Le spectateur canadien, 23 février 1828, samedi 23 février 1828
[" Theta En ma ES RE TE TPS TE We had TOTES meme oT AT MMA REL Ye ets SPECTATEUR GAZETTE FRANCAISE RBSPICERE EXEMPLAR VITA MORUMQUE.Hor.Volume XV.IMPRIMB' ET PUBLIE\u2019 PAR JAMES LANB.Saint Paui,Ne.29.Rue Sa Pris du Nouveau Marché.JE CONDITIONS.Le Prix de la Souscription est de Vingt chelins le Papier estlivréd Montréal ou r année, lorsque p et de Vingt envoyé w la Cumpagne par occasion : 4 chelins et les fruis, lorsqu il est envoyé par la Poste payables de Six Mois en Six Mois et d avarice, Ceux qui veulent discontinuer de sousérire sont obligés d'en donner avisun mois avant leur date échue et de payer en même (ems leurs arrérages, autrement dls sont censés continuer à souscrire pour les six mois suivans.PRIX DES AVERTISSEMENS.Biz lignes et au dessous, première tnserfion, 25.6d.et chaque suivante, 73d.; Dixligneset au-dessous 3s.4d\u2014etchaquesuivante, 10d.Bu.dessus de dizlignes, 4d.pur ligne, et chaque suivante, 1d.* # Les averlisssemens Non accompagnés d'ordre dcrit, seront insérésjusqu'à cegu'ilssoientcontreman dés, et débités en conséquence.AGFNS POUR LE SPECTATEUR CANADIEN.Mn.S.H Hinr.\u2014 Québec.Le Docteun TresTLER.\u2014 Sainte Anne.A.Gagnon.Ecuver,\u2014 Riviere du Loup Mn.L.Laranmiene.\u2014Maskinongé.H.Outvien, Ecuver.\u2014 Berthier.J.B.MriLerur, MD.Ecuven,\u2014L'Assomption Mn.Joun MKexzie.\u2014 Terrebonne.Mien.Founmer.Ecuvrn.\u2014St.Eustache A.M.Boucnen,Fcuven,\u2014 Laprairie.Mason Weinoneanen \u2014 Boucherville.JosceutBinesse, Ecuven.\u2014 Chambly.Bensamix Cuoanier.Ecuver.\u2014St.Dents \u2014\u2014\u2014\u2014 - Pocsie.EPITRE A UNE FEMME.Aux riches bords où Samarcande étale A l'œil surpais »3 pompe orientale, Vivait jadis un sultan renommé.Ne pour Is gloire, et fait pour être aimé.Epris, hélas 1 d'une épouze trop belle, Qu'il s'affigeait de quitter un seul Jour, Devail-il donc trouver une infidelle?Paur un ekclave où trahit son amour + Un uêgre plut à la remne parjure.Dieu sans pitié, ce vont là de vos jeux | Rival d'un roi, l\u2019esclave ft heureux, Nutre sultan ignorait l\u2019aventuie ; Mars tout S'apptend, et, mieux instruit enfin, $1 vit le crime, el vengea son injure ; Il étrangla de sa 1oysle main, Sans nul égard, son esclave el sa dame.Dane sa co'ère it s'était bien prouds De rennncer à l'amour d'une feimme, D'abandonnet son trône, 200 p2ys.La douleur passe.on redevient plus sage, Et fuis l'hymen nértait pas de son âge.Le jeune roi re vint à son palaiss Mar-, trop instruit par tant de pr thie, D'un grand exemple épouvanta Arid, Sur sa couronue il juta que jamais Pour seu épouse vne fenute choisie Ne porterais ce titre un juur entrer : Victin e, helac ! d'un anët meurtrier, Le lendemain la reine délrônee Etait en poupe à l'échafaud (talnée.Chaque matio ainst sa cruanle A Saimarcande enlevait nue belle, Et choure suir une beauté nouvelle Etnit vfferte au tunnarque irrilé, Sûr à ce prix de MONTREAL, SAMEDI, 23 FEVRIEK, 152.\u2014 \u2014 Numéro.109 Passer encor cette fatale nuit ; Et Schahriar l'accorde à sa prière.La jeune fille, avre e:le d'accord, Pour appeler la aultane endormie, N'attendra pas que Je ses portes d'or Daris l'usient l'Aurote soit sortie.Morphée encor - \u20ac es voiles épais Cuuvre le monde, et tout dort au palais, Quand Dinazarde à cette -œur chérie Parle en ces ots: _* Avant que de mourir, Reclites -nous, ma sœur, je vous supylie, Quelque beau conte vrué par la féerie ; Le toi sans doute y prendra du plane,\u201d Par cette ruse funocente et permise, Ou fail au prince écouter un récit, Où de la belle il voit avec surprise Se dépluyer et la grâce et l'esprit 3 Puis, tout à coup : *» L'aube vient de renaître, * Dit Shérazade, elle nous avertit Que de mer jours le dernier va paraître ; 1! faut finir, 51 faut.Adieu, sesgneur, Vivez heureus !* T'uvché de sa douceur, Mis plus encor sédeut par l'éloquence, Le 10i consent d'éloigner sa veng- ance.L'heure }appielle au soin de ses étate, Vers son conseil il doit porter ses pas; Mare i1 permet que jusqu'à l\u2018autie aurnre Sa femme vive 3 1] veut l'entendre encore, Le jour suivant, des cuntes du matin Le cours reprend ; Schahriar qui l\u2019ecoute Remet encor l'artêt au lend-main.Notre sultan congnit enfin un dante ; 11 craim d'avoir, par sa juste rigueur, Lui-niême, béla-! prononcé son rmaibeur.De jour en Sour ce jalous inflexible, Emu, troublé, s'étonne d'être amant ; tl est heureux, il redevient sensible, Et, jar degré, Shésazade jugeant L'heureux « ff-1 deuo débit eToquent, Daus ses regards que le plai-ir anime Vit s\u2018annoncer le pardon qu'elle altend ; Il tombe enfin aut prede de va victime?+ Régoez cu-il, sue l'empire ot sur moi ; À votre sexe ai-je pu faire outrage ?Ah! pardonnez.oubliez celte lo, Que je révoque en détestant ma rage.Nan, non, le ciel est juste en sa faveur ; Non, cet esprit, cette grâce touchante, Ne cachent point va cœur faux et Lrampeur.\u201d\u201d Disant ces mots, à la belle élo juente, Le fier suitan à présinie ea main, Et du palais elle sort tiompinnte, De mille cris l'air retentit soudain 3 Partout les cœurs t*ouvreat a l'espérance : De Sch-hriar an bénit la clémence ; Et «on empire, en reliouvant la pais, De ta «ultane adore les bienfaits.re VARIE TES.Déclaration de sir Walter-Scott au sujet des ouvrages publics sous le titre de Ramans de l'auteur de Waverley.On vient de publier à Londres et à Paris les Chroniques de Canongate, qui se composent, !® d'une introduction dans laquelle sir W.Scott se déclare l'auteur des Nouvelles publiées sous le titre d- Romans de l'auteur de Waverley, et fait connaître les causes du mystère dont ces publications ont été envionnées ; 2° d\u2019une pri face de 110 pages daus laquelle il se présente sous le titre nouveau de Crystal Croftangry, chroniqueur de Ca- nongate ; 3° de la premiere des chroni.ques intitulée, la veuve Highlandaise, qui a 140 pages, et qui est censée avoir été trouvée dans les papiers de mistriss Baliol Bethune ; d\u2019une seconde nouvelle qui termine\u2019 le ler.vol.et, en dernier lieu, d\u2018une troisième chrabique intitul/e la Fille du Médecin, et qui remplit tout le second volume.Nous donnons ici les principaux passa ges de l'introduction, qui forment la partie la plus intéressante de cette nouvelle publication.C'est sir Walter Scott qui parle : J * Tous ceux qui connaissent le théâtre Îtalien, à sa naissance, savent qu'Arlequin n'était pas, comme sur le théâtre anglais de nos jours, un simple sauteur qui exécute parfois des tours de magic avec son «pée de bois ; mais qu'il était dans l'origine un spirituel et facétieux compagnon, dont les lazzis et les bons mots rejouissaient les spectateurs.On ne monte le masque noir dont est couverte sait pas au juste l'époque à laquelle, re- S'offeir au choîe de monarque surpris Le \u2018oir venu, de la b-1le aultune Le voile 1ombie.et Je jaloux épris, De cette loi qui dejà la condamne: sa figure ; mais ce masque, qui lui donne la physionomie d'un chat, est devenu une partie intégrante et inscparable de son \u2014 tes lui conseillèrent d'ôter son masque, sans penser que le contraste que formait l'immobilité de ce visage noir avec la vi vacité du dialogue, et la nature des plai santeries en faisaient presque le principal mérite.Qu'arriva-t-il?l'acteur devint froid, sa confiance l\u2019abandonna et il fut obligé de reprendre son masque.Ce qui est arrivé a Arlequin pourrait bien ctre l\u2019histoire de l'auteur de Waverley, qui compromét peut étrofl'espèce de célebrité qui s'est aitach e a ce nom, en cessant de garder l'incognito.Mans tous les cas ce Ne sera pus, comme Arlequin, une expérience volontaire que jaurai fuite, car mon intenrion avait toujours ét: de n\u2019avouer jamais ces travaux durant ma vie ; \u2018aussi les manuscrits originaux en ont-ils été conserves scrupuleusement (par d\u2019au tres soins que les miens, il est vrai,) dans lc but de prouver la verité quand le mo ment en serai.venu.Mais les affaires de \u2014_\u2014 gnon fidèle de son errante destinée : c\u2018est encore à M.Train que je dois les détails de la vie si curieuse et de la mort de cet homme, dont la carrière offrirait des traits lc plus d'un genre d'intérêt.Une autre tte que je paie non moins volontiers, est celle que j'ai contractée envers un correspondant inconnu (une dame ) qui m\u2018a fourni les traits du caractère que j'ai donné à Jeannie Deans, de La Prison d\u2019E- dimbourg.Son refus de sauver la vie de sas \"ur par un mensonge,>tson pélerinage à Londres pour cn obtenir la grâce m'ont Été donnés comme vrais par mon aimable et obligeante correspondante, et mont fait concevoir la possibilité de rendre intéressant un personnage imaginaire, par la simple dignité du caractère, la rectitus de des principes, par le bou sens et le jugement sans lui donner l\u2018esprit, la beauté, la grâce, en un mot, tous les avantages dont les auteurs de romans sont si \u2014 mes .diteurs ayant passé à une adminis-| trat.on qui nest plus la leur, je t'avais, plus le droit de compter sur le secret de ce côté.et mon masque, comme celui de ma tante Dinah, de \u2018Tristran-Shandy' ayant commencé à glisser un peu, rai voulu l\u2018ôter moi-même ayant quil me fût, arrach\u2019.Quant au moment choisi pour: cet aven, il ny a rien cu de prem.dité a cet (gard et ce qui s'est passé entre moi\u2019 et mon savant et respectable ami, lord Meadowbanks.a cté tout i fa't fortuit.| C'est, je crois, le 93 février dernier qu'il en fut question à une réunion convoquée à l'établissement d'une caisse destince à' soutenir le théâtre à Edimbourg.Un peu! avant le diner, lord Meadowbanks me.demanda si j\u2019.tais toujours ans l'intention de garder mon incognito sur ce qu'on ap : pelait les Nouvelles de l'auteur de Wa-| verley : je ne compris pas immédiatement le but de la question quoiqu'il fut ficile de voir par induction quel en était l\u2018objet.et je réponcis que ce secret était connu de tant de gens.que je devais être indiff rent à cet (gard.D'après cette réponse, lord Meadowi.anks, en me faisant l'honneur de porter ma santé, cit quelques paroles qui, ratta:hant mon nom à ces Nouvelles, me mettaient duns la n°Cessité, où de répondre en les avouant ou, Ce qui était pis encore, d é tre soup onn: de vou oir accepter un «lo-j ge auquel je n avais aucun droit.Ainsi, Je me trouvat \u2018out-«-conp, sans prépara - tion, placé comme dans le confessionnal; je n\u2018eus que le temps de me rappeler que\u2018 J'avais cté amen# lu par une mai: amie.et que je ne pouvais peut être trouver une meilleure occasion de quitier mon d'gui- sement, qui commen ait à ressembler à celui dun masque reconnu.Ainsi je fus conduit à m\u2018avouer.devant une as-em- blce non moins respectable que nombreuse, comme auteur uni jie et sans col.laburateur de ces Nouvelles, dont l\u2018origine avait été un objet de controverse a-sez étendue.Maintenant, je crois nc- cessaire de dire qu\u2018en prenant sur moi ce que ces compositions peuvent avoir de mcrite et de dé:auts, je dois reconnaître, avec gratitude, les sujets et les légendes qui m'ont été donités, ct dont je me suis servi selon l\u2018occurente, comme base de mes romans, ou comme épisodes je plu sieurs d'entreux.Je dois parciculière- ment reconnaître la com\u2018slaisance non.démentie de M, Jose, a \"Train, inspecteur de l\u2018excise à Dumfrics, à qui je dois! plusieurs traditions curieuses et des points d\u2018antiouité d\u2018un grand intérét.C'est M.Train qui m'a rappelé l'histoire qui a servi de base aux puritains, quoique j'en eusse.présentes à la mémoire beaucoup de circonstances, depuis une entrevue que jéu-.vais eue à une époque déjà fort éloignée avec le ctlèbre voyageur l'aterson, qui parcourait alors les lieux célebres par les prodigues envers ieurs hér.înes.Sice portrait a en quelque succès auprès du public, je dois en faire honneur à qui il appartient, et je regrette seulement de ne pouvoir faire connaître les traits pleins de grâces et d'originalité du recit qui a servi de base au mien.Des livres anciens et de vieilles Irgendes mont aussi offert des ressources si abondantes, que les forces de l'écrivain eussent été bien plus facilement \u20ac; Uisées que ces pr cieux matériaux.Aussi, la terrible catastrophe de la Fiancée de Lamermoor a eu lieu dans une famille « cossaise d'un rang distingués mais, en géneral, tous ces cvénemens ont Été plutôt imités que présentes exactes ment, et je puis me rendre cette justice, qu\u2018en prenant les traits qui pouvaient me paraitre remarquables, Je n\u2018ai jamais violé le secret de la vie privée.\u201d Sir W.Scott donne ici, sur les incidene et sur les faits historiques qui lui ont fourni la matière, de quelques unes de ses compositions, des détails qui ont beaucoup plus d'intérêt pour ses compatriotes que pour des lecteurs français, et il ter- mire ainsi : \u201c* Quand je fis la découverte (car pour moi c'en fût une) qu\u2018en trouvant mon plaisir dans mon travail, je pouvais aussi donner aux autres d'intéressantes distrace tions, je craignis de me laisser atteindre par ces jalousies et ces Susceptibilités qui o:it trop souvent domin\u201c, je dois même dire, degradé le caractère des enfans de l'imagination, et, ami de ln tranquillité de ma vie, je résolus de me faire un rempart que ne pussent franchir même les chagrins qui suivent les mauvais succès litt/raires.1'0t on me taxer d-apathie s\u2018upide on d'affectation ridicule, je déclare que j'ai Cté bien moins sensible aux suffrages et aux applaudissemens pul-lics quand mes ouvrages en ont été honorés, qu\u2018à quelques amitiés que ces in\u2018 mes one vrages m\u2018ont valu et qui ont.J'aime à le croire, une base lus solide que ne semblerait le faire penser la 16géreté des motifs qui en ont été l'occasion.En ayant pour les suflrzges du public tout le respect qui leur cst du, je crois avoir bu dans cette COupe enivrante avec modération, et n\u2019avoir jamais, Ni par mes discours, ni dans ma cerrespondance, cherché à encourager aucune discussion littéraire à mon sujet.Il y a selon moi, dans beaucoup de succes littéraires tant de mode et si peu de durée, qu'il y aurait de la folie den tirer vanité.\u201d Auteuremnt si longtemps et si haut, appelé,je parais enfin devant le public pour lui obéir.Dansl\u2018espoir que qui me co::naît msuintenant, me continuera un peu de cette bienveillance qu'il me portait sans me connaître, je prends la liberté, en sie gnapt cette notice, de me déclarer son humble et reconnaissant serviteur.WaALiER Scorr.\u201d Au fund du cœur sent Lrets quelquied regrets ; Avec transport il contemple ses rai 3 Mais tant d'appas ne l'eussent point sauvée ; L'affieuse lui dev sit être observée, BI d'a juré.Shérazade pourlant, D'un ton souris, à son soyal amash, À demandé que pour faveus dernière Sa eœur du moins puisse auprés de sua lit souvenirs du Covenant.Arraché à sa des meure par des afflictions domestiques non ANGLETERRE.moins que par l\u2018exaltation de son esprit,| \u2014S, M.vient de nommer le marquis Paterson mourux près de Lockerby, ou ilide Lausdown, lord lieute-ant du comté fut trouvé épuisé et expirant, ayant à cô-|de Wilts, en remplacement du comte de té de lui son petit cheval blanc, compa-|lembroke, décédé.costume, surtout depuis l\u2018anecdote suivante : Un des acteurs du théâtre Italien qui jouait ce rôle à la foire Saint Germain était renommé par le bonheur et l'esprit de ses plaisanteries.Quelques personnes moins habiles que bieaveillan- « Abbotsford, ler Octobre 1822, \u2014\"\" TUMULTS A PARIS, Paris, 20 novembre Hier, plusieurs tues de Pari: ont été énhérement slumanees, Des Larticades ont été fuimées au bas de la rue St.Den.et, de là on lançait des prrrres et des pélard., et l'on tirait de coups de qustoirt et des coups de fusil La ruvpe de Jigne na qu dissrjer les Vassemb'emens qu'en faisant uaz de see ames, 21 novembre.| Hier
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