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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 15 février 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1901-02-15, Collections de BAnQ.

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[" | Assemblée Legislative A TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE Vor.18 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Un an.e.$1.00 6 Mmois.0.50 ANNONCES 13re Insertion (laligne).10¢ Insertion subséquente (la ligne).Be Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétaire, V.MARCEAU, Rédacteur.Sr-HyacinTse, 15 FEVRIER 1901 Les évènements politiques de la semaine n\u2019ont rien d'extraordinaire, Et ça n\u2019est pas surprenant; l'ouverture du Parlemeut n'offre toujours pour le public qu'un motif de curiosité.Il n\u2019y a là qu\u2019un assem- blago de formalités plus ou moins bizarres, des galeries remplies de dames, toutes un peu mieux mises les unes que les autres, venues pour voir les binettes de Messieurs les députés.Tout le monde était en deuil.mais un deuil de commande, Il so- rait curieux de connaître le nombre des personnes dout le cœur a récl- lement souffert de la mort de notre feue Reine Victoria.Nous nous refusons de croire qu'il y ait eu désolation et douleur dans nos familles.Nous voudrions avoir vn conlar de vraies larmes des yeux des loyaux sujets de Sa Majesté.N'ullez pas croire cependant que nous ne regrettons pas la mort de notre souveraine, qui fut grande comme femme, comme mère, Mais nous ne croyons pas que nos cœurs restent inconsolubles de cetto perte qui parait affecter à un si haut point les hommes dirigeant les partis politiques.Un souverain, et surtout dans une monarchie constitutionnelle comme l'est la Grunde-Bretagne, succède à un autre souverain sans qu\u2019il puisse y avoir de perturbation dans l'ordre politique et social, Le souverain règne, mais ne gouverne pns.Son role est celui d'un salarié de gouvernement.Le souverain touche sa liste civile, donne des réceptions, des sourires de faveur à ses courtisans et pusse par les volontés de ses ministres, seuls responsables de l'administration de 1a chose publique.Dans ces circonstances, nous n'avons pas à regretter outre mesure le disparition de notre ancienne souveraine.Son règne fut long, c'est son plus grand mérite.Elle vit ses états s\u2019aprandir à un point \u201c que le soleil ne se couche plus sur l\u2019empire britannique.\u201d Nos hommes d'état ont répandu des flots d'éloquence dans la presse du pays; dans leurs discours pour chanter la gloire du règne de Vie- toria Fère.Mais d\u2019où vient donc Cette gloire ?Sernit-ce, par exemple, que la reine n'aurait jamais une fois dans toute sa vie fait connaître ea maniére de penser sur les choses qui concernaient son empire?Serait-ce parce que toutes les guerres entreprises durant son règne, l'ont été contre des peuples barbares, à demi-civilisés, ou dont le nombre était d'une couple de mille 1.Non, la gloire de l'Empire Britannique sous le règne de Victoria Ière vient des hommes illustres qui ont dirigé l'Angleterre : Gladstone, Dis- rail, Fox, Salisbury, Pitt, Walpole \u2014 ST-IIY ACINTIIE, Que, VENDREDI.15 FEVRIER 1901 ete.Voilà la véritable source de gloire du règne de Sa Majesté In- périale, feue Reine Victorin.Et le règne d\u2019Edouard VII qui fut le roi du sport, des fêtes, des modes, des parties de pêche, de chasse, ete, sera aussi glorieux que celui de Sa Royale Mère, ¢il a la bonne fortune d'être entouré d'aussi forts politiciens, ne travaillant que pour leur pays et la suprématie de la force.» - Nous ne pouvons cependant terminer ces quelques remarques dont nous prenons toute lu responsabilité, sans offrir à M.l'Orateur de la Chambre des Communes du Canada nos plus sincères félicitations pour l'heureux choix que In députation d'Ottawa vient de faire dans sa personne.Et nous nous réjouissons grandement du fuit que les prières à l'ouverture du Parlement ont été Fnites en français, Combien parmi la députation anglaise ont dd trouver cela \u2018shocking.\u2019 Victor MARCEAU.a Notre Palais de Justice Notre confrére du Courrier de St-Hyacinthe dans un de ses articles substantiels veut faire croire, ce nous semble, que le vieil édifice qui sert de Palais de Justiceet de prison, est une masure toute délabrée, ou encore, un taudis misérable exposé aux vents qui partent des quatres points cardinaux de la province.Mais allons, vieux citoyen, vous n'êtes donc jamais entré duns notre palais do justice ?Quelqu\u2019an des vôtres est-il jamais revenu à la maison trempé jusqu'aux os.Quelqu'un des vôtres y aurait-il pris une maladic réputée mortelle ?C'est ce que nous ignorons.Mais à vous live, citoyen, on serait porté à le croire.Non, évidemment il vous fallait remplir une colonne de votre journal.Notre palais de justice n\u2019est pas un édifice up to dute mais il offre encore assez de confort pour que nos uimubles protonotaires puissent y faire leur ouvrage sans trop souffrir.Maintenant les documents qui y sont conservés depuis nombre d\u2019années n\u2019ont pas encore souffert de In pluie ni du froid.que nous sachions, Voudrait-il insinuer, par hasard, notre confrère, que notre population fournit un si fort contingent de prisonniers que nous ne sommes que des renégats ?Mais ne savez- vous pas, qu'il n'y à actuellement qu\u2019un seul prisonnier dans In prison de Nantes.Vous savez toutes ces choses mais vous manquiez de notes locales, et il falluit jeter à tort et à travers dans le public, un canard, espérant que tout le monde allait le gober.11 faut être bien peu au courant des affaires judiciaires du district pour prétendre que le palais de justice doit être considérablement agrandi.Que le vieux citoyen consulte donc quelqu'un do ea famille,et il saura que les affaires judiciaires diminuent dans une proportion alarmante et que, le palais de justice qui était suffisamment grand il y a vingt ans, l'est encore aujourd'hui, Que notre confrère s'informe bien et il n'aura plus à nous servir des nouvelles dont il aura certainement la primeur, mais qui manqueront de vraisemblance.Qu'il ait 0) chastise.resin aia A._- dono aussi un peu plus à cœur la bonne réputation de notre cité et qu'il ne fasse pas croire à l'étranger que les citoyens du district ne trouvent plus de place dans notre prison par ce qu\u2019il n\u2019y à pas assez de cellules, M, Charles Marcil, député do Bonaventure, a abandonné sa situation au Star.Il est attaché à la rédaction de la Patrie.=: Québec.\u2014 L'Hon.Chs Langelier vient d\u2019étre chargé d'aller en Russie étudier les documents relatifs aux frontières de l'Alaska contenus duns les archives «le ce puys.* = Le sénateur McKindsey est mort mardi, à Milton, Ont.Il étuit âgé de 71 ans et sidgenit a la Haute Assemblée depuis 1884, Le défnnt étnit un conservateur.La mort de M.MeKindsey réduit à 15 lu majorité conservatrice au Sénat.*.* Québec.\u2014Son Honneur le lieute- nant-gouverneur Jetté est encore retenu à sa chambre par lu grippe dont il est affecté depuis une couple de semaines, Il n'a pu présider hier à l'ouverture du parlement provincial.II à été remplacé par le juge en chef de la cour Supérieure, Sir L.N.Cusault.hd Le tribunal de Southampton, Ont a invalidé, mardi, 'éiection do Bru- ce-Nord.Il est probable que M.J.Campbell et DM.McNeil brigueront do nouveau les suffrages des électeurs de co comté, M.MeNeil, dont l'élection vient d'être invalidée, était un tory.> Une dèpécho spéciale de Washington nu Globe de Toronto, annonce que les gouvernements de Washington et d'Ottawa se sont entendus pour confier & une commission internationale le soin de regler la délimitation des frontières de In Colombie Anglaise et de l'E- tat de Washington, >.Le rapport finuncier qui sera soumis au Parlement d'Ontario à cette session, indique que le premier exercice du ministère Ross est marqué par un surplus de $200,000.En chiffres ronds, les recettes du gouvernement d'Ontario ont été de $4,200,000 et les dépenses, $4,000- 000.C'est un beau réeultat, er Le trio Bergeron - Caron - Cas- grain est remplacé, dit la Patric, M, Monk, député de Jucques- Cartier, u été choisi par le parti conservateur, comme leader du contingent canadien-frangais, La proposition a été faite par M.Cas- grain, appuyée par M.MacLean, de Toronto, et votée à l'unanimité, Sir H.Tupper, qui s'était emparé du siège de M.Foster, à la Chambre, le cède à M.Monk qui se trouvera ainsi au même pupitre que M.Borden et & sa droite, M.Monk est un chef bleu qui nous plait; il n'aura pas d\u2019égal pour mener son parti aux défaites.Nous croyons qu\u2019il sera encore plus fort que M.Bergeron pour organie ser des déconfitures.JR J .Parlement Fédéral La cérémonie de la lecture du discours du Trône, pur lord Minto, nous n paru avoir été aussi brillante que les années passées, malgré lu rigueur du lu saison et le deuil national.Son Excellence, accompagnée de ses uides-de-camp, est parti de Rideau Hall en traineau, tiré pur 4 chevaux.De chaque côté, caracolait un escadron de dragons de la princesse Louise, la lance au poing, sous le commandement du capitaine Elliot.L'équipage monta la rue Sussex et déboucha au galop sur le terrain du Parlement, à 2.50 hrs.La envalcade disparaissait presque dans un nuage de vapeur qui s'échappuit des montures.Deux compagnies des Gardes, commandées par le capitaine Street, et déjà rendues devant le Parlement avec leur fanfare, présentèrent les armos sur le passage de Son Excellence; la musique joua I'air national, Pendunt que le gouverneur général pénétruit dans le Parlement, la 2e batterie de campagne, sous le cominandement du major Hurd- man, tirait du haut de la pointe Nepean le salut royal, Son Excellence a ouvert la première session du neuvième parlement de la Puissance du Canada, par le discours suivant : Honorables Messieurs du Senat, Messieurs de la Chambre des Communes, Depuis notre dernière réunion, l\u2019Empire a cu à pleurer lu mort de Sa Majesté la reine Victoria.La sympathie et les regrets provoqués par ce triste évènement dans tout l\u2019univers témoignent, avec la plus haute éloquence, de quelle manière Sa Majesté sut toujours s'acquitter de ses devoirs comme femme et comme souverainu, jusqu'à la fin de son règne si exceptionnellement long et glorieux, et ces sentiments, j'ose ajouter qu\u2019ils ne furent, dans aucune autre partie de ses vastes possessions, plus intenses qu'au Canada ; aussi allez-vous transuwzettre à la famille royale l'expression de votre condoléance, en même temps qu\u2019au nouveau Roi, celle de votre tidélité.Nos régiments qui étaient allés combattre en Afrique sont presque tous de retour ; j'ai la très vive satisfaction de pouvoir vous dire que ceux qui les ont commandés dans cette rude campagne sont unanimes à faire les plus grands éloges de leur bravoure et de leur Lonne conduite.La confédération des diverses provinces d'Australie, basée sur à peu près les mêmes principes que celle du Dominion, démontre qu'il vient de se faire encore un pas vers la consolidation des parties éloignées de l'Empire, et certes, cet évènement va vous donner lieu d'adresser au nouvel Etat vos plus sincères félicitations.Avant le deuil profond dont l\u2019Empire vient d'être affligé, j'avais d'après l'avis de mes ministres, invité en votre nom Son Altesse Royale le Duc de Cornwall et d'York à terminer par une visite au Canada le voyege qu'elle se proposuit de faire en Australie ; je suis heureux de vous anuoncer que Son Altesse a bien voulu répondre qu'elle acceptait cette invitation, ot = SORA RDN ne at ie.No.4! je crois oncore à lu possibilité de cette visite.Je n'ai aucun \u2018doute qu'il recevra un accueil chaleureux, Mon gouvernement ao été fort aiso d'apprendre que le projet de la pose du edblo transpacifique est en bonne voie de développement, et il espère qu'aucun obstacle ne viendra en retarder la réalisation défis nitive, L'été dernier, j'ai fait un voyage à travers le Canada et me suis rendu jusq \u2018à Dawson.Partout on n\u2019a donné les preuves les plus coms plètes de fidélité ct de dévouement.J'ai pu constater de mes propres yeux, et avec un bien vif intérêt, l'activité de l\u2019industrie agricole et minière, et l'augmentation notable da la population.L'esprit d'ordre, l'énergie, le caractère paisible des immigrants sont autant d'avantages dont nous devons nous réjouir, et autant de preuves qu'il en faut pour démontrer l'utilité de ces nouveaux habitants du Dominion.J'ai remarqué avec un véritable plaisir sous quel jour favorable le Canada n su se montrer, à l'Exposition universello de Paris.Le grand nombre de prix accordés à ses produits naturels cb manufacturés, dans presque toutes les catégories où ils ont figuré, suffit à faire voir quelles en étaient la quas lité et la variété.Que des fruits rée coltés au Canada aient pu ussez bien conserver lour fraicheur pour être jugés dignes du iant da pre- iniers prix, voilà qui prouve d'une façon éclatante l'efficacité de notro mode de transport en compartiments frigorifiques.Déjà, et c\u2019est avec une extrême satisfaction qu'on le constate, l'exposition de nos ressources a eu pour résultat de déterminer l'étranger à placer au Canada des capitaux considérubles et db adresser aux producteurs canadiens de fortes commandes.Mon gouvernement dévoue encore sa plus soigneuse attention à l'amélioration do la route du Saint- Lnnrent: l'année dernière, il à fait élar;ir ct creuser les chenaux destinés à la cireulation des navires, installé de nouveaux phares et posé de nouvelles bouées, et bientôt Bolle-Isle communiquera avec la terre ferme au moyen d\u2019un câble télégraphique.Tous ces travaux auront contribué à rendre plus sûre et plus efficuce que jamais notre gronde route fluviale qui s'étend des lacs à l'Atlantique.Je remarque avec joie que le revenu et le chiffre de notre commer« ce n'ont pas baissé et accusent même une légère augmentation, comparativement à ceux de l\u2019année dernière, déjà si considérables.Il vous sera soumis des mesures tendant à rendre plus étroite la surveillance du commerce d\u2019expore tation en co qui concerne les denrées alimentaires, et ayant aussi rapport A 'adwinistration des poa- tes, au cible transpacifique, ainsi qu'à divers autres sujets.Messieurs de la Chambre des Communes, On va soumettre à votre examen les comptes publics se rapportant au dernier exercice, et déposer également sur le bureau de la Chambre les estimations relatives A I'e = - ercice actuel.Honorables Messieurs du Sénat,.Messieurs de lu Chambre , Je'recomimande\u2019 à.votée eéfieusé : à.+ LA TRIBUNE attention les mesures que l'on va présenter, et je prie Dieu de bénir les importants travaux auxquels vous allez encore vous consacrer.La lecture du discours du Trône a été faite avec le cérémonial accoutumé, en présence des ministres, des sénateurs et des députés, Lady Minto, lady Laurier et la comtesse d'Antrim occupaient une place dans les galeries qui étaient garnies de spectateurs et de charmantes spectatrices.Mgr Duhamel, le grand-vicnire Routhier, le général O'Grady-Haly et plusieurs officiers civils et militaires entouraient le trône au pied duquel se tenuit dans son costume de chevalier, le très honorable Sir Wilfrid Lourier.Les iministres et les représentants revinrent ensuite dans la Chambre des Communes.L'antique cérémonial recommence avec la proposition du bill perpétuel concernant l'administration du serment.L\u2019entrée de M.Borden, le nouveau leader parlementaire de l\u2019opposition, est saluée par des applaudissements unanimes.Le premier ministre prend la parole.Il féllcite M.Borden de son élection à In direction parlementaire de la gauche.Il rend pleine justice au talent personnel et aux qualités de commandement du nouveau chef auquel il souhaite, en terminant, une longuo carrière comme leuder de l'opposition.(Rires et applaudissements.) M.Borden, qui a compris cc que le souhait exprimé par le premier ministre a de particulièrement piquant, réplique avec un peu de vivacité.Cependant, il remercie en termes heureux Sir Wilfrid Laurier pour ses paroles courtoises et les bons souhaits qu'il a formulés à son égard.Quant à lui, il fera tous aes efforts pour adoucir les uspéri- tés de la discussion entre les deux côtés de lu Chambre.Il restera en cela, du reste, fidèle aux principes qu'il a sans cosse observés dans la vie parlementaire depuis 1896.(Applaudissements sur tous Jes sièges.) La Chambre accepte ensuito la proposition de Sir Wilfrid Lanrier, appuyée par Sir Richar! Cartwright, pour remettre à lundi les discours eur l\u2019adresse.Demain, contre l'attente de plusieurs, lu Chambre se réunira de nouveau, à 3 heures, pour entendre la proposition d\u2019une adresse de condoléances qui sera faite par le premier ministre.On espérait ajourner jusqu\u2019à lundi, mais il faudra rester.Sir Wilfrid Laurier à proposé la formation des comités permanents.AU SÉNAT La Chambre Haute a entendu une proposition de Sir Mackenzie- Bowell pour la constitution d\u2019un comité chargé spécialement d'examiner I'nccusation lancée par M, H.H.Cook contre certaines personnes , qui lui auraient offert sa nomination de sénateur contre argont comptant.8 Ottawa, 8.\u2014Sir Wilfrid Laurier, le chef du gouvernement, secundé par le chef de I'Opposition, M.R.L.Borden, a proposé aujourd'hui l'adresse de condoléance à propos de la mort de la reine Victoria.Cette adresse sera envoyée au roi Edouard VII, au nom du parlement du peuple du Canada.Le public, attiré par le désir d'entendre les grands discours des deux chefs politiques du parlement, avait eñvahi les galeries.Lady Laurier occupait un siège dans la galerie de l'Orateur, ainsi Va que sir Mackenzie-Bowell et l\u2019Hon.M Scott, secrétaire d'Etat, L'adresse a été adoptée par les .Communes et sera votée au Sénat, ERR Musas.a Sir Wilfrid Laurier donne la lecture de cette résolution : À Sa Très Excellente Majesté le Roi.Très Gracieux Souverain, Votre Mujesté, membres du Sénat et de lu Chambre des Communes, assemblés en parlement, désirons humblement soumettre à Votre Majesté l'expression de la profonde et sincère douleur que nous a causée la mort de feue notre souveraine la reine Victoria.D'un commun accord avec tous vos autres sujets de toutes les parties de l'Empire, nous déplorons la perte de lu grande souveraine dont les hautes et multiples vertus ont pendant trois genérations imposé au monde entier le respect et l\u2019admiration.Comme représentants du peuple canadien, nous pleurons la souveraine aitnée sous le règne de laquelle notre Dominion est entré en existence et lu sayesse et la bien- fnisance de laquel'e il doit en grande partie sa force et sa prospérité, Peut-être nous sera-t il permis d'ajouter qu'en plus de cos sentiments qu'imposent les circonstances il règne chez chacun de nous uno sensation de deuil personnel qui, nous le disons avec tout le respect possible, fuit de ln douleur de Sa Majesté notre propre douleur.Nous adressons des prières pour que le Dieu de In douleur adoucisse votre douleur et conforte les membres de lu famille royale dans leur affliction.C'est avec un sentiment qui nous est si profond, ni mm ins sincère que celui exprimé plus haut que nous saluons l'élévation de Votre Majesté au trône de ses ancêtres, Nous tenons à donner à Votre Majesté l'assurance de notre attachement À sn personne et À son gouvernement, et à exprimer notre confiance sans nuage que la gloire et la grandeur de l'Empire au dehors, et le bonheur ainsi que le bien-être des sujets de Votre Majesté ne seront pas altérés sous le gracieux règne de Votre Mujesté.Le chef de l'opposition prononce une courte allocution pour seconder l\u2019adresse qui est votée ununime- ment à 4 heures, et la Chambre s\u2019ajourne, *,+ Ottuwa, 11.\u2014 La Chambre s\u2019est assemblée à 3 heures, aujourd\u2019hui, pour voter l\u2019Adresse.L'ajournement a été prononcé à 5 heures un quart.C'est dire que le débat a été court.Après avoir entendu les admirables harangues du proposeur et du secondeur de l\u2019Adresse et ouï les observations\u2019 sommaires du chef de l\u2019Opposition et du premier ministre, ln Chambre a déclaré par l'organe de l'Orateur, I\u2019Adresse en réponse au discours d'Etat bien et dûment votéo à l\u2019unanimité des voix, LE DÉBAT La Chambre ayant passé par les formalités ordinaires d'ouverture, M.Guthrie, representant de Wel- lington-Sud, commence le débat.Dès son entrée en matière, le jeune député produit un offet remarquable sur la Chambre.Il apparait à ses auditeurs un homme de décision, à la parole assurée, au caractère énergique.La thèse qu\u2019il soutient vient ajouter une confirmation presque inutile à l'impression que ses premières phrases ont jetée dans l'auditoire.Il réclame pour la population du Canada toutes les qualités et toutes les aptitudes capables de faire de ce pays une grande puissance pouvant se suffire à elle-même.Le représentant de Wellington- Sud donne à ses concitoyens un conseil utile.Pourquoi, dit-il, ex- «porter nos produits naturels à l'état \u2018brut, quand nous avons en cé pays Nous, sujets loyaux et fidèles de les\u201d ouvriers qu'il faut pour les transformer ea instruments de pro- grés et en articles de commerce, fournissant ainsi aux travaillears du Canada une occusion d'exercer leur intelligence et leur habileté en même temps qu\u2019un moyen de gagner leur vie et celle de leur fainil- le?Et M.Guthrie précise encore sa pensée en avisant les industriels et les capitalistes canadiens de tailler sur notre territoire le bois qu\u2019on & expédié jusqu'ici en billots à l\u2019étranger ; de vendre de la pulpe aux Etats-Unis au lieu de leur livrer nos forêts, d'exporter même de préférence du papier au lieu de pulpe.Que nos chars et que nos navires à compartiments refrigérants, ajoute- t-il, transportent plutôt la viande préparée dans nos abattoirs, au lieu de charger des bâtiments de bestiaux pour les boucheries de la Grande-Bretagne.Bref, M.Guthrie, en jeune homme plein de confiance dans les ca- pucités do l\u2019ouvrier canadien et plein d'espoir dans l\u2019avenir du Ca- nuda, soutient éloquemment qu'il faut changer nos méthodes et nous lancer avec hardiesse dans les expériences qui ont fait la fortune d'un grand pays voisin.M.Guthrie s\u2019est rassis au milieu des applaudissements unanimes de In Chambre.Ceux-ci recommencent presque aussitôt par saluer le député de Bonaventure, qui se lève à son tour pour seconder l\u2019adresse.Cette fois, c\u2019est le tour d\u2019un journaliste canadien français, car M.Charles Marcil, qui vient d'entrer à la rédaction de la Patrie, à été durant plusieurs années à celle du Star, de Montréal.Un grand mouvement de curiosité se manifeste dans les galeries, lorsque notre confrère parait à son siège.Charles Marcil cat ce qu'on est convenu d'appsler un beau et solide gaillurd, gränd, bien découplé, portant la tête haute, son regard est doux ct les traits sont réguliers, le visage, quoique un peu court, esty l'une distinction partieu- lière surtout depuis que notre ami à fait couper ses moustaches.Cet heureux ensemble prédispose immédiatement le public en faveur de l'orateur qui a su garder, par l\u2019éloquence de sa parole, ce premier avantage déjà considérable.Voici quelques extraits du beau discours prononcé par M.Marcil, l\u2019éloquent député de Bonaventure : Nous nous réunissons dans des circonstances exceptionnelles, Nous sommes dans les premiers jours d\u2019un siècle nouveau.sous un règne nouveau, et nous commençons un nouveau parlement.Nous sommes au début du règne d'Edouard VIE qui suceède à la femme la plus illustre que le monde ait produit.Nous qui appartenons à la députation de lu province de Québec, nous ne pouvons oublier l'illustre reine qui vient de descendre dans la tombe, car c'est sous son règne que l'Angleterre a donné plein offet au traité signé avec le sang des héros qui combattirent sur les plaines d'Abraham.Nous ne pouvons oublier que c'est sous son règne que nous avons obtenu l\u2019exercice complet de nos droits politiques.Nous sommes reconnaissants de voir l'un des nôtres occuper à Québec le poste jadis rempli par des gouverneurs français.Nous sommes reconnaissants de ce qu\u2019il nous soit permis aujourd'hui, de parler lu langue de nos ancêtres, dans cette enceinte, de ce que nous pouvons administrer la justice en ce pays sous l'égide de la Couronne d'Angleterre daus la langue de la belle France.C'est avec orgueil que nous constatons aujourd'hui que le banc dans la vieille basilique de Québec, occupé autrefois par les gouverneurs français, sous l\u2019ancien régime, l\u2019est ' aujourd'hui par un homme de notre ! ciale avec les Etats-Unis si nous! race, de notre nationalité.Aussi, en retour, pour toutes ces grandes choses, les nôtres n'ont pas manqué de manifester leur dévouement et leur loyauté envers Sa Majesté la reine Victoria, et lui ont-ils voué une éternelle reconnaiesance pour le rang que le Canada occupe par- wi les nations du monde.Mon honorable ami a fait allusion au deuxième paragraphe du discours du Trône, dans lequel il est fait mention du retour de nos soldats d'Afrique.Par une coïncidence assez singulière, M.l'Orateur, et qui mérite d\u2019être signalée, l\u2019une des dernières entrevues necordées par Sa Mujesté la Reine fut celle donnée à un groupe de nos compatriotes qui revenuient d'Afrique avec les lauriers de la victoire.Cette question des coutingents d'Afrique a été discutée longuement et je la crois maintenant réglée Mais je remercie le ciel du fait que nous Cunadiens-Français ayions eu à Paardeberg et dans les autres en- gngements ailleurs, des représentants de notre nationalité.Je suis fier qu'en cette circonstauce, comme ailleurs en plusieurs autres occasions, nos compatriotes ont donné une nouvelle preuve de leur loyauté à la Couronne anglaise.Certui- nes personnes, qui ne connaissent pus la province de Québec, ignorant que la reconnuissance cst uve des qualités morales do notre race, sont encore à so demander si les Caua- diens-français sont réellement loyaux à la couronne britannique.C'est une question qui ne se discute plus aujourd'hui.Les Cann- diens sont aussi loyaux à la couronne que l\u2019étaient leurs pères en 1776 et 1812, quand, dans un effort supréme, ils empéchuient le drapean anglais de subir le sort du drapeau fleurdelisé et de repasser les mers.Nos compatriotes ont maintenu le drapeau anglais dans ce pays.Et nous, de la génération actuelle, nous voulons aussi l'y maintenir.Cependant s\u2019il m'était permis de faire une suggestion en passant, je demanderais de simplitier le drapeau de la Confédération que nous avons aujourd'hui.Ce drapeau porte les armes des sept provinces.Il cest très compliqué, très difficile à populariser.Je suggèrerais de substituer à cet écusson compliqué une simple feuille d'érable qui deviendrait l'emblême d\u2019un Canada uni, comme la fouille d'érable à été depuis longtemps l\u2019emblême du Cuna- da français.Le discours du Trône fait allusion à l'exposition universelle de Paris, tenue l'année dernière, et au rang distingué que nous y avons occupé.Nous devons nous féliciter des marques de distinction que le Canada y a obtenues; en effet, nous avons lieu de croire que ces ressources seront appréciées du- vantage dès qu\u2019elles seront mieux connues.La France a dû être étonnée de voir \u201cles quelques arpents de neiges\u201d dont on parlait au teinps de Voltaire, étaler tant de produits et donner des preuves d'un progrès aussi manifeste et aussi considérable.Le succès que nous avons remporté à Paris, nousle devons aux eflurts énergiques et persévérants «es honorables ministres des Travaux Pnblics et de l'Agriculture.Il nous fait plaisir d'espérer que l\u2019un des résultats do ce grand concours indutriel sera de faire disparaitre les obstacles qui entravent le plein développement de notre commerce avec la France.Nous comptons voir ce comtnerco s'étendre et devenir plus considé- ble qu\u2019il ne l\u2019est maintenant.Ceci m'amène à parler de l'amélioration de la route du St-Laurent cette grande artère de notre pays.Si le Canada veut occuper le premier rang dans sa rivalité commer- dh voulons soutenir avantageusement la lutte avec ce pays sur le terrain pacitique du commerce, nous ne pontrons le faire qu'en améliorant de plus en plus la voie du St-Lau- rent, en en faisant la grande route que la Providence voulait qu'elle Eat.Le pays constate avec plaisir que l'honorable ministre des Travaux publiques s'occupe activement de cette question et y met toute son énergie.Déjà beaucoup a été fait, mais il reste eucore beaucoup a fui- re.On menace In voie du St-Lau- renten ce qui concerne les assurances, cb on tente de lui enlever les avantages naturels que la Providence lui a octroyés.Je suis certain que le gouvernement ne négligera pas d\u2019assurer i la route la suprématie que, naturellement, elle & droit d'avoir.Un modeste paragraphe du discours du Trône, c'est à peine s'il compte quatre lignes\u2014 faitallusion à l\u2019augmentation du volume de notre commerce et du reveru public, Le gouvernement a été certuine- ment modeste en se contentant d\u2019une aussi brève mention de cet important sujet.Il est vrai qu\u2019il n'y avait aucune uécessité d'en dire bien long sur la prospérité dont le pirys jouit.Cette prospérité crève les yeux de tous ceux qui veulent voir.Cette prospérité est aussi évidente sur les bords de l'Atlantique que sur les rives du Pacifique, et pas un homme de sens commun n'ose la nier, La position du Canada est excellente.Depuis que I'hon.chef du gouvernement et ses collègues ont été appelés à administrer les affui- res, nous avons obtenu de grands résultats.Je dois placer en premier lieu la paix religieuse.Nous avons obtenu l'entente et l'harmonie en- tro les différentes classes et nationalités du pays.Notre commerce s\u2019est acerû d'une façon presque fantastique.Pour ceux qui observent le mouvement des affuires, depuis cinq ans à peine, la position du Cunada peut se placer au premier rang.Nous n\u2019avons qu\u2019à continuer dans lu voie où nous sommes entrés, et ceux qui, d'entre nous, vivront encore vingt ans, seront surpris de voir le progrès que le Canadn aura fuit alors.Nous sommes sur la grande route de la propérité, et j'espère que nous y resterous.Je veux maintenant terminer les quelques observations qu\u2019il me reste & faire dans la langue de la majorité de cette Chambre.J'ai l'honneur de représenter ici un comté dont un tiers de la population est de langue anglaise.Par déférence pour elle je veux terminer mes cb- servations en anglais pour me faire comprendre de la majorité de cette Chambre.Au premier mot d'anglais, la Chambre éclate en applaudissements.C'est un hommage rendu par la majorité des représentants du peuple au talent des Canadiens- Français qui savent être également éloguents dans la langue maternelle et dans une langue étrangère.Emu par ce sympathique accouil notre compatriote fait entendre les plus beaux accents de l'éloquence canadienne, Il retrace rapidement les œuvres impérissables du règne de la reine Victoria, Il se fait le porte parole vibrant d'une population fidèle à son souvorain, mais virile et profondément éprise de ses libertés ot de ses droits nationaux.M.Marcil a regu les félicitations de ses collègues après l\u2019ajournement de la Chambre.Successivement, le chef de l\u2019opposition, et sir Wilfrid Laurier ont complimenté les deux jeunes orateurs, M.Borden faisant ses réserves pour le fond du message d'Etat, L'adresse est votée et la Chambre s'ajourne à demain sur proposition du premier ministre, LA IRIBUNE AN CHINE Pékin, 11.\u2014 On rapporte que plus de vingt mille mahométans sont arrivés à Pékin pendant les quatre semaines dernières, dans le but de créer du désordre lors de la célébration du nouvel an chinois.En conséquence, les Allemands ont reçu l\u2019ordre de ne pas circuler seuls ou sans armes dans la ville et de ne jamais pénétrer duns une .maison chinoise, à moins qu'ils ne soient en grand nombre.\u2019 Pékin, 11.\u2014 La famille de Lu Sen, ministre des affaires étrangères, exécuté par ordre de l\u2019'impératrice douairière pour avoir refusé de sanctionner le mouvement étranger, a déposé une plainte dans les mains du gouvernement international de Pékin, accusant Mgr Fa- vier, qui est maintenant en France, d'avoir fait piller se résidence ct enlever sun argent et ses objets précieux le lendemain du jour où le siège fut levé, le tout d'une valeur d'environ 1,000,000 de taëls, ou $700,000.La famille de Lu Sen prétend que tous les objets volés sont maintenant en lu possession de Herbert G.Squiers, premier secrétaire de la légation américaine, et que l'on est au moment de les expédier à l\u2019étranger.On continue à piller Pékin et à vendre le butin.Dernièrement, on prétendit que des temples boudhis- tes avaient des toits d\u2019or.Tout le monde partit en chasse pour les trouver.Les Anglais en découvrirent un, contenant mille pieds de tuiles en or plaqué : avant qu\u2019elles n'eussent été analysées, on croyait que les tuiles étaient d'or pur.Lorsque l'on reconnut qu\u2019elles n\u2019étaient que plaquées, on peut imaginer le désappointement éprouvé par les Anglais, > Hong Kong, 11.\u2014 Une dépêche de Canton dit que quatre hommes qui avaient été arrêtés pour avoir attaqué des Allemande près de Kounchouk ont été exécutés.La même dépêche annonce l\u2019arrivée du nouveau vice-roi de Canton.Les journaux indigènes ap prouvent la nomination, annonçant que le nouveau fonctionnaire appartient au parti progressiste.« = Marseille, 11.\u2014 Mgr Favier, su- péricur général des missions fran- guises duns le nord de la Chine et vieuire apostolique de Pékin, s'embarquera demain pour retourner en Chine.Au cours d\u2019une entrevue, il à affirmé aujourd\u2019hui qua les accusations de la famille de Lu Sen sont absolument fausses et menson- fgèros.Dès son araivée à Pékin, il se wettra à la disposition des ministres alliés et répondra complètement à toutes les calomnies portées contre lui, Si cependant, à son insu il découvre qu\u2019un chrétien a porté tort à quelques familles chinoise, il considérera comme son devoir, aprés des investigations par les alliés, d\u2019accorder toutes les réparations légitimes.or Pékin, 8 \u2014 Un décret ordonnant la décapitation du prince Tuan aurait des conséquences fâcheuses, même si la peine était commuée immédiatement, Il aurait pour premier effet de régler définitivement la question de la succession au trône, en ce qui concerne l'héritier actuel, qui est le fils du prince Tuan.En dépit do ce fait que Pu Tsing, le jeune homme dont il est question, ait renoncé à sa famille et ait été adopté par l'impératrice douairière, si un décret ordonnant la dé- eapitation de son père est publié, il ne pourra jamais arriver au trône.Les ministres étrangers ee sont réunis ce matin pour examiner l'édit présenté par les plénipotentisi- res chinois au sujet de la suspension des examens pendant cinq ans at du châtiment des fonctionnaires coupables de n'avoir pas fuit cesser les attentats contre les étrangers.Les ministres n'ont pas approuvé la rédaction de l'édit, qui donnait à entendre que les troubles avaient été causés entièrement par les agissements des chrétiens indigènes.Satisfaisant sous d'autres rapports, l'édit a été modifié conformément aux idées des ministres et retourné aux plénipotentiaires chinois.On n'attend pus de réponse de la cour à cette dernière communication avant mardi prochain au plustôt, mais les ministres espèrent que cette réponse sera satisfaisante.+ - Berlin, 8 \u2014 Le vice-Amiral Ben- demann, commandaut de l'escadre allemande dans les eaux chinoises, à télégraphié de Woosuns qu\u2019il a été obligé d'augmenter le nombre des navires allemands sur le Yang- tsé Kiang ufin de sauvegarder les intérêts allemands, car la situation duns cette région n\u2019est pas sûre.- Pékin, 9 \u2014 Le révérend Ament.du conseil américain des missiona étrangères, qui a été arrêté récem- went par les Frangais et les Allemands a Chou Chou, éerit que bien qu'il ait été relaxé on ne lui à pas remis $600 qu'on lui avait contis- qués lors de son arrestation.Il demande que les Français soient forcés d'expliquerleur conduite à son égnrd, Il dit qu\u2019il sera sntisfuit si les prêtres jésuites, qui sont missionnaires comme lui, sont obligés cle quitter la ville.Il dénonce cus prêtres comme méchants et traîtres.Il n'est pus probable que de nouvelles démarches officielles soient faites.\u2014< > UNE DÉCOUVERTE PRÉCIEUSE Lu Comptabilité n'a plus d'ennuis mi de secrets, En réalité M.B.LAL'ME professeur de L'EcorE COMMERCIALE PRATIQUE, de St-Hyncintbe, vient de perfectionner un SYSTÈME INFAILLIDLE DE PREUVE ET DE VÉRIFICATION des livres de comptes qui fuit disparaître-tous les ensnis et toutes les inquiétudes des comptables et jes soustrait à cette espèce de torture morale qui empoisonue le temps qui devrait être consacré au repos.L'etreur commise est, d'après ce nouveau système,sigualée aussitôt que commise etil n\u2019est pus pévessaire de lu chercher dans de lougues colonnes de chiffres.Comue ce sccret important est facile À acquérir, nous le rignalons aux intéressés et ils pourront se procurer, sur demande adressée à M.Lulime, des informations complètes sur ce nonvenu systeme.1-1 à50, DES SOUMISSIONS cachetées, adressées au soussigué ot portant lu eus- cription \u2018\u201c Soumission pour Jetée do Protection A Point Wolfe\" serout regnus À ce bureau jusqu\u2019à VENDREDI, le ler mars prochain, inclusivement, pour la construction d\u2019une jetée de Protection À Point Woife, comté Albert, Proviuce du Nouveau Bruuswick,snivant us plan et une spécification pouvant être vus nu bureau de I, T.P.Shewen.Ecr., ingé- pieur résidont, St-Jean.N.B .et C.1.W.Doddvwell, Ecr., ingénieur résident, Ha- lifux, N.E, sur demande au maîtro do poste à Point Wolfe, N.B., etan Minis- tére des Travaux Publics, à Ottawa.Les soumissions devront être fuites sur les formules imprimées qui seront fournies.et être signées par les souu.is- sionnaires eux-mêmes.Obuque soumission dovra être accom- nguée d'un chèque acceptée sur une snque incorporée,fait à l\u2019ordre de l\u2019honorable ministre des Travanx Publics, pour trois cents piastres ($300.00).Ce chèque sora confisqué si le soumission- Daire dont l'offre aura été ecceptée refuse de signer le coutratou s\u2019il ue l\u2019exécute pas intégralement, bi la soumission n'est pas acceptée le chèque sers remis.Le Département ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions, Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire suppléant, Ministère des Travaux Publics, Otwawa, 8 février 1901.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne sera reconnu si telle pu- Dlication n'a été sat *ée pur le Minis- re.«f TELEPHONE BELL 61, LA TR Impressions Commerciales de toutes sortes 9 A.DENIS, prop.Les trains laissent St Hyacinthe tous les jours comme suit : C.P.R.\u2014Allant 3 St-Hugues,ete., 12.10 et 7.50 P.M.Allapt & Farnham ete., 8.15 A.Met 4.05 P.M.G.T.R.\u2014 Allant à Montréal, 5.30, 7.20, 10.04, A.M., 5.25 P.M.Allant a Acton, ete, 9.14 A.M.5.25, 958 P.M I C.R.\u2014Allant & Montréal, 6.00, 9.14 A.M., 7.50, 9.53 P.M.Allant a Drummondville, 8.55, À.M., 1.15, 6.00 P.M D.C.R\u2014Allunt à Nicolet, 6.02 P.M.Q.8.R\u2014Allant à St-Jean, 9.00 A.M., et 5.00 P, M.Allant à Sorel, 9.00 A.M., et 7.30 P.M.7 Décembre 1900.S-Ayacuthe Hustr Historique de St-Hvacinthe (Français et Anglais) Gontenant*% 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St-Hyacinthe.P.KA.MESSIER Avocat 14 Rue St-Denis, ST-HYACINTHE.J.O.BEAUREGARD, Avocat 9 Rue St-Denis, ST-HYACINTHE.ASSURANCE SUR LA VIK \u201cLA CANADIENNE\u201d sontant pour 8t-Hyacinthe Roped et le District U.LEVEQUE, Aus-Burintendant.No 9 RuoSt-Denis, ST-HYACINTHE.Assurance Sun Life Bureau principal : Montréal.Magloire Laurence, _\u2014 AGENT.GÉNÉRAL, 87 Rue Mondor, ST-HTACINTEE, Que, L.E.MOREL, casavant rnenes, ST-IIT ACINTIHE, ACCORDEUR de PIANOS Prix : $1.50 Apnrsst : Hotel Ottawa Tel.48.Cartes de Dit COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.«LA TRIBUNE LA COMPAGNIE d'Eau Minérale ST-HYACINTHE 72 * Propriétaire du célèbre PHILUBOR ET MANUFACTURIERE DB SODAS.GINGER ALE, ROOT BEER, GINGER BEER,CIDRE OHAM- PAGNE, Eto., .Alp.Poirier Commerçant de Foin St-Hilaire, Qué.M.POIRIER a ouvert Un ttureau à l\u2019hôtel Ottawa, St :1vacsnthe, ou les Cultivateurs peuv:at i.ve ontrer le samedi \u2014i.a.c.L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS JALOUSIES \u2018Moulures, Plinthes, +o ETATS-UNIS Lowell, Mass.\u2014Le R.P.William D.Joyce, O.M.L, supérieur de l'église de l\u2019'Immaculée Conception, a succombd À la pneumonie, samedi, à 2 heures a.m.\u201c- n » New-York,9 \u2014 Un correspondant anglais dit que ia santé du président Kruger n'est pas bonne et que le grand vieillard s'affaiblit de plus en plus.Les battements de son cœur sont faibles ce qui indique qu'il ne pout vivre longtemps.+ * Nashville, 5 \u2014 Le bill défendant l'importation et ln vente des cigarettes dans l'Etat, ayant été présenté aux deux branches de l\u2019ussem- blée générale, vient dc recevoir la sanction du gouverneur MeMillin, et devient loi.Une punition de 350 sera imposée à toute infraction à cette loi.On dit que les marchands de gros et de détail ca général ont contremandé leurs ordres, et il parait qu\u2019il ne se vend plus de cigarettes dans cet Etat.L'on ne sait pas encore si les marchands de tabne ne rappelleront pas cette lois.r Chicago, 13.\u2014M.Jan Krige, fqui fut commandant sous les ordres du général Botha, dit : * Non-seulement l\u2019Angleterre devrait accepter les conditions de paix proposées par les Boers, mais elle sern forcée de payer aux combattants du Transvaal de 40 à 50 millions de piastres d\u2019indemnités, \u201c Les dépêches disent que De- Wet a traversé la rivière Orange avee une troupe de 2,000 hommes.Si cela est vrai, c'est le coup de mort de l'espoir qu\u2019avaient les Anglais de subjuguer les Boers, car DeWet aura certainement une armée de 50,000 hommes dans la colonie et pourra dicter ses conditions.\u201c Les Boers n'ont maintenant aucune raison de se rendre.\u201d Euro pe \u2014 La Haye, 9.\u2014 La Gazette de la cour publie aujourd'hui un décret signé par la Reine Wilhelmine annonçant que le Prince des Pays- Bas, son mari, aura un siège dans le Conseil d'Etat.hd Londres, 9.\u2014 Le Times annonce que le duc et la duchesse de Cornwall partiront pour l'Australie, à la fin de mars, à bord du Ophir, de la ligne Orient, qui sera transformé en yacht royal et escorté de deux croiseurs.or Paris, 6.\u2014 Le correspondant du Temps, à Rome, dit que le Vatican a envoyé à Mgr Martinelli, délégué apostolique des Etats-Unis, une lettre l'informant qu'il sers nommé cardinal.Le correspondant ajoute que d'autres cardinaux seront créés au prochain consistoire.nr Londres, 6.\u2014On dit que par son testament, la reine Victoria lègue nu due de Connaught, au prince Christian de Schleswig Holstein, à ln princesse Louise et à la princesse Béatrice £140,000 chucun.Il y aurait d'autres legs pour lu duchesse d'Albany et plusieurs des petits- enfants de lu reine.La majeure partic de sa fortune, y compris Balmoral et Osborne House, pusserait au roi Edouard, Deux maisons de la propriété d'Osborne seraient léguées à la princesse Béatrice, #2 Le bureau de lu guerre a publié une forte liste de pertes hier, dans le Sud de l'Afrique, montrant qu\u2019en plus des 13 tués et 77 blessés sur le champ de bataille, il y à eu 82 décès causés par la maladie pendant le mois présent.Pendant le dernier mois, 31 ofliciers et 800 sous-officiers et soldats ont été tués sur le champ de butailie ou sont morts de maladies.La liste totale des morts depuis l'ouverture des hostilités a été de 12,989.\"+ Paris, 11.\u2014Le Gaulois dit qu'aux funérailles de la reine Victoria, pen- dunt la réception à Windsor, l\u2019empereur Guillaume ayant remarqué prés de lui un groupe composé de M.P.P.Cambon, ambassadeur de France, en Angleterre; du vice- amiral Bienaimé, chef de ln délégation française et du général Du- bois, n parlé en ces termes à M.Cambon : \u2014Ehk bion, M.Cambon, ne venez- vous pus me suluer ?Et comme l'ambassadeur s'approchait : \u2014Je désire quo l\u2019on sache bien que j'aime beaucoup lu France et que je ne permetbrai jamais qu'on y touche.\u2014Sire, à répondu M.Cambon, je remercie Votre Majesté pour ce que vous avez été nssez bon de me dire, La France est un pays pacifique ; mais si jamais elle est attaquée elle est capuble de se défendre toute seule.* Le Pape se prépare toujours,pa- raît-il, à lancer sa nouvelle Enty- clique sur la démocratie chrétienne, Ce document: pontifical serait ter- mind depuis plusieurs mois ; mais Léon XIII attendrait le moment propice.On a tant abusé de ce mot, démocratie, que le jour où les eutholiques auront entre les mains des données sûres et catégoriques sur un sujet aussi délicat, le jour où Léon XIII lui-même avec ea méthode claire et savante résumera ce qu\u2019il faut penser là-dessus, les honnêtes gens respireront plus à l'aise.Sans doute, bien des esprits droits savent déjà dans quel sens il faut entendre la démocratie pour qu'elle soit chrétienne, mais il ne manque pas d'hommes sérieux en Europe et ailleurs qui croient que la démocratie par le fait senl qu\u2019elle est démocratio, est irrévocablement mauvaise et par conséquent une négation même du christianisme.En revanche d'autres affirment qu'en dehors du peuple il n'y a rien de bon.Ainsi cette encyclique sera jun digne gouronnement aux principes déjà donnés par le Grand Pape sur la constitution des Etats LE BOSAIRE ET LES AUTRES DEVOTIONS DOMINICAINES REVUE MENSUELLE publiée par - LES PÈRES DOMENICAINS .du Couvent de Saint-Hyacinthe, (82 pages avec éllustrations) .ABONNEMENT - - $1:;00PÂR AN.\" lt oats Sse iad eB rer PO ES 2 0 Dette oe EN AFRIQUE t.Londres, 7.\u2014 Le War Office annonce ce qui suit : \u201cVu la récente activité des Boers en divers endroits le gouvernement a décidé d'envoyer à Kitchener, en outre des nombreuses troupes récemment équipées, 30,000 hommes de troupes montées à part ceux qui ont déjà débarqué dans Ja Colonie du Cap.\u201c Le recrutement pour la Yeomanry Impérial s\u2019est poursuivi ai rapidement que l'on pourra bientôt espère-t-on, former un corps de 10,- 000 hommes.\u201c La police montée du Sud Afri- cain, y compris les hommes enga- Whitehead, Isbester, Powell; et Ed- mondson.\u201d .,.Londres, 7.\u2014 Dans un mémoire adressé oux troupes d'Aldershot qui sont sous son commandement le général Buller, parlant de la campagne du Sud-Africain, critique le manque d'initiative et d'indépendance d'action des commandants subordonnés et félicite les simples soldats.ot: Le Cap, 7.\u2014La Gazette annonce que le général Brabant a été nommé commandant des troupes de la colonie du Cap, avec le colonel Gi- rouard comme chef d'état-major.Lee quartiers généraux seront a &és dans les colonies, comptera bien ; Eust London, d'où il s'avancera 8,000 hommes, et le nouveau contingent colonial, pour remplacer les soldats licenciés s\u2019élèvera probablement à 5,000 hommes.\u201c Le reste des troupes sera composé de cavalerie et d'infanterie montée sortant des casernes du pays.\u201c On s'occupe aussi du recrutement de volontaires pour remplacer ceux qui ont «éjà servi pendant un an dans le Sud-Africain.\u201c On a pris des mesures pour l\u2019é- quipetnent et le transport des troupes.La première partie partira à bord de l'Aurania, le 9 février.\u201d LR J » Le Cap, 7.\u2014Les chefs du Bond demandent avec instance aux Boers de se rendre, pourvu que les Anglais offrent à ceux qui combattent actuellement la liberté de retourner sur leurs fermes et promettent de ne pas punir les rebelles, Les burghers disent que Louis Botha et Christian DeWet devraient être nommés membres du conseil du gouverneur, le premier pour le Transvaal, le second pour l'Etat d\u2019Orange, afin qu\u2019ils puissent surveiller les intérêts de leurs compatriotes.=.Lourenço-Marques, 7, \u2014 Le chemin de fer a été coupé par les Boers à 53 kilomètres d\u2019ici.; .Londres, 7.\u2014Parlant de la situation dans la baie Delagoa et de l'invasion du territoire portugais par les Boers, le Daily Mail dit que les troupes anglaises gardent maintenant le chemin de fer de la baie Delngon jusqu\u2019à la mer et qu\u2019- il sera possible d'envoyer des troupes anglaises pur In route de Dela- goa.Il prétend, en conséquence, que le mouvement des Boers est avantageux pour les Anglais, Le correspondant du Daily Mail à Lisbonne, dit : \u201c Le roi du Portugal reste à Londres quelques jours de plus qu'il n'en avait l'intention, à la demande expresse du roi Edouard.Sa visite aura probablement d'importants résultats.La section portugaise du chemin de fer de la baie Lelagon est maintenant entre les mains des Anglais, mais il ne s\u2019agit que d'un arrangement temporaire entre les - gouvernements\u201d .' Le Cap, 7.\u2014Un détachement de la Ycomanry Impériale est venue en contact avec les envahisseurs près de Prince Albert, colonie du Cap.Un officier ct plusieurs hom- Mmes sont disparus.r Ottawa, 7.\u2014Le cAblegramme suivant du colonel Steele, daté de Las Palmas, Îles du Cap Vert, le 6 février, a été reçu au département de la milice : \u201c Les Strathconas, en route pour l'Angleterre, sont arrivés à bon 10 port.\u201d \u2019 Lord Strathcona a télégraphié : \u201c Les volontaires dont les noms | suivent sont partis, le 4, à bord du : Lake Superior : Court, Moserop, | Dixon, Welsh, Reynolds, Lefebvre, | Eaglison, C.M.Rokierts, J.Taylor, vers le nord et l\u2019ouest en chassant devant lui les envahisseurs.» -* Londres 9 \u2014 A l'exception de un on deux journaux, la presse salue avec satisfaction l'avis de l'envoi de renforts dans l'Afrique du sud, elle ne se pluint que du retard apporté à lu mesure.Le Daily News constitue lu principale exception.Il dit on propres termes que rien n'améliorera lu situation tant que \u201cce ministère de gachis appelé à tort du nom de gouvernement\u201dcontinuera de rester au pouvoir.La croisade contre In guerre, du News, bat maintenant son plein, et chaque jour un article de fond parle de la honte du gouvernement.Il est probable que l'apparition de la peste au Cap augmentera encore les difficultés de la situation.Les autorités ont décidé de livrer aux rats une guerre d'extermination.Si l'épidémie se propage les les arrangements wilitaires devront être changés.Les Anglais ont occupé Ermelo et Carolinn.Les Boers ont arrêté un train-poste près de Vlakfontein.Les soldats qui étaient sur le traia ont épuisé leurs cartouches, puis les Boers ont dévalisé les voyageurs.* » Le Cap, 11 \u2014 Dix personnes atteintes, cruit-on, de la peste bubonique, ont été isolées, L'une d'elles est une blanche, les autres sont des iedigènes.Un jeune indigène à succombé à l'épidémie.Bruxelles, 11 = D'après un journal de Bruxelles, le Petit bleu, une lettro reçue du Transvaul apporte la nouvelle que la peste bubonique sévit dans l\u2019armée Anglaise.On se rappelle qu\u2019un cas où deux de cette grâûve maludie furent signalés, il y a quelque semaines, dans la colonie du Cap.Le fléau avait été probablement importé d'Egypte et des Indes ; puison n\u2019en parla plus.Mais on a remarqué le nombre croissant et effrayant des morts et des malades signalés dans ces derniers temps sur les listes de pertes quotidiennes.Ces morts sont généralement présentées comme ayant été déterminées par la fièvre entérique ou par la dysentrie.Il est probable qu'on cache la cause réelle d'un graud nombre d'entre elles, c'est-à-dire la peste bubonique, pour ne pas enrayer l\u2019enrôlement des volontaires que l\u2019on recrute en Australie et en Angleterre même.* Le Cap, 11 \u2014 Samedi, sir A lfred Milner & passé en revue 7,000 hommes du nouveau régiment de volontaires et à addressé aux officiere un éloquent discours.Il les a félicités pour avoir arrêté l'invasion et a ajouté que, vu la possibilité d\u2019une nouvelle tentative da la part des Boers, il était néces- suire de prendre toutes les précautions possibles, *,° Une dépêche du Cap datée du 9 février dit : \u201cLe commando de Kritzinger a forcé de retraiter d'Oatlands Station vers le nord.Les Boers ont été LA TRIBUNE surpris par les troupes du colonel Haig et ont dû abandonner des voitures et des fuails \u201cLe petit commando de Scheepers est dans les environs de Spreceovit- fontein, à 100 miles de Mossel Bay.\u201d Londres, 11 \u2014Le War Office a reçu cette dépêche de lord Kitchener : \u201cPrétoria, 9 \u2014 Les colonnes qui se dirigent vers l'est ont occupé Ermelo le 6, après un petit combat, Une nombreuse troupe Boer, évaluée à 7,000 hommes, sous le commandement de Louis Botha, s'est retirée vers l\u2019est.Environ 800 chariots ont traversé Ermelo, en route pour Amsterdam, précédés de grands troupeaux de bestiaux.\u201cUn délégué de la commission de la paix, condamné à mort, et d'autres prisonniers ont été emmenés par les Boers, Selon tous les rapports, les Boers sont très mal dis- posès.Cinquante Boers se sont ren dus.\u201cLe 6 février, Louis Botha, avec 2,000 hommes, à attaqué le général Smith Dorrien au camp d'Orange Bothwell, à 3 heures du matin, Il à ôté repoussé après un combat sérieux.Le général Spruit a été tué, le général RanJemeyer grièvement blessé ; deux field cornets ont été tués, vingt Boers tués, ont été lnis- sés entre nos mains et un grand nombre ont été blessés, .\u201cNos pertes ont été de 24 hommes tués et 53 blessés.\u201cOn rapporte que notre mouvement vers l\u2019est a renversé tous les calculs de l\u2019enuemi et créé une véritable panique dans la région, \u201cIl semble que Christian Dewett traversa la ligne au sud de lu route de Jagorsfontein, se dirigeant vers l'ouest, ce tuatin, n'ayant pu passer à l\u2019est de Béthulie, \u201cDans la Colonie du Cap, Calvinia à été occupée par le colonel DeLisle, le G février.L'ennemi s'est retiré vers Kenhardt.\u201cLe Colonel Huig repousse le commando de Midland au-delà d'Aberdeen.\u201d - East London, colonie du Cap, 11 \u2014 Une grande bataille a eu lieu à Tabaksberg Mountain, à 40 milles à l\u2019est du chemin de fer et à mi-chemin entre Swalldeel et Bloemton- tein.Le 31 janvier le commandant Crewe, qui se dirigeait vers le sud ouest, à apperçu la montagne, Il entendit une forte fusillade, et sachant que In colonne de Pilcher était \u2018le l'autre côté de la montagne il se hita de marcher en avant, mais hientôt, rencontra les Boers qui, évidemment, se retiraient devant les obus à la lydite du colonel Pilcher.Il dirigea contre eux le feu de trois canons de 15 et d\u2019un pompom.Mais les Boors étaient si nombreux qu'il ne put leur couper la retraite et se retira.Vers 4 heures de l'après-midi, les troupes du Crewo ont été attaquées par une forte troupe de Boers qui étaient en embusquade dans la montagne.Les Boers, cing fois plus nombreux que les Anglais, faisaient feu sur les deux flancs ot les derrières de l\u2019ennemi, Entre 7 et 8 heures ils s'élancèrent à l'assaut de la position anglai se et Crewe sc retira, après avoir subi de lourdes pertes, abandonnant le canon pompom.Les Anglais, poursuivis par les Boers, se retirèrent dans leur camp et élevèrent des tranchées pendant lanuit, Au matin Crewe eutrevrit de rejoindre le général Knox qui se trouvait au sud-ouest.Immédiatement les Boers ont recommencé l'attaque.Ils étaient commandés par le général Dewett en personne et au nombre de 2,000, Crewe n'avait que 700 hommes.Finalement, Crewe & pu rejoindre le général Knox, puis s'est ren- du A Bloemfontein.Le Magasin \u2018 du Bon Marché EN GROS ET EN DÉTAIL JOS.BRODEUR Nos 228, 234, 242 et 244 BUX CASCADES 12-ETACINTEE, Fleur, Grain,Son, Gru, Moulée,etc, Epiceries, Provisious.Thés, Sucres, Molusses, Graisse, etc, etc.etc Marchandises Sèches SPÉCIALITÉ : Marchandises Françai aes, Soles, Cachemires.EAU PLUS BAS PRIX.3 Agent pour la célèbre FARINE FORTE A BOULANGER provenant du Ma nitoba (grenier de l'univers.) 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Ainsi pensait Hélène, troublée, prise d\u2019appréhensions vagues, N'y pouvant plus tenir, elle se précipita dans le cabinet de travail de son oncle, décidée à se jeter aux genoux du vieillard, à le supplier de l\u2019aider à prendre des informations touchant son père.Mais, tandis qu\u2019elle entrait brusquement, elle aperçut M.Salvatar, assis près de M.Forbilan, tout environné de papiers et de plans.Furieux d'être ainsi dérangé, le vieillard leva la tête, lançant à Hélène un regard qui In cloua sur place : \u2014Lnissez-nous done, dit-il rudement, et allez ailleurs.Hélène sursauta.Pourtant elle était accontumée à ce langnge bourru, à ce ton impératif.Elle regar- du son oncle; un reproche ou une protestation expira sur ses lèvres.Mais déjà elle n'oceupait plus l'attention du vieillard, Plié en deux, il suivait attentivement les expii- cations et les indications de Sulva- tar.Hélène resta un instant immobile devant une petite bibliothèque, lisant machinalement les titres des livres qu'elle avait sous les yenx.M.Forbilan la regarda d'un air courroucé el elle sortit en se morfondant.La visite de Marius Salvatar ne surprit pas Elvire ; elle en connaissait le but.Salvatar cherchait à s'assurer le concours financier de M.Forbilan pour une importante affaire.Ses visites à Lacharmille étaient fréquentes, il y avait même reçu, À diverses reprises, l\u2019hospitalité.René aimait le caractère entreprenant de Marius et son habileté en affaires, mais il lui attribuait des idées un peu étroites, C'était, disait-il, un homme trop terre À terre, se lnissnnt séduire par un vulgaire intérêt.Il parlait de I'Amérique, ce vaste théâtre où se poursuivent les plus colossales opérations.LA seulement l\u2019industrie a son vrai caractère de grundeur, di- eait-il.René comptait par millions, très ébloui de ce qu\u2019il avait vu au pays des Yankees, faisant ruisseler l'or, décrivant ses merveilles avec une exaltation qui rembrunissait le front sévère de M.Forbilan.Elvire, de son côté, n'avait aucun enthousiasme pour l'affaire dans laquelle son père devait engager des capitaux considérables, Toutefois, on ne lui avait pas demandé son avis.Très entier, M.Forbilan déduignait les conseils, se fiant uniquement à son expérience et à ses lumières.D'ailleurs, il re- gnvdait Elvire comme unc enfant dont le jugement importait peu.Ii Ne se souciait pas davantage de celui de René dont il dédaignait les idées, selon lui, pleines d'exagération et d'outrance.L'examen de l'affaire proposée par M.Salvatar occupa M.Forbi- lan durant la matinée.Après des pourparlers assez longs, il accepta définitivement, à la grande joie de Marius.Celui-ci, triomphant, accepta volontiers l'invitation de M.Forbilan, et dina 4 Lacharmille.Dans l'éblouissement de la réussite, il se montra plein d'affabilité envers René, et même envers Hélène.Mais il fut particulièrement aimable pour Elvire.Il prit congé, en se confondant en remerciments, et s'adressant à Alle \u2018 Forbilun, il l'appela familièrement Mademoiselle Evire.Cela déplut à l\u2019altière jeune fille, elle tourna la tête, affectant de n\u2019avoir pas compris, C'était le jour du départ de René qui se rendait en Egypte.Après avoir terininé ses appréts, il descendit au salon où se trouvait Hé- lene.\u2014Eh bien, cousine, dit-il, vous êtes un peu triste de me voir partir, n'est-ce pas ?\u2014Oui, répondit simplement la jeune fille.René parut touché de cette franchise et sourit.\u2014 Mais, dit-il, pourquoi ne m\u2019ac- compagnez-vous pas?Hélène sourit à son tour.\u2014Celu ne se peut pas, dit-elle.\u2014Mon Dieu, je n'en vois pas la raison.Allons, cousine, un bon mouvement : embarquez-vous avec moi pour Le Cure; nous ferons, au bord du Nil, des promenades charmantes.Il parlait ainsi, en riant, pour distraire Hélène.Mais comme elle semblait plus mélancolique encore que de coutume, il continua sur le même ton enjoué : \u2014Soyons sérieux.Vous m'és crirez, n'est-il pus vrai ?Cela n\u2019est pus compromettant.\u2014Volontiers.Vous me donnerez votre adresse, là-bas ?\u2014Aussitôt mon arrivée.C'est entendu.J'aurai du moins de la sorte une consolation, puisque vous ne voulez pas partir avec moi.Oh! les préjugés ! continua-t-il d\u2019un ton superbe.Hélène regardait ce colosse, fort comme un chêne, et doux comme un enfant en ce moment, \u2014J'\u2019espère d\u2019ailleurs vous ramener un jour une amie à laquelle je scrai religieusement et légulement uni, continua-t-il, Alors nous voyagerons à trois, puisque vous ne voulez pas voyager à deux.Il prit dans ses grosses mains d'hotame fort les petites mains ] blanches de sa cousine, et, s'avançant un peu, hésitant : \u2014Allons, est-ce que l\u2019on s'embrasse ?dermnanda-t-il, ou bien est- ce aussi défendu ?Hélène Jui tendit sa joue rose, et soudain deux larmes brillèrent dans ses grands yeux bleus : \u2014Je n'avais que lui, .mura-t-elle, trés bas.\u2014Que dites-vous ?répondit-il.\u2014Rien, adieu.Elle le vit s'éloigner et embrasser son père ct Elvire qui se promenaient sous les grands arbres dorés par l'automne, en cette après- midi douce et ensoleillée; et lorsqu\u2019il eut disparu, elle se mit a pleurer.Oh ! oui, elle eut voulu le suivre et franchir les mera | Il eut été comme un frère pour elle, car il\u2019 l'aimait si franchement ! La veille, | de sa grosse voix, dans son langage ouvert, il lui avait dit par enfantillage : \u201c Venez avec moi, venez, vous passerez pour mu fille.En etfet, l'erreur étuit possible.Agé de vingt-cinq ans à peine, René \" son chagrin.portrait de sa mère, et celle oi avait été une femme de bien et un noble cœur.Son fils lui ressemblait, non- seulement au physique, mais au moral.Malgré sa vivacité un peu excessive, il avait une bunté native ordinaire aux hommes forts Promptement, il s'emportait, mais il était incapable de rancune, On aimait à le pluisanter, le sachant bon garçon, insensible à lu raillerie.Toutefois, il ne souffrait pas l'apparence de l'insulte, et récemment il s'etait battu en duel avec un étranger qu\u2019- il avait blessé légèrement.XVI On recevait peu a Lacharmille, Depuis son retour, Hélène y avait vu quelques voisins de campagne.Pourtant, l\u2019arrivée de l'un de ceux- ci avait été un véritable évènement pour la jeune fille: il étuit venu Sylvain de Livarnel, son ami d'enfance.Il était venu de Vermont, où il habitait avec sa mère.Il lui avait parlé de Durmont, des ruines de l'abbaye, de ln vieille demeure paternelle, de la vie folle et heureuse d'autrefois.Tons cos souvenirs enchantaient Hélène en évoquant le bonheur des jours heureux.Pnuvre Hélène ! Elle le trouva bien changé, son ami d'enfance ! Le garçonnet, aux boucles soyeuses tombant sur ses épaules, étnit un homme à présent.Fin, éluncé, brun d'un physique agréable, il conservait dans l'expression de ses traits quelque chose de juvénil.C'était un caractére original.Comme autrefois, il se pluisait à vivre en pleine nature, dans l'indépendance de la vie champêtre, rêveur, sauva ge, enthousiaste, poète à ses heures, artiste toujours.Devant le monde, sa timidité le paralysait, dune l'intimité son expansion ne tarissait pas.Lorsque sa mère lui reprochait l\u2019excès de sa passion pour la peinture, il lui répondait en lui déchant des strophes lumartiniennes ou des compositions musicales hautement fantaisistes.Dans toutes les chaumières du village, on voyait, sur le blane cru du budigeonnage à la chaux, de jolis tableaux aux cudres d\u2019or, représentant des anges gracieux ou des madones blondes, et les enfants s\u2019agenouillaient, le soir, en joignant les mains, devant les vierges plus ou moins raphaëlesques rêvées par l'imagination de Sylvain de Livar- nel.Le curé de Vermont avait demandé au jeune peintre un grand tableau de la Sainte Famille, et l\u2019avait placé au-dessus de l'autel, duns l\u2019église du village.Fièrement.Sylvain contemplait sa maîtresse œu- vre, quaud aux jours des religieuses solennités, elle resplendissait dans la lumière brillante des cierges, et les fidèles pieusement s\u2019émerveillaient.La première fois que le jeune artiste revit Hélène, il éprouva une vivo impression.Il l\u2019avait aimée comme une sœur, cette enfant blonde dont il partageait autrefois les jeux et les éphérnères chagrins.Au- jourd'hui il retrouvait en elle une intéressante victime de la destinée, Sa jeunesse, son deuil, ses malheurs étuient autant de titres à la sympathie.Il voulut être de rouveau son ami et son consolateur.Hélène accepta cette amitié si délicate qui fut un adoucissement à Elle avait reçu une lettre de son père, elle était rassurée, et, dans ses causeries avec Sylvain, elle se plaisait à rappeler le nom de l'absent, le mêlant à celui de sa mère et aux souvenirs d'enfance.Les longs mois d'hiver s'écoulèrent ainsi, le printemps revint sans semblait dans la maturité de l\u2019âge, rompre la monotonie de cette exis- avec son teint hâlé, au taillé d\u2019her- tence.On parlait du mariage d\u2019El- cule et ses traits d'une virile énergie.C'était, disait on, le vivant | vire Forbilan avec Sylvain de Li- varnel, mais rien encore n'était dé- cidé; au contraire le mariage de René était prochain: René venait d'acheter le château de Lerville, voisin de Lacharmille et devnit l'habiter avec sa jeune femme.XVII Dans les derniers temps.on poursuivait, sans relâche, les travaux de réparations et d'embellissements au château de Lerville,en vue de l'arrivée prochaine des nouveaux | propriétaires.Maintenant tout était terminé, la vieille demeure semblait rajeunie dans sw fraiche parure, sous les rayons superbes d\u2019un soleil d'été.Le perron, enguirlundé, étuit entouré de lauriers roses et de plantes ornementales lui donnant l\u2019apparence d'une corbeille de fleurs.On y voyait aussi d\u2019autres fleurs, vivantes et parlantes, s'exprimant nou par le langage muet des em- blêmes, mais par des voix harmo- nicuses.C'étrit un groupe de jeunes filles et de jeunes femmes, en toilettes claires, de nunnces varides, parmi lesquelles apparaissait une enfant aux cheveux d\u2019or et à ln robe de deuil.Cette dernièree était Hélène.Devant elles, dans la cour, se pressaiont des villageoises proprettes, des villageoises aux sarraus flambant neufs.Puis, des fillettes rieuses, avec «es fleurs aux corsages et des rubans dans les cheveux; des garçonnets mutins, se poussant, se querellant pour la meuilieur place,et des adolescents, aux vêtements étriqués, gauches dans leurs attitudes, brusques dans leurs mouvements.Tout ce monde endimanché, guilleret, en fête, acclamait bruyam- weut les jeunes mariés.\u2014Vive M René Forbilan ! vive Mme René Forbilan ! Au centre du balcon, M.et Mme Forbilan saluaient, lui souriant et digne, elle un peu fière et très amusée.Une jeune fille, le visage enluminé, émue, génée, s'upprocha des jeunes époux, tenant à la main un charmant bouquet de fleurs.Ses compagnes lu suivirent portant triomphalement un superbe vase en bronze.La première offrit son bouquet à Mme Forbilan, et lut un compliment d\u2019une petite voix étranglée par la peur.Lu jeune femine ln remercia d\u2019un gracieux sourire on lui tendunt sa main gantée, très gentiment, C'était le tour des hommes.L'un d\u2019eux \u2014 un beau gars \u2014 s'avançe avec les porteurs du second vase en bronze.D'un air dégagé, d\u2019une voix bien timbrée, il débita avec aplomb un petit discours de circonstance, écrit duns un style emphatique.Quand il eut terminé, M.Forbilan prit la parole pour exprimer s& reconnaissance et celle de Mme For- bilan, et pour se mettre à la disposition des habitants de Lerville, en tout ce qui leur serait utile ou agréable.Son speech, pas mul tourné et bien dit, fut applaudi chaleureusement eb provoqua de nouveaux cris de : \u2014Vivent M.et Mme Forbilan ! Les dames, placées près des mariés, les félicitnient d'un petit mon.vement de téte, les hommes applaudissaient aussi, mais commençaient à trouver la cérémonie un peu longue.Heureusement la musique se fit entendre, jouant des airs de danse, les notes suraiguës d\u2019une clarinette et d\u2019un ffageolet dominant les instruments de cuivre très sonores.On admira un instant les va.acs en bronze, pendant que René s\u2019entretenait avec les organisateurs de cette manifestation, puis on pas- su à la salle 3 manger où apparut une table couverte de fleurs et luxueusement garnie.Le repas terminé, on se rendit au salon.Après le café, les hommes gagnèrent avec empressement le fumoir, tandis que les femmes se grou- paient, de çi, de là, dans les salons.On parla du maringe de René, Il avait épousé, disait-on, une jeune américaine, aimable et gratieuse, et dont la dot se chiffrait par millions.Pourtant, quelques-uns considéraient cette fortune comme exagérée, bien que l'on ussurât que le père de Mary Boston vivaiten vrai nabub.Bref, tout cela semblait très mystérieux, plein d'incertitude, et, ; vu la distance, personne ne se sou- cinit d'aller aux renseignements : précis, n'y étant pas personnellement interressé, Quoi qu\u2019il en soit, gené Forbilan avait acheté le châteuu de Lerville et était venu s'y installer.Une lieue seulement séparuit Lerville de La charmille.René se trouvait ainsi à proximité de sa famille ct de ses chnsses, De son côté, Hélène se réjouissait de cette circonstance, heureuse de voir le jeune couple dans le voisinage, car déjà Mary, lu nouvelle mariée, lui témoignait souvent parlé de sa cousine, elle l\u2019aimait avant de la connaître et doublement depuis qu'elle l\u2019avait vue, Cependant, dans le groupe de femmes, on chuchotait en regardant driserètement Elvire, et tandis que l'on adinirait les cadeaux reçus par lu mariée, on semblait dire :au tour de sa belle-sœur à présnt.Une dame survint, l'air confidentiel : \u2014 Vous savez la nouvelle, n'est-ce: pas ?\u2014Non, non, \u2014Eh bien, on dit que c\u2019est rompu.\u2014Entre Elvire et Sylvain de Livarnel ?\u2014Oui.\u2014 Pus possible ! \u2014On me l'a affirmé tantôt d'une façon positive.\u2014 Et quelle est la cause de cette rupture ?\u2014Ëlle ne l'aime plus ?\u2014Elle en raffule.\u2014Alors c'est M.Forbilan qui s'oppose au mariage.Par égoisme, il veut garder sa fille.\u2014Au contraire, M.Forbilan ne néglise rien pour arriver à cette union qu'il a toujours désirée.Mais c'est Elvire qui n'aime pas où qui n'aime plus M.de Livarnel, \u2014Elle en aime un autre ?\u2014Précisément, \u2014Qui done ?; \u2014do l'ignore.Marius Salvatar, peut-être.M Forbilan a en lui une entière confiance ; les visites de M.Salvatar & Lacharmille sont fréquentes, il serait vraisemblable.\u2014M.Salvatar fait de brillantes affaires, dit-on.\u2014Brillantes.Mais chut le voici, Marius Salvatar entra en souriant, content de lui-même, une sorte d'aurcole au front, attirant tous les regards.Le succès grandissait cet homme, on l\u2019encensait, lui trouvant quelque chose d'extraordinaire et s'émerveillant de l'argent qu'il avait gagné.Certes, il était naturel qu'Elvire le préférât à ce rêveur, à ce peintre qui ne vendait même pas ses tableaux.À la{vérité, Sylvain de Livarnel avait de le fortune, mais Marius allait devenir richissime, dans la contrée on ne jurait déjà plus que par lui, i Ainsi pensait le grand nombre, Très gulamment M.Salvatar s\u2019approcha d'Elvire et fut accueilli par un sourire gracieux La jeune fille no le dédaignait plus à présent qu'il avait réussi ; volontiers elle oubliait l'obscurité de sa naissance, en le voyant préndre place au grand jour.L'interlocutrice de la dame bien condamnatiôn 1 cee une vive sympathie.René lui avait - informée reprit d'un air malicieux 3 \u2014Mais si M.de Livarnel n'épous se pas Elvire Forbilan, peut- dis épousera-t-il Hélène Mausort 7.x \u2014Hélène Mausort! y songez?vous ?Vous aves dong \u201coubliée la, tone 07 | | ! 1.4\" 1RIBUNE 4 EEE , \u2014Il est très capable de trouver cela plus piquant.C'est un garçon romanesque.Les artistes ont des Idées si originales, si étranges | \u2014Oui, mais Mme de Livarnel est une femme positive et elle a sur * son fils une grande influence.Jamais elle ne consentira au mariage de Sylvain avec la fille d'un.Le mot fut étouffé.On le devina.Tout le monde approuva de la tête.\u2014D'eilleurs, on prétend qu\u2019Hélène à la vocation religieuse.Cette déclaration provoqua des sourires ; bien des regards se tour- ndrent furtivement vers Mlle Mau- sort, comme pour saisir quelque marque extérieure de sa vocation.A co moment Sylvain de Livar- nel entra dans le salon.Il alla g'asseoir auprès d'Hélène.Aussitôt les deux jeunes gens devinrent l'objet de l'attention discrète du groupe féminin.Celle qui tantôt avait émis l'opinion que Sylvain, repoussé par Elvire, épouserait Hélène, triomphait à présent, trouvant leur rapprochement significatif.Sylvain et Helène ne se doutant pas qu'on les observait, cansaient avec un certain abandon.M.de Li- varnel avait une distinction naturelle exempte d'affectation.Toutefois, dans le monde, il ne pouvait se défendre d\u2019une certuine timidité et l'on en concluait à tort qu\u2019il manquait de moyens ou était dédaigneux.Cette méprise lui avait aliéné bien des sympathies et exci- 1tait certnines animosités, Aussi les commentaires alluient leur train dans le groupe d'obser- Vatrices, les unes renchérissant sur les autres avecde petites moues ironiques et des sourires moqueurs.\u2014Voyez donc comine ils sont sérieux.\u2014Bien sûr, ils manigancent quelque chose.\u2014Elle est fort bien Hélène Mau- sort.\u2014Et le noir lui va à ravir, \u2014Sa simplicité est charmante.\u2014Oui, mais la teinte de ses cheveux est un peu fade cependant.\u2014Un blond trop pâle.\u2014M.de Livarnel adore ce blond.A l'exposition dernière, les anges de ses tablenux avaient des cheveux de cette teinte.\u2014Un blond d'amatour.\u2014Soit.Mais d\u2019un amateur de talent, on doit le reconnaître.Il y eut des rires étoutfés et les lazzis continuèrent, Lu vérité est qu\u2019Hélène était devenue une svelte et élégante jeuno fille.Ses formes grêles d'udolescon- tes s'étaient arrondies ; sa taille, admirablement proportionnée, eut servi de modèle à un sculpteur.Les traits de son visago s'étaient accentués et la blancheur diaphaue de se carnation de blonde donnait une pureté virginale À ses grands yeux d'un bleu velouté, XVIII La porte s'ouvrit, un domestiquo annonça : \u2014M.Armand Savigny.Rend se leva pour recevoir son visiteur.Armand, d'un air dégagé, salua les personnes présentes et félicita René à l'occasion de son mariage, Il se fit présenter à Mme Forbilan.M.Savigny semblait âgé d'une trentaine d'années.D'une tailleélan- cée, d\u2019une correction de mise irréprochable, il avait l'extérieur et les manières d'un parfait \u201cgentleman.\u201d Une barbe noire, très soyeuse, encadrait son visage un peu pâle, et dés rides précoces accentusient la maigreur de ses traits.En somme, : Al'était dé coux qu'on remarque dans le monde et dont, instinctivement, on ne dédaigne pas de rechercher l'intimité.oo Pourtant sa présence jetait du _ \u2018froid à cause du père Forbilan que .AR ° .> ; - Von savait en brouille avec la fa- \u201c millé'Savigny.Armand eut le tact, de ne pas le remarquer, Personnellement d\u2019ailleurs il semblait peu connu des hôtes de Lerville et quelques-uns le dévisageaient discrètement.Au reste, sa démarche était justifiée par ses bonnes relations wvec René.Celui-ci, en effet, ne partageait pas lu rancune de son père et traitait Savigny amicalement, Lu visite de ce eernier fut courte ; il s\u2019entretint quelques instants avec Elvire, puis se hâta de prendre congé de M.Forbilan.Au moment de se retirer, il aperçut Marius Salvatar : \u2014 Comment, tu es ici ?lui de- manda-t-il, \u2014Je suis arrivé ce matin seulement, désirant assister à la fête.\u2014À quelle fête ?demanda Savi- guy, ignorant, ou feignant d'igorer qu\u2019il y eût, ce jour-là, fête à Ler- ville.\u2014Oui, répondit Marius, à la fête.Les hubitants de ce village souhaitaient aujourd'hui la bienvenue aux jeunes mariés.M.Forbilan père entra, Savigny s0 hâta de disparaître, On proposa une promenade dans le parc.Déjà une partic de la société s\u2019y était rendue.Les parasols ouverts, aux teintes multicolores, ressortaient comme des fleurs, sur le vert des pelousses et des bosquets ans les feux rouges du soleil couchant, Au milieu d\u2019un groupe se tenait Mary, la jeune mariée.Elle portait une robe le-cacheumire blanc simple comune il convient à la campagne ; des brillants, d\u2019une beauté remarquable, scintillaient à ses oreilles très petites.Gaillardement, elle fumait la cigarette avec uno grâce exotique, et l\u2019ons 'umusaiv fort de ses allures cavalières.Sylvain causa doucement avec Hélène, tandis que marius Salvatar s'entretenait avec Elvire Forbilan, s\u2019efforçaut de paraître spirituel.M.Forbilan père troubla la fête, et s\u2019approchant viviment de sa fille : \u2014Nous partons, dit-il.\u2014Sitôt ?.répondit-elle, hési- sitante.\u2014d'ai besoin de repos, déclara le vieillard.Alors Elvire, avec un méconten- mont visible, se tourna vers Marius, \u2014Haélag ! dit-elle, il faut savoir s'imposer des sacrifices dans la vie.\u2014 Votre départ précipité me l'apprend une fois de plus, répondit Salvatar.Peu d'instant après, la voiture des Forbilan traversait le village de Lerville.L'équipage dut s'arrêter, car il y avait encombrement sur la place noire de monde, et la féte battait son plein.Des musiciens avaient pris place sur un chur recouvért d'étoffes voyantes et de verdure ; ils soufflaient désespérément dans leurs instruments inharmonieux.Les couples dansaient A - perdre haleine sous les grands hé- tres enguirlandés, réunis par des bauderoles auxquelles on avait suspendu des verres de couleurs va- rides, pour l'illumination, De francs éclats de rire, des propos joyeux, des cris d\u2019enfants, se livrant à des ébats échovelés, se mélaient aux racleries du violon et aux ronflements sonores du trombonne.C'était une fête très bruyante, libre d\u2019allures, un pou brutale peut-être, mais pleine de vie, de mouvement et d'expansion.- Lentement la voiture se fraya un passage entre les groupes enru- Lannés, ébaudis, animés par la danse.On reconnut les Forbilan et on les acclama.Peu s'en fallut qu\u2019on les forçât à descendre de voiture, pour se mêler à la fête, et, quand ils eurent disparu, au loin, dans un nuage de poussière, les quadrilles interrompus recommencèrent avec plus d\u2019entrain, au son d'une musique endiablée.(4 contanuer) sé re SA 1e sauvent leur petit garçon II ÉTAIT FAIBLE ET MALADE DEPUIS SON ENFANCE À mesure qu'il vieillissait.su maladie semblait augmenter et ses parents croyaient qu'il serait malade durant toute sa vie \u2014 Les Pilules Roses du Dr Williams l'ont guéri après qu'on eut perdu presque tout espoir.Du Post, de Thorold, Ont.: M.James Dabauld et son épouse sont les deux personnes les mieux connues de la ville de Thorold, où elles ont passé plusieurs années.Elles ont un fils, qui, bien qu'il ne soit âgé que de dix ans, à beaucoup souffert et ses parents ont dépensé beaucoup d'argent pour tâcher de trouver un remède qui le guérirait et lui donnerait la santé ; leurs recherches ont cependunt été vaines jusqu'à ce qu\u2019elles commençassent à lui faire prendre les Pilules Roses du Dr Williams.Un reporter du Post ayant entendu parler de cette guérison, se rendit à la demeure de M.Dabauld ot obtint tons les renseignements de Mine Dabauld.\u201cJe suis enchantéo, dit Mme Da- bauld, de pouvoir faire conuaître au public les faits concernant la malailie et la guérison de mon petit, si ce récit peut aider d'autres personnes souftrantes.Charley est maintenant âgé de dix ans.Dans son enfance, c'était un eufant très faible, mais depuis lige de quatre jusqu'à sept ans, il n'a passé aucune journée sans être malade.À l\u2019âge de quatre ans, il commença à se plaindre d\u2019avoir de fréquents maux de tôte, qui plus tard, se firent sentir presque continuellement et bientôt les symptômes de débilité générale firent leur apparition.I] avait peu d\u2019apétit, et il devint pâle ot émacié, le moindre effort causait chez lui de violents battements de cœur et le vertige.Il avait souvent des dérangements d'estomac, ses lèvres devenaient bleuâtres et il souffrait de courte haleine, Il passait souvent la nuit sans dormir, et il se levait très faible, ct fatigué, le matin.Durant sa maladie, il a été sous les soins de deux médecins.Tous deux différaient d'opinion dans lo diagnostic de son cas.L'un disnit qu'il souffrait du catarrhe de l'estomac, mais bien que l'enfant ait suivi son traitement il n\u2019obtint aucun soulugement.L'autre médecin li prodigua aussi ses soins, mais no lui fit pas plus de bien que le premier, Quelque temps après, mu tante attira mon attention sur les guérisons opérées par les Pilules Roses du Dr Wiilinms, et j'en achetai, au mois de seplembre 1897, et il commença à en prendre.Nous croyions depuis longtemps qu\u2019il serait un invalide pour la vie, mais comme je devais faire tout en mon pouvoir pour procurer du soulagement à mon enfant, je décidai d'essayer les Pilules Roses du Dr Williams.Je constatai que la première boîte lui avait fait du bion et je continuai à lui faire prendre ces pilules; il en prit cinq boîtes dans l'espace de six mois ; il était alors devenu fort en en bonne santé, il pouvait aller à l'école et jouer autant que lesautres petits garçons, en bonne santé.Vu que tous les symptômes de son ancienne maladie sont disparus, je considère qu'il est guéri d\u2019une manière coimplête et permanente, Je considérerai tou- Jours que c'est grâce aux Pilules Roses du Dr Williams, si notre petit garçon a recouvré la santé, et je crois qu\u2019elles soulageront promptement toutes les personnes souffrantes qui en feront usage.\u201d Les Pilules Roses du Dr Williams sont aussi précieuses dans les cas d'enfants que ceux d'adultes, et les petits enfants chétifs profiteraient | et engraissersient bientôt si on leur faisait prendre ces pilules qui sont sans sans égales pour purifier le sang et renforcer le cerveau, le corpset les nerfs.En vente chez tous les marchands ou envoyées franço par la poste à 50 cts la boîte ou six boîtes pour S2,50, en s'adres- gant à Ia Dr Williams Medecine Co.Brockville, Ont.\u2014 Ne permettez pas qu'on vous persuade de prendre un autre remède qu\u2019on vous dira être \u201ctout aussi Lon.\u201d \u2014\u2014< A VENDRE 1° Une magnifique terre de 3 x 30 arpents avec un beau verger d'environ 900 à 1000 pommiers ; 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