Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 21 mars 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Tribune : journal hebdomadaire, 1902-03-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vor.14 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-LYACINTIIE, Que., VENDREDI 21 MARS 1902 No.46 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ À ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Un an.FN $1.00 6 MOLES 0000 ccnsarress 0.50 ANNONCES 1dre Insertion (laligne).10e Insertion subséquente (la ligne).Ba Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétaire.= ee EE ES Sr-HyaciNTIE, 21 Mars 1902 On dit que Sir Wilfrid Laurier et Sir Charles Tupper seront nommés pairs d'Angleterre à l'occasion du couronnement du roi.#2 Valleyfield, 19.\u2014 A une heure, cette après-midi, MM.J, G.H.Ber- geron et Geo.M.Loy ont été mis en nomination.> L'Hon.M.R.P.Roblin, premier ministre du Manitoba, partira probablement pour l'Angleterre vers la fin de mai.* * * Québec, 20.\u2014 Les membres du Club de la Garnison, doivent honorer d'un banquet, lundi prochain, I'Hon.Chs Fitzpatrick, à l\u2019occasion de su nomination comme ministre de la Justice.=\u201d #* - Winnipeg, 17.\u2014 Tn Faer Pores: dit que l'Union de réforme politique, le parti de M.Richardson, et une scetion de la Dominion Alliance qui est opposé au referendum de Yacte des liqueurs, vont se eoaliser.Ils essaient de faire consentir l'honorable Hugh John Macdonald A devenir le leader d\u2019un troisième parti opposé à l\u2019Hon.M.Roblin et à l\u2019Hon.M.Greenway.LE * Sir Michael Hizks Bench a déclaré, au parlement anglais, que la question des droits préférentiels entre Angleterre et ses colonies seront discutés lors de la prochaine convention avec les représentants des colonies autonomes.On croit que Sir Wilfrid Laurier ira discuter cette question en An- fileterre, accompagné des Honorables MM.Fielding, Patterson et Mulock.*,* Ottawa, 17.\u2014Sir Wilfrid Laurier qui est retenu au pays par des engagements de toutes sortes, jusqu\u2019- au 13 juin, s'embarquera le 14 juin, à New-York, 4 bord du steamer Etruria, en route pour Liverpool et Londres, pour assister au couronnement du roi.Il doit être à Londres, le 20 juin, où il sera l'hôte de la nation anglaise.Le couronnement aura lieu le-26 juin.Sir Wilfrid sera accompagné de lady Laurier et de AL Boudreau, \u2018son secrétaire particulier.Ses trois collègues, MM.Fielding, Mulock et Paterson, se rendront à Londres probablement vers le mémo temps, par le Tunisian, de la ligne Allan, de Montréal, La convention intercoloniale au- - ra lieu immédiatement après le couronnement.Plus tard, Sir Wilfrid et Lady Laurier se rendront sur le continent et visiteront Paris, Rome et autres villes.Ils reviendront au pays par voie du St-Laurent.se - Winnipeg, 20.\u2014 La Législature des Territoires s'est réunie, cette après midi, à Régina.=, Ottawa, 14\u2014Le secrétuire d\u2019E- tat a demandé au gouvernement anglais s\u2019il à besoin de plus de 40 institutrices canadiennes pour les camps de concentration du Sud- Africain.Un grand nombre d'institutrices ont demandé à être onga- gées.*.* Toronto, 15.\u2014Le lieutenant-gou- verneur de la province d'Ontario, Sir Oliver Mowat, souffre d'un rhume, depuis quelques jours, Cotte indisposition imposera à Sir Oliver un repos de quelques semaines, pendant lesquelles le juge en chef Armour remplira les fone- tions de lieutennat-gouverneur.- * * Le correspondant hebdomadaire du Globe, de Toronto, raconte\u201d qu\u2019à une réunion politique, tenue à Glasgow, dimanche, M.John Dillon, député nationaliste irlanduis, a demandé à la foule de pousser trois hourrahs pour Delarey, et l'uudi- toire & répondu à l'appel avec en- thousiasine.had Une dépéelre de Londres au Glo be, de Toronto, dit que, méme en l'absence de renseignements offi- cicls, il est permis de croire que lord Strathcona a fait valoir les Aroits du Munada er+ la question de frontière de l\u2019Alnska et que le litige actuel entre les Etats-Unis et le Cannda sera, en toute probabilité, soumis à l'arbitrage, = L'Hon.M.Tarte ira & Londres et à Paris, après la session.Il sera à Londres lors du couronnement.À Paris, il rejoindra Madame et Mlle Tarte qui y feront un séjour de plusieurs mois, Elles doivent faire In traversée par le paquebot Ionian, de la ligne Allan, partant de Halifax le 26 courant.Mlle Tarte s\u2019en va à Paris compléter ses études musicales.+ * La session de ln Législature do l'Ontario est close, Un incident flatteur pour un des nôtres, s'est produit le jour de lu clôture.En l'absence du premier ministro Ross, l'Hon.M.Gibson a félicité l'Orateur, l\u2019Hon.Alfred Evanturel, sur la façon admirable de tact et de courtoisie dont notre compatriote s'était acquitté de sa tâche.\u201c Ses aptitudes pour la vie publique, a dit le ministre en parlant de M.Evanturel, sont de l'aveu général si remarquables et son expérience tellement précieuse que ce serait un vrai malheur s\u2019il ne restait pas dans ln vie politiquo.\u201d M.Whitney, le chef de l\u2019Opposition, s'est associé aux félicitations de M.Gibson à l'adresse de M.Alf.Evanturel, en disant que l'Orateur de l'Assemblée Législative de l'Ontario était un digne représentant de notre race.Nous nous associons de tout cœur à ces éloges et nous souhaitons que notre distingué compatriote occupe prochainement un poste de plus haute responsabilité enzore ol il pourra défendre avec son éloquence naturelle et dans une mesure plus large les intérêts et les droits des 158,000 Canadiens-français de l'Ontario.a Parlement Fédéral Ottawa, 11.\u2014 Sir Wilfrid Laurier à déposé à la séance de cette après-midi, snr le bureau de la Chambre, la correspondance suivante au sujet des fêtes du couronnement et de'lu conférence culo- niule.La première dépêche est ndressée par M.Chamberlain, & lord Minto, et datée de Downing St, 27 décembre dernier.En voici la t:meur : \u201c J'ai le devoir de vous informer que la date di: couronnement de Sa Majesté le roi Edouard VII a été fixée au 26 juin 1902.Sa Majesté désire que les grandes colonies autonomes soint représentées au couronnement pur leurs hommes d'état les plus importants et je vous prie en co.séquence d'avoir la bonté de transmettre au Premier Ministre du Canada l'invitation de la part du gouvernement de Sa Majesté de visit2r ce pays au mois de juin prochaiu.Il n\u2019est pas probable que la dvrée des cérémonies mêine du courornement dépasse un petit nombre dc jours, mais il sera peut-être agrécble à Sir Wilfrid Laurier d'arriver en Angleterro un peu d'avance et le gouvernement de Sa Majesté espère done qu'il se considèrera son hôte pour une quinzaine, à comp\u201c r de In date de son Arrivés, Le susiStuction du youver- nement serait encore accrue si Sir Wilfrid Laurier était ;accompagné d'une dame de sa famille, \u201c On conçoit facilement que dans une occasion de ce genre, il est es- senticl que les arrangements soient complétés quelques mois d\u2019avance ot sans insister sur une réponse im- médiute, le gouvernement de Sa Majesté serait heureux d'apprendre aussitôt qu'il plaira à Sir Wilfrid Laurier, s\u2019il peut accepter son invitation.\u201c Le gouvernement de Sa Maies- té étudie aussi la question d'envoi de détachements militaires des diverses colonies pour les représenter aux cérémonies; une prochaine dépêche vous informera de ce qui aura été résolu à ce sujet.\u201d - 8 - \u201c Le 23 janvier dernier, M.Chamberlain télégraphiait encore à lord Minto : \u201c Le gouvernement de So Majesté se propose de \u2018profiter de la présence des premiers ministres au couronnement pour discuter avec eux les questions se rattachant aux relations politiques entre la mére-.patrie et les colonies telles que : dépense impériale, relations com- morciales de l\u2019Empire et autres sujets d'intérêt général.\u201c Si vos ministres désirent sou- mettro des propositions définies ou des résolutions sur l\u2019une des questions précédentes, ou s'ils désirent suggérer quelqu\u2019autre sujet de discussion, je serais heureux d\u2019être informé télégraphiquement de l'objet de leurs propositions pour los communiquer aux autres gouverne-, ments \u201cEn vertu du projet de confé- ronce, j'espère que votre premier ministre sera capable de rester quelque temps, par exemple trois semaines après la cérémonie, comme hôte du gouvernement de Sn Majesté.Vouillez télégraphier votro réponse, .+ Le 3 février, lord Minto télégra- phinit : \u201c Eu réponse à votre dépêche du 27 décembre, mon gouvernement accepte l'invitation adressée au premier ministre pour le couronnement.Il compte s'embarquer le 10 juin, en compagnie de Lady Lnau- rier, mais la date exucte ne peut être encore fixée, Quant aux diverses questions citées dans votre dépêche du 23 janvier, la seule, qui, dans opinion de mes ministres promette une discussion profitable est celle des relations commercinles entre les diverses sections de l\u2019empire.Les relations politiques existant maintenant entre la mère-patrie et les diverses colonies autonomes, spécialement le Canada, paraissent à mes ministres extrêmement satisfaisantes, seul peut-être quelques détails de minime importance et ils ne pensent pas, étant donné les conditions différentes des colonies qu\u2019un système quelconque de défense puisse être applicable à leur ensemble.Mes ministres sont d'avis qu\u2019il n'y à qu\u2019un champ très limité do sujets à l'égard desquels la conférence projetée puisge produire des résultats efficaces.Néanmoins, mes Ministres comprennent combien il est désirable de profiter de toutes les occasions pour discuter entre les hommies publies de la mère-pa- trie ct ces colonies les questions d'intérêt impérial et le représentant du Canada sera prêt à étudier respectueusement toutes les questions qui pourront être sonmises par le gouvernement de Sa Majesté ou par les représentants des autres colonies.\u201d Cotte réponse est absolument dans le ton et c\u2019est celle que le Canada attendait de son gouvernement.Ottawa, 12 \u2014La Chambre a siégé, aujourd\u2019hui, tovte l'après-midi et une purtie de ln soirée.Ln réance de l'après-midi a été consacrée à une discussion sur les questions nouvelles et très intéressantes.Voici la question débattue dans l\u2019après-midi : M.Russell, député de Hants, N.-E., eccondé par le député Flint, proposa une résolution déclarant qu'il était temps de se prévaloir de la section 94 de l'acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord, permettant de demander l\u2019uniformité des lois concernant la propriété et les droits civils dans les provinces d\u2019Ontario, Nouvelle-Ecosse et Nou- veau-Brunswick.Le proposeur et le secondeur firent de longs discours & 'appui de cette proposition.L\u2019Hon.M, Hnggart, ancien ministre, se prononça en faveur de cette résolution, vu que ce serait un premier pas fait dans le sens de l'union législative.L'ancien chef conservateur dit qu'il importait que les trois provinces maritimes fussent unies pour ne former qu\u2019une seule province, et qu\u2019il devrait en être ainsi d'Ontario et de Manitoba.M, Borden, chef de l'opposition, a admis quo la proposition suggérée était tout à fait désirable, mais que le temps n'était pas encore arrivé, qu'on n\u2019y avait pas suffisamment préparé les parties intéressées et que par conséquent elle n\u2019étaib pas pratique.L'Hon, Charles Fitzpatrick pro-_ nonça un vigoureux et remarquable discours contre la proposition, Au cours do ses remarques, lo ministre de la Justice dit que si on enlevait aux provinces le droit de législater sur les droits civils et de propriété, on aurnit fini de les dépouiller.: Il protesta contre toute tentative de diminner les pouvoirs des provinces, L'Hon.M.Haggart, en appuyant la résolution, n\u2019a pu dissimuler son but.C'est la province de Québec que l'on vise.Mais ou ne l'atteindra pas.L'Hon.H.G.Carroll, qui faisait son premier discours comme solli- citeur-général, parla ensuite avec beaucoup de chaleur et d\u2019éloquence dans le même sens que le ministre de la Justice.Ce que l'on & en vue, dit-il, en demandant l\u2019uniformité des lois, c'est de dépouller la province de Québec de ses lois distinctes de celles qui gouvernent toutes les autres provinces.C\u2019est de la dépouiller de ses lois françaises, de son code civil.Or le gouvernement ne permettra pas cet envahissement et ce dépouillement.Le débat Fut continué jusqu'à 6 heures, par les députés MacLean et Demers.Duns la soirée, plusieurs bills privés furent soumis, discutés, re- visés, corrigés, et bon nombre d\u2019entre eux subirent une première étape.A 10.15 heures, la Chambre s\u2019ajourne.Ottawa, 13\u2014Nous avons eu encore Une longue séance, aujour- d\u2019hui, On ne s\u2019est séparé qu'après minuit.Lan séance de l\u2019après-midi a été consacré à un débat soulevé par une proposition du docteur Rod- dick.Dans la soirée on a voté un certain nombre de crédits du département de la Milice et du département de l'Intérieur.Le docteur Roddick, député de l\u2019une des divisions de Montréal, proposu la seconde lecture d\u2019un bill créant un conseil médical pour le Canada.Ce conseil se composerait d'un délégué de chaque province pour les 500 premiers médecins.Un second délégué pour le premier 100 en plus; un autre pour le second 150, et ensuite, un dernier pour chaque G00.En outre de cela chaque école do médecine aurait droit à un représentant.De plus le gouvernement fédéral aurait droit d'en choisir un lui- même, dans chaque province.Enfin les médecins de l\u2019école homéopathique auraient le droit d\u2019en élire trois.Le nombre total serait de 39, et le terme d'office des mème bres, de quatre années.Ce conseil nommerait un bureau-visiteur qui serait chargé de déterminer une uniformité complète dans les études et les examens.Le doctour McDonald et le docteur Roach se prononcérent énergiquement en faveur de cette proposition, M.Rodolphe Lemieux, député de Gaspé, et M.Philippe Demers, :député d\u2019Iberville, deux jeunes avô- cate libéraux, protestèrent énergi- - a quement contre la proposition du Dr Roddick; comme un empiètement sur les droits des provinces, Ce sont les provinces qui ont toujours eu et ont encore le contrôle du corps médical commo de tous les autres corps professionnels et 4 moins que l'on ne démontre que les provinces se sont montrées indignes de cu contrôle, elles me sauraient être dépouillées de leurs privilèges.Cet appel parut impressionner vivement Sir Wilfrid Laurier, qui admit que les arguments qui venaient d'être apportés par ses deux jeunes amis avaient tellement de force, qu'il ne croyait pas devoir laisser accepter le bill tel que présenté.La proposition Roddick fut ven- voyée à un comité qui sera composé de tous les médecins de la Chambre et d'un cortain nombre d\u2019avocats, afin d'être mis à l'étude.Le reste de la séance a été consacré au vote des subsides.Ottawa, 14\u2014La Chambre a de nouveau siézré, ce soir.Dans l'après midi, une discusssion eut lieu sur une proposition de M.Boyd.Dana la soirée, la Chambre a continué à voter los subsides jusque vers onzo heures.Le député Boyd, qui représente une division du Nord-Ouest, voudrait obtenir une protection en faveur des éloveurs de chevaux, Cette protection consisterait en des droits de douanes tels sur les chevaux importés des Etats-Unis, que cette importation deviendrait impossible, et les éleveurs de chevaux, surtout dans l\u2019Ouest, auraient ainei le monopole.Plusieurs députés \u2018se prononet- rent en faveur de cette proposition, M.Charlton entr\u2019autres.Les crédits votés dans la soirée, concernaient surtout les ports et rivières d'Ontario et de la Colom- bie-Anglaise.La Chambre s\u2019ajourne à lundi.Ottawa, 17\u2014L\u2019Hon.M.Fielding, ministre des Finances, a prononcé aujourd'hui, son discours sur le budget.La députation était au complet ; pas un siège vacant.C'est In première fois que cela s'était vu depuis le commencement de In session.Les galeries étaient aussi bondées de monde, Le discours mugis- tral du ministre des Finances a produit uno vive impression sur tout cet auditoire d'élite, et a été vivement acclamé par la députation.M.Fielding est un lettré.Il n'a jamais cessé d'être journaliste depuis qu'il à terminé ses études.Il écrit encore sur toutes les grandes questions, et l'avantage d'avoir à sa portée toutes les statistiques officielles, donnent à ses articles, un cachet qui'est toujours très remarqué.Ils servent souvent do guides aux autres journalistes appelés à diriger l'opinion.Le discours d'aujourd'hui ost un nouveau chapitre à ajouter à l\u2019histoire du progrès merveilleux du Canada sous le régime libéral.- En un mot, le revenu augmento constamment, ce qui permet au gouvernement de dépenser davantage pour les travaux publies et pour les améliorations de tous genres, \u2018 Le pays avance d'uno manière inoue: Le revenu do $52,514,700 pour 1901, sera surpassé cette année, L'augmentation est générale dans \"tous les départements, - La dépense est de $46,860,367 pour le fonds consolidé, et $11,116,- + 498-4 compte du capital, soit $57,- - 982,866, une augmentation de $5, 765,890.\u2018+ - | La dépense totale de l'exercice en cours sera de $65,250,000, soit $61,000,000 pour le fonds consolidé et la balance à compte du capital.Le revenu est estimé à S56,800,- 000, soit une augmentation de S4- 285,298, La dépense ordinaire sera de 351,000,000 ; une augmentation de $4,133,632.Six millions seront ajoutés à la dette publique, cette année.Cinq millions et demi ajoutés à la dette do la dernière année des conservateurs La moyenne de I'augmentation de la dette sous le régime libéral ost de $2,793,000, contre $6, 563,000 sous le rèrne des conserya- teurs.Le gouvernement a payé 71 pour cent dos dépenses à inême le revenu.Les conservateurs n'out payé que 33 pour cont.Le temps n'est pas opportun de changer le tarif en vue de la conférence intercoloniale de Londres.Il n'y aura aucun changement dans le tarif.M.Fielding a parlé pendant une heure et demie.M.Borden, chef de I'Opposition, qui répondit à M.Fielding, répéta À peu près toutes les anciennes tirades de Sir Jobn A.Macdonald et de M.Fostor.L'amendement qu'il à proposé en terminant, est lu aubs- tance de son discours.Cet amendement comporte que le marché canadien devrait être gardé pour les industries canadiennes, c\u2019est-à-dire de frapper les marchandises étrangères d'impôts si élevés que les manufacturiers canadiens n'aiont plus de concurrents.Sir Richard Cartwright a proposé l'ajournement à 6 heures.rp» Parlement Provincial Québec 18.\u2014L'hon.M.Duffy a prononcé, hier soir, son discours sur le budget.L'hon.ministre n\u2019uvait jamais été plus en verve et a expose son sujet, si aride en lui-même, avec beaucoup d'éloquence, aussi les applaudissements no lui ont pas fait défaut.Il fit d'abord l'éloge do l'administration Marchand qui, arrivée au pouvoir à la fin de l'unnée fisea- le de 1896-1897, trouva les affaires de la province dans un état déplo- rablo et réussit quand même à rétablir l'équilibre dans les finances et sauver la province de la banqueroute.C'est grâce à la politique sage et éclairée de regretté M.Marchand.Le gouvernement Parent a marché sur les traces de son prédéces seur et, malgré l'augmentation des dépenses dans plusieurs branches de l\u2019administration, on à réussi à obtenir pour l\u2019année fisenle expirée le 30 juin 1901, un surplus sur toutes les dépenses ordinaires et extraordinaires de $47,174.56.Aucun trésorier provincial, durant les vingt-cinq dernières années, n'a été en position de fournir un état aussi favorable que celui- ei.Comparativement parlant, la situation financière de la province est beaucoup meilleure aujourd'hui qu'elle ne l'a été depuis bien des années, La période de l'administration actuelle avec celle du gouverne- mont qui l\u2019a immédiatement précédée depuis 1896-1397 restera une des plus brillantes de l'histoire financière de la province.On n trouvé une suite de déficits annuels de revenus et de dépenses ordinaires s'élevant à $201,481.71 et avec des sources de revenus diminuées et des charges fixes aug- montées on a réussi à convertir ces déficits en une suite de surplus, réels s'ils sont modestes.LA, TRIBUNE \u2014 Québec, 14\u2014M.Allard, député d'Yamaska, à fait motion cet après- midi pour la production, devant la Chambre, de tout document, correspondances, requêtes, ete, concernant la mise en opération de la ligne du chemin de fer entre Drumn- mondville et Sorel.À l'appui de sa motion M.le député d'Yumaska déciare qu'il y a une trentaine d'années, une compagnie connue sous le nom de \u201cCompagnie du chemin Richelieu, Drum.mond et Arthabaska\u201d u été organi- séc pour la construction d\u2019un chemin à lisses de bois erître Sorel et Acton, Plus tard cette compagnie s\u2019est fusionnée nvec la compagnie du chemin de fer du Sud-Est.Ces deux compagnies ont obtenu et ont reçu du gouvernement de Québec un subside au montant de $497,000; et des municipalités, des subventions se montant à la somme de $559,000 faisant en tout In somine de $1,056,000.La compagnie a construit et mis en opération 140 milles de chemin, de sorte qu'elle sc trouve à avoir reçu une aide de $7,540 par mille.Depuis uno dizaine d'années ce chemin de fer n'est plus en opération depuis Sorel à Drummondville ; même les rails depuis Yamaska & Drummondville ont été enlevés.La ville de Sorel & payé pour la construction de ce chemin lu somme de S40,000 et les municipalités du comté de Drum- mond comprenant dans le temps les paroisses de St-Guillaume et de St-Bonaventure ont payé à la dite compagnie ln somme de $105,000.M.le député d'Yamaska déclare que cette ligne de chemin de fer est absolument nécessaire pour plu- sicurs paroisses de son comté, pour la ville de Sorel et pour le comté de Drummond.Il espère que le gouvernement ct tout spécialement le ministre des Travaux Pablics feront en sorte que le compagnie qui est cn possession dn chemin l'exploitera ou l'abandonnera à une compagnie qui se chargera de le reconstruire et de le mettre en opération.L'hon.ministre des Travaux Publics répondit au député d'Yamas- Ka que les documents demandés seraient mis devant la Chambre et que le gouvernement ferait tout ce qui lui est possible pour que justice soit rendue aux intéressés, EN AFRIQUE Londres, 14.\u2014 Une dépêche de Prétoria, datée de mardi, annonce que les colonnes anglaises sont en contact avec Dowet et Steyn.Conséquemment on peut s'attendre à un nouveau combat.- Londres, 14.\u2014 Une courte dépé- che d'Heilbron, en date du 11 mars dit que le général Dewet et l'ex- président Steyn ont traversé la voie ferrée principale, à 5 milles au nord de Walvelook, se dirigeant vers l\u2019ouest.On pense que Dewet essaye de joindre le général Doln- rey.Walvehook est à environ 20 milles au sud de la rivière Vual.Une marche de 120 milles amènerait les troupes de Dewct à l'endroit de lu défaite de Methuen, mais avant d'arriver là elles ont à traverser la Vaal et à forcer une autre ligne ds blockhaus.* Londres, 14 \u2014 Le correspondant du Z'imes, qui se trouve avec le général Bruce Hamilton, envoie une dépêche datée d'un point près de Amersfoort, au sud du Tranvaal, Il annonce que le comtnandant Botha se prépare à traverser la colonie de la rivière Orange pour se jnindre à M, Steyn et au général Dewet.Cette déclaration a été faite par des prisonniers boers qui assurent aussi que le président Schalk-Bur- ger essayera d'être présent à l'en- bo ae à a ESA tds SEEN Rib ca XN MEILLEUR POUDRE A LAVER Cod SEC À Nettoie toute chose sans exception ( N Si votre épicier ne vend pas la poudre à laver GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre à THEN.K.FAIRBANK COMPANY, Montréal, et ils vous he onverront un échantillon d\u2019un + de livre.@ LAIRBANK COMPANY, Montréal, Chicago, New-York, Nouvelle-Orléans, St-Louis, San-Francisco, Londres, Ang.Tue N.K, trevuc.Le général Botha, ajoute le correspondant, s'est récemment retiré vers le distriet de Vryheld, dans le sud eu Transvaal.Il y a été poussé par le harcélement continuel dont il était l\u2019objet dans le haut pays et n donné ordre à sés divers cupitaines de l\u2019y suivre.M.Schalk- Burger n quitté Roossenekal, son quartier général, pour se porter vers l'ouest.Le correspondant sup pose que Botha a recherché les régions basses du pays en vue de l'approche de l'hiver, +25 Londres, 15.\u2014 Le correspondant du Daily Mail à Johannesburg dit que plusieurs soldats anglais ont été fusillés à cause de leur mauvaise conduite, Le correspondant dit également que deux soldats appartenant aux troupes auxiliaires ont ¢té reconnus coupables par le conseil de guerre d'avoir assassiné un Boer après qu\u2019il s'était rendu et ont été fusillés, lu semaine dernière, à Pré- toriw *¥ Londres, 15.\u2014 Lord Kitchener, dans une dépêche de Prétoria, rapporte qu'on a découvert duns une caverne au nord-ouest de Reitz, (colonie de la Rivière Orange), un magasin contenant 310,000 enrtou- ches, des centaines d'obus et de mè- ches, 200 livres de poudre, un ecu: non Maxim, des appareils télégraphiques et une grande quantité de munitions.Depuis le 4 mars, 35 Bours ont été capturés dans le voisinage de ce magasin militaire.Cette découverte a été fuite pur des éclaireurs canadiens sous le commandement du colonel Ross.A Prétorin, 17 \u2014 Le général Bruce Hamilton & capturé un petit campement boer à l'est de Vryheld, Transvanl., Quatre Boers ont été tués, six blessés et onze faits prisonniers.Prrmi les prisonniers est le général Emmmett, beau-frère du général Botha.Londres, 17.\u2014 Le correspondant du Daily Mail a Cape Town écrit que la campagne anglaise dans le nord-ouest do ln colonie du Cap a raté et que la capture de deux convois duns cette région a causé de grands embarras.On n'a rien appris officiellement de cette affaire.*, Londres, 17.\u2014 Le sentiment de découragement causé par la nouvelle du désastre dans le sud de l\u2019Afrique était très marqué dans les corridors de la Chambre, Les militaires qui sont députés pensent qu\u2019il sora nécessaire d'expédier de nouvelles troupes en Afrique, et on croit que les Boers ne manqueront point de profiter de l'importance du général Methuen, et qu\u2019ils le garderont comme ôtage pour protéger le commandant Kritzinger eb autres chefs boers qui sont entre les mains des Anglais, > Londres, 15.\u2014Dans une dépêche de Prétoria, Edgard Wallace, le correspondant du Daily Mail dit qu\u2019il ne voit pas la raison qui puisse empêcher la guerre de continuer prnlunt un an, peut-être même deux ans encore, , Londres, 18.\u2014Le rapport hebdomadaire de lord Kitchener montre que durant la semaine finissant au- jourd'hui, onze Boers ont été tués, sept out été blessés, cent -cinquante- liuit ont été capturés et cont-vingt- six se sont rendus.=.Londres, 18 \u2014En réponse & un correspondant, lord Roberts à écrit que la situation dans le Sud-Africain ne peut faire naître la moindre inquiétude et qu'il n\u2019y a pas lieu de supposer que la guerre sera prolongée à cause des évènements récents.=, Londres, 18.\u2014On publie ici une nouvelle annonçant que la rebellion a recommencé dans la colonie du Cap et que le commandant Ma- ritz à capturé deux gros convois.Le gouvernement avait supprimé cette nouvelle, \"+ Londres, 18.\u2014 La magnanimité chevaloresque du commandant De- lavey qui a remis en liberté un général Anglais, qu'il aurait pu échanger avec avantage, & causé une impression profonde et générale qui semble destinée à avoir dos résultats de la plus haute importance.\u2019 On croit que le commandant De- lurey a expliqué à lord Methuen les vues, les aspirations et les demandes des chefs Loers sous les armes et qu\u2019elles sont modérées.Plus que cela, on pense que lord Kitchener conseillera au gouvernement britannique de les accepter.On ne sorait pas surpris, d'après les rumeurs qui circulent ici, si De- larey, Botha et Dewet se rendaient à Klerksdorp pour conférer avec lord Kitchener.Ou sait que ces trois commandants sont maintenant ensemble, \u2026 + - = TOUJOURS ! PETIT ROMAN SANS AVENTURES \u2014C'est bien long, cinq ans ! \u2014 Moins long que toujours, et puisque j'ai promis de t'aimer toujours.\u2014Promots encore, veux-tu ?\u2014Je promets, Laurent.Un silence, \u2014Et toi ?\u2014Ta sais bien que je t'attendrai, Mina.Au moins, vingt fois depuis doux heures que durait la veillée chez grand\u2019mère, les deux enfants avaient recommiencé cette même ritournelle, En silence et un peu attristée, l'aïeule les contemplait, songeaut peut-être que si cinq ans paraissent si longs quand on a seize et dix- huit ans, quand on en compte soixante-quinze, on court grand xisque de ne les voir point finir.Et, c'était son rêve, à cette vieille pourtant de voir mariés, un jour, ces deux jeunesses qu\u2019elle chérissait.Les parents de Mina, ses enfants, de pauvres ouvriers chargés de famille, s\u2019en allaient le lendemain, emmenant toute la nitée, demander aux fabriques américuines la pitance qu'ils ne pouvaient plus trouver assez grasse dans la boutique du village natal, \u201cNous reviendrons dans cinq ans,\u201d avait dit le père.\u201c Pas avant ni après, que le bas de laine soit ou ne soit pas rempli.\u201d Et Mina, à l'annonce du départ, s'était fiancée à Laurent, son voisin, qu'elle aimait et connaissait depuis toujours.Et tant les deux amoureux Avaient foi en leur mutuelle promesse qu'ils se séparèrent saus pleurer, bien qu'ils eussent sûrement le cœur tout gros de larmes.* Nous nous écrirons souvent, et cinq ans, c'est moins long que tou jours,\u201d avait dit ln jeune fille.LP Pendant toute une année et ln moitié d'une autre, Mina, chaque semaine, envoyait de longues missives À son promis, celui ci lui en retournait d'aussi longues et non moins naïvement tendres.Puis, sans en être convenu, tout à coup, ils s'écrivirent un peu moins souvent ect moins longuc- ment.Durant la troisième année, ils n'échangèrent que deux petites lettres.Grand\u2019mère s'attristait là-bas, Qu\u2019y avait-il donc ?Rien, si co n'est que Mina, sans artifices, avait plu au contremaître de la fabrique où elle tissait du coton, et que lo contremaître, de son côté, avait plu à Mina, C'était un honnête garçon, cana- dicn comme vous et moi, et bon parti.Les parenta de la fillette accueillirent avec grande faveur sa demande.Celle-ni hésitait pourtant À s0 prononcer, songeant au voisin à qui olle avait dit : * Toujours ! Il est vrai qu\u2019il semblait bion oublieux et qu\u2019elle-même.eh bien ! ne savait guère si elle l'aimait encore autant.Elle discutait pourtant avec son cœur.Mais le contremaître était si prévenant, siinstruit et surtout si bon!.Mina se disait maintenant que ting ans, c'est bien long, bien long.Et, à force de se répéter cela, alle en vint, un beau jour, à fixer la date de ses épousailles avec le nouveau cavalier.Comment annoncer cette nouvelle à Laurent?\u201c Ah ! j'en chargerai grand\u2019mère, elle est si bonne, elle le consolera.s'il à besoin d'être consolé.\u201d er Or, au village, I'aioule était bien triste et fort indignée aussi parce que Luurent s'était épris, de la nièce «u forgeron, une belle grande fille qui avait été an couvent et qui, il faut en convenir, était très bonne et charitable quoiqu'un peu fière.Et la nièce du forgoron aimait Laurent.Celui-ci se disnit - \u201c Je l'épouserais pourtant si je n'avais promis à Mina de l\u2019attendre.\u201d Puis il soupirait : Qui sait si lu petite voisine tn\u2019 gardé su foi, elle ne m'écrit plus guère ?\u201c C'est égal, cinq ans, c'est terriblement long, en vérité.\u201d Et voilà, qu'à force de se répéter cette même phrase, il en vint, un beau soir, à demander au forgeron, la main de sa nièce, que le forgeron lui necorda de grand cœur.Et Mina?\u201c Grand'mère est si bonne, j'y pense, c\u2019est elle quo je vais charger d'apprendre la chose À sa petite fille ! Elle la consolera, silyalienl.\" C'est ainsi que l'aïeule venait de recevoir les confidences de l\u2019une, quand vint l\u2019autre, lui dire à son tour que \u201ccinq ans, c'était vraiment trop long a attendre, la vie est si courte !.\u201d ha Deux mois plus tard, le jour où Mina épousait son contremaître dans le temple catholique de BI.en l\u2019église du village, imonsieur le curé bénissait l'union de Laurent avec la niéce du forgeron.Et voilà un petit roman qui s\u2019est terminé par deux mariages, au lieu d'un seul comme c'est la coutume, mais qui n\u2019en montre pas moins qu'il est sage de ne pas trop se fier aux promesses à longue échéance, et aussi de n\u2019en point faire.COLLETTE.er a + rer Désastre Pour faire une surprise a sa femme, Machin trouve plaisant de se couper la barbe.Tont fier de son idée, il rentre chez lui.C'est justement sa femme qui lui ouvre la porte ; elle lui saute au cou, l'embrasse violemment et le comble des caresses les plus expressives, N'est-ce pas que cela me change de m'être fait couper la barbe ?de- mande-t'il, en reprenant eu respiration.Ah! mon Dieu! fait sa femme en éclatant de rire, je ue t'avais pas \u2018reconnu ! hid Un nouveau marié qui n'est pas content est un certain commis de la rue Main, Lundi dernier il rencontra un ami qui'le félicite sur son mariage et lui pose des questions, \u2014 Et ta Femme, charmante, j\u2019espère ?\u2014Unange.\u2026.\u2014Douce, bonne, ménagère.\u2014Elle à toutes les vertus domestiques.\u2014Simples dansses goûts.\u2014Oh ! ses gofits sont très simples, elle se contente de peu.\u2014 Naturellement, puisqu'elle s\u2019est laissé marier par vous.\u2014Sacr.\u2026.Mais l'autre était loin.AVIS \u2014 M.A.Marcoux, de St-Hyacinthe, ayant fait un contrat pour 590 machines Raymond, par année, nous lui avons concédé le controle des comtés do St- Hyacinthe, Bagot, Rouville, Shefford et Drummond.Par conséquent toute personne ayant besoin de cette céldbre machine, dans los comtés ci-dossus, devront s\u2019adressor àl'avenir à M.A.Marcoux, 124 rue Cascades.St-Hyacinthe.Foisy Frères, Montréal.Souls contracteurs pour la provinee de Québoo.2fs.Emporium, 10c LA TRIBUNE \u2014 \u2014 TÉLÉPIIONE BELL.Nd RIMER, .DE.EE I TEL.RUMMONDVLLE < LA TRIBUNE.HSE - Catalogues, Pamphlets, .Factums, Listes de Prix, Imnressions Blancs de Comptes, Jommerciales; de Menus,-\u2014\u2014t=>- toutes sortes Cartes d'Affaires, 9 Circulaires, ï - Programmes, etc., etc.SPECIALITEK : Is Impressions en Or et en Couleur, 27 SIRE Attention spéciale aux Commandes par la Malle et le Téléphone.Tout Ouvrage est fait avec Soin, Promptitude et à Prix Modérés.Grand Choix de VIGNETTES Religieuses, Commerciales et autres.32 wis SHARK BUREAUX ET ATELIERS : Batisse du Grand Hotel, RUE MoNDOR, coin de la Rue WILLIAM \u2014_ST-HYRGINTHE.A.DENIS, propf Ecole GommerealePratiue Professeur B.Lalime, Place du Marché.Au-dessus du Magasin M.O, David & C à &t-Eyacinthe.Calligraphie, Correspondance, Aritliméti- que, Tenue de Livres, Jangre : anglaise, ete Corres ponaancesollicitée.LP.MORIN &FILS ENTREFRENEURS-MENUISIERS MANUFACTURIERS DE PORTES, CHASSIS, JALOUSIES, MOULURES, DECOUPAGES, ETC, Spécialité : Bancs d'Eglises, de Sacristies et d'Ecoles AUSSI.Assortiment complot de BOIS DE SGIAGE, Séché à Ia vapour, préparé et brut] Bois de Charpente, Bardeaux, etc.Tout ouvrage fait promptement, Satisfaction garantie! Coin des rues.St-Antoine et St-Joseph 3% St-Hyacinthe A vendre ou à louer .Lo.maison autrefois occupée par M.À.O.T.Beauchemin, avocat.Belle localité, avec toutes les améliorations moderne.Pour informations, s'adresser à M.CLfor1iAs PAGNUELO, \" \u2018ou M.OSCAR JACQUES, Prix modéré.LA COMPAGNIE C.A.HAMEL MAGHINISTE ENGINS, BOUILLOIRES et MAOBI NERIES de toutes sortos, FAITEF et RÉPARÉES avec soin.RUE MONDOR ST-HYACINTHE CHEMINS\\DE FER Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours comme suit : C.P.R\u2014Allant à St-Hugues, etc 12.10 et 7,50 P.M, Allant à Farnham,etc., 8.15 À.Met 4.05 P.M.G.T.R.\u2014 Allant à Montréal 5.35, 7.20, 11.45, A.M., 530 P.M.Allant 4 Acton, etc, 9.14 À M.5.35.9.58 P.M Local, G.T.R., arrive A 6.20 P.M.I.C.R.\u2014Allant à Montréal, 9.14 À, M., 4.15, 8.21, 8.45 P, M.Allant a Drummondville, 8.55, A, M., 1.15, 5.55, 1254 P.M Q.S.R\u2014Allant à St-Jean, 8.05 A.M., et 6.15 P, M.Allant à Sorel, 9.00 A.M., et 7.40 PM.Octobre 1901! Oadeaux, Cadeaux Ne manquez pas d'aller voir les Marchandises de Fantaisie, Boîtes de Toilette, Paniers et Boîtes à ou- | vrage, Albums, Statuettes, Jouets, Poupées, etc, chez TRAMAN & MoNULTY 3 mr Gartes d'Affaires.BOURGAULT & MARCEAU AVOCATS (1 Rue St-Denis, - - SI-HYACINTHE, BLANCHET & CHICOYNE AVOCATS.167 Rue Girouard - - - - ST-HyYavINTHE, PA MESSIER Avocat 14 Rue St-Denis, ST-HYACINTHE, BERNIER & CORMIER NOTAIRES.Batiss ~de la Banque E.T, Rue St-Denis, ST-HYACINTHE, BOISSEAU & BAZINET., NOTAIRES 18 Rue St-Denis, - ST-HYAOCINTHR MORIN & BORDUAS NOTAIRES vummissaires do la Cour Supérienre, 169 rue Glrovard, St-Hyacinthe, L.G.MEUNIER Huissior Cour Suporieuro et Uolloctour ST-PAUL D'ABBOTTSFORD, QUE.j.0.c.De la maison L.E.MOREL, OARAVANT FIEREA, STIIY ACINTIIÆa ACCORDEUR de PIANOS Prix':3 81.50 Apnressx : Hotel Ottawa Tal.48.Cartes de Visite COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.«_LA TRIBUNE VIGILANT\u201d s Cove, INCLINÉ \u2014 AJUSTABLE : ATH (Breveté Can, atk.lL.) gi Hmpec Fels mpêche les poules de manger les œufs.Simple \u2014Sû0r\u2014 Durable Pas de ressorts\u2014les ; œuls ne peuvent ss .casser==|e plan incli.J néles fait tomberdansle bas al nid, ¥m- Hi pêche les insectesct les parasites.Deman- ill dez-le À votre marchund ou écrivez à L.MP.Morin, Inventeur et Manufacturier, 157 ue St-Antoine, St-1Tyaciuthe, Que, BR Prix 45c.chaque.On demando des scents.28 LE ROSAIRE ET LES [AUTRES DEVOTIONS DOMINICAINES REVUE MENSUELLE publiée par LES PÈRES DOMINICAINS du Convent de Saint-Hyacinthe, (32 pages avec slhdtratrons ABONNEMEN4 - - 81.00}PARAM L.N.TRUDEAU.DENTISTE, .102 Tue MONDOR, ST-HYACINTHE, DLenuers ae toutes sortes tnits aur] com Emandes.Prix modérés, \u2014 A DENTS EXTRAITES SANS DOULEUR Dar un nouveau procédé.Stent Instr Historique de St-Hvacintlie (Frangais et Anglais) Gontenant\u2019::'100 Gravures EN LITHOGRAPHIR Des Edifices Publics, Religieux, Manufacturiers, Etc, : de St-Hyacinthe PRIX 25 Cts.En vente seulement au Bureau de Enseigne de la Boule Rouge.CE JOURNAL LANTRIBUNE En Ville Exposition de Modes L'exposition des Modes de 1902, chez Mme E.St-Amour, aura lieu mercredi prochain, le 26 courant.Bête ae St Joseph Mercredi, le 19 courant, In fête de Suint Joseph, patron du Canada, à été chômée dans notre ville par des exercices roligioux.Il y avait messe solennelle dans les églises et chapelles.Emprunt Le Conseil a approuvé, à la séance de vendredi dernier, la décision prise en comité, de contracter un emprunt de $2,000, à 5//, pour faire face aux dépenses occasionnées par l\u2019épidémie de variole que nous avons eue cet hiver.Les Sucres Le temps des sucres bat son plein, depuis une semaine.Les érables coulent abondamment.Le sucre et le sirop nouveaux ont fait leur apparition sur le marché, samedi dernier, et malgré les prix élevés, les sucriers ont vendu tout Ce qu\u2019ils avaient apporté.Nouvelle Boite de Poste Le département cles Postes a fait poser une seconde boîte do poste à la gare du G.T.R.Cette nouvelle boîte est destinée à recevoir les lettres allant à l\u2019ouest, c\u2019est-à-dire, allant du côté de Montréal.Les lettres allant du côté de Richmond devront être mises dans l'ancienne boîte.Mort d'un ootogénaire _ Vendredi, le 14 courant, un vénérable vieillard, bien connu en cette ville, s\u2019éteignait dans la paix du Seigneur, après une longue vie chrétienne bien remplie.M.Georges Moreau, frère de feu Mgr Moreau, de regrettée mémoire, est décédé à Iberville, à l'âge do 81 aus.Les funérailles ont eu lieu mardi à Iberville, Fête de S.Patrice \u2019 Lundi, le 17 courant, était la fête do S.Patrice, patron des Irlandais.Cette fête est passée presque inapergue à St-Hyacinthe, où les fils \u2018de S.Patrice sont assez rares.Les manifestations irlandaises qui ont coutume d'être grandioses, à Montréal, se sont bornées à pou de choses, cette annéo, en signe de deuil, À cause de la mort du curé de la paroisse St Patrice, M.l'abbé Quinlivan.Conférence Le R.P.Delau, dominicain, de cetto ville, est allé, vendredi dernier, donner une conférence à l'Université Laval, de Montréal.Cette conférence faisait partie du programme d'une soiréé de charité donnée sous le patronage de Sa Grandeur Mgr Bruchési, an bénéfice de la Créche de la Miséricorde, Lo Révd Père avait choisi pour, sujet \u201c Renaud de Chatillon,\u201d prin- £e d'Antioche et seigneur d'Outre- Jourdain, qui s'est distingué dans les guerres des croisades.Le Révd Père Delau à vivement intéressé son auditoire qui no lui à pas ménagé ses applaudissoments, Costumes à la modo Un grand choix d'Etoffes à Costumes, à la mode, Etoffes à Manteaux et à Collerettes, Manteaux faits pour Dames, jeunes Filles et Enfants, ainsi que Soies et Flanel- lës d'Opéra pour Matinée, chez k TRAHAN & MoNorTr, Enseigne de la Boule Rouge, Anniversaire Le Courrier de Sorel est entré avec son numéro du 18 courant, dans sa troisième année d'existence.Nos félicitations.Départ M.Maurice St-Jacques, fils de Mme veuve Maurice St-Jacques, a laissé son emploi à la Banque des Cantons de l'Est, pour entrer au service d\u2019une compagnie de Chicago qui lui a fait une position avantageuse.Ii cst parti samedi pour aller occuper son nouveau poste.AVIS .Est par les présentes donné aux personnes ayant en leur possession des livres provenant de la bibliothèque du club National, de les rapporter au bureau du greffier de ln cité de St-Hyacinthe sous le plus court délai.Pur ordre, L.R.OsTiGUY, Greflier.Nouveau magasin Une nouvelle installation que le public de cette ville appréciera sans doute, est celle d\u2019un magasin de pianos et autres instruments de musique que M.J.C.Raymond a ouvert, au No 237, rue Cascades.M.Raymond tient aussi un assortiment choisi de musique en fouille, Les amateurs, qui étaient obligés de s'adresser à Montréal pour se procurer des morceaux de musique, pourront maintenant en avoir à St-Hyacinthe, Elections Mercredi, le 12 courant, ont eu -lieu, en cette ville, les élections suivantes : Conseil municipal du Comté de St-Hyacinthe.M.J.B.St-Pierre, maire du village de La Providence et Préfet du Comité.M, Jos.Desmarais, maire du village de St-Joseph.M, Hector Morin, maire de la paroisse de St-Hyacinthe.M.Moïse Lussier, maire de la paroisse de St-Damase.M.Jos.Jodoin, maire de lu paroisse de Ste-Madeleine.M.François Borduas, maire de la paroisse de St-Charles.M.Jos.Archambault, maire de la paroisse de St-Denis.M.Anthime Vincent, maire de la paroisse de Laprésentation.M.Jos.Bonin, maire de la paroisse de St-Thomas d'Aquin.M.Jos.Perrault, maire de lu paroisse de St-Hyacinthe-le-Confes- seur.M.Samuel Girard, maire de la paroisse de St-Barnabé.M.Pierre Perrault, maire de la paroisse de St-Jude.Délégués: MM.J.B.St-Pierre, Jos.Bonin et Jos.Jodoin.Sec.-Trés., Hon.M, E.Bernier; Assist.-Sec.-Trés., M.Jos.Morin.Les assomblées générales auront lieu le deuxième mercredi de juin, septembre et décembre.Conseil municipal de la paroisse Notre-Dame de St-Hyacinthe, Maire, M.Hector Morin.Conseillers : MM, Hector Morin, Zoël Chartier, Nap.Girard, Xavier Daignault, Alf.Girouard, Nap.Gi- rouard, Albert Legros dit St-Pierre, Sec.-Trés., M.Jos.Morin, M.P.P.Ass.-Sec.-Tr., M.F.Borduas, N.P.Commission scolaire de la paroisse Notre-Dame de St-Hyacinthe.Président, M.Remi Daigle, Commissaires : MM, Remi Daigle, Etienne Chagnon, Alf.Girouard, Napoléon Girouard et Nap.Girard.Sec.-Trés,, M.Jos.Morin, M.P, P.El Maska, 5 cts Foresturs i A une assemblée des différentes cours de Forestiers Indépendants de cette ville, il n été décilé d'organiser une grande fête pour les Forestiers, qui aura lieu le 1er juillet.On compte que cette fête amènera 4000 à 5000 personnes à St-Hya- cinthe, Industrie de la chaussure La maison J.A.& M.Coté vient d'envoyer un voyageur dans le vieux continent pour faire connai- tre et apprécier ses marchandises, M.E.Sharpe s\u2019est embarqué dernièrement pour l'Angleterre avec un stock d'échanti!lons.Les M.M.Coté ont l'espoir de se rendre maîtres du marché canadien pour l'ouvrage à lu cheville.Assurance Chacun se plaint des taux élevés des compagnies d'assurances contre le feu ; on n'aura plus raison de se plaindre à l\u2019avenir, car une compagnie hors du combine, dont les trux sont très modérés, la London Mutual Fire Insurance Co, a un agent en cette ville, dans la personne de M, Jos.Lamerre.Cette com- | pagnie a un dépôt au gouvernement pour garantir le paiement de ses primes, Licences Quatre demandes de licences d'hôtels et huit de licences de magasins ont été.envoyées au Conseil, vendredi dernier.Les licences d'hôtels sont demandées par MM.C.A.Breton, Em.Reeves, Em.Bouchard, P.Reeves, Gédéon Beaupré, H.Richard, U.Laurion, J.B.Tétreault, H.Bur- que, J.B.Després, et Mmes Herti- nie Arcand, veuve F.Houle, Mur- guerite Galipeau ct Ph.Boudreau.Les licenses de magasins sont demandées par MM.J.A.Berthiau- me, Ol.Brodeur, V.Marceau, Gré- foire & Frère, Thos.Hébert, Jos, Leduc et J.B.St-Pierre.Oérémonte Religieuse Mercredi, le 19 mars à la Maison- Mère des Sœurs de St-Joseph de cette ville, avait lieu une imposante céréinonie, présidée par Sa Grau- deur Monseigneur Maxime Decelles, évêque de St-Hyacinthe.Onze postulantes ont revêtu l'habit de la Congrégation : Mlle Alina Leblanc, de St-Valé- rien, dite Sr St-François de Paul.Mlle Laura Collin, de Manchester, dite Sr Ste-Francoise Germain.Mlle Agnès Hachey, de Bathrust, dite Sr Ste-Catherine de Sienne.Mlle Antoinette St-Germain, de St-Antoine, dite Sr Ste-Joséphine.Mlle Marie-Anne Gendron de St- Antoine, dite Sr St-Hyppolite, Mlle Régina Dubuc, de Notre- Dame de Richelieu, dite Sr Ste-Mo- nique.Mlle Marie-Louise Lincourt, de St-Simon, dite Sr St-Simon.Mlle Caroline Robert, de St-Jean- Baptiste, dite Sr St-Paul de la Croix.Mlle Clarinda Letourneau, de Ste-Madcleine dite Sr St-Camille de Lellis, Mlle Anaïs Lemieux, de St-Hu- gues, dite Sr St- Hugues.Mlle Orise Lapointe, de St-Roch, dite Sr St-Roch.Deux novices ont prononcé des vœux ternporaires: Sr St-Antoine, de Webster Mass.Sr Ste-Rosalie, de Ste-Rosalie, Ont prononcé des vœux perpétuels : Sr St-Alexis, de St-Simon, et Sr Ste-Agnès, de Ste-Rosalie, \u2014 OF DEMANDE.Des ferblantiers et ouvriers en tôle galvanisé.S'adrasser à la OREAMERY PACKAGE MFG CO si .Oowansville, Qué\u2018 Au Seminaire Mercredi soir, avait lieu une magnifique séance littéraire et musicale au séminaire, sous la présidence d'honneur de Sa Grandeur Mgr Decelles.C'étuit la séance de clôture de l'Académie Girouard qui à dignement couronné l'année de travail qui vient de finir.On nous a servi un vrai régal tant sous le rapport de la littérature que sous celui du chant et de la musique.Pour donner une fuible idée de ce qu'a été lu séance, mentionnouns les sujets de haute actualité qui ont été traités avec succès par AIM.les académiciens, Alcoolisme, par M.H.Decelles.Scepticisme, par M.D.Lavigne.Sociétés secrètes pur M.R.Boivin.Lungue française, par M.À.Benoit.Agriculture et Colonisation, par M.Alp.Brouillet.Corvictions religieuses, par M, Alp.Archambault.Propagande religieuse, par M OI.Girouard.Le discours de clôture a été prononcé par le président d'honneur Mgr l'évêque de St-Hyacinthe.Tout le personnel du séminaire, plusieurs prêtres de la ville et des paroisses environnantes assistaiert à la séance, Entrée en religion Mlle Victorine Tétreault fille de M.F.X.T'étreauit, gardien des bureaux du gouvernement en cette ville, disait, hier, adieu à ses parents et au monde pour entrer au Noviciat du Couvent de La Présentation de Marie.C'est 1d un évènement qui se répète souvent dans nos familles ca nadiennes-frangaises, si favorisées encore au double point de vue de la vertu et de la foi.Y attache-t-on assez, par exemple, tout le sens et tous les enseignements voulus par les desseins de Dieu et de sa Providence adorable ?Il devrait y avoir, ce nous semble, plus qu\u2019une banale occasion d'offrir des félicitations et des vœux dans cet appel d'en Haut qui fait qu\u2019une faible enfant trouve la force «e briser avec tout ce qui tient tant au cœur de notre pauvre humanité : l'affection familiale ; les sourires et les promesses de la vie.On connaît cette légende qui veut que le nid de l\u2019hirondelle soit un présage de bonheur et de douce sécurité pour le toit auquel il s'attache.Les âmes appelées par Dieu à un plus grand état de perfection doivent, comme l'hirondelle, chanter plus harmonieusement ses louanges que lo reste des combattants de la vie ; pourquoi, dès lors, ne se- raicnt-elles pas un gage de bénédictions et de grâces spéciales pour les familles dans le sein desquelles elles sont choisies, Que M.Tétreault et les siens acceptent l'hommage de cette prévision heureuse pour compenser un peu ce qu\u2019une séparation comme celle qu\u2019ils viennent de subir a de douloureuseinent cruel.Quant à la jeune novice, les consolations humaines ne lui seraient de rien puisqu'elle a Dieu, AN, En même temps que Mile Té- treault, une autre jeune fille de St- Hyacinthe, Mlle Maria Désormeaux, disait adieu au monde pour prendre la livrée de Jésus-Christ.Boulangerie à vendre Pour cause de santé, un emplacement avec bâtisses et une belle boulangerie, pas de compétition.S'adresser à MÉDÉRIO ALLARD, St-Louis de Bonsecours \u2014 Conseil de Ville .Séance du 14 mars, 1902, * Présents : Son Honneur le maire Eug.St-Juacques, MM.lea échevins S.T.Duclos, Joseph Chenette, H.Gemme, A.Perrault, L.F.Morison.L.P Morin et Eusèbe Morin, Lecture et approbation des minutes de lu dernière séunce.- Le rapport du travail des pompes est lu et déposé dans les archives.M.J.Surprenant, agent de la Shedden Transport Co., demande au Conseil de réduire la taxe d\u2019af- fuires de cette Cie, de S50 A $25, prétextant que la taxe actuelle est trop forte pour le montant d\u2019affaires qu'elle fuit ici.Référé au comité des finances.Lecture du contrat passé entre lu Cité et M.Chs Simard pour la construction d\u2019un nouveau plancher à la salle de Police, Il est déposé dans les archives.Lu St-Lawrence Portland Cement Co, demande le patronage de la ville pour son ciment artificiel qu'elle dit supérieur aux ciments importds, Cette lettre est luissée sur la table.Conformément à l'avis de motion donné à la dernière séance, M.L.P.Morin propose que le chiffre 530 soit substitué au chiffre S100 dans la loi municipale, réglant la taxe sur les burcaux d'assurances, Secondé pur M.Duclos, En amendement, M.Perrault propose que les mots \u201c sur la vie et contre les accidents \u201d soient retranchés de l\u2019article en question.Il dit avoir été informé par des avocats que l\u2019on peut faire cette distinction entre ces diverses assurances.M.Gemme seconde l'amendement.Il ne voit pus pourquoi la ville diminuerait la taxe sur les compagnies d'assurances sur la vie et contre les accidents vu que ces compagnies n\u2019ont pas réclamé contre l'augmentation.M.Duclos se prononce fortement contre cet amendement et fait des reproches à son promoteur, M.Per- rault, vu que, au mois de juin dernier, 11 à proposé une motion dana le sens de celle de M.L, P.Morin et il n'a pas pensé alors à faire ces distinctions entre les compagnies d'assurances, Il insiste pour que la motion Morin soit adoptée tolle qu\u2019- elle est formulée.Il croit que le Conseil outrepasserait ses droits en faisant cette distinction.M.Morison est de l'opinion de M.Duclos et dit que l'amendement Perrault peut donuer lieu à des procès.\u201c M.LP.Morin dit que si les compagnies d'assurances ne réduisent pas leurs taux après la réduction de la tuxe, il sera en faveur de porter leur taxe à 5200, L'amendement Perrault est mis aux votes et rejeté par G contre 2.* La motion Morin est adoptéo.M.Duclos propose que toutes les demandes de licences soient laissées sur lu table afin de permettre au Conseil de preudre connaissance des plaintes qu\u2019on aurait à formuler contre la tenue des hôtels, Les comptes présentés et portant l'approbation nécessaire sont acceptés.Quelques uns sont laisséa sur la table pour examen, AM.Morison demande qu\u2019une enquête soit faite sur la situation fi naucière des familles de St-Hya- cinthe dont un des membres est à une institution de charité aux frais de la ville.Il connaît deux personnes qui sont dans ce cas-là et qui cependant retiront des bénéfices de sociétés de secours mutuels.Puis le Coneeil s\u2019ajourne à vendredi, le 21 mars, aux lieux et heure ordinaires. LA IRIBUNE 5 Les Dix \u20acomimauncdentenis de la Bellé-I[ère Ton gendre tu turlupineras Du matin au soir constaiumont, Dans sou ménage introduiras, La discorde ct l\u2019'embétement, Jamuis tu ne lui souriras Pas même au premier de l'an.Do polisson le traiteras, De misérable inêniement.Toujours en sorte tu ferns, De l'irriter énormement, A moitié fou tu le rendras, Si ce n\u2019est pas complètement.De poil à gratter sèmerus, Son existence absolument.Sur tout à dire tu trouveras, Vivres, costumes et logement, De ta santé grand soin tu prendras, Afin de vivre longuement.Et de la sorte tu pourras, L'embêter plus lougtemps.\u2014 te fn AUTOUR DE NOUS (Spécial à LA TRIBUNE) ST-SIMon.\u2014M.Vincent Caseault est décédé le 13 courant, à l\u2019âge de 79 ans.Les funérailles ont eu lieu, samedi, à l'église paroissiale.* x ST-HUGUES.\u2014 Dimanche, le 9 courant, c'était Fête agricole à St- Hugues.Ce jour-là, le missionnaire agricole du diocèse, le Révd M.Al- laire, successeur du Révd M.Côté, était de passage dans la paroisse et nous donnait une conférence dans la soirée.S'il nous a intéressés, de- mandez-lo aux assistants, Nous avons ri et applaudi, et l'heure et demie pendant laquelle il nous a entretenus ne nous a puru que trop courto, Il serait à souhaiter que ces régals nous soient servis \u2018plus souvent.L'on verrait vite secouée l\u2019espèce de torpeur, qui empêche un progrès plus rapide parmi nous, w= * ST-THÉopoRrE D'ACTON, 14,\u2014M, Edouard Champagne, arrivé de Waterbury, Conn, depuis quelque temps, dans le dessein de demeurer au Canada avec sa famille, vient d'être cruellement éprouvé pur le feu.Le 11 courant, tandis qu'il lisait tranquillement son journal, heureux d'être chez lui duns une jolio maison qui venait à peine d'êtro achevée, se doutant fort peu Que ses rêvas s'envoleraient bientôt en fumée, il entendit tout à coup le crépitement des flammes qui consumaient déjà le toit de la maison.Plus mort que vif, ce pauvre M.Champagne appela au secours.Les voisins nccoururent et ils purent sauver uu peu de ménage.Mais une grosse somme d'argent, qui so trouvait dune les chambres d\u2019en haut, fut détruite avec le reste.On croit que le feu a pris par la che- minéo.Il y n peu d'assurances.\u201c + STE-HÉLÈNE, 19 mars.\u2014Malgré le froid vif des deux derniers jours, nous voilà quand inême en plein temps des sucres ct, si nous devons juger du rendement définitif par les apparences du début, on fera du bon sucre en grunde quantité, car les érables coulent en nbondance.Si, désireux de pnsser quelques heures agréubles, loin du bruit des villes ou du-tracns des affrires, di- \u2018rigez vos pas vers les érablières de nos campagnes.Ayez, au préaln- ble, un soin particulier à faire bonne provision d'œufs, de pain blanc, de lard salé ct.\u2026.au moins de quoi vous mouiller la luette d'un peu deau-de-vie ! Pour peu que vous soyez décidés d'être gais, soyez certains que vous vousamuserez bien, Il faudra réveiller par vos cris joyeux les échos du bois encore sans mystères À cette saison printanière, Donnez aux poumons ce grand air | vivitiant qui vous vaudra les moil- leures drogues de tous les pharmaciens.C\u2019est en allant à la cabane de notre ami Baptiste quo nous avons poûté toutes cus bonnes choses, Toutefois, je veux être discret on taisant les noms des excur- sionuistes, quelques uns d'entre eux sont rentrés si tard au logis, ce soir-là, qu\u2019il convient de taire leurs exploits.Cependant, \u2018\u201cHonni soit qui mal y pense\u201d.Comme tout passe dans ce monde.Dire que ce Lois, témoin de si joyeux ébats, de gais piques-niques, ce rendez-vous des fläneurs, des rêveurs, des oiseaux et des amoureux, de tous ceux enfin qui étaient avides d'air, de]liberté et de bonheur, ce bois charmant, concédé, il y a trente-cing ans par l'opulent soigneur de Martigny à la famille Le- febvre, laquelle l\u2019a toujours exploité depuis, ce Leau bois va disparai- tre, à l'automne sous la hache du bâûcheron.Bien certain qu\u2019il y aura protestation unanime et, parions que le nouveau propriétaire, M.l\u2019abbé Cardin, épargnera au moins la frontière de cette érablière cadrant si bien avec le paysage rustique du très modeste hameau du père José.Puisque nous sommes à parler de jolies choses, disons que fn rumeur veut qu'une nouvelle rue soit tracée au sein de notre village.Au moins, qu\u2019elle soit large, spacieuse et bordée de beaux arbres dérobés à ln forêt.Si l\u2019on veut rivaliser un brin avec les villages voisins ne craignons pas de faire grand et beau, Mais, n'allons pas trop vite ot contentons-nous de publier les ventes d'immeubles suivants : M.Ed.Chabot, si avantageusement placé près de l'église, n élargi son domaine en achetant lu jolie et bonne terre de M.Jos.Laterrière.M.P.Belval s\u2019est porté acquéreur des terres et dépendances de M.Auguste Messier qui cst en frais de se placer au village ainsi que M, Alaric Rivest.M.Moïse Hébort, père, à vendu sa terre, y compris tout le roulant, à M.Louis Lessard, gendre de M.Libère.M.Hébert, compte ha- biterla villa Méry.Toutes ces ventes seraient étonnantes si le mouvement des affaires n'était aussi accentué ; on sera surpris davantage si celles qui sont en perspective s'accomplissent, Nos amis, MM.H.Lu- cier, l'.Allard, J.Carli, M.L'Etour- neau, Jos.Joubert ot J.-BteBrouil- lard sont partis pour Montréal, afin de se trouver à une vente par encan de chevaux mustangs venus de l'Ouest, On voudrait faire l'essai de ces intéressantes bêtes duns nos parages.Nous avons eu le plaisir de serrer ln main à M.P.Dus- sault qui nous apprend que sa prese sc à loin, mue par la vapeur, fone- tionne à merveille En avant le progrès.Reçu aussi avec plaisir la visite de M.et Mdu Victor St-Roch, de Ste-Rosalie, M.et Mde Bisson de St-Guillaume.Sont partis pour les Etats-Unis, M.Brière, jr, M.et Mdes Bisaillon.Les fêtes de S.Patrico ct de S.Joseph ont été célébrées par des grand'messes.Sur les trains locaux, on avait déployé les drapeaux aux couleurs do l'Irlande, Erin go Bragh, GUSTAVE.Naissances En cette ville, le 15 courant, 1'¢- pouse de M.le capt.J.E, Robitaille, comptable, un fils, En cette ville, le 17 courant, l'épouse de M.Alp.Tétreault, un fils, En cette ville, le 18 courent, l'é- pouso de M.Th.Viau, une fille, En cette ville, le 19 courant, l'é- pouso de M.Jos.Duchesne, une fille.Bi Maska, Bots CANADA Montréal.\u2014 Ln consécration dn Révd M.Carmiehnel, comme évè- que coudljuteur de l'archevêque anglican, aura lien le 25 avril, féte do St-Mare, duns l'église St-Geor- ges.hPa Québec, 17.\u2014 Une forte secousse de tremblement de terre s'est fait sentir à Roberval, hier matin, vers 7 heures.Il y a eu presque une panique dans l'église paroissiale parmi les fidèles qui assistaient à lu basso-messe.\u201cot Ottawn, 18.\u2014 Le gouvernement a décidé de ne pas intervenir daus I'exécution de la sentence de mort prononcée contre Bud Bullock, qui sera pendu le 26 mars, à Edmonton, pour meurtre d'un nommé Stanton, de Kalamazoo.hd Berthier, 18.\u2014 Dimanche aprés- midi, un nommé Plante, journalier, qui était employé au presbytère de Berthier, chez le Révd M.J.B.Champoux, depuis six ans, est parti Furtivement pour les Etats-Unis, avec une joune fille du nom de Hé- nault, Âgée seulement de seize ans.Elle avait aussi demeuré chez M, le curé jusqu'à l'automne dernier.Notre umoureux, qui est âgé de 36 ans, à laissé sa femme avec six on- fants en bus fige, suns aucune ressource, \u201c> Vendredi après-midi, le pont, long de 1,500 pieds, du Vermont Central, sur lu rivière Richelieu, à Chambly, a été emporté pur les glaces, sur une longueur de sept cents pieds, et tout le trafic du Vermont Central doit maintenant passer par St-Jean, Qué.La perte est estimée à $50,000.Il est probable que cu désastre causera un gros procès, car le Vermont Central a toujours prétendu que la construction de la digue de la Chambly Light and Power Co, au-dessus du punt, amasse In glace en telle quantité qu'elle met le pont en dunger.: hd Ottawa.\u2014 Le bulletin du recensement donne les détails suivants sur la religion, au Canada : I y a 149 sectes embrassant 5,- 326,716 âmes.Il y a 44,186 personnes dont la religion n'est pas spécifiée, plus de la moitié étant dans les Territoires non organisés.La population catholique est de 2,228,997 âmes, contre 1,992,017 en 1891.Les autres sectes importantes sont : Méthodistes, 916,862 ; Presbytériens, 842,301 ; Anglieans, 680,346.La population catholique de la province cle Québec est de 1,429,- 186 contre 1,291,709, en 1891, * = - Colborne, Ont., 17, \u2014 Un ancien ministre protestant américain, M.Henry Merrick, établi a Colborne comme roprésentant d'une compagnie d'assurances, s'est permis d'ox- primer sa joic en apprenant la capture du général Methuen.11 a o0sé exprimer en public I'espérance qu'- un jour le général Kitchener serait à son tour fait prisonnier, En entendant ce souhait, un fermier, du nom do Wilbort, s\u2019est jeté sur le ministre agent d'assurances et l\u2019a torrassé d\u2019un coup de poing.Pour rentrer chez lui, à la auite de cette attaque, Wilbert fut obligé de passer devant la demeure du ministre Merrick.Il a regu dans la hanche gauche toute une décharge de chevrotines au moment où il ae trouvait en face de la grange de Mervick.Celui-ci & disparu du pays, depuis ce moment, LC Sa Grandeur Mgr Langevin, archevêque do St-Bonifnce, célébrait, mercredi, le 19 courunt, le 7e anni- versuire de sa cousécration épiscopale.\"et ~LEugéne Gauthier, un tailleur, vient d'être nrrêté pour meurtre.Gauthier a tiré à Lout portant sur une jeune femme & New-York, ven- dvedi dernier, ct s'est ensuite sauvé à Montréal, Samedi soit, aprés uvoir êté arrêté, il a consenti à retourner à New-York pour y subir sou pro- ces.\"tr Ottawa, 15.\u2014M.Marconi est arrivé, ici, hier soir.Il doit compléter, aujourd\u2019hui, ses arrangements avec le gouvernement.La première station qu'il conduira sera près de Glace Bay, sur la côte de l'Atlantique, Elle devra être en pleine opération dans trois mois.Le grand inventeur espère pouvoir alors communiquer directement avee Cape Town, La * A vendre Voitures et corbillards à très bas prix Jos.CORMIER coin des rues Piété et Williams St-Hyacinthe Tell.173 \u2014\u2014 me \u2014 ETATS-UNIS Boston, Muss\u2014 Le 27 avril prochain, Sa Grandeur Mgr 'archevé- quo Williams célébrera son S0e anniversaire de naissance, De grandes cérémonies religieuses suront lieu à cette occasion.L'archevêque Williams est né à Boston, le 27 avril 1822.Ordonné prétre en 1846, il fut sacré évdque en 1866, après avoir été assistant recteur ot recteur de la cathédrale, curé de l\u2019évlise St-James, et vicaire général du diocèse.En 1875, Boston fut constitué en archidiocèse, et le 3 mai de cette même anriée, l'archevêque Williams reçut le Pallium.On se propose do présenter, aux fêtes du mois d'avril, un magnifti- que cadeau à l'archevêque octogénaire.+ Washington, 14\u2014Les délégués boers, MAM, C.H.Wessels et A.D.W.Wolmorans, ont eu un entretien avec le présideut Roosevelt, aujour- d'hui, après ln réunion du cabinet.L'était leur visite d'adieux au président.Ils s'embarquent pour l'Europe le 20.Au cours de l\u2019entrevue, ils ont déclaré qu'ils désiraient particulièrement frire connaître au président qu\u2019ils ne demandaient, ni désiraient, ni ne prévoyaient aucune intervention de la part des Etats- Unis, ni d'aucun autre pays.Ce qu\u2019ils désiraient et ce qui était présenté au gouvernement améri cain, a dit M.Wessels.c'était une demande que la guerre du sud de l'Afrique soit faite suivant la méthodes des peuples civilisés, Le présideut Kruger, a-t-il dit, ne cherche point d\u2019intervention en Europe et on peut nier les nouvelles qui disent qu\u2019il le fait partout où on les entend.Les Boers n'ont rien à perdre et tout à gagner cn continuant la guerre.Qu'ils disent que c\u2019est une guerre de guérillas s'ils le veulent, mais c'est du moins une guerre humaine,\u201d > town, New-York, 18\u2014 John Haner, figé de six ans, dont le père est boucher dans le village de Marshland, près d'ici, à voulu jouer au boucher et tuer une vache com- ne son pupa Faute de vache, il a pris son jeune frère âgé de 4 ans, pour lui on tenir lieu.Le potit John avait, maintes fois, observé son père quand celui-ci suait et dépeçait une vache dans un SE appentis attenant À la boucherie.Il savait que son père passuit une corde au cou de l'animal, l\u2019attachait eb i I'assommait, puis le su: pendait par i les pattes à un fort crochet pour j l'écorcher et le dépecer.John voulut travniller comme son père.Il atinche une corde au con de son jeune frère, l\u2019entraîne dans l\u2019abattoir, passe ln corde dans ua i anneau fixé dans le plancher et tire de façon à fuire baisser lu tête de i son potit frère jusqu'à terre.Il I'assomme d'un coup de barro de fer sur la tête, ct, avec une autre corde, il suspend l'enfant par les pieds, à un crochet à l'aide d'un trouil, toujours comme faisait son père.Heureusement, lorsqu'il fut question d'écorcher le petit malheureuxs | Jolin s'est aperçu qu\u2019il n'avait pas ; de couteau.Il court & la cuisine i et dit À sa mère : Donne-moi un couteau, maman ; la vache est tuée et je vais l'écorcher.\u201d La mère, se | doutant que son fils commettait quelque méfait, n suivi John jusqu\u2019à l'abattoir.Elle vit, avec horreur, son plus jeune enfant suspendu par les pieds comme une vache prête à être écorchée.Elle s\u2019est empressée de couper la \u2018corde et de { débarrasser son enfant qui était sans connaissance, Il a fallu plus de deux heures pour le rappeler à la vie ; le médecin espère qu\u2019il ne 1 souffrira pas trop de sa terrible épreuve.John le houcher amateur, idee.a Ante sad sass eeame \u2014 n'est pas content d'avoir été déran- ] gé dans son opération.| =r Embaumement M.Jos.Cormier, entrepreneur de pompes funèbres, informe le publie { qu \u2018il vient de passer avec distinc- bion au Collège d\u2019 Embaumement de In Puissance du Canada, où il a oo- tenu un diplome, par lequel il est autorisé & faire 'embaumement dea corps.M.Cormier possède tous les instruments et accessoires nécessaires et sora prêt à toute heure à donner ses services comme cmbaumeunr soit à la ville, soit à la campagne.Ses prix sont des plus modiques New-York, 17.\u2014Une compagnie pour la mise en opération du sys- / téme de télégraphie sans fil de M- 3 Marconi, aux Etats-Unis, est en voie d'organisation.On se propose de constituer cette.compagnie, dans le New- \u201cJersey, avec un capital de dix millions de dollura.» * Souvenir mortuaire Nous avons eru répondre au désir de tous les diocésains de St-Hya- cinthe en préparant uno petite feuil- le-souvenwr, à la mémoire du vénéré Père Spirituel que la mort vient de nous ravir et que nous pleurons tous.On trouvera au bureau de La Tribune cotte feuille-souvenir qui contient le portrait de feu Mousei- gneur Morenu, avec notes biographiques, ainsi que prières portant indulgences.Coîte feuille est de format convenable pour être placée dans un livre de prières.MM.les Curés, les Supérieurs ob Directeurs des Collèges et Commu- .nnutés ainsi que les Supérieures eb les Directrices des Couvents pourront se procurer cetto feuille-soue venir au prix modique de $1 le 100 en s'adressant au Bureau DE La TRIBUNE, St- Hyacinthe, \u201cDécès En cette ville, le 12 du courant, Frangois, enfant de M.Frs Ménard, à l\u2019âge de trois semaines.En cetto ville, le 15 courant, Jo.seph-Raoul, enfant de M.H.\u2018Casa: 2 vant, à l\u2019âge de 6 mois.: En cette ville, le 16 du courant, .\" ; Georgiana, enfant de M.Alfred - Archambault, à l\u2019Ago deb ans, Ra moois et 16 j jours fr LA MENDIANTE tm oo \"Dons un temps de famine, par une rude et froide journée d'hiver, Une pauvre femme inconnue était entrée dans le village et allait.de porte en porte demander l'aumône.Ses vêtements étaient propres, mais tout usés et rapiécés à divers en- roits.Comme la neige tombait en abondance et que le vent soufflait avee force, elle avait serré autour do sa tête un mouchoir qui ne lfissait à découvert qu\u2019une partie du visage.Elle tenait à la main droite un bâton, etau bras gauche elle portait-un panier.Dans la plupart des maisons on ne lui donnait qu\u2019une misérable au- Ai .* Mône ; encore la lui passnit-on simplement par la fenêtre il so trou- Va même quelques gens riches qui la renvoyèrent avec dureté.Un seul villageois, l\u2019un des moins aisés de la commune, ln fit entrer dans 8a chambre où régnait une douce chaleur, et sa femme, qui venait de Cuire un gâteau, en donna un gros morceau à Ja pauvre mendiante.Le lendemain, tous les gens à la porte desquels l\u2019étrangère était venue demander l'aumône, furent invi- Vités À souper au château d\u2019un seigneur fort riche qui habitait le village.Ils ne s'attendaient guère à cet honneur.Et ce fut pour eux un sujet de grand étonnement.Lorsqu'ils entrèrent dans la salle à manger, ils y virent deux tables, dont l'une était chargée de mets délicats et choisis ; l'autre, beaucoup plus grande, était couverte d\u2019une quantité d\u2019assiettes sur lesquelles 8e trouvaient seulement soit un petit mor- Ceau de pain moisi, soit une couple de pommes de terre, soit une poignée de son ; sur quelques-unes même il n\u2019y avait rien du tout.Alors la fennne du château leur dit : \u201cCette mendiante déguisée qui s\u2019est présentée hier A votre porte, C'était moi.Dans le temps de détresse où nous sotumes et où le pau vre a tant de peine à trouver de quoi vivre, j'ai voulu mettre À l'épreuve votre bienfaisance.Les deux braves gens que voici m'ont permis deme réchauffer à leur foyer et m'ont nourrie aussi bien qu'ils l\u2019ont \u2018pu.C'est pourquoi ils souperont au- jourd'hui avec moi, et je leur ferai une pension pour le reste de leurs jours.Quant à vous autres, réga- lez-vous des aumônes que vous m\u2019a- Vez m'avez faites ; vous les trouve- \u2018Yez là sur cos assiettes.Que co qui vous arrivo aujourd\u2019hui soit pour vous une utile leçon, et réfléchissez qu'il vous sera fait, dans l'autre monde, selon ce que vous aurez fait, dans celui-ei, à votre prochain.\u201d Cette histoire est arrivée en Angleterre, et la dame s'appelait lady Grey.Un proverbe dit sagement : \u201cDe sa pièce toujours on obtient la (monnaie, - Et qui ne sème que l\u2019ivraie Ne peut récolter du froment.\u201d Europe .Londres, 15.\u2014 Lord Wolseley, - ancien commandant des forces mi- Qitaires, est parti, aujourd'hui, pour Capetown, pour s'enquérir de la situation de la campagne.8 * .Londres, 17.\u2014 Une dépêche de Berlin au Standard dit que la reine Wilhelmine va nommer son mari, le prince Henri, commandant on chef de l\u2019armée hollandaise, e » PT, : Londres, 18.\u2014Selon une dépêche 3 de Rome, au Chronicle, des nouvelles confidentielles reçues au Vatican disent que les féniens, depuis des.mois,\"font de la propagande active en Irlande et organisent un Po soulbvement général.On croit: que L le Vatican ordonnera au clergé de s'éloigner de toute agitation révo lutionnaire.hd St-Pétersbourg, 15.\u2014 De fortes secousses de tremblement de terre se sont fait, de nouveau, sentir à Shamaka, Transcaucasie.Environ 12,000 personnes sont encore dans la misère à la suite des secousses qui ont eu lieu dans cette ville, dans le courant du mois de février.= + - Londres, 18.\u2014 Un demi-million de pauvres, de Londres, seront les hôtes du roi Edouard VII pendant les fêtes du couronnement.Sa Majesté a fait savoir aujour- d'hui aux maires de la métropole que £30,000 étaient à leur dispos:- tion pour donner un diner à 500,- 000 pauvres, lors de lu célébration.- + * Southampton, 18.\u2014 Dans une lettre reçue par sa famille, le major Yatesford, de l'état-major du géué- ral Kitchener en Afrique Australe, dit : \u201c La façon dont la presse anglai- sc fait espérer que la guerre sers finie avant le couronnement, cst une cruauté.Nous, qui sommes sur les lioux, comprenons qu\u2019elle ne sera pas terminée avant deux ans.x * + Londres, 15.\u2014Les expressions de fermeté ont succédé aujourd'hui au sentiment d'humiliation d'hier.Dans un discours qu'il a fait en présence des étudiants de Glasgow, aujourd'hui, lord Rosebery a frappé la note populaire.Il a admis qu\u2019après toute la dépense de vies et d'argent, la nouvelle de lu défaite du général Me- thuen était navrante, mais il a dit: \u201c Cela ne nous découragera point.Il faut que nous voyions la fin de cette affaire.Il nous faut supporter les coups que la fortune nous purte avec sévérité \u2018et nous montrer dignes d\u2019une n:eilleure fortune.» Londres, 16.\u2014Dans l'ignorance complète des circonstances qui ont entouré la mise en liberté du général Methuen la presse en général préfère l\u2019attribuer à la magnanimité de Delarey, bion qu\u2019on semble généralement disposé à croire que si le commandant boer a remis son prisonnier en liberté, c'est parce qu\u2019il lui était impossible de le garder.On prétend que le général Delary n\u2019a pas voulu courir le ris- «que de mettre un obstacle à l\u2019extré- me rapidité de ses évolutions en imposant À ses troupes de gur- devun prisonnier de distinction, dangereusement blessé.D'ailleurs, aurait il pu trouver un endroit sûr où le mettre, qu'il se serait trouvé dans l'impossibilité de lui donner les soins médicaux que requiert son état.Cependant, quels que soient les motifs qui l'ont fait agir, on ne peut faire autrement que de rendre témoignage au caractère magnanime du général Delurey.La population attend avec anxiété les détails de la mise en liberté de Methuen.En certains quartiers, on semble disposé à croire que vu la gravité de sa blessure, le général Methuen a été libéré sur parole.Si, d'un autre côté, il a été remis en liberté sans condition, il est bien probable que cet acte généreux sera récompensé par un équivalent de la part du gouvernement anglais.On suggère que le général Cron- je ou le général Viljoen soit repa- trié et remis aux Bocrs.e Londres, 14.\u2014La déclaration, re çue par le câble, hier, que le Canada enverrait avec plaisir un nouveau contingent, si la défaite du général Methuen indique qu\u2019on en à besoin, n été très appréciée.D'un autre côté, le Truth dit dédaigneusement que les contingents australiens et canadiens coûtent LA IRIBUNE mme \u2014 \u2014_ deux millions et demi de dollars à l'Angleterre, cette année.Labou- chère dit: \u201c Si le patriotisme de ces impérialistes coloniaux se montrait sous forme d'argent, j'en aurais \u2018une plus haute opinion.\u201d Il parle aussi de ln dépêche du Z'imes, disant que le gouvernement canadien avait informé le gouvernement britannique que les relations commerciales de l'empire sont ie seul sujet qui puisse se discuter réellement à la conférence du cnu- ronnement.\u2018Cela à été cité comme une preuve que la Canada n\u2019a aucune intention de se conformer au désir de M.Brodrick, en établissant sous une forme permanente ef systématique sa participation militaire et maritime à ln défense de l'empire.= # Bruxelles.\u2014Un rédacteur de l'- toile Belge, de Bruxelles, vient d\u2019interviewer, à Anvers, au moment où il débarqunit, le docteur Albrecht, qui arrive du Transvaal amenant en Europe les deux petites filles du général Botha, M.Albrecht est, croit on, chargé d'une mission spéciale et secrète auprès du président Kruger.Voici, au sujet de la continuation des hostilités, ce qu\u2019il a déclaré : \u2014Vous avez donc toujours l'espoir de remporter la.victoire ?\u2014De l'espoir ?Ecoutez bien ceci : \u201c Jamais, entendez-vous bien, ia- mais les Anglais ne possèderont le Transvaal.Leur situation est d\u2019ailleurs très critique, plus critique qu'on no le suppose en Europe ; car vous ne connaissez pas lu vérité, les Anglais ne laissant passer que les nouvelles qui, en apparence, leur sont favorables.\u201d \u2014La guerre n\u2019est donc pas prêt de finir ?\u2014Elle durera encore des années, s'il le faut, Les Bours ne se soumettront pas.Ce sont d'ailleurs les Anglais eux-mêmes gui nous donnent des munitions et des vivres.Nous sommes abondamment pourvus de tout.\u2014 Et les bloekhaus, quels en sont les résultats ?(Ici, mon honorable interlocuteur se met à rire, d'un rire silencieux et iromque.) \u2014Les bloekhaus ! me répondit- il.Nous perdrons quelques vies d'hommes de plus, c'est incontestable ; mais ils ne modificront en rien le résultat final, Ces blockhaus ne nous génent pas.Il ne west pas possible de vous en dire davantage.Et, sur ces mots, le docteur a clos I'entretien.PDEs SOUMISSIONS cachetées, adres: sées an sonssigné et portant la suscription, \u2018\u2019 Soumissions pour un édifice des douanes à Halifax, N.-L.,\" seront reçues à ce bureau jusqu\u2019à jeudi, le 20 mars prochain, ineclusivement, pour la construction d\u2019un édifice des douanos à Halifax, N.-B, Los plans et devis pourront être vus au bureau de M.CE.Dodvwell, ingénieur résident, Halifax, N.-E., ainsi qu\u2019au ministère des Travaux publics, Ott:wa.Les soumissions dovront être faitos sur les formules imprimées qui seront fournies et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes, Chaque soumission devra être accom- agnée d'un chèque accepté par une anque incorporée, pour un6 somme égale à dix pour cout (10 p.c.)do son montant et fait à l\u2019ordro de l'honorable ministre des Travaux publics.Ce chèque sora cofisqué si le soumissionnaire dont l\u2019offre aura été faite refuse de signer le contrat, ou s\u2019il ne l'exécute pas intégralement.Si lan soumission n\u2019est pas acceptée le chèque sera temis., Le ministre ne s'engngo À accepter ni In plus haute ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 24 février 1902.N.B.\u2014 Nal compte pour publiestion do cot avis ne sera reconnu si telle publication n\u2019A pas été expressément auto- riséo le par ministôre.2f El Maska 5 cts, M.O.Davip & Cie Maison à la Mode ! HARDES FAITES D'avance et sur commande.Assortiment complet de.Twoeeds et Fournitures 84-86 rue St-Simon Placedu Marche ST-HYACINTHE.Ji.EpMoND GossELIN, tailionr.Nouvelle Ligne \u2014DE\u2014 TELEPHONE ENTRE :\u2014 St-Hyacinthe, \u2014 Ste-Rosalie,\u2014 St-Simon, \u2014Ste-Hélène, \u2014 St-En- gène, \u2014 Duncan, \u2014 St-Germain, Drummondville, \u2014 St-Cyrille, \u2014 Carmel, \u2014Mitchell \u2014 Ste-Brigitte, \u2014Ste-Perpétue\u2014St-Zéphirin,~La Baie ot Nicolet.Office Central i St-Hyacinthe,an Bureau de LA TRIBUNE.LA COMPAGNIE d'Eau Minérale ST-HYACINTHE + Propriétaire du célèbre PHILIDOR ET MANUFACTURIÈRE DE SODAS, GINGER ALE, ROOTBEER GINGER BÉER,CIDRE CHAM PAGNE, Ete., \u2018SHE UNDERWOOD Éoriiure Visible, Yitesso sans EBgalo, Alignomost Parfait, \u2018 L\u2019'UNLVERWOOD \u201d est la seule machine dont l'écriture est absolument visible da premier au dernier mot.Elle est vonduo avec son T'abulaire, le soul pratique, et sans augwentation de prix.En vonte au .Bureau do La Tribune, ENGING ET BODILLOIRES Depuis 3 forces jusau\u2019a 100, \u2014 ~ LES \u2014 ENGINS et BOUILLOIRES DE E.LEONARD & SONS ont toujours remporté les premiers pr à toutes les Expositions au Cano.set 2 l\u2019étrangor et sont reconnus les uuoilleurs et les plns parfaits.Ces ENGINS ET BOUILLOIRES sont en acier et sont vendus garantir sous tous les rapports.Un grand nombre sont en usage A St.Hyacinthe et dansle district, et donnent pleino satisfaction.Les prix sont plus bas que ceux \u2018de nimporte quelle autre maison, Pour informations, écrivez à AH.DENIS, \u201cLA TRIBUNE Ager vourle district deSt -Hyacinth AVIS M.J.A.Braxcrano, St-Hyacinthe, à été appointé notre représentant dans co district et sera heureux de donner des cotations pour arbre fruitiers ou d'or- nemonts dont le publio pourra avoir besoin.Nons avons 600 arpents en colture et sommes en position do vous fournir les lignes les plus robustes d'arbres frui- tiors et d'ornement.On sollicite votre patronago.PELHAM NURSERY COMPANY TORONTO, ONT.Brasomanp, agent, J.A 7-11.12 ¢ \u2018à St-Hyacintho, Marche de St-Byacinthe PRODUITS DE LA FERME Beurre frais lalb.S0 22 @ 2 \u201c salé \u201c .\u2026.20 Œufs frais, In doz.22 25 Laine.25 30 \u201c filée, lnlb,.GO 65 Savon \u201cee.6 10 VIANDES Beeuf, la lb.80 8@0 10 \u201c 1001lbs.6 00 650 Pore frais, la lb.10 12 Lard salé \u201c« .10 12 Porc frais, 1001bs.8 50 9 00 Mouton jeune, quart, 80 1 25 VOLAILLES ET GIBIERS Dindes, le couple.@ Poules, \u201coo, 50 55 Poulets, \u201c 45 50 Pigeons, \u201c 15 18 Perdrix, \u201c« 00 00 GRAINS Blé, le minot.\u2026.$1 00 @ 1 25 Bléd'inde \u201c .Go 70 Avoine, \u201ceen 38 40 Sarrazin, \u201c .50 55 Orge, \u201coa 50 55 Gaudriole \u201c .\u2026.45 50 Graine mil \u201c .00 00 DIVERS Miel coulé, la Ib.S0 8 @ 0 10 \u201c en gâteaux, lalb 10 12 Sucre d\u2019érable, la lb.00 12 Sirop legal.1 00 1 25 Graisse, la 1b., .13 15 Tabac en feunille)la lb, 10 25 Paillele 100 bottes.1 00 1 25 Foin, \u201c \u201c .500 600 Peau de bœuf la lb.\u2026.64 7% Peau demouton,jeune 40 50 Peau de veau,la lb.8 EmiLE BERTHIAUME, Clerc du marché Dordeau &Lajoie Rue PFiété ST-HYACINTHE Bieres de Ginvembre, SODAS et Y.Limneurs de temnerance \u2014_\u2014 Propriétaires:de l\u2019Eou Minérale \u201cEXJELSIOR A TRADE MARKS DESIGNS A COPYRIGHTS &6.Anyone sending a sketch and description may quickly ascertain our opinion free whether an invention is probably patentable, Communiène tions atrictiy contidontinl, Tandbook on Pntents rent free, Uldest acency for sveuring patents.Patents taken through Munu & Co.recoive æpeciat notice, without charge, In the Scientific American, A handsomely illuntratod weekly, Largest cle enlation of any aclentitie Journal.Terms, $3 @ your; four months, fl, Sold by al) nawadenlers, MUNR & Co,3e1erossar.Now York Branch Office.625 F St.Washinzton, D.G Nonveau Manuel du Précioux Sang \u2014 QU \u2014 LB LIVRE DES ELUS Ce livre À 666 pages.C'utre un grand nombre de pieuse pratiques, prières et lectures, 11 contient un tableau très étendu d\u2019indulgences, sept formules différentes pour la sainte messe et le chemin de la Croix, et vingt-deux \u2018\u2018 Entretiens avec No- tre-Seigneur pour \u2019Hrure Dp\u2019Apo- RATION en présence du Saint Sacrement Le prix varie selon la qualité de la reliure.Relivre ordinaire: 75e, 8oc, 90e, $1.00.Reliure de luxes $1.35, 82.00, $2.50, $3.00.Les ais de TRANSPORT y compris.Toute personne qui achètera ce livre recevra, en même temps, un ieux et élégant petit Recueil de rieres.Adresser, comme suit, sa demande (y compris l\u2019un des prix spécifiés plus haut.MONASTÈRE DU PrécIEUX SANG, St Hyacinthe, P.Q.Exti- Vieux journaux à vendre à la livre, au bureau de Le Tribune, * \u2014\u2014P ES \u2014 \u2014 NS LA TRIBUNE ; 20 \u2014 \u2014 FEUILLE CON Le Supplice D'UN ANGE Violette entra, gracieuse et adorable toujours, laissunt aller derrière elle la longue traîne de sa robe de velours pensée, de la couleur de ses yeux.Reine-Marie, dans son petit cos- fume de serge bleu-marine, qui la sertissait blanche et pure, ainsi qu\u2019une guirlande de saphirs pourrait sertir une perle, était jolie comme les amours.Mme Moreau- Deyrousses la fit asseoir à ses côtés, \u2014Si j'avais la bonne fortune d'avoir une fille, dit-elle, quelle serait ma joie qu\u2019elle vous ressem- blit ! Mais comme ce bonheur m'a été refusé, voulez-vous la remplacer un instaut, ma belle Reine, et servir le thé ?Des valets de chambre, cn effet, entraient, portant le haut sumovar fumant, sur une petite table chinoise & plusieurs étages.Mlle de Plessis Saint-Luc s'exécuta avec une grâce charmante, aidée par une autre jeune fille, une petite parente do la maîtresse de lu maison.Comme elles faisaient toutes les deux leur tournée, l'une portant ln tasse, l\u2019autre le sucrier et le lait, on annonça : \u2014 Monsieur le docteur Robert ! C'étuit l\u2019an des élèves préférés du célèbre docteur Charcot, à coup sûr son aide le plus intelligent, le plus remarquable.A ce nom, qu\u2019- elle avait vu si souvent répété dàns les divers traités que dernièrement, au Tauzia, Reine-Murie avait dévorés, l'émotion de la jeune fille Fut tellement intense qu'elle faillit laisser tomber par terre la tasse qu\u2019elle tenait dans ses mains.Mais ce n\u2019étuit pas en plein salon, qu'avec son habitude du monde Mille de Plessis Saint-Luc pouvait permettre à ses impressions d\u2019appa- raitre aux yeux des étrangers ou des indifférents.Elle eut vite repris son sangfroid, et la mission dont Mme Mo- reau-Deyrousses l'avait chargée étant terminée, elle revint s'asseoir à sa place, auprès d\u2019el'e.Violette déjà consultait Reine- Maurie du regard pour se lever et partir.D'un rapide coup d'œil, Ja jeune fille lui fit comprendre qu\u2019elle voulait au contraire rester.En effet, Mme Moreau-Deyrousses, très honorée de la visite du docteur Robert, qui étuit une célébrité, lui parlait de ses travaux et de ses expériences.\u2014Eh bien, sorcier, lui disuit-elle, qu'avez-vous encore découvert de nouveau ?Allez-vous bientôt mettre tout à fait à nu tous ces pauvres cœurs de femmes, quelquefois si tourmentés, si compliqués ?Et les âmes, comme les consciences, fi- niront-elles par n'avoir plus aucun secret pour vous ?\u2014Plus bas, madame ! répondit le jeune savant avec un sourire très fin.Si l\u2019on vous ontend parler ainsi sur mon compte, vous allez effrayer la tribu entière des jeunes filles à marier, Et bonsoir mes souhaits matrimoniaux.Il me faudra mourir garçon.\u2014Oh ! moi, déclara la petite baronne de Mortagne, julie comme une figure de Greuze avec son petit nez relevé et sa fine silhouette de Parisienne, si j'étais à prendre, Ce serait vite réglé ! \u2014Dnns quel sens, madnme ?Peut-être pus flatteur pour moi, n'est-ce pas ?\u2014Cutte demande ! Un mari qui peut vous forcer à tout lui racon- .ter jusque dans les coins.Vous croyez que c\u2019est drôle, vous, çu ?\u2014Pourquoi ?Quand la vie est toute droite ?\u2014Des mots! \u2014AÂlors, docteur, dit une autre, c'est vrai que vous forcez les gens à tout vous confesser par le menu ?Sans pouvoir rien dissimuler ?Pas seulement une pauvre petite pensée de rien du tout?Le doctour sourit.Evidemment, c'était leur grande peur à toutes, même aux réputées les plus honnêtes, que l'on connût leurs désirs, leurs pensées secrètes, leurs petites combinaisons.\u2014Un dépend, dit-il, \u2014De quoi ?\u2014 Mais de la personne qui veut bien se confier à nous.\u2014Jolie, la confiance ! Mme de Mortagne.Le docteur continua : \u2014Il faut, en effet, pour subir la volonté d'un opérateur, que le sujet, d'abord, soit susceptible d\u2019être hypnotisé.Le grand mot était lâché.Mlle de Plessis Saint-Luc tressaillit jus qu'aux entrailles Il s'agissait d'hypnotisme ! \u2014Comment?Ici, voyez-vous quelqu\u2019un dans ce cus?demanda la baronne.Il sourit de nouveau, \u2014 Mais oui, fit-i) doucement, vous l\u2019êtes presque toutes.On se récria.\u2014Pourquoi ?put-il entendre de tous les côtés a la fois.\u2014Parce que les sujets qui donnent les meilleurs résultats sont les gens un peu déséquilibrés.Les per sonnes ayant un tempérament nerveux, une certaine impressionnabilité, une sonsibilité très grande, nous permettent do faire des expériences merveilleuses.Toutes ces choses vous les possédez les unes et les autres ou à peu près, mesdames ; car la vie actuelle les veilles, les courses, le surména- ge extraordinaire qui est le vôtre, Font de vous toutes, à des degrés divers, des névrosdes, ou des névrotiques simplement.Mais pour notre affaire, c\u2019est semblable.murmut' On chuchota.La haute autorité du docteur Robert faisais que ses paroles ne pouvaient être mises en doute.\u2014Mais, docteur, dit Reine-Marie qui, pâle, et l'œil ardent, avait écouté le jeune savant sans l\u2019interrompre par un seul mot, à part le sommieil magnétique, il y a encore autre chose dont on paraît se pré- oceuper beaucoup actuellement.Le médecin tressaillit.Cette voix nette, ferme, un peu métallique, autant que l'extraordinaire regard eb ln benuté souveraine de Reine-Marie, l'impressionnaient au dernier degré.Certainement, celle qu'il avait devant lui et qui l'interpellait ainsi ne ressemblait pas aux autres, à toutes ces poupées adorablement jolies et si divinement parées, mais de cervelles si creuses, de senti- monts si légers, si éphémères.C'était quelqu'un, celle-là ! Il ne la connaissait pas, lui qui cependant savait par cœur le Tout Paris du moment.-\u2014Quoi done, mademoiselle ?lui demanda-t-il.Mais ln chose la plus grave et la plus dangereuse, il me semble : la suggestion.; On éclata de rire.La suggestion ! Est-ce qu'on pouvait fuire fnire quelque chose à quelqu'un, quand réellement cette personne ne s\u2019y prétait pas ou ne le voulnit pus ?C'était du charlatanisme de foire, celn ?Le docteur Charcot, lui-môme, avait certuinement été mis dedans, pur toutes ces roublardes de la Salpétrière ou de Snint-Lazare, qui cherchaient simplement avec lui, comme avec tous, des ressourcos quelconques.bout du salon À l'autre, se raconta pendant que tout le monde parlait à la fois Quand les protestations 80 furent un peu culmées, et que le silence fut revenu, le docteur dit : \u2014Oui, In suggestion existe, scien tifiquement, véridiquement.Et si elle constitue, en effet, en des mains perverses et criminelles un offray- ant danger, elle n'en est pas moins absolument certaine et réelle, \u2014Alors, dit lteine-Marie, cela vous est arrivé, à vous, d'annihiler la volonté d'un sujet, pour mettre la vôtre à sa place ?\u2014Oui, mademoiselle.des choses fréquentes.Ce sont là \u2014Et vous seriez capable, à une créaturo douce, toute faite de bonté, de pureté, de loyauté, de fuire comuettre des actions indignes en contradiction violente avec son ca- ructère ?\u2014Parfaitement.Ces eapériences ont été faites chez nous, ailleurs égulement, par benucoup de savante dont l'honorabilité et le respect d'eux-mêmes ne sont point sujets à contestation, elles ne peuvent lnis- ser aucun doute, Mile de Plessis Saint-Luc faisait d'incroyables efforts pour rester calme ct maîtresse d'elle-même.Elle y parvenait, et à part un léger tressuillement des sourcils, que personne du reste ne remarquait, elle paraissait presque indifférente aux réponses du docteur.Indifférente oui, à part la curjusité légitime qui étuit, en définitive, celle de tous.Mme Moreau-Deyrousses, qui avait été une amie de Luure, et avait une grande tendresse pour Reine Marie, l'ayant vue toute petite, dit : \u2014Comme vous paraissez vous intéresser & cela, mon enfant ! \u2014Oui, madame, répondit Reine.Marie ; extraordinairement, en cf- fet.Ce sont des questions nouvelles.Je les trouve brulantes et pas.siopnantes au possible.Et tout de suite s'adressant au docteur Robert, très flatté de l'intérêt que témoignuit à ses découvertes cette adorable créature, elle demanda : \u2014 Mais, docteur, une personne non en état de suggestion, mais en dorimie mugnétiquement tout de même, je veux dire ne subissant pus une volonté étrangère à la sienne, commettra-t-elle, d'elle- même, de mauvaises actions ?\u2014Si elle est droite et loyale dans la vie ordinaire, jamais, non, mademoiselle, c'est impossible.Elle restera ce qu\u2019elle est.C'est incontestable.\u2014 Mais si on lui ordonne un crime, par exemple ?\u2014Alors, c'est la suggestion qui revient ; et la volonté d'un autre, substituée à la sienne.Oui, formellement, oui, elle le commicttra, si l'opérateur a pu s'emparer de son esprit, Reine-Marie maintenant respirait à peine.Les ouvrages savants qu'elle s\u2019était procurés lui avaient révélé et appris bien des choses.Mais les entendre affirmer si catégoriquement, par cette bouche autorisée, lui était un supplice presque au-dessus de ses forces, et lui produisait une impression autrement profonde, autrement foudroyante même, que celle éprouvée par le jeune fille à la récente lecturo de ses bouquins, \u2014Mon Dieu ! fit-elle pour dissimuler son bouleversement, que je voudrais donc assister à une expérience d\u2019hypnotisme ! \u2014C'\u2019est facile mademoiselle, Priez Mme votre mère do vous conduire un de ces matins à ma clinique, et je vous montrerai devant ello, tout ce quo vous désirez savoir.Xl y a en effet, dans ces nouvelles découvertes, des choses inexplicables et absolument curieuses, Tout cela se dit, so cria, d'un \u2014Lesquolles ?\u2014On ordonnera, par exemple, à certnins sujets de faire certaines choses en dehors de leurs habitudes, de leurs goûts, à des heures déterminées, et cela est rigoureusement, absolument exécuté.Et si n'importe quoi ou n'importe qui, se mottait entre le sujet et l'ordre qui lui a été donné, le sujet briserait tous les obstacles, ou se ferait briser par eux.\u2014Le moyen d'aller À votre clinique ?dit ln baronne, Est-ce que c'est possible ?\u2014 Pourquoi pas?\u2014Je ne le sais pas.Mnis Royez donc aimable tout à fait, monsieur le sorcier ; et, puisque nous sommes toutes de remarquables détraquées, ou névrosées, ou, .autre chose, endormez l'une de nous, Elle se retourna vers Mme Mo- rent-Deyrousses et dit : \u2014 Vous le permettez, n'est-ce pas chère madame ?\u2014Oh ! oui! Oh! oui! put-on entendre de tous les côtés ; ne refusez pus ! répondit Mme Moreau-Deyrousses.Seulement, il faut un autre consentement que le mien ; je ne suis ni souvergine, ni omnipotente ici ! Il y a le docteur.Adressez-vous à lui.\u2014Eh bien, fit Mme de Mortagne, il veut se marier, et si à ses aimables qualités de sorcier il joint encore de ln malcomplaisance, ce seru joliment le moyen de réuseir.et d'arriver à trouver une femme.\u2014Soyez satislaites, mesdames, déclara le jeune savant.Jo veux bien essayer d\u2019endormir et même d\u2019'hypnotiser l'une de vous.Reine-Marie continuait À avoir ses ardentes prunelles fixées sur le docteur Robert.On eût juré qu'elle regardn autour de lui, et ses yeux s'arrêtèrent sur Violette, qui elle- même l\u2019écoutait avec un très grand intérêt, il dit : \u2014Mudame me parait avoir les qualités requises pour une expérience.Voulez-vous bien me permettre d'essayer, madame ?Violette, toujours douce et heureuse d'être agréable à tout le monde, se soulevait déjà de s0r fauteuil, toute prête à obéir.\u2014Vous n'avez pas peur, marquise ?lui demanda Mme de Morta- ane, La jeune femme ne baissa pas ses beaux yeux d'azur, toujours si largement ouverts.\u2014Pas le moins du monde,.dit- elle.\u2014Et si l\u2019on vous pose certaines questions.\u2014Je ne redoute rien.Qu'aurais- je donc à cacher ?Chose étrange, nul ne douta de cette affirmation.Violette avait lu réputation d\u2019être si loyale, si droite et si pure.Mis, subitement, ln voix impérieuso de Reine-Marie g'éleva : \u2014Non, monsicur, dit-elle, no tentez pas cette expérience, s\u2019il vous plait, je le désire ainsi.Le savant, un peu étonné, répondit aussitôt : \u2014Mais, mademoiselle, l\u2019état somnambulique, ou même hypnotique, n'a absolument rien de dangereux.Il n\u2019est même pas fatigant.Et Mme votre sœur, endormie par moi sous vos yeux, sous ceux de Mme Morenu-Deyrousses, n'a rien à craindre.\u2014La question n'est pag là, déclara Reine-Marie, avec son même ton autoritaire et résolu.Madame, qui est In marquise de Plessis Saint- Lue, n'est pas ma sceur, mais mn seconde mère, L'idéo de la voir in- moi m'est tellement douloureuse, que je vous supplie de tenter votre expérience sur une autre.\u2014Sur vous, par exemple, mademoiselle ?\u2014Mais certainement, docteur, je \u2014Mais je ne demande pas mieux buvait chacune de ses paroles.Il consciente et comme morte devant, ny Nap ne demande pas mieux.Pour la forme, elle dit À Violet te, heureuse des paroles de Reine- - Marie, et de l'affection profonde dont elles étaient ln preuve à son égard : \u2014Permets-tu qu\u2019on m'endorme, \u2018tite mère ?Son attitude dovint tout à coup si douce, si tendre, le mouvement de son con un peu long, fléchissant sur le côté, Eut si gracieux, qu\u2019un wurmure flutteur s\u2019éleva : \u2014Lille est adorable | put-on entendre.Violette très émue, acquiesça de In tête.;( \u2014Asseyez vous là, mademoiselle, dit le docteur en nvançant une chaise devant lui, Et surtout, n'ayez pns peur.La jeune fille sourit.\u2014La peur est uu sontiment que Jo ne connais pus, monsieur, décla- ra-t-elle, \u2014Bien, donnez-moi votre main Parfait, Maintenant, regardez-moi, Elle obéit, et les pranelles du doctour ayant pris une étrange expression de volonté et une fixité brillunte extraordinaire, ils devinrent silencieux l\u2019un et l'autre.Dansle salon, on eût entendu une araignée tisser sa toile.\u2018Tous les cous étaient tendus vers le groupe que formaient le docteur Robert et Mlle de Plessis Saint-Luc, Tous les regards s'étaieut ardem- mont fixés sur eux.Reino-Marie était immobile, Mais dans ses prunelles d\u2019or, aux claires lueurs vertes, il y avait, à coup aûr, autant de volonté, de fixité que dans ceux du jeune savant, Et rien n\u2019était admirabloment beau conime l'expression du visage, avec le pureté et l'énergie farou- cho des yeux, l'Apreté volontaire de ln bouche si rouge d'ordinaire, maintenant blémie par l\u2019émotion, et légèrement relevéo dans les coins.Le docteur Robert, tout à coup, tressaillit.\u2014Diable ! fit-il, veau.\u2014 Quoi donc ?Qu'est-ce qui vous arrive ! demanda Mme Moreau-Dey- rousses.\u2014Jo ne le sais pas ! Je suis très mal à mon aise.La baronne éclata de rire.\u2014C'est lui qui va être hypnotisé, s'écria-t-elle.Ça c\u2019est drôle ! Reine-Marie le fixnit toujours, le sourcil un peu froncé, la narine di- latéo, impérieuse et frémissante, Il abandonna violemment les doigts de la joune fille, qu\u2019il tenait dans le siens.\u2014Sur mon âme, dit-il, c'est vrai! Et se levant, il passa ses deux mains sur son front.; \u2014Vous avez encore plus de volonté et de force que moi, mademoiselle, dit-il.C'est ln première fois que je vois chose pareille chez une femme.Si vous le voulez, vous pouvez devenir un opérateur remarquable.Reine-Marie, blanche comme une morte, ne répondit pns.Elle avait une main sur ses yeux, et, toute droite, elle paraissait se ressaisir.Elle y purvint rupide- mont.\u2014Iih bien ! disait pendant ce temps Mme de Mortagne, être hypnotisé par un aussi jolie fille, avouez que ce n'est pas étonnant ?\u2014Le contraire eût été renversant, fit une autre à voix basse, \u2014Vous dites ?fit Mlle dé Plessis Saint-Luc, en s'adressant au docteur Robert, Cela, c\u2019est nou- \u2014Que vous deviendriez une magnétiseuse de première fôrco, si vous travailliez un peu, .Très naturellement, Reine-Marie répondit : .\u2014Ce serait amusant ! Que faut- il faire pour cela ?- \u2014Venir chez nous et assister: à de vraies séances scientifiquea.\u2014Je-nè dis pas non.maps êtes \u2014Oh ! vous n\u2019y serez pas la seule jeune fille, mademoiselle.Nous avons en ce moment-ci des étudian- \u2018 Les russes exquises.\u2014Et honnêtes ?demanda Vio- lotte.: \u2014Tout ce qu'il y a de plus pur.Et des Françaises.et des Roumaines.ot des Américaines, Ce sont des amoureuses de la scien- de abstraite et de l'art de guérir.C'est un genre de femmes abgolu- ment remarquables et respectables entre toutes ; on les connaît mal encore, et, par conséquent, on les calomnie.Avant longtemps, on on s\u2019inclinera devant elles, \u2014J'irai déclara Roine-Marie.\u2014Oui, mais avec cela nous n'avons pas notre séance, réclama Mme de Mortagne.Le docteur se leva, et, très galant, il dit : \u2014Ce n\u2019est pas possible, mesda- dames.Vous êtes chacune dans le cas de Mlle de Plessis Saint-Luc.Vous m'\u2019hypnotiseriez toutes les Unes après les autres, Or, un pau- re guérisseur des maux dont souffre l'humanité doit garder sa tôte, savez-vous ?At, aprés avoir baisé la main de Mme Moreau-Deyrousses, il s'inclina à la ronde, et sortit.Reine-Marie et la marquise ne tardèrent pas à suivre son exemple.\u2014Tu en fais de beaux coups, lui dit la douce Violette en sourient, quand elles furent toutes les deux dans leur coupé.Voilà que tu vas maintenant magnétiser les magnétiseurs ! \u2014N\u2019en parle pas à la maison veux-tu ?répondit aussitôt Roeine- Mario.\u2014Pourquoi ?Tu ne vas pas prendre ces choses-là au sérieux, je suppose ! Ta sais que bon papa a toujours dit que c'était des jongleries amusantes, mais absolument fausses.\u2014Alors, tu n\u2019y crois pas ?\u2014Absolument, non, Il n\u2019y a pas de danger | Ce docteur a voulu t\u20198- tre agréable.Comprends : la petite fille de M.Lemarchand ! Mais qu'il ait subi la moindre influence sous ton rogard ?Allons donc ! \u2014Eh bien ! si tu n\u2019y attaches pas \u2018 d'ifportance, raison de plus.pour n'en pas parler chez nous.Je t'en supplie, 'titc mère, ne mo refuse pas ! Violette haussa les épaules.\u2014Comme tu voudras ! dit-elle ; mais cela aurait beaucoup amusé ton père.Reine-Marie ne répondit pas, et tomba dans une étrange angoisse.\u2014Je te dis que ton grand'père traite ces choses de charlatanisme accentua encore la marquise, que lo silence et la préoccupation de Reine ennuyaient.Celle-ci vit qu'il fallait apaiser sa mère adoptive, et répondit.\u2014Il a peut-être raison.Dans tous les cas, tiens ta promesse, n'est-ce pas ?\u2014Oui, tu peux y compter, puisque c\u2019est une chose qui t'est agréable.Mais toi, ma Reinette, de ton côté ne te mets pas la, tête à l\u2019on- Vers, avec toutes ces absurdités.\u2014N\u2019aio pas peur, ma tête est so- -lide.Et ce ne sont pas ces sortilè- .ges qui me la feront perdre, Et comme elle appuya ses paroles de baisers et de caresses, Violette no se tourmenta plus du docteur Robert et de ses affirmations, À partir de ce jour, cependant, Mile de Plessis Saint-Luc alla souvent à la clinique du jeune savant.Pauline, qui l\u2019adorait, car elle voyait depuis longtemps la différence qu\u2019il y avait entro passer sa vie avec une maîtresse comme l'avait été Laure, ou comme elle trouvait sa fille, ne savait rien lui refuser, \u2026\u2014Sois discrète, lui avait dit Rei- Marié, Ta sais que j'adore les pau- vres.Je suis appelée souvent à les soigner, là-bas, au Tauzia à Mitar- ra, en l'absence du médecin, Alors, pour pour leur donner des soins utiles et intelligents, il faut que j'aille étudier dans les hôpitaux.Ah | je ne suis pas la seule, va ; les plus grandes dames de Paris font comme moi, et veulent devenir, au moins en cas de nouvelles guerres, des infirmières remarquables.Mais si tu en parles chez nous, cela pourrait .inquiéter le marquis, Et Pauline avait promis de se taire.Du reste, elle fut bien vite rassurée.Commune l'avait dit Reine-Ma- rie, la clinique était fréquentée par un grand nombre de femmes, quelques-unes de haute distinction.Mais le plus grand nombre étuit des étudiantes étrangères, russes surtout ainsi que l'avait raconté le docteur Robert.LA, en laissant ignorer sa personnalité, en prenant des notes, surtout en écoutant ardemment les leçons données, en regardant plur ardemment encore les expériences faites, Reine-Marie acquit une force nouvelle avec une conviction plus inébranlable.\u2014Eh bien ! lui disait de loin en loin M.Lemarchand, persistes-tu toujours dans tes mêmes idées ?\u2014 Plus que jamais oui, bon papa.Je ne change pas, au contraire.\u2014Et tu n'as rien de nouveau à m'apprendre ?\u2014Non, pas encore ! \u2014Bt tu n\u2019as pas besoin de moi ?\u2014Pas davantage.\u2014Bien, je reste à ta disposition ! Les semaines se passaient.\u2014Bon papa, lui dit-elle un jour, le marquis de Moranges est à Paris.\u2014On me l'a dit ce matin, répondit l\u2019industriel assez calme, \u2014N\u2019en parle pas devant mon père, veux-tu ?\u2014Certainement.\u2014Il commence & fréquenter certains salons.Mardi prochain, il va à un grand bal chez les Nate, Nous avons regu une invitation pour le bal.\u2014 Et tu veux y aller ?demanda M.Lemarchand un peu pâle.\u2014Oui, mais sans papa, bien entendu.\u2014Qui vous conduira alore, Violette et toi ?\u2014Le comte, André, et surtout toi, si tu le veux.\u2014Cela m'est pénible.\u2014 Beaucoup ?Est-ce au-dessus de tes forces ?\u2014Rien n\u2019est au-dessus de mes forces quand il le faut, \u2014Eh bien alors, viens | Il peut se produire pendant la soirée quel- que-chose qui m\u2019amène à avoir besoin de toi.Je ne voudrais pas mêler André à des choses, qu\u2019il ignore quant au fond, autant que mes résolutions nouvelles, Pour Gra- tien, tu comprends combien déplorable serait son intervention ! \u2014J\u2019irai, répondit simplement Jacques Lemarchand.(A contimuer) TA.IRIBONE Maux des femmes SOUFFRANCES QUE LES MÉDECINS SONT IMPUISSANTS A SOULAGER Des milliers de femmes, dans tout le Canada, sont dans un état similaire \u2014 Paroles d'espérance aux victimes, Dans d'innombrables maisons au Canada, où la santé.et le bonheur devraient régner suprémement, la faiblesse et les maladies particulières des femmes sont lacause qu\u2019on y respire une atmosphère de découragement et de désespoir.Co pitoyable état de chose est en grande partie dû au fait qu\u2019on ne sait pas prendre les moyens convenables d'effectuer une guérison des troubles féminine de tous genres.Les Pilules Roses du Dr Williams ont eu plu de succès dans les cas de cette sorte que n\u2019en a eu aucun autre remède, et elles devraient se trouver dans chaque maison, et être employées par toutes les femmes qui ne sont pas parfaitement courageuses et fortes.Mme Fred Murphy.une résidente bien connue de Pubnico Head, N.E., donne un témoignago enthousiaste au sujet de la grande valeur des Pilules Roses du Dr Williams contre les maux des femmes.Mme Murphy dit :\u2014\u201cIl y a quelques années wa santé était complètement épuisée, mes maux avaient débuté par une de ces affections qui affligent si fréquemment mon sexe.Je souffrais grandement de violentes attaques douloureuses qui me saisissuient à l'estomac et autour du cœur.Il n'est impossible de décrire la souffrance \u2018des spusmes.Plusieurs fois on dut courir au médecin, mes amies croyant que j'allais mourir.J'étais absolument incapable de faire mes travaux de ménago, et je fus sous traitement médical tout I'été mais sans en bénéficier.Mon appétit m\u2019abandonna, mon cœur battait violemment après le moindre exercice et j'étais pâle et émacié, Mon mari m'engagea d\u2019essayer les Pilules Roses du Dr Wil- linms et m\u2019en apporta.Après avoir pris de ces pilules pendant une couple de semaines, je m\u2019aperçus qu\u2019elles me faisaient du bien, et après en avoir dépensé sept bouteilles j'avais complètement recouvré la santé Depuis ce temps jusqu\u2019au prin- teraps de 1901, je jouissais de la meilleure santé, mais alors je mo sentis épuisée endurant des douleurs au dos.Je me procurai immédiatement d'autres Pilules Roses du Dr Williams, qui me remirent de suite sur pied ct je suis, aujour- d'hui, mieux que je ne j'ai jamais été depuis des années.Jo ne saurais trop faire l\u2019éloge de ces pilules, ni trop recommander aux personnes malades d'essayer leurs merveilleuses propriétés curatives.Les Pilules Roses du Dr Williams vont droit à la racine de la maladie en enrichissant le sang et en restaurant les nerfs délabrés.De cette façon elle guérissent les maladies particulières aux femmes, font renaître l'éclat de la santé sur les joues jaunâtres, guérissent lo battement de cœur, l\u2019anémie, le mal de tête, l\u2019indigestion, les maladies du foie et des rognons, le rhumatisme, la paralysie partielle, la danse de St-Guy, etc.Voyez à ce qu\u2019on vous donne les véritables, avec le nom au long \u201cDr.Williams\u2019 Pink Pills for Pale People\u201d sur chaque boite.Si vous ne les trouvez pas chez votre fournisseur, elles vous seront envoyées franco par la poste à 50c la boîte, ou six boîtes pour $2.50 en yous adressant à la Dr Williams Medecine Co., Brockville, Ont.Emporium, 10c El Maska, 5cts VOS CHEVEUX TOMBENT-ILS ?Le Restaurateur des Grande Exposition + DE Carosses d'Enfants Forme Dog-Carts, Carosses de poupées, de tout prix, Articles pour Base-Ball, Violons.Le tout sera vendu à sacrifice, au No 210 Rue Cascades, F.D.RENAUD Abandonne le commerce au mois d'avril prochrin.Profitez-en.C'u st *\u2018da bluff\u201d dirait quelqu'un, C\u2019est ainsi que sont certains meubles, mais nous voulons que vous veniez voir ros meubles et les examiner avec soin sur tous les côtés.Notre désir est de vous vendre ce dont vous avez besoin, et nos prix sontaussi bas qu\u2019un commerçant honnête peut les faire.Simard & Godbout 252-254 RUE CASCADES ST-HYACINTHE Droite ou Carres Desmeillaures manufactures.«&rVonditions de Paiement Facilos.t3 Ss adresser à \u201cLa Tribune, St- Hvac INSIGNES SUB RUBANS CELLLULUFD et META POUR Sociétés Religieuses et de Bienfaisance CERCLES, AMATEURS, ETO, ETC.S\u2019adressez au BUREAU DK \u201c LA TRIBUNE\u201d, ST-HYACINTHE ENGINS ET BOUILLOIRES Depuis 3 forces jusau\u2019a 100, : \u2014\u2014\u2014__ \u2014 LES \u2014 ENGINS et BOUILLOIRES DE E.LEONARD & SONS ont torjours remporté les premiers \u201cris à toutes les Expositions au Cana-\u2018e, et à l'étranger et sont reconnus les \u2026cillenrs et les plus parfaite.Ces ENGINS ET BOUILLOIRES sonten acier et sont vondus garantir sous tous les rapports, Un grand nombre sont en usage a St- Hyacinthe et dans le district, et donnent pleine satisfaction.Les prix sont plus bas que ceux \u2018de nimporte quelle autre maison, Pour informations, écrivez à LH.DENIS, \u201cLA TRIBUNE Ager vourle district de St -Hyacinth La TRIBUNE cest publiée et imprimée par À.Denis, domicilié en les cité ct district de St-Hyacinthe, Ce journal est imprimé coin_des rus Mondor et William, cité d° AVEZ-VOUS DES PEAUX MORTES ?VOS CHEVEUX SONT-ILS GRIS ?Cheveux de Robson EST LE REMÈDE QUI CONVIENT VOTRE CAS.En vente, en gros et en détail, chez, J.H, E.BropEUR, Pharmacien, ST-HYACINTHE D: SOUMISSIONS cachotées, ndres- sées au soussigné et portant la sus- ription : \u2018Soumission pour Atelier de l'Artillerio à Québec,\u201d seront reçues à ce burenu jnsqu\u2019à mardi, le 8 avril in- clnsivement, pour In construction d\u2019une bâtisse d'Arlillerio, à Québec.Les plans et dovis pourront être vus au ministère des Travaux publics, ninsi qu\u2019au bureau de P.H.Béland, bureau de poste, Québec, Lies soumissions devront être fnites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumise sionuaires enx- mémes.Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque accepté par une banque incorporée pour une somme égale à dix pour cent (10 p.c.) de son montant, eb fait à l\u2019ordre de l'honorable ministre des Travaux Publics, Ce chèque sera confisqué si le soumiesionnaire dont l'offre aura été acceptéo refuse de signer le contrat, ou wil ne l'exécute pas intégraloment.Si la soumission n\u2019esl pas acceptée le chèque sers remis.Le département ne s\u2019ongagoù accopter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire, Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 13 mars 1902, H.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne sera reconnu si telle publication n\u2019a pas été expressément autorisée par le Ministère.\u2014 2f D adressées nn sovssigné ot portant la su&cription \u2018\u201cSnumission pour une fons derie, Québec,\u201d sc ront reçues à ce bureau jusqu\u2019à jeudi, le 3 d'avril inclusi- ment, pour In construction d\u2019une foude- rio à Québec.Les plans ct devis pourront être vus au ministère des Travanx Publics, Ot- tuwa, ct an bureau de Ph.Béland, commissaire des Travaux Publics, bureau de poste, Québec Les soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies.et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes.Chuque soumission devra être accorm- paguée d'un chèque accepté, pur une banque incorporée, pour une somme égale À dix pour cent (l0 pe) de son montant etfait à l\u2019ordre do l\u2019honora- blo ministre des Travaux publics, Co chique sera confisqué, si lo sous missionnaire dont l'offre aura été necep- tée refuse de signer le contrat, ou s'il ne l\u2019exéeuto pas intégralement.Si la soumission n'est pas acceptée, le chèque sera remis.Le Département ne s'engage Aaccopter ni ln plus basse ni aucune des soumissions, Par ordre, FRED: GÉLINAS, Secrétaire, Ministère des Travanx Publics, Ottawa, 15 murs 1902- N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne scra reconau si tolle publication n'a pas été expressément autorisée par le ministire.8ées an soussigné ot portaatia sug.eription \u201cSoumission pour bureau de poste do Guysborough,\u201d seront regues ce bureau jusqu'à jeudi, le 20 mars prochuijn, inclusivoment pour In construction d'un bureau de posted Guys.borough, N.E.Les plans et devis pourront être vas au burenu de poste nuctuel à Guysbo- rough.ninsi qu\u2019au ministère des Travaux publics, Ottawa.Les soumissions dovront être faites sur don formules imprimées qui seront fournies ct être signées par les soumis sionnaires oux-mêmes, Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque accepté par une bauquüo incorporéo, pour uno somme égale à dix pour cent(i0p.c.)de son montant, et fait À l\u2019ordre do l\u2019Honorablo mie nistre des Travaux Publics.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire dont l'offre nura été accepté rofuse de signer le contrat ou s\u2019il no l'exécute pas intégralement.Si la sonmission n\u2019est pas acceptée Ie chèque sera remis.Le Département ne s\u2019engage à sccep- ter ni In plus basso ui aucune des sou missions, Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire, Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 24 février 1902.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cot avis no sora reconnu si tells publication n\u2019a pas été expressémont autos risée par le Ministère.\u2014 f.DES SOUMISSIONS cachetées,adres- St Hyacinthe Emporium, 10c "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.