La Minerve, 16 juillet 1869, vendredi 16 juillet 1869
[" =.LLA MINERVE EDITION HEBDOMADAIRE.Revue Politique, Littéraire, Agricole et Industrielle de la Semaine, JOURNAL A Depuis quelques jours, les journaux des Etats-Unis s\u2019occupent de la disparition du steamer United Kingdon, parti de New-York le 19 avril dernier, à destination de Glasgow, et qui n\u2019a jamais be revu depuis le lendemain de son départ.Il fut rencontré ce jour là, à 150 milles de Sandy Hook, par un vaisseau qui avait.signalé une quantité énorme de banquises, dans le voisinage du Cap Race.L'United Kingdon appartenait à Ls ligne Aochor, et a fait le service, durant plusieurs années,entre Montréal et Glasgow.ous les passagers qui se trouvaient à bord étaient des Etats-Unis et d'Europe.Il est malheureusement que trop certain qu'ils ont tous péri, Cette perte complète est un des plus terribles sinistres maritimes de notre temps, Félicitons nous du moins de ce qu'ils deviennent de plus en plus rares.Les lignes canadiennes, surtout, ont considérablement Bagné en sécurité, par une meilleur construction des steamers et par un som plus grand apporté au choix des marins qui en ont le commandement.-\u2014 - Ca On appris avec étonnement que le projet de loi présenté à la Chambre des Lords pour la nomination des pairs à vie avait ete rejeté à sa troisième lecture.Il paraissait pourtant avoir toute chance de réussir.Cette mesure était loin d\u2019être aussi radicale qu'on l\u2019avait dit d\u2019abord: - Elle autorisait seulement le gouvernement à nommer dans l'espace de quatorze ans, vingt-huit membres à vie de la Chambre haute; cette addition de deux memt.res pat année n\u2019aurait pas pu avoir une influence politique bien grande, dans une Chambre qui comprend 450 membres, mais elle aurait permis d'y faire entrer les notabilités professionnelles, et quelques représentants des intérêts coloniaux.: Cette œuvre devra être reprise à une autre session et nul doute qu\u2019elle finira par réuseir, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Parmi les actes du Consistoire secret du 25 juin, nous trouvons les nominations suivantes concernant le continent américain : L'Eglise cathédrale de Sonora, au Mexique, por le R.D.Joseph de Jésus Maria Yriate, prêtre du diocèse de Sonora, directeur du £é- minaire et vicaire capitulaire de ce diocèse.L'Eglise cathédrale de Saint-Louts de Po- foss, au Mexique pour le K.D.Emmmanuel de Coude, prêtre de cette ville, chanoine -lecteur À la cathédrale, vicaire capitulaire du diocèse, licencié en théologie.L'Eglise cathédrale d'Ibarra, dans l'Equa- teur, pour le K.D.Autoine-Thomas Yturralde prêtre de l\u2019archidiocèse de Quito, chantre à la métropole, docteur in utroque jure.L'Eglise épiscopale d'Imeria in partibus, ur Mgr.Joseph-Michel \u2018Aristegui, prêtre de Int-Jacques au Chili, prélat domestique de 8.8.doyen de cette métropole et vicaire-génée ral du diocèse.PE INFORMATIONS.\u2019 Un délégué du gouvernement insurrectionnel de Cuba est arrivé ici pour, offrir à l'An- leterre le protectorat de l'île añn d'empêcher es tatsUnis de s'emparer de cette portion importante, M.da la Guéronnière est venu apporter à Paris la réponse du ministère belge aux pro: positions du gouvernement français qui insiste pour que les-trains directs partant de France puissent entrer dans le Luxembourg et les Pays-Bas.À Londres, on soupçonne que la Prusse a secrètement poussé le cabinet belge à rejvler celle proposition.Le gouvernemen français aurait menace de rompre les négocia- lions et l'on aurait même été au moment de rédiger un procès-verbal de clôture des séances de la commission franco-belge.Après le retour de M.de la Guéronnière à Bruxelles, il y a eu un conseil extraordinaire où le rot Léo- old aurait déclaré de nouveau qu'il était prôt changer son ministère, déjà trés ébranlé par les votes du Srnat, plutôt que de ne pas céder au cabinet des Tuileries avec lequel il ne voulait, à aucun prix, dans les circonstances actuelles, se brouiller, Le bruit est très répandu qu'aprês la session de la vérification des pouvoirs, M.Schneider donnera sa démission de président du Corps législatif.Mais il n\u2019est pas certain que sa succession revienne à M.Jérôme David, On assure, en effet, que M.Vuitry, président du conseil d\u2019Etal, l\u2019ambitionne et qu'elle ne lui serait pas refusée.La lettre de l'Empereur au baron de Mackau obtient le plus grand\u2019 succes.on Prusse.Les organes de M.de Bismark félicitent Napoléon 111 d'avoir donné cette nouvelle preuve de sa force.L'Europe sait maintenant, disent- ils, que Napoléon 1iI n'a pas besoin de victoires au deliors pour maintenir l\u2019ordre en France, Lord Napier de Magdala a donné sa démission de commandant en chef des troupes de la présidence de Bombay.Ces fonctions viennent d'être coufiées à Sir Augustus Spencer.8ir A.Spencer a fait la campagne de Cri- mée.Il commandait le 446 régiment aux batailles l\u2019Alma et d\u2019Inkermana.\u2014 Le duc d\u2019Edimbourg, qui, aux dernières.nouvelles, était à la Nouvelle-Zélande, devait.uitter cette colonie dans le courant du mois\u2019 de mai pour visiter les Iles .Fiji, puis Tahiti et l'archipel de Sandwich.Il est attendu au Ja- pou en août prochain ; les mois de septembre et octobre serout consacrés à la visite des côtes de la Chine ; il ira à Singapore et à Pe- nung en novembre, et sera à Calcutta avant la fin de l'année.Il doit être à Ceylan en avril 1870, à Maurice ep mai, au cap de Bonne-Es- pérance en juin el juillet, et Sainte.Hélène en août.Un jeune anglais, appartenant à une des pins induentes familles catholiques de l\u2019Angleterre, qui servait dans les rangs des zouaves pontillcaux, à passé en conseil de guerre ENDREDI, 16 -JUILLET''1869.| et a été condamné à cinq ans de travaux forcés pour avoir, dans un moment de colère frappé son sergent.Il est à espérer que cette sentence ne sers pas appliquée dans toute sa rigueur., +.- En Franoe, le conseil d'Etat vient d'être saisi d\u2019un projet de loi tendant à confèrer au suffrage universei la nomination des juges de commerce, .Une dépache spéciale de I'Islet nous apprend que M.Pouliot à remporté une éclatante vic- Loire dans ce comté.La majorité serait de deux cent trente-cinq pour ce monsieur.Le Signal nous apprend que Mr.C.J.Bryd- nages distingués, a visité Goderick, mardi dernier, Son voyage à cette placo aurait été pour affaires de chetnins à lisses.II en annonce que co port sera bientôt converti en Port de Refuge sur le Lao Muron et qu'un chenal sera peroë bientôt à travers le banc de sable qui en Borde le côté nord, de manière à ouvrir une entrée en cot endroit.Nous voyons par la Herald de Charlottetown, que l'hon.R.P.Maytborne & accepté la place e Président du Couleil Exécutif de l'Ile du Prince-Edouard, laquello était auparavant occupée par lo juge Hensley.\u2019 e Solliciteur Général, M.O.M.Reddin, a été promu au posle de Procureur-Général, et l\u2019hon.M.Benjamin Davies l'a remplacé comme Solliciteur-Général, La moisson dans toute l\u2019Io a la plus belle apparenca.Une assemblée spéciale de In Banque Sum- merside 8 eu liou la semaine dernière.M.William\u2019 Cundall, le caisser do la Banque do I'lle du Prince-Edouard y fit son rapport, qui fut déclaré satisfaisant.Des résolutions furent ensuite proposées et adoptées à l\u2019unanimi- Lé pour continuer les opérations de la Ban- ue.I paraltrait que l\u2019ordre aurait'été donné à un détachement de l\u2019Artillerie Royale, de se rendre à St, Jean aujourd\u2019hui, lundi, pour ramener ici les vieux pontons qui s\u2019y trouvent avec munitions et équipements.Tout porte à croire que ces casernes no seront plus occupées par les troupes impériales.La bâtisse est d'ailleurs la pre, riété de la Puissance, qui veillera, nous supposons, à co qu\u2019elle ne s'en aille pas en ruine.- Voiel, d'après les journaux italiens, qu'elle doit être la composition du futur Concile et le nombres des évêques qui doivent y siéger : Les siéges épiscopaux et abbatiaux qui psu.vent Ôtre représentés au concile sont au _nombre de 850, Le droit des évêques in partibus fafidelium n\u2019est pas encore établi d'uue manière certaine.Il faut ajouter comme membres de l\u2019assemmbléo 57 cardinaux(15 restent à nommer.: Cos 922 membres probables du concile se divisent en 40 cardinaux italiens, 294 évêques de même nation, 66 espagnols, 22 portugais et 36 français, en tout 512 dignitaires de race lane.Vient ensuite 77 évêques brésilliens, mexi- cains ou américains du Sud, ce qui porte à ges accompagné de plusieurs autres person- Ch LA MINERVÉ HEBDOMADAIRE.vs 589 environ le nombre des siéges épiscopaux attribués à la race latine.Près de 60 de cos siéges sont vacauts en Italie ; tes titulaires do 160 autres ne se rendront probablement pas à Rome.Il ne restera donc que 400 latins environ à l'assemblée.D'un autre côté on attend d'Angleterre et d'Irlande 48 évêques, d'Amérique 52, de Grèce ct de Turquie 20.La Prusse & 12 de ces di- ynitaires, ia Bavière 8, l'Autriche 45, la Bel- giquo 6, la Hollande 15, le Canada 16.es évôques de Pologne, le Russie ol d'0- céannie ne viendront sans doute pas.Les Arméniens, les Grecs unis qui se trouvent en Autriche, en Russie et en Bulgraie, les Syriens, les Chaldéens et les Maronites seront fort peu représentés.Il règne depuis quelques semaines une certaine agitation dans les cercles polonais, sans qu\u2019on puisse savoir au juste dès à présent à quel intérêt elle répond.Copendant on à bien de la peine à croire à une résurrection de la question polonaise dans l'état actuel de l'Eu- rupe.Le nouvel et définitif échec que le ministère belge vient de subir dans la question de I'abolition de la contrainte par corps, rend trds- probable, dans un délai rapproché, la retraite \u2018e M.Frère-Orban.Cependant les lettres de Bruxelles dirent qu'une dissolution du Parle.ont ost dans l'ordre des choses possibles.M.Frère ne devant se résigner qu'avec deau- coup de peine à descendre du pouvoir, Il existe, en co moment, la plus grande tension dans tes rapports entre les gouvernement russe ei celui de Berlin.À en juger par la façon dont ia presse parle depuis quelque temps du gouvernement prussien, le refroidis- sument entre les deux Etats est visible.La frontière rusee, ducôté de la Prusse, est hormétiquement fermée et gardée.Les négo- tiants prussiens qui faisaient le commerce des produits Lirés du royaume de Pologne 8e plaignent vivement de cette rigueur, qui los me- race d'une ruine infaillible.Voici, d'aprés le Jourual officiel, les paroles qu prononcées parl\u2019Emprreur en réponse à une adresse préseniée par le maire de Beauvais : Je me réjouis de pouvoir attester, en venant ici, les progrès de l\u2019griculture et de l'industrie, progrès dus princi alement au bon ordre mä:nlenu durant les dix-sept dernières années.Ce bon ordre ne sera jamais sérieu- s:ment troublé.\u201d Le bruit court que M de Becke, ministre des finances de l'empire, donnera prochainement sa démission.C'est un bruit très-accrédité dans les cer- «les politiques qu'on a trouvé des pièces d'argent prussiens sur quelques émeutiers parisiens.11 est inexact que le marquis de Banneville, ambassadeur français à cette cour, ait fait des ouvertures auprès cu Pape au sujet du prochain Concile œcuminique.Aucune puissance n\u2019a encore manifesté ses sentiments sur cette question.Les journaux américains s'occupent de la mission de l\u2019Hon.M.John Rose aux Etats- Unis.On lit dans le Courrier des Elals- nis : «Enfin, il a été question de l\u2019Alabama, et d un projet de traité de réciprocité avec ie Ca- pada.Cette dernière affaire est, assuro-t-on, en voio do négociations entre M.Fisk et le ministre des finances du Canada, M.John Luse, qui ost en ce moment à Washington, et qui a été l\u2019objet d'attentions particulières de Ja part du secrétaire d'Etats On lit dans le Messager Franco-Américain : « En co qui concerno le Canada, c\u2019est principalement sur les relations commerciales que |.l'attention du cabinet s\u2019est portée.M.John Rose, ministre des finances du Canada, est en ce moment à Washington.ll a eu plusieurs entrevues avec le Président et le secrétaire d'Etat auxquels il a été présenté par M.Thornton, ministre d'Angleterre.On dit que le cabinet fédéral voudrait, avant la réouverlure des Chambres, poser les bases d'un nouveau traité de réciprocité.Mais gerait-il possible de sausfaire à la fois les Canadiens et les protec: tionnistes du Congrès?Tout ce qui rappelle, de près ou de loin, la liberté des échanges est trop antipathique à ces derniers pour que leur opposition ne soit pas à craindre, Il ne fau- reç drait donc pas s'étonner si la mission do M.Rose ne donnail pas de résullai.Les journaux des Etats-Unis nous apprennent là mort de l'hon.M.Stacy, de Burlington, VL.récemment décédé à Revel, en Russie, où il était consul depuis 1861.M.Stacy est un ancien fournaliste,et eu 1837- 8, comme rédacteur du Free Press de Burlington, il fit preuve en faveur des exilés canadiens, d\u2019une sympathie que la Minerve doit menticuner avec une reconnaissance toute particulière.Les négociations entre la Prusse ot la Curie romaine pour la conclusion d\u2019un Concorilat touchent à lsur fin.Ce Concordat ne contiendra pas de nouvelles dispositions, mais i} s\u2019appliquera à l\u2019ancien royaume de flanovre, et il sera expressément stipule que le Concordat ri avait existé antérieurement entre le roi de anovre et la Curie romaine doit être considé- re comme nui ct non avenu.Les journaux italiens donnent par lo menu le compte des impôts imaginés et appliqués le gouvernement de ro! galant-homme.eproduire co compte nous prendrait trop de place Bornons-nous donc & dire que le total est de 42 impots divers.Il n'y à aucune ma- 5 tière, aucun homme qui ne soit devenu taillable et corvéable sous la main ignominieuso de la révolution.Mais il arrivera que cetto main i entre, pareille à la main d'un voleur, dans toutes les poches, dans toutes les caisses, se trouvera prise un jour et rongée par la dent populaire, et nul n'en prendra souci.Une dépêche particulière de Florence nous annonce que le tribunal civil de Naples vient de rejeter les demandes de la famille des Bourbons, qui avait réclamé contre la confiscation de ses biens prononcée en 1860 par un décret dictatorial de Garibaldi.On sait que le patriarche grec à Constauti- nople & rejeté dernièrement les propositions de la commission mixte, chargée de régler la question de l'Eglise bulgare.Aujourd'hui des lettres le Constantinople nous assurent que le projet de la commission a élé modifié et amendé de telle sorte, qu'on ne doute plus de le voir accepté par le patriarche.Les journaux ont annoncé, il y a quelque temps, l'inquiétude d\u2019une honorable femille de Montréal, qui était sans nouvelles d'une jeune fille, miss Alzein Putwin, partie pour rendre visite à des amis à New-York.Nous recovons à ce sujet la lettre suivante : « Philadelphie, 9 juillet.« Dans votre journal d'aujourd'hui vous annoncez la disparition d'une Canadienne-Fran- çaise nommée Alzein Putwin, de Montréal, (Canada.) Cette jeune fille est depuis trois se maines environ chez moi, en faite santé.J'ai écrit deux fois à sa mère, Montréal, et je n\u2019ai pas reçu de réponse.On peut la réclamer chez moi.Ayez la bonté do mo faire savoir à qui m'adresser, etc.\u2014Manie Laxpuupy, 253, 60 rue Sud, Philadeiphis.» NOUVELLES TELEGRAPHIQUES.sBERVICN PRIVÉ.Ottawa, 7\u2014La caure Reiffenstein' est revenue ce matin devant le magistrat de police.L'inculpé était celte fois accusé relativement à un chèque de $2900 qui est le montant pour l'année 1866 alloué la ville d'Hamilton sur l'emprunt municipal, Les dépositions ont été prises à huis clos.M.Harrington et l'un dés chefs du département ont élé oxaminés.- Québec, 7\u2014Le Gouverneur-Général a été u au débarcadère ce matin -par le corps de inusique et la gerde d'honneur du 69ème régime régiment.Le Lieutenant-Gouverneur était 1 pour le recevoir avec les Hussards de Qué- ec.La corporation lui & présents des adresses, etc.La douane a été fermée durant une heure ce matin à raison des funérailles de feu l'Hon.Massue.Québec, 8.\u2014Le steamer Si.Andrew a fait voile de Québec pour Glasgow à 9:15 heures ce matin, ayant 23 passagers de cabine et 27 d'entrcpont.Les régattes de yachts promeitent d'être très-intéressantes ; les entrées sont au nombre de sept.Le Gouverneur-Général et sa suite seront présents, {| y aura à midi un vapeur pour les excursionnistes.Le diner publie douné a Sir Joa Young ost fixé au 15 courant.Le syaode anglican s'est réuni eucore co malin.Otiawa, 8.\u2014Le suivant serait jusqu'ici le compte dû par Reiffenstein : $22,000 dont $5,000 ont été remis, laiecant uu déficit d\u2019environ $i7,000.De ce montant, $11,000 paraissent avoir été détournés dans la seuls aunte de 1866, et ont été prélevés sur 22 mu- nicipaties, donaant ainsi lieu à 22 chefs d\u2019ac- cusaiion.Le Dr.Orminston, d'Hamilton, a été enga- sé par la Societe des Jeunes Gens d'Utlawa pour lecturer le 22 du courant.Un canadien-français est tombé du haut d'un Loit de vingt pieds sans se faire beaucoup de mal.Un autre homme qui travaillait sur le même toit a aussi glisse; mais dans sa tbuie il s\u2019accrocha à une poutre et y demeura suspondu jusqu'à ce qu'on fût vouu à son secours.8t.Jean N B., 8.\u2014L'équiqage dv Paris doit s'embarquer ou commencement de la seimaine urocheine pour Montréal pour prendre part aux Regattes du Lachine.Le vapeur Acadia de la ligne Anchare est reparti ce malin pour Glasgow, après avoir déchargé sa cargaison et en avoir pris une nouvelie dans l'espace de trois jours.Le parti de \u2018Tir à Shédiac a eu lieu lundi et mardi par un (rès mauvais temps.[ies plus hautes marques ont été faite par les \u2018Trouzriers Hill et Darling 48 chaque à deux, trois et quatre cen.s verges do distance.Ottawa.9.\u2014On rapporte que Reiffeusiein a été mis sous les verroux aujourd'hui à raison des six chefs d'accusation dressés contre ui.La diligence de la malle qui se rend à Ayl- mer par quelque imprévoyance du conducteur a rouié au bas d\u2019un précipice d\u2019une bauteur de 25 pieds en fesant trois ou quatra tours sur elle-même.Quatre des passagers ont été gravement blessés dont deux mortellement selon toute probabilité.St, Jean, N.-B., 10.\u2014L'Hon.M.Tilley et se dame sont arrivés hier par le vapeur de Port and.La difficulté entre le gouvernement local et la compagnie du chemia de fer Eastern Extension à été réglée ; la compagnie terminera le chemin et le livrere au gouvernement de la Puissance pour le prix offert.Le Nouveau- Brunswick abandonne sa pour $150,000 et Io chemin formera 37 milles de l'Intercolo- nial. call =Aermer à ; bre, Toronto, !2\u2014Trois vapeurs chargés d'Orangistes sont partis ce matin pour Ste.Catherine pour y célébrer leur fête annuelle.La cour do Police a condamné à $3U un Echevin pour infraction 2 la Loi des Liqueurs sur la déposition de Whisky Mason.tin parle de forcer le condamné à résigner son siége au Conseil de Ville, Les photugraphes ont commencé samedi à .m, Un orage violent a éclaté hier après-midi sur la ville, accompagne de vent et de tonnerre.Heureusementqu'on n'eut à regretter aucun ac cident, si ce n\u2019est la chute de quelques arbres renversés par le vent, Le marché aux farines est décidément !nac- tif, aucune vente, «Quebec, 12.\u2014Le Gouverneur-Général a tenu -un lever cot après-midi, à l'Hôtel du Gouvernement.La Corporation, la Chambre du commerce et plusieurs sociétés lui présentèrent des adresses.Il y avait foule.Nous avons eu samedi un orage violent accompgné de vent, de grêle ot de tonnerre, qui a causé beaucoup de dommage.\u2014L6 vapeur Clyde pour Tadousac était tellement chargé qu'il dut relâcher à l'Isle d'Orléans pour envoyer chercher le «St.George » qui a \u201c pris une partie de ses passagers.- La liste de souscription pour !e bal du Gouverneur se remplit rapidement.Le dinera jieu joudi 4 la Salle de l'assemblée Législative.Si, Jean, 12.\u2014I] est arrivé samedi soir,d\u2019Ha- lifoz une compagnie du 78e des Montagnards Ecossais.Le Telegraph de co matin dil qu'il sait Je source certaine que les Cubaing ont l'intention de faire de St.Jean, le point de départ de leurs expéditions révolutionnaires, d attire attention sur le fait que le port est aucun moyen dufense, n'ayant ni artillerie ru vaisseau de guerre.Cette nouvells cause Leaucoup d'excitaliion dans la vilie, Le marché aux farines est irrégulier.-\u2014\u2014.\"#ERVICE DE LA PRESSE ASSOCIEE *° AMBRIQUEH.Oswego, 7.\u2014On fait de grands préparatifs prur la réception de la presse associée du Cu- nuda laquelle aura lieu le 23 courant.New-York, 8.\u2014W.H.Sanford, caissior de la Central National Bank de cette ville à dis.jeu avec des bons pour un moniaai d'environ 800,000 Gue l\u2019on avais confiés à sa garde pour plis de suraié.Havane, 9.-\u2014D'après des nouvelles du deux courant, Figuero était à Meevity &vec une force considérable.Les iroupes espagnoles s9 concentra:ent à oel l'on s'allendait à l'apparition pro- chzine du cholèra parmi elles.On s'ast beaucoup réjoui à Santiaço de l'ar- raxion de le juae cubaine à New York.On rapporlait que 100 hommes du parti qui debarqua du «Grapeshob avaient été capiur:s ei que le Cajx.Paudo avait été aussi pris, Wasirinplon, 9.\u2014-Le Colonel John Vacren, ptisonnier fénien reliché de la prison an: lise a cu hier une entrovito avec le Prési- dj et a recu ne lelire de lui au secrétaire Fist lu.Xrdonnant d'examiner miniveusement tous ier les circonsionces de l\u2019empcisonnement.Gi shinglon, 9.\u2014.La présence de M.Rose, \u201chive des Finances au Canada, a donne lieu «cbar de M.Tbornion, le ministre anglais qui eit Newburvpoit avec sa famille.fa visite (bsdtuse 8e vonache au Lra-ié de récipro- cite mais plus particulièrement a des affaires relitives aux reclamations du bureau de la Coapagnie n\u2019Iu«son dont M.Thornlon est le représentant pour «a Grende Brelagne.New York, 10.\u2014i0 Herold a ln dépêche suvante par le cde conceraoni la crise mi- nigérielle en France.L't)pposition constitu- Lioinelle av corps Legislatir déclere que son detiier moi est la retraite de M.Rouler, l'em- pestur y aurail consenti, quoiqu'avec regret Vünbmbilets de co mimstère et son .dévone- mex au gouvernemens Impérial.Ou est curieux de savoir ce-qu\u2019il va advenir du refus de M.Rouler de résigner, LA MINERVE HEBDOMADAIRE.On rappor.e comme auibentiques les po- roles suivantes qui auraient éle échangeos entre M.Rouher et 'e prorriétaire d'un grand journal de la capitale.\u2018 Voiro jour est venu, æurait dit ce dernier,et il vous faut déguerpir\u201d \u201cJe leseis, révond Me, Bouher, mais ma femme ne veut pas que je résigne.\u201d \u2014 Mo- dame Rouher ne veui passe départir de l'honneur d'être veçue au Paiais comme l'épouse du premier m:nisve.Le programme du centre el de la gauche est to.un Ministère populaire, 20.l'autonomie de la Chambre.Le correspondant du Merald à Washingion lui mande ce qui suit\u2018 Le Col.Warren à été admis en audience auprès du Prési:lent, qu\u2019il a supplié d\u2019inlervenir en faveur des fonia ns américains déleaus dans les prisons d'Irlande.Il y a eu bier vae assemblée du cabinet à laquelle i) porattrait que l'on aura:t chaudement iscuié coiie quesiion, ainsi que celle de l'Alabama, de Cuba ei de la Reciprocilé avec le Canada.Havane, 9.\u2014Les dépenses du Gouvernement pour le mois ue juillet sont estimées à $2,000,- 06, dons $500,000 jour l'armée, $200,600 pour la Morine, $75.000 pour l'Intérieur, $11,000 pour l'éducation et $550,000 pour divers.Le comie Valmeseda écrit au Capt.Général lu: annonçant que l'autorité civile est rétablie dans ie Manzella et les routes soat sires par- toui, De Rodas a accordé l'usoge libre du télégraphe au correspondani de la presse associde ui disani Je donner les nouvelles telles qu\u2019eiles étaient favorafles ou non eu gouvernement, aîla qu'à l'étranger l\u2019on sache la vérité.Un nouveau bluc de maïcons dans Jersey Cliy s'esi écroule iez par mauvoise construe- tion, Un iraia express a4ua que les pius grands éloges lui causuient do juice, Mais dit son opposant, quel \u2018plaisir de s'ini- Lier par l'étude au secret des gruuds maitres ot de produire ces ouvrages qui traversent les âges ut fout dire à leur auteur avec un légitime contentoment.\u2014Je ne mourrai pus tout on- tier el le uit de mes veilles me survivre.Cela ne pourru égaler les joui: sauces du cen- tier d'aprèe un avocat de l\u2019homme opulent, Avec 82s richossss il peul sulizfaire tous ses goûts ut cuprices, voyager par le monde, fèler LA MINERVE HEBDOMADAIRE, 455 ses amis, mener grau- train et se voir considéré et respecté par Lous._ Rappelez-vous la fable du savetier, répond-t.on, auquel quelques espèces enlevèrent la voix qui le fesait chanter tout le jour à coeur gai et qui dievenu toul-ècoup morose alla reporter ses ons au rentier afin de recouvrer sa voix el continuer ses chants remplacés par les ennuis.L'homme riche est rongé par les soucis et il a beau rssayer à les dissiper en distraclions, ils montent en groupe et galopent avec lui.Le Président, M.de Repentigny, résuma la discussion.On ne peut, dit-il, goûter ici qu'un bonheur relatif et seule Ja religion chrétienne peut le donner.Nous avons en nous le sentiment d\u2019une félicité perdue, mais nous ne sau- rione la retrouver ici, car «la vie est un combat dont la palme est aux cieux.» Po:wtant la vie n'est pas sans douceur encore, lo juste éprouve de grandes joies à servir Dieu,sa patrie,ser concitoyens et mieux que tout autre il peut jouir de tous les dons intellectuels qui élèvent ses aspirations et le rapprochent du Ciel.Mais il doit là seul y puiser son bonheur car comme a dit Montes'quicu «la religion chrétienne qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie fait encore notre bonheur dans celle-ci.» Là se terminait cet intéressant débat où plusieurs des jeunes Académiciens unt fait preuve de beaucoup de facilité d'éloculion.M.de Hepentigny surloul à parlé avec beaucoup de facilité et de naturel, Le chœur d\u2019Orphéon chanta ensuite: eri- vaux ct amis, » puis le Itévd.M.Tusse, prit la parole en ces termes : Mgr.Mosdames et Messicurs : Avant de distribuer les prix à messsieurs les élèves, je demande la permission de dire un mot sur les matières de leurs concours.On me pardonnera, j'espère, des observations provoquées en quelque sorte par la préoccupation générale des esprits sur los études publiques de notre pays et par les remarques de la presse.It est admis, je crois, que dans un pays sagement organisé, il laut une éducation à dilfs- rents degrés, éducation une et multiple tout à la fois : une dans ce qu'elle à d\u2019essentiel, c\u2019est- à-dire étant morale et religiuse, formant l\u2019homme et le chrélien ; mulliplo dane ses moyens, formant le citoyen en vue de la place qu\u2019il doit occuper et des fonctions qu\u2019il doit remplir dans la sccièté, en un mot, avec l'éducation essentielle il faut l'éducation professionnelle.Il faut donc des écoles qui correspondent au besoin des différentes classes qui composent toute nation : ainsi 11 faut des écoles pour les classes agricoles ét ouvrières, des écoles pour les classes industrielles et commerciales, des écoles pour les professions libérales dela s0- ciété, Bien entendu qu'il s'agit ici de l\u2019édueation do la jeunesse en général et que malgré ces divisions on verra quelques hommes d'élite parvenir à la tête des diverses carrières spée ciales, sans avoir [oust pur les échelons de ces écoles spécialus, Mais c'est là 'exception, il s'agit de la règle commune.; Bien entendu encore que les limites de cos différeutes écolos se touchent ou même se pénètrent et qu\u2019elles travaillent quelque fois sur uu terraiu commun.Arrêtons-nous un peu'aux études classiques, Jo ne voux pas parler du nombre trop grand ou trop petit des collégos classiques dans notre pays, je veux seulement constater qu'il en aut et signaler les conditions de leur ensei- gnemont.- Il faut un enseignement classique, parce qu'il préparer des hommes pour le xinistère religieux, pour la magistrature, pour le barreau, pour la tribune, pour l'administration civile et politique, pour toutes les hautes fonce tions de fa société.Ces fonolions demandant pour être uxercérs, le plus complet développement intellectuel.On comprend la raison d\u2019être des études clsssiques, voilà pourquoi ies représentants du barreau, de la médecine et du notariat, demunduient naguères l'éducation classique complète pour l\u2019udmission à l'étude de ces professions.Ils ne fesaient que suivre én cela l'exemple des pouples qui sont à la tête de la civilisation en Europe.Quelles sont donc et quelles doivent être les matières de ces études ?Quelques uns semblent qu'on n\u2019y voit guêre que du grec et du latin : qu'un jeune homme, au sortir du col- lége, bourré de grec et de latin, c\u2019est l'expression reçue quand on dénigre les études classiques,n'ést pas propre à rien faire dans le monde rande erreur Plusieurs de nos jeunes gens viennent de composer pour les épreuves du baccalauréat : On aimerait peut-être à connaître en quoi con- sislent ces épreuves, et si elles fournissent una preuve suffisante de la variété et de l'importance des matières du cours classique.Voici ; Histoire\u2014Révolution française.His- loire du Canada : la période constitutionnelle 1791 à 1840.Géographie\u2014Géographie de la Puissance du Canada.Littérature: Pierre Corneille, De l\u2019histoire, de l'éloquence, com- sition française.Un discours au duc de locester(depuis Richard III d'Angleterre)pour le détourner du meurtre de ses neveux.Version Latine : Extraite de Quintilien.Version recque, extraite d'Isociote.Thème latin\u2014 hilosophie : Du témoignage considéré comme moyen d'arriver À la connaissance de la vérité : sa définition, ses différentes espèces, los caractères dont il doit être revêtu pour produire la certitude.Histoire Naturelle : «Principaux minerais exploités du fer, du plomb et du cuivre, 2o.influence des roches ignées sur les terraine stratifiés qui se trouvent dans leur voisinage.30.Du calice et de la corolle.Puis plusieurs questions de Physique, de Chimie,de athématique el d\u2019Astronomie.On voit que toutes ces épreuves par lesquelles on fait paeser le jeune colléglen suppose qu\u2019il a bien et utilement employé son temps.J'ajoute un mot: l'arithmétique, dans toutes les parties, d\u2019après lu méthode adoplée dans les meilleures évoles commerciales, se voit dans les trois premières années de notre cours ; on la fait repasser dans la quatrième année.La tenue des livres en partie simple se voit dans la troisième année, la partie double daus la quatrième année.Le calcul mental n\u2019est pas négligé, non plus qu'aucune notion pratique se ratlachant aux affaires qu\u2019un homme de profession peut avoir à traiter.Nous avons un professeur spécial pour ces matières, parce que nous les croyons nécessaires, aujourd'hui surtout, à une éducation classique complète.On les voit dans les premières années du cours, parce que l'enfant de dix ou douze ant qui commonce son cours classique, peut l\u2019interrompre pour une ralsou imprévue, et ce vas échéant il pourra, avec ce qu'il aura appris dans ses premières années de collége, devenir un bon commis.: Les études classiques, comme on s'efforce de les donner ici, préparent donc un jeune homme laborieux et bien doué à devenir un homme véritablement capable et pratique.Je dis pratique.et dans toute I'étendue du mot.Car pour avoir appris à creuser un sujet, à combiner fortement des idées, à découvrir un sophisme, À présenter des arguments avec net- toté et précigion, à parler avec grâce, il n\u2019en pourra pas moins déchiffrer ou dresser un compte, faire ou vérifier les calculs qui se présenteront dans le bureau d\u2019un homme d\u2019a/fai- rss.Nous sommes de notre temps et de notre pays; nous poussons nos élèves à l\u2019activité, au travail, aux connaissances utiles et positives.Loin de nous ces prétendus temps de l'à- ge d\u2019or, de poétiquo mémoire, où l'homme pouvait se coucher mollement sous l'épaisseur du fouillage ct s'endormir au doux murmure du petit ruisseau.Ces temps sont passés, nous n'en voulons pas le retour.Cependant n'allez pas croire, messieurs, que nous voulons éteindre le feu sacré de la poé- sio ; nous sommes trop heureux que l\u2019un de nos anciens élèves ait chanté nos gloires na- tionalcs en beaux vers héroïques.Mais il avait passé par les épreuves et conquis auparavant les palmes du baccalauréat 11 est bien vrai encore que l'étude du chant et de la musique dérobe quelques heures aux études sérieuses et solides; et qu\u2019un profes seur se dévoue à la culture de ces arts d'agrément.Mais cos beaux arts, tout brillants qu\u2019ils sont, ne sont qu\u2019un accessoire ; ils viennent égayer l\u2019aridité des sciences ; ils me font l\u2019effet de ces quelques fleurs que l'auteur de la nature a jetées au milieu des fruits qu\u2019il nous donne pour nourriture.Ensuite eut lieu la distribution solennelle des prix ; MM.de Repentigny, Arthur Cherrier et Napoléon Theoret obtinrent le plus de récompenses, le premier en philosophie, lo deuxième en rhétorique et le dernier en se conde.M.A.B.Routhier, de Kamouraska, prit la parole ensuite au nom des anciens élèves et fut aussi éloguont que riche d'idées et d\u2019expressions.parla de l'éducation si religieu- 8e que nous recevons en ce pays, la faisant contraster avec l'instruction matérialiste que l\u2019on donne en France.Il exprima l'espoir que toujours le clergé jouira ici d'une influence dont il s'est servi j t squ'ici pour le plus grand bonheur de la nation.M.Chapleau, M.P.P., fut également fort heureux, dans ses patriotiques remarques chaleureusement applaudies.Il recommanda aux élèves de bien profiter du temps précieux qui leur est temps dévolu en étudiant constum- ment, car c\u2019est dans le travail seul vivifié par la religion que consiste le vrai bonheur dont on venait de discuter l'idéal.M.Masson, M.P., dit ensuite que s'il no faut des hommes bien instruits dans les classiques pour les professions libérales, il est aussi important qu\u2019ils soient en même temps hom mes pratiques et d'affa-res, Et pour ceux qui se destinent à l'agricullure et au rommorce\u2014 c'èst le plus grand nombre\u2014il leur faut une éducation adoptée à lour état qui les mette en état d'utiliser les connaissances spécialos qu'ils ont acquises.Ïl rappelle plusieurs souvenirs dul voyage pour montrer aux élèves que les mouuments tant vantés de l\u2019untiquité ne répondent pas toujours aux brillantes idéos que nous laissent les descriptions que nous en avons lues.Sa Grandeur Mgr.de Birthu termine par quelques remarques.Il maintiont que l'éducation commerciale du pussé à répondu à nos besoins sociaux, qu\u2019on ne saurait accuser à raison le clergé de n'avoir pas fait les amélioru- tions dont on parle aujourd'hui et que si nous avions été un peuple de commerçants, nous n\u2019aurions pas accompli les grandes choses qui caractérisent l'histoire de la race franco-cana- dienne.On devra se rappeler, dit-il, l\u2019expression sacrée que l'homme ns vil par seulement de pain, mais de toute parole divine et que nous devons tendre le moins possiblo à nous matérialiser.Mgr.parle des grands hommes du clergé comme de nos hommes politiques qui sont sortis de nos collèges, et ajoute que c'est uns gloire pour le clergé d'avoir pu produire de tels hommes en élcvant ces belles institutions où ils sont allés recevoir le pain de la science.Il était plus d'une heure lorsque la séance fut close par des morceaux de musique sur violon et piano et per la chanson du départ exécutée en chœur.Un magmfique diner nous attendait ensuite dans uno des salles du collége anquel les messieurs suivants étaient conviés : Sa Grandeur Mgr.de Birtha, Révd.M, Caron, V.G.Supérieur du Séminaire de Nicolet.Révd.M.Dorval, Supérieur du Collége l\u2019As somption.Révd.M.Leclerc, Directeur du Col- légé de Terrebonne, Révds.Messieurs Brissetto Théberge, Jasmin, Lemay, Villeneuve, Dozois Cousineau, Mainville, Godin, Vézina, Fortin, Racine, Comères, Singar et Lefebvre du Sémi- nalre de St.Sulpice, les Révds.P,P.Oblats Burtin, Lauzon et Fournier, Révd.M.Verreau, Principal de l\u2019Kcole Normale Révérend.M.Demers, do l\u2019Evôshé de Montréal.Révd.MM, Labelle de 8t.Jérome ; Poulin, do Ste.Philomene ; Aubry et Tassé de 81.Benoit ; Guyon, St, Eustache : Huberdeault, Lonegan, G.Thibault, Perravit, MM.Campeau et Mai- lor, ecclésiastiques.Parmi les laïcs, MM.le Sénateur Durnou- chel ; | Hon.M.Maire, Conseiller Légistatif ; 438 R.H.Masson, M.P.; J.A.Chapleau, M.P.P.; Lecavalier, M.P.; Docteur Lecavalier, A.B, Routhier, Pelletier, Dr.Duchesneau, le Major C.Ouimet, l'Echevin David, Dr, Duches- neau, Dr.Leclair, Dr.Gaudet, -A.Seguin, N.P.; Germain, N.P.; etc., etc.SÉMINAIRE DE ST.HYACINTEE, (Du Courrier St.Hyacinthe.) La question des classiques a déjà été discutée jusque dans ses moindres détails.En Ca- nuda, comme chez la plupart des nations catholiques de l\u2019Europe, on s\u2019est \u2018demandé si l\u2019esprit révolutionnaire qui se manifeste partout n'est pas le fruit d\u2019une éducation trop peu chrétienne.Pour empêcher dans notre Pays le développement des tendances qui boul- versent la société européenne, on suggére d'introduire dans l\u2019enseignement classique l'étude des auteurs SaCrég.\u2026\u2026.\u2026 envers -orouvee B06ee SESOSCHUL 000000 000000 véSNEDUE.ease MA TT PP PP DAMON 000 La question des classiques est une de ces matières qui sollicitent un examen câlme, sérieux el désintéressé.C\u2019est ainsi qu\u2019on l\u2019a traitée mardi au Séminaire de St.Hyacinthe.On n'a nullement prononcé l'exclusion contre les écrivains de Rome ou d'Athènes ; au contraire, on a rendu un juste hommage à leur raérite, puis on a démontré que la Bible et les auteurs sacrés renferment des beautés supérieures à tout ce que nous offre la littérature palenne, Après tout, comme on l\u2019a judicieusement observé, le fonds d'une littérature, son vrai mérite, c'est la vérité des idées qu'elle exprime, la noblesse et la grandeur des sentiments qu'elle respire et qu\u2019elle inspire ; la beauté de la forme ne doit pas être l'objet principal, dominant, des idées du jeune âge, parce que l\u2019hon- nôte, l\u2019ulile, le beau moral doivent être l\u2019objet des aspirations, des travaux de l'homme.Or, la littérature païenne, n\u2019élant souvent qu\u2019une forme brillante revétant les plus folles erreurs et les plus ignobles sentiments, ne doit pas contribuer seule à former l'esprit de la jeunesse.L'étude trop exclusive qu'on en fait a amené pour la socièté dans l'ordre religieux et morale des conséquences funestes dont on & sans doute exagéré l'étendue, mais dont on ne saurait nier la réalité à un degré déplorable.II n\u2019y a pas eu, à proprement parler, de discussion sur la question des classiques.Ils ont tenu à justifler l'introduction des auteurs chrélieus depuis longtemps opérée dans les \u201c classes du Séminaire en faisant voir leur beautés littéraires par la traduction de quelques passages de la Bible et des Saints Pères.M.Davignon, élève de rhétorique, à ouvert la QÏSCUSSION .\u2026.2e .0s001s vovocvaus srovessns sesssnessane GUERIN IC LON Lots ereet SOSGUAU VOL M0cSAU 400008 66 M.C.Davignon a traduit à la fin de son discours la péroraison du discours de Tertullhen conte les spectacles.M.A.Lapierre la pré-|.face de l'Oclavius de Minucius Felix.M.Ls, Hébert la description de la mer par 8.Ambroise.: M.A.Maheux a présents le récit fait par St.Augustin de sa conversion.M.D.Decelles a traduit un extrait de la lettre de St.Jérôme à Héliodore, sur la solitude, et M.S.Gendron, la séduction de lu femme par le serpent, \u2018empruntée à un.poüme de St.Avit sur la chute de l'homme .,.seccersse sus 0usan008 Lo srrerU VEN POVGOUUSUOOHACOU 0000 002004 SSA0HS00 000000 Ensuile chacun des élèves qui se sont fait entendre a commencé par donner une notice littéraire sur l'écrivain sacré ou le Père dont 1 avalt & traduire un passage ; l'appréciation des beautés de leur style était empruntée aux meilleures critiques.M.H.Desrosiers a traduit le chapitre 32e du Deutéronème, où Moïse, avant de mourir, rappelle aux Israélites les bienfuits de Dieu à leur gard et les menaces de ses châtiments, s'ils transgressent ses lois.M.R.Lulaverse a expliqué les passage du livre de Job, où le saint arabe présente le con- trasto de sa grandeur passéo et de sa misère \u2018marquait M.l\u2019ab .d\u2019agréables instants aux auditeurs.LA MINERVE HEBDOMADAIRE, actuelle ; puis cette partie du discours du Seigneur à Job où se trquvent les descriptions du cheval, de l'aigle, etc.M.V.Coté à fait entendre le paume 103e où David chante les magnificences de la création.M.H.Durocher a donné le chant prophé- Hique d'Isgie sur la ruine du roi de Baby- one.M.M.Decelles a traduit des endroits des Lamentations de Jérémie, et un passage de Baruch.tHHCOUNA6 00D00HOUN SONO0U DDONOHUCOVO0NS SROHON SHGNS0 ob ers abot as SrOCSUSES VOSUOON0O DOUVOONNN OO GCU0U GUSONCALOSOG0U0 DSOC0H S0U00S Après ces discours, M.Edmond Lessard, élève terminant son cours, a lu le palmaré.Pour abréger la séance, Mgr.de St.Hyacinthe a bien voulu présenter lui-même les prix aux élèves dont le succès a couronné les nobles efforts.Et sur l'invitation de M.le Supérieur, Sa Grandeur a pris la parole et félicité les élèves d'avoir discuté une question aussi hrûlante que celle des classiques avec une modération et une délicatesse ne pouvant permettre aux adversaires de la thèse soutenus de s'offenser.Vous avez combattu en vaillants et habiles soldats, à fort bien observé Monseigneur,mais -vous me permetirez de dire qu'on découvre facilement la main du général dans votre belle conduite.M.le Juge Sicotte a parlé aussi durant quelques instants.Après avoir fait l'éloge de la vie d\u2019écolier et de ses jouissances, il a demon- tré la nécessité d\u2019une autorité compétente pour diriger la jeunesse étudiante.Ces observations ont élé d'autant mieux goûtées qu'elles s'appuient sur l'expérience des siècles.n résumé la fête à été megnifique.L'assemblée était fort nombreuse.et, outre un grand nombre de prôtres parmi lesquels on re- é Lamarche, chanoine de l\u2019évèché de Montréal, l'hon.M.Fraser te Berry, membre du Conseil Législatif, M.P.8.Gendron représentant le comté de Bagot aux Communes et à la chambre locale, M.R.Masson, député au parlement fédéral pour Terre- bonne et M.Bachand, député de St.Hyacinthe à l'assemblée législative de Québec, rehaussaient deleur prèsenee l'éclat de celte réunion.Mgr.de St.Hyacinthe présidait la séance, ayant à sa droite M.le juge Sicoite.Inutile d'ajouter que nous ferions connaitre seulument une partie de cetle belle fête en ne disant pas que lu corps de musique, sous l'habite direction du Révd.M.Larue, a fait passer : Aux eharmes de la poésie continue dans les morceaux debités par les élèves, M.Larue a joint ceux de la musique.Ainsi se sont terminés les travaux d\u2019une année Jaborieuse et bien remplie, L'UNIVERSITÉ LAVAL, Vendredi avait lieu, à Québec, la distribution \u2018les prix aux, élèves du séminaire eb des di- lomes aux élèves de l\u2019Université.Leurs ixcellences Sir John et Lady Young, accompagnées de leurs Excellences le lieutenant gouverneur et Lady Belleau, de l\u2019Honorable remier et d\u2019un cortège brillant, ont assisté à la séance.Le Recteur de l\u2019Université, le Rév M.Méthot, à lu une adresse de bienvenue à laquelle Sir John Young a répondu en fraz- çais d\u2019abord, puis en anglais, + Je regrette dit-il de n\u2019avoir pas répondu de suite à vos bonnes paroles, M.le Recteu , mais arrivé depuis peu à Québec, j'ai été accablé d'occupduons st il m'a été impossible de me préparer à faire un discours, Mais permettez moi de vous dire que je suis très-hou- reux de me trouver à cette cérémonie.Comme il m'est très-dificilo d\u2019improviser un discours en français, permetlez-moi maintenant de m\u2019exprimer en anglais.» Ces paroles de Son Excellence furent couvertes d'applaudissements enthousiastes.Quand le caimne se fut rétabli Sir John Young reprit la suite de son discours en anglais : « Tout ce que j'ai vu depuis mon entrée dans celle grande Institution me toucho profonds ment, je suis étonné de voir ce beau monument élevé à la science, cetts preuve éclatante de l'amour du savoir.En face de cette œuvre splendide, je ne puis m'empêcher de rendre un tribut d'hommage mérilé à l'homme illustre, qui, il y à deux siècles posait la base sur laquelle reposo aujourd\u2019hui une institution qui fait honneur au pays.Grâce à la puissance de son intelligence, il à triomphé des obstacles semés dans sa carrière, Sa confiance dans l\u2019avenir n'a pas été trompée ; son œuvre continuée par ses successeurs, dignes héritiers de ses vertus, brille aujourd\u2019hui d\u2019un éclat extraordinaire.«En faisant allusion à Mgr.de Laval, je na puis oublier les autres institutions de cetto ville.J'en connais le grand nombre el sais apprécier l'importance des services qu'elles rendent au peuple.Quant je vois ces collégus, cos communeautés où la jeunesse reçoit une éducalion soignée, je dois à l\u2019amour de la vérité de dire qu'ils n\u2019ont pas failli à leurs devoirs ceux auxquels la Providence a donné la mission de conduire la natien, de présider à sus destinées, en lui fournissant les moyens d'ac.uérir des connaissances précieuses, d'apprendre l'obéissance et la science de ia vie.«Tous ceux qui ont pris part à ces travaux méritent les plus grands éloges.«M.le Recteur, permettez-moi de vous féliciter de dire, avec tant de bonheur et de succés dans les voies de la science et de a religion ces jeunes gens réunis, en si grand nombre, autour de vous.Je suis certain qu\u2019ii sauront mettre à profil vos enseignements el se souvenir que la patrie compile sur eux pour la ser- xir plus tard.Se suis sûr que les espérance que l'on fonde sur eux ne seront pas déçues et que le travail et l'énergie les empécheront de faillr.Ils savent d'ailleur qu'ils sont dans l'âge d\u2019or du la vie et que c'est uans cette hou- - reuse \u2018époque que l\u2019on prépare l'avenir, en jetant la semence des bons principes, en ornant l\u2019esprit dé connaissances et le cœur de vertus.-Puisse la vacance qu\u2019ils vont prendre réparer leurs forces, leur offrir une diversion salutaire, atin qu'ils reviennent, M.le Recteur, se placer encore sous votru direction et continuer des travaux si utiles ot si nécessaires » M.Langelier, professeur de droit, a fait les frais de la séance en lisant une remarquable étude sur l'état des professions.La collation des diplômes eût lieu après co discours ut les noms des heureux candidats furent préclamés dans l'ordre suivant : LICENCIES,\u2014FACULTE DE DROIT.M.Paul.E, Granbois, avec grande distinction; M.Cyrille Lacombe ; J.B.Bolduc; Albert Pouliot ; Benoni Guérin-Lafontaine ; Zotique Rousseau, avec distinction.BACHELIERS.~\u2014FACULTE DE MEDECINE.M.Doherty ; M.G.Turcotte.PACULTE DE DROIT, M.Hector Marchildon.BACHELIERS ÈS-ARTS: M, Charles Bourque ; M.Ed.Marcoux, BACHELIERS ÈS-LETTHES.M.Henri Tétu; Agolinaire Gingras ; Narcisse Proulx ; Onésiphore Turgeon.PACHELIERS ÈS-SCIENCES, Zoël Lambert.Voici {es noms do ceux qui ont remporté le .prix Morrin : Hièves de quatrième année.ler prix, M.B.Granbois ; 2nd do, M, Archambault.Elèves de deuxième année.ler prix, M.Bmile Dubé ; nd do, MM, Malcolm Guay a A, Cellet. LA MINERVE HEBDOMADAIRE.457 COUVENT DE ST.ALEXANDRE, Les examens du Couvent de St.Alexandre, comté d'Iberville, ont eu lieu à la fin de la semaine dernière.Cette belle paroisse doit à la générosité de son digne Curé, le Révd.Messire Désorcy l'avantage de posséder une maison d\u2019éducation qui promet beaucoup pour l'avenir, comme l\u2019a prouvé ia démonstration dont nots voulons dire un mot, La salle dvs séances avait été décorée avec goût.Une foule nombreuss \u2018occupait toutes les avenues.Nous avons remarqué avec plaisir la présencu de M.le Grand Vicaire Crevier, curé de Ste.Marie, de M.H.Moreau, chanoine de la Cathédrale de Montrcalste M.Aubry, curé de St, Jean, «le plusieurs autres prêtres et ecclésiastiques, et d'un grand nombre de personnes instruites des paroisses circonvoisi- nes.Il serait inutile dà parler longuement des progrès dus élèves unes differentes classes, eur ils sont le fruit d\u2019une année de travail e: 1: résultat toujours attendu des efforts ues bonnes Sœurs de la Présentation.Nou: «vons écouté avec salisfaction les réponses prmples et intelligentes faites aux nombreuses questions proposées à ces enfan:s.Entre es mat'ères, (le Jeunes elèves son.venues debiter ave.(on deur de jolies fables.La séance de l'avant-midi s'est terminée par quelq ies paroles d'encouragement ol de tel- citalion adressées par le Vénérable Messire (revier qui sait si bion apprècier la belle cause de l\u2019education chrelienne.Après le liner, \u2018es cours supérieurs ont continue à démontrer à l'assemblve ce que les cours inférieurs avaient si bien guimmence à mettre en évidence, Nous avons réellement été surpris de la grande part que l\u2019on fait à l'anglais dans ce: étabiissemenL, el bien plus encore de la facilité avec laquelle les élèves s'expriment dans cetle langue.La leciurs et la iraduction d'auteurs assez dilliciles, nous out paru très ien.La paitie française n\u2019a pas excité moins d'udmiration.Outre \u2018es matières bien posse dées, nous avons encendu e goûte plusieurs pièces de poésie.Les fuits et ies mots des plus grands hommes par repport au travail, ont élé rapporles avec esprit et humeur par plusieurs demoiselles pour convaincre el convertir deux jeunes compagnes paresseuses.Ces deux enfants ont passé un mauvais quart d'heure sous le coup d'épigrammes mordantes et saliriques auxquelles pourtant elles ripostaient avec un feu roulant de bons mots et de fines reparlics.Les Damos présentes ont eu à examiner les ouvrages manuels des élèves de l'institution.Elles ont félicité ces enfants de leurs beaux el utiles ouvrages de tricot, de coutura et de broderie.Plusivurs de ces élèves avaient un travail considérable.Une conversation sur la vie et les vertus de la vénérable Mère Hivier, fondatrice de la Congrégation de la Présentation de-Marie, eut ensuite lieu, De jeur.es élèves arrivent sur le théâtre où elles trouvent une compagne de dernière an- uve qui s'amuse à étudier la géographie dans un atlas.Tout aussitôt la conversalion s\u2019engage et l\u2019on parcourt successivement plusieurs pays, et l\u2019on arrive enlin à la France.Après avoir visité la Normandie et lu Bretagne, patrie de nos ancêtres, l'on tombe sur le Bourg-St.Audéol, Diocèse de Riviers, depar- tement de l'Ardèche où l'on trouve la maison ère de la Présentation.Toutes joyeuses, les jeunes enfants font question sur question à leur grande amie, sur la vénérable fondatrice de l\u2019Inatitut de leurs ehères mailresses.Celle- ci s\u2019empresse de les satisfaire et leur fait connaître le lieu de la naissance, la jeunesse, les œuvres et la inort de la mère ltivier, décédée en 1828.Puis voilà qu\u2019au milieu de l'entrain qu'elles apportent à s\u2019entretenir d\u2019un si heureux sujet, des voix célestes so font entendre ot chantent un cantique auquel elles prêtent une grande allention.Le cantique fini, on voit entrer des personnages alléguriques vêtus de blanc, portant des couronnes sur la tôle, des bandelièros de différentes couleurs,et par- semées d\u2019or passées sur l'épaule gauche et ar- rdlées sous le bras droit, el ayant chacun à la main un petit élendard sur lequel est écrit le nom de la vertu que chucun représente.Alors .charjue vertu parle et raconte les actés hévoï- ques que la venérable mère Rivier a pratiqués à son honneur.Les élèves remercient bien cordialement, s'engagent à travailler à imiter de si beaux exemples, et pour preuve de leur sincérité elles font généreusement le sa- crilice de leurs prix pour aider à défrayer les dépenses du procès de Béalification qui se poursuit actucliement à Rome en faveur de la vénérable mère Rivier.La déclamauon n'a rien laissé à désirer, tant sous le rapport du geste que sous ie rapport du naturel des tons, lnmediatement aprés la distribution des prix une élève fit unc touchaute adresse du remerciements et d\u2019adieux.Monsieur le curé de St.Alexandre prit la parole et exprima son contentement aux élèves pour leur assiduité et lour application aux leçons de leurs piouses et dévouces inuitresses, auxquelles il paya un juste tribut de reconnaissance au nom du sus bons parvissiens.Il remercia ensuile ls vénérable monsieur le Graud Vicaire Crevier, M.le Chanoine Moroau et les autres messivurs présents pour leur bienveillance envers lv Couvent de St.Alexandre Monsieur le Chanoins Moreau ne voulut pas passer sous silence le plaisir qu'il avait goûlé, a satisfaction qu\u2019il avait éprouvée en assistant à l\u2019examen du Couvent dé SL.Alexandre.Il parla d'abord aux parentsen termes heureux et bien sentis, de l'importance et du grand bienfait d\u2019une éducation et d\u2019une iustruction si chr:tienne el si bien appropriees à nos besoins ; puis il fit sentir lout ce que Monsieur D\u2018sorcy avait fait de bien à la jeunu paroisse dont il ust le premier curé,en la downt d\u2019un gi bel établissement, et il s'adressa entin aux élèves.Après les avoir complimentés sur leur bonne tenue, sur leurs succès el sur le genèreux sa- crilice qu\u2019elles avaient fait de leur récompenses pour Ja cause de la Vénérable Mère ltivier, il \u201cajouta : «J'ai déji assistô à bien des examens dans ma vie; jai sans doute trouvé dans plusieurs maisons beaucoup plus de brillaut ot d'éclat; mais je vous déclare que je n'ai juinais retcontré encore autant de naturel et d'aimable simplicite de tenue el d'expression que dans cette maison,\u2014et Jo vous en exprime ma haute satisfaction.» I! engagea ensuile i persévérer dans ce bon espril, qui est celui de tous les pensionnais du'igé par les Sœurs de la Présentation de Marie.I! ne manqua pas non plus de reconnaitre au nom de tous, les efforts.intelligents et constants des bonnes Ro ligieuses à maintenir dans la maison de St.Alexandre, ce trait caractéristique de la Congrégation dela Venerable Mère ltivier : la simplicité chrétienne et religieuse.+ Tel est le rapport des agr(ables séances de Téxamen du Couvent de St Alexandre, qui compte à peine trois ans d'existence, GOUVENT DE ST, LAURENT.Nous avons ev le plaisir d\u2019assister, jeudi dernier, à la distribution des prix du Couvent de St.Laurent et nous n'avons pas regretlé notre voyage ; car c\u2019est toujours avec joie que nous sommes témoin des progrès que nous remarquons dans l\u2019éducation donnée aux demoiselles, comme dans le Couvent dirigé\u2018 par lus RR.Sœurs de Sta.Croix.Ce pensionnat est maintenant au premior rang des maisons d'éducation en Cauada et sous tous les ranports.Le Couvent ust bâti près de l\u2019Eglise et occupe Un site des plus agréables, retiré du chemin publie, et caché derrière le jardin,entouré d'arbres, il ressemble à un nid où l\u2019on pout vivre tranquille, loin des distractions intempestives, et so livrer au travail.Le comfort y règne dans loute sa plénitude: appartements spacieux, salles bien aérées, lieux de promenade beaux et en grand nombre; enfin, celle maison a tout ce qu\u2019il faut pour développer en même temps que l'intelligence, les forces du corps el augmenter la solidité du tempéram- mont du celles qui l'habitent, L\u2019instruction y csl.sous toutes les formes.La broderie, la musique, le dessin, la couture marchent de front à côté des sciences.Tous les spectateurs étaient étonnés de voir.qu\u2019il y avait jusqu'aux jeunes élèves de dix à douze ans qui excelluiont dans les ouvrages do tous genres et y mettaient le fini et la délicatesse à perfuction.Après l'oxamen des différents morceaux do travail, la séance commença.II était 93 heures.Les salles regorgeaiont d'une foule compacts, altiréo qu'elle est tous les ans par la beauté, l'intérêt et le charme des séances qui y sont données annuellement.Lo programme s'ouvrit par lo chant du Bi.vounac, magnifique duo exécuté par des demoiselles dont nous n'avons malheureusement pas les noms à lu mémoire.Les morceaux de musique les plus remarqués et les plus applaudis out été coux de Mlivs.Dolima Larose, Girard, Deguise, Valade, E, Joyal, M.Ward.Nous no connaissons pas le professeur de musique dece couvent ; mais il doit être d'une habi:eté bien rare, et doit avoir une excellente méthode pour obtenir co cachet de perfection quo les elèves ont montré dans leur exécution.La litwrature ot la musique se partageait la séante.Plusieurs compositions ont été lues à la satisfaction pleine et entière do tous los auditeurs.Des dialogues anglais et français ont Clé récilés avec un naturel,une aisance que tous avons beaucoup aimé à noler.Rien no manquait à ces jeunes actrices, éléganec da style, tournure habile d'expression, flexibilité dis voix, pureté du diclion, assurance et fermeté dans la declamation.Pour notre part nous i'avons pas 6lé surpris de toutes cos choses, car nous savions qU\u2019il n\u2019en pouvait être autrement, sous la sage et intelligente direction dus lt.R.Sœurs de Ste.Croix, Les prix de sa- grsso et de piété ont été remportés par Dello, Cordalia Larose ct par deux autres demoiselles (ont les noms nous échappent.C'est une véritable bonne fortune pour le Canada de compter parmi ses vremières maisons d'erlucation, ls couvent de St Laurent où l'instruction est donnée i dws charges qui sont loin d'être écrasant, Il faut ques ces bonnes soeurs trouvent leur remuneration dans le plaisir qu\u2019elles ont de faire des élèves d\u2019aus brillante educa- Lion.Espérons que ce couvent continuera, comme par le passé, à cultiver, chez les eléves les belles facuités de l'âme qu'il formera lour jugoment, déaeloppera leur intelligence, orne- va leur mémoire, donnera plus de force à leur volonté, enrichira leur esprit et uonnora plus de bonté s\u2019il est possible à leur coeur.Li L.MA Corps Législatif Français, La session du Corps Jégislatif français à êté ouverte le 28 juin.Le ministre d'état à donné lecture de lu déclaration suivante : Messieurs les députés, Aux termes le la Constitution, le Corps Li gislatif doit être convoque dans les six mois qui suivent je décret de dissolution.Le délai lo plus éloigné pour votre réunion \u201clait le 26 octobre; il eùl êté impossibl & cells date de vous ssumuttre les projets de loi \u2018le finances ol ceux concernant los autres affai- ros de I'Etal.Une session extraordinaire du Corps-Législatif était donc nécessaire.Dans celle situation, le gouvernement de l'Empereur à pensé qu'il élait sage et politique de procéder immédialement à la véritication de vos pouvuirs et de fuiro cesser ainsi Louts 1n- certitude sur la validite des opérations élucto- vales dans chaque circonscription.Dans la pensée du Gouvernement, la session actuelle n\u2019a pas d'autre objet.Le renouvellement du Corps-Législatif par le suffrage universel ust une occasion naturelle pour la nation de manifester ses peuséos, ses aspirations et ses besoins.Mais l'+tudeÿ des résultats politiques do cetlo manifustation ne saurait êlre précipitée, A la session ord'naire le gouvernement soumettra à la haute appréciation des pouvoirs publics les résolutions et les projets quilui auront paru les plus propres à réaliser les vœux du pays. 458 LA MINERVE HEBDOMADAIRE.Au nom de l'Empereur, Je déclare ouverte la session extraordinaire du Uorps-Légisiatif (Très bien ! Lrès bien ! sur un grand nombre de bancs.) \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014_épe-\u2014\u2014emememmmmeure Concours Agricole.On nous écrit de St.Hubert : L\u2019essai des moulins à faucher a eu lieu sur la proprielé de Mr.La.Trudeau, à St.Hubert le courant : Un grand nombre de cultivateurs du Comté de Chaml.!y et d'ailleurs se rendiront à l'essai, démontrant par leur présence, le soin qu\u2019ils veulent prendre dorénavant dans l'achat de leurs instruments de culture.Des invitations avaient él ad-essées aux.principeux fabricants du pays, Plusieurs d\u2019entre eux avaient promis d\u2019y envoyer leurs moulins à faucher.Mr.Moody de Terrebonne seul était present.Les autres fabricants firent défaut à notre invitation.Chacua est libre d\u2019interpréter leur abstention à leur désavaniags et cula d'autané plus facilemeni que la plupart d'eaire eux ont été vaincus à différenis essais, célis aunée et l\u2019année dernière.\u2019 Mr, Moody fi mouvoir son incomparable faucheuse dans un champ de join hion fort et très humide (ii p'euveii,) 4 la salisfacion gé- uérale.I! en vend: eur Je chamo une dizaine 131000).(in ne sais s'il en evra vssez pour suflire ceite année aux demander, cas :a main d'ræeuvre esi.rare el la récolie re foiu promel d'ètre aboadanie.La faucheuse Moody, parali être bien près de la perfection.Elle le serait si elle possédait un appareil pour jeier le foin coupé en debors du presage des chevaux et de Ja meacriae.Dans les années pluvieuses, l\u2019uiilité J'ur semblable appareil, serait évidenie.Cat appareil, qui «leva être léger el peu couleux, pourrait servir très utilement aussi, pour couper :6 grain qu'on ne pourrai pas engerber.Br.Moody a promis de s'en occuper.Il n'y a aucun douce que ce Monsieur chez qui l\u2019esprit l'invention est très remarquable, ne réussisse à compièter ses moul\u2018us avec cel amé- fioration vivement dégirve.\u20142>-\u2014\u2014 Parti de Labour pour Ja Division Mon- tarvilie, Samedi, le 10 courant, a ev lien à St Hubert, l'assemblée des iX'égués des Sociétés d'Agriculture de la Division Moniarville, ro- préseniani tes quatre Sociétés d'Agriculture des Contes de Verchères, Laprairie et Cham- biy.Les Présidents, vice-présisenis et secrétaires des différentes.sociélés élaiont pcésents, à l'exception cependant de M.L.II.Massue, Président de la Sociéis d'Agriculture du Com- lé \u2018ie Verchères no.1 et ue M.Ls.Iaramée, vice-Présideni de 1a Sociëlé d'Agriculture du comté de Chamnly, qui, maibeurcuscment, n\u2019ont pu y assizier.Sur proposition de M.Clovis Malo, président de ia société d'Agriculture du comté de Ver- chères no, 2, secondé par M.Alfred Williams, président de ia sociêté d'agriculture du comté de Chambly, Que M.C.Monchamp, président de la société d\u2019agricullure du comté de Laprairie, soit nommé président de l'assemblée des Délégués eu M, B, Bonoit, M.P., socrétaire\u2014Adopté.Les charrues offertes en prix par los représentants de la Division Montarville, furent acceptés avec onthousiasmo.La proposition du Parti de Labour fut om- portée d'un bide.Les Délegués volbrent une sommo de $300 pour être donnees on prix, ete, .Le coûl Lolal du Parti de Labour de la Division Montarvilie, y compris les huit charrues, données par les representants, s'élèvera anslessus de $500.4 En avant les laboureurs de la Division Montarville, Dires et Choses.NOUVELLE MALADIE DE LA VIGNE\u2014Voici les détails qu'on donne sur la nouvelle maladie de la vigne qui a pris nuissance en France, et qu'on aitribue à un puceron dont on & constaté la présence sur les racines de la vigne malade : Dans l'arrondissement d'Oranga, Un tiers du vignoble est perdu ; sur 10,000 hectares de vignes Jue compte cet arrondissomeni, 3,600 sont déjà morts.Le mal ne s\u2019est heureusement pas propagé d\u2019une manière aussi effrayante dans le reste de la région; mais cependant que de ruines amoncelées ! Sarrians n\u2019a presque plus de vignes saines, Roquemarre a perdu au moins la moitié des siennes.La maladie s'aggrave tous les jours et n'a pas reculé d\u2019un seul pas.Elle parait jusqu\u2019à se moment suivre et longer le cours du Rhé- ne plutôt que gagner en largeur.Le mal a commencé aux environs d'Arles, dans les Bouches du Rhône, el remonte jus- quan dessus de Pierrelate dans le Drôme.ontélimart est sur le point d'être atteint.La tache d'huile couvre déjà en longueur plus do 100 kilomètres.] Evidemment sur ce long parcours il s\u2019en faut de beaucoup que tout soit atteint ; mais les foyers du mal se sont mullipliés ; ile rayonnent autour d'eux, répandant la contagion sur de vastos surfoces.~ (les nouvelles doivent engager les viticulteurs du Lyonnuis et du Beaujolais à étendre leurs jeunes plantations pour combler le déficit dans la production qui résuliera de la destruction d\u2019une purtie des vignobles méridionaux.UNE LELLE RUINE.\u2014L'écurie que le duc de Newcastle possèdait à sa résidence de Clum- bar, à été vendue aux enchères, vendredi dernier, par M.8.Tattersall, pour le compte des créanciers du noble et infortuné sportsman.Les quarante-trois bôtes qui la composaient onl réalisé un pou plus de 9,000 guinées.Le duc de Newrastle est débiteur de £89,- 000 vis-à-vis de M.Padwicr, et de £123,000 envers vn préteur d\u2019orgent juif.Toutes ses propriétés sont saisies el séuesirées pour le payeron.de ces delies très-criades, \u2014Hh ! bien, non.Bi ce grand seigneur se convenie, pendant trois ans seulement, de vivre sur Jes £10,000 de revenu que possède sa femme, qui était une Miss, Hope, \u2014 et avec de l'ordre et une sirirte économie ce n\u2019est pas impossible \u2014 toutes ses deties auront élé poytes ei ses embarras eutièrement liquidés av bout de ce court espace de temps, car ses propriétés, dont les créancieir ne peuvent qu\u2019ovoir l\u2019usuftuit et non opérer la vente, rapportent bon an mal &n 270.000 en loyers el fermages.Il est vrai que le duc, outre ses dettes personnelles, est fortement exposé comme endosseur d\u2019engagements souscrits par le comte de Westmoreland ; mais il reste à savoir si cetie garantie devra être mise à exécution.L'ExvLoI DU PER.\u2014Le for est un métal qui a besoin d'être rébabilité.Li fournit tant de canons, Je chassepots, qu'on arriverait a lui pré férer lo modeste zinc.Erapruntons à un jour- na) special, l\u2019Ingénieur, les éléments de cette réhabilitation.11 se fabrique chagne semaine à Birmingham 14 millions de pluies métalliques, 6,000 tits en far, 300 miilions de clous à ia machine, 100 millions, 1 millier ae selles, 5 millions de pièces de monnaie en cuivre et eu bronze, 20,000 paires de luneites, 12,000 kilogrammes d'objets en pajier mûché, de la bijouterie pour la valeur de 30,000 livres sterling.6 millions de mi de mêcres de fil de fer et d\u2019acter, 20,000 kilogrammes d'épingles, 10,000 kilogrammes d'épeingles à sheveux, 18 millions de crochets, de boucles, d'œillets, 1,000 douzuines de gar- le-feu, 3,500 souffiets à feu, 150 machines à coudre, des gonds, des tourne-broche, des pointes, dos écrous, ets,, eic., en proportion, - MISSIONS CATHOLIQUES ET MISSIONS PROTESTANTES.\u2014Voici les détails des sommes que récoltent les missions catholiques et les missions protestantes : \u2019 En 1868, l'Œuvre de la Propagation de la Foi a recueilli 5,308,867 fr., soit 158,948 fr.do plus qu'en 1867.L'Œuvre embrasse l\u2019univers entier, à la seule exception de l'Autriche et de Ja Bavière.Aussi sommes-nous près de la vérité en estimant qu'à elle seule elle réunit av moins la moitié «tes ressources consacrées aux missions catholiques.L'Œuvre des écoles d'Orient, celle de Saint François de Sales et quelques autres institutions françaises réunissent à peine 100 à 150,000 fr.par an.L'Œuvre de Saini-Boniface, (ltats du nord de J\u2019Allema- goo, arrive à 350,000 fr.; I'Association de int-Louis (Bavière), réunit 250 à 300 fr.; les Œuvres de Ste.Maric et Seint- Léopold de\u2019 Saint-Séverin ( Autriche ), et Saint-Ladislas (Hongrie), n'alteignent pas méme ces chillres.Les Œuvres particulières des autres pays ca- iholiques fournissent des chiffres analogues.Somme toute.nous arrivons tout au plus dix millions de francs pour les muissions catholiques.Les œuvres protestantes fournissent de fout autres chiffres.La société de Guslave (Allemagne), fait de 675 à 700,000 fr.de receitos.Les sociètés bibliques et autres en fournissent bien autant.L'Angleterre est beaucoup plus riche encore.En 1868, la Church-Missionary Society a réuni 3,807,350 (r.(155004 1.st.) La Religion-Tract-Society 2,928,250 fr.(119,17 1.st.(, total: 6,305,600 Tr.pour deux svcitlis anglaises seulement.Comme l'Angleterre compto encore plusisurs autres œuvres analogue, on pevi hardiment estimer qu'elle fournit annuellement 10 millions de francs aux missions profosiantes, sanf les lraitomeats fort considérables Baccordés par le gouvernement aux évêques eo pastcurs anglicans des colonies.Les Eiais-Unis dépensent certes bien antant.La Rollande, la Suisse ob les pays scandinaves fournissent de tuème des ressources; pariont los gouvernrments encouragent les œuvres de missions.Nous n'exagérons donc pes on estimant à 25 millions de francs lés ressources de la propagande protestante.C'est formidable à côté des 10 millions des missions catholiques, Le Public, à qui nous empruntons ces détails, a raison de trouver formidable les 25 millions des protestants; il y a cependant quelque chose de plus formidalle encore, mais, cette fois, en faveur des missions catholiques : c\u2019est le sang de nos missionnaires.CONTRASTES.\u2014On 80 rappelle que ie marquis de Bute, converti 4 la religion catholique, se destine à l'état ecclésiastique ; sop titre lui donnant droit à le pairie anglaise on aurg le spectacle, inouï jusqu\u2019à présent, d'un prêtre siégeant dans ia chambre des Lords.Mais vocci qui ost plus surprenant : Lord Stanloy d'Aderly, mort récemment, laisse pour héritier de son titre gon fils alné ; le jeune lord à êté aiiaché d\u2019ambussade À Constantinopile et pendant son séjour dans la capitale de ia Turquie, il a embrassé I'islamisme, en sorte qu'on verra aussi siéger un mahométan dans cette même chambre qui jadis proscrivait de son sein les catholiques et les juifs.TOM POUCE ET OLD ToM\u2014Le général Tom Pouce, qui a fait 'amusement et |'élonnement de deux générations, el qui a, selon le langage de ses Barnums, \u2018\u2018 serre la main À toutes les.têlés couronnées,\u201d Tom Pouce s'est luissé abrutir par la fortune et les grades: il se livro à la boisson.Du moins c'est un journal de New-York qui le prétend.Il est vrai qu'il no paul.pus en contenir beaucoup : c'est une con- sulalion pour sa femme.PRÉCAUTION CONTRE LES TIGRES, \u2014 Le major W.J.Williamson, dans un de ses rapports au commisraire (Jooch Behar (Inde), dit que, lorsqu\u2019un père est tué pas un tigre, ce qui arrive fréquemment dans ces régions, ses onfants changent de nom, atin d'empêcher le tigre de reconnaître leur identité et de nourrir une hai ne traditionnelle contre leur famille, LA MINERVE HEBDOMADAIRE.459 FEUILLETON.LE FILS DU BATTEUR D'OR \u2014 XI (SUITE.) \u2014 Nos hôtes vont s'impatienter, Tristan, me dit-elle de sa voix harmonieuse qui avait le don de dissiper le irouble et l'agitation de mou âme ou de raffermir les défaillances fiévreuses de mon esprit.\u2014 Je ne l'écoutai pas.Je regardai s& maiv tendue vers moi : la bague jetée dans l\u2019aumônière, la bague rachetée à l\u2019église, la sainte bague de nos fiançailles n\u2019y brillait plus.Mon cœur se serra sous l'étrente d\u2019une palpitation violente.I me semblait être rappé de la foudre comme si Ulriqne m\u2019eût dit ellemême : \u2014 Je ne t'aime plus! Cette mains veuve de la bague de ma mère me fascinait et le monde se serait croulé autour de moi sans que j'y tisse attention, Je voulais sourire et parler, mais imposible! car des tenailles ardentes me sorraient le gosier.Ulrique me regardait avec étonnement ; l'inquiétude s6 peignit sur son visage ; elle s\u2019élança vers moi : \u2014 Soufties-tu?me demanda-t-elle avec un accent d'angoisse qui sonnait In vérité, mais où je craignis de reconnaître l'imitation d\u2019une hypocrisie consommée.- Non, répondis-je avec effort, Et, remarquant qu'elle était vêtu de noir, \u2014 j'ajoutai : \u2014 Gardez-vous ce costume de deuil pour effaroucher la voix de nos convives ?\u2014 Tristant, me dit-elle avec une nuance d\u2019embaras, la pauvre Madeleine vieni de mourir, \u2014 La mère de Conrad ! m'\u2019écriai-je comme poussé par un mauvais géuvie.\u201cje démon était visible et présent en effet sous le masque souriant du Rebouteur.\u2014 Quant & Conrad, continua-t-elle sans remarquer cette interruption, vous le dispenserez de son service d'échanson, n'est-ce pas ?Pauvre garçon | il est bien à plaindre ! Mon cerveau s'allumait, adoptant tout à coup les réverics et les fantômes créés par maître Jean.\u2014 Aussi compatissons-nous tous à sa douleur n'est-ce pas, Ulrique ?répondis-je en lui prenant la main ; et aussitôt affectant la surprise : \u2014 Mais où est donc votre bague, ma chère ?Ma femme pâlit légèrement ; \u2014 Suns doute je l'ai laissée avec mes Lijonx.Je lu remettrai demain àmon duigt.C\u2019est un oubli ! Mais revenons & Conrad.Lui accordez vons cette grace, Tristan.pour l'amour de moil.ajou- ta-t-elle, croyant gne j'hésitais.Mais je ne lächais pus sa main.\u2014 Pauvre petite bague ! murmurai-je douloureusement, on t\u2019oublie déjà quelques heures bientôt on t'oubliera un jour, puis des mois, puis des années.Ob !corme vous parlez insouciamment de ce gage de notre amour, Ulrique ! Pourquoi avez-vous ôté cette bague N'est-ce pas le symbole et le talisman de notre affection ?Absent, elle me rappelle à voire souvenir.Quand vous la quittez, il me semble que vous me repoussez, que Vous me reniez, que je vous deviens indifférent et que je n'ai plus de placo dans votre cœur glacé, Oh ! comme elle fait revivre à mes yeux ce jour resplandissant où je Jous vis venir à l'église pour la première ois | \u2019 : \u2014Mon Dieu est-il vrai, Tristan.que vous attacbiez tant de prix à cette bague ?interrompit Ulrique en fixant sur moi des regards humides et craintifs, \u2014 Ne le saviez-vous pas, madame, et me prenez-vous pour un comédien de campa- fue qui répète une scène.Cette main, veuve e ma bague, n\u2019est plus celle d'Ulrique ; tant que vous la portiez, j'étais présent avec vous.Faut-il donc m apprendre à douter de vous et me donner le triste courage d\u2019adresser des reproches pout-être injustes à la femme qui ne se souci plus de ce legs sacré de ma mère ?\u2014 Tristan ! dit-elle toute surprise de ces roles incohérentes dans lesquelles s'exha- ait d'une façon vague et obscure le venin de ma jalousie secrète, je jure Dieu que je ne,voulais pas vous alarmer, mais je crois aussimon bonheur attaché à cette bague.Plus que vous, j'ai cette foi des Ames aimantes ; mais pardonnez-moi.oh | je la retrouverai.\u2018 \u2014 La retrouver ! que dites-vous, Ulrique ?\u2014 Eh bien, s\u2019il faut te l'avouer, Tristan, je l'ai perdue.égarée du moins.mais je la retrouverai\u2026 il faudra bien pue je la retrouve.\u2014 Perdue ! répétaije sans oser regarder Jean le Roux dont je devinais le rire railleur, perdue ! si on ne l\u2019a pas volée.Et moi-même j'ajoutai: \u2014 tu ne l\u2019as pas donnée toi-même, mal- heurouse femme, à celui qui ma remplacé dans ton cœur, Ulrique était accrblée et frissonrait à la vue du transport violent qui me possédait ; elle devinait une énigme voilée sous cette colère soudaine ; elle me croyait atteint d\u2019un de ces accès de folie dont elle avait espéré mo guérir en s\u2019exilant dans la retraite, et je voyais comme dans un rêve son cœur se détacher de moi ainsi que la bague s\u2019était détachée de sa main.\u2014 Oh si je trouve le voleur, m'écriai-je, je ne lui pardonnerai pas.Jean, je vais faire un exemple terrible.voleur doit être un de nos seiviteurs.Il ne faut pas lui donner le temps de fuir ou de cacher son vol.\u2014 Mais nos hôtes attendent ! dit faiblement ma femme.Qu'ils prennent patience en assistant au châtiment du misérable qui a 086 commet tre ce vol.Je descends ordonner que les portes du château ne soient ouvertes à personne sans mon ordre, Je dis au majordome de réunir tous les serviteurs dans la salle basse et jinvitai Mes convives à être témoins de celte scène de justice domestique.licuyers, palefreniers, piquours, valets de chenil; concierge, tous turent bientôt rassemblés, sans savoir de quoi il s'agissait, et leur curiosité anxieuse s\u2019épanchait en bourdonnements dignes d'une ruche d\u2019abeilles, lorsqu\u2019à mon entrée un profon silence éteignit toutes ces rumeurs.\u2014 Mes bons serviteurs, leur dis-je d'une voix calme, Ia bague de mariage de votre maîtresse à été perdue.car nous ne voulons pas croire qu'ello ait été volée.Quel- qu'un d\u2019entre vous l'a-t-il trouvée ?Un murmur d\u2019étonnement courut dans les groupes.Hommes, femmes et enfants se regardérent les uns les autres, comme pour #'interroger.Seul Jean le Kobouteur conservait son air insolent et sardonique.Conrad, appuyé au mur et la figure décomposée, absorbé dans son désuspoir, n\u2019avait prêté aucune attention à ma demande.Je ne sais pourquoi ce silence m'irita comme un défi narquois et dédaigneux.Je repris plus durement : \u2014 Ne soupçonnez-vous personne ?Parlez sans crainte.Je récomponserai généreusement quiconque me founira un indice propre à nous guider dans nos recherches.\u2014 A quoi bon soupçonner ! réponit le Rebouteur en se croisant les bras et s'adossant en face de son frère de lait.C\u2019est le vrai moyen de suivre tue fausse piste.Cherchez et vous trouverez ; mais je déclare, celui qui a volé cette bague ne mérile pas de merci.L'homme qui ose offenser dans sa vile supidité la danse du seigneur dont il mange le pain, sous son toit, pendant qu\u2019elle dormait sous sa garde, celui-la eat plus qu\u2019un voleur, c'est un impie, qui brave le couroux de Dieu.Conrad sembla se réveiller en entendant la voix provoquanie de son ennemi, el, le toisant d\u2019un regard sombre : \u2014 Oh ! ce ribaud est une bête malfaisante, s\u2019ecria-til.Puis, se retournane vers moi: Non, mon cher maitre, ne soupgonnes aucun de vos vassaux.Non, mon clément seigneur, ne cherchez pas un voleur dans ceux qui vous ont béni tout enfant, qui vous ont porté dans leurs bras, qui vous ont défendu dans les rixes de votre jeunesse onm- brageuse et solitaire.Ce n'est pas parmi les hommes fidéles dont la poitrine serait votre meilleur bouclier au jour du danger ue vous trouverez le traître dont vous nous emandez le nom ! Chose étrange ! cette loyale réponse ne fit vibrer duns mon cœur qu\u2019un sentiment de défiance et de sourde rage.\u2018 \u2014 Qui snit! répliqua Jean le Reboteur ; sous le masque de l\u2019affection peut se cacher une haine mystérieuse longtemps couvée : la haine du faible contre le fort; la haine du vassal ambitieux et rebelle contre son scigneur trop débonnaire.Qui donc soupçonnerait d'une action vile celui dont chacun vanto la loyauté et le courage ?Qui oserait l\u2019acouser, sans attirer sur lui les huées, tandis que le vagabond, recueilli par charité et envié par tous, doit nécessnire- ment être le bouc émissaire qui doit plier son dos à la charge pesante de tous les crimes.Conrad essayait de contenir sa\u2019 colère, mais ce fut d'une voix tremblante et altérée qu'il reprit : \u2014 Oui, quel que soit le coupable, point de pitié pour lui.Qu\u2019il soit.ignominieusement fouetté de verges, chussé du château, banni de cette terre, lui qui a porté uno main impie sur le bien le plus précieux do notre sainte dame Ulrique! Malheur au sa- orilége qui a offensé la noble chitelaine, car elle n'a jamais fait de mal méme aux méchants, et elle est 1a mére des affligés et des pauvres.Cette malédiction passionnée et enthousiaste fut, & ma grande surprise, écoutée dans un religieux silence, tant les témoins de celte scène étaient sérieusement attentifs à un débat d'où semblait devoir bientôt jaillir la lumière.\u2014 Je suis fier, dit alors Jean le Roux, d\u2019entendre le frère de lait bien-aimé de mon seigneur Tristan partager mon opinion.Point de pitié pour ce lâche voleur ! Vous êtes tous, n\u2019est-ce pus, de cet avis?Oui, plus notre haute et puissante dame est aumônière, charitable et compatissante aux souffrenieux, et plus le crime est odieux.Mais c'est assez de discours et de protestations.Que chacun s'occupe maintenant de fournir la preuve de son innocence.\u2014 De quelles preuves veux-iu parler, maudit sorcier?demanda Conrad indigné de cette proposition inattendue.\u2014 Mais j'entends, répondit doucement le rebouteur, que chacun de nous fasse apporter ici son petit bugage sous les yeux du seigneur baron ot le laisse visiter à loisir, On commencera, bien entendu, pur les deux serviteurs qui devaient quitter le chô- teau demain matin au point du jour.Cette dernière réflexion, négligement je tée par le dénonciateur, me frappa ainsi ue tous les nssistants, et j'ordonnai immé- istement au maujordonie de faire transpor® ter dans la salle basse les bagages de mon frère de lait et du rebouteur. L'anxiété étaitau comble ; personne ne utait de l'innocence de Conrad, parmi les ntilshommes comine parmi les serviteurs les vassaux qui connaissaient son carac- re naif et probe ; mas on elt dit qu'un ressentiment douloureux pesait sur toutes s poitrines heletantes, et les regards se étournaient avec une \u2018sorte de terreur du sage patelin de ce rebouteur protégé par redoutable réputation de sorcier.XII Cependant Conrad me regardait avec nsternation.; \u2014 Me so 1mettrez-vous vraiment à cette umiliante épreuve, seigneur baron ?dit-il nfin d\u2019une voix navrante.Vous défiez-vous e moi ?me confondez-vous avec ce rebou- eur ?.Ulrique l\u2019interrompit et, me lançant un oup d'œil suppliant, elle dit : \u2014- Soupçonnez-vous done Conrad, le fils e Madeleine ?\u2014Jene le soupçonne pas, mépliquai je roidement, mais il faut faire justice égale tous.Le majordome arriva, suivi de deux va- ets qui portaient le ballot de Jean le Roux t la valise de Conrad.La perquisition fut hite avec un soin scrupuleux.Mon frère de uit déclara que lui-même avait mis en or- re, enveloppé et fermé son bagage, et le cbouteur s'empressa de suivre cet exemM- le.Le ballot de ce.dernier ne contenait ien de suspect.Le valet chargé de fouiller a valise de Conrad trouva et dérôula bru- aslement une tresse de cheveux argentés.L\u2019écuyer pâlit et cris: \u2014Wilhem, ne touche pas aux cheveux e ma mère, c'est sacré ! À peine avait-il prononcé ces mots, que le lu tresse sacrée s'échappait et roulait ur la dalle une bague que je reconnus our le joyau si ardemment regretté.La stupeur fut générale.Je regardai vivement Ulrique et Conrad.L'une paraissait défaillir sous le coup d'un étonnement douleureux et incrédule, l\u2019autre se redressait sous l'étreinte d\u2019une surprise révoltée contre l'évidence même ; il ne s\u2019affaiésait pas comme le coupable dont le crime est découvert.\u2014 Eh bien, madame ?dis-je à Ulrique.\u2014 11 y à magie, il y a fourbe et trahison, ily à erreur et méprise, car c\u2019est impossible, répondit-elle.- \u2014 Impossible parce que c'est lui, mur mura le rebouteur d\u2019une voix railleuse qui -ouflla une rage froide et implacable dans mon cœur, et chassa l'image éplorée de ma vieille nourrice comme un fantôme importun.\u2014 Vous avez prononcé vous-même votre sentence, Conrad, repris-je.Vous reconnaissez la bague de votre dame et maîtresse, n'est-ce pas ?Il inclina la tête en signe d\u2019affirmation.- Vous avez déclaré hantement que c'était là un vol impie et indigne de toute pitié, n'est-ce pas ?Il inclina encore la tête avec une expression de suprême dédain.\u2014 Et vous vous avouez coupable de ce vol, n'est-ce as, Conrad ?ajoutai.je.Mois alors releva superbement la tête.\u2014 Non, non ! non ! s'écria-t-il avec une sorte d\u2019emportement triste et désespéré, en se dégageant des mains du majordome qui voulait le retenir et en s'avançant vers moi, non, Vous ne le croyez pas, mon maitre | Personne ne le croit parmi tous ces gentilshommes qui m\u2019ont vu dompter des chevaux furieux dans leurs châteaux et éventrer des sangliers dans leurs chasses, sens jamais ac- cepler d'autre recompense qu'une bonne parole.l\u2019ersonne ne le croit parmi tous ces serviteurs que j'ai aidés de mes bras dans leurs travaux, de mes conseils dans leurs LA MINERVE HEBDOMADAIRE, querelles, de mes consolations dans leurs eiues, de mes veilles dans leurs maladies, \u2018ersonne ne lo coit parmi ces vassaux qui m\u2019ont toujours v accourir le premier quand le feu gagnat leurs granges et leurs meules, et à qui je n\u2019ai jamais refusé de prêter ma voix et mes prières auprès de vous, Je n'ai jamais tenu à l'argent.Ma mère vient de mourir.Il y a là quelque horrible méprise.Vous l'avez deviné, n\u2019est-ce pas, madame ?Oh ! les femmes voient la vérité dans leur cœur, Ce bijou a été méchamment caché dans mon bagage.N\u2019avez-Vous pas affirmé que seul vous aviez rempli et fermé votre valise, Conrad ?interrompis-je avec l'inflexibilté d\u2019un vieux uge.! 5 Mon Dieu ! mon Dieu ! reprit mon frère de lait en pressant son front de ses mains, comment cette bague se tr.uve-t-elle enla- cde aux cheveux de ma mére, je l'ignore; mais, sur la part de paradis de cette pauvrs chère âme, je le jure, 6 mon frère Tristan, je suis innocent et vous n\u2019en \u2018oute 1s, > me réduisez pas au désespoir, N &cz pas du château.Ne révoil)- sa fosse la vieille nourrice qui vous www.plus que son enfant, pour qu\u2019elle pleure toutes les nuits à votre chevet, our ellu n'aurait pas la force de vous maudire.Soyez rigoureux pour le coupable, mais donnez- moi le temps de prouver que je suis innocent, au nom du Dieu vivant, au nom de votre\u2019 mère que vous n'embrasserez plus qu\u2019au ciel, au nom de votre petite lille qui sourit déja à son ami Conrad, quand je la porte duns mes bras! Je I'avoue, cet appel déchiraut 4 ma patié commençait à m'émouvoir, lorsque mulheu- reusement Conrad ajouta avec un geste d'indignation.\u2014Voler notre bonne dame Ulrique! mais ceux qui m'accusent de cette ignuble action ne savent donc pas que je me ferais tuer pour lui épargner une contrariété, une larme, un regret, et le moindre de ses cu- rices est pour moi aussi sacré que la vo onté divine.C'en était trop.Le malheureux se perdait per cette justification maladroite.Cependant je ne pus oublier tout à fuit que nous avions êté Lercés sur le même scin.\u2014 Ecoute, lui dis-je, tu es le fils do Mu.deleine, et je te condamne, en mémoire d'elle, à porter ta punition en tor-même.Tu ne seras pas meurtri par les fouets de tes anciens compagnons, S'il veulent même lo recevoir encure parmi eux, puisque tu nvoquais tout à l'heur leur affection, j'y consens; sinon tu partiras.Voilà les juges que je te donne ! Puis-je faire davantage ?emnndai je courtuisement à ma jeune femme.La contagion du douto et du malheur est mortelle comme lu veste.L'homme est né féroce et servile à la fois sans doute, car il se courbe à terre pour servir de piédestal au crime prospère ; maisil ve venge en uc.cablant sans miséricorde, en humilliant de s haine et de son mépris toute cause vaincue, qu'elle soit honorable ou criminelle.Certe, Conrad avait toujours été bon et ge- néreux pour ses compagnons ; mais sa beauté, sa force, son courge, avaient éveillé une secrète envie au fond des cœurs, et il ut s\u2019apercevoir que serviteurs ou vussaux Jouissaient de son abaissement.Pourtant il ne s\u2019abandonna pas lui-mème, \u2014 licheté assez commune chez les plus violentes matures, \u2014 et il s\u2019approcha Lurdi- ment, la tête haute, d'un groupe de vieil- lurds qui s'était formé autour du majordome : \u2014 Laissez-moi travailler avec vous, mes Maîtres, leur dit-il d\u2019une voix suppliante ; je ferai les plus viles corvées.Je vous obéirai.Mais que je puisse du moins rester au château, sous l\u2019œil de notre seigneur, en attendant que je lui prouve mon innocence, Ma patrie est ici.Pensez combien vous souffririez si on vous arrachait à vos familles, pour vous jeter seuls sur une terre inconnue, semblables à ces troncs d'arbres mutilés qui se consument dans le foyer loin de la verte forêt d'où {a cognée du Lûcheron les a déracinés.Les vieillards Lochèrent doucement leurs tôles grises et se consultèrent du regard ; puis le majordome répondit : \u2014 Non, Conrad, nous ne pouvons t\u2019accorder ee!te grace.Nous sommes tous gens honnêles et paisibles qui avons confiance les uns aux autres.Nous avons, ceux-ci à garder du loup et du bohémien les troupeaux du maître, ceux-là aux bahuts, aux crédences, aux tentures, aux panoplies du maître.Va donc, toi, duns la montagne re- Joindre ceux qui pillentet maraudent, car ta place n\u2019est pas au millieu de ceux qui veil- ent et qui gardent.Le jeune homme baissa tristement les yeux et, s'approchant des palofreniers : \u2014 Ne pourrais-je, dit-il d'une voix plus sourde et plus humble, dormir sur la paille w écuries et soigner les chevaux quand -vu8 serez trop las de votre besugne ?\u2014 Les chevaux pourraient disparaitre comune la bague, dit rudemont un de ces hommes, et cumme tu est bun écuyer, Conrad, ils ne seraient peut-être pas si fuciles à retrouver ! Et comme il s'approchait à pus lents des servantes, la plus jotie, qu'on nommuit Mariha, qui dansait autrefois avec lui sous les tileuls, lui dit ; \u2014 Allez, allez, Leau Courad, vous ne ous tenterez pas.Nous #imons mienx chanter joyeusement avec un anneau de puille au doigt que de briller uves un antieau d'or volé ! : Ainsi les femmes clle-miémes, \u2014- ces images vivantes de la pitié \u2014 étaient inexorables et repoussaient ce malheureux avec dus ruilleries outrageantes, si bien qu'il recula au fond de la ~ulle, cherclunt ta porte des mains, car res yeux étuient voilés de larmes, et s'évriant comme un désespéré: \u2014 Mais toi, mu mére Madeleine, tu ne répousseras pus ton fils, toi; tu le luisseras pleurer et prier sur ta fosse; ah Dieu soit loué de t'avoir fait mourir avant cetto Leu- re mauclite ! l'Ius on est rigide pour le mal, plus on croit se mettre soi même au-dessus du soup- gon.Le portier du château, qui était frère de Madeleine, chassa lui-mênie ignominieusement son neveu au lieu de lui donner un asile.L'homme qui a voléson maître, lux dit-il, peut le trahir, et pendant mon sommeil jo ne Voudrais pas laisser mes clés à ta merci.da main de Dieu est sur toi, indigne enfant, et c'est à lui de faire éclater cette innocence que tu proclames si haut, Quand à moi, jo ne dois pas péclier contre mon seigneur par faiblesse et Imprudence.C'est ainsi que mon frère de lait fut reniô et rejeté par tous ses anciens.Mais, à partir de cette scène terrible, mon bonheur fut empoisonné; Ulrique, qui n\u2019avait plus cherché à me détourner \u2018accomplir ma justice rigoureuse, parai - sait avoir peur de moi; une méfiarice ivvisi- ble séparuit ces cœurs si unis qui auparavant lisaient 81 bien l\u2019un dans l'autre.Elle avait été frappée dans cette sérénité orgueilleuse et parfaite qui était l'essence nécessaire de sa tendresse, et je dévinai au fiel dont vimprégnait mon amour qu'elle devait me haïr par instants, car j'avais offensé et irrité sa chaste fierté, J'uvais taché son innocence d\u2019un soupçon visible, Je méprisais la jalousie comme une infirmité morale, et je sentais cetle gangrèno envahir et consumer peu à peu l'affeciion profonde qui m'attachait & Ulrique comme un charmie de sorcellerie.J'étais avide d\u2019arracher à Jean le Rebouteur ces paroles rares et équivogues qui LA MINERVE HEBDOMADAIRE.- ol, s\u2019infiltraient dans mon esprit, ainsi que ces gouttes d\u2019eau qui tombent lentement sur la pierre la plus dure et ln creusent à la longue.J'attendais avec uno impatience douloureuse et convulsive les preuves.de ce crime horrible pour lequel je ne révais pas de vengeance suffisante.Je la reconnajssais coupable, cette Ulrique tant \u2018aimée, cette malheureuse moitié de moi-même, celle aux piods de laquelle j'étais heureux autrefois même sans désirs, j'étais résolu à rompre tous les liens qui m'attachaient à elle, quoique ces liens fussent les fibres mêmes e mon cœur, et à lui dure: \u2014 Vn t'en, fausse créature, à la merci du sort et du courroux «le Dieu ! Oh ! qu\u2019il faut aimer pour être jaloux ainsi, François ! car ce n'était pas la ceite vaine et égoiste jalousie, fille de l\u2019orgueil et de l'a- Varice du cœur.Non : des larmes brûlantes irritaient mes paupières, tandis que je me demandas avec rage : \u2014 Pourquoi ne m'ai- me-t-elle plus ?Est-ce parce que je perds ma vie inclolente à l\u2019aimer au lieu de courir les camps et les musées, et d\u2019illuscrer par les armes ou le pinceau le nom que je lui ai don- - né?Je souffrnis de la voir pâle, muette, sans larmes, sans résistance, rester abimée dans uno douleur inerte, résignée et presquo craintive.Cependant le robouteur était devenu le maître «lu logis, Mon conseiller, mon favori ; il humilisit de sa présence victorieuse et de son autorité nouvelle la femme qu'il avait offvusée.Ilélas ! il me servait d'espion.11 n'attendait pris que je l'enterrogeasse; il comprenait mon silence inquiet.Souvent il me disait : \u2014 J'ai rencontré Conrad, il rôde et braconne dans vos bois; ou bien: Notre châtelaine aime à aller prier à l'ermitago des Tilleuls.Défiez-vous, seigneur, il peuvent su rencontrer ! Alors je m'abuissais à un puéril et honteux espionnage pour surveiller cette pauvre fensme, qui finit par vivre en recluse Je touchais cependant À la catustrop qui devait englouur le rêve doré de ma jeu nesse.Un soir, \u2014oh! je me mppellerni toujours ce moment etfroyable ! \u2014- j'étais triste comme Ia mort ; je sentais la solitude peser autour de moi, car jétais abandonné comme l'homme sans fumille.Au loin les montagnes Llanchissaient sous la neige ; les les bruits du château s'étaient peu à peu -Assoupis; le voieur et le braconnier veillaient seuls; et moi, plus tourmenté qu\u2019un criminel sur la paille, je ne pouvais durmir.Je pensais à Ulrique et je ne savais comment m'arrachor son image du cœur.« Ni je me trompais, disais-jo en moi-même, si j'étas la dupe niuise et crédule de ce rebouteur à face de Judas?: J'essayai de boire pour m'étourdir, et au fond du verre il me semblait voir des yeux bleus me sourire.Je me levai avec fureur et brisai le verre sous mes pieds ; puis je m'écriai hors de moi: \u2014C'est trop souffrir, n'est-ce pas mon Dieu?Üe doute est un cilice qui me déchire le cœur sans relâche.Je veux savoir .d'Ulrique si elle me hait.Qu'elle me trompe seulement avec sa douce voix, je la croi- tai.Oui, j'aimerais à être trompé par elle, lutôt que d'être convaincu de sa honte.U âche et fou que je suis ! En ce moment je vis entrer Jean lo Roux d'un pas furtif et presque tramblant.Il me regarda comme s'il eùt entendu les éclats - de ma voix ou déviné ma pensée et murmura à mon oreille : \u2014 Venez, mon seigneur Tristan, venez | p chercher le secret de votre femme.L'heure est venue.eette nuit vous le connaîtrez Je frisonnai comme saisi d'un accès de \u2018flèvre et j'éprouvai une envie impérieuse de ne pas obéir à cetie voix étrange, Je compris la défaillance du poltron que l'on pousse à la bataille, tout étourdi du fracas des armes et dog clairons, et qui regarde s\u2019il ne peut se cacher derrière une haie, s\u2019aplatir contre terre ou s'enfoncer dans la vase.Cependant, sans répondre un seul motau rebouteur, j'attachai mon épé et mon poignard À ma ceinture, et je marchai assez courageusement jusqu\u2019à la chambre d\u2019UI- rique, car cet homme me reganlait et je ne voulais pas qu\u2019il pût rire de son maître.\u2018 XIII Oh! ce fut une nuit funeste que celle où mon amour s\u2019ensevelit dans la honte comme dans un sépulcre ! Que j'étais tremblant lorsque j'entrai dans la chambre d'Ulrique ! Jo ne ressemblais pas à un juge, mais un misérable qui va confesser son crime devant tous! J'avais peur de la trouver coupable, comme si c'était moi qu'attendait le châtiment.Et en effet, n'était-ce pas le vrai supplice, n\u2019était-co pas une torture audcssus do la mort que la perte de cet amour contant et radieux qui fesait toute ma joie en ce monde?Jusqu'alors j'étais resté penché sur l'abime, les yeux fermés, et cramponué à je ne sais quel vague espoir que je sentais maintenant s\u2019évanouir devant l'odieuse réalité, Ma vio allait donc devenir vide et sans but.Le sang bruissait à mes oreilles et mon gosier so resserrait comme celui du noyé qui avale les dernières goi gées d\u2019eau amère.Enfin mon cœur défaillait de lâcheté, et jo priais Dieu avec une ferveur insensée de me cacher la vérité, de préserver Ulrique du scandale et de la confusion, de lui permettre de mo tromper.O faiblesse inouie d'une âme pénétrée (le tendresse, \u2014\u2014 faiblesse égale à celle \u2018tes mères ! \u2014 Je mo répentais de ne pas avoir repoussé les avis de Jean le KRebouteur, et de ne pag avoir pardonné à ma bien-aimée.: ; J'entrai, néanmoins, tout en me disant qué c'était une étrange folie à l\u2019homme de vculoir connaître son malheur.Je m'\u2019éton- nsi de no trouver Auprès d'Ulrique aucune © - farames.Une lampe de nuit éclairait .nte lueur la chambre où dor- ¢ \u2018ns son berceau de satin bleu .otre tite ale.J'avais peur de mon pas lourd qui résonnait 4 mes oreilles comme \u2018celui d'un voleur ou d'un meurtrer et qui me semb'ait s\u2019amortir dans une mare do sang quand je voulais le rendre léger.Mes regards allaient de l'enfant à ln mère; l'enfant souriait dans son sommeil et ello tendnit son petit bras blanc hors du berceau comme si elle eût voulu défendre sa mère, Ulrique gardait sur son visage endormi la paleur du marbre.Je la cnntemplai longtemps.Qu'elle était belle ainsi, François, d'une beauté surhumaine et presque effiayante! Ses cheveux longs et soyeux l'enveloppaient avec l'immobilité d'un suaire ; ses paupières aux cils de velours, ses lèvres décolorées si délicates et si fines, l'épaule ronde et blanche que le pli du drap laissait saillir, touto cette benuté jeune, chaste et froide était sans doute prédestinée à Ja tombe; le temps ne devait pas la rider et la flétrir de son aile grise.Uependant je la regardais toujours avec adoration, en peusant que le frolement de ses cheveux aurait le pouvoir magique de réveiller un mort, et Un spagme \u2018| de jalousie féroce m'agita à la seuls idée u'il y avait place dans le cœur de cette femme pour une autre homme, qu'à un autre ces lèvres pâles pourraient avouer un mystérieux amour, que ces mains divines aux ongles roses se réchaufferaient peut être dans uno étreinte adultère, Il était im- ossible cle voir un visage plus innocent et mais n\u2019allais-je pas être convaineu plus pur, ; > sérénité n'était qu'une comédie que cette menteuse ! J .Jean le Roux était rosté immobile sur le seuil.\u2026 Jo commençais à me rassurer.Jo eaisis la main froide d\u2019Uirique, mignonne, et pe comme celle d'un enfant, et je la baisai Ulrique poussa un cri étouffé et rou des yeux éblouis, effarés, troublés, don premier regard se jeta sur le berceau d tille; ce regard de mère, étincelant com celui de la lionne à qui le chasseur ar ses petits, me calma.Quand elle wap] elle ne surprit qu\u2019un sourire sur mop vis Une sorte d'inquiétude la saisit.-\u2014 Vous ici, Tristan ! qu\u2019est-il donc rivé ?quel malheur ?\u2019 \u2014 Vous croyez donc qu\u2019un malheur peut m'amener près de vous ?répon avec effort.Non, Ulrique, c\u2019est une bo pensée qui m'est venue pendant mon ins nie, .Elle paraissaitse demander si je ne lais pas ; mais je continuai avec la m expression calme et triste : \u2014Ulrique, vous êtes bonne et miséril dieuse.Vous m'aviez imploré en faveu Conrad ! \u2014Hélas ! je l\u2019avais promis à Madel mourante, répliqua-t-elle en baissant | youx, afin que cette parole eût l'air d excuse et non d'un reproche.Je repris : \u2014J'ai dù vous paraître dur et infle Ulrique; mais p us Conrad nous tena près au cœur, plus c'était un impérieux voir de lui infliger une leçon salutaire.pendant une prière tombé de vos lèvre pouvait rester vaino.Je suis l'instrume votre clémence, et je no voudrais pus dans votre pensce mon image fit ass 3 un tableau de justice cruelle et imp e.: Elle se souleva, joignit ses mains co! en priant Dieu, tandis que de douces la remplissaient ses yeux : \u2014Oh ! le ciel en est témoin, je n'ai ja douté un instant de votre bonté, mon seigneur; je ne Vous ai pas accusé u tant au plus profond de ma pensée.Ja jamais ! Uh t je retrouve mon Tristan te je aime | Non, vois-tu, François, il n'est pa peintre de Veuise, de Florence, de ou d'Allemagne, füt-ce le Sanzio, qui « représenter la Candeur sous des trai célestes, sous une forme plus charm Je fus vaineu ; la jalousie s'éteignit mon cœur comme un tison rouge p dans la neige ; jo redevins créduie, je tout un avenir de bonheur se déroule vant moi, mon enfant jouant à mes | couché sur le ventre do Pollux, mu frémisante dans la main d\u2019Ulrique, \u20ac rad rôdant comme un dogue fidèle au de ce tableau de famille pour nous p ver de tout danger.Oh! qu'il faut p cliose pour être heureux, et comme c de chose est toujours impossible à tro Tout à coup j'entendis un léger fi ment bruire dans le silence; je me r nai avec une apparente insouciance et la main du rebouteur tendue vers la fc masquée par un lourd rideau de la dont les plis ondulaient sous un sout vent ou sous une imprudente étreinte Une sueur froide mouilla la racin mes cheveux ; je fis un pas vers la fer la main d'Utrique me retenait ave force douce, mais irrésistible.Ce plus une statue, une morte, un ange mis; c'était une femme trop belle ct rimée.Elle vivait; une lueur eercine me celle des étoiles diamantait ses bleus si tendres; ses cheveux dénoué ressaient ses épaules frémissantes ; teinte rosée épanouissait son visage ric et «es lèvres entr'ouvertes comme le d\u2019une petite fleur rouge semblaient a un baiser.\u2014Oui, vous êter mon Tristan, d avec un suave sourire; mon Tristan, c \u2018je disais autrefois, celui dont l'inditfé me refroidit le cœur et me tue.Savez LA MINERVE HEBDOMADAIRE.= quedepuis huit jours vous n'avez ombrassé votre fille?J'essayai de sourire, François, j'eus ce age au moment où la raison vaciliait ns mon cerveau, où le sang martelait hon coeur, oli mes ycux voyaiont rouge; b souris, je me détachai de l\u2019étreinta d\u2019UI- que, et j'allai baiser au front, dans son rca innocente créature qui ne se ré- pills pas.EL tol, ma bien-aimée, dis-je alors d\u2019ure ix douce, m'\u2019accorderas-iu le pardon de ès soites bouderies ?Puis-je embrasser la ère après l'enfant en signe de réconcilia- \u2014Était-tu donc in:té contrs moi?répon.t-elle d\u2019un ton plaïatif; qu\u2019avais-je fait ?b soufirais, voila tout.Je souffrais de mon lement et de ta froideur dédaigneuse ; j'ignore poaiquoi tu t\u2019éloigne de moi, Le rideau trembla de nouveau.Je ne pus contenir plus longtemps, c'était assez dissimulation et de contrainte; je rou- ssais pour elle et pour moi do cette hon- ge comédia, File d\u2019Eve, m'écriai je d'une voix ton- nte en la regardant fixement, tu ne mens int, n'est-ce pas ?l'u n\u2019aimes que ton mari tu attends son baiser de réconciliation, d'il en soit ainsi, mais Lu ne seras pas svr- se Bi Jo veux t'embrasser sans témoins.Bt le cœur brisé, éperdu d\u2019indignation et colère, à moitié fou de douleur, je m'élan- vers la fenètre dont je tirai brusquement ideau.Derrière ce rideau un jeune hom- était caché ; c'était bien Conrad, le banni, voleur, mon frère de lait.Jean lo Roux m'avait pas trompé.lrique poussa \u2018un cri qui me remua les rilles ; quant à moi, je ne dis pas un t.Le monde avait disparu tout entier, omme qui s9 noie cherche nue planche le bout d\u2019une corde pour s\u2019a->rocher; j'av js soif de sang soif bestiale et ins- btive.Je n'étais plus un homme, mais bête féroce abaudonnée à ses appétits els et aveugles.hose étrange! Conrad était calme en à de cette démence sang inaire qui faisait layer l\u2019'injure sur mes lèvres, ses yeux » me regardaient sans trouble ; il ne bait pas agenouillé devant moi ; il ne nblait pas, il ne demandait pas grâce ans me résister, il avait cet air soumis et hlgent du chien vigoureux qui se laisse aiter parun enfant capricieux.En vain mains frèles et nerveuses secouaient ce ; arçon, elles ne le faisaient pas et il semblait prendre ma fureur en » Co calme m\u2019exaspéra, sérable! lui criai-je, mais humilie-toi p, mais demande donc grace, mais es donc de mordre la main qui va te châ- Demander grâce! et uoi?dit-il une insultante Divot Ah ton effronterie mérite une peine que; sois donc châtié comme un valet e.je le souffletai au visage, ce colosse bit pu m\u2019écraser comme une mouche p ses deux lai ges mains, devint blôme et ses bras m'enlaçant tôt me soulevèrent;.mais il me laissa ment retombar : Mon frère de lait, mon maître, murmu- ÿ qu'allais-je faire ?ourquoi es-tu ici, ribaud?Pourquoi ici ?répétai-je days un transport furi- ah! tu oses por\u2018ér la main sur moi, u d'avouer ton crime et de te coucher pieds corame un chien ! Ruel crime ?detnanda-t-il encore avec me expression naïve.J\u2019éclatai de rire : el crime?Ah! ju veux savoir quel est ime ?En effet, ma colère est étrange.ccuse au hasard ; je te condamne eur gue soupçon zaus doute.Tu va me Mais parle donc.miséravle, parle donc! Je t'ai d'b que j\u2019atvendais, Pourquoi me regar- des-tu avec dos yeux siupides?Suis-je un fou ?Est-ce le délire ou la rage qui me brûle le sang?N\u2019es-tu pus Conrad, le fils de Madeleine, le voleur que j'ai chassé de nion chiteau?Dis-moi donc que je mens, dis moi doac que je ne viens pas de te surprendre là.collé à cette fenêtre, trahi par l\u2019ondula- tou Je ce rideau: et n\u2019est-ce pas la \u2018enêtre et le rideau de la chambre de ma femme ?A+\u2018 \u2018at un ieve ?réponds ?Pourquoi es-tu entré dans la chambre d\u2019Ulrique, de la noble dame qui te protégeait?Pour veiller sur çon sommeil, n'est-ce pas ?car elle dormait ou elle feignait de dormir.Le nieras-lu, voyons ! Est-Ce fe 1x Cola aussi, faux comme le vol de la bague.\u2014Tourquoi le nirais-ie ?répliqua-t-il avec nne tranquillité que devait renare incom- réhensible l\u2019incohérence de mies paroles, les tressaillements de mes membces ©iù les larmes involontaires qui ruisselaient sur mon visage.Je me retournai vers Ulrinue :- Il avoue ! avoue, il avoue, madame.Eh bien ! justi- fiez-vous, si vous le pouvez, si vous l\u2019osez, si vous ne craigner pas la colère de Dieu qui vous entend, - -ces Votre complice vous abendonne !.-Mon complice ?«\u2019écris Ulrique frissonnant comme une feuille sèche et tordue par 'e vent, mais je ne vous comprends pas, Tristan ; mai» j'ignorais que ce malLeureux fut caché ici.Oh ! Lualbeur à vous, Conrad ! Avez-vous donc voulu me perdre ?Oh! me punir ainsi d'avosr pris votre défense ! L'épaisse inc ligence de mon frère de se rendre comple de notre situation réciproque ; il tourna vers ma femme un regard attendri qui lui promettait un dévoument exalté jusqu\u2019au martyre de soi-même ; il ne pensait plus qu\u2019à elle, Préocou) seulement u danger qui la menaçait, il voulu la sauver au F ix de sa vie.\u2014ÀA quoi bon mentir?dis-je à Ulrique avec un froid mépris.Dernièrement la bague ! aujourd'hui la clé! demain un poi- goard pour ge débarrasser d\u2019uu mari importun : n\u2019esc-ce pas ainsi que les feoimes adul- tàres vont à leur Lut ?Conrad se jeta à mes pieds ; Mon frère et seigneur, s'écriatil, faites de moi ce que vous voudwez, punissez-moi comme un voleur, comme un traite, comme un acsasein, \u2014 mais, anv l\u2019âLie de ma vieille mère, je vous le jure, notra boune dame Ulrigne iguo.ait ma présence.Je repris un pen da sang-froid, \u2014Pourquoi donc êtes-vous venu ici pendant la nuit, et si madame est innocente, quel a été votre complice ?ad Co Jean le Rebouteur, répondit Con- \u2014Tu meus! répliqua Je sorcier aux cheveux roux, toujours immobile sur le seuil.Conrad haussa les épaules.\u2014Jean m'a engagé venir au château.continua-t-il, il m'a promis votre pardon, il m\u2019a dit que l\u2019intercession de ma chè-e mai.tresse serait toute puissante ; enfin c'est lui qui m'a introduit cette chambre en me disant d'attendre le réveil de la châte- ne, \u2014Tu mens ! répéta le Rebouteur.Ulrique, épouvantée de l\u2019expression d\u2019incrédulité railleuse et menaçante que vonser- vait mon visage, n\u2019osait plus harsarder un mot de prière ou de jnstification au millieu de ce terrible débat.Elle sentait qu'il lui était impossible de convaii cre son juge es elle ressemb'~'t au patient qui atéend le coup de grâce.[ \u2014 Cette comédie-a assez ducé ! m'écriai je enfin d\u2019une voiz folle.Jene veux plus être dupe.Mes oveil les sont sourdes À coutes ces explications mstucieuses.J'ai honte lait parut alors se dete 1dre ; il commiençait à |.GIBIERS\u2014 Lanards sauvag Je la méprise irop pour user cont:v elle de la moindre violence.Pour moi e'le n'exisie plus.Mais cette femme est indigne d\u2019être mère.ean, emporte son enfant ! \u2014 Mon enfant ! cria Ulrique.Mais alors cette créature terrassée et paralysée par le scandale de sa faute se redressa plus souple qu\u2019un tigre et courut au berceau, plus prompte que le sorcier, avec une sublime impudeur.Elle sa/sit sa petite fille, la serra à l'étouffer sur son cœur, et, les yeux étincelants, dit à cet homme; \u2014Viens la prendre ! Le Rebouteur, qui avait reculé tout d\u2019abord, sourit de son effroi puéril et s\u2019avança vers la pauvre mère demi-nue, klle eut ur à son tour, elle jota des regards éper- us autour d'elle, puis elle saisit tout à coup la raie bleue de Conrad et lui cria d'une voix étouflée en berçant toujours l\u2019enfant sur son sein : \u2014Au secours | au secours! ne laissez pas prendre l\u2019enfant ! (A CONTINCER.) - COMMERCE.MARCH E\u20ac8 MONELTALRES, Greenbucts achetés de 74 4 723 Venuus de 00 4 73 Pow argent achetés de 75; & 751 Change sur New-York, ve.adu W & 75; Traites d\u2019or, } à ÿ d\u2019escpire Hillets de la Bangyne du Haut Canada acheté à 5e Biliets de la Uangue Royale acheté À 871 Aigeni acheté de C à 4°; venuu de 004 Jhange cler:\u2018ng, de \u20ac # 47 Or ouvert à 4877, ferme a 17} Ju MARCHAND à F:' A, Courtlers, coi des ries 8t.facoues et St, Fratucois Xavle\u201d o>.MATUU & BONSELOURS, Corcigé expleusémert pour Ja Minerve\u201d par le Clerc du Marché, Montréal, 14 juillet, 3 Dn FaAgiNE\u2014De P16 quin.uiivienns d\u2019Avoine mts.ve B'é-d'Inde Sarrasin GRAIN#\u2014B'6 ¥ mio.Pois \u2014- .\u2026 Aviuine 40 lb.Sarrmain ¥ minot Lin ceva Ml Blé-d'Jode LÉGUMES\u2014l\u2019atates, pesbe.eves minnt,.Oigrons Ÿ tresse.ui fiais # Jos.Eeurre frais Ÿ !o.Beuire salé UrvVERS\u2014Sucre d'érable ® 1 M'et \u2014 Salndoux me Lard fais P C1 But oN Liavres # couple.VOLA\"ULES-\u2014-Lindes # couple.Tindes jeunes.Ules .Canards Poules Poulets Exnoseon >sœenac: RSCoHtSesshaTOSSE - æ@ iv \u2014 LAITERS \u2014 S-SOCOHCOODAR SAUVAGE S eu [res MOHSSOCENOSUENORE PSSS3SOO- GTNDNISANALESOSSSOCEU Llaeviers # conpl Bécussines Perdriz .Touries ¥ dos.scmoccervnacEc¥iBcccvoconuEnunancon Cexcecatasoosesnosmne SttsSuhttosétosse SSC TAT ISDS MARCHE AMX GESTAAUX Montréal, 14 juillet Bœuf, 1ère qualité.: FEU à 7.00 er que j'ai tort.Et bien, j'attends, d\u2019avoir aiurd la \u201c\u2019omme qui s'est avilie si bas, « 20 et 30 qualité .5Guà 6.00 Vaches à uit, 0 veer - 16.00 & 25.00 \u201c eXtrBieesiseins .45,00 à 45.00 Veaux, lore yualité.10.004 12.00 \u201c qualité.8.00 à 10.00 « Be qualité.8.508 6.Montons, lère qualité 5.008 6.00 « Ze \u2018qualité.4,00 4 600 Agneaux, Yate ualité.2a 40 ol 20 qualit dite 2g an Coclions, Îère qualité.X 60 26 QUAI oe ron: in EUR 800 + - \u2014 in, 1ère qualité.810.00 à $120 pl mme ur i Sos fi ère ., X Panne 4 a rosnuosscccecucc00B KOU à 7.00 LA MINERVE HEBDOMADAIRE.483 NAISSANCES.\u2014En ceiie ville, 160 courant, la Dame de M, M.Per-uult, £cr, Ua fie \u2014En cette vite, lund), le 12 courant, la Dame de Mons.P.E.lawatice.uae fille.\u2014À UAssompt/nn, le 4 du courant, la Dame de Elle Lemi'e, Ter, N.P., un fils, + \u2014A fée.Mavrihe, le 2 vtilme, In Dame de M.Moise Bertulav me, I.C.8, une Bile.\u2014A Bt.Polyea pe, Je 12 du courant, la Dame de W.A.Duckeile, Eo, M.D., une fille.=A Mar.boro, Mass., E, U,, le 25 {ula dernie*, 1a Dane ae M Louis Latisuyiile, marchand-picler, un fis, A MARIAGES.\u2014Ilier matin à l\u2019Eglise Notre-Dame, de cette ville, par le Révd, Messiro Roussclot, curé, M.F.X.Laliberté, & bolle, Marie-Emma Demers, tous deux de cette ville.\u2014A Notre-lame, \u2018e 18 du courant, par le Révd.Messire Rousselot, euré, M.Olier Lugas dit Labre- ene, 4 Delle.Alexina Bouthilller, ou deux de cette ville.\u2014\u2014\u2014\u20140 DECES.En cette viile, veudredl, le 8 courant, & l\u2019âge de viagt Tools, à nur-Aipnonse-Gédéon: enfant de M.éon eau.\u2014Le 11 du courant, À I\u2019 de 10 mois et 11 joue Jwenne Jean-Buvtisto- Aibert, enfant de Albe V'aricaire, Ecr, marchand-épicier.\u2014Eu ce:te ville, le 12comant, Marie-Margue:lte- Euséirie, enfaut ae Adolphe C, Lariviére, âgéo de 1: mois el 6 jours.=\u2014En 0e:is vilie, hier au sci, de §3 ans, 5 mois et 27 jours, le 13cowant, à l'âge Joseph-Alexandre Mapin, fs de M.Théopuile Rapit.\u2014Kin cette vile, le 14 courant, à l'âge de 5mols et 183 Marie-Eugénie-Tuaïkze, \u20ac: t de Louis Carle, Ecr,, Marchand-Epicier.L'enterrement aura lieu dimanche, le 18 cou- rani, Les paren's et amis sout price dy assister.Le convol funabre partira à 2 houres P.M., de la demeure de son père, No, 318, Rue Visitation.\u2014 À La Pointe Ciaire, le 3 du courant, Madamo Ciéophle Hamel, épouse de k', X.Létang, âgée de Glaus et huit.mols.\u2014A Yerghères, le neuf courant, M.Ambroies Sénécal, père, à l\u2019âgo de solzaute el douze avs.eee] RESTAURATEUR POUR LES CHEVEUX DU DR.AYR Pour donner aux Cheveux leur couleur et vila- lité naturelles.(eu un article de totiete qu est, À la fuis agréable, pui et propre à ia cunservatlon des choveux, Les ciieveux 4:13 où ayant chaugé de ciuioux sout bientôt reudus à leur état pai- mitif, avec le brillantet la Gai- cheur de la jeunesse.Ce:te préparation & la vertu de don- i Ww ner de la force aux cheveus, de IRL J les em pêcher de tomber et aou- br vent de les faire reur les ge têtes chauves.Rien ne peut De \u2014 restaurer les cheveux quand ley = a follicules sont détruites uv ga.tées.à \u20ac qui reste peut être conservé par l\u2019application de ce liquide.Au lien de salir les cheveu: comme certaines préparationk 1lles tient propres et leur donne de la vigueur, En en faisant usage de teraps à autre, on emjx chers les cheveux de tomber où de grisonuer et cunséquemment la calvitie, Comme il ne contient aucune de ces substances délétères qui 1endent certaines préparations dave gereuses pour les cheveux, le KRestaurateur ue vt que feur faire du bien et nondu mal.Si on emploie sim plement comme ARTICLE DE TOILETTE, rien autre chose ne peut être plus convenable.Ne contenant ni huile ni teinture, il ne tache pas même le coton blanc, et cependant dure longtemps sur les cheveux en leür dounant un beau lustre et un parfum délicat, Préparé par Dr.J.C.AYER & Cie.Chimiste pratique, Lowell, Mass, PRIX.crosirercsestarreassesrvssss $1000 HENRY BIMEBON & CIE, Montréal, enta-Générans, 2 Juin 1860, As W-008 L & A H.McCLASS A VENDRE Hombre considérable de Terres SITUÉES DANS LES ÉTATS DE GEORGIE ET DE LA CAROLINE DU 8UD, mee terres so vendent a eh io Straoidinalre.ent bas, se vendant de acre, selon ln position et les atnélloraiions.* otre dessein est de former des colonies françaises dans ces deux Etats, et à cet effet nous avons des arrangeruents avec les compagnies de chemin de fer pour transporter les émigrants pour 1 sou » mille, ainsi le passage de New-York à cos eux Etats ne onûtera pas plus de ee dw plus amples informations, il faudra s\u2019adres- A.GAGNIER, Agent Spéolal Bolte 62), Bureau de Poste, Augusta, Ga.REFERENCES, \u2014 Gan.B, 0, Anderson, Ba- vannah ; Hon Joha ™, King, John Bones et Thos.P.Stovall, Augusta ; Géu.W.T.Wofford, Cariers- ville, Ga.; Gén, Rnbt.Thuvmbs, Washington, Ga.Mat R.3 a hon Frate, ; Awards Cie.Atlan a.; Hon, » Harris, Sparta, Ga; Hon.John W.Stevenson, Gouverneur du Kentucky ; LHon, A.W.Newbzy, Prés.Banque du Ky; Cal.ET.Taylor; Caissler Banque du Ky; Mon, W, T.Barrett, Loulsvilla, Ky; Gén.UC, 8.Grant.Gen.W.8.Hancock, Gén, U.W.Fry, UH, A; Gouv.M.Bonbam, Gén, J.B.Kershaw, 8, C; Gén.D.H, Hlil, Gén.Robert Ransom, N, C; Cul.St, George Fogers, Col, F.Dancy, Fla; Gouv, B.T, Humphreys, Miss; Gén, A.P, Stewart, Gén, G.W.Smith, Tenn.; Gen.J.D.1Imboden, Va; Col G, V, Pennebacker, Washington, I.C, 25Juin\u201426m C' p Acte concernant la Faillite 1864 Dans I'affaire do MARGUERITE à JULIE, de la Cité de Montréal» FAILLIES.Une seconde feullle de de dividende à été préparée sujette à objection Jusqu'au DIXIÈME jour d'AOUT prochain inclusivement, T.SAUVAGEAU, Syndic Officiel .: Montréal, 16 Juillet 1800.\u20143 ds C Pe Manner Acte concernant la Faillite 1364 Dans l'attuire de : WILLIAM RUSSELL, FAILLE ESTELLE MYERS, épouse de BÉBAS- TLAN GERSON, do JAMES FORSTER, do do E, H, BLACKLEY, ARCHIBALD OGDEN & SAMUEL READ, do LEWIS B, ROSE & HUGH HANDYSIDE, do JOHN GIBSON, do ANN FRAZER, ¢pouse de JOHN O'BROWN, do JOB REYNOLDS, junr, do ANGUS R, CHISHOLM, do FRANCOIS F.FERLAND, do CLEMENT PAQUETTE, do ROBERT TAYLOR ROUTH, do SETH B.BCOTT, do CHARLES E.LEBLANC, do do EDWARD CLARKIN, Je, soussigné, syndic à la faillite des faillis oi- dessus, ai préparé mes comptes finals avec les dits fuillts, et il sera ouvert pour examen & mon bue reau, No, 48, rue St.Frauçois-Xavier, dans ia cité de Montréal, et- que LUNDI, le DEUXIÈME Jour d'AOU'E prochain, je ferai application À un des Juges de ia Cour Supérieure, siégeant dans et pour le Distriot de Montréal, pour être déchargé com- tel syndic.me ny T.8.BROWN, Syndic OfficioL Montréal, 15 juillet 1809.20 O Acte conceruaut Ja Fatilite 1864 Provinne de Québec, District de Montréal } DANS LA COUR SUPERIEURE.Daus l'affuire de GEORGE MORGAN MILLAR, faisant aussi af.fairo sous les nom ot raisor sociale de MII- LAR & Co, FAILLE, LUNDL lo VINGTIÈME Jour de SEPTEMBRE prochain, le nousigné fora application à la diie Cour pour une décharge sous l\u2019Acte susdit, GEORGE MORGAN MILLAR, Par G®B.CRAMP, Son Procureur ad litem Montréal, 18 Juillet 1869, ¥-Cdm Canada, Province do Québec, District do Montréal.Daus la Cour Supérieare\u2014Moutréal.ELIZA O.DOHERTY alias DOUGHERTY, do Ia ville et District do Montréal, femme do JOBMEPH OKANE, Jde la même place, On- rossier, autorise ducment à ester en justice pour poursuivre la présente action, Demanderesse.ve Lo dit JOBEPII KANE, AVIS est par le présent donné que la Demande- resse sus nommée à institué 06 jour une action de separation de biens portant le numéro susdit, laquelle action est rapportable lo DIX-NEUVIEME Jour do JUIN 1869.J.B, DUGGAN, Avocat de la Demanderesse, Montréal, 4 Juin 1860, 24-Cm Acte concernant la Faillite 1804 Province de Québ District'de Sontréa } COUR SUPERIEURE.Dans l\u2019aftuire de CAME OLIVINE BOUCHARD, épowse de J.O.LAHAYE, FAILLIE, Avis est par le présent donné que le VINGT DEUXIÈME jour de SEPTEMBRE prochain, & DIX heures de l\u2019avant-midi, ou aussitôt que con- sell pourra être entendu, la soussignée fera application à la dite Cour pour obtenir sa décharge on vertu du dit acte.OLIVINE BOUCHARD, Par RIVARD & TAILLON, Ses Procureurs ad litem.Montréal, 15 Juillot 1869,\u2014dm 020 SIROP COMPOSE pe JAMES I, FELLOWS, ST.JEAN, NosB.Ne vaudrait-il par mieux doter notre Jeunesse de fortes constitutions, et faire croître le corps a7ec l'intelligence ?Les enfants dont je dévelop- ment de l\u2019intoiligence est trop rapide propor.ionneliement À celui du corps, malgré tout ie soin que peuvent apporter des parents udicieux, sont généralement les victimes d\u2019une mort prématurée.Quelle enest la raison ?Rim plemont parceque tes fonctions du corps sont im puissantes à combler le vide considérable qui se fait dans le cerveait, par suite de la trop grande uctivité de l\u2019intelligence.Le Sirop Composé de Fellow est préparé de façon à porter le principe vital directement au cery aa, pendant qu'il est d\u2019un puissant secours au développement do la vigueur et de la force du cor, du tous les À, caires.Prix, $1.601a bouteille Bis pour \u2018oy port $ JAMES li.FELLUO C Vat Jean, Neb FRANCIS OUNDILL & OIE, Agents en Gros, 187-a kO Eds 31, Rue Lemoine, Montreal Apprentis Demandés.PLUSIEURS BONS PETITS GARÇUNS pour r les journaux trouveraleut de l\u2019emploi per- Défendeur.1560, 203 manent en s'adressant À ce bureau 18 Juillet 464 SALSEPAREILLE DE AYER POUR PURIFIER LE SANG.La réputation dont jouit cette excoilente médecine, provient des cures qu\u2019elle à nites ot dont quelques unes sont vraiment merveilieu- ses, Des cas de scrofule invétérés, où lesystôniesem- blait saturé de corruption ont été purlfiés etguéris pur ceremêde, les affections 3 ot désordres scrofuleux qui = étaient aggravés par la coo- : pa taminntian scrofuieuse, on.6L0 rudicutement guéris, et cela en si grand nom, bre daus toutes les kections du pays, qu\u2019il pe serul ére nécessaire d'informer le public sur les quali- s où l'usage de ce remède.Le poison scroftileux est un des plus grands ennemis destructeurs de notre race.Mouvent cet hôte de notre organisme qu\u2019on ne voit et ne sent pas, mine la constitution, ot donne lieu 4 des attagues de maladie qui aifaiblissent, on donnent La mort sans que l\u2019on ait le moindre soupçon de sa présence.Ensuite, on le voit propager l'infection par #out le corps, etl enfin, dans une octasion favorable, se développer rapidement sous Une autre do ses furmes lcs plus hideuses, soit À l'extérieur, Bolt sur les organes de Ja vie.Dans le dernier cas, des tubercules peuvent se déposer soudainement sur les pournons, le cœur, où des tumuurs se former sur le foi ; où blen'1l manifeste ra présence par don éruptions sur la penu ou pr l'ulcération de quels que partie du corps, Alors {usage d'une bou- tellle de cotte sulse pareille est d\u2019un grand secours, quand bien mème Îl n\u2019y aurait pas de syrnptômes bien marqués de la maladia Les personnes utlligées des maladies suivante trouvent généralement un soulagement Iromédlai et ensuite une Fi érison par l'usage de eette SALSEPAREILLE : FeuSt Antoine, Érésinèle, Dartre, Horpes, Calvitie, Ringworm, Mal d'Yeux, Mal d\u2019Urellles, et autres éruptions où maladie rerofu- - Jeuse sous forme viaible.Aussi dans den formes les Ioins apparentes, comme la Lyspepsic, Hydro- Piri, Maladie de Cæeur, Epllepsle, Nevralgie, et es (liverses affections uloGreuses des muscles et du système nerveux.La Syphille ou maladie vénérienne et les mala- dice mercurielles sont guéries par ce remôse, quoi- qu'il faille Un temps prolongé ponr rédutre ces ma- Iadies obstinéesaveec toutes les expèces de rermêdes, Mais un usage continue et Jirlonga guérira In maladie.La Leucorrhée, les Ulcérations de ia mn.trioe, ot lcs maladies des femmes sont géncrale- ment soulagées et finalement guéries par kon effet purifant at fortifinnt, Des direetions pour chaeun 0 068 ons se trouvent sur notre almanach que nous donnons gratis Le Rhumaitlsme et la QGoutte, quand Îlx sont produits par l'accumulation de man- ères éfrangêres duna Je sang, cédent prom pte- ment, et ausxl les maludies de bole, I\u2019Engourd issee ment, la Congestion ou Intinmmation du Fole, et la Jauniese, quand elles provieunent comrne c\u2019est souvent le cas, de prison dans le sang.; Cette SALSEPARKILLE est un grand restaurateur de la force et de ia vigueur dans le système.Ceux qui sont languissants et Insouciants, abattus, sans sommeil, et trdublés par des craintes nerveuses, ou aucune des affections symptomatiques de friblesso, trouveront un soulagement immédiat ot se convaineront du pouvoir restauratour de co re- mêdo on en faisant l\u2019épreuve, PRÉPARÉE PAR Dr.J.C.AYER & CIE., LOWELL, MASS, Ohimiste Pratique et Analytique, EN VENTE PAR TOUS LES DROGUISTES.HENRY SIMPSON & CrE., Montréal, Agents-Généraux, 22 Juln\u2014I15 qm BO Acte concernant la Faillite 1864 Dans l\u2019affutre de DAME ADÉLINE HOGUE Commerçante de ln Cité de Montréal, épouse séparée de biens d\u2019ANTOINE PRU8PÈRE THÉ JAULT, et OVILA DESMARAIS, Photographe du méme lieu, tous deux tant individuellement que comme associés, et faisant commerce d\u2019épicerles sous la raison sociale de Tig.RIAULT & DESMARAIS, FAILLIS, Les eréanciers des faillis sont par le présent noti- flés qu'ils ont full une cession de leurs biens et offots, on vertu de l\u2019acte ci-dessus, à moi, syndio soussi- gué, et ils sout requis de me fournir, sous deux mois de cette dute, des états do leurs réclamations, spôciflant les garanties qu\u2019ils possèdent, s\u2019ilsen ont, et leur valeur, et s'ils n\u2019en ont pas, mentionnant le fait, le tout attesté sous serment, avec les plèces Wwtificatives à l\u2019appui de ces réclamations, T.BAUVAGEAU, 18, Rue St.ment.By ndie Officiel.Montréal, 18 Juin 1869, 20e LA MINERVE HEBDOMADAIRE.Acte concernant la Faillite 1864 Province de Québec, District de Montréal DANS LA COUR SUPERIEURE.Daus l'affaire de THOMAS H.SOHNEIDER, JOHN RUSSELL BOND & JOHN ORANK LDELESDERNIERS, el-devant associés, commerçant sus le nom de SOIINEIDER & CIE,, tant individuellement quo comme associés, FAILLIS Les ennesign(s ont produit un acte de com position et décharge, et lo VINGT-CINQUIÈME jour de SEPTEMBRE prochain, 1ls feront application 4 la dite Cour pour sa confirmation.THOMAS II.SOHNEIDER, JOHN RUSSELL BOND, JOHN ORANK DELB4DERNIERS, Par lour Frocureur ad litem, JOHN POPHAM, : Montréal, 18 juiliet 1800\u201429 tm A O Acte concernant la Faillite 1864 Province de Québec, District de Montréal.DANS LA COUR SUPERIEURE.Dans l\u2019affhire de GEORGE SCHNEIDER, THOMAS HENRY RCHNEIDER ct JUHN RUSSELL BOND, el-devant assoclés, commerçant sous les nom ct raison de GEORGE SCIINEIDER & CIE, tant individuellement que comme associés, FAILLIS Len soussignés ont produit un acte de compast- filon at décharge, et le VI NGT-CINQUIÈME jour de SEPTEMBRE prochain, iis feront application A la dite Cour pour sa confirmation.GEORGB SCHNEIDER, - THOMAS HENRY SCHNALDER, JOHN RUSSELL BOND, Far leur Procureur ad litem, JOHN POPHAM, Montréal, 13 juillet 18@@\u201429 tm A C Acte concernant la Faillite 1864 Province de Québec, } District de MoutréaL DANS LA COUR SUPÉRIEURE, vent, Dans l'affaire de JOHN CRANK DELESDERNIERS, FAILLL Le souss{gn6 à produit un acte de décharge, etle VINGT-CINQUIÈME jour de SEPTEMBRE prochain, i fera application & la dite Cour pour sa confirmation.JOHN CRANK DE\".ESDERNIERS, Par son Procureur ad litem, : JOHN POPHAM.Montréal, 18 Juillet 1800\u201429 tin A Q Acte concernant la Faillite 1864 ; Dans l'affaire do ANDRÉ PONTBRIANT, commerçant de St Ple de Deguire, comté d\u2019Yamaska, district de Richelieu, INSOLYABLE.Les créanciers du dit insolvable sont palles pré rentes notifiés qu\u2019il à fait une cession de ses biens ils sout requis de me fournir, sous deux mois de cette date, aux bureaux de Messrs.T.à C.C.de Lo- rimier, avocats, No.6, Petito Rue St.Jacques, Montréal, «les états de leurs réclamations, spécl flant tes garanties qu\u2019ils possédent, s\u20191is en ont, et leur valeur, et s'ils h\u2019én ont pas mentionnant le fait, le tout attesté sous serment; avec les pièces Justificatives à l\u2019appui de ses réclamations, T LOUIS GAUTHIER, - Byndic.Montréal, 90 Juin 1860, M-d AdOp et effets sous le dit acte, À moi, syndic souselgné, et | Acte concérnant la Faillite 1864 Dans l'affaire de DAMIEN HÉNAULT, commerçant, de la oité de | Montréal, FAILLI, Une première et dernière feuille de dividondo à été préparée, sujette ÿ objection Jusqu'au TROISIÈME Jour d\u2019AOUT prochain inclusivement, T.BAUVAGEAU, - Syndic OfAclel.Mon'réa), 7 juillet 1880\u201429 O du Acte concernant la Faillite 1864 \u2018| Province de Quêbec, | District de Montréal.DANS LA COUR SUPÉRIBURE, Dans l'affaire de THOMAS 8, DOUGLAS, FAILLE VENDREDI, le DIX SEPT de HEPTEMBRE prochain, le sousaigné fera application à la dito cour pour une déchargo sous l\u2019Acto susdit, THUMAS R DOUGLAS, \u2019 Par son Procureur ad litem J.J.C.ABBOTT.Moutréal, 10 Mai 1809\u2014dm C x Acte concernant la Faillite 1864 Province do Qué TT District de entrent | DANS LA COUR SUPERIEUFR.Dans l\u2019ataire do JOSEPI MAY, FALLS.Le soursigné n produit un acte «le com position et décharge exécuté par ses créanciers, et lo DIX-SEPTIÈME Jour de SEPTEMBRE prochain, 11 s\u2019adressera À la dite Cour pour en obtenir une ratification, (Signé) JOBEPH MAY, Par son Prooureur ad litem, J.J.O.ABBOTT, Montréal, 2 juin 1800\u201426 © dim Acte concernant la Faillite 1864 Province de Québec, } District de Montréal DANS LA COUR SUPERIEURE.Dans l'affaire de JOIN RHYNAS, FAILLE, Le soussignô a produit an acte de composition et décharge, exécuté par nes créanciers, et SAMK- DI, le DIX-HUITIEME jour de SEPTEMBRE prochain, il #'adressova a lu dite Cour pour en ob- tonir uno ratification, ; JOHN RHYN.Par son Procureur ad litem, ; - La N.BENJAMIN.Montréal, 13 Juillet 1360, Cam EE LA MINERVE JOURNAL POLITIQUE, COMMERCIAL & LITTERAIRE PUBLIÉ ET IMPRIMÉ PAR DUVERNAY, FRERES, MONTRÉAL, NUMERO 10, RUB ST.VINORNT, TROIS EDITIONS Quotidienne, Semi-Quot.& Hebdomadaire CONDITIONS D'ARONNEHMENT : ÉDITION QUOTIDIENNE.:.\u2026\u2026.6.00 \u201c SEMI: + seeccccc0s 4.00 \u2018 HEBDOMADAIRE,.1.00 tee) CONDITIONS D\u2019ANNONCES : 10 Centins par ligne pour chaque insertion dans cette Édition."]
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