d\u2019objectifs précis et de planification des départements ou des unités de recherche, il est prioritaire de la modifier dans le sens d\u2019une amélioration en profondeur, si l\u2019on songe à former des chercheurs de qualité et de pointe au Québec.Il semble aussi important de souligner la question du choix des cours.Il apparaît que des annuaires d\u2019études supérieures contiennent un éventail des cours aux descriptions alléchantes.On constate qu\u2019un nombre important de ceux-ci ne sont pas offerts pour diverses raisons: \u2014 nombre insuffisant d\u2019étudiants pour répondre aux normes; \u2014 départ du professeur responsable; \u2014 refus pur et simple du professeur de dispenser le cours; \u2014 cours fantômes! Pour des raisons de prestige de institution, on gonfle la liste des cours offerts.Cette lacune devrait être corrigée.Ceci nous apparaît être une question d\u2019honnêteté.On devrait présenter des annuaires qui indiquent la date où un cours a été dispensé pour la dernière fois.Ceci pourrait permettre la réalisation d\u2019une banque de cours qui tienne compte des réalités économiques, industrielles, de l\u2019offre et de la demande, etc.De plus les cours dépassés ou mal dispensés disparaîtraient, la pression serait plus forte pour tendre vers des centres d\u2019excellence.*Document présenté lors du colloque «La promotion des études graduées», dans le cadre du 48e Congrès de l\u2019ACFAS.PP DO M CEE A TN 4 i RE (Rit HY Bist Ra th \\ Hh + Lis L\u2019objectif final des cours doit être de contribuer à la formation des chercheurs.L'expérience vécue d\u2019un bon nombre d\u2019étudiants démontre clairement que les cours visant d\u2019autres objectifs (Comme par exemple des cours de l\u2019extension de l\u2019enseignement qui visent plutôt l\u2019acquisition de connaissances complémentaires) s\u2019avèrent beaucoup moins profitables et quelques fois inutiles pour l\u2019étudiant-chercheur.Et, au risque de se voir taxer d\u2019exagération, nous affirmons que ces cours aux objectifs multiples, i.e.extension de l\u2019enseignement - grades supérieurs, constituent un véritable cancer qui ronge la qualité et la pertinence de la formation supérieure.On retrouve, en effet, dans une même classe: un candidat au doctorat, un candidat à la maîtrise, un professeur de CEGEP ou du secondaire qui souhaite augmenter son nombre de crédits, un super technicien de l\u2019industrie qui convoite une promotion, etc.Bien que toutes ces motivations soient louables et respectables, elles nuisent à la dispensation de cours de haut calibre.Il nous apparaît donc fondamental que l\u2019objectif visant une formation de qualité des chercheurs soit respecté au niveau des études supérieures menant à une carrière dans la recherche.La recherche: Le but de cette section est de suivre l\u2019évolution de l\u2019étudiant-chercheur dans ce qui occupe la majeure partie de son temps.Ainsi nous toucherons la question du choix d\u2019un projet de recherche, de ses objectifs, de son exécution et de la diffusion des résultats.Avec le choix d\u2019un projet de recherche apparaît un important problème d\u2019orientation.Il n\u2019est pas rare qu\u2019un choix initial se voit perturbé par un certain nombre de facteurs.Par exemple, combien de fois voit-on une recherche avortée par insuffisance de budget, changement de préoccupation du directeur responsable, publication des résultats d\u2019un projet similaire réalisé dans un autre département ou faculté au Québec, et même publications antérieures sur le même sujet.Il est bien évident qu\u2019à ce niveau, le manque d\u2019une structure adéquate se fait sentir.Nous proposons comme correctif une banque centrale de projets de recherche.Ceci faciliterait au candidat éventuel le choix d\u2019un sujet, aux limites et objectifs bien définis et du professeur ou du groupe responsable avec lequel il serait impliqué à l\u2019intérieur d\u2019une université ou d\u2019un centre de recherche déterminé.Encore qu\u2019il puisse être compréhensible qu\u2019il soit complexe de bien présenter un certain nombre de choix pour un professeur ou un petit groupe, il est absolument inacceptable que le ou les responsables de la gérance d\u2019un projet ne puissent soutenir efficacement l\u2019évolution d\u2019un candidat.Ici encore le niveau d\u2019excellence des professeurs est mis en doute quant à leurs «capacités pédagogiques».Une forte majorité d\u2019étudiants pourraient apporter tout au moins un exemple personnel de l\u2019inefficacité du système universitaire actuel à ce niveau.Il est essentiel que ceux dont la mission est de former un personnel scientifique valable aient eux-mêmes un niveau d\u2019excellence dans leur domaine.Les remarques précédentes quant à l\u2019orientation et aux objectifs sont une cause de l\u2019extension temporelle anormale des études de 2e et 3e cycles.Notons une autre cause: on rapporte l\u2019utilisation d\u2019étudiants-chercheurs «comme main-d\u2019oeuvre à bon marché pour l\u2019exécution de commandites externes» (1) ou de travaux strictement techniques qui n\u2019ont rien à voir avec le proiet initial.En terminant, puisque nous parlons de formation de chercheurs, il nous semble évident que les travaux effectués doivent être communiqués.Ainsi, nous souhaitons un mécanisme intérieur ou extérieur aux programmes d\u2019études incitant fortement à la publication d\u2019articles, ou à la présentation de séminaires.Par exemple, on pourrait imaginer un «Québec Science» réservé aux étudiants gradués, les institutions pourraient favoriser la publication et la distribution de rapports internes, ainsi que le maintien et la distribution d\u2019un index desdits rapports.Cette gymnastique de la publication est essentielle à la formation du jeune chercheur.(1) Pour une politique québécoise de la recherche scientifique.Québec, Editeur officiel (1979), p.120.Conclusion Il est évident qu\u2019un correctif puissant s\u2019impose à la situation actuelle des étudiants-chercheurs.Il va de soi que la tâche n\u2019est pas mince.Attirer des compétences aptes à la formation de chercheurs ou encore modifier la mentalité actuelle des gens en place s\u2019avèrent des tâches à long terme.L'objectif serait de faire en sorte que les responsables de la formation des chercheurs deviennent des spécialistes en ce domaine, ce qui implique que dans les universités, les professeurs sont avant tout des gens dont la tâche est d\u2019en former d\u2019autres et non pas de faire de la recherche scientifique ou de l\u2019administration.Ces deux derniers points pouvant être réservés, par exemple, aux attachés de recherche ou à l\u2019industrie et à des administrateurs.Ainsi on pourra penser voir disparaître une exploitation des étudiants-chercheurs.gai pouf fio fl J sont i gent?ne en d ditions group\u201d che dégagé rea Les 0 M condi dill mieu Jn ind fiveal n'est urge form étudie 0% 0 \u2014 (I Ü Ut tu, Oty i du My ng] ON et lie ily ion Den tion vfs 005 Arn.Second théme: Pour un milieu de vie propice a la formation: Il est évident que, comme pour quelqu\u2019autre «travailleur», des conditions minimales de bien-être sont nécessaires.Ainsi, il sera question de l\u2019environnement physique sur les lieux de travail, de l\u2019assistance technique, de l\u2019instrumentation, des revenus et finalement de la bibliothèque.Notons au départ que les conditions d\u2019encadrement varient beaucoup en fonction des groupes auxquels sont rattachés les étudiants- chercheurs.Cependant, la ligne directrice qui s\u2019en dégage tend à démontrer une situation générale peu reluisante.Les locaux Même si l\u2019étudiant-chercheur ne doit pas viser des conditions physiques identiques à celles de son confrère diplômé travaillant dans l\u2019industrie, il est clair qu\u2019un milieu physique adéquat est prioritaire pour permettre un travail efficace et productif.Ainsi, une enquête au niveau de notre institution démontre qu\u2019aucune norme n\u2019est respectée à quelque niveau que ce soit.Il est donc urgent de voir au développement et à l\u2019application de normes minimales.Ainsi, un local réservé aux étudiants-chercheurs devrait satisfaire tout au moins aux conditions suivantes: \u2014 cent (100) pieds carrés de plancher par personne; \u2014 un maximum de quatre (4) personnes par local fermé; \u2014 table et chaise de travail; \u2014 bibliothèque, classeur et téléphone; \u2014 éclairage suffisant; \u2014 température et ventilation normales; \u2014 proximité relative des lieux de travail (laboratoire, secrétariat et bibliothèque); \u2014 niveau de bruit limité.Rappelons qu\u2019un chercheur en formation (maîtrise ou PhD) passe régulièrement de dix à douze heures par jour au travail et qu\u2019en conséquence, il a besoin d\u2019un endroit propice à un travail intellectuel efficace.L\u2019assistance technique et l\u2019instrumentation: Fondamentalement, le travail technique fait partie de l\u2019apprentissage de la recherche.Cependant ce point est loin d\u2019être le plus important dans la formation d\u2019un chercheur.Pourtant un nombre insuffisant de spécialistes (techniciens) au niveau universitaire fait que souvent ce type de travail devient la préoccupation majeure de l\u2019étudiant-chercheur.Encore une fois, il est évident que cette situation se doit d\u2019être modifiée.Des exemples (IREQ, CNRC), où le ratio technicien/chercheur est plus élevé, indiquent la voie à suivre pour apporter les correctifs indispensables.Au niveau instrumentation on décèle aussi un certain nombre de problèmes, qu\u2019une bonne planification dio ae Cr OE LO sete ee a Ct Lb Lt TRL OO ES corrigerait.Ainsi un inventaire a jour, tout au moins au niveau des institutions, un entretien périodique de la qualité et même une liste québécoise des systèmes relativement dispendieux, pourraient être un point de départ acceptable.On éviterait ainsi les achats en double, les retards et les attentes injustifiées.Les économies ainsi réalisées permettraient soit de compléter, soit de moderniser certains appareils de recherche, soit d\u2019explorer de nouvelles voies.Les revenus Nous analyserons d\u2019abord les résultats d\u2019une étude sur les revenus pour la session d\u2019hiver 1979 des candidats à la maîtrise et au doctorat de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, ensuite nous ferons quelques constatations sur les bourses personnelles et sur divers paramètres de comparaison.Nous concluerons par quelques recommandations en vue d\u2019améliorations au système actuel.L\u2019analyse des revenus de la session hiver 1979 est basée sur une enquête interne pour l\u2019attribution des «Allocations de recherche» (A.D.R.).Un nombre représentatif de candidats y ont répondu; ceux-ci sont considérés comme «étudiants à temps plein» suivant les normes de l\u2019Ecole.Le revenu comprend les bourses au mérite, les bourses provenant des subventions aux chercheurs et les revenus d\u2019assistance à l\u2019enseignement.On constate que la moyenne générale sur une base annuelle est un peu inférieure à $S 650 avec des écarts pouvant atteindre jusqu\u2019à 30% (en plus ou en moins) d\u2019un département à un autre.Notons que ce montant est surestimé puisque les revenus d\u2019assistance à l\u2019enseignement n\u2019existent qu\u2019aux termes d\u2019automne et d\u2019hiver.Notons aussi que 15% des candidats n\u2019ont déclaré aucun revenu de bourses et que 9% n\u2019ont déclaré aucun revenu de quelque provenance que ce soit.Une compilation des montants des bourses au mérite pour les années 1974-1975 à 1979-1980 démontre que la bourse B-2 de la DGES a connu une augmentation de 88% pour atteindre $6 000, celle du CNRC de 67% pour atteindre $6 750, et celle de la Fondation des diplômés de Polytechnique (FDP) de 7% pour atteindre $4 500.De façon à bien situer les chiffres précédents dans le contexte actuel, deux sources de comparaison sont utilisées: le Conseil de la recherche de l\u2019Ecole Polytechnique (CREP) et l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).Le CREP suggérait un revenu annuel minimum de $6 000 en avril 1975 (2); le même organisme suggérait à nouveau un revenu de $8 000 à la maîtrise et de $9 000 au doctorat en février 1978 (3).(2) Document CREP 133 revisé le 04-04-75.(3) Document SRC 119, 21-02-78.a Selon nos calculs, cette seconde suggestion tenait compte d\u2019une indexation annuelle de l\u2019ordre de 10%.Si on se réfère au revenu moyen mentionné ci-dessus, on constate que ces suggestions sont restées au niveau de suggestions.Partant d'enquêtes annuelles sur le salaire des membres de l\u2019OIQ (4), on constate qu\u2019entre 1975 et 1979, les salaires des ingénieurs commençants (sans expérience) ont augmenté de 34% pour atteindre $17 720 et que ceux des ingénieurs ayant deux ans d\u2019expérience , de 29% pour atteindre $20 000.Aux tableaux 1 et 2, on compare les différents éléments décrits ci-dessus.On constate que les bourses de maitrise du programme FCAC sont plus élevées que celles au mérite du concours B-1 de la DGES; que, par rapport au salaire des ingénieurs, la suggestion du CREP se situe a 47%, les bourses de subventions a 30%, les bourses au mérite du CNRC à 31%, et celles de la DGES à 25%.Rappelons que le revenu moyen à la session hiver 1979 se situe à 32% du salaire des ingénieurs et à 78% du salaire minimum actuel rapporté sur une base annuelle (5).Les faits précédents portent à souhaiter d\u2019abord une harmonisation du mode d\u2019octroi des bourses au mérite.Actuellement les dates de présentation des demandes, d\u2019envoi des réponses et les délais d\u2019acceptation ne concordent pas.Comme les montants, les cumuls et les modalités d\u2019utilisation sont tous différents, le boursier méritant ne peut en pratique faire le choix le plus avantageux.Cette harmonisation souhaitée n\u2019implique pas une prise en charge totale par l\u2019Etat; cependant ce même Etat est sûrement dans une très bonne position pour la susciter.(4) Interplan: fév.1975, vol.2 no 1 déc.1975, vol.2 no 3 déc.1976, vol.3 no 5 nov.1977, vol.4 no 3.TABLEAU 1 Comparaison des sources de revenus annuels au 2e cycle (maîtrise)* 01 CREP SUBVENTIONS BOURSES (1.1) (1.2) CNRC (1.3) FCAC (1.4) CNRC (1.5) B-1 (1.6) année $ $ % $ % $ % $ % $ % 75 13 200 5 800 44 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 4 050 31 2 700 21 76 14 400 6 450 45 4 500 31 4 200 29 5 000 35 3 000 21 77 15 550 7 095 46 5 040 32 4 800 31 5 000 32 4 000 26 78 16 000 7 805 49 5 400 34 4 800 30 5 520 35 4 000 25 79 17 720 8 585 48 5 760 33 4 800 27 6 000 34 4 000 23 *au premier janvier de chaque année.(1.1) salaire annuel des ingénieurs, 0 an apres I\u2019obtention du baccalauréat, basé sur le décile supérieur des enquêtes de l\u2019OIQ et les suggestions de celui-ci.(1.2) suggestion du CREP ajustée avec une indexation de 10%.(1.3) bourse versée à un étudiant provenant d\u2019une subvention du CNRC octroyée à un chercheur.(1.4) bourse versée à un étudiant provenant d\u2019une subvention FCAC.(1.5) bourse au mérite du CNRC (basé sur le formulaire de demande).(1.6) bourse au mérite de la DGES.N.B.La base de comparaison pour le calcul du pourcentage est le salaire de l\u2019ingénieur (OIQ).BER ARP AY RENEE JU DS VARIE \\ == TS To TS v= TS so on on 2e 2 > L Niveau gestion ajusté corres serve plus déve Teven, E pls bourg lan bles EC peut gan lah ( fe uh dom Qué L ng borg & En ) a.ly toy fre don Dar Une êtes rene ot Er ie cute int TABLEAU 2 Comparaison des sources de revenus annuels au 3e cycle (PhD ou Doctorat)* oi CREP SUBVENTIONS BOURSES (2.1) (2.2) CNRC (2.3) FCAC (2.4) CNRC (2.5) B-2 (2.6) année $ $ % $ % $ % $ % $ % 75 15500 6 500 42 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 4 050 26 3 200 21 76 17 000 7 260 43 | 4500 26 4 500 26 5 000 29 3 500 21 77 17 500 7 980 46 5 040 29 5 400 31 5 000 29 4 500 26 78 18 500 8 780 47 5 400 29 5 400 29 5 520 30 5 000 27 79 20 000 9 660 48 5 760 29 5 400 27 6 000 30 6 000 30 *au premier janvier de chaque année.2.1) de l\u2019OIQ et les suggestions de celui-ci.(2.2) (2.3) (2.4) (2.5) (2.6) N.B.bourse au mérite de la DGES.La question principale reste la détermination du niveau du revenu individuel global.Une première suggestion est l\u2019institution d\u2019un revenu annuel minimum ajusté tout au moins à 50% de celui des ingénieurs; ceci correspond, à peu près, à la suggestion du CREP et conserve un rapport constant avec le secteur d\u2019activité le plus comparable.Par exemple ceci pourrait être développé dans un cadre du type «complément de revenu garanti» pour les chercheurs en formation.En terminant, soulignons deux solutions accessibles à plus court terme: l\u2019une affectant la fiscalité, l\u2019autre les bourses provenant de subventions.D'une part, les montants de bourses peuvent devenir complètement déductibles de l\u2019impôt aux particuliers.D'autre part, puisque le FCAC fixe un montant maximum qu\u2019un professeur peut verser à un étudiant-chercheur, que le même organisme fixe aussi un montant minimum raisonnable.La bibliothèque Constatant une déficience au niveau de la diffusion et de l\u2019accessibilité à l\u2019information scientifique, il est souhaitable de créer une banque informatisée de données accessibles dans tous les centres spécialisés du Québec.La chose est tout à fait possible et augmenterait considérablement l\u2019efficacité de la recherche.salaire annuel des ingénieurs, 2 ans après l\u2019obtention du baccalauréat, basé sur le décile supérieur des enquêtes suggestion du CREP ajustée avec une indexation de 10%.bourse versée à un étudiant provenant d\u2019une subvention du CNRC octroyée à un chercheur.bourse versée à un étudiant provenant d\u2019une subvention au programme FCAC.bourse au mérite du CNRC (basé sur le formulaire de demande).La base de comparaison pour le calcul du pourcentage est le salaire de l\u2019ingénieur (OIQ).Conclusion Dans le texte qui précède, nous nous sommes limités à ce qui touche directement les chercheurs en formation autant au niveau intellectuel qu\u2019au niveau matériel.Ce document propose certaines solutions aux problèmes qui furent soulevés, d\u2019autres solutions toutefois pourraient (et doivent) être ultérieurement élaborées.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019application d\u2019un certain nombre de ces solutions augmenterait, croyons-nous, l\u2019intérêt pour une carrière en recherche.Pour certains diplômés du premier cycle, le manque de débouchés en recherche est un frein évident à la poursuite d\u2019études de 2e et 3e cycles.En effet, à quoi bon faire une maîtrise ou un doctorat, si par la suite on ne se voit offrir que des emplois exigeant un baccalauréat?La pénurie de centres de recherche extra-universitaires, tant au niveau gouvernemental qu\u2019industriel, force souvent ceux qui veulent poursuivre une telle carrière à s\u2019expatrier.La mise en place par l\u2019Etat d\u2019une politique de contrôle et d\u2019expansion de la recherche scientifique, autant aux niveaux universitaire et gouvernemental qu\u2019industriel, nous apparaît donc essentielle dans le contexte québécois actuel.Est-il nécessaire de rappeler que la base de toute action à long terme dans un domaine aussi spécialisé implique au départ une formation de qualité dans un milieu approprié? Ce a Attitudes des entrepreneurs vis-a-vis les investisseurs potentiels dans leurs entreprises* par Yvon Gasse, Faculté des sciences de l\u2019administration, Université Laval Les problèmes de financement ainsi que les pratiques financières des entrepreneurs canadiens ont fait l\u2019objet de plusieurs discussions au cours des vingt dernières années.Déjà au début des années soixante, Taylor (1) faisait remarquer que les entrepreneurs canadiens- français recherchaient fortement l\u2019indépendance financière de leurs entreprises.Selon lui, l\u2019aversion des Canadiens français pour la dépendance financière «va souvent jusqu\u2019au refus d\u2019avances bancaires».(2) L'homme d\u2019affaires canadien-français est réticent quand il s\u2019agit de solliciter une aide financière, même lorsqu\u2019il peut obtenir une telle assistance tout en conservant tous ses droits sur son entreprise.Pour Taylor, (3) cette réticence semble tenir, en partie, au fait que le propriétaire craint d\u2019être soumis à d\u2019éventuelles pressions de la part de ses créanciers et, en partie, peut-être, à une certaine aversion paysanne de l\u2019endettement.Evidemment, les Canadiens français ne sont pas les seuls à vouloir garder le contrôle financier de leurs entreprises.Il s\u2019agit d\u2019une ambition légitime que plusieurs hommes d\u2019affaires de langue anglaise ont manifestée également.(4) Les entrepreneurs préfèrent l\u2019autofinancement pour assurer le développement de leurs entreprises et sont habituellement opposés à l\u2019idée d\u2019accepter des capitaux venant de l\u2019extérieur.Les auteurs canadiens-anglais Litvak et Maule (5) ont souligné une attitude similaire de la part des entrepreneurs canadiens ayant récemment créé leurs entreprises.Environ 35 pour cent de ces entrepreneurs ont avoué s\u2019être lancés en affaires avec comme seule source de financement leurs maigres épargnes personnelles.De plus, 64 pour cent d\u2019entre eux ont exprimé de fortes réserves quant à l\u2019opportunité de faire appel à des investisseurs de capital de risque, de peur de perdre le contrôle de leurs entreprises.Cette étude démontre que plusieurs entrepreneurs avaient beaucoup de difficulté à faire la distinction entre leurs affaires personnelles et celles de leurs entreprises.Quant au mode de financement qu\u2019ils favorisent le plus, les emprunts sont de loin préférés à la vente de capital- action et ce, encore une fois, pour des raisons de contrôle.(6) Dans une autre étude, les mêmes auteurs (7) ont analysé les entreprises à haute technologie au Canada et ont découvert que la firme typique était financée à ses débuts en grande partie avec les épargnes personnelles de l\u2019entrepreneur (34 pour cent), des emprunts bancaires (28 pour cent), des emprunts de parents et amis (16 pour cent), du capital de risque (7 pour cent), et des mises de fonds des associés (4 pour cent).La plupart des entrepreneurs étaient d\u2019avis qu\u2019il n\u2019existe pas de manque de fonds au Canada mais que trop peu de ces fonds sont disponibles sous forme de capital de risque.La critique la plus fréquente émise par ces entrepreneurs a trait au contrôle de l\u2019avoir des actionnaires et à la participation à la gestion de l\u2019entreprise qui sont habituellement exigés par les investisseurs de capitaux de risque comme conditions de leur apport financier.Une étude (8) que nous avons effectuée auprès de cinquante et un entrepreneurs manufacturiers dans deux secteurs industriels du Québec nous montre bien les préférences des propriétaires d\u2019entreprises quant à leurs sources de financement pour fins d\u2019expansion.Les résultats nous indiquent que les entrepreneurs préfèrent utiliser leurs propres sources de fonds dans une proportion de 26 pour cent, alors que 31 pour cent feront appel aux emprunts de banque; par contre, seulement 4 pour cent d\u2019entre eux se disent prêts à solliciter de nouveaux actionnaires.Encore une fois, les raisons données pour ces choix sont toujours les mêmes: réticence à partager le contrôle de l\u2019entreprise; peur de perdre le contrôle absolu; répugnance à partager la prise de décision avec quelqu\u2019un d\u2019autre.Selon Alain Grieve, (9) du point de vue de l\u2019entrepreneur, la stratégie est claire; il s\u2019agit en fait pour lui de résister le plus possible à toute tentative de dilution de son contrôle sur l\u2019entreprise.(1) Taylor, Norman W., «L\u2019industriel Canadien-Français et son Milieu», Recherches Sociographiques, 1961, Vol.2, No.2.(2) Ibid, p.135.(3) Ibid, pp.135-136.(4) Ibid.(5) Litvak, 1.A.and C.J.Maule, Canadian Entrepreneurship: A Study of Small Newly Established Firms, Ottawa: Department of Industry, Trade and Commerce, 1971.6) Ibid, pp.13-14.(7) Litvak, I.A.and C.J.Maule, Climate for Entrepreneurs: A Comparative Study, Ottawa: Dept.of Industry, Trade and Commerce, 1974.(8) Gasse, Yvon, Entrepreneurs\u2019 Cybernetic Predispositions, Business Ideology and Effectiveness of Small Organizations in Two Industrial Environments, Ottawa: Dept.of Industry, Trade and Commerce, 1976.(9) Grieve, Alan, «Venture Capital Sources and the Canadian Entrepreneur», The Business Quarterly, Spring 72, pp.54-59.*Communication présentée lors du 48e Congrès de l\u2019ACFAS à Québec, en mai 1980 (a pou la hielo versé pire I pl malgré ep yis had Objet L les pr dh fils Mél L tepri fieul fre g filon Popu repré veste façon des Vent lon, dog Ire Quy tung Plus tue Tay tim Tete do liv ts ou sde 8 que Sont Qe \u20ac) lion Ine ide eux Les pe aux ou ge ab pie ve oc \u201ca gr Cette situation peut donc devenir problématique pour la plupart des entreprises qui veulent et doivent se développer.C\u2019est pour cette raison que les Gouvernements ont pensé mettre au point des programmes qui permettraient l\u2019injection de capitaux de risque dans les petites et moyennes entreprises du Canada.Mais malgré le bien-fondé de tels programmes, ce qui importe le plus, c\u2019est encore la réaction de l\u2019entrepreneur vis-à- vis les fonds de l\u2019extérieur et les conditions s\u2019y rattachant.Objectifs de l\u2019étude L\u2019objectif principal de cette étude est de connaître les pratiques financières usuelles des entrepreneurs et d\u2019étudier leurs attitudes vis-à-vis les investisseurs potentiels extérieurs à leurs entreprises.Méthodologie Les études portant sur la petite et moyenne entreprise présentent des difficultés méthodologiques particulières.En fait deux considérations majeures doivent être gardées à l\u2019esprit dans ce type d\u2019études: l\u2019échantillon doit être représentatif et les données crédibles.Population La première étape à l\u2019obtention d\u2019un échantillon représentatif consiste à bien définir la population à in- vestiguer, c\u2019est-à-dire l\u2019ensemble des sujets à étudier.De façon à augmenter l\u2019homogénéité des caractéristiques des sujets d\u2019analyse, certaines variables exogènes doivent être contrôlées ou du moins prises en considération.Une première variable de ce genre est la dispersion géographique.Nous avons limité cette étude aux entreprises situées dans les limites de la Province de Québec.On augmente ainsi la probabilité que les opportunités d\u2019affaires et les disponibilités de fonds soient plus fortement similaires d\u2019une entreprise à l\u2019autre.Les activités proprement dites de l\u2019entreprise constituent une deuxième variable à contrôler.Pour des raisons de priorités économiques et de comparaisons de données, seules les entreprises manufacturières furent retenues.Les autres types d\u2019entreprise peuvent ne pas avoir les mêmes besoins de financement et les mêmes niveaux de risque.eric Lorsqu\u2019on parle de petites et moyennes entreprises (PME), le concept de taille est immédiatement invoqué.Cette troisième variable importante nous a conduits à restreindre la taille des entreprises à étudier entre 20 et 250 employés.Il est évident que l\u2019évolution de l\u2019entreprise entraîne des catégories de problèmes financiers particuliers.De plus, pour les entreprises se situant dans ces tailles, il est plus facile de faire un lien direct entre les attitudes et le comportement de l\u2019entrepreneur et les actions de son entreprise.Il est important aussi de recueillir les données pour des périodes semblables à cause de l\u2019influence des cycles économiques.Ainsi, un minimum de cinq ans d\u2019opération fut établi pour inclure une entreprise dans la population.Les données visées se situaient entre 1972 et 1977.Un minimum de cinq ans nous assurent d\u2019une certaine expérience de la part de l\u2019entreprise.En général, les investisseurs sont très peu disposés à investir dans des entreprises nouvellement établies.Finalement, seules les entreprises dirigées par un actionnaire majoritaire furent retenues.Les autres types d\u2019entreprises comme les filiales, les sociétés et les coopératives furent exclues.La sélection des firmes pouvant rencontrer tous ces critères à la fois fut effectuée à partir de différentes sources et statistiques disponibles au Québec.Echantillon Pour résumer, l\u2019échantillon de cette étude fut sélectionné à partir d\u2019une population d\u2019entreprises manufacturières du Québec employant entre 20 et 250 employés, ayant au moins cinq ans d\u2019existence et dirigées par leurs propriétaires.En principe, les entreprises manufacturières rencontrant tous ces critères pouvaient être choisies dans tous les secteurs industriels du Québec.Cependant, pour des raisons pratiques, nous avons décidé de limiter le nombre de secteurs à trois.Le critère utilisé ici est le degré de sophistication technologique.Le niveau de la technologie utilisée peut effectivement avoir une influence prépondérante sur l\u2019innovation et les activités opérationnelles de l\u2019entreprise.Une nouvelle technologie, par exemple, peut impliquer des risques plus élevés et ainsi décourager des investisseurs potentiels.Pour les fins de cette étude, nous avons choisi les trois secteurs suivants: l\u2019électronique et les contrôles électriques où l\u2019emphase est principalement sur les nouveaux produits; la chimie spécialisée où les innovations dans les procédés de transformation sont cruciales; et les produits en ciment où la stabilité de la technologie et des marchés n\u2019est pas particulièrement propice aux innovations. 10 Environ cinquante-quatre entreprises pouvaient ainsi être éligibles pour l\u2019étude dans ces trois secteurs.Tous les propriétaires-dirigeants de ces entreprises furent contactés par téléphone et sollicités pour une entrevue.De ce nombre, trente-six furent effectivement rencontrés; les autres n\u2019ont pas pu pour une raison quelconque nous accorder une entrevue.Le tableau | nous fait voir les caractéristiques globales de cet échantillon.TABLEAU 1 Caractéristiques de l\u2019échantillon Produits Electronique Chimie en ciment spécialisée Population 20 16 18 Echantillon 13 12 11 Montréal 4 8 10 Reste de la province 9 4 1 Canadiens français 13 5 6 Canadiens anglais \u2014 7 5 Instruments Il y a plusieurs moyens pour recueillir des données pour fins de recherche, ceux-ci allant d\u2019une simple consultation de dossiers aux observations par participation.La sélection des instruments appropriés pour la collecte des données dépend surtout des objectifs de l\u2019étude et de la nature du champ d\u2019investigation.Pour cette étude, nous avons choisi de travailler à partir d\u2019entrevues et ce pour des raisons pratiques.Nous avons éliminé l\u2019utilisation du questionnaire expédié par la poste car les expériences antécédentes nous ont indiqué que souvent les entrepreneurs semblaient trop occupés pour répondre à des questionnaires de recherche.En effet, la plupart des études sur la petite et moyenne entreprise effectuées dans le contexte canadien et ayant utilisé le questionnaire envoyé par la poste n\u2019ont atteint qu\u2019un taux de réponse variant entre 15 et 25 pour cent.Un tel taux est habituellement considéré comme étant trop bas pour une interprétation judicieuse des données; de plus, on peut supposer que les caractéristiques des répondants sont différentes de celles des non répondants.Une autre raison s\u2019opposait au choix du questionnaire mis à la poste.C\u2019était la possibilité que l\u2019entrepreneur ne réponde pas lui-même au questionnaire mais demande à quelqu\u2019un d\u2019autre de le faire à sa place.Nous ne voulons absolument pas mettre en doute l\u2019honnêteté des propriétaires-dirigeants mais seulement souligner la tendance à considérer les questionnaires de recherche au même titre que les autres formulaires usuels des affaires quotidiennes de l\u2019entreprise.Il est évident qu\u2019une telle pratique est inacceptable dans un processus scientifique qui prétend mesurer les attitudes et les opinions des entrepreneurs eux-mêmes.Enfin, un instrument de recherche n\u2019est jamais parfait et un questionnaire envoyé par la poste souffre doublement des imperfections inhérentes à son utilisation.Qu\u2019il s\u2019agisse de souligner les problèmes d\u2019incompréhension, de langage inapproprié, de refus de répondre à certaines questions, de donner des réponses approximatives pour bien comprendre l\u2019ampleur des difficultés.Nous avons donc élaboré un guide d\u2019entrevue semi- structuré.Ce guide divisé en plusieurs sections fait appel à des informations sur l\u2019ensemble de l\u2019entreprise et non seulement aux seules pratiques financières ou attitudes et opinions.Il apparaissait important de connaître les grandes lignes de l\u2019évolution de l\u2019entreprise afin de mieux comprendre les aspects financiers.La plupart des questions furent posées de façon ouverte permettant ainsi d\u2019exploiter la richesse des réactions spontanées.Certaines échelles d\u2019attitudes furent aussi utilisées.Etant donné que l\u2019entrevue permet aussi d\u2019observer, nous avons pris avantage de l\u2019opportunité de visiter les lieux et d\u2019enregistrer toutes observations et impressions qui nous semblaient pertinentes à une plus grande compréhension du contexte de l\u2019organisation.Finalement, l\u2019ensemble des données ainsi recueillies furent comparées aux informations de nature publique qui pouvaient être disponibles sur l\u2019entreprise et son secteur industriel.Résultats Evidemment, les résultats présentés ici doivent toujours être interprétés dans la perspective des caractéristiques de l\u2019échantillon sélectionné.Les perceptions et les attitudes sont largement influencées par des caractéristiques de personnalité mais aussi par des éléments d\u2019environnement.Les deux ensembles de variables produisent un encadrement cognitif à l\u2019intérieur duquel se développent les éléments de base des attitudes.Parmi les facteurs ayant une influence prédominante, il faut noter en particulier les besoins, les objectifs et l\u2019expérience antécédente de l\u2019individu en relation avec l\u2019objet de l\u2019attitude.Lorsque ces facteurs sont transposés dans les termes de notre étude, il en découle que les attitudes, les opinions et les perceptions des entrepreneurs vis-à-vis les impératifs financiers de l\u2019entreprise dépendront en grande partie de leurs besoins en financement, des objectifs et de l\u2019utilisation de leurs fonds et de leur expérience passée avec le système financier.Pour cette raison, il nous apparaît important de présenter un bref aperçu de la problématique de financement chez les PME étudiées.ues inst Iii ls ¢ aupr (10)s fede dant dim sent nèces re (pal diy sac Pratiques financières usuelles Au point de départ, nous avons donc cru intéressant de demander aux propriétaires-dirigeants avec quels organismes de financement ils avaient fait affaire dans le passé.Le tableau 2 fait état de la distribution des organismes utilisés par secteur industriel et en totalité de l\u2019échantillon.TABLEAU 2 Pourcentage des entrepreneurs ayant fait affaire avec certains organismes de financement Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Banques à charte 92% 100% 100% 98% Banque fédérale de développement 17 46 70 45 Entreprise de capital de risque 0 0 8 3 Compagnies de finance 25 10 54 31 Autres institutions 8 10 23 14 Individus 17 0 16 11 Il n\u2019y a aucun doute que les banques à charte sont les organisations de financement les plus populaires auprès des propriétaires-dirigeants de PME.Une étude (10) sur le capital de risque menée en 1974 pour le compte de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes a révélé des résultats similaires.Cette étude démontre entre autres que les banques à charte fournissent une part de plus en plus élevée des fonds externes nécessités par les PME, allant de 16 pour cent en 1955 à 82 pour cent en 1974.Il semble bien que les raisons principales de la popularité des banques soient leur grande disponibilité et la rapidité relative avec laquelle les transactions sont effectuées.La Banque fédérale de développement est la deuxième source importante de financement.Ici cependant des différences apparaissent entre les trois secteurs industriels de l\u2019échantillon.Les entreprises de produits en ciment semblent faire appel le plus à ses services.On doit se rappeler que la B.F.D.n\u2019avance des fonds qu\u2019aux entreprises qui ne peuvent se les procurer ailleurs à des conditions raisonnables.Peut-être est-ce plus le cas ici des entreprises de produits en ciment que celles d\u2019électronique.(10) Improving the Flow of Risk Capital, Toronto: The Canadian Federation of Independent Business, 1974.Seulement une entreprise avait fait affaire avec une compagnie de capital de risque.Il semble que les exigences de ces organisations répugnent au propriétaire- dirigeant typique.Par contre, les compagnies de finance traditionnelles, malgré leurs taux d\u2019intérét élevés, semblent constituer une source alternative relativement acceptable.Enfin, les autres types d\u2019institutions, tels les clubs de placement, les agences mobilières, les manufacturiers, les fournisseurs et même les individus ne constituent pas des sources importantes de financement.Sources préférées de financement Il est possible cependant qu\u2019un entrepreneur choisisse une institution de financement plutôt qu\u2019une autre à cause de raisons hors de son contrôle.En effet, l\u2019entreprise peut devoir répondre à des contraintes et des contingences qui ne laissent que peu de choix au dirigeant.Afin de contourner cette possibilité, une question plus neutre fut alors posée: «Quelle est votre préférence quant aux sources de financement pour le fonds de roulement de votre entreprise et pour un investissement important requis pour fin d\u2019expansion?» Les tableaux 3 et 4 résument les réponses recueillies à cette question.TABLEAU 3 Sources de fonds préférées pour le fonds de roulement Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Surplus accumulés 64% 82% 46% 63% Fonds propres 9 0 15 8 Emprunts bancaires 27 18 39 29 TABLEAU 4 Sources de fonds préférées pour un investissement important Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Surplus accumulés 33% 82% 17% 44% Fonds propres 11 9 0 6 Emprunts bancaires 22 9 50 28 B.F.D.11 0 33 15 Autres 23 0 0 7 11 BN a Ki » 4 \u2019 12 Ces tableaux démontrent bien la nette préférence des entrepreneurs pour l\u2019auto-financement.Mais encore là, il existe des différences marquées, à la fois entre les .secteurs industriels et la destination des fonds.Les raisons explicatives ne sont pas toujours évidentes; très souvent, un mode de financement ne s\u2019explique que par des considérations individuelles ou encore historiques.Lorsque des fonds externes à l\u2019entreprise sont exigés ou encore préférables, les banques à charte ressortent à nouveau dans la liste de priorités des dirigeants.La PME, plus que toute autre forme d\u2019entreprise, semble préférer, et de loin, devenir et demeurer autosuffisante au risque parfois de négliger certaines opportunités évidentes.Le style de gestion très personnalisé de ses dirigeants et le caractère plutôt familial de ses opérations la prédisposent naturellement à ce type de fonctionnement.Perception des facteurs influençant le financement Même si les entrepreneurs visent l\u2019autosuffisance dans l\u2019administration de leurs entreprises, rares sont ceux qui ne doivent pas recourir un jour ou l\u2019autre à des sources de financement externes en plus des opérations usuelles de banque.Parmi les fonds externes les plus disponibles, il y a ceux des investisseurs potentiels, qu\u2019ils soient individus, organisations ou institutions.Dans la perspective du propriétaire-dirigeant, sur quoi peuvent se baser ces investisseurs potentiels pour évaluer l\u2019opportunité d\u2019investir ou non dans une PME?Le tableau 5 rend compte des principaux facteurs perçus comme les plus importants.TABLEAU 5 Facteurs perçus comme influençant les investissements dans une PME Electronique Chimie Produits en spécialisée ciment Ressources managériales 25 % 45,5% 23,1% Rendement passé de l'entreprise 33,3 27.3 30.8 Potentiel de croissance de la firme 16,7 27,3 15,4 Sophistication technologique de la firme 8,3 0 0 Bilan d'entreprise 16,7 0 30,8 Il y a en fait deux facteurs principaux qui sont perçus comme ayant une importance prédominante dans la décision d\u2019un investisseur, ce sont: les ressources managériales et humaines dont l\u2019entreprise dispose et le rendement antérieur de l\u2019entreprise.L\u2019importance du premier facteur semble assez évidente puisque l\u2019évolution et le succès de l\u2019entreprise dépendent en fin de compte du management.Dans une PME, le propriétaire-dirigeant incarne le management et souvent les traits de personnalité et les capacités de l\u2019individu sont les vrais et parfois les seuls facteurs qui prédisposent les investisseurs à risquer certains fonds dans une PME; en fait, ils investissent plus dans le potentiel de l\u2019individu que dans celui de l\u2019entreprise.La performance antérieure de l\u2019entreprise, bien qu\u2019étroitement reliée aux ressources managériales, implique une évaluation différente.Alors que la perception du potentiel du management relève plus de la subjectivité et de l\u2019intuition de la part de l\u2019investisseur, la performance passée peut, elle, se mesurer à l\u2019aide de techniques et d\u2019instruments d\u2019une assez grande finesse.Habituellement, deux éléments peuvent décourager un investisseur de s\u2019impliquer dans une PME: soit que le concept mis de l\u2019avant par l\u2019entreprise ou toute l\u2019entreprise elle-même soient trop risqués, ou que les profits ou les taux de rendement soient insuffisants.Les risques que prennent les investisseurs sont reliés à la perte pure et simple de leurs fonds, aux rendements trop bas ou encore au fait d\u2019être pris avec des fonds qu\u2019ils ne peuvent plus retirer de l\u2019entreprise faute de marché secondaire.Tous ces aspects doivent donc être soigneusement analysés avant de faire un investissement dans une PME.Par contre, pour plusieurs investisseurs, l\u2019approche préférée est celle qui tient compte des taux de croissance du secteur industriel dans lequel évolue l\u2019entreprise.Les décisions qui sont basées seulement sur le rendement courant de l\u2019entreprise ne tiennent pas compte des changements à venir dans les conditions du marché.En effet, une entreprise qui fonctionne de façon marginale peut devenir très profitable et constituer un attrait intéressant si la demande pour ses produits ou services se met à augmenter; la situation inverse s\u2019applique aussi.C\u2019est seulement en évaluant bien les changements probables dans les conditions du marché qu\u2019il sera possible d\u2019estimer la vraie valeur de l\u2019entreprise.Enfin, il est intéressant de noter que le degré de sophistication technologique de la firme ne semble pas être perçu comme influençant les investisseurs potentiels.Selon les théories avancées, certains protagonistes prétendaient que la haute technologie faisait fuir les investisseurs à cause de son degré de risque trop élevé alors que d\u2019autres, au contraire, soutenaient que les entreprises à haute technologie offraient un potentiel de croissance nettement supérieur.Evidemment, il s\u2019agit ici de l\u2019opinion des propriétaires-dirigeants et non de celle des investisseurs.Trop 9 dip! pig foe Hide me Tits ff Très ul nécess Autres Ne sa tomy entr l'en pour lisp Que révé Drop Fran on.Moi Mog et Te co Opinion à propos des programmes gouvernementaux A cause de la prolifération des programmes d\u2019aide à la PME que les divers palliers de gouvernement mettent à la disposition des entrepreneurs, il était intéressant de connaître leur opinion à ce sujet, surtout que plusieurs de ces programmes ont pour objectif d\u2019offrir une assistance financière quelconque aux entreprises.Ce sont d\u2019ailleurs ces programmes pour lesquels nous avons demandé l\u2019opinion des propriétaires-dirigeants.Ces opinions sont présentées au tableau 6.TABLEAU 6 Opinions à propos des programmes gouvernementaux d\u2019aide financière Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Trop complexes et trop lents 59% 55% 23% 45% Exigent trop de garanties 17 9 0 8 Aide insuffisante 0 0 15 6 Très efficaces 8 0 23 11 Très utiles et nécessaires 8 9 3 17 Autres opinions 0 9 8 5 Ne savent pas 8 18 0 8 Un bref coup d\u2019oeil au tableau nous montre que seulement 28 pour cent des entrepreneurs ont fait des commentaires positifs vis-a-vis ces programmes.En fait, ce sont les entreprises de ciment qui en ont le plus profité.La plupart des entreprises avaient cependant déja une expérience quelconque avec des programmes du méme genre.Les critiques les plus virulentes ont trait à l\u2019aspect bureaucratique et procédurier des programmes, aux conditions requises pour être admissible et au temps et à l\u2019argent requis pour faire une demande.Les entrepreneurs ont tendance à penser ironiquement que l\u2019entreprise doit démontrer qu\u2019elle n\u2019en a pas besoin pour l\u2019obtenir; ainsi les entreprises les mieux nanties et les plus grosses sont celles qui en profitent le plus.Bien que cette opinion soit certes un peu extrémiste, elle révèle une frustration certaine vis-à-vis la plupart des programmes.Ce n\u2019est pas tant le principe du programme qui est remis en cause ici que les modalités de son application.Les règles administratives seraient le moindrement simplifiées et l\u2019efficacité et l\u2019attrait de ces programmes seraient nettement améliorés.Opinions sur un programme spécial d\u2019aide financière.Même si on peut facilement admettre que le nombre de programmes de prêts ou de garanties financières aux petites et moyennes entreprises semble suffisant, on ne peut certes pas dire la même chose de leur pertinence et spécificité.En fait, ces programmes sont souvent mal adaptés aux conditions particulières de la PME et ne correspondent pas toujours à leurs besoins.Récemment, le gouvernement du Québec a lancé avec l\u2019aide de l\u2019entreprise privée les SODEQ (Société de développement de l\u2019entreprise québécoise).Le gouvernement fédéral veut lui aussi offrir un programme similaire aux PME.La mission de ces programmes consiste à investir du capital-action dans les PME.Evidemment, l\u2019hypothèse à la base veut que les propriétaires-dirigeants profitent d\u2019une telle opportunité pour augmenter à peu de frais l\u2019avoir de leur entreprise.Or, l\u2019expérience passée nous démontre des réactions parfois très différentes de la part des entrepreneurs de celles anticipées lors de la conception de programmes supposément bénéfiques à l\u2019entreprise.Un des objectifs de cette recherche consiste précisément à mesurer les réactions possibles.La question suivante fut donc formulée: «Si les gouvernements mettaient en place des mécanismes pour investir de façon minoritaire dans le capital-action des petites et moyennes entreprises canadiennes, seriez-vous disposés à faire appel à de tels programmes en cas de besoin?» Les tableaux 7, 8 et 9 présentent les réactions des entrepreneurs et les raisons de leurs choix.TABLEAU 7 Prédispositions des entrepreneurs vis-à-vis un programme qui investirait du capital-action dans leurs entreprises Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Feraient appel à un tel programme 8% 9% 54% 25% Ne feraient pas appel a un tel programme 84 46 23 30 Peut-étre 8 18 8 11 Ne savent pas 0 27 15 14 13 14 TABLEAU 8 Raisons données par les entrepreneurs pour faire appel à un programme qui investirait du capital-action dans leurs entreprises Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Satisfait de l'expérience passée 0% 33% 16% 20% Financement facile 100 67 67 70 Le gouvernement doit faire sa part 0 0 17 10 TABLEAU 9 Raisons données par les entrepreneurs pour ne pas faire appel a un programme qui investirait du capital-action dans leurs entreprises Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Contre toute intervention gouvernementale dans ce domaine 100% 100% 50% 91% Les mécanismes actuels sont suffisants 0 0 25 4 Besoin d'un programme pour effectuer des prêts 0 0 25 4 Dans l\u2019ensemble, les réactions et les raisons semblent assez claires.Les entrepreneurs ne seraient pas totalement disposés à faire appel à un programme dont l\u2019objectif serait d\u2019investir des fonds sous forme de capital-action dans leurs entreprises, la raison majeure étant la présence gouvernementale.Les propriétaires- dirigeants semblent suspicieux des interventions gouvernementales; les raisons exactes ne sont pas évidentes puisque la seule mention d\u2019un lien gouvernemental quelconque est suffisante pour soulever leur réticence.De plus, un tel programme ne semble pas les préoccuper outre mesure puisque 77 pour cent d\u2019entre eux n\u2019avaient aucune idée comment un tel mécanisme pourrait fonctionner pour leur être d\u2019une certaine utilité.D'ailleurs, ceux qui ont présenté des commentaires à cet effet verraient mieux l\u2019entreprise privée ou un comité indépendant pour coordonner les activités d\u2019un programme de ce genre.Le rôle du gouvernement pourrait alors se borner à garantir certains fonds.Quant à ceux qui se disent favorables à un programme du genre, ils y voient une opportunité de financement facile.Ce sont surtout les propriétaires- dirigeants d\u2019entreprises de produits en ciment qui seraient prêts à y faire appel; d\u2019une part, parce que leur expérience passée a été positive avec des programmes similaires, d\u2019autre part parce que leurs besoins semblent plus grands et leurs alternatives de financement moindres.Ces réactions semblent donc bien concorder avec l\u2019opinion générale des entrepreneurs vis-à-vis les différents programmes gouvernementaux d\u2019aide à la PME.Une étude plus approfondie serait cependant souhaitable à ce sujet.Prédispositions à vendre du capital-action Quelles seraient maintenant les prédispositions des propriétaires-dirigeants à vendre du capital-action de leurs entreprises à des gens de l\u2019extérieur de l\u2019entreprise?Evidemment, on entre ici dans le vif du sujet et l\u2019essence de l\u2019étude tourne autour de cet aspect.Les avantages du financement par capital-action sont bien connus.Au contraire du financement par emprunt, les fonds investis sous forme de capital-action n\u2019ont pas besoin d\u2019être remboursés selon un échéancier précis; de plus, ils permettent d\u2019atteindre un meilleur équilibre financier de la firme.Par contre, ils ont aussi un désavantage encore mieux connu des entrepreneurs: une dilution possible de l\u2019avoir du ou des propriétaires et conséquemment une certaine diminution de leur contrôle effectif.Certes, la réalité est encore plus complexe.La détermination de la valeur des actions est un élément de négociation extrêmement difficile pour l\u2019entrepreneur typique.Ses frustrations et ses déceptions quant à la valeur aux livres de son entreprise n\u2019ont d\u2019égales que les efforts et le temps investis au cours des années pour survivre.De plus, une trop grande dilution de son avoir peut nettement affecter son intérêt et sa motivation comme entrepreneur.Non seulement s\u2019agit-il d\u2019un certain bouleversement sur le plan des affaires mais bien d\u2019une forme de déséquilibre dans sa conception traditionnelle de l\u2019entreprise et de son rôle comme homme d\u2019affaires.Il devra maintenant composer avec de nouveaux collaborateurs, partager la prise de décision, informer et consulter, enfin, admettre que la propriété de l\u2019entreprise n\u2019est plus exclusive.L\u2019entreprise devient en quelque sorte une entité en elle-même ayant sa propre dynamique.Compte tenu des résultats des études antécédentes sur le sujet, il nous était facile d\u2019anticiper les réponses des propriétaires-dirigeants à une question trop directe.C\u2019est pourquoi la question suivante, plus ait plore it imp {ugh jal Guha of! got bled gee pour d Prédis \u2014 Disjsts wie dés ac Kon i à vendre des act Acton alls Kenna pases note.Tema entre Viron à lai ment, l'epn mony dans Enco rés Ire fins dont Conti lr Eto Dhs | Dit Darfo ny fe | ii contraignante, fut alors posée: «Advenant une situation où votre entreprise aurait besoin de fonds pour un projet important et qu\u2019il ne vous serait pas possible d\u2019augmenter votre dette (emprunts), seriez-vous disposé à vendre des actions votantes de votre entreprise?» Sachant que l\u2019emprunt est l\u2019instrument de financement privilégié des propriétaires-dirigeants de petites et moyennes enreprises, sa négation constitue en effet une contrainte importante dans une stratégie financière.Le tableau 10 rapporte les réactions des entrepreneurs à la question telle que formulée ainsi que leurs préférences pour des actionnaires jouant un rôle actif ou passif.TABLEAU 10 Prédispositions des entrepreneurs à vendre des actions et leurs préférences quant au rôle joué par les actionnaires Electronique Chimie Produits en Total spécialisée ciment Disposés à vendre des actions 50% 45% 62% 53% Non disposés à vendre des actions 50 55 38 47 Actionnaires actifs 100 75 100 94 Actionnaires passifs 0 25 0 6 Même avec une question aussi contraignante, on note une répartition marquée chez les répondants.On remarque aussi une plus grande similarité de réponses entre les trois secteurs industriels.C\u2019est donc dire qu\u2019environ la moitié des propriétaires-dirigeants seraient prêts à laisser tomber un projet important faute de financement, plutôt que de vendre des actions de leur entreprise; en d\u2019autres termes, ils ne seraient pas disposés à monnayer des actions pour un projet important et même dans certains cas pour l\u2019expansion de leur entreprise.Encore une fois, ces données semblent confirmer les résultats de recherches antérieures.Par ailleurs, les entrepreneurs qui se déclarent disposés à vendre des actions le feraient presqu\u2019exclusivement à des actionnaires dont le rôle serait actif.On entend ici des gens prêts à contribuer non seulement de leur argent mais aussi de leur expérience, de leur expertise et de leur temps à la gestion et aux activités de l\u2019entreprise.Ce qui intéresse le plus l\u2019entrepreneur, c\u2019est quelqu\u2019un qui puisse le compléter dans les aspects où il se sent lui-même déficient; parfois, on mentionne même l\u2019opportunité d\u2019y trouve un successeur.Maintenant, quel pourcentage d\u2019actions serait-on prêt à vendre à ce genre d\u2019individus?Plus de 65 pour cent des propriétaires-dirigeants se disent prêts à vendre 49 pour cent de l\u2019avoir de leur entreprise, ni plus, ni moins.Les autres 35 pour cent vendraient entre 10 et 40 pour cent des actions.Il semble évident qu\u2019un actionnaire qui détient 49 pour cent des actions d\u2019une entreprise et qui y joue un rôle actif ne pelit pas être assimilé à n\u2019iimporte quel autre actionnaire ordinaire.Il devient dans les faits le co-propriétaire de l\u2019entreprise et n\u2019a pas d\u2019autre choix que de s\u2019impliquer.En féalité, ce que recherche l\u2019entrepreneur intéressé à vendre des actions de son entreprise, ce n\u2019est pas un actionnaire ordinaire dans le sens usuel du terme mais bien un associé à part entière.Les entrevues avec les propriétaires- dirigeants nous ont clairement indiqué que ceux-ci ne sont en aucune façon intéressés à vendre des actions en petites quantités à des individus non disposés à contribuer à l\u2019évolution de l\u2019entreprise au-delà de leurs mises de fonds.Aux dires des dirigeants, ces gens non- impliqués sont beaucoup plus un fardeau et une nuisance car la détention d\u2019actions leur procure un sentiment de propriété qu\u2019ils essaient d\u2019exercer alors qu\u2019en fait ils n\u2019y connaissent rien.D\u2019un autre côté, ceux qui ne se sentent pas disposés à vendre des actions donnent comme raison, et ce à 80 pour cent, qu\u2019ils ne veulent pas diluer leur contrôle absolu sur l\u2019entreprise.Encore une fois, l\u2019étroite relation entre la propriété et le contrôle effectif dans une PME repose sur une conception particulière de l\u2019entreprise et une façon précise de faire des affaires.De ceci découle une attitude différente vis-à-vis l\u2019autorité, les responsabilités, le travail et les fonctions de l\u2019entreprise.Le propriétaire est non seulement lié financièrement mais émotionnellement à son entreprise; en vendre une partie, c\u2019est en quelque sorte vendre une partie de lui- même.Dans cette optique, on peut mieux comprendre leur comportement; le coeur a des raisons que la rationalité n\u2019admet pas toujours.Conclusion Les études antérieures sur l\u2019entrepreneurship et la PME au Canada, généralement de type exploratoire, nous avaient laissé entrevoir une certaine réticence de la part des propriétaires-dirigeants de PME à partager la 15 16 gestion et le contrôle de leurs entreprises.Cette étude visait à vérifier de façon rigoureuse certaines de ces impressions ou prétentions.Les résultats de l\u2019enquête, menée auprès d\u2019un échantillon représentatif de 36 propriétaires-dirigeants d\u2019entreprises évoluant dans trois secteurs industriels différents au Québec, tendent à confirmer les impressions premières.Dans l\u2019ensemble, on observe que les entrepreneurs ne sont pas disposés à vendre du capital-action de leurs entreprises.S\u2019ils le faisaient, ce serait à des conditions précises, comme la disposition de 49 pour cent de l\u2019avoir à des actionnaires actifs et prêts à mettre leur expérience et leur savoir-faire au service de l\u2019entreprise.Une conception bien particulière de la propriété et du contrôle d\u2019entreprise retient l\u2019individu à son entreprise non seulement par des liens financiers mais aussi et surtout émotionnels.L\u2019entrepreneur typique est suspicieux des interventions gouvernementales dans le domaine des affaires et ne prendrait pas avantage d\u2019un programme spécial d\u2019aide qui pourrait investir des fonds dans son entreprise.Il se dit d\u2019ailleurs assez mécontent des programmes gouvernementaux actuels d\u2019aide aux entreprises; il les accuse d\u2019être trop bureaucratiques et mal adaptés aux besoins de la PME.En termes de pratiques financières, le propriétaire- dirigeant moyen préfère l\u2019emprunt comme instrument de financement et la banque à charte comme institution privilégiée.S\u2019il avait à demander un conseil dans le domaine du financement de son entreprise, il le demanderait avant tout à son banquier.Enfin, il croit qu\u2019un investisseur potentiel dans son entreprise se baserait principalement sur les ressources managériales de la firme et son rendement passé.En somme, le dirigeant d\u2019une PME est d\u2019abord un homme ou une femme d\u2019action, orienté sur les résultats et pour qui l\u2019intuition et le jugement font toute la différence.a Lu [45 pi pré Je fe tous, de I dé Radic gel Geiencés Com Fan ds dee Ire des ind simples ng pier fout le Tespons changer const Société activ $ je ven sions Se Tel giercet Radio I Seienc Lense radio Died, Agr reg com dans ls 3 Prise far | tl mn Conf Quen 1,1 4 Al ls) À Radio-Canada.La science, c\u2019est important par André Lamy, vice-président aux Relations avec l\u2019auditoire, Société Radio-Canada Je tiens à remercier le Dr Bergeron, ainsi que vous tous, de l\u2019occasion que vous m\u2019offrez de vous entretenir de Radio-Canada et, plus spécialement, d\u2019exposer le rôle et le fonctionnement du comité consultatif des Sciences et de la Technologie de la société d\u2019État.Comme vous le savez sans doute déjà, ce comité, l\u2019un des six comités consultatifs mis sur pied par la Société est à l\u2019oeuvre depuis deux ans maintenant.Il regroupe, entre autres, des hommes de sciences, des industriels, des étudiants, des professeurs et de simples consommateurs de télévision.Il est appelé à se réunir trois fois par année dans le but de juger, d\u2019interpréter et d\u2019analyser les émissions de Radio-Canada, surtout les émissions scientifiques, et de signaler aux responsables de ces émissions l\u2019évolution, les changements ou les nouveautés qui surviennent constamment dans ce domaine et qui pourraient aider la Société à mieux interpréter son mandat dans ce secteur d\u2019activités.Son intervention se situe plus généralement, comme je viens tout juste de le mentionner, au niveau des émissions scientifiques mais comme, de nos jours, la science se retrouve pratiquement partout, le comité est appelé à exercer son influence sur toute la programmation de Radio-Canada.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une prérogative du comité des Sciences.Les autres comités se penchent aussi sur l\u2019ensemble de la programmation à la grille-horaire, à la radio comme à la télévision.Radio-Canada a mis sur pied, entre autres, un comité consultatif du service de l\u2019Agriculture et un comité consultatif pour les Émissions religieuses de même que leur pendant anglophone.Six comités donc, appelés à se prononcer non seulement dans leur sphère d\u2019activité propre mais encore dans tous les autres secteurs: en effet, la science et la morale, prises dans un sens large, se retrouvent en agriculture, en art, dans les sports, etc., et vice-versa.De fait - et on le comprend facilement - avec un tel mandat, les comités consultatifs sont un conflit.un conflit organisé cette fois par la direction de la Société.Ce conflit se veut cependant positif dans ses conséquences en ce sens que les membres des différents comités, tout en oeuvrant en leur nom personnel et non pas au nom d\u2019un organisme ou d\u2019un mouvement quelconque, sont issus de différentes disciplines, de différents milieux sociaux et adhérent, plus souvent qu\u2019autrement, a des écoles de pensée différentes.C\u2019est justement cette diversité qui permet à Radio-Canada de puiser à la source même les informations dont elle a besoin pour améliorer la qualité du contenu des émissions.Dans le même ordre d\u2019idée d\u2019ouverture d\u2019esprit et de sensibilité, Radio-Canada organise aussi, à travers le pays, des rencontres avec la population et même des groupes spécialisés ou spécifiques, dans le but de percevoir de vive voix les intérêts et les aspirations des Canadiens, en matière de radio et de télévision.Mais revenons-en au sujet qui vous passionne le plus: La vision scientifique à Radio-Canada La science a toujours été présente sur les ondes de Radio-Canada et la Société est d\u2019avis qu\u2019elle doit aller de l\u2019avant dans cette voie.Au tout début, seule l\u2019élite directement concernée par le sujet s\u2019intéressait à sa présence en ondes mais au- jourd\u2019hui - on s\u2019en rend bien compte avec les réactions suscitées par la catastrophe de Three Mile Island - le simple citoyen, à juste titre d\u2019ailleurs, revendique le droit de connaître et d\u2019être informé quant aux implications des découvertes scientifiques.La science n\u2019est plus l\u2019apanage du milieu scientifique, du monde académique ou de l\u2019industrie et c\u2019est la responsabilité des médias de l\u2019expliquer à la population afin qu\u2019elle puisse être en mesure de choisir, d\u2019une façon plus éclairée, le genre de société dans laquelle elle veut évoluer.Dans cette perspective, Radio-Canada utilise tous les moyens dont elle dispose pour arriver à cette fin.Radio-Canada a, en effet, formé des équipes qui écoutent, qui regardent, qui observent et qui témoignent de l\u2019actualité scientifique.C\u2019est une première page d\u2019un journal.Les émissions d\u2019affaires publiques en sont un exemple, qui rapportent et qui critiquent régulièrement ces événements.Dans le cadre d\u2019émissions plus spécialisées, Radio-Canada propose des dossiers et des documentaires qui sont la forme la plus complète de l\u2019information scientifique.*Allocution prononcée devant les membres de l\u2019ACFAS réunis en congrès à Québec les 14, 15 et 16 mai 1980 18 Techniquement, en plus des reportages, Radio- Canada utilise l\u2019animation.Les simulations de la NASA, par exemple, en plus d\u2019être des oeuvres cinématographiques importantes, réussissent plus facilement que les témoignages ou les entrevues à démontrer la complexité des recherches astronautiques.Techniquement encore, on utilise la dramatisation qui permet de faire revivre les phénomènes du passé et d\u2019informer rétrospectivement.La dramatisation permet aussi de raconter la biographie des hommes de sciences qui ont jeté les fondements de notre vie moderne.À la télévision Dès le début de la télévision, la grille-horaire présentait déjà des émissions scientifiques destinées à compléter les informations scientifiques brutes livrées à l\u2019intérieur des émissions de nouvelles: La science en pantoufles, La joie de connaître, ou encore Le roman de la science, par exemple.Il s\u2019agissait d\u2019émissions de vulgarisation subliminaire dont l\u2019une, Le roman de la science, a tenu l\u2019affiche pendant trois saisons.En 1964, le service Jeunesse de Radio-Canada lançait Atome et galaxies qui traitait de sujets aussi divers que l\u2019astronautique, la cryogénie, l\u2019informatique et la parapsychologie, sans oublier la greffe du coeur et le coeur artificiel.En même temps, le même service produisait La vie qui bat consacrée à ce que l\u2019on appelle aujourd\u2019hui l\u2019éthologie.Au cours de la saison 1971-72, La flèche du temps remplaça Atome et galaxies.Relevant dorénavant du service de l\u2019Information, cette série, qui s\u2019est poursuivie jusqu\u2019à la saison 1974-75, aborda quelque 285 sujets différents avant de céder sa place à Science-réalité.Au cours de la présente saison, avec Science-réalité et Aux frontières du connu, cette dernière série étant à la grille-horaire depuis la saison 1977-78, la télévision française de Radio-Canada a diffusé pas moins de 52 demi-heures ne traitant exclusivement que de science.À la radio La radio de Radio-Canada a toujours contribué à la démocratisation du savoir scientifique.Dès 1942, en effet, Radio-collège occupait déjà quotidiennement deux heures d\u2019antenne.Cette émission, à préoccupation pédagogique, s\u2019est poursuivie jusqu\u2019au début de la télévision alors que celle-ci a plus ou moins éclipsé la radio auprès du grand public.Connaissances d\u2019aujourd\u2019hui a pris la relève et ce n\u2019est qu\u2019au début des années 1970 que l\u2019on a assisté à la renaissance de la radio telle qu\u2019on la connaît de nos jours alors que l\u2019émission La science et vous était inscrite à l\u2019horaire.Cette série a adopté la formule magazine avec interviews au cours de la saison 1978-79.Aujourd\u2019hui, tous les samedis après-midi, la radio AM présente, dans le cadre d\u2019Antenne 5, une heure d\u2019information scientifique qui vise entre autres: 1- à informer plus en profondeur le grand public sur les événements scientifiques d\u2019actualité par la diffusion de dossiers suivis; 2-à éveiller les auditeurs quant à l\u2019impact de la science sur la vie de tous les jours; 3- à faire connaître les hommes de sciences canadiens et leurs oeuvres de même que les recherches canadiennes et certains domaines bien particuliers.(Incidemment, les reportages de cette émission, sur la catastrophe de Mississauga plus précisément, ont remporté cette année, le prix Bell-Northern).Le FM, lui, a commencé ses activités en ce domaine en adoptant des émissions déjà diffusées au AM.C\u2019est ainsi que Connaissances D\u2019aujourd\u2019hui a été inscrite à l\u2019horaire dès 1971 comme série régulière.Au cours des années suivantes, plusieurs séries ont traité de science, dont une sur la cybernétique, empruntée aussi au AM, de même que certaines réalisées avec les partenaires européens dont La Page entomologique, par exemple, avec Jacques-Henri Fabre.Par le biais de séries culturelles, le FM a souvent abordé la science et, dans le cadre de certaines émissions, on a eu aussi l\u2019occasion de tracer le portrait de plusieurs personnalités canadiennes du monde scientifique.Le FM, par ses dossiers et ses documents, vise une recherche plus approfondie en comparaison avec le AM où l\u2019on s\u2019intéresse plus aux sujets d\u2019actualité.Présentement, le FM diffuse plus d\u2019une heure par semaine d\u2019information scientifique, sans compter d\u2019assez nombreuses séries de documents et de portraits d\u2019hommes de sciences de l\u2019époque contemporaine.gon\u201d als?hu pu I qui ol a su (aide Dan typo! lei s'est Or grid mn à sen équipe pro fiv lenomb radio A portant. Somme toute, la science a eu une présence continue sur les ondes de Radio-Canada.Au début, il s\u2019agissait, bien entendu, d\u2019une approche triomphaliste, facilitée par des exploits scientifiques assez spectaculaires tel le lancement du spoutnik qui a suscité la curiosité partout à travers le monde et au Canada.Dans un second temps, disons vers les années 1970, l\u2019approche s\u2019est tournée vers l\u2019analyse, le commentaire et le sens critique.C\u2019est une progression normale qui s\u2019est complétée, plus récemment, par la nomination, au service des Nouvelles, d\u2019un journaliste affecté exclusivement à la cueillette et à la diffusion de l\u2019information scientifique.Il travaille en collaboration avec une équipe complète dont les intérêts sont tournés en priorité vers la science.Il va sans dire qu\u2019à Radio-Canada, si l\u2019on considère le nombre d\u2019heures consacrées au domaine, autant à la radio AM et FM qu\u2019à la télévision, la science, c\u2019est important.19 Publications récentes de l\u2019ACFAS Adresser les demandes au secrétariat de l\u2019association, en y joignant un chèque ou mandat à l\u2019ordre de l\u2019ACFAS.\u2014Cahiers, numéro 1: Les contraintes au développement du Moyen-Nord.Actes du colloque tenu à Chicoutimi en octobre 1978: 182 pages, $5.\u2014Cahiers, numéro 2: Thérapeutique de l\u2019obèse adulte.Actes du colloque tenu à Montréal en mai 1979: 93 pages, $3.\u2014 Cahiers, numéro 3: Le comportement moteur du déficient mental.Actes du colloque tenu a Trois-Rivières en juin 1979: 185 pages, $5.\u2014Résumés des communications du 47e Congres (Montréal, 1979), 209 pages, $5.\u2014Résumés des communications du 48e Congrès (Québec, 1980), 252 pages, $5.\u2014Rencontre des arts et des sciences de la couleur.Actes du colloque tenu à Montréal en 1978; deux volumes, 383 pages, $10.we 20 Conseil d\u2019administration de l\u2019'ACFAS en 1980-1981 L'Assemblée générale qui clôturait le 48e Congrès a élu les nouveaux membres du Conseil d\u2019administration, qui est composé comme suit pour le présent exercice: Président: Germain Gauthier, vice-président à l\u2019enseignement et à la recherche, Université du Québec, Québec.ler vice-président: Bernard A.Gingras, vice-président, Relations extérieures, Conseil National de Recherches du Canada, Ottawa.2e vice-président: Jean-Pierre Wallot, vice-doyen à la recherche, Faculté des arts et des sciences, Université de Montréal.Trésorier: Pierre Carreau, directeur, Département de génie chimique, Ecole Polytechnique de Montréal.Président du Comité exécutif: Aldée Cabana, doyen, Faculté des sciences, Université de Sherbrooke.Président sortant: Louis-Edmond Hamelin, recteur, Université du Québec à Trois-Rivières.Secrétaire: Serge Hamel, directeur de l\u2019ACFAS.Conseillers: Michel Amyot, directeur de la recherche, Conseil de la langue française, Québec.Jean-Marc Carpentier, journaliste scientifique, Radio-Canada, Montréal.Simone Devinante, professeur, Faculté d\u2019éducation, Université de Moncton.Conrad East, directeur, Centre de recherches en sciences de l\u2019environnement, Université du Québec à Montréal (en congé sabbatique).Lise Gauvin, professeur, Département d\u2019études françaises, Université de Montréal.Yves Giroux, vice-recteur adjoint à l\u2019enseignement et à la recherche, Université Laval.Gilbert Larin, étudiant gradué, Département de génie physique, Ecole Polytechnique de Montréal.Gilliane Nosal, professeur, Département de pharmacologie, Université Laval.Paul-André Quintin, directeur, Service de développement pédagogique, Université du Québec à Trois-Rivières.Lucie Robert, étudiante graduée, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, Département des littératures, Université Laval.Pierre Savard, directeur, Centre de recherches en civilisation canadienne-française, Université d\u2019Ottawa.Henri-Pierre Tardif, chef-adjoint, Centre de recherches pour la Défense, Valcartier.Représentants régionaux: Marc Beaudry, Collège Universitaire de Saint-Boniface, Manitoba.A.Ben-Hassine, Université de Moncton.Emilien Girard, Université du Québec à Trois-Rivières.Denis Larrivée, Université du Québec à Chicoutimi.Jean Lebel, Université du Québec à Rimouski.Le gx pat mil 4 Quit | action 0 Le dan avait ad quia] pre pi Les mé dance 5 mémoir égale Livre b portant la pol docume gel tions $ GIO l'ACH Bi [lat of pis fon = genre - Vices Coit servie, Drésem ayant filer ly activite Associ indivi lout § §0uve ele | disnog as Usure \u2018anag Ql HOuve lang ( \u2018Om de i Dour | U q a Le gouvernement du Québec et l\u2019aide aux sociétés scientifiques Dans son livre blanc intitulé «Un projet collectif», publié au printemps dernier, le gouvernement du Québec présente un énoncé d\u2019orientations et un plan d\u2019action pour la mise en oeuvre d\u2019une politique québécoise de la recherche scientifique.Le Conseil d\u2019administration de l\u2019ACFAS s\u2019est d\u2019autant plus intéressé à ce document que l'association avait activement participé aux consultations qui avaient suivi la parution, au début de 1979, du livre vert «Pour une politique québécoise de la recherche scientifique».Les membres du Conseil ont d\u2019ailleurs noté une concordance sur les points essentiels entre le Livre blanc et le mémoire soumis par l\u2019ACFAS, il y a un an.Ils ont été également fort satisfaits de constater que les auteurs du Livre blanc reconnaissaient désormais pleinement l\u2019importance de l\u2019information scientifique et technique dans la politique de recherche.À ce chapitre, une partie du document a particulièrement retenu l\u2019attention du Conseil: il s\u2019agit des pages consacrées à l\u2019aide aux associations scientifiques et aux sociétés savantes.On y retrouve des propositions dirigées de toute évidence vers I\u2019ACFAS, notamment les passages suivants: Bien des raisons donnent à penser que l\u2019aide de l\u2019Etat aux associations scientifiques serait plus efficace et plus rationnellement répartie s\u2019il existait une fédération - ou quelque autre regroupement fonctionnel du genre - des nombreuses associations actuelles.Les services offerts pourraient être mieux organisés et moins coûteux, les arbitrages facilités et, par là, l\u2019équité mieux servie.Ainsi, par exemple, les associations pourraient présenter ensemble leurs demandes annuelles d\u2019aide, ayant décidé entre elles comment il conviendrait de ventiler les sommes demandées, telle part devant aller à telle activité et à tel service communs, telle autre à telle association membre, etc.En fin de compte, ce sont les individus et les associations elles-mêmes qui auraient tout à gagner d\u2019une telle concertation.Pour sa part, le gouvernement souhaite vivement la formation d\u2019une telle fédération et c\u2019est par son truchement qu\u2019il est disposé à entretenir désormais le dialogue avec les associations scientifiques et les sociétés savantes et à leur assurer l'appui des fonds publics.L'Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences ou quelque autre structure pourrait servir de base à cette nouvelle fédération: c\u2019est aux associations qu'il revient d'en décider.Cette désignation d\u2019un organisme de regroupement comme unique interlocuteur de l\u2019Etat, précisons-le tout de suite, ne supprimerait cependant pas la possibilité pour les associations membres de participer directement aux divers programmes gouvernementaux de soutien à RERO des projets et à des activités scientifiques.Ce qui est spécifiquement visé ici, c\u2019est l\u2019aide au fonctionnement même des associations, à leurs services et à leurs programmes réguliers d'activités.Cette façon de faire n\u2019équivaudrait pas davantage à octroyer un «chèque en blanc» à la nouvelle fédération ou à ériger celle-ci en organisme subventionnaire aux pouvoirs discrétionnaires.Il faudra plutôt que cette fédération, si tant est qu\u2019elle accepte de devenir l\u2019interlocuteur privilégié de l\u2019Etat, définisse ses structures et ses règles de fonctionnement, de telle sorte qu\u2019il devienne possible d\u2019identifier clairement ses programmes et les services offerts aux associations membres, notamment en matière de secrétariat, d\u2019organisation de colloques et de congrès, de publications et de relations internationales.En consolidant son organisation et en rationalisant ses programmes d'action, cette fédération pourrait devenir un carrefour démocratique d\u2019échange, d\u2019entraide, de stimulation.Pour sa part, en consolidant aussi sa propre action, l\u2019État évitera les duplications et contribuera au renforcement des groupements de chercheurs; il servira ainsi au mieux la démocratisation de la science et la promotion des ressources humaines.Suivent des considérations sur la décentralisation régionale de l\u2019action des sociétés scientifiques et sur l\u2019aide à la publication scientifique en langue française dont une des formes pourrait être la création au Québec d\u2019une revue scientifique et technique d\u2019intérêt général.L\u2019ACFAS répondra, bien sûr, à ces propositions.Pour l\u2019instant, le Conseil d\u2019administration en évalue l\u2019intérêt et les conséquences pour l\u2019ACFAS et les autres sociétés scientifiques.À prime abord, plusieurs questions se posent.Ainsi, est-il souhaitable qu\u2019une fédération de sociétés scientifiques devienne dans ce domaine l\u2019unique interlocuteur de l\u2019État?L\u2019ACFAS devrait-elle jouer ce rôle?Dans quelle mesure devrait-elle modifier sa structure et son mode de fonctionnement?Est-il réaliste de croire que différentes sociétés scientifiques pourraient décider entre elles comment ventiler les sommes demandées?Que souhaitent les sociétés scientifiques, affiliées ou non à l\u2019ACFAS?Cette affaire sera la préoccupation majeure du Conseil d\u2019administration au cours de l\u2019été et au début de l\u2019automne.Des consultations seront menées auprès des sociétés affiliées et de membres individuels.Au plus tard à la fin de l\u2019automne, l\u2019association présentera au gouvernement un mémoire portant principalement sur cette partie du livre blanc, sans nécessairement s\u2019y limiter.Po M.Maurice Lebel, membre émérite.Le Conseil d\u2019administration de l\u2019ACFAS a nommé M.Maurice Lebel membre émérite de l\u2019association.Humaniste de renom, M.Lebel a été pendant près de quarante ans professeur de langue et de littérature grecques à l\u2019Université Laval; il y fut aussi secrétaire et doyen de la Faculté des lettres ainsi que directeur adjoint de l\u2019Ecole des gradués.Il a présidé le Conseil canadien de la recherche en humanités, la Société canadienne des études classiques et la Société Royale du Canada.De nombreuses distinctions lui ont été conférées, entre autres le prix David, la médaille Pierre Chauvreau (Société Royale du Canada), l\u2019Ordre du Canada et plusieurs doctorats honorifiques.A une période où les études humaines étaient assez peu représentées à l\u2019ACFAS, M.Lebel a contribué à leur développement, en particulier comme fondateur de la Société des études grecques et latines du Québec, affiliée à l\u2019ACFAS.Décès d\u2019Abel Gauthier, ancien président de l\u2019ACFAS.Abel Gauthier, décédé à Montréal en mai dernier, fut président de l\u2019ACFAS en 1955-1956.Auparavant, il avait siégé pendant une dizaine d\u2019années au Conseil d\u2019administration de l\u2019association, à titre de conseiller, puis de trésorier et de vice-président.Depuis quelques années, Abel Gauthier était professeur émérite de l\u2019Université de Montréal où il a fait toute sa carrière.D\u2019abord attaché au département de mathématiques, il en fut le directeur avant de devenir secrétaire puis vice- doyen de la Faculté des sciences.Ses qualités de pédagogue, sa réputation comme animateur et organisateur l\u2019ont amené plus tard à la direction de l\u2019Ecole normale supérieure, au sein de la Faculté des sciences de l\u2019éducation, où il demeura jusqu\u2019à sa retraite en 1976.Congrès de l\u2019AFAS L\u2019Association française pour l\u2019avancement des sciences tiendra son 99e congrès à Amiens, du 8 au 12 septembre.Cette année, le congrès porte sur les bases scientifiques de l\u2019amélioration des ressources alimentaires.L\u2019ACFAS est invitée à y déléguer un représentant.Parmi les membres de l\u2019ACFAS, ceux qui prévoient se trouver en France à cette période et qui seraient intéressés à représenter l\u2019ACFAS à ce congrès sont invités à communiquer dès que possible avec le secrétariat.M.Germain Gauthier, président de l\u2019ACFAS en 1980-1981.M.Germain Gauthier a fait ses études en physique à l\u2019Université de Montréal, puis a obtenu à Paris un doctorat d\u2019Etat en sciences physiques.Il fut pendant un an à l\u2019emploi de la Canadian Marconi, à Montréal, avant de se joindre au Collège militaire de Saint-Jean, comme professeur et directeur du département de physique; il y fut nommé par la suite directeur des études et doyen de la faculté.En 1964, il deverait le premier directeur général de l\u2019enseignement supérieur, au ministère de l\u2019Education du Québec puis, en 1969, premier président du Conseil des universités du Québec.En 1977, il passait à la direction scientifique de l\u2019Institut national de la recherche scientifique; il y a quelques mois, il accédait à la fonction de vice-président à l\u2019enseignement et à la recherche de l\u2019Université du Québec.M.Gauthier a publié des textes et a prononcé plusieurs allocutions, notamment sur les questions relatives à l\u2019enseignement supérieur.L'Université de Sherbrooke et l\u2019Université McGill lui ont décerné des doctorats honorifiques.Il est membre du Conseil d\u2019administration de l\u2019ACFAS depuis 1978. | | RRA "]
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