La Tribune : journal hebdomadaire, 25 janvier 1901, vendredi 25 janvier 1901
[" , \u2019 Lo LL : couraient ça et là, mariunt leurs - couleurs avec les puirlandes de ver- - dures suspendues au haut des co-' .au silence le plus solennel, .M.le .suivante au héros de ln fête : «Monseigneur, * yœux les plue siucères, exprimés ques à l\u2019occasion du vingt cinquième daient pour les conduire au Palais Vou.18 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-IIY ACINTILE, Que, VENDREDI, 25 JANVIER 1901 No.88 Noces d'Argent Episcopales de Sa Grandeur Mgr L.-Z.Moreau Mardi soir, le 15 du courant, les cloches de nos églises ct chapelles, semant à toutes volées leurs joyeux carillons duns les airs, annonçaient à la ville épiscopale l'ouverture, pour ainsi dire, de la célébration des Noces d\u2019Argent de son vénérable évêque.Son Excellence Mgr Diomède Falconio, délégué du Saint-Siège pour le Canada, arrivait en ce moment à St-Hyacinthe, avec un grand nombres d'évéques et de prêtres étrangers.Tous étaient venus pour assister à lu grande fête du lendemain et présenter leurs hommages et leurs voeux au doyen do nos évé- anniversaire de sa consécration épiscopale.Mgr de Druzipara, Son Honneur le maire E.H.Richer, chevalier de Pie IX, et les échevins s'étaient rendus à la gare pour recevoir ces hauts dignitaires.Une foule immense couvrait les alentours.Après les sulutations ordinaires, les distingués visiteurs prirent place dans des fiacres qui les atten- Episcopal.On prit le souper a I'Evéché, et à sept heures et demie, Sa Grandeur Mgr I.Z Moreau, accompagné de Son Excellence Mgr Fulco- nio, des Archevéques, Evéques et .prétres étrangers, sc rendaient au Séminaire ou devait avoir lien I'ouverture officielle des fétes.Les élèves avaient revêtu, pour cette circonstance.leur salle de récréation des parures les plus coquettes, Les murs disparaissaient sous des tentures, armoiries épiscopales et\u2019 inscriptions.Les banderolles qui lonnes, -en rendait le coup-d'œil vraiment magique.- Le vénérable jubilaire et les distingués visiteurs y sont entrés aux: harmonieux accords de la fanfare du Séminaire.Quand les dernières notes de .la marche d'entrée -eurent fait .place chanoine Dumesnil, supérieur: de l'institution, se lève et lit l'adresse Notre première parole, ce soir, sera pour faire monter vers Dieu la reconnaissance dont débordent nos cœurs.À ce Dieu si bon, mille et mille aetions de grâces ! Qu'il soit à jamais béni d'avoir réalisé l'un des NocEs D'OR SACERDOTALES : Dieu a donné lu courunne d'arent à votre épiscopat, Corona.Supre mitram ejus.(EeeliXLV, 14) Qu'il nous soit ensuite permis de saluer avec respect et gratitude le Représentant de l'Auguste Pontife qui gouverne avec tant de sagesse et de gloire l\u2019Eglise de Jésus-Christ.Votre présence au milieu de nous, Excellence, jointe à celle de ces illustres prélats, venus de toutes les parties du pays pour prendre part aux joies de lu famille diocésaine et célébrer avec elle son Seigneur et Père, nous honore grandement et centuple notre bonheur.Monscigueur, il nous est doux de penser en ce moment, que votre amour pour cette iustitution, vous a porté à lui consacrer los prémices de votre JUBILE EPISCOPAL, en la choisissant pour ouvrir la série des fêtes données en votre honneur.Depuis longtemps, Votre Grandeur connait notre dévouement à l\u2019œuvre capitule du diocèse.Il y u quatre ans, nous profitions avec bonheur de la solennelle circonstan- cede vos Noces d'Or pour vous dire notre respcet profond, notre soumnis- sion parfaite, notre affectueuse gratitude.\u2014 Aujourd'hui nous n\u2019ajouterons qu'un mot: Monseigneur, vous le savez, grâce à Dieu, ces sentiments n\u2019ont pus varié.Dans cette occasion mémorable, nous avions cru réjouir votre cœur d'Evêque et de Père en faisant passer sous vos yeux le tableau des efforts fuits dans cette maison pour former et assurer, à lu société comme à l'Eglise, des hommes de caractère et profondément religieux.En même temps nous faisions suivre cet exposé d\u2019une profession de foi qui plut à Votre Grandeur, comme frappée au coin des vrais principes catholiques.Il est, croyons-nous, inutile d\u2019a- Jouter que ces mêmes principes, tous les directeurs de cette maison, avec l'aide de Dieu, entendent fermement les conserver.Il n'y a donc pas lieu d'insister sur ce point.Vos doctrines sont nos doctrines.À votre exemple nous n'avons qu\u2019un seul Docteur, universel, infaillible, Pierre commis de Dieu pour paître et les brebis et les agneaux.Mais nous nous sommes souvenus d\u2019une autre œuvre, intivaement liée à la nôtre, d'une œuvre que, durant vos vingt cinq années d\u2019épiscopat, vous avez eu particulièrement à cœur de promouvoir.Nous avons nommé l'instruction primaire.À l\u2019occasion de votre Jubilé Episcopal, nous avons eru que votre Grandeur aurait pour agréable notre désir de célébrer son zèle à suivre-d'esprit, comme de cœur et d'action, les enseignements réitérés des souverains pontifes sur le rôle de l'Eglise dans l'éducation et l\u2019instruction de la jeunesse.Nous serions, heureux de faire.comprendre, à tous comment vous avez mis en pratique les exhortations pressantes de notre glorieux Léon XIII sur.la nécessité d\u2019une éducation foncièrement chrétienne dans les écoles à tous les degrés, mais particulièrement dans les écoles dites primaires ou élémentaires.De tout temps il \u2018s\u2019est livré autour de l'enfance une lutte acharnée entre le.ciel et l'enfer, entre Dieu et Satan, entre l\u2019Eplise de Jésus-Christ et les _sectes diaboliques.L'Eglise veut.à tout, prix, selon sa divine mission, faire connaître Jésus-Christ, et étendre partout son règne sur les esprits et les cœurs.Par contre enlever à l'Eglise son influence maternelle, restaurer la domination de Satan, broyé sur le Calvaire, tel est le but avoué de ses ennemis nombreux et perfides.S'emparer de l'enfant dès ses .premières années voilà, de part et d'autre, le plus sir.moyen de réaliser ce but.Po En effet, comme une cire molle, son âme est apte à prendre et à garder longtemps les empreintes qu\u2019elle reçoit.Les premières sur- par tous vos enfants, grands et petits, il y à quatre ans, lors de vos mins den: tout pénètrent profondément et persévèrent toute la vie.La réside - ibd.» î ak kdb a le secret des efforts constants et persévérants qui se font, et de la part de l\u2019Exlise et de la part des sectes, pour s'emparer de l'enfance, et.l'enfant d'aujourd'hui nesera-t- il pas l\u2019homme de demain ?Comme la foule d'autrefois, les sectaires poussent encore la clameur : Nolumus hune regnare super nos ! Ce eri que Voltaire avait rendu par : Ferusons l\u2019infâme, notre siècle, plus raffiné dans sn civilisation, l\u2019a traduit par un seul mot: Luicisons.Voulez-vous, disent à leurs frères d'armes les coryphées de la lutte infernale, obtenir sûrement votre but, anéantir dans le monde le rè- goe du Christ, effacer jusqu'aux derniers vostiges de son esprit ?Sé- eularisez.luïcisez tout.en particulier les écoles, mais surtout les écoles primaires ou élémentaires.C\u2019est pourquoi, ils le proclament hautement : \u201cXl no faut reconnaître à aucune autre puissance que celle de l'état le droit de s'immiscer duns le régime des études.dans le choix et l\u2019approbation des maîtres.(Syl.prop.45.) \u201cLa boune constitution de la société civile demande que toutes les écoles soient affrynchies de toute autorité de I'Eglise,de toute influence modératrice et de toute ingérence de sa part, et qu\u2019elles soient plei- nemnent soumises à la volonté de l'autorité civile et politique, (Syl.prop.47.) \u201cLe clergé, comme ennemi du progrès véritable et utile, de la science et de la civilisation, doit êtro écarté de tout soin et de toute charge d\u2019instruire et d\u2019élever la jeunesse.\u201d \u201cNon seulement les maîtres seront laïques mais leur enseignement, les livres, les classes le deviendront aussi, en ce sens que toute religion, tout emblême religieux en seront bannis.\u201d Dans le pays où la population, grâce à son esprit de foi, ne serait pas encore prête à accepter des écules sans Dieu, il faut, sous prétexe de bonne entente, voire même de charité, établir les écoles neutres ou mixtes, ou encore mon confessionnelles.Vains mots ! Termes pertides, qui voilent et cachent le poison que l\u2019on veut servir à l\u2019âtne ; expressions bien faites pour endormir la conscience de ceux qui ne sont pas sur lenrs gardes.D'autros,\u2014et, chose plus grave, ceux-là se disent des nôtres \u2014par- tent de ce principe très vrai en soi, mais faussement interprêté par eux qu'Zl ne faut rien proposer aux enfants qui soit wu-dessus de leur portée.Ils en concluent \u201cque la notion de Dieu étant très abatraite, ne doit pas être communiquée à l'enfant ;.qu'il faudra attendre le.développement de sa raison pour lui parler du wystére de la\u2019 Trés Sainte Trinité etdes autres grandes vérités de notre religion ;.que les vérités naturelles doivent d'abord être présentées à sa jeune intelligence.Ils ajoutent : \u201cL'inatruction profane doit être répandue avec autant de zèle, à peu près, que l'instruction religicuse.Le plus grand malheur est de ne savoir nf lire ni écrire.Augmentez le nombre des écoles et vous diminuerez le nombre des prisons.Développez J\u2019instruction et vous comprimerez le vice.Fnites des enfants savants et vous aurez des citoyens ,vertueux.\"\u2014Dernier.trait de leur doctrine : \u201cDeux classes d'êtres, vivaient autrefois en dehors de ln culture de l\u2019esprit-; le peuple et la femme.: Le peuple est resté pauvre, mais l\u2019instrüction ne coûte plus rien ; ls femme est restée faible, mais la vérité la relève de l'asservissement, et il dépend d'elle désormais, des eflorts de son esprit, combinés avec sa vertu, de dêvenir, dans une égalité croissante, la compagne éclairée de l'homme.\u201d * Tels sont, Monseigneur, les principes enseignés et répandus plus ou moins dans tout l'univers par les tenänts de l'erreur à toüs les degrés do l'échelle.Et là où ils ont pris racine, ils n\u2019ont pas tardé à produire leurs fruits amers.Une épidémie de crimes déshonore lu société.Les hommes de carne- tère se comptent, le courage se fuit rare, Plus de ces serupules produits par l'honnêteté proverLiale d'autrefois.On semble avoir perdu les notions les plus élémentaires de ln Jjustico dans les entreprises privées et publiques.Les bonnes mœurs ont fait place à la dissolution la plus éhontée.Partout règue l'égoïsme ; un besoin impérieux de jouir se fnit sentir.Les temples sont déserts: les théntres sont trop étroits pour contenir la foule avide d'émotions foctices et malsaines.L'antique pa- gunisme semble renaître de scs cendres : Panem et Circenses ! ! demande ln foule de nos temps.Ce n\u2019est pas tout ; voilà que ces éléments, fruits pour la plupart de l\u2019école sans Dieu, se sont groupés.Le socialisme gronde ; comme une vague envahissante, il se précipite à l'assaut de la société.Entin le féminisme, avce ses prétentions contre nature, menace de détruire la famille, base de toute société.Encore un peu, et les suppôts de Sutan, si Dieu ne s'en mêle, auront détruit toute société civile, religieuse et domestique.Ils auront banni de la terre, le Christ, lumière du monde, seule vie, seule vérité, seule voie Voila les tristes conséquences de l\u2019école sans Dieu, méme de l\u2019école où l'on cache Dieu, comme celles où l\u2019on est convenu de n\u2019enscigner les choses de la religion qu\u2019en dehors des heures ordinaires de ln classe, Ici, Monseigneur, nous ne pouvons nous empêcher de tourner nos regards vers Dieu et de dire avec un auteur célèbre : \u201cO Jésus, vous avez commandé qu\u2019on laisst les enfants aller à vous; et de toutes part les impies les arrachent de vos bras ! Vous avez maudit ceux qui scandalisant le plus petit de ceux qui croient en vous et J'infâmes apostats ne veulent plus que les enfants apprennent à vous connaître ct à vous aimer ! O Sauveur, délivrez les humbles, les faibles et les pauvres de la morsure de l\u2019impie et de In fureur du dragon, c'est-a- dire du fléau de l'école laique ! Mais notre Dieu est le Dieu vivant ; sen Eglise est I'extention de la société divine sur la terre.Ce même Dieu lui & donné pour mission de répandre à fluts parmi les hommes la vie et:la lumière.Aussi, à ce débordement de faux prinoipes, d'agissements indignes et criminels son cœur de mère fut profondément ému.D'ailleurs,.à qui appartient-il de perfc ctionner un être ?.N'est çe pas à ceux qui lui donnent l'existence ?A Dieu donc tout d'abord, aux parents, à l'Eglise enguite par mission divine, de perfectionner l\u2019enfant dans sa triple vie physique, - intel lectuelle et gurnaturelle.C'est aussi aux parents, pux évêques, au, Pasteur des Pasteurs que Dieu deman dera compte du dépôt qui leur aura été confié ?-Pénétré de cette grave obligation, le chef de l'Eglise n\u2019a cessé d'élever la voix pour condamner les erreurs enseigner la vérité, exhorter à Ia résistance, aux sacrifices de tous genres, pour maintenir les droits et les principes en matière d'éduca- tidn.Par le Syllabüs, par la balle Quanta Cura, Pie IX, de sainte mémoire, fit bientôt justice de toutes les prétentions exorbitantes de l\u2019Etat.A peine Léon XIII est-il monté sur le trône pontifical.qu\u2019il tourne sa sollicitude paternelle vers les écoles do sa ville de Rome.Dans.une lettre à l'Em: Card.Vicaire il proclame que la formation de l'enfant exige autant la culture du cœur que celle de l'intelligence.que, pour obtenir la vraie formation, l'éthique naturelle et civile ne saurait suffire : Religio arte ad engregie praestat: Plus tard, au même Em.Cardinal\u2019 -il dénonce, les intentions perverses des sectaires et les moyens corrupteurs qu\u2019ils emploient pour pervertir le cœur et l'intelligence de l'enfant, 15t lui le Prisonnier du Vatican, lui qui vit des aumônes des fidèles, il donne largement lessubsides nécessuires pour parer au danger des écoles de l'Etat, fournissant ainsi au monde entier un exemple à imiter.Cette sollicitude ne se borne pas À la ville de Rome seulement.Tous les pays où la lutte est engagée reçoivent de lui enseignements, conseils, encouragements, consolations.Tantôt c'est la Belgique, tantôt c\u2019est l'Angleterre nuxquelles il prodigne les directions pontificales.La Bavière, ln France surtuut, la Hongrie, la vaste République voisine, même notre cher Canada, tous sunt I'objet de la vigilence du Pasteur.Toujours il condamno les fausses prétentions de l'Etat et foudroie l'école veutre de ses anathémes, \"L'Eglise, dit-il, gardicnue et protectrice de l'intrégrité do ln foi, qui, en vertu du mandat reçu de Dieu même.a le devoir d\u2019appeler toutes les nations à la sagesso chrétienne ct de voir soigneusement d'après quelles règles et dans quelle doctrine est élevée la jeunesse placée sous son autorité, a toujours condamné ouvertement les écoles appelées inixtes ou neutres, et elle n'a cessé de les signaler aux pères de famille comme un fléau dont ils ne suurnient assez se garder, \u201cAilleurs encore :\u201d Il importe souverainement d'instruire de bonne heure des préceptes de la religion les enfants issus du mariage chrétien.\u201cEt ailleurs entin :\u201d Ceux dont le premier âge n'appartient pas à la religion, grandissent sans la connaissance deces vérités capitales qui seules peuvent entretenir dans les hommes le goût de la vertu et régler les appétits contraires à la raison, Telles sont les notions sur Dieu créateur, sur Dieu juge et vengeur, sur les récompenses et les peiucs à attendre dans l'autre viè.Si on ignore ces vérités, la culture de l'esprit ne saurait être que malsaine.\u201d Bénit soit le Dieu de notre jeunesse ! ! C'est ce programme divin que suivaient nos maîtres d'école.On apprenait à épeler, puis à lire courramment dans le petit Catéchisme, qui comprenaît les prières du chrétien, el dans l'instruction de lu jeumesse ou le Devoir du Chré- lien.Tous ces pieux ouvrages ont fait place maintenant à de piètrés \u201cManuels de Leçons de Choses,\u201d contenant des histbires d'animaux, agrémentés de gravures rien moins que propres à'dévelôpper le got, Avec cela l'enfant apprendra sans doute à connaître et à aimer Dieu d'âvantage !! ! Mais inutile de poursuivre avec notre iminortel pontife.Ce qu\u2019il veut, ce qu\u2019il demande à tous, et'én Particulier à tous les évêques, êt ce que vous vous êtes toujours \u2018en- pressé de fairo, Monseigneur, \u2018e'eat que tous mettent fidèlement en pratique ses enseignements, ses exhortations, ses conseils, jusqu\u2019à ses moindres désirs.LT Quant \u2018À nôus, Monseigneur de St-Hyacinthe, nous vous avons vu à l'œuvre.Outre.les nombreuses circulnires \u2018dans lesquelles \u2018vous pnnez sur le sujet vos instructions à'\u2018vôs collaborateurs dévoué, dès œuvres tangibles sont:là, qui _rendent témoignage de votre zèle constant, à la formation chrétienne de J'enfance duris \u2018ce\u2019 diocèse.\u201d Vous avez voulu créer partout\u2019 de tibin- breuses écoles, dans':lesquelles \u2018les enfants sont entourés : d'une atmos- :phère essentiellement chrétienne.Vous avez voulu qu'ils fassent tout Amprégnés du Christ et do oti\u2019 Es.\u2018orit, afin qd'ils puissent\u2018 plus tard Tépandre partout autour d'eux \u201cla bonne otleur de Jésus Christ\u201d; Nombre de communautés .religieuses, celles des Filles, de la Vénérable Mère Rivier, des petits Frères de Marie, des Olètes \u2019 ASt-Visteur, des, Cleres de Ste-Croix, avec une / douloureuse » véhémence,, \u2018celle, dès.Frères a.se eur; e (nie fEOVEUT AA Re thai att oo. ï MN Émis avaient jusque-là largement secondé vos efforts, Mais ces divers instituts se vouaient surtout à l\u2019œuvre des pensionnats.C'est pourquoi de nombreuses paroisses, qui, pour une raison ou pour une autre, ne pouvaient se procurer les avantages d'un pensionnat, se voyaient dans l'obligation de contier leurs enfants À des personnes respectables, mais souvent jeunes ct inexpérimentées.Md par une sollicitude toute particulière pour l\u2019&me de ces nombreux enfants vous vous êtes senti inspiré, Monseigneur, de créer une communauté de Vierges spécinle- ment destinées à l'œuvre de leur formation intellectuelle et morale, L'Institut des Religieuses de Saint- Joseplr ne date que d'hier, et déjà, frrâce à Dieu, grâce à votre dévouement, grâce au zèlu empressé de Mgr de Druzipara, votre digne coadjuteur, il à grandi.Plusieurs pa roisses so ce diocèse, se félicitent de posséder ces institutrices dévouées.Bientôt un essaim de cette jeune communauté ira exercer son zèle dans notre chère mais malheureuse province-sœur du Manitoba.Voilà comment vous avez su, Monseigneur, mettre en pratique les enseignements, conseils et exhortations du Pasteur des Pasteurs.C'est ce que vous n'avez cessé de faire vous-mêmes, Messeigneurs, dans vos diucèses respectifs.Au même mérite, même tribut de louanges.Et nous ajouterons : Si, dans notre Province de Québec, nous avons échappé jusqu'ici aux tonta tives faites pour introduire l'abominable système de l'Etat Ror eT MAITRE de l'enseignement primaire, n'est-ce pas au clergé, et tout spécialement à la sagesse et à l'énergie de l'Episcopat, que nous le devons ?à cette vigilance, louée naguère par Léon XIII lui-même: \u201c Lorsque, dit-il dans son Encyclique AFFARI Vos, la nouvelle loi viut frapper l'éducation catholique duns la province de Manitobu, il était de votre devoir, Vénérables Frères, de protester ouvertement contre l\u2019injustice et contre le enup qui lui était porté; et la mnnière dont vous avez rempli ce devoir a été une preuve de votre commune vigilance et d\u2019un zèle vraiment digne d\u2019E- vêques.Et, bien que sur ce point chacun de vous trouve une approbation suffisante dans le témoignage de su conscience, sachez néan- Moins que Nous y ajoutons Notre Asseutiment et Notre approbation ; car elles sont sacrées, ces choses que vous avez cherché ct que vous cherchez encore à protéger et à défendre.\u201d Monseigneur, il ne nous reste plus qu\u2019un mot à ajouter.Tout en Ayant pour but principal de célébrer vos louanges, À l\u2019occasion de votre Jubilé Episcopal, nous ne pouvons oublier notre rôle d'éducateurs de la jeunesse, Nous avons voulu, dans cette circonstance solennelle, leur faire entendre l'énoncé des vrais principes sur cette Question si actuelle de l\u2019Instruction Primaire, en présence des hommes distingués qui les défendent et les mettent en pratique.Puissions- nous par là frapper leurs jounes intelligences et leur inculquer, non- seulement le désir, mais aussi une volonté ferme d'être plus tard vos auxiliaires dans lu défense do la foi.Mais, s'il nous appartient de semer, c'est à vous, Messcigneurs, de bénir, afin que Dieu fasse germer, croître et fructifier cette semence dans les âmes qui nous sont confiées.SÉMINAIRE de St-Hyacinthe, 15 janvier 1901.\"À ces dernières paroles toute la multitude s'agenouille, à l\u2019exception des évêques, qui bénissent, commo M.le Supérieur les en a priés, et Mgr Morceau, dont la voix affaiblie no réussirait pas à so faire entendre de toute l'assemblée, remot à son coadjuteur, Mgr Decelles, su réponse écrite, Mgr de Druzipara fait la lecture de ce beau document, si honorable au Séminaire et à ses directeurs, et qui donne une preuve si, éloquente du dévouement que l\u2019Evêque de St-Hyacinthe consacre À l\u2019œuvre des Girouard, des Plessis \u201cob des Bourget.Nos lecteurs aime- vont à le lire : \u201cMonsieur le Supérieur, \u201cTJ'estime d'un grand\u2019 -prixyl'ex- + \u2018a ny respect dont vous venez de me faire l\u2019hommage.\u2014 Ces sentiments délicats de tils nimés et dévoués m'ont attendri.Ils n'avaient rien pourtant qui pQt me surprendre : l'attachement à la personne de vos évêques, la soumission de cœur et d'intelligence à leur autorité, l\u2019empressement généreux à seconder leurs desseins, sont ici de vieilles traditions.Depuis bientôt 50 ans, le diocèse de St-Hyncinthe en reçoit les beaux exemples ; depuis 25 uns, je m'en édlifie moi-même.Mais il tn\u2019est doux de recevoir une nouvelle assurance de ces dispositions, comme il l'est toujours à un père d'enteuvlre lui parler ainsi, ceux-là mêmes de ses enfants d-nt le cœur lui est le mieux connu.Ce n'est pas non plus sans une satisfaction très vive que j'ui écouté le dévelo;-pement de lu large thèse qui fait le fond de votre discours, monsieur le supérieur, Vous y avez donné la formule d'une théorie, pleine de lumière, où cette maison vénérable n toujours vu sa raison d'être.Dieu merci, vous pouvez, en son nom, aborder hardiment cette question vitule ! Elle en possède l'intelligence : et les jeunes phulan - ges qui partent de ce Séminaire, pour aller donner à l'Eglise et au pays le renfort de leurs services, en publient le témoignage aux quatre vents du ciel depuis tout près d\u2019un siècle.L'idée qui présida à la fondation de cette institution fut en effet d'ouvrir une source féconde, où les générations viendraient boire ce breuvage salutaire qui entretient la vie des peuples: une suine éducation.J'ai lu cela dans l\u2019histoire des origines de votre maison, monsieur le supérieur ; et j'ai été heureux de tmn\u2019en souvenir en vous entendant.Si le Séminaire est demeuré fidèle à sa mission, si ses directeurs comprennent toujours leur rôle: vous venez d'en donner vous- mdme la meilleure preuve.\u201c Etablir une pépinière pour le sacerdoce a été la principale intention de M.Girouard dans lu fondation du Collège ; \u201d ai-je lu encore dans l'histoire que je viens de citer.Et le suint évêque Bourget, pour compléter l\u2019œuvre de M.Girouard, instituait, en 1842, ses directeurs en \u201cun Séminaire ou corporation ecclésiastique,\u201d dans le but, disuit- il, * de former aux sciences eb aux vertus de bons sujets pour toutes les classes de la société.\u201d Il ajoutait comme pour consacrer à jamuis lu pensée première du fondateur : « Nous préparons, par cette institution, une pépinière de bons et fervents ecclésiastiques pour alimenter notre Grand Séminaire.\u201d C\u2019étaient des prêtres qu'il fallait pour ces hautes fonctions.Cur \u201c il De suffit pas,\u201d dans une maison où graudissent les recrues de la milice sacerdotale, \u201c d'enseigner simplement aux jeunes gens les éléments des lettres et des sciences humaines.Ce n'est là que la moindre partie de la tâche.II faut que l'attention, le zèle, le dévouement soient sans cesse en éveil et en action : d'une part, pour étudier continuellement sous le regard et dans la lumière ; de Dieu les âmes des enfants et les indices significatifs de leur vocn- tion au service des autels; de l\u2019autre, pour aider l'inexpérience et la faiblesse des jeunes disciples, à protéger lu grâce si précieuse de l'appel divin contre toute funeste influence, soit du dehors, soit du dedans.\u201d\u2014 Vous avez trop étudié Léon XIIT, monsieur le supérieur, pour n'avoir pas déj reconnu que ces paroles sont de lui.Or, c'est là, ajoute le pape, un \u201c ministère humble, laborieux, délicat, qui exige une constante abnégation.\u201d Los simples cleres n\u2019en sont-ils pas enpables?Si je répondais non, je serais démenti par l'expérionce que l\u2019on n faite du contraire un peu partout et depuis longtemps.Mais il à bien fallu reconnaître tout de même, qu'en dépit des meillours vouloirs, ils n\u2019en sont pas capables sons sacrifier beaucoup de leur formation à ce que Léon XIII appelle \u2018 les sciences propres au prêtre.\u201d Comment remérlier à cotto situation ?Bien des fois, déjà, je me l'étais demandé, et je m'an étais entretenu avee le personnel dirigeant de mes séminaires.Enfin, pressé par les instances du Saint-Siège, entraîné par un illustre exemple, j'adoptai une discipline qui devait, dans un avenir prochain, installer des prêtres à toutes les chaires d'enseignement et aux principales Gaga ou diet SN SR nid a ita LT charges de la discipline en ces deux pression d'afféctueux \u2018et \u2018religieux ' maisons, eb garantir à tous mes \u201c LA YRIBUNk jeunes lévites les avantages d'un cours complet de grand séminaire.Certes, \u2014et on n\u2019eut pas de peine À le comprendre \u2014il n\u2019y avait rien là pour amoindrir le Séminaire de St-Hyacinthe.Il vn se trouver seulement que l'œuvre en sera fuite désormais par une société plus lur- gre de prêtres, qui n'en seront plus distraits par aucune antre préoceu- pation personnelle que celle de se sanctifier en formant la jeunesse aux sciences divines et humaines.L'œuvre accomplie par M.Girouard et complétée par Mgr Bourget, anra donc bientôt le couronnement qui lui convient, ct que Ini souhaitait le saint évêque dans son munJe- ment d'institution ennonique.J'uvais pleine conscience, toutefois, qu\u2019en prenant cette décision, jo demandais des sacrifices et les ennuis d'une époque de transition qui pouvait durer quelques années, aussi, combien je me sentis consolé, quand je reçus l\u2019adhésion entière des deux inaisons qui s\u2019y trouvaient concernées ; quand je lus celle-ci, par exemple : \u201c Vous pouvez compter, Monseigneur, sur notre dévouement pour assurer le succès du mode que vous avez adopté afin de remplir les justes désirs du Saint- Siège relativement à l'instruction et à lu formation des jeunes cleres de ce diocèse.\u201d\u2014 Ces belles paroles, expression d'un sentiment sacerdotal digne de tout éloge : elles m'étaient dites au nom du Consoil du Séminaire de St-Hyacinthe.Cette maison qui, dans son passé glorieux, est tant de fois allée au- devant des directions pontiticales, aura donc de nouveau marché une des premieres dans la voie tracée par Jes conciles et au terme de laquelle Léon XIII nous a si souvent montré le salut.En effet, le grand pape qui a si bien parlé de l'éducation populaire, n\u2019a, parlé de l\u2019éducation-clérieale ni moins bien ni moins énergiquement.Placé en observation ausommet de l\u2019Église, 3l a vu l\u2019armée formidable des ennemis ligués contre Dieu et contre son Christ, hgués pon plus en des conspirations occultes mais dans une audace impudente ; et il à (lit maintes fois que si,: plus que jamais, il faut attendre uujourdhui du clergé'le principal secours et le principal remède, il faut aussi mieux que jumais aguerrir le clergé par une formation scientifique complete ct par un long entraînement a la vertu.\u201c Il faut au prêtre, a-t- il écrit, une ime disposee aux rudes lnbeurs et capable de souflrir pour le salut commun; 1 lui faut aussi Ia science, eb une science ni commune ni vulguire.\u201d Avec des chances agrandies de succès, vous préparerez au.elergs, tnessieurs, ces membres d'élite, par les fortes études qui maintiennent cette maison-dans une si belle place parmi nos maisons d'éducation se- condnire au Canada; par lu bonne discipline et par la pieuse direction qui entretiennent chez vos jeunes élèves un esprit si aimable et si droit.\u2014Et par ees mêmes études et cette même diseipline, et cette mè- me direction, vous donnerez à la société des citoyens de foi et-de vertu come les veut Léon XILE encore, raient moins audacieux et ils n'auraient pus nceumulé tant.de ruines, si la foi qui opère par lu charité avait été en général dans les Ames plus énergique et plus vivante, et s'il n\u2019y avait pas eu un relâchement aussi universel dans.les mœurs chrétiennes.\u201d Il me semble vraiment, messieurs, que M.Girouard, et Mer Plessis qui Iaida de ses lumières et de son autorité, et Mgr Bourget qui donna à son œuvre une cxistence canonique régulière : il ne semble, dis-je, qu'ils doivent nous bénir, ces hommes de Dieu et ces patriotes clairvoyants, des efforts que nous mettons en commun pour donner à leur pensée un élément de perfection auquel ils ont bien eux-mêmes songé les premiers, mais que, vu des temps plus difficiles, ils ont dû se contenter de saluer de loin.| Pour ma part, ma récompense sera dans les bicnfnits célestes, que cet éminent service rendu a I'Egli- se, attirera sur une maison que j'nime et que je véndre profonde- ment.Je suis sûr, que, vous-mêmes vous n\u2019en désirez pas de meilleure.Mais je suis heureux de vous en remercier aujourd'hui, comme d'une consolation que je compte parmi les plus douces de mes 25 années d'épiscopat.Messeigneurs, ça été un grand bonheur pour moi-de m'\u2019arrêter à ce quand il écrit: \u201c Les méchants se- | sujet en votre présence vénérée.Votre Excellence et Vos Grandeurs peuvent conclure combien ce Sémi- nairo est digne des bénédictions qu'elles ont appelées sur lui, et ses directeurs, et ses élbves.Que ces bénédictions y demeurent à jamais ! Après cette lecture, la funfare a terminé la réception par un des plus jolis morceaux de son répertoire.Plusieurs membres du clergé ont couché au Séminaire.Le lendemain, l\u2019'Archevêque de Montréal a dit la messe de comumu- nanté.On avait préparé, pour cette circonstance, un programme de chant religieux qui a été fort bien exécuté.La partie la plus importante qui figurait au programme de la célébration des Noces d'Argent était lu messe pontificale, Pour cet office imposant, In sévérité et la tristesse de l\u2019intérieur de notre Cathédrale inachevée, pour des raisons que tout le monde con- nait, avait fait place à un aspect Joyeux et riant.Notre artiste-peintre, M.Joseph Richer, secondé par le Révd M.Langelier, à dû consacrer plusieurs jours de travail pour en arriver à cet effet.1 Un brillant succès a récompensé \u2018les efforts des décorateurs.C'est dans un temple paraissant partager la joie de tous ceux qu'il a reçu ans son sein, que s'est célébré l'heureux jour du 25e'anniversaire de le consécration de-son évêque.Les tentures aux riantes couleurs tapissant les murailles.les bante- 10lles-aux riches teintes-volant dans l'espace, les guirlandes de verdures encadrant les blasons dorés, les molles franges courant de ghapi- teaux en chapiteaux, les inscriptions chantant l\u2019heureux jour avaient chassé de cette cnecinte sa \u2018monotonie ordinaire.A neuf heures et demie,.l'Eglise chœur, sur des fauteuils, les notabilités de St-Hyacinthe ont prisplace, La grande allée est remplie de prêtres étrangers, La nef principale et les nefs latérales sont combles.Le Jubé cst entièrement occupé par des prêtres, des délégations d\u2019institutions religieuses et le chœur de chanti Unccortège de chanoines, de- supérieurs, et de vicaires s'avance dans-l\u2019abside aux sons harmonieux de lainarehe pontifieale de Widor, exécutée par l\u2019orgue.lls précèdent le vénérable jubilaire.L'assistæunce suit du regard ses pas tremblants.Accompagné de MM.les chanoines O'Donnell et Dumesnil, il gravit lentement les degrés de son trône.Le célébramt, Son Excellence Mgr Falconio, entre à son tour dans le chœur, et se dirige aux pieds de l'autel, suivi de ses officiers, des ar.chevéques et évêques, qui, après uvoir salué Sa Grandeur Mer Mo- reaiL, prennent place sur deux lignes de fautouils placés en avant des stalles.Le prêtre assistant est le Très- Révérend M.Thibaudier, vicaire- général de Nicolet.Les diacres d'honneur sont le R, P.Etienne de Clavette, secrétaire du Délégué Apostolique, et le Révd M.Cormier, curé de St-Barnabé.MM, les abbés C.Lescault, et E.Chartier, du Séminaire, remplissent le ministère de diacre et de sous-dincre, Le Révd M.Daoust dirige les cérémonies Le Saint Sacrifice est interrompu après l'Evangile.À ce moment, Sa Grandeur Mgr Bruchési, archevêque de Montréal, monte en chaire et fait le sermon de circonstance.Sa phrase harmonise sa parole vibrante, son éloguence profonde a suspendu l'assistance à ses lèvres.Nous reproduisons mot pour mot l\u2019allocution qu'il a prononcée, pour re point en détruire le charme : est bondée de tidèles En face du \u201c Quos dedisti mihi custo- dim.J'ai gardé avec soin ceux que vous m'avez donnés.\u201d (St-Jean, ch.17, v.12.) Excellence, Messeigneurs, Mes Frères, Les jours et les années no sont rien pour l'Eternel ; mais homme, lui, compte ses années ct ses jours.Sa vie et ses œuvres sont en quelque sorte une lutte continuelle contre le temps.Si sn vie se prolonge au delà des limites ordinaires, si ses œuvres s'affermissent et se développent avec la durée, il produit l\u2019admiration chez ses semblables et tout mortel qu\u2019on le suit, on se plait à entourer son front d'une auréole qui semble un mystérieux reflet de l\u2019immortalité.Quel exemple plus saisissant pourrnis-je apporter ici que celui du grand Pape qui préside aujour- d\u2019hui aux destinées de l'Eglise universelle?Nonagénaire, si frêle d'apparence, esprit plutôt que corps, semble-t-il, gardant toute ln vigueur de ses nobles Encultés, il résiste aux lnbeurs les plus rudes.Tous les devoirs de sa charge écrasante, il les remplit.L'humanité a les regards tournés vers lui; il Jui parle, la prêche, la dirige, la sanetifie, la consacre au Seigneur.C'est lui, qui, malgré sa faiblesse, domine tous les évènements.La vérité et le droit n\u2019ont pas de plus vaillant defen- \u2018seur, Son existence qui se poursuit \u201cJoeraque tant de tombes illustres \u2018s'ouvrent à ses côtés, nous-apparait comme un prodige constant.On di- roit qu\u2019il se survit par une influence céleste et nous nous sentons por- tés-dans notre nmour filial à l'appeler immortel, Mes frères, 3} y a parmi vous une carrière qu\u2019il & plu it Dieu de rendre saintement féconde et de prolonger pour lu bien de vos âmes et pour s& gloire, earrière d\u2019apôtre qui he s'est jamais épargné de travail ; carrière de père dont le cœur n\u2019a cessé de vous pradiguer les trésors de sa tendresse.Nous venons, nu- jourd\u2019hui, lui rendre hommage en célébrant le jubilé de son épiscopat, \u201c Cette fête étiit un besoin pour votre gratitude et votre piété ; elle était demandée pur notre religieuse admiration.L'Eglise de St-Hyacin- the ne pouvait pas laisser passer inupergu le 25¢ anniversaire de son alliance mystique avee I'époux doux et fort que-le ciel lui à donné.Je ne forai que répéter In parole prononcév'ies même par un représentant du Srint-Sièrre.en disant que le vénérable vieillurd, pasteur de ee diocèse, fait penser à Léon XIII et qu'il est de sa famille.Comme lui, en effet, on dirait qu'il triomphe dw temps, et des vicisei- tudes de la vie: I] comprend tous les besoins de son peuple, aucune de ses souffrances ne le trouve insensible ; munis, lui, semble habiter des sphères toujours sercines oi les imisères d\u2019ici-bas ne peuvent atteindre.Point de décadence dans cet esprit, point d'affaiblissement duns ce vieux cœur, jamais de trouble ni d'amertume dans cette imo.Cette vieillesse, couronnée de cheveux blancs, est en même temps couronnée d'honneur et d'amour ; elle mérite d'être acclamée.Tous, ici, depuis le plus humble fidèle jusqu\u2019à l\u2019éminent délégué du Sou- vorain Pontife, l\u2019acclament, en eftet, et, d\u2019une voix ot d'un cœur, lui adressent leurs félicitations et leurs vœux.\u201c Quinze ans, disait Tacite, c'est un gros morceau de siècle.\u201d Vingt- cing ans d\u2019épiscoput ! Vingt-cinq uns remplis comme ceux, de votre évêquo, mes frères, c'est un long espace de temps ; j'oserais dire que cela équivaut à plusieurs vies d'hommes.Que d'œuvres, en effet, accomplies pour le bien de l'individu, de la famille et de lu société | Que de jours et de nuits passés dans l'étude ! que d'enseignements donnés, que d'erreurs redressées, que de vérités et de devoirs rappelés au moment opportun ! que d'enfants enrôlés duns lu milice des chrétiens parfaits, que de clercs attachés au service ces autels ! que de confidences reçues, que d\u2019eaprits éclairés, que de cœurs consolés | que de courses à travers los villes et les campagnes, que de bénédictions répandues sur les demeures, sur les tombes et les berceaux ! que d'élans imprimés à l'éducation chrétienne, aux vocations religieuses, aux en- reprises de charité | que de parois- LA.IRIBUNL ses créées, que de tomples érigés à la gloire du Seigneur, et surtout, que de sollicitudes, que de commu nions au douloureux calice du Sauveur, que d'actes généreux dont le ciel seul a le secret ! Oui, 25 ans d'épiscopat, c\u2019est un gros morceau de siècle.Magnum lemporis devi spatium, Mes frères, votre évêque avait pris les rênes de l'administration depuis un an, à peine, lorsqu'il dut élever la voix pour rappeler les principes de l'Eglise, sur certains oints de doctrine de la plus haute importance.Voici les touchantes paroles proférées à cette occasion, pur son cœur paternel : \u201c Que nous voudrions pouvoir dire, un jour, à l\u2019exemple du divin Sauveur, à notre Souverain Juge, lorsque nous lui rendrons compte de notre admi- pistration : \u201c Je n'ai perdu aucun \u201c de ceux que vous m'avez donnés.\u201cVous me les avez contiés, Sei- \u201c gnew', comme un précieux dépôt.\u201c J'en ai pris un soin tout paternel \u201cet maintenant je les remets in- \u201c tucts et sans blessures, entre vos \u201c mains divines.Accordez-nous, 6 \u201c Dieu de bonté, cette grâce que * nous envisageons comme la plus \u201cinsigne dont vous puissiez nous \u201c gratifier\u201d (Lettro pastorale du 10 mai 1877.) Monseigneur, cette grâce insigne vous à été accordée.Votre vœu le plug cher a été exaucé ct en cette fête jubilaire, vous pouvez, dans ln joie et l'humble reconnaissance de votre fine, redire le mot que Jésus adressait, au soir de lu Cène, à son Père céleste : \u201c Quos dedisti miki custoilivi ! O Dieu, j'ai gardé avec soin-tout le troupenu que vous m\u2019u- vez confié,\u201d et le troupeau fera écho À votre voix en vons rendant le plus beau et le plus éloquent des témoignages.Ce troupeau chéri, vous avez veillé sur lui comme un père ; ce n\u2019est pas assez dire, com- Mme une mère veille sur son unique enfant.Vous en avez été le pasteur fidèle, co pasteur dont Jésus-Christ nous a lui-même tracé le divin portrait.Vous vons êtes dépensé pour lui, sans compter, avec lu maladie et la fatigue; vous êtes venu vers lui les mains encore humides de l'huile sainte, redisant In sublime promesse desaint Paul: Zmpendar et super impendar.Nous dépenserons toutes nos forces pour vous ; nous nous userons pour vous!\u201d Et vingt-cing ans sont là pour montrer que vous avez tenu purole.(Mandement d'entrée 1G janvier 1876).Ce que doit être l'évêque, les vertus qui doivent orner sa vie, ses labeurs de tous les jours, saint Paul l'a enscigné d\u2019une manière complète dans ses admirables lettres à Tite et à Timothé.Mais le Christ, prêtre parfait, pasteur et docteur de l\u2019humanité, l\u2019avait enseigné avant lui, par ces simples mots adressés à ses disciples : \u201c Je vous ai donné l'ex \u201c emple afin que vous fassiez com- \u201c me j'ai fait.\u201d Oui, c'est lui qui est le Maître et l\u2019incomparable modèle, pour toutes les conditions et pour tous les âges.Mais qui, plus que l\u2019évêque, est chargé de le représenter ct de reproduire les traits de sa vie nu milieu des hommes?Car, qu'est-ce que l\u2019évêque, sinon un des successours de ces apôtres, à qui il a été dit par Jésus-Christ, Lui- même : \u201c Qui vous écoute, m'\u2019écoute.Je vous envoie, comme mon Père m'a envoyé.\u201d L'Evangile, à chaque page, nous apprendra donc ce que doit être l\u2019évêque.Il ne s'appartient pas, il est tout entier l'homme de Dieu, et continue l\u2019œuvre de la Rédemption.Sa vie sera uno immolation et un dévouement continucls.Toujours il s'oubliera lui-niême pour penser au salut de ses frères.Rien ne viendra mettre obstacle à son zèle ou le ralentir.Pénétré de sn faiblesse et du néant d\u2019où il à été pris pour être élevé à une gloire si haute; il s'humiliera devant le Seigneur, reconnaîtra l'impuissance où il est sans son secours et fera reposer en lui toute sa confiance.Il sera l\u2019honime de la prière, persuadé que c'est dans le prière qu'il trouvera ses plus grandes forces et ses plus sûres lumières Il régnera sur le peuple commis à sa garde, mais il régnera par la bonté et par l'amour.C'est Un prince, en effet, dans l'Eglise, et ses sujets seront des fils chers à son cœur.Il corrigera, il reprendra quand ln correction sera nécessaire, mais jumais il ne brisera le roseau froissé, ni n'éteindra lu mèche qui fume encore.La miséricorde l'inspirera plus que la justice.Pardonner.lui.sera doux et il ne fermera jamuis ses bras à l'enfant prodigue que le repentir ramènera vers Ini.l se penchera sur toutes les blessures pour les guérir, il irn au de vant de toutes les infortunes pour les soulager.Il sera le père des nuvres, et sn main leur sera tou- Jours ouverte, comme son cœur, Point d'oxeeption de persounes ; grands et petits seront égaux à ses yeux, et s'il a des préférences, il les donnera aux plus humbles de son troupeau Les enfants seront l\u2019objet particulier de sa sollicitude, il les mettra sous lu direction de maîtres suvants et craignant Dieu.Au besoin, il fondera des familles reli- rricuses, qui feront de l\u2019éduention.l\u2019œuvre de leur vie, puisque c'est sur l'éducation que repose le progrès intellectuel et moral des peuples.Il sera docteur, par ln purole et par l'exemple, il prêchern In vé- vité dans son intégrité pnrfnite, S'il le faut, il signalera et stigmatisera l'erreur, le dépôt sacré de la Foi lui sera plus cher que sa vie, I ira de bourg en bourg, de ville en ville, à l'exemple du Sauveur, annonçant partout In bonne nouvelle et sanctifiant les âmes, encours geunt les bons, ramenant les pécheurs.A Pouvrier, au patron, au citoyen, à ln famille, aux autorités civiles elles-mêmes il rappellera sans fniblesse leur mission et leurs devoirs.Bon pour tous, il se mon- trern tendre pour ceux que le ciel lui donnera comme les coopérateurs de son apostolat.\u201c Vos dixi dmicos : Vous êtes mes amis,\u201d di- ra-t-il à ses prêtres, et il leur prouvera son amitié pur les encourage: ments qu'il leur donnera dans l\u2019é preuve, par l'intimité de ses entretiens, par le zèle qu\u2019il apportera à soutenir leurs droits.Il aimera son puys, et rien de ce qui peut contribuer à sa prospérité.\u2014Colonisntion, agriculture, finance, commerce ne lui sera indifférent.Mais surtout il nimera l'Eglise du plus grand amour, Il travaillera à étendre son règrne, à la Fuire connaître et à la faire aimer.Voilà l\u2019évêque ! En parlant ainsi, je me prêche moi même devant Dieu ct devant vous, et je trace des devoirs qui sont, hélas ! comme un reproche fait & mon indignité et & ma fai: blesse.Mais vous, mes frères, en n'entendant, n\u2019avez-vous pas dit: \u201c C'est ainsi que notre Pontife a passé, pendant 25 ans, parmi nous.\u201d Insister ne serait pas discret.C'est it vos cœurs que je lnisse le soin de fairo de votre père l'éloge mérité pur sa haute vertu.Monseigneur, je sais que vos lè vres seraient prétes à entonner le doux cantique du départ, car le ciel a pour vous des attraits que n\u2019offre point In terre.C'est là-haut que sont aujourd\u2019hui toutes vos pensées et toutes vos espérances.Cepen dant, je sais aussi, qu'à l\u2019exemple du grand Evéque de Tours, vous ne refusez pas le travail, si vous êtes encore nécessaire à votre peuple, et que vous voulez vous dépenser pour lui jusqu\u2019à la fin: Zn fi- nem dilexil.Eh! bien, oui, votre peuple n besoin de vous.Votre présence lui est douce, il vous avoue la plus entière et la plus filiale confiance.Par votre plume toujours vaillante et votre rosaire, vous pouvez combattre cle bons cembats et remporter de belles victoires.Que vos jours soient donc encore nombreux.Ad multos annos ! C'est le vœu de tous ces dévoués frères qui vous font en ce moment une couronne d'honneur.Ad multos annos! C'est le vœu sincère de co fils aimé dont vous avez fait le soutien de votre vieillesse et le condjuteur de vos apostoliques travaux.C'est le vœu de votre clergé, de vos communautés religieuses, de tout votre peuple attaché par des liens si forts à votro personne vénérée.Ad mul- tos annos ! C'est enfin le vœu do votre humble métropolitain, qui voit en vous un père, en même temps qu\u2019un conseiller précieux.Comme par le passé, il aimera à s'inspirer auprès de votre longue expérience et de votre sagesse, Il viendra, heureux, se reposer parfois de ses travaux sous le toit si hospitalier de votre évêché et, dans des colloques comme ceux dont il arde le souvenir attendri, apprendre ce qu\u2019est un évêque véritablement selon le cœur de Dieu.* > e Le chant exécuté par l'Orphéon de la Société Philharmonique, soutenu par le chœur de l\u2019Académie Girovard, a été rendu avec goût.La partie musicale ne laissait rien à désirer.: Voici le programme qu'on a rempli: _ Messe on Sà Bémol, de Collaherts.Marche d'entrée : Messe Poutificale, de Widor, par O.Fontaine.Kyrie: par un cheeur d'ensemble.Gloriu : Solo de M.H.A.Benu- regard, au Gralias; trio Qui tollis jar MM.H.Richard, L.Dutilly et H.Dartois.Credo : trio Deum de Deo pur MM.Jules Lamothe, G.Morel, et Albert Morin; solo de M, Léon Ringuet dans LL incarnatus est; duo Et in Spiritwm par MM, Léon Meyerre et M.Neuville, Sunclus : trio Benedictus par MM.8.Casavant, G.E.Sicotte, et Elzéar Chabot.Agnus : par un chœur d\u2019ensein- ble.Partie musicale : Epitre : Ancien chunt de Noël.\u201c Les Anges dans nos campagnes,\u201d avec-variutions.\u2014 M.le prof.Léon Ringuet Offertoire : Méditation religieuse Hece sacerdos, de Chs Gounod, pour saxophone alto -\u2014M.Oscar Fontaine, soliste.Au dernier Evangile, chœur Adeste Fideles, Sortie : Grande marche d'orgue.Directeur : M, le prof, Léon Ringuet, Accompagnement : Fontaine.grand M.Oscar * * = Immédiatement après la messe, Son Honneur le Maire, E.H.Richer, savance au milieu du chœur et donne la lecture de l'adresse suivante, dédiée au vénérable jubilaire par les citoyens de la ville.C'est à lu fois une profession de foi, un témoignage de reconnais- sauce, ct un souhait de bonheur ct de santé qui est sorti de lu bouche de notre premier magistrat : À Su Grandeur Mgr Louis-Zéphirin Moreau, Evêque de St-Hyacinthe.Monseigneur, La ville de St Hyacinthe réclame sa place dans les fêtes qui céle- Lrent aujourd'hui vos Noces d\u2019'Argent épiscopales.Et je suis heureux d'exprimer à Votre Grandeur les respectueuses félicitations, les symn- pathies et les vœux sincères, dont le Conseil de Ville et les citoyens de St-Hyacinthe tiennent à lui offrir l'hommage, en cette joyeuse circonstance.Ce fut un beau jour pour Saint.Hyacinthe, que le 16 janvier 1876.Ce juur-là, le pasteur que tous les habitants de cette cité catholique avaient appris depuis longtemps à vénérer, recevait l'investiture des hautes fonctions de l'évêque.À leurs yeux à tous, Monseigneur, la carrière où vous entriez s'annonçait heureuse et féconde; vos qualités administratives, et vos vertus de prêtre en étaient le présage et la garantie, Mais qui eût pensé alors, qu\u2019un jour viendrait où, entouré d'un brillant cortège d'évêques, accompagné d\u2019un clergé nombreux et distingué, au milieu d\u2019une foule immense de tidèles, vous nous appa- ruitriez couronné des œuvres d'un épiscopat long d\u2019un quart de siècle.Vingt-cing ans, c'est peu dans l'histoire d\u2019un peuple, c\u2019est beaucoup dans la vie d\u2019un homme.C'est beaucoup, - quand cet homme pnsse en faisant le bien, en relevant ses concitoyens par l'exemple autant que par le parole, en soulugeunt toutes les détresses matérielles et morales.Saint-Hyacinthe, Monseigneur, a été doté par vous d'institutions bienfaisantes et humanitaires, qui perpétueront au milieu de nous votre souvenir.Sous votre direction paternelle, ont grandi et prospéré les importantes maisons d'éducation, qui font de notre ville le centre intellectuel de tout un diocèse.Votre compassion pour les délaissés et les souffrants a développé\u201d nos asiles charitables, où de saintes femmes ont maintenant le soin de toute une population d\u2019orphelins et de vieillards déshérités de la fortune.Dans cette journée consacrée aux souvenirs, il faudrait plus de temps qu\u2019il ne m'est permis d'en prendre, pour signaler toutes les œuvres de bien qui honorent le premier quart de siècle d'un épiscopat consacré tout entier au plus persévérant travail et à l'exercice des plus fortes * vertus.i Les citoyens de Saint-Hyacinthe ont du inuins le devoir de vous dire, Monseigneur, toute leur reconnuis- | sance pour le bien que vous avez i fait à votre ville épiscopale.Ils vous prient de croire à leurs sou- linits ardents pour votre bonheur, Ils désirent que vous viviez encore de longues années, exempt des chagrins de lu vieillesse.Ils espèrent que, longtemps encore, vous pourrez les nider de vos conseils et de vos prières, dans le règlement des questions sociales qui menaceut de troubler l'avenir, et dont lu solution ne peut su trouver que dans les enseignements de l'Eglise.Monseigneur, vous aimez Lenu- coup le pape, et votre ville épiscopale le sait depuis longtemps.Aussi, ai je la persuasion d'être agrea- ble à Votre Grandeur, en prinnt, ici même, Mgr le Délégué Apostolique de recevoir mes très humbles hommages ct ceux de tous les citoyens de St-Hyacinthe.Excellence, quelques semaines après votre arrivée en Ce pays, vous avez daigné honorer notre jeune cité d\u2019une visite dont le souvenir nous demeure toujours précieux et cher, J'ai l'agréable mission de vous l'assurer, ct de vous offrir le tribut de notre admiration pour le grand pape Léon XIII, avec celui de notre vénération pour son illus tre envoyé.Que Votre Excellence regoive l'expression de notre gratitude, pour l'honneur qu'Elle nous fait, en donnunt aujourd'hui l'éclat de sa présence au jubilé de notre évêque.Les citoyens de St-Hyucinthe, par E, H.RicHER, Maire.St-Hyacinthe, 16 Janvier 1901, Sa Grandeur Mgr Moreau n paru vivement touché par les sontiments contenus dans cette adresse.Par la voix de son coadjuteur, il y à répondu en ces termes : Monsieur le Maire, de vous remercie, de tout cœur, du sympathique message que vous m'apportez au nom de la cité de St- Hyacinthe, et de l'expression distinguée dont vous avez voulu le re- vétir.J'y suis extrêmement sensible, comme il est naturel de l'être en pareil jour aux souhnits de ses amis\u2014 Et comme nous partageons depuis bientôt cinquante ans les mêmes bonnes et mauvaises fortunes, je puis bien dire que c'est la voix de vieux amis qui vient de me parler.Plus en effet les accents de cette voix me reportent loin, plus aussi ils me deviennent aimables et me rendent reconnaissant, Maintenant, messieurs, au cours des vingt-cinq années d\u2019épiscopat qui finissent aujourd\u2019hui, vous ai-je rendu tout le service dont vous me faites hommage ?\u2014 Je l'ai voulu du moins.Car il m\u2019a toujours semblé qu'un évêque devait considérer dans sa ville épiscopale comme le résumé de tout son diocèse ; que les sentiments dont il lui faut envelopper tout le territoire de su juridiction, il les devait tout d\u2019abord arrêter sur ln cité de son siège.Aussi, il n'est aucun bien que j'uie ambitionné pour les autres mem bres de la famille diocésaine, sans vous l'avoir offert à vous les premiers.Vous savez le reconnaître, et j'en suis heureux, parce que je trouve dans le sentiment même de cette reconnaissance une garantie de progrès pour notre ville.Ce sentiment me dit, messieurs, que vous avez du progrès une idée chrétienne.Vous ne voulez pas ressembler à ce peuple dont parle l\u2019Ecritdre : à ces Enfants des Hommes dont la civilisation, et aussi la corruption, se portèrent à un degré qu\u2019on n'avait pas connu auparavant, et qu'on n\u2019égalera peut-être jamais dans toute la durée des âges.Malgré ses richesses et malgré sa force, ce peuple a disparu du monde.L'historien sacré en donne la raison : \u201c Les Géants n\u2019ont pas prié et ces hommes qui se fiaient leur puissance ont été détruits.\u201d Des chrétiens ont sans doute le droit de se rappeler le mot du psalmiste : \u201c Le ciel est à Dieu, mais il a donné ln terre aux enfants des hommes.\u201d \u2018Toutefois; \u2018ils ont aussi le devoir de se souvenir que\u201c c c'est la justice qui élève les peuples vb que c\u2019est le péché qui les conduit à lu mort.\u201d Cela veut dire que le progrès vrai d\u2019une société ne se mesure pas tant sur ses richesses maté- vielles, que sur lu somme de ses vertus.Or, dans un centre industriel, plus encore qu'ailleurs, on ne saurait impunément concevoir d'autre façon In perfection socinle\u2014Ils sont là, les principes divins dont l\u2019application mnaintiendra l'ouvrier dans lu vertu du cœur et la droiture de l'esprit.Ello est li, la lumière qui fera trouver les points de contact, ménager les intérêts communs, donner satisinetion nux besoins réciproques de deux classes faites pour vivre en paix.11 est là, le secret du rapprochement des esprits et des cœurs, du respect des droits du chacun, et de lu juste liberté pour tous.Grâce à Dieu, messieurs, des dispositions pacifiques animent notre honnête peuple de travailleurs \u2014Il faut en rendre grâces aux hommes d'ordre qui le fréquentent et l'avisent; il fant aussi en savoir gré aux associations de mutualité catholique et à l'excellent esprit qui rayonne autour (elles; par dessus tout, il faut on remercier I'Eglise ct ses enseignements sauveurs.Si, jua- qu\u2019à ce jour, nos ouvriers sont demeurés calmes, St-Hyacinthe le doit à la religion de leurs principes.Mais qu\u2019un jour vienne où l\u2019Eglise cesse d'être écoutée : ce sera le jour dont votre clairvoyance, monsieur le maire, vous fuit appréhender le malheur pour l'avenir de notre cité.Il n\u2019arrivera jamais, messieurs, ce mauvais jour, tant que vous voudrez laisser à l\u2019Eglise une chance de vous en préserver; tant que vous vous souviendrez de chercher nuprès d'elle le dénouement de vos difficultés sociales.\u201c C'est avec assurance que nous le disons.Car lu question est d'une nature telle qu'a moins de faire appel à la religion, il est impossible de lui trouver jamais une solution effience.D'autres agents, \u2014 les gouvernants, les maîtres, les riches, les ouvriers eux-mêmes, \u2014 y doivent aussi leur part d'activité.Mais ce que nous pouvons affirmer sims hésitation, c'est l'inanité de leur action en dehors de celle de l'Eglise.La puissance de l'action de l'Eglise catholique sur ce terrain est démontrée par une expérience de tous les temps et de tous les pays: ceux-là mêmes qui lui sont étrangers ne le méconnaissent point.Par sn nature et par ses institutions, l\u2019Egliso est vraiment la mère des peuples.Elle tient À sa disposition des ressources merveilleuses, pour aider au développement du bien-être de l'existence, sans nuire À l'honnêteté et à ln sainteté do ln vie.\u201d Vous avez déjà reconnu, en ces paroles, la voix du grand pape qui - à mis en si parfaite lumière les principes de justice et de charité enpables de rapprocher toutes les classes sociales, de rétablir entre elles une harmonie durable, de conjurer définitivement la tempête affreuse qui tourmente et menace la société humaine.Messieurs, vous les avez compris, ces avertissements de celui qui possède ici-bas les paroles de la vie éternelle.Vous venez d'y faire un acte d'adhésion et de foi, qui m'est infiniment plus agréable que je ne puis le dire.Je vous en remercie du moins, et en échange des souhaits affectueux de la cité de St-Hyacinthe, de son corps municipal et de ses citoyens, je prie le Seigneur de répandre la paix sur vos familles et la prospérité sur vos institutions.\u201c On proclame heuroux, dit le psalmiste, le peuple qui jouit de ces bions ; mais plus heureux encore, ajoute-t-il, le peuple dont Dieu est le Seigneur ! \u201d Que ce cantique puisso être chanté toujours sur ma bien-aimée ville épiscopale : c\u2019est mon vœu le plus cher.Excellence, Vous représentez au milieu de nous le pape de l\u2019immortelle encyclique sur la condition des ouvriers.En cette qualité, vous aviez déjà tout droit l'hommsge d\u2019un peuple dont le travail fait la principale richesse.Vous y aviez aussi un droit d'acquisition personnelle, depuis la visite dont vous honoriez St-Hyacinthe dès le debut de votre séjour au Canada, et où vous avez laissé dans tous les cœurs un souvenir si profond.\u2014A ce double titre je m'associo aux sentiments que le .LiA{IRIBUNE a ~dHiis' ma villé dpisdopale! -» Mais voici' qu'aujourd'hui, voùs - présidez la célébration du jour na- l'de mon épiscopat; que vous appelez les regards de Dieu sur le pauvre évéque que je suis; que + vous priez le Seigneur \u201c pour qu\u2019- Avec le troupeau qui m'est confié j'arrive à lu vie éternelle\u201d Comment ne seruis-je pas confus et touché?et comment pourrais-je vous dire toute ma reconnaissance ?Je ne m\u2019acquitteruis pas, en renouvelant entre vos'mains le serment que je fis au jour de mon sacre : \u201c de traiter avec honneur Jes envoyés du siège apostolique.\u201d L'engagement serait trop facile envers un prélat délégué vers l'Eglise cu- nadienne, pour en couronner la hiérarchie, pour en fortifier le prestige en lui donnant avec le concours de son autorité celui d'une piété, d\u2019une doctrine, d\u2019une prudence qui le distinguent, a dit Léon XIII, egregie Pratér celeros, Mission trop bionfaisante pour n'être pas digne, non seulement de tout honneur, mais encore des plus ferventes actions .de grâces et de l\u2019entier concours de tous ceux qui soñt susceptibles da se laisser toucher par les grands intérêts de lu \u2018paix religieuse en notre cher pays.Ce concours, Excéllence, vous avez droit de V'attendre d'un évé- qué qui vient de vous étre repré- senté\u2014avec vérité\u2014comme un fils aimant et dévoué du pape.Vous l'aurez sans réserve.Je ne suis plus qu'on vieillard affaibli par les in- rmités, ihäis aussi longtemps que ld divine Providéace ine gardera une étincelle d'énergie, je l'emploie- fai à prêther à mon clergé et à mon peuple l\u2019amour de Jésus-Christ ot la dévotion à son Auguste Vicaire.Et je serai entendu, Excellence.Le diocèse de Saint Hyacinthe, depuis longtemps accoutumé à ces sentiments, n'aura pas de peine À voir la majesté pontificale en celui qui a mission de nous la rendre présente, et il sera docile à ses conseils et à ses avertissements, aussi bien qu\u2019à ses ordres.Si done, Excellence, vous vous - souvenez de nous, quand vous entretiendrez le sonverain pontife de vos observations ct de vos travaux, dites-lui, s\u2019il vous plait, que vous \u201c avez trouvé ici une famille entière- \u2018ment sienne, pénétrée de respect et de dévouement pour son auguste personne, de sympathie pour ses épreuves, d'adiniration pour ses œuvres immortelles, de soumission à toutes ses volontés.Priez-le de bénir et le père et les enfants.Mgr Falconio se lève alors et fait, en français, une courte allocution que nous reproduisons ci-dessous : Monseigneur, Pérmettez que je vous remercie \u2018des paroles bienveillantos que vous \u2018venez de m\u2019udresser.Je veux dire, A mon tour, toute \u2018la vénération que je porte à un évé- \" \u2018que que j'estime l\u2019un des plus distingués du Canada.Mgr Moreau vivra à jumnis dans l'Histoire de ce diocèse.De grandes .choses, des évènements importants, \u2018 \u2018sesont accomplis sous son glorieux \u2018épiscopit.Il a été tout zèle pour son peuple, qui a trouvé en lui un ami, uh père, un pusteur selon le cœur de Dieu.Son administration \u2018aimprimé au diocèse de St-Bya- cinthe un élan de progrès remarquables au double point de vue re- - ligiéux et watéricl.Sous la direction de ce vénéré et vénérable pré- \u2018lat, le clergé n été uni et s\u2019est tenu à lu hauteur de son ministère sacré.\u2014Comme évêque et comme père, \u2018Mgr Moreau a gagné le respect de \u201c sës fidèles, de ses prêtres, et aussi \u201cde I'épiscopat canadion tout entier.Monseigneur, permettez-moi de vous féliciter, en ces fêtes solennelles'où le peuple, et lo clergé et l'é- piscoput lui-même, vous entourent \u2018comme d'une couronne magnifique.Agréez tous les vœux que je formo pour votre bunheur, Le vénérable jubilaire termine ensuite la cérémonie, en entonnant \u2018d'une yoix faible, mais ferme, le Te Deum, en actions de grâce.+ .* .Un banquet somptueux avait été \u201c préparé:pur'les Dames de -la-ville, sous la présidence de Madame la mairesso Righék, Tmmédisteriént après la messe, les convives se dirigèrent à:la salle.«des bazars,\u2018oùrilzallait'être' sorvi.bonheur\u2018de'vous revoir a réveillds |: Sur le-porcha on-lit : Bienvenuel Dans lé couloir qui conduit\u2018 & .I'appartement du\u2019banquet, sont atta: chés sur les murs, des banderolles portant'les sentences suivantes : 1876-1901.\u2014 Reconnaissance.\u2014 Je puis tout en Celui qui me fortifie.\u2014 Hommages à nos vénérés pré- lats\u20141846-1876-1901\u2014Au digne jubiluire nos hommages.\u2014 Ecce constitui te ut œdifices et plantes.La salle principale avait été ornée avec goût.Les guirlandes, ban derolles, drapeaux et écussons qu\u2019on avait disposés çà et là, avec art, lui faisait respirer un air de fraîcheur et de gaieté.On y lisait les inscriptions suivantes : Qu'il vive longtemps.Les lonys pontificats comme les lougs vègnes sont un bienfait du Seigneur Qu'il règne sur nos cœurs.Vive Léon XIII.Bienvenue à nos distingués visiteurs, Depuis 25 ams, il est l'ange de notre église, Son nom résonne comme une lyre de délicieuse harmonie à l'oreille du Trés-Haut.Le 50e anniversaire brille encore, mais le quart de siècle est étin- celumt.L'entrée de Mgr Moreau a été accueillie par une salve d\u2019applaudissements.Près de 300 convives ont pris part à ce banquet.A la table d'honneur figuraient le jubilaire, Mgr le Délégué Apostolique, Mgr de Druzipara, les Archevêques et Evêques étrangers, Son Honneur le Maire E.H.Richer, M.Jos.Morin, député au local, et plusieurs hautes dignités ecclésiastiques.Voici le menu du diner : Relevés \u2014Céleri, Olives, Radis, Pâtés aux huîtres, Galantine, Salades.Entrées \u2014Dinde farcie, Pâtés de poulets, Poulet rôti, Poulet à l\u2019Italienne, Canards aux navets, Langue, sauce piquante, Rosbif, Légumes.\u2014 Pommes de terre à la crème, petits pois, blé-d'inde, to- mutes, laitue.Desserts \u2014Pudding à la neige, gelée au citron, gelée au vin, crême à la glace, Charlotte Russe, gâteaux Fruits \u2014 Pomunes, oranges, raisins.Fromages : Gruyére, Oka, Ro- quofort.Vins, ete \u2014Bordeaux : Domaine St-Paul, Médoc \u2014Sauternes.\u2014 Madère.\u2014 Philudor.\u2014 Bière anglaise, Café français, Bonbons.L'orchestre de ln Société Philharmonique a exécuté une délicieuse musique pendant la durée du repas qui n été servi par les dames ct demoiselles de cette ville.Quand où out bien fait honneur au menu, M.le chanoine O'Donnell se lève et donne, au nom du clergé diocésain, la lecture de l'adresse suivante au héros de la fête, A Sa Grandeur Mgr Louis Zéphirin Moreau, évêque de St-Hyacinthe, Assistant au Trône Pontifical, Monseigneur La Sainte Liturgie nous a réunis co matin, aux pieds des autels, pour célébrer l'anniversaire d\u2019un jour de douce ot sainte mémoire pour le clergé et les fidèles do votre diocèse, aussi bien que pour Votre Grandeur.Les cœurs de vos diocésains se sont unis au vôtre, pour remercier PAuteur de tout don parfait, de cette suite ininterrompue de bénédictions, qui ont jeté un si religieux éclat sur les vingt-cinq années de votre épiscopat.\u2018année en année et jour par jour, Celui quia relevé votre fai- lesse, et vous à placé sur le trône de ses pontifes, s'est plu à manifester la sagesse de ce choix, dans les œvres qu'il vous à inspirées ; œu- vres que vous lui présentez aujour- d\u2019hui'comme une couronne préparée spar.le \u201cserviteur fidèle et l'ouvrier |irrépréhensible.\u201d Portant ses regards en : arrière, pour contempler les fruits ceuillis, pendant ces années, si laborieuses et si bienfaisantes, celui que vénère tout l'épiscopat canadien, serait peut-être tenté d'ajouter à son Te Deum, le chant du vieillard si favorisé du Seigneur.Nous le savons, avant tout ct en tout, son cœur est à Dieu, et si, comme l\u2019apôtre, modèle de l'amour de Dieu et des Âmes, il est porté à dire : Cupiodissolvi et esse cum Christo, nous savons aussi que depuis un demi siècle, ce cœur ne lais- +a d'être à nous.Nous lui disons : Mune nobis cum.Dans les épreuves de notro ministère, il a été no tre refuge ; notre consolation dans les moments de peine et d'abattement.Que le Seigneur veuille conserver encore longtemps le guide de ce clergé qu\u2019il a formé, qu'il aime.Il en est a mé ; il le suit.Il y à quatre ans, il en a reçu un témoi- gnuge dont le caractère a Inissé dans nos âmes le souvenir d\u2019un jour inoubliable.Son clergé lui en donne une reuve en se groupant autour de ui en ce jour; heureux, Monsei- gueur, de vous offrir, à I'vcension de votre jubilé épiscopal un cadeau qui est la plus affectueuse expression de sa vénération, de son filiul attachement, et de sa reconnaissance des bontés dont tous ont été l\u2019objet.Ici, chacun peut dire: Secre- tum meum mihi Le cœur du père se réjouit de voir achevée cette œu- vre de ses vieux jours.Le concours de votre clergé a été cmpressé du moment qu'il a su qu\u2019il ne pouvait vous présenter dans ce vingt cinquième anniversaire de votre consécration épiscopale, une plus douce, une plus agréable expression de sa filiale affection que la nouvelle aile du couvent de St-Joseph.Si cedon cest de nature à toucher votre cœur, veuillez le croire, Monsei - gneur, il part bien sincèrement du nôtre, Dans cette œuvre, dont ils font en ce moment, ln présentation officielle, vos prêtres unt voulu lnis- ser Un monument permanent d\u2019affectueuse vénération pour leur évê que, Ces sentiments de respect, d'estime, de dévouement, inspirent depuis le conmencement du diocèse les relations du clergé avec votre Grandeur, Hs forment ce triple lien que personne nc voudrait rompre.ar les qualités de l'administrateur ont rendu notre soumission respee- tueuse et confiante\u2019; les vertus du prêtre nous avaient appris à l'aimer; mais quand Ia consécration, qui fuit les pontifs, eut ajouté À ces titres celui que Dieu donne aux successeurs cles apôtres, pour le gouvernement de l\u2019Eglise, de partager celui de Jésus-Christ lui-même; quand cinquante années d'un gacerdoce, béni de Dieu et des hommes, eurent aclevé sur votre carrière, cette empreinte de beuuté surnaturelle qui est le caractère des Saints, nous n'avons pus été surpris d\u2019enten:lre l\u2019orateur sacré, qui fit si grand honneur aux canadiens français, au couronnement de Notre-Dame de la Guadeloupe, dire à nos dernières fêtes jubilnires : \u201cQue les beautés des hautes montagnes du Mexique, avec leurs neiges éternelles, étinee- lant sous les feux d\u2019un soleil incomparable, revenaient dans son esprit en présence de notre évêque, dont la tête couronnée de cheveux blancs, semble s'illuminer déjà des clartés du ciel.\u201d Initié it In conduite des âmes par Monseigneur Bourget, de sainte mémoire ; ami et conseiller du premier évêque de St-Hyacinthe, Vi- enire Général et administrateur du diocèse, à plusieurs reprises, sous ses deux successeurs, jeune encore nous avez inspiré cette confiance qui est allée i vous, dés les premiers jours, eb n'a jamais connu de défaillance.Le temps a développé ces premi- ces si pleines d'espérance, snns que l\u2019acccuil doux et cordial, le caractère toujours égal et ferme ait jamais varié.Témoins de la dignité, des vertus de nos anciens dans le sacerdoce, héritiers de ces prêtres qui ont crée nos belles Institutions, formé nos paroisses si entholiques, nous pouvons dire que nous sommes unis à nos évêques, plus que cela, que nous somme un avec eux.\u201c Lu meilleure joie du prêtre et sa meilleur force est de se savoir un avec son évêque, comme l\u2019évêque est un avec le Pape.Et nous avons ce privilège.Comme lescordes d'une \u2018 harpe, touchées par une main aimée notre accord, unanime et harmonieux, réalise la parole de Jésus- Christ, l\u2019Evêque invisible de tous : ut sint unum, sicut: et nos unum sumus.Jenn, 17, 22.Bien que cachée aujourd'hui, dans votre retraite, voilée par une vie chère à l'humilité ; cette Vie a toujours été orientée vers le pôle des âmes.Sentire cum Fcclesia, sentire cum Papa, à donné à notre | piété, d'une foi absolue en lu Providence.lo solide appui du Cathedra Petri.Elle a inspiré et dirigé tous les actes de votre administration, elle se tanifeste duns tous vos enseignements, duns tous vos documents épiscopaux, où, dans chaque page, court le souftle d\u2019un amour ardent pour le siège toujours indéfectible de Rome, Sentir avec l'Eglise, se passionner pour sn gloire, son honneur, ses droits, souffrir de ses douleurs, | Voili ce qui vousa soutenu et di- 1 rigé duns In création d'œuvres \u2018si diverses et si nombreuses dont le diocese a raison d'étre fier.Pus de paroisse qui n'ait vu son église re- nouvellée ou embellie ; pas d\u2019éta- llissement curial qui n'ait été refait ou réparé.Répondant à ce zèle pour ln gloire de Dieu, pour la benuté de son culte.à votre ardeur pour le progrès de l'éducation populaire et cléricale, vous voyant préoccupé de l\u2019état des pauvres, des orphelins, des malades, car: fibi derelictus est pauper, orphano tu eris adjutor, le diocèse pour seconder vos vues, a dépensé, depuis vingt-cinq ans, au delà d'un milion de piastres.Sentire cum Ecclesia à toujours été lu règle de ses actions.Le cœur et le regard tournés vers Rome, votre grande joie, c'était de donner à votre troupeau la direction indiquée, ou seulement désirée par le Saint-Siège.Vous êtes maintenant courbé sous le poids des infirmités, et votre 7Tième année doit sonner bientôt, cependant cet amour ne fuiblit pus.Nous avons le bonheur de contempler en notre évêque le pasteur selon le cœur de Dieu, spectacle donné aux anges et aux hommes, des vertus den:andées par le grand apôtre aux chefs des dgli- ses, Il est vrai, In source en est en- chée dans une retraite regrettée de tous, mais comme les grandes forces de lu nature, plus encore celles de la grâce, elle agit sans bruit, doucement, fortement, aidée en tout par une docilité active, et d'autant plus affectueuse que les fidèles sont privés de la joie de voir leur évêque au milieu d'eux comme autrefois.Le regret, que vous éprouvez, vous même, Monseigneur, de ne pouvoir continuer vos visites pastorales, est adouci par lu pensée que si vou- n'allez plus à vos enfants, ils viennent à vous.Ils ziment à profiter de l\u2019occasion de cette fête pour vous ezprimer leur respectueuxa ttacho- ment et leur filiale ressouvenance.Ils sont heureux de retrouver dans Monseigneur de Druzipara, les qualités qui sont devenus l'héritage des évêques de St-Myacinthe.Ils se plaisent à reconnaître en Mgr.Decelles, non seulement le coadjuteur dévoué, sans caleul personnel, mais aussi l'administrateur habile et actif, dont les aptitudes et l\u2019expérience lui ont acquis une confiance, pleinement justifiée, par les actes de son administration comme curé et comme évéque.Ne s\u2019épargnant jamais, on peut dire vraiment de Sa Grandeur : Ubi amatur, non laboratur.Ce labeur, de cœur et des moyens, il l\u2019a donné au cadeau de votre jubilé.Sentire cum Papa ! Lu dévotion au Pape vous l'avez communiquée au diocèse.Par vos paroles, par vos actes ; vous n'avez jumais manqué l\u2019occasion de lu manifester.C\u2019est elle qui vous mit quatre fois sur le chemin de la ville éternelle, pelerinages où le pasteur allait retremper son a- nour do l\u2019église dans l\u2019énergie in domptable, dans cette parole apostolique captive, mais qui retentit jusqu'aux extrémités de la terre, urole victorieuse de notre admira- le, beau et saint prisonnier du Va- | tican, répétant : Dejiciwur, sed non per mus ; chantant le bonheur de souffrir pour le troupeau du Christ.Pro grege Christi, Dulce mori, ipsoque in carcere dulce mori.C'est votre dévotion au Pape qui \u2018adicté cette admirable lettre au .Saint-Père, à l\u2019époque de son jubilé sacerdotal.Mise entre les mains de Léon XIIL \u2018lui même, \u2018le cœur du \u2018Père des'fidèles en fut'touché.Traduite et publiée dans l'Osservatore Romano, elle eut les honneurs d\u2019une publicité réservée alors.aux lettres des souverains, des princes et des hauts dignitaires de l'Eglise et de l'Etat.L'acceuil du Saint-Père, à cette lettre épiscopale, et le souvenir de ses paroles bienveillantes à l'adresse de l'évêque de St-Hyacinthe, réjouissent encore, Monseigneur, le cœur de vos prêtres.Aujourd'hui le Souverain Pontife, dans la personne de Son Excellence le Délégué Apostolique, x traversé les mers.Il est ici témoin de notre joie.Nous sommes heureux d'assurer lIHlustre Représentant du Saint- Sière que si évêques, prêtres et fidèles de St-Hyacinthe.sont cor unum el anime una, c'est parce que tous ils sont les tils soumis et attachés du fond du cœur, à l\u2019église de Rome, mère et souveraine des âmes, Depuis son arrivée au Ca- nadu, Son Excellence à pu constater, et je crois, ndmirer, l'esprit catholique du peuple canadien, Son cœur d'évêque adû se réjouir de voir combien les relations les plus cordiales, entre NN.SS.les évêques et les prêtres, peuvent s\u2019allier avec le plus religieux respect pour l\u2019antorité épiscopale.Toute la hiérarchie ecclésiastique donne, par sa présence i cette fête Jubilaire, une marque d'estime et de sympathie bien douce au cœur de notre évêque, bien honnorable et bien précieuse pour nous.Messeigneurs, merci.L'honneur de la part que vous prenez À cette démonstration, rejaillit sur tous, et tous sont veconnaissants.Il nous autorise à présenter à notre bien aimé Père et Pasteur, qui en est l\u2019objet, nos plus chaleureuses et et affectueuses félicitations.Son honneur, c'est notre conneur ; sa gloire, notre gloire : Gloria filio- vum pabres corum.Vous avez, Monseigneur, une autre gloire qui, au sein de cette assemblée épiscopale, vesplendit d\u2019un éclat suns précédent.C'est votre rare privilège d'en être honoré.privilège unique en effet, dans l'histoire de notre puys.De votre clergé, le Seigneur n pris quatre pré- tres, parmi les plus distingués du diocèse.Il les à constitués à la tête de divers églises.Ce sont les qua- tres colonnes de votre trône épiscopal.Ces quatre fils, ajoutent maintenant à leurs qualités personnelles les vertus de lu sublime vocation que Dieu leur a donnée.Nous aimons toujours à les revoir duns cette dignité de pontife où, Messcigneurs, celui que vous regardez encore comme votre Père, est assuré de se voir survivre longtemps.Ce fait, sans précédent dans les annales de l'Eglise du Canada, res- sérerait s\u2019il était nécessnire, les liens de la parenté qui unissent à St-Haqacinthe, Nicolet et Sherbrooke Il uous fait chérir, encore plus, le père qui nons a tous formés, évêques et prêtres.Si, nous prêtres, nous devons être la couronne de son épiscopat, vous, Messeigneurs, les ainés de la famille, vous en êtes les perles de choix et son plus bel ornement.Monseigneur de St-Hyacinthe, il y à quelques instants, nos cœurs et nos voix vous ont accompagné dans un chant d'actions de grâces, pour les bienfaits du passé; mais nussi, Monseigneur, nous avons demandé à Dieu, qui a béni votre longue carrière, de nous laisser, bien des années encore, sous la direction douce et vigilante, de nos deux évêques, de ces deux oliviers, de ces deux chandeliers, debout en présence du Seigneur dans l'Eglise de St-Hgncinthe.Hi sunt due olive ¢f duo cundelabra in cons- pectu Domini stantes.Apoc ; IL, 4 Mgr Morcau y répondit, par la voix de son coudjuteur, en ces termes : Monsieur le Chenin, Je sais qu\u2019ils sont au plus intime de votre cœur, et qu\u2019ils ont la même sincérité chez tous vos confrères, les sentiments et les vœux dont le clergé de St-Hyacinthe im'adresse par vous l'expression.Aussi, en suis-je profondément touché ot reconnaissant\u2014 Ils sont uno de mes meilleures consolations, en ce jour où le témoignage des \u2018plus hautes et des plus chères sympathies ne parvicat pas a détacher de mon âme le quart de siècle qui finit pour moi, Vingt-cinq ans d\u2019épiscopat ! Com- bien de fois, au coursde cette lon- ue durée, j'ai compromis l\u2019œuvre de Dieu ! Combien de fois mes misères et mes imperfections ont pa- ralisé le bien que j'avais à fuire et dont le moyen m'était fourni ! Car la grâce de Dieu ne m'a jamais manqué.Celui qui se plait à faire éclater sa gloire en faisant son instrument de ce qui n\u2019est rien, m\u2019a comblé de toute Façon.Mais je suis \u201cqu\u2019il demandera beaucoup à qui aura beaucoup reçu\u201d ; et j'ai peur et je tremble, à lu pensée de ce qu'il me faudra répondre dum discussio venerit atque ventuwra ira.J'en appelle done à ln multitude des divines méséricordes, pour couvrir les manquements de mon administration prolongée.Mnis lu re- connuissance, aussi, pénètre mon cœur et en déborde.Parmi tous les secours dont le Seigneur a dnigné entourer ma faiblesse, je ne sais vraiment pus auquel je dois adresser mon premier hommage.Le plus grand de tous : est.celui d\u2019avoir reçu l\u2019héritage d'une Lglise si attachante, ou d'avoir été constitué le père d\u2019un peuple si fidéle ?Est-ce d'avoir assez vécu, pour commenser un peu avec le temps ce que mes années prises une par une aurnient manqué de porter de fruits ?Est-ce de pouvoir, avec quelque chance d\u2019être encore utile, continuer mon ministère épiscopal, grâce à des dévouemeuts qui sont tout ensemble l'honneur de ma maison et le réconfort de ma vicil- lesse ?Est-ce d'avoir eu pour collaborateurs des hommes comme ceux qui sont devenus, sur d'autres sièges, fratres nostri, apostolr ceclesiæ cum, gloriu Chrtsti ?\u2014Comment établir une comparaison entre des bienfaits qui ont tous une valeur si haute ! Ce que je sais, par exemple, c\u2019est que, secondé par un clergé sûr et dévoué, un évêque peut avec la grâce de Dieu transfigurer la plus pauvre Eglise ct relever le peuple e plus difficile.Ce que je sais, c'est qu'un évêque peut sacrifier tont le reste, quand il peut dire à ses pré- tres : Gaudeo quod in ommibus confido in vobis, Ce que je suis, \u2014 et je sens le besoin de le dire ici \u2014 c'est que j'ai cu ce privilège, sans avoir eu rien à sacrifier ! Si, ilya vingt-cinq ans, je n'a- Vais pas su, messieurs, qu\u2019en devenant votre évêque, je pourrais compter sur vous, comment aurais- je pu me laisser imposer un joug dont les devoirs ont épouvanté des Grégoire de Nazizanze, des Basile , des Chrysos tome ces génies ct ces saints ! J'avais appris de St-Augus- tin qu\u2019 \u201cil n\u2019est rien de plus difficile -en ce monde, rien de plus laborieux rien de plus périleux, que la charge de l\u2019évêque.\u201d Depuis les premiers jours de mon saceidoce, j'étais à même de mesurer ces difficultés, et ces labeurs, et ces périls.Muis vous étiez là : et je m'abardonnai à la confiance.Or, messieurs, autant je me reposai alors sur vous : mulle mila fi- ducia apud vos ; autant je me sens fier de témoigner aujour'hui que vous ne in\u2019avez pas causé un instant de déception : mulla mihi glo- riatio pro vobis.J'en suis fier, parce que cette religion de vos sentiments à l'égard de votre évêque vous à maintenus toujours duns une forte discipline.Vous n'êtes pas de ces prêtres dont l'écritere à dit : Ceciderunt in bel- lo.dum sine consilio\u2019 exæunt in praclium, Et & cette disposition nous devons ln paix publique qui règne chez nous.Paix honorable ! Paix active tout de même, puisque, \u2014en même temps que l'édifice spirituel des âmes n\u2019a cessé de se développer et de se perfectionner, \u2014 25 années ont suffi à nos généreuses populations pour fonder, et pour embellir tant d'établissements paroissiaux et religieux ! Paix aimable aussi, et nulle part plus nima- ble que dans cet esprit do famille qui nous unit les uns aux autres évêques ct prêtres, et qui n\u2019est pas la moindre richesse du patrimoine de nos traditions.Messeigneurs, je complimente longuement mon clergé, et je ne m'en excuse pns.Le secret que je - vais confier à Vos Grandeurs justifiera je pense, tous mes éloges.Il y a deux ans, à ce qu\u2019il m\u2019a été conté, on se préoccupait déjà du jubilé épiscopal qui nous réunit aujourd'hui.Et mes prêtres se demandaient par quel caleaw de noces ils pourraient, en pareil jour, aller le mieux au cœur de leur vieil évêque.Deux œuvres -m'étaient chères -entre toutes.les autres, a raison de leur, état de géne et de souffrance ER SSE RE L'uue plaidait lu cause des pauvres et des ordhelins ; l'autre celle des écoles populaires.La première était le relèvement.d\u2019une institution dont le mérite est vieux de soixan- to ane ; lu seconde était l'affermissement d'une petite communauté naissante Celle-là, c'était 1'Hotel- Dieu, où il m\u2019est donné de pouvoir acquitter les engagements de mon sucre \u201cenvers tous les indizents\u201d celle-ci, c'était St-Joseph, la recréation des débuts de mon épiscopat pour la formation religieuse de l'enfance dans les écoles primaires et modèles, Le clergé de St-Hya- cinthe savait tout cela ; et il n'a pas perdu de vue l'Hôtel Dieu, ear il a l'intelligence du pauvre, intelligit super egenum el pauperem ; mais il a voulu achever l\u2019œuvre de Saint Joseph, parce que St-Juseph était l'œuvre de son évêque.Il étuit généreux d'attaquer cette entreprise.On uvait à construire toute une grande uile de couvent : l'aile fut construite ; à nménager un juvénat pour lo recrutement de lu jeune communauté : le juvénat fat aménagé ; à organiser une écolo, où les novices maîtresses pussent apprendre lu pratique de leur profession future : l'école Fut orgunisée.Et rien de tout cela n\u2019u été fait à moitié \u2014 Ii y fallait vingt-mille piustres : les vingt-mille piastres turent trouvées.Elles furent vor- sées de la bourse d'un clergé qui ne .compte pas 200 prêtres et qui me donnait déjà, à mon cinquantenaire secerdotal, plus de douze-mille pins- tres\u2014 Pour ajouter un dernier lustre à ce cendenau royal, il me le fuit offrir aujourd'hui par le prétre vénéruble qui fut, il y u 25 ans, le prédicateur de mon sacre, Si le clergé de St-Hyacinthe m'exprimne, de si touchanto fuçon, son filial sentiment, n\u2019en concluez pas, messeigneurs, que je ne lui ai jamais fait sentir aucun mal, et que l\u2019obéissance à son évêque ne lui à pas demandé parfois de Jou- loureux sacrifices.Voyez-y seulement l\u2019éloquent témoignage de son bon esprit.\u2014 Et si, dans le court espace de quatre ans, il s\u2019est montré pour moi si liberal, il n\u2019en faut pns conclure d'avantage qu\u2019il soit riche de biens matériels, LI ne l\u2019est pus : nos paroisses sont en général bien petites, et les tnoyens qu\u2019elles fournissent ne donnent pas l\u2019abondance.Voyez y seulement l\u2019éloquent témoignage de sa générosité et de son bon cœur.Frères et fils bien-aimés, je ne saurais vous exprimer toute l'aifee- tueuse reconnaissance que vous venez de ine mettre au cœur.Mais nous nous connaissons depuis longtemps, et nous n'avons pus besoin de fwire des phrases pour nous comprendre.Je mets donc toute mon fune et tout mon cœur dans ce sim - ple petit mot : Puisse le Seigneur vous bénir comme je vous remercie.La prière, messieurs, est à la veille d\u2019être l'unique moyen qui me restera de vous servir encore, Quod anti quatur et senescit, me disait Saint Paul, prope anteritum est.Et je sens venir l'heure où le travail n\u2019est plus posciblo : venit nox quundo memo potet operari.\u2014 Jusqu\u2019au bout de ma cowrse, jo td.cherai d\u2019imiter l\u2019apôtre en *accom- plissunt le ministère que j'ai reçu du Scigecur Jésus\u201d Mais même quand les forces m\u2019auront trahi, je tâcherai de me souvenir que la prière de ceux qui souffrent est toujours entendue ; et, alors comme aujourd'hui, je ne cesserai de \u201cvous recommander à Dieu et à la parole de sa grâce, à Celui qui peut achever l'édifice et vous donner l'hérita- go avec tous les sanctifids.\u201d Ala fin du repas, les orpholins et orphelines de l\u2019Hôtol-Dieu ont chanté une cantate de circonstance au jubilaire.Leurs accents si sin- cores ont beaucoup impressionné toutes les personnes présentes.À l'occasion de sa fête, Mgr de St-Hyacinthe a reçu des cadeaux nombreux ev de grand prix.Celui qui a le plus de prix à ses yeux, c\u2019est, nous en sommes persuadé, la bénédiction apostolique que Léon XIII lui à envoyé par l'organe du cardinal secrétaire d'Etat.Mgr Decelles en à lu une traduction -fran- çaise à ln tin du diner.La dépêche est conçue en ces termes: ;Rome, 15 janvier 1901.A Mer Louis-Zéphirin Moreau, St-Hyacinthe, (Canada).En cette joyense fête du vingt\" LA.IRIBUNE cinquième anniversaire de ln consé- eration épiscopale de Votre Seigneurie, le Saint-Père, en témoi- gnago de sa spéciale bienveillance et comme gage des faveurs célestes, nvec ses souhaits de longues et heureuses années pour le bien de votre diocèse, de votre clergé et de votre peuple, vous envoie de tout cœur la bénédiction apostolique.M.Cardinal RAMPOLLA.L'auguste message à été reçu aux applaudissemeuts des convives, qui l'ont écouté, debout.- - Nous donnons, ci-dessous, les noms de ceux qui ont pris part au banquet du Jubilé.Archevéques, Evéques et Prélats Son Excellence Mgr Diomède Falconio, Archevéque de Larisse délégué apostolique au Canada.S.G.Mgr L.Z Moreau, évêque de St-Hyacinthe.NN.SS.les archevêques : Bru- chési, de Montréal ; Duhurnel, d\u2019Ottawa ; Bégin, de Québec ; Gnutliier, de Kington, NN.SS.les évêques : Gravel, de Nicolet; Hurkins, de Providence, E.U.; Emard, de Valleyfield ; Bea- ven, de Springfield, EU.; Decelles, de Druzipara; Bruneault, de Tu- buna ; le Rme Dom Antoine, abbé mitré d'Oka.NN.88.P.Hévey, J.O.Rou- thier, J.À.Prévost, J.C.K.Laflamme, Z Racicot, H.O.Chali- foux, E.C.Tanguay, protonotaires apostoliques.Personnayes Laïques Sor Honneur le maire E.H.Richer ; MM.Jos.Morin, M.P.P.; Jos, Nault, M.de LaBruére, D.Dumai- ne, E.Clapin, J.Z.Poirier, J.N.Lemienx, A.Denis, Am.Denaalt, A.S.Brodeur.Du Diocese de Montréal Révds MM.N.A.Troie, représentant M.le supérieur de Saint- Sulpice; les chanoines Savaria et Primenu ; A.Luche, R.Labelle, P.S.S.; C.Collin, S.A.Moreau, H.Lecours, P.Beaudry, G.V.Villeneuve, W.O'Meara, Geo.Chevre- fils, A.Nantel; les Révds Pères Pacôme, d'Oka ; J.N.Dozois, O.M.1., T.Filiatrault, SJ., D.Plante, S.J., G.A.Dion, C.8, C, H.Legault, O.M.L, E.Strubbe, C.S.R., H.Le- biond, S.S, BM.McGarry, C.S.C,, Colombun-Marie, O.F.M., C.Du- charme, C.S.V., Dominique, O.F.M.; les RR.FF.Hilduard, Paul de la Croix, Ulysse, Du Diocèse de Sherbrooke MM.A.M.Goyette, F.X.Brassard, H.G.Gaulin, M.Cordeau, P.Brassard, E.W.Dufresne.Du Diocèse de Vulleyfield MAL J.C.Allard, directeur du colldge de Valleyfield; R.P.J.A.Charlebois, C.S.V.,, M.W.J.Ryan.Du Diocèse de Québec MM.L.M.Destroismaisons, CE.Carrier.R.F.Côme.Du Diocèse des Trois-Rivières Le T.R.M.H.Baril, administrateur du diocèse ; M.L E.Duguay.Du Diocèse de Nicolet Le T.R.M.L.V.Thibaudier, V.G., M.l'abbé J.À.Douville, supérieur du séminaire; MM.V.Saint- Germain, À.Désilets, J.L.Touri- guy, E.Gravel, T.Quinn: T.R, F.Théodule, Du Diocèse d'Ottawa R, P.Etienne de Clavette, secré- tairo particulier de Son Excellence le Délégué Apostolique ; le T.R.P.Rouleau, prieur du couvent des Dominicains; le T.R P.Alexis, gardien du couvent des Capucins; M.le chanoine Beauchamp.Du Diocèse de St-Boniface, Man, Révd M.J.Dufresne, curé de Lo- rebte, représentant de 8.G.Mgr A.| Langevin.\u201cDn, oleigé des \"Etats: Unis™ * ~ MM.C.D.Trottier, L.Lacoutu- re, J.M.Bastien, (Burlington) ; M.U A.Bellerose, (Hartford); M.H.Milette, (Mauchester) ; MM.E.Caron, J.B.Houle, J.G.Lavallée, (Providence); MM.N, Rainville, P.Trottier, W.Balthazard, John Hae- kett, J.P.O'Gara, (Springfield.) Du Dioeèse de St-Hyacinthe MM.A.O'Donnell, J.R.Ouellet- te, F.X.Jeannoite, J.B.Dupuy.À.Dumesnil, L.H.Duhamel, C.A.Beaudry, P.Z.Decelles, M.Godard, chanoines titulaires ; MM, C.Saint- Georges, J.B.Michon, chanoines honoraires, du chupitre de lu Cathédrale.MM.F.X.L Soly, J.B.Durocher, J.B.Chartier, L Hardy, P.L.Paré, N.Gauthier, E.Springer, J.S.Taupier, G.J.Browne, F.X.Pratte, F.Z.Mondor, J.B.O.Guy, F.P.Coté, J.Jodoin, P.LaRochelle, T.Boivin, H.Balthazard, V.Char- tier, F.Coderre, F.Santenac, L.L.Dupré, 1.Bessette, E.H.Guilbert, A.8S.Dupuy, J.U.Charbonneau, F, X.Bertrand, J.C.Blanchard, J.Beaudry, J.M.Laflamme, J.D.Meunier, E.Lessurd, À.Bouvier, À.St-Louis, M.Gill, O.Leduc, J.C.Bernard, A.T.Guertin, P.S.Gendron, E.À.Rivard, P, Boulay, J.Z, Vincent, S.D.R.Desnoyers, J.L.Beauregard, E.Filiatreauit, J.C.Cormier, C, L.N.Angers, G.Gau- dreau, J.Chaffers, C.Sicard, H.Massé, H.Nadeau, A.V.Roy, C.P.Choquette, J.A.Foisy, J.L.Mar- corelles, J.A.Lemieux, C.N.Le- due, J.A.Balthazard, E.H.Messier, J.B.Tétreau, G.C.Richard, J.O.Blanchard, P.A.St-Pierre, P.J.Cardin, J.L.Guertin, J.G.Roy, J.A.Archambault, G.E.Dion, P.M.A.Hogue, L.A.Senécal, N.La- traverse, J.A.Laurence, J.M.Cadieux, J.T.Barré, À.À.Robert, M.Benuregard, P.N.Bélunger, J.A.Benoit, L.T.Proulx, L.À.Dutilly, L.Pratte, J.A.Dubreuil, J.H.Beaudry, J.A.Bonin, À.F.Ké- roack, P.E Noiseux, R.Lamou- reux, L.E.Cormier, J.P.Laberge, J.B.A.Allaire, H.Bergeron, P.M.J.Benoit, J.S.Caron, J.E.Létour- neau, C.A.Guillet, IL J.H.Lari- vière, F.X.Boulnis, E Labonté, J.À.St-Amour, À.Vézina, Edm.Decelles, L.M.Létourneau, C.H.Té- treau, P.Hamel, P.A.Lafond, J.C, Lescault, A.M.Daoust, J.C.A.Loiselle, J C.Guertin, J.I.Larose, F.Z.Decelles, H.Bélisle, A.A.Cormier, C.A.Perrault, J.E.E.Pelletier, E.Lemonde, N.Poirier, J.F, A.Halde, J.P.Luviolette, F.X.N.Tanguay, F.M.Gosselin, J.À.Séguin, L.Dorais, S.E.Messier, H.Lecours, P.À.Archambanlt, Eug.Moulin, F.Langelier, E.Chartier, L.Bédard, H.Phaneuf, O.Archam- bault, A.Godreau, N.Blanchet, C.L.Savoie, J.E.E.Laferrière, Eiph Gervais, J.C, Cadoret.MM.Louis Raymond, V.Lin- court, R.Guertin, E.Leblanc, ecclésiastiques.Le T.R.P.C.Gonthier, O.P.; RR.PP.C.Forest, C.S.V., A.Guy, J.À.Renaud, C.S.C., L.A.Rondot, O.P.; les RR.FF.Dioscore, Philippe, Césidius, Marcellin.® - Nous sommes forcés de remettre au prochain numéro, une partie du compte-rendu des Fêtes jubilaires.Changement Ecolésiastique Par décision de Sa Grandeur Mgr Moreau, M.I'abbé L.M.Létour- neau, vicaire & Granby, est transféré au vicariat de St-Judes, et M.l'abbé J.W.Guillet, vicaire à St- Judes, est transféré au vicariat de Granby.M.Alphonse Généreux, du Conseil Exécutif, vient d'être nommé neur le lieutenant-gouverneur Jétté secrétaire particulier de Son Hon- Gy Conseil de-Vilte- 18 Janvier 1901.Présents : Son Honneur le Maire E H.Richer, MM.les échevins S.T.Duclos, O.Brodeur, J.Chenctte, D.Dumaine, J.N.Lemieux, P.Au- thier, Frs Gervais, J.B.Blanchet, et H.Gemme.Le greffier donne la lecture du rapport du président des élections, M, O.Brodeur.MM.Authier, Gervais, Blanchet, Gemme et Chenctte, les élus, sont immédiatement assermentés par Son Honneur le Maire, à la charge d'échevins.Les nouveaux conseillers prennent leurs sièges, et le Maire fait son discours d'inauguration.Lecture ct approbation des minutes de la dernière séance.Le rapport du travail des pompes, constatant qu\u2019il a été dépensé 19,638, 19,480, ct 19,480 livres de charbon, dnns les trois dernières semaines, est déposé dans les archives avec celui de l'inspection du lait.Les échevins autorisent le paiement des différents comptes qui leurs sont présentés, à l'exception de ceux qui ne sont pus approuvés.Deux de ces derniers venant de la compagnie des Pouvoirs Hydrauliques sont mis de côté.Lo premier demande le paiement d\u2019une lampe incandescente qui a été brisée par un jeune homme; le deuxième, le paiement du gaz consumé dans le mois de décembre, à l'Académie Gi- rouard.Le grefticr informera la compagnie de réclamer le paiement de la lampe, du père de celui qui l'a brisée, et de présenter le second à la commission scolaire, L'échevin Duclos, secondé par l\u2019échevin Lemieux, propose que la résignation de M.J.A.Côté soit acceptée.Le Conseil approuve cette motion à l'unanimité et nomme M.O.Brodeur président de l'élection que nécessitera cette résignation.La votation aura lieu chez M.Lamou-.reux qui a été choisi pour greffier.La nomination du maire-sup- pléant et la formation des comités permanents sont renvoyées à la prochaine séance.Comme les licouces d'hôtels seront accordés vendredi prochain, le cheË de police reçoit l'ordre de sôu- mettre, au plus tôt possible, un rapport sur la tenue de ces établissé= ments.M.Chenette reçoit l'autorisation: d'acheter encore de la pierre, au: prix de $6 lu toise.Son Honneur le Maire informe Conseil qu'il a rencontré l\u2019Hon.M.Gouin, ministre des Traviux Pa- blics de la province de Québec, au sujet du munège militaire.Ce ministre lui a répondu que ce terrain ne serait point donné à la ville de St-Hyacinthe, mais que, comme le gouvernement de Québee avait quelque chose à demander au gouvernement fédéral, il se pours rait bien qu\u2019il fut accordé pour \u2018la salle d'exorcices militaires au gous vernement d'Ottawa, en retour: des avantages que co dernier donnerait, à la législature provinciale.Le Conseil s'ajourne au 25- du.courant, à 7.30 hrs p.m.1 >> pres Nouveaux Sénateurs Ottawa \u2014 MM.Robert Mackay, A.D.Wood; L, Jones, et GrorMe- Hugh viennent d'être nommés sé- uateurs.L'Hon.M.McHugh est nommé en remplacement de Sir Frank Smith\u2019; 'Hon.M.Wood en remplacement de M.McInnes; l/Hon.M Jones en remplacement de M.Ree- sor, et l'Hon, M.MacKay., en Epon\u2019: \u201cen reiiplacement de' M.Delpit.Cotte.utah ce 2 placement de M.O!GilVie. ms Giierison obtenue \u2018Une personne désire faire con- -naître qu\u2019elle à été guérie par l'in- tércession de St-Antoine.Le mort de In Reine \u2018Mardi, à 2.50 hrs, la Compagnie du \u2018Télégraphe, du Pacifique, nous apprenait la douloureuse nouvelle de lu mort de notre souveraine Bervice anniversaire Jeudi, le 24 courant, à eu lieu, à 64 hrs, dans la chapelle des Sœurs du Précieux Sang, le service anniversaire de Mlle Julie Lavoie.\u2014 A propos de barrières M.Morison voudrait-il nous dire Te nom de l'inventeur des barrières - à St-Hyacinthe, et qui, le premier, a exigé des tolls pour les franchir ?Pour New-York Mlle Anna Beaudry et Mile Antoinette Côté, sont parties, lundi, Pour New-York, où elles séjourne- Tout quelques mois.Déménagement Le Bureau de M.J.N.Lemieux est transporté de l'édifice, de la Banque des Cantons de l'Est à la St-Hyacinthe Poultry Farm, quartier 5.Téléphone 162.Nouvelle société légale M.J.B.Blanchet, avocat, vient de s'adjoindre M.Wilfrid Chi- coine, jeune avocat, admis à la pratique du droit aux derniers examens, Organe libéral Le fait que M, Morison prétend que L'Union, dont il est le gérant, (general manager) est l'organe du parti libéral, à St-Hyacinthe, est-il suffisant pour faire croire au public qu'il en,est ainsi ?\"Nommé - M.Alphonse Robert, de cette *wille, vient d'obtenir un emploi du gouvernement, jcomme conducteur de malle sur le train Montréal- Sherbrooke, sur la ligne du Cana- dian-Pacifique.Glas funébre Pur ordre de Sa Grandeur Mgr \u2018Moreau, toutes les cloches des églises et chapelles de la ville ont fait .entendre à 10 hrs a.m., mercredi, leurs glas funèbres, à l'occasion de la mort de notre regretté souve- :\u201cPaine, Site Oonvenable M.Morrison voudrait-il nous donner son opinion à propos d\u2019un Bite convenable pour le Drill Shed et pourrait-il suggerer, par exem- .Ple, certain terrain, au dela du che- amin de fer du Grand Tronc, dans Je voisinage de l'ancien cimetière ?Be.rrerle Est-il à la connaissance de M.Morison qu'il est question d'établir Une Beurrerie dans le quartier No 5, dans lefvoisinage du poulaillier de M.Lemieux et croit-il qu'il serait de son devoir, comme journaliste, d'attirerSl'attention des quatre autres quartiers de la ville contre wette intrusion ?36.GérineLaj ole pes -* Néus appreñons, de Paris, que \u201c M.le docteur M.T.Gérin-Lajoie \" Fient d'être nommé chevalier de la Légion d\u2019Honneur.La nomination \u201cde notre distingué compatriote \u201c - \u2018N'est pas encore parue à l'Officiel, - \u2014 -\u2018ÆManis il à reçu avis que le Président *de-Ja République française, sur la ~~ proposition du ministre des Affaires _ Éltrangères, avait signé le décret le - «20m mant'chevalier:- À mi-mat _ Les drapeaux sont à mi-mat sur les édifices publics et religieux de la ville, à l\u2019occasion de la mort de notre Souveraine.Services rendus M, Morison pourrait-il\u2018 nous dire quels sont les services politiques qu'il à rendus à la cause libérale et pour lesquels il n\u2019a pas reçu récompense, et nous donner en chiffres le montant d'argent qu\u2019il a dépensé pour ces fins?Télégramme de condoléances A la réception, à St-Hyacinthe, de la nouvelle du décès de notre Auguste Souveraine, la Reine Vie- toria, Son Honneur le maire E.H.Richer à envoyé à Son Excellence Lord Minto, gouverneur-général du Canada, le télégramme suivant : \u2018 La Cité de St-Hyacinthe prend une large part au deuil général dans tout l'Empire Britannique et prie votre Excellence de transmettre & la famille royale ses plus sin- céres sympathies.\u201d Drill Shed Est-il à In connaissance de M.Morison, General Manager de L'U- mion que l'inspecteur du gouvernement a visité les sites suivants pour la Construction d'un Drill Shed, savoir : l'ancienne tannerie Coté, le terrain du Marché à Foin, (propriété de lu Ville) le terrain de Mme Burke, un terrain dans le quartier No 5etle terrain du gouvernement en arrière du palais de justice, lequel terrain, dans son opinion est le meilleur site ?Les Turcos Très gentille, la petite fête militaire donnée jeudi de la semaine dernière, dans la salle des Bazars, par les Petits Zouaves de Notre- Dame.\u2018 La musique suave fournie par l'orchestre de la Société Philharmonique, les évolutions du Peloton de Zouaves, commandés par l'instructeur Bsrrier, les leçons d\u2019escrime du Professeur Barrier et de son élève, M.Brodeur, ont été fort goûtés du public qui assistait en grand nombre à cette séance.Mlle Eva St-Germain et M.H.À.Beauregard, que St-Hyacinthe est toujours heureux d'entendre, ont eu les honneurs du rappol.Maus le clou de la soirée a été la conférence du Révd Père Rondot.Le suvant conférencier, après avoir expliqué le but de l'organisation de ec nouveau corps militaire, fit cum- preudre l'importance qu\u2019il y & à former les jeunes gens, de bonne heure, à l\u2019obéissance et à la discipline, si on veut en faire de bons citoyens, Le Révd Père, dont le dévouement sans bornes est bien connu, nous ménage, croyons-nous, dans un avenir prochain, une autre jolie soirée, où nos petits zouaves figureront cette fois, non seulement dans des exercices à lu carabine, mais dans un draine militaire.Nous applaudissons à cette idée et sommes certains que le public saura l\u2019apprécier en lui donnant tout son encouragement.MEROI Les Dames de la Présensation, avec cette exquise délicatesse de sentiments qui les distingue, ont voulu que l'écho des fêtes jubilaires de notre vénérable Evêque parvint jusqu\u2019à leurs filles d'autrefois, de toujours, dirai-je mieux, : Les Dames et Demoiselles, an- crennes élèves de cette maison, étaient invitées, vendredi dernier, à une répétition de la séance du 17 courant.Heureuses, elles répondirent avec empressement au sympathique et bienveillant appel.Au son d'une douce et délicieuse musique, \u2018on nous introdüisit dans La RIEU une enceinte aux splendides décors 11 n'est pas possible dé\" déerire le spectacle féérique, qui fascine nos regards; une intense poésie se détache de tout cet ensemble.Une gracieuse jeune fille s'avance pour souhaiter la bienvenue aux aindes; elle nous dit, sous les formes los plus aimables, que le temps n\u2019u rien changé aux sentiments de nos Mères.Su voix se fait chaude et sympathique pour nous assurer que toujours notre souvenir vit ici.Tous les cœurs sont émus et de tous s'exhale un reconnaissant merci.Le rideau sc lève; nous allons d\u2019enchantement en enchantement, on se croirait au pays des rêves, il nous semble entendre autour de nous des frémissements d'ailes, et de fait ce sont bien des voix d'anges qui sont venues tour à tour chanter et les gloires et les œuvres du vénérable jubilaire.Pour les douces émotions de cette heure bénie, pour les chères ressou- venances, merci.UNE ANCIENNE ÉLÈVE.AUTOUR DE NOUS {Spécial À LA TRIBUNE) ST-CHAnLEs.\u2014M.F.À.Barbeau, propriétaire du Park Hôtel, de St- Paul, Minn,, était à St-Charles, ces jours derniers.Il à passé une partie de la vacance de Noël avec ses trois jeunes filles qui sont au couvent de la Congrégation, L'Assomption.M.Barbeau repurtait, vendredi, pour retourner à St-Paul.\u2014MIle Georgianna Molleur, dont les parents demeurent à Haverhill, Mass,, qui suit les cours à l\u2019Académie de Lorette, a passé lu petite vacance chez son oncle, M.N.Ger- vais, \u2014Le terrain sur lequel eut lieu le combat de 1837, entre les Anglais et les Canadiens, vient d'être vendu par M.Rémy.à son frère R.Rémy, pour la somme de $2,000.\u2014MNM.Horm.Rémy et J.B.La- pierre ont été élus, conseillers, le 10 du courant, en remplacement de MM.Alph.Lussier et L.Denis.*.ST-GERMAIN DE GRANTHAM.\u2014La soirée, donnée dimanche, le 13, sous le patronage de M.le curé, a eu un succès complet.Le programme a été exécuté avec tout l\u2019entrain désirable.Aussi, les personnes qui ont fait les frais de cette charmante soirée ont-elles été chaleureusement applandies.La salle était bien remplie et un grand nombre d\u2019étrangers s'y étaient rendus, entr'- autres, le Révd M.Quinn, curé de Drummondville, M.le euré Landry, de Wickham, les Révds MM.Rain- ville et Lavallée, des Etats-Unis et plusieurs autres membres du clergé.Les ozganisatrices de cette jolie séance méritent les félicitations de tous, + SrE-HÉLÈNE, \u2014 Le vent est aux transactions dans notre entrepre- nunto paroisse ct, vraiement, Ste- Hélene, fait parler d'elle par le temps qui court.Au moins, est-ce toujours en bien ?Ce serait certes à désirer.Les entrepreneurs des alentours nous font visites sur visites avec l'espoir légitime de marier leurs intérêts avec les nôtres ! Mais comme l\u2019on est jeune, l\u2019on est point pressé et c'est à qui ferait le meilleur contrat pour bâtir la plus jolie église de campagne avec le moins de frais possible.J'aurai le plaisir de vous annoncer bientôt qui sera l'heureux concurrent ; c'est qu\u2019il aura promis d\u2019y mettre tout son talent à faire bon et bien puis, son cœur, pour créer des merveilles ufin de rendre cette demeure en tout point digue de Celui qui l\u2019habitera.\u2014Mais, revenons aux transactions mentionnées.M.Z.Suwyer a vendu sa maison à M, Moise'Jodoin ay drm mmm.+ + = et il doit en acheter une autre sous peu.M.Pierre Paquin, pour cause de maladie offre en vente son établissement.C\u2019est un lieu propice pour un magasin de campagne.\u2014M.Ledoux s'est rendu acquéreur de la propriété Rainville.\u2014M.À.Sicard vient d'acheter la jolie résidence de M, Bérard ; il y installera ses vieux parents.\u2014M.U.Beuunoyer est à mettre la dernière main aux peintures de la station.Sous l\u2019habile direction de M.Alphonse Séguin, on a fait, du salon, un appartement fort chic par la délicatesae des peintures.GUSTAVE.\u2014 Incendies terribles Montréal, 23 \u2014 Il n'y a que quelques jours encore, le feu dévorait l'établissement de Thos, May & Co, l\u2019un des magasins les plus importants de cette ville, causant des dommages pour plus de $500,000 et voici que dans la nuit de iner- credi à jeudi, l'édifice, on peut dire le plus important de la métropole, leBourd oy Trade, vient d'être com- plêtement détruit, Le feu originé, au magasin de gros de Saxe Bros, se communiquait malgré les efforts des pompiers à la batisse du Board of Trade et des maisons decommerce qui avoisinent cette immense bâtisse, Les pertes sont évaluées à plusieurs millions de piastres.Cet incendie va causer un embarras considérable dans le commerce.Cet édifice était occupé par des centaines de buraux d'hommes d'affaires dans la finance et presque toutes les lignes de commerce.\u2014\" {>| Le Serment dit Rot Voici comment l\u2019on a procédé en faisant prêter le serment uu nouveau Roi : Le sermon étant terminé, et la déclaratian du roi étant signée en présence des deux chambres, l'ur- chevêque de Cantorbery s'avança vers le prince de Galles, et arrivé en face de lui, il resta debout et dit : \u201c Votre Majesté veut-elle prêter le serment ?\u201d Le prince de Galles répondit : \u201c Jo lo veux.\u201d L\u2019'Archevéque.\u2014 Promettez-vous solennellement et jurez-vous de gouverner les peuples du Royaume Uni de l'Angleterre et de l'Irlande et de toutes les possessions qui en dépendent, suivant les décrets du parlement et selon les lois et coutumes ?Le prince de Galles.-\u2014 Je le promets solennellement.\u201d L'Archevêque.\u2014 Dans les jugements que vous porterez, respecte- rez-vous les lois ct la justice ?Le prince de Galles.\u2014 Je les respecterai.L'Archevêque\u2014Vous efforcerez- vous de maintenir les lois divines, la profession de l'évangile et la religion protestante réformée telle qu'\u2019établie par la loi?Maintiendrez- vous et préserverez-vous l'inviolabilité de l'église unie d'Angleterre et d'Irlande, sa doctrine, ses lois, sa discipline et son gouvernement tels qu'établis en Angleterre et en Irlande et dans tous les pays qui en dépendent ?Veillerez-vous sur les évêques ct le clergé d'Angleterre et d'Irlande et sur les églises soumises à leurs soins et sur les privilèges qui leur appartiennent suivant la loi ?Le prince de Galles.\u2014Je promets de faire toutes ces choses.Le prince de Galles se leva alors assisté de son grand chambellan, l'épée de l'Etat est portée devant lui et le Roi se rend au pied de l'autel où il s\u2019agenouilla sur un coussin placé sur les degrés, et posant la main droite sur le grand évangile, soutenu per l'archevêque, - we il prononça le serment du couronnement, disant : * Ce que je viens de jurer, je le ferai.Que Dieu me vienne en aide.\u201d Alors, il baisa le livre, et de sa propre main signa la formule du serment qui lui est présentée par le grand chambellan sur un plateau d'argent, venant de la trésorerie de Etat.DES SOUMISSIONS cachetées,adree- sées nu soussigné et ondossées : * Soumission pour quai à \u2018Boulardarie Centro,\u201d seront reçnes À co bureau jusqu'à vendredi le 15 février 1901, incluei- vement, pour la construction d\u2019un quai public à Boulardarie Centre, comté de Victoria, province de in Nouvelle Ecos- 8e, snivaut les plans et spécifications pouvant être vus aux bureaux de O, I.W.Dodwell, Ecr., ingénieur résident, Halifux N.E.; 8.G.Millidge, Ecr.,in- \u2018évieur résident, Antigonish, N.E., sur emande, au maitre de posto de \u2018\u2019 Bou- lardario Centre,\u201d N.E., ot an Département des Travaux Publics, Ot'awa.Les roumissions dovront étre frites sur les formules ipprimdes qui seront fournies, ct être signées do la signature netuelle des soumissionnaires, uncune titre ne sera prise en considération.Chuque soumission devra être accom- ngnée d'un chèque acceptée sur nne banque incorporée.fnit à l\u2019ordre de l\u2019bo- norable ministre des Travaux Publics, ponr six cents piastres ($600.00).Co chéque sora conlisqué si lo soumissionnaire dont Voffre anra été acceptée refuse de signer le contrat ou s\u2019il ne l\u2019exécute pas intégralement, Si In soutnission n'est pas acceptée le chèque sera remis.Lo Département ne s'engage à accepter ni ln plus Lusse ni ancune des soumissions, .Pur ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire suppléant.Ministère des Travaux Publica, Ottawa, 17 jauvier 1901.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne sera reconnu si telle publication n\u2019a été autorisée par le Ministère.DES SOUMISSIONS cuchetdes, adros- sées au soussigné et portant la suscription \u2018* Soumission pour prolonge- meut du Quai de l\u2019Elévatenr, à Depot Harbour, Ont.\u201d seront reçuos à co bureau jusqu\u2019à veudredile 22 févrior 1901, pour la construction d'un prolongoment au quai do l'Elévateur,à Depot Harbour, district de Muskoka, Ontario.Les plans et devis pourront être vus et l\u2019on peut obtenir des formules de soumissions wu Ministère des Travaux Publics, Ottawa : au bureau de M.H.À.Gray, iugénieur résident, Lâtisso de la « Confederation Life,\u201d l'oronto ; au bu- renu do l'Ingénieur Résident, chambre No 411, Bâtisse du ** Merchants Bank,\u201d rue Snint-Jucques, Montréal ; au bureau de M.Ph.Béland, commis des Travaux Publics.bureau de poste, Qué- bac : et nu bnreau du maître de poste de Parry Sound, Ont.Les soumissions devront être faites sur les formules impriméos qui soront fournies, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes.L'entrepreneur devru se conformer aux règlements qui seront passés par le Gouverneur Général en Conseil, concor- nant I'accommodement, le traitement médical et la protection sanituire pour les travaillants employés sur l'ouvrage.Chaque soumission devra être accom- paguée d'un chèque accepté par une banquo incorporéo, pour la somme de vingt-cinq mille piustres ($256,000), ot fait à l\u2019ordre do l\u2019honorable Ministre des Travaux Publics.Ce chèque sera confisqué si le sonmissionnaire dont l'offre aura été acceptée refuse de signer le contrat, ou s\u2019il ne l\u2019exécute pas intégralement.Si la soumission n'est pas acceptée le chèque sera remis.Le Département ne s\u2019engage à accop- ter ni la plus basse ni aucune des soumissions, Par ordre JOS.B.ROY, Secrétaire-suppléant.Ministère des Travaux Publics, Ottäwa, 22 janvier 1901, N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne sera reconnu si telle publication n'a pas été expressément autorisée par lo Ministère.2t A VENDKE 1° Une magnifique terre de 3 x 30 arpents avec un \u2018beau verger d'environ 900 à 1000 pommiers ; 2° Une place d\u2019affaires pour le commerce de bois, charbon, grains, foin etc, avec un grand terrain bâti d'un hôtel, maison, hangars, et autres bâtisses, ainsi qu'un quai; 3° Une belle résidence privée avec grand terrain, le tout situé à la Station de St-Hilaire, près de la Rivière Richelieu.Communications faciles par le G.T.R et la navigation.Conditions très avantageuses en s'adressant à MME PIERRE PRÉFONTAINE, St-Hilaire, Station.Comté de Rouville. - FEUILLETON COURAGEUSE IX Le train entrait dans la gare de R.il s'arrêta.Lu première, une jeune fille en deuil, frêle, agitée, descendit préei- pitamment.C'était Hélène.Adroitement elle se faufila entre les voyageurs, très nombreux à cette heu re de départs et d'arrivées.Les traits cachés sous un voile épais, elle s'avança d'un pas décidé, £rô- lant, au passage, les vendeurs de journaux qui, ardents au lucre crinient à tue-tête : \u2014ÂAffuire Mausort ! La, jeune tille traversa la gare et se jeta duns un tiacre : \u2014Ruae de lu Charité, 32, dit-elle au cocher, On partit sur le champ.Instine- tivement Hélène s\u2019enfonçait dans l\u2019angle de la voiture, évitant le regard des passants qui, d'ailleurs, ne songenient pas à elle, affuirés ou indiflérents.On arriva à l'adresse indiquée, On sonna, la porte s\u2019ouvrit.\u2014MIle Mausort ! s\u2019écrix la servante au comble de la surprise, quand Hélène se fut nommée.\u2014M.le docteur Dulton est-il chez lui ?demanda In jeune fille.\u2014Oui, mademoiselle, répondit la servante.M.Dalton parut.\u2014Vous ici, Hélène ! dit-il avec étonnement.\u2014Oui, docteur, répondit la jeune fille, d'un ton assuré.Un journal m'a révélé le mot de l'énigme cruel le, mon oncle m'a tout appris.Je ne pouvais rester à Lacharmille, je voulais revoir mon père.M.For- bilan s'opposant à mon départ, je suis partie malgré lui.Vous ne me refuserez pus l'hospitalité.\u2014ÂAu contraire, je vous l'offre de grand cœur.Hélène pressa la main du dee teur.Celui-ci, ébahi, regardait la jeune fille.Co n\u2019était déjà plus la pensionnaire timide; le malheur avait formé rapidement ce caractère dont ln bonté native se doublait maintenant d'énergie.Elle enveloppæ le médecin d'un regard fiévreux : \u2014Je veux revoir mon pèro, au- jourd'hui, sur le champ.Menez-moi près de lui, docteur, je vous en supplie.\u2014Je ne sais si cela est possible, nous essaierons, répondit le docteur embarrassé.Mme Dalton entra et témoigna à la jeune fille une compassion profonde, Elle joignit sa prière à celle d'Hélène, pressant son mari de ton- ter d'obtenir l'autorisation d'une entrevue si naturelle et\u2019 si désirée, De bonne grâce, M.Dalton s'exécuta.Quelques heures après, Hélène était autorisée à voir son père le lendemain matin.La crainte et l'espoir so partagèrent sa nuit.Dans la veille ou le rêve, des pensées folles succédèrent à des pensées presque joyeuses : elle allait revoir son père! Mais comment /, Hélène avait lu des romans de condamnés ou de prisonniers qu'on lui avait montrés expirant de faim et de misèro dans quelque oubliette, ou quelque vieille tour abandonnée.Elle se souvenait de ces pâles captifs, gémissant dans l\u2019horreur des cachots, n'ayant pour couche qu\u2019un peu de paille humide ; elle se souvenait do ces hommes torturés, les mains chargées d'entraves, livrés à d\u2019odieux supplices jusqu\u2019à l\u2019aveu de leur faute.Elle se demandait si son père, comme l\u2019accusé de tel roman, avouerait un crime qu'il n'avait pas commis, pour échapper à la souffrance.nh At SA etnies) Le matin, elle interrogen le docteur Dalton.Toutes ces choses se passaient autrefois, dit il, quand la civilisation était moins avancée, au- jourd'hui on a des procédés plus humains.La jeune fille, accompagnée du médecin, prit tristement le chemin de ln prison.Un frisson de peur la secouu, quand elle traversa le couloir sombre, rempli d\u2019un sinistre silence dans lequel son imagination excitée crut entendre un bruit de chaînes et des sanglots.Mais l'impression fut courte ; déjà ln courageuse enfunt avait dompté cette erninte puérile, elle marchait d'un pas ferme, et était cn pleive possession de sin volonté, quand elle se trouva en présence de son père.Ce Eut une scène émouvante.M, Mausort ouvrit ses bras, sa fille s\u2019y précipita, éperdue.Elle sanglotuit.\u2014Flélène ! s\u2019écria le malheureux pleurant aussi, laissant rouler sur su joue pâlie, ces larmes d'homme qu\u2019on ne voit jamais sans émotion profonde, parce qu\u2019elles n'apparaissent qu'au milieu des douleurs poignantes.\u2014Oh ! continua-t-il, d'une voix tremblnnte, je suis heureux de te revoir.\u2026 Regarde ton père.bien en face.\u2026 tu l\u2019aimes toujours, n\u2019est- ce pas?Ne crains rien, il n\u2019est pas coupable ! \u2014Vous me diriez le contraire que je ne le croirais pas, répondit- elle avec élan.\u2014Oh ! merci pour cette bonne parole.Ta mère, avant de mourir, à parlé comme toi.Cela me console et m\u2019encourage dans mon malheur.Que Dieu nous vienne en aide et mon innocente sera reconnue.J'ai conliance, et je prie.J'étudie aussi mon affaire, j'ai donné de longues notes et des renseignements détaillés à mon avocat, M.Lagardière.Il in tout examiné consciencieusement.I! ne doute pas de l'issue favorable du procès, et compte obtenir mon acquittement.\u2014Quel bonheur ! s'écria Hélène, se jetant de nouveau au cou de son père, ct lui parlant d'une voix pénétrante.Elle était forte, maintenant qu\u2019- elle l'avait revu ! Ses larmes avaient cessé, car il fallait l'encourager et ct le soutenir.Bile trouva, dans son cœur d'enfant, des accents d'une tendresse extrême, clle trouva des mots profonds qui alluient droit au but et réhabilituient.L'infortuné était ému et surpris tour à tour; il contemplait sa fille : ce n\u2019était plus la même âme dans ce corps resté fréle.En peu de temps Hélène s\u2019était transformée, et, dans son malheur, il sentuit déjà en elle plus qu\u2019une consolation : un appui.Il la traita alors non plusseulement avec Fuflection d'un pére, mais avec la confiance que l'on accorde à un sage ami.\u2014 Mau chère enfant, dit-il, je ne me fais pas illusion, cependant.Les apparences.dans une certaine mesure, me sont défavorables.Mes affaires allaient mal, la faillite était prochaine.Je ue vous en ai pas parlé, voua étiez trop jeune, et d\u2019ailleurs j'espérais encore prévenir le désastre et réparer les échecs dus à la malchance.Hélène regardait fixement son père.Cette déclaration ne parut pas l'émouvoir.\u2014Oh ! s'écria-t-il avec amertu- mo, presque avec désespoir, je suis la victime d\u2019un homme que je croyais foncièrement honnête, en qui j'ai eu une trop aveugle confiance.Car, c'est lui le coupable, lui seul, En effet, lui seul a pu soustraire les valeurs, lui seul a pu fuire les faux, Il a profité de mon absence, et, pendant que j'étais retenu au chevet de votre mère, il a commis un vol au- dacioux.Il a commis un crime abominable.Il m'a perdu, enfin.\u2014Qui était ce Lerat ?demanda Hélène, |c'est moi qui le suis.LA TRIBUNE \u2014L'un de.mes employés, que j'estimais hautement pour ses longs et loyaux services.\u2014Je ne le connais pas, dit-elle.\u2014ÎI est venu parfois à Plairival.C'est à lui que j'avais remis les traites parmi lesquelles il en a ghs- sé do fausses.Quant à la dispari- tiou des valeurs, elle no pout s'expliquer autrement que par son infidélité.Le doute n\u2019est donc pas possible.Ah ! pourquoi ai-je été si aveugle, si confiant! Il cest trop tard maintenant; je n'ai aucune preuve pour faire condamner Lerat et In certitude de su culpabilité ne peut me servir en justice, Le père de Lerat passait pour un très honnête homme.Son tils n'avait jamais donné lieu de se défier de lui, depuis son entrée à la banque.M, Mausort s'arrêta un instant, songeur.Puis, regardant sa fille, les pupilles dilatées, il dit d\u2019une voix creuse : \u2014Et pourtant c\u2019est un dilemine : ou bien Lerat est coupable, ou bien il ne l\u2019est pss; or, s'il ne l'est pus, Du moins devant la justice humaine, 11 soupira.\u2014Entia, du courage, Dieu est Ja et dejoue parfois les ruses les pius machiavéliques.L'heure s\u2019avançait.Il fallut se séparer.D'un ton indigné, véhément, M.Mausort protesta de nouveau de son innocence, comme s'il efit eraint de lnisser 'ombre d'un doute dans l'esprit de sa fille.Mais celle-ci le couvrait de baisers et de larmes, exprimant l'espoir qu\u2019il lui serait bientôt rendu.M.Mausort interrogea Hélène sur la fugon dont elle était traitée à Lacharmille.Pur délicatesse.craignant d'augmenter le chagrin de son père, elle répondit qu'elle n\u2019avait pas à se plaindre.Elle lui ra- contu sa fuite, et lui fit part de la lettre qu\u2019elle avait préparée, d'u- vance, pour rassurer son\u2018oncle.M.Mausort ne put s'empêcher de sourire.Il vit le docteur Dalton et le remercia, Il fut convenu qu\u2019'Hélène resterait rue de la Charité aun moins pendant la durée du procès.M.Mausort écrirait, le soir mêtne, dans ce sens, à M.Forbilan.Cette entrevue consola M.Mau- sort, et le réconcilia vec la vie, Sa fille en emporta une impression non moins heureuse, Elle exprima sa reconnaissance à M.Dalton, Maintenant elle attendait l'avenir avec confiance.Le docteur était moins optimiste.Certes, 11 ne doutait nullement de l'innucence de son ami, mais les moyens de défense lui semblaient manquer de vigueur.Toutefois, il dissimala pour ne pas troubler brutalement l'espoir de la jeune fille.En entrant chez M.Dalton, on trouva Georges, lo valet de chambre de M, Forbilan.Il venait directement de Lacharmille, envoyé par le vieillard.En apprenant le mal- hour de Mlle Hélène, il n'avait pu retenir ses larmes.C'était un garçon de cœur, très attaché à ln famille Forbilan qu\u2019il servait depuis de nombreuses années ; il était intelligent et partageait la grande sympathie que tout lefpersonnel de Lacharmille avait vouée à Mlle Mausort.L'oncle d'Hélène, en constatant la fuite de sa nièce, avait aussitôt déviné la direction que la jeune fille avait prise, et même le toit sous lequel elle s'était réfugiée.Il faisait prier M.Dalton de voir M.Mausort.8i, comme il le supposait, tel était également l'avis de son beanfrère, la jeune tillo ne reviendrait à La- charmille qu'après le verdict rendu, s\u2019il y avait lieu.M.Dalton répondit quo cette proposition était eon- forme à la décision prise par M Mausort.Le docteur habitait une maison très confortable.Se femme mit à In disposition d'Hélène un élégant appartement.La joune fille sn sentit plus forte, auprès des amis de gon pére, duns ce milieu sympati- que.Mme Dalton était, pour elle, pleine de préveaance.Comme beaucoup de praticiens, le médecin avait puisé dans l'habitude du dévouement et l'étude approfondie de l'hu manité souffrante, ane compassion profonde.Certes, il n'avait pas cette sensibilité malalive, vaine, stérile, dont certains font parade, oubliant qu'elle a sduvent sa source dans l\u2019égoïsme et In pusillanité.Sa! sensibilité, à lui, résidnit dans le cœur cb non dans les nerfs ; clle se traduisait par cles netes et non par des paroles ; il ne se bornait pas à s'apitoyer sur les maux d'autrui, il cherchait à les soulager, À les guérir.Aussi Hélène trouva, dans cet homme généreux, un ami, un soutien, Un consolateur.Le docteur proposn à Mélène de la conduire chez Me Jagurdière, l\u2019avocat de M.Mausort.La jeune fille accepta avec empressement, heureuse de voir le génereux défenseur de son père, de l'entendre, peut-être, prononcer quelque parole réconfortante.Me Lugurdière était, incontestablement, le premier avocat du barreau de Q.Il jouissnit, ailleurs aussi, d'une grande notoriété, D'autres peut-être éthient plus en vue, ayant cherché dans la politique une réputation facile et tapageuse, Me Lugardière ne devait lu sienne qu\u2019à son talent et à sn réelle valeur.C'était, dans la vie et les relations, un homme modeste, bienveillant, s'effaçant même volontiers.Mais à la barre, il se transfigurait.Ses yeux noirs, profonds, veloutés, s\u2019allumaient soudain, et lunçaient des éclairs.Sn voix, claire, admirablement timbrée, avait des notes tour à tour douces et sonores, mais toujours parfaitement harinonieuses, Il procédait par contraste quelquefois, Le plus souvent il s\u2019élevait par de- grès, lentement, s\u2019échanflant peu à peu, s'emparant doucement de son auditoire, l'emportant dans les plus hautes sphères, par la force magique de son éloquence.C'était en même temps un jurisconsulte éminent.Le grand avocat reçut la fille de son client avec uno bonté preeque paternelle, ct lui adresse des paroles qui ravivèrent son courage.Enhardie, elle confia à Me Lagardière ses pensées et ses impressions, lui demandant avec une naïveté qui fit sourire l'homme de loi : \u2014Peut-on douter, monsieur, de la culpabilité de Lerat ?.\u2026.\u2014Oui, sans doute, mademoiselle, répondit-il, car nous n\u2019avons pas de preuves.Mnis peut-être en trouve- rons-nons.J'en doute, cependant ; les recherches les plus minutieuzes n'ont amené aucun résultat.Mais, parfois, il suffit d\u2019une circonstance imprévue pour provoquer un incident, une dénonciation, que sais-je ! D'ailleurs, nous plaiderons, et je vous promets de ne rien négliger pour obtenir l'acquittement de votre père.Hélène remerci Me Lagardière dont elle ne pouvait détacher ses yeux.C'était un homme aimable, plein de franchise et de cordialité.Son grand front chauve donnait plus de caractère aux traits de son visage rempli d'intelligence.En route pour retourner rue de doigt, à Hélène, un homme qui, d\u2019un pas léger, suivait le trottoir.\u2014C'est Lerat, dit-il à voix basse.La jeune fille sursauta.\u2014C'est lui ?dit-elle, étonnée.\u2014C'est lui.Un frisson la secoua; pour la première fois de sa vie une pensée de haine traversa son esprit; son âme pure de jeune fille, si ouverte à l'affection, éprouva ce sentiment la Charité, M.Dalton indiqua du! étrange qui provoque le dégoût et l'horreur.Toujours elle avait voulu du bien à tout le monde, et pour- homme.Lerat n'avait, exterieuroment, rien de remarquable ; c'était une figure vulgaire, sans nul trait caractéristique.Chose étrango, Hélè- ue lui trouva une face patibulnire, un air mauvais et faux.On n'avait rien découvert à sa chargo, il jouissait d'une entière liberté.(«1 continuer) PALPITATION de CŒUR UNE DAME DE QUEBEC SOULAGER DE GRANDES SOUFFRANCES Elle avait essayé plusienrs remèdes sans succes, mais elle trouve heureusement une guérison en employant les Pilules Roses du Dr Williams.Il y a peu d'fHictions qui svient aussi terribles que lu maladio de cœur.Vivre dans la torture et l'at- tenite de la mort constantes, lu perspective de quitter lu terre soudainement, sans prononeur un mot, c'est pour la plupart des gens, un spectaele plus tristo à contempler que le plus sérieuse maladie de lan- geur.La plus légère exitation fait souffrir et met en danger ces personnes, Pendant plusieurs années, Mme Gravel, épouse de P.H.A.Gravel, contremaîitre à la manufacture de cigares Barry, faubourg St-Jean, Québec, souffrait de cette fuçon, mais grice aux Pilules Roses du Dr Williams, elle jouit encore d\u2019une bonne santé.Mme Gravel dit ; \u201cMa sante, en général, était mauvaise depuis plusieurs annés, j'avais très peu d'upetit, la moindre chose me fatiguait, mais c'étaient des douleurs aiguës et de violentes palpitations de cœur qui m\u2019alarmaiont le plus.J\" essayai plusieurs remèdes Je fus sous les soins do nombre de médecins, mais eu vain, Finalement je devins si misérable qne j'étais incapable de faire aucun travail de.ménage, et jétais souvent obligée de m'aliter, Sur la suggestion d\u2019une de mes amies, je résolus d'essayer les Pilules Roses du Dr Williams.Après en avoir pris quelques boîtes, je commençai à recouvrer une nouvelle force et une nouvelle vigeur.Mes douleurs au cœur étaient moins fréquentes et moins aiguës, et ma santé s'améliorait sous tous rapports.Je continuai à faire usage des pilules jusqu\u2019à ce que j'en eusse pris huit boîtes.alors que je recouvrai compléteinent ma santé, J'ai | pris de l'embonpoint ; j'ai bon appétit et je puis faire tous mes travaux du inénage sans ressentir les terribles fatigues auxquelles j'étais sujette auparavant.Je euis très reconnaissante envers les Pilules Roses du Dr Williams, ear elles ont réellement soulagé mes souffrances, et j'espère que d'autres essaicront, comme moi, ce merveilleux remède.\u201d Les Pilules Roses du Dr Wil- linms guérissent en allant à ln racine de la maladie.Elles renouvellent et enrichissent le sang et fortifient les nerfs, chassant ainsi la maladie du système.Evitez les imitations et voyez à ce que chaque boîte que vous achetez soit mise dans une enveloppe portant au long la marque de fabriqgue Dr Williams Pink Pills for Pale People.Si votre marchand n\u2019en tient pas, elles vous seront envoyées franco, par la poste À 50cts la boîte, ou six boîtes pour $2,50 en s'adressant à la Dr williams Medecine Co, Brockville, Ont.MARIAGE À St-Charles, le 9 courant::M:; T.Galipeau, de St-Hilaire, conduisait - à l'autel Melle Aridlie Jaret | do St Charles.EE tant elle souhaits du mal à cet | aca + La Reine est morte Mardi dernier, lo 22 du courant, le télégraphe annonçait au monde entier la mort de Victoria Ière, Reine d'Angleterre et d'Irlande, Impératrice des Indes.Elle à rendu le dernier soupir, à 6.55 hrs du soir, au château d\u2019Osborne où étaient réunis les principaux membres de la famille royale.Cette triste nouvelle a impressionné tous les peuples et jeté l'Em - pire Britaunique dans un deuil profond.Des messages de condoléances adressés à la famille éplorée, par les gouvernements des deux continents, ont montré la considération universelle dont jouissait cette feuume qui à présidé pendant 63 eus à la destinée du plus vaste empire et qui l\u2019a élevé à son plus haut niveau de grandeur, Ses vertus lui ont attiré un des plus longs règnes qui se scient vus en Angleterre.La reine Victoria a été un no- dèle d'épouse affectueuse, de mère dévouée et de sage souveraine.Sa tolérance, sa modération, son amour de la paix lui ont valu l'affection de tous ses sujets que le croyances religieuses ou les partis politiques divisaient si profondément.C'est avec une vive douleur que le Canada a appris la nouvelle de au mort.Sur le Canada français, elle a répandu un épais voile de tristesse.Les cloches de nos églises et de nos chapelles ont plouré ce triste évènement.Tous, nous avions un .profonde vénération pour cette femme sous le gouvernement de laquelle nous avons obtenu les libertés dont mous jouissons aujour- d\u2019hui, Le souverain de l'Empire Britannique est maintenant le prince Al- .bert Edouard, fils de la reine défunte.Nous faisons des vœux pou que notre nouveau roi, Edouard VII, suive la sago politique de sa widre.C'est par cette politique que l\u2019Angleterro & atteint l'apogée de sa gloire ; ce n\u2019est que par elle qu\u2019- elle pourra s\u2019y maintenir.LR VICTORIA, Iére (Alexandrine) reine d'Angleterre, cst née à Londres,le 24 mai 1819.Fille d'Edouard - due de Kent, et de Louise- Victoria, \u201cprincesse de Saxe-Cobourg, elle de- viat, & la wort de son pére, dont elle était Ia fille unique, l'héritière du tréne d'Angleterre, qu'occupait son oncle Guillaume IV.La duchesse de Northumberland fut chargée de diriger l'éducation de la joune princesse, qui outre les scien- .: ©8 naturelles et l'histoire, apprit divers arts d'agrément.Lorsqu'elle fut deyenuo jeune fille, Guillaume ERM rk IV désigna lord Melbourne {pour a TA 1IRIBUNE + + - * - * Cowes, 23, \u2014 A moins que le roi n'en décide autrement, le corps de la reine sera transporté à Windsor, demain, à bord du yacht royal Al- bertæ.Lan salle à diner du château d'Osborne a été convertie en chapelle ardente.Les anciens serviteurs de la reine sont admis dans la chambre mortuaire.Un corps de la réserve royale monte la garde autour du corps.Les arrangements pour les funérailles seront fnits par le conseil privé, après l'audience du roi.Des ordres spéciaux ont été donnés de préparer des appartements pour los visiteurs royaux., que sa vieillesse en est morte.Quoiqu'il en soit, elle lnisse un nom impérissable de souveraine constitutionnelle\u2014La Patrie.* Cowes, 22 \u2014Les membres de la famille royale étant réunis au che vet de la reine, l\u2019évêque de Winchester et lo recteur de Wipping- ham ont lu les prières des agonisants.Heureusement la reine a pu reconnuitre ceux qui l\u2019entouraient.Ceux-ci nvaient été avertis par les médecins de ne pas essayer de lui parler.Naturellement, la famille insiste pour que les évènements qui se sont passés autour de la couche mortuaire soient gardés secre pour le moment.Elle a fait promettre aux membres de la maison UN REGNE GLORIEUX Le règne de la reine Victoris entre duns l'histoire avec tout l\u2019éclat et les apanages d'un règne exceptionnellement long et glorieux et, devant le monde consterné par le deuil royal, se dressent en ce moment soixante et quelques années le haute direction politique, de conquêtes libérales, d'expansion commerciale, de développements inouïs.Ça été la bonne fortune de Su Majesté de s'entourer d'hommes l'Etat de premier ordre pour diriger les affaires publiques et on sen pälir les temps de George III, quand traçant la nomenclatnre des princi paux collaborateurs de la reine, on trouve des noms imposants comme ceux de Sir Robert Peel, de lord Aberdeen.de lord John Russell, de lord Palmerston, de Disraeli et d Gladstone.Les débuts du règne de Victoris furent marqués par la grande et Le dernier sommeil.\u2014En vue du hâteau de Windsor, dans les jar- fins de Frogmore House, se trouv le tombeau du Prince Consort, élevé par les soins de la Reine.C'es aus la maison située À quelques pas de ce monument que la duches- e de Kent vécut jusqu\u2019à sa mort arrivéo quelques mois avant celle du prince Albert.Son tombeau, à ello aussi, est à Frogmore.Le monument érigé par la Reine à la mémoire du Prince Albert es merveilleuse agitation de Cobdeni Rome, 23.\u2014Le Pape, en appre-Bibre et ses ornements de bronze cis et de Bright contre les Corn Lawslfnant la mort de la reine Victoria fifselé, est somptueux.et par la conquête de la libortéile ln bouche du cardinal Rampolla La Reine s\u2019effayuit à la pensée de commerciale la plus absolue.Mest tombé à genoux et a prié pen-Mfvoir son bien-aimé Albert, d'une Sous son sceptre, les libertés Ædant un ternps considérable.Il aflEnature si joyeuse et si brillante, re- électorales partiellement conquisesBlensuite ordonné le deuil et desMfposer dans la sombre crypte de la par les splendides luttes parlemen-Méprières universelles.Il se fera re-Bichapelle de St-Georges, que Geor- taires du Reform Bill furent éten-Miprésenter pur le cardinal Vaughan fges III avait désignée pour être lo dues pour le plus grand bien duuux funérailles.tombeau de sa famille.peuple ; l'instruction publiquo fit} + Elle employa plusieurs années à des pas de géunt et domine aujour-M Londres, 22.\u2014Lord Clarendon, leffdresser le plan du splendide maud'hui, dans lu régie interne, tousMfnouveau lord chambellan, le prince}ffsolée qu'elle n\u2019a jamais voulu lais- les problèmes qui s'offrent À l\u2019atten-MRChristian de Schleswig-Holstein etflser fréquenter par le public.A cha- tion des ministères anglais ; I'ncti- Ble duc d\u2019Argyll sont arrivés à Oz-Blque anniversaire de la mort du jvité industrielle e{ commercinle aflfborne, cette après-midi, &Prince Consort, la famille s\u2019y ras- Épris un tel essor que la Grande-M C'est le lord chambellan qui, avecfsemble autour du wuassif sarcopha- B Bretagne a des comptoirs dans tou.fi l'archevêque de Cunterbury, an-fge, sous le dôme octogoue qui cou- Rtcs les parties du monde et com-Mnonce nu nouveau monarque sonffronne l'édifice.@mande aux mers par su marineBnvènement au trône, 2 Une touchante inscription indi- RB inarchande ; les principales colonics ji =.Bue le désir de la Reine, de reposer Ranglaises, pourvues d\u2019institutions@ Londres, 22\u2014En arrivant à Lon-ifelle aussi, dans ce mausolée, après Épolitiques larges et libérales, seffdres, le roi s'est rendu au palais®sn mort : sont fédérées do façon à élever IMarlborough à deux heures, il of C'EST ICI QU'AVEC TOI, JE DORMI- Edans l\u2019Empire deux Confedérations_fréuni le conseil privé dans le palaisRRaI MON DERNIER SOMMEIL ; C'EST © vigoureuses etextrémement intéres-MSt-James, M LVEC TOI QUE JE RESSUSCITERAL Msantes par leur progrès, leur déve M La proclamation de son ascension Broun ALLER VERS LE CHRIST.l\u2019initier au mécanisme de la consti- g loppement et leur «venir.Mau trône sern probablement rendue Les tombeaux réservés aux sou- tution anglaise, et ce ministre libs.Le régne de Vitoria n été pour publique demain matin, à 10 hrs verains d\u2019Angleterre sont dans la 8 l'Angleterre un règne de paix inté- HSu Majesté se rendra ensuite à ln chupelle de St-Georges, à Windsor, g rieure, de progrès incaleulables, chambre des lords pour assemble dont lu chapelle primitive, superbe- évolutions et de consolidation noi le parlement.nent décorée, est maintenant con- ; WM tionales, 9 da son oncl i = Rnue sous le nom de chapelle com- ee 98 juin elle fut sole nelle.; Songez done que, en 1837, lu 8 Paris, 22, \u2014 Les dépêches d'Os- D mémorative du Prince Albert.Elle ment couronnée à Westminster.EE nouvelle de la mort de Guillaume borne sont suivies avec.anxiété, ei Mcontient le cercueil du Prince, ainsi En ouvrant le parlement, le 9981 Ÿ et l'avènement de Victoria prisgy Les journaux du soir publie des ue le corps du fils du Prince de novembre suivant, ln reine.main- ; ; snible SvA i Éditions extra, qui so vendent .rés} Galles, le Prince Albert Victor, qui tint au pouvoir le ministère wrhie Rand que, mardi, le pénible dvéne rapidement.Les articles des jour\", fut inhumé en 1892.résidé par Melbourne, et manifes- ment nous était connn quelques gx sont sympathiques, bien quon .* P par \u2019 , minutes aprés s'être produit.@y sente la preuve des sentimentsi ta son intention de gouverner d'a 48 i.- 8 LES GUERRES SOUS LE REGNE DE ès les idées libérales.81 C'est que les communications en- 2 anti-anglais à cause de la guerre Victoria Pp La rei blié le titre del tre les contitents sont aujourd'huiMlsud-africaine.Un grand nombre® ; oy Peine à pu 16, sous bo titre dg presque instantanées, c'est que Wécrivains parlent de la fin de lng eB Insurvoction en Canada.té (1863) des fragments trouvés l\u2019Avgleterre est roliée à l'univers [reine s'éteignant sous un voile deg be bo Ny pope ang ent d'A.dans les papiers du prince Albert.par les câbles, par V'électricité, defliristesse qui l\u2019étreint et que la som- ficupen boul et s'empuaren Mmé la vapeur porte partoutfbre situation des affaires, en Afri-@den- olle a fait paraître : Feuillets dul =.que peur P P ; \u2019 @ 1840\u2014Expéditi Syrie.Me journal de notre vie, dans les mon-J§*°\" drapeau, son influence, son cs-ggquo, accentuo davantage : Mhemet de: 5 na ds tacnes d'Ecosse (1869) prit civilisateur.M On représente M.Chamberlain} lean.hn e oni torienso à En 1887.la reine célébra le cin.Ce rapprochement entre le faitMcommo l'esprit du mal responsable] © ù LI nsurrec de la Chi euse quantenaire de son avènement au fde 1837 et celui de 1901 donno ha de la mort de la reine, Des jour- à ve | Le Pris à 7.to PA trône, avec un éclat qui ne fut sur-JJrCSure de l\u2019enjambée du progrèsMEnaux anglophobes, comme la Libre} MM nglais.frise de (anton e passé que par les fêtes du jubilé de britannique depuis G0 ans.Parole et La Patrie, cependantff sia.Los Anclais somparent diamant, en 1897.Quant à l'évolution et & In con-frendent à la reine de justes hom- el Ron oi PA as ol p Mais de nouveaux malheurs ne solidation nationales, on en trouvelmages de respect.| BE fas Pe 1que du fa Sikh tnrdèrent pas à troubler le souve-B* manifestation dans les imprena-M Le Temps dit: \u201c La Reine Vic- | 0: TCINICTe QUerte Such.\u2018rrandes réjouis Legbles remparts parlementaires, dans Mtoria est devenue le symbole de In 1848\u2014Tentative de soulèvement VE de a gran \u2018ele Lo doo Kin suprématie matitine, dans l\u2019énor-Bnution ot de I'empire, des gloires etjfen Irlande.Deuxième guerre Sikh.ue deo re \" hein me expansion commerciale, densiilde In prospérité qui ont caractérisé@Les Boers établissent une républi- somptif du Pme tomba al de.l'épanouissement des libertés dontison long règne.À sn maturité, elle g que.En deux jours la mala die fit des la Grande-Bretagne est si fière au- fut l\u2019idéal de lu souveraine consti-W 1850\u2014Rébellion en Chine.progrès rapi des et bientôt son ôtn jourd'hui.oo ; tutionnelle.Le prince de Galles a 1851\u2014Burmah est puni par les evint désespéré, et le 14 janvier, La reine Victorin avait révé de ses goûts, ses amis et sacour.Même Anglais, ; 1892, il expiraît.La reine ressentit finir un 8 beau règne dans la paix.Msil s\u2019efface et s'il suit l'exemple de 1854\u2014Guerre de Crimée, : très vivement la mort de son petit- C'était un beau rêve de femme ctigsa mère, son règne n'en sera pas 1856-\u2014Fin de la guerre de Cri- fils.do reine, un rêve humain, un révelmoins difficile.La mort de la reine méo.L'Angleterre attaque la Chi- Le dernier chagrin éprouvé pa patriotique.| sera le signal do graves chunge-gne.Les Perses occupent Hérat, la reine fut causé par la mort de La gloire de soixante années deffments, c\u2019est la fin d'une ère.\u201d mais les Forces anglaises les expul- on gendre, le prince Henri de Bat- sceptre méritait bien qu'on épar Une foule de nobles français sontflisent de l'Inde.| temberg, époux de la princesse Béa- gnât à ses vieux ans l'horreur dufallés inscrire leurs noms à l\u2019ambas- 1857\u2014Mutinerie générale dans trice In plus jeune de la fumille sang, les désastres, la.boucherie en-flaade anglaise.les Indes.aps .\u2019 tre hommes.1860\u2014Expédition anglo-frangai- i890 son gouvernement en JJ On va pas voulu lui épargner fo contre Pékin, tra en guerre avec le Transvaal e pote aa rs énvole \u201cne la république orange.Les prin 1867\u2014Insurrection des Féniens normes \u20acp es par ses suje 1874\u2014Guerre des Ashantis.on pr ep don ola TL agi ompara u Transvaal, Cu 1878\u2014Guerre contro l'Afganis- tan.1879\u2014Guerre contre les Zoulous Roberts entre à Kendahar.Révolte du Transvaal.1881\u2014 Majouba Hill, Au Soudan, révolte du mahdi.1882\u2014Guerre contre Arabi Pasha.1885\u2014Gordon tué à Khartoum, 1893\u2014Guerre des Mntabélés, 1896\u2014 Kitchener occupe Dongo- la.Les Ashantis reconnaissent la puissance de l'Angleterre, 1897\u2014Révolte de tribus indiennes.1899\u2014Guerre du Transvaal, déclarée le 11 octobre.je EDOUARD VII Cowes, 22,\u2014 On dit que la reine a fait ses adieux à sa famille, vers midi, par un faible monotyllable.Elle a d'abord reconnu le prince de Galles à qui elle a dit quelques mots, puis l'empereur Guillaume s\u2019est présenté devant elle et l\u2019a entendue murmurer au revoir.Tou tes les personnes qui étaiont dans la chambre à coucher, pleuraient.Londres, 23.\u2014Cet après-midi, à la séance du Conseil Privé, le Roi a pris le titre d'Edouard V1I, roi du magnifique.L'intérieur, avec ses royaume uni de la Grande-Breta- décorations de style italien d\u2019unellgne et d'Irlande, et empereur des richesse inouïe, ses statues de mar-MIndes."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.