La Tribune : journal hebdomadaire, 25 mars 1921, vendredi 25 mars 1921
[" Vor.32 ST-HYACINTHE, be.25 MARS 1921.'No 46 _ PAQUES Alleluia! Alleluia! ANMeluia! - Pieux chant d\u2019ullégresse, d\u2019amour, de reconnaissance infinie qui résonne harmonieusement comme un écho vibrant des cœurs attendris, et monte spontanément aux lèvres des fidèles catholiques | Pâques, c'est lu grande fête des chrétiens, destinée à rappeler le souvenir de la résurrection.C'est le jour tromphale du Christ, demeuré glorieux dans l\u2019i- gnominic du châtiment ; livré volontiers à la tyrannie des Juifs, à lu cruauté de ce peuple barbare, après quoi, resté comme immortel dans les ténèbres de son tom- Resurrexit sicut dixit.| Parole sacré qui signifie majestueusement lu grandeur, la sainteté du sauveur du monde, ressuscité par sa toute puissance ! Joycuses Pâques! anniversaire béni : ton immense soleil fait renaître dans les cœurs, des rayons de bonheur et fait refleurir dans les âmes les plus solides espérances.La nature elle-même se pare de différents décors, puis elle sourit ù la grande Fête d'aujourd'hui.Les petits oiseaux ont leur joyeux gazouillis pour s\u2019appréter cu- pricieusement aux volontés du Seigneur.Li terre s'est déchargée de son tapis ouaté de neigc, comme pour mieux respirer déjà la brise prince une salutaire influence sur l\u2019esprit des chrétiens.Pâques, c'est le renouveau partout! C\u2019est la splendeur dans l\u2019infini ciel bleu! c'est le rêve enchanteur qui se berce parmi les astres brillants du soir! Pâques, c'est la miraculeuse Etoile de Jé- \u2018sus qui scintille dans le cœur du chrétien, pour l\u2019éclairer, le fortifier, le guider sûrement dans le chemin du destin et de la vertu! L\u2019liglise, \u2018durant cette Fête mémorable, en union intime, en profonde harmonie avec les sentiments de ses fidèles serviteurs, est toute.à la réjouissance.\u2014En- deuillée pendant les longs jours lugubres de la Passion et du Crucifiement, les tentures violettes qui recouvraient les statues des sunctuaires bénis, font place aux banderolles tricolores, aux drapeaux variés, aux superbes bouquets dorés sur des tiges argentées qui brillent comme des petits diamants à travers la lumière des cierges pascals et des bougies rougeiitres disposées à distance sur l\u2019autel d'un Dieu ressuscité.Lies blasés, les indifférents, les tièdes se sentent envahis par de nouveaux sentiments ; ils ouvrent bien grands leurs cœurs à l\u2019a mour divin, à l'espoir .vainqueur ; cur Pâques est un \u2018\u2018talisman\u2019\u2019 pour tous.La vigueur des nobles sentiments circule plus abondamment en eux-mêmes, ct tanière.Tout nous inspire la [c'est pour plusieurs l'heureux é- douce joie,.les rayonnements tal d\u2019une réconciliation complète, des choses idéales; enfin tout [d'un retour sincère au bon Dieu.chante dans la vie : la foi, l\u2019espé- runce et la charité ! .LLes merveilles qui s'opèrent dans le ciel et sur la terre, exer- \u201c6 UN GRAVE JUGEMENT Pâques : c\u2019est la déification de la foi! c'est le passage du Christ : de la mort à la vie.RAYMONDE.Le Conseil privé a jugé définitivement, dans l'ordre civil, la cause matrimoniale Tremblay vs Despatie.On nous a demandé à diverses reprises d'en parlér à nos lecteurs.Nous allons répondre à ce désir, mais nous le fefons en empruntant le tout à M.l\u2019avo- eat Pelland qui a publié, /Aur ce jugement, une très belle étude duns la Semuine Religi/ûse de Québec.Voici dans son entier ce trovail remarquable.#/ 000 Le Conseil privé vient de rendie son jugement dans la cause matrimoniale, désormais célèbre, de Treÿiblay vs Despatie.Une dépêche de la Canadian Press nous en a apporté aussitôt un résumé substantiel, donnant, d\u2019autre part, textuellement les conclusions mêmes de ce jugement très grave qui a été prononcé au nom du plus haut tribunal britannique par lord Moulton.C'est pourquoi il y a peu d'espoir, hélas! que la transmission prochaine du texte integral modifie dans un meilleur sens, comme nous l\u2019aurions sou- hwité, l'idée, assez exacte, que l\u2019on a dû s\u2019en faire dès le premier abord., I\u2014LES FAITS En peu de mots, voici les faits.Le 25 octobre 1904, Napoléon Tremblay et Malvina Despatie, deux catholiques, se mariaient devant leur curé, à Sainte-Victoire de Richelieu.Après quelques années de vie commune, madame Despatir est allée résidée aux Etats-Unis.Le 16 mai 1909, Tremblay, le demandeur dans cette cause, attaqua son mariage devant le tribunal ecclésiastique \u2018diocésain, à Saint-Hyacinthe, en plaidant un empêchement canonique, dont il ignorait l'existence entre sw promise ct lui au moment du mariage : ils étaient cousins au quatrième degré de consanguinité.Le 10 février 1910, le tribunal ecclésiastique dont relevaient les parties déclara.prouvé l\u2019empêchement allégué et prononça la nullité de leur mariage, célébré sans dispense.Le 26 juin 1911, ln Cour Supérieure du district de Richelieu, présidée par M.le juge Bruneau, déclara nul le même mariage au point de vue civil.Ce jugement fut confirmé, le 29 novembre 1912, par la Cour de Révision siégeant à Montréal, M.le juge Archibald dissident.Dans j'inté}-vaile, cette cause\u2014une cause entre deux catholi- If ques exélugivertent\u2014aväit soulevé, chez les Protestants, une vive agitation: Il {0% déoidé\u2014et 1'on alfirme que nos frères séparés se sont cotisés Bd ir défrayer les dépens\u2014de porter appel devant le Conseil privé.Lia cause fut plaidée à Londres, en 1915.Mais les savants juges britanniques, ayant peine, dit la dépêche de la Canadian Press; à se fixer sur l'article 127 de notre Code civil, \u2014 dont nous porlérons plus loin,\u2014ordonnèrent une nouvelle audition, \u2014qüi eut Heu au mois de juillet 1920, \u2014sur la question suivante: La disposition du Droit civil de la province de Québec touchant le point débattu est-elle simplement déclaratoire du Droit civil français préexistant ?Et la cause fut prise en délibéré.Mais au.môis de septembre 1920, les parties rectifièrent leur situation et se -Marièrent avec la dispense requise.Il n\u2019y avait:plus, entre elles, de litige à juger.On insista, du côté protestant, pour avoir un jugement.Et le Conseil Privé, le 11 février 1921, a rendu son jugement, accordant l'appel et maintenant la validité du mariage contracté en 1904 par Napoléon Tremblay et Malvina Despatie.Mais ce jugement du Conseil Privé, rendu ainsi exstincta lite, va beaucoup au delà de la question originelle, à savoir la validité, au point de vue civil, de l'empéchement de parenté au quatrième degré de consanguinité.Il porte non seulement sur la question des empêchements de droit ecclésiastique, mais encore sur deux ou trois points fondamentaux de notre législation du mariage.LEO PELLAND, Fo avocat.(à suivre) Sa Majesté La Langue Française Soyons toujours sur la brèche ! Cette expression laconique devrait constamment nous servir de moto.quand il s\u2019agit de la défense de nos grands principes vitaux, la religion, la foi, notre langue.plusieurs discours très éloquents de lu part du proposeur de la motion et des députés Nestor Ricard, Boisseau, Conroy, Miles, Dr Grégoire et de l'honorable David.11 nous serait très agréa- Nous avons-parfois de belles et nobles envolées, de.beaux et purs sentiments de foi et de patriotisme, car nous avons hérité de la France, notre mère, 1'enthousiasme sacré qui nous fait épouser les grandes causes avec une ardeur, un zèle qui vont même en certaines circonstances jusqu'au lyrisme de l'héroïsme, pendant que nos actes prennent l'allure de la virtuosité sous le souffle de l\u2019idée du beau et du bien.Le jour de la Fête-Dieu, par exemple, écoutons chanter quelques milliers de canadiens, le beau cantique \u2018\u2018Nous voulons Dieu'\u2019 et un soir de St-Jean-Bap- tiste le \u2018\u2018O Canada\u2019\u2019.Ces chants sont en quelque sorte notre douve Credo & l\u2019église et à la Patrie ct la brise qui s\u2019en empare pour les porter avec amour dans la plaine et jusqu'aux cimeg des montagnes, nous rapporte l'écho véritable confiant que nous sommes un peuplé de croyants et de patriotes.Cependant, avouons-le, ces grandes manifestations, ces fêtes du cœur, nécessaires et si belles, ne trouvent pas toujours une répercussion convenable dans notre vie privée, car si par nature, par mentalité, nous sommes croyants et patriotes, nous sommes également négligents et indifférents par tempéramment.Nous ne voulons pas embrasser dans le cadre d'un seul article, toutes les réflexions qui se pressent sous notre plume, à la geule évocation des mots \u2018\u2018Religion et Patrie\u2019\u2019 ct pour aujourd'hui, nous ingpirant d'un débat qui vient d'avoir lieu à Québec, nous nous contenterons de donner quelques mots élogieux et notre plus amical solut à \u2018\u2018Sa Majesté La Langue Française'\u2019, gardienne de la foi et du patriotisme sous le ciel du Canada.Au cours de la semaîne dernière, le député de Beauharnois, M.Achille Bergevin, en présentant une motion concernant le Conservatoire Lasalle u soulevé un intéressant débat sur la nécessité de l'enseignement de la langue maternelle.Ce débat a donné lieu à ble de donner un mot d\u2019appréciation sur chacun des discours pro- jnoncés à cette mémorable scan- ce.L'espace nous manque pour rendre justice à chacun d\u2019eux.Citons cependant quelques phrases de l\u2019honorable Athanase David.M.David rappelle que lorsque le capitaine Duthoit passa à Québec et qu\u2019il disait : \u2018\u20191l faut conserver la langue française au Canada,\u201d il y avait longtemps que les Canadiens avaient conservé la langue française.Parlant ensuite de 1'éloquence, M.David dit : \u2018La plus belle éloquence que l\u2019on puisse mettre au service de sa langue est celle que l\u2019on doit mettre au service de sa mère, beaucoup de.dévouement et de sincérité ; le plus grand service à rendre à la langue fran- caise c'est de la bien parler.\u201d Le secrétaire provincial fait ensuite l\u2019éloge de notre langue et rappelle qu'en France bien des patois sont parlés mais qu'ici au pays-nous avons fondu les patois de ceux qui ont fondé le Canada et que d\u2019un bout à l'autre de la province de Québec on parle la même langue.Il nous compare à l'Alsace et la Lorraine et affirme : \u2018Au lendemain de l'armistice, lorsqu'après 44 années la France reprit ses provinces de l\u2019Alsaco et de la Lorraine, elle fut surprise ct constater que l\u2019école de l\u2019Alsace devait être francisée.Cette situation n\u2019est pas survenue chez nous, car nous n'avons pas oublié la langue française et celu est dû à notre école et surtout à nos mères.\u2019 M.David dit que si parfois on remarque que notre langue a des imperfections il ne faut pas en être surpris.\u2018\u201cPourrait-on, dit-il, exiger de l'ucier le mieux trempé d'une épée, qu\u2019il ne porte pas quelques brèches, alors que cette épée a combattu contre des boucliers pendant 150 ans?\u2019 \u2018Il me semble que la France donne une parcelle d\u2019immortalité à tout ce qu'elle touche.\u201d - Le sccrétaire Provincial -parle ensuite de LR mer - de la Suite à ls page 8.\u2026 NOTES \u2026 Jusqu\u2019au bout ! Grâce 4 M.Pothier et aux échevins qui ont voté à l\u2019unanimité en faveur de la motion, l\u2019affichage va diminuer en ville; les poteaux, arbres, etc., ne seront plus maquillés comme naguère.C\u2019est un bon pas de fait.11 va falloir faire nettoyer les poteaux de ln Cité et veiller à çe que ceux qui appartiennent à des compagnies ou à des particuliers ne deviennent pas des placards - à affichage.Autrement, le laid et le disgracieux ne feraient que changer de place.000 Encore le recrutement ! Le duc de Devonshire a dit une petite phrase, la seule importante et sérieuse de toute sa visite, qu'il faut bien souligner.La voici dans toute sa menace : \u2018Nous sommes une nation amant la paix, mais pour avoir la paix, il convient de se préparer à la guerre.\u2019 Lie Courrier et lu Tribune ont relevé cette phrase ct son allusion au recrutement, à la conscription ; le Clairon, lui, n\u2019en parle pas; serait-ce parce que M.Bouchard ne voudrait pas nuire à son toutou de régiment on bien parce qu\u2019il serait en faveur du recrutement volontaire ou forcé.Toujours est-il que son journal a manqué une belle occasion d\u2019instruire ses rares lecteurs.Encore en formation \u2018Le Régiment de Saint-Hya- cinthe est encore en formation .sera-t-il jamais complété?Ce n'est pas probable, tant que l\u2019on persistera à y laisser le lieutenant-colonel actuel.Si on en juge par la dernière parade, c\u2019est un régiment d\u2019enfants; à part quelques exceptions que l\u2019on est bien un peu étonné de voir là\u2014 ils ont pu être trompés\u2014, ceux qui pensent et ceux qui se respec- | tent parmi les jeunes gens continuent de s'abstenir.000 Comme en 1760 M.le Maire, dans son adresse au duc de Devonshire, a parlé exactement comme les anglais de 1760; la politique de l\u2019Angleterre est de \u2018\u2018laisser\u2019\u2019, dit-il, \u2018À chaque groupement ethnique ses institutions religieuses, sa langue et ses lois en autant qu'elles n\u2019ont rien de diamétralement incompatible avec celles de l'Empire.\u2019 Quelle bravoure et quel patriotisme canadien! quel amour de sa foi, de sa langue et de sa race! Si, à la place des Papineau et des Lafontaine, on avait eu des T.- D.Bouchard, il y a belle lurette que nous serions anglifiés, protestants et perdus dans le tout américain.000 À vous, les pères de famille Les pères de famille, qui ont des jeunes gens à diriger dans le bien, ne croiraient-ils pas qu'il est de leur devoir de surveiller, avec soin, Certains lieux d\u2019amusements, salles de pool, ete?Il y a là de vrais dangers pour la religion et la morale des jeunes gens.000 Le canon Maintenant que la neige est partie, espérons que le Conseil vetra à placer dans un site convenable le canon qu'il a lnissé \u201cen panne\u2019 devant le Clairon, comme une vulgaire charrette sur ln levée d\u2019un fossé. Servilisme \u2018Nul n\u2019est prophète en son pays.Cela est vrai cliez nous plus que partout ailleurs.Personne plus que - Je\u201d Canadien-frangais n\u2019est froid\u2018\u2019et méfiant pour les personnes ct les choses de sa race.Toute son admiration et sa confiance sont pour les étrangers ; il n\u2019u d'égurds que pour eux.À quoi cela tient-il?Serait-ce qu'ayant été longtemps traité en vaincu et en paria par ses maîtres, le Canadien-français a pris un peu du tempérament do l'es- .clave ot en est venu à rougir de ses origines et de son sang?Il est des moments où on le croirait presque! Les prévenances dont on entoure les Anglais en particulier, les Aménités obséquieuses qu'on leur prodigue, le soin scrupuleux qu\u2019on preud d'éviter ce qui pourrait les froisser, l\u2019empressement qu\u2019on met à s'effacer devant eux, la complaisance avec laquelle on tolère leurs empiètements, tout cela frise de près la basse servilité.I Anglais est naturellement brutal et acca r.La délicatesse de procédés et les courbettes ne l'impressionnent pas et il a tôt fait de tondre ras ceux qui lu\u2019 en laissent le loisir.Avec lui il faut de la poigne et seuls ceux qui so campent bien droit à su face réussissent à le tenir en respect et à obtenir de lui un peu de \u201cfair play\u2019.Nous sommes loin malbeureu- sernent de toujours tenir la posture forte et digne qui nous ferait respecter des Anglais.Au lieu de traiter d'égal à égal avec eux nous prenons le plus souvent l\u2019attitude penaude et craintive du chien qui craint d\u2019être rossé.Un exemple en passant: Tout dernière- nient à une de nos grandes Expositions agricoles des exposants Canadiens-français ayant d'excellentes raisons de douter de l'âge de certains animaux exposés par des compétiteurs anglais voulurent forcer ces derniers à exhiber les certificats requis par les règlements de l'Exposition.Avec la morgue propre a leur race, les Anglais refuserent.Le cas fut rapportc aux autorités et le Gérant \u2014 un Canadien-français \u2014 sans vouloir rien entendre donna, contre toute justice, gain de cause aux Anglais.Rien ne peut expliquer cette décision, si ce n'est que les Anglais, venus de plus loin avaient plus de prestige et étaient plus imposants que les piaignants, simples cultivatcurs des environs et ayant de plus le tort d'être Canadiens-français.Ce cas n\u2019est pas isolé.Il se répète souvent, hélas! Presque chaque jour quelques-uns des nôtres sont lésés dans leurs droits par des compatriotes pris d'une sainte crainte de déplairë aux anglais haut cotés et fort parleurs.Pourtant, nous valons bien Messieurs les Anglais! Pourquoi ne pas le leur montrer à chaque occasion et tenir vis-à-vis d'eux 1~ position à laquelle notre passé ec nos qualités nous donnent droit?Un peu de fierté et de dignité s'il vous-plait.JEAN-BAPTISTE.Le Bien Public.\u2014 000 Les oeuvres de jeunesse Voici ce qu'écrit M.l'abbé Petit de Julleville dans la \u2018\u2018Revue Pratique d\u2019Apologétique'\u2019, sur les œuvres de jeunesse : \u201c Nos œuvres sont nées d'une constatation faite à peu près partout, sauf en quelques régions privilégiées: nous voulons dire l'impuissance du ministère sacerdotal, réduit aux formes officielles, à lutter contre les cnnemis de nos enfants.De partout, on monte à l'assaut de leurs âmes : c\u2019est l\u2019école, amorale, ou même immorale, sinon par principe avoué, au nicins par négligence ;\u2014ce soht les instituteurs, n\u2019osant plus agir religieusement, ou \u2018niaisement sceptiques, où maîtres d'irréli- g'on ;\u2014c\u2019est l\u2019atelier, plus mauvais que la plus mauvaise école ; enseignement mutuel d\u2019immoralité et d\u2019impiété ; corrupteur et déprimant par ses contacts grossiers, ses conversations ignobles, purfois es provocations directes ; \u2014c'est la rue, sollicitant partout au péché, surtout le soir, dans le retour énervé du travail ; la rue, l où se dégagent et montent vers nos: enfants les bouffées du plaisir «t du vice.Qui donc les protégera?Qui deuc fera leur conquête morale et religieuse?On répond purfois : l\u2019école catholique et la famille.Mais qui ne voit que l\u2019école libre, si l\u2019œuvre de jeunesse ne poursuit pas son action, lâche l'enfant trop tôt, avant la forma- tiion de ses convictions définitives, avant les crises qui orientent ou déséquilibrent sa vie, -avant qu\u2019il ait \u2018\u2019compris\u2019\u2019?\u2014Et qui ne voit que la famille est impuissante, dans l\u2019immense majorité des cas?La plupart des familles sont insouciantes : clles ne savent pas lcs périls qui menacent leur fils.Quelques-unes sont hostiles: elles ne veulent pas encourager leur persévérance.Beaucoup aussi sont écrasées et comme engourdies par le travail quotidien : elles ne peuvent ni les préserver ni les suivre moralement.Ainsi l'enfant, l'adolescent du peuple (et on pourrait ajouter de bien des milieux bourgeois) est un isolé, entouré d\u2019ennemis et à peu près infailliblement perdu, si l'on ne vient pas à son secours.Et le remède, c\u2019est l\u2019œuvre de jeunesse et le milieu provisoire où se fait normalement, en vue de son salut, la rencontre de son âme et de Dieu.: 000 Magnifique restauration Les missions de Californie dont «| est longuement question dans l\u2019histoire de la civiltsatiion du Great West Américain et qui ont été fondées par des missionnaires catholiques qui ont visité les régions supérieures de l\u2019El Camino lieal, seront restaurées: L'Association de la Restauration des Missions Californiennes se propose de restaurer les 21 missions qui tombent actuellement en ruines.Le K.P.Raymond Mes- trés, le padre diocésuin espagnol qui a consacré 29 ans de sa vie à l'étude des missions de Californie, en a la direction.Ce mouvernent de restauration est aussi dirigé par plusieurs citoyens très éminents.L'Association est revêtue d'une pleine et entière autorité ecclésiastique pour ce qui est des plans que soumettront les autorités architecturales espagnoles.Toutes les missions restent propriétés ecclésiastiques.Elles ont été construites de 1769 à 1823.C'est à partir de cette date que la civilisation a commencé de pénétrer en Californie.San Diego a été fondé par le roi d'Espagne et le R.P.Gunipero Serra, visi- teur-général du Mexique, de la Congrégation des Franciscains, a fondé la grande mission de San Dicgn.Des missionnaires, aussitôt leur monastère et leur église construits, se consacreront à l'évangélisation des indigènes., Cette restauration recommencera incessamment.Une fois terminée, elle dotera la Californie de monuments historiques et religieux qui revêtent un caractère artistique et architectural dont se glorifieront les Californiens.000 L'industrie américaine L'un des faits saillants de l'année économique de 1920 au Canada a été l\u2019établissement tou- TTT ATTICS Le moi PTT TT TT le TETE toute la famille.UTHER E i votre épicier.[ETE I ENTER CM Toronto + Ÿ + Qui (ER RCL EE edd: A Tam MITA a PTIT ET TNT] Xsorare jours croissant de succursales américaines au Canada.L'un des gérants de la banque Union dans une ville frontière déclare que le commissaire industriel de cette ville affirme que pas moins de cent succursales américaines\u2014se-\u2018 ront établies dans cette ville au cours de l\u2019année.Plusieurs ont déjà été établies, entre autres: compagpies de produits chimiques automobiles, etc.Ce qui pousse les Américains à s'établir au Canada est le tarif préférentiel dont jouit la marchandise canadienne sur le marché anglais.Cette maison américaine de l'industrie prend tous les jours une plus grande proportion Le capital placé dans ces industries peut être difficilement estimé, mais on le fixe généralement à 300 millions de dollars, et de total augmente tous les jours.La Cie Thomez Edison déclarait que] le Canada progressera rapidement dans un avenir prochain.Il est de notre intérêt d'y aller établir sur des bases permanentes des succursales.La banque Royale à la demande de compagnies américaines déclarait dernièrement que le Canada pourra facilement payer sa dette dc guerre sans recoufrir à de nouvelles taxes.Elle conclut : Le Oa- nada offre un vaste champ à l\u2019industrie américaine.\u20180/0.0 La langue diplomatique Il y a eu au dernier congrès dé la Société des Nations, à Génève; des délégués d\u2019une quarantaine de pays.Presque tous parlaient bien le français, à part M.Rowell, Foster et quelques autres représentants, qui sont aussi à peu près restés dans l'obscurité.Un journaliste norvégien, Toral Oeksnevad, de Christiana, écrit -| dans une revue de son pays, Jour- nalisten, (citée par le New-York Post) que \u2018\u2018les orateurs ont surtout parlé en-frefçais ; et lorsque la question du désarmement s\u2019est \u2019 L'excellence supérieure du Bacon ui vient de son gras succulent\u2014de son maigre affriolant\u2014et de son gout savoureux caractéristique dû au procédé exclusif de Swift pour sonchoix et sa préparation.Commandez dès aujourd'hui chez votre boucher ou w SWIFT CANADIAN CO., Ltd.Winnipeg __ à = Cd Edraonton SZ : J pz?Or Si fe Dream EGY posée, tous n\u2019ont parlé que cette seule langue, et sans interprète, Fischer a parlé en français et Cecil lui-même a répondu en français.De tous les délégués norvégiens, Nansen a été le seul -3-ne pas parler en français\".L'exemple des anglais Fischer et Cecil parlant exclusivement français pendant un\u201dpareil débat, démontre jusqu'à quel point, dans le monde diplomatique, comme parmi les gens cultivés, on dit ue lo francais est, au fond, la langue la plus claire, la plus intelligible et la plus précise de toutes.Dans un tout récent article à l\u2019\u2018\u2018Action Française'\u2019, le R.P.Adélard Dugré, S.J., cite ces paroles d'un jésuite anglais versé dans les études philosophiques, qui disait à propos des théories spécicuses de Spencer: \u2018\u2018La phi- Yosophie de Spencer n'est plus dangereuse, maintenant que les Français nous l\u2019ont fait comprendre\u2019\u2019.La clarté du français s\u2019im- posc aux esprits un tant soit peu déliés.C\u2019est un point à faire remarquer à ceux des nôtres qui sont trop portés à l'enseignement prématuré de l'anglais à l\u2019école primaire.000 Les catholiques et l'intelligence Nous avons résumé, il y a quel- \u2018Îques jours, l\u2019articlé de M.l'abbé de là Vallette-Montbrun, dans la Revue du Clergé français, sur l'Eglise et le parti de l\u2019intelligence: On se rappelle la thèse de l\u2019éminent professeur : \u2018\u2019Il ne semble pas téméraire de dire que l'Eglise catholique appartenait, avant la lettre, si:l'on peut parler ainsi, au parti db l\u2019Intelligence.De tout temps, elle a considéré les ennemis de la raison comme ses propres ennemis, et sa devise, c'est cèlle mêmo de Saint-Augustin : \u2018\u2019Ama intcllectum\u2019\u2019.S\u2019ihspitant des mêmes vues, M; Hénri Brun abeerve, dans le-j \u201cBulletin des Ecrivains catholiques\u2019\u2019 que la politique française A ports : Depuis des générations, pas un déjeuner dans.toute I'année Al n'offre une \u2018\u2018occasion\u201d comme celui du matin de Pâques.Depuis des années, rien sur le menu du déjeuner de Pâques n\u2019approche dans l'estime nationale les JAMBONS ET LE BACON PREMIUM-DE SWIFT.Finement tranché\u2014cuit d\u2019un beau brun appétissant\u2014servi tout ehaud \u2014 le Bacon Premium deSwift fait un plat dont raffole LE) = \u2014 pe pad Xow > 5 ER) ; / A >) | AOL I LT I LTE TY I = HT CR TTI HA JE I CTI 0 ATEN he \u2019 di rere {es wa pus cessé, depuis 1789, sauf quelques éclipses heureuses, d\u2019évoluer vers les antipodes du catholicisme.Mais la guerre a ouvert bien des yeux.La guerre, et aussi, ajoute-t-il, l'influence de Maurras, \u2018\u2018car en réinstallant l'intelligence dans son ancien et légitime domaine de prééminence sur les autres facultés, il a servi tout le monde, y compris f'Egli- se, parce qu\u2019il a tout simplement avi la vérité.\u201d\u2019\u201d Les idées spécifiquement cathéliques d'ordre, de iratition, d'autorité, de hiérarchie, de dépendance, ont trouvé en lui un restaurateur d\u2019autant moins à dédaigner que dit M.Brun, dans une formule que nous nous ne pouvons décemment reproduire, il est plus estimé de ses contemporains.\u2014L' Action française.000 Le cinéma corrupteur Les vues çinématographiques exhibant les opérations des criminels ont été bannies de la ville do Chicago.Le chef de police Fitzmoris a annoncé aujourd'hui qu\u2019il avait émis, il y a trois se- naines, des ordres.ax censeurs du cinéma de ne laisser représenter aucune pellicule qui montre comment se commet un crime, même si, au dénouement de l'histoire, le coupable est jeté en prison.\u2018 Trois jeunes voleurs ont été condamnés aujourd'hui à l\u2019école \u2018de réforme de l'Etat, à Pontinc, et ont avoué qu\u2019ils avaient appris à perpétrer leur .crime en voyant agir uno \u2018\u2018canaille\u2019\u201d sur l'écran cinématographique.C\u2019est it cette occasion que la nouvelle été connue que les films criminels ont été prohibés à Chicago.\u2014Le Dovoir.i Suite à la page} I PIETE \u2014 ETUDE \u2014 ACTION 4 ANNER, No 12 L\u2019'Aide aux Œuvres Catholiques.C'est le titre du fascicule No.22 que l'Oeuvre des Tracts vient de publier, à Montréal.\u201cLa brochure s'adresse à tous les catholiques et plaide en faveur de toutes les œuvres catholiques.Rien de plus opportun.Il convient de rappeler, d'une façon pressante et forte, la nécessité qui s'impose à tout catholique, sincère ct convaincu, de faire généreusement, selon sa conscien- co et ses moyens, les sacrifices Mécessaires, indispensables, urgents, pour assurer la survivance, l'emprise, le développement de la civilisation chrétienne, seule réaction efficace contre la révolution envabissante.Cette brochure s'adresse à tous, sans distinction de rang ou de fortune ; parce que c'est tous et chacun de pous qui sommes tenus de soutenir les œuvres catholiques.Les pauvres doivent donner de leur pauvreté ; les riches, de leurs richesses.C'est-à-dire que tous doivent également offrir leur aumône, d\u2019un même cœur, avec la même générosité, avec les mêmes vues d\u2019apostolut chrétien et surnaturel ; la différence est dans la quantité de l\u2019offrande : les pauvres donnent quelques sous: les riches eux, s'ils veulent faire leur devoir, donnent plusicurs piastres.lls ont l'obligation de donner proportionnellement autant que les pauvres.Ce devoir s'impose, parce que les œuvres catholiques comptent nécessairement sur les innombrables contributions de la foule.Chez-nous, pour satisfaire aux grands besoins, il faut canaliser, concentzer les petites aumônes.Prenons-en notre parti: les uns devront demander beaucoup et les autres donner souvent, si nous voulons que les œuvres
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